CPGE: Lycée Abdelkarim Al Khattabi Nador ECS 2021/2022
Devoir surveillé 6
13/05/2022
Durée : 3h
La qualité de la rédaction et la précision des raisonnements entreront pour une
part importante dans l’appréciation des copies.
Exercice 1
On lance deux dés équilibrés, on note U1 et U2 les variables aléatoires correspondant aux résultats
obtenus. On appelle X = min (U1 , U2 ) et Y = max (U1 , U2 ).
1. Soient x, y ∈ . Justifier que x + y = min(x, y) + max(x, y) et xy = min(x, y).max(x, y)
2. Donner la loi de X. En déduire E(X).
3. Exprimer X + Y en fonction de U1 et U2 . En déduire E(Y ).
4. Exprimer XY en fonction de U1 et U2 . En déduire Cov(X, Y ). X et Y sont-elles indépendantes ?
5. Montrer directement que les variables X , Y ne sont pas indépendante.
PROBLÈME
Dans l’ensemble M3 () des matrices carrées d’ordre 3 à coefficients
réels, on considère le sous-ensemble
b a b
E des matrices M (a, b) définies par : M (a, b) = a b b .Ainsi : E = {M (a, b) a, b ∈ }.
b b a
I. Structure de E.
1. Montrer que E est un sous-espace vectoriel de M3 ().
2. Donner une base de E.
II. Étude d’une certaine application linéaire.
3 3
→
On considère l’application linéaire f :
(x, y, z) → 7 (y, x, z)
ainsi que la base canonique βc = (e1 , e2 , e3 ) définie par
e1 = (1, 0, 0) e2 = (0, 1, 0) e3 = (0, 0, 1)
1. Montrer que f est une application linéaire et expliciter ker f.
2. Donner la matrice A de f dans la base canonique βc .
3. Pour quelles valeurs de a0 et b0 a-t-on A = M (a0 , b0 ) ?
4. Montrer que l’ensemble E−1 (f ) = {(x, y, z) ∈ 3 tel que f (x, y, z) = −(x, y, z)} est un espace
vectoriel de dimension [Link] note sa base par β−1 = (v1 ) , à déterminer.
5. Montrer que l’ensemble E1 (f ) = {(x, y, z) ∈ 3 tel que f (x, y, z) = (x, y, z)} est un espace vectoriel
de dimension 2 et on note sa base par β1 = (v2 , v3 ), à déterminer.
6. Montrer que β = (v1 , v2 , v3 ) est une base de 3 .
7. Ecrire la matrice D de f dans la base β = (v1 , v2 , v3 )
8. Justifier ainsi que f est une symétrie.
−1 1 0
9. Montrer que P = 1 1 0 est inversible, expliciter P −1 puis vérifier que A = P BP −1
0 0 1
1
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III. Calcul de [M (a, b)]n
1 1 1 2 2 2
On considère les matrices Q = 1 −1 1 et R = 3 −3 0 .
1 0 −2 1 1 −2
1. Calculer le produit QR. En déduire que Q est inversible et expliciter Q−1 .
a + 2b 0 0
2. Montrer que ∀a, b ∈ , on a Q−1 M (a, b)Q = 0 −a + b 0
0 0 a−b
n
(a + 2b) 0 0
3. En déduire que ∀n ∈ , [M (a, b)]n = Q 0 (−a + b)n 0 Q−1
0 0 (a − b)n
IV. Une application probabiliste.
Un distributeur de jouets distingue trois catégories de jouets :
— T : les jouets traditionnels tels que poupées, peluches ;
— M : les jouets liés à la mode inspirés directement d’un livre, un film, une émission ;
— S : les jouets scientifiques vulgarisant une technique récente.
Il estime que
— Le client qui a acheté un jouet traditionnel une année pour Noël choisira, l’année suivante,
1 1
pour un jouet T avec la probabilité , pour un jouet M avec la probabilité , pour un jouet S
4 2
1
avec la probabilité ;
4
— Le client qui a acheté un jouet inspiré par la mode une année pour Noëll optera l’année suivante
1 1
pour un jouet T avec la probabilité , pour un jouet M avec la probabilité , pour un jouet S
2 4
1
avec la probabilité ;
4
— Le client qui a acheté un jouet scientifique une année pour Noël optera l’année suivante
1 1
pour un jouet T avec la probabilité , pour un jouet M avec la probabilité , pour un jouet S
4 4
1
avec la probabilité .
2
On désigne par pn = (Tn ), qn = (Mn ), rn = (Sn ), les probabilités respectives que le client achète l’un
des jouets T, M, S le nème Noël, et on suppose que p0 = 1, q0 = 0, r0 = 0.
1. Ecrire les donnes de cette partie sous forme des probabilités conditionnelles.
2. A l’aide la formule des probabilités totales, exprimer pn+1 en fonction de pn , qn , rn .
Faire de même avec qn+1 et rn+1 .
pn+1 pn
3. Déterminer les deux réels a et b tels que ∀n ∈ , qn+1 = M (a, b) qn
rn+1 rn
pn 1
4. En déduire que ∀n ∈ , qn = [M (a, b)]
n 0
rn 0
2
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n
1 1 n
1 1 1
pn = + − +
3 2 4 6 4
1 n 1 1 n
1 1
5. A l’aide de la question III.3 et III. 1, montrer que ∀n ∈ , qn = − − +
3 2 4 6 4
n
1 1 1
rn = −
3 3 4
6. Pour chaque entier n, on considère la variable Xn définie par
— Xn = 1 si le client a acheté un jouet à la mode à la n-ième année
— Xn = 0 si le client n’a pas acheté un jouet à la mode à la n-ième année.
On pose Zn = X1 + X2 + · · · + Xn
(a) Donner la loi de Xn ainsi que son espérance E(Xn ).
n n
1 1 1 1 1 E(Zn )
(b) Justifier que E(Zn ) = n+ 1− − + 1− puis calculer lim .
3 10 4 18 4 n→+∞ n
E(Zn )
(c) Que représente respectivement Zn , E(Zn ) et le quotient ?
n
V. (Facultative) étude des matrices commutant avec M (2, 1).
4 0 0
Avec les notations de la partie III, on a Q−1 M (2, 1)Q = 0 −1 0.
0 0 1
4 0 0 4 0 0
On introduit également l’ensemble HD = {X ∈ M3 () tel que 0 −1 0 X = X 0 −1 0}
0 0 1 0 0 1
1. Montrer que HD est un espace vectoriel.
α 0 0
2. Montrer que X ∈ HD si et seulement si il existe trois réels α, β, γ tels que X = 0 β 0
0 0 γ
3. Une application à l’existence de racine carrée à la matrice M (2, 1) .
On suppose qu’il existe Y ∈ M3 () telle que Y 2 = M (2, 1). On considère la matrice Z = Q−1 Y Q.
4 0 0 4 0 0 4 0 0
(a) Justifier que Z 2 = 0 −1 0 puis en déduire que 0 −1 0 Z = Z 0 −1 0 .
0 0 1 0 0 1 0 0 1
α 0 0
(b) Justifier l’existence de trois réels α, β, γ tels que Z = 0 β 0 et tels que
0 0 γ
2
α 0 0 4 0 0
0 β 0 = 0 −1 0
0 0 γ 0 0 1
(c) Que peut-on dire des réels α, β, γ ? La matrice Y existe-t-elle ?