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Manuel de Mathématiques 4ème Année Techniques

Ce manuel de mathématiques pour la quatrième année de l'enseignement secondaire en sciences techniques est conçu pour aider les élèves à construire des savoirs et à maîtriser des compétences à travers diverses activités. Il comprend des chapitres sur des thèmes tels que la limite, la continuité, et les fonctions, avec des exercices et des problèmes pour renforcer l'apprentissage. La méthodologie favorise l'équilibre entre le travail individuel et collectif, tout en intégrant des outils informatiques pour enrichir l'expérience d'apprentissage.

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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Manuel de Mathématiques 4ème Année Techniques

Ce manuel de mathématiques pour la quatrième année de l'enseignement secondaire en sciences techniques est conçu pour aider les élèves à construire des savoirs et à maîtriser des compétences à travers diverses activités. Il comprend des chapitres sur des thèmes tels que la limite, la continuité, et les fonctions, avec des exercices et des problèmes pour renforcer l'apprentissage. La méthodologie favorise l'équilibre entre le travail individuel et collectif, tout en intégrant des outils informatiques pour enrichir l'expérience d'apprentissage.

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REPUBLIQUE TUNISIENNE

MINISTERE DE L’EDUCATION

MATHÉMATIQUES
4éme ANNÉE DE L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE
SCIENCES TECHNIQUES

Auteurs
Slimane HASSAYOUNE Hédi GASSAR
Inspecteur principal Inspecteur

Amor ABBES Abdelhamid ABOUELKACEM


Professeur Professeur principal

Coordinatrice

Hikma SMIDA
Professeur universitaire

Evaluateurs

Ammar ARDHAOUI Abdellatif GALLALI


Inspecteur principal Inspecteur principal

Centre National Pédagogique


© Tous droits réservés au Centre National Pédagogique
PRÉFACE

Le présent manuel est conforme au programme de mathématiques


de la quatrième année Sciences Techniques applicable à partir de
l'année scolaire 2007/2008.
Les activités proposées sont essentiellement conçues pour permettre
aux élèves de construire des savoirs et de maîtriser des habiletés et
des aptitudes par la consolidation des acquis et leur mobilisation dans
des situations-problèmes du domaine des mathématiques ou en
rapport avec l'environnement.
La méthodologie adoptée permet d'établir un équilibre entre le travail
personnel des élèves et le travail collectif encadré par l'enseignant.
C'est ainsi que :
- De nombreuses activités de rappel, de consolidation, de découverte,
d'application, d'intégration et d'évaluation sont proposées.
- L'élève est, toujours, appelé à concevoir et à mettre en œuvre,
lui-même, des stratégies pour justifier ou réfuter un résultat en
exerçant son esprit critique et en utilisant les différents modes de
raisonnement mathématique.
- La démarche expérimentale et les conjectures sont fréquemment
sollicitées.
- Les activités d'évaluation sont favorisées par un éventail large
d'exercices et problèmes proposés à la fin de chaque chapitre. Elles
sont des occasions propices de diagnostic, de contrôle et de
remédiation aux lacunes éventuelles.
- Des illustrations multiples et diversifiées permettent de visualiser les
propriétés des configurations géométriques et les particularités des
représentations graphiques des fonctions du programme.
En replaçant les activités mathématiques dans leurs contextes
d'application et dans leur histoire, nous souhaitons que ce manuel
puisse contribuer à former les esprits et faire apprécier l'utilité,
l'efficacité et la beauté des mathématiques au plus grand nombre
d'élèves voire à éveiller leur vocation scientifique.
Nous tenons à remercier vivement les évaluateurs pour leur
précieuse et fructueuse collaboration.
Enfin, nous remercions d'avance, les lecteurs qui, par leurs remarques,
critiques et suggestions nous aideront à améliorer cet ouvrage.

Les auteurs

3
MODE D'EMPLOI DU MANUEL

Ce manuel a été conçu pour que vous puissiez réaliser votre apprentissage
selon une progression qui s'adapte à votre rythme et qui tient compte du niveau
de vos connaissances. Il est constitué de 16 chapitres construits sur le modèle
suivant :
ACTIVITÉS PRÉLIMINAIRES
Cette rubrique est destinée à :
- Rappeler et consolider les acquis antérieurs.
- Vérifier les notions de base nécessaires aux apprentissages spécifiques au
chapitre.
- Identifier les difficultés éventuelles et y remédier à temps et de façon
contextualisée.
COURS
Cette rubrique est composée d'activités permettant d'approcher les nouvelles
notions à partir des acquis réalisés au cours des apprentissages antérieurs et
de maîtriser les aptitudes et les habiletés visées par les programmes. Les résul-
tats essentiels sont présentés dans des encadrés et à l'aide d'un langage clair
et simple. Les activités et les exercices résolus ont pour objectif d'aider l'élève à
comprendre et assimiler les méthodes et techniques mises en jeu dans la réso-
lution de problèmes.
RÉSUMÉ DU COURS
Cette rubrique est constituée des résultats exigibles du programme pour une
meilleure mémorisation des acquis fondamentaux du cours.
AVEC L’ORDINATEUR
Dans cette rubrique, nous proposons des activités permettant l'exploitation de
l'outil informatique pour réaliser des expérimentations, conjecturer des proprié-
tés ou contrôler des résultats. À travers un prolongement théorique, nous avons
tenu à ce que ces activités soient aussi le point de départ d'une réelle démar-
che mathématique où l'élève est appelé à se poser des questions, justifier des
affirmations, démontrer des propriétés et argumenter des points de vue.
EXERCICES ET PROBLEMES
Dans cette rubrique, des exercices d'application directe, des exercices d'appro-
fondissement, des problèmes intégratifs dans des situations significatives du
domaine mathématique ou en rapport avec l'environnement et des problèmes
de synthèse sont proposés afin d'entraîner les élèves sur les diverses utilisa-
tions des nouvelles notions dans des contextes variés.
APERÇU HISTORIQUE
Dans cette rubrique, nous avons essayé de replacer les mathématiques dans
leur histoire par des notes et des bibliographies destinées à être lues par les
élèves ; il est possible d'en débattre en classe ou de provoquer des exposés
permettant d'apprécier la contribution des mathématiques, en particulier, et les
sciences, en général, à la compréhension des phénomènes, au développement
de l'individu et à l'évolution du monde.
4
SOMMAIRE

1
Limite et continuité ......................................
7

2
Dérivabilité ..................................................
35

3
Fonction continue et strictement monotone
59

4
Etude de fonctions ........................................
78

5
Fonctions primitives .....................................
99

6
Fonctions logarithmes ..................................
117

7
Fonctions exponentielles ...............................
143

8
Calcul intégral .............................................
167

9
Suites réelles .................................................
193

5
1
Nombres complexes .......................................
221

2
Equations à coefficients complexes ...............
241

3
Droites et plans dans l’espace ......................
257

4
Produit scalaire ,Produit vectorièl et
Produit mixte dans l’espace .........................
275

5
Probabilité sur un ensemble fini ..................
307

6
Variables aléatoires réelles ..........................
331

7
Statistiques ...................................................
366

6
Chapitre
1

Limite et continuité

Plan du chapitre
❈ Activités préliminaires
❈ Cours
❖ Prolongement par continuité

❖ Limite et ordre

❖ Fonctions monotones et limites

❖ Limite et continuité d’une fonction composée.

❖ - Continuité sur un intervalle


- Image d’un intervalle par une fonction continue

❖ Résolution d’équations de la forme : f(x) = k.

❖ Limites et comportement asymptotique.

❈ Résumé du cours
❈ Avec L’ordinateur
❈ Exercices et Problèmes
❈ Aperçu Historique

7
Limite et continuité 1 Activités préliminaires

ACTIVITÉS PRÉLIMINAIRES

1 Dans chacun des cas suivants, déterminer la limite de la fonction f en x0.


x2 − x
1) f(x)= -x 3 + x 2 + 1, x 0 = 0 ; 2) f(x)= , x 0 = 1 ; 3) f(x)= x 2 − 2x +9 , x 0 = 2.
x − 1
2 Calculer les limites suivantes :
1 x −1 1 1 x +1
lim ( 3
+ 1) ; lim ( x 2 + 1 − x ) ; lim+ ; lim ; lim+ ( − )
x →+∞ x →+∞
x x →1
x − 1 x →0 x 2 x + 1 x→ 0
x x

3 Soient f, g, het k les fonctions définies par :


x-1 x3 + 4x 2
f(x) = -3x 7 -x 5 - x+1 ; g(x) = ; h(x) = 2x 2 +x + x et k(x) = .
x 2 +3 x+4
a) Donner l’ensemble de définition de chacune de ces fonctions.
b) Pour chacune de ces fonctions donner les limites aux bornes
de l’ensemble de définition.

Théorèmes

• La limite d’une fonction polynôme, quand la variable tend vers + ∞ ou vers - ∞,


est la même que celle de son monôme de plus haut degré :
P(x) = an x n + an-1x n-1 + ... + a1x + a0 où an ≠ 0, on a lim P(x) = lim an x n
x → +∞ x → +∞

• La limite d’une fonction rationnelle, quand la variable tend vers + ∞ ou vers - ∞,


est la même que celle du quotient des monômes de plus haut degré :
an x n + an-1x n-1 + ... + a1x + a0 an x n
R(x) = où anbm ≠ 0, on a lim R(x) = lim
bm x m + bm-1x m-1 + ... + b1x + b0 x → +∞ x → +∞ b x m
m

• Soit f une fonction et l un réel. Quand le réel x tend vers x 0 , ou vers x 0 , ou


+

vers x -0 , ou vers + ∞, ou vers - ∞, on a les résultats suivants :


Si lim f = l et f est positive alors lim f = l ( l ≥ 0) .
Si lim f = +∞ et f est positive alors lim f = . l
Si lim f = l alors lim f = l .
Si lim f = +∞ ou lim f = −∞ alors lim f = + ∞ .

8
Limite et continuité 1 Activités préliminaires

Théorèmes : Opérations sur les limites


Soient f et g deux fonctions. Quand le réel x tend vers x 0 , ou vers x +0 , ou vers x -0 ,
ou vers +∞, ou vers -∞, on a les résultats suivants :

f g f+g f g fxg
a pour limite a pour limite a pour limite a pour limite a pour limite a pour limite
l l’ l+l’ l l’ l × l'
l +∞ +∞ +∞ l’>0 +∞
-∞ l’ -∞ -∞ l’>0 -∞
+∞ +∞ +∞ +∞ l’<0 -∞
-∞ -∞ -∞ -∞ l’<0 +∞
-∞ +∞ F.I +∞ +∞ +∞
+∞ -∞ -∞
-∞ -∞ +∞
0 +∞ ou -∞ F.I
f g f
a pour limite
a pour limite a pour limite g
l
l l’ ≠ 0
l'
+∞ l’>0 +∞
-∞ l’>0 -∞
+∞ l’<0 -∞
-∞ l’<0 +∞
l +∞ 0
l -∞ 0
l≠0 0 + ∞ ou - ∞ (on applique la règle des signes)
0 0 F.I
+∞ ou -∞ +∞ ou -∞ F.I

N.B : F.I désigne une forme indéterminée , pour laquelle une étude spécifique
doit être menée pour déterminer l'éventuelle limite.

sin x
4 a) Vérifier que pour x > 0 on a : sin x = sinx x , en déduire lim .
+
x x → 0 x
1− cos x x
b) Calculer lim .
x →0 sin x
sin 3 x 1− cos x 1− cos x 1 sin ax
c) Calculer lim . lim = 0 ; lim 2
= ; lim =a
x → 0 sin 2 x x →0 x x→ 0 x 2 x→0 x
1− cos x
d) Calculer lim .
x → 0 sin2 x

9
Limite et continuité 1 Activités préliminaires

5 Soit la fonction f définie sur par


⎧ ( x − 1)2
⎪ f(x) = si x ≠ 1
⎨ x −1

⎩ f(1) = 0
1) Etudier la continuité de f à droite et à gauche en 1.
2) La fonction f est - elle continue en 1 ?
3) La fonction f est - elle continue sur ?

Théorèmes

• Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I et x0 un réel de I.


f est continue en x0 si et seulement si, lim f(x) = f(x 0 ).
x → x0
• Soit f une fonction définie sur un intervalle ⎡⎣x 0 , x 0 + h⎡⎣ , (h > 0).
f est continue à droite en x0 si et seulement si, lim+ f(x) = f(x 0 ).
x → x0
• Soit f une fonction définie sur un intervalle ⎤⎦x 0 – h, x 0 ⎤⎦ , (h > 0).
f est continue à gauche en x0 si et seulement si lim f(x) = f x 0 .
x → x -0
( )
• Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert contenant x0.
f est continue en x0 si et seulement si, f est continue à droite et à gauche en x0.
• Si f et g sont deux fonctions continues en x0 alors les fonctions f+g, fxg et f
f
sont continues en x0, si de plus g(x 0 ) ≠ 0 alors la fonction est continue en x0.
g
• Toute fonction polynôme est continue en tout réel x0.

• Toute fonction rationnelle est continue en tout réel x0 de son domaine de définition.

6 Répondre par « vrai » ou « faux » en se référant à la représentation graphique


de f, dans chacun des cas suivants :

a) f est continue sur [-2, 3]. b) f est continue en 0. c) f est continue sur ]0, 5[.

10
Limite et continuité 1 Cours

COURS
Prolongement par continuité
Activité 1
x 2 +4x+3
1) On considère la fonction f définie pour tout réel x ≠ -1, par f(x) = .
x+1
a) Prouver que f est continue en tout réel différent de -1.
b) Montrer que lim f(x) = 2
x → −1 ⎧ f(x) si x ≠ -1
2) On considère la fonction p définie sur par p(x) = ⎨
⎩2 si x = -1
a) Montrer que p(x) = x + 3 , pour tout réel x.
b) En déduire que p est continue en -1.
r r
3) Représenter graphiquement chacune des fonctions f et p dans un repère o, i, j . ( )
Définition

Soit f une fonction continue en tout point d’un intervalle ouvert I, sauf peut-être en
x 0 de I. On appelle prolongement par continuité de f en x 0 , la fonction g définie
sur I, continue en x 0 et vérifiant : ∀ x ∈ I - { x 0 } , g(x) = f(x).

Activité 2
1) Soit f une fonction continue en tout point d’un intervalle ouvert I, sauf peut-être en
x 0 de I et g le prolongement par continuité de f en x 0 de I.
Montrer que lim f(x) = g( x 0 )
x → x0

x 3 − 64
2) Soit f(x) =
x−4
Déterminer le prolongement par continuité de f en 4.

Activité 3
x2
Soit f la fonction définie par f ( x ) =
x +1 − x −1
1) Déterminer l’ensemble de définition D de f .
2) Déterminer le prolongement par continuité de f en 0.
r r
( )
3) Tracer la courbe représentative de f dans un repère o, i, j .
11
Limite et continuité 1 Cours

Limite et ordre
Activité 1

a) Montrer que pour tout réel x on a -x2 + 2x - 5 < 0.


b) Calculer lim − x 2 + 2x − 5 .
x→− 2
c) Préciser lim −x 2 + 2x − 5
x→− 2

Activité 2

Soit la fonction f définie par f ( x ) = x 2 +1 − x .


1) Calculer lim f(x) , lim f(x) .
x →1 x→−∞
1
2) a) Montrer que pour tout réel x on a x 2 +1 − x = .
x 2 +1 + x
b) Déterminer alors lim f(x)
x →+ ∞
3) Montrer que pour tout réel x on a f(x)20 .

Théorème

Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I, sauf peut-être en un réel x 0 .
On suppose que lim f(x) = l
x → x0
Si f (x) ≥ 0 pour tout x de I, distinct de x 0, alors l ≥ 0.
Si f(x) ≤ 0 pour tout x de I, distinct de x 0, alors l ≤ 0.

Le résultat du théorème reste vrai lorsque x tend vers x -0 , x +0 , -∞ ou +∞.

Activité 3

Soit f et g deux fonctions définies sur un intervalle ouvert I, sauf peut-être en un réel x 0 .
On suppose que : lim f(x) = l ; lim g(x) = l ' et pour tout x de I, différent de x 0, f(x) ≤ g(x).
x → x0 x → x0
Montrer que l ≤ l ' . (Indication : considérer la fonction h = f – g)

Théorème

Soit f et g deux fonctions définies sur un intervalle ouvert I, sauf peut-être en un réel x 0 .
Si lim f(x) = l ; lim g(x) = l ' et pour tout x de I, différent de x 0 , f(x) ≤ g(x) alors l ≤ l .'
x → x0 x → x0

Le résultat du théorème reste vrai lorsque x tend vers x -0 , x +0 , -∞ ou +∞.

12
Limite et continuité 1 Cours

Activité 4
1
par f(x)= x 2 cos( ).
Soit la fonction f définie sur
x
1) Montrer que pour x ≠ 0 on a : -x 2 ≤ f(x) ≤ x 2 .
2) Que peut-on conjecturer sur lim f(x) ?
x→0

Théorème

Soit f, g et h trois fonctions définies sur un intervalle ouvert I, sauf peut-être en x 0 de I.


Si lim g(x) = l ; lim h(x) = l et pour tout x de I, différent de x 0 , h(x) ≤ f(x) ≤ g(x)
x → x0 x → x0

alors lim f(x) = l


x → x0

Le résultat du théorème reste vrai lorsque x tend vers x -0 , x +0 , -∞ ou +∞.

Activité 5

Soit f et g deux fonctions définies sur un intervalle ouvert I, sauf peut-être en un réel x 0 .
On suppose que pour tout x de I, différent de x 0 , on a f(x) ≤ g(x) et lim g(x) = 0.
x → x0
a) Montrer que ∀ x ∈ I - { x 0 } on a : - g(x) ≤ f(x) ≤ g(x) .
b) En déduire lim f(x).
x → x0

Théorème

Soit f et g deux fonctions définies sur un intervalle ouvert I, sauf peut-être en un réel x 0 .
Si pour tout x de I, différent de x 0 , on a f(x) ≤ g(x) et lim g(x) = 0. alors lim f(x) = 0.
x → x0 x → x0

Le résultat du théorème reste vrai lorsque x tend vers x -0 , x +0 , -∞ ou +∞.

Activité 6

Soit f et g deux fonctions définies sur un intervalle ouvert I, sauf peut-être en x 0 de I


et soit l un réel. On suppose que pour tout x de I, différent de x 0 on a :
f(x) -l ≤ g(x) et lim g(x) = 0.
x → x0

a) Montrer que ∀ x ∈ I - { x 0 } , l- g(x) ≤ f(x) ≤ l + g(x) .

b) Que peut-on conjecturer sur lim f(x) ?


x → x0

13
Limite et continuité 1 Cours

Théorème

Soit f et g deux fonctions définies sur un intervalle ouvert I, sauf peut-être en un réel x 0
de I et soit l un réel.
Si pour tout x de I, différent de x 0 , on a f(x) -l ≤ g(x) et lim g(x) = 0 alors lim f(x)==ll.
lim f(x)
x → x0 →x00
x x→

Le résultat du théorème reste vrai lorsque x tend vers x -0 , x +0 , -∞ ou +∞.

Activité 7
1
Soit la fonction f définie sur par f(x) = x sin ( )+3 .
2x
a) Montrer que pour tout x ∈ on a f(x) -3 ≤ x .

b) Déterminer alors lim f(x) .


x→0

Activité 8
1 1
Soit f la fonction définie sur + sin( )
par f(x)=
3
x x
1 1
a) Montrer que pour tout réel non nul x on a − 1 ≤ f(x) ≤ +1
x3 x3
b) Conjecturer lim f(x) et lim f(x).
+ −
x→0 x→0

Théorème

Soit f et g deux fonctions définies sur un intervalle ouvert I, sauf peut-être en x 0 de I.


Si pour tout x de I, différent de x 0 , on a f(x) ≥ g(x) et lim g(x) = +∞ alors lim f(x) = +∞
x → x0 x → x0
Si pour tout x de I, différent de x 0 , on a f(x) ≤ g(x) et lim g(x) = −∞ alors lim f(x) = −∞
x → x0 x → x0

Le résultat du théorème reste vrai lorsque x tend vers x -0 , x +0 , -∞ ou +∞.

Activité 9

1) a) Montrer que pour tout réel x on a x-1 ≤ x + cosx ≤ x + 1 .

b) En déduire lim x + cos x et lim x + cos x .


x →+ ∞ x→−∞
−1 1
2) Calculer les limites suivantes : lim (3 x + 1+ 2 sin x ) et lim 2
+ cos .
x →+ ∞ x→0 x x

14
Limite et continuité 1 Cours

Fonctions monotones et limites


Définition

Soit I un intervalle de
Une fonction est dite monotone sur I, lorsqu’elle est croissante sur I ou décrois-
sante sur I.
Une fonction est dite strictement monotone sur I, lorsqu’elle est strictement
croissante sur I ou strictement décroissante sur I.

Activité 1

Soit f la fonction définie sur [-2, 2] par f(x)=x x +1.


1) Tracer la courbe représentative de f dans un repère du plan.
2) Etudier le sens de variation de f sur chacun des deux intervalles [-2, 0] et [0, 2].
3) En déduire que pour tout x de [-2, 2] on a -3 G f(x) G 5.

Définition

Soit f une fonction définie sur un intervalle I de


* La fonction f est majorée sur I s’il existe un réel M tel que pour tout x ! l, f(x) G M
* La fonction f est minorée sur I s’il existe un réel m tel que pour tout x ! l, mG f(x).
* La fonction f est dite bornée sur I s’il existe deux réels m et M tels que pour
tout x ! l, mG f(x) G M .

Activité 2
1
1) Soit la fonction f définie sur par f ( x ) = . Montrer que f est bornée sur .
x x 3 − sin x
2) En déduire lim et lim .
x →+∞ 3 − sin x x → −∞ 3 − sin x

Activité 3
⎤π ⎡ 1
Soit la fonction f définie sur ⎥ , π⎢ par f ( x ) =
⎦2 ⎣ sin x
⎤π ⎡
1) Montrer que f est croissante sur ⎥ , π⎢
⎦2 ⎣
⎤ ⎡
2) La fonction f est-elle majorée sur ⎥ π , π⎢ ?
⎦2 ⎣
3) Quelle est la limite de f à gauche en π ?
15
Limite et continuité 1 Cours

Théorème

Soit f une fonction définie sur un intervalle I = ]a, b[ (ou I = ]a,+∞[ ).


Si f est croissante et non majorée sur I alors lim- f(x) = +∞ (ou lim f(x) = +∞)
x→b x →+∞

Activité 4

Soit f une fonction décroissante et non minorée sur un intervalle I = ]a, b[ .


1) Montrer que (-f ) est croissante et non majorée sur I .
2) En déduire que lim- f(x) = −∞
x→b

Théorème
Soit f une fonction définie sur un intervalle I = ]a, b[ (ou I = ]a,+∞[ ).
(
Si f est décroissante et non minorée sur I alors lim - f(x) = - ∞ ou lim f(x) = - ∞
x→b x → +∞
)
Activité 5

On considère les fonctions f et g définies par


Théorème
⎡ π⎡
f : ⎢0 , ⎢ → et g : ⎤⎦0 , +∞⎡⎣ →
⎣ 2⎣ Soit f une fonction définie sur un
2 x-1 intervalle I = ]a, b[
x a - +1 x a
cos x x (ou I = ]a,+∞[ ).
⎡ ⎡
1) Montrer que f est décroissante sur ⎢0, π ⎢ * Si f est croissante et majorée
⎣ 2⎣ sur I alors f admet une limite finie
et g est croissante sur ]0, +∞[ .
à gauche en b(ou en +∞).
2) Calculer lim− f(x) et lim g(x) . * Si f est décroissante et minorée
π x → +∞
x→ sur I alors f admet une limite finie
2
à gauche en b(ou en +∞).
3) La fonction f est-elle majorée ? minorée ?
4) Montrer que g est majorée sur ]0, +∞[ .

Limite et continuité d’une fonction composée


Activité 1

On considère les fonctions f, g et h définies par f(x)= 4x 2 , g(x)= x et h(x) = 2 x


1) Montrer que pour tout réel x on a g(f(x)) = h(x)
2) Préciser lim g(f(x)) et comparer le résultat trouvé avec g(f(-1)).
x → -1

16
Limite et continuité 1 Cours

Définition

Soient f et g deux fonctions définies respectivement sur I et J telles que pour tout
x ! I on a f(x) ! J. La fonction qui à tout réel x de I associe le réel g(f(x)) est
appelée la composée de f par g. On la note g0f, on lit : « g rond f » et on écrit
(g0f)(x) = g(f(x)).

Activité 2

On considère les fonctions f et g définies par f(x) = 1 + x et g(x) = x


1-x
1) Donner l’expression de (g0f)(x).
2) Calculer lim (g0f)(x).
-
x →1

Théorème

Soient f et g deux fonctions définies respectivement sur I et J telles que pour tout
x ! I on a f(x) ! J. Si lim f(x) = l (l ∈ ) et g est continue en l alors
x → x0
lim (g o f)(x) = g(l)
x → x0

Le résultat du théorème reste vrai lorsque x tend vers x -0 , x +0 , -∞ ou +∞.

Activité 3

Soient f et g deux fonctions définies respectivement sur I et J telles que pour tout
x ! I on a f(x) ! J. Soit x 0 un élément de I. Montrer que si f est continue en x 0 et g
( )
est continue en y0 = f x 0 alors g0f est continue en x 0.

Théorème

Soient f et g deux fonctions définies respectivement sur I et J telles que pour tout
x ! I on a f(x) ! J. Soit x 0 un élément de I. Si f est continue en x 0 et si g est conti-
( )
nue en f x 0 alors g0f est continue en x 0 .

Activité 4

Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I et soit x 0 un réel de I.


1) Montrer que si f est positive sur I et continue en x 0 alors la fonction f est
continue en x 0 .
2) Montrer que si f est continue en x 0 alors la fonction f est continue en x 0 .

17
Limite et continuité 1 Cours

Activité 5

On considère la fonction f définie sur ⎤⎦0, + ∞⎡⎣ par f(x) = x 2 + x - x .


1
1) Montre que lim f(x) = .
x → +∞ 2 1 1+x - 1
2) a) Montrer que pour tout x > 0 on a : f( ) = .
x x
1
b) Calculer lim+ f( ) ; comparer avec lim f(x) .
x→0 x x → +∞
c) Conclure

Théorème

* Soit f une fonction définie sur un intervalle du type ]0, +∞[ .On a :
1 1
lim f(x) existe ⇔ lim+ f( ) existe .Dans ce cas on a lim f(x) = lim+ f( ).
x → +∞ x→0 x x → +∞ x→0 x
* Soit f une fonction définie sur un intervalle du type ]-∞, 0[ .On a :
1 1
lim f(x) existe ⇔ lim− f( ) existe. Dans ce cas on a lim f(x) = lim− f( ).
x → -∞ x→0 x x → -∞ x→0 x

Activité 6
1 1
1) Déterminer les limites suivantes : lim x sin( ) ; lim x 2 cos( ) − x 2
x →+ ∞ x x →+ ∞ x
⎛ x +1 ⎞
6

2) Calculer de deux façons lim ⎜ ⎟


x → − ∞ 2x + 3
⎝ ⎠

Activité 7

Calculer les limites suivantes :

( ) sin x
4
lim x 3 + x 2 + x ; lim x 2 − x ; lim
x→−∞ x →+ ∞ x→0 x3

Théorème

Soient f et g deux fonctions définies respectivement sur I et J telles que pour tout
x ! I on a f(x) ! J.
Si lim f(x) = l et lim g(x) = l ' alors lim (g o f)(x)=l '
x → x0 x→l x → x0

(x 0 , l et l' pourront être finis ou infinis).

18
Limite et continuité 1 Cours

Continuité sur un intervalle


Image d’un intervalle
Activité 1

Soit la fonction f(x) = x 2 +x - x .


Déterminer l’ensemble de continuité de f.

Définition

Soit a et b deux réels tels que a < b.


* Une fonction définie sur un intervalle ] a, b[ est dite continue sur ]a, b[ si elle est
continue en tout réel de ]a, b[.
* Une fonction définie sur un intervalle ] a, b] est dite continue sur ]a, b] si elle est
continue sur ]a, b[ et continue à gauche en b.
* Une fonction définie sur un intervalle [a, b[ est dite continue sur [a, b[ si elle est
continue sur ]a, b[ et continue à droite en a.
* Une fonction définie sur un intervalle [a, b] est dite continue sur [a, b] si elle est
continue sur ]a, b[, continue à droite en a et continue à gauche en b.
* Une fonction définie sur un intervalle ]a,+∞[ (resp. sur ]-∞,a[) est dite continue sur
]a,+∞[ (resp. sur ]-∞,a[) si elle est continue en tout réel de ]a,+∞[ (resp. de ]-∞,a[).
* Une fonction définie sur un intervalle [a,+∞[ est dite continue sur [a,+∞[ si elle
est continue sur ]-∞,a[ et continue à droite en a.
* Une fonction définie sur un intervalle ]-∞,a] est dite continue sur ]-∞,a] si elle est
continue sur ]-∞,a[ et continue à gauche en a.

Activité 2

Justifier chacune des affirmations suivantes:

a) La fonction x a x 2 +1 est continue sur .


3x 2 + 2x+1
b) La fonction x a est continue sur l’intervalle ⎤⎦-1, +∞⎡⎣ .
x+1
c) La fonction x a 1 - x 2 est continue sur l’intervalle ⎡⎣-1 , 1⎤⎦ .

Image d’un intervalle par une fonction

Soit f une fonction définie sur un intervalle I de . On désigne par f(I) l’ensemble
des réels f(x) tels que x ∈ I. On note f(I)= {f(x) ; x ∈ I}.

19
Limite et continuité 1 Cours

Activité 3

Soit la fonction f: x a x 2 +x définie dans [-2, 2].


rr
(
(C) étant sa courbe représentative dans un repère O, i, j )
du plan. (Voir figure ci-contre)
1) Justifier que f est continue sur l’intervalle [-2, 2].
2) Reproduire le graphique ci-contre et représenter
chacun des ensembles de réels suivants : f([-2,-1[) ; f([-1,0])
et f([0, 2]).
3) a) Montrer que pour tout x de [0, 2], le réel f(x) appartient
à l’intervalle [0, 6].
b) Montrer que pour tout y de [0, 6] il existe un réel x de[0, 2] tel que y = f(x).
c) En déduire f([0, 2]).
4) a) Résoudre graphiquement les équations f(x)=0 et f(x)=1.
b) Résoudre algébriquement les équations f(x)=0 et f(x)=1.

Activité 4

Soit f la fonction définie dans l’intervalle ]-5, 5[


par f(x) = 2 sin3x et dont la représentation graphique
est illustrée par la figure ci-contre :
1) a- Justifier que f est continue sur l’intervalle ]-5, 5[.
b- Quelle est l’image de ]-5, 5[ par f ?
2) Résoudre graphiquement, dans ]-5, 5[ ,
l’équation f(x) = 0.
3) Résoudre graphiquement l’équation f(x) = 1.
4) Résoudre algébriquement, dans [-π, π], les équations f(x)=0 et f(x)=1.

Activité 5

1) Représenter dans un repère du plan la courbe de la fonction f définie sur par


⎧ f(x) = x 2 +1 si x ≠ 0



⎩ f(0) = -2
2) Montrer que f n’est pas continue sur .
3) Déterminer l’ensemble f( ). Cet ensemble est-il un intervalle ?
4) Déterminer l’ensemble f(]-∞,0[). Cet ensemble est-il un intervalle ?
5) Résoudre graphiquement l’équation f(x)=k où k est un réel donné. Discuter.
20
Limite et continuité 1 Cours

Théorème

* L’image d’un intervalle par une fonction


continue est un intervalle.
* L’image d’un intervalle fermé borné [a, b]
par une fonction continue f est un intervalle
fermé borné [m,M] où m et M sont respec-
tivement le minimum et le maximum de f
sur l’intervalle [a, b].

Activité 6

1) Soit la fonction f : x a x 2. Déterminer algébriquement, l’image de ] -1, 1 [ par f.


2) On considère la fonction g définie sur par :
⎧g(x) = 2x+1 si x ≠ 0



⎩g(0) = -2
1) Etudier la continuité de g sur ]-∞,0].
2) Déterminer l’image de l’intervalle ]-∞,0] par g.

Résolution d’équations de la forme f(x) = k


Activité 1

Soit h la fonction définie sur [-1, 2] par h(x) = x+1 - x 2


et représentée dans le graphique ci-contre :
1) Justifier la continuité de la fonction h sur l’intervalle [-1, 2].
2) Résoudre graphiquement l’équation x+1 - x 2 = 0 .

3) a) Calculer h (1) et h (2) et justifier que 0 appartient à l’intervalle h([1, 2]) .


b) En déduire que l’équation h(x) = 0 possède une solution α dans l’intervalle
]1, 2[ puis prouver que 1 < α < 1,5.
4) Montrer de même que h(x) = 0 possède une deuxième solution β dont on donnera
un encadrement d’amplitude 0,5.

21
Limite et continuité 1 Cours

Théorème des valeurs intermédiaires

Soit f une fonction définie et continue sur


un intervalle I.
Soit a et b deux réels de I tels que a< b.
Pour tout réel k compris entre f(a) et f(b),
l’équation f(x) = k possède au moins une
solution dans l’intervalle [a,b].

Commentaire :
Le théorème des valeurs intermédiaires affirme que la courbe représentative
d’une fonction continue sur un intervalle ne présente ni trous ni sauts.

Activité 2

On a représenté dans le graphique ci-contre


la fonction f : x a x 3 +x − 1

1) Justifier la continuité de f sur .


2) Conjecturer sur l’ensemble
des solutions de l’équation f(x)=0 dans [0,1].
3) Comparer 0 avec f(0) et f(1).

Corollaire 1

Si f est une fonction continue sur un intervalle [a, b] et vérifiant f(a).f(b) < 0 alors
il existe au moins un réel c appartenant à l’intervalle ouvert ]a, b[ tel que f(c) = 0.

Remarque
Ce corollaire indique que lorsque f est conti-
nue et change de signe sur un intervalle
[a, b] alors sa courbe représentative coupe
l’axe des abscisses au moins une fois en
un point d’abscisse appartenant à cet
intervalle.

22
Limite et continuité 1 Cours

Corollaire 2

Si f est une fonction continue sur un intervalle et ne s’annule en aucun réel de cet
intervalle alors elle garde un signe constant sur cet intervalle.

Activité 3

( unicité de la solution )
Soit la fonction f : x a 2x 3 + 2x - 1
1) Montrer que f est continue et strictement croissante sur .
2) Montrer que l’image de l’intervalle [0, 1] par f est l’intervalle [-1, 3].
3) Montrer que l’équation f(x)=0 admet une solution unique α dans l’intervalle ]0, 1[.
4) Donner une valeur approchée, à 10-2 près par défaut, de α .

Théorème
Si f est une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle [a, b] et
vérifiant f(a).f(b) < 0 alors il existe un réel unique c appartenant à l’intervalle
ouvert ]a, b[ tel que f(c) = 0.

Activité 4
rr
( )
Dans le plan muni d’un repère O, i, j , on a représenté
la fonction f définie sur par f : x a x 5 + x 3 - 3 ,
(voir graphique ci-contre)
1) Justifier que f est continue sur .
2) Montrer que f est strictement croissante sur [0, 2].
3) a) Calculer f (0) et f (2).
b) En déduire que l’équation f(x) = 0 admet
une solution unique appartenant à l’intervalle [0, 2].
4) On désigne par α la solution de l’équation
f(x) = 0 dans l’intervalle [0, 2].
a) Calculer f (1) et en déduire que α appartient à [1, 2].
b) Calculer f (1,5) et en déduire une valeur approchée, à 0,5 près par défaut, de α.
c) Calculer f (1,25) et en déduire une valeur approchée, à 0,25 près par défaut, de α.

23
Limite et continuité 1 Cours

Commentaires :
Pour trouver une valeur approchée d’une solution α de l’équation f(x) = 0, dans un
intervalle [a, b], on utilise la dichotomie de la façon suivante :
- On partage [a, b] en deux intervalles [a, c] et [c, b] de même amplitude.
- On détermine lequel de ces deux intervalles contient α en utilisant le corollaire1.
- On recommence avec cet intervalle les deux étapes précédentes.
- On s’arrête lorsqu’on a obtenu un encadrement satisfaisant de α.
(Dichotomie signifie : division en deux)

Activité 5

Soit f la fonction définie sur par f(x) = 2x3 - 3x2 - x + 1.


a) Montrer que l’équation f(x) = 0 admet une solution unique α dans l’intervalle [0, 1].
b) Utiliser la méthode de dichotomie pour détermier une valeur approchée de α .

Limites et comportement asymptotique


Activité 1

1) Soit f la fonction définie sur par


3 2
f(x) = 2x - 3x - x + 1 dont la courbe
est représentée par le graphique ci-contre. Montrer que
la courbe (C) de f admet au voisinage de +∞ et de -∞ des
branches paraboliques de direction celle de l’axe des ordonnées.
2) On a représenté dans le graphique ci-contre
⎡1 ⎡
la fonction f: x a 2x-1 définie sur ⎢ , +∞⎢ :
⎣2 ⎣
Montre que sa courbe (C) admet au voisinage de +∞ une
branche parabolique de direction celle de l’axe des abscisses.

Branches paraboliques d’une courbe :


f(x)
* Si lim f(x) = +∞ ou -∞ et lim = +∞ ou -∞ ( resp. quand x → -∞ )
x → +∞ x → +∞ x

alors (C f ) admet en +∞ ( resp. en -∞) une branche parabolique de direction


celle de l'axe des ordonnées.
f(x)
* Si lim f(x) = +∞ ou -∞ et lim = 0 ( resp. quand x → -∞ )
x → +∞ xx → +∞

alors (C f ) admet en +∞ ( resp. en -∞) une branche parabolique de direction


celle de l'axe des ab
bscisses.

24
Limite et continuité 1 Cours

Activité 2

Soit f la fonction définie sur - {1} par f ( x ) =


2x +1
et représentée ci-contre : x-1
Montrer que sa courbe possède une asymptote
horizontale et une asymptote verticale.

Asymptotes parallèles aux axes du repère :

* On dit que la droite Δ : x = a est une


asymptote à la courbe de f dans l’un des
quatre cas suivants :
lim+ f(x)= +∞ ; lim+ f(x)= - ∞ ;
x→a x→a

lim f(x)= +∞ ; lim f(x)= - ∞


x → a− x → a−

* On dit que la droite Δ : y = b est une


asymptote à la courbe de f lorsque
lim f(x)=b ou lim f(x)=b
x → −∞ x →+∞

Activité 3
2x 2 +4x+1
Soit f la fonction définie par f(x) =
x+1
et (C) sa courbe représentative dans
rr
( )
un repère O, i, j du plan.
a) Montrer que la droite D : x = -1 est une
asymptote à (C).
b) Montrer que pour tout x différent de -1 on a
1
f(x) = 2x+2 -
x+1
c) Prouver alors que la droite Δ : y = 2x +2 est une
asymptote à la courbe (C) au voisinage de
+∞ et de -∞.
25
Limite et continuité 1 Cours

Asymptote oblique à une courbe :

On dit que la droite Δ : y = ax + b est une


asymptote oblique à la courbe de f au
voisinage de -∞ (resp. de +∞) si on a :
lim ⎡⎣f(x)-(ax+b)⎤⎦ = 0 (resp. lim ⎡⎣f(x)-(ax+b)⎤⎦ = 0)
x → −∞ x →+∞

Activité 4
2x 2 + x + 1
1) Soit la fonction f: x a
x2 + x − 2
a) Donner l’ensemble de définition et préciser le domaine de continuité de f.
b) Calculer les limites de f aux bornes de son ensemble de définition.
c) Interpréter graphiquement les résultats obtenus.
x2 + x + 1
2) Soit la fonction .g: x a
x−2
c
a) Déterminer les réels a, b et c tels que pour tout x ≠ 2 on a : g(x) = ax + b + .
x−2
b) Déterminer les asymptotes à la courbe représentative C de g.
3) Soit h la fonction définie sur par h(x) = x 2 +x+1
h(x)
a) Calculer lim h(x), lim et lim ⎡⎣h(x) - x ⎤⎦
x → +∞ x → +∞ x x → +∞
b) Montrer que la droite D : y = x + 0,5 est une asymptote oblique à la courbe repré-
sentative (C) de h au voisinage de +∞.
c) Etudier le comportement asymptotique de la courbe (C) au voisinage de -∞.
4) Soit k la fonction définie par k( x ) = x + x . Montrer que sa courbe représentative
admet une branche parabolique de direction la droite D : y = x au voisinage de +∞.

Soit f une fonction définie sur un intervalle du type [c, +∞[ .


f(x)
Si lim f(x) = +∞ ( ou − ∞) et lim = a ( a ∈ ) et lim ⎡⎣ f(x) − ax ⎤⎦ = b (b ∈ )
x →+∞ x →+∞ x x →+∞
alors la droite D : y = ax + b est une asymptote oblique à la courbe représentati-
ve de f au voisinage de +∞ .
f(x)
Si lim f(x) = +∞ ( ou − ∞) et lim = a ( a ∈ ) et lim ⎡⎣ f(x) − ax ⎤⎦ = +∞ ou − ∞
x →+∞ x →+∞ x x →+∞

alors la courbe représentative de f admet au voisinage de +∞ une branche para-


bolique de direction celle de la droite D : y = ax.
Les résultats sont vrais pour une fonction f définie sur un intervalle du type
]-∞, c] et x tendant vers -∞ .

26
Limite et continuité 1 Résumé du Cours

RÉSUMÉ DU COURS

• Prolongement par continuité :


Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I, sauf peut-être en un réel x0 de I.
Si f admet une limite finie l en x0 alors la fonction p définie sur I par
⎪⎧ f(x) si x ≠ x 0
p(x)= ⎨ est le prolongement par continuité de f en x0 et p est
⎪⎩ l si x = x 0
continue en x0.
• Limite et ordre :
- Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I, sauf peut-être en x0 de I.
On suppose que lim f(x) = l
x → x0
Si f(x) est positif pour tout x de I, distinct de x0, alors l est positif.
Si f(x) est négatif pour tout x de I, distinct de x0, alors l est négatif.
- Soit f, g et h trois fonctions définies sur un intervalle ouvert I, sauf peut-être en
un réel x0.
Si lim f(x) = l ; lim g(x) = l ' , et pour tout x de I, différent de x0, f(x) ≤ g(x) alors l ≤ l’.
x → x0 x → x0

Si lim g(x) = l ; lim h(x) = l et pour tout x de I, différent de x0, h(x) ≤ f(x) ≤ g(x)
x → x0 x → x0

alors lim f(x) = l


x → x0
Si pour tout x de I, ( ≠ x0 ), on a f(x) ≤ g(x) et lim g(x) = 0 alors lim f(x) = 0
x → x0 x → x0

Si pour tout x de I, différent de x0, on a f(x) -l ≤ g(x) et lim g(x)=0 alors lim f(x) = l
x → x0 x → x0

Si pour tout x de I, distinct de x0, on a f(x) ≤ g(x) et lim f(x) = +∞ alors lim g(x) = +∞
x → x0 x → x0

Si pour tout x de I, distinct de x0, on a f(x) ≤ g(x) et lim g(x) = −∞ alors lim f(x) = −∞
x → x0 x → x0
• Fonctions monotones et limite:
Soit f une fonction définie sur un intervalle I = ]a, b[ ( ou I = ]a, +∞[ ).
* Si f est croissante et non majorée sur I alors lim− f(x) = +∞ .(ou lim f(x) = +∞)
x→b x →+∞
* Si f est décroissante et non minorée sur I alors lim f(x) = −∞ (ou lim f(x) = −∞)

x→b x →+∞
* Si f est croissante et majorée sur I alors f admet une limite finie à gauche en
b (ou en+∞).

27
Limite et continuité 1 Résumé du Cours

• Limite d’une fonction composée :


Soient f et g deux fonctions définies respectivement sur Df et Dg telles que pour
tout x de Df on a f(x) appartient à Dg .
* Si lim f(x) = l et lim g(x)=l' alors lim g o f(x)=l '
x → x0 x→l x → x0

(x0, l et l ' peuvent être finis ou infinis).


et lim f(x) = l alors lim gοf(x)=g(l)
En particulier si l ∈ Dg et g est continue en l ∈
x → x0 x → x0

c’estt-à-dire lim gοf(x)=g( lim f(x))


x → x0 x → x0

* Soit x0 un élément de Df.


Si f est continue x0 et si g est continue en f(x0) alors g0f est continue en x0.
*Si f est continue sur Df et si g est continue sur Dg alors g0f est continue sur Df.
* Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I et x0 un réel de I.
- Si f est positive et continue en x0 alors la fonction f est continue en x0.
- Si f est continue en x0 alors la fonction f est continue en x0.
• Continuité sur un intervalle- Image d’un intervalle :
* L’image d’un intervalle par une fonction continue est un intervalle.
* L’image d’un intervalle fermé borné [a, b] par une fonction continue est un
intervalle fermé borné.
• Résolution d’équations de la forme f(x) = k :
Théorème des valeurs intermédiaires : Soit f une fonction définie et continue
sur un intervalle I.
Soit a et b deux réels de I tels que a< b.
Pour tout réel k compris entre f(a) et f(b), l’équation f(x) = k possède au moins
une solution dans l’intervalle [a,b].
* Si f est une fonction continue sur un intervalle [a, b] et vérifiant f(a).f(b) < 0 alors
il existe au moins un réel c appartenant à l’intervalle ouvert ]a, b[ tel que f(c) = 0.
* Si f est une fonction continue sur un intervalle et ne s’annule en aucun réel de
cet intervalle alors elle garde un signe constant sur cet intervalle.
* Si f est une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle [a, b] et
vérifiant f(a).f(b) < 0 alors il existe un réel unique c appartenant à l’intervalle
ouvert ]a, b[ tel que f(c) = 0.
• Asymptote oblique à une courbe :
Soit f une fonction définie sur un intervalle du type [c, +∞[ .
f(x)
Si lim f(x) = +∞ ( ou − ∞) et lim = a ( a ∈ ) et lim ⎡⎣ f(x) − ax ⎤⎦ = b (b ∈ )
x →+∞ x →+∞ x x →+∞
alors la droite D : y = ax + b est une asymptote oblique à la courbe représenta-
tive de f au voisinage de +∞ . (Si b = +∞ ou -∞ la courbe possède une branche
parabolique de direction la droite D : y = ax au voisinage de +∞).
Le résultat est vrai pour une fonction f définie sur un intervalle du type ]-∞, c]
et x tendant vers -∞ .
28
Limite et continuité 1 Avec L’ordinateur

AVEC L’ORDINATEUR
Activité 1

Soit f (x) = x3 - x2 -1.


1) Sur une feuille de calcul d’un tableur, entrer les données ci-dessous :
• Placer x dans A2 et f(x) dans B2 ;
• Placer (-1) dans A3 et écrire la formule = A3*A3* A3 - A3* A3 -1 dans B3 ;
• Ecrire la formule = A3 + 1 dans A4 ;
Sélectionner la ligne 3 puis étendre cette formule jusqu’à la ligne 10.
2) a- Sélectionner les colonnes A et B de la ligne 2 à la ligne 10.
b- Choisir successivement dans les menus suivants :
Avec Excel : insertion- Graphique - Nuage de points –Terminer.
c- Conjecturer sur l’ensemble des solutions de l’équation f (x) = 0.
3) Le tableau de données et le graphique laissent apparaître que f (x) = 0 admet une
solution comprise entre 1 et 2 .Pour obtenir un encadrement plus précis de cette
solution placer :
* en A3 : 1 et en A4 : = A3 + 0.1 sélectionner la ligne 4 puis étendre la formule jusqu’à
la ligne 10.
* Sélectionner les colonnes A et B de la ligne 2 à la ligne 10 et insérer le graphique
Examiner le résultat, puis continuer la recherche (mettre dans A3 : 1 et dans A4,= A3 + 0.05).
4) Montrer que l’équation f (x) = 0 admet, dans , une solution et une seule α
et vérifier que α appartient à l’intervalle ]1.45, 1.5[.

Activité 2
Calcul d’une limite en utilisant un logiciel de calcul formel :
1
Exemple : Soit à calculer lim x sin( )
x →+ ∞ x
• Ouvrir le logiciel Derive.
1
• Taper l’expression suivante : x *sin(1/x) pour exprimer x sin( ) .
1 x
• Valider par entrée (l’expression x sin( ) va apparaître sur l’écran)
x
• Cliquer sur la raccourcie lim (on obtient une fenêtre où il y’a le nom de la variable
x et le point limite * ).
• Pour point limite compléter par +∞ puis appuyer sur simplifier.
• Il va apparaître sur l’écran les étapes et le résultat final de la limite demandée
1
c’est-à-dire : lim x sin( ) = 1
x →+ ∞ x
Application : Déterminer à ton tour, en utilisant le logiciel Derive, chacune des limites suivantes :
x −1 x +1
lim x 2 + 1 − x ; lim ; lim 2 ;
x →+∞ x →1 x −1 x →−1 x + x

(N.B : l’expression x 2 + 1 − x s'écrit sqrt(x 2 + 1) − x ou ( x∧ 2 + 1) − x )


29
Limite et continuité 1 Exercices et Problèmes

EXERCICES ET PROBLÈMES
1 Soit f la fonction définie par f(x)=(x-2)3. 5 Etudier chacune des limites
a) Déterminer la limite de f en 2. suivantes :
1
b) Déterminer les limites de à droite en 2 1 x2 − 1
f a) lim+ b) lim
x →2 x x − 2 x →1 (x − 1)3
et à gauche en 2.
c) Que représente la droite d’équation ⎛ 2x 3 + x 2 − x − 2 ⎞ 1
1 c ) lim ⎜⎜ ⎟⎟ d) lim+
⎝ x + 3 x − 4 ⎠ x →1 (x − 1) x − 1
2
x = 2, pour la courbe de ? x →1
f
2 1) Représenter chacune des fonctions x +5 −3 x +1− 2
e) lim f ) lim
2x -x + 1
x →4 x −4 x →3
x − 2 −1
f :x → et g : x →
x+1 2x + 1 6 On considère les fonctions suivantes :
2) On désigne par Cf et Cg les x x2 + 4
f(x) = ; g(x) =
courbes représentatives de f et g dans un (1+ x )2 2x
r r
repère orthogonal (O, i, j ) . ⎧ 2
⎪h(x) = x +3x-4 si x ≠ −4
Préciser les asymptotes à ces courbes, ⎨ x+4
aux voisinages de +∞ et de -∞. ⎪
⎩ h(-4) = a ; a est un réel.
1) a- Donner l’ensemble de définition et
3 Calculer les limites suivantes : préciser le domaine de continuité de
chacune de ces fonctions.
⎛ 2x 3 + 2x + 1⎞
x →− ∞
(
lim 2x + x + 2 ; lim ⎜⎜ 2
2
)
x →+∞
⎝ x − x −1 ⎠
⎟⎟ ;
b- Pour chacune de ces fonctions donner
les limites aux bornes de l’ensemble de
définition.
⎛ ⎞
( )
⎜ 1 ⎟ 2) Pour la fonction h, déterminer le réel
lim x + ; lim −x − 1− x + 1 ;
x →+∞ ⎜ 2 ⎟ x →−∞ a pour qu’elle soit continue en x0 = - 4.
⎝ x − (
1 ⎠ )
⎛ 2 ⎞ ⎛ 2 ⎞
⎜ x + x⎟ ⎜ x −1+ x ⎟ 7 Pour x d[- 5 , 2[j]2, +∞[ on pose
lim ; lim
x →+∞ ⎜ 2 ⎟ x →−∞ ⎜ ⎟
⎝ x (
− 1 ⎠ ) ⎝
x

2
x−2
g(x) =
x + 1− 2x + 5
4 Calculer les limites suivantes :
a) Montrer que pour x différent de -2 et
x2 + 1 − 1
lim
x →+ ∞ ( 1 + x − x − 1 ; lim) x →−∞ x x ∈ [-
5 ⎡ ⎤
, 2 ⎣∪⎦ 2, +∞[ , g(x) =
x + 1+ 2 x + 5
2 x +2
lim
x →+∞
x2 − 1
x3
; lim
x →− ∞
x2 − 1
x3
; lim
x →+∞ ( x2 − 1 − x ) b) En déduire que g admet un prolonge-
ment par continuité en x0 = 2 que l’on
( )
lim 2x + 1+ 3 cos x ; lim 2x + 1+ 3 cos x
x →+∞ x →− ∞
( ) précisera.

30
Limite et continuité 1 Exercices et Problèmes

8 Trouver chacune des limites 13 Soit la fonction f définie par


suivantes : ⎧ f(x) = x 2 si x ∈ ⎡0,1⎤
⎪⎪ ⎣ ⎦
sin 5 x 1− cos 3 x
lim ; lim. ; ⎨
x → 0 tg2 x x→0 x2 ⎪
⎪⎩ f(x) = 2x-1 si x ∈ ⎤⎦1,, +∞⎡⎣
1− cos 2x tgx − sin x
lim. 2
; lim. ; 1) Montrer que f est continue sur [0, 2].
x→0 4x x→0 x2
2) Déterminer l’image de [0, 2] par f.
tg2 x 3) Déterminer l’image de [0, +∞[ par f.
lim .
x → 0 . 1− cos x 4) Tracer, dans un repère orthonormé du
plan la courbe C représentative de f.
9 1) Soit la fonction f définie sur par. 1
14 fonction g définie par g(x)= - 2 .
x
1
f (x) = Montrer que f est bornée. a- Etudier la continuité de g sur .
2 + cos x
x b- Etudier le sens de variation de g sur
2) En déduire lim et chacun des intervalles ]-∞, 0[ et ]0, +∞[.
x →+∞ 2 + cos x

x+sinx c- Déterminer les images des ces inter-


lim valles par la fonction g.
x →+∞ 2 + cos x

5
10 Soit f la fonction définie par : 15 a- Montrer que l’équation x +3x -2 = 0
possède une solution réelle unique α

⎪ f(x) = 2sinx +1-cosx si x ≠ 0 appartenant à l’intervalle ]0, 1[.
⎨ x 1 3
⎪ f(0) = 1 b- Vérifier que < α <
⎩ 2 4
Etudier la continuité de f en 0. 16 1) En considérant la fonction
f : x a x 3 +2x-1 pour xd ]-∞, 1[, mon-
trer que l’équation x3 + 2x = 1. admet une
11 Soit la fonction f définie sur par :
solution unique x0 telle que 0 < x0 < 1.

⎪ f(x) = 1-cosx si x ≠ 0 2) Déterminer une valeur approchée à
⎨ x 0,1 prés par défaut de x0.
⎪ f(0) = 0

17 1) Montrer que l’équation
Montrer que f est continue sur . sinx -2x +1 = 0 admet une solution
⎤ π⎡
unique b dans ⎥0, ⎢ .
12 Soit la fonction f définie sur par ⎦ 2⎣
⎧ En utilisant la méthode de dichotomie,
⎪ x x si x ≠ 0 déterminer une valeur approchée de
f(x)= ⎨ x π
⎪ cette solution à prés .
⎩ 0 si x = 0 8
Étudier la continuité de f sur ]-1, 1[. 3
2) Montrer que l’équation x - tgx = 0
2
possède une solution unique α dans
⎤π π ⎡
l’intervalle ⎥ , ⎢ .
⎦4 3 ⎣
31
Limite et continuité 1 Exercices et Problèmes

18 On considère la fonction polynôme P b) En déduire que 3 < α < 5


définie sur par P(x) = 2x3 -3x2-1. 2 3
Montrer que l’équation P(x)=0 admet une c) Montrer le résultat précédent.
racine réelle comprise entre 1,6 et 1,7. 5) a) Montrer que 1 - α est une solution
négative de l’équation f(x) = 0.
19 Soit P la fonction polynôme définie b) En déduire à l’aide de la question 4),
sur par P(x) = x6 –x –1. un encadrement de b .
a) Montrer que l’équation P(x)= 0 admet
une racine réelle unique α dans l’intervalle 22 Soit la fonction h définie par
[1, 2]. x
h(x)=
b) Utiliser la dichotomie pour donner une x -1
valeur approchée par défaut de cette
racine à 10 -1 prés. 1) Préciser le domaine de définition de h
c) Vérifier que 1,2 < α < 1,25. et montrer que h est une fonction impai-
re, tracer alors la courbe (C’) de h et pré-
20 Soit la fonction : f(x)=x 2 -3x x . ciser ses asymptotes.
2) Dresser le tableau de variation de h.
1) Etudier la continuité puis les variations 3) Déterminer graphiquement et suivant
de f sur chacun des intervalles les valeurs du réel k le nombre des solu-
]-∞, 0[ et ]0, +∞[. tions de l’équation x + k = k x .
2) Représenter graphiquement f dans un
rr 23 On considère la fonction polynôme P
( )
repère orthonormé O, i, j .
définie sur par P(x) = 4 x 3 - 3x - 1 .
3) Déterminer les images des intervalles 2
1
1) Calculer P(-1), P(- ), P(0) et P(1).
et ]-∞, 0[ et ]0, +∞[ par f. 2
2) a) Montrer que l’équation P(x) = 0
21 1) Représenter sur un même gra-
admet dans trois racines distinctes
phique (unité 3 cm) la parabole d’é-
qu’on les notera x1, x2 et x3 avec
quation y = x2 et la droite D d’équation
y = x + 1. x1< x2 < x3.
1
2) Etablir à l’aide du graphique que b) Vérifier que -1 < x 1< - < x 2 < 0 < x 3 < 1
2
l’équation f(x) = 0 admet deux solutions, 3) a) Montrer que pour tout réel α on a :
où f(x) = x2 - x - 1,l’une positive qu’on
notera α et l’autre négative qu’on notera b . cos(3α) = 4cos3(α) - 3cos(α).
3) a) Placer sur la parabole et la droite D b) Montrer alors, que
3 5 ⎛ 11 π ⎞ ⎛7 π⎞
les points d’abscisses respectives et x1 = cos ⎜ ⎟ , x 2 = cos ⎜ ⎟
2 3 ⎝ 9 ⎠ ⎝ 9 ⎠
b) Conjecturer alors à l’aide du gra-
⎛π⎞
phique, un encadrement de α. et x 3 = cos ⎜ ⎟ .
⎝9⎠
4) a) Expliquer par le graphique que sur
l’intervalle [0,+∞[, il est équivalent de dire 24 On considère la fonction f définie par
f ( x ) = 2x + 2x - 1
que x < α ou f(x) < 0. Etudier les branches infinies de sa cour-
be C et tracer une allure de C.
32
Limite et continuité 1 Aperçu Historique

APERÇU HISTORIQUE

Augustin Louis Cauchy


(21 août 1789 [Paris] - 23 mai 1857 [Sceaux])

Augustin Louis Cauchy est le mathématicien français le plus prolifique (avec presque
800 articles publiés). Ses idées politiques et religieuses ont pourtant à plusieurs reprises
contrarié sa carrière. Il est né le 21 août 1789, au lendemain des événements de juillet.
Son père, premier commis du lieutenant de police de Paris, voyait sa vie menacée par la
colère du peuple. Il s'était, pour quelques temps, réfugié avec sa famille à Arcueil. Dès
le plus jeune âge, il prend en main l'éducation de son fils, et Augustin est admis à l'Ecole
Polytechnique. Celle-ci a à peine 10 ans d'âge, mais déjà les savants les plus prestigieux
y enseignent.
A la sortie de l'école, Cauchy est admis dans le corps le plus prestigieux (celui des
Ponts et Chaussées), et en 1810, nommé aspirant ingénieur, il participe à la construction
du port de Cherbourg. C'est à Cherbourg que Cauchy commence ses recherches mathé-
matiques sur les polyèdres, et ses premiers résultats sont prometteurs. Mais, fatigué par
le cumul de la charge d'ingénieur et des longues veillées de recherche, Cauchy connait
un état dépressif qui s'éternise et le pousse à retourner vivre chez ses parents.
A Paris, il cherche une situation en adéquation avec sa volonté de faire de la recher-
che mathématique pure. Malgré l'appui de son père, il se voit devancé par d'autres pour
plusieurs postes, avant d'être élu, en 1814, à la société philomathique, antichambre de
l'Académie (alors nommé Institut). A la chute de l'empire, Cauchy, royaliste et dévot,
voit de nombreux protecteurs accéder au pouvoir. Leur influence permet sa nomination
comme professeur d'analyse à l'Ecole Polytechnique en 1815.
Augustin Louis Cauchy est sans nul doute celui qui développa et précisa les règles
essentielles du calcul sur les limites.
Le cours d'analyse que Cauchy professe à l'Ecole Polytechnique est décrié tant par ses
élèves que par ses collègues des autres matières. Pourtant c'est ce cours, publié en 1821
et 1823, qui devait devenir la référence de l'analyse au XIXès. en mettant en avant la
rigueur, et l’intuition. C'est la première fois que de vraies définitions de
limites, de continuité, de convergence de suites, de séries, sont énoncées.

33
Limite et continuité 1 Aperçu Historique

Entre 1821 et 1829, Cauchy publie trois ouvrages, et en particulier le « Résumé des
leçons sur le calcul infinitésimal » (1823), dans lesquels l’idée de limite y est clairement
explicitée. Il dit : « lorsque les valeurs successivement attribuées à une même variable
s’approchent indéfiniment d’une valeur fixe, de manière à finir en différer aussi peu que
l’on voudra, cette dernière est appelée la limite de toutes les autres ».
Il donne une des premières explications de l’infiniment petit. Il écrit : « on dit qu’u-
ne quantité variable devient infiniment petite lorsque sa valeur numérique décroît indé-
finiment de manière à converger vers la limite zéro ».
De ce fait, Cauchy détermine la dérivée d’une fonction continue, par l’approche des
limites de cette fonction. Il n’a cependant pas vu le rapport qui existait entre dérivée et
dérivabilité, ce que fera Dirichlet en 1829.

34
Chapitre
2

Dérivabilité

Plan du chapitre
❈ Activités préliminaires
❈ Cours
❖ Dérivabilité à gauche - Dérivabilité à droite

❖ Dérivabilité sur un intervalle - Fonction dérivée

❖ Dérivée seconde et point d’inflexion

❖ Dérivée et sens de variation


❖ Extrema

❖ Dérivée d’une fonction composée

❖ Théorème et Inégalités des accroissements finis

❈ Résumé du cours
❈ Avec L’ordinateur
❈ Exercices et Problèmes
❈ Aperçu Historique

35
Dérivabilité 2 Activités préliminaires

ACTIVITÉS PRÉLIMINAIRES

1 1) Déterminer, chaque fois, le nombre Nombre dérivé :


dérivé de f en x0 en utilisant la définition : Soit f une fonction définie sur un
a) f(x) = x3, x0 = 2 intervalle ouvert I et soit x0 un
b) f(x) = x+1 , x 0 = 1 réel de I.
On dit que f est dérivable en x0,
c) f(x) = 2 , x = (-1)
x 0 s’il existe un nombre réel l tel que
d) f(x) = 5, x0 = 3 f(x) - f(x 0 )
lim =l ou encore
2) Donner, pour chaque résultat trouvé, x →x x - x0
0
l’approximation affine de f en x0.
f(x 0 +h) - f(x 0 )
lim =l
h→ 0 h
Le réel l , est alors appelé le nom-
2 Soit la fonction bre dérivé de f en x0 et il est noté
g : x a x pour x ∈ ⎡⎣0,+∞⎡⎣ . f’(x0).
a) Déterminer le nombre dérivé
de g en x0 = 1.
b) Donner une approximation affine
Approximation affine :
du réel 1, 0001 . Soit f une fonction définie sur un
c) En déduire une valeur approchée intervalle ouvert I et soit x0 un élé-
du réel 10001 . ment de I.
* Si f est dérivable en x0 alors sa
courbe représentative admet au
r r point A(x0, f(x0)) une tangente (T)
3 Le plan est muni d’un repère o,i, j .
Soit la fonction f : x a x 2 + 1
( ) dont une équation cartésienne est
y = f(x0) + (x - x0) f’(x0)..
a) Donner une équation cartésienne * En posant x = x0 + h, on a pour h
de la tangente (T) à la courbe repré- voisin de zéro, le réel f(x0) + hf’(x0)
sentative Cf en son point d’abscisse 1.
est une valeur approchée de f(x0+h).
b) Tracer (Cf) et la tangente (T).
On dit que le réel
f(x0) + hf’(x0) est une approximation
affine de f(x0+h). On écrit :
f(x0 + h) b f(x0) + hf’(x0) .

36
Dérivabilité 2 Activités préliminaires

Nombre dérivé et interprétation géométrique :


Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I et soit x0 un élément de I.
Si f est dérivable en x0 alors sa courbe représentative (Cf) admet au point
M0(x0, f(x0)) une tangente (T) de coefficient directeur f’(x0) et dont un vecteur
→ ⎛ ⎞
1
directeur est u ⎜⎜ ' ⎟⎟
⎝ f (x 0 ) ⎠

f ’(x0)>0. f ’(x0) <0. f ’(x0)=0.

37
Dérivabilité 2 Cours

COURS

Dérivabilité à gauche – Dérivabilité à droite


Activité 1 (Continuité et dérivabilité)

Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I. On suppose que f est dérivable
f(x) - f(x 0 )
en un réel x 0 de I. On pose k(x) = si x ≠ x 0
x - x0 Théorème
a) Vérifier que pour x! x0, on a f(x) = f(x0) + (x – x0).k(x) Si une fonction f est
b) Quelle est la limite de k(x) lorsque x tend vers x0 ? dérivable en x0 alors
c) Trouver alors lim f(x) et conclure. elle est continue en x0.
x →x
0

Activité 2
⎧ f(x) = x 2 si x ≤ 0

Soit la fonction f définie sur par : ⎨ 1 - cos x
⎪ f(x) = si x > 0
⎩ x
1) Montrer que f est continue en x0 = 0.
2) a) Calculer le nombre dérivé à gauche de f en x0 = 0. Interpréter graphiquement
le résultat.
b) Etudier la dérivabilité de f à droite en x0 = 0. Interpréter graphiquement le résultat.
c) La fonction f est-elle dérivable en 0 ?

Dérivabilité à gauche – Dérivabilité à droite :


Soit f une fonction définie sur un intervalle I de et x0 un réel de I.
* On dit que f est dérivable à gauche en x0, s’il existe un nombre réel l1 tel que :
f(x) - f(x 0 ) f(x 0 +h) - f(x 0 )
lim = l1 ou encore lim− = l1
− x - x h→ 0 h
x →x
0 0
Le réel l1 , est alors appelé le nombre dérivé à gauche de f en x0 et il est noté
f’g(x0).
* On dit que f est dérivable à droite en x0, s’il existe un nombre réel l 2 tel que
f(x) - f(x 0 ) f(x 0 +h) - f(x 0 )
lim = l 2 ou encore lim+ = l2
+
x - x0 h→ 0 h
x →x
0
Le réel l 2 , est alors appelé le nombre dérivé à droite de f en x0 et il est noté
f’d(x0)

38
Dérivabilité 2 Cours

Remarques :
* On peut avoir une fonction continue en x0 mais non dérivable en x0.
* Si f n’est pas continue en x0 alors elle n’est pas dérivable en x0.

Activité 3
Soit la fonction f : x a x 2 −1 .
r r
On désigne par (C) la courbe représentative de f dans un repère orthogonal o, i, j
du plan.
( )
1) a) Etudier la dérivabilité de f en x0 = 1.
b) En déduire que (C) admet une demi-tangente à gauche et une demi-tangente
à droite au point A(1,0).
c) Tracer les deux demi-tangentes à ( C ) en A.
2) a) Montrer que f est une fonction paire.
b) construire la courbe (C).
Interprétation géométrique du nombre dérivé
à gauche et du nombre dérivé à droite

* Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I et dérivable à gauche en x0 de I.


Le nombre f’g(x0) représente la pente de la demi-tangente à gauche à la courbe
représentative de f en son point M0(x0, f(x0)).Une équation cartésienne de cette
demi tangente est donnée par : ⎧y = f ' (x ).(x - x ) + f(x )

⎨ g 0 0 0

⎪⎩ x ≤ x 0
* Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I et dérivable à droite en x0 de I.
Le nombre f’d(x0) représente la pente de la demi-tangente à droite à la courbe
représentative de f en son point M0(x0, f(x0)).Une équation cartésienne de cette
demi tangente est donnée par : ⎧
⎪y = fd' (x 0 ).(x - x 0 ) + f(x 0 )

⎪⎩ x ≥ x 0
Lorsque f’g (x0) ! f’d (x0) la courbe de f admet deux demi-
tangentes de directions différentes en M0(x0, f(x0)).
On dit alors, que le point M0 est un point anguleux pour
la courbe de f.

Théorème
Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I de et x0 un réel de I.
La fonction f est dérivable en x0 si et seulement si f est à la fois dérivable à droite
et à gauche en x0 et f’g(x0) = f’d(x0).

39
Dérivabilité 2 Cours

Activité 4

Soit la fonction f : x a 2x − 4 pour x ∈ ⎡⎣2,+∞⎡⎣ .


1) Etudier la dérivabilité de f à droite en 2.
2) Interpréter graphiquement le résultat obtenu.
r r
3) Tracer la courbe (Cf) de f dans un repère o, i, j . ( )
Commentaires :
Pour f : x a 2x − 4; x ∈ ⎡⎣2,+∞⎡⎣ ;
f(x) − f(2)
On a lim
+
= +∞ , on dit alors que la courbe représentative de f possède
x →2 x−2
une demi-tangente verticale au point M0 (2, f (2)).

Plus généralement : si f est une fonction définie sur D et vérifiant pour x0 de D,


f(x) − f(x 0 ) f(x) − f(x 0 )
lim+ = +∞ ( ou − ∞) ou lim− = +∞ ( ou − ∞)
x → x0 x − x0 x → x0 x − x0
alors f n’est pas dérivable en x0 et sa courbe représentative possède une demi-
tangente verticale au point M0(x0, f(x0)).

Dérivabilité sur un intervalle


Fonction dérivée

Activité 1

Soit f la fonction définie sur par :


⎧ f(x) = x 2 − 4 si x ≤ 2

⎨ 16
⎪ f(x) = 8 − si x > 2
⎩ x
1) Montrer que f est continue sur .
2) Montrer que f est dérivable sur chacun des intervalles ]-∞, 2[ et ]2, +∞[ et calculer
f ’(x) pour x < 2 et pour x > 2.
3) a) Etudier la dérivabilité de f en x0=2.
b) La fonction f est-elle dérivable sur ?

40
Dérivabilité 2 Cours

Dérivabilité sur un intervalle

* Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I.


La fonction f est dérivable sur I si elle est dérivable en tout réel x0 de I. Dans ce
cas f possède une fonction dérivée notée f ’ définie sur I, qui à tout x de I
associe f ’(x).
* Soit a un réel.
- La fonction f est dérivable sur [a,+∞[ si elle est dérivable sur ]a,+∞[ et dérivable
à droite en a.
- La fonction f est dérivable sur ]-∞, a] si elle est dérivable sur ]-∞, a[ et dérivable
à gauche en a.
* Soient a et b deux réels tels que a < b. La fonction f est dérivable sur [a, b] si
elle est dérivable sur ]a, b[, dérivable à droite en a et dérivable à gauche en b.

Activité 2

Recopier et compléter le tableau suivant


Ensemble de
Fonction f Fonction dérivée f ’
dérivabilité de f

f : x a x 6 + 3x 4 + 5x 2 + 6

−3 x + 1
f :x a
2x − 1
2
f :x a3 x + 3
x

f : x a 2 cos(3 x + 1)

f : x a tgx

41
Dérivabilité 2 Cours

Dérivées des fonctions usuelles

Fonction f f ’(x)

f :x ak f '(x) = 0, x∈

f : x a ax + b f '(x) = a, x ∈

f : x a xn ; n ∈ - {1} f '(x) = nx n-1, x∈

1 1
f :x a f '(x) = − , x∈
x x2
1 n
f :x a ; n ∈ - {1} f '(x) = − , x∈
xn x n+1
1
f :x a x f '(x) = , x > 0.
2 x
a
f : x a ax + b f '( x ) = , ax + b > 0.
2 ax + b
ax + b ad − cb d
f :x a f '( x ) = , x≠−
( )
2
cx + d cx + d c

f : x a sin(ax + b) f ‘(x) = [Link](ax +b), x∈

f : x a cos(a
ax + b) f ‘(x) = -[Link](ax +b), x∈

1 ⎧π
f : x a tan x f '( x ) = 1+ tan2 x = , x ∈ ⎨ + kπ, k ∈ }
cos2 x ⎩2

{
1
f : x a cotan( x ) f '( x ) = −(1+ cotan2 x ) = − 2 , x ∈
sin x
kπ, k ∈ }

Activité 3

On considère les fonctions f et g définies par f(x)= 4x 2 , g(x)= x .


1) Déterminer l’ensemble de dérivabilité de chacune de ces fonctions.
f
2) Calculer les fonctions dérivées de f + g, fg, et g3 .
g

42
Dérivabilité 2 Cours

Opérations sur les fonctions dérivées

Soient f et g deux fonctions dérivables sur un intervalle I de IR.

Fonction Fonction dérivée


f+g f ’ + g’
a.f (a constante réelle) a.f ’
f.g f ’.g + g’.f

(
fn n ≥ 2 ) nf ’ .f n-1

1 -f '
f f2
f f ' .g - g' .f
g g2

Dérivée seconde et point d’inflexion


Activité 1
r r
( )
Le plan est muni d’un repère orthonormé o, i, j .
On a représenté la courbe ( Cf ) de la fonction
f : x a − x 3 − 3x 2 et sa tangente (T) au point I
d’abscisse (-1) dans le graphique ci-contre :
1) Lire graphiquement la pente de la tangente (T).
2) Déterminer la fonction dérivée f ’ de f.
3) Déterminer la fonction dérivée seconde f ’’ de f.
4) a) Donner une équation cartésienne de la tangente (T).
b) Conjecturer graphiquement sur la position relative
de (Cf) et (T).
5) Dresser le tableau de signe de f ’’(x).

Commentaires :
∗ On a f ’’(x) = -6 x -6, qui s’annule et change de signe en x0 = -1.
Le point I d’abscisse (-1) est un point d’inflexion de la courbe (Cf).
* On remarque aussi que la courbe (Cf) traverse sa tangente en I(-1, f(-1)).

43
Dérivabilité 2 Cours

Définitions

Dérivée seconde :
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I et f ’ sa fonction dérivée.
Si la fonction f ’ est dérivable sur I alors f est dite deux fois dérivable sur I et la
fonction dérivée de f ’ se note f ’’ et s’appelle fonction dérivée seconde de f.
Point d’inflexion :
Le point M0(x0, f(x0)) est un point d’inflexion de (Cf) si et seulement si (Cf) traverse
sa tangente en M0.

M0 est un point d’inflexion de Cf M0 n’est pas un point d’inflexion de Cf

Théorème

Soit f une fonction deux fois dérivable sur un intervalle ouvert I contenant x0 et (C)
rr
( )
sa courbe représentative dans un repère O, i, j du plan. Soit f ’’ la fonction dérivée
seconde de f.
Si la fonction f ’’ s’annule et change de signe en x0 alors le point M0(x0, f(x0)) est
un point d’inflexion de (C).

Activité 2
1 3
Soit f : x a x − 2x 2 + 4 x + 1 et soit (Cf) sa courbe représentative
3 rr
(
dans un repère O, i, j . )
a) Calculer f ’’(x) pour tout x réel.
b) En déduire que (Cf) possède un point d’inflexion d’abscisse x0 que l’on précisera.
c) Montrer que la fonction f ’ s’annule en x0 sans changer de signe.

44
Dérivabilité 2 Cours

Théorème

Soit f une fonction deux fois dérivable sur un intervalle ouvert I contenant x0 et (Cf)
rr
( )
sa courbe représentative dans un repère O, i, j du plan. Soit f ’ la fonction dérivée
de f. Si la fonction f ’ s’annule en x0 sans changer de signe alors le point
M0(x0, f(x0)) est un point d’inflexion de (Cf).

Dérivée et sens de variation


Activité 1

Soit f : x a x 2 + 2x
1) a) Vérifier que pour tout x réel on a f(x) = (x+1)2 -1 .
b) En déduire que f est strictement croissante sur [ -1, +∞[ et que f est
strictement décroissante sur ]-∞, -1].
2) Calculer f ’(x) et étudier son signe sur chacun des intervalles ]-∞, -1] et [-1, +∞[.
3) Dresser le tableau de variation de f sur .

Théorème
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I. On a :
* La fonction f est croissante sur I si et seulement si pour tout x appartenant à I,
f’(x) ≥ 0.
* La fonction f est décroissante sur I si et seulement si pour tout x appartenant à I,
f’(x) ≤ 0.
* La fonction f est constante sur I si et seulement si pour tout x appartenant à I,
f’(x) = 0

Activité 2

Etudier le sens de variation de chacune des deux fonctions suivantes :


⎤ π π⎡ x2
a) f : x a tgx sur l’intervalle ⎥− , ⎢ . b) g : x a 2 sur l’intervalle ⎡⎣0, +∞⎡⎣ .
⎦ 2 2⎣ x +1
45
Dérivabilité 2 Cours

Extrema
Activité 1

Une entreprise fabrique une quantité x d’objets par jour.


Le coût de production de cette fabrication, exprimé en DT,est donné par la formule
f(x) = (0.1).x2 -2x +20.
1) Dresser le tableau de variation de f sur .
2) En déduire la valeur de x qui minimise le coût journalier de production.

Minimum et maximum d’une fonction :


Soit f une fonction définie sur un ensemble D.
* S’il existe x0 appartenant à D tel que pour tout x de D, f(x) ≥ f (x0), on dit que
la fonction f admet sur D un minimum en x0 .Le réel f(x0) est le minimum de f.
* S’il existe x0 appartenant à D tel que pour tout x de D, f(x) ≤ f(x0), on dit que
la fonction f admet sur D un maximum en x0. Le réel f(x0) est le maximum de f.
* Un minimum ou un maximum de f s’appelle aussi un extremum de f.

Activité 2

On a représenté, ci-contre, la courbe de la fonction f


définie sur par f(x) = -x3 + 6x2 - 9x + 1 .
Répondre par vrai ou faux.
a) La fonction f admet sur un maximum en x0 = 3 égal à1.
b) La fonction f admet sur [0,+∞[ un maximum en x0 = 3 égal à -3.
c) La fonction f admet sur ]-∞,4] un minimum en x0 = 1 égal à -3.
d) Pour tout x ! ]-∞,0] , f(x) ≥ 1.
e) Pour tout x ! [0,+∞[ , f(x) ≤ 1.
f) Pour tout x ! ]0,4[ , f(x) ≤ f(1).

Activité 3

La courbe ci-contre représente la fonction f définie sur par f(x) = 8x3 -6x - 1.
On considère la fonction g définie sur l’intervalle]-1,1[ par g(x) = f(x).
a) En examinant le graphique, donner le nombre d’extremum(s) de g.
b) Conjecturer les nombres dérivés de g en ces extremums.
c) Dresser le tableau de variation de g.
d) En déduire que g admet un minimum et un maximum .
Préciser ces deux extremums.
e) Soit m le minimum de g sur ]-1,1[, m est-il un minimum de f sur ?
f) Soit M le maximum de g sur ]-1,1[, M est-il un maximum de f sur ?
g) Montrer que g est bornée.
46
Dérivabilité 2 Cours

Définition

Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I et x0 un réel de I.


* La fonction f admet un maximum local en x0 si et seulement si il existe un inter-
valle ouvert J contenant x0 et inclus dans I tel que pour tout x de J, f(x) ≤ f(x0) ).
* La fonction f admet un minimum local en x0 si et seulement si il existe un inter-
valle ouvert J contenant x0 et inclus dans I tel que pour tout x de J, f(x) ≥ f(x0)).

Activité 4

Tracer la courbe représentative de la fonction f(x)=x3 pour x appartenant à l’intervalle


[-1, 1].
a) Que vaut f’(0) ?
b) Est-ce que la courbe de f présente un extremum local en 0 ?
c) Déterminer le signe de f’(x) pour x20 et pour x10.

Remarques :
• Si pour tout x de Df, f(x) ≤ f(x0) alors le réel f(x0) est appelé le maximum
absolu (ou global) de f.
• Si pour tout x de Df, f(x) ≥ f(x0) alors le réel f(x0) est appelé le minimum
absolu (ou global) de f.

Théorème

Soit f une fonction dérivable


sur un intervalle ouvert I et x0
un réel de I.
• Si f admet un extremum local
en x0 alors f ’(x0) = 0.
• Si la fonction dérivée f ’ de f
s’annule et change de signe
en x0 alors f admet un
extremum local égal à f(x0)
en x0 .

47
Dérivabilité 2 Cours

Activité 5

Soit la fonction f : x a 2x 3 + 3 x 2 − 12x + 1 . Dresser le tableau de variation de f sur


En déduire qu’elle possède deux extremums dont on précisera la nature.

Activité 6

Pour fabriquer une boîte à partir d’une plaque carrée


de côté 45 cm, on découpe aux quatre coins de la plaque
un carré de côté x, (voir figure ci-contre)
a) Montrer que le volume de la boite est
v(x) = x. (45 -2x)2 ; où 0 < x < 22.5.
b) En déduire la valeur de x pour laquelle le volume
de la boite soit maximal.

Dérivée d’une fonction composée


Activité 1

On considère les fonctions f : x a 2x 3 et g : x a −12x + 1


1) Montrer que f et g sont dérivables sur et calculer f ’(x) et g’(x).
2) a) Définir la fonction g o f .
b) Montrer que g o f est dérivable sur et calculer (g o f)’(x).
c) Définir la fonction g’o f et calculer (g’o f)(x).f ’(x).
d) Conclure.

Théorème
Soit f une fonction définie sur un intervalle I de et x0 un réel de I.
Soit g une fonction définie sur f(I).
Si f est dérivable en x0 et g est dérivable en f(x0) alors g o f est dérivable en x0 et on a :
(g o f)’(x0) = (g’o f)(x0).f ’(x0) .

Activité 2

1) Soit la fonction h : x a ax + b où a et b sont deux réels.


Montrer que h est dérivable en tout réel x0 tel que ax0 + b > 0 et retrouver,
a
en utilisant la dérivée d’une fonction composée, le résultat h '( x 0 ) =
2) Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I. 2 ax 0 + b
On suppose que pour tout x de I, f(x) > 0.
Montrer que la fonction f est dérivable sur I et déterminer sa fonction dérivée.

48
Dérivabilité 2 Cours

Corollaire 1

Si f est une fonction dérivable sur un intervalle I de et g est une fonction


dérivable sur f (I) alors (go f) est dérivable sur I et on a (go f)’= (g’o f) x f’ .

Corollaire 2

Si f est une fonction dérivable sur un intervalle I de et si de plus pour tout x de I,


f'
f(x) > 0 alors la fonction f est dérivable sur I et on a ( f )' = .
2 f

Activité 3

Préciser, chaque fois, sur quel ensemble f est dérivable et calculer f ’(x) lorsqu’il existe.
a) f(x) = x2 + x + 1 ;
π
b) f(x) = sin(2x + ) ;
3
⎛ 2x + 1⎞
3

c) f(x) = ⎜ ⎟ ;
⎝ x −1 ⎠
1+ x
d) f(x) = .
1− x

Théorème et Inégalités des


accroissements finis
Activité 1

Soit la fonction f : x a x 2 −2x − 3 et soit (C) sa courbe représentative


rr
(
dans un repère O, i, j . )
On donne les points A(1, f(1)) et B(3, f(3)).
1) Préciser le coefficient directeur de la droite (AB).
2) a) Montrer que (C) admet une tangente T parallèle à (AB) en un point
M0(x0, f(x0)) que l’on précisera.
b) Donner une équation cartésienne de la tangente T.
3) Tracer (C), (AB) et T.
49
Dérivabilité 2 Cours

Théorème
Théorème des accroissements finis (admis) :
Soient deux réels a et b avec a < b. Si f est
une fonction continue sur un intervalle [a, b] et
dérivable sur ]a, b[ alors il existe au moins un réel
f(b) - f(a)
c appartenant à ]a, b[ tel que f '(c) = .
b-a
Interprétation géométrique :
• Le réel f ’(c) est le coefficient directeur
de la tangente T à la courbe (Cf) en son
point d’abscisse c.
f(b) - f(a)
• Le rapport est le coefficient directeur
b−a
de la droite (AB) où A(a, f(a)) et B(b,f(b)).
f(b) - f(a)
Donc f '(c) = équivaut à T // (AB).
b-a
Ainsi, le théorème des accroissement finis affirme qu’il existe au moins un réel c
appartenant à ]a, b[ tel que la tangente à la courbe représentative de f au point
d’abscisse c soit parallèle à la droite (AB).

Activité 2

Soit la fonction f : x a ax 2 + bx + c ; a ≠ 0 et soit (C) sa courbe représentative


rr
( )
dans un repère O, i, j du plan.
Soient A et B les points de (C) d’abscisses respectives α et β avec α différent de β.
α+β
Montrer que la tangente à (C) au point d’abscisse est parallèle à la corde (AB).
2
Activité 3
1
Soit la fonction f : x a ; x ∈ ⎡⎣1, 5⎤⎦ .
x
1
1) Montrer que ∀x ∈ ⎡⎣1, 5⎤⎦ on a -1 ≤ f ' (x) ≤ - .
25
2) a- Montrer que pour tous réels a et b appartenant à l’intervalle [1, 5], tels que a 1 b
f(b) - f(a)
il existe c d ]1, 5[ tel que f '(c ) = .
b−a
f(b) - f(a)
b- En déduire un encadrement du rapport .
b−a

50
Dérivabilité 2 Cours

Inégalités des accroissements finis (admis) :


Si f est une fonction dérivable sur un intervalle I de et s’il existe deux cons-
tantes réelles m et M telles que pour tout x de I, m # f ’(x) # M alors pour
tous réels a et b de I, tels que a 1 b on a : m(b-a) # f(b) - f(a) # M(b-a)
Corollaire :
Si f est une fonction dérivable sur un intervalle I de et s’il existe k > 0 tels
que pour tout x de I, f '(x) ≤ k alors pour tous réels a et b de I on a
f(b) − f(a) ≤ k b − a .

Activité 4

1) Soit la fonction f : x a x
1 1
a) Montrer que pour tout réel x appartenant à l’intervalle ⎡⎣64, 65⎤⎦ on a ≤ f '(x) ≤
18 16
b) En déduire un encadrement de 65

2) Montrer que pour tous réels x et y, dans l’intervalle


⎡ π π⎤ 1
⎢- , ⎥ on a cos x - cos y ≤ x - y
2 2

⎣ 12 12 ⎦ 2

Activité 5

1) Soit la fonction f : t a sint .


a) Montrer que pour tout t ∈ on a f '(t) ≤ 1.
b) En déduire que pour tous réels a et b on a sinb - sina ≤ b - a
⎡ π⎤
2) Montrer que pour tout x ∈ ⎢0, ⎥ on a x ≤ tgx ≤ 2x.
⎣ 4⎦

51
Dérivabilité 2 Résumé du Cours

RÉSUMÉ DU COURS

• Dérivabilité en un point :
Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I et x0 un réel de I.
* On dit que f est dérivable en x0, s’il existe un nombre réel l tel que
f(x) - f(x 0 ) f(x 0 +h) - f(x 0 )
lim = l ou encore lim =l.
x →x x - x0 h→ 0 h
0
Le réel l , est alors appelé le nombre dérivé de f en x0 et il est noté f’(x0).
* Si f est dérivable en x0 alors sa courbe représentative admet au point
M0(x0, f(x0)) une tangente (T) de coefficient directeur f ’(x0), dont un vecteur
→⎛
1 ⎞
directeur est u ⎜⎜ ⎟⎟ et dont une équation cartésienne est donnée par :
⎝ f '(x 0 ⎠
)
y = f ’(x0)(x-x0) + f(x0).
• Dérivabilité à gauche et dérivabilité à droite en un point :
* On dit que f est dérivable à gauche en x0, s’il existe un nombre réel l1 tel que
f(x) - f(x 0 ) f(x 0 +h) - f(x 0 )
lim = l1 ou encore lim = l1
− −
x →x
0
x - x0 h→ 0 h
Le réel l1 , est alors appelé le nombre dérivé à gauche de f en x0 et il est
noté f’g(x0) .
* On dit que f est dérivable à droite en x0, s’il existe un nombre réel l 2 tel que
f(x) - f(x 0 ) f(x 0 +h) - f(x 0 )
lim = l 2 ou encore lim = l2
+ +
x →x
0
x - x0 h→ 0 h
Le réel l 2 , est alors appelé le nombre dérivé à droite de f en x0 et il est
noté f’d(x0) .
Théorème : Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I de et x0 un
réel de I. Soit Cf la courbe de f.
La fonction f est dérivable en x0 si, et seulement si f est à la fois dérivable à
droite et à gauche en x0 et f’(x0) = f’g(x0) = f’d(x0).
• Dérivée seconde et point d’inflexion :
Théorèmes
Soit f une fonction deux fois dérivable sur un intervalle
r rouvert I contenant x0 et
soit (Cf) sa courbe représentative dans un repère O, i, j du plan. ( )
52
Dérivabilité 2 Résumé du Cours

* Soit f ' la fonction dérivée de f . Si la fonction f ' s'annule en x0 sans changer de


signe alors le point M0(x0, f(x0)) est un point d'inflexion de (Cf).
* Soit f '' la fonction dérivée seconde de f. Si la fonction f '' s'annule et change de
signe en x0 alors le point M0(x0, f(x0)) est un point d'inflexion de (Cf).
• Extrema :
Théorème : Soit f une fonction dérivable sur un intervalle ouvert I et x0 un réel de I.
* Si f admet un extremum local en x0, alors f '(x0) = 0.
* Si la fonction dérivée f ' s'annule et change de signe en x0 alors f admet un
extremum local en x0 égal à f(x0).
• Dérivée d'une fonction composée :
Théorème : Soit f une fonction définie sur un intervalle I de et x0 un réel de I.
Soit g une fonction définie sur f(I).Si f est dérivable en x0 et g est dérivable en
f(x0) alors gof est dérivable en x0 et on a : (gof)’(x0) = (g’of) (x0).f ’(x0)
Corollaire : Si f est une fonction dérivable sur un intervalle I de et g est une
fonction dérivable sur f (I) alors gof est dérivable sur I et on a : (gof)’ = (g’of) x f’
Application :
Si f est une fonction dérivable sur un intervalle I de et si de plus pour tout x de I,
f'
f(x) > 0 alors la fonction f est dérivable sur I et on a ( f ) ' = .
2 f
• Théorème des accroissements finis (admis):
Soient deux réels a et b avec a < b.
Si f est une fonction continue sur un intervalle [a, b] et dérivable sur ]a, b[ alors
f(b) - f(a)
il existe au moins un réel c appartenant à ]a, b[, tel que f '(c ) = .
Interprétation géométrique : b−a
* Le réel f '(c) est le coefficient directeur de la tangente T à la courbe (Cf) en son
point d'abscisse c.
* Le rapport f(b) - f(a) est le coefficient directeur de la droite (AB) où A(a, f(a))
b−a
f(b) - f(a)
et B(b,f(b)). Donc f '(c ) = équivaut à T#(AB).
b−a
• Inégalités des accroissements finis :
Si f est une fonction dérivable sur un intervalle I de et s'il existe deux constan-
tes réelles m et M tels que pour tout x de I, m # f '(x) # M alors pour tous réels
a et b de I tels que a < b, on a :
f(b) - f(a)
m # # M.
b−a
Corollaire : Si f est une fonction dérivable sur un intervalle I de et s'il existe
k > 0 tels que pour tout x de I, f '(x) ≤ k alors pour tous réels a et b de I
on a f(b) − f(a) ≤ k b − a .

53
Dérivabilité 2 Avec L’ordinateur

AVEC L’ORDINATEUR

Activité

On considère un cercle de centre C et de diamètre [AB] , AB = 8 cm.


M est un point variable du diamètre [AB]. La perpendiculaire à (AB) qui passe par M
coupe l'un des deux demi-cercles de diamètre [AB] en N.
1) M étant placé, calculer l'aire du triangle rectangle AMN à l'aide du logiciel utilisé.
2) Pour quelle position du point M sur [AB] l'aire du triangle AMN est-elle maximale ?
Une stratégie de résolution :
r r r 1 uuur
( )
Considérer un repère orthonormé A, i, j où i = AB et poser x = AM.

8
a) Prouver que x = 8 cos θ où θ = BAN
2

b) Prouver que l'aire du triangle AMN est donnée par la formule


π
S(θ) = 8cosθsinθ , où θ ∈ [0, [.
2
c) En dérivant la fonction S, montrer que l'aire du triangle AMN est maximale quand
M est placé au milieu de [CB].

54
Dérivabilité 2 Exercices et Problèmes

EXERCICES ET PROBLÈMES

1 Soit f la fonction définie sur par 4 Soit f la fonction définie sur par :
2
f(x) = x + x - 2
et (Cf) sa courbe représentative dans un ⎪⎧ f(x) = 4 x+1 si x ≥ 3
r r ⎨ ; c est un réel.
( ) ⎪⎩ f(x) = x - 5x + c si x < 3
2
repère O, i, j du plan.
a) Montrer, en utilisant la définition de la 1) Déterminer le réel c pour que f soit
dérivabilité en un point, que f est dérivable continue sur .
en 2. 2) Pour la valeur de c trouvée, montrer
b) Donner une équation de la tangente T que f est dérivable sur et déterminer
à (Cf) au point d'abscisse 2. sa fonction dérivée.
c) Construire T et (Cf).
d) Donner une approximation affine de f 5 Soit f la fonction définie sur par :
en 2. ⎧⎪ f(x) = x - 1 si x ≤ 1
2


2 Dans chacun des cas suivants, ⎩⎪ f(x) = x -1 si x > 1
montrer que f est dérivable en a , pré- 1) Montrer que f est continue sur .
ciser le nombre dérivé de f en a, donner 2) a) Etudier la dérivabilité de f en 1.
une équation de la tangente à (Cf) en son b) Interpréter graphiquement
point d'abscisse a et donner une approxi- le résultat obtenu.
mation affine de f en a :
1) f : x a x 2 − 3 x ; a = -1 6 Soit f la fonction définie sur par :
2x − 3 ⎧
2) f : x a ⎪ f(x) = 2x + x −1
2
; a=1 si x < -1
x+4 ⎪ f(x) = 2x 3 - 3x 2 + 3
⎨ si -1 ≤ x ≤ 0
3) f : x a 3x 2 + 5 x − 4 ; a = 1
⎪ 1-cos(πx)
⎪ f(x) = 3 + si x > 0.
3 Dans chacun des cas suivants étu- ⎩ x
dier la dérivabilité de f en x0 et donner
1) a) Montrer que pour tout x > 0 on a :
une (ou des) équation(s) de la 2
(ou des) tangente(s) ou demi tangente(s) 3 ≤ f(x) ≤ +3 .
à (Cf) en son point d'abscisse x0 . x
b) En déduire la limite de f(x) lorsque x
1) f : x a x 2 + x ; x 0 = 0. tend vers +∞.
2) Etudier la continuité de f en (-1) et en 0.
2) f : x a x 2 − 5 x + 6 ; x 0 = 2. 3) Etudier la dérivabilité à gauche de f en
3) ⎧f :f(x)
x a= x=2 -x 22x
-2x+ +4 4sisix x≤≤11 (-1) et interpréter géométriquement le

⎨ x 2x+ +
2
x 1+ 1
x+ = 11..
; xx00 = résultat obtenu.
x a= =
f⎪ :f(x) si xx>>11
si 4) Etudier la dérivabilité de f en 0.
⎩ xx
4) f : x a x − x ; x 0 = 1.
2

55
Dérivabilité 2 Exercices et Problèmes

7 Soit f la fonction définie par : 10 Soit la fonction f définie sur par


⎧ 2sinx +1-cosx x −1
2
⎪ f(x) = si x ≠ 0 f:xa 2
⎨ x x +1
⎪ f(0) = 1
⎩ 1) Etablir le tableau de variation de f.
a) Etudier la continuité de f en 0. 2) En déduire que f admet un minimum
b) La fonction f est-elle dérivable en 0 ? global que l'on précisera.
3) Montrer que f est bornée.
8 Pour chacune des fonctions suivan-
11 Soit la fonction f définie sur par
tes, préciser l'ensemble sur lequel
la fonction f est dérivable et calculer 1- x
f(x) =
f ' (x) lorsqu'il existe : 1+ x
a) f : x a sinx ; b) f : x a cos x ; a) Montrer que f est dérivable sur ]0,+∞[
c) f : x a x ; d) f : x a x 3 − 5 x 2 + 7 x + 3 ; et que f '(x) =
-1

2x + 1 x(1+ x )2
e) f : x a 2 ; g) f : x a 4 x − 1 ; b) Dresser alors, le tableau de variation
x +x−2
de f sur ]0,+∞[ .
sinx
h) f : x a 12 On considère la fonction suivante :
1- cosx
f: ⎤⎦1,+∞⎡⎣ →
9 Déterminer, pour chaque fonction f,
le domaine de définition et préciser 1
x a 1+
sur quelle partie de son domaine x
elle est dérivable et calculer f '(x). 1) Montrer que l'équation f(x) = x admet
x3 une solution unique α dans ]1,+∞[ .
1) f : x a 2) Montrer que f est dérivable et que pour
x2 + 1 1
tout x de ]1,+∞[ on a f'(x) ≤ .
⎛ 3+ x ⎞
4
2
2) f : x a ⎜⎜ ⎟⎟ 3) En déduire que pour tout x de ]1,+∞[
⎝ 2x + 1⎠ 1
on a f(x) − α ≤ x − α .
x +1 2
3) f : x a
x −1 13 Soit la fonction f définie par
sinx - 1 x
4) f : x a f(x)= .
2cosx - 1 x-1
π 1) Déterminer le domaine de définition de f
5) f : x a cos(2x + ) 2) Etablir le tableau de variation de f.
6
6) f : x a cos( x 2 − 1) ⎤ π⎡
3) Soit la fonction g définie sur ⎥0, ⎢ par
1 g(x) = f(sinx) . ⎦ 2⎣
7) f : x a x 2 sin( ) si x ≠ 0 et f (0) = 0. Montrer que g est dérivable et calculer
x
g'(x).

