Calendrier des cours de retraite 2023-2024
Calendrier des cours de retraite 2023-2024
Classe 18
Décembre 2023 :
Mardi 12 de 13h45 à 17h
Mercredi 13 de 9h45 à 13h
Jeudi 14 de 13h45 à 17h
Vendredi 15 de 9h45 à 13h
Janvier 2024 :
Mercredi 10 de 13h45 à 17h
Février :
Mardi 20 de 9h45 à 13h
Jeudi 22 de 13h45 à 17h
Vendredi 23 de 9h45 à 13h
Mars :
Mercredi 13 de 13h45 à 17h
Avril :
Mercredi 3 de 13h45 à 17h DST
Classe 19
Décembre 2023 :
Mardi 12 de 9h45 à 13h
Mercredi 13 de 13h45 à 17h
Jeudi 14 de 9h45 à 13h
Vendredi 15 de 13h45 à 17h
Janvier 2024 :
Jeudi 11 de 13h45 à 17h
Février :
Mardi 20 de 13h45 à 17h
Jeudi 22 de 9h45 à 13h
Vendredi 23 de 13h45 à 17h
Avril :
Mercredi 