56
Dérivabilité 2 Exercices et Problèmes

⎤ π⎡
14 Soit la fonction f définie sur⎥0, ⎢ par 7) Etudier les branches infinies et le com-
f(x) = cos2x. ⎦ 2⎣ portement asymptotique de f puis cons-
⎤ π⎡ truire (Cf).
⎡ π⎡
1) a) Montrer que f est dérivable sur⎥0, ⎢ 8) Soit h la fonction définie sur ⎢0, ⎢ par
et calculer f '(x) . ⎦ 2⎣ h(x) = f (tgx) . ⎣ 2⎣
b) Dresser le tableau de variation de f. a) Calculer h'(x). ⎡ π⎡
2) Soit g(x) = f(x) - x. b) Montrer que pour tout x ∈ ⎢0, ⎢ on a
a) Montrer que l'équation g(x) = 0 admet h(x) = 1 + cosx. ⎣ 2⎣
⎤ π⎡
une solution unique α appartenant à⎥0, ⎢ 16 1) Soit la fonction g définie sur par
⎦ 2⎣
⎤ π⎡ g(x) =
2x
- 1.
b) Etudier le signe de g(x) sur ⎥0, ⎢ .
⎦ 2⎣ x +3
2

π π
c) Calculer g( ) et g( ) , en déduire a) Montrer que g est dérivable sur et que
4 6
6
un nouvel encadrement de . g '(x) = .
d) Etudier la position relative de la courbe (3 + x ) 3 + x 2
2

(C) de f et la droite D : y = x. b) Etablir le tableau de variation de g.


c) Calculer g(1). En déduire une étude de
15 Soit la fonction f définie sur signe de g(x) sur .
⎧ ⎤ ⎡ 2) Soit la fonction f définie sur par
⎪⎪ f(x) = 2 − x − x si x ∈ ⎦−∞, 0⎣
2

f(x) = 2 3 + x 2 - x
⎨ 1
⎪ f(x) = 1 + si x ∈ ⎡⎣0, +∞⎡⎣ a) Dresser le tableau de variation de f.
⎪⎩ 1+ x 2
b) Donner une équation cartésienne de
On désigne par (Cf) la courbe représen- la tangente T à la courbe de f en son
point d'abscisse (-1).
tative de f dans un repère orthonormé
rr
( )
O, i, j du plan. 17 Soit la fonction f définie sur
x2 + x + 1
par

1) Montrer que f est continue en 0. f(x) = .


2) Etudier la dérivabilité de f en 0. x +1
Interpréter graphiquement le résultat 1) a) Etudier la dérivabilité de f en x0 = 0
obtenu. et en x0 = (-1).
3) Montrer que pour tout x de ]0,+∞[ on a b) Interpréter graphiquement les résul-
-x
f '(x) = tats obtenus.
(1+ x 2 ) 1 + x 2 2) Dresser le tableau de variation de f.
4) Etablir le tableau de variation de f. 3) Construire , dans un repère orthonor-
5) Déterminer l'intersection de (Cf) avec mé du plan, la courbe représentative C
l'axe des abscisses. de f. On précisera en particulier les
6) Montrer que l'équation f(x) = x admet asymptotes à C.
une solution unique α dans ]0,+∞[.
b) Vérifier que 1.5 < α < 1.6.

57
Dérivabilité 2 Aperçu Historique

APERÇU HISTORIQUE

Bernard Placidus Johann Nepomuk Bolzano


(5 Octobre 1781 - 18 Décembre 1848)

Bernard Bolzano était un mathématicien Tchèque de langue allemande, né en 1781 et


mort en 1848 à Prague. Etudiant en philosophie et mathématiques, il devint prêtre en
1805. Il enseigna alors les sciences de la religion à Prague et consacra le reste de son
temps aux mathématiques. Ses travaux portèrent essentiellement sur les fonctions, la
logique et la théorie des nombres. Il est considéré comme l'un des principaux contribu-
teurs à la logique telle qu'elle est aujourd'hui établie.
Ils est connu pour le théorème de Bolzano, ainsi que pour le théorème de Bolzano-
Weierstrass, développé conjointement avec Karl Weierstrass.
Dans sa philosophie, Bolzano critique l'idéalisme d'Hegel et de Kant en affirmant que
les nombres, les idées, et les vérités existent indépendamment des personnes qui les pen-
sent.
Après les travaux du mathématicien Tchèque, Bernard Bolzano, qui donne les premiè-
res notions du calcul infinitésimal , le français Augustin Luis Cauchy ( 1789-1857)
impose toute sa rigueur à ce calcul.
Précisons que « le calcul infinitésimal » concerne le calcul des dérivées et la dériva-
bilité.
Ainsi, dans son « cours d'analyse » Cauchy définit d'abord le concept de limites et de
ce fait identifie le calcul d'une dérivée à celle de la limite arithmétique d'une série.
Il passera à côté du lien qui existe entre la dérivée et la dérivabilité d'une fonction en
un point. Il rejoindra les pensées de Leibniz et orientera ses recherches vers le calcul dif-
férentiel.
Il aboutit au théorème des accroissements finis, en utilisant la continuité de la dérivée
d'une fonction sur un intervalle très petit.
Il faudra attendre L'Allemand Dirichlet qui, en 1829, publie les notions fondamenta-
les de dérivées d'une fonction en un point et de ce fait, précise les théorèmes concernant
la dérivabilité d'une fonction.

58
Chapitre
3
Fonction continue et
strictement monotone
sur un intervalle
cÄtÇ wâ v{tÑ|àÜx
❈ Activités préliminaires
❈ Cours
❖ Restriction d'une fonction
Image d'un intervalle par une fonction continue
❖ et strictement monotone
Fonction réciproque d'une fonction continue
❖ et strictement monotone
Fonction réciproque de la fonction
❖ f : x a x n ; x ≥ 0 et n ≥ 1.
❖ Dérivée de la fonction réciproque

❈ Résumé du cours
❈ Avec L’ordinateur
❈ Exercices et Problèmes
❈ Aperçu Historique

59
Fonction continue 3 Activités préliminaires
et strictement monotone

ACTIVITÉS PRÉLIMINAIRES

r r
( )
1 On a représenté dans un repère orthonormé o,i, j du plan, les courbes des
fonctions f et g suivantes : f : x a x-1 pour x ∈ ⎡⎣1,+∞⎡⎣ ; g : x a -x 3 pour x ∈ ⎤⎦-∞,1⎤⎦ .

1) a) Lire graphiquement le sens de variation de chacune de ces deux fonctions.


b) Justifier ces résultats.
2) a) Etudier la continuité de chacune de ces deux fonctions.
b) Déterminer l'image de l'intervalle [1, 5] par f et l'image de l'intervalle ]-1, 1]
par g.
3) On désigne par SD la symétrie axiale d'axe la droite D : y = x.
a) Reproduire les deux graphiques précédents.
b) Construire, avec Cf, la courbe (C1) = SD (Cf). Expliquer le procédé de
construction.
c) Construire, avec Cg, la courbe (C2) = SD (Cg).

2 1) Soit la fonction f définie sur par f(x) = x3 + 2x + 1.


a) Montrer que le taux d'accroissement de f entre deux réels distincts a et b est
strictement positif. En déduire le sens de variation de f sur .
b) Montrer que f est dérivable sur et que pour tout réel x, f '(x) > 0.
2) Soit la fonction g définie par g(x) = - x .
a) En utilisant le taux d'accroissement de g entre deux réels strictement positifs,
montrer que g est strictement décroissante sur ]0, +∞[.
b) Montrer que g est dérivable sur ]0, +∞[ et que pour tout réel x > 0, g'(x) < 0.

60
Fonction continue 3 Activités préliminaires
et strictement monotone

3 Soit la fonction f définie sur par f(x) = 2x - sinx


et représentée dans le graphique ci-contre :
1) a) Montrer que pour tout réel x on a
2x-1 G f(x) G 2x + 1.
b) Calculer alors lim f(x) et lim f(x) .
x→−∞ x →+ ∞
2) Montrer que f est dérivable sur et calculer f '(x).
3) a) Montrer que pour tout réel x on a f '(x) > 0.
b) Dresser le tableau de variation de f sur

4 Préciser, pour chacune des fonctions suivantes, le sens de variation sur


l'intervalle I :
1
a) f : x a x 3 ; I = ⎤⎦−∞, +∞⎡⎣ ; b) g : x a ; I = ⎤⎦0, +∞⎡⎣ ;
x
⎡ π ⎤ ⎡ π⎤
c ) h : x a cos(-2x) ; I = ⎢− , 0⎥ ; d) k : x a sin x ; I = ⎢0, ⎥ ;
⎣ 2 ⎦ ⎣ 2⎦
⎤ π π ⎡
e) u : x a tg x ; I = ⎥− , ⎢ ; f) v : x a cotg x ; I = ⎤⎦0, π ⎡⎣ .
⎦ 2 2⎣

61
Fonction continue 3 Cours
et strictement monotone

COURS
Restriction d'une fonction
Activité 1
r r
( )
Le plan est muni d'un repère o, i, j .
1) Tracer la parabole (P), représentative de la fonction f définie sur par f(x) = x2 - 3
2) On désigne par (C1) l’ensemble des points de (P) d'abscisses appartenant à l'in-
tervalle [0, 3],et par g la fonction dont la représentation graphique est la courbe (C1).
a) Colorier (C1) et donner l'expression de g(x).
b) Déterminer g([0, 3]).

Définition

Soit f une fonction définie sur un ensemble D et (C)


r r
( )
sa représentation graphique dans un repère o, i, j .
Soit I une partie de D.
On appelle restriction de la fonction f à I, la
fonction g définie sur I par g(x) = f(x), pour tout
x d l.
La représentation graphique de g est formée par
les points M de (C), de coordonnées (x, f(x)) f(x) = x 3 ; x ∈ ; g est la restriction
où x d l. de f à l’intervalle ⎡⎣0,+∞⎡⎣ .

Activité 2

⎧ x 2 -3x+2
⎪ f(x) = si x ≠1
On considère la fonction définie sur par ⎨ x-1

⎩ f(1) = 1

1) Soit g la restriction de f à l'intervalle ]-∞, 1].


a) Vérifier que g(x) = 2 - x.
b) En déduire que g est continue sur ]-∞, 1].
c) Déterminer le sens de variation de g.
2) Construire la représentation graphique C de f dans le plan muni d'un repère
r r
( )
o, i, j .

62
Fonction continue 3 Cours
et strictement monotone

Activité 3

On considère la fonction définie sur par f(x) = cosx.


Soit g la restriction de f à l'intervalle [0, π ] et qui est
représentée par le graphique ci-contre :
Quel est le sens de variation de g ? Justifier.

Image d'un intervalle par une fonction


continue et strictement monotone
Activité 1
r r
( )
Le plan est muni d'un repère orthogonal o, i, j .
1) a) Tracer la courbe (C) représentative de la fonction f définie sur
par f(x) = x2 - 2x + 3.
b) Déterminer le sens de variation de f sur [1, 3].
c) Représenter l'intervalle f ([1, 3]).
3
2) a) Tracer la courbe (C') représentative de la fonction g définie par g( x ) = .
x+1
b) Vérifier que g est continue sur l'intervalle [-4, -2] puis déterminer le sens de
variation de g sur cet intervalle.
c) Représenter l'intervalle g ([-4, -2]).
3) Soit la fonction h définie sur par h(x) = x3 + 3x - 1.
a) Montrer que h est strictement croissante sur .
b) Conjecturer sur l'image de [0, +∞[ par h.

Activité 2

Soit f une fonction continue sur un intervalle [a, b] et (C) sa courbe représentative
r r
( )
dans un repère orthogonal o, i, j . Reproduire les deux graphiques ci-dessous et
représenter, chaque fois, l'intervalle f([a, b]):

63
Fonction continue 3 Cours
et strictement monotone

Théorème

Soit f une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle I d'extré-


mités a et b (a < b).
Si f est strictement croissante sur I Si f est strictement décroissante sur I
alors alors

f([a, b]) = [f(a), f(b)] f([a


a, b]) = [f(b), f(a)]
f(]a, b]) = ] lim+ f(x) , f(b)] f(]a, b]) = [f(b) , lim
m+ f(x)[
x→a x→a

f([a, b[) = [f(a), lim− f(x)[ f([a, b[) = ] lim− f(x),f(a) ]


x→b x→b

f(]a, b[) = ] lim+ f(x), lim− f(x)[ f(]a, b[) = ] lim− f(x), lim+ f(x)[
x→a x→b x→b x→a

Théorème

Soit f une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle I de la


forme ] -∞, a] ou [a, +∞[ ou ] -∞, +∞[ (où a est un réel donné).
Si f est strictement croissante sur I Si f est strictement décroissante sur I
alors alors
f(]-∞, a]) = ] lim f(x), f(a)] f(]-∞, a]) = [f(a), lim f(x)[
x → −∞ x → −∞

f([a, +∞[) = [f(a), lim f(x)[ f([a, +∞[) = ] lim f(x), f(a)]
x →+∞ x →+∞

f(]-∞, +∞[) = ] lim f(x), lim f(x)[ f(]-∞, +∞[) = ] lim f(x), lim f(x)[
x → −∞ x →+∞ x →+∞ x → −∞

Activité 3

1) Soit f la fonction définie par f(x) = tgx .


a) Déterminer l'ensemble de continuité de f et montrer que f est strictement
⎤ π π⎡
croissante sur ⎥− , ⎢
⎦ 2 2⎣
⎤ π π⎡ ⎡ π⎡ ⎡ π π⎤
b) Déterminer l'image de chacun des intervalles ⎥− , ⎢ , ⎢0, ⎢ et ⎢− , ⎥ par f.
⎦ 2 2⎣ ⎣ 2⎣ ⎣ 4 4⎦
2) On considère la fonction g : x a -x 3 + 2 .
a) Etudier le sens de variation de f sur .
b) Déterminer l'image de l'intervalle [0,+∞[ par f.

64
Fonction continue 3 Cours
et strictement monotone

Fonction réciproque d'une fonction


continue et strictement monotone
Activité 1
r r
( )
Le plan est muni d'un repère orthonormé o, i, j .

1
Soit la fonction f définie sur par f(x) = x 2 et soit g sa restriction à l'intervalle
I = [0,+∞[. 4
1) Tracer la courbe (C) représentative de la fonction g.
2) a) Montrer que g est continue et strictement croissante sur I.
b) Déterminer l'intervalle J = g (I).
3) Soit y un réel positif. Prouver que l'équation g(x) = y admet une solution unique dans I.
4) On note h la fonction définie sur [0, +∞[ par h(x)= 2 x . r r
( )
a) Tracer la courbe (C') représentative de la fonction h dans le même repère o, i, j .
b) Montrer que M(x, y)d(C) équivaut à M' (y, x)d(C').
c) En déduire que la courbe (C') est symétrique de la courbe (C) par rapport à la droite
Δ : y = x.
d) Etudier la continuité et le sens de variation de la fonction h.
Commentaire : La fonction h s'appelle la fonction réciproque de la fonction g.
On note h = g-1.
La fonction g est une bijection de I sur g(I).
Théorème

Si f est une fonction strictement monotone sur un intervalle I de alors on a :

1) f est une bijection de I sur f (I).


2) La fonction réciproque f -1, de f, est strictement
monotone sur f (I) et plus précisément elle a le
même sens de variation que f.
3) Pour tout x de I et pour tout y de f (I),
y = f(x) équivaut à x = f -1(y).
4) Si de plus, f est continue sur I alors f -1 est
continue sur l'intervalle J = f (I).
5) Les courbes représentatives (C) et (C') de f et
f -1, dans un repère orthonormé du plan, sont
symétriques par rapport à la première
bissectrice Δ : y = x du repère.

65
Fonction continue 3 Cours
et strictement monotone

Activité 2
r r
( )
Le plan est muni d'un repère orthonormé o, i, j .
x 2 −1
Soit la fonction f définie sur l'intervalle I = ]0, +∞[ par f(x) = .
1) Dresser le tableau de variation de f. 2 x
2) Montrer que f est une bijection de I sur .
3) Soit y un réel.
a) Résoudre, dans I, l'équation f(x) = y où x est l'inconnue.
b) En déduire l'expression de f -1(y).
r r
( )
4) Tracer, dans le repère o, i, j , les courbes représentatives de f et de f -1.

Fonction réciproque de la fonction


f : x → x n ; x ≥ 0 et n ≥ 1
Activité 1

1) Montrer que la fonction f : x a x 2 est bijective de sur .


2) Préciser sa fonction réciproque.

Activité 2
r r
( )
Le plan est muni d'un repère orthonormé o, i, j . Soit f la fonction définie sur
l'intervalle [0, +∞[ par f(x) = x3.
1) Déterminer le sens de variation de f sur ]0, +∞[ .
2) En déduire que f est une bijection de ]0, +∞[ sur ]0, +∞[ .On note f -1 sa fonction
réciproque.
3) Tracer les courbes représentatives de f et de f -1.
1
4) Calculer f -1(a) dans chacun des cas suivants : i) a = 1 ; ii) a = 8 ; iii) a = .
125
Activité 3

Soit f la fonction définie sur l'intervalle [0, +∞[ par f(x) = xn où n désigne un entier
naturel supérieur ou égal à 1.
1) Déterminer le sens de variation de f sur ]0, +∞[ .
2) En déduire que f est une bijection de ]0, +∞[ sur ]0, +∞[ .
3) Montrer que pour tout x > 0 on a f o f -1(x) = x

66
Fonction continue 3 Cours
et strictement monotone

Remarques et commentaires

* On a f (0) = 0. On pourra ainsi, poser f -1(0) =0 et par la suite le domaine de


définition de f -1 sera [0, +∞[ .
* Pour tous réels x et y appartenant à [0, +∞[ on a f -1(x) = y ⇔ x = f (y) = y n.
n n
On note y = x .C’est-à-dire f -1(x) = x .
Plus généralement, on a le théorème qui suit.

Théorème
Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 1.
La fonction f: x a x n est une bijection de [0, +∞[ sur [0, +∞[ .
Sa fonction réciproque f -1 est définie sur [0, +∞[ par f -1(x) = n x .
1 1
(On note également, f -1(x) = x n et pour n = 2 , f -1(x) = x 2 = x ).

Activité 4
r r
Le plan est muni d'un repère orthonormé o, i, j . ( )
Soit f la fonction définie sur l'intervalle [0, +∞[ par f(x) = x n où n désigne un entier natu-
rel supérieur à 1 et soit sa fonction réciproque f -1 définie sur [0, +∞[ par f -1(x) = n x.
1) Etudier la continuité et le sens de variation de f -1.
2) a) Que peut-on dire des courbes de f et de f -1 ?
n
x
b) En déduire que lim x = +∞ et lim
n
= 0.
x →+ ∞ x →+ ∞ x
r r
( )
3) Tracer, dans le repère o, i, j , les courbes représentatives des fonctions suivantes:

g: x a x ; h: x a 3 x et k: x a 4 x ( x ∈ [0, +∞[ ).

Propriétés
Soit n un entier naturel supérieur à 1.
Soit la fonction f : x a x n définie sur [0, +∞[ et soit sa fonction réciproque f -1définie
n
sur [0, +∞[ par f -1(x) = x . On a :
La fonction f -1 est continue et strictement croissante sur [0, +∞[ .
r r
( )
Dans un repère orthonormé o, i, j du plan, les courbe de f et f -1 sont symétriques
par rapport à la première bissectrice Δ : y = x du repère.

67
Fonction continue 3 Cours
et strictement monotone

Propriétés

Soit n un entier naturel supérieur à 1.


• Pour tout x ≥ 0, ( n x ) n = x .
• lim n
x = 0, lim n x = n
l (l > 0)
x→0 + x→l

n
x
lim n
x = +∞ et lim =0
x →+∞ x →+ ∞ x
3
C3 : courbe de f(x) = x
3
C’3 : courbe de f -1(x) = x
4
C4 : courbe de g(x) = x
4
C’4 : courbe de g -1(x) = x

Activité 5
1
Soient les fonctions u, v et f définies par u(x) = x ; v( x ) = x = x et f = v o u (x ≥ 0)
2 3 3

a) Etudier la continuité de f sur [0, +∞[.


b) Calculer lim f(x) .
x →+ ∞
c) Calculer les images de 0 et 1 par f.
1
Notation : Pour tout réel x ≥ 0 ,on a f(x) = v o u(x) = ( x ) qu'on note plus simplement
2 3

2
f(x) = x . Plus généralement, pour tous entiers naturels p et q supérieurs à 1 et pour
3

p 1

tout réel x ≥ 0, on pose x q = (x p ) q = x p .


q

Dérivée d'une fonction réciproque


Activité 1

Soit la fonction f : x a x 2 pour x ∈ [0, +∞[ .


1) Prouver que f réalise une bijection de [0, +∞[ sur [0, +∞[ et définir sa fonction
réciproque f -1.
2) Montrer que f -1 est dérivable sur ]0, +∞[ et calculer (f -1)'(x).
3) Soit y0 un élément de ]0, +∞[ et soit x0 l'élément de ]0, +∞[ tel que f(x0) = y0.
1 1
Vérifier que (f -1)' (y0 ) = = -1
.
f ' (x 0 ) f ' (f (y0 ))

68
Fonction continue 3 Cours
et strictement monotone

Théorème
Soit f une bijection d'un intervalle I de sur J = f(I) ; soit x0 un réel de I et y0 = f(x0).
Si f est dérivable en x0 et f '(x 0 ) ≠ 0 alors la fonction réciproque f -1 de f est dérivable
1 1
en y0 et on a : (f -1)' (y0 ) = = -1
.
f ' (x 0 ) f ' (f (y0 ))

Activité 2

Soit la fonction f : x a x 2 + 4 x - 3 . On désigne par g la restriction de f à l'intervalle


[-2, +∞[.
1) Montrer que g est une bijection de [-2, +∞[ sur un intervalle J que l'on précisera.
2) Soit g-1 la fonction réciproque de g.
a) Etudier la dérivabilité à droite de g-1 en y0 = (-7).
b) Déterminer g -1(-3) et montrer que g-1 est dérivable en (-3) et calculer (g-1)'(-3).
3) Quelle est la partie de J sur laquelle g-1 est dérivable ?
corollaire
Soit f une bijection d'un intervalle I de sur J = f(I).
Si f est dérivable sur I et f ' ne s'annule pas sur I alors la fonction réciproque f -1 de
1
f est dérivable sur J et on a : (f -1)' =
f ' o f -1

Remarque : Si f est dérivable en un point x0 et f '(x0) = 0 alors f-1 n'est pas


dérivable en y0 = f(x0).

Activité 3 (Les questions 1), 2) et 3) sont indépendantes)


x +1
1) a) Montrer que la fonction f : x a est une bijection de ]1, +∞[ sur ]1, +∞[ .
x −1
-1
b) Soit f la fonction réciproque de f. Montrer que f -1 est dérivable sur ]1, +∞[ et
calculer de deux manières sa fonction dérivée.

2) Soit la fonction g : x a n x . Montrer que g est dérivable sur ]0, +∞[


n
x
et que g'(x) =
n.x
3) Soit la fonction h : x a tgx .
⎤ π π⎡
a) Montrer que h réalise une bijection de ⎥− , ⎢ sur .
⎦ 2 2⎣
b) Déterminer h -1(1) et h -1( 3).
c) Montrer que h -1 est dérivable en 1 et en 3 et calculer ( h -1)’ (1) et ( h -1)’ ( 3).
d) Montrer que h -1 est dérivable sur et prouver que pour tout réel x on a
1
(h-1)' (x) =
1+ x 2
69
Fonction continue 3 Résumé du Cours
et strictement monotone

RÉSUMÉ DU COURS

Restriction d'une fonction :


Soit f une fonction définie sur un ensemble D et (C) sa représentation graphique
r r
( )
dans un repère o, i, j .
Soit I une partie de D.
On appelle restriction de la fonction f à I, la fonction g définie sur I par
g(x) = f(x) , pour tout x d l .
La représentation graphique de g est formée par les points M de (C),
de coordonnées (x, f(x) ) où x d l .
Image d'un intervalle par une fonction continue
et strictement monotone :
- Soit f une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle I
d'extrémités a et b (a < b)
Si f est strictement Si f est strictement
croissante sur I alors décroissante sur I alors
f([a, b]) = [f(a), f(b)] f([a, b]) = [f(b), f(a)]
f(]a, b]) = ] lim+ f(x) , f(b)] f(]a, b]) = [f(b) , lim+ f(x)[
x→a x→a

f([a, b[) = [f(a) lim− f(x)[ f([a, b[) = ] lim− f(x),f(a)]


x→b x→b

f(]a, b[) = ] lim+ f(x), lim− f(x)[ f(]a, b[) = ] lim− f(x), lim+ f(x)[
x→a x→b x→b x→a

- Soit f une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle I de la


forme ] -∞, a] ou [a, +∞[ ou ] -∞, +∞[ .

Si f est strictement Si f est strictement


croissante sur I alors décroissante sur I alors
f(]-∞, a]) = ] lim f(x), f(a)] f(]-∞, a]) = [f(a), lim f(x)[
x → −∞ x → −∞

f([a, +∞[) = [f(a), lim f(x)[ f([a, +∞[) = ] lim f(x), f(a)]
x →+∞ x →+∞

f(]-∞, +∞[) = ] lim f(x), lim f(x)[ f(]-∞, +∞[) = ] lim f(x), lim f(x)[
x → −∞ x →+∞ x →+∞ x → −∞

70
Fonction continue 3 Résumé du Cours
et strictement monotone

Théorème de la bijection :
Si f est une fonction strictement monotone sur un intervalle I de alors on a :

1) f est une bijection de I sur f (I).


2) La fonction réciproque f -1, de f, est strictement
monotone sur f (I) et plus précisément elle a le
même sens de variation que f.
3) Pour tout x de I et pour tout y de f (I),
y = f(x) équivaut à x = f -1(y).
4) Si de plus, f est continue sur I alors f -1 est
continue sur l'intervalle J = f (I).
5) Les courbes représentatives (C) et (C') de f et
f -1, dans un repère orthonormé du plan, sont
symétriques par rapport à la première
bissectrice Δ : y = x du repère.

Dérivée d'une fonction réciproque :


Théorème
Soit f une bijection d'un intervalle I de sur J = f(I) ; soit x0 un réel de I
et y0 = f(x0).
Si f est dérivable en x0 et f '(x0) ! 0 alors la fonction réciproque f -1 de f
est dérivable en y0 et on a :
1 1
(f -1)' (y0 ) = = -1
.
f ' (x 0 ) f ' (f (y0 ))

Corollaire
Soit f une bijection d'un intervalle I de sur J = f(I).
Si f est dérivable sur I et f ' ne s'annule pas sur I alors la fonction réciproque
-1
f de f est dérivable sur J et on a :
1
(f -1)' = .
f ' o f -1

71
Fonction continue 3 Avec L’ordinateur
et strictement monotone

AVEC L’ORDINATEUR

Activité

On considère la fonction f définie sur par f ( x ) = x 2 + 1 + 2x .


Avec le logiciel Cabri II plus,
Ecrire l'expression sqrt(x^2+1) + 2x.
Montrer les axes du repère.
Appliquer l'expression précédente sur l'un des axes du repère. On obtient ainsi, la
courbe représentative C de f.
Conjecturer le sens de variation de f.
En déduire que f réalise une bijection de sur .
Construire la droite Δ, la bissectrice de l'angle AÔB, où A(0, 1) et B(1, 0).
Marquer un point M sur la courbe C ( point sur objet ).
Construire le point M' l'image de M par la symétrie axiale SΔ .
Tracer le lieu C ’ du point M' quand M varie sur C . Que représente la courbe C ’ ?
Utiliser coordonnées ou équation du logiciel pour afficher l'équation (E') de la cour-
be C ’.
⎧⎪ ⎫
2x + x 2 + 3 2x − x 2 + 3 ⎪
Montrer que ( E' ) ⇔ f(y) = x ⇔ y ∈ ⎨ ; ⎬
⎪⎩ 3 3 ⎪⎭
Déplacer le point M jusqu'à le point A et conjecturer que B est un point de la courbeC ’.
En déduire la valeur de y qui correspond à l'expression de f -1(x).

72
Fonction continue 3 Exercices et Problèmes
et strictement monotone

EXERCICES ET PROBLÈMES

1 Soit f la fonction définie sur [0, +∞[ 5 Soit f la fonction définie sur ]-2, +∞[
par f(x) = x2 + 1. -1+2x
par f(x) =
a) Montrer que f admet une fonction réci- 6 + 3x
proque dont on précisera l'ensemble de a) Donner le sens de variation de f sur
définition J. ]-2, +∞[ .
b) Calculer f -1(1) , f -1( 2 ) et f -1( 3 ). b) En déduire que f réalise une bijection
c) Donner le sens de variation de f -1 et de ]-2, +∞[ sur un intervalle I que l'on pré-
préciser sur quel ensemble elle est déri- cisera.
vable. c) Calculer f -1(x) pour x élément de I.
d) Expliciter f -1(x) pour x élément de J. d) Construire les courbes représentatives
e) Construire dans un repère orthonormé de f et f -1 dans un repère orthonormé du
les courbes représentatives de f et f -1. plan.
2 Soit g la fonction définie sur [0, +∞[ 6 Soit f la fonction définie sur par
2
x
par g(x) = − 1+ x . f(x) =
a) Montrer que g admet une fonction réci- 1+ x 2
proque. 1) a) Montrer que f est dérivable et déter-
b) Préciser le domaine de définition miner sa fonction dérivée.
J de g -1. b) Dresser le tableau de variation de f.
c) Calculer g -1(x) pour x élément de J. 2) Soit g la restriction de f à l'intervalle
e) Construire dans un repère orthonormé ]0, +∞[.
les courbes représentatives de g et g -1. a) Montrer que g réalise une bijection de
]0, +∞[ vers un intervalle J qu'on précisera.
3 On considère la fonction h définie b) Donner l'expression de g -1(x) pour x
1 élément de J.
sur ]0, +∞[ par h(x) = x − .
x c) Tracer les courbes (C) de g et (C') de
1) Montrer que h admet une fonction réci- g-1 dans un repère orthonormé.
proque, et préciser le domaine de défini-
7 On considère la fonction f définie sur
tion J de h -1.
2
2) Calculer h -1(x) pour x élément de J. ]0, π[ par f(x) =
3) Construire dans un repère orthonormé sin x
1) Dresser le tableau de variation de f.
les courbes représentatives de h et h -1.
2) Soit g la restriction de f à l'intervalle
4 On considère la fonction suivante : ⎤ π⎤
⎤ π π⎡ ⎥0, ⎥ .
f: ⎥− , + ⎢ → ⎦ 2⎦
⎦ 2 2⎣ a) Montrer que g admet une fonction réci-
x a tgx
x proque dont on précisera l'ensemble de
définition.
1) Montrer que f est bijective. b) Calculer g -1(2) et g -1(4).
2) Construire dans un repère orthonormé 3) Construire dans un repére orthonormé
les courbes représentatives de f et f -1. les courbes de g et g -1
73
Fonction continue 3 Exercices et Problèmes
et strictement monotone

8 Soit la fonction f définie sur [0, +∞[ 11 On considère la fonction


par f(x) = x 5 . g:⎡⎣0,π⎤⎦ → ⎡⎣−1, 1⎤⎦
a) Montrer que f admet une fonction
réciproque qu'on précisera. x a cos x
b) Construire les courbes de f et f -1. 1) Montrer que g est une bijection.
2) Déterminer les images des réels
9 Soit g la fonction définie sur [0, +∞[
1 1
0, , 1 et - par la fonction g -1.
par g(x) = 2 x +1
3
2 2
a) Montrer que g est dérivable sur [0, +∞[ 3) Construire les courbes de g et g -1.
et calculer g '(x) pour x > 0. 4) Soit x un réel de [-1, 1].
g(x) − 1 a) Calculer cos(g -1(x)) et sin(g -1(x)) en
b) Calculer lim .
x → 0+ x fonction de x.
Interpréter le résultat obtenu. b) Montrer que g -1(-x) = π - g -1(x).
c) Dresser le tableau de variation de g.
d) En déduire que g réalise une bijection 12 Soit la fonction f définie sur par
de [0, +∞[ sur un intervalle J que l'on f(x) = 2x-sinx.
précisera. 1) Montrer que f est une bijection
e) Calculer g -1(x) pour x élément de J. de sur .
f) Construire les courbes représentatives 2) a) Montrer que l'équation f(x) = 4
de g et g -1 dans un repère orthonormé admet une solution unique α dans .
du plan . b) Vérifier que 2,2 1 α 1 2,4 .
10 Soit la fonction f définie par 3) Soit la fonction g définie sur par
1
1- x g(x) = 2 + sinx .
f(x) = 2
1+ x a) Vérifier que g(α) = α .
1) a) Montrer que f est dérivable sur b) Montrer que pour tout réel x on a
1
-1 g '( x ) ≤ .
]0,+∞[ et que f '(x) = 2
x(1+ x )2 c) En déduire que pour tout réel x on a :
b) Dresser alors, le tableau de variation 1
de f sur [0,+∞[ . g( x ) − α ≤ x − α .
2
c) Montrer que f admet une fonction réci-
proque f -1 définie sur un intervalle J que 13 On considère la fonction suivante :
l'on précisera. f : ⎤⎦1,+∞⎡⎣ →
d) Déterminer le réel positif x tel que 1
1 x a 1+
f(x) = x
2 1
e) Calculer f(4) et (f -1) '(− ) . 1) Montrer que f réalise une bijection de
3 l'intervalle ]1, +∞[ vers un intervalle J que
2) On pose g(x) = f(x) - x . l’on précisera.
a) Montrer que g est une bijection de 2) Déterminer f -1(x) pour x élément de J.
[0, +∞[ sur ]-∞, 1] . 3) Tracer dans un repère orthonormé les
b) En déduire que l'équation f(x) = x pos- courbes représentatives de f et de f -1.
sède une solution unique α dans [0,+∞[.
c) Montrer que 0 < α < 1.
74
Fonction continue 3 Exercices et Problèmes
et strictement monotone

4) Montrer que l'équation f(x) = x admet 16 Soit g la fonction définie sur par
une solution unique α dans ]1, +∞[ . g(x) = 2x3 + 3x2 + 1
5) Montrer que pour tout x de ]1, +∞[ 1) a) Dresser le tableau de variation de g.
1 b) En déduire que l'équation g(x) = 0
on a f'(x) ≤ .
2 possède dans une solution unique α et
6) En déduire que pour tout x de ]1, +∞[ vérifier que -1.7 < α < -1.6.
1 c) Déterminer le signe de g(x) dans
on a f(x) − α ≤ x − α .
2 chacun des intervalles ]-∞, α[ et [α, +∞[ .
14 Soit la fonction f définie pour x appar- 2) Soit f la fonction définie su \ {1}
⎤ 1⎤ 1+ x
tenant à l'intervalle ⎥−∞, ⎥ par par f(x) = .
⎦ 2⎦ 1− x 3
f(x) = 2 − −2x + 1
1) a) Montrer que f est dérivable sur a) Déterminer les limites de f aux bor-
nes de son domaine de définition.
⎤ 1⎡
⎥−∞, ⎢ , calculer f '(x) et dresser le Interpréter ces résultats géométrique-
⎦ 2⎣ ment.
tableau de variation de f. b) Montrer que pour tout x de \ {1} .
b) En déduire que f réalise une bijection g(x)
⎤ f '(x) = .
1⎤ (1− x 3 )2
de ⎥−∞, ⎥ sur un intervalle J que l'on c) Dresser le tableau de variation de f.
⎦ 2⎦
3) Soit h la restriction de f à l'intervalle
précisera.
]1, +∞[ .
2) Expliciter f -1(x) pour x appartenant à J.
a) Montrer que h est une bijection de
3) Déterminer l'ensemble sur lequel f -1
]1, +∞[ sur un intervalle J que l'on déter-
est dérivable.
4) Calculer (f -1)’(1) . minera.
3
b) Calculer h(2), en déduire (h -1) '(− ) .
15 Soit la fonction h définie par 7
x
h(x)= c) Tracer les courbes de h et h -1 dans un
x -1 même repère orthonormé du plan.
1) Déterminer l’ensemble de définition de
h et montrer que h est une fonction 17 Soit g la fonction définie sur [-1, 0]
impaire et préciser les asymptotes a sa par g(x) = 2x3 - 3x2 +3
courbe. a) Dresser le tableau de variation de g.
2) Dresser le tableau de variation de h. b) En déduire que g admet une fonction
3) Soit g la restriction de h à l'intervalle réciproque.
]0, 1[. c) Montrer que l'équation g(x)=0 admet une
a) Montrer que g réalise une bijection de solution unique x0 appartenant à ]-1, 0[.
]0, 1[ sur un intervalle J que l'on détermi- d) Calculer (g -1)'(0) en fonction de x0.
nera. e) Construire dans un repère orthonormé
b) Calculer g -1(x) pour x élément de J. les courbes représentatives de g et g -1.
c) Etudier la dérivabilité de g -1 sur J et
calculer (g -1)'(x) pour x élément de J.
d) Construire les courbes de g et g -1
dans un même repère orthonormé.
75
Fonction continue 3 Exercices et Problèmes
et strictement monotone

⎡ π⎡
18 Soit la fonction f définie par 20 Soit la fonction f définie sur ⎢0, ⎢
x ⎣ 2⎣
f(x)= . 1
1-x par f(x) =
cos x
1) Etablir le tableau de variation de f. ⎡ π⎡
2) a) Montrer que f admet une fonction 1) Montrer que f est dérivable sur ⎢0, ⎢ .
⎣ 2⎣
réciproque f -1 dont on précisera le domai-
ne de définition. 2) Montrer que f réalise une bijection de
b) Déterminer (f -1)(1) et (f -1)(2). ⎡ π⎡
c) Montrer que f -1 est dérivable en 1 et en ⎢0, ⎢ sur [1, +∞[ .
⎣ 2⎣
2 et calculer (f -1)' (1) et (f -1)' (2).
d) Donner une équation de la tangente T 3) a) Etudier la dérivabilité de f -1 à droite
à la courbe (C ) de f en son point d'ab- en 1.
scisse 0.5 . b) Montrer que f -1 est dérivable sur
e) Donner une équation de la tangente T' ]1, +∞[ et calculer ( f -1 )'(x) pour tout
à la courbe (C') de f -1 en son point d'ab- x ∈ ]1, +∞[ .
scisse 1.
3) Tracer, dans un même repère ortho-
normé les courbes (C) et (C') et les droi-
tes T et T'.
4) Définir f -1.
5) Soit la fonction g définie pour tout x de
⎤ π⎡
⎥0, ⎢ par g(x) = f(sinx) .
⎦ 2⎣
⎤ π⎡
Montrer que g est dérivable sur ⎥0, ⎢
et calculer g'(x). ⎦ 2⎣

19 Soit la fonction f définie sur [0, 2[ par


x3
f(x)= .
2− x
1) Etablir le tableau de variation de f.
2) Montrer que f admet une fonction
réciproque f -1 dont on précisera le domaine
de définition

76
Fonction continue 3 Aperçu Historique
et strictement monotone

APERÇU HISTORIQUE

Gottfried Wilhelm
Leonhard Euler von Leibniz
Suisse (1707 ; 1783) Allemand (1646 ; 1716)

Le concept de fonction - La notation fonctionnelle :

Leibniz ( philosophe et savant à l'époque de Louis XIV ) a utilisé dans ses écrits et
pour la première fois les notations fonctionnelles. Il précise le concept de fonction
[en latin : funtio veut dire : accomplissement, exécution ] que Newton appela
fluxion. Leibniz utilise des lettres grecques pour désigner des fonctions, comme p
pour désigner une fonction de x. Bernouilli utilisa aussi ϕx pour la notation ϕ(x). Les
notations fx puis f(x) sont dues à Euler et cette dernière notation fut particulièrement
adoptée par D'Alembert ( 1750 ).

« …Ce qu'on enseigne habituellement en Analyse sur les fonctions, ou quantités


déterminées de quelque manière que ce soit par une variable, se réduit aux seules
fonctions qu'on appelle continues et dont la formation dépend d'une certaine loi . Cela se
voit principalement par la doctrine des courbes, pour lesquelles les ordonnées, en tant
qu'elles sont déterminées par les abscisses , tiennent lieu de fonctions. Si bien que la nature
de toutes les fonctions peut être très avantageusement représentée par des courbes .
Ainsi, de quelque manière que la quantité y est déterminée par x , c'est à dire quelque
fonction y qu'on ait de x, on peut toujours tracer une courbe dont l'ordonnée y
corresponde précisément à une abscisse quelconque et estimer que cette courbe
représente convenablement la nature de cette fonction .D'où, réciproquement, si l'on
pose une courbe quelconque , ses ordonnées exhibent certaines fonctions des abscisses .
La nature de ces fonctions est constituée dans la nature même de la courbe .Tant qu'à
chaque abscisse, en effet, correspond une certaine ordonnée, on considère à bon droit sa
valeur comme une certaine fonction de l'abscisse .Et lorsque l'ordonnée devient
imaginaire, ou lorsqu'elle prend simultanément plusieurs valeurs, on distingue
parfaitement bien cette particularité à partir de la nature de la fonction … »

Léonhard Euler
De l'utilisation des fonctions discontinues en Analyse ( 1765 )

77
Chapitre
4

Etude de Fonctions

Plan du chapitre
❈ Activités préliminaires
❈ Cours
❖ Etude d'exemples de fonctions polynômes.

❖ Etude d'exemples de fonctions rationnelles

❖ Etude d'exemples de fonctions irrationnelles.

❖ Etude d'exemples de fonctions trigonométriques.

❈ Résumé du cours
❈ Avec L’ordinateur
❈ Exercices et Problèmes
❈ Aperçu Historique

78
Etude de Fonctions 4 Activités préliminaires

ACTIVITÉS PRÉLIMINAIRES

1 Le plan est muni d'un repère cartésien.


On a représenté ci-contre la courbe C
d'une fonction f définie et dérivable sur .
1) a) Préciser les extrema de f dans [0, 4].
b) Préciser le sens de variation de f sur [0, 4].
c) En déduire le signe de la dérivée f ' sur [0, 4].
d) Résoudre graphiquement, dans [0, 4] ,
l'équation f(x) = 0 .
2) Sachant que f est définie sur par
f(x) = -x3 + 6x2 - 9x + 1 .
a) Calculer f '(x) et dresser le tableau
de variation de f sur .
b) Montrer que l'équation f(x) = 0 admet exactement trois racines dans .
c) Donner pour chacune des racines un encadrement à 10 -1 prés.
r r
2 (
Le plan est muni d'un repère orthogonal R = O, i , j )
2x − 4 x + 3
2
Soit la fonction f : x a et soit C sa courbe représentative dans
le repère R. ( x − 1) 2

1) Déterminer l'ensemble de définition D de f.


2) Etudier la continuité de f sur D.
3) Montrer que la droite Δ : x = 1 est un axe de symétrie de la courbe C .

Soit f une fonction définie sur D et C sa courbe représentative dans un repère


r r
orthogonal (O, i , j) . Soit a un réel et Δ la droite d'équation x = a.
La droite Δ est un axe de symétrie de la courbe C si et seulement si pour tout x
de D, (2a -x) d D et f (2a -x) = f(x).

r r
3 Le plan est muni d'un repère orthonormé (O, i , j)
Soit la fonction f : x a sin(4 x )
1) Montrer que f est une fonction impaire.
2) Préciser le domaine de dérivabilité de f et calculer f '(x).
π π π
3) Calculer les images de 0 ; ; ; et π par f.
4 3 2 π
4) Montrer que la fonction f est périodique de période .
2
79
Etude de Fonctions 4 Activités préliminaires

⎡ π⎤
5) Dresser le tableau de variation de f sur ⎢0, ⎥
⎣ 4⎦
⎡ π π⎤
et construire sa courbe représentative dans ⎢− , ⎥ .
⎣ 4 4⎦

Soit f une fonction définie sur et T un réel strictement positif.


La fonction f est périodique de période T si pour tout réel x, f (x + T) = f(x).

4 Soit f la fonction définie sur par f(x) = x3 - 3x2 + 5x - 2 . r r


On désigne par C sa courbe représentative dans un repère (O, i , j) du plan.
1) Montrer que pour tout x réel on a : f(x) = (x - 1)3 + 2(x - 1) + 1 .
2) Montrer que le point W (1, 1) est un centre de symétrie de C.
r r
3) Donner une équation de C dans le repère (W , i , j)
4) Montrer que le point W (1, 1) est un point d'inflexion de la courbe C.
5) Dresser le tableau de variation de f et construire C .

Soit f une fonction définie sur D et C sa courbe représentative dans un repère


r r
(O; i , j) du plan. Soit W(a,b) un point du plan. Le point W est un centre de symé-
trie de la courbe C, si et seulement si pour tout x de D, (2a - x) d D et
f(2a - x) = 2b - f(x).

1
5 1) On considère la fonction f définie sur par : f (x) =
1+ x 2 r r
On désigne par C la courbe représentative de f dans un repère (O, i , j) du plan.
r
( )
a) Etudier la parité de f, en déduire que la droite O, j est un axe de symétrie
pour la courbe C .
b) Dresser le tableau de variation de f sur [0, +∞[ puis construire C .
2) Soit la fonction g définie sur par : g(x) = x3 + x . On désigne par C ' la courbe
r r
représentative de g dans un repère (O, i , j) du plan.
a) Montrer que g est impaire. En déduire que O est un centre de symétrie pour
la courbe C '.
b) Etudier les variations de g sur [0, +∞[ puis construire C '.

80
Etude de Fonctions 4 Activités préliminaires

2x 2 + x + 1
6 Soit la fonction f : x a
x
On désigne par C la courbe représentative de f dans un repère orthogonal
r r
(O, i , j) du plan.
c
1) Déterminer les réels a, b et c tels que ∀x ∈ , f ( x ) = ax + b +
x
En déduire que la courbe C admet au voisinage de l'infini une asymptote oblique
que l'on précisera. Quelle est la nature de l'autre asymptôte à C ?
2) Etudier les variations de f et construire sa courbe C.

On dit que la droite Δ : y = ax + b est une asymptote oblique à la courbe de f


au voisinage de -∞ ( resp. de +∞ ) lorsqu'on a : lim ⎡⎣ f(x) - (ax+b)⎤⎦ = 0
x → -∞

( resp. lim ⎡⎣ f(x) - (ax+b)⎤⎦ = 0


x → +∞
)

81
Etude de Fonctions 4 Cours

COURS
Etude d'exemples de fonctions polynômes
Activité 1

Dans la figure ci-contre, OA = 8, le triangle OMN est équilatéral, M est un point du


segment [OA].
On pose OM = x et on désigne par f(x) l'aire du triangle OMN et par g(x) l'aire
du triangle AMN.
1) Exprimer f(x) et g(x) en fonction de x.
2) Etudier les fonctions f et g et tracer leurs
courbes représentatives dans un même
repère orthonormé du plan.
3) Résoudre graphiquement, puis algébriquement,
l'équation f(x) = g(x) et l'inéquation f(x) > g(x).

Activité 2
r r
Le plan est muni d'un repère orthogonal (O, i , j) .
Le plan est muni r rd'un repère
orthogonal (O, i , j) .Soit f une
On considère la fonction f définie sur par
3 2
fonction définie sur une par-
f(x) = x - 3x + 3.
tie D de et C sa courbe
r r
On désigne par C la courbe représentative de f
r r représentative dans (O, i , j) .
dans un repère orthogonal (O, i , j) . On désigne par g et h les
1) a) Dresser le tableau de variations de f. fonctions définies sur D par
b) Etudier les branches infinies de C. g: x a f ( x ) + k
2) a) Montrer que pour tout réel x on a : (k réel fixé) et h: x a − f(x).
f(x) = (x - 1)3 - 3(x - 1) + 1. On a alors, les résultats
b) En déduire que le point I (1,1) est un centre suivants :
de symétrie de C. *La courbe représentativer r de
3) a) Déterminer une équation cartésienne g dans le repère (O, i , j) est
de la tangente T à C en I. l'image parr la translation de
b) Montrer que le point I est un point vecteur k j de la courbe C
d'inflexion de C. de f.
4) Construire T et C. **La courbe représentative r r
5) Déduire la courbe representative C ' de la de h dans le repère (O, i , j)
fonction g : x a x 3 − 3 x 2 à partir de celle de f. est l'image de la courbe C
r r
6) Construire, dans le repère (O, i , j) , la courbe de f par rla symétrie axiale
d'axe (O , i ) .
representative C ” de la fonction h : x a x 3 − 3 x 2

82
Etude de Fonctions 4 Cours

Activité 3

Soit f la fonction définie sur par f(x) = x4 - 2x2 + 2 . r r


On désigne par C sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O, i , j) .
1) a) Montrer que f est une fonction paire.
b) Dresser le tableau de variation de f sur .
c) Préciser les branches infinies de C.
2) a) Tracer C.
b) Utiliser le graphique pour déterminer le nombre de solutions de l'équation
f(x) = m, où m est un paramètre
r r réel.
3) Tracer, dans le repère (O, i , j) et avec une autre couleur la courbe C' représenta-
tive de (-f ).

Activité 4

Soit f la fonction définie sur par f(x) = x3 + x2 + x + 5 .


1) Montrer f est dérivable sur et calculer f '(x).
2) Dresser le tableau de variation de f. r r
3) Construire la courbe représentative de f dans un repère orthonormé (O, i , j) .

Etude d'exemples de fonctions rationnelles


Activité 1
r r
Le plan est rapporté à un repère orthonormé (O, i , j) .
Soit A le point de coordonnées (1, 2).
A chaque point M(x, 0) tel que (x >1),
on associe le point N de l'axe (Oy) des ordonnées
de façon que A, M et N soient alignés
(voir figure ci-contre) :
On désigne par S(x) l'aire du triangle OMN.
1) a) Exprimer l'ordonnée de N en fonction de x.
x2
b) En déduire que S( x ) = .
x −1
2) a) Dresser le tableau de variation de la fonction S sur ]1, +∞[.
b) En déduire x pour que l'aire de OMN soit minimale.
1
3) a) Déterminer les deux réels a et b tels que pour tout x > 1, S( x ) = ax + b + .
x −1
b) En déduire que la droite Δ : y = x +1 est une asymptote à la courbe
représentative (C) de la fonction S au voisinage de +∞.
c) Tracer Δ et (C) dans le repère .

83
Etude de Fonctions 4 cours

Activité 2
2
Soit la fonction f : x a 3 + .On désigne par C la courbe représentative de f dans
r r x −1
un repère (O, i , j) du plan et par W le point de coordonnées
r r (1, 3).
1) a) Donner une équation de C dans le repère (W , i , j) .
b) En déduire que W est un centre de symétrie de la courbe C.
2) Etudier les variations de f et construire sa courbe C.

Activité 3
r r
Le plan est rapporté à un repère orthonormé (O, i , j) .
2x 2 − x + 1
Soit f la fonction définie par f(x) = .On désigne par C la courbe
3x − 3
représentative de f.
f(x)
1) a) Déterminer les réels a et b tels que : lim = a et lim ⎡⎣f(x) − ax ⎤⎦ = b .
x →+∞ x x →+∞
b) En déduire que la droite D : y = ax + b est une asymptote oblique à la courbe
représentative de f au voisinage de +∞ .
2) Montrer que la courbe C possède un centre de symétrie que l'on précisera.
3) Dresser le tableau de variation r rde f.
4) Tracer C dans le repère (O, i , j) .
5) Soit g la restriction de f à l’intervalle I = [ 2 , +∞ [.
a) Montrer que g réalise une bijection de I sur un intervalle J que l’on précisera.
b) Soit g-1 la fonction réciproque de g.
Etudier la continuité, la dérivabilité et le sens de variation de g r -1r sur J.
c) Tracer la courbe représentative (C’) de g-1 dans le repère (O, i , j) .

Activité 4
x3
Soit la fonction f : → , f(x) = 2 et soit C sa courbe représentative dans
r r x + 3x + 3
repère orthonormé (O, i , j) du plan.
1) Etudier le sens de variation de f sur .
2) a) Montrer que C admet une asymptote oblique D dont on donnera une équation
cartésienne.
b) Etudier la position de C par rapport à D.
3) Montrer que la courbe C possède un centre de symétrie I que l'on précisera et
donner une équation cartésienne r r de la tangente à C au point I.
4) a) Tracer, dans le repère (O, i , j) , D, T et C.
b) Construire la courbe représentative C' de la fonction f à partir de celle de f et
préciser les éléments remarquables de C '.

84
Etude de Fonctions 4 Cours

Activité 5
x2 + 4
Soit la fonction g : x a et soit Cg sa courbe représentative dans un repère
r r x
orthonormé (O, i , j) .
1) Préciser l'ensemble de définition de g et étudier sa parité.
2) Etablir le tableau de variation de g sur ]0, +∞[.
3) a) Calculer lim ⎡⎣g( x ) − x ⎤⎦ . En déduire que Cg admet deux asymptotes que
x →+∞
l'on précisera.
b) Etudier la position de la courbe Cg par rapport à la droite Δ : y = x .
4) Tracer Cg et ses asymptotes.
x2 + 4
5) Soit la fonction h : x a . Construire la courbe représentative de h à partir
de celle de g. x

Activité 6
3x 2 − 18 x + 25
Soit la fonction f : x a . On désigne par Cf la courbe représentative
x 2 − 6x + 8 r r
de f dans un repère orthonormé (O, i , j) du plan.
1) Préciser l'ensemble de définition D de f et calculer les limites de f aux bornes de D.
2) Montrer que Cf admet un axe de symétrie que l'on précisera.
3) En déduire que Cf admet trois asymptotes que l'on précisera.
4) Etablir le tableau de variation de f.
5) Tracer Cf.
5x 2 − 30 x + 41
6) Soit la fonction g : x a .
x 2 − 6x + 8
a) Montrer que pour tout x de D, g(x) = f(x) + k où k est une constante réelle que l’on
précisera.
b) En déduire que la courbe Cg représentative de g s'obtient de celle de f par une
r r que l'on caractérisera.
transformation géométrique simple
c) Tracer Cg dans le repère (O, i , j) .
d) Dresser le tableau de variationr der g.
e) Construire, dans le repère (O, i , j) et avec une autre couleur, la courbe
représentative de g .

Activité 7
On veut construire le long d'un bâtiment une aire
de jeu rectangulaire de 450 m2.
De plus, on souhaite que les dimensions de ce
rectangle soient supérieures ou égales à 10 m.
Cet espace de jeu est entouré sur trois côtés
d'une allée de 3 m de large comme l'indique
le croquis ci-contre :

85
Etude de Fonctions 4 Cours

L'ensemble est clôturé sur les trois côtés [AB], [BC] et [CD]. On s'intéresse à la lon-
gueur L de la clôture.
On note x et y les dimensions, en mètres, de l'aire du jeu.
450
1) a) Démontrer que y = , puis justifier que x ∈ ⎡⎣10, 45⎤⎦.
x
b) Exprimer L à l'aide de x.
450
2) Soit f la fonction définie sur ⎡⎣10, 45⎤⎦ par f ( x ) = 2x + 12 +
x
a) Dresser le tableau de variation de f. r r
b) Tracer la courbe représentative (C) de f dans un repère orthonormé (O, i , j) du plan.
c) Déduire de l'étude précédente les dimensions à donner à l'aire de jeu pour que la
longueur de la clôture soit la plus petite possible. Quelle est alors cette longueur ?.

Activité 8
Le plan est muni d'un repère orthonormé.
On a représenté ci-contre la courbe représentative
d'une fonction f définie et dérivable sur ]-2,5;2] .
1) a) Dresser le tableau de variation de f.
b) En déduire le signe de la dérivée f ' sur ]-2,5;2] .
c) Préciser le(s) extremum(s) relatif(s)
éventuels de f sur ]-2,5;2] .
2) Discuter, suivant les valeurs du paramètre réel k,
le nombre des solution(s) de l'équation
f(x) = k dans ]-2,5;2] .
3) Préciser le signe de l'expression [f(x) - (2x + 1)]
pour x d ]-2,5;2].
c
4) Sachant que pour tout x d ]-2,5;2] on a f ( x ) = ax + b + 2 , déterminer les réels
a, b et c. x

Etude d'exemples de fonctions irrationnelles


Activité 1
r r
Le plan est rapporté à un repère orthonormé (O, i , j) .
Soit A le point de coordonnées (-2, 0).
A chaque point M(x, 0) de l'axe des abscisses,
on associe le point N(0, y) de l'axe des ordonnées
de façon que le triangle AMN soit rectangle en N ;
(voir figure ci-contre) :
1) Exprimer y en fonction de x.
2) On pose y = f(x).
Etudier et représenter graphiquement la fonction f
ainsi obtenue.

86
Etude de Fonctions 4 Cours

Activité 2

Soit la fonction f : x a x 2 + 3x − 4 r r
On désigne par C la courbe représentative de f dans un repère orthonormé (O, i , j)
du plan.
1) Préciser l'ensemble de définition D de f et calculer les limites de f aux bornes de D.
3
2) Montrer que la droite Δ : x = − est un axe de symétrie de C.
2
3) Dresser le tableau de variation de f.
3 4
4) a) Montrer que ∀x ∈ ⎤⎦0, +∞⎡⎣ on a f(x) = x 1 + − .
x x2
f(x)
b) En déduire lim 4
x →+∞ x
3−
c) Montrer que ∀x ∈ ⎤⎦0, +∞⎡⎣ on a f(x) − x = x
3 4
1+ − 2 + 1
x x
3
d) Montrer que la droite D : y = x + est une asymptote oblique à C.
2
e) Montrer que C admet une autre asymptote oblique D'.

5) Tracer C et les droites Δ , D et D'.

Activité 3
1 1 2
Soit la fonction f : x a x + 1+ x + 16
2 2
1) Montrer que la droite D : y = x + 1 est asymptote à Cf au voisinage de +∞ .
2) Etudier le comportement asymptotique de f au voisinage de (-∞) .
3) Dresser le tableau de variation de f sur .
4) Montrer que f réalise une bijection de sur un intervalle J que l'on déterminera.
-1
5) Calculer f (x) pour x élément de J. r r
6) Tracer les courbes représentatives de f et f -1 dans un repère orthonormé (O, i , j)
du plan.

Activité 4

x 2 + 2x
Soit f(x) =
x2 − 1
1) Déterminer l'ensemble de définition D de f et déterminer les limites de f aux bornes
de D.
2) Etudier les variations de f. r r
3) Tracer la courbe représentative C de f dans un repère orthonormé (O, i , j) du plan.

87
Etude de Fonctions 4 Cours

Etude d'exemples de fonctions


trigonométriques
Activité 1
Soit la fonction f : → ⎡⎣−1, 1⎤⎦ , f(x) = cos x r r
1) Etudier et construire, dans un repère orthonormé (O, i , j) ,la courbe représentative
(C) de f sur l'intervalle [-3π, 3π] .
2) Soit g la restriction de f à l'intervalle [0, π] .
a) Montrer que g est une bijection de [0, π] sur [-1, 1] et déterminer
1 1
g-1(0);; g−1(1); g−1( ) et g−1(− )
2 2 r r
b) Construire la courbe représentative (C ') de g -1 dans le repère (O, i , j)

Activité 2

Soit la fonction f : x a 2 sin x − sin 2x


1
1) a) Montrer que f '(x) = 4(1− cos x )(cos x + )
2
b) En déduire le tableau de variation de f sur [0, π].
2) a) Montrer que f est 2π périodique.
b) Etudier la parité de f. En déduire qu'il suffit d'étudier f sur [0, π] et préciser
les transformations géométriques qui permettent de tracer la courbe
représentative de f sur [-π, 3π]. r r
3) Tracer, dans un repère orthonormé (O, i , j) du plan, la courbe représentative de f
sur l'intervalle [-π, 3π].

Théorème

Si f est une fonction périodique de période


T et g est sa restriction à un intervalle
[a, a+T] où a est un réel, alors sa courbe
r r
représentative dans un repère (O, i , j) se
déduit de la courbe représentative r de g par
des translations de vecteurs (kT i); k ∈
Il suffit donc d'étudier f sur [a, a+T].

Activité 3

Soit la fonction f définie par f(x) = tgx.


1) a) Préciser l'ensemble de définition et la période de f .
b) Montrer que f est impaire.

88
Etude de Fonctions 4 Cours

⎤ π π⎡
2) Soit g la restriction de f à l'intervalle ⎥− , ⎢ .
⎦ 2 2⎣
a) Etudier les variations
r r de g et tracer sa courbe représentative dans un repère
orthonormé (O, i , j) du plan.
b) Montrer que g admet une fonction réciproque dont on précisera l'ensemble de
définition et l'ensemble sur lequel elle est dérivabilité.
3) a) Calculer g-1(0); g−1(1); g−1( 3 ) et lim g−1( x )
x →+∞ r r
r r de g dans le repère (O, i , j)
-1
b) Tracer la courbe représentative ⎤π ⎡
4) Construire,dans le repère (O, i , j)la courbe représentative de f sur l'intervalle ⎥ , π⎢ .
⎦2 ⎣
Activité 4
On considère la fonction f définie par f(x) = tgx + sin(2x) .
1)a) Déterminer l'ensemble de définition D de f
b) Montrer que f est π périodique.
c) Etudier la parité de f. ⎡ π⎡
d) En déduire qu'il suffit d'étudier f sur ⎢0, ⎢ .
⎣ 2⎣ r r
⎡ π⎡
2) Etudier f sur ⎢0, ⎢ puis tracer, dans un repère orthonormé (O, i , j) sa courbe
⎣ 2⎣
⎡ π 3π ⎤
représentative sur l'intervalle ⎢− , ⎥.
⎣ 2 2⎦
Activité 5
sinx
Soit f(x) =
sinx + cosx
1) a) Déterminer l'ensemble de définition D de f .
b) Montrer que ∀x ∈ D ,( x + π) ∈ D et f ( x + π) = f ( x ) .Interpréter ce résultat.
⎤ π 3π ⎡
2) Soit g la restriction de f à l'intervalle ⎥− , ⎢ . Etudier les variations de g et tracer
⎦ 4 4⎣
sa courbe représentative C dans un repère orthonormé du plan.
Activité 6
1
Soit f(x) =
π
cos( x )
4
1) Déterminer l'ensemble de définition et la période de f.
2) Soit g la restriction de f à l'intervalle [0, 2[ .
a) Etudier le sens de variation de g .
b) En déduire que g réalise une bijection der [0, r 2[ sur un intervalle J que l'on précisera.
c) Tracer, dans un repère orthonormé (O, i , j) du plan, les courbes représentatives
de g et g -1.
89
Etude de Fonctions 4 Résumé du Cours

RÉSUMÉ DU COURS
Plan d'étude d'une fonction numérique :
Pour étudier une fonction numérique f et tracer convenablement sa courbe
représentative C, il importe d'étudier les propriétés de f telles que parité, varia-
tion, branches infinies, etc.,. On disposera, également, de moyens tels que :
changement de repère, utilisation de transformations planes ou une
transformation d'écriture conduisant à un changement de repère et per-
mettant d'alléger le procédé de construction de la courbe C.
Plan d'étude : En général, on adopte la démarche suivante (lorsque l'énoncé
de l'exercice ne suggère aucun autre plan d'étude) :
1ère étape : Détermination de l'ensemble D sur lequel la fonction f est définie.
2ème étape : Réduction de domaine d'étude :
- si f est paire ou impaire le domaine d'étude de f est De = D ∩ + .
- si f est périodique de période T, il suffit d'étudier f sur un domaine du type
De = D ∩ ⎡⎣a, a + T⎤⎦.
3ème étape : Calcul des limites de f aux bornes de son ensemble de définition
(ou d'étude).
ème
4 étape : Etude du sens de variation de f et consignation des résultats dans
un tableau de variations.
ème
5 étape : Etude du comportement asymptotique de la courbe C.
6ème étape : Construction de quelques points de la courbe C ainsi que les
asymptotes éventuelles ou les éléments de symétrie de C et les tangentes
aux points particuliers etc.
7ème étape : Construction de C dans un repère convenablement choisi.
* Soit f une fonction définie sur un intervalle du type [α, +∞[ .
f(x)
Si lim f(x) = +∞ ( ou − ∞) et lim = a ( a ∈ ) et lim ⎡⎣f(x) − ax ⎤⎦ = b (b ∈ )
x →+∞ x →+∞ x x →+∞
alors la droite D : y = ax + b est une asymptote oblique à la courbe représenta-
tive de f au voisinage de +∞. (Si b = +∞ ou -∞ la courbe possède une branche
parabolique de direction la droite D : y = ax au voisinage de +∞).
Le résultat est vrai pour une fonction f définie sur un intervalle du type ]-∞, α]
et x tendant vers -∞.
r r définie sur D et C sa courbe représentative dans un repère
* Soit f une fonction
orthogonal (O, i , j) . Soit a un réel et Δ la droite d'équation x = a.
La droite Δ est un axe de symétrie de la courbe C si et seulement si pour tout
x de D, (2a -x) d D et f(2a -x) = f(x).
* Soit
r rf une fonction définie sur D et C sa courbe représentative dans un repère
(O, i , j) du plan. Soit W(a,b) un point du plan. Le point W est un centre de
symétrie de la courbe C, si et seulement si pour tout x de D, (2a -x) d D et
f(2a -x) = 2b - f(x).
90
Etude de Fonctions 4 Avec L’ordinateur

AVEC L’ORDINATEUR
Activité 1

1) Utiliser un logiciel pour : r r


- tracer un repère orthonormé (O; i , j) et placer le point A(0, 4) dans ce repère.
- tracer le cercle ( C ) de diamètre [OA] et marquer un point N sur ( C ) distinct de 0.
- tracer la tangente à ( C ) en A. Cette tangente coupe la droite ( ON ) en un point P.
- marquer le point M intersection de la parallèle à (AP ) passant par N et de la
perpendiculaire à ( AP ) en P.
- conjecturer l'ensemble des points M , lorsque N varie sur le cercle ( C ).
2) On désigne par (x,y) les coordonnées du point M.
64
a) Montrer que y = .
x + 16
2

64
b) Etudier la fonction f : x a 2 et représenter graphiquement l'ensemble
des points M. x + 16

Activité 2

1) Utiliser un logiciel de géométrie pour :


- construire un triangle ABC isocèle de sommet principal A, inscrit dans un cercle de
centre O et de rayon 1.
- placer H le pied de la hauteur issue de A.
- marquer α l'angle HOC ˆ ( prendre 0 < α < π ).
2
- calculer l'aire du triangle ABC.
- faire varier α (en déplaçant par exemple le point C sur le cercle) pour obtenir un tri
angle ABC ayant la plus grande aire possible S.
- donner une valeur approchée de S et la valeur de α correspondante.
2) a) Calculer BC et AH en fonction de α .
b) En déduire l'aire du triangle ABC en fonction de α .
3) a) Utiliser le repère orthonormé du logiciel pour représenter graphiquement
⎡ π⎤
la fonction f : ⎢0, ⎥ → , x a f(x) = sin x(1+ cos x ) .
⎣ 2⎦
b) Lire sur le graphique une valeur approchée de x pour laquelle f(x) est maximal.
⎡ π⎤
4) a) Montrer que f’(x) = (2cosx - 1)(cosx + 1), x un réel de ⎢0, ⎥ .
⎡ π⎤ ⎣ 2⎦
b) Dresser le tableau de variation de f sur ⎢0, ⎥ .
⎣ 2⎦
c) Déterminer la valeur de α pour laquelle l'aire du triangle ABC est maximale.
d) Préciser ce maximum et la nature du triangle ABC.
91
Etude de Fonctions 4 Exercices et Problèmes

EXERCICES ET PROBLÈMES

1 On considère les fonctions f et g 3) a) Déterminer les cordonnées des


définies par : points d'intersection de Cf et de l'axe des
f(x) = x2 - x + 1 et g(x) = -x2 - 2x + 2 abscisses.
On désigne par Cf et Cg leurs représenta- b) Préciser les branches infinies de Cf.
tions graphiques respectives dansr ler plan 4) a) Déterminer une équation de la
muni d'un repère orthonormé (O, i , j) . tangente T à Cf en O.
1) Etudier les variations de chacune des b) Etudier la position de Cf par rapport à T.
fonctions f et g. c) Tracer T et Cf.
2) a) Etudier la position relative
de Cf et Cg. 5 Soit f la fonction définie sur par
3
b) Construire les courbe Cf et Cg. f(x) = x - 3x - 1.
1) Dresser le tableau de variations de f.
2 Soit f la fonction définie par 2) Justifier que l'équation f(x) = 0 admet
1 trois solutions et donner un encadrement
f ( x ) = x 4 − 2x 2
4 à l'unité prés pour chacune de ces solu-
On désigne par C sa courbe représenta- r r tions.
tive dans un repère orthonormé (O, i , j). 3) a) Préciser les branches infinies de Cf.
a) Dresser le tableau de variations de f. b) Construire Cf dans
r r un repère
b) Déterminer les abscisses des points orthonormé (O, i , j)
d'intersection
r de C avec l'axe de abscisses
(O , i ). 6 Soit f la fonction définie sur par
c) Etudier les branches infinies de C. 1
f : x a x3 − 3x 2 + 4x − 1
d) Tracer C. 2
On désigne par Cf sa courbe
r r représenta-
3 Soit f la fonction définie sur par tive dans un repère (O, i , j) du plan.
3 2
f(x) = x - 4x + 3x + 1
a) Etudier les variations de f .
b) Préciser les branches infinies de Cf.
1
1) Montrer que f ( x ) =
2
( )( )
x − 2 x 2 − 4x − 1
2) Montrer que le point W(2 ; -1) est un
c) Construire Cf dans
r r un repère centre de symétrie pour Cf.
orthonormé (O, i , j) du plan.
3) a) Déterminer l'équation
r r Y = F(X) de Cf
4 On considère la fonction f définie sur dans le repère (W , i , j) .
par f(x) = 2x3 - 6x.
b) Etudier la fonction F.
On désigne par Cf sa courbe représenta-
r r c) Construire Cf.
tive dans un repère orthogonal (O, i , j) .
1) Etudier la parité de f, en déduire que O 7 Soit la fonction f définie par
est un centre de symétrie pour Cf. x 2 + 3x
f (x) = 2
2) Etudier f et dresser son tableau de x − 4x + 3
variations. On désigne par C sa courbe représenta-
r r
tive dans un repère orthonormé (O, i , j)

92
Etude de Fonctions 4 Exercices et Problèmes

1) Préciser le domaine de définition Df de f 1) a) Déterminer les réels a, b et c


et calculer les limites de f aux bornes de Df. c
tels que f (x) = ax + b +
2) En déduire que Cf admet trois asymp- x +1
b) En déduire les équations des asymp-
totes que l'on précisera.
totes à Cf.
3) Etablir le tableau de variation de f.
4) Tracer Cf. 2) Etudier les variations de f et tracer Cf.
5) Montrer que Cf admet un axe de symé- 10 On considère la fonction f définie par
trie que l'on précisera. x 4 −1
f:xa
4x 2 − 9 x + 9 x2
6) Soit la fonction g : x a . 1) a) Préciser l'ensemble de définition de f.
x 2 − 4x + 3 b) Dresser le tableau de variations de f.
a) Montrer que g(x) = f(x) + k où k est 2) a) Préciser les branches infinies de la
une constante réelle que l'on précisera. courbe représentative C de f.
b) En déduire que la courbe Cg représen- b) Tracer la parabole Pr :r y = x2 dans un
tative de g s'obtient de celle de f par une repère orthonormé (O, i , j) du plan.
transformation géométrique simple que c) Calculer lim ⎡⎣f ( x ) − x 2 ⎤⎦ et interpréter
l'on précisera. x →+∞
r r
c) Tracer Cg dans le repère (O, i , j) . graphiquement le résultat obtenu. r r
d) Tracer C dans le repère (O, i , j) .
d) Utiliser Cg pour dresser le tableau de
variation de g 11 Soit f la fonction définie sur IR par
⎧ 1 3 2
8 Soit f la fonction définie par ⎪⎪ f(x) = x − x + si x ∈ ⎤⎦−∞, 2⎡⎣
x 2
⎨ 3 3
f (x) = . 2
x +1 − x −1 ⎪ f(x) = x si x ∈ ⎡⎣2, + ∞⎡⎣
⎪⎩ x +1
1) a) Déterminer l'ensemble de définition
D de f . Et soit Cf sa courbe représentative
r r dans
b) Montrer que f est impaire. un repère orthonormé (O, i , j) du plan.
2) Déterminer un prolongement par conti- 1) a) Préciser le domaine de définition de
nuité de f en 0. On notera g ce prolonge- f et étudier la continuité de f en 2.
ment . b) Etudier la dérivabilité à gauche et à
3)a) Etudier la dérivabilité de g en 0 . droite de f en 2. La fonction f est-elle déri-
b) Dresser le tableau de variations de g. vable en 2 ?
4) a) Préciser les branches infinies de la Interpréter graphiquement le résultat
courbe représentative C de g. obtenu.
b) Tracer
r r C dans un repère orthonormé 2) a) Déterminer les réels a, b et c tels que :
(O, i , j) . c
∀x ∈ ⎡⎣2, +∞⎡⎣ , f (x) = ax + b +
x +1
9 Soit f la fonction définie par b) En déduire que Cf admet une asymp-
x 2 + 2x − 1
f:xa tote oblique D au voisinage de +∞ et étu-
x +1 dier la position relative de Cf et D.
et Cf sa courbe représentative
r r dans un c) Préciser la branche infinie de Cf au voi-
repère orthonormé (O, i , j) du plan. sinage de puis tracer Cf et D.

93
Etude de Fonctions 4 Exercices et Problèmes

12 Soit f la fonction définie par 14 On considère la fonction f définie par


x 3 − 2x 2
( x − 2)
2
f:xa f (x) = −1
( )
2
x −1
On note C sa courbe représentative
r r dans
et Cf sa courbe représentative
r r dans un un repère orthonormé (O, i , j) .
repère orthonormé (O, i , j) du plan. 1) Déterminer l'ensemble de définition D
1) Préciser l'ensemble de définition D de f de f
et calculer les limites de f aux bornes de D. 2) a) Montrer que D : x = 2 est un axe de
2) a) Déterminer les réels a, b et c tels que symétrie pour C.
b c b) Dresser le tableau de variation de f.
f (x) = ax + +
c) Montrer que la droite Δ1 d'équation
x −1
( )
2
x −1
y = x - 2 est une asymptote à C au voisi-
b) En déduire les équations des asymp- nage de +∞ et que la droite Δ2 d'équation
totes à Cf. y = -x -2 en est une asymptote à C au
2) Dresser le tableau de variation de f . voisinage de -∞.
3) Tracer Cf. 3) Tracer D, Δ1, Δ2 et C.
4) Discuter, graphiquement, suivant les
valeurs du paramètre réel m le nombre 15 Soit f la fonction définie par
de points d'intersection de Cf et la droite f ( x) = 1− x 2 + x
D : y = x + m. et C sa courbe représentative dans un
r r
repère orthonormé (O, i , j) du plan.
13 Soit f ( x ) = x 2 − 2x − 3 1)a) Déterminer l'ensemble de définition de f.
On désigne par C sa courbe représenta-r r 1
tive dans un repère orthogonal (O, i , j) . b) Montrer que la droite D : x = −
2
1) a) Déterminer Df et étudier la continui- est un axe de symétrie pour la courbe C.
té de f sur Df. c) En déduire qu'il suffit d'étudier f sur
b) Etudier la dérivabilité de f à gauche en l'intervalle [0, +∞[ .
(-1) et à droite en [Link]éter graphi- 2) a) Etudier la dérivabilité de f à droite
quement les résultats. en 0. Interpréter graphiquement le résul-
tat obtenu.
c) Déterminer lim f et lim f .
−∞ +∞ b) Déterminer f'(x) pour tout x d ]0, +∞[ .
2) a) Montrer que : c) Dresser le tableau de variation de f
x −1
∀x ∈ D f − {−1; 3} , on a f '( x ) = sur ]0, +∞[ .
1
x 2 − 2x − 3 3) Montrer que la droite D : y = -x +
b) Dresser le tableau de variation de f. est asymptote à C en +∞ . 2
3) a) Vérifier que : b) Etudier la position de C par rapport à D.
( )
2
∀x ∈ D f ; f ( x ) = x − 1 − 4 c) Déterminer l'équation de l'asymptote
D' à C au voisinage de -∞ .
b) Montrer que : lim ⎡⎣f ( x ) + x − 1⎤⎦ = 0
x →− ∞ 4) Tracer D, D' et Cf.
et que lim ⎡⎣f ( x ) − x + 1⎤⎦ = 0 . 5) Déduire de Cf la courbe représentative
x →+∞
c) En déduire que la courbe C admet Cg de la fonction g( x ) = 1− x 2 + x et
r r
deux asymptotes obliques D et D'. construire Cg dans le repère (O, i , j) .
4) Tracer D, D' et C.
94
Etude de Fonctions 4 Exercices et Problèmes

16 A chaque entier naturel n on considère 3) Etudier et représenter graphiquement


la fonction fn définie par ⎡ π⎤
fn ( x ) = x n
x −1 la restriction g de f à l'intervalle ⎢0, ⎥ .
⎣ 2⎦
1) Déterminer le domaine de définition de fn. 4) Tracer la courbe de la restriction de f à
2) Donner, pour n ≥ 1, le tableau de varia- ⎡ π 3π ⎤
tion de la fonction fn. l'intervalle ⎢− , ⎥.
3) Représenter r dans
r un même repère ⎣ 2 2⎦
orthonormé (O, i , j) du plan les fonctions 20 Soit la fonction
f0, f1 et f2. ⎡ π⎡
g :⎢0, ⎢ → , x a g(x) = tgx − x
17 Soit f la fonction définie sur IR par : ⎣ 2⎣
2π 1) Etudier les variations de g et déduire le
f ( x ) = sin(2x + ) ⎡ ⎡
3 signe de g(x) pour x appartenant à ⎢0, π ⎢.
1) Montrer que f est périodique et préci- ⎣ 2⎣
ser une période de f. 2) Soit f la fonction définie sur par
2) a) Calculer f '(x) et résoudre dans π
f(x) = x sin( ) si x ≠ 0 et f (0) = 0
l' intervalle [0, π] l' équation f '(x)= 0 . x
Etudier la continuité et la dérivabilité de
b) Dresser le tableau de variation de f sur
f sur .
[0, π].
3) Soit h la restriction de f à ]2, +∞[.
3) Représenter la restriction de f à l'inter-
a) Etudier le sens de variation de h.
valle [0, 2π] dans un repère orthonormé
r r b) Tracer la courbe représentative r r de h
(O, i , j) dans un repère orthonormé (O, i , j) du
4) Utiliser la courbe obtenue, pour don- plan.
ner selon la valeur du paramètre réel k, c) Montrer que h est une bijection de
le nombre de solutions de l'équation ]2, +∞[ sur un intervalle J.
f(x) = k dans [0, 2π] .
21 Soit la fonction
18 On considère la fonction f définie sur ⎡ π⎡
f :⎢0, ⎢ → + , f(x) = tgx
par f(x) = sin(2x) - 2sin x. ⎣ 2⎣
1) Etudier la parité de f. 1) Etudier f et tracer sa courbe représen-
2) Quelle est la période de f ? tative
3) Compléter l'étude de f et représenter r rCf dans un repère orthonormé
(O, i , j) du plan.
r r [-π, π] dans
la restriction de f à l'intervalle
un repère orthonormé (O, i , j) du plan. 2) Montrer que f est une bijection.
3) On pose g = f -1.
19 On considère la fonction f définie sur a) Etudier la dérivabilité de g et détermi-
par f(x) = sin x + cos2 x. ner sa fonction dérivée.
1) Montrer que f est 2π -périodique. b) Calculer g(0) et g(1) et tracer Cg avec Cf.
π c) Montrer que :
2) Montrer que la droite Δ : x = est un
1 π
2 ∀ ∈ ⎤⎦0, +∞⎡⎣ , g( x ) + g( ) =
axe de symétrie de la courbe Cf repré- x 2
sentative
r r de f dans un repère orthonormé ⎤ 1 1⎡ 1
4) Soit h : ⎥− , ⎢ → , h(x) = g( )
(O, i , j) . ⎦ 2 2⎣ cos(πx)
95
Etude de Fonctions 4 Exercices et Problèmes

a) Montrer que h est dérivable et donner f) En déduire que .


son tableau de variation. 2
∀x, y ∈ ⎡⎣0, 1⎤⎦ , f ( x ) − f (y) ≤ x − y
b) Montrer que h est prolongeable par 3
⎡ 1 1⎤ 2) Tracer la courbe représentativer Cr de f
continuité sur ⎢− , ⎥ .
⎣ 2 2⎦ dans un repère orthonormé (O, i , j)
du plan.
22 On considère la fonction f définie sur 3) Soit g la fonction définie sur par
par f(x) = -2cos2 x + 2cos x + 1.
1− sin t
2
1) a) Montrer que : g(t) =
2 + sin t
∀x ∈ , f '( x ) = 2 sin x(2 cos x − 1)
a) Montrer que : ∀t ∈ , g( π − t) = g(t )
b) Résoudre, dans [0, π], l'équation :
b) Expliquer comment l'étude et la repré-
2sin x(2cos x - 1) = 0
sentation graphique de la restriction de g
c) Dresser le tableau de variation de la ⎡ ⎤
restriction de f à l'intervalle [0, π] . à ⎢− π , π ⎥ permet de construire la courbe
d) Tracer, ⎣ 2 2⎦
r r dans un repère orthonormé
(O, i , j) , la courbe représentative de la représentative de g.
restriction de f à l'intervalle [0, π] . c) Prouver que g’(t) = f’(sin t) x cos t .
2) Soit g la restriction de f à l'intervalle d) Montrer que l'équation g'(t) = 0 admet
⎡π ⎤ ⎤ π π⎡
⎢ , π⎥. une solution unique α ∈ ⎥− , ⎢ .
⎣3 ⎦ ⎦ 2 2⎣
a) Montrer que g admet une fonction e) Calculer la valeur exacte de g(α).
réciproque g -1 définie sur un intervalle J f) Construire la courbe de la restriction de
qu'on précisera. ⎡ π⎤
b) Déterminer le domaine D de dérivabi- g à l'intervalle ⎢0, ⎥ dans un repère
⎣ 2⎦
lité de g -1.
orthonormé convenablement choisi.
c) Soit t ∈ J, calculer
( ) ( )
cos(g−1(t)) et sin(g−1(t)) en fonction de
4) a) Résoudre graphiquement l'équation
g(t) = t.
t, en déduire (g ) (t) pour t ∈ D.
'
−1 b) Montrer que l'équation g(t) - t = 0
admet une solution unique t0 appartenant
23 Soit f la fonction définie sur − {−2} ⎡ π⎤
à ⎢0, ⎥ .
1− x 2 ⎣ 2⎦
par f ( x ) =
2+ x 5) Soit la suite réelle (un) définie sur N par
1) a) Montrer que :
∀x ∈ − {−2} , f ( x ) = −x + 2 −
3 1− sin2 (un )
u0 = 0 et un+1 =
x+2 2 + sin(un )
b) Calculer f '(x) et f ''(x).
2
c) En déduire que f ' est strictement a) Montrer que un+1 − t 0 ≤ un − t 0 .
décroissante et déterminer l'image 3
b) Montrer par récurrence :
de [-1, 1] par f '.
⎛2⎞
n
d) Dresser le tableau de variation de f ∀n ∈ , un − t 0 ≤ ⎜ ⎟ u0 − t 0
2 ⎝3⎠
e) Montrer que ∀x ∈ ⎡⎣0, 1⎤⎦ , f ' ( x ) ≤ .
3 c) En déduire lim un .
n →+∞

96
Etude de Fonctions 4 Exercices et Problèmes

24 Etudier et représenter graphique-


ment chacune des fonctions suivan-
tes dans un repère du plan:
f(x) = sin2x - sin x et g(x) = cos(3x) cos2x.

25 1) Soit g la fonction définie sur par


x
g( x ) = 1+
x2 + 1
a) Vérifier que pour tout réel x on a :
1
g '( x ) =
( )
x + 1 x2 + 1
2

b) Etudier les variations de g et en dédui-


re que pour tout réel x : g(x) > 0 .
2) Soit f la fonction définie sur par
f ( x ) = x − 1+ x + 1 et C sa courbe repré-
2

sentative
r r dans un repère orthonormé
(O, i , j) .
a- Vérifier que pour tout réel x on a :
f’(x) = g(x).
b- Montrer que lim f ( x ) = −1.
x →−∞
Interpréter graphiquement le résultat
obtenu.
c- Dresser le tableau de variation de f.
3) a- Montrer que la droite Δ : y = 2x - 1 est
une asymptote à C au voisinage de +∞ .
b- Ecrire une équation de la tangente T à
C en O et étudier la position de T par rap-
port à C . r r
c- TracerC ,T et Δ dans le repère (O, i , j)
(on placera les points de C d'abscisses
-1 et 1).
4) a- Vérifier que f réalise une bijection
de sur un intervalle J que l'on détermi-
nera.
( )
b- Calculer f −1 '( 2 ) [ f -1 étant la fonc-
tion réciproque de f ].
c- Tracer C ' la courber rreprésentative de
-1
f dans le repère (O, i , j) .
(D'après Bac tunisien 2004)

97
Etude de Fonctions 4 Aperçu Historique

APERÇU HISTORIQUE

René Descartes
Français (1596 ; 1650)

Je pense…donc… je suis !

Statue de Descartes à Descartes (La Haye)

Mathématicien et philosophe français, il est le fondateur du rationalisme


moderne. Son œuvre “ Le discours de la méthode “ se compose d'essais “
pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences “.
En optique, Descartes découvrit la loi de la réfraction de la lumière.
En mathématiques, il instaura la géométrie analytique et permit ainsi l'étude
des courbes en les définissant par leurs équations relativement à un repère.
Il contribue ainsi à la naissance de la théorie des équations.
La démarche scientifique est le fondement de son œuvre
( Expérimentation, conjecture, doute, recherche d'une certitude …).

98
Chapitre
5

Fonctions primitives

Plan du chapitre
❈ Activités préliminaires
❈ Cours
❖ Fonctions primitives d'une fonction continue.

❖ Opérations sur les fonctions primitives.

❖ Exemples de calculs de fonctions primitives.

❈ Résumé du cours
❈ Avec L’ordinateur
❈ Exercices et Problèmes
❈ Aperçu Historique

99
Fonctions primitives 5 Activités préliminaires

ACTIVITÉS PRÉLIMINAIRES

r r
1 Le plan est muni d'un repère orthonormé (O, i , j) .
1) Tracer la droite (D) : y = 2x.
2) Soit A le point de (D) d'abscisse 1 et B le point de coordonnées (1, 0).
Calculer l'aire A du triangle OAB.
3) Soient f et g les fonctions définies sur par : f(x) = x2 et g(x) = x2 +5.
Vérifier que A = f(1) - f(0) = g(1) - g(0).

3 1 1
2 Soit la fonction f : x a 8 x + 4 sin(2x ) + 32 sin(4 x)
1) Calculer f '(x) pour tout réel x.
2) Soit x un réel.
1
a) En écrivant cos 4 x = 2 cos2 2x − 1 , montrer que f '( x ) = (cos 2x +1)2 .
b) En déduire que f est croissante sur . 4

3 Pour chacune des fonctions suivantes déterminer la fonction dérivée :


1
a) f : x a − +1 ;
x
b) g : x a 2 x + k ( k étant une constante réelle).
( x 2 + 1)3
c) h : x a ;
3
d) k : x a 2 x 2 + 1 + 3 ;
1 π
e) F : x a − cos(2x + ) ;
2 3
1
f) G : x a (sin(3 x ) − cos(3 x )) ;
3
g) H : x a tgx − cotgx ;
h) K : x a ( x 3 + x 2 + x + 1) cos x .

100
Fonctions primitives 5 Cours

COURS
Fonctions primitives d'une fonction continue
Activité 1

Soit un mobile M qui se déplace en mouvement rectiligne avec une vitesse instantanée
v(t) = 2t - 3.
1) En supposant qu'à l'instant t = 0 (en seconde) x(0) = 0, donner l'équation horaire
x(t) de ce mobile.
2) Sachant que la vitesse moyenne d'un mobile, se déplaçant en mouvement rectiligne,
x(t 2 ) − x(t1)
entre deux instants distincts t1 et t2 est donnée par la formule v M (t1; t 2 ) = ,
t 2 − t1
a) Calculer la vitesse moyenne du mobile M entre les instants 3s et 5s.
b) Calculer la vitesse moyenne du mobile M entre les instants 2s et 3s.
c) Montrer que v(3) = lim v M (3;t) .
t →3

Activité 2

Soient f et F les deux fonctions définies sur par


f(x) = 3x2 + 2x +1 et F(x) = x3 + x2 + x + 5.
1) Montrer que F est dérivable sur et pour tout réel x, F'(x) = f(x).
2) Donner deux autres fonctions G et H dérivables sur et telles que :
∀x ∈ , G'(x) = H'(x) = f(x) .

Définition

Soient f et F deux fonctions définies sur un intervalle I.


F est une primitive de f sur I si et seulement si F est dérivable sur I et pour tout
réel x de I, F'(x) = f (x).

Activité 3

Donner une primitive F de f sur l'intervalle I, dans chacun des cas suivants :

a) f : x a 4x 3 ; I =
1
b) f : x a ; I = ⎤⎦0,+∞
∞⎡⎣
x2
1
c) f : x a ; I = ⎤⎦0, +∞⎡⎣ .
x
101
Fonctions primitives 5 Cours

Activité 4

Soit la fonction f : x a −2 sin(2x) .


1) Vérifier que f est continue sur l'intervalle .
2) Donner la forme générale d'une primitive de f sur .
3) Déterminer la fonction primitive F de f sur qui prend la valeur 1 en 0.
4) Déterminer la fonction primitive G de f sur qui prend la valeur 0 en π .
2
Théorème 1

Toute fonction continue sur un intervalle I admet des primitives sur I.

Théorème 2
Si une fonction f admet une fonction primitive F sur un intervalle I alors f admet
une infinité de fonctions primitives sur I et qui sont toutes de la forme F + c où c
désigne une constante réelle arbitraire. C'est-à-dire l'ensemble des primitives de
f sur l'intervalle I est {F + c ; c ∈ }

Activité 5

Soit f une fonction continue sur un intervalle I. Soit x0 un réel de I et soit y0 un réel.
Montrer que f possède une unique fonction primitive sur I qui prend la valeur y0 en x0.

Théorème 3
Etant donnés un intervalle I, un réel a de I et un réel b.
Toute fonction f continue sur I admet une unique fonction primitive F sur I
telle que F(a) = b.

Activité 6

Soit f la fonction définie sur par f(x) = 2x. r r


a) Tracer la courbe représentative (D) de f dans un repère orthonormé (O; i , j)
du plan.
b) Pour tout réel positif x, soit A le point de (D) d'abscisse x et soit B le point du
plan de coordonnées (x, 0). Calculer, en fonction de x, l'aire S(x) du triangle
OAB.
c) Calculer S'(x) ; comparer avec f(x). (S' désigne la fonction dérivée de la
fonction S).
d) Donner la fonction primitive F de f sur telle que F(1) = -2.

102
Fonctions primitives 5 Cours

Opérations sur les fonctions primitives


Activité 1

Etant données deux fonctions continues f et g sur un intervalle I de et deux réels α et β.


Soient F et G respectivement deux fonctions primitives de f et g sur I.
Montrer que (α.F + β.G) est une fonction primitive de la fonction (α.f + β.g) sur I.

Théorème 4
Etant données deux fonctions continues f et g sur un intervaiie I et deux réels α
et β.
Si F et G sont respectivement deux fonctions primitives de f et g sur I alors
(α.F + β.G) est une primitive de la fonction (α.f + β.g) sur I.

Activité 2

Soit la fonction f : x a 2 cos(3 x) + 3 sin(2x )


1) Déterminer une fonction primitive de f sur .
2) Déterminer la fonction primitive F de f sur l'intervalle I = [-π, π] telle que F(0) = -1.

Activité 3

On considère les fonctions f, F et G définies par :


1 1 1
f : x a − 2 ; F : x a + 1 et G : x a − 1
x x x
1) Vérifier que f est continue sur .
2) a) Montrer que F est la primitive de f sur l'intervalle I = ]-∞, 0[ s'annulant en un réel
a que l'on précisera.
b) Montrer que G est la primitive de f sur l'intervalle I = ]0,+∞[ s'annulant en un réel b
que l'on précisera.

103
Fonctions primitives 5 Cours

Fonctions primitives des fonctions usuelles

I est un intervalle Fonction f définie Fonctions primitives F


de : sur I par : de f définies sur I par :

x a a ; (a ∈ ). x a ax + c ; (c ∈ ).

1 2
xax xa x + c ; (c ∈ ).
2
1 n+1
x a x n ; (n ∈ ). xa x + c ; (c ∈ ).
n +1
1 1
xa xa− + c ; (c ∈ ).
x2 x
1 n+1
x a x n ; (n ∈ \ {-1} ) xa x + c ; (c ∈ ).
n +1
1
xa x a 2 x + c ; (c ∈ ).
x
x a cos x x a sin x + c ; (c ∈ ).

x a sin x x a − cos x + c ; (c ∈ ).
⎧π ⎫ 1
\ ⎨ + kπ, k ∈ ⎬ xa x a tgx + c ; (c ∈ ).
⎩2 ⎭ cos2 x
1
\ {kπ, k ∈ } xa x a − cot gx + c ; (c ∈ ).
sin2 x
x a cos(ax + b) 1
xa sin(ax + b) ; (c ∈ ).
(a ∈ et b ∈ ). a
x a sin(ax + b) 1
x a − cos(ax + b) ; (c ∈ ).
(a ∈ et b ∈ ). a

\{x ∈ tel que x a 1+ tan2 (ax + b) 1


π xa tan(ax + b) +c ; (c ∈ ).
ax + b = + kπ, k ∈
2
} (a ∈ et b ∈ ). a

\{x ∈ tel que


x a (1+ cotan2 (ax + b)) ;
1
x a − cotan(ax + b) +c ;
a
ax + b = kπ, k ∈ } (a ∈ et b ∈ ). (c ∈ ).

104
Fonctions primitives 5 Cours

Activité 4
Recopier et compléter le tableau suivant :
Intervalle I sur lequel
Fonctions primitives F
Fonction f les fonctions f et F
de f
sont définies
x a 3 + 5x x a ....... .........

1
x a −x − x a ....... .........
x2

x a x4 + x2 + 1 x a ....... .........

−2
xa x a ....... .........
(2x − 1)2

x a 3 sin(2x ) x a ....... .........

π
x a 6 cos(3 x + ) x a ....... .........
6

1
xa +1 x a ....... .........
sin2 x

105
Fonctions primitives 5 Cours

Règles générales de détermination des fonctions primitives

I est un intervalle Fonctions primitives F


Fonction f
de tel que : de f sur I
u et v deux
fonctions dérivables u’+ v ’ u + v + c ; (c ∈ ).
sur I.
u une fonction
dérivable sur I. au’ ; a réel. au + c ; (c ∈ ).

u et v deux
fonctions dérivables u’.v + v ’.u (uv) + c ; (c ∈ ).
sur I.
u une fonction
1
dérivable sur I et ne u’.u n ; n ∈ \ {-1} u n+1 + c ; (c ∈ ).
s'annulant pas sur I. n +1

u une fonction
u' −1
dérivable et ne + c ; (c ∈ ).
s'annulant pas sur I. u2 u

u une fonction
u' −1
dérivable et ne ;n ∈ + c ; (c ∈ ).
s'annulant pas sur I. un (n − 1)un−1

u une fonction u'


dérivable et stricte-
u 2 u + c ; (c ∈ ).
ment positive sur I.
u et v deux
fonctions dérivables u '.v − v '.u u
+ c ; (c ∈ ).
sur I et v ne v
v2
s'annulant pas sur I.
u et v deux
fonctions telles que
( v ’ο u ).u’ (v ο u) + c ; (c ∈ ).
v o u soit dérivable
sur I.

106
Fonctions primitives 5 Cours

Exemples de calcul de fonctions primitives


Exemple 1
1
Une primitive de la fonction f : x a 3 x 2 − 5 x − 1−sur ]0, +∞[ est la fonction
x
5
F : x a x 3 − x 2 − x − 2 x + c où c désigne une constante réelle arbitraire.
2
Exemple 2

Soit la fonction f : x a x(1− x 2 )2 .


1
1) En posant u( x ) = (1− x 2 ) , vérifier que f ( x ) = − u '( x ) ⎡⎣u( x )⎤⎦
2

2
1
2) En déduire que la fonction F : x a − (1− x 2 )3 + c ; où c est une constante réelle,
est une primitive de f sur . 6

Exemple 3
x
Soit la fonction f : x a
x2 + 1
u '( x )
1) En posant u( x ) = ( x + 1) , vérifier que f ( x ) =
2

2 u(xx )
2) En déduire que la fonction F : x a x + 1 + c ; où c est une constante réelle,
2

est une primitive de f sur .


Exemple 4
4x + 2
Soit la fonction f : x a
( x + x − 2)2
2

2u '( x )
1) En posant u( x ) = ( x 2 + x − 2) , vérifier que f ( x ) = .
⎡u( x )⎤
2
⎣ ⎦
−2
2) En déduire que la fonction F : x a + c ; où c est une constante réelle,
x2 + x − 2
est une primitive de f sur ]1, +∞[.
Exemple 5
15 x 2
Soit la fonction f : x a
5x3
u '( x )
1) En posant u( x ) = 5 x 3 , vérifier que f ( x ) = .
u( x )

2) En déduire que la fonction F : x a 2 5 x 3 + c ; où c est une constante réelle,


est une primitive de f sur ]0, +∞[.
107
Fonctions primitives 5 Cours

Exemple 6

Soit la fonction f : x a (2x + 1) cos( x 2 + x + 1)

1) En posant u( x ) = ( x 2 + x + 1) et v( x ) = sin x , vérifier que f ( x ) = u '( x ).(v 'o u)( x ) .

2) En déduire que la fonction F : x a sin( x 2 + x + 1) + c ; où c est une constante réelle,


est une primitive de f sur .
Exemple 7

Soit la fonction f : x a ( x 2 + 1)3


1) Montrer que f ( x ) = x 6 + 3 x 4 + 3 x 2 + 1
2) Déterminer alors, la primitive F de f sur s'annulant en 1.

Exemple 8
⎤1 ⎡ x
Soit f la fonction définie sur l'intervalle I = ⎥ , +∞⎢ par f : x a x 2 − .
⎦2 ⎣ 4x 2 − 1
En écrivant f(x) sous la forme de u'(x) + v'(x) où u et v sont deux fonctions dérivables
sur I, déterminer une primitive F de f sur I.

Exemple 9

Soit la fonction f : x a cos x − cos3 x


a) Justifier que f est continue sur
b) Vérifier que f (x) = u'(x).u2 ( x ) où u est une fonction dérivable sur I = ]0, π[ et
trouver alors, une primitive F de f sur l'intervalle I.

108
Fonctions primitives 5 Résumé du Cours

RÉSUMÉ DU COURS

Fonctions primitives d'une fonction continue :

- Soient f et F deux fonctions définies sur un intervalle I.


F est une primitive de f sur I si et seulement si F est dérivable sur I et pour tout
réel x de I, F '(x) = f (x).
- Si une fonction f admet une fonction primitive F sur un intervalle I alors f admet
une infinité de fonctions primitives sur I et qui sont toutes de la forme F + c où
c désigne une constante réelle arbitraire.
L'ensemble des primitives de f sur l'intervalle I est {F + c ; c ∈ }.
- Toute fonction continue sur un intervalle I admet au moins une fonction primi-
tive sur I.
- Etant donné un intervalle I, un réel a de I et un réel b. Alors toute fonction f
continue sur I admet une unique fonction primitive F sur I telle que F(a) = b.
Opérations sur les fonctions primitives :
Etant donné deux fonctions continues f et g sur un intervalle I de et deux
réels α et β.
Si F et G sont respectivement deux fonctions primitives de f et g sur I alors la
fonction (α.F + β.G) est une primitive de la fonction (α.f + β.g) sur I.

Règles générales de détermination des fonctions primitives :

I est un intervalle Fonctions primitives F


Fonction f
de tel que : de f sur I
u et v deux
fonctions dérivables u’+ v ’ u + v + c ; (c ∈ ).
sur I.
u une fonction
dérivable sur I. au’ ; a réel. au + c ; (c ∈ ).

u et v deux
fonctions dérivables u’.v + v ’.u (uv) + c ; (c ∈ ).
sur I.
u une fonction
1
dérivable sur I et ne u’.u n ; n ∈ \ {-1} u n+1 + c ; (c ∈ ).
s'annulant pas sur I. n +1

109
Fonctions primitives 5 Résumé du Cours

u une fonction −1
dérivable et ne u' + c ; (c ∈ ).
u
s'annulant pas sur I. u2

u une fonction u'


dérivable et stricte- 2 u + c ; (c ∈ ).
ment positive sur I. u

u et v deux
fonctions dérivables u
u '.v − v '.u + c ; (c ∈ ).
sur I et v ne v
s'annulant pas sur I. v2
u et v deux
fonctions telles que
v o u soit dérivable ( v ’ o u ).u’ (v o u) + c ; (c ∈ ).
sur I.

110
Fonctions primitives 5 Avec L’ordinateur

AVEC L’ORDINATEUR
Activité 1
1
On se propose de déterminer le signe de l'expression f ( x ) = x 3 − x − 1 à l'aide
d'un grapheur et du tableur Excel. 3
1 4 1 2
Pour cela, on considère la fonction F : x a x − x −x
12 2
1) Vérifier que F est la primitive de f s'annulant en 0.
2) Utiliser un grapheur pour tracer la courbe représentative de F.
3) Utiliser cette courbe pour s'assurer que F possède trois extremums et donner un
encadrement d'amplitude 0.5 pour chacun d'eux.
4) Utiliser le logiciel Excel pour trouver une valeur approchée à deux chiffres aprés la
virgule pour chacun de ces trois extremums.
5) Dresser le tableau de signe de f(x).

Activité 2

Calcul de primitives en utilisant le logiciel de calcul formel Derive :

Exemple : Soit à calculer une primitive F de la fonction f : x a x cos x + x 2 .sin x.


* Ouvrir le logiciel Derive.
* Taper l'expression suivante : x *cos(x) + x^2*sin(x).
* Valider par entrée (l'expression x cos x + x2 sin x va apparaître sur l'écran)
* Cliquer sur la raccourcie ∫ f (on obtient une fenêtre où il y'a le nom de la variable
x et intégral : définite, indéfinite ; définite intégral constant : 0).
* Cocher intégral indéfinite et simplify.
* Il va apparaître sur l'écran les étapes du calcul et la primitive simplifiée
c'est-à-dire : F(x) = (3 - x2).cos x + [Link] x.
Vérifier que F est une primitive de f sur .

Application : Déterminer, en utilisant le logiciel Derive, des primitives des fonctions


suivantes :
f : x a x2 x + 1 ; g: x a x 3sin(3x) ; h:x a x cos( x 2 + 1)
(N.B : l ' exp ression x 2 x + 1 s'écrit x^2 * sqrt(x + 1) ou encore x ^ 2 * ( x + 1) ).

111
Fonctions primitives 5 Exercices et Problèmes

EXERCICES ET PROBLÈMES

1 Pour chacune des fonctions f 4 Soit la fonction


suivantes, déterminer une fonction f : x a cos3 x − 3 cos x + 2
primitive F sur un intervalle que l'on 1) Vérifier que pour tout x réel on a :
précisera : f(x) = −( cos x ) × sin2 x − 2 cos x + 2
3
1) f : x a x 5 − 5 x 2 + 2 − 2 2) En déduire la primitive F de f sur qui
x π
s'annule en (- ).
x4 − 1 2
2) f : x a 5 Soit la fonction
x2
f : x a 5 sin x + 3sin3 x
3) f : x a (2x − 1)(x 2 − x − 4)8 1) Calculer f '(x) et f ''(x) pour tout x réel.
4) f : x a ( x − 2)( x + 1) 2) En déduire l'expression générale des
primitives de f sur .
5) f : x a ( x 2 − 1)( x 3 − 3 x + 5)
x3 − 3x 2 + 3x
2x + 1 6 Soit la fonction f : x a
6) f : x a ( x − 1)2
4x 2 + 4x + 5 1) Déterminer les réels a, b et c tels que
x+1 pour tout x appartenant à l’ensemble de
7) f : x a
(x + 2x + 5)2
2
c
définition de f on ait f(x) = ax + b + .
8) f : x a (2x + 1) 3
( x − 1)2
π 2) En déduire une fonction primitive de f
9) f : x a cos(2x + ) sur l'intervalle ]1,+∞[ .
6
x 7 Soit la fonction
10) f : x a cos( x 2 − 1)
x −1
2 f : x a sin(3 x ) × cos x
1) Montrer que pour tout x ∈ ,
11) f : x a (cos x ) × sin3 x 1
f(x) = ⎡⎣sin(4 x ) + sin(2x )⎤⎦
x2 2
12) f : x a 2) En déduire la fonction primitive F de f
1+x 3 sur qui s'annule en π .
2 Soit f la fonction définie sur par 8 A / Soit la fonction f :⎡⎣0,+∞⎡⎣ →
3
f(x) = 4x et la fonction F définie par :
F(x) = x 4 +2 si x ≥ 0 e 1
xa
et F(x) = x 4 -2 si x < 0. 1+ x 2
F est elle une primitive de f sur ?. 1) Prouver l'existence et l'unicité d'une
primitive F de f sur [0,+∞[ s'annulant en 0.
3 Soit la fonction ⎡ π⎡
f : x a (cos x ) × (2 sin x − 1) 2) On pose pour tout x ∈ ⎢0, ⎢
Justifier l'existence des primitives de f K(x)= F(tgx). ⎣ 2⎣
sur et déterminer la primitive F de f qui a) Montrer que la fonction K est dérivable
π ⎡ π⎡
s'annule en x 0 = sur ⎢0, ⎢ et déterminer K'(x).
2 ⎣ 2⎣
112
Fonctions primitives 5 Exercices et Problèmes

⎡ π⎡
b) En déduire que pour tout x ∈ ⎢0, ⎢ a) Montrer que g réalise une bijection de
⎣ 2⎣ ⎡π ⎡
3 ⎢ , π⎢ vers un intervalle J que l'on ,
K(x) = x puis calculer F( ) et F(1) ⎣2 ⎣
3
3) On pose pour tout réel positif x, déterminera.
1 x b) Etudier la dérivabilité de g-1 sur J et
U(x) = F( ) + F( ).
1+ x x+2 calculer (g -1)'(x) lorsqu'il existe.
a) Montrer que U est dérivable sur [0,+∞[ c) Déterminer une primitive F de la fonc-
et calculer U'(x). tion
1 ⎡3 ⎡
b) En déduire la valeur du réel k:xa sur ⎢ , +∞⎢ .
1 1 x2 − 1 ⎣2 ⎣
F( ) + F( ).
2 3 10 Soit f une primitive sur de l'appli-
B / Soit g(x) = - f(x) cation u qui à tout réel t , associe
1) Montrer que g admet une primitive et 1
une seule G sur [0,+∞[ qui s'annule en 0. u(t) = 2 et g l'application de
2t −2t + 1
2) Soit la fonction :
⎤ π⎤ ⎤ π π⎡
T : ⎥0, ⎥ → l'intervalle I = ⎥− , ⎢ dans définie par :
⎦ 2⎦ ⎦ 2 2⎣
x a T(x) = G(cotgx) ⎛ 1+ tgx ⎞
⎤ π⎤ g(x) = f ⎜ ⎟
a) Montre que T est dérivable sur ⎥0, ⎥ ⎝ 2 ⎠
et déterminer T '(x). ⎦ 2⎦ 1) Prouver que g est dérivable sur I.
2) Montrer que g est une application affine.
b) En déduire que : 3) Calculer f(1) - f(0) .
⎤ π⎤ π
∀x ∈ ⎥0, ⎥ , T( x ) = x − 11 Soit la fonction f : x a 3 sin x − 2 sin3 x
⎦ 2⎦ 2 1) Trouver deux réels a et b tels que
puis calculer G(1) ett G( 3) la fonction : x a a cos x + b cos3 x soit une
3) On pose : primitive de f sur l'intervalle [0,π].
1 x 2) En écrivant sin3 x = (1− cos 2 x ) sin x
∀x ∈ ⎡⎣0, +∞⎡⎣ , V(x) = G( ) + G( )
x x+2 retrouver une primitive de f sur ]0,π[.
a) Montrer que V est dérivable sur [0,+∞[
et déterminer V'(x). 12 Soit la fonction
f : ⎤⎦0,+∞⎡⎣ →
b) En déduire que : G( 1 ) + G( 3 ) = π .
4 5 4 1
9 On considère la fonction xa
x
1
f:xa 1) Montrer que f admet une primitive et
sin x une seule F qui s'annule en 1.
pour x appartenant à ]0,π[ . 2) Etudier le sens de variation de F, en
1) Etudier et représenter la courbe (Cf) déduire que :
de f dans un repère orthonormé. ∀x ∈ ⎤⎦0,1⎡⎣ , F( x ) < 0 et
⎡π ⎡
2) Soit g la restriction de f à ⎢ , π⎢ . ∀x ∈ ⎤⎦1, +∞⎡⎣ , F( x ) > 0
⎣2 ⎣

113
Fonctions primitives 5 Exercices et Problèmes

3) Soit H(x) = F(ax) pour x > 0 ;


(où a est un réel strictement positif
donné).
a) Montrer que H est une primitive de f
sur ]0,+∞[ .
b) En déduire que F(ax) = F(a) + F(x).
x
c) Montrer que F( ) = F( x ) − F(a) .
a
4) Déterminer, à l'aide de F, la primitive G
de la fonction
g : ⎤⎦−∞, 0⎡⎣ →
1
xa et qui s'annule en (-1).
x
13 Une automobile roule à la vitesse
60 km/h.
a) Quel est le chemin parcouru en
2h45 mn ?
b) On note x(t) le chemin parcouru par
l'automobile pendant le temps t exprimé
en heures décimales. Calculer x (t) en
fonction de t.
c) Représenter graphiquement les fonc-
tion x(t) et v(t) sur un même graphique,
v(t) désigne la vitesse, en fonction du
temps. On prendra comme unités : en
abscisse 4 cm pour 1 h et en ordonnées
1 cm pour 10 km, ou pour 10 km/h.
d) Soient A et B les points d'abscisses 0
et t de la courbe représentative de v et
soit le point C (t, 0). Quelle est l'aire du
rectangle OABC ?
(L'unité d'aire est l'aire du rectangle
formé par les vecteurs unitaires des axes
du repère).
Comparer le résultat trouvé avec x(t).

114
Fonctions primitives 5 Aperçu Historique

APERÇU HISTORIQUE

Leonhard Euler
Suisse (1707 ; 1783)

Leonhard Euler
Billet de 10 francs suisse

Leonhard Euler est issu d'une famille modeste vivant dans une ville près de Bâle en
Suisse. Là, il suit des cours dans une école qui n'offre qu'un enseignement élémentaire
et c'est son père qui l'initie aux premiers éléments des mathématiques. A 13 ans, il entre
à l'Université de Bâle pour y étudier la philosophie et le droit. Il obtient son diplôme de
philosophie à 16 ans mais son père qui souhaite le voir devenir pasteur, le pousse vers
des études de théologie.
Très tôt, il devient l'élève de Johann Bernoulli (1667 ; 1748) un ami de son père, émi-
nent mathématicien qui remarque son talent pour les maths.

Johann Bernoulli

115
Fonctions primitives 5 Aperçu Historique

La suisse ne permettant pas à Euler de faire une carrière ambitieuse dans les sciences,
il se voit appelé à Saint-Pétersbourg en 1727 par Catherine II, impératrice de Russie, sur
la recommandation de Daniel (1700 ; 1782) et Nicolas Bernoulli (1687 ; 1759). En 1733,
il succède à Daniel Bernoulli en qualité de professeur et à partir de 1740 il devient
également responsable du département de géographie. Euler rencontre la fille d'un artiste
russe avec laquelle il aura 13 enfants dont seulement cinq survivront. Il est un père
patient et attentionné. Euler raconte avoir fait ses plus belles découvertes avec un bébé
dans ses bras et ses enfants jouant à ses pieds.
A 33 ans, il perd un oeil et bientôt il ne peut distinguer que de grands caractères tracés
à la craie sur une ardoise.
En 1741, Frédéric II le Grand, roi de Prusse, le fait venir à Berlin pour rejoindre
l'Académie de sciences. Mais il ne s'entend que moyennement avec ce dernier qui le
surnomme le "Cyclope mathématique" en référence à son handicap. Il retourne à Saint-
Pétersbourg en 1766, ville qu'il ne quittera plus.
Dans Introductio in analysin infinitorum (1748), il pose les fondements de l'analyse
mathématique et de la mécanique analytique. Euler établit la célèbre constante, notée
γ (gamma), qui porte aujourd'hui son nom : γ = 0,57721566490153286060…
Sa nature est un problème ouvert, on ne sait pas s'il s'agit d'un nombre rationnel ou
irrationnel. Aujourd'hui près de 108 000 000 décimales de ce nombre sont connues. Le
record est détenu par Patrick Demichel et Xavier Gourdon depuis 1999.

⎛ 1 1 1 ⎞
γ = lim ⎜ 1 + + + ... + ⎟ - ln n
n→∞
⎝ 2 3 n ⎠

Euler fonde ce qu'on appelle aujourd'hui l'analyse fonctionnelle en donnant une


définition précise de la notion de fonction. Nous lui devons la notation f(x) pour
désigner l'image d'un nombre x par une fonction f. Mais ce n'est, de loin, pas la seule nota-
tion qu'il introduit dans le langage des mathématiques. Il utilise la lettre grecque Σ
comme symbole de sommation. Par exemple, 1 + 2 + 3 + … + 1000 trop long à écrire
se note :
1000

∑k
k=1
En théorie des nombres, Euler démontre la conjecture de Fermat dans le cas n=3,
étudie les nombres parfaits (nombre égal à la somme de ses diviseurs propres) et
entretient des correspondances avec Christian Goldbach (1690 ; 1764), célèbre aujourd'hui
pour sa conjecture.

116
Chapitre
6

Fonctions logarithmes

Plan du chapitre
❈ Activités préliminaires
❈ Cours
❖ La Fonction logarithme népérien.

❖ Dérivée d'une fonction composée du type (lno u) .


Propriété fondamentale des logarithmes et
❖ règles de calcul.

❖ Etude de la fonction logarithme népérien.

❖ Etude d'exemples de fonctions du type


x a ln(u(x))

❈ Résumé du cours
❈ Avec L’ordinateur
❈ Exercices et Problèmes
❈ Aperçu Historique

117
Fonctions logarithmes 6 Activités préliminaires

ACTIVITÉS PRÉLIMINAIRES

r r
1 On a représenté dans un repère orthonormé (O, i , j) du plan,
la courbe (C) de la fonction f : x a x pour x ∈ ⎡⎣0,+∞⎡⎣.
1) Utiliser le graphique pour conjecturer le sens de
variation de f et la nature de la branche infinie de (C).
2) Justifier les résultats obtenus.
f (1+ x ) − f (1)
3) Calculer lim .
x →0 x
Que représente cette limite ?
Interpréter, graphiquement, le résultat obtenu.
4) Ecrire l'équation de la tangente (T) à la courbe (C) au point A (1, 1).
5) a) Tracer (T).
b) Quelle conjecture peut-on émettre sur la position relative de la droite (T) et
la courbe (C) ?

2 a) Montrer que la fonction F : x a x 2 - 4x + 5 est une primitive sur de la


x−2
fonction f : x a
x 2 − 4x + 5
b) Déterminer la primitive de f sur qui s'annule en 2.
c) Déterminer la primitive de f sur qui s'annule en 0.

3 Montrer que chacune des fonctions suivantes admet une fonction primitive sur
l'intervalle I et donner la primitive F de f, sur I, qui s'annule en a.
1
a) f : x a x 3 ; I = ⎤⎦−∞, +∞⎡⎣ , a = 0 ; b) f : x a ; I = ⎤⎦0, +∞⎡⎣ , a = 1 ;
x
1 2x + 1
c) f : x a ; I = ⎤⎦0, +∞⎡⎣ , a = 2 . d) f : x a ; I = ⎡⎣1, + ∞⎡⎣ , a = 3
x2
(x )
2
2
+x

118
Fonctions logarithmes 6 Cours

COURS
La fonction Logarithme Népérien

Activité 1
1
Soit la fonction f définie sur l’intervalle I = ⎤⎦0 , +∞⎡⎣ par f(x) = .
x
1) Justifier que f admet au moins une fonction primitive sur l'intervalle I.
2) Soit x0 un élément de l'intervalle I et F l'unique primitive de f sur I qui s'annule
en x0 . Montrer que F est strictement croissante sur I.

Définition
1
Soit f la fonction définie sur l'ensemble des réels strictement positifs par f(x) =
.
x
On appelle fonction logarithme népérien (notée ln) la primitive de f sur ]0,+∞[
s'annulant en 1. Ainsi, la fonction ln est définie sur ]0,+∞[ et pour tout x ∈
1
on a : (ln)'(x) = et ln(1) = 0.
x

Activité 2
-2
En utilisant une calculatrice, trouver une valeur approchée à 10 prés par excès de
1 1
chacun des réels suivants : ln 2 ; ln 3 ; ln π ; ln 5 ; ln 10 ; ln ; ln et ln 2.
3 2
Activité 3
1
Soit la fonction f : x a x − définie sur I = ]0,+∞[.
x
Déterminer la fonction primitive F de f sur I telle que F (1) = 1.

Activité 4
In x
Soit g : x a .
x
a) Préciser l'ensemble de définition D de la fonction g.
b) Montrer que g est dérivable sur D et calculer g'(x) pour x ∈ D .

119
Fonctions logarithmes 6 Cours

Propriété fondamentale de la fonction ln


Règles de calcul
Activité 1

On considère la fonction g définie, pour tout x ! ]0,+∞[, par g( x ) = ln(ax)


où a est un réel strictement positif.
1) En remarquant que g(x) = (lno u)(x) où u(x) = ax, montrer que g est dérivable sur
1
]0,+∞[ et pour tout x > 0 on a : g '( x ) = .
x
2) En déduire que pour tout x ! ]0,+∞[ on a g(x) = In x + k où k est une constante
réelle.
3) Calculer g (1).En déduire la valeur de k.
4) Montrer alors, que pour tous réels strictement positifs a et b on a ln (ab) = ln a + ln b.

Propriété fondamentale
Exemples numériques :
Pour tous réels strictement positifs a et b on a :
In(6) = In(2x3) = In2 + In3
ln(ab) = ln a + ln b.
In(10) = In2 + In5

Activité 2

Soient x et y deux réels strictement positifs.


1 ⎛ 1⎞
a) En remarquant que . x = 1, montrer que ln ⎜ ⎟ = - ln(x).
x ⎝ x ⎠
⎛ x ⎞
b) Montrer alors que ln ⎜ ⎟ = ln(x) - ln(y).
⎝ y ⎠
Activité 3

Soit x un réel strictement positif.


1) a) Exprimer ln(x2) en fonction de ln(x) puis montrer que ln(x3) = 3ln(x).
b) Montrer, par un raisonnement par récurrence, que pour tout entier naturel n,
ln(xn) = [Link](x).
⎛ 1 ⎞
2) a) Montrer que ln ⎜ 2 ⎟ = - 2 ln(x).
⎝ x ⎠
b) Soit n un entier relatif négatif. En posant n' = -n, prouver que ln(xn) = [Link](x).

120
Fonctions logarithmes 6 Cours

Propriétés

Pour tous réels x et y strictement positifs et pour tout n ! , on a :


⎛ x ⎞ ⎛ 1 ⎞
⎝ y ⎠ ⎝ x ⎠
( )
* ln ⎜ ⎟ = ln x - ln y ; ln ⎜ ⎟ = - ln x ; ln x n = n . ln x

( )
* Pour tous réels a1 , a 2 , ... , an strictement positifs on a : ln a1 . a 2 ... an = ∑ ln ai
i=1

Activité 4

1) Soit x un réel strictement positif.


a) En remarquant que x = ( x )2 , exprimer ln x à l'aide de In x .
1
b) Montrer que pour tout entier naturel n, supérieur ou égal à 2, on a ln n x = ln x .
p n
2) Soit r = un rationnel ( p ! et q ! ).
q
a) Soit a un réel strictement positif quelconque et b le On notera pour tous
q p
réel tel que b = a . Montrer que In b = [Link] a et p ! ,q ! et a ! :
1 p
b = q ap q
a = a et
q q
a =ap q

b) En déduire que In ar = [Link] a

Propriétés
Pour tout réel x strictement positif et pour tout r ! , on a :
* In xr = [Link] x 1
1 1
* En particulier pour r = , on a : ln x = ln x = ln x
2
2 2

Activité 5

Simplifier l'écriture, puis donner une valeur approchée, de chacun des réels suivants :
A = In 128 - In 32 - In 8 ; B = In 625 - In 50 - In 75
⎛ ⎞
⎛ 2⎞ ⎜ 1 2 ⎟
⎛ 9 2 × 4−3 ⎞
C = ln ⎜ −5
( ⎜ 4 ×3
⎟ ; D = ln ⎜
7
)
−12
⎟ ⎜ 23 × 53 ⎟
; E = ln ⎜
−5 ⎟ 1 ⎟
⎝2 ×3 ⎠ ( )
3
⎜ 4−1 × 3 6 ⎟ ⎜ 1 2 ⎟
⎝ ⎠
( )

8
⎜4 × 2 ⎟

121
Fonctions logarithmes 6 Cours

Etude de la fonction : x a ln x

Activité 1

1) a) Prouver que la fonction ln est dérivable et strictement croissante sur ]0,+∞[ .


b) En déduire que pour tout x > 0 on a : si x < 1 alors ln x < 0 et si x > 1 alors
ln x > 0.
2) On suppose que la fonction ln est majorée sur ]1,+∞[ .
a) Prouver que lim ln( x ) = l où l est finie.
x →+∞ Retenons :
b) Calculer lim ln(2x ) .En déduire que l = l + ln2 . lim ln (x) = +∞
x →+∞
x →+∞
c) Que peut-on conclure ?
3) Déterminer, alors, lim ln(x).
x → +∞

Activité 2
⎛ 1⎞
1) Calculer lim+ ln ⎜ ⎟ .
x →0 ⎝x⎠
⎛ 1⎞ Retenons :
2) Exprimer ln ⎜ ⎟ en fonction de ln x.
⎝x⎠ lim ln (x) = −∞
x→0 +
3) En déduire lim+ ln( x)
x →0

Activité 3

Montrer que la fonction f : x a ln x est une bijection de sur .

Propriétés
Soit f la fonction définie sur ]0,+∞[ par f(x) = ln x. La fonction f est dérivable et
strictement croissante sur ]0,+∞[ . Elle réalise une bijection de ]0,+∞[ sur .
i) Pour tous réels strictement positifs a et b on a :
( )
* ln a = ln b ⇔ a = b ( )
* ( ln a > ln b ) ⇔ (a>b)
ii) Pour tout x ! ]0,+∞[ on a :
( )
* ln x < 0 ⇔ x ∈ ⎤⎦0 , 1⎡⎣

( )
* ln x > 0 ⇔ x ∈ ⎤⎦1 , +∞⎡⎣
* ( ln x = 0 ) ⇔ x=1

122
Fonctions logarithmes 6 Cours

Activité 4

1) Dresser le tableau de variation de la fonction ln.


2) En déduire qu'il existe un réel unique e supérieur à 1 et tel que ln e = 1.
3) Vérifier que 2 < e < 3.
4) Montrer que ∀r ∈ , on a ln er = r .
Retenons :
x 0 1 e +∞
ln e = 1.
f ’(x) + ln 1 = 0.
+∞ 2<e<3.
e ≈ 2,71828 ;
f(x) 1 ∀r ∈ , on a ln er = r
0 e s'appelle la base du
-∞ logarithme népérien.

Activité 5

Soit g la fonction définie sur I = ]1,+∞[ par g(x) = 2 x − ln x .


Retenons :
x −1
1) Montrer que g est dérivable sur I et que g'(x) = . ln x
x lim =0
x →+∞ x
2) En déduire que g est strictement croissante sur I.
3) a) Calculer g(1).
b) En déduire le signe de g(x) sur I et qu'on a ∀ x ∈ I, 2 x > ln x .
lnx 2 lnx
4) Montrer alors que ∀ x ∈ I, 0 < < . En déduire lim .
x x →+∞ x
x
Activité 6

Soit f la fonction définie sur ]0,+∞[ par f(x) = ln x. On désigne par (C) sa courbe repré-
r r
sentative dans un repère orthonormé (O, i, j) du plan.
1) Préciser les branches infinies de la courbe (C).
2) Donner une équation cartésienne de la tangente
T à (C) au point A (1, 0).
3) Donner une équation cartésienne de la tangente
D à (C) au point B(e, 1).
4) Soit g (x) = x -1 - ln x .
a) Dresser le tableau de variation de g sur ]0,+∞[ .
b) En déduire le signe de g(x) puis la position
relative de T et (C).
c) Etudier de même la position relative de D et (C).
5) Tracer T, D et ( C ).

123
Fonctions logarithmes 6 Cours

6) a) Montrer, en utilisant le théorème des accroissements finis, qu'il existe un réel


c ∈ ⎤⎦1, e⎡⎣ tel que la tangente au point d'abscisse c à la courbe (C) soit parallèle
à la droite (AB).
b) Déterminer la valeur de c.

Activité 7
⎛ 1⎞
ln ⎜ ⎟
⎛ 1⎞ ⎝x⎠ ⎛ 1⎞
1) En remarquant que [Link] ⎜ ⎟ = pour x > 0, calculer lim [Link] ⎜ ⎟ .
⎝x⎠ 1 x → 0+ ⎝x⎠
x
Retenons :
2) En déduire lim [Link] x .
x →0+
lim+ [Link] x = 0
x→0

Activité 8

Calculer les limites suivantes :


ln( 3 x ) ln(x)
lim x − ln(x); lim x 2 − ln(x); lim ; lim ; lim+ x 2ln(x); lim (2x+1)ln(x)
x →+ ∞ x →+ ∞ x →+ ∞ x x →+ ∞ x→0 x→0 +
x
Activité 9

1) Soit r ! .

a) Montrer que ∀ x ∈ ⎤⎦0 , +∞⎡⎣ on a : 1 ln x r = ln x.


r
( )
ln( x ) r On admet que :
b) Calculer alors, lim et lim+ x .ln( x ) .
x → +∞ x r x→0
∀r ∈ , lim+ x r = 0
2 x→0

2) Calculer lim x .ln( x ) et 3
lim+ 3 x .ln( x ) . et lim x = + ∞r
x →+∞ x→0 x → +∞

Retenons :
ln x
∀r ∈ , lim+ x r .ln x = 0 et lim =0
Activité 10 x→0 x → +∞ x r

1) Soit f la fonction définie sur ]0,+∞[ par f(x) = ln x.

a) Calculer le nombre dérivé de f en x0 = 1 .


Retenons :
ln x ln x
b) En déduire que lim =1 lim =1
x→ 1 x − 1 x→ 1 x − 1
ln x
2) Calculer lim .
x → 1 (x-1)3

124
Fonctions logarithmes 6 Cours

Résolution d'équations et d'inéquations

Activité 1
Résoudre, dans , chacune des équations suivantes :
1 + In x = 0 ; 2 - In x = 0 ; 1 + 3In x = 0 ;
⎛ 3x − 4 ⎞
( )
ln(3 x − 5) = 0 ; ln 3 x + 7 = ln 4 ; ln( x 2 + 1) = 0 ; ln x 2 − 4 x + 7 = ln 2 ; ln ⎜
⎝ x+2 ⎠
⎟ = ln( x − 2)
Activité 2

Résoudre, dans , les inéquations suivantes :


⎧u(x) > 0
ln(2x − 3) < ln( x + 5); ln 4 − x − ln 2 ≥ 0 ⎪
⎡ln(u(x)) ≥ ln (v(x))⎤ ⇔ ⎨v(x) > 0
⎛ 2x − 3 ⎞ ⎣ ⎦
ln(3 x 2 + 5 x − 2) > 0; ln ⎜ ⎟≤0 ; ⎪u(x) ≥ v(x)
⎝ 5x + 1 ⎠ ⎩

2 ln (2 + x 3 ) − ln(2 − x 3 ) ≥ ln 2 ; ln(x − 1) + ln (x + 2) ≤ ln( x 2 − 1)

Exercice résolu

Une société, dont le chiffre d'affaire est de 600.000 DT, prévoit de l'augmenter de 5%
par an.
Au bout de quel nombre d'années peut-on avoir un chiffre d'affaire supérieur ou égal
à 900.000 DT ?
Solution :
Soit n le nombre d'années, C0 le chiffre d'affaire initial et Cn le chiffre d'affaire à l'an-
née n.
On a alors, C0 = 600,000 et Cn+1 = Cn + 0,05 Cn ou encore Cn+1 = 1,05 Cn
La suite (Cn) est géométrique de raison q = 1,05 et de premier terme C0 .
Donc Cn = (1,05)n .C0
Ainsi, la résolution du problème posé revient à la résolution de l'inéquation :
600.000(1,05)n ≥ 900.000. Donc n est solution de l'inéquation (1,05)n ≥ 1,5 .
Ce qui équivaut à (In (1,05)n ≥ In 1,5) équivaut à [Link] (1,05) ≥ In(1,5) équivaut à
ln(1, 5)
n≥ b 8, 3
ln(1, 05)
Donc, à partir de la 9ème année le chiffre d'affaire de la société sera supérieur à
900.000 DT.

Activité 3

La population d'une ville augmente de 5% par an. En 2000, on compte 80.000 habi-
tants. En quelle année la population de cette ville dépassera-t-elle 100.000 habitants ?
Indication : Désigner par n le rang de l'année après 2000 et vérifier alors qu'on a :
(1,05)n ≥ 1,25 puis déterminer n.
125
Fonctions logarithmes 6 Cours

Dérivée d'une fonction du type : x a ln (u(x))


Activité 1
1) Soit f la fonction définie par f(x) = In (x2 - 2x + 5). En remarquant que
f(x) = ( lnou)(x) où u(x) = x2 - 2x + 5, montrer que f est définie et dérivable sur puis
calculer f '(x) pour x ! .
1
2) Soit g( x ) = ln x . Montrer que g est dérivable sur et qu'on a : ∀x ∈ , g '( x ) = .
x
3) On considère une fonction u dérivable sur une partie D de et telle que
∀x ∈ D, u( x ) ≠ 0.
Soit f la fonction définie sur D par f ( x ) = ln u( x ) . Montrer que f est dérivable sur D et
u'(x)
que ∀x ∈ D, f '( x ) = .
u(x)

Théorème
* Si u est une fonction dérivable sur une partie D de et telle que ∀x ∈ D, u( x ) > 0 ,
alors la fonction f définie sur D par f ( x ) = ln(u( x )) est dérivable sur D et on a :
u'(x)
∀x ∈ D, f '( x ) =
u(x)
* Si u est une fonction dérivable sur une partie D de et telle que ∀x ∈ D, u(x x) ≠ 0 ,
alors la fonction f définie sur D par f ( x ) = ln u( x ) est dérivable sur D et on a :
u'(x)
∀x ∈ D, f '( x ) =
u(x)

Activité 2

1) Soit f la fonction définie par f ( x ) = ln x 2 −1 . Déterminer l'ensemble D sur lequel la


fonction f est dérivable et calculer f ’(x) pour x !D.
x
2) Soit g la fonction définie sur I = ⎤⎦1, +∞⎡⎣ par g(x) = .Déterminer la primitive G de
x −1
2

la fonction g sur I telle que G( 2 ) = 0

Retenons:
Si u est une fonction dérivable sur un intervalle I de et telle que ∀x ∈ I , u( x ) ≠ 0 ,
u'(x)
alors les primitives de la fonction x a sont les fonctions F définies sur I par
u(x)
F( x ) = ln u( x ) + k ,où k est une constante réelle arbitraire.

126
Fonctions logarithmes 6 Cours

Activité 3

1) Montrer que chacune des fonctions suivantes admet une fonction primitive sur
l'intervalle I et donner la primitive F de f, sur I, qui s'annule en a.
2x + 1 x
a) f : x a 2 ; I = ⎤⎦−∞, +∞⎡⎣ , a = 0 ; b) f : x a ; I = ⎡⎣−11
, ⎤⎦ , a = 0
x + x +1 x+2
1 lnx
c) f : x a ; I = ⎤⎦1, +∞⎡⎣ , a = 2 ; d) f : x a ; I = ⎤⎦0, +∞⎡⎣ , a = 1
[Link] x
1 1
2) Montrer que la fonction F : x a x 2 ln x − ( x 2 − 1) est la primitive de la fonction
2 4
f : x a x ln x sur ]0,+∞[ qui s'annule en 1.

Etude d'exemples de fonctions du type :


x a ln (u(x))
Activité 1

Soit g la fonction définie par g(x) = In(1 + x).


1) Déterminer l'ensemble de définition D de g.
1
2) Montrer que g est dérivable sur D et qu'on a ∀x ∈ D, g '( x ) = .
ln (1+ x) 1 + x
3) En déduire lim puis donner une approximation affine de ln(1 + h) pour h
x→ 0 x
«voisin de zéro ».
4) Donner une valeur approchée pour chacun des réels suivants :
ln(1,01) ; ln(0,99) et ln(0,97).

Retenons :
ln (1+ x)
* lim =1.
x→ 0 x
* Pour x « voisin de 0 » on a :
x est une approximation affine de ln(1+ x ).

Activité 2

Calculer les limites suivantes :


1 1 sin x ln( x 2 − 3 x + 1)
lim [Link](1+ ) ; lim+ [Link](1+ ) ; lim ; lim
x → +∞ x x→ 0 x x → 0 ln( x + 1) x→ 0 x

127
Fonctions logarithmes 6 Cours

Activité 3
1
Soit f la fonction définie par f ( x ) = − ln( x + 1) .
x +1
1) Déterminer l'ensemble D de définition de f et calculer les limites de f aux bornes de D.
2) Etudier le sens de variation de f.
3) a) Montrer que l'équation f(x) = 0 admet une solution unique α .
b) Prouver que 0,7 1 α 1 0,8. r r
4) Construire la courbe représentative C de f dans un repère orthonormé (O, i, j)
du plan.(On prendra 4cm pour unité graphique).
5) a) Montrer que f admet une fonction réciproque f -1 dont on précisera l'ensemble de
définition.
r r
b) Tracer la courbe représentative C' de f -1
dans le repère (O, i, j) .

Activité 4
⎛ ⎞
Soit g la fonction définie par g(x) = 2x - 1 + ln ⎜ x ⎟ .
⎝ x + 1⎠
1) Déterminer l'ensemble D de définition de g et calculer les limites de g aux bornes de D.
2) Etudier les variations de g sur chacun des intervalles ]-∞, -1[ et ]0, +∞[ .
3) a) Démontrer que l'équation g(x) = 0 admet une solution unique α dans ]0, +∞[ .
b) Donner un encadrement de α à 10 -1 prés par défaut.
4) Etudier les branches infinies de la courbe représentative C de g.
5) Construire C dans un repère orthonormé du plan.

Activité 5

I - Soit f la fonction définie sur ]0, +∞[ par f(x) = [Link] - x.


1) a) Montrer que f est dérivable et calculer f '(x) pour x > 0.
b) En déduire la primitive F de la fonction ln s'annulant en 1.
c) Donner le sens de variation de f.
Retenons :
2) Calculer les limites de f(x) quand x
tend vers 0+ et quand x tend vers +∞ . Une primitive de la fonction
3) a) Résoudre l'équation f(x) = 0. x a ln( x ) sur ⎤⎦0, +∞⎡⎣ est du type
b) En déduire le signe de f(x).
x a [Link] − x + k où k est une
II - Soit la fonction g définie sur [0, +∞[ par
g(0) = 0 et pour x > 0, g(x) = 2x2. Inx - 3x2 . constante réelle arbitraire.
1) a) Etudier la continuité et la dérivabilité à droite de g en 0.
b) Calculer g'(x) pour x > 0.
c) Déduire, de I-, le sens de variation de g.
d) Calculer la limite de g(x) quand x tend vers +∞ et dresser le tableau de variation de g.
2) a) Résoudre l'équation g(x) = 0. r r
b) Construire la courbe C de g dans un repère orthonormé (O, i, j) du plan.
128
Fonctions logarithmes 6 Cours

Activité 6
r r
Le plan est muni d'un repère orthonormé (O, i, j) .
Le graphique ci-contre représente une partie de
la courbe C d'une fonction f définie sur ]0, +∞[ .
T est la tangente à C au point A(1, 1).
1) Par lecture graphique :
a) Donner le coefficient directeur de T.
b) Donner f(1), f '(1) et f '(e) .
c) Déterminer les réels x de ]1, +∞[ qui vérifient f '(x) < 0.
x
2) Sachant que f est définie sur ]0, +∞[ par f(x) = ⎡⎣2 − ln x ⎤⎦ ;
2
a) Retrouver par le calcul l'ordonnée du point B où la fonction f admet un extremum
global.
b) Déterminer l'abscisse du point C, autre que O, où la courbe représentative de f
rencontre l'axe des abscisses.
f(x)
c) Calculer lim f(x) et lim . Interpréter graphiquement les résultats obtenus.
x →+∞ x →+∞ x

d) Montrer que f admet un prolongement par continuité g en 0 que l'on précisera.


e) Etudier la dérivabilité de g à droite en 0. Interpréter graphiquement le résultat
obtenu.
f) Dresser le tableau de variation de g et tracer, renrutilisant une autre couleur, sa
courbe représentative C ' dans le repère (O, i , j).

Activité 7
ln x
Soit g( x ) = .
ln 10
1) Préciser l'ensemble D de définition de g et calculer les limites de g aux bornes de D.
2) Dresser le tableau de variation de g et calculer g(10).
3) En déduire que g réalise une bijection de D sur .
4) Déterminer les branches infinies de la courbe représentative C de g.
5) Construire C dans un repère orthonormé du plan.

Le logarithme décimal :
On appelle fonction logarithme de base 10 ( ou fonction logarithme décimale )
ln x
la fonction, notée log , définie sur ]0, +∞[ par g( x ) = .
On a : ln 10
* Pour tout réel x strictement positif, log x = 0.43 In x et In x b (2,3).log x
* log 10 = 1 et pour tout r ∈ , log 10r = r.

129
Fonctions logarithmes 6 Cours

Activité 8

Soit f la fonction définie par f ( x ) = ln x 2 + 2x − 3 et C sa courbe représentative dans


r r
un repère orthonormé (O, i, j) du plan.
1) Déterminer l'ensemble de définition D de f et calculer les limites de f aux bornes de D.
2) Montrer que la droite Δ : x = -1 est un axe de symétrie pour la courbe C .
3) Montrer que f est dérivable sur D et déterminer sa fonction dérivée.
4) Dresser le tableau de variation de f.
5) Préciser les points d'intersection de C avec l'axe des abscisses et écrire une
équation de la tangente à C en chacun de ces points.
6) Tracer C.

Exercice résolu
1
Soit f ( x ) = .
x(1+ ln x )
1) Préciser l'ensemble D de définition de f.
2) Etudier les variations de f sur D.
⎤ ⎡
3) Soit g la restriction de f à l'intervalle I = ⎥ 1 , +∞⎢ .
⎦ e ⎣
a) Montrer que g est une bijection de I sur g( I ) puis construirer lesr courbes
-1
représentatives de g et de g dans un repère orthonormé (O, i, j) du plan.
1
b) Calculer g(e) et g-1 '( ) .
2e
( )
Solution :
1) f est définie en tout réel x strictement positif tel que 1+ ln x ≠ 0 .
1
1+ ln x = 0 ⇔ ln x = −1 ⇔ x = . D'où l'ensemble de définition de f est :
e
⎤ 1⎡ ⎤ 1 ⎡
D = ⎥0, ⎢ ∪ ⎥ , +∞⎢
⎦ e ⎣ ⎦e ⎣
u '( x )
2) f est dérivable sur D et on a ∀x ∈ D, f '( x ) = − 2 avec u( x ) = x(1+ ln x ) .
u (x)
−2 − ln x
Donc : ∀x ∈ D, f '( x ) = . Ainsi, pour tout x de D, f '(x) possède le
⎡x(1+ ln x )⎤
2
⎣ ⎦
même signe que -2 - In x .
−2 − ln x > 0 ⇔ −2 > ln x ⇔ ln e−2 > ln x ⇔ e−2 > x
⎛ 1 ⎞
donc f ' (x) > 0 ⇔ ⎜ x < 2 et x ∈ D ⎟ .
⎝ e ⎠
⎤ ⎡
Par conséquent, f est strictement croissante sur ⎥0, 1 ⎢ et elle est strictement
⎤ 1 1⎡ ⎤ 1 ⎡ ⎦ e2 ⎣
décroissante sur ⎥ 2 , ⎢ ∪ ⎥ , +∞⎢ .
⎦e e ⎣ ⎦e ⎣
130
Fonctions logarithmes 6 Cours

⎤ ⎡
3) a) La restriction g de f à l'intervalle I = ⎥ 1 , +∞⎢ est continue et strictement
⎦ e ⎣
décroissante, donc g réalise une bijection de I sur l'intervalle
⎤ ⎡
g(I) = ⎥ lim f(x) , lim f(x) ⎢ = ⎤⎦ 0 , +∞⎡⎣ .
+
x → +∞ ⎛ 1⎞
⎦ x →⎜ ⎟
⎝e⎠

2e
( )
b) g(e) = 1 , par conséquent g-1 '( 1 ) = 1 = − 4 e 2 .
2e g '(e) 3
Courbes représentatives de g et de g : -1

On a : C = SD (Cg ) où D est la droite d'équation y = x.


g-1

Activité 9

Soit f la fonction définie par f (x) = x + ln(2x - 1) et C sa courbe représentative dans


r r
un repère orthonormé (O, i, j) du plan.
1) Préciser l’ensemble D de définition de f et montrer que la courbe C admet une bra-
che parabolique de direction la droite Δ : y = x puis étudier la position relative de C
par rapport à Δ.
2) a) Monter que f réalise une bijection de D sur un intervalle J que l’on précisera.
b) En déduire que l’équation f(x) = 0 admet, dans D, une solution unique α et véri-
fier que 0,7 < α < 0,8.
3) Soit f-1 la fonction réciproque de f.
a) Calculer (f-1)’(1). r r
b) Tracer dans le repère (O, i, j) la droite Δ et les courbes C et C’ représentatives
respectives de f et f-1 .

131
Fonctions logarithmes 6 Résumé du Cours

RÉSUMÉ DU COURS

La fonction logarithme népérien (notée ln):


La fonction ln est une fonction strictement croissante et dérivable sur ]0, +∞[ .
Elle réalise une bijection de ]0, +∞[ sur et pour tout x ! ]0, +∞[ on a :
1
(ln) '( x ) = ; ln 1 = 0 ; ln e = 1; ( e ≈ 2,72 ).
x
Pour tout x ! ]0, +∞[ on a : Pour tous réels strictement positifs a et b on a :

( ln(x) < 0 ) ⇔ x ∈ ⎤⎦0,1⎡⎣ ( ln a = ln b ) ⇔ ( a = b )


( ln a > ln b ) ⇔ ( a > b )
( ln( x) > 0 ) ⇔ x ∈ ⎤⎦1, + ∞⎡⎣
( ln( x) = 0 ) ⇔ x = 1

Propriétés :
Pour tous réels x et y strictement positifs, on a :
x 1
ln xy = ln x + ln y ; ln = ln x − ln y ; ln = − ln x
y x
1 1 1
ln x r = [Link] x, (r ∈ ). En particulier, pour rr= ,1on , ona a: ln: lnx =x =ln x ln x
22 2 2
Limites usuelles : l l
ln x ln (1+ x) ln x
lim ln x = +∞ ; lim+ ln x = −∞ ; lim = 0 ; lim+ [Link] x = 0 ; lim = lim =1
x →+∞ x→0 x →+∞ x x→0 x→ 0 x x→ 1 x − 1

Pour x « voisin de 0 » on a : x est une approximation affine de In (1+x).


ln x
∀r ∈ , lim+ x r .ln x = 0 et =0
lim
x→0 x → +∞ x r

Résolution d'équations et d'inéquations :


⎧u(x) > 0 ⎧u(x) > 0
⎪ ⎪
⎡ln(u(x)) = ln (v(x))⎤ ⇔ ⎨v(x) > 0 ; ⎡⎣ln(u(x)) ≥ ln (v(x))⎤⎦ ⇔ ⎨v(x) > 0
⎣ ⎦
⎪u(x) = v(x) ⎪u(x) ≥ v(x)
⎩ ⎩
Fonction logarithme décimale :
ln x
C'est la fonction, notée log , définie sur ]0, +∞[ par log x = ≈ 0,43 ln x.
ln10
Dérivée d'une fonction du type x a ln(u(x)) :
Si u est une fonction dérivable sur une partie D de et telle que ∀x ∈ D, u( x ) ≠ 0

132
Fonctions logarithmes 6 Résumé du Cours

alors la fonction f définie sur D par f ( x ) = ln u( x ) est dérivable sur D et on a :


u'(x)
∀x ∈ D, f '( x ) = .
u(x) u '( x )
Primitive d'une fonction du type x a :
u( x )
Si u est une fonction dérivable sur un intervalle I de et telle que
u'(x)
∀x ∈ I, u( x ) ≠ 0 , alors les primitives de la fonction x a sont les fonctions
u(x)
définies sur I par F( x ) = ln u( x ) + k où k ∈ .

Primitive de la fonction : x a ln( x )


Une primitive de la fonction : x a ln( x ) sur ] 0 , +∞ [ est du type :
x a x ln( x ) − x + k où k est une constante réelle arbitraire.

133
Fonctions logarithmes 6 Avec L’ordinateur

AVEC L’ORDINATEUR
Activité

⎛ ⎞
x + x2 + 4 ⎟
Soit f ( x ) = ln ⎜ et g(x)= ln(x). On désigne par (C ) et (C ') les courbes repré-
⎜ 2 ⎟
⎝ ⎠ r r
sentatives respectives de f et g dans un repère orthonormé (O, i, j) du plan.
On se propose d'étudier la position relative des courbes (C ) et (C ').
I - Avec le logiciel Cabri II plus,
(Ressource sur Internet : [Link] )
- Ecrire les expressions ln ((x+ sqrt(x^2+4)) / 2) et ln(x).
- Montrer les axes du repère.
- Appliquer chacune des expressions précédentes sur l'un des axes du repère pour
obtenir les courbes (C ) et (C ').
- Conjecturer sur la position relative des courbes (C ) et (C ').
- Conjecturer, l'ensemble de définition de f , le sens de variation de f et le(s)
élément(s) de symétrie de (C ).
- En déduire que f réalise une bijection de sur .
- Construire, avec une autre couleur la courbe (C) représentative de f -1.

( )(
II - 1) a- Calculer, pour x réel, l'expression x + x 2 + 4 x − x 2 + 4. )
b- En déduire que : ∀x ∈ , x + x 2 + 4 > 0 et que Df = . Montrer que f est impaire.
2) Dresser le tableau de variation de f sur .
3) En déduire que f est une bijection de sur .
4) Montrer que ∀x ∈ ⎤⎦0, +∞⎡⎣ , f(x) − g(x) > 0 .
5) Montrer que lim ( f ( x ) − ln( x )) = 0 et préciser la position relative de (C ) et (C ').
x →+∞

134
Fonctions logarithmes 6 Exercices et Problèmes

EXERCICES ET PROBLÈMES

1 Soient les fonctions f et g définies 2x + 4


g) f ( x ) = ; I = ⎤⎦1, +∞⎡⎣ .
sur ]0, +∞[ par f(x) = x In x et x −1
g(x) = x2 ln x.
4 1) On donne la fonction g définie sur
1) Calculer g'(x) pour x > 0.
x 2 + 4x + 7
2) Vérifier que pour x > 0, g’(x)-x =2 f(x). − {−2} par g( x ) = .
3) En déduire une fonction primitive de la x+2
a) Déterminer les réels a, b et c tels que
fonction f sur ]0, +∞[ . c
∀x ∈ − {−2} , g( x ) = ax + b +
2 Déterminer l'ensemble D sur lequel x+2
b) En déduire la fonction primitive G de g
la fonction f est dérivable et calculer
sur ]-2,+∞[ qui s'annule en (-1).
f '(x) pour x ! D.
2) Déterminer la primitive F de la fonction
1 x
1) f ( x ) = ln(2x + 1) ; 2) f ( x ) = f:xa sur l'intervalle [0,+∞[ telle
ln x (x +1)2
ln x que F(0) = 0 (indication : écrire, tout d'abord,
3) f ( x ) = ln( x + 1) ; 4) f ( x ) =
x α β
f(x) sous la forme + où α et β
sont deux réels). ( x + 1) x + 1
2
5) f ( x ) = ln( x − 3 x ) ; 6) f ( x ) = ln x 2 + x − 2
2

7) f ( x ) = ln cos x ; 8) f ( x ) = ln2 (2x + 1) 5 Résoudre, dans , les équations


x +1 suivantes :
9) f ( x ) = ln(ln x ) ; 10) f ( x ) = ln( )
1− x a) ln(2x − 1) = 0 ; b) ln(2x + 1) − 1 = 0 ;
x + ln x x −1 c ) ln( x + 1) − ln(2 − x ) + ln 2 = ln 7 − ln(4 − x )
11) f ( x ) = ; 12) f ( x ) = x ln .
x x d) ln2 x − 3 ln x − 4 = 0 ; e) ln 2x + 1 = 2 ln 2
3 Dans chacun des cas suivants don- 1
ner une fonction primitive F de f sur f) ln x + 1 = ln x + 2
2
l'intervalle I :
g) ln x + 3 + ln x + 5 = ln 15
1 ⎤3 ⎡
a) f ( x ) = ; I = ⎥ , +∞⎢ ;
4x − 3 ⎦4 ⎣ 6 Résoudre, dans , les équations et
x + x +1
2 inéquations suivantes :
b) f ( x ) = ; I = ⎤⎦0, +∞⎡⎣ ;
x 1 6
ln2 x − ln − 2 = 0 ;12+lnlnx x≥ =
1 ;
ln2 x x ln x
c) f ( x ) = ; I = ⎤⎦0, +∞⎡⎣ ;
x ln x − 2 ln( x − 4) + ln 2 = 0 ; ln x + 1 < 1 ;
1
d) f ( x ) = ; I = ⎤⎦ e−1, +∞⎡⎣ ; 6
ln x < − ln 3 x + 2 ; 12+ ln x =≥ 1 ;
x(ln x + 1) ln x
e) f ( x ) =
1
; I = ⎤⎦1, +∞⎡⎣ ; ln(2 − x ) + ln 2 < ln( x + 1) ;
x ln2 x
2x + 1
( )
ln x 2 − 4e 2 < 1+ ln(3 x ).
f) f ( x ) = 2 ; I = ⎤⎦−∞, +∞⎡⎣ ;
2x + 2x + 1
135
Fonctions logarithmes 6 Exercices et Problèmes

7 Calculer les limites suivantes : 10 Soit la fonction f définie par


f(x) = ln x 2 − 1 .
lim
x →+∞ ( )
x − ln x ; lim+
x →0
( )
x ln x ; lim
x →+∞
ln x
x
;
1) Déterminer l'ensemble de définition de
x 3
ln( x + 1) f puis étudier la parité de f.
lim+
x → 0 ln x x →0
(
; lim+ x − ln x ; lim+ ) x →0 x
; 2) Dresser le tableau de variation de f.
3) Préciser les branches infinies de la
⎛ x + 2⎞ ln( x + 2) ln x + 1 courbe représentative C de f et tracer C
lim ln ⎜ ⎟ ; lim ; lim ;
x →+∞
⎝ x − 1 ⎠ x →+∞ x + 3 x →+∞ ln x − 1
dans un repère orthonormé du plan.
ln( x + 1) ⎛ x + 1⎞ ln x
2 4) Soit g la fonction définie par :
lim ; lim x ln ⎜ ⎟ ; lim ; ⎛ x + 1⎞
x →+∞ x x →+∞
⎝ x ⎠ x →+∞ x ( )
g(x ) = x ln x 2 − 1 + ln ⎜
⎝ x − 1
⎟ − 2x .

ln( x + 1)
lim 2 ln3 x − ln2 x + 3 ln x − 4 ; lim+ ; Montrer que g est une primitive de f sur
x →+∞ x →0 x In x
]1, +∞[
ln( x + 1) ln( x + x + 1))
2
lim ; lim ;
x → 0+ 4x x →0 x
2 3 3 x- 6
ln(1+ x 2 ) 11 Soit f(x) = ln . On désigne par
lim ; lim x 3
ln x ; lim x 2
ln x ; x + 2
x →0 x 2
x →0 +
x →0 +

x C sa courbe représentative dans un


ln( )
ln x ln x3 repère orthonormé.
lim ; lim ; lim 2 ; 1) Etudier les variations de f sur chaque
x →+∞ 3
x x →+∞ x x →2 x − 2
intervalle sur lequel elle est définie.
ln x − 1 x2 − 2 x+2 2) Montrer
M
que le point (0,In3) est un
lim ; lim ; limln .
x →e x − e x →+∞ x ln x x →1 x −1 centre de symétrie de C.
8 Soient f et g les fonctions définies 3) Déterminer l'intersection de C avec les
sur ]0, +∞[ par f(x) = x - 1 - In x et axes du repère.
x −1 4) Tracer C.
g(x) = ln x − . 5) Soit g la restriction de f à l'intervalle
x
1) Etudier le sens de variation des ]-2. 2[.
fonctions f et g. a) Montrer que g est une bijection de
2) En déduire que ]-2. 2[ sur un intervalle J que l'on précisera.
x −1 b) Montrer que la fonction réciproque g -1
∀x ∈ ⎤⎦1, +∞⎡⎣ , < ln x < x − 1 de g est dérivable en y0 = ln3 et calculer
x
(g -1)'(ln3).
9 On considère la fonction f définie sur
par : ⎧⎪ f ( x ) = 2x − x ln x si x ≠ 0 12 1) Soit g(x) = x In2 x - 1

⎪⎩ f (0) = 0 a) Etablir le tableau de variation de g sur
1) Etudier la continuité et la dérivabilité ]0, +∞[ .
de f en 0. b) Montrer que l'équation g(x) = 0 admet
2)a) Montrer que f est impaire. une solution unique α appartenant à ]2 , 3[.
b) Etudier les variations de f puis tracer c) Etudier le signe de g(x) sur ]0, +∞[ .
sa courbe représentative C dans un 2) On considère la fonction f définie par :
repère orthonormé du plan.
136
Fonctions logarithmes 6 Exercices et Problèmes

⎧ 15 On considère la fonction f définie sur


⎪ f ( x ) = x ln x + 1 si x ≠ 1 ⎧ x ln x
⎨ ln x ⎪f (x) = si x > 0
⎪ f (0) = 0 [0, +∞[ par : ⎨ x +1
⎩ ⎪ f (0) = 0

a) Préciser l'ensemble de définition D de f.
b) Montrer que f est continue à droite en 0. 1) Etudier la continuité et la dérivabilité
c) Etudier la dérivabilité de f à droite en 0. de f en 0.
d) Etudier les variations de f sur ⎤⎦ 0 , +∞⎡⎣ . 2) Soit g la fonction définie sur ]0, +∞[ par
e) Montrer que f(α ) = α + α g(x) = x + 1 + In x.
f) Montrer que la droite D : y = x est une a) Etudier les variations de g.
asymptote à la courbe représentative C b) Etablir que l'équation g(x) = 0 admet une
de f. solution unique β et que 0.271β 1 0.28.
g) Tracer C dans un repère orthonormé 3) a) Pour x > 0, calculer f '(x).
du plan. (On prendra α b 2.5). b) Dresser le tableau de variation de f.
c) Calculer lim ( f ( x ) − ln x ) et interpréter le
13 Soit la fonction f définie par : x →+∞
résultat graphiquement
f(x) = 1− ln x . 4) Construire rdans un même repère
r
1) Déterminer l'ensemble de définition D orthonormé (O, i, j)les courbes C de f et
de f. C' de la fonction ln.
2) Calculer f '(x) et f ''(x) lorsqu'ils exis-
tent. 16 Combien de fois une cellule s'est-elle
3) Etudier les variations de f . divisée en 2 si on en compte 10 6 ?
4) Montrer que f réalise une bijection de Indication : Désigner par n le nombre de
D sur ]0, +∞[. divisions et vérifier, alors, qu'on a :
5) Montrer que la courbe C de f possède 2 n = 10 6 puis déterminer n.
un point d'inflexion et déterminer une
équation de la tangente à C en ce point.
17 Le rôle particulier joué par les ions
6) Construire la courbe
r r C dans un repère
H3O+ en solution aqueuse a permis
orthonormé (O, i, j) du plan.
d'introduire la notion de pH. Par définition :
14 Soient f et g les fonctions définies ln ⎡⎣H3O+ ⎤⎦
sur ]0, +∞[ par :
⎡ +⎤
pH = − log ⎣H3O ⎦ = − Où ⎡⎣H3O+ ⎤⎦
ln10
3 ln x
g(x) = 2x x − 3 ln x + 6 et f(x) = + x −1 désigne la concentration (en moles / litre)
x +
des ions H3O dans la solution aqueuse.
1) Etudier le sens de variation de g et 1) Calculer le pH correspondant à une
déduire le signe de g(x). concentration ⎡⎣H3O+ ⎤⎦ = 2,3.10-3.
+
2) Etudier les limites de f en 0 et en +∞. 2) Quelle est la concentration en ions H3O+
3) Déterminer le sens de variation de f. d'une solution aqueuse de pH = 9,4 ?
4) Montrer que la droite D : y = x - 1 est
une asymptôte à la courbe C de f.
5) Etudier la position relative de D et C.
6) Tracer D etr Cr dans un repère ortho
normé (O, i, j) du plan.
137
Fonctions logarithmes 6 Exercices et Problèmes

18 Soit f la fonction définie sur l'intervalle ce qu’elle retombe. Dans un premier


[0.1; 6] par : temps, on considère la fonction h définie
y = f(x) = 70,228 + 5,104 x + 9,222 In x. par : h(t) = -5t 2 +20t ; pour t $0.
On note (C) sa courbe représentative a) A quel instant t, la balle retombera-t-
dansr le
r plan muni d'un repère orthogonal elle sur le sol ?
(O, i, j) . b) A quel instant t, la balle atteint-t-elle sa
(1 cm représente une unité sur l'axe des hauteur maximale ? Préciser cette hau-
abscisses et 1 cm représente 10 unités teur.
sur l'axe des ordonnées). 2) Si on tient compte de la résistance de
Compléter le tableau suivant en arrondis- l'air et du matériau constituant la balle, on
sant à l'entier le plus proche : estime que la hauteur de la balle en fonc-
x 0.1 0.3 0.5 1 2 3 4 5 6 tion du temps t est donnée plus précisé-
ment par h(t) = -5t2 + 11t - 2ln (t+1).
y a) Calculer h (0). Interpréter le résultat.
b) Etudier les variations de h.
2) Etudier les variations de f et tracer sa c) A quel instant la balle atteint-t-elle sa
courbe représentative (C). hauteur maximale ? Préciser la valeur
3) Une formule empirique permet d'esti- approchée au mètre prés de cette hau-
mer la taille y = f(x) en cm d'un enfant, de teur maximale.
moins de 6 ans, en fonction de son âge d) Déterminer, à l'aide de la calculatrice,
x en années. une valeur approchée de l'instant où la
a) Estimer la taille d'un enfant de deux balle retombe sur le sol.
ans et demi, à 1cm prés.
b) Evaluer l'âge d'un enfant mesurant 1m . 21 On considère les deux fonctions u et
v définies sur par :
19 Le polonium est un métal radioactif u : x a x +1+ x
2

souvent associé au radium dans ses


minerais ; élément ( Po) de numéro ato- v : x a x2 + 1 − x
mique 84. Il se décompose spontané- 1) a) Calculer u(x) . v(x), en déduire que
ment de la manière suivante : u(x) et v(x) sont de même signe.
Tous les 138 jours, sa masse diminue de b) Montrer que pour tout réel x, u(x) et
moitié. Si on a une masse de 10 g au v(x) sont strictement positifs.
départ, au bout de combien de temps indication : vérifier que
restera-t-il 0,1 g ? ∀x ∈ , on a x 2 + 1 ≥ x
Indication : Désigner par n le nombre de 2) a) Calculer u'(x).
périodes (138 jours) et vérifier alors b) En déduire la fonction primitive F de la
qu'on a : (0,5) n = 0,01 puis déterminer n. 1
fonction f : x a sur telle que
x +1
2
20 Etude de la trajectoire d'une balle de
F(0) = 0.
golf 3) a) Montrer que F est une fonction
1) Soit t le temps (en secondes) écoulé paire.
depuis la frappe de la balle par le golfeur b) Etudier le sens de variation de F.
et soit h(t) la hauteur (en mètres) de la c) construire la courbe représentative C
balle par rapport au sol à l'instant t jusqu'à de F dans un repère orthonormé du plan.
138
Fonctions logarithmes 6 Exercices et Problèmes

d- Donner l'équation de la tangente T à la où l'unité de longueur est 4 cm.


courbe représentative de F en son point 1) a) Montrer que l'ensemble de défini-
d'abscisse 0. tion de f est ]0,2[ .
b) Dresser le tableau de variation de f.
22 I- Soit g la fonction définie sur ]0, +∞[ 2) a) Montrer que la droite d'équation x = 1
par g(x) = x + (x - 2) In x. est un axe de symétrie de la courbe C .
⎛ x − 1⎞
1) a) Montrer que g'(x) = 2 ⎜ ⎟ + ln x . b) Déterminer les abscisses des points r
⎝ x ⎠ d'intersection de C avec la droite (O, i ) .
b) En déduire que :
On notera x0 la plus petite.
si x > 1 alors g'(x) > 0 et
3) Soit ϕ la fonction définie sur ]0,2[ par
si 0 < x < 1 alors g'(x) < 0
ϕ(x) = f(x) - x.
2) a) Etudier les variations de g. a) Dresser le tableau de variation de la
b) En déduire que, pour tout réel x >0 fonction ϕ .
on a g(x) ≥ 1 . b) En déduire que l'équation ϕ (x) =0
II- Soit f la fonction définie sur ]0, +∞[ par admet exactement deux solutions dont
f(x) = 1 + x In x - (In x)2. l'une est 1 et l'autre sera notée α .
g(x) Vérifier que :
1) a) Vérifier que f '(x) = et étudier
x x0 < α < 0, 3 et que ln ⎡⎣α(2 − α )⎤⎦ = α − 1
les variations de f. c) Préciser le signe de ϕ (x) et en
b) En déduire que f admet une déduire la position de la courbe C par
fonction réciproque f -1 définie sur rapport à la droite Δ : y = x .
4) Tracer la courbe C et la droite Δ (on
un intervalle J que l'on précisera.
2) Soit C la courbe représentative de f prendra 0,2 comme valeur approchée de
dans le plan rapporté à un repère x0).
orthonormé ( unité : 2 cm ).
5) Soit g la restriction de f à l'intervalle
a) Ecrire une équation de la tangente T
à C au point d'abscisse 1.
I = ]0, 1] .
a) Montrer que g réalise une bijection de
b) Etudier les variations de la fonction I sur un intervalle J que l'on précisera.
h définie sur ]0, +∞[ par h(x)=x-1-ln x. b) Calculer g -1(x) pour x appartenant à
En déduire le signe de h(x) pour x > 0. J ; ( g -1 étant la fonction réciproque de g).
c) Montrer que f(x) - x = (lnx -1).h(x) et (D'après Bac Tunisien 1996)
en déduire la position relative de la
courbeC par rapport à T. 24 1) Soit g la fonction définie sur ]0, +∞[
3) Tracer C , T et la courbe C ' représen- par g(x) = -1 + x + 2 In x.
tative de f -1. a) Etudier le sens de variation de g.
(D'après Bac Tunisien 1995)
b) Calculer g(1) puis déterminer le signe
de g(x) sur ]0, +∞[ .
c) En déduire que :
23 Soit f la fonction numérique définie
1
par f(x) = 1+ ln ⎡⎣x(2 − x)⎤⎦ . si x > 1 alors g( ) < 0 et
x
On désigne par C sa courbe représenta-
r r 1
tive dans un repère orthonormé (O, i, j) si 0 < x < 1 alors g( ) > 0
x
139
Fonctions logarithmes 6 Exercices et Problèmes

2) On considère la fonction f définie sur b) Soit C ' la courbe représentative de la


⎧ f(x ) = x − x 2 ln x si x > 0
[0, +∞[ par ⎨ fonction réciproque
r r de g. Tracer C ' dans
⎩⎪ f(0) = 0 le repère (O, i, j) .
II- On suppose qu'il existe deux réels a
a) Montrer que f est dérivable à droite en
zéro.
et b tels que pour tout x de {-1 , 1 }
x +1
b) Montrer que pour tout x > 0 on a on a f(x) = ax + b + ln .
1 x −1
f '(x) = x.g( ) . 2
x 1) a) Montrer que f '(x) = a − 2 .
c) Dresser le tableau de variation de f. x −1
d) Montrer que l'équation f(x) = 0 admet b) Montrer que a = -2 et b = 0.
dans ]0, +∞[ exactement une solution α 2) On suppose dans la suite du problème
7 x +1
telle que < α < 2 . que : f(x) = −2x + ln
4 x −1
3) a) Vérifier que la tangente Δ à la courbe
C de f au point O a pour équation y = x. a) Montrer que f est impaire.
b) Etudier la position deC par rapport à Δ.
b) Dresser le tableau de variation de f.
3) Montrer que la droite Δ d'équation
c) Tracerr Δr et C dans un repère orthonor- y = -2x est une asymptote à la courbe C
mé (O, i, j). [unité graphique : 2cm ] de f.
(D'après Bac Tunisien 2000)

25 Soit f une fonction définie et dérivable


sur {-1 , 1 }et C sa courbe repré-
r r
sentative dans un repère orthonormé
(O, i, j) . Le graphique ci-dessous repré-
sente une partie de la courbe C et la droi-
te D d'équation y = x. La partie représen-
tée de C admet une tangente horizontale
en O et deux asymptotes d'équations
respectives x = -1 et x = 1.
I- Dans cette partie, utiliser le graphique
pour répondre aux questions.
1) a) Déterminer lim f(x) et lim f(x)
x →−1 x →1
b) Dresser le tableau de variation de f
dans [-2, 2]. (On ne cherchera pas à
déterminer f(2) ni f(-2)). 4) Tracer Δ et compléter le graphique
c) Donner le nombre de solutions de l'é- donné pour obtenir la courbe C .
quation f(x) = x dans [-2, 2]. On désigne
(D'après Bac Tunisien 2004)
par α celle qui appartient à ]0, 1[ .
2) Soit g la restriction de f à [0, 1[ .
a) Vérifier que g réalise une bijection de
[0, 1[ sur un intervalle J que l'on détermi-
nera.
140
Fonctions logarithmes 6 Aperçu Historique

APERÇU HISTORIQUE

John Neper ou Napier, baron de Merchiston


(1550 - 1617) Mathématicien Ecossais
John Napier (ou Neper), né en 1550 au château de Merchiston prés d'Edimbourg est
sans contestation le père des logarithmes qui, désormais, portent le nom de logarithmes
népériens.
Après des études très moyennes à l'école de Saint-André, il effectue quelques voya-
ges en Europe et rejoint sa famille en 1571.
Alors qu'il travaillait à simplifier les calculs trigonométriques des astronomes, il fut
amené à généraliser les travaux de Nicolas Chuquet et Michael Stifel sur les similitudes
entre progressions arithmétiques et géométriques ( typ. 1,2,3,…et 10,100,1000…).
Partant de la relation : 2sin(A)sin(B) = cos(A-B) - cos(A+B) dans laquelle le produit
de deux fonctions trigonométriques s'exprime comme somme de deux autres fonctions,
Neper cherche une suite de nombres telle que le produit de deux de ces nombres puisse
s'exprimer à l'aide de leur somme : pour cela, il construit , à l'aide de la cinématique,
deux suites de nombres telles que l'une croît dans une progression arithmétique pendant
que l'autre décroît dans une progression géométrique.
C'est ainsi que naquit la théorie des logarithmes népériens (1614). Il publia une
méthode de calcul des logarithmes et des tables qui connurent un succès immédiat car la
demande était forte. Il perfectionna ensuite sa méthode avec le mathématicien anglais
Henry Briggs en introduisant la notion de logarithmes décimaux, plus utile en pratique.
Par la suite Briggs continua l'œuvre de Neper et les tables logarithmes furent ainsi mises
au service des mathématiciens.
Parallèlement à la découverte de Neper, le suisse Burgy invente lui aussi les logarith-
mes mais ne nous a laissé aucune trace de ses méthodes de calcul.
Neper publie un livre sur l'Apocalypse et acquiert en même temps une certaine répu-
tation de magicien. Il met au point un système de réglettes qui permet d'effectuer les
multiplications d'une manière plus simple que d'habitude.
Réglettes de Neper.- Instrument de calcul, inventé par le mathématicien écossais
Neper en 1617 et utilisé pour la multiplication et la division. Il est composé de 10 réglet-
tes qui contiennent les neuf premiers multiples des nombres de 0 à 9. Dans chaque petit
carré, le chiffre des unités est en bas d'une diagonale et celui des dizaines est en haut.
Une réglette maîtresse placée à gauche et contenant les entiers de 1 à 9 sert à lire le
multiplicateur.
…/ …

141
Fonctions logarithmes 6 Aperçu Historique

La multiplication est ramenée à l'addition, parallèlement à la diagonale des carrés,


comme dans la multiplication arabe. La division est ramenée à la soustraction.
Par exemple, pour faire la multiplication de 327 et de 546, on prend d'abord les réglet-
tes 3, 2 et 7 ; on lit le résultat des produits par 5, 4 et 6 ; on place les résultats dans le
bon ordre comme il est illustré à droite et on additionne en oblique.
2 = 2 on note 2 ; 8 + 4 + 2 = 14 on note 4 et on retient 1 ; 1+ 5 + 2 + 8 + 1 + 8 = 25
on note 5 et on retient 2 ; 2 + 3 + 0 + 2 + 1 = 8 on note 8 ; 1 + 5 + 1 = 7 on note 7 ; 1 = 1
on note 1. Le résultat de la multiplication de 327 par 546 est donc 178 542.

Bâtons de Neper ou tablettes de Neper

142
Chapitre
7

Fonctions exponentielles

Plan du chapitre
❈ Activités préliminaires
❈ Cours
❖ La Fonction exponentielle de base e.

❖ Théorème fondamental - Règles de calcul.

❖ Etude de la fonction exponentielle.


u u
❖ Dérivée de e - Primitives de u’. e

❖ Fonctions Puissances

Etude d'exemples de fonctions du type :


❖ u(x)
x ae

❈ Résumé du cours
❈ Avec L’ordinateur
❈ Exercices et Problèmes
❈ Aperçu Historique

143
Fonctions exponentielles 7 Activités préliminaires

ACTIVITÉS PRÉLIMINAIRES

1 1) Soit la fonction f : x a 1− x pour x ∈ ⎡⎣0,+∞⎡⎣ .


a) Montrer que f réalise une bijection de [0,+∞[ sur un intervalle J que l'on pré-
cisera puis expliciter f -1 (x) pour x appartenant à J.
-1
b) Citer les différentes propriétés de f. r r
-1
2) Représenter les courbes de f et f dans un repère orthonormé (O, i , j)
du plan.

2 Résoudre, dans , les équations suivantes :


a) ln x = 1 ; b) ln x = 0 ; c) ln x = 2 ; d) ln x = -3 ; e) ln x = -1 ; f) ln x = 0.5

3 1) Résoudre, dans , l’équation x2 - 4x - 5 = 0 :


2) En déduire la résolution, dans , de l'équation (In x)2 - 4In x - 5 = 0 .

4 Montrer que chacune des fonctions suivantes admet une fonction primitive sur
l'intervalle I et donner la primitive F de f, sur I, qui s'annule en a.
2 1
a) f : x a ; I = ⎤⎦−1, +∞⎡⎣ , a = 0 ; b) f : x a ; I = ⎤⎦1, +∞⎡⎣ , a = e .
x +1 [Link] x

5 Pour chacune des fonctions suivantes, donner l'ensemble D sur lequel elle est
dérivable et calculer f '(x) pour x élément de D.
( )
2
a) f : x a ln x + 1 ; b) f : x a ln x 2 + x − 2 ; c) f : x a ln x 2 − x

144
Fonctions exponentielles 7 Cours

COURS
La fonction exponentielle de base e
Activité 1

Soit la fonction f : x a ln x .
1) Montrer que f réalise une bijection de ]0,+∞[ sur .
-1
2) On note f la fonction réciproque de f. Calculer f (0) et f -1 (1).
-1

3) Prouver que la fonction f -1est une bijection de sur ]0,+∞[ .

Théorème et définition

La fonction logarithme népérien est une bijection de ]0,+∞[ sur . Sa fonction


réciproque est la fonction exponentielle de base e, notée exp, qui est aussi une
bijection de sur ]0,+∞[ .
Ainsi, la fonction exp est définie sur et ∀ x ∈ , exp (x) ∈ ⎤⎦0 , +∞⎡⎣ ;
-1 -1
(In) = exp et (exp) = In ; exp(0) = 1 ; exp(1) = e.

Activité 2

Montrer que pour tous nombres réels x et y tels que y > 0, on a :


a) exp (x) = y ⇔ x = ln y Retenons :
b) ln ⎡⎣exp(x)⎤⎦ = x
∀x ∈ et ∀ y ∈ ⎤⎦0,+∞⎡⎣ on a :
( )
c) exp ln y = y
exp (x) = y ⇔ x = ln y
( )
ln ⎡⎣exp(x)⎤⎦ = x et exp ln y = y
Activité 3

1) Montrer que pour tous nombres réels x et y on a :


a) exp(x) = exp(y) ⇔ x = y
b) exp(x) < exp(y) ⇔ x < y Retenons :
2) En déduire que pour tout réel a on a : ∀ x ∈ IR et ∀ y ∈ IR on a :
a) a < 0 ⇔ 0 < exp(a) < 1. exp(x) = exp(y) ⇔ x = y
b) a > 0 ⇔ exp(a) > 1. exp(x) < exp(y) ⇔ x < y

145
Fonctions exponentielles 7 Cours

Activité 4

Simplifier l'écriture de chacun des réels suivants :


⎡ ⎛ 1 ⎞⎤ ⎡ ⎤
( ) ( ) ⎢ e ⎥ ; r = ln exp(-3).
m = exp 3 ln 2 ; n = exp -3 ln 2 ; p = ln ⎢exp ⎜ ⎟⎥ ; q = ln
⎣ ⎝ 3 ⎠⎦ ⎢ ⎛ 1 ⎞ ⎥
⎢exp ⎜ ⎟ ⎥
⎣ ⎝2⎠ ⎦

Activité 5

Résoudre dans les équations et les inéquations suivantes:

2 exp(x) - 3 5
a) ln2 x + ln x - 12 = 0 b) = c) exp(3x-1) < 1
exp(x) + 1 3
( )
d) exp 2x 2 + x + 1 ≥ exp(1 - x) .

Théorème fondamental - Règles de calcul


Activité 1

Soient a et b deux nombres réels. On pose x = exp (a) et y = exp (b).


1) Exprimer à l'aide de a et b, ln x et ln y.
2) Vérifier que a + b = ln (xy).
3) En déduire que exp(a + b) = exp(a) . exp(b)

Théorème fondamental

Quels que soient les nombres réels a et b, on a : exp(a + b) = exp(a) . exp(b)

Activité 2

1) Soit a un réel.
a) Calculer de deux façons exp(a + (-a)).
1
b) En déduire que exp (−a) = .
exp (a)
exp (a)
2) Soient a et b deux réels, montrer que exp (a − b) = .
exp (b)
Propriétés
Quels que soient les nombres réels a et b, on a :
1 exp (a)
• exp (−a) = • exp (a − b) =
exp (a) exp (b)

146
Fonctions exponentielles 7 Cours

Activité 3

Soit r un rationnel .
r
a) Calculer In(e ) et In [exp(r)].
b) Conclure.

Propriétés
r
* Quel que soit le rationnel r, on a : exp(r) = e .
* D'une façon générale, on étend la notation précédente à tous les nombres
x
réels, donc pour tout x réel on a : exp(x) = e . a
a+b a−b e 1
* Ainsi, pour tous réels a et b on a : e = e a
× eb
; e = b
; e −a = a
e e
* e0 = 1 et e1 = e.

Activité 4
Propriété
Soit a un réel et r un rationnel .
(e )
r
a
Pour tous a réel et r rationnel on a : = ea r
(e )
r
a ar
Montrer que =e

Activité 5

1) Soit a un réel. Ecrire plus simplement les expressions suivantes :


(ea )2
( ) − ( e a − e −a ) ; B =
2 2
A = e a + e −a 2
e × ea
2) On considère les équations suivantes :
( E ) : e−3 x − 2e−2 x + e− x = 0
(F ) : e 4 x + 3e 3 x + 3e 2 x + e x = 0
a) Vérifier que :
e−3 x − 2e−2 x + e− x = e− x (e− x − 1)2
e 4 x + 3e3 x + 3e 2 x + e x = e x (e x + 1)3
b) Résoudre alors, dans , les équations ( E ) et ( F ).
3) Résoudre, dans l'inéquation : e2x−4 ≤ 1.

147
Fonctions exponentielles 7 Cours

x
Etude de la fonction : x a e
Activité 1

Soient f et g les deux fonctions définies sur par f ( x ) = e x et g(x ) = ln(e x ).


1) En utilisant la dérivabilité de la fonction ln sur ]0,+∞[ , prouver que f est dérivable
sur .
f '( x )
2) Montrer que g est dérivable sur et que pour tout réel x on a : g'(x ) = .
f (x)
3) a) Prouver que pour tout réel x, g'(x) = 1.
b) En déduire que pour tout réel x on a f '(x) = f(x).
c) Déterminer le sens de variation de f sur .

Retenons :
* La fonction exponentielle est dérivable su
ur et sa fonction dérivée est elle-même
e.
Ainsi, ∀x ∈ on a exp'( x ) = exp( x ) = e .
x

* La fonction exponentielle est strictement croisssante sur .

Activité 2

1) Soit la fonction f définie sur par f ( x ) = e x − x − 1 .


a) Etudier les variations de f et calculer f (0).
b) En déduire que ∀x ∈ , e x ≥ x + 1 . Retenons :
c) Prouver alors que lim e x = +∞ . lim e x = +∞ et lim e x = 0.
x → +∞ x → -∞
x →+∞

1
2) En utilisant la formule e− x = x
, montrer que lim e x = 0.
e x → -∞

Activité 3
ex Retenons :
On se propose de calculer lim ex
x →+∞ x lim = +∞
x →+∞ x

ex ⎛ 1 ⎞
a) En posant y = e x , montrer que lim = lim ⎜ ⎟
x → +∞ y → +∞
x ⎝ ln y ⎠
y
b) Conclure.

148
Fonctions exponentielles 7 Cours

Activité 4
x
1) Etablir le tableau de variation de la fonction f r: xr a e .
2) Tracer dans le même repère orthonormé (O, i, j) les courbes représentatives des
fonctions ln et exp.
3) Donner les équations des tangentes à la courbe de la fonction exp aux points
A(0 ;1) et B(1 ;e).

x
Le tableau de variations de f : x ae

x -∞ 0 1 +∞ * ∀ x ∈ ⎤⎦-∞,0⎤⎦ on a :
f’(x) + 0 < e x ≤ 1.
+∞ * ∀ x ∈ ⎡⎣0,1⎤⎦ , on a :
1 ≤ e x ≤ e.
f(x) e
1 * ∀ x ≥ 1, e x ≥ e.
0

x
Courbes représentatives de f : x a e et f -1
: x a ln x

C': y = e x ;
C: y = ln x ;
D: y = x ;
On a : C' = SD (C)
- Une équation de la tangente
à C' au point A(0, 1) est :
y = x +1 ;
- Une équation de la tangente
à C' au point B(1, e) est :
y = ex .

149
Fonctions exponentielles 7 Cours

Activité 5

1) Montrer que lim xe x = 0 . (On pourra poser X = -x).


x → −∞
2) a) Vérifier que pour tout entier naturel non nul n et pour tout réel x,
n
⎛x x ⎞
x e = ⎜⎜ e n ⎟⎟ × nn .
n x

⎝n ⎠
b) En déduire lim x ne x .
x → −∞
3) Soit r un rationnel positif et x un réel strictement positif.
⎛ ex ⎞ Retenons :
a) Exprimer ln ⎜ r ⎟ à l’aide de x, r et ln x.
⎝x ⎠ lim x e x = 0
x → -∞
⎛ ex ⎞
b) Calculer lim ln ⎜ r ⎟ . lim x ne x = 0, ∀ n ∈
x →+∞
⎝x ⎠ x → -∞

ex ex
c) En déduire lim r . lim = +∞, ∀ r ∈
x →+∞ x x → +∞ xr

Activité 6

Calculer les limites suivantes :


1) lim xe x ; 2) lim x − e x ; 3) lim x 2e x ; 4) lim ln(x).e− x
x →+ ∞ x →+ ∞ x → −∞ x →+ ∞
1
x2 2 x ex e2x
5) lim ; 6 ) lim x e ; 7 ) lim ; 8 ) lim
x →+ ∞ e x x→0 x →+ ∞ x 2 x →+ ∞ x

Activité 7

Soit f : x a e x .
1) a) Calculer le nombre dérivé de f en x 0 = 0 .
ex − 1
b) En déduire lim =1 .
x→0 x
2) a) Ecrire une approximation affine de f en x 0 = 0 .
b) En déduire qu'il existe une fonction ϕ : x a ϕ ( x ) définie sur un intervalle
contenant zéro telle qu'on ait : e x = 1+ x + xϕ ( x ) avec lim ϕ ( x ) = 0 .
x →0

Retenons : ex − 1
lim =1.
x→ 0 x
Pour x « voisin de 0 » on a : 1+ x
est une approximation affine de e x .

150
Fonctions exponentielles 7 Cours

Activité 8

1) Donner une valeur approchée pour chacun des réels suivants :


-6
e0.01 ; e0.1 ; e-0.03 et e10 .
2) Calculer les limites suivantes :
2
e2x − 1 e3x − 1 esin x − 1 ex − 1 ex − 1
a) lim ; b) lim ; c ) lim ; d) lim ; e) lim
x→0 x x→0 2x x→0 x x → 0 sin x x → 0 1 − cos x

Dérivée de eu - Primitive de u'. eu


où u est une fonction dérivable
Activité 1
1) Soit u une fonction dérivable sur une partie D de et à valeurs dans .
u(x)
On considère la fonction f définie sur D par f(x) = e
Montrer que f est dérivable sur D et calculer f '(x).
⎛ x −1⎞
⎜ ⎟
⎜ 2 ⎟
⎝x ⎠
2) Soit g la fonction numérique définie par g( x ) = e .
Déterminer l'ensemble D sur lequel g est dérivable puis calculer g'(x) pour x
appartenant à D.

Retenons :
Si u est une fonction numérique dérivable sur une partie D de alors la fonction
f : x a eu(x) est dérivable sur D et pour tout x de D on a : f '(x) = u '( x ).eu(x).

Activité 2

Déterminer, dans chaque cas, l'ensemble D sur lequel f est dérivable et calculer
f ’(x) pour x ∈ D.
1
2
1) f ( x ) = e x ; 2) f ( x ) = xe x ; 3) f ( x ) = ln(e x − 1) ; 4) f ( x ) = e x ; 5) f ( x ) = esin x

Activité 3

1) Déterminer les fonctions primitives de la fonction f : x a e x sur .


2) Soit u une fonction numérique dérivable sur un intervalle I. Déterminer les fonctions
u(x)
primitives de la fonction g : x a u '( x ).e sur I.

151
Fonctions exponentielles 7 Cours

Retenons :
Si u est une fonction numérique dérivable sur un intervalle I de alors les
u(x)
primitives sur I de la fonction f : x a u '( x ).e sont les fonctions du type
x a eu(x) + k où k est une constante réelle arbitraire.

Activité 4

Déterminer, dans chaque cas, une fonction primitive de f sur l'intervalle I :


1
ex
1) f ( x ) = xe x2
; I= ; 2) f ( x ) = 2 ; I = ⎤⎦0, +∞⎡⎣ ; 3) f ( x ) = e 2 x ; I = ;
x
ex
; I = ⎤⎦0, +∞⎡⎣ ; 5) f ( x ) = (e x − 1)2 ; I =
2 + 3 x −1
4) f ( x ) = x ; 6) f ( x ) = (2x + 3)e x ; I= .
e −1

Fonctions puissances
Fonctions du type : x a ax où a ∈ ⎤⎦0 , +∞⎡⎣

Activité 1

Soit a ∈ et r ∈ .

( )
1) Simplifier ln ar et ln [Link] a . ( )
r r. ln a
2) En déduire que a = e .

Définition

Soit a un réel strictement positif.

La fonctiion f : x a a x est définie sur par ∀x ∈ , a x = e x. ln a

Activité 2

a étant un réel strictement positif. Soit la fonction f : x a a x .


1) Montrer que f est dérivable sur et calculer f '(x).
2) Dresser le tableau de variation de f ; distinguer les trois cas :
0 < a < 1, a > 1 et a = 1.
( )
x
3) Etudier les variations de chacune des fonctions g : x a 2x et h : x a 0,5 et tracer
r r
leurs courbes représentatives dans un plan rapporté à un repère orthonormé (O, i, j) .

152
Fonctions exponentielles 7 Cours

Activité 3

a est un réel strictement positif ; x et y sont deux réels et r est un rationnel.


ax
1
(a x )
r
Montrer les formules suivantes : a x +y = a x .ay ; a-x = x ; a x −y = y ; = ar.x .
a a
Activité 4

Ecrire plus simplement chacun des réels suivants : ⎛ 2 ⎞


3

( )

3 7 ⎜ 1, 5 7 ⎟
− 3 π− 2 × 9 ⎝ ⎠
a = (3,1)2 3
×
1 − 12
(3,1) ; b= (0, 5) 4 × (0, 5) 4 ; c= 1
; d= 7
.
(1, 5)

3 6
27
Activité 5

1) Résoudre dans les équations suivantes :


a) 2x = 16 ; b) 3 x = 5 ; c) 10 x = 5 ; d) (0, 5)x = 8.
2) Résoudre dans les inéquations suivantes :
a) 5 x > 10;; b) 2x < 5 ; c) 3 x ≥ 1 ; d) (0, 5)x ≤ 8.
3) a) Résoudre dans l'équation : X 2 − 5 X + 4 = 0.
b) En déduire la résolution, dans , des équations suivantes :
22x − 5 × 2x + 4 = 0 ; 3−2x − 5 × 3− x + 4 = 0.

Fonctions du type : x a xr où r est un rationnel.


Activité 1
1 1
ln x
Soit x > 0 ; comparer x 2 et e 2
Définition

Soit r un rationnel. La fonction f : x a x r est définie sur ⎤⎦0,+∞⎡⎣ par f(x) = er ln x .

Activité 2
1
Soit f la fonction définie sur ]0,+∞[ par f : x a 3x .
3
1) Calculer lim+ f ( x ) et lim f ( x ). 2
x→0 x →+∞ −
2) Montrer que f est dérivable sur ]0,+∞[ et que pour tout x > 0 on a : f '(x) = x 3
puis dresser le tableau de variation de f.
3) Montrer que ∀x ∈ ⎡⎣1000; 1001⎤⎦ on a: (10,1)−2 ≤ f ' ( x ) ≤ 10−2.
4) En déduire que 10, 0032 ≤ 3 1001 ≤ 10, 0033 ; (utiliser les inégalités des
accroissements finis).
153
Fonctions exponentielles 7 Cours

Etude d'exemples de fonctions du type :


x a exp (u(x))

Activité 1
2
Soit f ( x ) = e− x
1) Montrer que f est continue et dérivable sur puis calculer f '(x).
2) a) Etudier la parité de f.
b) Dresser le tableau de variation de f sur ]0,+∞[ .
2
c) Montrer que f ''( x ) = e− x .P( x ) où P(x) est un polynôme de degré 2 que l'on
déterminera.
r r
d) Etudier les points d'inflexion de la courbe représentative C de f.
3) Tracer la courbe C dans un repère orthonormé (O, i, j) du plan.

Activité 2
−1
Soit f ( x ) = e x
a) Préciser l'ensemble D de définition de f et calculer les limites de f aux bornes de D.
b) Dresser le tableau de variation de f. r r
c) Tracer la courbe représentative C de f dans un repère orthonormé (O, i, j)du plan.

Exercice résolu
⎧ x −1

Soit ⎨ f ( x ) = e x 2 pour x ∈ .
⎪ f (0) = 0

a) Préciser l'ensemble D de définition de f et calculer les limites de f aux bornes de D.
b) Etudier la continuité et la dérivabilité de f en x0 = 0 .
c) Dresser le tableau de variation de f. r r
d) Tracer la courbe représentative C de f dans un repère orthogonal (O, i, j) du plan.
Solution :
a) D = = ]-∞,+∞[.
x -1
x -1 1 2
On a lim 2 = lim = 0 donc lim f(x) = lim e x = e0 = 1.
x →- ∞ x x →- ∞ x x→- ∞ x → -∞

x -1
2
De même on a : lim f(x) = lim e x = e0 = 1.
x → +∞ x →+∞

x -1 x -1
b) On a lim- = lim = - ∞ donc lim f(x) = lim+ f(x) = lim ey = 0 = f(0).
x →0 x2 x → 0+ x
2
x →0 - x →0 y → -∞

154
Fonctions exponentielles 7 Cours

Donc f est continue en x0 = 0


x-1

f(x) - f(0) ex
2
⎛ x-1⎞ x-12 x
On a : lim = lim = lim ⎜ 2 ⎟ e x . = 0 car
x→0 x-0 x→0 x x→0
⎝ x ⎠ x-1
⎛ ⎞
⎛ x-1⎞ ⎜⎝ x-x 21⎟⎠
lim ⎜ 2 ⎟ e = lim T e T = 0. Donc f est dérivable en x 0 = 0 et f ' (0) = 0.
x→0
⎝ x ⎠ T → -∞
x-1
c) Puisque f est du type x a eu(x) où u(x) = 2 et u est dérivable sur , la fonctionb f
x
x-1
-x 2 + 2x x 2
est dérivable sur et on a : f : x a u'(x) . e donc ∀ x ∈ , f (x) =
' u(x) '
e .
x4
Ainsi, le signe de f ' ( x) est celui du trinôme (- x 2 + 2x) et par conséquent le tableau de
variation de f esst :

x -∞ 0 2 +∞
f ’(x) - 0 + 0 -

1 1
_
f(x) 4
e
0 1

1
f(2) = e 4
≈ 1,28.

La droite Δ d'équation y = 1 est une asymptote horizontale à la courbe représentative


C de f au voisinage de -∞ et au voisinage de +∞ .
La courbe C est en dessous de la droite Δ au voisinage de -∞ et elle est au dessus
de Δ au voisinage de +∞ .
d) Représentation graphique de f :

155
Fonctions exponentielles 7 Cours

Activité 3
x
Soit f la fonction définie sur [-2, +∞] par f ( x ) =
e si x ≠ −2 et f (−2) = 0.
x+2

a) Etudier la continuité et la dérivabilité de f à droite en (-2).


b) Dresser le tableau de variation de f.
r r
c) Préciser l'asymptote et la demi-tangente éventuelles à la courbe représentative C de f.
d) Tracer C dans un repère orthonormé (O, i, j) du plan.

Activité 4

Soit f la fonction définie sur par f(x) = esinx.


1) Montrer que f est périodique de période 2π.
2) Donner le tableau de variation de f sur l'intervalle
r r [0, 2π].
3) Tracer, dans un repère orthonormé (O, i, j) du plan, la courbe représentative C de
la restriction de f à l'intervalle [-π, π] .

Activité 5
En l'absence de facteurs inhibiteurs, l'accroissement d'une population est proportion-
nel à la population et à la durée. La croissance d'une population est une fonction
exponentielle du temps.
Supposons par exemple que le taux annuel d'accroissement de la population mondia-
le est égal à 2%, on aura : P( x + 1) − P( x ) = 0, 02.P( x ) et par suite on obtient, approxi-
0,02( x − x )
mativement, P( x ) = P( x 0 ).e 0
.
Si l'on sait que P(1996) = 3 × 10 alors on a : P( x ) = 3 × 109.e0,02( x −1996) .
9

1) Tracer la courbe représentative de la fonction P sur [1996; 2008] .


2) Donner une estimation de la population mondiale en l'an 2500.

156
Fonctions exponentielles 7 Résumé du Cours

RÉSUMÉ DU COURS

La fonction exponentielle :
* La fonction exponentielle de base e, notée exp, est la réciproque de la fonc-
tion logarithme népérien.
Ainsi, exp : → ⎤⎦0, +∞⎡⎣ ; (ln)−1 = exp et (exp)−1 = ln
x a exp x = ex
* La fonction exponentielle est dérivable sur et on a :
x
∀x ∈ , exp'( x ) = exp( x ) = e

pour tout x ! , e x > 0 et on a : Pour tous réels a et b on a :

• ( 0 < e x < 1) ⇔ x ∈ ⎤⎦−∞, 0⎡⎣ • ( ea = eb ) ⇔ ( a = b )


• ( e x > 1) ⇔ x ∈ ⎤⎦0, + ∞⎡⎣ • ( ea > eb ) ⇔ ( a > b )

• ( e x = 1) ⇔ x = 0

Propriétés :
Pour tous réels x et y, on a :
• e x + y = e x .ey
ex
• e x −y = ;
ey
1
• e− x = x ;
e
1x
( ) =e
• e x r rx
, (quel que soit r ∈
1
). En particulier, pour r = , on a :
2
e x
=e 2 .

Résolution d'équations et d'inéquations :


eu(x) = ev (x) ⇔ u(x) = v (x)
eu(x) ≤ ev (x) ⇔ u(x) ≤ v (x)
Limites usuelles :
ex ex − 1
lim e x = +∞ ; lim e x = 0+ ; lim = +∞ ; lim xe x = 0− ; lim =1
x →+∞ x → −∞ x →+∞ x x → −∞ x→ 0 x
x
Pour x « voisin de 0 » on a : e ≈1 + x .
ex
lim x ne x = 0, ∀n ∈ ; lim r = +∞; ∀r ∈
x → −∞ x →+∞ x

157
Fonctions exponentielles 7 Résumé du Cours

Dérivée d'une fonction du type x a eu(x) :

Si u est une fonction numérique dérivable sur une partie D de alors la fonc-

tion f : x a eu(x) est dérivable sur D et sa fonction dérivée est f ' : x a u '( x ).eu(x)

Primitive d'une fonction du type f : x a u '( x ).eu(x) :


Si u est une fonction numérique dérivable sur un intervalle I de alors les fonc-
u(x)
tions primitives sur I de la fonction f : x a u '( x ).e sont les fonctions du type

x a eu(x) + k où k est une constante réelle arbitraire.


Fonctions puissances : Soit a un réel strictement positif et r un rationnel.

On a : ∀x ∈ , a x = e x. ln a et ∀x ∈ , xr = er . ln x

158
Fonctions exponentielles 7 Avec L’ordinateur

AVEC L’ORDINATEUR
Activité 1

Soit f1 et f2 les fonctions définies par f1( x ) = e x et f2 ( x ) = x 2 . On désigne par


(C ) et (C ')r les
r courbes représentatives respectives de f1 et f2 dans un repère ortho-
normé (O, i, j) du plan.
On se propose d'étudier la position relative des courbes (C ) et (C ').
1) Avec le logiciel Sine qua non, Ressource sur Internet :
([Link]
- Montrer les axes du repère.
- Définir les fonctions f1(x) = exp(x) et f2 (x) = x∧ 2 (choisir deux couleurs différentes
pour les courbes)
- Valider avec OK pour obtenir les courbes (C ) et (C ') de f1 et f2 .
- Conjecturer sur la position relative des courbes (C ) et (C ').
- En déduire qu'il existe unréel a ∈ ⎤⎦−1, 0⎡⎣ telque pour tout x > a, e x > x 2
ex
- Prouver alors que lim = +∞ .
x →+∞ x

2) Soit {(x) = ex - x2 .
a) Déterminer la fonction dérivée ϕ’ et la fonction dérivée seconde ϕ’’ de ϕ.
b) Etudier le signe de ϕ’’(x) sur puis dresser le tableau de variation de la fonction ϕ’’.
c) En déduire que pour tout réel x, ϕ’(x) > 0 et que ϕ est strictement croissante sur .
d) Montrer que lim ϕ(x) = −∞ et lim ϕ(x) = +∞. En déduire que ϕ réalise une bijection
x → −∞ x →+∞

de sur .
e) Montrer que l'équation ϕ(x) = 0 admet une solution unique α dans [-1; 0] puis
déterminer, par la méthode de dichotomie, une valeur approchée de α.
f) En déduire que l'équation ϕ(x) = 0 admet une solution unique dans .
urbes (C ) et (C ').
g) Donner la position relative des cou

159
Fonctions exponentielles 7 Avec L’ordinateur

Activité 2

Soit f et g les fonctions définies par f ( x ) = e x + e− x et g( x ) = e x − e− x . On désigne par


(C ) et (C ')r les
r courbes représentatives respectives de f et g dans un repère ortho-
normé (O, i, j) du plan.
On se propose d'étudier la position relative des courbes (C ) et (C ').
1) Avec le logiciel Cabri, Ressource sur Internet :
([Link] :
- Ecrire les expressions exp(x) + exp(-x) et exp(x) - exp(-x).
- Montrer les axes du repère.
- Appliquer les expressions précédentes sur l'un des axes du repère. On obtient ainsi,
les courbes (C ) et (C ').
- Conjecturer sur la position relative des courbes (C ) et (C ')

2) Sur l'intervalle [-2; 2], la partie de la courbe (C ) de f s'appelle une chaînette parce
qu'elle correspond à la forme obtenue lorsqu'on laisse pendre une chaîne maintenue
aux deux extrémités. Galilée pensait que cette courbe devait être une parabole .Nous
allons voir que ce n'est pas le cas.
Soit h la fonction définie sur [-2; 2] par h(x) = ax2 + b .
a) Montrer que lorsque h(0) = f(0) et h(2) = f(2) alors b = 2 et 4a + b = e2 + e-2 .
b) Donner une valeur approchée de a à 10 -2 prés.
c) En déduire une valeur approchée de f(1) - h(1) à 10 -2 prés.
d) Conclure.

160
Fonctions exponentielles 7 Exercices et Problèmes

EXERCICES ET PROBLÈMES

1 Simplifier chacune des expressions ⎛ x +1⎞ 3 x+4 15


suivantes : ln ⎜ ⎟ = 2; e = 4; e x − e− x =
⎝ x + 2⎠ 4
a = ln e3 ; b = ln e 3 ; c = e− ln 3 ; d = eln 2−ln 5 e2 x + 3e x − 4 = 0; e2 x − 4e x − 5 > 0;
( ) − ( e x − e− x )
2 2
A = e x + e− x ; e x −1 − 1 ≤ 3 ; 2e3 x −1 − 3e2 x −1 + e x −1 ≤ 0
B = e2 x + e−2 x − (e x − e− x )
2
7 Soient les deux fonctions :
f : x a xe-x ; g : x a x 2e-x
2 Résoudre dans les équations sui-
1) Dresser les tableaux de variation de f
vantes :
et g.
e x = −3 ; e x = e ; 3e x = e− x ;
r r
2) Représenter graphiquement, dans un
e.e3 x −1 = 1 ; e2 x − 3e x + 2 = 0 ; repère orthonormé (O, i, j) du plan les
2 1 courbes de f et g et préciser leurs posi-
e 2 x − 5e x + 6 = 0 ; e x = ; tions.
9
e− x
2 −12 x −35 2 −5 x
= 1 ; ex = e−6 8 Calculer les limites suivantes :

3 Résoudre dans les inéquations x →+∞ (


lim e x − x ) (
; lim e3 x − 2e x
x →+∞ ) ;

( )
suivantes :
lim 2xe− x ; lim x 3e− x ; lim e− x + 2x
e < 1 ; e x > e ; e x + 2 < e2 x −1 ; e3 x −1 < 2
x x →+∞ x →+∞ x →+∞
⎛ 1 ⎞
e− x 2 > e−1 ; e− x > 3 ; e2 x − 3e x + 2 > 0
1
⎜ ⎟ ⎛ 1⎞
lim x e − 1 ; lim ⎜1− ⎟ e ;
x x
x →+∞ ⎜ ⎟ x →+∞ ⎝ x ⎠
4 Simplifier chacune des expressions ⎝ ⎠
suivantes : ⎛ e − 1⎞
3 x ⎛ ex − x ⎞
ln x ln x x lim ⎜⎜ ⎟⎟ ; lim ⎜ 2
⎟;
e ; e ; ln( e ) x →+∞
⎝ x ⎠ x →+∞ ⎝ 2x ⎠
1
5 Soit P la fonction définie sur par : ⎛ ex − 3 ⎞ ⎛ 1⎞ x
lim ⎜ ⎟ ; lim ⎜1+ 2 ⎟ e ;
P( x ) = x 3 − 3 x 2 − 4 x + 12 x →+∞ e x + 2x
⎝ ⎠ x →+∞ ⎝ x ⎠
1) Montrer que 3 est une racine de P puis ⎛ xe x ⎞
déterminer les réels a, b et c tels que lim ⎜ x ⎟ ; lim x 2e x ; lim x ne x ;
x →+∞ e − 1
pour tout réel x, on ait : ⎝ ⎠ x →− ∞ x →− ∞

1
P( x ) = ( x − 3)(ax 2 + bx + c ) ⎛ 1⎞ ⎛ e x ln 2 − 1⎞
lim x 2
e x ; lim ⎜ x + ⎟ e x ; lim ⎜⎜ ⎟⎟
2) Résoudre, dans , l'équation P(x) = 0. x →−∞ x →−∞ ⎝ x⎠ x →0
⎝ x ⎠
3) En déduire la résolution de l'équation
(E) : e3 x − 3e2 x − 4e x + 12 = 0 lim x 2
e
1
x
⎛ x − 1⎞
; lim+ ⎜
1
x
⎟ e ; xl→+
im
ln 1+ e x
;
( )
x →0 x →0 ⎝ x ⎠ ∞ ex
( ) ; lim ⎛⎜ ex+1 − e ⎞⎟ ;
6 Résoudre dans les équations et
les inéquations suivantes : ln 1+ e x
lim
x →−∞ ex x →0 ⎜ ⎟
⎝ x ⎠
161
Fonctions exponentielles 7 Exercices et Problèmes

ex
⎛ x − 1⎞
1
⎛ 1⎞ 11 Soit f ( x ) =
lim ⎜ ⎟ e x ; lim ⎜ x + ⎟ e x ; e2x + 1
x → 0− ⎝ x ⎠ x →0 ⎝ x⎠
1) Préciser l'ensemble D de définition de f
⎛ 1⎞
⎜1+ ⎟ ln x et calculer les limites de f aux bornes de D.
⎝ x⎠ 2) Montrer que f est une fonction paire.
lim e ;
x →0+ 3) Etudier les variations de f et construire
sa courbe représentative r r C dans un
9 Déterminer l'ensemble de définition
repère orthonormé (O, i, j) du plan.
et l'ensemble de dérivabilité puis
4) Soit g la fonction définie par
calculer f '(x).
g(x) = ln (tan(x))
2 +2x Montrer que g est une bijection de
1) f : x a e-x ;
⎤ π⎡
1 I = ⎥0, ⎢ sur .
2) f : x
2
a e x −1 ; ⎦ 2⎣
x2 − x −2
5) Soit h l'application réciproque de g.
3) f : x a e ; a) Quel est le sens de variation de h sur
e2 x + 1 ?
4) f : x a ; b) Montrer que h est dérivable sur et
e2 x − 1
que sa fonction dérivée h' est égale à f.
10 Soit f ( x ) = 2e2x − e x c) Retrouver alors, le sens de variation
1) Préciser l'ensemble D de définition de h.
de f et calculer les limites de f aux bornes
ex
de D. 12 Soit f ( x ) = 2x + .On désigne par
2) Etudier le sens de variation de f. ex − 1
3) Résoudre l'équation f(x) = 0. C la courbe représentative de f dans un
4) Construire la courbe représentative r rC planr rapporté
r à un repère orthonormé
de f dans un repère orthonormé (O, i, j) (O, i, j).
du plan. 1) Déterminer l'ensemble D de définition
5) Soit g la restriction de f à l'intervalle de f et calculer les limites de f aux bornes
⎡ 1 ⎡ de D.
I = ⎢ln( ),+∞⎢ 2) a) Montrer que le point I(0 ; 0,5) est un
⎣ 4 ⎣ centre de symétrie de C.
a) Montrer que g admet une fonction réci- b) Etudier les variations de f et construire
proque g -1 dont on précisera l'ensemble C.
J de définition. 3) Soit k un paramètre réel. Déterminer
b) Tracer la courbe représentative C' de graphiquement le nombre de solutions
g -1 dans le repère . de l'équation :
c) Calculer g -1(x) pour x appartenant à J. (E) : 2x.e x + (1− k )e x − 2x + k = 0
6) Déterminer la primitive F de f sur qui (indication : montrer que (E) est équiva-
s'annule en ln (0,5). lente à f(x) = k).

162
Fonctions exponentielles 7 Exercices et Problèmes

13 Soient les deux fonctions : 3) Etudier les variations de f.


f : x a e x + e-x − 2 ; g : x a e x − e-x 4) a) Montrer que f admet une fonction
1) Dresser les tableaux de variation de f réciproque
et g. f -1 dont on précisera l'ensemble E de
2) Représenter graphiquement, r r dans un définition.
repère orthonormé (O, i, j) du plan les b) Calculer f -1 (x) pour x appartenant à E.
courbes de f et g. r r dans un repère orthonormé
c) Tracer
3) a) Montrer que g admet une fonction (O, i, j) les courbes représentatives de
r r
réciproque et construire, dans le repère, f et f -1.
(O, i, j) la courbe représentative de g -1.
b) Montrer que g -1 est dérivable sur .
1
( )
5) Soit g( x ) = −x + ln e2x − 1 .
2
c) Calculer ( g -1)'(1,5). a) Montrer que :
4) Montrer que la restriction de f à [0, +∞[ ∀x ∈ D − {0} , g(x) = ln( f(x ))
est une bijection. Etudier et représenter
b) Etudier les variations dergret tracer sa
graphiquement son application réci-
courbe dans le repère (O, i, j) .
proque.

14 Soit f ( x ) = x − 1+ e− x . 17 Soit g( x ) = −x − 1+ e x .
1) Etudier et représenter graphique- 1) Etudier le sens de variation de g sur .
ment f . 2) En déduire que :
2) Montrer que l'équation f(x) = 0 admet une 1 .
solution unique α comprise entre 1 et 2. ∀x ∈ ⎤⎦−1, +∞⎡⎣ on a : e− x ≤
1+ x
3) Soit f ( x ) = ln(1+ x) + e− x .
15 On considère la fonction f définie sur
a) Calculer les limites de f aux bornes de
par : ⎪⎧
f(x) = xe2x+1 si x ≤ 0
⎨ son ensemble de définition I = ⎤⎦−1, +∞⎡⎣ .
⎪⎩ f ( x ) = x(1− ln x ) si x > 0
b) Dresser le tableau de variation de f.
1) Etudier la continuité de f en zéro.
c) Donner une équation de la tangente T
2) Etudier la dérivabilité de f en zéro.
à la courbe C de f au point d'abscisse
3) Dresser le tableau de variation de f.
zéro.
4) Préciser les branches infinies de la
d) Construire T et
r rC dans un repère
courbe C représentative de f.
orthonormé (O, i, j) du plan.
5) Tracer C dans un repère orthonormé
du plan.
18 Une lame de verre absorbe 4 % de la
16 Soit f ( x ) = 1− e2x . lumière qui la traverse.
1) Quelle est la proportion de la lumière
1) Déterminer l'ensemble de définition D incidente qui traverse 20 lames iden-
de f puis montrer que : tiques superposées ?
f(x) −1 ⎛ e2x − 1⎞ 2) Combien faut-il de lames pour absor-
∀x ∈ D − {0} , = 2 ⎜⎜ ⎟⎟ ber 40 % de la lumière incidente ?
x −x ⎝ 2x ⎠
f(x)
2) calculer lim− et interpréter graphi-
x →0 x
quement le résultat obtenu.

163
Fonctions exponentielles 7 Exercices et Problèmes

19 Soit la fonction f définie sur b) Montrer alors que la droite D : y = 2x


par f(x) = 3x . est une asymptote à la courbe représen-
1) Etudier et représenter graphiquement tative C de f.
f dans un planr rrapporté à un repère c) Etudier le sens de variation
r rde f sur .
orthonormé (O, i, j) . d) Tracer, dans le repère (O, i, j), la courbe
2) Résoudre graphiquement puis par le Cf . (On précisera la tangente à Cf en son
calcul l'inéquation 3x # 6 . point d'ordonnée nulle).
23 On considère la fonction f définie sur
20 Soit la fonction f définie sur
⎛ 1⎞
x [-1, +∞[ par f ( x ) = 1+ x . e-x et on désigne
par f ( x ) = ⎜ ⎟ . par C sa courbe représentative
r r dans un
⎝5⎠ repère orthonormé (O, i, j) du plan.
1) Etudier et représenter graphiquement 1) a) Etudier la dérivabilité de f à droite
f dans un planr rapportér à un repère en -1.
orthonormé (O, i, j) . b) Interpréter graphiquement le résultat
2) Résoudre graphiquement puis par le obtenu.
x
⎛ 1⎞ c) Calculer la limite de f en +∞.
calcul l'inéquation ⎜ ⎟ ≤ 5. d) Interpréter graphiquement le résultat
⎝5⎠
obtenu.
21 Soit la fonction f définie sur par 2) Dresser le tableau de variation de f.
3) Donner l'équation de la tangente à C
−x
f ( x ) = e .sin(2x ) .
1) Vérifier que ∀x ∈ , − e− x ≤ f ( x ) ≤ e− x au point d'abscisse 0.
π
2) Exprimer f ( x + π) et f ( x + ) en fonction 4) Montrer que l'équation f(x) = x admet
2 ⎡ ⎡
de f(x). une solution unique α dans⎢- 1 , +∞⎢
⎡ π ⎤ ⎤ ⎡ ⎣ 2 ⎣
3) Etudier la restriction de f à ⎢− , π⎥ et et que α ∈ ⎥ 1 , 1 ⎢ .
⎣ 2 ⎦ ⎦ 2 ⎣
la représenter graphiquement dans un 5) Tracer C.
(D'après Bac Tunisien 2004)
planr rapporté
r à un repère orthonormé
. 24 On considère la fonction f définie sur
(O, i, j)
par : f(x) = 2e-x + x - 2 et (C ) sa
22 1) Soit g la fonction définie sur par courbe représentative dans le plan r r rap-
g( x ) = e2x − e x + 1 . porté à un repère orthonormé (O, i, j)
(unité graphique : 4 cm).
a) Etudier les variations de g .
1) Calculer lim f ( x ) et vérifier que
r r
b) Tracer, dans un repère orthonormé x →+∞
(O, i, j) du plan, la courbe Cg. lim f ( x ) = +∞ .
x →−∞
c) Soit k ∈ .Discuter graphiquement, 2) a) Résoudre dans l'inéquation :
suivant les valeurs de k, le nombre de -2e + 1 2 0 .
-x

solutions réelles de l'équation b) Dresser le tableau de variation de f.


(E) : e2x − e x + 1− k = 0 c) Montrer que l'équation f(x) = 0 admet
2) Soit f la fonction définie sur par dans exactement deux solutions dont
( )
f ( x ) = ln e2x − e x + 1 l'une est nulle ; on notera α l'autre solu-
(
a) Montrer que f ( x ) = 2x + ln 1− e− x + e−2x ) tion et on vérifiera que : 1,5 1 α 1 1,6 .
164
Fonctions exponentielles 7 Exercices et Problèmes

3) a) Montrer que la courbe (C ) admet


1
b) Montrer que ∀x ≥ 0 on a : f ( x ) ≤ ( x + 1).
2
une asymptote oblique Δ d'équation c) Déterminer la position relative de la
y = x - 2 au voisinage de (+∞). courbe C par rapport à (T). r r
3) Tracer (T) et C dans le repère (O, i, j) .
b) Préciser la nature de la branche infinie
de la courbe (C ) au voisinage de (- ∞).
4) a) Montrer que f est une bijection de
4) a) Donner une équation cartésienne
sur ]0, 1[.
de la tangente T à la courbe (C ) à l'ori- b) Soit y ∈ ]0, 1[.
gine O. Déterminer le réel x tel que f(x) = y.
b) Soit g la fonction définie sur par : c) En déduire la représentation r r gra-
g(x) = -2e-x + 2x - 2. Etudier le sens de phique dans le même repère (O, i, j) de
variation de g et déduire le signe de g(x). la fonction g définie sur ]0, 1[ par
c) En déduire la position de (C ) par rap- 1 ⎛ x ⎞
port à T. g( x ) = ln ⎜ ⎟.
2 ⎝ 1− x ⎠
5) Tracer Δ , T et (C ) .
(D'après Bac Tunisien 2002)
6) Soit h la restriction de f à l'intervalle
[In 2,+∞[ et h-1 la fonction réciproque de h. 26 Pour effectuer un examen médical,
a) Dresser le tableau de variation de h-1. On injecte par piqûre intramusculaire une
b) Tracer la courbe de h-1 dans le même dose de 3 cm3 d'une substance médica-
repère . menteuse dans le sang d'un malade à
(D'après Bac Tunisien 2005) l'instant t = 0 ( t est exprimé en heures).
Expérimentalement, on montre que la
25 Soit f la fonction définie sur par : quantité Q(t) de substance, exprimée en
2x
e cm3 , présente dans le sang à l'instant
f (x) = et soit C sa courbe
1+ e 2 x 1
t est donnée par : Q(t) = t . e3 - t
représentative dans le planr rapporté
r à 3
un repère orthonormé (O, i, j) 1) Quel volume du médicament reste
[unité : 2 cm]. présent dans le sang au bout de 90 minu-
1) a) Calculer lim f ( x ) et lim f ( x ) . tes ?
x →+∞ x →−∞
b) Montrer que pour tout réel x on a : 2) Quel volume du médicament le patient
a-t-il éliminé au bout d'une demi heure ?
2e2x
f '( x ) = 2 puis dresser le tableau
d'une heure ?
( 1+ e2x ) 3) Déterminer Q'(t) et dresser le tableau
de variation de f. de variation de Q sur ⎡⎣0 , +∞⎡⎣
1 4) Montrer que la tangente T à la courbe
c) Montrer que le point I (0, ) est un cen-
2 (C) de la fonction Q dans le repère ortho-
tre de symétrie de la courbe C. gonal au point d'abscisse 2, a un coeffi-
d) Donner une équation cartésienne de cient directeur approximativement égal à
la tangente (T) à C au point I. (-0,9).
2) a) Montrer que pour tout réel t on a : 5) Tracer T et (C).
1 6) Déterminer graphiquement, au bout de
f '(t) ≤ . combien de temps la quantité de médica-
2
ment dans le sang est inférieur à 0,5 cm3.
165
Fonctions exponentielles 7 Aperçu Historique

APERÇU HISTORIQUE

C'est à partir des progressions numériques de Stifel ( 1487 - 1567 ) que Neper peut,
après vingt ans de travail, inventer les logarithmes qui portent le nom de « logarithmes
n
⎡ 1⎤
népériens » . Neper prend comme base la limite du nombre ⎢1+ ⎥ quand n devient de
⎣ n⎦
plus en plus grand, c'est à dire quand n tend vers +∞ . Il trouve un nombre sensiblement
égal à 2,718 … Euler ( 1707 - 1785 ) appelle ce nombre « le nombre de Neper » qu'il
baptise « e ».
Ainsi, la fonction logarithme était née et c'est sa réciproque que l'on appelle désor-
mais « la fonction exponentielle ».
Il est fréquent de traduire par : « croissance exponentielle » un phénomène qui croit
rapidement ; la croissance logarithmique est, quant à elle, plus lente et progressive.
La plupart des réactions biologiques (exemple : écoulement des liquides dans l'orga-
nisme) suivent des variations logarithmiques ou exponentielles
Euler propose le célèbre π pour le nombre Pi, la lettre i pour une racine carrée de -1
et le fameux e base des logarithmes népériens.
Il établit à ce sujet, une formule liant ces trois nombres : eiπ + 1 = 0 et une seconde
mettant en relation la trigonométrie et l'analyse complexe : eix = cos x + i sin x
Dans Institutiones calculi intégralis (1768/70), Euler développe également le calcul
différentiel de Wilhelm Gottfried von Leibniz (1646 ; 1716) et la méthode des fluxions
d'Isaac Newton (1642 ; 1727). Il prolonge les travaux de Bernoulli et met en place la
notion d'équation aux dérivées partielles et le calcul des variations par la recherche des
extrema sur les courbes.
En 1755, il publie Institutiones calculi differentialis, cum ejus usa in analysin infini-
torum ac doctrinis serierum qui renferme ses recherches sur les séries.
Dans Vollständige Anleitung zur Algebra (Introduction complète à l'algèbre), publié
en allemand en 1770, il présente ses travaux d'algèbre élémentaire et démontre des théo-
rèmes fondamentaux.
En géométrie, il démontre une
formule due à René Descartes
(1596 ; 1650) et qui porte aujour-
d'hui son nom :
S-A+F=2
où S, F et A désignent respective-
ment le nombre de sommets, de
faces et d'arêtes d'un polyèdre
convexe.

166
Chapitre
8

Calcul intégral

Plan du chapitre
❈ Activités préliminaires
❈ Cours
❖ Intégrale d'une fonction continue.

❖ Propriétés de l'intégrale.

❖ Inégalité de la moyenne - Théorème de la


moyenne

❖ Méthode d'Intégration par parties.

❖ Calcul d'aires planes et des volumes de solides


de révolution.

❈ Résumé du cours
❈ Avec L’ordinateur
❈ Exercices et Problèmes
❈ Aperçu Historique

167
Calcul intégral 8 Activités préliminaires

ACTIVITÉS PRÉLIMINAIRES

12x + 6
1 1) Soit la fonction f : x a . u et v sont deux fonctions dériva-
( x + 2)
2
bles sur un intervalle I de et c est
a) Démontrer qu'il existe deux réels a et b une constante réelle arbitraire :
tels que :
a b
∀x ∈ − {−2} on a : f(x) =
Fonction f Primitive F de f
+
( x + 2) x + 2
2 (définie sur I) (définie sur I)
b) En déduire la forme générale des fonc- u’ + v’ u+v+c
tions primitives de f sur l'intervalle ]-2,+∞[ .
2) Déterminer les primitives de la fonction au’ ; a réel. au + c
x
g:xa sur l'intervalle ]-2,+∞[ . u’v + v’u u.v + c
x+2
u ' un ;
2 Montrer que chacune des fonctions sui-
− {−1} et
1 n+1
vantes admet une fonction primitive sur n∈ u +c
l'intervalle I et donner une primitive F de f n +1
u( x ) ≠ 0 ∀x ∈ I
sur I :
1
1) f : x a ; I = ⎤⎦0, +∞⎡⎣ u'
; 1
x u2 − +c
1 u
2) f : x a 2 ; I = ⎤⎦−∞,0⎡⎣ ( u( x ) ≠ 0 ∀x ∈ I )
x
3) f : x a 2e2x ; I = u'
;
2x
4) f : x a 2 +1 ; I=
u 2 u +c
x +1 (u( x ) > 0 ∀x ∈ I)
3 Soit la fonction F : x a ln ( )
x2 + 1 .
u '.v − v '.u
;
1) Prouver que F est continue sur . v2 u
+c
2) Montrer que F est la primitive de la fonc- v
v( x ) ≠ 0 ∀x ∈ I
x
tion f : x a 2 sur s'annulant en zéro. v ou+c
x +1 (v 'o u).u '
3) a) Trouver un encadrement de f(x) pour
u'
x ∈ ⎡⎣0,1⎤⎦ . u
;
ln u + c
b) Montrer que (u( x ) ≠ 0 ∀x ∈ I)
∀x ∈ ⎡⎣0,1⎤⎦ on a : 1 ≤ x 2 + 1 ≤ 2 .
u ' eu eu + c
c) En déduire que
1
∀x ∈ ⎡⎣0,1⎤⎦ on a : 0 ≤ F( x ) < .
2
168
Calcul intégral 8 Activités préliminaires

ex − 1
4 Soit f la fonction définie sur par f(x) = x .
e +1
ex
1) a) Vérifier que pour tout réel x, f(x) = −1+ 2 x .
e +1
b) En déduire la primitive F de f sur telle que F(0) = 0.
x x

e2 −e 2
2) a) Vérifier que pour tout réel x, f(x) = .
x x

e2 + e 2

b) Retrouver les résultats de la question1).

5 Soit F la fonction définie sur par F(x) =


1⎡

2⎣ ( ⎤
x x 2 + 1 + ln x + x 2 + 1 ⎥ .
⎦ )
a) Montrer que pour tout réel x, x + x 2 + 1 > 0 .

b) Montrer que F est une primitive sur de la fonction f définie par f(x) = x 2 + 1 .

6 Soit f la fonction définie sur par f(x) = -3x + 7. r r


1) Tracer la droite Δ représentant f dans un repère orthonormé (O, i, j) du plan.
⎡ 7⎤
2) Pour x ∈ ⎢0, ⎥ , on désigne par M et N les points de Δ d'abscisses
⎣ 3⎦
respectives 0 et x.
Soit B le point du plan de coordonnées (x,0) et distinct de l'origine O.
a) Calculer, en fonction de x, l'aire S (x) du trapèze OMNB.
b) On désigne par S' la fonction dérivée de la fonction S. Calculer S'(x)
et comparer le résultat obtenu avec f(x).
3) Reprendre les questions a) et b) de la deuxième question pour x réel négatif.

169
Calcul intégral 8 Cours

COURS
Intégrale d'une fonction continue
Activité 1
r r
Le plan est rapporté à un repère orthonormé (O, i, j).
3 3
Dans la figure ci-contre, D est la droite d'équation y = x+
et a et b sont deux réels positifs tels que b > a. 10 2
On désigne par A l'aire de la partie du plan limitée par :
D, (x'x) et les droites d'équations : x = a et x = b.
1) Calculer A .
3 3
2) Soit F une primitive de la fonction f : x a x+ .
10 2
Montrer que A = F (b) - F (a).

Activité 2

Soit f une fonction continue sur un intervalle I. On désigne par F et G deux primitives
de f sur I.
Soient a et b deux éléments de I. Montrer que G (b) - G (a) = F (b) - F (a).

Théorème et définition
Soit f une fonction continue sur un intervalle I, F une primitive de f sur I, a et b
deux éléments de I.
Le réel F(b) - F(a) ne dépend pas de la primitive choisie de f sur I. Ce réel s'ap-
b
pelle intégrale de a à b de f et se note ∫ a f(x)dx . Ainsi ,
b
∫ a f(x)dx = F(b) − F(a) = ⎡⎣F(x)⎤⎦ ba où F est une primitive quelconque de f sur I.

Activité 3 Retenons :
* Si f est une fonction continue
1 sur [a, b] alors ∫ a f(t) dt existe.
e b
1) a) Justifier l'existence de l'intégrale I = ∫1 x
dx
b) Calculer I.
∫ ∫ ∫
b b b
2) Calculer les intégrales suivantes : * f(x) dx = f(t) dt = f(y) dy
a a a

∫ 0 ex dx ; ∫ 2 (3x ) ∫
1 1

5 b
2
+ 2x +1 dx ; dx = f(s) ds = ...
1 a

∫ ∫
b b
1
π
-2 2t 2 + 1 * 1 dt = b - a ; x dt = x(b - a)
∫ -1 xe x2
dx ; ∫ -
3
π
siny dy ; ∫ -1 t2
dt
a

, (x réel).
a

170
Calcul intégral 8 Cours

3) Soit la fonction f : x a x 3 + 1
a) Montrer que f est continue sur [-1, 1] .
b) Calculer les intégrales suivantes:
1 0
∫ 0 f(x)dx ; ∫ -1 f(x)dx

Propriétés de l'intégrale

Activité 1
1
1) a) Calculer ∫1 x dx . 2

1
b) Calculer ∫ x dx et ∫ x dx
2 0 2
et comparer les résultats obtenus.
0 1
π
c) Calculer ∫ sinx dx et ∫ π sinx dx
0
et comparer les résultats obtenus.
0

2) Soit f une fonction continue sur un intervalle I, F une primitive de f sur I, a et b deux
éléments de I.
a
a) Calculer ∫ f(x) dx .
a
b a
b) Comparer les intégrales ∫ a f(x) dx et ∫ b f(x) dx .
Propriétés
Soit f une fonction continue sur un intervalle I, a et b deux éléments de I.
a a b
Alors on a : ∫ a f(x)dx = 0 et ∫ b f(x)dx = − ∫ a f(x)dx

Activité 2
1
1) Soit la fonction g : x a
x
a) Sur quel ensemble f est-elle continue ? Prouver que la fonction G : x a 2 x + 1
est une primitive de f sur ]0, +∞[.
b) Calculer alors, les réels m = ∫ g(x)dx + ∫ g(x)dx et n = ∫ g(x)dx
4 9 9

1 4 1
puis comparer m et n.
2) Soit f une fonction continue sur un intervalle I, F une primitive de f sur I.
Soient a, b et c trois éléments de I. Montrer, en utilisant F, qu'on a :
c b b
∫ a f(x)dx + ∫ c f(x)dx = ∫ a f(x)dx .

171
Calcul intégral 8 Cours

Relation de Chasles
Soit f une fonction continue sur un intervalle I. Soient a, b et c trois
b c b
éléments de I alors on a : ∫ a f(x) dx = ∫ a f(x) dx + ∫ c f(x) dx .

Activité 3

∫ ( x +1 + )
3
Soit l'intégrale I = x − 2 dx .
-2
a) Ecrire sans valeur absolue l'expression x + 1 + x − 2 .
b) En déduire la valeur de I.

Si f est une fonction continue sur [a, b]


et c et d deux éléments de [a, b] alors on a :
b c d b
∫ a f(x)dx = ∫ a f(x)dx + ∫ c f(x)dx + ∫ d f(x)dx .

Activité 4
⎛1 2 ⎞
⎜ x +x⎟

1 ⎝ 2 ⎠
1) Calculer 3(x+1).e dx .
0

2) Soit f une fonction continue sur un intervalle I, F une primitive de f sur I et soient a
et b deux éléments de I. Montrer, en utilisant F, que pour tout réel k on a :
b b
∫ a (kf)(x)dx = k ∫ a f(x)dx .
3) Soient f et g deux fonctions continues sur un intervalle I. Soit F une primitive de f
et G une primitive de g sur I. Soient a et b deux éléments de I.
b b b
Montrer, en utilisant F et G, que ∫ a (f + g)(x) dx = ∫ a f(x)dx + ∫ a g(x)dx .
Linéarité de l'intégrale
Soient f et g deux fonctions continues sur un intervalle I, a et b deux
éléments de I. Soit k un nombre réel. Alors on a :
b b b
• ∫ a (f + g)(x)dx = ∫ a f(x)dx + ∫ a g(x)dx
b b
• ∫ a (kf)(x)dx = k ∫ a f(x)dx
∫ a (k f(t) + k g(t)) dt = k . ∫ a f(t)dt + k . ∫ a g(t)dt ,
b b b
• 1 2 1 2
pour tous réels k1 et k 2 .

172
Calcul intégral 8 Cours

Activité 5

1) Calculer les intégrales


⎛ 2 2⎞ ⎛ 1⎞
∫ 0 (3t ) ∫ 0 (2sint + cost + 3) dt ; ∫
1 π

3 e
2
+ 2e2t dt ; ⎜3t - 2 ⎟ dt; ⎜1+ ⎟ dt
2
⎝ t ⎠ 1
⎝ t⎠
dx

3
2) Soit l'intégrale I =
x2 - 1 2

a) Justifier l'existence de I.
b) Déterminer les deux réels a et b tels que pour tout réel x différent de -1 et 1
1 a b
on a : = +
2
x - 1 x - 1 x +1
c) Calculer alors, l'intégrale I.
2t - 3

1
3) Soit l'intégrale J = dt
0
2t +1
1
a) Déterminer les deux réels a et b tels que pour tout réel t différent de - ,
2
2t − 3 b
on a : = a+
2t + 1 2t + 1
b) Calculer alors, l'intégrale J.
1 1 3
4) a) Montrer que cos4 x = cos(4x ) + cos(2x ) +
8 2 8
π
b) Calculer alors, l'intégrale K = ∫ π cos4 x dx
2

Activité 6

Soit les fonctions f , g et h définies sur par f : x a x 2 + 1, g : x a sin 2x


et h : x a x 3 .
1) a) Etudier la parité de f et h.
b) Etudier la périodicité de g. 4π
a
∫ ∫ ∫ -a h(t)dt
2
2) a) Calculer les intégrales I = f(t)dt ; J = π
3 g(t)dt et K = (a ∈ ).
-2
3


2
b) Calculer 2 f(t) dt et comparer le résultat obtenu avec la valeur de I.
0

π
c) Calculer ∫ 0
g(t) dt et comparer le résultat obtenu avec la valeur de J.

173
Calcul intégral 8 Cours

1) Soit f une fonction continue sur [-a, a]..

∫ -a f(t) dt = 2 ∫ 0 f(t) dt .
a a
∗ Si f est paire sur [-a, a] alors on a :

Si f est impaire sur [-a, a] alors on a : ∫ f(t) dt = 0.


a

-a
2) Si f est une fonction continue sur et périod
dique de période T
a+ T T
alors pour tout réell a on a : ∫a f(t)dt = ∫ 0 f(t) dt .

Activité 7

Calculer :

∫ (x ) ∫ (t )
1004 π
∫ ∫
5 1
I= 3
+ x dx ; J = 4
+ t − 1 dt ; K =
2
π
4 cos(2t) dt ; L = sint dt .
−5 −1 0
4

Activité 8

On considère les deux fonctions f et g définies sur par f(x) = e x -1 et g(x) = x-1.
1) a) Montrer que : ∀x ∈ ⎡⎣0,1⎤⎦ on a : f ( x ) ≥ 0 .
b) Calculer et préciser le signe du réel ∫ f(x) dx .
1

0
2) a) Etudier les variations de la fonction h : x a e x - x .
∫ ∫
1 1
b) Comparer f(x) et g(x) dans ⎡⎣0,1⎤⎦ et vérifier que f(x) dx ≤ g(x) dx .
0 0

Activité 9

1) Soit f une fonction continue et positive sur un intervalle [a, b] ( a ≤ b ) et soit F une
primitive de f sur [a, b] . b
Montrer que F est croissante sur [a, b] . En déduire que ∫ f(x) dx ≥ 0 . a
2) Soit f une fonction continue sur un intervalle [a, b] ( a ≤ b ). Montrer que :
b
Si ∀x ∈ ⎡⎣a, b⎤⎦ , f ( x ) ≤ 0 alors ∫ a f(x) dx ≤ 0 .
3) Soient f et g deux fonctions continues sur un intervalle [a, b] et telles que
∀x ∈ ⎡⎣a, b⎤⎦ , f ( x ) ≤ g(x).
b
a) Quel est le signe du réel ∫ a ( g(x) − f(x)) dx ?
b b
b) En déduire que ∫ a f(x) dx ≤ ∫ a g(x) dx .

174
Calcul intégral 8 Cours

Intégration et inégalités
Soient f et g deux fonctions continues sur un intervalle I, a et b deux
éléments de I.
b
• Si a ≤ b et ∀x ∈ ⎡⎣a, b⎤⎦ , f ( x ) ≥ 0 alors ∫ a f(x) dx ≥ 0 .
b
• Si a ≤ b et ∀x ∈ ⎡⎣a, b⎤⎦ , f ( x ) ≤ 0 alors ∫ f(x) dx ≤ 0 .
a
b b
• Si a ≤ b et ∀x ∈ ⎡⎣a, b⎤⎦ , f ( x ) ≤ g(x) alors ∫ f(x) dx ≤ ∫ g(x) dx .
a a

Activité 10

Soit f une fonction continue sur un intervalle [a, b] ( a ≤ b ).


b
a) Justifier l'existence de l'intégrale ∫a f ( x ) dx .
b) En utilisant les inégalités : - f ( x ) ≤ f ( x ) ≤ f ( x ) pour tout x ∈ ⎡⎣a,b⎤⎦ , montrer qu'on a :
b b
∫ a f (x) dx ≤ ∫a f ( x ) dx .

Soit f une fonction continue sur un intervallle ⎡⎣a,b⎤⎦ .On a :


b b
∫ a f(x) dx ≤ ∫a f(x) dx .

Activité 11

1) Soit x un réel positif.


a) Montrer que ∀t ≥ 0, et ≥ 1 .
b) Montrer, en intégrant les deux membres de l'inégalité précédente dans ⎡⎣0 , x ⎤⎦
qu'on a : e x ≥ 1 +. x
x 2
ex
2) Montrer que ∀ x ∈ ⎡⎣0,+∞⎡⎣ on a : e x ≥ 1 + x + et retrouver alors lim .
2 x→+ ∞ x
3) Soit x un réel positif.
1
a) Montrer que pour tout réel positif t on a : 1- t ≤ ≤ 1- t + t 2 .
1+ t
x2 x2 x3
b) En déduire qu'on a: x -≤ ln(1 + x) ≤ x - + .
2 2 3
11 101
c) Donner un encadrement de chacun des réels suivants : ln et ln .
10 100

175
Calcul intégral 8 Cours

Inégalités de la moyenne - Théorème


de la moyenne

Activité 1

Soit f une fonction continue sur un intervalle I et a et b deux réels de I tels que a < b.
Montrer que s'il existe deux réels m et M tels que ∀x ∈⎡⎣a, b ⎤⎦ , m ≤ f(x) ≤ M
b
alors on a : m (b - a) ≤ ∫a f(x) dx ≤ M (b - a).

Inégalités de la moyenne

Soit f une fonction continue sur un intervalle ⎡⎣a, b⎤⎦ ( a < b) ; m et M sont deux réels.
b
Si ∀x ∈⎡⎣a, b ⎤⎦ , m ≤ f(x) ≤ M alors m (b - a) ≤ ∫a f(x) dx ≤ M (b - a).

Activité 2

Soit f une fonction continue sur un intervalle I. Soient a et b deux réels de I tels que
a < b. On rappelle que l'image de l'intervalle fermé ⎡⎣a, b⎤⎦ par f est un intervalle fermé
(
et on pose ⎡⎣m, M⎤⎦ = f ⎡⎣a, b⎤⎦ . )
1 b
a) Montrer que m ≤
b-a
∫ a f(x) dx ≤ M.
1 b
b) En déduire qu'il existe un réel c appartenant à ⎡⎣a,b ⎤⎦ tel que f(c) =
b-a
∫ a f(x) dx.

Théorème de la moyenne

Si f est une fonction continue sur un intervalle ⎡⎣a, b⎤⎦ (a < b), alors il existe

1 b
au moins un réel c appartenant à⎡⎣a,b ⎤⎦ tel que f(c) =
b-a
∫ a f(x) dx.
1 b
Le réel
b-a
∫ a f(x) dx s'appelle la valeur moyenne de f sur ⎡⎣a,b ⎤⎦ .

176
Calcul intégral 8 Cours

Activité 3
1) a) Calculer la valeur moyenne de la fonction f : x a e x sur ⎡⎣0,1⎤⎦ . On note μ cette
valeur
b) Résoudre, dans ⎡⎣0,1⎤⎦ , l'équation f(x)= μ

2) Soit la fonction g : x a x . Résoudre, dans ⎡⎣-2,2⎤⎦ , l'équation g(x) = λ ; où λ


2

désigne la valeur moyenne de g sur ⎡⎣-2,2⎤⎦ .

Activité 4
2
La vitesse instantanée d'un mobile en mouvement rectiligne est donnée par v(t) = 3(2 + t )
où t est la variable temps, exprimée en secondes (s),et v(t) est exprimée en m/s.
On suppose qu'à t = 2 s l'abscisse x(t) = 80m et à t = 4 s l'abscisse x(t) =148 m.
Calculer, de deux façons, la vitesse moyenne du mobile dans l'intervalle de temps
⎡2,4⎤ .
⎣ ⎦

Théorème d'intégration par parties

Activité 1

Soient u et v deux fonctions dérivables sur un intervalle I telles que leurs fonctions
dérivées u' et v' soient continues sur I. Soient a et b deux éléments de I.
a) Montrer que u'v = (uv)' - v'u.
b b b
b) En déduire que ∫a u'(x) v(x) dx = ⎡⎣u(x) v(x)⎤⎦ -
a ∫a u(x) v'(x) dx
π
∫ ∫
1
c) Calculer x e x dx et x sin x dx .
0 0

Théorème d'intégration par parties

Soient u et v deux fonctions dérivables sur un intervalle I telles que leurs fonctions
dérivées u' et v' soient continues sur I. Soient a et b deux éléments de I.
b b b
On a alors, ∫a u'(x) v(x) dx = ⎡⎣u(x) v(x)⎤⎦
a
- ∫a u(x) v'(x) dx.

Vocabulaire : Cette formule s'appelle formule d'intégration par parties.

177
Calcul intégral 8 Cours

Activité 2

1) En utilisant la méthode d'intégration par parties, calculer les intégrales :


1

∫ ∫ ∫
e 2
I= x lnx dx ; J = 2 (x +1) e-x dx et K = x 2 lnx dx.
1 0 1

2) En intégrant par parties deux fois successives, calculer chacune des intégrales
suivantes :
π
e2
∫ ∫ ∫
ln 2
x 2e x dx ; 2 t 2 sin t dt ; x (ln x)2dx.
0 0 1

Activité 3

Pour tout réel strictement positif x, on pose F(x) = ∫ t lnt dt .


x

1
1) Justifier l'existence de F(x) et calculer F (1).
2) En posant u'(t) = t et v(t) = ln t , dans la formule d'intégration par parties ci-dessus,
calculer F(x) en fonction de x.
3) a) Montrer alors, que la fonction F est dérivable sur ⎤⎦0,+∞⎡⎣ et calculer F'(x).
b) En déduire le sens de variation de F sur ⎤⎦0,+∞⎡⎣ .

Retenons :
Soit f une fonction continue sur un intervalle ouvert I et a un élément de I.
x
La fonction F définie sur I par F(x) = ∫ a f(t) dt est dérivable sur I et on a
pour tout x de I, F'(x) = f (x).
La fonction F est la primitive de f sur I qui s'annule en a.

Exercice résolu
et
∫1 t dt .
x
Soit f : x a
1) Montrer que f est dérivable sur ⎤⎦0,+∞⎡⎣ et calculer f '(x).
2) En déduire le sens de variation de f sur ⎤⎦0,+∞⎡⎣ .
3) Calculer f(1). En déduire le signe de f(x) sur chacun des intervalles ⎤⎦0,1⎡⎣ et ⎤⎦1,+∞⎡⎣

Solution :
et
1) La fonction g : t a est continue sur ⎤⎦0,+∞⎡⎣ donc f est dérivable sur ⎤⎦0,+∞⎡⎣
t
ex
et on a pour tout x de ⎤⎦0,+∞⎡⎣ f '(x) = g(x) = .
x
178
Calcul intégral 8 Cours

2) On a ∀x ∈ ⎤⎦0, +∞⎡⎣ e x > 0 et x > 0 d'où f '( x ) > 0 . Donc f est strictement croissante
sur ⎤⎦0,+∞ ⎡⎣ .
3) On a f(1) = 0 et comme f est strictement croissante sur ⎤⎦0,+∞ ⎡⎣ on en déduit que :
• pour tout x ∈ ⎤⎦0,1⎡⎣ , f ( x ) < f (1) donc f(x) < 0.
• pour tout x ∈ ⎤⎦1,+∞⎡⎣ , f(x) > f(1) donc f(x) > 0.

x 0 1 +∞
f '(x) +

f (x) +
0
-

Calcul d'aires planes - Calcul des


volumes de solides de révolution

Activité 1
Soit la fonction f : x a 2x - 1.
r r
1) Tracer la droite Δ représentative de f dans un repère orthogonal O, i , j du plan tel
r r ( )
que i = 2cm et j = 3cm .
1 1
2) Soient A, E et F les points de Δ d'abscisses respectives ; 1 et − . On considère
⎛ 1 ⎞ 2 2
les points : B (1 , 0) ; C (0 , 1) et G ⎜- , 0 ⎟
⎝ 2 ⎠
2
a) Calculer en cm les aires A1 du triangle ABE et A2 du triangle AFG.
1

∫ ∫
1
b) Calculer les intégrales I1 = 1 f (t) dt et I2 = 2
1
f (t) dt .
-
2 2
c) On désigne par a l'aire du rectangle OBEC. Vérifier que A1 = I1. a et A 2 = - I2 . a

Activité 2

Le graphique ci-dessous illustre une partie de la courbe représentativeC de la fonc-


r r
( )
tion f : x a 1 - x 2 , dans un repère orthonormé O, i , j du plan, les droites TA ,TB et
TN sont les tangentes àC aux points A, B et N d'ascisses respectives 0,1 et 1 de
2
cette courbe.
On note I le point d'intersection de TA et TN et I' le point d'intersection de TB et TN.
1) Calculer l'aire A1 du polygone OANB.
2) Donner les équations des tangentes TA, TB et TN.

179
Calcul intégral 8 Cours

3) a) Déterminer les coordonnées des points I et I'.


b) Déterminer l'aire A2 du polygone OAI I'B .
(On pourra décomposer ce polygone en deux
trapèzes convenablement choisis).
4) a) En déduire un encadrement de l'aire A de la
région du plan délimitée par la coube C et les
axes du repère.
b) Calculer l’intégrale I = ∫ f (t) dt et vérifier que
1

A1 ≤ I ≤ A 2 .


1
c) Calculer l’intégrale J = f(t) dt. Conjecturer sur l’interprétation graphique de J
-1

Interprétation géométrique de l'intégrale


r r
r ( )
r orthogonal O, i , j . L'unité d'aire (u.a) est l'aire du
Le plan est rapporté à un repère
rectangle de dimensions i et j . Soit C la courbe représentative de f dans
r r
( )
le repère O, i , j et a et b deux réels tels que a < b.
b
• Si f est continue sur ⎡⎣a, b⎤⎦ et pour tout x ∈ ⎡⎣a, b⎤⎦ , f ( x ) ≥ 0 alors ∫ f(x) dx (u.a)
a
est égal à l'aire de la partie du plan limitée par la courbe C, l'axe des abscisses et
les droites d'équations : x = a et x = b.
• Si f est continue sur ⎡⎣a, b⎤⎦et pour tout x ∈ ⎡⎣a, b⎤⎦ , f ( x ) ≤ 0 alors l'aire de la
partie du plan limitée par la courbe C, l'axe des abscisses et les droites
( )
b
d'équations : x = a et x = b est le réel positif ∫ - f(x) dx (u.a).
a
• Plus généralement, si f est continue sur ⎡⎣a, b⎤⎦ et ne garde pas un signe
constant sur ⎡⎣a, b⎤⎦ alors l'aire de la partie du plan limitée par la courbe C, l'axe
b
des abscisses et les droites d'équations : x = a et x = b est égale ∫ f(x) dx (u.a).
a

f(x) = e x f(x) = x 3 f(x) = cos 2x


⎡ 1 ⎤
0


0


3 0
∫ -2 ex dx = ⎡⎣ex ⎤⎦−2 = ⎢- x 4 ⎥
1
A=
1 A= - x dx A= cos 2x dx
-1 ⎣ 4 ⎦−1 -π
1 = 2 (u.a)
= e - e-2 (u.a) = (u.a)
4
180
Calcul intégral 8 Cours

Activité 3

1) Calculer les intégrales suivantes et interpréter graphiquement chacune d'elles.


π
ln x
∫ ∫
e
I= dx et J = 2 sin 2t dt
1 0
x
2) Soit la fonction f : x a cos x définie sur ⎡⎣0, π ⎤⎦ r r
a) Tracer la courbe représentative C de f dans un repère orthonormé O, i , j tel que
r
( )
i = 2 cm.
b) Calculer, en cm2, l'aire de la partie du plan limitée par C, l'axe des abscisses et
les droites d'équations : x = 0, x = π.

Activité 4
⎛π π⎞ ⎛ π⎞
Soit le graphique ci-contre, où P ⎜⎝ 2 , ⎟
2⎠
et Q ⎜⎝0 , ⎟.
2⎠

1) Déterminer l'aire du triangle OPQ


2) Calculer, l'aire de la partie du plan limitée par la courbe
d'équation y = sinx , l'axe des abscisses et les droites
π
d'équations x = 0 et x = 2
.

3) a)En déduire l'aire A de la région du plan limitée par les


courbes représentatives des fonctions f : x a sin x ; g : x a x et les droites
π
d'équations respectives x = 0, x = 2
.

π
b) Comparer le résultat avec ∫ 0
2 ( x - sin x ) dx.

Activité 5

Le graphique ci-contre illustre une partie des courbes


2x
représentatives des fonctions f : x a x 2 et g : x a
x2 + 1
r r
(
dans un repère orthonormé O, i , j du plan. )
a) Calculer l'aire A de la région D du plan limitée par
les courbes de f et g et les droites d'équations
x = -1 et x =0.
∫ ( f(x) - g(x)) dx.
0
b) Comparer le résultat obtenu avec
-1

181
Calcul intégral 8 Cours

Théorème

Soient f et g deux fonctions continues sur un intervalle I. Soient Cf et Cg les rcour- r


bes représentatives de f et g dans le plan rapporté à un repère orthogonal O, i , j . ( )
Soit a et b deux éléments de I tels que a < b.
• Si pour tout réel x de ⎡⎣a , b ⎤⎦ on a : f(x) ≤ g(x) alors l'aire de la partie D du plan limi-
tée par les courbes Cf et Cg et les droites d'équations x = a et x = b est égale
∫ (g(x) - f(x)) dx (u.a).
b
au nombre positif
a

• Plus généralement, l'aire de la partie D du plan limitée par les courbes Cf et Cg et


b
les droites d'équations x = a et x = b est égale à ∫a g(x) - f ( x ) dx (u.a).

Activité 6
Soient f et g les fonctions définies sur IR par f(x) = x2 - 2 et g(x) = x. On désigne par
r r
Cf et Cg les courbes représentatives de f et g dans un repère orthonormé O, i , j du
plan.
( )
1) Construire ces courbes et étudier leur position relative.
2) Calculer l'aire de la région du plan limitée par les courbes Cf et Cg et les droites
d'équations respectives : x = -2 et x = 2.

Activité 7
r r
Le plan est muni d'un repère orthonormé R = O, i , j .
1
( )
1) Soit f la fonction définie par f(x ) = x . On désigne
2
par Δ sa courbe représentative dans le repère R
et par D la région du plan limitée par la droite Δ ,
l'axe des abscisses et les droites d'équations :
x = 0 et x = 4. On note S le cône de révolution
engendré par la rotation de D autour de l'axe (O,i).
a) Calculer le volume V du cône S.
∫ π ( f (t))
4 2
b) Calculer l'intégrale dt et le comparer avec V.
0
2) Soit a et b deux réels tels que a < b et soit g la fonction définie sur ⎡⎣a , b ⎤⎦ par
g(x) = 2. Soit Cg la courbe représentative de g dans le repère R. On considère
les points A(a, 0), B(a, 2), C(b,2) et D(b,0) et on désigne par S le solide
engendré par la rotation du rectangle ABCD autour de l'axe des abscisses (O,i).
a) Quelle est la nature du solide S ?
b) Déterminer, le volume V de S en fonction de a et b.
( )
b
c) Calculer l'intégrale ∫ π g(t) dt et comparer le résultat obtenu avec V.
2

182
Calcul intégral 8 Cours

Théorème admis

Soit f une fonction continue sur un intervalle ⎡⎣a , b ⎤⎦ ( a < b ) et soit C sa courbe
r r
( )
représentative dans un repère orthonormé O, i , j du plan. On considère la partie P
du plan limitée par C, l'axe des abscisses et les droites d'équations x = a et x = b.
Soit V le volume du solide de révolution engendré par la rotation de la partie P
( f(x))
b
autour de l'axe des abscisses. Alors on a : V = π ∫
2
dx (u.v) ( unité de volume)
a

Activité 8
x
Soit f la fonction définie sur ⎡⎣0,π ⎤⎦ par f(x) = sin .
2 r r
1) Tracer la courbe représentative C de f dans un repère orthonormé O, i , j du plan. ( )
2) Calculer l'aire du domaine D du plan limité par la courbe C, l'axe des abscisses et
les droites d'équations x = 0 et x = π .
3) Calculer le volume V du solide de révolution engendré par la rotation de D autour
⎛ ⎞
de l'axe des abscisses. (On rappelle que pour tout réel x on a: sin2 ⎜ x ⎟ = 1 - cos x )
⎝2⎠ 2
Activité 9

Soit f(x ) = R − x où R est un nombre réel strictement


2 2
r r positif donné et soit C sa cour-
be représentative dans un repère orthonormé O, i , j .( )
(
1) a) Montrer que : M(x,y) ∈ C ⇔ x 2 + y2 = R2 , -R ≤ x ≤ R et y ≥ 0 . )
b) Reconnaître alors C .
c) Tracer C (On choisira une valeur de R comprise entre 1 et 3).
2) Soit D le domaine du plan limité par la courbeC, l'axe des abscisses et les droites
d'équations x = -R et x = R. Soit V rle volume de la boule engendrée par la
révolution de D autour de l'axe (O, i )
4
Montrer que V = π R 3 .
3

Activité 10
Soit f(x) = lnx .
1) Construirer r la courbe représentative C de f dans un repère orthonormé
du plan (O, i, j) .
2) Calculer l'aire A de la portion P du plan limitée par C , l'axe des abscisses et les
droites d'équations respectives x = 1 et x = e.
3) Calculer le volume du solide engendré par la rotation de la portion P au tour de
l'axe des abscisses.
183
Calcul intégral 8 Résumé du Cours

RÉSUMÉ DU COURS
Intégrale d'une fonction continue :
Soit f une fonction continue sur un intervalle I, et soit a et b deux éléments de
b b
I. On appelle intégrale de a à b de f le réel ∫ f(x) dx = ⎡⎣F( x )⎤⎦ = F(b) - F(a) où
a a
F est une primitive quelconque de f sur I
Propriétés de l'intégrale :
Soit f et g deux fonctions continues sur un intervalle I, a, b et c sont des élé-
ments de I. Alors on a :

∫ ∫ ∫
a a b
• f(x) dx = 0 et f(x) dx = - f(x) dx .
a b a

∫ ∫ ∫
b c b
• f(x) dx = f(x) dx + f(x) dx ( relation de Chasles ) .
a a c

∫ (k f(t) + k g(t)) dt = k ∫ f(t) dt + k 2 ∫ g(t) dt .


b b b
• Pour tous
s réels k1 et k 2 on a : 1 2 1
a a a
b
• Si a ≤ b et ∀x ∈ ⎡⎣a, b⎤⎦ , f ( x ) ≥ 0 alors ∫ f(x) dx ≥ 0 .
a
b b
• ∫ a f (x) dx ≤ ∫a f ( x ) dx .
b b
• Si a ≤ b et ∀x ∈ ⎡⎣a, b⎤⎦ , f ( x ) ≤ g(x) alors∫ a f(x) dx ≤ ∫ a g(x) dx .
a a
• Si f est paire sur ⎡⎣-a, a⎤⎦ alors on a: ∫ f(t) dt = 2 ∫ f(t) dt .
-a 0
a
• Si f est impaire sur ⎡⎣-a, a⎤⎦ alors on a : ∫ f(t) dt = 0 .
-a

Si f est périodique de période T alors on a : ∫ f(t) dt = ∫ f(t) dt .


a+T T

a 0

Inégalités de la moyenne - Théorème de la moyenne :


Si f est une fonction continue sur un intervalle ⎡⎣a , b ⎤⎦ (a < b) alors il existe un
1 1 b

b
réel c appartenant à ⎡⎣a, b⎤⎦ tel que f (c ) =
b-a
∫ a
f(x) dx. Le réel
b−a a
f(x) dx

s'appelle la valeur moyenne de f sur ⎡⎣a, b⎤⎦ et cette valeur moyenne est atteinte
par f sur ⎡⎣a, b⎤⎦ , au moins une fois en c.
Théorème d'intégration par parties :
Soit u et v deux fonctions dérivables sur un intervalle I telles que leurs fonctions
dérivées u' et v' soient continues sur I. Soit a et b deux éléments de I. O n a :
b b b
∫a u '( x) v(x) dx = ⎡⎣u( x ) v( x )⎤⎦ - ∫ u( x) v ' (x) dx .
a a
(c'est la formule d'intégration par parties ).

184
Calcul intégral 8 Résumé du Cours

Fonction définie à l'aide d'une intégrale :


Soit f une fonction continue sur un intervalle I et a un élément de I.
x
La fonction F définie sur I par F( x ) = ∫ f(t) dt est dérivable sur I et on a :
a
Pour tout x de I, F'(x) = f (x). La fonction F est la primitive de f sur I qui s'an-
nule en a.
Application de l'intégrale au calcul d'aires planes :
r r
Le plan est rapporté à un repère
r orthogonal
r ( )
O, i , j . L'unité d'aire (u.a) est l'aire
du rectangle de dimensions i et j .

* Si f est continue sur ⎡⎣a, b⎤⎦ et a < b alors l'aire de la partie du plan limitée par la
courbe C, l'axe des abscisses et les droites d'équations x = a et x = b est égale
b
à ∫a f(x) dx (u.a).
* Soit f et g deux fonctions continues sur un intervalle I. Soit Cf et Cg les
courbes représentativesde f et g dans le plan rapporté à un repère orthogonal
r r
( O, i , j ) . Soit a et b deux éléments de I tels que a < b.
l'aire A de la région D du plan limitée par les courbes Cf et Cg et les droites
b
d'équations x = a et x = b est égale au nombre réel positif ∫a g(x) - f ( x ) dx
(u.a) .
Application de l'intégrale au calcul des volumes de solides de révolution :
Soit f une fonction continue sur un intervalle ⎡⎣a , b ⎤⎦ ( a < b ) et soit C sa courbe
r r
( )
représentative dans un repère orthonormé O, i , j du [Link] considère la partie
P du plan limitée par C , l'axe des abscisses et les droites d'équations x = a et
x = b.
Le volume du solide engendré par la rotation de la partie P autour de l'axe des
abscisses est V = π ∫ ( f(x))
b 2
dx (unité de volume).
a

185
Calcul intégral 8 Avec L’ordinateur

AVEC L’ORDINATEUR

Activité 1
6 dx
1) On se propose de déterminer une approximation S(n) de l'intégrale ∫ 1 pour
x
n subdivisions de⎡⎣1 , 6⎤⎦ par l'une des méthodes proposées par le logiciel Menumath ;
(Ressources utiles sur Internet : [Link] ; [Link]; [Link]
[Link] ; [Link] )
• Utiliser le logiciel et choisir, dans Troisième niveau (1) la rubrique relative aux
intégrales définies puis choisir interprétation graphique.
• Dans le menu Définir ; choisir définir f et écrire l'expression de f(x) = 1/x, et pren-
dre a = 1 et b = 6
• Dans le menu Repère, prendre les précautions nécessaires pour obtenir une cour-
be représentative convenable de f : ( par exemples : prendre xmin = -3 ; xmax = 7
; ymin = -2 ; ymax = 5 ; etc.)
• Taper f(x) pour voir la courbe de f puis cocher, par exemple, Simpson pour la
méthode d'approximation utilisée et taper intégrale de a à b puis lire S(n) pour
n = 5.
6 dx
• Calculer ∫ .En déduire une valeur approchée de ln 6 . Vérifier ce résultat
1
x
à l'aide de la calculatrice.
• Donner, d'autres valeurs pour n et lire, chaque fois S(n).
• Reprendre le travail précédent avec les autres méthodes (Rectangles, Trapèzes,
etc.)

2) Utiliser le logiciel Menumath pour déterminer des approximations des intégrales


suivantes :

∫ ∫ ∫
1 5 3
I= ln(t + 1) dt; J = t 2 + 1 dt; K = t 2 cos(t + 1) dt.
0 −2 −1

186
Calcul intégral 8 Avec L’ordinateur

Activité 2

CALCUL D'UNE INTÉGRALE AVEC UN LOGICIEL


1) Utilisation du Logiciel Sine qua non :
(Ressources sur Internet: [Link]
Soient f et g les deux fonctions numériques définies par :
f(x) = esin(x) et g(x)=x ln x - x . Utiliser le logiciel Sine qua non pour :
• Afficher les axes du repère orthonormé et utiliser le menu Définir (ou bien l'icône
correspondante) pour écrire les expressions exp(sin(x)) de f(x) et x*ln(x)-x de g(x).
• Choisir des couleurs différentes pour les courbes de f et g et valider avec OK.
Ainsi, les courbes représentatives de f et g vont apparaître sur l'écran.
• Choisir l'icône correspondante au calcul d'intégrales et calculer l'aire A de la région
du plan limitée par les courbes de f et g et les droites d'équations respectives
x = 0 et x = e.

2) Utilisation du Logiciel Dérive : pour calculer l'intégrale I = ∫ x 3 ln(1+ x 2 )dx


2

−1
• Ouvrir le logiciel Dérive et taper l'expression suivante : x ^ 3 * ln(1+ x ^ 2) puis
3 2
valider par entrée : l'expression x .ln(1+ x ) va apparaître sur l'écran . Après,
cliquer sur la raccourcie ∫ f et cocher intégral définit puis écrire les bornes
-1 et 2 et taper simplify.
• Il va apparaître sur l'écran les étapes du calcul et la valeur de l'intégrale I :
15 9
c'est à-dire on trouve I = ln 5 − .
4 8
Utiliser le logiciel Dérive pour calculer les intégrales
1
∫ ∫ ∫
5 3 2
I= t 2sintdt; J = dt; K = t ln tdt
0 −2 1
t2 + 1

187
Calcul intégral 8 Exercices et Problèmes

EXERCICES ET PROBLÈMES

1 Calculer les intégrales suivantes : 4 On considère la fonction numérique f


définie par :
∫ (2x + 1)dx ; ∫ ( x )
1 2 2
− 2 x + 3 dx 1
2 1 f(x) =
2x + 1 x x(x + 1)2
∫ ∫
1 3
dx ; dx
(x )
0 2 0
2
+ x +1 x2 + 1 1) Déterminer les réels a, b et c tels que
pour tout réel strictement positif x on a :
x2 + x + 1
∫ 1 x dx ; ∫ 0 1− x − 1 dx ; ( )
2 2
a b c
f(x) = + +
x 1 + x (1 + x )2
1 2 x
∫ 2 3 x + 2dx ; ∫ 0 e2 x dx ; ∫ 1 x + 1dx
3 1

2) Soit α ∈ ⎤⎦1, +∞ ⎡⎣
π α
e ln x e ln 2 x a) Calculer ∫ f(t)dt
∫ 1 x dx ; ∫ 2 x dx ; ∫ 02 sin 2xdx 1
α ln t
b) Calculer A(α ) = ∫ dt
2 On considère les fonctions numériques
( )
3
1+ t
1
suivantes :
c) Calculer lim A(α )
α→+∞
3x − 5 x 2 + 2x − 5
f :x a ; g:x a
2x − 1 x+4 5 Calculer par intégration par parties :
x
e −2 e ln x x
et h : x a x
1

e +1 ∫ 0
xe x dx ; ∫ 1 x2
dx ; ∫ ln tdt ;
1
1) Déterminer les réels a et b tels que π
( )
e 2

f ( x) = a +
b
puis calculer ∫ f ( x ) dx
2 ∫ 0
e x cos xdx ; ∫ x ln x dx
1
2x − 1 1

2) Déterminer les réels a, b et c tels que 6 On considère les deux intégrales sui-
c vantes :
puis calculer ∫ g ( x ) dx
0
g ( x ) = ax + b + π π
x+4
( ) ( ex sin x ) dx
− 3 2 2

3)Déterminer les réels a et b tels que


I= ∫ 2
0
e x cos x dx et J = ∫ 2
0

1) Calculer I + J
be x
puis calculer ∫ h( x ) dx
1
h( x ) = a +
x 2) Calculer I − J en utilisant une intégra-
e +1 0
tion par parties.
3 1) Montrer que pour tout x différent 3) En déduire les valeurs de I et J.
de -1 on a :
7 Vérifier que pour tout réel non nul x
x 2 + 2x 1 1 x 2 + 2x on a :
x +1
= x + 1−
x +1
puis calculer ∫ 0 x + 1 dx
ex 1
x = 1+ x
2) Calculer l'intégrale suivante : e −1 e −1
ln 3 e t
1 2) a) Calculer l'intégrale I = ∫ dt
I= ∫ 0
( t + 1) ln( t + 1)dt
b) Calculer alors, l'intégrale
ln 2 e t − 1

ln 3 1
J= ∫ ln 2 et − 1dt
188
Calcul intégral 8 Exercices et Problèmes

e2t
ln 3 r r
∫ ln 2 et − 1dt
3) Soit l'intégrale K = (O, i, j) du plan.( unité graphique : 3 cm).
1) Dresser le tableau de variation de f .
Calculer K − I , en déduire la valeur de K.
2) Soit la droite Δ : y = x ; étudier la position
( )
8 Soit g ( x ) = 1 − x e + 1. −x
relative de C par rapport à Δ puis tracer
1) Etudier le sens de variation de g sur . Δ et C .
2) En déduire que pour tout réel x on a : 3) a) Montrer que f admet une fonction
g(x) > 0. réciproque dont on précisera l'ensemble
de définition et construire, dans le repère
II- Soit f la fonction définie sur par r r
f ( x ) = xe − x + x (O, i, j), la courbe représentative C 'de f .
-1

On désigne par C la courbe représentative rr b) Vérifier que pour x distinct de -2 on a :


f dans un repère orthonormé (O,i, j)du plan. x2 4
= x −2+
1) a) Montrer que f est dérivable sur et x + 2 x+2 e− 2
que pour tout réel x, f '(x) = g(x). c) Calculer l'intégrale I = ∫ f(t)dt
0
b) Dresser le tableau de variation de f.
d) Calculer, en cm2 l'aire A de la région du
2) a) Montrer que la droite D : y = x est
une asymptote à C au voisinage de +∞ . plan comprise entre les courbes représenta-
b) Etudier la position de C par rapport à D. tives de f et de f -1.
c) Donner une équation de la tangente T
11 (Intensité et quantité d'électricité)
à C en son point d'abscisse 1.
Pendant un intervalle de temps
d) Tracer T, D et C.
⎡ t , t ⎤ ; t ≤ t un courant continu d'intensité
3) Soit α ∈ . On désigne par l'aire de la ⎣ 1 2 ⎦ 1 2
partie du plan limitée par C, D et les droi- I transporte la quantité d'électricité
tes d'équations x = 0 et x = α . Q = I.( t 2 − t1 ) . Lorsque l'intensité est une
Calculer A(α ) et lim A(α ). fonction I (t) du temps t alors la quantité
α →+∞
(
4) Pour x < 1, on pose h( x ) = ln g(x ) − 1 . ) d'électricité transportée tdans l'intervalle
de temps ⎡⎣ t1 , t 2 ⎤⎦ est Q = ∫ t I( t ) dt .Soit un
2

(
a) Vérifier que h( x ) = − x + ln 1 − x . ) 1
courant alternatif d'intensité maximale Im
−x 1
Et que = 1− . de pulsation ω , de phase ϕ tel que :
1− x 1− x 0 I(t) = .I m cos(ω t + ϕ )
b) Calculer l'intégrale I = ∫ ln(1 − t )dt.
−1
0 Calculer la quantité d'électricité transpor-
c) En déduire l'intégrale J = ∫ h(t)dt .
−1 tée à chaque demi-période et la valeur
1 + ln x moyenne de l'intensité correspondante.
9 Soit f ( x ) = ; ( x > 0) .
x 12 (Puissance et Énergie)
1) Tracer la courbe représentative r r C de f
dans un repère orthonormé (O,i, j) du plan. Pendant un intervalle de temps ⎡⎣ t1 , t 2 ⎤⎦ ; t1 ≤ t 2
2) Calculer l'aire A de la région du plan un courant continu d'intensité I fournit, dans
limitée par C , l'axe des abscisses et les une portion de circuit ayant à ses bornes une
droites d'équations respectives x = 1 et x = e différence de potentiel U, une énergie :
W = U.I.( t 2 − t1 ) . Lorsque I et U sont des
10 Soit f la fonction définie dans ⎡⎣0,+∞ ⎡⎣par : fonctions du temps, t, alors :
f(x) = x ln( x + 2.) On désigne par C la
t2
W= ∫
U(t ).I( t )dt
t1
courbe représentative de f dans un repère
189
Calcul intégral 8 Exercices et Problèmes

Soit un courant alternatif d'intensité 2) Démontrer que l'équation k(x) = 0 admet


I(t) = I m cos(ω t ) dans une résistance R. exactement deux solutions dans , dont
La différence de potentiel aux bornes de la l'une dans l'intervalle ⎡⎣1,+∞ ⎡⎣ qui sera notée
résistance est alors : α . Déterminer un encadrement d'amplitude
U(t) = R.I(t) = U m cos(ω t ) 10 −2 de α .
3) En déduire le signe de k(x) sur .
Calculer l’énergie fournie pendant une B-Soient f et g les fonctions définies sur
2π par :
période T = 2x + 1
ω f(x) = ( 2x + 1)e− x et g(x) = 2 ;
x + x +1
Leurs courbes représentativesr r dans un
13 Soit f ( x ) = sin 2 x ; x ∈ ⎡⎣0, π ⎤⎦ . repère orthogonal (O, i, j) du plan sont
r r C de f
1) Tracer la courbe représentative notées Cf et Cg ; ( unité graphique : 2cm)
dans un repère orthonormé(O, i, j)du plan. 1) Démontrer que les deux courbes passent
2) Linéariser sin 2 x et sin 4 x . par le point A (0 ;1) et admettant en ce point
3) Calculer l'aire A de la portion D du la même tangente.
plan formée des points M (x, y ) tels que: 2) a) Démontrer que pour tout réel x on a :
⎧0 ≤ x ≤ π
⎨ f(x) − g(x) =
( 2x + 1) k(x ) où k est la fonction
⎩0 ≤ y ≤ f(x) x2 + x + 1
étudiée dans la partie A- .
4) Calculer le volume du solide obtenu
b) Etudier le signe de f(x) − g(x) sur .
par rotation de la courbe C autour de
c) En déduire la position relative des
l'axe des abscisses.
courbes Cf et Cg .
14 Soit f ( x ) = 1 + 2 cos 2 x ; x ∈ ⎡⎣0, π ⎤⎦ 3) a) Montrer que la fonction h définie sur

1) Etudier les variations de f sur ⎡⎣0, π ⎤⎦ .


( ) (
par : h(x) = −2x − 3 e− x − ln x 2 + x + 1 )
2) Tracer la courbe représentative C de f est une primitive de la fonction f − g .
r r b) Calculer l'aire A de la partie du plan
dans un repère orthonormé (O, i, j) du plan.
limité par les courbes Cf et Cget les droi-
3) On désigne par D le domaine du plan
tes d'équations respectives
limité par C , l'axe des abscisses et les droites 1
d'équations respectives x = 0 et x = π . x = 0 et x = .
2
a) Calculer l'aire A du domaine D.
b) Calculer le volume du solide de révolution 16 I- Soit g la fonction numérique définie
engendrée par la rotation de D autour de sur ⎡⎣0,+∞ ⎡⎣ par : g(x) = (1 − x )e− x
l'axe (O,i) . 1) Calculer lim g(x) .
x →+∞
2) a) Dresser le tableau de variation de g.
15 A- Soit k la fonction numérique définie
b) En déduire que pour tout x ≥ 0 on a:
sur par : k(x) = ( x 2 + x + 1)e− x − 1
g(x) ≤ 1.
1) a) Déterminer les limites de k en
II- Soit f la fonction définie sur par :
−∞ et en + ∞ .
b) Etudier le sens de variation de k ⎧⎪ [Link]( − x) si x < 0
f(x) = ⎨ −x
puis dresser son tableau de variation ⎩⎪ x.(2 − e ) si x ≥ 0
sur .
Et soit ( C ) la courbe représentative de f
190
Calcul intégral 8 Exercices et Problèmes

r r
dans un repère orthonormé (O, i, j) du 1) a- Montrer que f est dérivable sur
r
plan avec i = 2 cm. ⎤⎦0,+∞ ⎡⎣ et que pour tout réel x strictement
1) Montrer que f est continue en 0. ln x
positif on a : f(x) = x + 2 + .
2) a) Etudier la dérivabilité de f à droite x
puis à gauche en 0. b- Dresser le tableau de variation de f.
b) Interpréter graphiquement ces résultats. 2) Soit C la courbe représentative r r de f
3) a) Montrer que pour tout x > 0 on a : dans un repère orthonormé (O, i, j) .
a- Montrer que C admet une asymptote
f '(x) = 2 − g(x) ,
oblique Δ dont on donnera une équation
en déduire le signe de f '(x) sur ⎤⎦0,+∞ ⎡⎣ .
cartésienne.
b) Calculer f '(x) pour x < 0.
b- Etudier la position relative de C et Δ .
c) Dresser le tableau de variation de f sur
3) Pour tout réel x de ⎡⎣1,+∞ ⎡⎣, on considère
.
( )
4) a) Calculer lim f(x) − 2x , en déduire
x →+∞
les points M(x, f(x)) et N (x, x + 2).
a- Vérifier que la distance MN est égale à
que la courbe (C) admet une asymptote ln x .
oblique dont on donnera une équation
x
cartésienne.
b- Pour quelle valeur x 0 de x la distance
b) Montrer que ( C ) admet une branche
MN est-elle maximale ?
parabolique dont on donnera la direction.
c- Montrer que la tangente T à au point
5) a) Calculer f (-1) puis tracer la courbe
( C ).
d'abscisse x 0 est parallèle à Δ . r r
4) Tracer Δ , T et C dans le repère (O, i, j).
b) Tracer, dans le même repère que ( C ),
5) a- Calculer l'aire A de la partie du plan
la courbe (C') symétrique de ( C ) par
limitée par la courbe C et les droites d'é-
rapport à l'axe des abscisses.
quations respectives :
III- Soit α ∈ ⎤⎦ −1, 0 ⎡⎣ et soit A(α ) l'aire, en
y = x + 2, x = 1 et x = e
cm2, de la partie du plan limitée par les b- Soit α un réel strictement supérieur à e.
courbes ( C ) et ( C' ) et les droites d'équa- Déterminer α pour que l'aire de la partie
tions respectives : x = α et x = −1. du plan limitée par la courbe et les droites
α
1) Calculer ∫ 1
f(t)dt ( effectuer une intégra- d'équations respectives :
y = x + 2, x = e et x = α soit égale à A.
tion par parties ).
2) En déduire, l'aire A(α ) .
(D'après bac tunisien 2003)
3) a) Calculer lim A(α ) .
α →0
b) Interpréter graphiquement la valeur de
cette limite

17 I- Soit g la fonction définie sur ⎤0,+∞ ⎡


⎦ ⎣
par g(x) = x 2 + 1 − ln x .
1) Dresser le tableau de variation de g.
2) En déduire que pour tout réel x stric-
tement positif, on a : g(x) > 0 .
II- Soit f la fonction définie sur ⎤⎦0,+∞ ⎡⎣par:
ln x
f(x) = x + 2 + .
x
191
Calcul intégral 8 Aperçu Historique

APERÇU HISTORIQUE

Henri Léon Lebesgue


Leibniz
(1875 - 1941)

Dans « Nouveaux essais sur l'entendement humain » (1705), Leibniz présen-


te une classification des nombres. Il distingue ainsi l'entier, le rompu (nombre
rationnel), le sourd (nombre irrationnel) et le transcendant. Le terme de « rompu
» est issu de la traduction du mot « kasr » utilisé par les mathématiciens arabes
et signifiant « brisé ».
C'est dans ce journal qu'il publie, en 1684, la plus importante et la plus contro-
versée de ses découvertes, celle du calcul différentiel et intégral.
Ses premiers travaux sur les séries infinies le mènent de fil en aiguille à pro-
longer les découvertes passées du calcul infinitésimal (calcul dans l'infiniment
petit) à partir de la géométrie des courbes, en particulier de leurs tangentes.
Leibniz n'obtient pourtant pas la paternité du calcul différentiel et intégral car
au même moment, le très célèbre mathématicien, physicien et astronome
anglais Isaac Newton (1642 ; 1727) établie la même découverte.
Henri Léon Lebesgue (28 juin 1875 à Beauvais - 26 juillet 1941 à Paris) est un mathé-
maticien français. Il est reconnu pour sa théorie d'intégration publiée originalement
dans sa dissertation Intégrale, longueur, aire à l'Université de Nancy en 1902.
Élève brillant dès l'école élémentaire, Lebesgue étudia plus tard à l'École normale
supérieure. Il a enseigné au lycée de Nancy et à Rennes. Il se fera alors connaître par
sa théorie de la mesure, laquelle prolonge les premiers travaux importants d'Émile
Borel, l'un de ses professeurs et plus tard son ami.
Il mit au point une théorie des fonctions mesurables (1901) en se basant sur les résul-
tats d'Émile Borel : les tribus boréliennes.
Lebesgue a révolutionné et généralisé le calcul intégral. Sa théorie de l'intégration
(1902-1904) est extrêmement commode d'emploi, et répond aux besoins des physi-
ciens. En effet, elle permet de rechercher et de prouver l'existence de primitives pour
des fonctions « irrégulières » et recouvre différentes théories antérieures qui en sont
des cas particuliers :
* fonctions en escalier et fonctions continues de Riemann
* fonctions bornées de Darboux
* fonctions à variation bornée de Stieltjes
Il a également été professeur à la Sorbonne, puis au collège de France. Il sera élu à
l'Académie des sciences en 1922.

192
Chapitre
9

Suites réelles

Plan du chapitre
❈ Activités préliminaires
❈ Cours
❖ Sens de variation d'une suite réelle.

❖ Suite majorée, suite minorée, suite bornée.

❖ Limite d'une suite réelle.

❈ Résumé du cours
❈ Avec L’ordinateur
❈ Exercices et Problèmes
❈ Aperçu Historique

193
Suites réelles 9 Activités préliminaires

ACTIVITÉS PRÉLIMINAIRES

1 On considère un entier naturel non nul N. Si N est pair, on le divise par 2, sinon
on le multiplie par 3 et on lui ajoute 1. En appliquant la même loi à chaque
nombre ainsi formé, on obtient une suite de nombres entiers et on convient de
s'arrêter, dès que le nombre 1 apparaît dans la suite.
1) Déterminer tous les termes de la suite engendrée par l'entier N = 20.
2) Déterminer tous les termes de la suite engendrée par l'entier N = 19.

2 Un couple de lapins engendre chaque Principe de récurrence


mois, à partir du deuxième mois de son
existence, un nouveau couple et les nou- Soit n 0 ∈ , P(n) est une proprié-
veaux couples se reproduisent suivant la té dépendant d'un entier naturel
même loi. n ≥ n0 .
1) Vérifier que les nombres de couples Lorsque les deux conditions sui-
engendrés par le couple né à la date 0 et vantes sont vérifiées à la fois :
ses descendants sont à chaque “mois • P(n0 ) est vraie.
anniversaire” 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, … et • Pour n ≥ n0 si P(n)est vraie alors
( )
forment la suite v n de Fibonacci définie P(n + 1) est aussi vraie.
sur par la formule de récurrence : Alors la propriété P(n) est vraie
v n + 2 = v n +1 + v navec v 0 = v1 = 1. pour tout entier naturel n ≥ n0 .
( )
2) On considère la suite réelle un définie
v
sur par un = n+1 .
vn
a) Vérifier qu'on a : u0 =1 et ∀ n ∈ ,
1
un +1 = 1 + .
un
b) Montrer à l'aide d'un raisonnement
par recurrence, que ∀ n ∈ , 1 ≤ un ≤ 2.
3) On a représenté dans la figure ci-contre
la droite Δ : y = x et une partie de la
courbe C de la fonction f définie par :
1
f ( x ) = 1+ .
x
a) A l'aide d'une lecture graphique
conjecturer sur l'intersection de C avec
la droite Δ.
b) Résoudre, dans , l'équation : f ( x ) = x.

194
Suites réelles 9 Activités préliminaires

3 Soit ( un ) la suite réelle définie par


⎧u = 3
⎪ 0
( )
Soit un une suite réelle définie
sur .
⎨ 2un + 3
⎪un+1 =
⎩ un
; ∀ n∈ ( )
⎛ u est ⎞
⎜ n (
⎟ ⇔ ∀ n ∈ ; un+1 = un . )
⎜ ⎟
1) Calculer les termes u1 ,u2 , u3 et u4 . ⎝constante ⎠
Que peut-on conjecturer sur un ? ( )
( )
2) Démontrer ce résultat par récurrence. Soit un une suite réelle de premier
terme u0.
4 ( )
Soit la suite un définie sur par : ( )
un est une suite géométrique si et
⎧u = 1 seulement si il existe un réel q tel
⎪ 0 que ∀n ∈ , un+1 = q un .

⎪un+1 =
3un
+
;n∈ Le réel q est la raison de la suite un ( )
⎩ un
1
et on a : ∀ n ∈ , un = u0 qn ;
1) Montrer, par récurrence, que 1) S = u + u + ... + u
n 0 1 n
∀n ∈ , un ≠ 2 . ⎧ ⎛ 1 - qn+1 ⎞
( )
2) Soit la suite réelle v n définie sur
u
⎪u ⎜
= ⎨ 0⎝ 1-q ⎠
⎟ si q ≠ 1
.
par : v n = n . ⎪
un - 2 ⎩(n+1) u0 si q=1
( )
a) Montrer que v n est une suite 2)
géométrique dont on précisera le ⎧ 0 si -1< q <1
premier terme et la raison. ⎪
⎪ +∞ si q >1 et u0 > 0
b) Exprimer v n à l'aide de n et lim un = ⎨ .
n → +∞
⎪ -∞ si q >1 et u0 < 0
calculer lim v n .
n →+ ∞ ⎪
c) Calculer la somme : ⎩ u0 si q = 1
S(n) = v 0 + v1 + ... + v n puis calculer (u ) n'admet pas de limite si q ≤ -1.
n

lim S(n).
n→+∞
d) Déterminer l'expression de un à ( )
Soit un une suite réelle de premier
terme u0.
l'aide de n. Calculer lim un .
n →+ ∞ ( )
un est une suite arithmétique si et
seulement si il existe un réel r tel
que ∀ n ∈ , un+1 = un + r.
5 Soit la suite ( u ) définie sur par
n Le réel r est la raison de la suite et
⎧u = 1
⎪ 0 on a : ∀ n ∈ , un = u0 + n r.
⎛u + u ⎞
⎨ -7un - 8 • u0 + u1 + ... + un = (1+n) ⎜⎜ 2 ⎟⎟
0 n

⎪un+1 = ; ∀ n∈ ⎝ ⎠
⎩ 2un + 1 ⎧ u si r = 0
1) Montrer par récurrence que : ⎪ 0
• lim un = ⎨ +∞ si r > 0 .
∀ n ∈ , un ≠ -2. n → +∞
⎪ -∞ si r < 0
( )
2) On considère la suite v n définie ⎩

195
Suites réelles 9 Activités préliminaires

2un + 1
sur par v n = Notation :
un + 2 k= n
a) Montrer que v n( ) est une suite ∑u
k= 0
k
= u 0 + u1 + ... + u n
arithmétique. k= n

b) Exprimer v n à l'aide de n et ∑u k
= u p + u p+1 + ... + u n pour p ≤ n
k= p

calculer lim v n .
n →+ ∞

c) En déduire un à l'aide de n puis


calculer lim un .
n →+ ∞
k= n
d) Calculer la somme Sn = ∑ v k
k= 0

puis déterminer lim Sn .


n→+∞

196
Suites réelles 9 Cours

COURS
Sens de variation d'une suite réelle
Activité 1

( )
On considère la suite réelle un définie sur par un = n2 + 2n + 5 et la fonction f
définie sur par f(x) = x 2 + 2x + 5.
a) Etudier le sens de variation de f.
b) En déduire que ∀ n ∈ ; un+1 ≥ un .
Activité 2
n+ 4
Soit la suite réelle un ( ) définie sur par un =
2n + 1
.
a) Calculer un+1 - un .
b) En déduire que ∀ n ∈ ; un+1 ≤ un .

Définition

( )
Soit un une suite réelle définie sur l'ensemble K = { n ∈ ; n ≥ n0 } où n0 ∈ .
On dit que :
( )
• un est croissante (resp. strictement croissante) sur K si et seulement
si ∀ n ∈ K, un+1 ≥ un (resp. un+1> un ) .
( )
• un est décroissante (resp. strictement décroissante)) sur K si et
seulement si ∀ n ∈ K, un+1 ≤ un (resp. un+1< un ) .
( )
• un est constante sur K si et seulement si ∀ n ∈ K, un+1= un .
• (u ) est monotone sur K si elle est croissante ou décroissante sur K.
n

• (u ) est stationnaire sur K s'il existe un entier p de K tel que ∀ n ≥ p, u


n n+1
=un .

Activité 3
⎛ 2⎞
( )
1) Soit la suite réelle un définie sur par un = 1+E ⎜ ⎟ où E désigne la fonction
⎝ n⎠
partie entière.
( )
Montrer que un est une suite stationnaire.
( )
La suite t n définie sur
( ) ( )
n
2) Soit la suite réelle t n définie sur par t n = -1 .
( )
n
a) Quel est l'ensemble des valeurs de t n ? par t n
= -1 est une suite
( )
b) La suite t n est-elle monotone ? alternée.

197
Suites réelles 9 Cours

Activité 4
k= n
1
( )
Soit la suite réelle un définie sur par un = ∑ k2
.
k= 1
a) Calculer un +1 - un .
b) En déduire le sens de variation de la suite (u ) .
n

Activité 5
⎧⎪a = 16
( )
0
Soit an la suite réelle définie par ⎨
⎪⎩an +1 = an ; ∀ n ∈
1) Calculer les termes a1 ,a 2 et a3 .
2) a) Montrer par récurrence que ∀n ∈ , an ≥ 1.
( )
b) Montrer que la suite an est décroissante.

Activité 6
2n
( )
Soit la suite réelle un définie sur par un =
n +1
.
1) a) Montrer que ∀ n ∈ , un > 0.
u
b) Montrer que ∀ n ∈ , n+1 ≥ 1.
un

( )
2) En déduire que la suite un est croissante sur .

Techniques d'étude de la monotonie d'une suite

( )
Pour étudier la monotonie d'une suite réelle un on peut utiliser l'une des
techniques suivantes :
• Etudier le signe de la différence un+1- un ;
• Utiliser un raisonnement par récurrence ;
u
• Comparer le rapport n+1 à 1, dans le cas où tous les termes de un
un
( )
sont non nuls et de même signe. Par exemple, pour une suite un à ( )
termes strictement positifs :
u
( )
o Si pour tout entier n, n+1 ≥ 1 alors un est croissante.
un
un+1
o Si pour tout entier n,
un
( )
≤ 1 alors un est décroissante.

198
Suites réelles 9 Cours

Exercice résolu :
Etudier la monotonie de chacune des suites numériques suivantes :
n2
( )
a) v
n
définie sur par v n =
3n
.
1 1 1
( )
b) wn définie sur par wn = 1+ + + ... +
1! 2 ! n!
.

c) ( tn ) définie sur par tn = e−n .

Solution :
n2 1 4
a) v n = n
, v 0 = 0 ; v1 = ; v 2 = . Soit n ∈
3 3 9
(n + 1) n
2 2
1 1
v n+1- v n = n+1 - n = n+1 (n2 + 2n + 1− 3n2 ) = n+1 (-2n2 + 2n + 1) < 0 ∀n ≥ 2
3 3 3 3
(Le trinôme - 2n + 2n + 1 est du signe de a=-2, à l'extérieur de sess racines).
2

( )
Donc v n est une suite strictement décroissante sur l'ensemble I = {n ∈ ; n ≥ 2} .

( )
1
b) On a wn+1- wn = > 0 ∀n ∈ . Donc wn est strictement croissante sur .
(n + 1)!
t e-n-1 1
c) Pour tout n ∈
tn e e
( )
on a t n > 0 et n+1 = -n = < 1 alors t n est strictement

décroissante.
Autrement :
La fonction f définie par f(x) = e− x est strictement décroissante sur , car
f (x) = - e
' −x
< 0 ∀x ∈ ( ) ( )
donc t n = f(n) est strictement décroissante sur .

Suite majorée, suite minorée, suite bornée

Activité 1
2x 2 + 1
1) Soit la fonction f définie sur par f(x) = .
x2 + 5
Dresser le tableau de variation de f sur ⎡⎣0, +∞⎡⎣ .
2n2 + 1
( )
2) Soit la suite réelle un définie sur par un = 2
n +5
.
1
En utilisant la question précédente, montrer que : ∀ n ∈ , ≤ un ≤ 2.
5
199
Suites réelles 9 Cours

Définition

( )
Soit n0 un entier naturel donné et un une suite de nombres réels définie sur
l'ensemble K = { n ∈ ; n ≥ n0 } . On dit que :
( )
• un est majorée sur K lorsqu'il existe un réel M tel que ∀ n ∈ K, un ≤ M .
• (u ) est minorée sur K lorsqu'il existe un réel m te
n
el que ∀ n ∈ K, u ≥ m .
n

• (u ) est bornée sur K lorsqu'il existe des réels m et M tel qu


n
ue ∀ n ∈ K,
m ≤ un ≤ M .

Activité 2

( )
Soit la suite réelle un définie sur Théorème admis

( )
n
par un = -1 + cos n. ( )
Soit un une suite de nombres réels
définie sur l'ensemble K= {n ∈ ; n ≥ n0 }
a) Montrer que ∀n ∈ , un ≤ 2. où n0 ∈ .
( )
b) En déduire que un est une suite ( )
La suite un est bornée sur K si et seu-
bornée. lement si il existe un réel M tel que
∀ n ∈ K, un ≤ M.

Activité 3

( )
Soit la suite réelle un définie sur par:
⎧⎪ u = 8
0
⎨ .
⎪⎩ un+1= 2un + 35 ; ∀ n ∈
( )
Montrer, par récurrence, que la suite un est minorée par 7.

Limite d'une suite réelle

Activité 1

Pour chacune des suites réelles suivantes, calculer lim un .


n →+∞

5n + 3 ln n
a) un = b) un = c) un = 2n2 - 1
n +1 n
n
−3n2 + 2 ⎛ 1⎞
d) un = e) un = ⎜- ⎟ f) un = n e−n .
n+5 ⎝ 2⎠

200
Suites réelles 9 Cours

Définition

( )
Soit un une suite de nombres réels définie sur l'ensemble
K = {n ∈ ; n ≥ n0 } où n0 ∈ .
( )
• un est dite convergente si et seulement si il existe un réel l tel que
lim
n →+∞ n
( )
u = l. Dans ce cas on dit que la suite un converge vers l.

( )
• un est dite divergente lorsque lim un = -∞ ou lim un = +∞ ou un
n →+∞ n →+∞
( )
n'a pas de limite quand n tend vers +∞.

Théorème
Soit f une fonction définie sur un intervalle du type ⎡⎣a,+∞⎡⎣
où a ∈ ( )
et un la suite définie par un = f(n).
• Si lim f(x) = l alors lim un = l .
x →+∞ n →+∞
• Si lim f(x) = +∞ alors lim un = +∞ .
x →+∞ n →+∞
• Si lim f(x) = − ∞ alors lim un = − ∞ .
x →+∞ n →+∞

Activité2
1) Dans chacun des cas suivants, étudier la
( )
convergence de la suite un et comparer Des limites de référence
lim u et lim u lorsqu'elles existent. 1
n →+∞ n n →+∞ n +1
n
lim n2 = +∞ ; lim =0 ;
⎛2⎞ n →+ ∞ n → + ∞ n2
2n - 1
a) un = ⎜ ⎟ ; b) un = 2 n ; c) un = 2n . 1
⎝5⎠ e lim = 0; lim n = +∞ ;
( )
2) Soit la suite v n définie sur par n →+ ∞ n n →+ ∞

ln(n) en
v = n +1 - .n . lim = 0 ; lim = +∞.
n n →+ ∞ n n →+ ∞ n

( )
a) Montrer que v n est convergente et
préciser sa limite.
b) Montrer que ∀ n ∈ , 0 ≤ v n ≤ 1.

Propriétés
( )
• Si une suite un converge, alors sa limite est unique
et on a : lim un = lim un +1.
n →+∞ n →+∞

( )
• Si une suite un converge, alors elle est bornée.

201
Suites réelles 9 Cours

Opérations sur les limites de suites


Activité1
2e n +1
( )
1) On considère la suite réelle un définie sur par un =
e n +5
.
Calculer lim un .
n →+∞ ⎛π ⎞
( )
2) Soit la suite réelle v n définie sur par v n = cos ⎜ ⎟ . Déterminer lim v n .
⎝n⎠ n →+∞

( )
3) On considère la suite réelle an définie sur par an = n +1 - n2 - 1.
2

Calculer lim an .
n →+∞ ⎛ 1⎞
( )
4) Soit la suite réelle bn définie sur par bn = n sin ⎜ ⎟ . Déterminer lim bn .
⎝n⎠ n →+∞

Opérations sur les limites des suites réelles

F.I désigne une forme indéterminée, pour laquelle une étude spécifique doit être
menée pour déterminer l'éventuelle limite.
202
Suites réelles 9 Cours

Exercice résolu :
Dans chacun des cas suivants calculer lim un :
n →+∞
2n2 - n +1 ⎛ ⎛ 1 ⎞⎞
a) un = cos(2nπ ) ; b) un = ; c) un
= n 2

⎜1- cos ⎜ ⎟⎟⎟ .
-n2 + 3 ⎝ ⎝ n ⎠⎠
Solution :
a) On a un = cos(2nπ ) = 1 donc lim un = 1.
n→+∞
2n2 - n +1 ⎛ 2x 2 - x +1⎞ 2x 2
b) On a : un = = f(n) ; ⎜ f(x) = ⎟ et lim f(x) = lim = -2 donc
-n2 + 3 ⎝ -x 2 + 3 ⎠ x →+∞ x →+∞ -x 2

lim u = -2 ⎛ 1⎞
n → +∞ n 1- cos ⎜ ⎟
⎛ ⎛ 1⎞ ⎞ ⎝ n⎠ 1- cosx 1
c) On a un = n2 ⎜ 1- cos ⎜ ⎟ ⎟ = et en appliquant lim = on obtient
⎝ ⎝ n⎠ ⎠ ⎛ 1⎞
2 x→0 x2 2
1 ⎜⎝ n ⎟⎠
lim un = .
n →+∞ 2

Activité2

( )
Soit la suite réelle un définie sur par :
⎧u = 4
⎪ 0
⎨ 1
⎪un +1 = un +1 ; ∀ n ∈
⎩ 2
( )
1
1) a) Montrer que ∀ n ∈ , un+1 - un = un - un-1 . .
2
( )
b) Montrer par récurrence que un est une suite décroissante.
( )
2) Montrer que un est minorée par 2.
( )
3) Soit la suite v n définie sur par : v n =un - 2
a) Montrer que ( v ) n
est une suite géométrique que l'on caractérisera.
( )
b) Calculer lim v n . En déduire que un est convergente.
n → +∞
1 1 1
( )
4) Soit la suite réelle wn définie sur par wn = 1+ + +...+ n .
2 4 2
( )
a) Montrer que wn est une suite croissante .
1
b) Montrer que wn = 2 - n et qu'on a alors, ∀ n ∈ , wn ≤ 2.
2
c) Calculer lim wn .
n → +∞

Théorème admis
• Toute suite décroissante et minorée est convergente.
• Toute suite croissante et majorée est convergente.

203
Suites réelles 9 Cours

Activité3

( )
Soit la suite réelle un définie sur par :
⎧u0 = 4

⎨ 4un - 3
⎪un +1 = u ; ∀n ∈
⎩ n

( )
1) a) Montrer que la suite un est minorée par 3
b) Montrer que la suite (un ) est décroissante.
c) En déduire que (un ) est convergente.
4x - 3
2) Soit la fonction f définie sur ⎤⎦0,+∞⎡⎣ par f(x) = . On désigne par (C) la courbe
x
représentative de f dans un repère orthonormé du plan (unité graphique : 2 cm).
a) Etudier les variations de f et tracer (C).
b) Résoudre l'équation f ( x ) = x. En déduire les points d'intersection de ( C ) et
de la droite Δ: y = x.
c) Représenter les 4 premiers termes de la suite un . ( )
d) Conjecturer lim un .
n → +∞

3) a) Montrer que ∀n ∈ , un+1 - 3 ≤ (


1
u -3 .
3 n n
)
⎛ 1⎞
b) En déduire que ∀n ∈ , un - 3 ≤ ⎜ ⎟ .
⎝ 3⎠
c) Montrer alors,que lim un = 3 .
n→ +∞

Activité 4

( )
1) Soit la suite réelle un définie sur par un = n + 2 - n +1 .
a) Calculer lim un .
n → +∞
b) Soit la suite réelle v n ( ) définie sur par v = n
un + 2 - un +1 .Calculer lim v n .
n → +∞
2) Soit la suite réelle ( xn ) définie sur par x = 2 n.
n

a) Calculer lim x n .
n → +∞
2n+1 - 15
( )
b) Soit la suite réelle yn définie sur par yn =
2n +1
. Calculer lim yn .
n → +∞

204
Suites réelles 9 Cours

Théorème admis
( )
Soit f une fonction définie sur D et un une suite numérique définie sur
I = {n ∈ ; n ≥ n0 } où n0 ∈ telle que ∀ n ∈ I, un ∈ D. Soit l ∈ D.

( )
• Si un converge vers l et f est continue en l alors la suite v n définie( )
( )
sur I par v n = f un converge vers f(l).

( ) ( )
• Si un est telle que un+1= f un et converge vers l et f est continue en l
alors f(l) = l.
( )
• Si lim un = +∞ et lim f(x) = l alors la suite v n définie par v n = f un
n → +∞ x →+∞
( )
converge vers l.

Exercice résolu :

( )
Soit la suite réelle un définie sur par : u = 3 et u = 0 n+1
un +1, ∀n ∈ .
a) Montrer que (u ) est strictement décroissante.
n

b) Montrer que (u ) est convergente et calculer sa limite.


n

Solution :
a) un+1 = 1+ un ; u0 = 3 ; u1 = 2 ; u2 = 3. Utilisons un raisonnement par récurrence
( )
pour montrer que la suite un est strictement décroissante. On a u1- u0 = -1 < 0.
Soit p ∈ . Supposons que up+1- up < 0 et montrons que up+2 - up+1< 0 ?
up+1 - up
On a : up+2 - up+1 = 1+ up+1 - 1+ up = < 0.
1+ up+1 + 1+ up
Donc pour tout n ∈ ( )
, un+1 - un < 0 et un est une suite strictement décroissante.

b) On a : un+1 = un +1 = f(un ) où f(x) = x +1 . On a montré que un est une ( )


suite strictement décroissante sur . En plus elle est minorée par zéro
( )
( tous ses termes sont positifs), donc un est une suite convergente vers un réel
l ≥ 0 tel que f(l) = l; f (l ) = l ⇔ l = 1+ l ⇔ l2 = 1+ l. La racine positive

( )
1+ 5
de cette dernière équatiion est l = qui représente la limite de un .
2

Activité 5
⎧ 1
⎪⎪u0 =
2
( )
Soit la suite réelle un définie sur par : ⎨
⎪u = (u )2 + 3 ; ∀n ∈
⎪⎩ n +1 n
16
205
Suites réelles 9 Cours

1 1
1) Montrer que ∀ n ∈ , ≤ un ≤ .
4 2
( )
2) Montrer que un est décroissante.
3) En déduire que (un ) est convergente.
3
4) Soit la fonction f définie par f(x) = x 2 + .
16
⎡ ⎤ 3
a) Résoudre, dans ⎢ 1 , 1 ⎥ , l'équation x 2 + = x.
⎣4 2⎦ 16

1
b) Montrer que lim un = .
n →+∞ 4

Théorèmes de comparaison
Activité1

1) On considère la suite réelle un définie ( ) Théorème


sur par un = cos n - 3n .
a) Montrer que ∀n ∈ , un ≤ 1- 3n.
(u ) et (v ) sont deux suites réelles
n n

définies sur K = {n ∈ ; n ≥ n0 } où
( )
b) Déterminer lim 1- 3n . Que peut-on
n →+∞
dire sur lim un ? n0 ∈ . On suppose qu'il existe un
n →+∞
2) On considère la suite réelle v n définie ( ) entier p tel que ∀ n ≥ p, un ≤ v n .
sur par v n = en + 2 sin n. • Si lim un = +∞ alors lim v n = +∞.
n →+∞ n →+∞
a) Montrer que ∀ n ∈ ,v n ≥ en - 2.
• Si lim v n = -∞ alors lim un = -∞.
(
b) Déterminer lim en - 2 .
n →+∞
) n →+∞ n →+∞

Quelle conjecture peut-on faire sur lim v n ?


n →+∞

Activité2
1 1 1
( )
Soit la suite un définie sur par un =
2
+
2
+...+
2
.
n +1 n +2 n +n

1) Montrer que ∀ n ∈ n n
, ≤ un ≤ .
n2 + n n2 +1
n n
2) a) Calculer lim et lim ..
n →+∞ 2 n →+∞ 2
n +n n +1
b) Que peut-on conjecturer sur lim un ?
n →+∞

206
Suites réelles 9 Cours

Théorème

( ) ( ) ( )
Soient un , v n et wn trois suites réelles définies sur K = {n ∈ ; n ≥ n0 }
où n0 ∈ . On suppose qu'il existe un entier p tel que ∀ n ≥ p, v n ≤ un ≤ wn .
( ) ( )
Si les suites v n et wn convergent vers le même réel l alors un converge ( )
aussi vers l.
ue ∀ n ≥ p, un ≤ v n et lim v n = 0
En particulier : s'il existe un entier p tel qu
n →+ ∞

alors lim un = 0.
n →+ ∞

Activité3
3n + cos n
( )
Soit la suite tn définie sur par t n =
2n
.
3n - 1 3n +1
1) Montrer que ∀ n ∈ , ≤ tn ≤ .
2n 2n
( )
2) En déduire que tn est convergente et préciser sa limite.

Activité4 ⎧u = 0
⎪ 0
( )
1) Soit la suite réelle un définie sur par : ⎨ 1
; n∈
⎪un +1 =
⎩ 2 - un
a) Calculer u1, u2 et u.3 . (On exprimera les résultats sous forme irréductible).
( )
b) Comparer les quatre premiers termes de la suite un aux quatre premiers
( )
termes de la suite wn définie par wn =
n
n +1
.

c) A l'aide d'un raisonnement par récurrence, démontrer que ∀n ∈ , un = wn .


⎛ n ⎞
( )
2) Soit la suite réelle v n définie sur par v n = ln ⎜
⎝ n +1⎠
⎟.
a) Montrer que v1 + v 2 + v 3 = - ln4.
b) Soit Sn = v1 + v 2 +...+ v n pour n entier non nul.
Exprimer la somme Sn à l'aide de n puis déterminer lim Sn .
n→+ ∞

Activité5

( )
1

1
On considère la suite réelle un définie sur par u0 = dx et pour tout
0 2
x +1
xn

1
n∈ , un = dx.
0
x 2 +1
(
1) Soit f la fonction définie sur ⎡⎣0,1⎤⎦ par f(x) = ln x + x +1 .
2
)
1
a) Vérifier que f est dérivable sur ⎡⎣0,1⎤⎦ et que f ' (x) = .
x 2 +1
207
Suites réelles 9 Cours

b) En déduire la valeur de u0.


2) a) Montrer que la suite (un ) est décroissante et minorée par 0.
b) En déduire qu'elle est convergente.
3) a) Montrer que ∀ ∈ ⎡⎣0,1⎤⎦ on a: 1 ≤ x 2 +1≤ 2 .
1 1
b) En déduire que ∀ n ∈ , ≤ un ≤ .
n +1 2( ) n +1
c) Déterminer alors, lim un .
n →+∞

Activité6
ex
1)Soit f la fonction définie sur par f(x) = . On désigne par C la courbe
1+ e 2x r r
représentative de f dans un repère orthonormé (O, i, j) du plan.
1
a) Vérifier que ∀ x ∈ , f(x) = .
1+ e-2x
b) Calculer lim f(x) et lim f(x) et interpréter graphiquement les résultats obtenus.
x →+∞ x →−∞
c)Dresser le tableau de variation de f.
2) Soit ϕ la fonction définie sur par ϕ (x) = f(x) - x.
a) Dresser le tableau de variation de ϕ .
b) Montrer que l'équation ϕ (x) = 0 admet une solution unique α telle que
0,9 < α < 1.
c) Etudier le signe de ϕ sur . En déduire la position relative de la courbe C
et la droite Δ : y = x.
d) Tracer C et Δ .
1
( )
3) On considère la suite réelle un définie sur par u0 = et un+1 = f(un ).
2
a) Montrer que ∀ n ∈ , 0 ≤ un ≤ α.
( )
b) Etudier la monotonie de la suite un et conclure.
2 2
c) Sachant que∀ x ∈ , 0 < f '(x) ≤ montrer que ∀n ∈ , un + 1- α ≤ un - α .
3 3 3 3
n
⎛ 2 ⎞ 1
d) Montrer que ∀ n ∈ , un - α ≤ ⎜ ⎟ - α . En déduire lim un .
n →+∞
⎝3 3 ⎠ 2
Exercice résolu :
en.t
( ) ∫ -1 1+ et dt.
0
Soit la suite réelle In définie sur par I n =

1) Calculer I1.

( )
2) a) Montrer que la suite In est décroissante et positive.

208
Suites réelles 9 Cours

( )
b) En déduire que In est convergente.
1
3) a) Montrer que ∀ n ∈ , In ≤ (1- e-n )..
n
b) Trouver lim In .
n →+∞

Solution :
en.t
∫ -1 1+ et dt.
0
On a In =

et ⎛ ⎞ ⎛ ⎞
∫ ⎡ln(1+ e t )⎤ = ln2 - ln(1+ e-1) = ln ⎜ 2 . ⎟ = ln ⎜ 2e ⎟ .
0 0
1) I1 = dt = ⎣ ⎦ -1
-1
1+ e t ⎝ 1+ e ⎠
-1
⎝ e+1⎠
n.t
e
2) a) La fonction f définie par f(t) = est continue et positive sur ⎡⎣-1,0⎤⎦ donc In ≥ 0.
1+ e t
0 ⎡e en.t ⎤
(n +1).t n.t (n +1).t n.t
0e 0 e 0 e
In+1 - In = ∫ dt - ∫ dt = ∫ ⎢ - ⎥ dt = ∫ (et - 1) dt.
-1
1+ e t -1
1+ e t -1
⎣ 1+ e t
1+ e t
⎦ -1
1+ e t

( )
On a ∀ t ∈ ⎡⎣-1,0⎤⎦ , et - 1 ≤ 0 car ∀ t ∈ ⎤⎦-∞,0⎤⎦ , e t ≤ 1 donc ∀t ∈ ⎡⎣-1,0⎤⎦ ,
n.t
ent 0 e

1+ e t
(e t
- 1) ≤ 0 pa
ar conséquent ∫ -1
1+ e t
(et - 1) dt ≤ 0. C'est - à - direIn+1 - In ≤ 0.

()
Ainsi, la suite In est décroissante et positive.

()
b) La suite In est décroissante et minorée par 0, donc elle est convergente.

1 1 1
3) a) On a : ∀ t ∈ ⎡⎣-1,0⎤⎦ , e-1 ≤ et ≤ 1 ⇔ 1+e-1< et +1 ≤ 2 ⇔ ≤ t ≤ -1 ≤ 1.
2 e +1 e +1
nt nt
e e
Donc ∀ t ∈ ⎡⎣-1,0⎤⎦ et ∀ n ∈ , on a : ≤ t ≤ ent . Par conséquent,
2 e +1
⎡ 1 n.t ⎤
0
n.t
0 e 1 1
In = ∫ dt ≤ ∫ e dt ou en
0 n.t
t
ncore In ≤ ⎢ e ⎥ ⇔ In ≤ - e-n
-1
1+ e -1
⎣n ⎦ -1 n n
1
⇔ In ≤ (1- e-n ).
n
1 1
b) On a : 0 ≤ In ≤ (1- e-n ) et lim (1- e-n ) = 0. Donc lim In = 0.
n n →+∞ n n →+∞

209
Suites réelles 9 Résumé du Cours

RÉSUMÉ DU COURS
Sens de variation d'une suite numérique :
( )
Soit u n une suite de nombres réels définie sur l'ensemble K = n ∈ { ; n ≥ n0 }
où n0 ∈ .
On dit que :
( )
• La suite u n est croissante (resp. strictement croissante) sur K si et seulement
si ∀n ∈K, un+1 ≥ un (resp. un+1 > un ) .
( )
• La suite u n est décroissante (resp. strictement décroissante) sur K si et seule-
ment si ∀n ∈K, un+1 ≤ un (resp. un+1 < un ) .
( )
• La suite u n est constante sur K si et seulement si ∀n ∈K, un+1 =un .
• La suite ( u n ) est monotone sur K si elle est croissante ou décroissante sur K.

• La suite ( u n ) est stationnaire sur K s'il existe un entier p de K tel que .


∀n ∈K et n ≥ p, un = un+1

Techniques d'étude de la monotonie d'une suite :


( )
Pour étudier la monotonie d'une suite numérique u n on peut utiliser l'une des
méthodes suivantes :
• Etudier le signe de la différence un+1 - un ;
• Utiliser un raisonnement par récurrence ;
u
( )
• Comparer le rapport n+1 à 1, dans le cas où tous les termes de un sont non
nuls et de même [Link]
Suite minorée, suite majorée, suite bornée :
( ) {
Soit u n une suite de nombres réels définie sur l'ensemble K = n ∈ ; n ≥ n 0 }
où n0 ∈ .On dit que :

( )
• La suite u n est majorée sur K lorsqu'il existe un réel M tel que ∀n ∈ K, un ≤ M.

• La suite ( u n ) est minorée sur K lorsqu'il existe un réel m tel que ∀n ∈K, u ≥ m .
n

• La suite ( u n ) est bornée sur K lorsqu'il existe des réels m et M tels que

∀n ∈K, m ≤ un ≤ M .
Limite d'une suite :
( )
* Soit u n une suite de nombres réels définie sur l'ensemble {n ∈ ; n ≥ n0 }
où n0 ∈ .
( )
La suite u n est dite convergente si et seulement si il existe un réel l tel que
lim u n = l.
n → +∞
Dans ce cas on dit que la suite ( u n ) converge vers l

210
Suites réelles 9 Résumé du Cours

* Soit f une fonction définie sur un intervalle du type ⎡⎣a,+∞ ⎡⎣où a ∈ et la suite (un)
définie par un = f(n) .
- Si lim f(x) = l alors lim un = l
x → +∞ n → +∞

- Si lim f(x) = +∞ alors lim un = +∞


x → +∞ n → +∞

- Si lim f(x) = −∞ alors lim un = −∞


x → +∞ n → +∞

• Toute suite décroissante et minorée est convergente.


• Toute suite croissante et majorée est convergente.
( )
Soit f une fonction définie sur D et u n une suite numérique définie sur
K= n∈{ ; n ≥ n } où n
0 0
∈ , telle que ∀n ∈ K, un ∈ D . Soit l ∈ D .

• Si ( u n ) est telle que u n+1


= f(un ) et converge vers l et f est continue en l alors
f (l ) = l .

( )
• Si u n converge vers l et f est continue en l alors la suite ( v n ) définie
par v n = f(un ) est convergente vers f ( l ).

n → +∞ x → +∞
( )
• Si lim un = +∞ et lim f(x) = l alors la suite v n définie par v n = f(un ) converge

vers l .
Théorèmes de comparaison :
( ) ( )
* Soient u n et v n deux suites réelles définies sur K = n ∈ { ; n ≥ n0 }
où n0 ∈
On suppose qu'il existe un entier p tel que ∀n ≥ p, un ≤ v n .
• Si lim u n = +∞ alors lim v n = +∞ .
n → +∞ n → +∞

• Si lim v n = −∞ alors lim u n = −∞ .


n → +∞ n → +∞
* Soient ( u n ) ; ( v n ) et ( wn ) trois suites réelles définies sur
K = { n ∈ ; n ≥ n } où n ∈
0 0
.
On suppose qu'il existe un entier p tel que ∀n ≥ p, v n ≤ un ≤ wn .
( ) ( )
Si les suites v n et wn convergent vers le même réel l alors u n converge ( )
aussi vers l .
En particulier : s'il existe un entier p tel que n ≥ p, un ≤ v n et lim v n = 0 alors
n → +∞
lim un = 0
n → +∞

211
Suites réelles 9 Avec L’ordinateur

AVEC L’ORDINATEUR

Activité 1

Représentation graphique d'une suite réelle :


Pour représenter les termes de la suite : un+1 = f(un ) ,
u0 = 6 sur l'axe des abscisses où f(x) = 1+ x - 1
• Tracer la courbe représentative de f ainsi que
la droite Δ : y = x
• Placer le premier terme de u0 sur l'axe
des abscisses et construire u1 = f(u0 )
sur l'axe des ordonnées.
• Utiliser la droite Δ pour reporter u1 sur l'axe des
abscisses et réitérer le procédé afin d'obtenir les termes u2 , u3 , u4 etc .
Il y'a des logiciels permettant de faire le travail décrit précédemment. Parmi eux, on cite
le logiciel Sine qua non:
(Ressource sur Internet : [Link]
( )
Utilisons, ce logiciel pour représenter graphiquement la suite numérique un définie
sur par
⎧⎪u0 = 5
⎨ .Pour cela,
⎪⎩un+1 = ln(un + 3)
• Ouvrir la fenêtre Suites réelles du logiciel (en tapant sur l'icône correspondante).
• Ecrire l'expression ln(x + 3) de f (x), puis donner la valeur 5 pour u0 et cocher, suc-
cessivement sur les points correspondant à un = f(un-1) ; le format de la courbe,
le format de la suite, etc. Enfin valider OK pour obtenir la représentation graphique
suivante :

212
Suites réelles 9 Avec L’ordinateur

Activité 2

Etude de la convergence d'une suite récurrente :


( )
Soit la suite récurrente u n définie par u0 = 1 et ∀n ∈ , un+1 = 1+
1
un
.
1) Sur une feuille de calcul d'un tableur, entrer les données ci-dessous :
• Placer n dans A1 ; u (n) dans B1 et u(n+1) dans C1.
• Placer 0 dans A2 et écrire 1 dans B2 puis la formule = 1+ 1/ B2 dans C2.
• Ecrire la formule = C2 dans B3 et la formule = 1 + 1/ B3 dans C3 ;
• Sélectionner, simultanément, les deux cellules B3 et C3 puis étendre le « + » qui
apparaît en bas du coin droit de C3 jusqu'à la ligne 25. Ainsi, on voit apparaître les
valeurs des termes successifs de la suite .
( )
- Conjecturer sur le sens de variation et sur la limite de la suite u n .
( )
- Compléter, dans la colonne A, les indices 2 ; 3 ;… ; 23 des termes de u n .

2) a) Sélectionner les colonnes A et B de la ligne 2 à la ligne 25.


b) Choisir successivement dans les menus suivants :
Avec Excel : insertion- Graphique- Nuage de points - Terminer.
c) Utiliser le graphique pour conjecturer sur le sens de variation et sur la limite de
( n)
la suite u .

213
Suites réelles 9 Avec L’ordinateur

3) On a représenté graphiquement, dans la figure ci-dessous, la suite ( un ) .


( )
Sachant que la suite u n est convergente, utiliser le graphique pour donner une
valeur approchée de la limite de cette suite.
1+ 5
4) Soit le nombre d'or ϕ = .
2
1
a) Montrer que ϕ = 1+ .
ϕ
b) Vérifier que les termes u3 ;u4 ;u5 ;... sont des valeurs approchées de ϕ .
( )
5) Déterminer la limite de la suite u n .

214
Suites réelles 9 Exercices et Problèmes

EXERCICES ET PROBLÈMES

( )
1 Soit u n la suite réelle définie sur ( )
3 Soit u n la suite réelle définie sur
par ⎧u0 = -1 par ⎧⎪u0 = 0
⎪ ⎨
⎨ 4un + 3 ⎪⎩un+1 = 6 + un , n ∈ .
⎪un+1 = u + 6 , n ∈
⎩ n
1) a) Montrer que ∀n ∈ , 0≤ un ≤ 3 .
1) Montrer par récurrence que ∀n ∈ , b) Montrer que ( un ) est croissante.
c) En déduire que ( u n ) est convergente
, - 3 < un < 1.
2) Etudier le signe de u -u
n+1 n ( ) et calculer sa limite.
pour tout n ∈ 2) a) Montrer que ∀n ∈ ,
un - 1
( )
3) Soit la suite v n définie sur par
u
1
- 3 ≤ un - 3 .
vn = . n+1 3 n-1
un + 3 ⎛1⎞
b) Montrer que ∀n ∈ , un - 3 ≤ ⎜ ⎟
( )
a) Montrer que v n est une suite géo-
c) Retrouver lim un .
⎝3⎠
métrique dont on précisera le premier n → +∞
terme et la raison.
b) En déduire v n et un à l'aide de n.
( )
4 Soit u n la suite réelle définie sur
par ⎧u0 = 1
c) Calculer lim v n . ⎪
n → +∞
⎨ 5un + 3
⎪un+1 = u + 3 , n ∈
d) Calculer, à l'aide de n, la somme .
k = n-1


n
Sn = v k et déterminer lim Sn . 12
k =0
n → +∞ 1) a) Montrer que ∀n ∈ , un+1 = 5 -
b) Montrer par récurrence que un + 3
( )
2 Soit u n la suite réelle définie sur par
∀n ∈ , 0 ≤ un < 3 .
⎧u0 = 1
⎪ ( )
c) Montrer que u n est monotone ;
⎨ 4 conclure.
⎪un+1 = 4 - u , n ∈ ( )
2) Soit la suite v n définie sur par
⎩ n
un - 3 .
1) a) Montrer que ∀n ∈ , un ≤ 2 . vn =
un +1
( )
b) Montrer que u n est croissante.
( )
a) Montrer que v n est une suite géo-
c) En déduire que ( u n ) est convergente métrique que dont on précisera le pre-
et calculer sa limite. mier terme et la raison.
2) Soit la suite ( v n ) définie sur par b) Donner v n et un à l'aide de n.
1 c) Calculer lim v n et lim un .
vn = . n → +∞ n → +∞
un - 2
( )
a) Montrer que v n est une suite géo- ( )
3) Soit la suite wn définie sur par
métrique que l'on caractérisera. wn = un - 3
2
b) En déduire v n à l'aide de n et calculer a) Montrer que ∀n ∈ , wn+1 ≤ wn
lim v n . 3 n
n → +∞ ⎛2⎞
c) Exprimer u n à l'aide de n. b) Montrer que ∀n ∈ , wn ≤ 2 ⎜ ⎟ .
⎝3⎠
d) Retrouver lim un . c) Calculer lim wn et retrouver lim un .
n → +∞
n → +∞ n → +∞
215
Suites réelles 9 Exercices et Problèmes

5 ( )
Soit u n la suite réelle définie sur 1 1

par u = 3

⎪ 0 p n
⎨ 2
⎪u = 1+ u - 1; n ∈
⎩ n+1 n b) Justifier alors que ∀n ∈ , vn ≥ n .
1) a) Montrer que ∀n ∈ , 1< un < 2 . c) En déduire lim v n .
b) Montrer que ( u n ) est croissante. n → +∞

c) En déduire que ( u n ) est convergente 8 Soit f (x) = ln(x + 3) .


vers une limite que l'on déterminera.
1) Etablir le tableau de variation de f et
2) Soit la suite ( v n ) définie sur par tracer sa courbe représentative C dans
v = ln (u - 1) .
n n
un repère orthonormé du plan.
a) Montrer que ( v n ) est une suite géomé- 2) Soit h (x) = f (x) -x . Montrer que
l'équation h (x) = 0 admet une solution
1 .
trique de raison unique α ∈ ⎤⎦1, 2 ⎡⎣ .
2
b) Déterminer lim v n et retrouver alors, 3) Soit la suite réelle u n définie sur( )
= f (u ) .
n → +∞
lim un . par u0 = 1 et un+1 n
n → +∞
(D'après Bac Tunisien 2004) a) Montrer que ∀n ∈ , 1≤ un ≤ 2 .
6 Soit f la fonction définie sur par b) Montrer que la suite u n est crois- ( )
ex . sante.
f(x) = c) En déduire qu'elle est convergente et
1+ e x
( )
On considère la suite réelle u n définie sur préciser sa limite.

par un =
1 n
∫ f(x + ln n)dt. ( )
9 Soit u n la suite réelle définie sur
n 0 ⎧u0 = 1
a) Soient n ∈ et x ∈ . Vérifier que: par ⎪
⎨ 1 2
ne .x
⎪un+1 = u +1; ∀n ∈
f(x + ln n) = ⎩ 2 n
1+ n e x 1) a) Montrer que ∀n ∈ , 1≤ un ≤ 2 .
b) Calculer u n à l'aide de n. ( )
b) Montrer que u n est croissante.
c) Montrer que : c) En déduire ( u n ) est convergente
ln(1+ n en ) ln(1+ n)
2) Soit la suite ( v n ) définie sur
lim = 1 et lim =0 .
n → +∞ n n → +∞ n par
2
v =u -2 .
a) Montrer que ( v n ) est une suite géo-
d) En déduire lim un . n n
n → +∞
métrique que l'on caractérisera.
( )
7 Soit la suite v n définie sur par b) En déduire v n et un à l'aide de n.
1 1 1 1 . c) Calculer lim v n et lim un
vn = + + +...+ n → +∞ n → +∞
1 2 3 n d) Calculer, à l'aide de n, la somme
a) Soit n ∈ . Montrer que pour tout k =n

entier naturel p non nul tel que Sn = ∑ uk 2

k =0 Sn
p ≤ n, on a : e) Déterminer lim .
n → +∞ n

216
Suites réelles 9 Exercices et Problèmes

10 Soit ( Kn ) la suite réelle définie sur a) Montrer que ∀n ∈


par
Vn - Un <
1
V - Un-1 . ( )
( )
1 1
K n = ∫ x +1 e-n.x dx .Soit I = ∫ xe-x dx 2 n-1
0 0
1) a) Calculer les intégrales K0 ; I ; ( K1-I )
b) En déduire que lim Vn - Un = 0 et
n→+∞
( )
et K1. que lim Un = lim Vn .
( )
n →+∞ n →+∞
b) Montrer que K n est décroissante. c) Calculer cette limite commune.
( )
c) En déduire que la suite K n est conver-
gente. 13 On considère la suite U n définie ( )
2) a) Montrer que sur par
∀n ∈ , e-n.x ≤ (x +1)e-n.x ≤ 2e-n.x ⎧ U0 = 1

b) Montrer que ⎨ U = Un
-n -n
∀n ∈ ,
1- e 1- e ⎪ n+1
≤ Kn ≤ 2 . ⎩ 1 + Un2
n n
K 1) a) Montrer que pour tout n ∈ on a :
c) En déduire nlim→ +∞ n .
0 < Un ≤ 1.
( )
11 On considère la suite réelle Jn définie
b) Montrer que U n est une suite ( )
sur par décroissante.
1 e
n.t ( )
c) En déduire que U n est convergente
Jn = ∫ dt . et calculer sa limite.
0 1+ e t

1) a) Calculer J + J et J . ( )
2) Soit Vn la suite définie sur par :
0 1 1
1
En déduire la valeur de J . Vn = 2 .
0 Un
2) a) Montrer que .
( )
b) Montrer que la suite J est croissante.
n a) Montrer que Vn est une suite ( )
1 1 1 arithmétique de raison 1.
∀t ∈⎡⎣0,1⎤⎦ on a: ≤ t
≤ b) Calculer Vn ; puis U nen fonction de n
4 1+ e 2
b) En déduire un encadrement de J . et retrouver lim Un
( n)
n n →+∞
c) Montrer que la suite J est divergente.
c) Calculer, pour tout n ∈ , la somme

( )
n-1
Sn
12 On considère deux suites réelles U n Sn = ∑ Vk et en déduire lim .
( )
et Vn vérifiant 0 < U0 < V0. et : k =0
n → +∞ n2
⎧ Un . Vn = U0 . V0 .
⎪ 14 On considère la suite réelle In ( )
⎨ 1
( )
1 dt
⎪ Vn = Un-1 + Vn-1 ; ∀ n ∈ définie sur par I0 = ∫ et pour n ≥ 1,
⎩ 2 1 t
2n
n
0 1+ t 2

1) Montrer par récurrence que ∀n ∈ In = ∫ dt .


0 1+ t 2
Un > 0 et Vn >0. 1) a) calculer I 0 + I1 sachant que
2) a) Montrer que ∀n ∈ , Un < Vn.
dt π
( ) ∫
1
b) En déduire que la suite U n est crois- = , en déduire I1 .
( )
0 2
sante et Vn que est décroissante. 1+ t 4
1
b) Montrer que ∀n ∈ , In+1 + In =
( )
3) Montrer que les suites U n et Vn ( ) puis calculer I2 et I3 . 2n +1
sont convergentes.
217
Suites réelles 9 Exercices et Problèmes

( )
c) Montrer que la suite In est décroissante du plan.
et minorée par 0. 1) a) Etudier la continuité et la dérivabilité
d) Conclure. de f en 0.
2) a) Montrer que b) Etablir le tableau de variation de f sur
. t 2n .
∀t ∈⎡0,1⎤ on a: 0 ≤
⎣ ⎦ ≤ t 2n
1+ t 2 c) Préciser les branches infinies de C et
1 tracer C.
b) En déduire que ∀n ∈ , 0 ≤ In ≤
2n +1 2) a) Montrer que
puis déterminer lim In x 2 - 2x + 4 1
n → +∞
∀x ∈ ⎡⎣0,1⎤⎦ on a : ≤ .
( )
2
x 2
+ 4 4
15 Soit a un réel strictement positif fixé.
On considère la suite d'intégrales In (a) ( ) b) En déduire que
3
a t n .e-t ∀x ∈ ⎡⎣0,1⎤⎦ on a : 0 ≤ f'(x) ≤ .
définie sur par In (a) = ∫ dt . 4
0 n!
3) Soit g la fonction définie sur ⎡⎣0,1⎤⎦ par
1) Calculer I1 ( a ) .
2) a) Montrer que : g(x) = f(x) - x .
tne-t tn a) Dresser le tableau de variation de g
∀n ∈ et ∀t ≥ 0 on a: 0 ≤ ≤ sur ⎡⎣0,1⎤⎦ .
n! n!
b) En déduire que : b) Montrer que l'équation f(x) = x admet
an+1 une solution unique α dans ⎡⎣0,1⎤⎦ et
∀n ∈ , on a: 0 ≤ In (a)≤
(n +1)! comparer f(x) et x dans ⎡⎣0,1⎤⎦ .
3) a) En intégrant par parties, établir
la relation : n
4) Soit la suite réelle ( u n ) définie sur
a -a. par : u0 = 1 et un+1 = f(un ).
∀n ∈ et n ≥ 2, on a: In (a)-In-1(a) =- e
n! a) Montrer que ∀n ∈ on a : α ≤ un ≤ 1
b) Prouver que la suite ( In (a)) est conver-
gente.
c) Montrer que : ∀n ∈ et n ≥ 2
b) Montrer que la suite ( u n ) est mono-
tone et conclure.
⎛ a a1 2
an ⎞ c) Montrer que :
In (a)=1- e-a ⎜ 1+ + +...+ ⎟
⎝ 1! 2! n! ⎠
4) Sachant que lim In (a) = 0 , justifier alors ∀n ∈ on a : 0 ≤ un+1 - α ≤
3
(
u -α
4 n
)
n → +∞
que :
d) Montrer que :
a a1 a 2 an . n
e = lim 1+ + +...+ ⎛ 3⎞
n→ +∞ 1! 2! n! ∀n ∈ on a : α ≤ un ≤ α + ⎜ ⎟
⎝ 4⎠
e) En déduire lim un = α
16 Soit f la fonction définie sur par : n→ +∞

⎧ 1
⎪⎪ f(x) = xln(1- x) + 4 si x < 0
⎨ x
⎪ f(x) = e si x ≥ 0
⎪⎩ x2 + 4
On désigne par C la courbe représentative
r r
de f dans un repère orthonormé (O, i, j)

218
Suites réelles 9 Aperçu Historique

APERÇU HISTORIQUE

Déjà Archimède (287-212 Avant J.C) utilisait les suites numériques pour mesurer un
arc de parabole ou de toute autre courbe. Sans propriétés bien précises et démontrées,
il approchait la mesure cherchée en se servant de séries de nombres .
La notion de suite est présente dès qu'apparaissent des procédés illimités de calcul.
On en trouve, par exemple, en Égypte au 1er siècle après Jésus-Christ, dans le procé-
dé d'extraction d'une racine carrée par la méthode de Héron d'Alexandrie. Les égyptiens
utilisaient les suites numériques pour établir l'évolution de leur population, les variations
des productions du blé…etc.
Al karagi (fin du Xème siècle - début du XIème siècle ) originaire de la ville de Karaj,
située entre Téhéran et Kaswin, est l'auteur de plusieurs ouvrages très importants
comme EL KAFI sur la science de l'arithmétique, AL BADI, livre d'analyse et AL FAKH-
RI sur l'algèbre. 2
k=n k=n
⎛ ⎞
Al karagi démontre (algébriquement et géométriquement) que : ∑k 3
= ⎜ ∑ k⎟
⎝k =1 ⎠
k =1

L'utilisation des suites est aujourd'hui cultivée avec beaucoup de succès sur-
tout dans l'approximation des quantités irrationnelles ainsi que dans le calcul
approché des aires planes. Certains nombres irrationnels peuvent s'exprimer géo-
métriquement en longueurs, d'autres ne peuvent s'exprimer que par des suites
infinies de longueurs.

Nommé très jeune professeur à l'école d'artillerie de Turin en


1755, Lagrange y fonde en 1758 l'Académie de Turin qui publie
ses premiers travaux. Il est admis à l'Académie de Berlin par
Euler, à qui il succède comme président. Transféré à Paris, où
il avait fait publier sa Mécanique analytique (1787), peu avant la
révolution française, il doit à son génie d'échapper aux mesures
de répression contre les étrangers. Des arrêtés spéciaux du LAGRANGE :(25 janvier
Comité de salut public lui permettent de continuer d'exercer ses 1736, Turin - 10 avril
fonctions. Surtout connu pour avoir introduit la méthode analy- 1813, Paris)
tique en géométrie, il n'en a pas moins étudié toutes les bran-
ches des mathématiques et a laissé d'importants travaux tant
en géométrie qu'en trigonométrie et en Mécanique. L'astéroïde
Notation
(1006) Lagrangea a été nommé en son honneur. Fondateur du indicielle : on doit à
calcul des variations avec Euler et de la théorie des formes qua- Joseph Louis de
dratiques, il démontre le théorème de Wilson sur les nombres Lagrange la notation
premiers et le théorème de Bachet sur la décomposition d'un indicielle “ un ” pour
entier en quatre carrés. Son nom figure partout en mathéma-
tiques. On lui doit le théorème de Lagrange sur la théorie des désigner le terme de
groupes, un autre sur les fractions continues, l'équation diffé- rang n d'une suite
rentielle de Lagrange, la fonction de Lagrange ainsi que les numérique.
équations de Lagrange en mécanique analytique.

219
Suites réelles 9 Aperçu Historique

Léonard de Pise - FIBONACCI


(1170 - 1240)

Il faut attendre Léonard de Pise, appelé Fibonacci ( 1170 - 1240), pour voir
apparaître la notion de suite récurrente.
Fils d'un commerçant toscan (Bonaccio, d'où son surnom), il est amené à
voyager beaucoup, notamment au Proche-Orient. Fasciné par la numérotation
arabe qu'il découvre, il l'introduit dans le monde occidental en rédigeant un
ouvrage d'explication à son retour (Liber abaci). Ceci lui permet d'étudier plus
facilement les équations d'ordre 1 et 2 et, comme on le voit dans l'historique des
records, de calculer quelques décimales de Pi (3,1418...).
Il étudiait une population de lapins, et face aux résultats qu'il obtenait, fut le
premier à préciser la relation de récurrence v n+2 = v n+1 + v n avec v 0 = v1 = 1 entre
les termes consécutifs d'une suite numérique v qui converge vers le « nombre
d'or » particulièrement utilisé en architecture.

Résultat concernant la suite de Fibonacci :


( )
Etant donné une suite réelle u n définie sur par :
⎧⎪U > 0 et U > 0 ( quelconques)
0 1

⎪⎩Un = Un-1 +Un- 2 ( n ≥2 )
(Si U0 = U1 = 1 on retrouve la suite de Fibonacci ).
On montre que :
⎡ ⎛ U ⎞ ⎤
(-1)k ⎢⎛ Un+1 ⎞
2k +1 2k +1
+∞
∀n ∈ , π = 4 ∑ ´ ⎜
⎜ ⎟⎟ + ⎜⎜ n
⎟⎟ ⎥
( ⎢ )
k = 0 2k +1 ⎣⎝ Un+2 ⎠ ⎝ Un+3 ⎠ ⎥⎦

220
Chapitre
1

Nombres Complexes

Plan du chapitre
❈ Activités préliminaires
❈ Cours
Opérations algébriques
❖ sur les nombres complexes
Forme Trigonométrique et Forme Exponentielle
❖ d'un nombre complexe
Conditions de colinéarité et d'orthogonalité
❖ de deux vecteurs

❈ Résumé du cours
❈ Avec L’ordinateur
❈ Exercices et Problèmes
❈ Aperçu Historique

221
Nombres Complexes 1 Activités préliminaires

ACTIVITÉS PRÉLIMINAIRES

Dans tout ce chapitre, P est le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct
r r
( )
O, u, v . On désigne par l'ensemble des nombres complexes.

1 On donne les nombres complexes z = 1 - 2i et z' = 3 + 4i.


Calculer z + z' , z z' , z2 , 1 , z .
z z'
1+ i
2 1) Calculer (1+ i) , (1+ i) , (1-i)2 , (1-i)3 , (1+ i) (1-i) et
2 3

1-i
z2 + z + 1
2) Écrire sous forme algébrique le nombre complexe Z = 3 dans
z + z2 + 1
chacun des cas suivants : a) z = 1+ i ; b) z = 1- i

3 Placer, dans le plan complexe les images respectives des nombres complexes
1
suivants : z1 = 1 - 2 i , z 2 = -3 i , z3 = , z 4 = 2 et z 5 = -3 -4i
i
2 3 4 5 6 7 8
4 1) Calculer i ; i ; i ; i ; i ; i ; i . Que peut-on nconjecturer pour i12 ?
r
2) Montrer que pour tout entier naturel n, on a i = i où r désigne le reste de la
division euclidienne de n par 4.
3) En déduire i745 ; i1972 ; i2008 et i-2007 .

5 Dans le plan complexe, à tout point2 M d'affixe z et de coordonnées (x,y), on


associe le nombre complexe Z = z .
1) Exprimer, en fonction de x et y, les réels Re(Z) et Im(Z).
2) Déterminer l'ensemble des points M du plan tels que :
a) Z soit réel
b) Z soit réel négatif
c) Z soit imaginaire pur.

6 On donne les nombres complexes u = 1-i et v = 1+ i 3


1) Déterminer le module et un argument pour chacun des deux nombres
complexes u et v.
2) Écrire u et v sous forme trigonométrique.

222
Nombres Complexes 1 Cours

COURS
Opérations algébriques
sur les nombres complexes
Forme algébrique d'un nombre complexe

Tout nombre complexe z s'écrit d'une manière unique sous la forme algébrique
suivante :
z = a + i b où a et b sont des réels et i est un nombre complexe tel que : i2 = -1.
a s'appelle la partie réelle de z. On la note a = Re(z);
b s'appelle la partie imaginaire de z. On la note b = Im(z)
On note l'ensemble des nombres complexes.

Représentation géométrique d'un nombre complexe


r r
(
Le plan P est rapporté à un repère orthonormé direct O, u, v
- Soit M(x,y) un point de P. On appelle affixe de M,
)
le nombre complexe noté aff(M) ou zM tel que :
aff(M) = zM = x + iy.
- M(x,y) est le point image du nombre complexe z = x + iy.
- Pour tous points A et B appartenant au plan, on appelle
→ →
affixe du vecteur AB , le complexe aff( AB ) = zB - zA .
→ →
- Pour tous vecteurs u et v et tous réels α et β on a :
⎛ → →⎞ ⎛ →⎞ ⎛ →⎞
aff ⎜α u + β v ⎟ = α aff ⎜ u ⎟ + β aff ⎜ v ⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠

Activité
r r

→ → → →
(
Soient, dans le plan complexe muni d'un repère orthonormé O, u, v ,
les points A(2+i) , B(1-i) , C(i) et D(-1-i). →
)
1) Déterminer l'affixe de chacun des vecteurs AB, AC, AD et AB + AC .
2) En déduire la nature du quadrilatère ABDC.

223
Nombres Complexes 1 Cours

Conjugué d'un nombre complexe


Activité 1
Soit le nombre complexe z = 3 - 2i.
1) Placer, dans le plan complexe l'image M de z.
2) Construire le symétrique M' du point M par rapport à l'axe des réels.
3) Déterminer l'affixe z' du point M'.
4) Comparer les parties réelles et imaginaires des nombres complexes z et z'.
Définition

Soit z = a + i b un nombre complexe donné sous forme algébrique.


On appelle conjugué de z et on note z , le nombre complexe défini par : z = a - ib

Soient les nombres complexes Soit le nombre complexe


z = a + i b et z' = a' + i b' z = a + i b où a et b
où a, b, a' et b' sont des ré[Link] a: sont réels. On a :
__
⎛ ___ ⎞
n
____

z + z' = z + z' , z z' = z z' , z = ⎜⎜ z ⎟⎟ pour n ∈ IN*


n z + z = 2a
⎝ ⎠ __
z- z = 2ib
⎛ z ⎞ z __
et ⎜ ⎟ = pour z' ≠ 0
z. z = a2 + b2
⎝ z' ⎠ z'

Activité 2
r r
On donne, dans le plan complexe muni d'un repère orthonormé direct O, u, v ,
les points A(-2-i) , B(1+3i) et le point I milieu du segment [AB].
( )
1) a) Placer les points A , B et I.
b) Déterminer et construire l'ensemble D des points M(z) du plan tels que

( ) ( )
4 z + z + 3i z − z + 10 = 0
c) Vérifier que les points A et B appartiennent à D.
2) Soit l'ensemble C des points M(z) du plan tels que 4zz + 2(z + z) + 4i(z − z) − 20 = 0
a) Caractériser C par une équation cartésienne.
b) Montrer que C est le cercle de diamètre [AB].

Activité 3
r r
(
Le plan complexe est muni d'un repère orthonormé direct O, u, v . ) z-1 + i
A tout point M d'affixe z différent de i, on associe le point M'(z') tel que z' = .
1) Déterminer les coordonnées du point A' associé au point A(1+2i). i - z
2) Déterminer les coordonnées du point B auquel est associé le point B'(0,-2).
3) Déterminer et construire l'ensemble des points M(z) tels que z' soit réel.
4) Déterminer et construire l'ensemble des points M(z) tels que z' soit imaginaire pur.
224
Nombres Complexes 1 Cours

Soit z un nombre complexe. Soit z un nombre complexe non nul.


(z est réel) équivaut à ( Im(z) = 0 ) (z est imaginaire pur) équivaut à (Re(z)=0)
Équivaut à ( z = z ) Équivaut à (z = - z)

Module d'un nombre complexe

Définition

Soit z = a + i b un nombre complexe. On appelle module de z et on note z ,


__
le réel positif défini par z = a2 + b2 = z z

Interprétation géométrique du module d'un nombre complexe

Le module de l'affixe z = a + ib d'un point M(a,b) du plan complexe muni d'un


r r
( )
repère orthonormé O, u, v est la distance OM. On a z = a 2 + b 2 = OM

Activité 1

1) Calculer les modules des nombres complexes suivants :


-1 + i 3
i ; -3 ; (1 + i )2 ; 3 - i 3 et .
2

( ) ( ) i + 2
4 7
1
2) Calculer 1 + i 3 2-i 2 et -
(1 + 2 i)
2
1-i

3) a) Montrer que si z et z' sont deux nombres complexes alors :


z + z' ≤ z + z'
b) Dans quels cas a-t-on z + z' = z + z' ?

Pour tous nombres complexes z et z' , on a :


z . z' = z . z'
n
zn = z avec n ∈ IN*
z z
Pour tous nombres complexes z et z' , tels que z ' ≠ 0, On a : =
z' z'

225
Nombres Complexes 1 Cours

Activité 2

Dans le plan complexe, on donne les points A(1),


⎛ −1 Pour tous points M et N du
3 ⎞⎟ ⎛ −1 ⎞
⎜ − i 3 ⎟.
B ⎜⎜ + i et C plan complexe, on a :
⎝2 2 ⎟⎠ ⎜2
⎝ 2 ⎟⎠ MN = z N - z M
Montrer que le triangle ABC est équilatéral.

Activité 3

Soit a un nombre complexe différent de -i.


1+ ai
Montrer que est de module 1 si et seulement si a est réel.
1-ai
Activité 4

Dans le plan complexe, on donne les points A(-2+i), B(-3i) et C(i).


z + 2-i
À tout point M(z) tel que z ≠ −3i, on associe le point M' d'affixe z' tel que z' = .
1) a) Déterminer l'ensemble des points M(z) tels que z' soit réel. 3-iz
b) Déterminer l'ensemble des points M(z) tels que z' soit imaginaire pur.
c) Déterminer et construire l'ensemble des points M(z) tels que z' = 1.
2) a) Montrer que z' - i . z + 3 i = 2 5 avec z ≠ -3i.
b) En déduire que si M appartient au cercle de centre B et de rayon 1
alors M' appartient à un cercle dont on précisera le centre et le rayon.

Activité 5
Soit z un nombre complexe.
Déterminer l'ensemble Δ des points M(z)
__
__
On a : z = z
du plan complexe tels que : z = z - 2 .

Argument d'un nombre complexe non nul

Activité 1
r r
(
1) Construire, dans le plan complexe muni d'un repère orthonormé direct O, u, v ,
les points A, B et C d'affixes respectives Z1= 1+i, Z2= -i et Z3 = 2.
)
r uuur r uuur r uuur
(
2) Déterminer une mesure de chacun des angles u , OA ; u , OB)( ) (
et u , OC .)

226
Nombres Complexes 1 Cours

Définition

Soit z = a + i b un nombre complexe non nul et M


son image dans le plan complexe muni du repère
r r
( )
orthonormé direct O, u, v . On appelle argument de z
et on note arg (z), toute mesure ,en radian,
r uuur
( )
de l'angle orienté u , OM . On a donc :
r uuuur
( )
arg( z ) = u , OM + 2kπ = θ + 2kπ ; k ∈

Cas Particuliers :

Si z est un nombre réel strictement positif alors arg(z) = 2kπ, k ∈


Si z est un nombre réel strictement négatif alors arg(z) = π + 2kπ, k ∈
π
Si z = ib avec b réel strictement positif alors arg(z) = + 2kπ,, k ∈
2
π
Si z = ib avec b réel strictement négatif alors arg(z) = − + 2kπ, k ∈
2

Activité 2

Soient z un nombre complexe non nul et M son image dans le plan complexe.
1) a) Déterminer la nature de l'application du plan complexe dans lui-même qui à tout
⎛ __ ⎞
point M(z) associe le point M' ⎜⎜ z ⎟⎟ .
⎛ __ ⎞ ⎝ ⎠
b) En déduire arg ⎜⎜ z ⎟⎟ en fonction de arg(z).
⎝ ⎠
2) a) Déterminer l'application du plan complexe dans lui-même qui à tout point M(z)
associe le point M'(-z).
b) En déduire arg(-z) en fonction de arg(z).
3) Soit α un réel non nul,déterminer arg(α.z) en fonction de arg(z).
(discuter selon le signe de α)
4) Déterminer les arguments des nombres complexes suivants :
1 ; -1 ; i ; -i ; 1 + i ; 1 - i ; -1 + i ; -1 - i.

Soient z et z' deux nombres complexes non nuls. On a :


__
arg( z ) = - arg(z) + 2kπ, (k∈ )
arg(-z) = arg(z) + π + 2kπ, ( k ∈ )

227
Nombres Complexes 1 Cours

Forme trigonométrique et
forme exponentielle d'un nombre complexe

Forme trigonométrique d'un nombre complexe non nul

Soit z = a + i b = [r, i] un complexe non


Soit z un nombre complexe non nul. nul. On peut représenter graphique-
En notant r le module de z et i un ment le point M image de z par ses
argument de z, on a : coordonnées algébriques a et b ou
z = r ( cos i + i sin i ). bien par ses coordonnées polaires
L'écriture de z sous la forme r et i. On a alors
r ( cos i + i sin i ) avec r > 0 et id IR, a = r cos i et b = r sin i.
est appelée forme trigonométrique de z.
Pour tout r > 0 et i d IR, on note
r ( cos i + i sin i ) = [ r , i]
r et i sont les coordonnées polaires du
point M d'affixe z.

Activité 1

1) Soit z = a + i b un nombre complexe non nul, On note :


r = z et θ = Arg(z) + 2kπ (k ∈ )
Exprimer cos i et sin i en fonction de a , b et r.
2) Soit θ ∈ IR . Écrire, sous forme trigonométrique, les complexes suivants :
z1 = 1 + i 3 ;
z2 = 3 - i ; z 3 = - 2 + i 2 ; z 4 = -3 + i 3 ; z 5 = cos θ - i sin θ
z 6 = - cos θ - i sin θ et z 7 = sin θ + i cos θ

Activité 2

1) Soit z = [r,i] et z' = [r',i'] deux nombres complexes non nuls avec
r ∈ IR+* , r ' ∈ IR+* , θ ∈ IR et θ' ∈ IR
Déduire de la forme trigonométrique de z et de z', les formes trigonométriques
1 z
des complexes suivants : z ; z.z' ; ; ; zn ( n ∈ ) et λ. z ( λ ∈ IR* )
z z'
228
Nombres Complexes 1 Cours

6 -i 2
2) Applications : On donne les nombres complexes suivants : z1 = ; z 2 = 1− i .
2
z
a) Écrire sous forme trigonométrique les complexes z 1 ; z 2 ; z1 ; z 2 ; 2 et z16 .
z1
6 + 2 6- 2
b) En déduire la forme trigonométrique de Z = + i .
4 4

Soient z = [r,i] et z' = [r',i'] deux nombres complexes non nuls


avec r ∈ IR+* , r ' ∈ IR+* , θ ∈ IR et θ' ∈ IR . On a pour tout entier n :
__
1 ⎡1 ⎤ z ⎡r ⎤
z = ⎡⎣r, −θ⎤⎦ ; = ⎢ , −θ⎥ ; z.z ' = ⎡⎣r.r’ , θ+θ'⎤⎦ ; = ⎢ , θ − θ '⎥ ; z n = ⎡⎣r n , nθ⎤⎦
z ⎣ r ⎦ z' ⎣ r' ⎦

Activité 3

Dans le plan complexe rapporté au repère orthonormé direct


r r
( )
O, u, v , on considère les points A, B, C et D
3 + i -1 + i 3
d'affixes respectives a = , b=
2 2
c = a + b et d = b - a.
b
1) Écrire a, b et sous forme trigonométrique.
a
En déduire la nature du triangle ABO.
2) Placer les points A, B , C et D dans le plan et
montrer que OACB est un carré.
3) En déduire la forme trigonométrique de c et d.
4) Déterminer alors les valeurs de
⎛ 5π ⎞ ⎛ 5π ⎞ ⎛ 11π ⎞ ⎛ 11π ⎞
cos ⎜ ⎟ , sin ⎜ ⎟ , cos ⎜ ⎟ , et sin ⎜ ⎟.
⎝ 12 ⎠ ⎝ 12 ⎠ ⎝ 12 ⎠ ⎝ 12 ⎠

Forme exponentielle d'un nombre complexe non nul

Pour tout θ ∈ IR , on pose : cos i + i sin i = e i i.


Soit z = [r,i] un nombre complexe non nul, l'écriture z = r e i i est la forme expo-
nentielle de z.

229
Nombres Complexes 1 Cours

Activité 1
1) Soient z = r e i i et z’ = r’ e i i’ ; donner les formes exponentielles des nombres com-
1 z
plexes suivants : z ; z.z' ; ; ; zn ( n ∈ ) et λ. z ( λ ∈ IR* )
z z'
2) a) Écrire sous forme exponentielle les complexes suivants :
( )
3
3 -i
( -1 + i)
4
(
; -1 + i 3 )( 3 - i 3 ) ; .
( )
5
2 -i 2 Formules d'Euler

b) Soit i d IR. Exprimer cos i et sin i à l’aide de Pour tout réel i on a :


e i θ et e- i θ .
e i θ + e- i θ
c) Soit i d ]0, π[, écrire sous forme exponentielle = cos θ
les complexes suivants : 2
e i θ - e- i θ
z1 = 1 + e i θ ; z 2 = 1 - e i θ = sin θ
2i
z 3 = (1 + i) (cos θ + i sin θ) ; z 4 = sin θ + i 1 + cos θ ( )
Soient z = r e i i et z’ = r’ e i i’ deux nombres complexes non nuls
avec r ∈ IR+* , r ' ∈ IR+* , θ ∈ IR et θ' ∈ IR . Soit n un entier relatif. On a :
__
1 1 -iθ z r
z = re- i θ ; = e ; z.z ' = r.r’e i (θ+ θ ') ; = e i (θ − θ ') ; z n = r n e i nθ
z r z' r'

Activité 2
Formule de Moivre
Soit x un réel.
1) Comparer (eix)n et einx. Pour tout réel i et pour tout n d ,on a :
2) Exprimer cos(3x) et sin(3x) en fonc- (cosθ + i sinθ) n = cos(nθ) + i sin(nθ)
tion des puissances de cos x et sin x.

Activité 3
Soit x un réel.
Utiliser les formules d'Euler pour écrire les expressions suivantes comme sommes
de termes de la forme a cos (nx) et b sin (nx) où a et b désignent deux réels et n un
entier naturel :
cos2x ; sin2x ; cos3x ; sin4x et cos3x . sin4x
Nous disons que nous avons linéarisé ces expressions.
Formule du Binôme
Pour tous réels a, b et pour tout n d IN, on a
n

( ) ∑
n
a + b = Ckn an - k bk
k=0

230
Nombres Complexes 1 Cours

Colinéarité et Orthogonalité de deux vecteurs

Activité 1

Soit z = e 2 i i où i est un réel


de ]0, 2π[. Soit z un nombre complexe on a
1) Déterminer le module et ⎛arg(z) = kπ, (k ∈ )⎞
un argument du nombre complexe (z est réel) ⇔⎜
⎝ou z = 0


( 1-z )
2

z' = . ⎛ π ⎞
⎜arg(z) = + kπ, ⎟
( )
__
z (1 + z) z est imaginaire pur ⇔ ⎜

2 ⎟⎟
2) Donner la valeur de i pour ⎝(k ∈ ) ⎠
laquelle z' est un réel

Activité 2

Dans le plan complexe, on considère


les points A(1) et B(-i). Le plan P est rapporté au repère
Soit l'application f de P \ { B } dans ⎛ → →⎞
orthonormé direct ⎜O,u ,v ⎟ .
P qui à tout point M(z) associe
⎝ ⎠
le point M'(z') tel que Pour tous points A, B, C et D tels que A ! B
__
z + 2i et C ! D, on a :
z' = __
⎛→ → ⎞
z -i
( )
⎜ u , AB ⎟ = arg zB - z A + 2kπ ( k ∈ )
⎝ ⎠
3i
1) Vérifier que z' - 1 = . ⎛ z -z ⎞
__ ⎛ → → ⎞
z - i ⎜ AB , CD ⎟ = arg ⎜⎜ D C
⎟⎟ + 2kπ ( k ∈ )
⎝ ⎠ ⎝ zB - z A ⎠
En déduire que
→ →
π
BM . AM' = 3 et ( BM , AM' ) = + 2kπ (k ∈ Z)
2
2) a) Montrer que si M appartient au cercle C de centre B et de rayon 3 alors M'
appartient à un cercle C ' que l'on précisera
b) Montrer que si M appartient à la droite (AB) alors M ' appartient à une droite
que l'on précisera.

231
Nombres Complexes 1 Cours

Activité 3

Dans le plan complexe on → →

considère les points Soit u et v deux vecteurs non nuls du plan,


A(1) et B(-1). A tout point
d'affixes respectives z et z', on
M(z) tel que z ! 1 on associe
z − 1 ⎛ → → ⎞
le point M'(z') tel que z' = . ⎜ u et v ⎟ ⇔ z est réel
__
⎜ ⎟ z'
1 - z ⎝sont colinéaires ⎠
1) Montrer que z' = 1.
⎛ → → ⎞
⎜ u et v ⎟ ⇔ z est imaginaire pur
z' − 1 ⎜ ⎟ z'
2) Etablir que est réel et ⎝sont orthogonaux ⎠
z -1
z' + 1
que est imaginaire pur.
z -1
3) Interpréter géométriquement les résultats précédents.
En déduire une construction géométrique de M' connaissant M.

Activité 4

Soient les nombres complexes


⎛ -1 + 5i ⎞ -9 + 7i ⎛ 1 + i ⎞
(
z1 = 1 + i ⎜

) 2
⎟ ; z2 =
⎠ 2-3i
et z 3 = 2 ⎜
⎝ 1- i ⎠

1) Placer dans le plan complexe les points A(z1) , B(z2) et C(z3) ,


2) Montrer que le triangle ABC est rectangle isocèle.
3) a) Déterminer l'affixe du milieu I du segment [BC].
b) Déterminer l'affixe du point D tel que ABCD soit un carré.

Activité 5

Dans le plan complexe, on donne les points :


⎛ 5 ⎞ ⎛ 3 ⎞
A(-2-i) , B(1+3i) , D ⎜− i ⎟ et C ⎜3 + i⎟
⎝ 2 ⎠ ⎝ 2 ⎠
1) a) Montrer que les droites (CD) et (AB) sont parallèles.
b) Montrer que la droite (CD) est tangente au cercle C de diamètre [AB].
2) Déterminer la nature du quadrilatère ABCD.

232
Nombres Complexes 1 Résumé du Cours

RÉSUMÉ DU COURS

Forme Algébrique d'un nombre complexe


→ →
P est le plan complexe muni d'un repère orthonormé direct (O,u ,v )
* L'écriture z = a + i b, où a et b sont deux réels, est la forme algébrique de z.
⎧ a = Re(z) est la partie réelle de z

⎩ b = Im(z) est la partie imaginaire de z
* Si z = a + i b est la forme algébrique de z, alors le point M (a , b) est appelé
image de z dans le plan complexe P.
* Si M(x,y) d P alors le nombre complexe x + i y est l'affixe du point M.
Il est noté : aff(M) = ZM
⎛ → ⎞
* Pour tous points A et B du plan on a :aff ⎜ AB ⎟ = zB - z A
⎝ ⎠
→ →
* Pour tous réels α et β et tous vecteurs u et v on a
⎛ → → ⎞ ⎛ →⎞ ⎛→⎞
aff ⎜α u + β v ⎟ = α aff ⎜ u ⎟ + β aff ⎜ v ⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠
* Soit z = a +__i b où a et b sont deux réels, on appelle conjugué de z,
le complexe z = a - i b
_______ __
_______ __ ___ ______ ⎛ z ⎞
__ ___
z
On a : z = z ; z + z' = z + z' ; z . z' = z . z' ; ⎜ ⎟ = ___ ( z' ≠ 0)
⎝ z' ⎠
____ ⎛ __ ⎞
n z'
ett z = ⎜⎜ z ⎟⎟ (n ∈ ). et (z ≠ 0).
n

⎝ ⎠
* Soit z = a __+ i b où a et b__sont deux réels .__
On a : z + z = 2 a ; z - z = 2 i b et z . z = a2 + b2

Formes Trigonométrique et Exponentielle


d'un nombre complexe
* Soit z = a + i bd * et M son image dans le plan complexe P muni du repère
→ →
orthonormé direct (O,u ,v )
On appelle module de z le réel positif défini par : z = a 2 + b2 = OM

Pour tous points A et B du plan on a : AB = zB - z A

233
Nombres Complexes 1 Résumé du Cours

* On a pour tous complexes z et z' :


__
2
z = z . z = a2 + b2 et z + z' ≤ z + z'

⎛ → → ⎞
* Un argument de z est défini par arg(z)
: = ⎜ u , OM ⎟ + 2kπ (k ∈ )
⎝ ⎠
* Pour tout nombre complexe z non nul on a : z = r ( )
cos θ + i sin θ = [r,θ]
avec r = z et θ = arg(z) + 2kπ (k ∈
. )
( )
z = r cos θ + i sin θ où r ∈ IR et θ ∈ IR est la forme trigonométrique de z.
*
+
a b
* Soit z = a + i b = [r,i]. On a r = a 2 + b 2 ; cos θ = et sin θ =
r r
* Pour tous complexes non nuls z = [ r , i ] et z' = [ r' , i' ], on a :
___ __ ⎛ __ ⎞
⎡ ⎤
z = ⎣ r , -θ ⎦ ce qui entraîne z = z et arg ⎜⎜ z ⎟⎟ = - arg(z) + 2kπ (k ∈ )
⎝ ⎠
⎧⎪ z . z' = z . z'
z . z' = ⎡⎣ r r' , θ + θ' ⎤⎦ ce qui entraîne ⎨
( )
⎪⎩ arg z . z' = arg(z) + arg(z') + 2kπ (k ∈ )
⎧ 1 1
⎪ =
1 ⎡1 ⎤ ⎪ z z
=⎢ , - θ⎥ ce qui entraîne ⎨
z ⎣ r ⎦ ⎪ ⎛1 ⎞
⎪ arg ⎜ ⎟ = - arg(z) + 2kπ (k ∈ )
⎩ ⎝z⎠
⎧ z
⎪ z
=
z ⎡r ⎤ ⎪ z' z'
=⎢ , θ - θ '⎥ ce qui entraîne ⎨
z' ⎣ r' ⎦ ⎪ ⎛z ⎞
⎪ arg ⎜ ⎟ = arg(z) - arg(z') + 2kπ (k ∈ )
⎩ ⎝ z' ⎠
⎧ n n
⎪ z = z
z = ⎡⎣ r , n θ ⎤⎦ ce qui entraîne ⎨
n n
,pour tout n ∈
( )
⎪ arg zn = n . arg(z) + 2kπ (k ∈ )

Pour tout réel λ > 0, λ . z = ⎡⎣λ r , θ⎤⎦ ce qui entraîne :
⎧⎪ λ . z = λ z

( )
⎪⎩ arg λ . z = arg(z) + 2kπ (k ∈ )

234
Nombres Complexes 1 Résumé du Cours

Pour tout réel λ < 0, λ.z = ⎡⎣- λ r , θ + π⎤⎦ ce qui entraîne :


⎧⎪ λ . z = -λ z

( )
⎪⎩ arg λ . z = arg(z) + π + 2kπ (k ∈ )
* Soit z un nombre complexe, on___a :
z est réel ⇔ Im(z) = 0 ⇔ z = z ⇔ arg(z) = kπ (k ∈ ) ou z = 0 .
___
z est imaginaire pur ⇔ Re(z) = 0 et z ≠ 0 ⇔ z = - z et z ≠ 0
π
⇔ arg(z) = + kπ (k ∈ ) .
2
* Pour tout θ ∈ IR et n ∈ , on a (cos θ + i sin θ)n = cos(nθ) + i sin(nθ) ;
(Formule de Moivre)
* L'écriture z = re iθ ( où r est le module de z et i un argument de z ) est la forme
exponentielle de z.
ei θ + e - i θ ei θ - e - i θ
* Pour tout réel i, on a = cos θ et = sin θ
2 2i
(Formules d'Euler)

Soient z = r e i i et z’ = r’ e i i’ deux nombres complexes non nuls


avec r ∈ IR+* , r ' ∈ IR+* , θ ∈ IR et θ' ∈ IR . Soit n un entier relatif. On a :
__
1 1 -iθ z r
z = re- i θ ; = e ; z.z ' = r.r’e i (θ+ θ ') ; = e i (θ − θ ') ; z n = r n e i nθ
z r z' r'

Colinéarité et Orthogonalité de deux vecteurs du plan complexe

* Pour tous points A, B, C et D du plan tels que A ! B et C ! D, on a :

⎛ → → ⎞ ⎛z - z ⎞
⎜ AB , CD ⎟ = arg ⎜ D C
⎟ + 2kπ (k ∈ )
⎝ ⎠ ⎝ B
z - z A ⎠
r r
* Soient u et v deux vecteurs non nuls du plan d’affixes respectives z et z’.
On a :
⎛ → → ⎞
⎜ u et v ⎟ ⇔ z est réel
⎜ ⎟ z'
⎝sont colinéaires ⎠
⎛ → → ⎞
⎜ u et v ⎟ ⇔ z est imaginaire pur
⎜ ⎟ z'
⎝sont orthogonaux ⎠

235
Nombres Complexes 1 Avec L’ordinateur

AVEC L’ORDINATEUR

Activité
→ →
Le plan P est rapporté à un repère orthonormé direct (O, OA , OB). Soient les points
M,M1,M2 et M' d'affixes respectives les nombres complexes :
π
z = ei θθ avec θ ∈ ]0 , [ , z1 = z 2 , z 2 = 2z et z' = 2z - z 2
2
En utilisant un logiciel de construction géométrique :
* Construire le cercle trigonométriqueC .
* Placer un point M(z) sur l'arc de sens direct [AB] .
* Construire les points M1 et M2 correspondants.
* Construire le point M' de sorte que le quadrilatère OM 1M2 M' soit un
parallélogramme.
* Construire la tangente (DM) à C en M.
* Faire varier le point M sur l'arc [AB] . Quelle conjecture peut-on émettre sur les
positions des points A et M' par rapport à la droite (DM) ?
* Déterminer graphiquement la valeur de i pour que le quadrilatère OM 1M2 M'
soit un rectangle.
Une stratégie de justification de la conjecture :
a) Montrer que AM = MM'.
z' - 1
b) Montrer que est un réel.
z
c) Justifier alors la conjecture.
d) Déterminer la valeur de i pour que le quadrilatère OM 1M2 M' soit un rectangle.

236
Nombres Complexes 1 Exercices et Problèmes

EXERCICES ET PROBLÈMES
π π
1 Écrire les nombres complexes 6 Soit θ ∈ ]- , [ . Dans le plan
suivants sous la forme algébrique. 2 2
complexe, on note M1, M2 et M les points
1+ i 3 1 -1 3 3
, (-1-i)2 (1-i 3), ( + i) et ( + i ) d'affixes respectives
i+ 3 i 2 2 z1 = e i θ - i ; z 2 = e - i θ + i et z = 2 Cos θ
2 Soit le nombre complexe 1) Ecrire z1 sous forme exponentielle, en
⎛ π ⎞
2π 2π z2 i⎜ - θ ⎟
j = cos + isin déduire que = e ⎝ 2 ⎠
.
3 3 z1
2 3 4
1) Calculer j , j et j 2) Montrer que le quadrilatère OM1MM2
2) Que peut-on conjecturer pour jn pour n
est un losange et préciser la valeur de i
entier naturel non nul ?
__ pour laquelle ce quadrilatère est un carré.
1
3) Montrer que j2 = j = 7 Le plan complexe est rapporté à un
j
2
repère orthonormé.
4) Montrer que 1 + j + j = 0 On donne le point M d'affixe z.
5) Démontrer que , quels que soient les
complexes a, b et c on a l'équivalence 1) Déterminer l'ensemble des points M
a + bj + cj2 = 0 ⇔ a − c = j(c − b) tels que z = z - 1
3 Pour tout nombre réel m, on pose 2) Montrer que si z = z - 1 alors
z=(m-i)[(10-m) + (2+m)i] Arg(z) + Arg(z-1) ≡ π [2π]
1) Déterminer m pour que z soit réel.
1+ i
2) Préciser, dans ces cas, les valeurs 8 Soit z =
correspondantes de z. 1+ i 3
4 Soient les nombres complexes 1) Déterminer le module et un argument
de z.
suivants : z1 = 4 + 4i et z 2 = 1- i 3 2) Ecrire z sous forme algébrique.
1) Déterminer le module et un argument π
3) En déduire tg( )
de chacun des complexes z1 et z2 12
9 Dans le plan complexe on considère
2) En déduire le module et un argument
un triangle ABC et a, b et c les affixes
de chacun des complexes
z z respectives des points A, B et C. On note M
z12 , z1z 2 , z13 , 1 et 2 le milieu du segment [BC] et m l'affixe de M.
z2 z1
On construit les triangles BAB' et C'AC
5 Soit ϕ un réel de [-π , π ]. On donne le de sorte qu'ils soient directs, rectangles
2 et isocèles de sommet principal A.
complexe Z = cos ϕ + isinϕcosϕ
2
1) Déterminer les affixes des points B', C' et M.
1) Déterminer ϕ pour que Z soit nul. 2) En déduire que :
2) Ces valeurs étant exclues, déterminer a) B'C' = [Link]
les formes algébrique, trigonométrique et b) Les droites (B'C') et (AM) sont perpen-
exponentielle de 1 . diculaires.
Z
237
Nombres Complexes 1 Exercices et Problèmes

10 Dans le plan complexe, on considère 3) a) Montrer que si M d ζ(B,3) alors M'


les points A(i), B(-i). à tout point appartient à un cercle ζ' que l'on détermi-
M(!B) d'affixe z on associe le point M' nera.
1 - z b) Montrer que si M d (AB) alors M'
d'affixe z' tel que z ' = appartient à une droite à préciser.
1 - iz
1) a) Déterminer l'ensemble des points 13 Soit le point A(1). A tout point M(z) on
M tels que z' soit réel. associe le point
b) Déterminer l'ensemble des points M M' (z ' ) tel que z' = 2 z - z 2
tels que z ' = 1 1) Déterminer et construire l'ensemble E1
2) a) Montrer que pour tout z d C\{-i}, des points M(z) tels que
π ⎡ ⎤
z' + i =
-1 + i
z + i
( )
arg z ' - 2 arg(z) ≡
2
⎣2π⎦
b) En déduire que BM. BM' = 2 . 2) On désigne par M1 et M2 les points
c) En déduire que si M appartient au d'affixes respectives z2 et 2z.
cercle de centre B et de rayon 1 alors M' a) Trouver l'ensemble E2 des points
appartient à un cercle que l'on précisera. M(z) tels que O, M1, M2 soient alignés
11 1)Calculer cos3x et sin5x en fonction b) On suppose que M(z) " E2.
de cos x et sin x . Montrer que OM1M2 M’ est un parallé-
2) Linéariser les expressions suivantes : logramme.
Cos3x, [Link] , sin2x cos3x .
14 Déterminer l'ensemble des points
3) Soient α et β deux réels. Déterminer
M(z) du plan complexe tels que les
le module et un argument du nombre
points d'affixes respectives 1, z, et z2
eiα + eiβ
complexe z = iα iβ ( on donnera, au soient alignés.
e -e
préalable, une condition pour que z soit 15 Comment faut-il choisir l'entier natu-
défini.) rel n pour que le nombre complexe

( ) soit un réel positif.


n
12 Soient les points A et B d'affixes 1-i 3
respectives 1 et (- 2 i ) et f l'applica-
tion de P\{B} dans P qui à 16 Soit le nombre complexe
tout point M(z) associe le point M'(z') tel 2π 2π
__
Z = cos + isin .
z + 4i 5 5
que z' = __ 1) a) Vérifier que Z5 - 1 = 0
z - 2i b) En utilisant la formule
6i Z5 - 1 = (Z-1)(Z4 + Z3 + Z2 +Z +1),montrer
1) Vérifier que z' - 1 = __ que Z4 + Z3 + Z2 +Z +1 = 0
z - 2i 2) a) Exprimer Z4 , Z3 et Z2 sous forme
⎛ → → ⎞ π trigonométrique.
2) En déduire que ⎜BM,AM'⎟ ≡ ⎡2π⎤
⎣ ⎦ b) Démontrer les égalités
⎝ ⎠ 2
2π 4π
Z + Z 4 = 2cos et Z 2 + Z3 = 2cos
5 5

238
Nombres Complexes 1 Exercices et Problèmes

3) a) Établir la relation : respectives i et 2.


4π 2π A tout point M du plan d'affixe z ( z ! 2)
2cos + 2cos + 1= 0
5 5 on associe le point M' d'affixe z' défini par
b) En déduire de ce qui précède que z −i
2π z' =
cos est solution de l'équation iz − 2i
AM
5 1) a- Montrer que z' =
4 X 2 + 2X − 1 = 0 BM
2π b- En déduire que lorsque M décrit la
c) Déterminer alors la valeur de cos
5 médiatrice du segment [AB], le point M'
17 P étant le plan complexe. Soient décrit un cercle que l'on déterminera.
⎛ 1 + i ⎞ 2) On suppose z ! i et z ! 2.
les deux points A(i) et B ⎜ ⎟. a- Montrer que :
⎝ 2 ⎠ r uuur uuur uuur π
(u , OM ') = (BM , AM) − + 2kπ avec k ∈
Soit l'application f qui à tout point M(z) 2
associe le point M'(z') tel que z' = (1- i) z -1. b- En déduire, que si M appartient à la
droite (AB) le point M' appartient à une
1) a) Déterminer l'ensemble E des points
droite que l'on déterminera.
M(z) tels que z' = 2 2 . (D'après Bac Tunisien 1995).

b) Soit id[0 , π]. On suppose que 19 Le plan complexe P est rapporté à un


→ →

( )
1
z= Cos θ + i Sin θ . repère orthonormé direct (O, i , j ). C est
2 le cercle trigonométrique et t est l'affixe
Déterminer suivant les valeurs de i, la d'un point M du cercle C, t est un nombre
forme trigonométrique de z'. complexe ayant pour argument un réel α
⎡ π⎤
2) a) On suppose M ! B. Montrer que de l'intervalle ⎢0, ⎥ .
⎣ 2⎦
π ⎛→ → ⎞
3
1) Soit u = t et v = 2t.
Arg(z') ≡ - + ⎜ i , BM⎟ [2π ] Ecrire chacun des nombres complexes u
4 ⎝ ⎠ et v sous forme trigonométrique.
b) En déduire l'ensemble F des
2) Soit w = 2t - t 3 et A, B et C les points
points M(z) tels que z' soit réel négatif
d'affixes respectives u, v et w.
et le construire.
a. Placer, dans le plan P, les points
π A, B
3) a) On suppose M ! A. Montrer que le
triangle AMM' est rectangle en M et et C dans le cas où α est égal à 3 .
déterminer une mesure de l'angle b. Déterminer les réels α pour lesquels
⎛ → → ⎞ les points O, A et B sont alignés.
⎜ AM , AM'⎟ . 3) On suppose, dans la suite, que α
⎝ ⎠ ⎤ π⎡
b) En déduire une construction du
appartient à l'intervalle ⎥0, ⎢ .
point M' = f(M) connaissant M dans P. ⎦ 2⎣
a. Quelle est la nature du quadrilatère
18 Dans le plan complexe rapporté à un OABC ?
→ →
repère orthonormé direct (O, u ,v ) b. Déterminer le réel α pour que le
on désigne par A et B les points d'affixes quadrilatère OABC soit un rectangle.
(D'après Bac Tunisien 1994).

239
Nombres Complexes 1 Aperçu Historique

APERÇU HISTORIQUE

Carl Friedrich Gauss (1777 - 1855) Cauchy, baron Augustin (1789-1857)


En résolvant des équations du second degré comme x2 +1 = 0, Jérôme Cardan et ses
confrères italiens du XVIe siècle font intervenir ce qu'ils appelaient les «nombres impos-
sibles ou imaginaires» et ils n'hésitent pas à employer le symbole −a où a est un réel
strictement positif. Par exemple, le nombre réel 40 peut s'exprimer sous la forme de
(5 + -15 )(5 - -15 ) . Ces racines carrées de nombres négatifs, que Descartes nomme
«racines imaginaires», sont utilisées par la plupart des mathématiciens du XVIe siècle.
En 1722, le Britannique Abraham de Moivre découvre la formule qui porte, depuis,
son nom (cosx: + isinx)n = cos(nx) + isin(nx) . Cette relation, qui relie fonctions expo-
nentielles et fonctions trigonométriques, est à rapprocher des formules établies par Euler
eix + e-ix eix − e-ix
(XVIIIe siècle) : cosx = et sin x =
2 2i

De ces formules découle la célèbre identité e = - 1 , qui relie trois nombres fonda-
mentaux en mathématiques ( e, i et pi).
Les nombres imaginaires sont utilisés comme symboles purement formels. Ce n'est
qu'avec Gauss et Cauchy, qu'ils trouveront leur représentation. On doit à Gauss le pre-
mier exposé complet sur la représentation des ces nombres par des points du plan muni
d'un repère orthonormé. Il appela ces nombres «nombres complexes» et utilisa la lettre i
pour désigner une racine carrée du nombre (-1). Cauchy découvrit qu'effectuer des cal-
culs sur les nombres complexes revient à appliquer les règles de calcul dans IR en tenant
compte du fait que i2 = -1.
C'est à l'aide des nombres complexes que Gauss, dans sa thèse de doctorat parue en
1799, donne la première démonstration du théorème fondamental de l'algèbre, selon
lequel tout polynôme de degré n possède exactement n racines, non nécessairement dis-
tinctes. Il est également le premier à établir la correspondance entre les nombres com-
plexes et les points du plan. En 1801, Gauss introduit les nombres dits entiers de Gauss,
de la forme a + ib, avec a et b entiers.
Cauchy poursuit l'étude des nombres complexes en introduisant les fonctions à une
variable complexe en 1814.
Les nombres complexes ont de nombreuses applications en physique ; le nombre i
apparaît ainsi de manière explicite dans l'équation fondamentale de Schrödinger qui
décrit la nature ondulatoire des particules.
240
Chapitre
2

Equations à coefficients
complexes

Plan du chapitre
❈ Activités préliminaires
❈ Cours
❖ Racines carrées d'un nombre complexe
Équations du second degré à coefficients
❖ complexes

❖ Racines nièmes d'un nombre complexe


Exemples d'équations dans de degré
❖ supérieur à 2

❈ Résumé du cours
❈ Avec L’ordinateur
❈ Exercices et Problèmes
❈ Aperçu Historique

241
Equations 2 Activités préliminaires
à coefficients complexes

ACTIVITÉS PRÉLIMINAIRES

Dans tout ce chapitre, P est le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct
r r
( )
O, u, v . On désigne par l'ensemble des nombres complexes.

1 Résoudre, dans IR, les équations suivantes :


1) 3 x 2 + 7 x + 4 = 0
2) 5 x 2 − 3 x + 1 = 0
3) - 3 x 2 + (1- 3 ) x + 1 = 0

4) x 2 - ( 3 - 2 ) x - 6 = 0

5) 4 x 2 - 13 x + 9 = 0
6) 2 x 3 - 5 x 2 + 4 x - 1 = 0 ( on remarquera que 1 est une solution de cette équation )

2 Résoudre, dans ,les équations suivantes (on posera, à chaque fois,


z = x + iy où x et y sont deux réels ) :
__
1) ( 1 + 2i ) z + (1-i) z = 2i
__ __
2) z z + z - z = 5 + 4i
3) z + 9 = 0
2

__
4) z 2 - 2 i z = 0

3 Résoudre, dans , les équations suivantes :


a) z 2 = - 2 i
__
2i
b) __
= z + 2i
z + 2i

4 a) Calculer ( 1 - 3i )2.
b) Vérifier que 4z2 - 4iz = ( 2z - i )2 + 1.
c) Résoudre alors, dans , l'équation : 4z2 - 4iz + 7 + 6i = 0

242
Equations 2 Cours
à coefficients complexes

COURS
Racines carrées d'un nombre complexe

Définition

Soit Z un nombre complexe donné.


On appelle racine carrée de Z tout nombre complexe z vérifiant z2 = Z.

Exemples :
Les nombres complexes i et - i sont les racines carrées de -1.
On a : (1+i)2 = 2i donc 1+i est une racine carrée du nombre complexe 2i.

Activité 1

1) Soit Z = a + i b un nombre complexe non nul donné et soit l'équation (E) : z2 = Z


d'inconnue complexe z. On pose z = x + i y.
⎧ x 2 - y2 = a
a) Montrer que l'équation (E) est équivalente au système : ⎨ .
⎪⎩ 2 x y = b
b) Montrer que ( z2 = Z ) entraîne ( x 2 + y2 = a2 + b2 ) .
c) Résoudre alors l'équation (E), puis en déduire que Z admet deux racines
carrées opposées.
2) Déterminer les racines carrées des nombres complexes suivants :
z1 = -3 - 4i et z2 = 7 + 24i
3) Soit Z = - 8 + 6 i. En écrivant Z = 1 + 2.3 i - 9, déduire les racines carrées de Z.

Soit Z = a + i b un nombre complexe non nul.


L'équation z2 = Z avec z = x + iy est
Un nombre complexe non
⎧ x 2 - y2 = a nul admet deux racines
⎪ carrées opposées.
équivalente au système : ⎨ 2 x y = b
⎪ 2 2
⎩ x + y = a +b
2 2

243
Equations 2 Cours
à coefficients complexes

Activité 2

1) Soient m un réel strictement positif, α un réel et Z = m ei α un nombre complexe


non nul. Résoudre dans l'équation z2 = Z
i
( on posera z = r e i où o et r sont deux réels tels que r > 0 )
Donner les solutions sous forme exponentielle.
2) Déterminer les racines carrées des nombres complexes suivants :
- 3 ; 16 ; - 2 i ; 1 - i et 1 + i 3 .

Soit Z = m e i α un nombre complexe non nul donné sous forme exponentielle.


L'équation z2 = Z admet dans deux solutions opposées :
α
i
z1 = λ .e 2
; z 2 = - z1
Les solutions z1 et z2 sont les racines carrées de Z.

Équation du second degré à


coefficients complexes

Définition

Soient a, b et c trois nombres complexes donnés tels que a ! 0. L'équation


a z2 + b z + c = 0 s'appelle équation du second degré à coefficients complexes.

Activité 1

1) Soit, dans , l'équation (E) : a z2 + b z + c = 0 avec a d et b, c d .


⎛ b ⎞
2
b2 - 4 a c
a) Montrer que l'équation (E) est équivalente à ⎜ z + ⎟ = .
⎝ 2a ⎠ 4 a2
b) En posant Δ = b 2 - 4 a c = λ 2 avec m une racine carrée de T , résoudre
l'équation (E) dans .
2) Résoudre, dans , les équations suivantes :
a) z2 - (1 - i) z + 2 - 2 i = 0
b) iz2 - (1 - 5i) z + 6 i - 2 = 0
1
c) z 2 + cos θ . z + = 0 avec θ ∈ IR
4

244
Equations 2 Cours
à coefficients complexes

Soit L'équation (E) : a z2 + b z + c = 0 telle que a d et b, c d et z


l'inconnue complexe.
On pose Δ = b 2 - 4 a c , appelé discriminant de l'équation (E)
Si Δ ≠ 0 alors L'équation (E) admet, dans , deux solutions distinctes :
-b-λ -b + λ
z' = et z" = avec λ une racine carrée de Δ .
2a 2a
-b
Si Δ = 0 alors (E) possède une racine double z' = z" = .
2a

Si z' et z” sont les racines dans de L'équation du second degré (E) :


a z2 + b z + c = 0 alors on a : a z2 + b z + c = a (z-z’) (z-z”)

Remarque :
Lorsque b = 2 b', on a T = 4 T' où T' = b'2 - ac, appelé discriminant réduit de
l'équation (E).
On a :
Si T’ ! 0 alors L'équation (E) admet, dans , deux solutions distinctes :
- b' - λ ' - b' + λ '
z' = et z" = avec λ ' une racine carrée de T'.
a a
- b'
Si T' = 0 alors (E) possède une racine double z' = z" = .
a

Activité 2

Résoudre dans les équations suivantes :


2
a) z + 2iz + 8 = 0
b) iz2 - 2(1 + i)z + 2 = 0

Activité 3

Soient dans les fonctions polynômes suivantes:


Q1(z) = z2 + 3(1+i) z + 5i , Q2(z) = z2 + 3(1-i) z - 5i et P(z) = (z2 + 3z)2 + (3z + 5)2.
1) Montrer que pour tout z dans , on a : P(z) = Q1(z). Q2(z)
2) a) Résoudre dans l'équation (E) : Q1(z) = 0
b) Montrer que si z est solution de (E) alors z est solution de l'équation Q2(z) = 0.
c) En déduire les solutions dans , de l'équation P(z) = 0.
3) Montrer que P(z) est le produit de deux
polynômes du second degré à coefficients réels.

245
Equations 2 Cours
à coefficients complexes

Activité 4

Soit L'équation (E) : a z2 + b z + c = 0 telle que Soient a d et b, c d .


a d et b, c d et z l'inconnue complexe. Si z' et z” sont les racines
1) Exprimer, en fonction des constantes dans de l'équation du
a, b et c, la somme S et le produit P des second degré
solutions de (E). ( envisager les deux cas (E) : a z2 + b z + c = 0
T = 0 et T ! 0 avec T = b2 - 4ac ). alors on a :
2) Soit l'équation (E) à coefficients complexes : ⎧ b
⎪⎪ z' + z" = -
z2 - (1 + 2i) z + i - 1 = 0. a

a) Vérifier que i est une solution de (E) . ⎪ z' . z" = c
b) Sans calculer T, trouver l'autre solution de (E). ⎪⎩ a

Activité 5

1) Soit l'équation du second degré à Soient a ,b et c trois réels, a non nul.


coefficients réels (E) : a z2 + b z + c = 0. L'équation du second degré :
On note T = b2 - 4ac. a z2 + b z + c = 0 admet dans deux
a) Montrer que si T < 0 alors (E) admet solutions.
dans deux solutions conjuguées. On note T = b2 - 4ac
b) Montrer que si l'équation - Si T > 0, les solutions sont réelles
z2 + α z + β = 0 , d'inconnue z, admet distinctes
dans deux solutions conjuguées alors - Si T = 0, les solutions sont réelles
α et β sont des réels. confondues
2) Résoudre, dans , les équations : - Si T< 0, les solutions sont complexes
z2 + z + 1 = 0 et z2 - 2z + cos2 ϕ = 0 conjuguées
*
où ϕ d IR . -b-i - Δ -b + i - Δ
z' = , z'' =
2a 2a

Activité 6

1) Déterminer deux nombres complexes


⎪⎧ z + z 2 = 1 + 2 i Soient S et P deux nombres
z1 et z2 tels que ⎨ 1 complexes donnés.
⎪⎩ z1 . z 2 = -1 + i Les nombres complexes z' et z”
⎧ z' + z" = S
2) Déterminer deux nombres complexes tels que : ⎨
z1 et z2 , écrits sous forme ⎩ z' . z" = P
exponentielle, tels que sont les solutions dans de
⎧⎪ z + z = 2 + e 2 i θ π
l'équation du second degré
⎨ 1 2
3iθ
avec θ ∈ ]0 , ] z2 - S z + P = 0.
⎩⎪ z1 . z 2 = 1 - e 2

246
Equations 2 Cours
à coefficients complexes

Racines nièmes d'un nombre complexe non nul

Définition

Soient n un entier naturel non nul et Z un nombre complexe non nul.


On appelle racine nième de Z, tout nombre complexe z tel que z n = Z.
Si Z = 1 alors on dit que z est une racine nième de l'unité.

Exemples :
* Les nombres complexes 1, -1, i et - i sont les racines quatrièmes de 1.

( ) ( )
3
* Vérifier que -1+ i 3 = 8 . En déduire que -1+ i 3 est une racine cubique de 8

Activité 1

Soient, dans , le nombre complexe Z = r e i i avec r d , i d IR et l'équation (E) :


z n = Z avec n d ( n H 2 ).
⎛ ⎛ θ + 2kπ ⎞
i⎜ ⎟ ⎞
1) Montrer que : (z = Z) ⇔ ⎜ z = r e ⎝ n ⎠ ; k ∈
n n ⎟
⎜ ⎟
⎝ ⎠
⎛ θ + 2kπ ⎞
i⎜ ⎟
⎝ ⎠
2) On pose zk = r e n n
avec k entier relatif.
a) Vérifier que zk est une solution de ( E ).
b) Montrer que z0 = zn et que z1 = zn+1 .
c) Montrer que zk = zk' ⇔ k - k' est multiple de n.
d) En déduire que l'équation (E) admet, dans , exactement n solutions distinctes.
3) Montrer que les images Mk des solutions zk de (E) sont les sommets d'un polygone
régulier à n côtés inscrit dans le cercleC de centre O et de rayon n r .

⎛ → → ⎞ 2π
Indication : Montrer que ⎜ OMk
, OMk +1 ⎟
= + 2kπ , (k ∈ )
⎝ ⎠ n

Soient r un réel strictement positif, i un réel et Z = r e i i un nombre Complexe.


L'équation (E) : zn = Z avec n d admet, dans , n solutions distinctes :
⎛ θ + 2kπ ⎞
i⎜ ⎟
⎝ ⎠
zk = n
r e n
avec k d {0,1,…,n-1}.
Les images Mk des solutions zk de (E) sont les sommets d'un polygone régulier
à n côtés inscrit dans le cercle C de centre O et de rayon n r .

247
Equations 2 Cours
à coefficients complexes

Soient r un réel strictement positif, i un réel et Z = r e i i un nombre complexe. On


note Mk Les images des solutions zk de l'équation (E) : zn = Z etC le cercle de
n
centre O et de rayon r . On a :
Si n = 3 Si n = 4 Si n = 5

M0M1M2 est un triangle M0M1M2M3M4 est un


M0M1M2M3 est un carré
équilatéral pentagone régulier

Activité 2
-1 + i 3
Soit le nombre complexe j = .
2
1) Écrire j sous forme exponentielle.
__
1
2) Montrer que j = 1 ; j = j =
3 2
et 1 + j + j2 = 0 .
j
3) Déterminer les racines cubiques de l'unité et construire leurs images dans le plan
complexe.

Activité 3

Soit U = eiθ , où θ est un réel de ⎤⎦ 0 , 2π ⎡⎣ .


z-i
1) Déterminer le nombre complexe z tel que = U.
z + i
2) Déterminer les racines cinquièmes de l'unité.

( ) - (z + i)
5 10
3) En déduire les solutions, dans , de l'équation (E) : z 2 + 1 = 0.

248
Equations 2 Cours
à coefficients complexes

Équations de degré supérieur à 2


dans

Activité 1

On considère dans l'équation (E) : z2 - (3 - i) z + 4 = 0 .


1) a) Résoudre dans l'équation (E). (On note z1 et z2 les solutions telles que Im(z1) > 0 ).
b) Mettre z1 et z2 sous forme trigonométrique.
2) Soit, dans , l'équation (E') : 3z3 + (-9 + i) z2 + ( 14 + 6i) z - 8i = 0 .
2
a) Vérifier que z 0 = i est une solution de (E').
3
b) Déterminer les nombres complexes a, b et c tels que pour tout z d on a :
3z3 + (-9 + i) z2 + ( 14 + 6i) z - 8i = ( z - z0 ) ( az2 + bz + c ).
c) Résoudre alors l'équation (E').

Activité 2

Soit, dans C, l'équation (E) : z3 - ( 3 + 2i ) z2 + 3 ( 1 + i ) z - 4i = 0 .


Montrer que (E) admet une solution imaginaire pure puis résoudre (E).

Activité 3

Résoudre dans C l'équation z4 + 2i z2 + 3 = 0 .

Activité 4

( ) ( )
2
On considère l'équation (E) : 4 z 4 + 4 Cos θ 1 + Cos θ z 2 + 1 + Cos θ = 0,
avec i d [0, π] .
1) On suppose que i = π , résoudre l'équation (E).

( )
1
2) On suppose que i d [0, π[ et on pose z 2 = 1 + Cos θ Z .
2
a) Résoudre l'équation (E') obtenue ou l'inconnue est Z.
b) Déterminer le module et l'argument de chacune des racines de (E')
3) En déduire le module et un argument de chacune des racines de (E).

Activité 5

Résoudre dans l'équation ( 3z2 + z + 1 )2 + ( z2 + 2z + 2 )2 = 0 .

249
Equations 2 Résumé du Cours
à coefficients complexes

RÉSUMÉ DU COURS

* Soit Z = m ei α un nombre complexe non nul avec m réel strictement positif.


Les racines carrées du Z sont les nombres complexes opposés :
α
i
z1 = λ . e 2 et z 2 = - z1
* Soit Z = a + ib un nombre complexe non nul écrit sous forme algébrique.
L'équation z2 = Z avec z = x + iy est équivalente au système :
⎧ x 2 - y2 = a

⎨2xy = b
⎪ 2 2
⎩x + y = a + b
2 2

* Soit L'équation (E) : a z2 + b z + c = 0 telle que a d et b, c d et z


l'inconnue complexe.
On pose T = b2 - 4ac , appelé discriminant de l'équation (E)
Si T ! 0 alors L'équation (E) admet, dans , deux solutions distinctes :
-b-λ -b + λ
z' = et z" = où m est une racine carrée de T .
2a 2a
-b
Si T = 0 alors (E) possède une racine double z' = z" =
2a
* Soient a d et b, c d . Si z' et z'' sont les racines dans de L'équation du
second degré (E) a z2 + b z + c = 0 alors on a : a z2 + b z + c = a (z-z’)(z-z”)
* Soient a d et b, c d . Si z' et z'' sont les racines dans de L'équation du
⎧ b
⎪⎪ z' + z" = -
second degré (E) a z2 + b z + c = 0 alors on a : ⎨ a
⎪ z' . z" = c
⎪⎩ a
Soient S et P deux nombres complexes donnés. Les nombres complexes z' et z''
⎧ z' + z" = S
tels que : ⎨ , sont les solutions dans de l'équation du second degré
⎩ z' . z" = P
z2 - S z + P = 0.
* Soient r un réel strictement positif, i un réel et Z = r ei i un nombre complexe.
L'équation (E) : zn = Z avec n d IN* admet, dans , n solutions distinctes :
⎛ θ + 2kπ ⎞
i⎜ ⎟
⎝ ⎠
zk = r e
n n
avec k d {0,1,…,n-1}. Les nombres complexes zk sont les
ièmes
racines n de Z.
Les images Mk des solutions zk de (E) sont les sommets d'un polygone régulier
à n côtés inscrit dans le cercle C de centre O et de rayon n r .

250
Equations 2 Avec L’ordinateur
à coefficients complexes

AVEC L’ORDINATEUR

Activité

Utiliser un logiciel de géométrie pour construire un hexagone régulier de sommets les


images des solutions de l'équation dans d'inconnue complexe z : z6 = 64.i
1) Résoudre cette équation.
2) Choisir un repère orthonormé direct. i π
* Construire le point M0 d'affixe z 0 = 2 e 12 .
π
* Construire le point M1 image du point M0 par la rotation R de centre O et d'angle
3
* Construire le point M2 image du point M1 par la rotation R.
* Achevez la construction des sommets de l'hexagone M0M1M2M3M4M5.
* Construire enfin l'hexagone M0M1M2M3M4M5.
* Déterminer le périmètre et l'aire de cet hexagone.
* Utiliser le logiciel pour contrôler votre réponse.

251
Equations 2 Exercices et Problèmes
à coefficients complexes

EXERCICES ET PROBLÈMES

1 Déterminer les racines carrées des 8 Soit id ]0, π[ et l'équation complexe


nombres complexes suivants :
2i-1
( ) ( )
Eθ : z 2 - e i θ 1+ e i θ z + e i 3 θ = 0
3 - 4i ; 2i ; - 5 -12i ; ;1- i 3 et 1+i. 1) Résoudre dans l'équation (Ei).
i + 2
2) Soient A, B et C les points d'affixes
2 Déterminer les racines cubiques de respectives 1 , eii et ei2i .
chacun des nombres complexes a) Montrer que ABC est un triangle isocè-
suivants : 8i ; 3 + i et -i le de sommet B.
b) Prouver que ABC est équilatéral si et
3 a) Vérifier que 2-i est une racine
cubique de 2-11i seulement si 1 + e i θ = 1.
b) En déduire les deux autres
3) a) Déterminer le module et un argu-
racines cubiques de 2-11i.
ment du complexe 1 + e i θ .
4 a) Déterminer les racines quatrièmes b) En déduire les valeurs de i pour que
du nombre complexe -7-24i ABC soit équilatéral.
b) Représenter géométriquement dans le
plan complexe ces racines quatrièmes.
9 Soit id [0, π] et (E) l'équation dans
5 Résoudre, dans , les équations définie par :
suivantes :
( )
(1 - i) z 2 - 2 Cos θ + Sin θ z + 1+ i = 0
a) z − (3 + 2i) z + 5 + i = 0
2
On note z1 et z2 les solutions de (E) avec
b) iz 2 + (4i − 3) z + i − 5 = 0 Im(z1) positive pour tous les réels i.
c) (4-3i) z 2 − (10 + 5i) z + 3 + 5i = 0 1) Sans calculer z1 et z2 montrer que
i
z2 = Trouver alors une relation entre
6 a) Résoudre , dans l'équation z1
(z − 2) (z 2 − 3iz + 4) = 0 les modules et les arguments de z1 et z2.
b) Construire dans le plan complexe les 2) a) Vérifier que 1- sin(2i) = (cosi - sini)2
images A, B et C des solutions de l'équa- puis calculer z1 et z2.
tion et prouver que le triangle ABC est
b) Ecrire alors sous forme exponentielle
rectangle.
⎤ π π⎡ z1 et z2.
7 Soit θ ∈ ⎥− , ⎢ c) Préciser la valeur de i pour laquelle
⎦ 2 2⎣ z1 = z2.
1) Résoudre, dans , l'équation(E) : 3) Soit M1 et M2 les points d'affixes respec-
z2 - 2 ( 1 + i ) z + 2i ( 1 + tg2 i ) = 0
tives (Cosi + i Sini) et (Sini + i Cosi) dans
Soient z' et z'' les solutions.
le plan complexe muni d'un repère ortho-
2) Soient a = 1 + i et b = 1 + i tgi. normé.
a) Ecrire a et b sous la forme exponen-
Trouver l'ensemble C 1 décrit par M1 et
tielle.
b) Exprimer z' et z'' à l'aide de a et b. l'ensemble C 2 décrit par M2 lorsque i
c) En déduire le module et un argument de varie dans [0 , π].
chacun des nombres complexes z' et z''.
252
Equations 2 Exercices et Problèmes
à coefficients complexes

10 Soient i d ]0,π[ et l'équation dans , 12 Ou considère dans l'équation (E) :


3 2
z - (6+3i) z + (9+12i) z - 9(2+3i) = 0.
(E): z2 - 2z + 2Sin2i -2 i Sini Cosi = 0 1) a) Vérifier que z0 = 3i est une solution
1) a) Vérifier que : de L'équation (E).
Cos2i + i Sin2i = ( Cosi + i Sini )2 et b) Montre que (E) est équivalente à
résoudre (E). l'équation (z-3i) [(z-3)2 - 6i] = 0 .
( On notera z' la solution de partie 2) a) Résoudre dans C l'équation
imaginaire positive et z'' l'autre solution ) U2 = 6i d'inconnue U.
b) Déduire les antres solutions z1 et z2
⎛ θ ⎞ i θ
b) Montrer que : z ' = 2 Cos ⎜ ⎟ e 2 de l'équation (E).
⎝ 2 ⎠ 3) Soit dans le plan complexe P les
⎛ θ ⎞ i θ
et z = - 2 i Sin ⎜ ⎟ e 2
''
points M0,M1 et M2 images respectives de
⎝ 2 ⎠
2) Soient M' et M'' les points d'affixes ( )
3i, 3 + 3 1+ i et 3 − 3 1+ i ( )
Soit C le cercle circonscrit au triangle
respectives z' et z''.
M0M1M2 et I son centre.
z''
a) Calculer et en déduire que le a) Montrer que M0M1M2 est un triangle
z'
triangle OM'M'' est rectangle en O. équilatéral.
b) Déterminer i pour que le triangle b) Trouver l'affixe de I.
OM'M''soit isocèle. 13 1) Soit l'équation (E) :
3) Montrer que lorsque i décrit ]0,π[ , le
point M' varie sur un cercle que l'on
z3 + ( ) ( )
3 + i z 2 + 1+ i 3 z + i = 0
précisera. Vérifier que (- i ) est une solution de (E)
puis résoudre dans l'équation (E).
11 Soit dans l'équation (E) : 2) Dans le plan complexe rapporté à un
z3 - 2 (3 + 2i) z2 + 2(4 + 7i) z - 12i = 0 repère orthonomé direct. On considère les
1) a)Montrer que l'équation (E) admet points A, B et C d'affixes respectives :
une solution réelle que l'on déterminera. - 3 + i ____

b) Résoudre alors l'équation (E). z A = - i , zB = et z C = zB


2
2) Dans le plan complexe rapporté à un a) Représenter les points A, B et C.
repère ON, on considère les points A, B, C b) Déterminer le module et un argument
d'affixes respective 2, 1 + i , 3 + 3i. z - zC
a) Quelle est la nature du triangle ABC ? du nombre complexe Z = B
z A - zC
b) Déterminer l'affixe du point D tel que
c) En déduire la nature du triangle ABC
ABCD soit un rectangle.
3) Pour tout point M de P d'affixe z tel que 14 Pour tout nombre complexe z on pose :
z ! (1 + i) on associe le point M' d'affixe
z' = 2 i z + 3 - i. ( ) ( )
f(z) = z 3 + 2 i - 3 z 2 + 4 1 - i 3 z + 8 i
π 1) Montrer que l'équation f(z) = 0 possè-
z' - zB i
a) Montrer que = 2e2 de une racine imaginaire pure z0. En
z - zB déduire les autres racines z1 et z2. (On
b) En déduire la nature du triangle BMM'. notera z1 la racine dont la partie imagi-
naire est négative).

253
Equations 2 Exercices et Problèmes
à coefficients complexes

z1
2) On pose w = . 3) Soit P(z) = z6 - 4z3 + 8 et l'équation (E) :
z0 P(z) = 0.
a) Donner la forme exponentielle de w. a) Montrer que si z0 est une solution de
b) Le plan complexe est rapporté au (E) alors z0 l'est aussi.
repère orthonormé direct. A tout nombre
b) Résoudre dans C l'équation (E).
complexe z on associe les points M, M1
4) En déduire une factorisation de P(z)
et M2 d'affixes respectives z, wz et w2z. en produit de polynômes du second
Montrer que OMM1M2 est un losange. degré à coefficients réels.
15 Soit i un réel appartenant à
π π 18 Soit id[ -π, π [ et l'équation dans
]- , [ définie par (E) :
2 2
On considère l'équation d'inconnue z, (E) : i z 2 + (2Sin i) z - 2i (1 + Cos i)=0
( )( ) ( )( )
3 3
1 + i z 1 - i tg θ = 1 - i z 1+ i tg θ 1) a) Vérifier que :
Sin2i - 2(1 + Cos i) = - (1 + Cos i)2
1) Soit z une solution de (E).
b) Résoudre alors dans l'équation(E).
a) Montrer que 1 + i z = 1 - i z . 2) Soit dans le plan complexe rapporté à
b) En déduire que z est réel. un repère orthonormé direct. Les points
M' et M'' d'affixes respectives
1 + i tg θ
2) a) Ecrire sous forme z' = 1 + Cos i + iSin i et
1 - i tg θ
trigonométrique. z” = -1 - Cos i + iSin i .
b) Soit z un nombre réel, on pose z = tg α a) Montrer que z'' = -z'. En déduire que
π π les points M' et M'' sont symétriques par
avec α ∈ ] - , [ . Ecrire l'équation rapport à une droite que l'on déterminera.
2 2
portant sur α traduisant (E) et la résoudre. b) Ecrire z' sous forme exponentielle, en
z ''
déduire que ' = e (
i π -θ )
Déterminer alors les solutions de (E).
z
16 1) Déterminer les racines cubiques c) En déduire que le triangle OM'M'' est
de u = 4 2 ( -1 + i ) isocèle et déterminer les valeurs de i
1 pour les quelles le triangle OM'M'' est
2) Soit i d ]0, π[ . Ecrire iθ équilatéral.
sous la forme cartésienne. 1 - e
3) Résoudre, dans C, l'équation (E) :
19 Soit i d ]0 , π[ et l'équation dans
( 2z-1)
3
= 4 2 (-1 + i ) z3

17 1) a) Déterminer la forme trigonomé-


( )
(E)E : z 3 + 4 z 2 + 5 - e 2 i θ z - 4 i Sin θ e i θ = 0
ii

( )( )
1) a) Prouver que e est une racine carrée
trique de λ = 1+ i 1+ i 3 de 1 + 2iSin i eii.
b- En déduire Cos (7π /12) et Sin (7π /12) b) Montrer que z0 = -2 est une solution de
2) Déterminer les racines cubiques de (E) puis la résoudre.
chacun des complexes a = 2 + 2 i et b = a 2) On donne les points A(-2),
puis placer les images des complexes
trouvés dans un repère ON ( unité : 2 cm ).
M
1
(z
1 )
= - 1+ e i θ et M
2
(z 2
= -1 - e i θ )

254
Equations 2 Exercices et Problèmes
à coefficients complexes

a) Mettre sous forme exponentielle 22 1) Résoudre dans , l'équation :


z1 z2 - (1+i) z + i = 0
z1 et ⎤ π⎡
z2 2) i étant un réel de l'intervalle , ⎥0, ⎢
b) Montrer que les points M1 et M2 sont on considère l'équation dans , ⎦ 2 ⎣
symétriques par rapport à un point fixe I. Ei : z2 - 2eii cos i z + e2ii = 0.
c) Déterminer C1 l'ensemble des points a- Vérifier que 1 est une solution de Ei .
M1quand i varie puis déduire C2 l'en- b- En déduire l'autre solution de Ei .
semble des points M2 et les construire. 3) Le plan complexe étant rapporté à un
r ur
u
d) Montrer que OM1AM2 est un rectangle
puis déterminer la valeur de i pour
(
repère orthonormé direct O, u, v . )
laquelle on obtient un carré. On désigne par A, B les points d'affixes
respectives 1 et e2ii .
⎤ ⎡
20 i étant un réel de l'intervalle ⎥0, π ⎢ . a- Déterminer l'ensemble des points B
⎦ 2⎣ ⎤ ⎡
quand i varie dans l'intervalle ⎥0, π ⎢.
1) a) Déterminer le module et un argument ⎦ 2⎣
de chacun des nombres complexes : b- Déterminer l'affixe du point C tel que
z1 = 1 - eii et z2 = 1 - e3ii . OACB soit un losange.
b) En déduire le module et un argument b- Déterminer le réel i pour que la
du nombre complexe : z3 = 1 + eii + e2ii mesure de l'aire du losange OACB soit
( On rappelle que 1
égale à .
a3 - b3 = (a - b) (a2 + ab + b2 )). 2 (D'après Bac Tunisien 2000).
2) Résoudre dans l'équation :
(Ei) : z - ( 2 + e ) z + 1 - e3ii = 0.
2 2ii 23 1) a- Résoudre dans , l'équation :
On donnera les solutions sous forme z2 - 2i z - 2 = 0.
exponentielle. b- Mettre les solutions sous forme trigo-
nométrique.
21 α étant un réel de ]0 , π[ et z un nom- 2) Soit i un réel de l'intervalle ]0 , π[ , on
bre complexe. On pose considère l'équation d'inconnue z com-
P(z)= z3 - (1- 2 Sinα) z2 + (1- 2 Sinα) z-1 plexe : (E) : z2 - 2eii . z + e2ii - 1 = 0.
1) a) Calculer P(1). Résoudre l'équation ( E ).
b) Résoudre dans l'équation P(z) = 0 et 3) Dans le plan complexe P muni d'un
r ur
u
( )
écrire les solutions sous forme exponen-
tielle. repère orthonormé direct O, u, v , on
2) Résoudre dans l'équation : considère les points A, B et C d'affixes
⎛ π⎞
i⎜α + ⎟
⎝ 2⎠
respectives :
U3 = e z1 = 2eii ; z2 = 1 + eii et z3 = -1 + eii .
3) Vérifier que pour tout réel i, on a : a- Ecrire z2et z3 sous forme exponentielle.
⎛ θ ⎞ iθ b- Montrer que OBAC est un rectangle.
1 + ei θ = 2 Cos ⎜ ⎟ e 2
⎝ 2 ⎠ c- Déterminer le réel i de ]0 , π[ tel que
4) Résoudre dans C⎝ l'équation
⎠ : OBAC soit un carré.
(D'après Bac Tunisien 1999).
( z-1) ( z-1)
6 3
+ 2 Sin α + 1 =0

255
Equations 2 Aperçu Historique
à coefficients complexes

APERÇU HISTORIQUE

Niels Abel Évariste Galois

En 1545, le mathématicien italien Jérôme Cardan publie une méthode de résolution


algébrique développée par Niccolò Tartaglia des équations du troisième degré où la raci-
ne est exprimée en fonction de leurs coefficients. L'élève de Cardan, Ludovico Ferrari,
et Tartaglia découvrent une solution algébrique pour des équations du quatrième degré.
En 1629, le mathématicien français, Albert Girard, admet la possibilité qu'une équa-
tion ait des racines négatives ou des racines complexes. Il est ainsi en mesure de com-
pléter les découvertes partielles de François Viète concernant les relations entre les raci-
nes et les coefficients d'une équation algébrique. Viète avait découvert que si a et b sont
les racines de x2 - px + q = 0, alors p = a + b et q = a x b.
Plus généralement, Viète démontre que, si le coefficient de plus haut degré de l'équa-
tion p(x) = 0 est 1, alors l'opposé du coefficient d'ordre suivant est égal à la somme de
toutes les racines ; le troisième coefficient suivant est égal à la somme de tous les pro-
duits de deux racines, et l'opposé du quatrième coefficient est égal à la somme de tous
les produits de trois racines. Si le degré de l'équation est pair, le dernier coefficient est le
produit de toutes les racines ; s'il est impair, l'opposé de ce coefficient est égal au pro-
duit de toutes les racines. Viète apporte également une contribution importante aux
méthodes numériques d'approximation des racines d'équations.
En 1635, René Descartes publie un texte sur la théorie des équations, avec notam-
ment une règle des signes permettant de déterminer le nombre de solutions positives et
négatives d'une équation. Quelques décennies plus tard, Isaac Newton indique une
méthode itérative pour trouver les racines d'une équation, elle est connue aujourd'hui
sous le nom de méthode de Newton-Raphson.
À la fin du XVIIIe siècle, le mathématicien allemand Carl Friedrich Gauss démon-
tre que toute équation polynômiale a au moins une solution. Il reste cependant à déter-
miner si cette racine peut s'exprimer à l'aide d'une formule algébrique faisant intervenir
les coefficients de l'équation, comme c'est le cas pour les équations de premier, second,
troisième et quatrième degré. Dans le cadre de cette recherche, le Français Joseph
Lagrange développe une méthode de permutation des racines d'une équation. Cette idée
est reprise par l'Italien Paolo Ruffini, le Norvégien Niels Abel et le Français Évariste
Galois. Les travaux de ces quatre mathématiciens conduisent à une théorie complète des
racines des polynômes. D'après cette dernière, une équation polynômiale peut être réso-
lue à l'aide d'une formule algébrique générale, seulement si le degré du polynôme est
inférieur à cinq. Les travaux de Galois donnent également la réponse à deux célèbres
problèmes posés par les Grecs : Galois démontre qu'en utilisant seulement un compas et
une règle, il est impossible de partager un angle quelconque en trois parties égales et de
construire un cube dont le volume est le double du volume d'un cube donné.

256
Chapitre
3

Droites et plans
dans l’Espace

Plan du chapitre
❈ Activités préliminaires
❈ Cours
Équations de droites - Positions relatives
❖ de deux droites.
Équations de plans - Positions relatives
❖ de deux plans.
Positions relatives d'une droite et
❖ d'un plan de l'espace.

❈ Résumé du cours
❈ Avec L’ordinateur
❈ Exercices et Problèmes
❈ Aperçu Historique

257
Droites et plans 3 Activités préliminaires
dans l’Espace

ACTIVITÉS PRÉLIMINAIRES

Dans tout ce chapitre, on désigne par E l'ensemble des points de l'espace et par W
l'ensemble des vecteurs de l'espace.
ur ur ur
1 (
L'espace E est rapporté à un repère O, i , j , k . )
On donne les points A( 2, 3,0 ), B( 3,2,-3 ) , C( 4,-1,2) et D(3,0,-2).
1) Montrer que les quatre points A, B, C et D ne sont pas coplanaires
2) a) Calculer les coordonnées des milieux respectifs I,J,K et L des segments
[AB], [BC], [CD] et [DA]. ur uur
b) Calculer les composantes des vecteurs IJ et LK . Quelle conséquence
peut-on tirer au sujet du quadrilatère IJKL ?
3) On désigne par M et N les milieux respectifs des segments [AC] et [BD].
uuur uur ur
u uuur
Comparer les vecteurs JM et NL ainsi que les vecteurs IM et NK .
ur ur ur
2 (
L'espace E est rapporté à un repère O, i , j , k . )
On donne les points A(-1,2,3) , B(4,1,-2) et C(3,4,-5)
uuur uuur
1) a) Déterminer les composantes des vecteurs AB et AC
ur ur ur
(
dans la base i , j , k )
uuur uuur
b) Montrer que AB et AC ne sont pas colinéaires.
2) Déterminer les coordonnées du point M tel que ABCM soit un parallélogramme
ur ur ur
3 (
L'espace E est rapporté à un repère O, i , j , k
)
On donne les points A(-1,2,4) et B(5,-2,2)
1) Calculer les coordonnées du milieu I du segment [ AB ]
uuur uuuur uur
2) Déterminer les coordonnées du point M défini par MA + 2 MB = 0
ur ur ur
4 ( )
Dans l'ensemble W muni d'une base B = i , j , k on donne les vecteurs
⎛ −2 ⎞ ⎛m ⎞
→ ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟
u ⎜ −m ⎟ et v ⎜ 4 − m ⎟ ; m est un réel.
⎜ 1 ⎟ ⎜ m−3 ⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠
→ →
Déterminer m pour que u et v soient colinéaires.

258
Droites et plans 3 Activités préliminaires
dans l’Espace

ur ur ur
(
5 Dans l'espace E rapporté au repère O, i , j , k ) on donne les points
A(2,2,2), B(-1,2,-1), C(2,3,5) et D(1,0,-1).Montrer que les points A, B, C et D
ne sont pas coplanaires.

ur ur ur
6 Dans l'ensemble W muni d'une base B = i , j , k
⎛ 1⎞ ⎛−2 ⎞ ⎛ 0⎞
( ) on donne les vecteurs
→ ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟
u ⎜ 1 ⎟ . v ⎜ 3 ⎟ et w ⎜ 5 ⎟
⎜−2 ⎟ ⎜1 ⎟ ⎜−3 ⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠
a) Calculer le déterminant de ces trois vecteurs.
→ → →
b) Les vecteurs u , v et w sont-ils coplanaires ?

ur ur ur
(
7 L'espace E est rapporté à un repère O, i , j , k )
On donne les points A( 0,-3,-4 ), B( 6,1,-3 ) et C( -8,-9,4)
1) Montrer que les points A, B et C ne sont pas alignés.
2) Calculer les coordonnées des milieux respectifs I et J des segments [ AB ]
et [ AC ] uuur uuur uuur ur
3) a) Déterminer les coordonnées du point K tel que AK = AB + AC + 2 IJ
b) Prouver que les points A, C et K sont alignés et préciser leurs positions
relatives.

ur ur ur
W est muni d'une base B = (i, j,k)
⎛a ⎞ ⎛ a' ⎞ ⎛ a '' ⎞
→ ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟
Soient u ⎜ b ⎟ , v ⎜ b' ⎟ et w ⎜ b" ⎟ trois vecteurs de W. On a :
⎜c⎟ ⎜ c' ⎟ ⎜ c" ⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠
r r
⎛u et v sont ⎞ ⎛ a a' a a' b b' ⎞ ac
⎜⎜ ⎟⎟ ⇔ ⎜⎜ = = =0 ⎟⎟ où = ad - bc.
⎝colinéaires ⎠ ⎝ b b' c c' c c' ⎠ bd

r r ur ⎛ a a' a'' ⎞
⎛u , v et w sont ⎞ ⎜ ⎟
⎜⎜ ⎟⎟ ⇔ ⎜ b b' b'' = 0 ⎟
⎝ coplanaires ⎠ ⎜ c c' c'' ⎟
⎝ ⎠
a a' a''
b' b'' a' a'' a' a''
où b b' b'' = a -b +c
c' c'' c' c'' b' b''
c c' c''

259
Droites et plans 3 Cours
dans l’Espace

COURS
Equations de droites dans l'espace
Positions relatives de deux droites
ur ur ur
(
L'espace E est muni d'un repère cartésien O, i , j , k
)
Activité 1

1) Soit un vecteur non nul u et un point A de l'espace E .

Soit D la droite définie par le point A et de vecteur directeur u .
Montrer qu'un point M appartient à D si et seulement si, il existe un réel k tel que
uuur uuur r
OM = OA + ku ⎛a ⎞
→ → ⎜ ⎟
2) On considère la droite D = D (A, u ) où A(x0, y0, z0) et u ⎜b ⎟ .
⎜c ⎟
⎝ ⎠
Soit M(x, y, z ) un point de l'espace. Montrer que MdD si et seulement si, il existe un
⎧ x = x + λa
⎪ 0

réel m tel que : ⎨y = y0 + λb



⎩z = z 0 + λc

⎧ x = x + λa
⎪ 0
Le système ⎨y = y + λb ; λ ∈ constitue une représentation paramétrique
0

⎩z = z 0 + λc ur ur ur
( )
de la droite D dans le repère O, i , j , k .

Activité 2

On considère les points A(1, 2, -1) et B(4, -3, 0) de l'espace E. Donner un système
d'équations paramétriques de la droite (AB).

260
Droites et plans 3 Cours
dans l’Espace

Activité 3
⎛-2 ⎞
→ ⎜ ⎟
Soit la droite D passant par A(1, -1, -3) et de vecteur directeur v ⎜ 3 ⎟ .
⎜5 ⎟
⎝ ⎠
a) Donner un système d'équations paramétriques de la droite D.
b) Soit M(x, y, z) un point de l'espace . Montrer que M appartient à D si et seulement
⎧3x + 2y − 1 = 0
si on a : ⎨
⎩5x + 2z + 1 = 0
On dit que ce système constitue une représentation cartésienne de la droite D
ur ur ur
( )
dans le repère O, i , j , k .

Activité 4
Soit la droite D de l'espace E dont une représentation
⎧ x .= 1+ 2t

paramétrique est ⎨y = −3 − 5t ; t ∈
⎪z = 1− t

Déterminer une représentation cartésienne de la droite T passant par le point
A(3, -2, 1) et parallèle à D.

Activité 5

On considère les deux droites D et D' de l'espace E de représentations paramétriques


⎧ x = 3α − 2 ⎧ x = −3t + 1
⎪ ⎪
respectives : D : ⎨y = −2α + 1, α ∈ et D' : ⎨y = −t + 2 , t ∈
⎪z = α ⎪z = 4t − 3
⎩ →
⎩ →
1) Donner un vecteur directeur u de D et un vecteur directeur v de D'.
2) Les droites D et D’ sont-elles parallèles ? Justifier la réponse.
3) Les droites D et D’ sont-elles coplanaires ? Justifier la réponse.

Activité 6

On considère les droites D1 et D2 de l'espace E définies par :


⎧ x = 3z − 5
⎪ ⎧ x = 9z + 2
D1 : ⎨ 2 et D 2 : ⎨
⎪y = z + 1 ⎩y = 2z − 7
⎩ 3
1) Donner une représentation paramétrique pour chacune de ces deux droites.
2) Etudier la position relative, dans l'espace, des droites D1 et D2 .

261
Droites et plans 3 Cours
dans l’Espace

Positions relatives de deux droites D et D' de l'espace

Les vecteurs direc- Les vecteurs direc- Les vecteurs direc-


teurs de D et D' teurs de D et D' teurs de D et D' ne
sont colinéaires. sont colinéaires. sont pas colinéaires
D k D' = O . D k D' = D = D'. D k D' = {O} . Les vecteurs direc-
D et D' sont D et D' sont D et D' sont sécan- teurs de D et D' ne
strictement confondues. tes en O. sont pas colinéai-
parallèles. (D // D') (D // D'). res et D k D' = O.

D et D' ne sont
D et D' sont coplanaires
pas coplanaires

Activité 7

On considère les trois droites D, D' et T de l'espace E telles que:


⎧x = α + 1 ⎧ x = −2β
⎪ ⎪ ⎧ x − y + 3z + 3 = 0
D : ⎨y = α − 1 , α ∈ ; D' : ⎨y = −β − 1 , β ∈ et Δ : ⎨
⎪z = 2α + 1 ⎪z = β + 4 ⎩x + y − z − 5 = 0
⎩ ⎩
1) Etudier la position relative des droites D et D'.
2) Donner une représentation paramétrique de T.
3) Etudier la position relative des droites D et T.

Equations de plans dans l'espace


Positions relatives de deux plans
ur ur ur
(
L'espace E est muni d'un repère cartésien O, i , j , k
)
Activité 1

Soit un plan P, de l'espace E , défini par un point A(x0, y0, z0) et deux vecteurs
⎛a ⎞ ⎛a' ⎞
→⎜ ⎟ → ⎜ ⎟
directeurs u ⎜b ⎟ et v ⎜b' ⎟ non colinéaires. Soit M(x, y, z ) un point de l'espace.
⎜c ⎟ ⎜c' ⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠
262
Droites et plans 3 Cours
dans l’Espace

1) Montrer que M appartient à P si et seulement si, il existe deux réels m et μ tels que :
uuur uuur r r
OM = OA + λu + μv
2) En déduire que M ∈ P si et seulement si, il existe deux réels m et μ tels que :
⎧ x = x + λa + μa '
⎪ 0

⎨y = y0 + λb + μb '

⎩z = z 0 + λc + μc '
⎧ x = x + λa + μa '
⎪ 0

Le système ⎨y = y0 + λb + μb ' ; (λ , μ) ∈
2
constitue une représentation

⎩z = z 0 + λc + μc '
ur ur ur
(
paramétrique du plan P dans le repère O, i , j , k )
Activité 2

Donner un système d'équations paramétriques du plan P, de l'espace E, passant par


⎛-2 ⎞ ⎛-1 ⎞
⎜ → ⎟ → ⎜ ⎟
le point A(4, 1, 1) et de vecteurs directeurs u ⎜ 2 ⎟ et v ⎜ 2 ⎟
⎜3 ⎟ ⎜6⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠
Activité 3
On considère les points A(-1, -2, 5), B(1, 7, 1) et C(3, 4, 1) de l'espace E.
1) Montrer que ces trois points ne sont pas alignés.
2) Donner un système d'équations paramétriques du plan Q passant par les points
A, B et C.

Activité 4
On considère les points A(2, 3, 1), B(1, 0, 2) et C(1, 1, 3) de l'espace E.
1) Montrer que les points A, B et C déterminent un plan de l'espace E.
2) Soit M(x, y, z) un point de l'espace et soit P le plan passant par A, B et C.
uuur uuur uuur
a) Calculer à l'aide de x, y et z le déterminant des vecteurs AM, AB et AC .
b) En déduire que M appartient à P si et seulement si 4x - y + z - 6 = 0
L'équation 4x - y + z - 6 = 0 est une équation cartésienne du plan P
ur ur ur
( )
dans le repère O, i , j , k .
⎛α ⎞
→ ⎜ ⎟
3) Soit u ⎜ β ⎟ un vecteur de l'espace. Donner une condition nécessaire et suffisante
⎜γ ⎟
⎝ ⎠

pour que u soit un vecteur du plan P
263
Droites et plans 3 Cours
dans l’Espace

ur ur ur
(
L'espace E est muni d'un repère cartésien O, i , j , k )
- Tout plan de l'espace a une équation cartésienne de la forme ax + by + cz +d = 0
où a, b, c et d sont des constantes réelles telles que (a, b, c) ≠ (0, 0, 0).
- Toute équation de la forme ax + by + cz +d = 0 où a, b, c et d sont des
constantes réelles telles que (a, b, c) ≠ (0, 0, 0) est celle d'un plan de
⎛ ⎞
l'espace E. r ⎜α ⎟
- Soit P : ax + by + cz +d = 0 un plan de l'espace et soit u ⎜ β ⎟ un vecteur
⎜γ ⎟
r ⎝ ⎠
de l'espace. u est un vecteur du plan P, si et seulement si, aα + bβ + cγ = 0.

Activité 5

On considère le plan P, de l'espace E , passant par les points A(2, -4, -3) et B(-3, 2, 1)
⎛ ⎞
r r ⎜-3 ⎟
et parallèle à la droite D(O,u) où u ⎜ 1 ⎟ . Déterminer une équation cartésienne de P.
⎜ 5⎟
⎝ ⎠
Activité 6

Soient P et Q deux plans de l'espace E définis par P : x+ 2y - 4z + 1 = 0


et Q : 1 x + y − 2z + 1 = 0 .
2
Montrer que P et Q sont parallèles.

Activité 7
ur ur ur
(
L'espace E est muni d'un repère cartésien O, i , j , k )
Soit le plan P défini par P : x - 2y + z + 3 = 0.
1) Donner un point et deux vecteurs directeurs de P.
2) En déduire une représentation paramétrique du plan P.
3) Donner une équation cartésienne du plan Q parallèle à P et passant par l'origine O.
ur ur ur
(
L'espace E est muni d'un repère cartésien O, i , j , k )
Deux plans P et P' de E sont parallèles si et seulement si, tout vecteur de l'un
est un vecteur de l'autre.
Soient P : ax + by + cz +d = 0 et P' : a'x + b'y + c'z +d' = 0 avec a', b' et c' trois
⎛a b c⎞
( )
réels non nuls. On a : P / / P ' ⇔ ⎜ = = ⎟
⎝a ' b ' c '⎠

264
Droites et plans 3 Cours
dans l’Espace

Activité 8
ur ur ur
L'espace E est muni d'un repère cartésien (O, i , j , k ) .
1) Déterminer une équation cartésienne pour chacun des plans
ur ur ur ur ur ur
( )( ) (
O, i , j ; O, i , k et O, j , k . )
2) Donner une équation cartésienne de la droite d'intersection des plans
ur ur ur ur
( ) ( )
O, i , j et O, i , k .
3) Donner une équation cartésienne du plan passant par le point A (1, 2,- 3)
ur ur
(
et parallèle au plan O, j , k .) ur ur
(
4) Déterminer l'intersection du plan Q : y = 2 et du plan O, j , k . )
Positions relatives de deux plans P et Q de l'espace

les plans P et Q
les plans P et Q les plans P et Q sont sécants suivant
sont confondus sont disjoints une droite D
P= Q PkQ=O PkQ=D

P et Q sont sécants :
P et Q sont parallèles : Il existe au moins un
Tout vecteur de l'un est un vecteur de l'autre. vecteur de l'un qui
n'est pas de l'autre.

Activité 9
ur ur ur
( )
L'espace E est muni d'un repère cartésien O, i , j , k . Etudier la position relative
des deux plans P et Q et déterminer P k Q, dans chacun des cas suivants :
a) P : x - 2y + z + 5 = 0 ; Q : -2x + 4y - 2z + 7 = 0.
b) P : x - 2y + z + 1 = 0 ; Q : 3x + 4y - 2z + 5 = 0.
⎧x = λ

c) P : 2x - 3y + 2z - 4 = 0 ; Q : ⎨y = μ ; (λ , μ) ∈ 2

⎪z = 5 − 4λ + 2μ

265
Droites et plans 3 Cours
dans l’Espace

Positions relatives d'une droite


et d'un plan de l'espace
ur ur ur
(
L'espace E est muni d'un repère cartésien O, i , j , k . )
Activité 1

1) Rappeler les positions relatives d'une droite et d'un plan de l'espace E et illustrer
chaque position par une figure.
ur ur ur
( )
2) L'espace E est muni d'un repère cartésien O, i , j , k On donne le plan P et la
⎧ x = 3 + 3t

droite D définis par P : 3x - 2y + z - 5 = 0 et D : ⎨y = −1+ 2t ; t ∈
⎪z = −6 − 5t

a) Montrer que D est incluse dans le plan P.
2 1
b) Montrer que D est strictement parallèle au plan Q: x − y + z = 0 .
3 3

Soit D une droite et P un plan de l'espace. On a :


D est parallèle à P si et seulement si un vecteur directeur de D est un
vecteur de P.
D est parallèle à P ou bien D est sécante avec P.

Activité 2
ur ur ur
(
L'espace E est muni d'un repère cartésien O, i , j , k )
1) a) Déterminer un système d'équations paramétriques de la droite D passant par le
⎛ −1 ⎞
→ ⎜ ⎟
point A( 2, -1, 0) et de vecteur directeur e ⎜ 1 ⎟ .
⎜ 1⎟
⎝ ⎠
b) Déterminer un système d'équations paramétriques du plan P passant par le point
⎛1 ⎞ ⎛1 ⎞
→ ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟
B(1, -2, 2) et de vecteurs directeurs u ⎜ 1 ⎟ et v ⎜ 2 ⎟ .
⎜0⎟ ⎜1⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠
2) Etudier la position relative de D et P dans l'espace.

266
Droites et plans 3 Cours
dans l’Espace

Activité 3
ur ur ur
( )
L'espace E est muni d'un repère cartésien O, i , j , k . On considère le plan P et la
droite D définis par :
⎧3x + y − 10 = 0
P : x - 2y - z - 1 = 0 et D : ⎨
⎩2x + z − 9 = 0
1) Montrer que D est sécante à P.
2) Déterminer le point d'intersection de D et P.

Activité 4
ur ur ur
( )
L'espace E est muni d'un repère cartésien O, i , j , k On considère les trois plans
P, Q et R définis par : P : x - y + z + 1 = 0 ; Q : x + y - z + 1 = 0; R : x + 2y + z - 1 = 0.
1) Montrer que P et Q sont sécants suivant une droite D dont on donnera une
représentation paramétrique.
2) Etudier la position relative de la droite D et du plan R.
3) En déduire l'intersection des trois plans P, Q et R.

Activité 5

On considère un tétraèdre ABCD .Soit P un point de [AB], Q un point de [AC] et R un


point de [CD] tels que les droites (PQ) et (BC) soient sécantes en un point M.
1) Déterminer l'intersection des plans (PQR) et (BCD).
2) Déterminer l'intersection des trois plans (PQR), (BCD) et (ABC).
3) On suppose que ABCD est un tétraèdre régulier de côté α et que l'espace est muni
uuur uuur uuur
du repère cartésien (B , BC , BD , BA) et on considère les points
3 1 1 1 3
P (0, 0, α) ; Q ( α , 0 , α) et R ( α , α , 0)
4 2 2 4 4
a) Donner une équation cartésienne de chacun des plans (BCD) et (ABC).
b) Montrer qu'une équation cartésienne du plan (PQR) est 6x + 4 y +12z - 9α = 0.
c) Déterminer les coordonnées du point M.
d) Démontrer que (PQR) k (BD) = (MR) k (BD).
e) Soit S le point d'intersection des droites (MR) et (BD).Déterminer les
coordonnées de S.
f) Que représente le quadrilatère PQRS pour le tétraèdre ABCD ? Justifier la réponse.

267
Droites et plans 3 Résumé du Cours
dans l’Espace

RÉSUMÉ DU COURS

On désigne par E l'ensemble des points de l'espace et par W l'ensemble des


ur ur ur
( )
vecteurs de l'espace. E est muni d'un repère cartésien O, i , j , k et W
ur ur ur
( )
muni de la base B = i , j , k .
r r ur
* Soient u , v et w trois vecteurs de W et A, B, C et D quatre points de
uuur r uuur ur uuur ur
l'espace E tels que : AB = u , AC = v et AD = w
r r ur
( u , v et w sont coplanaires) équivaut à ( A, B, C et D appartiennent à un
même plan).
⎛a ⎞ ⎛ a' ⎞ ⎛ a '' ⎞
→ ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟
* Soient u ⎜ b ⎟ . v ⎜ b' ⎟ et w ⎜ b" ⎟ . On a :
⎜c⎟ ⎜ c' ⎟ ⎜ c" ⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠
r r a a' a a' b b'
( u et v sont colinéaires) équivaut à ( = = = 0 ).
b b' c c' c c'
a a' a"
r r ur
( u , v et w sont coplanaires) équivaut à ( b b' b" = 0 ).
c c' c"
⎛a ⎞
→ ⎜ ⎟
* Soit u ⎜ b ⎟ un vecteur non nul et A(x0, y0, z0) un point de l'espace.
⎜c⎟
⎝ ⎠ r
Une représentation paramétrique de la droite D(A, u ) est de la forme
⎧ x = x + λa
⎪ 0

⎨ y = y 0
+ λb ; λ ∈

⎩z = rz 0 + λc r r r
D(A, u ) et D(A’, v ) sont parallèles si et seulement si u et v sont colinéaires .
⎛ ⎞ ⎛ ⎞
r ⎜a ⎟ r ⎜a'⎟
* Soient u ⎜b ⎟ et v ⎜b' ⎟ deux vecteurs non colinéaires et A(x0, y0, z0) un point
⎜c ⎟ ⎜c' ⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠

de l'espace E.

268
Droites et plans 3 Résumé du Cours
dans l’Espace

r r
Une représentation paramétrique du plan P(A , u , v ) est de la forme
⎧ x = x + λa + μa '
⎪ 0

⎨y = y0 + λb + μb ' ; (λ , μ) ∈ 2

⎩z = z 0 + λc + μc '

* Toute équation de la forme ax + by + cz +d = 0 où a, b, c et d sont des cons-


tantes réelles telles que (a, b, c) ≠ (0, 0, 0) est celle d'un plan. Et tout plan de
l'espace admet une équation cartésienne de la forme ax + by + cz +d = 0 où a,
b, c et d sont des constantes réelles telles que (a, b, c) ≠ (0, 0, 0).
⎛α ⎞
→ ⎜ ⎟
* Soit P : ax + by + cz +d = 0 un plan de l'espace E et soit u ⎜ β ⎟ un vecteur
de l'espace. ⎜γ ⎟
⎝ ⎠
r est un vecteur du plan P, si et seulement si aα + bβ + cγ = 0
*u Soient deux plans P : ax + by + cz +d = 0 et P' : a'x + b'y + c'z +d' = 0
⎛a b c⎞
( )
avec a', b' et c' trois réels non nuls. On a P / / P ' ⇔ ⎜ = = ⎟ .
⎝a ' b ' c '⎠
* Deux plans sont parallèles si tout vecteur de l'un est un vecteur de l'autre.
* Deux plans sont sécants si et seulement si il existe un vecteur de l'un qui n'est
pas un vecteur de l'autre.
* Une droite est parallèle à un plan si et seulement si un vecteur directeur de
cette droite est un vecteur de ce plan.

269
Droites et plans 3 Avec L’ordinateur
dans l’Espace

AVEC L’ORDINATEUR
Activité
ABCD est un tétraèdre régulier de côté a. Soit M un point du segment [BC] et P le
plan perpendiculaire à [BC] passant par M. La section du tétraèdre par ce plan est un
triangle MNP. Soit G le centre de gravité du triangle MNP. Il s'agit de déterminer l'en-
semble des points G lorsque M décrit le segment [BC].
Recherche d'une conjecture avec Geospace W :
Définir un réel a libre dans [0,10] et les points A, B, C et D
ur ur ur
sachant que le repère orthonormal Rxyz est le repère ( O, i , j , k )
défini par
ur : O est le centre
uuur de gravité de la face BCD.
i est colinéaire à DB et de même sens.
ur uuur
j est colinéaire à OC et de même sens.
ur uuur
k est colinéaire à OA et de même sens.
Créer / Solide / Polyèdre convexe / Défini par ses sommets : permet de construi-
re le tétraèdre ABCD nommé Py.
Après avoir placé un point libre M sur le segment [BC], en sélectionnant :
Créer / Plan / perpendiculaire à une droite, définir le plan Q passant par M et
orthogonal à [BC].
Créer / Ligne / Polygone convexe / Section d'un polyèdre par un plan : permet de
visualiser la section du tétraèdre ABCD par le plan.
En déplaçant le point M sur le segment [BC], préciser :
a) La nature de la section du tétraèdre ABCD par le plan Q.
b) La section de ABCD par le plan Q lorsque M est le milieu I de [BC].
On suppose que le point M est sur le segment [BI].
Définir les points N et P, intersections du plan Q avec les segments [AD] et [AB].
Construire G en sélectionnant : Créer / Point / Centre divers / Centre de gravité.
En sélectionnant Divers / Modifier, modifier M comme point libre sur le segment [BI].
En utilisant Créer / Ligne / Courbe / Lieu de points : tracer l'ensemble des points
G lorsque M décrit le segment [BI].
En utilisant les symétries de la figure, conjecturer l'ensemble des points G.
Une stratégie de justification de la conjecture
uuur uuur: uuur
On se place dans le repère cartésien (B , BC , BD , BA) . Si le point M est sur
1
le segment [BI], il a pour coordonnées (x,0,0) avec 0 ≤ x ≤ .
2
⎛ x 2x 2x ⎞ uuur 2x ur uuur uuur
Montrer que G a pour coordonnées ⎜ ,
⎝3 3
,
3⎠
,⎟ puis que : BG = (
3 )
BI + BD + BA .
uur uuuur uuuur r
Soit G1 le centre de gravité du triangle IAD. On a : G1I + G1D + G1A = 0
1 uuur uuuur
Montrer que, pour tout réel x tel que 0 ≤ x ≤ , BG = 2 x BG1 .
2
En déduire l'ensemble des points G lorsque M est un point du segment [BI].
Déterminer l'ensemble des points G lorsque M décrit le segment [BC].
270
Droites et plans 3 Exercices et Problèmes
dans l’Espace

EXERCICES ET PROBLÈMES

1 Dans l'ensemble W muni d'une base 4 L'espace E est muni d'un repère
ur ur ur ur ur ur
( )
i , j , k , on donne les vecteurs : (
cartésien O, i , j , k )
r r r r ur r r r on donne les points
u = 4i + 3 j + k ; u' = ai + 2 j + bk A(1, 0, 2) ; B(-1, 1, 4) ; C(5,-1, 2).
r r r ur r r r
v = -2i + 3 j ; v' = 4i + α j + β k 1) a) Montrer que les points A, B et C ne
ur r r r ur u r r r sont pas alignés.
w = -3i + 2 j + k ; w' = -5i + λ j + μ k
b) Donner une représentation
a) Déterminer les réels a et b tels que uuur uuur
r ur paramétrique du plan P( A, AB , AC ).
u et u' soient colinéaires.
les réels α et β tels que c) Déterminer une équation cartésienne
b) Déterminer
r ur uuur uuur
v et v' soient colinéaires. du plan P( A, AB , AC ).
c) Déterminer les réels m et μ tels que 2) Soit le point D(2, 3, 3).
ur ur
u a) Donner une représentation
w et w' soient colinéaires.
paramétrique de la droite (AD).
2 l'ensemble W est muni d'une base b) Etudier la position relative de la droite
ur ur ur uuur uuur
( )
i , j , k . Dans chacun des cas
→ → →
(AD) et du plan P( A, AB , AC ).

suivants, dire si les vecteurs u , v et w 5 L'espace E est muni d'un repère


ur ur ur
sont coplanaires : (
cartésien O, i , j , k ) → → →
⎛1⎞ ⎛ 8 ⎞ ⎛ −1 ⎞ On considère les vecteurs u , v et w
→ ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟
a) u ⎜ 0 ⎟ , v ⎜−2 ⎟ , w ⎜ − 1 ⎟ ; de W définis par :
r r r r r r r r ur r r r
⎜3⎟ ⎜5 ⎟ ⎜ −4⎟ u = − 2i + 3 j − k ; v = i − j − 2k et w = 2i − j − 9k
⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠
⎛ −2 ⎞ ⎛ 1⎞ ⎛−3 ⎞ et le point A(1, 1, 4) de E .
→ ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟
b) u ⎜ 3 ⎟ , v ⎜−1 ⎟ , w ⎜ 1 ⎟ ; 1) Déterminer une équation cartésienne
⎜ 1 ⎟ ⎜−2 ⎟ ⎜−1 ⎟ du plan P qui passe par A et qui admet le
⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠ → →
⎛−2 ⎞ ⎛ −1 ⎞ ⎛1 ⎞ couple ( u , v) comme vecteurs directeurs.
→ ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟ 2)
ur Existe-t-il
r r des réels a et b tels que
c) u ⎜−1 ⎟ , v ⎜ 1 ⎟ , w ⎜−2 ⎟ .
⎜ 1⎟ ⎜−2 ⎟ ⎜−1 ⎟ w = au + bv ? Justifier la réponse .
⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠
6 L'espace E est muni d'un repère
3 L'espace E est muni d'un repère ur ur ur
ur ur ur
(
cartésien O, i , j , k ,) ( )
cartésien O, i , j , k on donne les

on donne les points points A(1, -2, 1) ; B(2, -1, -2) et C(1,0, 1).
A(1,-1,1) ; B(2,-2,2); C(1,0,1) et D(0, 0,3). 1) a) Montrer que les points A, B et C
Etudier la position relative des droites déterminent un plan P de l'espace E.
( AB ) et ( CD) dans l'espace. b) Déterminer une équation cartésienne
du plan P

271
Droites et plans 3 Exercices et Problèmes
dans l’Espace

c) Déterminer le réel m pour que le vec- ⎧x = 2 + t − s


r r r r ⎪
teur u = − 2i + 3 j + mk soit un vecteur de P. P' : ⎨y = 1− 2t + s ; (t, s) ∈ 2

2) Déterminer, dans chacun des cas ⎪ z = t + 3s


suivants, la position relative de la droite ⎩
D avec le plan P : ⎧ x = 1+ m − p
r r r ⎪
a) D = D( A, −2i + 3 j + 3k ) f) P : ⎨y = 2 − m − p ; (m, p) ∈ 2

r r r ⎪z = −1+ m − 2p
b) D = D(O, −2i + 3 j + 3k ) ⎩
r r r
c ) D = D(B, −2i + 3 j + k ) ⎧ x = −2 − 2t + 2s

7 L'espace E est muni d'un repère P' : ⎨y = 5 + 2t + 2s ; (t, s) ∈ 2

ur ur ur ⎪ z = 4 − 2t + 4 s
(
cartésien O, i , j , k ) ⎩

Soient D et D' les droites définies par les 9 L'espace E est muni d'un repère
ur ur ur
( )
représentations paramétriques suivantes :
⎧ x = −α + 1 cartésien O, i , j , k
⎪ Soient les points :
D : ⎨ y = 3α + 2 , α ∈ ;
⎪z = α − 4 A(1,0, 2) ; B(-1, 2, 1) ; C(0, 1, 1).
⎩ a) Déterminer une représentation paramé-
⎧ x = 1− 2β trique du plan (ABC).
⎪ b) Déterminer une équation cartésienne
D' : ⎨y = 3 − β , β ∈
⎪z = 1+ 2β du plan P parallèle au plan (ABC) et pas-
⎩ r sant par le point I(0, 2 , -3).
a) Donner un vecteur u directeur de D et
un vecteur directeur de D'. 10 L'espace E est muni d'un repère
ur ur ur
( )
b) Montrer que D et D' ne sont pas paral-
lèles. cartésien O, i , j , k
c) Déterminer l'intersection de D et D' et Déterminer l'intersection de la droite D et
conclure sur la position relative de ces du plan P dans chacun des cas suivants
deux droites.
⎧ x = −α + 1
8 L'espace E est muni d'un repère ⎪
a) D : ⎨y = 3α + 2 , α ∈ ;
ur ur ur
(
cartésien O, i , j , k ) ⎪z = α − 4

Dans chacun des cas suivants , étudier P : x + y+ z + 4 = 0
la position relative des plans P et P' :
b) P: x − y + z − 2 = 0
a) P: x − y + z + 1 = 0 ; P': − x + y − z = 0
b) P: 2x + y + z − 2 = 0 ; P': x − y − z = 0 x − 3 y +1 z + 2
et D : = =
c) P: 2x − y + z + 1 = 0 ; P': x + 2y + 3z − 1 = 0 2 2 3
d) P: x + 2z − 1 = 0 ; P': y − 2z + 4 = 0
e) P: 2x − 3y + 2z − 4 = 0

272
Droites et plans 3 Exercices et Problèmes
dans l’Espace

2 2
⎧x = α + 1

c) D : ⎨y = −2α , α ∈ ;
⎪z = −α + 1

⎧ x = 3 + 2α + 3β

P : ⎨y = α − 4β , (α, β) ∈ 2

⎪z = 2 + α + β

⎧ x + y − 3z + 2 = 0
d) D :⎨ ;
⎩ x − y + 2z − 1 = 0
P : x − y + z + 1= 0

11 L'espace E est muni d'un repère


ur ur ur
(
cartésien O, i , j , k )
1) Déterminer l'intersection deux à deux
des trois plans suivants :

P : 2x − y + z − 3 = 0 ;
Q : x + 2y + z − 1 = 0 et R: 3x + y − z + 2 = 0
2) Déterminer l’intersection de ces trois
plans.

273
Droites et plans 3 Aperçu Historique
dans l’Espace

APERÇU HISTORIQUE

La notion d'espace a évolué au fil des siècles.


Les mathématiciens ont longtemps considéré l'espace géométrique comme identique
à l'espace physique dans lequel nous nous mouvons .Le postulat d'Euclide (qui stipule
que « par un point non situé sur une droite ne passe qu'une droite et une seule parallèle
à la première ») suffisait pour démontrer n'importe quel théorème de géométrie. Mais
avec l'apparition des géométries non euclidiennes (au 19ième siècle), la notion d'espace
s'est trouvée complètement bouleversée et aboutit au concept d'hyperespace (espace de
dimension supérieure à 3).
D'autre part, l'avènement de la géométrie projective (Jean Victor Poncelet :
mathématicien français 1788 - 1867, auteur de « traité des propriétés projectives des
figures ») a permis d'envisager d'autres procédés de description de l'espace.
La géométrie dans l'espace constitue une base incontournable de nombreux domaines
des mathématiques, de l'astronomie et de la navigation (Mesure, repérage etc.).
Euclide : mathématicien grec du 3ième siècle av.J.C. Ses Éléments, considérés
comme le livre de géométrie par excellence, constituent une vaste synthèse de la géomé-
trie classique grecque. La géométrie euclidienne, relative à Euclide et à sa méthode, qui
se repose sur le postulat des parallèles d'Euclide. Les géométries non euclidiennes, quant
à elles, ce sont des géométries dans lesquelles l'axiome correspondant à l'ancien postu-
lat des parallèles est remplacé par un autre. Un espace vectoriel euclidien est un espace
vectoriel muni d'un produit scalaire.

Euclide entouré par des étudiants

274
Chapitre
4

Produit scalaire, Produit


vectoriel et Produit mixte
dans l’espace

cÄtÇ wâ v{tÑ|àÜx
❈ Activités préliminaires
❈ Cours
❖ Exploitation du produit scalaire dans l'espace

❖ Exploitation du produit vectoriel dans l'espace

❖ Exploitation du produit mixte dans l'espace

❖ La Sphère

❈ Résumé du cours
❈ Avec L’ordinateur
❈ Exercices et Problèmes
❈ Aperçu Historique

275
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Activités préliminaires
et Produit mixte dans l’espace

ACTIVITÉS PRÉLIMINAIRES
PRELIMINAIRES

Dans tout ce chapitre, on désigne par E l'ensemble des points de l'espace et par W
l'ensemble des vecteurs de l'espace.

1 Soit un tétraèdre ABCD et I, J les milieux respectifs des arêtes [AB] et [CD].
uuur uuur uuur uuur ur
Montrer que AD + AC + BC + BD = 4 IJ .
uuur uuur uuur uuur
2 Soit un parallélépipède ABCDA'B'C'D' .Démontrer que AB + AD + AA' = AC'

3 Soit le prisme droit ABCA'B'C' tel que les quadrilatères


ABB'A' et BCC'B' soient deux rectangles.
1) Montrer que la droite (BB')
est perpendiculaire au plan (ABC).
2) On suppose que le triangle ABC
est rectangle en A.
a) Montrer que ( A'B') est orthogonale
aux deux droites (CA) et (CC').
b) En déduire que la droite (A'B') est perpendiculaire au plan (ACC').

Deux droites D et D' de l'espace sont


orthogonales, et on note D = D', lorsque
leurs parallèles menées par un même
point sont perpendiculaires.

Une droite D est perpendiculaire à un plan


P, et on note D = P, lorsqu'elle est
orthogonale à toute droite de ce plan.
Point méthode :
Pour montrer qu'une droite est
perpendiculaire à un plan, il suffit
de montrer qu'elle est orthogonale
à deux droites sécantes de ce plan.

4 Soit un tétraèdre ABCD tel que les triangles ABC et ABD soient isocèles et
de même base .Démontrer que les droites (AB ) et (CD) sont orthogonales.

276
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Activités préliminaires
et Produit mixte dans l’espace

5 On considère un cube ABCDEFGH d'arête a ;


uuur uur uuur uuur
AE = BF = CG = DH
Soit I le centre de gravité du triangle CFH.
1) a) Montrer que le triangle CFH est équilatéral.
b) Montrer que les points A, G et I appartiennent
au plan médiateur du segment [CH] et au plan
médiateur du segment [CF].
c) En déduire que la droite (AG) est perpendiculaire
au plan (CFH) et qu'elle passe par I.
2) On note P le plan contenant les droites (AB) et (HG)
et P' le plan contenant les droites (AD) et (FG). Déterminer P k P’.

6 Soit un cube ABCDA'B'C'D' d'arête mesurant 1.


uuur uuur uuur
1) Vérifier que ( B, BA, BC, BB' ) est un repère orthonormé de l'espace.
2) Déterminer
uuur uuur les
uuurcoordonnées des sommets de ce cube dans le repère
( B, BA, BC, BB' ) .

277
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Cours
et Produit mixte dans l’espace

COURS
ur ur ur
( )
Dans toute la suite, l'espace E est muni d'un repère orthonormé O, i , j , k :
r r r r r r
⎧i ⊥ j , i ⊥ k , j ⊥ k

⎨r r r
⎪⎩ i = j = k = 1

Exploitation du produit scalaire


dans l'espace

Soient A, B et C trois points deux à deux distincts de l'espace E. On a


uuur uuur uuur ∧ uuur
(
AB . AC = AB . AC . cos AB , AC . )
→ →
Soient u et v deux vecteurs de W ; A, B et C trois points de E tels que :
uuur r uuur r r r r r
AB = u et AC = v . Le produit scalaire de u et v est le réel noté u . v
et défini comme suit :
r r r r rr
Si u = 0 ou v = 0 alors u.v = 0
r r r r r r uuur uuuur
Si u ≠ 0 et v ≠ 0 alors u . v = AB . AC

Activité 1

Soit a un réel strictement positif et ABCD un tétraèdre régulier


d'arête de longueur a.
1) Soit H le projeté orthogonal de A sur le plan (BCD).
a) Montrer que la droite (CD) est perpendiculaire au
plan (ABH)
b) Montrer que H est l'orthocentre du triangle BCD.
uuur uuur uuur uuur
c) En déduire que AB + AC + AD = 3 AH .
uuur uuur uuur
( )
2
2) a) Développer le carré scalaire AB + AC + AD
et le calculer à l'aide de a.
b) En déduire AH à l'aide de a.

278
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Cours
et Produit mixte dans l’espace

r r ur
Pour tous vecteurs u , v , w de W et pour tout réel α on a :
r r r r
u.v=v.u
r r r r r r
( ) ( )
α u .v =u. α v =α u.v
r r ur r r r ur
( )
( )
u. v+w =u.v+u.w

Activité 2
r r r
(
W est muni d'une base orthonormée i , j , k .
⎛ 2 ⎞ ⎛ 2 ⎞
)
r r
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ Deux vecteurs u et v sont
⎜ 3 ⎟ ⎜ 3 ⎟

⎜ 1 ⎟ →
⎜ 2 ⎟ orthogonaux si et
On donne les vecteurs u ⎜ - ⎟ et v ⎜ ⎟ r r
⎜ 3 ⎟ ⎜ 3 ⎟ seulement si u . v = 0
⎜ -2 ⎟ ⎜ 1 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
r r ⎝ 3 ⎠ ⎝ 3 ⎠
1) Vérifier que u et v ont pour norme 1 et sont orthogonaux.
ur r r ur
( )
2) Déterminer les coordonnées d'un vecteur w tel que u , v , w soit une base
orthonormée de W .

r r r
( )
W est muni d'une base orthonormée i , j , k . Pour tous vecteurs
⎛ ⎞ ⎛ ⎞
r ⎜x⎟ r ⎜ x'⎟ r r r
u ⎜ y ⎟ et v ⎜ y' ⎟ de W , on a : u . v = xx' + yy' + zz' ; u = x 2 + y2 + z 2 .
⎜z ⎟ ⎜ z' ⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠

Activité 3

Soit ABCDEFGH un cube de centre O et d'arête a.


1) Calculer à l'aide de a les expressions suivantes :
uuur uuur uuur uuur uuur uuur uuur uuur uuur uur
AB . AC ; AE . BG ; AH . EC ; OA . OG et OE . FB .
2) a) Montrer que les droites (DB) et (EB) sont orthogonales
à la droite (AG).

279
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Cours
et Produit mixte dans l’espace

b) En déduire que B, D et E ont même projeté orthogonal I sur la diagonale [AG]


et que C, F et H ont même projeté orthogonal J sur [AG].
ur
u ur uur
3) Montrer que AI = IJ = JG . r r r
( )
Indication : On pourra considérer le repère orthonormé A, i , j , k tel que :
r 1 uuur r 1 uuur r 1 uuur
i = .AB ; j = .AD et k = .AE .
a a a

Activité 4
ur ur ur
(
L'espace E est rapporté à un repère orthonormé O, i , j , k )
1) Donner une équation cartésienne du plan passant par le point A(1,-2,1) et dont un
⎛1⎞
→ ⎜ ⎟
vecteur normal est N ⎜ 3 ⎟ .
⎜-5 ⎟
⎝ ⎠
2) Donner une équation cartésienne du plan parallèle au plan Q : 2 x + y - 3 z + 7 = 0
et passant par le point B(3,-2,5).
3) Soient C(-1,2,3) et D(0,4,-1) deux points de E. Déterminer une équation cartésien
du plan médiateur du segment [CD].
4) Trouver les coordonnées du point d'intersection du plan P : 2 x + 3 y + 6 z = 117
avec la droite (D) perpendiculaire à P et passant par le point E(5,3,0).

ur
Le plan passant par A et de vecteur normal N
est l’ensemble des points M de E tels que
uuur ur
AM . N = 0

ur ur ur
L’espace E est rapporté à un repère orthonormé O, (
i, j,k )
Soit le plan P d’équation cartésienne : ax + by + cz + d = 0.
avec (a,b,c) ≠ (0,0,0).
⎛a ⎞
ur ⎜ ⎟
Le vecteur N ⎜b ⎟ est un vecteur normal à P.
⎜c ⎟
⎝ ⎠

280
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Cours
et Produit mixte dans l’espace

Activité 5
ur ur ur
(
L'espace E est rapporté à un repère orthonormé O, i , j , k )
1) Déterminer une équation cartésienne du plan P passant par le point B(0,-1,5) et de
⎛ -1 ⎞
→ ⎜ ⎟
vecteur normal N ⎜ -1 ⎟
⎜ 2⎟
⎝ ⎠
2) Calculer la distance du point A(-2,3,-1) au plan P.

Distance d'un point à un plan


ur ur ur
(
L'espace E est rapporté à un repère orthonormé O, i , j , k
Soient le plan P : a x + b y + c z + d = 0,
)
A(xA, yA, zA) un point de l'espace et H le
projeté orthogonal de A sur P.
La distance du point A au plan P est le réel
positif AH noté d (A, P) et tel que :

a x A + b yA + c z A + d
AH = .
a2 + b2 + c 2

Activité 6
ur ur ur
(
L'espace E est rapporté à un repère orthonormé O, i , j , k )
On donne les points A(1,2,-1) , B(0,3,-2) et E(-1,3,-1) de E .
1) Déterminer une représentation paramétrique de la droite (AB).
(On notera α le paramètre)
2) Vérifier que E n'appartient pas à la droite (AB).
3) Soit H ( xH , yH , zH ) le point d'intersection de (AB) avec le plan passant par E
et perpendiculaire à (AB). H est appelé le projeté orthogonal de E sur la droite (AB).
a) Calculer les coordonnées du point H.
b) Calculer la distance EH, appelée distance du point E à la droite (AB).
4) Soit M(x,y,z) un point quelconque de la droite (AB).
a) Exprimer x, y et z en fonction du paramètre α.
b) Calculer, en fonction de α, la distance EM2.
c) Déterminer la valeur minimale de EM2. Retrouver alors la distance de E à (AB).

281
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Cours
et Produit mixte dans l’espace

Distance d'un point à une droite


ur ur ur
L'espace E est rapporté à un repère orthonormé
r
O, (
i, j,k )
Soit (D) une droite de l'espace E , u un vecteur
directeur de (D), A un point de E et H son projeté
orthogonal sur (D).
La distance du point A à la droite (D)
est le réel positif AH, noté d(A, (D)).
⎧⎪ H ∈ (D)
Le point H vérifie les conditions : ⎨ uuur r .
⎪⎩ AH . u = 0

Activité 7
ur ur ur
( )
Soit O, i , j , k un repère orthonormé de l'espace E. D et D' désignent deux droites
⎧ x = -4 + 2 β.
⎧ x - z - 1 = 0. ⎪
définies par D : ⎨ et D ' : ⎨ y = β. (β ∈ ).
⎩ 2 z - y + 1 = 0. ⎪ z = 3.

1) a) Donner une représentation paramétrique


de la droite D.
b) Montrer que les droites D et D' ne sont
pas coplanaires.
2) a) Montrer qu'une équation cartésienne du
plan P contenant D et parallèle à D' est :
x - 2 y + 3 z + 1 = 0. ur
b) En déduire un vecteur directeur w d'une
droite orthogonale à la fois à D et D'.
3) Montrer qu'une équation cartésienne du
plan Q contenant D' et perpendiculaire à
P est : 3 x - 6 y - 5 z + 27 = 0.
4) a) Calculer les coordonnées du point d'intersection A de D et Q.
ur
b) La droite T qui passe par A et de vecteur directeur w coupe D' en A'.
Calculer les coordonnées du point A'.
c) Calculer la distance AA' appelée distance des droites D et D'.

282
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Cours
et Produit mixte dans l’espace

Soient, dans l'espace E, deux plans P : a x + b y + c z + d = 0 et


⎛a ⎞ ⎛ a' ⎞
→ ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟
P' : a' x + b' y + c' z + d' = 0 de vecteurs normaux respectifs N ⎜ b ⎟ et N ⎜ b' ⎟ .
→ → ⎜c ⎟ ⎜ c' ⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠
D (A, u ) et D (B, v ) sont deux droites de l'espace on a :
ur ur → →
P // P' ⇔ N et N' sont colinéaires P = P’ ⇔ N = N'
→ → → → → →
D (A, u ) // P ⇔ u = N D (A, u ) = P ⇔ u et N sont colinéaires
→ → → → → → → →
D (A, u ) = D (B, v ) ⇔ u = v D (A, u ) // D (B, v ) ⇔ u et v sont colinéaires

Exploitation du produit vectoriel dans l'espace


Activité 1

On considère un cube ABCDA'B'C'D' d'arête 1.


uuur uuur uuur uuur uuur uuur
( ) ( )
1) Montrer que : AB,AD,AA' et DA,DC,DD' sont deux bases orthonormées directes
de W. uuur uuur uuur uuuur uuuur uuur
( ) ( )
2) Montrer que : DC,DA,DD' et D'A',D'C',D'D sont deux bases orthonormées
indirectes de W.

Définition
r r
Soient u et v deux vecteurs de l'espace orienté et A, B et C trois points de E
uuur r uuur r r r ur
tels que AB = u et AC = v. On appelle produit vectoriel de u et v , le vecteur w ,
r r
noté u ∧ v défini par :
r r ur r
* Si u et v sont colinéaires, alors w = 0.
ur
* Si non w est l'unique vecteur tel que
⎧ ur
⎪1/ wrestr normal
ur
au plan (ABC)
⎪ 2/ ( u , v , w ) est une base directe de W


⎪ urr r r ⎛ uuur ∧ uuur ⎞
⎪ 3/ w = u . v . sin ⎜⎜ AB , AC ⎟⎟
⎪⎩ ⎝ ⎠

283
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Cours
et Produit mixte dans l’espace

Activité 2
r r
Soient u et v deux vecteurs non nuls de l'espace.
1) Simplifier les expressions suivantes :
r r r r r r r r
( ) (
r r
)
r r
( ) ( )
a) 2 u - 3 v ∧ u + 2 v ; b) u - v ∧ u + v
r r r r
( ) ( ) ( ) (
c) 2 u + 3 v ∧ 2 u + 3 v ; d) 2 u + 3 v ∧ 2 u - 3 v . )
2) Montrer que :
r r r r r r
u ⊥ v si et seulement si u ∧ v = u . v
r r
3) On suppose maintenant que les vecteurs u et v ne sont pas colinéaires.
Montrer que pour tous réels a, b, c et d on a :
r r r r
( ) ( )
a u + b v et c u + d v sont colinéaires si et seulement si (a d - b c = 0).

Propriétés
r r ur
Soient u , v et w trois vecteurs de l'espace et α un réel.
On a : r r r r
u ∧ v=-v ∧ u.
r r r r r r
( ) ( )
α u ∧ v=u ∧ α v =α u ∧ v .
r r ur r ur r
(
ur
)
ur
( )
u+v ∧ w=u ∧ w+v ∧ w.
r r ur r ur r
( )
w ∧ u + v =w ∧ u+w ∧ v.

Activité 3

La figure ci-contre représente un cube ABCDFGHE


tel que AB = 1. uuur uuur uuur
(
1) Vérifier que le repère A, AB , AD , AF
est orthonormé direct de E.
)
2) Calculer les produits vectoriels suivants :

uuur uuur uuur uuur uuur uuur


AB ∧ AD ; AB ∧ AC ; AC ∧ BD ;
uuur uuur uuur uuur uuur uuur
AC ∧ AH ; AC ∧ AG et AG ∧ BH .

284
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Cours
et Produit mixte dans l’espace

Expression analytique du produit vectoriel


⎛x⎞ ⎛ x' ⎞
→ → →
⎜ ⎟ → ⎜→ ⎟
Dans une base orthonormée directe ( i , j ,k ) de W, si u ⎜ y ⎟ et v ⎜ y' ⎟ alors
⎜z⎟ ⎜ z' ⎟
→ →
y y' → x x' → x x' → ⎝ ⎠ ⎝ ⎠
u ∧ v = i - j + k
z z' z z' y y'
→ → →
= ( y z' - z y' ) i - ( x z' - z x' ) j + ( x y' - y x' ) k

Activité 4
→ → →
Dans une base orthonormée directe ( i , j ,k ) de W , on considère les vecteurs :
⎛- 3 + 2⎞ ⎛-3 3 + 1⎞
→ ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟
u ⎜ ⎟ ⎜
3 + 2 ; v 3 3 + 1⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ -4 ⎟ ⎜ -2 ⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠ r r
Déterminer une mesure i de l'angle orienté u , v . ( )
Sinus et cosinus de l'angle de deux vecteurs
→ →
Soient u et v deux vecteurs non nuls de l'espace orienté W.
r r
( )
Si i est une mesure de l'angle orienté u , v alors on a :
r r r r
u ∧ v u.v
sin θ = r r et cos θ = r r .
u . v u . v

Activité 5
ur ur ur
L'espace E est rapporté à un repère orthonormé direct O, i , j , k .
⎛ 2-1 ⎞ ⎛
( )
1 ⎞
→ ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟
1) Soient u ⎜ 1 ⎟ et v ⎜ 2 + 1 ⎟ deux vecteurs de W.
⎜⎜ ⎟⎟ ⎜⎜ ⎟⎟
⎝ 2 + 1⎠ ⎝3 + 2 2 ⎠
→ →
a) Calculer u ∧ v . → →
b) Qu'en déduit-on pour u et v ?

285
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Cours
et Produit mixte dans l’espace

⎛1⎞ ⎛2⎞ ⎛ 1⎞
→ ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟
2) Soient u ⎜ 0 ⎟ , v ⎜ 1 ⎟ et w ⎜ -1⎟ trois vecteurs de W.
⎜1⎟ ⎜0⎟ ⎜ 2⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠
r r ur r r ur
( ) ( )
Calculer u ∧ v ∧ w et u ∧ v ∧ w . Conclure.
3) Soient les points A(2,0,0) , B(0,4,0) et C(0,0,3) de l’espace E.
uuur uuur uuur uuur uuur uuur
a) Calculer AB ∧ AC ; BC ∧ BA et CA ∧ CB.
b) Qu'en déduit-on ?

Activité 6
ur ur ur
(
L'espace E est rapporté à un repère orthonormé direct O, i , j , k .
⎛-1 ⎞ ⎛2⎞
)
Soient les vecteurs u 1 et v 2 ⎟
→ ⎜ ⎟ → ⎜

⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜0⎟ ⎜2 ⎟
ur⎝ ⎠ r⎝ ⎠ur r
Donner deux vecteurs w tels que u ∧ w = v.

Activité 7
ur ur ur
( )
L'espace E est rapporté à un repère orthonormé direct O, i , j , k .
1) On donne le point A(-3,5,2) et les deux vecteurs
⎛-1 ⎞ ⎛0⎞
→ ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟
u ⎜ 3 ⎟ et v ⎜ 1 ⎟
⎜ 4⎟ ⎜2 ⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠
r r
a) Montrer que u et v ne sont pas colinéaires.
b) Ecrire une équation cartésienne du plan passant par A et de vecteurs directeurs
r r
u et v .
2) Soient B(1,2,1) ; C(3,-1,1) et D(-1,0 ,2) trois points de E.
a) Vérifier que B, C et D ne sont pas alignés.
b) Ecrire une équation cartésienne du plan passant par les points B, C et D.

Propriété
r r
Soient u et v deux vecteurs non nuls de W .
r r r r
Si u et v sont deux vecteurs directeurs d’un plan P, alors le vecteur u ∧ v est
un vecteur normal au plan P.

286
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Cours
et Produit mixte dans l’espace

Activité 8
r r
Soient A et B deux points de l'espace E et u et v deux vecteurs non colinéaires de W.
uuur uuur r
1) Déterminer l'ensemble des points M de E tels que AM ∧ AB = 0.
uuur uuur
2) Déterminer l'ensemble des points M de E tels que AM . AB = 0.
r r uuur r
3) Déterminer l'ensemble des points M de E tels que u (
∧ v ∧ )
AM = 0.

Activité 9

Soient un triangle ABC et H le pied de sa hauteur issue de C.


Soit le point D tel que ABDC soit un parallélogramme.
On désigne par A l'aire du parallélogramme ABDC.
uuur uuur
1) Montrer que A = AB ∧ AC .

2) En déduire l'aire du triangle ABC.


3) Soient les points A(1,2,3) , B(4,2,-1) et C(2,-1,2) ur ur ur
( )
de l'espace E rapporté à un repère orthonormé direct O, i , j , k . Calculer l'aire
du triangle ABC.
Aire d'un triangle
Soient A, B et C trois points non alignés de l'espace E.
1 uuur uuur
L'aire du triangle ABC est égale au réel AB ∧ AC .
2
Activité 10
ur ur ur
( )
Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé direct O, i , j , k , on considère
r
un point A et une droite Δ passant par un point B et de vecteur directeur u .
Soit H le projeté orthogonal de A sur Δ.
r A rà Δ)
1) Montrer que la distance AH (distanceuuude
AB ∧ u
est donnée par la formule : AH = r .
u
2) Calculer la distance du point A(2,2,1) à la droite Δ
⎛-2 ⎞
→ ⎜ ⎟
passant par B(4,2,0) et de vecteur directeur u ⎜ 3 ⎟.
⎜1 ⎟
⎝ ⎠
Distance d’un point à une droite
uuur r
r AB ∧ u
( )
La distance d’un point A à une droite Δ = D B,u est le réel r
u

287
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Cours
et Produit mixte dans l’espace

Exploitation du produit mixte dans l'espace


Définition
r r ur
Soient u , v et w trois vecteurs de W. On appelle produit mixte de
r r ur r r ur r r ur
( )
u , v et w , le réel u ∧ v . w . On le note u , v , w . ( )
Activité 1
r r ur
1) Montrer que trois vecteurs u , v et w sont coplanaires si et seulement si
r r ur
( )
u , v , w = 0. ur ur ur
2) a) Dans l'espace rapporté au repère orthonormé direct O, (
i , j , k , on donne )
les points A(1,1,1) , B(-1,2,-1), C(2,3,5) et D(1,0,-1).
Montrer que les points A, B, C et D ne sont pas coplanaires.
⎛ 2⎞ ⎛1⎞ ⎛4⎞
→ ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟
b) Les vecteurs u ⎜-1 ⎟ , v ⎜-1 ⎟ et w ⎜-3 ⎟ sont-ils coplanaires ?
⎜ 1⎟ ⎜3⎟ ⎜7⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎝ ⎠
r r
3) Soient A un point de l'espace et u et v deux vecteurs non colinéaires.
r r uuur
Déterminer l'ensemble des points M de l'espace tels que u , v , AM = 0. ( )
Propriété
r r ur r r ur
Soient u , v et w trois vecteurs de W. On a : u , v et w sont
r r ur
(
coplanaires si et seulement si u , v , w = 0. )
Activité 2
ur
u ur u uru
(
e
1) Soit 1 2, e , e 3 )
une base orthonormée de W.
ur
u uru ur u ur
u ur
u ur u
( ) (
Montrer que la base e1 , e 2 , e3 est directe si et seulement si e1 , e 2 , e3 = 1.
ur ur ur )
(
2) Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé direct O, i , j , k on donne les )
⎛ -1 ⎞ ⎛ 1 ⎞ ⎛ 1 ⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ 2 ⎟ ⎜ 3 ⎟ ⎜ 6 ⎟
→ ⎜
1 ⎟ → ⎜ 1 ⎟ → ⎜
1 ⎟
vecteurs : u ⎜ ⎟ , v ⎜ ⎟ et w ⎜ ⎟
⎜ 2⎟ ⎜ 3 ⎟ ⎜ 6 ⎟
⎜ 0 ⎟ ⎜ 1 ⎟ ⎜ -2 ⎟
⎜ ⎟ ⎜⎜ ⎟⎟ ⎜⎜ ⎟⎟
⎝ ⎠ ⎝ 3 ⎠ ⎝ 6 ⎠

288
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Cours
et Produit mixte dans l’espace

r r ur
Montrer que (
u,v,w ) est une base orthonormée directe de W.

Propriété
r r ur r r ur
(
Soient u , v , w )
une base orthonormée de W . On a : u , v , w
r r ur ( )
(
est directe si et seulement si le produit mixte u , v , w = 1.)
Activité 3
r r ur
Soient u , v et w trois vecteurs non coplanaires de W.
On désigne par O, A, B et C les points de l'espace tels que :
uuur r uuur r uuur ur
OA = u , OB = v et OC = w . uuur uuur uuur
Soit M le point de l'espace tel que OM = OA ∧ OB .
Soit H le projeté orthogonal de C sur la droite (OM).
r r ur
(
1) a) Montrer que u , v , w = OM . OH )
b) En déduire le volume du parallélépipède
OADBCA'D'B'.
2) Soit un tétraèdre ABCD. On désigne par υ
son volume. 1 uuur uuur uuur
a) Montrer que υ =
6 (
AB , AC , AD . )
b) Calculer υ si l'on sait que A(1,1,1) , B(2,0,0) ,
C(0,3,0) et D(0,0,-2) dans un repère orthonormé direct de l'espace.

Activité 4

Soient ABCD un tétraèdre et H le projeté orthogonal de A sur le plan (BCD).


1) Montrer que la hauteur AH est donnée par la formule
uuur uuur uuur

AH =
(
BC , BD , BA
uuur uuur .
)
BC ∧ BD
2) On donne les quatre points A(-1,4,5) , B(0,1,1) ,
C(1,4,0) et D(-3,5,0) dans un repère orthonormé
direct de l'espace.
a) Calculer la hauteur h issue de A du tétraèdre ABCD.
b) Déterminer une équation du plan (BCD) et retrouver
le résultat de la question précédente.

289
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Cours
et Produit mixte dans l’espace

Propriété

* Soient ABCDA'B'C'D' un parallélépipède et o son volume.


uuur uuur uuur
(
On a : o = AB , AD , AA' )
* Soient ABCD un tétraèdre, υ son volume et h la hauteur issue du point A.
uuur uuur uuur
uuu
r uuu
r uuu
r (
BC , BD , BA )
On a : υ =
1
6
AB (
, AC , AD )
et h = uuur
BC ∧ BD
uuur .

Activité 5
Soient deux droites D et D', de E , définies par leurs représentations paramétriques :
⎧x = 1 + α ⎧x = 2β
⎪ ⎪
D: ⎨ y = 1 - α , α ∈ et D' : ⎨ y = 1 ,β ∈
⎪z = α ⎪z = -2β
⎩ ⎩
1) Montrer que les droites orthogonales à la fois à D et D' ont toutes la même
direction et donner un vecteur directeur de ces droites.
2) Montrer que parmi les droites précédentes une seule droite coupe à la fois
D et D'. On la note T.
3) Soit H et H' les points d'intersection de T avec D et D'.
Déterminer les coordonnées de H et H'.
4) Donner la représentation paramétrique de T.

Activité 6

r D et D' de E non coplanaires. D est définie par un pointurA et un


Soient deux droites
u
vecteur directeur et D' est définie par un point A' et un vecteur directeur u' .

1) Montrer que pour tout point MdD et pour tout point M’dD’, on a :
r ur uuur r ur uuuur
( ) ( )
u , u' , AA' = u , u' , MM' .
2) Soit H et H' les intersections de D et D' avec leur
perpendiculaire commune. Montrer que la distance
r ur uuur

entre D et D' est : HH' =


( r ur
)
u , u' , AA'
.
u ∧ u'

290
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Cours
et Produit mixte dans l’espace

3) Calculer la distance entre les droites D et D' suivantes :


⎧x=3+α ⎧x=2β
⎪ ⎪
D : ⎨ y = -1 - α (α ∈ IR) et D' : ⎨ y = 3 - 3β (β ∈ IR)
⎪ z = 1 + 2α ⎪ z = 1 + 3β
⎩ ⎩

r ur
Soient D(A,u ) et D'(A', u') deux droites non coplanaires de l'espace E.
H et H' les intersections de D et D' avec leur perpendiculaire commune.
r ur uuur

La distance entre D et D' est HH' =


( r
)
u , u' , AA'
ur .
u ∧ u'

La Sphère

Définition

Soient I un point de l'espace E et R un réel positif.


On appelle sphère de centre I et de rayon R,
l'ensemble des points M de l'espace tels que IM=R.
On la note S(I,R)

Activité 1
Soient I un point de l'espace E et a un réel strictement positif.
Déterminer l'ensemble des centres des sphères de rayon a et passant par I.

Activité 2

Soient A et B deux points distincts de l'espace E.


Quel est l'ensemble des centres des sphères passant par A et B ?

Activité 3

Soient trois points A, B et C non alignés de l'espace E .


Quel est l'ensemble des centres des sphères passant par A, B et C ?

291
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Cours
et Produit mixte dans l’espace

Activité 4
Soit ABCD un tétraèdre régulier d'arête de longueur a.
Déterminer le centre I et le rayon R de la sphère S passant par A,B,C et D.
S est appelée la sphère circonscrite au tétraèdre ABCD.
(indication: étudier l’intersection des trois plans P ; Q et R médiateurs respectis des
segments [BC] ; [CD] et [AB]).

Équation cartésienne d'une sphère


ur ur ur
(
L'espace E est rapporté à un repère orthonormé direct O, i , j , k )
Activité 1
Soit le point I(1,-2,3) de E.
Donner une condition nécessaire et suffisante sur les réels x,y et z pour que le point
M(x,y,z) appartienne à la sphère de centre I et de rayon 2.

Activité 2

Soit R un réel positif et I( a,b,c) un point donné de l'espace E.


1) Trouver une condition nécessaire et suffisante sur les coordonnées x, y et z du point
M(x,y,z) pour qu'il appartienne à la sphère de centre I et de rayon R.
2) Réciproquement , on considère l'ensemble (S) des points M(x,y,z) de l'espace tels
que : x2 + y2 + z2 - 2ax - 2by - 2cz + d = 0.
a) Ecrire la relation précédente sous la forme : (x - a)2 + (y - b)2 + (z - c)2 = h.
où h est un réel que l'on exprimera en fonction de a, b, c et d.
b) Déterminer alors, suivant les réels a, b, c et d la nature et les éléments
caractéristiques de (S).
Equation cartésienne d'une sphère
ur ur ur
(
L'espace Eest rapporté à un repère orthonormé O, i , j , k )
Soient I (a, b, c) un point de l'espace et R un réel positif.
Une équation cartésienne de la sphère S (I, R) de centre I et de rayon R est :
(x - a) 2 + (y - b) 2 + (z - c) 2 = R2,..

292
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Cours
et Produit mixte dans l’espace

Activité 3

Déterminer l’ensemble des points M(x, y, z) de l'espace E dans chacun des cas
suivants :
1) x 2 + y2 + z 2 - 2 x + 4z + 4 = 0
2) x 2 + y2 + z 2 + 2 x -2y + 2 = 0
3) x 2 + y2 + z 2 + 2 x + 4y - 3z + 12 = 0

Activité 4

Soient les points A(1,2,0) et B(-1,0,3) de l'espace E.


a) Déterminer une équation cartésienne de la sphère de diamètre [AB].
b) Déterminer l'ensemble des points M de l'espace tels que MA = 2MB.

Activité 5

Soient deux points A et B distincts de l'espace E et I le milieu du segment [AB].


1) Soit M un point de l'espace E. Montrer que
uuur uuur AB
(MA . MB = 0) ⇔ (MI = )
2
2) En déduire l'ensemble des points M de l'espace E
uuur uuur
tels que MA . MB = 0 .
3) Déterminer l'équation cartésienne de la sphère
de diamètre [AB] où A(-1,2,1) et B(-3,1,-2)

Section plane d'une sphère


Activité 1

Soit S (I, R) une sphère de centre I et de rayon R et P un plan de l'espace E.


On note H le projeté orthogonal du point I sur P et d = d (I, P)= IH.
1) On suppose que d > R. Montrer que la sphère S (I, R) et le plan P ne se
rencontrent pas.
2) On suppose que d = R. Montrer que le plan P rencontre la sphère S (I, R) en un
seul point H.
on dit que le plan est tangent à la sphère S (I, R).
3) On suppose maintenant que d < R.
a) Soit M un point de P, montrer que M appartient à S (I, R) si et seulement si
HM2 = R2 - d2.
b) En déduire que l'intersection de la sphère S (I, R) avec le plan P est le cercle
de centre H et de rayon R2 − d2 .

293
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Cours
et Produit mixte dans l’espace

Section plane d'une sphère

Soit S une sphère de centre I et de rayon R et P un plan de l'espace E.


On désigne par H le projeté orthogonal du point I sur le plan P et on pose d = IH.
* Si d > R alors PkS = O et on dit que P et S sont disjoints.
* Si d = R alors PkS = {H} et on dit que P et S sont tangents en H.
* Si d < R alors PkS est le cercle du plan P de centre H et de rayon r = R2 − d2

PkS =C (H,r)

Activité 2

On considère, dans l'espace E, la sphère S de centre O et de rayon 5. Soit [AB]


un diamètre de S, I étant un point de [AB].
On note OI = h et on coupe la sphère S par le plan P perpendiculaire à (AB) en I.
Déterminer l'ensemble des points communs à la sphère S et au plan P dans chacun
des cas suivants :
a) h = 4,8 b) h = 3 c) h = 0 d) h = 5 e) h = 5,1 .

Exercice Résolu
Enoncé : ur ur ur
( )
L'espace E est rapporté à un repère orthonormé direct O, i , j , k .

Déterminer l'intersection de la sphère S d'équation cartésienne


x2 + y2 + z2 + 4x - 6y + 2z - 2 = 0 avec chacun des plans
P : x + 3y +z + 10 = 0 et Q : x + y + z + 4 3 = 0.
294
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Cours
et Produit mixte dans l’espace

Solution :
On a (x 2 + y 2 + z 2 + 4x - 6y + 2z - 2 = 0 ) ⇔ (x + 2) 2 + (y - 3) 2 + (z + 1) 2 = 4 2
La sphère S a pour centre le point I(-2,3,-1) et pour rayon R = 4.
−2 + 3 x 3 − 1+ 10 16
On a d (I, P) = = > 4 , il en résulte que Pk S = O .
11 11
−2 + 3 − 1+ 4 3
D'autre part on a d(I,Q)= = 4 , donc Q et S sont tangents au point H
3
projeté orthogonal de I sur le plan Q.
Déterminons les coordonnées du point H.
Les coordonnées (x, y, z) de H vérifient simultanément les conditions :

x + y + z + 4 3 = 0. car H ∈ Q
⎧x + 2 = α ⎛ ⎞
⎪ ur
u r ⎜1⎟
et ⎨y − 3 = α , α ∈ IR car IH est colinéaire au vecteur n ⎜1⎟ normal à Q
⎪z + 1 = α ⎜1⎟
⎩ ⎝ ⎠

D’où (α - 2) + ( α + 3) + ( α -1) + 4 3 = 0 . On obtient 3 α = - 4 3 c’est-à-dire

4 3 ⎛ 4 3 4 3 4 3 ⎞⎟
α =- . Il en resulte que H ⎜⎜- -2;- +3 ; - -1 ⎟ .
3 ⎝ 3 3 3 ⎠
Activité 3
ur ur ur
(
L'espace E est rapporté à un repère orthonormé direct O, i , j , k . )
Déterminer l'intersection de la sphère S et du plan P dans chacun des cas suivants :
1) S : x2 + y2 + z2 - 2x + 6y - 8z + 25 = 0 et P : 12x + 5z - 19 = 0
2) S : x2 + y2 + z2 - 2x - 4y + 6z + 5 = 0 et P : 2x - 3z + 5z + 18 = 0
3) S : x2 + y2 + z2 - 2x - 4y + 6z + 5 = 0 et P:x+y+z=0

Activité 4
ur ur ur
(
L'espace E est rapporté à un repère orthonormé direct O, i , j , k . )
Donner une équation cartésienne du plan P tangent à la sphère S de centre I(1,2,0)
au point A(1,1,-1).

295
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Résumé du Cours
et Produit mixte dans l’espace

RÉSUMÉ DU COURS
ur ur ur
(
L'espace E est muni d'un repère orthonormé direct O, i , j , k
W est l'ensemble des vecteurs de l'espace E.
)
* Soient A, B et C trois points deux à deux distincts de l'espace.
→ → uuur ∧ uuur
On a : AB . AC = AB . AC . cos ( AB, AC )
→ → → →
* Deux vecteurs u et v sont orthogonaux si et seulement si u . v = 0
⎛→ → →⎞
W est muni d'une base orthonormée ⎜ i , j , k ⎟. Pour tous vecteurs
⎛ x⎞ ⎛ x' ⎞ ⎝ ⎠
→ ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟ → →
u ⎜ y ⎟ et v ⎜ y' ⎟ . on a : u . v = xx' + yy' + zz'
⎜ z⎟ ⎜ z' ⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠
* Soit, dans l'espace E, le plan P d'équation cartésienne : a x + b y + c z + d = 0
avec (a, b, c) ≠ (0, 0,0) et soit A(xA, yA, zA) un point de E.
⎛a⎞
⎜ ⎟

Le vecteur N ⎜ b ⎟ est un vecteur normal à P.
⎜c⎟
⎝ ⎠
La distance du point A au plan P est donnée par la formule :
a x A + b yA + c z A + d
d(A, P) = AH =
a2 + b2 + c 2
* Soient les plans P : a x + b y + c z + d = 0 et P' : a' x + b' y + c' z + d' = 0
⎛a⎞ ⎛ a' ⎞
→ ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟
de vecteurs normaux respectifs N ⎜ b ⎟ et N' ⎜ b' ⎟ On a :
⎜c⎟ ⎜ c' ⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠
→ →
• P // P’ ⇔ N et N' sont colinéa
aires.
→ →
• P ⊥ P’ ⇔ N et N' sont orthogonaux.
→ → →
• D (A,u ) // P ⇔ u et N sont orthogonaux.
→ → →
• D (A,u ) ⊥ P ⇔ u et N sont colinéaires.
→ →
* Si u et v sont deux vecteurs colinéaires de W alors le produit vectoriel de
r r
u et v est le vecteur nul.

296
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Résumé du Cours
et Produit mixte dans l’espace

→ → → → → →
* Si u et v ne sont pas colinéaires, le produit vectoriel de AB = u et AC = v

est le vecteur w , ⎧
⎪ →

⎪1/ w est normal au plan (ABC)


→ → → ⎪ → → →
noté w = u ∧ v défini par : ⎨ 2/ ( u , v , w ) est une base directe de W
⎪ → → → uuur ∧ uuur

⎪ 3/ w = u v sin AB, AC ( )
→ → → ⎩
* Soient u , v et w trois vecteurs de W et α un réel . On a :
→ → → → → → → → → →
u ∧ v = - v ∧ u ; (α u ) ∧ v = u ∧ (α v ) = α ( u ∧ v ) ;
→ → → → → → → → → → → → → →
( u + v) ∧ w = u ∧ w + v ∧ w ; w ∧ ( u + v) = w ∧ u + w ∧ v .
→ → →
* Dans une base orthonormée directe ( i , j , k ) de W , si on a
⎛x⎞ ⎛ x' ⎞
→ ⎜ ⎟ → ⎜ ⎟ → →
y y' → x x' → x x' →
u ⎜ y ⎟ et v ⎜ y' ⎟ , alors u ∧ v = i - j + k
⎜z⎟ ⎜ z' ⎟ z z' z z' y y'
⎝ ⎠ ⎝ ⎠ → → →


= y z' - z y' i - x z' - z x'

(
j + x y' - y x' ) ( ) ( ) k
* Soient u et v deux vecteurs non nuls de W. Si i est une mesure de l'angle
→ →
orienté ( u ., v ) , alors on a :
→ →
u ∧ v → →
u . v
sin θ = → →
et cos θ = → →
u . v u . v
→ → → →
* Si P est un plan de vecteurs directeurs u et v , alors le vecteur u ∧ v est
un vecteur normal au plan P.
* Soient A, B et C trois points non alignés de E. L'aire du triangle ABC est :
→ →
1
AB ∧ AC
2
→ → →
* Soient u , v et w trois vecteurs de W. On appelle produit mixte de
→ → → → → → → → →
u , v et w le réel (u ∧ v ) . w On le note (u , v , w) .
→ → →
* Soient u , v et w trois vecteurs de W. On a :
→ → → → → →
u , v et w sont coplanaires si et seulement si (u , v , w) = 0

297
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Résumé du Cours
et Produit mixte dans l’espace

→ → →
* Soient (u , v , w) une base orthonormée de W. On a :
→ → → → → →
(u , v , w) est directe si et seulement si (u , v , w) = 1 .
* Soient ABCDA'B'C'D' un parallélépipède et V son volume.
→ → →
On a : V = ( AB , AD , AA' ) .

* Soit ABCD un tétraèdre, υ son volume et h la hauteur issue de A. On a :


uuur uuur uuur

υ=
1 uuu
r
(
uuu
r uuu
r
AB , AC , AD et h =)
BC(
uuur
, BD , BA
uuur .
)
6 BC ∧ BD
r ur
* Soient D(A,u ) et D'(A', u' ) deux droites non coplanaires de l'espace E.
H et H' les intersections de D et D' avec leur perpendiculaire commune.
r ur uuur

La distance entre D et D' est HH' =


(u , u' , AA'
r ur
)
.
u ∧ u'

uuur r
r AB ∧ u
( )
* La distance d’un point A à une droite Δ = D B,u est le réel r
u
ur ur ur
(
* Soient I(a,b,c) un point de l'espace rapporté à un repère orthonormé O, i , j , k )
et R un réel positif. Une équation cartésienne de la sphère S(I,R) de centre I et
de rayon R est : (x - a)2 + ( y - b)2 + (z - c)2 = R2.
* Soit S une sphère de centre I et de rayon R et P un plan de l'espace. On
désigne par H le projeté orthogonal du point I sur le plan P et on pose d = IH.
* Si d > R alors PkS = O et on dit que P et S sont disjoints.
* Si d = R alors PkS = {H} et on dit que P et S sont tangents en H.
* Si d < R alors PkS est le cercle du plan P de centre H et de rayon R2 − d2
et on dit que P et S sont sécants suivant ce cercle.

298
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Avec L’ordinateur
et Produit mixte dans l’espace

AVEC L’ORDINATEUR
Activité 1
Soient S1 et S2 deux sphères de même centre o et de rayons respectifs 3 et 5.
P est le plan d'équation cartésienne Z = m où m est un paramètre réel tel que -3 < m < 3.
C1 est l'intersection du plan P avec S1 et C2 est l'intersection du plan P avec S2.
A1 désigne l'aire de C1 et A2 désigne l'aire de C2. On note A = A2 - A1 et on se
propose de montrer que la valeur de A est constante.
Recherche d'une conjecture avec Geospace W :
Afficher le repère Rxyz du logiciel.
Créer /Solide/ sphère : S1 de centre o et de rayon 3.
Bis / S2 de centre o et de rayon 5
Créer /Numérique variable réelle libre m dans un intervalle -3 __ 3.
Créer/ le plan P définie par son équation Z - m =0.
Créer / ligne / cercle / la section C1 de la sphère S1 par le plan P.
Bis : P ; S2 ; C2.
Créer / numérique / mesure géométriques / l'aire A1 du convexe C1.
Bis : A2 du convexe C2.
Créer / numérique / calcul algébrique A2 - A1 et nommer cette différence A.
Créer / affichage / valeur déjà défini A1 ; (3 chiffres après la virgule) ; aff0.
Bis A2 ; (3 chiffres après la virgule) ; aff1.
Bis A ; (3 chiffres après la virgule) ; aff2.
Piloter avec les flèches de direction du clavier. Que peut-on conjecturer ?
Une stratégie de justification de la conjecture :
Déterminer, en fonction de m, la distance de o au plan P.
Calculer, en fonction de m, les rayons r1 et r2 respectifs des cercles C1 et C2.
Calculer, en fonction de m, les aires respectives A1 et A2 des cercles C1 et C2.
En déduire que l'aire A de la couronne est indépendante de m et donner sa valeur.

Activité 2
Soit A( -1 ; -1 ; 1) ; B(-1 ; 2 ; -2) et P : X + Y + Z - 2 = 0. Pour tout réel m on considère
la sphère Sm de centre I(-1 ; m ; -m) et de rayon Rm= m 2 − m + 1 .
On se propose de vérifier que le point Im décrit la droite (AB) et puis étudier suivant
les valeurs de m la position relative de P et Sm.
Utiliser le logiciel Geospace W pour :
Créer /point / repérer dans l'espace/ A de coordonnées : -1 -1 1.
Bis / B de coordonnées : -1 2 -2.
299
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Avec L’ordinateur
et Produit mixte dans l’espace

Créer / le plan P défini par son équation X + Y + Z - 2 = 0.


Créer / point libre dans un plan P : nommer ce point C (Bis pour D, E et F)
Créer / ligne / polygone défini par ces sommets C D E F (déplacer ces points pour
avoir la forme d'un parallélogramme illustrant le plan P et hachurer ce quadrilatère)
Créer /numérique / variable réelle libre dans l'intervalle -8 8 et la nommer m.
Créer / point repéré dans l'espace/ de nom I et de coordonnées : -1 m -m.
Créer / numérique / calcul algébrique / l'expression Rm égale à Rac(m^2 - m+1).
Créer / solide / sphère / de centre I de rayon Rm et de nom Sm.
Créer / ligne / cercle / la section Cm de la sphère Sm par le plan P.
Piloter avec les flèches du clavier et donner une conjecture puis la justifier.

300
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Exercices et Problèmes
et Produit mixte dans l’espace

EXERCICES ET PROBLÈMES

L'espace E est rapporté à un repère 4 Donner une équation cartésienne du


ur ur ur
(
orthonormé direct O, i , j , k ) plan passant par le point A(0,1,-2)
et perpendiculaire à la droite (CD) telle
→ →
que C(-1,1,-1) et D(0-3,2).
1 Calculer u . v dans chacun des cas
suivants 5 Donner un système d'équations para-
⎛ -2 ⎞
⎛ -1 ⎞ ⎛0⎞ ⎜ ⎟ ⎛2 ⎞ métriques de la droite perpendiculaire
→ ⎜ ⎜ 3 ⎟ ⎜ ⎟
⎟ → ⎜ ⎟ → → au plan P : 2x - 3y + z = 0 et passant par
u ⎜ -2 ⎟ et v ⎜ 6 ⎟ ,; u ⎜ -2 ⎟ et v ⎜ - 2 ⎟ le point I(4,-2,0).
⎜3 ⎟ ⎜ -4 ⎟ ⎜ ⎟ ⎜⎜ ⎟
⎝ ⎠ ⎝ ⎠ ⎜⎜ 3 ⎟⎟ 3 ⎟
⎝ ⎠ 6 Ecrire une équation cartésienne du
⎝ 2⎠ plan P sachant que le projeté ortho-
2 On donne un tétraèdre régulier ABCD gonal de l'origine O du repère sur ce plan
( toutes ses arêtes ont même est le point D (1,-2,3)
longueur que l'on notera a où a est un
réel strictement positif) 7 Dans chacun des cas suivants ,
étudier la position relative des plans
uuur uuur 2 P et P'
1)Montrer que [Link]= a et que
uuur uuur a 2 2 P : x - y + z + 1 = 0 et P' : -x + y - z = 0
[Link]=- P : 2x + y + z - 2 = 0 et P' : x - y - z = 0
2 uuur uuur uuur uuur uuur uuur
8 1) Donner une équation cartésienne
2) a)Calculer [Link] , [Link] et [Link] r
b)Que peut-on en déduire pour les d'un plan admettant le vecteur k pour
droites (AB) et (CD) , (AC) et (BD) , vecteur normal.
(AD) et (BC) ? 2) a) En déduire que les deux plans
ur ur u uuur uur d'équations respectives x = 1 et y = 0
3) a)En écrivant IJ = IB + BC + CJ , sont perpendiculaires.
uuur ur uuur ur b)Déterminer un système d'équations
calculer AB . IJ et CD . IJ .
paramétriques de leur droite d'intersection.
b)Que représente la droite (IJ) pour le
couple de droites (AB) et (CD) ? 9 Calculer la distance du point A au
c)Calculer les distances des droites (AB) plan P dans chacun des cas suivants :
et (CD) ; (AC) et (BD) ; (AD) et (BC) . A(1, 0, 2) et P : 2x - y + z - 2 = 0
A(0, 0, -3) et P : 2x - 2y + z + 5 = 0
3 Donner une équation cartésienne du
A(-1, 1, 1) et P passant par les points
plan passant par A(1,-2,3) et de
B(0, 1, 0) et C(1, 0, 0) et D(0, 0, 1)
vecteur normal r r r

⎛ 1⎞
⎜ ⎟
( )
10 Soit i , j , k une base orthonormée

u ⎜ -1⎟ directe de W .
r r r r r r
⎜ 0⎟ Déterminer i ∧ j , i ∧ k et j ∧ k
⎝ ⎠

301
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Exercices et Problèmes
et Produit mixte dans l’espace

11 1) Montrer que le produit vectoriel de 16 Soit un cube ABCDEFGH tel que


deux vecteurs est nul si et seulement AB = 1.
si ces deux vecteurs sont colinéaires. Calculer l'aire des triangles CEH, CFH et
2) Montrer alors que les points A(1,0,1), CDF.
B(1,1,0) et C(0,1,1) définissent un plan. r
3) Donner une équation cartésienne de 17 Soit O un point de l'espace et F une
ce plan. force appliquée à un point A d'un
solide indéformable. r
12 On donne les plans On appelle moment de la force F au
P:x+y+z+1=0 r uuur point
r
O et on note MO (F) , le vecteur OA ∧ F
et P' : x - y + 2z - 1 = 0 ur r r
1) préciser deux vecteurs u et v 1) La droite (d) définie par (A, F ) est
normaux respectivement aux plans P et P' appelée support de la force.
→ a)Soit H le projeté orthogonal de O sur
2) Calculer le produit vectoriel w de ces r r
deux vecteurs. (d), montrer que MO (F) = OH. F .
3) Déterminer la droite d'intersection de b)En déduire que deux forces de même
P et P' vecteur et de même support ont même
13 Soient deux vecteurs orthogonaux. moment en tout point de l'espace.
ur r
u et v 2) Soit O' un point de
r l'espace, montrer
r r r r r
( )
Démontrer que u ∧ u ∧ v = − u 2 . v que le moment de F en O'r est égal à la
somme du de F en O et du
→ → → r moment
uuuur
14 Montrer que la base (u , v , w) est vecteur F ∧ OO' .
orthonormée puis déterminer son sens. 3) Montrer que si trois forces ont une
⎛ 8 ⎞ ⎛ 1⎞ ⎛ 4 ⎞ résultante nulle et si le système formé
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ par ces trois forces a un moment nul par
⎜ 9 ⎟ ⎜ 9⎟ ⎜ 9 ⎟ rapport à un point quelconque de l'espace,

⎜ 1 ⎟ → ⎜ 8 ⎟ → ⎜ -4 ⎟ alors les supports des forces sont
u ⎜ , v ⎜ ⎟ , w ⎜
9 ⎟ 9 9 ⎟ coplanaires.
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎜ -4 ⎟ ⎜ 4⎟ ⎜ 7 ⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 9 ⎠ ⎝ 9⎠ ⎝ 9 ⎠ 18 Soient P et Q les plans définis par
15 Soient A et B deux points distincts et P : x + 2y - 3z = 0
ur r et Q : 2x - y + z - 3 = 0.
u et v deux vecteurs non colinéaires 1) Montrer que P et Q sont sécants. Soit
de l'espace. D leur droite d'intersection.
Déterminer l'ensemble des points M de 2) Déterminer un vecteur directeur de D.
l'espace tels que : 3) Donner une équation cartésienne du
uuur uuur
1) AM . AB = 0 plan R passant par l'origine O du repère
uuur uuur r et perpendiculaire à D.
2) AM ∧ AB = 0 4) Préciser les coordonnées du point I
r r uuur
3) (u ∧ v ) . AB = 0 intersection de R avec D.
r r uuur r
4) (u ∧ v ) ∧ AB = 0

302
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Exercices et Problèmes
et Produit mixte dans l’espace

19 Soient les quatre points A, B, C et D 21 Ecrire une équation de la sphère de


de coordonnées centre I et de rayon R dans chacun
A(1, 0, 2 ) , B(-1, 0, 2 ) , C(0, -1, 0) des cas suivants :
et D(0, 1, 0). 1) I(1, 2, 3) et R = 1
1) Montrer que les points A, B, C et D 2) I(-1, 0, 3) et R = 2
sont non coplanaires. 22 Ecrire une équation cartésienne de
2) Quelle est la nature du tétraèdre la sphère de diamètre [AB]
ABCD ? 1) A(-1, 3, 0) et B(0, 0, -2)
3) Calculer la hauteur de ce tétraèdre. 2) A(1, -2, 2) et B(1, -1 , -2)
4) Soit a un réel de [0, 2 ] et Pa le plan
23 Déterminer l'ensemble des points
d'équation cartésienne z = a. M(x, y, z) de l'espace tels que :
a) Montrer que Pa rencontre les droites a) x2 + y2 + z2 - 2x - 2y - 2z + 12 = 0
(AC), (AD) , (BD) et (BC) en quatre b) x2 + y2 + z2 - 6x + 4y - 2z + 5 = 0
points F, G, H et I. c) x2 + y2 + z + 2x + 2y + 6z - 8 = 0
b) Préciser la nature du quadrilatère
FGHI. 24 Etudier dans chacun des cas sui-
vants la position relative de la sphère
5) a) Calculer le périmètre p(a) et l'aire
S et du plan P :
s(a) du quadrilatère FGHI.
a) P : x - y = 0
b) Préciser les extremums de p(a) et de
et S : x2 + y2 + z2 - 2x -2y - 2z = 0
s(a).
b) P : 2x + 3y - 2z + 1 = 0
20 On donne les plans et S : x2 + y2 + z2 - 2x + 4y + 6z = 0
P : 3x - 2y + 5z - 1 = 0 c) P : x + y = 0 et S : x2 + y2 + z2 - 2x = 0
et Q : 2x - 3y + 2z - 2 = 0. 25 Soit D la droite définie par ses équa-
1) Montrer que P et Q se rencontrent sui-
tions paramétriques
vant une droite D. ⎧ x = 1+ λ
2) Soient a et b deux réels non tous nuls. ⎪
a) Montrer que la relation : ⎨ y = 1− λ , λ ∈
⎪z = 2 − λ
a(3x -2y + 5z - 1) +b(2x -3y + 2z - 2) = 0 ⎩
est l'équation cartésienne d'un plan
et A(0,2,2) un point de l'espace.
contenant la droite D.
1)Ecrire des équations cartésiennes de
b) En déduire une équation cartésienne
deux plans dont D est l'intersection.
du plan R passant par le point I(2,5,0) et
2)a)Ecrire les équations paramétriques
contenant la droite D.
du plan P passant par A et contenant D.
3) Déterminer une équation cartésienne
b)Donner une équation cartésienne de P.
du plan S perpendiculaire à P et conte-
3)Donner une équation cartésienne du
nant D.
plan Q parallèle à P et passant par le
4) a) Calculer les distances du point A
point B(0,0,1)
aux plans P et S et à la droite D.
4)a)Ecrire une équation cartésienne du
b) Etablir une relation entre ces trois
plan R contenant D et perpendiculaire à P.
distances.
b) Donner une équation d'une sphère
tangente aux plans R et P.
c) Donner une équation d'une sphère
tangente aux plans P et Q.
303
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Exercices et Problèmes
et Produit mixte dans l’espace

26 L'espace étant rapporté à un repère


ur ur ur
(
orthonormé O, i , j , k )
on donne les points A(1,1,1) ; B(3,1,0) et
C(-1,0,1)
1) a) Montrer que les points A, B et C ne
sont pas alignés.
b) Soit P le plan déterminé par les points
A, B et C. Vérifier qu'une équation carté-
sienne du plan P est : x - 2y + 2z - 1 = 0
c) Soit Q le plan dont une équation carté-
sienne est 2x + y + 2z + 1 = 0.
Montrer que les plans P et Q sont
sécants.
2) Soit t un réel et le point It (1, -1, t)
a) Vérifier que la distance du point It au
plan P est égale à la distance du point It
au plan Q.
b) Montrer que si t = -1, alors le point It
appartient à P et Q.
c) Montrer que si t ≠ -1, alors il existe une
sphère St de centre It et tangente à la fois
aux plans P et Q. Quel est son rayon en
fonction de t ?
3) Soit t = 2.
Déterminer les coordonnées du point H
de contact de la sphère S2 avec le plan
Q.

(D'après Bac Tunisien, juin 2005)

304
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Aperçu Historique
et Produit mixte dans l’espace

APERÇU HISTORIQUE

Hamilton William
Rowan,
Irlandais : 1805-1865

Hamilton étudie et pratique dès l'âge de 5 ans les langues anciennes : latin, grec, héb-
reu, entre 8 et 10 ans, il aura appris le français, l'italien et l'arabe et commence l'appren-
tissage du persan ! La rencontre avec un calculateur prodige lui donne le goût des mathé-
matiques. Il entre au Trinity Collège de Dublin et dévore mathématiques et astronomie.
Hamilton n'a que 17 ans lorsqu'il soumet à l'Académie royale de Dublin un correctif à la
Mécanique céleste de Laplace... Astronome titulaire, à 22 ans, de la chaire d'astronomie
à ladite Académie, il publia des travaux en optique géométrique et rénova la mécanique
analytique (mécanique hamiltonienne, fondement de la mécanique quantique). Il se consa-
crera finalement aux mathématiques et tout particulièrement aux structures algébriques
(groupe de transformations, espace vectoriel, algèbre, corps). Par son essai Elementary
Essay on Algebra as the Science of Pure Time (1837), il est aussi à l'origine de la partition
des rationnels qui amena Dedekind à la construction des nombres réels par les "coupures".
En 1843, Hamilton inventa les quaternions qui permettent de définir le produit vectoriel.
Indépendamment et à la même période (1844) Grassmann définissait dans Die lineale
Ausdehnungslehre ein neuer Zweig der Mathematik un « produit géométrique » à partir
de considérations géométriques ; mais il ne parvient pas à définir clairement un produit
vectoriel. Puis Grassmann lit Hamilton et s'inspire de ses travaux pour publier en 1862
une deuxième version de son traité qui est nettement plus claire. De même, Hamilton a
lu les travaux de Grassmann et les a commentés et appréciés. Plus tard Maxwell com-
mença à utiliser la théorie des quaternions pour l'appliquer à la physique. Après
Maxwell, Clifford modifia profondément le formalisme de ce qui devenait l'analyse vec-
torielle. Il s'intéressa aux travaux de Grassmann et Hamilton avec une nette préférence
pour le premier. En 1881, Gibbs publia Elements of Vector Analysis Arranged for the Use
of Students of Physics s'inspirant des travaux déjà réalisés notamment ceux de Clifford et
Maxwell. Si les physiciens se sont empressés d'utiliser le formalisme de Gibbs, celui-ci ne
fut accepté en mathématiques que bien plus tard après plusieurs modifications.
Elément important de calcul en géométrie euclidienne, le produit scalaire apparaît
cependant assez tard dans l'histoire des mathématiques. On en trouve trace chez
Hamilton en 1843 lorsqu'il crée le corps des quaternions. Peano le définit ensuite asso-
cié à un calcul d'aire ou de déterminant.
Roberto Marco Longo et Cesare Burali-Forti le définissent seulement à l'aide du cosi-
nus d'un angle et lui donne le nom de produit intérieur ou produit scalaire. C'est sous
cette forme qu'il apparaît par la suite. Sa qualité de forme bilinéaire symétrique sera
ensuite exploitée en algèbre linéaire et, de propriété, deviendra définition.

305
Produit scalaire, Produit vectoriel 4 Aperçu Historique
et Produit mixte dans l’espace

Josiah Willard Gibbs


New Haven,
11 février 1839
28 avril 1903

Josiah Willard Gibbs est un physico-chimiste américain. Il est aussi un des fondateurs
de l'analyse vectorielle.
Gibbs passe son doctorat en 1863 à l'Université de Yale, où il devient membre de la
société secrète Skull and Bones. Il étudie ensuite à Paris, Berlin et Heidelberg.
Parallèlement à Heaviside, il introduit l'analyse vectorielle en séparant la partie réel-
le et la partie vectorielle du produit de deux quaternions purs, ceci dans le seul but d'une
utilisation en physique.
Gibbs écrit un premier ouvrage sur le sujet à l'usage de ses étudiants, et devant le suc-
cès obtenu, étaye l'analyse vectorielle dans une série de cours qui seront rassemblés et
publiés en 1901 par son élève Wilson.
La notation du produit scalaire à l'aide d'un point ou d'une croix provient de Josiah
Willard Gibbs, dans les années [Link] produit scalaire se révèle très utile, aussi bien en
physique pour le calcul du travail d'une force qu'en géométrie élémentaire pour démon-
trer des propriétés sur les angles et les distances ou en algèbre linéaire pour munir un
espace vectoriel d'une distance. On peut, à la suite de Peano, voir le produit scalaire
comme une aire. Si on oriente le plan de x vers y, le produit scalaire des vecteurs x et y
est égal à l'aire orientée du parallélogramme construit grâce aux vecteurs y et xr. Le vec-
teur xr est l'image du vecteur x par une rotation d'angle droit direct. Le produit scalaire
peut donc se calculer à l'aide d'un déterminant : x . y = det (y . xr) . Sous cette forme, peu-
vent être retrouvées toutes les propriétés de symétrie et de bilinéarité du produit scalaire.
Sur le dessin ci-dessous, les parallélogrammes ont été déformés en rectangle de même
aire par la propriété de cisaillement. L'aire verte correspond à un produit scalaire positif
et l'aire rose à un produit scalaire négatif.

306
Chapitre
5

Probabilité
sur un ensemble fini

cÄtÇ wâ v{tÑ|àÜx
❈ Activités préliminaires
❈ Cours
❖ Probabilité sur un ensemble fini
❖ Probabilité uniforme
❖ Probabilité conditionnelle
❖ Évènements indépendants
❖ Principe des probabilités composées

❖ Principe des probabilités totales - Formule de


Bayes

❈ Résumé du cours
❈ Avec L’ordinateur
❈ Exercices et Problèmes
❈ Aperçu Historique

307
Probabilité sur un ensemble
5 Activités préliminaires
fini

ACTIVITÉS PRÉLIMINAIRES
1 Dans un parking de 6 places, combien
• Soit n ∈ * et p un entier tel que
y-a-t'il de façons de garer trois voitu-
1≤ p ≤ n .
res?
- Le nombre d'arrangements de p
2 Un club de basket-ball comporte 12 éléments d'un ensemble à n élé-
joueurs inscrits. Combien d'équipes ments est :
différentes de 5 joueurs peut-il former? Apn = n (n-1) (n-2) ... (n-p+1)
3 Déterminer le nombre de façons de - Le nombre de combinaisons de p
placer trois objets a, b et c dans deux éléments d'un ensemble à n élé-
cases x et y, chaque case ne peut ments est :
contenir qu'un seul objet.
A pn n!
4 Déterminer le nombre de façons de Cpn = =
p! p! (n-p)!
placer trois objets a, b et c dans deux
cases x et y, chaque case ne peut • Soit E un ensemble de p éléments
contenir qu'un seul objet. et F un ensemble de q éléments.
Le nombre d'applications de E dans
5 1) On lance une fois une pièce de mon- F est :
naie non truquée. Quelle est la probabi-
(card F )( ) = q p
card E
lité d'obtenir pile ?
2)a)On tire, au hasard, une carte d'un • Soit E un ensemble de n éléments.
jeu de 32 cartes. Quelle est la probabi- Le nombre de parties de E est
lité d'obtenir la Dame de cœur ?
b) On tire, du jeu précédent, simulta- card ℘(E) = 2
n

nément 3 cartes. Quelle est la probabi- • Pour tous réels a et b et pour tout
lité d'obtenir au moins un Roi ? entier naturel n, on a :
3) On jette, une fois, un dé cubique non n
truqué dont les faces sont numérotées (a + b ) = ∑ C n a b
n k n-k k

k=0
de 1 à 6. Quelle est la probabilité d'ob-
tenir un nombre impair ?
4) On jette, 3 fois de suite un dé cubique parfait. Quelle est la probabilité d'ob-
tenir dans l'ordre 2, 4 et 6 ?
6 On lance, une fois, un dé cubique dont les faces sont numérotées de 1 a 6.
On s'intéresse au numéro de la face supérieure.
Ce dé est truqué de sorte que la probabilité d'apparition de chaque numéro soit
proportionnelle à ce numéro.
1) Calculer la probabilité d'apparition de chaque numéro.
2) Calculer la probabilité des évènements suivants :
A : “ Obtenir un numéro pair “ ; B : “Obtenir un numéro impair “
C : “ Obtenir un numéro supérieur D : “ Obtenir un numéro premier “
ou égal à 2 “ ;

308
Probabilité sur un ensemble
5 Cours
fini

COURS

Probabilité sur un ensemble fini

Langage des probabilités

• On appelle univers (ou univers des possibles), l'ensemble des résultats (ou éven-
tualités) possibles d'une expérience aléatoire. Cet ensemble se note Ω.
• Toute partie A de Ω est appelée événement.
• Si A = Ø, on dit que A est l'événement impossible.
• Si A = Ω, on dit que A est l'événement certain.
• Si A est une partie contenant un seul élément de Ω, on dit que A est un événe-
ment élémentaire.
• L'évènement A ∩ B est l'évènement « A et B ». Il est réalisé si les deux événe-
ments A et B sont réalisés simultanément.
• L'événement A ∪ B est l'évènement « A ou B ». Il est réalisé si l'un au moins des
deux événements A et B est réalisé.
• L'ensemble Ω \ A , qu'on note A , est l'événement contraire de A. Il est réalisé si
et seulement si A n'est pas réalisé.
• Deux événements A et B sont dits incompatibles s'ils ne peuvent pas se réaliser
en même temps. C'est-à-dire si et seulement si A ∩ B = Ø.
• Si A et B sont deux évènements de Ω tels que A 1 B alors B \ A désigne l'ensem-
ble des éléments de B qui n'appartiennent pas à A.

Activité 1

Dans un lycée, 40% des élèves pratiquent des activités sportives ; 35% des élèves
pratiquent des activités culturelles et 10% pratiquent des activités culturelles et spor-
tives.
Un élève est choisi au hasard.
1) Quelle est la probabilité pour qu'il pratique des activités culturelles ou sportives ?
2) Quelle est la probabilité pour qu'il ne pratique ni des activités culturelles ni des acti-
vités sportives ?
3) Quelle est la probabilité pour qu'il pratique des activités culturelles et non sportives ?

309
Probabilité sur un ensemble
fini
5 cours

Définition d’une probabilité


Soit Ω un univers fini. On appelle probabilité définie sur l'ensemble ℘(Ω) des par-
ties de Ω, toute application p de ℘(Ω) dans [0,1] vérifiant :
• p(Ω) = 1.
• Pour tous événements A et B tels que A ∩ B = Ø on a : p(A ∪ B) = p(A) + p(B).

Propriétés
Soient Ω un univers fini, ℘(Ω) l'ensemble des parties de Ω, p une probabilité sur
℘(Ω) et A et B deux événements. On a :
• La somme des probabilités de tous les événements élémentaires est égale à 1.
• La probabilité d'un événement A est la somme des probabilités des événements
élémentaires dont la réunion est A.
• 0 ≤ p(A) ≤ 1
• Si A 1 B alors p(B \ A) = p(B) - p(A) et p(A) ≤ p(B).
• p( A) = 1 - p(A)
• p( 0) = 0
• p (A U B ) = p(A) + p(B) - p (A I B )

Activité 2

À la sortie d'un atelier de production, une vérification est faite sur la qualité des piè-
ces produites et on a constaté la présence de deux types de défaut pouvant les ren-
dre impropres à la vente : Un défaut dû à la conception et un défaut dû au montage.
Des statistiques ont montré que :
5% des pièces présentent un défaut dû à la conception parmi lesquelles 25% présen-
tent aussi un défaut dû au montage.
Parmi les pièces ne présentant pas de défaut dû à la conception, 3% présentent un
défaut dû au montage.
On désigne par A et B les évènements suivants :
A : " la pièce choisie présente un défaut dû à la conception "
B : " la pièce choisie présente un défaut dû au montage " .
a) Calculer p(A)
b) Calculer p(A ∩ B)

(
c) Calculer p A ∩ B
d) En déduire p(B).
)
e) Calculer p(A ∪ B) .
f) Calculer la probabilité d'obtenir une pièce sans défaut.

310
Probabilité sur un ensemble
fini 5 cours

Activité 3

Dans le tableau ci-dessous, on a consigné des informations concernant 1000 entrées


dans un musée :

Visiteurs tunisiens Visiteurs étrangers Total

Hommes 100 250

Femmes 90

Enfants 220 70

Total

1) Recopier et compléter le tableau.


2) On suppose que chacun des visiteurs présente un billet à l'entrée qu'il remet à la
sortie.
Un billet est pris parmi les billets remis.
a) Déterminer la probabilité des événements suivants :
A : « Le billet est celle d'une femme ».
B : « Le billet est celle d'une personne de nationalité étrangère ».
C : « Le billet est celle d'un enfant tunisien ».
b) Calculer p(A I B) et p(A U B) .
c) Le billet choisi est celle d'un homme, quelle est la probabilité pour qu'il soit
tunisien?

Probabilité uniforme
Définition

Soient Ω = { w1, w2, w3, ..., wn } et p une probabilité définie sur ℘(Ω).
Lorsque tous les évènements élémentaires ont la même probabilité d'être réalisés,
on dit que p est une probabilité uniforme ou une équiprobabilité.
Dans ce cas on a :
1 1
• p( { w1}) = p( { w 2 }) = ... = p( { wn }) = =
n card Ω
card A
• Pour tout évènement A on a : p(A) = . (C’est le quotient du nombre des
card Ω

cas favorables à la réalisation de A par le nombre des cas possibles).

311
Probabilité sur un ensemble
fini
5 cours

Activité 1 (résolue)
On lance simultanément deux dés cubiques non truqués A et B dont les faces sont
numérotées de 1 à 6 et on s'intéresse aux nombres inscrits sur les faces supérieures
des deux dés.
a) Quelle est la probabilité d'obtenir une somme égale à 7 ?
b) Quelle est la probabilité d'obtenir un produit égal à 6 ?
Solution :
a) Ω est l'ensemble des couples (a,b) avec a et b deux entiers compris entre 1 et 6
donc Card Ω = 36
Une somme égale à 7 peut s'obtenir de six façons différentes : (1, 6) ; (6 , 1) ;
(2 , 5) ; (5 , 2) ; (3 , 4) ; (4 , 3). Si on désigne par A l'événement: « obtenir une somme
6 1
égale à 7 » alors card A = 6 et par suite = .
36 6
b) Un produit égal à 6 s'obtient de 4 façons différentes : (1 ,6) ;(6,1) ;(2,3) ;(3,2). Si on
4 1
désigne par B l'événement: « obtenir un produit égal à 6 » alors p(B)= = .
36 9
Activité 2 (résolue)
D'un jeu de 32 cartes, on tire simultanément 3 cartes.
a) Quelle est la probabilité d'obtenir un as ?
b) Quelle est la probabilité d'obtenir au moins un roi?
c) Quelle est la probabilité d'obtenir un valet ou un pique ?
Solution :
2) Le nombre des résultats possibles est égal au nombre de façons de choisir 3 objets
parmi 32. On a donc card Ω = C332 = 4960 .
a) Pour qu'il y ait un as parmi les 3 cartes, il faut choisir un des 4 as et 2 cartes parmi
les 28 cartes qui ne sont pas des as. Si on note C l'événement « obtenir un as » alors
C14 × C 228 189
p(C) = 3
= ≈ 0, 30 .
C 32
620

b) Si on désigne par D l'événement « obtenir au moins un roi » alors D est réalisé si


on n'obtient pas de rois.

()
C328 819 421
On a : p(D) = 3 = ≈ 0, 66 donc : p(D) = 1− p D = ≈ 0, 33 .
C32 1240 1240
c) L'événement E «obtenir un valet ou un pique» est réalisé si on obtient un, parmi les
huit piques ou un valet trèfle ou un valet cœur ou un valet carreau
C111 × C 221 231
p(E) = 3
= ≈ 0, 47
C 32
496
312
Probabilité sur un ensemble
5 Cours
fini

Activité 3

Une urne contient quatre boules rouges, trois boules blanches et deux boules noires.
On tire au hasard, successivement et sans remise, trois boules de l'urne.
Calculer la probabilité de chacun des évènements suivants :
A : " Obtenir trois boules rouges "
B : " Obtenir trois boules de même couleur "
C : " Obtenir au moins une boule rouge "
D : " Obtenir les deux boules noires "

Activité 4
Un sac contient quatre boules blanches numérotés : 1, 2, 2, 2 et trois boules noires
numérotés : 1, 1, 2.
1) On tire au hasard, successivement et avec remise, trois boules du sac. Calculer la
probabilité de chacun des événements suivants :
A : " Tirer trois boules de même couleurs ".
B : " Tirer une seule boule blanche ".
C : " Tirer deux boules qui portent le numéro 2 ".
D : " Tirer au moins une boule blanche ".
E : " Tirer une seule boule blanche et une seule boule qui porte le numéro1 ".
2) On tire successivement trois boules dans les conditions suivantes :
- Si la boule tirée porte le numéro 1 ; elle n'est pas remise dans le sac.
- Si la boule tirée porte le numéro 2 ; elle est remise dans le sac.
Calculer la probabilité des événements suivants :
F : " Tirer trois boules blanches".
G : " Tirer une seule boule qui porte le numéro 1 ".
H : " Tirer une seule boule qui porte le numéro 2 ".

Activité 5
Un sac contient 8 jetons : trois jetons rouges numérotés : 1, 1, 0 ; trois jetons jau-
nes numérotés : 1, 0, -1 et deux jetons verts numérotés : 2, -1. On tire au hasard
et simultanément trois jetons du sac.
1) Calculer la probabilité de chacun des événements suivants :
A : " Tirer trois jetons portant le même numéro "
B : " Tirer trois jetons de la même couleur "
C : " Tirer exactement deux jetons rouges et un seul jeton portant le numéro 0 "
D : " Tirer exactement deux jetons jaunes ou deux jetons portant des numéros
positifs ".
2) Calculer la probabilité de chacun des évènements suivants :
S : " Tirer trois jetons portant des numéros de somme nulle "
N : " Tirer trois jetons portant des numéros de produit égal à 0 "
3) Calculer la probabilité de tirer trois jetons portant des numéros de produit égal à 0
sachant que leur somme est nulle.
313
Probabilité sur un ensemble
5 Cours
fini

Tirage de p jetons d'un sac contenant n jetons (p ≤ n)

Successifs Successifs
Type de tirages : Simultanés
et avec remise et sans remise
L'ordre L'ordre L'ordre
Ordre :
intervient intervient n'intervient pas
Un p-uplet Un p-uplet
Une partie
Un cas possible : avec possibilité d'éléments deux
de p éléments
de répétition à deux distincts

Card Ω : np Apn C pn

Probabilité conditionnelle

Définition et propriétés

Activité 1

Dans une entreprise, la répartition des 100 agents d'encadrement est donnée dans le
tableau suivant :

Hommes Femmes
Cadres
10 20
administratifs
Cadres
50 20
techniques

On choisit, au hasard, une personne parmi ces 100 agents.


1) Calculer la probabilité de chacun des événements suivants :
A : " La personne choisie est un cadre administratif ".
B : " La personne choisie est un homme ".
C : " La personne choisie est un cadre administratif sachant que c'est un homme".

2) a) Calculer p(A ∩ B)
p (A I B )
b) Comparer p(C) et .
p (B)

314
Probabilité sur un ensemble Cours
fini
5

Activité 2
Dans un jeu de 32 cartes, on tire une carte au hasard.
Soit A l'événement :« La carte tirée est un roi ou un as » et B l'événement: « La carte
tirée est un cœur ».
1) Calculer p(A), p(B) et p(A ∩ B).
2) On suppose que l'on sait (parce qu'une personne nous l'a dit) que la carte tirée est
un cœur.
a) Quelle est la probabilité P pour que ce soit un roi ou un as ?
p (A I B )
b) Comparer P et .
p (B)
Définition
Soient Ω un univers, p une probabilité définie sur ℘(Ω) et A et B deux événe-
ments tels que p(B) ≠ 0.
On appelle probabilité conditionnelle de A sachant B et on lit :
p (A I B)
" Probabilité de A sachant B ", le nombre réel : p (A / B ) = .
p (B )
On note aussi p (A / B ) = pB (A ) .

Activité 3
On jette simultanément, une fois, deux dés cubiques parfaits non identiques dont les
faces sont numérotées de 1 à 6 et on s'intéresse aux nombres inscrits sur les faces
supérieures des deux dés. Soient les évènements suivants :
A : “ Les nombres amenés par les deux dés sont différents ”.
B : “ La somme des nombres amenés par les deux dés est égale à 7 ”
C : “ La somme des nombres amenés par les deux dés est égale à 4 ”.
D : “ La somme des nombres amenés par les deux dés est égale à 12 “.
1) Calculer p(A), p(A ∩ B) ; p(A ∩ C) ; p(A ∩ D) et p(B ∩ C) .
2) Calculer p(Ω / A) ; p(B / A) ; p(C / A) et p(D / A) .
3) Calculer (B ∪ C / A) et comparer le résultat avec p(B / A) + p(C / A).
4) Calculer p( B / A) et comparer le résultat avec 1 - p(B / A).
Propriétés
Soient Ω un univers, p une probabilité définie sur ℘(Ω) et B un événement tel
que p(B) ≠ 0.
• On a: p(Ω /B) = 1.
• Pour tous évènements incompatibles A1 et A2 on a:
p (A1 U A 2 / B ) = p (A 1 /B ) + p ( A2 / B ) .
• Pour tout événement A on a: p(A / B) = 1 - p(A / B),

315
Probabilité sur un ensemble
fini 5 Cours

Activité 4

Une boîte contient trois boules rouges et sept boules blanches indiscernables au tou-
cher. On tire, simultanément et au hasard, trois boules de la boîte.
1) Calculer la probabilité de chacun des événements suivants :
A : « Obtenir une boule rouge »
B : « Obtenir au moins une boule blanche »
2) a) Calculer p(A / B) et p(B / A)
b) Calculer la probabilité d'obtenir une boule rouge sachant qu'au moins deux bou-
les blanches sont tirées.
3) Comparer p(A / B) à p(A) et p(B / A) à p(B).

Évènements Indépendants
Activité 1
On lance simultanément, deux dés parfaits non identiques et on appelle A l'évène-
ment: « Le premier dé amène un nombre pair » et B l'évènement: « Le deuxième dé
amène un nombre impair ».
a) Calculer p(A) ; p(B) et p(A ∩ B) .
b) Comparer p(A ∩ B) au produit p(A) . p(B).
c) Calculer p(A / B)

Définition

Soient Ω un univers, p une probabilité définie sur ℘(Ω) et A et B deux événe-


ments. A et B sont dits indépendants si et seulement si p(A ∩ B) = p(A) . p(B)
Ce qui équivaut à : p(A / B) = p(A) si p(B) ≠ 0.

Remarque :
Deux événements A et B sont dits indépendants lorsque la réalisation de l'un n'influe
pas sur la réalisation de l'autre.

Activité 2
Soient Ω un univers et A et B deux événements de probabilités non nulles.
Montrer que : (A et B sont indépendants) équivaut à ( A et B sont indépendants)

Activité 3
On lance, une fois, un dé cubique dont les faces numérotées 1, 2, 3, 4 et 5 sont blan-
ches et la face numérotée 6 est rouge. Soient A et B les événements définis par :
A : « La face supérieure porte un nombre pair ».
B : « La face supérieure est rouge ».
Les événements A et B sont-ils indépendants ? Justifiez votre réponse.
316
Probabilité sur un ensemble
fini
5 Cours

Activité 4

Considérons une famille ayant n enfants et notons l'ensemble des différentes répar-
titions possibles des sexes des enfants (en respectant l'ordre de naissance). On sup-
pose que toutes les répartitions possibles sont équiprobables.
Soient M et F les évènements définis par :
M: « La famille a des enfants des deux sexes ».
F : « La famille a au plus une fille ».
1) Pour n = 2, montrer que les évènements M et F ne sont pas indépendants.
2) Pour n = 3, montrer les évènements M et F sont indépendants.
2n − 2 n +1 n
3) a) Montrer que pour n ≥ 2; p(M) = n
, p(F) = n et p(M I F) = n
2 2 2
b) En déduire que M et F ne sont indépendants que dans le cas d'une famille de
3 enfants.

Activité 5

Un sondage révèle que 20% des individus lisent des revues hebdomadaires, 30%
lisent des revues mensuelles et 10% lisent les deux types de revues.
1) Un individu interrogé est choisi au hasard. Les événements A et B suivants sont-ils
indépendants :
A : « L'individu lit des revues mensuelles »
B : « L'individu lit des revues hebdomadaires »
2) Calculer la probabilité pour qu'un individu interrogé lise des revues mensuelles
sachant qu'il lit des revues hebdomadaires.
3) Calculer la probabilité pour qu'un individu interrogé lise des revues hebdomadaires
sachant qu'il lit des revues mensuelles.

Principe des probabilités composées


Activité 1

Soient Ω un univers, p une probabilité définie sur Ω et A et B deux événements de Ω.


1) Vérifier que si p(A) = 0 alors p(A ∩ B) = 0.
2) On suppose que p(A) ≠ 0. Montrer que p(A ∩ B) = p(A) . p(B / A)
3) Vérifier que si p(A) ≠ 0 et p(B) ≠ 0 alors p(A) . p(B/A) = p(B) . p(A/B)
4) Soient A , B et C trois évènements de Ω tels que p(A) ≠ 0, p(B) ≠ 0 et p(A ∩ B)≠0
p(A I B I C)
En utilisant p (C/A I B ) = , montrer que:
p(A I B)

( ) ( ) (
p A ∩ B ∩ C = p(A) . p B/A . p C/(A ∩ B) . )
317
Probabilité sur un ensemble Cours
fini
5

Principe des probabilités composées


Soient Ω un univers, p une probabilité définie sur ℘(Ω) et A, B et C trois événe-
ments tels que p(A) ≠ 0 et p(B) ≠ 0. On a:
• p(A ∩ B) = p(B) . p(A / B) = p(A) . p(B / A)
( ) ( ) (
• p A ∩ B ∩ C = p(A) . p B/A . p C/(A ∩ B) . )

Activité 2
Le personnel d'une entreprise est composé de 32% de femmes. Parmi celles-ci 70%
ont moins de 30 ans. Quelle est la probabilité pour qu'un employé, choisi au hasard,
soit une femme et ait moins de 30 ans ?

Activité 3 (résolue)
Dans une usine de fabrication de boulons, une machine M assure 40% de la produc-
tion totale. Une étude a révélé que 10% des boulons produits par la machine M sont
défectueux. On choisi au hasard un boulon, quelle est la probabilité pour que le bou-
lon choisi provienne de la machine M et soit défectueux ?
Solution :
On note A l'évènement: « Le boulon choisie provient de la machine M » ; B l'évène-
ment : « Le boulon est défectueux » et C l'évènement :« Le boulon choisi provient de
la machine M et est défectueux ».On demande de calculer p(C).
On peut dire que p(C) = p (A I B ) = p(A) . p (B / A ) = 0,4 × 0,1 = 0,04 .

Activité 4

On dispose de trois boîtes B1 ; B2 et B3 d'apparence identiques qui contiennent


respectivement deux ; trois et quatre fiches, dans chacune des boîtes une seule fiche
est marquée.
Une épreuve consiste à désigner, au hasard, une boîte et tirer également, au hasard,
une fiche de cette boîte. Si la fiche tirée est marquée le joueur reçoit un cadeau.
Soient les évènements suivants:
A1 :«Désigner la boite B1 et tirer une fiche marquée»;
A2:« Désigner la boite B2 et tirer une fiche marquée » ;
A3 :« Désigner la boite B3 et tirer une fiche marquée » ;
A : « la fiche tirée est marquée ».
1) a) Calculer p(A1) ; p(A2) et p(A3).
b) Calculer p(A).
2) Le joueur a tiré une fiche marquée. Quelle est la probabilité que ce soit celle de la
boîte contenant deux fiches ?
318
Probabilité sur un ensemble Cours
fini
5

Principe « Stochastique fini »

Ce principe s'intéresse à une succession finie d'expériences aléatoires.


Par exemple :
• Choisir une urne parmi trois urnes numérotées.
• Puis, dans l'urne choisie, tirer une boule, parmi des noires et des blanches.
Soient A: « L'urne choisie est de numéro 1 » et B: « La boule tirée est noire ».
On s'intéresse à l'évènement (A puis B) c'est-à-dire à l'évènement K : « La boule tirée
(
est noire et provient de l'urne n°1». Ainsi, p(K) = p(A ∩ B) = p(A). p B /A .)
Si on connaît la probabilité de A et la probabilité de B lorsque A est réalisé alors on
peut tirer la probabilité de l'évènement K.
Dans ce type d'expériences aléatoires successives, il est parfois commode d'utiliser
un diagramme en arbre : les « branches » successives traduisent la succession des
évènements, et sur chacune des branches on peut marquer la probabilité associée
(on obtient ainsi, un arbre pondéré).

Si p(A) = p et p(B/A) = q alors


p( K) = p( A puis B) = p.q ;
De même p(A puis B ) = p.(1-q) .

Remarques :
* Cette technique s'applique également, pour
calculer la probabilité de (A puis B puis C) etc.
* La somme des nombres associés à toutes les
branches de même origine est égale à 1.

Activité 5 (résolue)

On dispose de deux dés cubiques en apparence identiques dont l'un est parfait et
l'autre truqué.
Les faces de chacun d'eux sont numérotées de 1 à 6.
Avec le dé truqué la probabilité d'obtenir la face portant le chiffre 4 lors d'un lancer est
1
égale à .
3
On choisit au hasard l'un des deux dés, les choix étant équiprobables, et on le lance
une fois.
Calculer la probabilité de chacun des évènements suivants :
A : « Choisir le dé truqué et obtenir la face portant le chiffre 4 » ;
B : « Choisir le dé parfait et obtenir la face portant le chiffre 4 » ;
C: « Obtenir la face portant le chiffre 4 ».

319
Probabilité sur un ensemble
5 Cours
fini

Solution :On pourra utiliser


un diagramme en arbre.
En effet, il y'a deux étapes
successives : le choix du dé
puis obtenir la face portant
le chiffre 4 lors du lancer du dé
qui a été choisi.
« choisir le dé truqué D1 »
et « choisir le dé parfait D2 »
sont deux évènement de même
probabilité égale à 0,5.
La probabilité de A est donc :
.1 1 1
× =
2 3 6
La probabilité de B est :
1 1 1
× =
2 6 12
L'évènement C est la réunion des
deux évènements incompatibles
A et B. Donc
1 1 1
p(C) = p(A) + p(B) = + =
6 12 4

Activité 6

Une entreprise fabrique des appareils électroniques.


La probabilité pour qu'un appareil ainsi fabriqué fonctionne parfaitement est égale
à 0,9.
On fait subir à chaque appareil fabriqué un test avant sa livraison. On constate que:
- quand un appareil est en parfait état de fonctionnement il est toujours accepté à
l'issue du test.
- quand un appareil n'est pas en parfait état de fonctionnement, il peut-être
1
néanmoins accepté, avec une probabilité .
11
On note A l'événement :« L'appareil est accepté à l'issue du test »
et F l'évènement: « L'appareil fonctionne parfaitement ».
- Calculer la probabilité de A.
- Sachant que l'appareil est accepté à l'issue du test, quelle est la probabilité pour qu'il
fonctionne parfaitement.

320
Probabilité sur un ensemble Cours
5
fini

Principe des probabilités totales


Formule de Bayes
Activité 1
Soient Ω un univers et A et B deux événements de Ω tels que p(B) ≠ 1 et p(B) ≠ 0 :
a) En remarquant que A = A I Ω et B U B = Ω montrer que A = ( A ∩ B) ∪ ( A ∩ B)
b) En déduire que p(A) = p( A ∩ B) + p( A ∩ B)
c) Prouver alors, que p(A) = p(B) . p( A / B) + p(B) . p( A / B)
p(B).p (A / B )
d) Montrer que p (B / A ) =
p(B).p (A / B ) + p B .p A / B () ( )
Principe des probabilités totales
Soient Ω un univers, pune probabilité définie sur ℘(Ω) et A et B deux événe-
ments tels que p(A) ≠ 1 et p(A) ≠ 0 . On a :
p(B) = p(A) . p(B / A) + p(A) . p(B / A)

Plus généralement :

Si A1 ∪ A 2 ∪ A 3 ... ∪ An = Ω ; Ai ∩ A j = ∅ (pour tous iet j tels que i ≠ j)


et ∀k ∈ {1, 2,..., n} , p( Ak ) ≠ 0 alors pour tout évènement B on a:
n
p(B) = ∑ p( Ak ).p(B / Ak ).
k =1

Formule de Bayes
Soient Ω un univers et A et B deux événements tels que p(B) ≠ 0, p(B) ≠ 1

et p(A) ≠0. On a : p(B /A) =


p(B). p A /B ( )
( )
p(B). p A /B + p B . p A /B () ( )
Activité 2 (résolue)

Dans une population un individu sur 200 est atteint par une maladie.
Une personne de cette population passe un test pour dépister cette maladie ; ce test
s'avère positif. On sait que :
• Chez les personnes malades, le test est positif dans 98% des cas.
• Chez les personnes non malades, le test est négatif dans 94% des cas.
Déterminer la probabilité que la personne soit réellement malade.
321
Probabilité sur un ensemble Cours
fini
5

Solution :
On considère l'arbre pondéré ci-contre :
Où M désigne l'évènement: « La personne est
malade » et T désigne l'évènement: « Le test est
positif ».
La probabilité que la personne soit réellement
malade est alors,

p(M).p (T / M)
p (M / T ) =
() (
p(M).p (T / M) + p M .p T / M )
0.005 × 0.98 0.0049
C'est-à-dire : = b 0.076
0.005 × 0.98 + 0.995 × 0.06 0.0646
On pourra calculer cette probabilité autrement : elle est égale
(
p T∩ M )
( )
1 - p M/T = 1 -
p(T)
=1-
0,0597
0,0049 + 0,0597
≈ 0,076.

Activité 3
On considère un jeu de 32 cartes et un jeu de 52 cartes. On choisit l'un de ces deux
jeux et on y tire une carte. On constate que c'est une dame.
13
Montrer que la probabilité qu'elle vienne du jeu de 32 cartes est égale .
21
Activité 4
Une urne contient une boule rouge et deux boules vertes.
On tire une première boule, on la remet dans l'urne et on ajoute une boule de la
même couleur et on tire une seconde boule de l'urne.
On désigne par :

R : « Tirer une boule rouge au premier tirage »;


V : « Tirer une boule verte au premier tirage »;
A : « Tirer une boule rouge au deuxième tirage ».

1) Calculer p(R), p (V), p(A / R) et p(A / V).


2) En déduire p(A ∩ R ), p(A ∩V ) puis p(A).
3) Calculer p (R / A).
4) R et A sont-ils indépendants ?

322
Probabilité sur un ensemble Cours
fini
5

Activité 5
On dispose de trois urnes U1, U2 et U3 .
U1 et U2 contiennent chacune : deux boules rouges et trois boules noires.
U3 contient quatre boules rouges et une boule noire.
On choisit deux urnes au hasard et on extrait une boule de chaque urne.
1) On considère les évènements suivants :
A : " Les deux urnes choisies ont la même composition "
et B : " Tirer deux boules noires ".
a) Calculer p(A) puis p( A )
b) Calculer p(B / A) puis p(B ∩ A)
c) Calculer p(B ∩ A ) puis p(B).
2) Calculer la probabilité de chacun des évènements suivants :
C : " Tirer deux boules de même couleur "
D : " Tirer deux boules de couleurs différentes "
3) On vient de tirer deux boules de même couleur. Quelle est la probabilité d'avoir
choisi deux urnes de même composition ?

Activité 6
On choisit un dé au hasard parmi un lot de 100 dés cubiques dont les faces sont
numérotées de 1 à 6. Parmi ces dés 25 sont pipés.
1
Pour un dé pipé, la probabilité d'obtenir 6 est .
2
On lance une fois le dé choisi et on obtien la face numérotée 6.
a) Quelle est la probabilité que ce dé soit pipé ?
b) On relance alors ce dé et on obtient à nouveau la face numérotée 6.
Quelle est la probabilité que ce dé soit pipé ?
c) On procède à des répétions successives de l'expérience et on désigne par Sn l'évè-
nement: « Obtenir 6 aux n premiers lancers » et par A, l'évènement: « Le dé est pipé».
1
Montrer que p (Sn / A ) = et calculer lim p (Sn / A ) .
1 n−1 n→+∞
1+ ( )
3

323
Probabilité sur un ensemble Résumé du Cours
fini
5

RÉSUMÉ DU COURS

Soient Ω un univers fini, ℘(Ω) l'ensemble des parties de Ω , p une probabilité sur
℘(Ω) et A, B deux événements. On a :

* p (A U B ) = p(A) + p(B) - p (A I B )
* p (A U B ) = p(A) + p(B) , lorsque A et B sont incompatibles ( A ∩ B = Ø).
card A
* Si p est une probabilité uniforme ou une équiprobabilité on a p(A) =
card Ω
* Soient A et B deux évènements tels que p(B) ≠ 0. La probabilité conditionnel-
p (A I B )
le de A sachant B est le nombre réel p(A / B) =
p (B)
* A et B sont indépendants si et seulement si p(A ∩ B) = p(A) . p(B)

Le principe des probabilités composées :

* Si A et B sont deux événements tels que p(A) ≠ 1 et p(A) ≠ 0 alors on a :


p (A I B ) = p(B) . p (A / B) = p(A) . p (B / A )
* Si A et B sont deux événements tels que p(A) ≠ 0 et p(B) ≠ 0 alors on a :
p(A I B I C) = p(A).p(B / A).p(C / A I B)

Le principe des probabilités totales :

* Si A et B sont deux événements tels que p(A) ≠ 1 et p(A) ≠ 0 alors on a :


(
p (B ) = p(A) . p (B / A ) + p(A) . p B / A )
La formule de Bayes :

* Si A et B sont deux événements tels que p(B) ≠ 0, p(B) ≠ 1 et p(A) ≠0 alors

on a : p(B /A) = (
p(B). p A /B )
( ) () ( )
p(B). p A /B + p B . p A /B

324
Probabilité sur un ensemble
5 Avec L’ordinateur
fini

AVEC L’ORDINATEUR
Activité 1
Un sac contient 500 boules indiscernables au toucher dont n boules sont blanches
(n ≥2) et les autres sont noires. Une épreuve consiste à tirer, au hasard, successive-
ment deux boules du sac.
Soit A l'évènement: « Les deux boules tirées sont de même couleur »
a) Sachant que le tirage est avec remise, calculer en fonction de n, la probabilité
p de A.
b) Elaborer un programme permettant :
- la saisie de n.
- le calcul de p.
- l'affichage du résultat.
- faire varier n et déterminer la valeur de n pour laquelle p est voisin de 0,5.

Activité 2
Simulation, par l'ordinateur, de plusieurs lancers d'un dé cubique dont les
faces sont numérotées de 1 à 6.
1) Simulation de 100 lancers du dé :
-Préparer une feuille Excel et taper, dans la cellule A1 la formule:
= 1+ENT (ALEA ()*6) puis taper entrée pour obtenir un chiffre k porté par une face
du dé.
- Copier la cellule A1. Sélectionner la plage de la cellule A1 jusqu'à E20 puis coller.
On obtiendra 100 nombres (aléatoires) choisis au hasard par l'ordinateur.
- Cliquer sur une cellule vide en dehors de la plage A1 : E20 et taper plusieurs fois sur
la touche Suppr du clavier. On remarque que cela relance une génération de 100
nombres aléatoires k tels que k ∈ {1,2,3,4,5,6}
- Cliquer successivement, dans le menu Outils / Option / Calcul / Ordre (dans le but
d'éviter la réactualisation de la feuille de calcul à chaque modification).
Pour afficher, les pourcentages successifs d'apparition des numéros : 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 et 6
C'est-à-dire les probabilités respectives d'obtenir les faces 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 et 6 du dé
lors des 100 lancers simulés par l'ordinateur,on utilisera la formule:
= [Link](A1 : E20 ; k) pour tout k ∈ {1,2,3,4,5,6} .
Par exemple : pour comptabiliser le nombre d'apparition de 1, on tape dans une cel-
lule vide la formule = [Link] (A1 : E20 ; 1) puis on tape Entrée.
- Compléter alors, le tableau suivant :
k 1 2 3 4 5 6
Nombre d'apparition de k
Probabilités : pk
- 2) Simuler, par l'ordinateur, 1000 lancers du dé.

325
Probabilité sur un ensemble
5 Exercices et Problèmes
fini

EXERCICES ET PROBLÈMES
1 On lance un dé pipé tel que p = p ; C : "Les deux boules tirées portent des
1 3
p2 = p4 et p5 = p6 = 2p1 = 3p2 où pi est numéros impairs et sont de la même cou-
la probabilité d'apparition de la face por- leur".
tant le chiffre i. D : "Les deux boules tirées portent des
1) Déterminer la probabilité d'apparition numéros impairs ou sont de la même
de chaque face. couleur ".
2) Déterminer la probabilité des événe- 2) On tire successivement et avec remi-
ments suivants : se deux boules de l'urne. Calculer la
A : " la face apparente porte un nombre probabilité de chacun des évènements
pair ". suivants :
B : " la face apparente porte un nombre E : "Les deux boules tirées sont de pari-
supérieur ou égal à 5 ". tés différentes".
2 Dans un sac on place 3 boules rou- F : "Obtenir au moins une boule noire ".

ges, 5 vertes et 7 jaunes. On tire succes- 4 Une urne contient quatre boules
sivement 2 boules du sac avec remise de
blanches et deux boules rouges. Les
la boule après le premier tirage.
boules sont indiscernables au toucher.
1) Déterminer le nombre de tirages pos-
On effectue n tirages successifs d'une
sibles.
boule en respectant la règle suivante :
2) Déterminer la probabilité des événe-
ments suivants : Si la boule tirée est rouge on la remet
A : "les deux boules tirées sont rouges " dans l'urne ; si elle est blanche on ne la
B : " les deux boules tirées sont jaunes " remet pas.
C : " le tirage est unicolore " 1) Dans cette question on prend n = 3.
D : " le tirage est bicolore " Pour chaque entier k ∈ {1, 2, 3}, on note
Ek l'événement :
3 Une urne contient deux boules blan- "Seule la kième boule tirée est blanche ".
ches portant respectivement les numé- a) Montrer que la probabilité de l'événe
ros 1 et 4 et quatre boules noires por- 8
tant respectivement les numéros 2, 3, ment E1 est p(E1) = .
75
5 et 7. b) Calculer p(E2) et p(E3).
1) On tire simultanément et au hasard c) En déduire la probabilité de l'événe-
deux boules de l'urne. ment
Quelle est la probabilité de chacun des E : "Une seule boule est blanche parmi
évènements suivants : les trois boules tirées".
A : " Les deux boules tirées portent des d) Sachant que E est réalisé, quelle est
numéros impairs " la probabilité pour que la boule blanche
B : " Les deux boules tirées sont de la soit obtenue au 1er tirage ?
même couleur " 2) Dans cette question on suppose que
n≥2.
326
Probabilité sur un ensemble Exercices et Problèmes
fini
5

a) Déterminer, en fonction de n, la proba- des évènements suivants:


bilité pn d'avoir au moins une boule blan- A :"Tirer trois jetons portant le même
che parmi les n boules tirées. numéro"
b) Quelles valeurs faut-il donner à n pour B : "Tirer trois jetons de même couleur"
que pn > 0,99 ? C : "Tirer exactement deux jetons rouges
et un seul jeton portant le numéro 0"
5 On considère n urnes : U , U , ... U D : "Tirer exactement deux jetons jaunes
1 2 n
tels que : ou deux jetons portant des numéros
- l'urne U1 contient trois boules blan- positifs".
ches et deux boules noires. 2) Calculer la probabilité de chacun
- chacune des urnes U1, U2, ... Un des évènements suivants :
contient une boule blanche et quatre S : "Tirer trois jetons portant des numé-
boules noires. ros de somme nulle"
On tire une boule de U1 que l'on remet N : "Tirer trois jetons portant des numé-
dans U2 ; puis une boule de U2 que l'on ros de produit égal 0"
remet dans U3 et ainsi de suite jusqu'à 3) Calculer p(N / S).
tirer une boule de Un
7
Soit l'évènement Ek : " la boule tirée de Une urne contient 7 jetons : quatre
Uk est blanche " ( 1 ≤ k ≤ n ). portent le numéro 0, deux portent le
numéro 1 et une porte le numéro 2.
⎛ ___ ⎞
Un joueur tire simultanément trois jetons
( ) ( )
1) Calculer p E1 , p E2 E1 et p ⎜⎜E2 E1 ⎟⎟ de l'urne et additionne les numéros mar-
⎝ ⎠
qués sur ces trois jetons tirés.
En déduire p(E2) -Si cette somme S n'est pas nulle, il
gagne un nombre de points égal à S.
2) Soit pk = p(Ek). -Si cette somme S est nulle, sans remet-
1 1
a) Montrer que pk +1 =
pk + . tre les trois jetons tirés dans l'urne, il pro-
6 6
b) Montrer que la suite V définie sur cède à un nouveau tirage d'un seul
jeton, son gain est alors le numéro mar-
par Vn = pn - 1 est une suite géo- qué sur le nouveau jeton.
5
métrique. On note :
c) En déduire pn et lim pn . R : "Le joueur est obligé de faire un
n → +∞ deuxième tirage" et A : "Le gain est 0".
6 Un sac contient huit jetons : trois 1) Calculer p(R) ; p(A / R) et p( A ∩ R) .
jetons rouges numérotés 1, 1, 0 ; trois 1
jetons jaunes numérotés 1, 0, -1 et deux et montrer que p(A) = .
35
jetons verts numérotés 2, -1. Tous les
jetons sont indiscernables au toucher.
On tire simultanément trois jetons du 2) Déterminer les probabilités des évè-
sac. nements suivants :
1) Calculer la probabilité de chacun a) B : " Le gain est 1 "

327
Probabilité sur un ensemble
5 Exercices et Problèmes
fini

b) H : " Le joueur est obligé de faireun


11
deuxième tirage sachant que Une maladie atteint 2% d'une popu-
le gain est 1 point ". lation donnée. Un test de dépistage
donne les résultats suivants :
8 Soient A et B deux évènements tels • Chez les personnes malades, 98% des
que : tests sont positifs et 2% négatifs.
( ) ( ) ( )
p B = 0, 06 ; p A/B = 0, 85 ; p A/B = 0, 40 • Chez les personnes non malades, 1%
des tests sont positifs et 99% négatifs.
( ) (
1) Calculer p A / B et p B / A . ) On choisit une personne au hasard.
2) Etudier l'indépendance entre les évè- Quelle est la probabilité :
nements A et B, en justifiant votre réponse. a) qu'elle soit malade et qu'elle ait un test
positif.
9 Considérons l'expérience suivante : b) qu'elle ne soit pas malade et qu'elle ait
on lance deux fois un dé et on désigne un test négatif.
par X et Y les résultats observés. Ce sont c) qu'elle ait un test positif.
des entiers compris entre 1 et 6. d) qu'elle ait un test négatif.
On note A et B les événements " X et Y e) qu'elle ne soit pas malade, sachant
ont la même parité " et " X = 2 ". que le test est positif.
Les événements A et B sont ils indépen- f) qu'elle soit malade, sachant que le test
dants ? est négatif.
10 Pour prévenir deux défectuosités D1 12
et D2 des pièces fabriquées par une Sur une machine, on considère que
usine, on décide de soumettre un échan- les probabilités de dérèglement électro-
tillon assez grand de pièces à des tests. nique et mécanique pour un jour donné
Les études statistiques menées sur cet sont respectivement : 0,003 et 0,007. Il
échantillon ont montré que : n'y a pas d'autres possibilités de dérè-
8% des pièces présentent le défaut D1 ; glement et on sait que la probabilité de
Parmi les pièces atteintes du défaut D1, dérèglement mécanique sachant qu'il y
15% ont le défaut D2. a un dérèglement électronique est 0,5.
On choisit au hasard une pièce produite 1) Calculer la probabilité que cette
par l'usine et on considère les évène- machine ait les deux dérèglements un
ments suivants : jour donné.
A : " La pièce présente le défaut D1 ". et 2) Calculer la probabilité que cette
B : " La pièce présente le défaut D2 ". machine n'ait aucun dérèglements un
1) Quelle est la probabilité que la pièce jour donné.
choisie présente les deux défauts ? 3) Aujourd'hui la machine est déréglée,
2) Quelle est la probabilité que la pièce quelle est la probabilité que les causes
choisie présente le défaut D2 ? de ce dérèglement soient à la fois
3) On sait que la pièce choisie possède électroniques et mécaniques ?
le défaut D2, quelle est la probabilité 13 En sortie de fabrication, on a cons-
qu'elle possède le défaut D1 ? taté q'une pièce présente deux sor-
tes de défauts (et deux seulement) :

328
Probabilité sur un ensemble
5 Exercices et Problèmes
fini

6% des pièces présentent le défaut D1 au M1, M2 et M3 plus ou moins récentes.


moins ; La fabrication est répartie suivant ces
12% des pièces présentent le défaut D2 machines, mais, selon leur vétusté, les
au moins ; pièces en sortant présentent parfois des
5% des pièces présentent à la fois les défauts selon le tableau suivant :
deux défauts D1 et D2.
Machines M1 M2 M3
Une pièce sort de fabrication. Calculer la
probabilité pour quelle présente un seul Pièces fabriquées (en %) 50 35 15
défaut. Fréquence de défauts (en %) 1 2 6

14 Une enquête auprès d'une popula-


On considère une pièce venant de l'ate-
tion sur l'état de santé et la consomma- lier.
tion du tabac, a donné les résultats sui- On appelle D l'événement « la pièce est
vants : 50% de la population ne fument défectueuse » et Mi l'événement «la
pas et sont en bonne santé et 25% sont pièce a été fabriquée par la machine Mi »
malades et ne fument pas. Les résultats pour tout i ∈ {1,2,3} .
de l'enquête ont montré que dans cette Calculer la probabilité de l'événement D.
population l'état de santé ne dépend pas
du fait qu'on est fumeur ou non. 17
Pour la fabrication d'un jouet, on uti-
On prend au hasard un individu de cette lise ( entre autres ) une emboutisseuse
population. plastique et un robot peintre.
Déterminer alors la probabilité p1 qu'il La probabilité pour que L'emboutisseuse
soit fumeur et non malade et la probabili- tombe en panne est de 2.10-2 pour le
té p2 qu'il soit fumeur et malade. robot de 8.10-2.
Etant donné les cadences, la probabilité
pour que le robot soit en panne sachant
15
Des appareils électroniques de que l'emboutisseuse ne fonctionne plus
même type sont fabriqués par deux 1
est de . Calculer la probabilité pour que
entreprises seulement et vendus sur un 4
marché ; la part du marché de la premiè- les deux machines soient en panne, puis
re entreprise est deux tiers. pour que toutes les deux fonctionnent.
La fiabilité( la probabilité de fonctionne-
ment sans défaillance) d'un appareil
offert sur ce marché est de 95% pour le
premier fabriquant, alors qu'elle est de
90% pour le deuxième fabriquant.
Un utilisateur se présente sur le marché
et achète un appareil. Déterminer la fiabi-
lité de l'appareil acheté.
16
Pour produire des pièces métal-
liques, un atelier utilise trois machines
329
Probabilité sur un ensemble Aperçu Historique
fini
5

APERÇU HISTORIQUE

Thomas Bayes
1702-1761

Une expérience aléatoire est une expérience dont on ne peut prédire à l'avance le résul-
tat. Dans une expérience aléatoire, plusieurs issues sont possibles et la répétition de la
même expérience dans les mêmes conditions peut donner des résultats différents.
L'apparition d'un résultat donné ne peut être anticipé. On dit que l'issue de l'expérience est
soumise au hasard.
Aléa, aléatoire, sont des mots d'origine latine, aléa, qui veut dire dé et par extension
hasard. (« Aléa jecta est. »). Hasard est un mot d'origine arabe, az-zahr ( ou espagnol azar
), qui veut dire également dé. Cette étymologie montre que le hasard est une notion qui
s'est révélée à travers les jeux. Les jeux sont aussi à l'origine de la théorie des probabilités
dont les initiateurs bien connus, en Europe, sont le Duc de Toscane avec Galilée, mais sur-
tout le Chevalier de Méré avec Fermat et Pascal.
Le Reverand Thomas Bayes est né à Londres en 1702 et mourut en 1761 à Tunbridge
Wells, Kent. Ce mathématicien a été le premier a avoir utilisé la probabilité par associa-
tion analogique et par la suite il a établi une base mathématique de probabilité d'indice (un
moyen de calculer un grand nombre de fois, un événement qui n'a pas eu lieu, donnera la
probabilité, qu'il va certainement existé après plusieurs essais).Il raconta ses trouvails sur
la probabilité dans « Essais Vers La Résolution d'un Problème dans la doctrine de
Possibilités »(1763), qui ont été par la suite publié dans Les transactions philosophiques
de la Société Royale de [Link] seuls ouvrages qu'il a publié pendant sa vie, étaient :
La Bienfaisance Divine , ou bien La Tentative de Prouver que La fin Primordiale de la
Providence Divine et du Gouvernement constituent le Bonheur de ses Etres (1731).
Autres œuvres telle une introduction à la doctrine de Fluxions et la Défense du
Mathématicien contre les objections de l'auteur de l'analyste (1736) ,qui a été critiqué par
l'évêque Berkeley d'après les fondations logiques des calculs de Newton.
Son bloc note existe toujours ; et contient la méthode de trouver le temps et la place
de conjonction entre deux planètes, ainsi que des remarques sur les poids et les mesures
qui est une méthode de différentiation et de logarithmes
La contribution de Bayes est immortalisée par sa proposition fondamentale sur la pro-
babilité qui porte son nom : la formule de Bayes.
Texte pris et traduit de " L'encyclopédie Britanica ''

330
Chapitre
6

Variables aléatoires
réelles

Plan du chapitre
❈ Activités préliminaires
❈ Cours
❖ Variable aléatoire réelle
❖ Loi de probabilité d'une variable aléatoire
❖ La loi binomiale
❖ Exemples de lois continues :
La Loi uniforme
La Loi exponentielle

❈ Résumé du cours
❈ Avec L’ordinateur
❈ Exercices et Problèmes
❈ Aperçu Historique

331
Variables aléatoires réelles 6 Activités préliminaires

ACTIVITÉS PRÉLIMINAIRES

1 Deux machines M1 et M2 produisent respectivement 200 et 300 objets.


M1 produit 3% et M2 produit 5% de pièces défectueuses.
Quelle est la probabilité pour qu'un objet défectueux ait été fabriqué par la
machine M1 ?
2 Un sac contient 7 jetons :
quatre blancs numérotés 1, 2, 2, 2
et trois noirs numérotés 1, 1, 2. * Dans le cas d'une « équiprobabilité »,
1) On tire successivement et avec
card A
remise 3 jetons. Calculer la probabi- on a p(A) = , pour tout évène-
lité de chacun des évènements : card Ω
ment A.
A : «Obtenir 3 jetons blancs» ;
B: «Obtenir, parmi les 3 jetons tirés,
* Si A et B sont deux événements tels
deux jetons qui portent le n°1».
que p (B) ≠ 0 alors on a :
2) On remet tous les jetons dans le
sac et on tire successivement 3 p (A I B ) = p(B) . p (A / B )
jetons de la manière suivante : * Soient A et B sont deux événements
Si le jeton tiré porte le n°1 , il est tels que p(B)≠0, p(B)≠1 et p(A)≠0.
remis dans le sac, s'il porte le n°2 , On a la formule de Bayes :
il n'est pas remis dans le sac.
Calculer la probabilité de chacun (
p(B).p A / B )
( )
p B/A =
des évènements
A' : «Obtenir 3 jetons blancs »
( ) ( ) (
p(B).p A/B + p B .p A/B )
et B' : «Obtenir, parmi les 3 jetons
tirés, deux jetons qui portent le n°1».

3 Soit n ∈ .
⎛ 1⎞ ⎛ 2⎞
n n-k k

Montrer que ∑ C ⎜ ⎟ . ⎜ ⎟ = 1
k
n
k=0 ⎝3⎠ ⎝3⎠

4 On dispose d'un dé cubique parfait dont les faces portent les nombres : -1, -1,
0, 0, 1, 1.
On lance ce dé deux fois de suite. On désigne par a le nombre apparu sur la
face supérieure au premier lancer et par b le nombre apparu sur la face supé-
rieure au deuxième lancer.
a) Déterminer la probabilité de chacun des évènements :
A : « Obtenir une somme (a +b) nulle »
B : « Obtenir un produit (ab) nul »
b) Sachant que le produit des deux nombres apparus est non nul, quelle est la
probabilité pour que leur somme soit nulle ?
332
Variables aléatoires réelles 6 Cours

COURS

Dans tout le chapitre, Ω est un univers, ℘(Ω) est l'ensemble des parties
de Ω et p est une probabilité sur ℘(Ω).

Variable Aléatoire Réelle


Définition et loi de probabilité d'une variable aléatoire réelle

Activité 1

Une urne contient six boules : 3 rouges, 1 noire et 2 blanches (toutes les boules sont
indiscernables au toucher). Un joueur tire, au hasard, une boule et note sa couleur ;
si elle est rouge il gagne 1 dinar tunisien ; si elle est noire il gagne 2dinars ; si elle est
blanche il perd 3 dinars. On désigne par Ω, l'ensemble des couleurs possibles et par
X l'application de Ω vers , qui à chaque élément de Ω associe le gain algébrique
(positif si le joueur gagne, négatif si le joueur perd).
a) Quelles sont les valeurs prises par X ? On notera X(Ω) l'ensemble de ces valeurs.
b) Pour chaque valeur xi de X(Ω), on désigne par (X= xi) l'ensemble des éléments de
Ω ayant pour image xi par l'application X. Calculer les probabilités des évènements
suivants : (X = 2), (X = 1) et (X = -3).

c) Vérifier que ∑ p (X= xi) = 1


xi ∈ X( )

Définition
Soit x ∈ .
Soit un univers Ω fini. (X = x) désigne l'ensemble des éven-
On appelle variable aléatoire réelle (ou tualités ayant la même image x par X.
aléa numérique) définie sur l'univers Ω, C'est-à-dire :
toute application X : Ω → . (X = x) = {ω ; ω ∈ Ω et X(ω) = x }

Définition

Soit un univers Ω fini.


Soit X une variable aléatoire réelle définie sur l'univers Ω. On appelle loi de
probabilité de X ou distribution des probabilités de X, l'application qui à cha-
cune des valeurs xi prises par X, fait correspondre la probabilité pi = p(X = xi).

333
Variables aléatoires réelles 6 Cours

D'une façon générale, si on a X(Ω) = {x1, x2, ..., xn } alors on dit que X est discrète
(ou discontinue). La donnée des nombres pi = p(X = xi) pour i ∈ {1, 2, ..., n} détermi-
ne parfaitement la loi de probabilité de la variable aléatoire X qu'on peut résumer dans
un tableau appelé tableau de la loi de probabilité de X :

xi x1 x2 ... xn Total
n
pi = p(X = xi) p1 p2 ... pn ∑p i
=1
i =1

Activité 2

On tire, au hasard et simultanément, trois articles dans une boîte contenant 12 arti-
cles dont 3 sont défectueux. On note X le nombre d'articles défectueux observés.
1) Déterminer la loi de probabilité de la variable aléatoire réelle X.
2) Calculer p(X ≤ 1) et interpréter le résultat obtenu.

Activité 3

On considère le jeu suivant :


Conseil :
Le joueur paie 3 Dinars pour participer
Lorsqu'on détermine la loi de probabili-
au jeu puis il lance une pièce de mon-
té d'une variable aléatoire discrète X, il
naie deux fois et il reçoit en Dinars le tri-
est conseillé de vérifier que :
ple du nombre de piles obtenus. On
désigne par Y le gain net du joueur. ∑ p(X = xi) = 1
Déterminer la loi de probabilité de la xi ∈ X( )

variable aléatoire réelle Y.


Activité 4

Un sac contient neuf jetons indiscernables au toucher numérotés de 1 à 9.


On tire, au hasard, successivement et sans remise, trois jetons du sac.
On appelle X la variable aléatoire prenant pour valeur le nombre de numéros impairs
figurant parmi les trois numéros d'un tirage. Déterminer la loi de probabilité de X.

Fonction de répartition d'une variable aléatoire

Activité 1

On lance une fois un dé cubique parfait dont les faces sont numérotées de 1 à 6 et
on observe la face visible supérieure à l'immobilisation. Soit X la variable aléatoire
qui prend pour valeurs le nombre inscrit sur cette face.
On considère la fonction F définie sur par :
F(x) = p(X ≤ x) où (X ≤ x)={ω ∈ Ω ; X(ω) ≤ x}.
1) Déterminer la loi de probabilité de X.
334
Variables aléatoires réelles 6 Cours

2) Calculer F(x) pour x appartenant à chacun des intervalles suivants :


⎤−∞,1 ⎡ , ⎡1, 2 ⎡ , ⎡2, 3 ⎡ , ⎡3, 4 ⎡ , ⎡4, 5 ⎡ , ⎡5, 6 ⎡ et ⎡6, + ∞ ⎡
⎦ ⎣ ⎣ ⎣ ⎣ ⎣ ⎣ ⎣ ⎣ ⎣ ⎣ ⎣ ⎣ ⎣
3) Construire, dans un repère orthogonal, la représentation graphique de la fonction F.
4) a) Quel est le sens de variation de F ?
b) Justifier que F est continue à droite en tout xi ∈ X(Ω).
Définition

Soit un univers Ω fini et X : Ω → une variable aléatoire.


La fonction de répartition de X est l'application F : → [0, 1] définie pour tout
réel x par : F(X) = p(X ≤ x).
Pour le réel x, F(x) est la probabilité de l'évènement {ω ∈ Ω / X(ω)≤x}.

Propriétés
Soit X une variable aléatoire discrète définie sur un univers fini Ω .
Soit F la fonction de répartition de X. On a :
• F est une fonction en escalier, continue à droite en tout xi∈X(Ω).
• F est croissante sur .
• Si les éléments xi de X(Ω) sont ordonnés : x1 < x2 < ... xn et si p(X = xi) = pi
pour i ∈ { 1, 2, ..., n } alors F est définie sur par :
⎧0 si x ∈ ]-∞ , x1[

⎪p1 si x ∈ [x1 , x 2 [

⎪⎪p +p si x ∈ [x 2 , x 3 [
.. 1 2
F( x ) = ⎨.
⎪p +p +...+p si x ∈ [x i , x i+1[
⎪. 1 2 i
⎪ ..

⎪⎩1 si x ∈ [x n , +∞[

Activité 3 (résolue)
On dispose d'un dé cubique parfait dont les faces portent les nombres : -1, 0, 0, 1, 1, 2.
On lance ce dé deux fois de suite. On désigne par a le nombre apparu sur la face
supérieure au premier lancer et par b le nombre apparu sur la face supérieure au
deuxième lancer.
Soit Y la variable aléatoire qui à chaque couple (a, b) associe la somme (a + b).
1) Déterminer la loi de probabilité de Y.

335
Variables aléatoires réelles 6 Cours

2) a) Déterminer la fonction de répartition F de Y.


b) Représenter graphiquement F dans un repère orthogonal du plan.
3) a) Calculer p(0 < Y ≤ 3) et comparer le résultat avec le réel (F (3) - F (0)).
b) Montrer que ∀ x ∈ on a : p( Y > x ) = 1− F( x )
c) Montrer que pour tous réels a et b tels que a < b , on a : p(a < Y ≤ b)= F(b) -F(a)
Solution :
1) L'expérience aléatoire est le lancer du dé cubique deux fois de suite, on a donc :
card Ω = 62 = 36. ( 36 couples (a,b) )
Soit Y la variable aléatoire qui à chaque élément de Ω associe la somme des points
obtenus.
Pour déterminer la loi de probabilité de Y, on pourra utiliser le tableau suivant :
+ -1 0 0 1 1 2
-1 -2 -1 -1 0 0 1
0 -1 0 0 1 1 2
0 -1 0 0 1 1 2
1 0 1 1 2 2 3
1 0 1 1 2 2 3
2 1 2 2 3 3 4
On a Y(Ω) = {-2; -1; 0; 1; 2; 3; 4}
Le tableau suivant donne la loi de probabilité associée à Y.
xi -2 -1 0 1 2 3 4
1 4 8 10 8 4 1
pi
36 36 36 36 36 36 36

2) a) La fonction de répartition F de Y est b) Représentation graphique


définie sur par : de F :

F(x ) = 0 si x ∈ ⎤⎦−∞, −2 ⎡⎣ ;
1
F(x ) = p1 = si x ∈ ⎡⎣−2, − 1 ⎡⎣ ;
36
5
F(x ) = p1 + p 2 = si x ∈ ⎡⎣−1, 0 ⎡⎣ ;
36
13
F(x ) = p1 + p 2 + p3 = si x ∈ ⎡⎣0,1 ⎡⎣ ;
36
23
F(x ) = p1 + p 2 + p3 + p 4 = si x ∈ ⎡⎣1, 2 ⎡⎣ ;
36
31
F(x ) = p1 + p 2 + p3 + p 4 + p5 = si x ∈ ⎡⎣2, 3 ⎡⎣ ;
36
35
F(x ) = p1 + p 2 + p3 + p 4 + p5 + p 6 = si x ∈ ⎡⎣3, 4 ⎡⎣ ;
36
36
F(x ) = = 1 si x ∈ ⎡⎣4, + ∞ ⎡⎣
36
336
Variables aléatoires réelles 6 Cours

( )
22 35 13 22
3) a) p 0 < Y ≤ 3 = p(Y = 1) + p(Y = 2) + p(Y = 3) = et on a : F(3) − F(0) = − =
36 36 36 36
D'où p(0 < Y ≤ 3) = F(3) - F(0).
b) Montrons que ∀ x ∈ on a p(Y > x) = 1- F(x). Les évènements (Y ≤ x)
et (Y > x) sont contraires donc pour tout réel x, on a :
p(Y > x) = 1 - p(Y ≤ x) = 1 - F(x).
c) Pour tous réels a et b tels que a < b on a :
( Y ≤ a) ⊂ ( Y ≤ b) et (a < Y ≤ b) = ( Y ≤ b) \ ( Y ≤ a)
Donc p(a < Y ≤ b) = p( Y ≤ b) − p( Y ≤ a) = F(b) − F(a)

Remarque :
A partir de F on peut retrouver la loi de probabilité de Y : en effet on a : p1 = F(x1)
et pour tout i ∈ {1,2,3,...,n − 1} , p(Y = xi+1) = p i+1 = F(xi+1) - F(xi).
13 5 8
Exemple : p(Y = x 3 ) = p(Y = 0) = p3 = F(0) − F( − 1) = − =
36 36 36
Activité 4

Une urne contient 3 boules rouges, 2 boules noires et 1 boule verte.


L'expérience consiste à tirer successivement sans remise trois boules de l'urne. Soit
X la variable aléatoire qui prend la valeur 1 si la première boule est rouge ou verte,
0 si non.
1) Dresser le tableau de la loi de probabilité de X.
2) Déterminer la fonction de répartition F de X et construire sa représentation gra-
phique dans le plan rapporté à un repère orthogonal.

Espérance mathématique d'une variable aléatoire


Activité 1

On considère le jeu suivant où le joueur lance un dé cubique parfait dont les faces
sont numérotés de 1 à 6 et reçoit autant de dinars tunisiens que le nombre de points
inscrits sur la face supérieure du dé lorsque ce nombre est pair et perd autant de
dinars tunisiens que le nombre de points obtenus si celui-ci est impair.
On désigne par X la variable aléatoire prenant pour valeur le gain algébrique du
joueur.
1) Déterminer la loi de probabilité de X.
2) Montrer que p(X < 0) = p(X > 0). En déduire qu'il est aussi probable de gagner que
de perdre au jeu.
a) Calculer le gain moyen du jeu (c'est-à-dire ∑ x ip(X = x i ) )
xi ∈ X(Ω )
b) En moyenne gagne-t-on en dinars autant que ce que l'on perd ?

337
Variables aléatoires réelles 6 Cours

Définition
Soit X une variable aléatoire discrète prenant les valeurs xi avec les probabilités
respectives pi pour i ∈ {1, 2, ..., n }.
On appelle espérance mathématique de X, ou valeur moyenne de X, que l'on note
n
E(X) ou X , le réel défini par : E(X) = ∑ p.k .x k = p1.x1 + p 2 .x 2 + ... + pn .x n
k =1

Activité 2
Amor envisage d'investir dans les actions d'une entreprise spécialisée dans les nou-
velles technologies pour une période d'un an. Les rendements possibles sont préci-
sés dans le tableau suivant :

Rendement 6% 8% 10% 12%


Probabilité 0.2 0.3 0.35 0.15

1) Quel est le rendement le plus probable ?


2) Quel est le rendement moyen espéré ?

Activité 3
Un investisseur doit choisir entre les deux options suivantes :
Option A : investir pour un an à un taux d'intérêt fixe de 8%.
Option B : être actionnaire d'une société inscrite en bourse dont les rendements sont
donnés avec leurs probabilités dans le tableau ci-dessous :

Rendement -10% 0% 10% 20%


Probabilité 0.1 0.4 a b

Déterminer les valeurs de a et b pour que l'option B soit plus favorable.

Variance et écart-type d'une variable aléatoire


Définitions
Soit X une variable aléatoire discrète prenant les valeurs xi avec les probabilités
respectives pi pour i ∈ {1, 2, ..., n }.

La variance de X, que l'on note V(X), est le réel positif défini par la formule :
( ) ( ) ( )
2 2 2 n
V(X) = x1 − X .p1 + x 2 − X .p 2 + ... + x n − X .pn = ∑ ( x i − X)2 .pi
i=1
L'écart- type de X, que l'on note σ(X), est le réel positif σ(X) = V(X)

338
Variables aléatoires réelles 6 Cours

Si X est une variable aléatoire


Activité 1
discrète prenant les valeurs xi
Soit X = E(X) avec les probabilités respectives pi
pour i ∈ {1, 2, ..., n }, alors on a :
En développant les carrés ( x i − X)2 pour n

i ∈ {1, 2, ..., n }, montrer que : V(X) = ∑ x i2pi − (E( X))2 = E(X 2 ) − (E( X))2
i=1

V(X) = ( x1 − X) . p1 + ( x 2 − X) . p 2 + ... + ( x n − X) . pn
2 2 2

n
= ∑ x i2pi − (E( X))2
i=1

Remarques :
* L'écart- type est un paramètre de dispersion qui donne une idée de la dispersion des
valeurs prises par la variable aléatoire autour de son espérance mathématique.

* L'écart- type est exprimé dans la même unité que la variable aléatoire.

Activité 2

On a placé dans une urne cinq boules indiscernables au toucher. Trois sont noires et
deux sont blanches. On tire au hasard une à une toutes les boules de cette urne et
on note R le rang de la première boule blanche tirée.
1) Déterminer la loi de probabilité de la variable aléatoire R.
2) Calculer l'espérance mathématique E(R) et l'écart-type σ(R).

Activité 3
Une urne contient quatre boules blanches numérotées : 1, 1, 1, 1 ; deux boules noi-
res numérotées : 2, 1 et une boule rouge numérotée : 2.
Une épreuve consiste à tirer successivement 3 boules de l'urne de la manière sui-
vante :
Si la boule tirée porte le numéro 1 on la remet dans l'urne et on tire la boule suivante.
Si non on la garde à l'extérieur de l'urne et on tire la boule suivante.
1) Calculer les probabilités des évènements suivants :
A : "Obtenir 3 boules blanches" ; B : "Obtenir exactement 2 boules portant le numéro 1".
2) Soit la variable aléatoire X qui prend la valeur 0 si aucune boule tirée n'est noire,
si non le rang de la première boule noire tirée.
a) Déterminer la loi de probabilité de X.
b) Calculer l'écart-type de X.
c) Tracer, dans un repère orthogonal, la courbe représentative de la fonction de
répartition de X.

339
Variables aléatoires réelles 6 Cours

Activité 4 (résolue)
Une urne contient quatre boules rouges portant le nombre 1, cinq boules vertes por-
tant le nombre -1 et trois boules blanches portant le nombre 0.
On tire simultanément et au hasard deux boules de l'urne.
Soit X l'application qui à chaque tirage associe la somme des nombres marqués sur
les boules tirées.
1) Déterminer l'ensemble des valeurs prises par la variable aléatoire X.
2) Déterminer la loi de probabilité de X.
3) a) Calculer l'espérance mathématique E(X). Interpréter le résultat obtenu.
b) Calculer la variance V(X).
c) Calculer l'écart-type σ(X).
4) Tracer la représentation graphique de la fonction de répartition F de X.

Solution :
1) Les sommes possibles des nombres marqués
sur les deux boules tirées sont -2, -1, 0, 1 et 2.
L'ensemble des valeurs prises par X noté X(Ω)
est donc X(Ω) = { -2, -1, 0, 1, 2 }et card Ω = C12
2
= 66

2) L'évènement {w ∈ Ω / X(w) = -2 } est noté (X = -2) on a donc :


* (X = -2) : "Tirer deux boules vertes".
C52 10
p( X = −2) = =
66 66
* (X = -1) : "Tirer une boule verte et une boule blanche".
C15 . C13 15
p( X = -1) = =
66 66
* (X = 0) : "Tirer deux boules blanches ou Tirer une boule rouge et une boule verte ".
C32 + C14 . C15 23
p( X = 0) = =
66 66
* (X = 1) : "Tirer une boule rouge et une boule blanche".
C13 . C14 12
p( X = 1) = =
66 66
* (X = 2) : "Tirer deux boules rouges".
C 24 6
p( X = 2) = =
66 66
La Loi de probabilité de X est donnée par le tableau suivant :

340
Variables aléatoires réelles 6 Cours

La Loi de probabilité de X est donnée par le tableau suivant :

xi
-2 -1 0 1 2
Valeurs prises par X

10 15 23 12 6
pi = p(X = xi)
66 66 66 66 66
5
On remarque que ∑ p(X = x ) = 1
i
, on dit que les évènements (X = xi) forment un
i =1
système complet d'évènements.

3) a) L'espérance mathématique de X est le réel noté E(X), défini par :


i=5
E(X)=∑ x i . p(X=x i )
i=1

10 15 23 12 6
=(-2) × + (-1) × + 0× + 1× + 2×
66 66 66 66 66
1
=- < 0 donc le jeu est perdantt.
6

Remarque :
Si X indique le gain algébrique (positif ou négatif) réalisé dans un jeu, alors on dit que:
• Le jeu est favorable ou gagnant si et seulement si E(X) > 0.
• Le jeu est défavorable ou perdant si et seulement si E(X) < 0.
• Le jeu est équitable si et seulement si E(X) = 0.
b) La variance de X est le réel positif noté V(X) défini par :
V(X) = E (X2 )− (E(X))
2

2
⎡ 10 15 23 12 6 ⎤ ⎛ 1⎞
= ⎢ ( − 2)2 × + ( − 1)2 × + (0)2 × + (1)2 × + (2)2 × −⎜ − ⎟
⎣ 66 66 66 66 66 ⎥⎦ ⎝ 6 ⎠
91 1
= − b 1,35
66 36

c) L'écart-type de X est le réel noté σ(X) défini par :


σ (X) = V(X)
b 1,35
b 1,16.
4) La fonction de répartition de X est l'application F définie sur par :
F: → [0,1]
x → F(x) = p( X ≤ x)
341
Variables aléatoires réelles 6 Cours

L'évènement (X ≤ x) désigne {w ∈ Ω / X(w) ≤ x }

⎧ 0 si x ∈ ]-∞ ,-2[

⎪ 10 si x ∈ [-2 ,-1[
⎪ 66

⎪ 10 + 15 = 25 si x ∈ [-1, 0[
⎪ 66 66 66
⎪⎪ 10 15 23 48
F(x) = ⎨ + + = si x ∈ [0 , 1[
⎪ 66 66 66 66
⎪ 10 15 23 12 60
⎪ + + + = si x ∈ [1 , 2[
⎪ 66 66 66 66 66

⎪1 si x ∈ [2 , + ∞[

⎪⎩

La Loi Binomiale
Activité 1

On lance une pièce de monnaie parfaite trois fois de suite.


Calculer la probabilité de chacun des évènements suivants :
A : " Obtenir deux fois pile "
B : " Obtenir trois fois face "
C : " Obtenir au moins deux fois pile "
D : " Obtenir pile pour la première fois au 3ème lancer ".
Epreuve de Bernoulli- Schéma de Bernoulli

* Une épreuve de Bernoulli de paramètre p est une épreuve dont l'univers Ω pos-
sède exactement deux issues, l'une est appelée succès notée S de probabilité p
et l'autre est appelée échec notée E de probabilité q = 1 - p.

* On peut définir, sur cette épreuve, une variable aléatoire X, prenant la valeur 1
lorsque la première issue S est réalisée, p(X=1)=p et 0 si non, p(X=0) = 1 - p. Cette
variable est une variable de Bernoulli de paramètre p et sa loi est la loi de
Bernoulli.

* Un schéma de Bernoulli est la répétition d'une même épreuve de Bernoulli de


paramètre p un certain nombre n de fois (n >1) en supposant que les épreuves sont
deux à deux indépendantes.

342
Variables aléatoires réelles 6 Cours

Loi binomiale

* Si X est une variable aléatoire égale au nombre de succès au cours de n épreu-


ves de Bernoulli de paramètre p, alors on dit que X suit une loi binomiale de para-
mètres n et p.
* La loi de probabilité de X (qu'on note B (n, p)) est définie par :
pour tout k ∈ X(Ω) = { 0 , 1 , ... , n } on a : p(X = k) = C n.p . (1 − p ) .
k k n−k

* L'espérance mathématique, la variance et l'écart-type de X sont donnés par :


E(X) = n.p ; V(X) = n.p.(1–p) et σ (X) = n.p.(1 − p) .

Activité 2

I- 1) Un dé a la forme d'un tétraèdre régulier (pyramide à base triangulaire) dont les


faces sont numérotées :1, 2, 3 et 4.
Les faces 1, 2 et 3 sont équiprobables et la probabilité de la face 4 est le double
de celle de chacune des autres faces.
Quelle est la probabilité de chaque face ?
2) On considère un dé cubique équilibré dont les faces sont numérotées de 1 à 6.
Quelle est la probabilité de chaque face ?
II- 1) Soit E l'épreuve qui consiste à lancer, simultanément, les deux dés précédents
une fois. Quelle est la probabilité d'obtenir une somme égale à 7 ?
2) On répète l'épreuve E quatre fois de suite et on désigne par X la variable aléa-
toire qui prend pour valeur le nombre de fois où on obtient une somme égale à 7.
a) Définir la loi de probabilité de X et calculer E(X) et V(X).
b) Quelle est la probabilité d'obtenir exactement deux fois "la somme égale à 7"?
c) Quelle est la probabilité d'obtenir "la somme égale à 7" pour la première fois
à la troisième répétition ?

Activité 3

Quatre chasseurs tirent en même temps sur un lapin. Chacun d'eux a une chance sur
quatre d'atteindre le lapin. Calculer la probabilité pour que le lapin soit atteint.

Activité 4 (résolue)

Une urne contient quatre boules rouges et six boules noires indiscernables au toucher.
1) On tire successivement et avec remise trois boules. Calculer la probabilité de l'é-
vènement M : « la première boule tirée est noire et les deux autres boules tirées sont
rouges »
2) On tire successivement et sans remise trois boules de l'urne. Calculer la probabili-
té de l'évènement : «la première boule tirée est noire et les deux autres boules tirées
sont rouges»

343
Variables aléatoires réelles 6 Cours

3) Soit E l'épreuve qui consiste à tirer simultanément trois boules de l'urne. On dési-
gne par A l'évènement : "Obtenir une boule noire et deux boules rouges".
3
a) Montrer que la probabilité de l'évènement A est égale à .
10
b) On répète l'épreuve E cinq fois de suite en remettant les trois boules dans l'urne
après chaque épreuve et on désigne par X la variable aléatoire réelle qui prend pour
valeur le nombre de fois où l'évènement A est réalisé. Déterminer la loi de probabilité
de X.
c) Calculer l'espérance mathématique, la variance et l'écart-type de X.
d) Calculer la probabilité de l'évènement : (1 < X ≤ 3)
(D'après Bac Tunisien 2001)

Solution :
1) et 2) On tire successivement trois boules.
L'évènement M :« Obtenir une boule noire au premier tirage et 2 boules rouges aux
tirages suivants » est égal à l'ensemble des triplets de la forme (N,R, R).

Type de tirages 1) successif avec remise 2) successif sans remise


6 4 4 6 4 3
p(M) × × = 0, 096 × × = 0,1
10 10 10 10 9 8

3) Tirage simultané de 3 boules :


C16 × C 24
36 3
a) Soit l'évènement A : «Obtenir {N,R, R}» alors p(A) = =
3
=
= 0, 3
.
C 120 10
10
b) On répète l'épreuve E, 5 fois de suites. X = nombre de fois où l'évènement A est
réalisé.
Nous sommes donc, devant un schéma de Bernoulli de paramètres n = 5 et p = 0,3.
Donc X suit une loi binômiale de paramètres n = 5 et p = p(A) = 0,3.

Par suite, x(Ω} = {0,1,2,3,4,5} et pour k ∈ {0,1,2,3,4,5}on a p( X = k ) = Ck5 (0.3)k . (0, 7)5 −k.

c) E(X) = n.p = 1, 5 ; V(X) = n.p.(1 − p) = 1,05 et σ( X) = n.p.(1- p) = 1, 05 b 1,025

d) p(1 < X ≤ 3) = p(X = 2) + p(X = 3) = 0,441.

Activité 5

Un appareil électronique envoie à une imprimante un code formé de 4 chiffres,


chaque chiffre ne pouvant prendre que les valeurs 0 ou 1 (par exemple : 1101).
a) Combien l'appareil peut-il fabriquer de codes distincts ?
On suppose que tous ces codes ont la même probabilité d'être produits.
b) Soit X la variable aléatoire discrète qui prend pour valeur le nombre de 1 figurant
dans le code. Donner la loi de probabilité de X et calculer son espérance mathéma-
tique.
344
Variables aléatoires réelles 6 Cours

Exemples de variables aléatoires réelles continues


1) Introduction et définition
Supposons qu'on étudie la taille des individus d'une population. Si on veut déterminer
la probabilité qu'un individu pris au hasard ait une taille 1,79m ; il est clair que même
si on dispose des instruments de mesure les plus performants, cette taille n'est jamais
atteinte (c'est un évènement «quasi-impossible») et par conséquent la probabilité
cherchée est nulle. Mais on pourra calculer la probabilité que la taille de l'individu
appartienne à l'intervalle [1,785 ; 1,795] par exemple, en fonction de la précision
demandée.

Activité

Dans la figure ci-contre, (C) désigne un cercle de


centre O et de rayon R = OA.
On choisit un point M au hasard sur ce cercle, on
note θ = AOMˆ et on désigne par X la variable aléa-
toire réelle prenant pour valeur la longueur de la
corde [AM].
a) Préciser l'univers Ω associé à cette expérience
aléatoire.
b) Calculer AM en fonction de θ.
c) Déterminer X(Ω). ⎛ R⎞
d) Quelle est la probabilité de l'évènement ⎜ X = ⎟ ?
⎝ 7⎠
Solution et commentaires :
a) L'univers Ω correspondant à cette expérience est égal au cercle (C) qui n'est pas
un ensemble fini comme c'est le cas pour une variable aléatoire discrète.
θ
b) À chaque point M de (C) on associe, par X, le réel AM = 2R. sin (sous entendu
θ ∈ [0,π] ). 2
x
c) La fonction u : x a [Link] est continue et croissante sur l'intervalle [0,π] .
2
Par conséquent, X(Ω) = u([0,π]) = [0, 2R].
⎛ R ⎞ ⎛ R⎞
d) p ⎜( X = )⎟ = 0 . En effet⎜ X = ⎟ est un évènement « quasi-impossible » car il cor-
⎝ 7 ⎠ ⎝ 7⎠
θ 1
respond aux points M du cercle (C) tels que sin = où θ = AOMˆ (ces points M
2 14
sont tels qu'il est presque impossible de les choisir sur le cercle (C)).
La variable aléatoire X est définie sur un univers Ω non fini et on a X(Ω) est un
intervalle non réduit à un point. On dit alors, que X est une variable aléatoire réelle
continue.
345
Variables aléatoires réelles 6 Cours

Lorsqu'une variable aléatoire réelle X définie sur un univers Ω vérifie : X(Ω) = I


où I est un intervalle de non réduit à un point, nous dirons que cette variable
aléatoire est continue et on a : p(X ∈ I) = 1,p(X ∉ I) = 0 et ∀ a ∈ , p(X = a) = 0.

En particulier, si X(Ω) = [a,b] alors p(X ∈ [a,b]) = 1 et p(X ∉ [a,b]) = 0.


Donc il n'est pas possible de définir une loi de probabilité pour une telle variable aléa-
toire continue comme on l'a fait pour une variable aléatoire discrète. Par contre, on
cherchera à exprimer la probabilité que les valeurs de la variable aléatoire appartien-
nent à un intervalle donné.

2) Fonction de répartition d'une variable aléatoire continue

Soit X une variable aléatoire réelle continue définie sur un univers Ω. La fonction
de répartition F de X est définie sur par : ∀ x ∈ , F(x) = p(X ≤ x).

Activité 1

Soit X une variable aléatoire réelle continue de fonction de répartition F.


1) Justifier que ∀ x ∈ , 0 ≤ F(x) ≤ 1.
2) a) Vérifier que pour tout a ∈ , p(X ∈ ]-∞,a]) = F(a) et p(X < a) = p(X ≤ a).
( ) ( )
b) En déduire que p X > a = p X ≥ a = 1− F(a)
3) Soient a et b deux réels tels que a ≤ b.
a) En remarquant que ( X ≤ a) ⊂ ( X ≤ b), montrer que p(X ∈ [a,b]) = F(b) - F(a) .
b) En déduire que F est croissante sur .
4) Montrer que pour a < b, on a :
p(a < X ≤ b) = p(a ≤ X < b) = p(a < X < b) = p(a ≤ X ≤ b) = F(b) - F(a).

Si X est une variable aléatoire réelle continue définie sur un univers Ω et de fonc-
tion de répartition F alors on a les propriétés suivantes :
• F est croissante sur et ∀ x ∈ , 0 ≤ F(x) ≤ 1.
• p(X < a) = p(X ≤ a) et p(X > a) = p(X ≥ a) = 1 - F(a) pour tout a ∈ .
• p(a < X ≤ b) = p(a ≤ X < b) = p(a < X < b) = p(a ≤ X ≤ b) = F(b) - F(a) où a et b sont
deux réels tels que a < b.

346
Variables aléatoires réelles 6 Cours

Activité 2

Soit F la fonction de répartition d'une variable aléatoire réelle continue X définie sur
par :
⎧0 si x < 0

F( x ) = ⎨ x si 0 ≤ x ≤ 1
⎪1 si x > 1

Calculer la probabilité de chacun des évènements suivants :
1
(0,3 ≤ X ≤ 0, 8); ( X ≥ ) et ( X < 0)
2
3) Densité de probabilité d'une variable aléatoire continue
Activité 1

Soit X une variable aléatoire réelle continue, de fonction de répartition F définie sur
⎧0 si x < 0
par : F( x ) = ⎨
⎪⎩1− e si x ≥ 0
−x

1) a) Calculer lim F(x) et lim F(x)


x→ −∞ x →+∞
b) Montrer que F est continue et dérivable sur .
c) Tracer la courbe représentative de F dans un repère orthogonal du plan.
2) Calculer la probabilité de l'évènement A : "(X ≤ 2)".
3) Calculer la probabilité des évènements B : "(0 < X ≤ 0,5)" et C : "0,7 < X < 0,8)"
4) a) Montrer que pour h > 0 et voisin de zéro et pour tout x réel, on a :
F(x + h) - F(x) c f(x) . h où f désigne la fonction dérivée de F.
b) En déduire que pour tout x réel, on a : p(x ≤ X ≤ x + h) c f(x) . h

b
c) Soient a et b deux réels tels que a ≤ b. Vérifier que f(x) dx = p(a ≤ X ≤ b).
a

Commentaires :

* Le réel positif f(x).h est une valeur approchée de la probabilité que la variable aléa-
toire continue X soit dans un intervalle de longueur h et contenant le réel x.

* La fonction f s'appelle la fonction densité de probabilité de la variable aléatoire réel-


le continue X.

347
Variables aléatoires réelles 6 Cours

Soit X une variable aléatoire réelle continue de fonction de répartition F.


* On admet que F est continue sur et que lim F(x ) = 0 et lim F(x ) = 1
x →−∞ x →+∞
* La fonction dérivée f de F s'appelle la fonction densité (ou densité de probabi-
lité) de X.
Pour tout réel x on a : p(x ≤ X ≤ x + h) c f(x) . h où h est un réel strictement
positif et voisin de 0.

Activité 2

Montrer que la densité f d'une variable aléatoire continue X prend des valeurs positi-
ves ou nulles.

Activité 3
Soit F la fonction de répartition d'une variable aléatoire réelle continue X définie sur
⎧0 si x ≤ 0

⎪ 1
par : F( x ) = ⎨ 2( x − x 2 ) si 0 < x < 1
⎪ 2
⎪⎩1 si x ≥ 1

1) Déterminer la fonction f densité de probabilité de X.


2) Tracer les courbes représentatives de f et F dans deux repères orthogonaux du
plan.
3) Calculer p(0,25 ≤ X ≤ 0,5) .Interpréter graphiquement le résultat obtenu.
4) Résoudre, dans ]0,1[, graphiquement ; puis par le calcul ; l'équation F(x) = 0,5.
Interpréter.

Si X est une variable aléatoire réelle continue définie sur un univers Ω et de


densité de probabilité f alors on a les propriétés suivantes :

* f(x) ≥ 0 ∀ x ∈ .


s
* Pour tous réels t et s tels que t ≤ s on a : p(t ≤ X ≤ s) = f(x) dx
t

* Si X(Ω) = [a,b] , (a<b), alors ∫ f(x) dx = 1


b


x
* Si X(Ω) = [a,+∞[ alors lim f(t) dt = 1
x→+∞ a

348
Variables aléatoires réelles 6 Cours

4) La Loi uniforme

Soit I un intervalle de . La probabilité uniforme offre une chance égale à toutes les
éventualités. Donc la densité de probabilité correspondante est partout la même ;
c'est une fonction constante sur I.
Soient a et b deux réels tels que a < b.
- Une variable aléatoire continue X suit une loi de probabilité uniforme sur l'in-
tervalle [a; b] si sa densité de probabilité f est définie sur par :
⎧0 si x < a

⎪ 1
f (x) = ⎨ si a ≤ x ≤ b
⎪ b−a
⎪⎩0 si x > b

- Si X est une variable aléatoire continue qui suit une loi de probabilité unifor-
me sur l'intervalle [a; b] alors on a :


b
* L'espérance mathématique de X est définie par E( X) = a
t.f(t) dt

∫ ( )
b 2 2
* La variance de X est définie par V( X) = t .f(t) dt − E(X)
a

Exemple : Si X suit une loi de probabilité uniforme sur [0; 1] alors sa fonction densi-
té f est la fonction constante égale1sur [0; 1] et zéro ailleurs. Et pour tous réels t et
s de [0; 1] tels que t ≤ s on a p: (t ≤ X ≤ s) = ∫ 1 dx = s − t
s

⎡t 2 ⎤ 1
1

* L'espérance de X est E( X) = ∫ t.f(t) dt = ∫ t.1 dt = ⎢ ⎥ =


1 1

0 0
⎣ 2 ⎦0 2

⎛ 1⎞ ⎡t 3 ⎤ 1 1
2 1

( )
* La variance de X est V( X) = ∫ 0 t .f(t) dt − E(X) = ∫ 0 t dt − ⎜ ⎟ = ⎢ ⎥ − =
1 2 2 1 2

⎝ 2 ⎠ ⎣ 3 ⎦0 4 12

Activité 1 Soit X une variable aléatoire réelle continue


Soit X une variable aléatoire conti- qui suit une loi de probabilité uniforme sur
nue qui suit une loi de probabilité un intervalle [a; b].
uniforme sur [a; b]. * L'espérance mathématique de X est « la
moyenne arithmétique » des bornes de
a+b
1) Montrer que E(X) = a+b
2 l'intervalle [a; b] c'est-à-dire : E(X) = .
2
(b − a)
2
(b − a)
2

2) Montrer que V(X) = * La variance de X est V(X) =


12 12

349
Variables aléatoires réelles 6 Cours

Activité 2

Soit X une variable aléatoire continue qui suit une loi de probabilité uniforme sur [a; b].
Montrer que la fonction de répartition F de X est définie sur par :

⎧0 si x < a

⎪ x −a
F(x ) = ⎨ si a ≤ x < b
⎪ b−a
⎪⎩1 si x ≥ b

Activité 3

Soit X une variable aléatoire continue qui suit une loi de probabilité uniforme sur [2; 5].
1) Déterminer la densité f de probabilité de X.
2) Déterminer la fonction de répartition F de X.
3) Représenter graphiquement f et F dans un repère orthogonal du plan.
4) Calculer E(X) et V(X).
5) Calculer la probabilité de chacun des évènements : (1 ≤ X ≤ 4) et (2,5 < X ≤ 2,6)

Activité 4 (résolue)

Le bus part à 9 h d’un arrêt précis et il passe par cet arrêt toutes les 10 minutes.
Un étudiant se présente à cet arrêt entre 9 h et 9h 20 mn. Soit X la variable aléatoire
égale à l'heure exacte de son arrivée à cet arrêt. Sachant que X suit une loi uniforme
sur l'intervalle [0; 20].
1) Quelle est la probabilité que l'étudiant attende moins que 5 mn le prochain bus ?
2) Quelle est la probabilité qu'il attende plus que 8 mn ?

Solution :
1
La densité de probabilité f de X est définie par f(x) = pour tout x ∈ ⎡⎣0, 20⎤⎦.
20
1) L'attente n'est inférieure à 5 mn que si l'étudiant arrive entre 9h 5mn et 9h 10mn
ou entre 9h 15mn et 9h 20mn. La probabilité demandée est alors :
1 1 1
∫ ∫
10 20
p(5 ≤ X ≤ 10) + p(15 < X ≤ 20) = dt + dt =
5 15
20 20 2

2)De même l'attente n'est supérieure à 8 mn que si l'étudiant arrive entre 9h et 9h


2mn ou entre 9h10mn et 9h12mn. La probabilité demandée est alors :
1 1 1
∫ ∫
2 12
p(0 ≤ X ≤ 2) + p(10 < X ≤ 12) = dt + dt =
0 10
20 20 5
350
Variables aléatoires réelles 6 Cours

5) La Loi exponentielle
Soit a un réel strictement positif.
Une variable aléatoire continue X suit une loi exponentielle de paramètre a sur
⎧0 si t < 0
I = [0,+∞[ si sa densité de probabilité f est définie sur par : f (t) = ⎨
⎩⎪ a e
− at
si t ≥ 0

Exemple : La durée de vie, exprimée en années, d'un noyau radioactif ou d'un com-
posant électronique est modélisée par une variable aléatoire réelle continue qui suit
une loi exponentielle.

Activité 1
Soit X une variable aléatoire réelle continue qui suit une loi exponentielle de para-
mètre a sur I = [0,+∞[ et de densité de probabilité de f.
×
1) a) Calculer, pour tout réel x, l'intégrale ∫ 0
f (t) dt.

b) En déduire que la fonction de répartition F de X est définie sur par :


⎧0 si x < 0
F( x ) = ⎨
⎪⎩ 1− e − ax
si x ≥ 0
2) a) Soit t > [Link], par intégration par parties, chacune des expressions suivantes:
⎛ ⎞
2

E(t) = ∫ f ( x ) dx et V(t) = ∫ x f ( x ) dx − ⎜ 1 ⎟
t t 2
0 0
⎝a⎠
1 1
b) Montrer alors, que tlim E(t) = et lim V(t) = 2 .
→+∞ a t →+∞ a

Si X est une variable aléatoire réelle continue qui suit une loi exponentielle de
paramètre a > 0 sur I = [0,+∞[ alors on a :

• L'espérance mathématique de X est E(X) = 1 .


a
1
• La variance de X est V(X) = 2 .
a
⎧0 si x < 0
• La fonction de répartition F de X est définie sur par : F( x ) = ⎨
⎪⎩ 1− e − ax
si x ≥ 0

Activité 2
Soit T, le temps (en minutes) d'attente entre deux clients au guichet de la poste.
On admet que T suit une loi exponentielle de paramètre 0,4.

351
Variables aléatoires réelles 6 Cours

1) Représenter graphiquement une allure de la densité de probabilité de la variable


aléatoire T.
2) Calculer la probabilité d'attendre plus de 15 min.
3) Donner l'espérance mathématique et la variance de T.

Activité 3

Soit X une variable aléatoire réelle continue qui suit une loi exponentielle de paramè-
tre λ > 0.
1) Montrer que pour tous réels positifs a et b tels que a ≤ b on a :
p(a ≤ X ≤ b) = e− λa − e− λb . Interpréter graphiquement le résultat obtenu.
2) a) Montrer que pour tout t > 0 on a : p( X ≤ t) = 1− e− λt .
b) En déduire que pour tout t > 0 on a : p( X > t) = e− λt .
c) Justifier que pour tous réels positifs s et t on a : p( X > s + t / X > s) = p( X > t) = e− λt .

Si X est une variable aléatoire réelle continue qui suit une loi exponentielle de
paramètre λ > 0 sur I = [0,+∞[ alors :

• pour tous réels positifs a et b tels que a ≤ b on a : p(a ≤ X ≤ b) = e− λa − e− λb .

• pour tout t > 0 on a : p( X ≤ t) = 1− e− λt .

• pour tous réels positifs s et t on a : p( X > s + t / X > s) = p( X > t) = e− λt.

Activité 4 (résolue)

La durée de vie d'une ampoule électrique mesurée en heures, est une variable aléa-
toire réelle X continue qui suit une loi exponentielle de paramètre λ (λ > 0).
1) Donner la densité de X.
2) Déterminer la fonction de répartition de X.
3) a) Calculer λ sachant que la durée moyenne d'une ampoule est de 2000 heures.
b) Représenter graphiquement les fonctions f et F dans deux repères orthogonaux
du plan.
4) Calculer la probabilité pour qu'une ampoule dure moins de 2000 heures.
5) Sachant qu'une ampoule a duré 2000 heures calculer la probabilité pour qu'elle
dure 500 heures de plus.

Solution :
1) La densité de probabilité de X est la fonction f définie sur par :
⎧0 si t < 0
f (t ) = ⎨ − λ t
⎪⎩ λ e si t ≥ 0

352
Variables aléatoires réelles 6 Cours

2) La fonction de répartition de X est la fonction F définie sur par :


⎧0 si x < 0
F( x ) = ⎨ −λ x
⎪⎩ 1− e si x ≥ 0

1
3) On a E( X) = 1 = 2000 équivaut à λ = = 0.0005 .
λ 2000

Représentation graphique de f Représentation graphique de F

2000

4) p( X < 2000) = 1− e 2000 = 1 − e−1 - 0.64 (cette probabilité représente l'aire de la
partie du plan limitée par l'axe des abscisses, la courbe représentative de la den-
sité f de X et les droites d'équations respectives : x = 0 et x = 2000).
500

5) p( X > 500 + 2000 / X > 2000) = p( X > 500) = e 2000
= e−0.25 - 0.78. .

Activité 5

On s'intéresse à la durée de vie, exprimée en semaines, d'un composant électro-


nique.
On modélise cette situation par une loi de probabilité p (de durée de vie) définie sur
l'intervalle [0,+∞[ par La probabilité que «le composant ne soit plus en état de marche
au bout de t semaines» est p(t) = ∫ λe− λx dx pour tout t ∈ [0, +∞[
t
0
Une étude statistique, montrant qu'environ 50% d'un lot de ces composants sont
encore en état de marche au bout de 200 semaines permet de poser p(200)=0,5.
ln 2
1) Montrer que λ = .
200

2) Quelle est la probabilité qu'un de ces composants pris au hasard ait une durée de
vie supérieure à 300 semaines ?
3) Calculer une valeur approchée décimale à la semaine prés de la durée de vie
moyenne de ces composants.

353
Variables aléatoires réelles 6 Résumé du Cours

RÉSUMÉ DU COURS

Variable aléatoire réelle :

Soit un univers Ω fini et p une probabilité définie sur Ω.


On appelle variable aléatoire réelle (ou aléa numérique) définie sur l'univers Ω,
toute application X : Ω → .
La fonction de répartition de X est l'application F : →[0, 1] définie pour tout réel x
par : F(x) = p (X ≤ x ). On a : ∀ x ∈ , p (X > x ) = 1 − F(x) et p (a < X ≤ b ) = F(b) − F(a)
pour tous réels a et b tels que a < b.
Soit X une variable aléatoire réelle définie sur un univers fini Ω et dont la loi de pro-
babilité est donnée par le tableau ci-dessous :
xi x1 x2 ... xn Total
n
pi = p(X = xi) p1 p2 ... pn ∑p i
=1
i =1
n

• L'espérance mathématique de X est le réel E(X) = ∑ pk .xk = p1.x1 + p 2.x2 + ... + pn .xn
k =1
⎛ 2⎞

n n
( ⎝ ⎠
)
• La variance de X est le réel positif V(X) = E ⎜ X − X ⎟ et on a :

V(X) = ∑ x i pi − (∑ x ipi ) = E( X ) − (E( X))


2 2 2 2

i=1 i=1

• L'écart-type de X est le réel positif σ(X) = V(X)

Schémas de Bernoulli :

* Soit une épreuve dont l'univers Ω possède exactement deux issues, l'une est
appelée succès notée S et l'autre appelée échec notée E.
On note p = p(S) et q = 1 - p = p(E).
* On répète cette épreuve n fois de suite (n>1) et on suppose que les épreuves
sont deux à deux indépendantes.
* Lorsque toutes ces conditions sont remplies, on dit que la variable aléatoire X,
qui à chaque n répétitions associe le nombre de succès obtenus suit une loi bino-
miale de paramètre n et p. La loi de X se note : B (n, p).
* Si une variable aléatoire X suit une loi binomiale de paramètre n et p alors
( )
n−k
pour tout k ∈ X(Ω) = { 0, 1, ..., n } on a : p(X = k) = Ckn .pk . 1− p
E(X) = n.p ; V(X) = n.p.(1-p) et σ(X) = n.p.(1− p) .

354
Variables aléatoires réelles 6 Résumé du Cours

Variable aléatoire réelle continue :

* Une variable aléatoire réelle X est continue lorsqu'elle est définie sur un univers
Ω et vérifie : X(Ω) = I où I est un intervalle de non réduit à un point.
Dans ce cas on a : Pour tout a ∈ , p(X = a) = 0.
• Si X(Ω) = alors p(X ∈ ) = 1 ;
• Si X(Ω) = [a,b] alors p(X ∈ [a,b]) = 1 et p(X ∉ [a,b]) = 0 .

* Soit X une variable aléatoire réelle continue définie sur un univers Ω .


La fonction de répartition F de X a les propriétés suivantes :
• F est continue et croissante sur .
• ∀ x ∈ , 0 ≤ F(x) ≤ 1, lim F(x ) = 0 et lim F(x ) = 1 .
x →−∞ x →+∞

• p(X < a) = p(X ≤ a) et p(X > a) = p(X ≥ a) = 1 - F(a) pour tout a ∈ .


• p(a < X ≤ b) = p(a ≤ X < b) = p(a < X < b) = p(a ≤ X ≤ b) = F(b) - F(a) où a et b sont
deux réels tels que a < b.

Propriétés de la densité de X :
Si X est une variable aléatoire réelle continue définie sur un univers Ω et de
densité de probabilité f alors on a les propriétés suivantes :

• f(x) ≥ 0 ∀ x ∈ .


s
• Pour tous réels t et s tels que t ≤ s on a : p(t ≤ X ≤ s) = f(x) dx
t

• Si X(Ω) = [a,b] (a<b) alors ∫ f(x)dx = 1 . Si X(Ω) = [a,+∞[ alors lim ∫


b x
a
f(t)dt = 1
x→+∞ a

La loi uniforme :
Soient a et b deux réels tels que a < b.
Une variable aléatoire continue X suit une loi de probabilité uniforme sur [a; b]
⎧0 si x < a

⎪ 1
si sa densité de probabilité f est définie sur par : f ( x ) = ⎨ si a ≤ x ≤ b
⎪ b−a
⎪⎩0 si x > b
• L'espérance mathématique de X est « la moyenne arithmétique » des bornes de
a+b
l'intervalle [a; b] c'est-à-dire : E(X) =
2

(b − a)
2

• La variance de X est V(X) =


12

355
Variables aléatoires réelles 6 Résumé du Cours

La loi exponentielle :

Soit λ un réel strictement positif.


Une variable aléatoire continue X suit une loi exponentielle de paramètre λ sur
⎧0 si t < 0
I = [0,+∞[ si sa densité de probabilité f est définie sur par : f (t) = ⎨
− λt
⎩⎪ λ e si t ≥ 0
On a les propriétés suivantes :
1
• L'espérance mathématique de X est E( X) = .
λ
1
• La variance de X est V( X) = .
λ2
⎧0 si x < 0
• La fonction de répartition F de X est définie sur par : F( x ) = ⎨
−λ x
⎪⎩ 1− e si x ≥ 0
• p(a ≤ X ≤ b) = e− λa − e− λb pour tous réels a et b tels que a ≤ b .

• p( X > t) = 1− p( X ≤ t) = e− λt pour tout réel t >0.

356
Variables aléatoires réelles 6 Avec L’ordinateur

AVEC L’ORDINATEUR
Activité
Le logiciel Sine qua non est un logiciel intéressant qui pourra nous aider à visualiser
des calculs de probabilités pour une loi binomiale B (n ; p), il suffit de lui proposer les
paramètres : n (nombre de répétition) et p (la probabilité du succès). Par exemple :
choisir,dans le menu Définir, l'icône correspondant à une loi binomiale puis prendre
n = 10 et p = 0,5 pour visualiser à l'aide de ce logiciel, les calculs de p(x = k) où
k ∈ { 0 , 1 , ... ,10 } .

Le même logiciel nous aide également à calculer et visualiser les valeurs de


F(x) = p(X ≤ x) où F est la fonction de répartition d'une variable aléatoire X dont la loi
de probabilité suit une loi binomiale B (n ; p). Par exemple pour n = 10 et p = 0.5 on
trouve F(7) = p(X≤ 7) c 0.9453

357
Variables aléatoires réelles 6 Avec L’ordinateur

Application :

Utiliser le logiciel Sine qua non, pour résoudre chacune des deux situations suivantes :
(Ressource sur Internet : [Link]

Situation 1 :

Une usine produit des pièces pour automobiles. Sur un grand nombre de pièces fabri-
quées, on a constaté que 3% des pièces fabriquées doivent être rejetées.
Calculer la probabilité de trouver exactement trois pièces à rejeter dans un lot de 100
pièces prises au hasard.

Situation 2 :

Un sac contient 200 billes : 20 sont rouges, les autres sont bleues.
Les billes sont indiscernables au toucher.
1) Quelle la probabilité d'obtenir une bille rouge ?
2) Une épreuve consiste à tirer 50 fois de suite une bille, en remettant à chaque fois
la bille tirée dans le sac après avoir noté sa couleur. Le nombre de fois où l'on tire une
bille rouge est une variable aléatoire X.
a) Déterminer l'espérance mathématique de X.
b) Dresser le tableau donnant la loi de X.
( )
c) Calculer la probabilité de l'évènement A : m − 2σ < X ≤ m + 2σ où m désigne
l’espérance mathématique de X et σ son écart-type.
3) Soit F la fonction de répartition de X. Déterminer F et tracer sa représentation gra-
phique dans un repère orthogonal convenablement choisi.

358
Variables aléatoires réelles 6 Exercices et Problèmes

EXERCICES ET PROBLÈMES
1 Une urne contient 6 boules blanches expérience et on s'intéresse au nombre
et 4 boules noires indiscernables au tou- de boules bleues tirées. On définit ainsi
cher. une variable aléatoire X sur l'ensemble Ω
On tire simultanément 3 boules de l'urne. des épreuves.
La variable aléatoire X est égale au nom- a) Donner les éléments de X(Ω).
bre de boules blanches restant dans l'ur- b) Calculer P(X=k) où k ∈ X(Ω).
ne après le tirage. c) Représenter graphiquement la fonc-
1) Déterminer la loi de probabilité de X. tion de répartition de X.
2) Définir la fonction de répartition de la d) Calculer l'espérance mathématique
variable X et la représenter graphique- et la variance de X.
ment.
5 Une urne contient une boule blan-
2 Soit X une variable aléatoire. Sa loi
che, une boule rouge et trois boules noi-
de probabilité est donnée par le tableau res toutes indiscernables au toucher.
suivant : 1) On tire une boule. Calculer la probabi-
xi -3 -1 2 4 6 lité de l'événement
pi 0,1 0,15 0,05 0,35 0,35 A : " Il reste dans l'urne exactement deux
couleurs".
Soit F la fonction de répartition de X. 2) On tire successivement et sans remi-
Calculer F( -2 ), F( 0 ), F( 4,2 ). se, deux boules. Calculer la probabilité
Représenter graphiquement la fonction F pour qu'il reste dans l'urne exactement
dans un repère orthogonal du plan. deux couleurs.
3 X est une variable aléatoire qui suit 3) On tire simultanément deux boules de
l'urne.
la loi de probabilité donnée par :
On désigne par X l'aléa numérique qui
xi -2 -1 2 4 6 prend pour valeur le nombre de couleurs
pi a 0,15 0,25 b 0,1 qui restent dans l'urne.
a) Déterminer la loi de probabilité de X.
On sait que E(X) = 1,05. Calculer a et b.
b) Calculer l'espérance E (X).
4 Un sac contient 20 boules, indiscer- c) Calculer la variance et l'écart-type de X.
d) Représenter graphiquement la fonc-
nables au toucher, dont r sont rouges, b
tion F dans un repère orthogonal du plan.
bleues, v vertes et j jaunes. Les entiers r,
b, v et j sont respectivement proportion- 6 Une urne contient 9 boules blanches
nels à 1, 2, 3 et 4. et une boule [Link] les boules
1) On tire une boule au hasard et on la sont indiscernables au toucher.
remet. Quelles sont les probabilités des
différentes couleurs ? 1) Au cours de l'expérience qui consiste
2) On tire une boule, on note sa couleur, à extraire simultanément trois boules de
on la remet. On répète trois fois cette l'urne, quelle est la probabilité d'obtenir la
359
Variables aléatoires réelles 6 Exercices et Problèmes

boule rouge ? A :"Obtenir une somme nulle".


2) L'expérience précédente est répétée a) Montrer que p(A) = 29 .
5 fois, avec remise à chaque fois dans 100
l'urne, des trois boules qu'on a tiré. b) Sachant qu'on a obtenu une somme
Soit X le nombre de boules rouges obte- nulle, quelle est la probabilité d'obtenir
nues au cours des cinq tirages. "Face" ?
Déterminer la loi de probabilité de X, et c) On répète l'épreuve précédente n fois
calculer E(X) et σ(X). de suite (n ≥ 1), en remettant à chaque
7 On lance cinq fois de suite un dé fois les boules tirées dans l'urne.
Déterminer la probabilité pn pour que l'on
tétraédrique parfait dont les quatre faces
ait au moins une fois une somme non
sont numérotées de 1 à 4. Les cinq lan-
nulle et déterminer la plus petite valeur
cers sont supposés indépendants.
de n pour laquelle pn ≥ 0.95.
Soit X la variable aléatoire indiquant le
2) On tire successivement et sans remi-
nombre de sorties du 4 en cinq lancers.
se les cinq boules de l'urne. Soit X l'a-
Déterminer la loi de probabilité de X, et
léa numérique qui indique le rang de la
calculer son espérance mathématique.
première boule blanche tirée. Déterminer
8 Dans une chaîne de fabrication, 2% la loi de probabilité de X et calculer
l'espérance mathématique E(X) de X.
de pièces sont défectueuses.
3) On tire successivement trois boules de
On prélève une pièce, on examine si elle
l'urne de la manière suivantes :
est défectueuse et on la replace parmi
* Si on obtient une boule blanche on la
les autres. On répète 100 fois cette expé-
remet dans l'urne avant de procéder au
rience.
tirage suivant. Soit Y l'aléa numérique
On désigne par X la variable aléatoire
égale au nombre de boules vertes res-
prenant pour valeur le nombre de fois où
tant dans l'une.
l'on obtient une pièce défectueuse.
Déterminer la loi de probabilité de Y.
a)Déterminer la loi de probabilité de X.
* Si on obtient une boule verte on la
b) Cacluler E(X).
10 On désigne par X la variable aléatoi-
9 Une urne contient : deux boules ver-
re prenant pour valeur le nombre de fois
tes numérotées : 1, 1 et trois boules où l'on obtient une pièce défectueuse.
blanches numérotées : 0, 1, -1. a)Déterminer la loi de probabilité de X.
1)On lance une fois une pièce de monnaie b)Calculer l'espérance mathématique de X.
parfaite: c)Tracer la représentation graphique de
* Si on obtient "Face", on tire simultané- la fonction de répartition F de X.
ment et au hasard deux boules de l'urne.
* Si non on tire successivement et avec 11 1) Le nombre de clients se présen-
remise deux boules de l'urne. tant en cinq minutes dans une station-
On s'intéresse à la somme des numéros service est une variable aléatoire X dont
des deux boules tirées. Soit l'évènement on donne la loi de probabilité : pi = P(X=i)

360
Variables aléatoires réelles 6 Exercices et Problèmes

tirage.
i 0 1 2 Quelle est la probabilité d'obtenir :
pi 0,1 0,5 0,4 a)Exactement deux fois un produit supé-
rieur à quatre ?
a)Définir et représenter graphiquement la b)Au plus une fois un produit supérieur à
fonction de répartition de X. quatre ?
b)Calculer l'espérance mathématique de X. 3)Une épreuve consiste à faire des tira-
2) Dans cette station-service, la probabi- ges d'un jeton de la boite B1, en remettant
lité qu'un client achète de l'essence est chaque fois le jeton tiré. On désigne par
0,7 ; celle qu'il achète du gazoile est 0,3. pn la probabilité de l'évènement :
Son choix est indépendant de celui des "Obtenir le jeton numéro 2 au nième tirage
autres clients. On considère les événe- pour la première fois".
ments suivants : a)Calculer P1, P2, P3 puis Pn.
C1 : " En cinq minutes, un seul client se n

présente " ; b)Calculer la somme Sn = ∑ Pi et lim Sn


n → +∞
i=1
C2 : " En cinq minutes, deux clients se
(D'après Bac Tunisien 1995
présentent " ;
E : " En cinq minutes, un seul client achè-
te de l'essence " ; 13 On dispose d'un dé cubique et ho-
a)Calculer P(C1 ∩ E). mogène dont les faces sont numérotées:
b)Montrer que P(E / C2) = 0, 42 et calcu- -1 ; -1 ; -1 ; 0 ; 1 ; 1.
ler P(C2 ∩ E). On jette ce dé deux fois de suite et on
c)En déduire la probabilité qu'en cinq mi- note à chaque fois le numéro de la face
nutes un seul client achète de l'essence. supérieure.
3) Soit Y la variable aléatoire égale au 1) Déterminer la probabilité de chacun
nombre de clients achetant de l'essence des évènements A et B suivants :
en cinq minutes ; déterminer la loi de pro- A "Les deux numéros obtenus sont diffé-
babilité de Y. rents".
B "La somme des deux numéros obtenus
12 Une boite B contient trois jetons
1 est égale à 0".
numérotés : 0, 0 et 2. 2) Soit C l'évènement défini par :
Une boite B2 contient quatre jetons C : "Les deux numéros obtenus sont dif-
numérotés : 1, 1, 3 et 4. férents sachant que leur somme est
1) On tire au hasard un jeton de chaque égale à 0".
boite et on désigne par X la variable aléa- Calculer la probabilité de l'évènement C.
toire qui prend pour valeur le produit des 3) Soit X la variable aléatoire qui prend
nombres inscrits sur les deux jetons tirés. pour valeur la somme des deux numéros
Déterminer la loi de probabilité de X. a) Déterminer la loi de probabilité de X.
2) On effectue trois fois le tirage décrit à b) Calculer la probabilité de l'évènement:
la question précédente, chaque jeton «X > 0».
étant remis dans sa boite après chaque (D'après Bac Tunisien 2002)

361
Variables aléatoires réelles 6 Exercices et Problèmes

14 Une urne contient deux jetons blancs - Si on obtient le nombre 0 alors on tire
numérotés 1 ; -1 et trois jetons noirs successivement et avec remise deux
numérotés 1 ; 1 ; -1. Tous les jetons sont boules de U1.
indiscernables au toucher. - Si non, on tire successivement et sans
1) On tire simultanément deux jetons de remise deux boules de U2.
l'urne. 1)Calculer la probabilité de chacun des
évènements suivants :
a) Calculer la probabilité de chacun des E : "Obtenir deux boules de même cou-
évènements suivants : leur ".
A : "Obtenir deux jetons de même cou- F : "Obtenir exactement une boule noire".
leur". 2) Soit X la variable aléatoire qui à
B : "Obtenir deux jetons de même cou- chaque épreuve associe le nombre de
leur et de même numéro". boules blanches obtenues. Déterminer la
b) On désigne par X la variable aléatoire loi de probabilité de X et calculer σ(X).
qui prend pour valeur la somme des
numéros inscrits sur les deux jetons tirés. 16
Déterminer la loi de probabilité de X et On dispose de deux sacs S1 et S2 et
calculer son espérance mathématique. d'un dé cubique parfait. Le sac S1
contient trois jetons blancs numérotés 0,
2) On tire successivement et sans remise
0, 1 et trois jetons noirs numérotés 0, 2,
deux jetons de l'urne.
2. Le sac S2 contient deux jetons blancs
On désigne par a le numéro inscrit sur le
numérotés 0, 1 et quatre jetons noirs
premier jeton tiré et par b le numéro
numérotés 0, 0, 0, 1. Les faces du dé
inscrit sur le deuxième jeton tiré.
sont numérotées 1, 1, 2, 2, 2, 2.
On considère dans l'espace muni d'un
1) On considère l'épreuve suivante : On
repère orthonormé les plans P et P'
lance le dé une fois.
d'équations respectives :
* Si le numéro 1 apparaît, on tire simul-
x + a y + b = 0 et x + b y - a = 0.
tanément deux jetons du sac S1.
Calculer la probabilité de chacun des
* Si le numéro 2 apparaît, on tire succes-
évènements suivants :
sivement et sans remise trois jetons du
C : "P et P' sont parallèles". sac S2.
D : "P et P' sont perpendiculaires". a) Soient les évènements :
A : "Parmi les jetons tirés, on obtient le
(D'après Bac Tunisien 2003) jeton noir numéro 1".
B : "Les jetons tirés sont noirs".
Calculer la probabilité de B et montrer
15 On dispose d'une urne U contenant 1
1 que p(A) = .
3 boules blanches et 2 boules noires, 3
d'une urne U2 contenant 3 boules noires b) Calculer la probabilité de faire le tira-
parfait dont les faces sont numérotés ge dans S1 sachant que les jetons tirés
0, 0, 0, 0, 1, 1. On lance une fois le dé : sont noirs.

362
Probabilités 6 Exercices et Problèmes

c) Soit X la variable aléatoire qui à cha- a) Déterminer la loi de probabilité de X.


que épreuve associe la somme des b) Calculer l'espérance mathématique et
numéros marqués. Déterminer la loi de la variance de X. (D'après Bac Tunisien 2000)
probabilité de X et calculer σ(X).
d) On répète l'épreuve 5 fois de suite. 18 Adem possède une ficelle de 50 cm
Calculer la probabilité d'obtenir le jeton qu'il coupe au hasard. Soit X la longueur
noir numéro 1 parmi les jetons tirés du bout de ficelle qu'il garde.
pour la première fois à la troisième 1) Définir la loi de probabilité de X et cal-
épreuve. culer son espérance mathématique.
2) On lance le dé 3 fois de suite. On dési- 2) Calculer la probabilité de l'évènement
gne par Y la variable aléatoire prenant (20 ≤ X ≤ 25).
pour valeur le nombre de fois où l'on
obtient le numéro 2. 19 Soit X une variable aléatoire réelle
a) Déterminer la loi de probabilité de Y. uniforme sur l'intervalle [-1,1].
b) Calculer l'espérance mathématique On pose Y = X2.
et l'écart-type de Y. Déterminer la densité de probabilité de Y
ainsi que son espérance et sa variance.

17 Une urne contient cinq boules indis- 20 Dans une salle de coiffure travaillent

cernables au toucher portant les numé- 5 coiffeurs.


ros suivants : -2 ; -1 ; 1 ; 1 ; 2. Une coupe dure 20 minutes. Un client
Une épreuve consiste à tirer au hasard et entre et constate que tous les coiffeurs
simultanément trois boules de l'urne. sont occupés et que trois personnes
1) On considère les évènements suivants: attendent.
A : "Aucune boule tirée ne porte le n°1". Quelle est la loi du temps d'attente de ce
B : "Parmi les trois boules tirées deux client ? Quelle est son espérance ? (on
portent le n°1". admettra que les coupes sont indépen-
S : "La somme des nombres inscrits sur dantes les unes des autres et qu'elles ont
les deux boules qui restent dans l'urne débuté depuis un temps uniformément
est nulle". réparti entre 0 et 20 minutes).
a) Calculer la probabilité de chacun des 21 Un appareil comporte six lampes
évènements A et B.
b) Montrer que la probabilité de l'évène- toutes nécessaires à son fonctionne-
ment. La densité de probabilité de la
3
ment S est égale à . durée de vie d'une lampe est définie par
10 1 −
t
2) On répète l'épreuve précédente cinq f(t) = e 4 (L'unité de temps est l'année).
4
fois de suite en remettant à chaque fois a) Vérifier que f ainsi définie est une den-
les boules tirées dans l'urne. On appelle sité de probabilité d'une variable aléatoi-
X la variable aléatoire réelle prenant pour re positive. Calculer son espérance ma-
valeur le nombre de fois où l'évènement thématique et sa variance.
S est réalisé.
363
Variables aléatoires réelles 6 Exercices et Problèmes

b) Quelle est la probabilité que l'appareil c) Déterminer la probabilité qu'un moteur


fonctionne de façon continue pendant six ne tombe pas en panne avant deux ans.
ans à partir de sa mise en marche ? 2) On considère un lot de 10 moteurs
fonctionnant de manière indépendante et
22 On considère la fonction F définie on désigne par X la variable aléatoire qui
sur par : prend pour valeur le nombre de moteurs
qui n'ont pas de panne pendant les deux
⎧0 si x < 0
⎪ premières années.
F( x ) = ⎨ 1
− x a) Justifier que X suit une loi binomiale
⎪⎩ 1− e 2 si x ≥ 0
dont on précisera les paramètres.
b) Calculer l'espérance mathématique
1) Montrer que F satisfait aux propriétés de X.
de la fonction de répartition d'une varia- c) Déterminer la fonction de répartition
ble aléatoire continue X. F de X.
2) Donner l'expression de la densité de d) Représenter graphiquement f et F
probabilité f de X. dans un repère orthogonal du plan.
3) Représenter, dans un même repère
25 Un récipient contient un gaz consti-
orthogonal, les deux fonctions f et F.
4) a) Calculer l'espérance mathématique tué de deux sortes de particules : 75% de
et la variance de X. particules de type A et 25% de particules
b) Calculer la probabilité de l'évène- de type B.
ment (2 < X ≤ 4) et représenter graphi- Les particules A sont radioactives et se
quement cette probabilité. transforment spontanément en parti-
cules B.
23 On suppose que la durée d'une On note p(t) la proportion de particules A
conversation téléphonique, mesurée en dans le gaz, à chaque instant t.
minutes, suit une loi exponentielle de Ainsi, à t = 0 on a p(0) = 0,75.
1 Plus généralement, si t est exprimé en
paramètre . années, on a : p(t) = 0,75 e-λt où λ est une
10
constante réelle positive.
Borhène arrive à une cabine télépho- a) On admet qu'à l'instant t = 5730 on a :
nique et juste à ce moment précis, une 1
personne passe devant lui. p(t) = p(0).
2
1) Quelle est la probabilité qu'il attende Calculer une valeur approchée décimale
plus de dix minutes ?
de λ à 10-5 prés par défaut.
2) Quelle est la probabilité qu'il attende
b) Au bout de combien d'années, 10%
entre dix minutes et vingt minutes?
des particules de type A seront-elles
24 La durée de vie d'un moteur est de 5 transformées en particules de type B ?
ans et suit une loi exponentielle de para- c) Déterminer la valeur de t pour laquelle
mètre a. il y aura autant de particules de type A
1) a) Montrer que a = 0,2. que de particules de type B.
b) On suppose que 50% des clients ont
été dépannés durant la garantie montrer
que la durée de cette garantie est de 3
ans et demi environ.

364
Variables aléatoires réelles 6 Aperçu Historique

Aperçu Historique

On attribue en général à Blaise Pascal et à Pierre de Fermat l'invention au XVIIe siè-


cle d'une première approche de la théorie des probabilités appliquée aux jeux de hasard,
même si Jérôme Cardan s'était déjà penché sur la question dès le XVIe siècle. Cinquante
ans plus tard, dans son ouvrage posthume Ars conjectandi (1713), Jacques Bernoulli sys-
tématise le calcul des probabilités, en énonçant des théorèmes prometteurs tels que l'additi-
vité des probabilités. Au même moment, en Angleterre, Abraham de Moivre introduit la
notion de loi normale dans son œuvre Doctrine of Chances (voir statistiques). Le XIXe siè-
cle est marqué par la publication en 1814 de la Théorie analytique des probabilités de
Laplace, dans laquelle la théorie des probabilités est appliquée à la mécanique et aux sta-
tistiques. Cet ouvrage aura une influence considérable sur tous les mathématiciens de ce siè-
cle. Avec les travaux de Darwin et du statisticien Quételet, avec les travaux de Maxwell sur
la théorie cinétique des gaz, ceux de Boltzmann sur la mécanique statistique, la vision pro-
babiliste du monde s'affirme encore davantage, englobant tous les domaines de la science.
À la fin du XIXe siècle, le Russe Tchebychev rend beaucoup plus rigoureuse la théorie,
généralise la loi des grands nombres, que Markov reprend sous l'angle des processus dits
stochastiques. Au XXe siècle, Émile Borel définit la probabilité à partir de la notion de
mesure, et Andreï Kolmogorov développe une présentation axiomatique de la théorie.
Aujourd'hui, les probabilités possèdent un vaste champ d'application, allant de la concep-
tion des ordinateurs à l'étude des queues ou files d'attentes (voir théorie des files d'attentes).

Blaise Pascal
(1623 - 1662), mathématicien, physicien et philosophe, français du XVIIe
siècle.

Pierre de Fermat
(1601 - 1665), mathématicien français de XVIIème siècle.

Daniel Bernoulli
(1700-1782) Pays-Bas.
Bernoulli, famille de mathématiciens et physiciens suisses qui se sont dis-
tingués aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment par leurs travaux en calcul
infinitésimal et en mécanique des fluides.
Pierre-Simon Laplace
(1749 - 1827 ) mathématicien, astronome et physicien français. La place a
développé la théorie des probabilités dans "Essai philosophique sur les pro-
babilités". Ses premiers travaux sur les probabilités ont commencé entre
1771 et 1774, notemment la redécouverte aprés Bayes des probabilités inver-
ses, dites Loi de Bays-La place, ancêtre des statistiques inférentielles.
365
Chapitre
7

Statistiques

Plan du chapitre
❈ Activités préliminaires
❈ Cours
❖ Séries statistiques à deux caractères quantitatifs.

❖ Ajustement affine d'une série statistique double.

❖ Exemples d'ajustement non affine.

❖ Exercices résolus.

❈ Résumé du cours
❈ Avec L’ordinateur
❈ Exercices et Problèmes
❈ Aperçu Historique

366
Statistiques 7 Activités préliminaires

ACTIVITÉS PRÉLIMINAIRES

Une entreprise emploie 36% d'hommes et 96 femmes .La répartition des


1
horaires du travail hebdomadaire est consignée dans le tableau ci-dessous :

Horaire [20, 25 [ [25, 30 [ [30, 35 [ [35, 40 [ Total

Femmes 15 22 96

Hommes 2 41

29 64
Total

1) a) Compléter le tableau.
b) Quel est le pourcentage des employés travaillant moins de 35 heures
par semaine ?
c) Quel est le pourcentage des femmes travaillant plus de 30 heures par
semaine ?
d) Quel est le pourcentage des hommes travaillant plus de 35 heures par
semaine ?
2) Le tableau précèdent représente trois séries statistiques (horaire, fem-
mes); (horaire, hommes); (horaire, employés).
a) Représenter chacune de ces séries par un histogramme.
b) Pour chacune de ces séries, déterminer le temps moyen de travail heb-
domadaire d'un employé et l'écart- type de cette série.

2 L'âge des employés d'une usine


varie entre 20 et 60 ans.
Le diagramme ci-contre représente
le polygône des effectifs cumulés
croissants de la répartition des âges.
1) Déterminer les classes et leurs
effectifs.
2) Déterminer l'âge médian.
3) Calculer l'âge moyen et l'écart-
type de cette série statistique.

367
Statistiques 7 Activités préliminaires

• La moyenne d'une série statistique à caracctère quantitatif continu est


p

∑n c i i
i =1
donnée par la formule : x = où c i est le centre de la classe [x i , x i+1[ ;
n
ni l'effectif de cette classe et n est l'effectif tottal de la série.

() ()
p
1 2 2
• L'écart-type de cette série est σ = v avec V = ∑
n i =1
nic i2 − x = x2 − x .

• La médiane est la valeur Me du caractère qui correspond à un effectif cumulé


n ⎛ n+1 ⎞
croissant égal à si n est pair, ⎜ou si n est impair ⎟ .
2 ⎝ 2 ⎠

3 Un relevé statistique des tailles X (en cm) et des poids Y (en kg) d'un échan-
tillon de 100 élèves a permis de construire le tableau suivant :

Y
[40, 45[ [45, 50[ [50, 55[ [55, 60[
X
[150, 155[ 18 10 2 0

[155, 160[ 3 16 5 1

[160, 165[ 0 5 13 5

[165, 170[ 0 2 6 14

1) Donner la distribution marginale de X et la distribution marginale de Y.

2) Calculer X ; Y ; V ( X); V( Y); σ ( X) et σ ( Y) .

Retenons
Soient deux variables statistiques quantitatives X et Y définies sur une même
population E d'effectif total N. Soient x1, x2, ..., xp les valeurs de X et y1, y2, ..., yq
celles de Y (ou les centres des classes).
On note : nij l'effectif correspondant à (X = xi et Y = yj) ; ni. = ni1 + ni2 + ... + niq
et n.j = n1j + n2j + ... + npj . On a le tableau à double entrée suivant :

368
Statistiques 7 Activités préliminaires

Y y1 ... yj ... yq Totaux


X
x1 n11 ... n1j ... n1q n1.
.. .. .. .. ..
. . . . .
xi ni1 ... nij ... niq ni.
.. .. .. .. ..
. . . . .
xp np1 ... npj ... npq np.

Totaux n.1 ... n.j ... n.q N

La distribution marginale de X est donnée par le tableau suivant :

Valeurs de X x1 ... xi ... xp

Effectif marginal n 1. ... n i. ... n p.

p p
1 n
* La moyenne arithmétique de X est X = ∑ ni. × x i = ∑ fi. × xi où fi. = i. est
N i =1 i =1 N
la fréquence marginale associée à la modalité xi de X.

()
p
1 2
* La variance marginale de X est V(X) = ∑
N i =1
ni. × x i2 − X .

* L'écart-type de X est σ( X) = V( X) .

369
Statistiques 7 Cours

COURS
Séries statistiques à deux caractères
quantitatifs
Activité 1
On teste la distance d de freinage (en mètres) d'un véhicule en fonction de sa vites-
se v (en km/h) sur route humide. Les résultats obtenus sont consignés dans le tableau
ci-dessous :
Vitesse (v) 40 50 60 70 80 90 100
Distance de freinage (d) 21,5 28 37,5 48 60 75 92,5
1) a) Construire le nuage de points sur une feuille de papier millimétré (choisir le point
de cordonnées (30,10) comme intersection des axes orthogonaux du repère et
prendre 1cm pour 5km/h sur l'axe des abscisses et 1cm pour 5m sur l'axe des
ordonnées).
b) Placer le point moyen G du nuage.
c) Sur quelle courbe semblent être situés les points du nuage ?
2) On pose y = d . Compléter le tableau suivant :
v 40 50 60 70 80 90 100
y
a) Construire le nouveau nuage de points.
b) Placer le point moyen G' de ce nuage.
c) Sur quelle ligne semblent être situés les points du nuage ?

Activité 2

La répartition de 100 enfants selon leurs âges (en années) et leur poids (en kg) est
consignée dans le tableau suivant :

Âges [3,4[ [4,5[ [5,6[

Poids
[10,15[ 25 10 5
[15,20[ 30 8 7
[20,25[ 2 1 3
[25,30[ 2 5 2
Totaux

370
Statistiques 7 Cours

1) Recopier et compléter le tableau ci-dessus.


2) Construire, dans un repère orthogonal, le nuage de points représentant cette série
statistique double.
3) Déterminer les coordonnées du point moyen G et le placer dans le même repère.

Le plan est muni d'un repère orthogonal (O,u ,v ).


Soit une série statistique à deux caractères quantitatifs X et Y.
On désigne par x1, x2 ,..., xp les valeurs de X et par y1, y2,..., yq celles de Y (ou les
centres des classes). On note nij l'effectif correspondant à (X= xi et Y= yj)
.* On appelle nuage de points de la série
considérée, l'ensemble des points Mij(xi,yj)
tels que 1 ≤ i ≤ p et 1 ≤ j ≤ q .
Chacun d'eux est affecté par l'effectif nij
correspondant.
* On appelle point moyen du nuage de
points, le point G(X,Y) où X et Y désignent
respectivement les moyennes arithmétiques
des distributions de X et de Y. Exemple de nuage de points

Activité 3

Dans le tableau suivant, le service financier d'une entreprise a consigné les frais de
publicité xi et le chiffre d'affaires yi (exprimés en milliers de dinars) correspondant à
8 années consécutives:

Rang de l'année (i) 1 2 3 4 5 6 7 8

Frais de publicité (xi) 1,1 1,4 1,6 2 2,2 2,3 2,2 2,4

Chiffre d'affaire (yi) 59 68 67 71 71 69 67 72

1) a) Construire le nuage de points M(xi, yi ) sur une feuille de papier millimètré. On


placera l'intersection des axes au point de coordonnées (1, 58) et en prendra sur
l'axe des abscisses 1cm pour 0,2 mille dinars et sur l'axe des ordonnées 1cm
pour 2 mille dinars.
b) Calculer le montant moyen X de frais de publicité sur cette période.
c) Calculer le chiffre d'affaires moyen Y sur cette période.
d) Placer le point moyen G(X, Y).

371
Statistiques 7 Cours

2) a) Donner une équation de la droite D =(M1M8) et tracer D.


Le point G est -il sur D ?
b) Donner une équation de la droite Δ = (GM1) et tracer Δ.
c) Laquelle des droites D et Δ représente le mieux le nuage des points Mi ?
3) Au cours d'une année, les frais de publicité étaient de 2,5 mille dinars.
Peut-on prévoir le chiffre d'affaires correspondant ?

Activité 4
Le nombre de passagers (exprimé en milliers) dans un aéroport est relevé au cours
des mois de janvier et de juillet pendant dix années consécutives. Les résultats sont
donnés dans le tableau ci-dessous :

Rang de l'année i 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Nombre de passagers
en janvier ( xi ) 350 360 410 420 440 480 510 530 580 630
Nombre de passagers
en juillet ( yi) 620 625 630 690 790 760 940 920 1030 1040

1) Construire le nuage de points Mi(xi,yi). On placera l'intersection des axes au point


de coordonnées (300,600).
2) a) Calculer les cordonnées G(x,y) du point moyen G de ce nuage.
b) Calculer les cordonnées des points moyens G1 et G2 des nuages formés
respectivement des cinq premiers points {Mi / i ≤ 5 } et des cinq derniers points
{Mi / 6 ≤ i ≤ 10} .
c) Donner une équation de la droite D = (G1G2) puis tracer D.
3) En janvier d'une année il y a eu 700 mille passagers .Quel nombre de passagers
peut-on prévoir pour le mois de juillet de la même année ?

Ajustement affine
d'une série statistique double
Lorsque le nuage des points, représentant graphiquement une série statistique
à deux caractères X et Y, a une forme allongée, on peut approcher la relation
entre les deux variables X et Y par une relation affine définie par : Y= aX + b
ou X= a'Y + b'.
On appelle ajustement affine toute méthode permettant la détermination d'une
telle relation. Dans ce qui suit, nous présenterons deux méthodes : la méthode
de Mayer et la méthode des moindres carrés.

372
Statistiques 7 Cours

Méthode de Mayer :

Activité 1
Une banque a enregistré les nombres de retraits opérés dans un guichet automatique
pendant une journée. Le tableau suivant donne les montants (en DT) des retraits et
leurs effectifs :

Montant en DT : xi 40 35 30 25 20 15 10 5

Effectifs de retraits : yi 19 20 17 11 13 6 7 2

1) a) Construire, dans un repère orthogonal, le nuage des points représentant cette


série statistique.
b) Quelle particularité peut -on remarquer au sujet de la forme du nuage ?
c) Déterminer, les cordonnées du point moyen G de ce nuage. Placer G.
2) On partage l'ensemble des points du nuage en deux parties. La première partie P1
correspond aux retraits inférieurs ou égaux à 25 DT et la deuxième partie P2 cor-
respond aux autres retraits.
a) Déterminer les coordonnées des points moyens G1 et G2 respectifs des parties P1
et P2 . Placer G1 et G2 dans le même repère.
b) Donner une équation cartésienne de la droite (G1G2) et vérifier que cette droite
passe par le point G.
3) Quel nombre de retraits de 50 DT peut -on prévoir en une journée ?
Commentaires :
• Le nuage de points de la série
considérée a une forme allon-
gée.
• La droite (G1G2) passe près des
points du nuage. Elle est appe-
lée droite de Mayer.
• Nous disons qu'on a réalisé un
ajustement affine du caractère y
en fonction de la variable x à l'ai-
de de la méthode de Mayer.

La méthode de Mayer consiste à :


a) Partager le nuage de points en deux parties P1 et P2 satisfaisant à :
* P1 et P2 sont situées de part et d'autre par rapport à une droite parallèle à l'axe
des ordonnées. ... / ...

373
Statistiques 7 Cours

* cardinal(P1) = cardinal(P2) si le nombre des points du nuage est pair.


* cardinal(P1) = cardinal(P2) +1 ou cardinal(P1) = cardinal(P2) -1 si le nombre des
points du nuage est impair.
b) Déterminer les points moyens respectifs G1et G2 des parties P1 et P2 .
c) La droite (G1G2) est alors la droite d'ajustement affine du nuage de points repré-
sentant la série considérée. Cette droite est la droite de Mayer associée au nuage de
points. Elle passe par le point moyen G du nuage.

Activité 2
L'évolution du pourcentage des frais de santé par rapport au budget des ménages
d'un pays au cours des six dernières années est consignée dans le tableau suivant :

Rang de l'année : X 1 2 3 4 5 6

Pourcentage : Y 7,2 9,7 11,9 12,5 14 16

1) Construire le nuage de points représentant cette série double dans un repère


orthogonal du plan.
2) Déterminer et placer le point moyen G de ce nuage.
3) Par la méthode de Mayer, Déterminer une équation cartésienne de la droite d'a-
justement affine de Y en X.
4) Quel pourcentage de frais de santé par rapport au budget des ménages peut-on
prévoir pour l'année de rang 10 ?

Activité 3

Dans le tableau suivant on a consigné les moyennes annuelles en mathématiques


obtenues par dix élèves de classe terminale et leurs notes de mathématiques au
Baccalauréat :

Moyennes annuelles :
7 10 6 15 16 18 15 10 7 10
X
Notes de Math au
7 8 5 11 17 18 13 11 9 10
Baccalauréat : Y

1) Construire le nuage de points de la série statistique double (X, Y) ainsi définie.


2) Préciser le point moyen G du nuage.
3) Réaliser un ajustement affine par la méthode de Mayer.
4) Peut-on prévoir une estimation de la note de mathématiques au baccalauréat d'un
élève ayant obtenu une moyenne annuelle en mathématiques égale à 13 ?

374
Statistiques 7 Cours

Méthode des Moindres carrés :

Soit une série statistique à deux caractères quantitatifs X et Y.


On peut reconnaître la relation affine éventuelle entre les deux variables X et Y à
l'aide d'un moyen non graphique et en faisant intervenir deux nouveaux paramèt-
res statistiques à savoir : la covariance et le cœfficient de corrélation linéaire.

1) Covariance
Définition
Soit une série statistique à deux caractères quantitatifs X et Y.
On désigne par x1,x2,...,xn les valeurs de X et par y1, y2,..., yn celles de Y (ou les cen-
tres des classes).On note n l'effectif total de la population observée.
On appelle covariance de la série double considérée le réel,noté Cov(X,Y), et défini
1 n
par : Cov( X , Y) = ∑ x y − X.Y où X et Y sont les moyennes arithmétiques respec-
n i=1 i i
( ) ( )
tives des distributions x i 1≤ i ≤ n et yi 1≤ i ≤ n de X et Y.

Remarque :
On a : Cov( X, Y) = XY − X.Y ; où XY désigne la moyenne arithmétique de la distribu-
( )
tion x iyi du caractère statistique produit .
1≤ i ≤ n

Activité 1
Le tableau suivant donne les nombres d'accidents de la circulation enregistrés au
cours des cinq dernières années dans une ville :
Rang de l'année : X 1 2 3 4 5
Nombre d'accidents : Y 82 90 117 96 102
1) a) Calculer les moyennes arithmétiques X et Y .
b) Calculer les variances V(X) et V(Y).
2) a) Calculer Cov(X,Y).
b) Comparer Cov2(X,Y) au produit V(X).V(Y).
3) Construire le nuage de points de la série double. Existe-t-il une relation affine entre les
variables X et Y ?
Commentaires :
Soit une série statistique a deux caractères quantitatifs X et Y.
Lorsque Cov2(X,Y) est assez voisin de V(X).V(Y), on peut dire que la relation entre X
et Y est approximativement affine.
On peut alors trouver deux réels a et b tels que Y est proche de aX + b.
Cette approximation pourrait être très utile pour décrire un phénomène aléatoire et
prévoir son évolution.
375
Statistiques 7 Cours

Activité 2
Une étude a été réalisée dans une entreprise pour connaître l'effet des longues
durées de travail sur la qualité de la production. Le tableau suivant donne les résul-
tats de cette étude :

Durée en heure du travail quotidien : X 8 9 10 12 14 15


Nombre d'erreurs commises : Y 6 7 10 14 20 25

1) a) Calculer, les écarts-types, σ(X) et σ(Y).


b) Calculer Cov(X,Y).
c) Comparer Cov(X,Y) au produit σ(X).σ(Y).
d) Que peut -on en déduire ?
2) Utiliser la méthode de Mayer pour déterminer un ajustement affine de Y en X.
3) Peut-on prévoir le nombre d'erreurs commises par un ouvrier qui a travaillé 13 heu-
res de suite en une journée ?
2) Cœfficient de corrélation linéaire
Définition
Soit une série statistique à deux caractères quantitatifs X et Y non constants obs-
ervés dans une population donnée d'effectif total n.
On appelle cœfficient de corrélation linéaire de la série double (X, Y), le réel r
Cov( X, Y)
défini par : r= où σ(X) et σ(Y) sont les écarts-types respectifs des
σ ( X).σ ( Y)
variables statistiques X et Y.

Activité 1
Le tableau suivant donne le nombre de résistances électriques vendues, dans un
magasin de composantes électriques, suivant leurs puissances (en W) en un mois :
Puissances (en W) : X 100 150 200 300 500
Nombre de résistances : Y 50 70 100 150 250
1) a) Calculer Cov(X,Y) , σ(X) et σ(Y).
b) Peut-on déduire qu'il existe une relation du type affine entre X et Y ?
2) a) Calculer le cœfficient de corrélation linéaire r du couple (X, Y).
b) Comparer r à 1.
3) a) Tracer les droites D1 et D2 d'équations respectives : y = ax + b et x =a’y +b’
cov( X, Y)
D1 : y = ax + b avec a = et b = Y − a X
V( X)
cov( X, Y)
D 2 : x = a ' y + b ' avec a ' = et b ' = X − a ' Y
V( Y)
376
Statistiques 7 Cours

b) Construire le nuage des points de la série double considérée.


c) Comment sont situées les droites D1 et D2 par rapport au nuage de points ?
d) Montrer que le point moyen G(X, Y) appartient à D1 et D2 .

Commentaires :
Soit une série statistique à deux caractères quantitatifs X et Y.
Lorsque le cœfficient de corrélation linéaire r du couple (X, Y) est proche, en
valeur absolue, de 1 (0.75 ≤ | r | ≤ 1), le nuage de points de la série considérée a
une forme allongée et il est possible d'approcher la liaison entre X et Y par deux
relations affines représentées graphiquement par deux droites D1 et D2 passant
par le point moyen G(X, Y) du nuage.
* La droite D1: appelée droite de régression de Y en X et ayant pour équation :
cov( X, Y)
y = ax + b avec a = et b = Y − a X .
V( X)
* La droite D2: appelée droite de régression de X en Y et ayant pour équation :
cov( X, Y)
x = a’ y + b’ avec a ' = et b ' = X − a ' Y .
V( Y)
Exemple :

r b 0,81 ;
D1: y = 0,53 x + 5,49
D2: x = 1,24 y - 5,79
G étant le point moyen du nuage
de points ci-contre correspondant
à la série double ( X,Y).

Activité 2

Le tableau suivant donne l'âge X et la tension artérielle Y de 10 personnes :

X 58 40 74 34 65 49 53 51 36 40
Y 16,7 13,1 17,2 11,6 15,5 15,1 14,2 14,4 13,0 14,2

1) Construire le nuage de points de cette série statistique.


2) Déterminer la moyenne et la variance de chacune des variables X et Y.
3) Déterminer le cœfficient de corrélation linéaire r des variables X et Y.
4) Déterminer une équation de la droite de régression de Y en X.
5) Estimer la tension artérielle d'une personne âgée de 45 ans.
377
Statistiques 7 Cours

Activité 3
Dans une grande surface, le prix de vente promotionnel d'un produit (en DT) est affi-
ché en fonction de son poids (en g) dans le tableau suivant :

Prix du produit: X (en D.T) 0,650 0,900 1,100 1,300 1,500 2,600

Poids du produit : Y (en g) 100 150 200 250 300 500

1) a) Calculer le cœfficient de corrélation linéaire r de la série double (X, Y).


b) Un ajustement affine est-il justifié ?
2) Donner les équations des droites de régression relativement à un repère orthogo-
nal du plan.
3) Quel prix peut-on prévoir pour un produit de poids 1 kg ?

Exemples d’ajustement non affine


Activité 1

Les frais de publicité (en DT) engagés par une entreprise durant les dix dernières
années sont consignés dans le tableau suivant :

Rang de l'année(X) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Frais de publicité (Y) 1015 1310 1690 1977 2803 3606 4640 5960 7400 9000

1) Compléter le tableau suivant :

Rang de l'année(X) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Z = ln Y

2) a) Représenter, dans un repère orthogonal, par un nuage de points, la série statis-


tique double définie par (X, Z).
b) Déterminer les coordonnées du point moyen G de ce nuage. Placer G dans le
même repère.
3) a) Tracer une droite D passant par G et assez près des points du nuage.
b) Déterminer une équation cartésienne de D.
c) En déduire une relation entre X et Z.
4) Trouver, alors, une relation entre X et Y.

378
Statistiques 7 Cours

Activité 2

Une entreprise fabrique un produit A.


1) Le prix de revient de fabrication est composé de a (en DT) de frais fixes et b (enDT)
par unité produite. Pour n unités produites ce prix de revient est alors a + n.b.
a
Montrer que le prix de revient d'une unité produite est y = + b .
n
2) On se propose de trouver les cœfficients a et b.
a) Dans le tableau suivant, on a enregistré le prix unitaire pour chaque nombre d'u-
nités produites :

Nombre d'unités : n 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Prix de revient unitaire : y 150 81 54 44 38 32 29 26 23 21

Représenter le nuage de points de la série double (n, y). Un ajustement affine vous
parait-il justifié ?
1
b) On pose x = .
n -2
- Calculer les valeurs de x à 10 près, par défaut.
- Représenter le nuage de points de la série double (x, y). Un ajustement affine
vous parait-il justifié ?
- Déterminer une équation de la droite de régression de y en x.
- En déduire une relation entre y et n.
c) Quelle estimation peut-on donner du prix de revient d'une unité de produit A si
on en fabrique 20 ?

Activité 3

Le tableau suivant donne la tension u (en volts) aux bornes d'un condensateur à l'ins-
tant t (en secondes) :

t (en s.) 30 60 90 120 150 180 210 240

u (en V) 2,35 1,40 0,80 0,50 0,30 0,20 0,15 0,10

On pose y = ln u
1) Dresser le tableau de valeurs de la série double (t, y ).
2) a) Calculer le cœfficients de corrélation entre t et y .
b) Un ajustement affine est-il justifié ?
3) a) Donner une équation de la droite de régression de y en t.
b) En déduire une relation entre t et u.
4) Déterminer l'instant T en lequel u vaut 1 volt.

379
Statistiques 7 Cours

Exercices résolus
Exercice 1
Le tableau suivant donne la distance de freinage d (en mètres) d'une voiture en fonc-
tion de sa vitesse v (en km/h) :

v (km/h) 30 40 50 60 70 80
d (en mètres) 42 60 80 90 95 110

1) Calculer v, d , V(v ), V(d) et cov(v, d) .


2) a) Calculer le cœfficient de corrélation linéaire entre v et d.
b) Y- a- t- il forte corrélation affine entre v et d ? Justifier.
3) Soit Δ la droite de régression de d en v. On considère qu'une équation cartésien-
ne de Δ est : d = 1,3.v + 8. Calculer la distance de freinage lorsque la voiture roule
à 100 km/h.
4) La vitesse de la voiture est de 140km/h, lorsque le conducteur, roulant suivant une
ligne droite aperçoit un obstacle situé à une distance de 200 mètres.
Pourrait-il, alors, éviter cet obstacle sachant qu'il met une seconde pour appuyer
sur les freins ?
(Bac Tunisien : juin 2005)
Solution :
1) v = 55 ; d = 79, 5 ; V(v ) = 291, 66; V(d) = 511, 25 et cov(v,d) = v.d - v.d = 379,166 .

cov(v, d)
2) a) r = r(v, d) = b 0, 981 .
σ (v ).σ (d)
b) Ce coefficient r est proche de [Link] il y a une forte corrélation affine entre v et
d et un ajustement affine est justifié.
3) d = 1,3.v + 8. Si v = 100 km/h alors d = 138 m.
4) Si v = 140 km/h alors d = 190m.
140.000
En une seconde, la voiture parcourt la distance d0 = = 38, 8 m .
3600
La distance totale parcourue serait : d + d0 = 228, 8 m > 200 m .Par conséquent, le
conducteur ne pourra pas éviter l'obstacle.

Exercice 2
Le rendement R d'une variété de blé (en quintaux par hectare) et la quantité E d'en-
grais azotés (en kg/ha) utilisée pendant la culture sont indiqués dans le tableau suivant:
E (kg / ha) 50 60 70 80 90
R (q / ha) 35,7 41,4 45,7 47,2 50,8
380
Statistiques 7 Cours

1) a) Calculer le coefficient de corrélation linéaire du couple (E, R).


b) Que peut-on en déduire ?
2) Déterminer une équation de la droite de régression de R en E relativement à un
repère orthogonal du plan.
3) Quel rendement peut-on prévoir pour une culture utilisant une quantité d'engrais
azotés E = 100kg/ha ?

Solutions :
cov(E,R)
1) a) E = 70 ; R = 44,16 ; r(E,R)= b 0,98 .
σ (E).σ (R)
b) Le coefficient de corrélation est très voisin de 1, on en déduit que l'une des varia-
bles peut être approchée par une fonction affine de l'autre variable.

cov(E, R)
2) R = a.E + b avec a = = 0, 36 et b = R − a.E = 18, 92 .
V(E)
L'équation demandée est alors : R = 0,36.E +18,92.
3) Pour E=100kg / ha, la formule précédente donne:
R = 0, 36 × 100 + 18, 92 = 54, 92 ( q / ha) .

Exercice 3
Le tableau suivant indique l'évolution de la consommation d'énergie électrique dans
un pays au cours de 8 années successives :

Rang de l'année : X 1 2 3 4 5 6 7 8

Consommation (en Twh) : Y 30 41 56 73 97 123 165 205

1) a)Représenter le nuage de points de la série double (X, Y) dans un repère ortho-


gonal du plan.
b) Calculer le coefficient r1 de corrélation linéaire du couple (X, Y).
c) Déterminer par la méthode des moindres carrés une équation de la droite D de
régression de Y en X.
2) On suppose que la relation entre X et Y est du type exponentiel : Y= [Link] et on
pose V =ln Y.
a) Représenter le nuage de points de la série double (X, V) dans un repère ortho-
gonal du plan et calculer le coefficient r2 de corrélation linéaire du couple (X, V).
b) En déduire qu'il y'a une forte corrélation linéaire entre V et X puis construire la
droite D’ de régression de V en X.
d) En écrivant V =a.X + b où b = ln k , trouver alors les réels a et b.

381
Statistiques 7 Cours

Solution :
1) a) Représentation du nuage de points de la
série double (X, Y) ; voir figure ci-contre :
b) On a :
X = 4, 5 ; Y = 98, 75 ; σ ( X ) = 2, 29 ;σ ( Y) = 57, 9
cov ( X, Y)
cov ( X, Y) = 129, 37 ; r1 = r ( X, Y) = = 0, 97
σ ( X ).σ ( Y)
c) Une équation de la droite D de régression
de X en Y est : y = 9,62.x + 29,71.
2) V = ln Y; On a aors, le tableau suivant :

X 1 2 3 4 5 6 7 8
V 3,401 3,713 4,025 4,290 4,574 4,812 5,105 5,323

On a : X = 4, 5 ; V = 4, 40 ; σ ( X) = 2, 29 ; σ (V ) = 0, 62;

cov( X, V ) ;
cov( X, V ) ≈ 1, 441; r2 = r ( X, V ) = ≈ 0, 99
σ ( X).σ (V )

On a r(X, V) est voisin de 1 donc il y a forte cor-


rélation linéaire entre V et X et un ajustement affi-
ne est donc, justifié.
c) Une équation de la droite Δ de régression de X
en V est : v = 0,27.x + 3,17 . Ainsi,on a:
a = 0,27 et b = 3,17 ce qui donne :
Y = e3,17.e0,27.X = e0,27.X+3,17.
3) Soit f(x) = e0,27.X+3,17 . Etudier et réprésenter
graphiquement f dans le même repére que le
nuage de points de la premiére question.

382
Statistiques 7 Résumé du Cours

RÉSUMÉ DU COURS
* Nuage de points d'une série statistique double :
Le plan est muni d'un repère orthogonal (O,u, v ) .
Soit une série statistique à deux caractères quantitatifs X et Y. On désigne par
x1,x2,..., xp les valeurs de X et par y1, y2,..., yq celles de Y (ou les centres des
classes). On note nij l'effectif correspondant à (X = xi et Y = yj ) .
- On appelle nuage de points de la série considérée, l'ensemble des points
Mij(xi,yj) tels que 1 ≤ i ≤ p et 1 ≤ j ≤ q .Chacun d'eux est affecté par l'effectif nij
correspondant.
- Le point moyen du nuage de points est G(X, Y) où X et Y désignent respec
tivement les moyennes arithmétiques de X et Y.
* Ajustement affine d'une série statistique double :
Lorsque le nuage des points, représentant graphiquement une série statistique
à deux caractères X et Y, a une forme allongée, on peut approcher la relation
entre les deux variables X et Y par une relation affine définie par : Y= a.X + b
ou X= a'.Y + b'. Toute méthode permettant la détermination d'une telle relation,
s'appelle un ajustement affine du couple (X, Y).
Méthode de Mayer :
La méthode de Mayer consiste à :
a) Partager le nuage de points en deux parties P1 et P2 satisfaisant à :
* P1 et P2 sont situées de part et d'autre par rapport à une droite parallèle à
l'axe des ordonnées.
* card(P1) =card(P2) si le nombre des points du nuage est pair.
* card(P1) =card(P2)+1 ou card(P1) =card(P2) -1 si le nombre des points du
nuage est impair.
b) Déterminer les points moyens respectifs G1 et G2 des parties P1 et P2 .
c) La droite (G1G2) est alors la droite d'ajustement affine du nuage de points
représentant la série considérée. Cette droite s'appelle la droite de Mayer.
Méthode des moindres carrés :
Soit une série statistique à deux caractères quantitatifs X et Y.
On désigne par x1,x2,..., xn les valeurs de X et par y1, y2,..., yn celles du carac-
tère Y (ou les centres des classes).On note n l'effectif total de la population obs-
ervée. Soit r le cœfficient de corrélation linéaire du couple (X, Y) :
Cov( X, Y)
r= où σ(X) et σ(Y) sont les écarts-types respectifs des
σ ( X).σ ( Y) variables statistiques X et Y;

1 n
et Cov( X, Y) = ∑ x y − X.Y est la covariance du couple (X, Y).
n i=1 i i

383
Statistiques 7 Résumé du Cours

* Lorsque le cœfficient de corrélation linéaire du couple (X, Y) est proche, en


valeur absolue, de 1 (0.75 ≤ r ≤ 1) , il est possible d'approcher la liaison
entre X et Y par deux relations affines représentées graphiquement par deux
droites passant par le point moyen G du nuage. La droite D1 : appelée droite de
régression de Y en X et ayant pour équation :

cov( X, Y)
y = ax + b avec a = et b = Y − a X
V( X)
La droite D2 : appelée droite de régression de X en Y et ayant pour équation :

cov( X, Y)
x = a ' y + b ' avec a ' = et b ' = X − a ' Y
V( Y)

384
Statistiques 7 Avec L’ordinateur

AVEC L’ORDINATEUR

Activité 1

On se propose de résoudre, à l'aide du logiciel Sine qua non :(Ressource sur


Internet: [Link] ), le problè-
me ci-dessous proposé par une entreprise qui fabrique et vend des lots de circuits
électriques.
Ces circuits sont garantis un an. L'entreprise envisage d'augmenter la durée de la
garantie et désire connaître l'incidence de cette mesure sur les bénéfices.
Le tableau suivant indique le pourcentage y de circuits d'un lot qui ont une panne au
cours de x semestres d'utilisation :
x (semestres) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
y (pourcentage) 2 3 4 7 9 11 16 20 23 31

1) Pour construire le nuage des points Mi (xi, yi) à l'aide du logiciel :


* Définir, tout d'abord, le repère (menu Définir, repère), tout en choisissant l'origi-
ne, la graduation, la forme de la grille, etc. Par exemple : on prendra 1cm pour 1
semestre et 0,5 cm pour 1%.
* Définir successivement les points Mi(xi,yi) (choisir série statistique double,dans
le menu Définir, et remplir le tableau de données,… ) ,etc. puis valider par OK.
Question : Peut-on envisager un ajustement affine résumant le nuage obtenu ?
2) Pour visualiser la droite de régression de y en x :
* Ouvrir le logiciel et taper sur l'icône correspondant à la définition d'une série sta-
tistique double.
* Faire entrer les données du tableau précédent, cocher la nature de régression
(linéaire : y en fonction de x). Vous obtenez alors des renseignements sur les para-
mètres statistiques de cette série double, etc.
* Valider par OK pour obtenir la représentation graphique de la droite de régres-
sion de y en x.
3) Le logiciel consigne que : cov(x, y) = 25,5 ; le cœfficient de corrélation linéaire
r = 0,97 et l'équation de la droite de régression de y en x est y = 3,09 x - 4,4 .
Justifier à votre tour, par le calcul, ces résultats consignés.
4) Pour un lot, la part de bénéfice z, exprimée en pourcentage du prix de vente du
lot, est liée à la variable y précédente par la relation : z = 40 - 1,2 y .
En utilisant la relation obtenue dans la question 3) entre x et y, déterminer le nom-
bre maximum de semestres de garantie que l'entreprise peut accorder à ses
clients tout en conservant un bénéfice z , exprimé en pourcentage du prix de vente
d'un lot, supérieur ou égal à 25.

385
Statistiques 7 Avec L’ordinateur

Activité 2

Pour résoudre une activité se rapportant à une série statistique double, en utilisant
une calculatrice Sharp, il faut choisir tout d'abord le mode statistique double :
Mode Statistique Double :
Sharp Mode (0 -2) Sharp Mode (0 -1) Sharp Mode (0 - 3)
2ndf , Mode , 2 2ndf , Mode , 1 , 1 2ndf , Mode , 3 , 1
==> Stat xy ==> Stat 1 ==> Stat 1
Exemple :Dans une population de 30 logements, on a observé les deux variables
statistiques suivantes : X : nombre d'enfants dans chaque logement. Y : nombre de
pièces du logement.
* Les résultats individuels sont consignés dans le tableau suivant :
xi 0 3 0 3 1 3 1 2 3 2 1 1 1 0 3 0 1 2 3 1 2 1 3 1 2 2 3 2 1 2
yi 1 3 2 2 1 3 2 2 2 1 3 2 3 1 3 2 2 3 3 1 3 2 2 3 3 1 2 3 2 2
* Ces résultats sont résumés dans le tableau à double entrée suivant:
X
1 2 3 Totaux
Y
0 2 2 0 4
1 2 5 3 10
2 2 2 4 8
3 0 4 4 8
Totaux 6 13 11 30

Saisie du tableau La série marginale La série marginale


à double entrée : de X : de Y :

0 STO 1 STO 2 M+ La moyenne arithmétique de X : La moyenne arithmétique de Y :


0 STO 2 STO 2 M+ RCL 4 → X = 1.66 RCL 7 → Y = 2.16
1 STO 1 STO 2 M+ La variance V(X) : La variance V(Y) :
1 STO 2 STO 5 M+ RCL 6 x = → V(X) = 1,02
2
RCL 9 x2 = → V(X) = 0.53
1 STO 3 STO 3 M+ L'écart-type de σ(X) : L'écart-type de σ(Y) :
2 STO 1 STO 2 M+ RCL 6 → σ(X) = 1,01 RCL 9 → σ(Y) = 0.73
2 STO 2 STO 2 M+
2 STO 3 STO 4 M+
3 STO 2 STO 4 M+
3 STO 3 STO 4 M+

Le coefficient de corrélation linéaire r : RCL ÷ → 0.38 (corrélation faible).


La covariance Cov(X, Y) : RCL ÷ x RCL 6 x RCL 9 = → Cov(X, Y) = 0.28
Droite de régression de Y en X : Y = α X + β ,
α : RCL ) → α = 0.28 ; β : RCL ( → β = 1.69
Droite de régression de X en Y : X = α’ Y + β’, __ __

α’ : RCL ÷ x2 ÷ RCL ) = → α’ = 0.04 ; β’ : X − α’ Y→ 1.58.


386
Statistiques 7 Exercices et Problèmes

EXERCICES ET PROBLÈMES

1 On a relevé, dans le tableau ci-des- 1) Déterminer la moyenne, la médiane et


sous, pour 100 véhicules la distance par- le mode de la série statistique asso-
courue (en milliers de km) en 3 ans : ciée à X.
Distance De75 De85 De95 De105 De115 2) Soit le caractère quantitatif Y dont les
parcourue à 85 à 95 à 105 à 115 à 125 valeurs sont : 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 9 ; 10 ; 10 ;
11 ; 12 ; 12 ; 12 ; 12 ; 15 ; 16 ; 17.
Effectif 10 18 40 20 12
a) Représenter graphiquement Y.
1) Construire l'histogramme correspon- b) Montrer que X et Y ont même
dant à cette série statistique. moyenne, même médiane et même
2) Calculer la distance moyenne parcou- mode.
rue par un véhicule en une année. 3) a) Calculer pour chaque caractère :
l'étendue, l'écart moyen et l'écart-type.
2 Dans deux entreprises A et B, les b) Interpréter les résultats obtenus.
salaires horaires ont été classés de la
manière suivante : 4 Le tableau ci-dessous donne la taille
Salaire De 1 De1,5 De2 De2,5 De3 et le poids de cinq enfants :
(en dinars) à 1,5 à 2 à 2,5 à 3 à 3,5 Taille X (en cm) 95 103 109 122 133
Effectif
10 18 40 20 12 Poids Y(en kg) 15 16 19 24 30
de A
Effectif 1) a) Construire le nuage de points de
10 18 40 20 12
de B cette série double dans un repère or-
1) Établir le tableau associé aux fréquen- thogonal du plan.
ces des deux séries statistiques. b) Déterminer et placer le point moyen
2) a) Construire dans un même repère G de ce nuage.
orthogonal les histogrammes des fré- 2) Utiliser la méthode de Mayer pour
quences. déterminer un ajustement affine de la
b) Comparer, globalement, les deux série considérée.
entreprises. 3) Utiliser les résultats de la question pré-
3) Calculer, pour chaque série, le salaire cédente pour déterminer une valeur
horaire moyen ; la médiane et lécart- approchée du poids d'une enfant dont
type. la taille est 115 cm.
3 Le diagramme ci-dessous, représen- 5 Les dépenses annuelles d'un pays
te un caractère quantitatif discret X. pour la promotion des nouvelles techno-
logies de l'information et de la communi-
cation, au cours des six dernières années
(en milliers de [Link]) sont consignées
dans le tableau suivant :
Rang de l'an-
1 2 3 4 5 6
née : X
Dépenses (en
445 474 504 530 568 588
[Link]) : Y
387
Statistiques 7 Exercices et Problèmes

1) Représenter graphiquement la série Altitude


par un nuage de points et placer le 0 1 2 4 6 10
(en km) : X
point moyen G dans un repère ortho- Hauteur
gonal du plan. barométrique 76 67 59 46 35 20
2) On considère les points du nuage cor- (en cm) : Y
respondant aux années 1, 2 et 3 et on
désigne par G1 le point moyen de ces 1) a) Construire, dans un repère orthogo-
trois points. Soit G2 le point moyen des nal, le nuage de points.
trois points correspondant aux années b) Peut-on justifier un ajustement affi-
4, 5 et 6. ne de la série considérée ?
a) Placer les points G1 et G2 et tracer 2) Utiliser la méthode de Mayer pour don-
(G1G2). ner une équation cartésienne d'une
b) Déterminer une équation de la droi- droite résumant le nuage de points.
te (G1G2). 3) En déduire l'altitude d'un lieu où la
c) Que représente G pour le segment hauteur barométrique est de 60 cm.
[G1G2] ?
3) Déterminer une valeur approchée de 8 Le tableau suivant représente une
la dépense au cours de l'année de série chronologique donnant le chiffre
rang 10 ? d'affaires Y (en millions de D.T) d'une
entreprise au cours des dix dernières
6 Le tableau ci-dessous illustre l'in- années. (X est le rang de l'année).
fluence de la pluviométrie sur le rende-
ment d'une variété de blé en tonnes par X 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
hectare au cours d'une année : Y 8 12 12 15 17 22 27 32 37 42
Pluviosité
165 130 120 80 40 30 1) a) Calculer le coefficient de corrélation
(en mm) : X
linéaire de la série double (X,Y) ainsi
Rendement
0,37 0,30 0,29 0,25 0,20 0,12 définie.
(en t/ha) : Y
b) Que peut-on en déduire ?
1) Calculer les coordonnées du point 2) Déterminer deux équations des droites
moyen. de régression D1 et D2 dans un repère
2) Représenter, dans un repère orthogo- orthogonal du plan.
nal, cette série double par un nuage 3) En supposant que l'évolution du chiffre
de points. d'affaires reste la même, donner le
3) Peut-on envisager un ajustement affi- rang de l'année à partir duquel le chif-
ne résumant le nuage ? Si oui donner fre d'affaires dépassera 50 millions de
une équation de la droite de régres- dinars tunisiens.
sion de Y en X.
9 On donne les résultats obtenus à
7 Les hauteurs barométriques (liées à partir de 10 essais de laboratoire concer-
la pression atmosphérique) varient en nant « la charge y, en kg, de rupture
fonction de l'altitude conformément au d'un acier » en fonction de « sa teneur x,
tableau suivant : pour 10.000 unités, en carbone ».

388
Statistiques 7 Exercices et Problèmes

X 72 60 68 66 64 62 64 70 62 74 Y [20,25[ [25,30[ [30,35[ [35,40[


X
Y 90 70 80 80 75 75 80 85 70 100
[100,110[ 18 10 2 0
1) Représenter le nuage de points de [110,120[ 3 16 5 1
cette série statistique double. [120,130[ 0 5 13 5
2) Calculer X, Y , V( X), V( Y) et cov( X, Y) . [130,140[ 0 2 6 14
3) Est-il possible d’envisager une liaison
1) Construire, dans un repère orthogonal
affine entre X et Y ? Justifier la réponse
du plan, le nuage de points associé à
à l’aide d’un calcul.
cette série statistique double.
4) Déterminer et construire la droite de
2) Déterminer X, Y , V( X), V( Y) .
régression de Y en X.
3) Calculer cov( X, Y) en utilisant la
5) Quelle pourrait -être la charge de ruptu-
re d’un acier ayant une teneur en car- 1
bone de 65 pour 10.000 unités?
formule : cov( X, Y) = ∑ n .c c'
100 1 ≤ i ≤ 4 ij i j
1 ≤ j ≤4
10 Les nombres de litres d’essence
où les c i sont les centres des classes de
achetés à une pompe d’essence de 8
la variable X et les c' j sont les centres
véhicules selon leurs puissances (en che-
des classes de la variable Y ; n ij
vaux) sont consignés dans le tableau sui-
désigne l’effectif correspondant à
vant :
( X = x et Y = y .
i j )
Puissance
(en chevaux) : x
4 5 6 8 9 10 11 12 4) Déterminer le coefficient de corrélation
linéaire r du couple (X, Y) et dire si on
Nombre de litres peut estimer un ajustement affine entre
d'essence : y
10 20 25 30 40 32 25 45
X et Y.
5) Déterminer la droite de régression de Y
1) a) Calculer σ ( x ), σ (y) et cov( x, y)
en X.
b) Calculer le coefficient de corrélation
linéaire r du couple (x, y). 12
Les notes de 15 élèves d’une classe
c) Quelle conclusion peut-on en tirer ?
de 1ère année secondaire dans le devoir
2) Déterminer les équations des droites
de synthèse numéro 2 : X en Français, Y
de régression correspondant à cette
en Mathématiques et Z en sciences phy-
série statistique double.
sique sont consignés dans le tableau sui-
3) Quel volume d’essence acheté peut-on
vant :
prévoir pour un véhicule de puissance
7 chevaux ? N° de X = notes de Y = notes de Z = notes de
l'élève Français Maths [Link]
11 Un relevé statistique des tailles X (en 1 6.5 12 7,5
cm) et des poids Y (en kg) d’un 2 6.5 10 7
échantillon de 100 enfants a permis de 3 6 8 5
construire le tableau suivant :
4 8 7.5 4.5
5 9.5 14.5 8
6 4.5 8.5 5.5
7 12 12 6
389
Statistiques 7 Exercices et Problèmes

8 6.5 12 7,5 1) Calculer le coefficient de corrélation


9 6.5 10 7 linéaire entre X et Y et vérifier qu’il y a
10 6 8 5 une forte corrélation linéaire entre ces
11 8 7.5 4.5 deux variables.
12 9.5 14.5 8 2) Déterminer une équation cartésienne
13 4.5 8.5 5.5 de la droite de régression de Y en X.
14 12 12 6 3) Quelle prévision (en litres) sur sa
12 12 7 consommation de pétrole peut faire la
15
famille considérée, si une vague de
moyenne ............ ............ ............
froid persiste pendant 48 heures avec
médiane ............ ............ ............
une température moyenne extérieure
mode ............ ............ ............ de -4° ?.
écart-type ............ ............ ............
A) Compléter le tableau (on pourra utiliser
une feuille de calcul Excel ou une calcu- 14 L’évolution du taux de chômage
latrice). dans un pays au cours de 7 années suc-
B) On se propose d’étudier la relation cessives est la suivante :
entre les variables statistiques X et Y. T 1 2 3 4 5 6 7
1) a) Construire, dans un repère orthogo- C 6,6 5,9 7,2 7 8,7 8 9,3
nal, le nuage de points de la série dou-
ble (X, Y) T : temps et C : taux de chômage (en%)
b) Peut-on justifier un ajustement affine 1) Construire, dans un repère orthogonal,
de la série considérée ? le nuage de points de la série double
c) Donner une équation cartésienne de (T, C).
la droite de Mayer associée au nuage 2) Peut-on justifier un ajustement affine
de points. de la série double (T, C) ?
2) a) Calculer le coefficient de corrélation 3) Trouver par la méthode des moindres
linéaire r du couple (X, Y). carrés l’équation c = at + b.
b) Quelle conclusion peut-on en trier ?
3) Déterminer les équations des droites de 15 Le tableau suivant indique la distri-
régression correspondantes. bution de 50 logements en fonction de
C) Etudier de même, les séries doubles : leur nombre X de pièces principales et de
(X, Z) et (Y, Z). leur surface Y en m2.

13 Dans le tableau statistique suivant : X


désigne la température moyenne extérieu- Y
30 50 70 90 120
re en 24 heures et Y désigne la consom- X
mation de pétrole de chauffage pour les 1 1
mêmes 24 heures et pour une famille don-
2 1 2 2
née.
3 1 6 6
X en degrés -2 0 4 8 10 4 2 16 5
Y en litres 40 30 20 15 10 5 4 4

390
Statistiques 7 Exercices et Problèmes

1) a) Déterminer les distributions margina-


les associées à X et à Y.
b) Calculer X, Y, V(X) ; V(Y) ; σ(X) et
σ(Y).
2) Construire le nuage des points, repré-
sentant la série statistique double don-
née.
3) a) Calculer Cov(X, Y) et le coefficient de
corrélation linéaire r du couple (X, Y).
b) Déterminer une équation cartésienne
de la droite D de régression de Y en X.

16 Soient deux séries d’observations


relatives à la quantité consommée, X, de
parfum en dl et le revenu annuel,Y, des
ménages en milliers de D.T:
xi 2 4 7 10 11 14
yi 0.5 0.9 9 25 62 110
xi 18 20 21 22
yi 180 290 680 1800
1) a) Construire, dans un repère orthogo-
nal, le nuage de points de la série dou-
ble (X, Y)
b) Peut-on justifier un ajustement affi-
ne de la série considérée ?
c) Calculer le coefficient de corrélation
linéaire du couple (X, Y) et conclure.
2) On pose U = ln (X ) et V = ln (Y).
a) Construire, dans un repère orthogo-
nal, le nuage de points de la série dou-
ble (U, V).
b) Peut-on justifier un ajustement affi-
ne de la série double (U, V) ?
c) Calculer le coefficient de corrélation
linéaire du couple (U, V) et conclure.
d) Prouver que : v = 3, 31.u − 3, 91 .
e) En déduire que : y = 0, 02 e 3,[Link] x .
f) Quel revenu annuel peut-on prévoir
pour une quantité de 13 dl de parfum
consommé ?

391
Statistiques 7 Exercices et Problèmes

APERÇU HISTORIQUE

Al Birouni Carl Friedrich Gauss


( 973 - 1048 ) (1777 / 1855 )
Depuis le 20ème siècle av. J.C, les chinois et les Egyptiens étudiaient l'évolution de leurs pro-
ductions agricoles et organisaient des recensements de leurs populations.
Dans l'Antiquité, les Grecs et les Romains traitaient des données chiffrées relatives à leurs popu-
lations et à la richesse de leurs territoires.
Du 8ème siècle jusqu'au 15ème siècle, les mathématiciens arabes, influencés par les cultures baby-
lonienne, grecque et indienne, furent particulièrement novateurs en calcul numérique, en algèbre et
en trigonométrie. Ils ont introduit l'analyse combinatoire, l'analyse numérique et l'interpolation et
ont ainsi contribué au développement des techniques permettant le traitement des informations chif-
frées qu'ils ont mis en œuvre dans la résolution des problèmes de la vie courante et en astronomie.
Citons entre autres : Al Khawarizmi, Thabet Ibn Quorra, Abou Kamil, Al Birouni, Omar Al
Khayam, Al battani, Abou Al Wafa, Ibn Al Haythem et Al Kashi.
Au 18ème siècle, le développement des statistiques a permis l'instauration des bases solides aux
prévisions et aux décisions relatives à la vie courante.
Au 19ème siècle, le mathématicien Laplace ( Laplace Pierre Simon (1749-1827) ) découvrit que
la théorie des probabilités pouvait constituer une aide précieuse aux méthodes statistiques.
Pour étudier et préciser les formes de la terre (ellipsoïde aplatie), les mouvements oscilla-
toires de la Lune ainsi que ceux de Saturne, Euler (1748) et Mayer (1750) établissent la
méthode des moyennes. Avant les travaux de ces deux mathématiciens, la statistique n'était
qu'une observation des faits et des classements de données .
Gauss donnera les premiers algorithmes qui vont permettre de rationaliser les études sta-
tistiques, il utilise la méthode des moindres carrés.
Les travaux de Boscovich (1755) permettent de minimiser la somme des valeurs absolues
des écarts, facilitant des calculs statistiques souvent trop longs et source d'erreurs.
De nos jours, la statistique est considérée comme outil efficace et fiable pour analyser des phé-
nomènes, interpréter des données, faire des prévisions et prendre des décisions dans les divers
domaines économiques, politiques, sociaux, biologiques ou physiques.

392

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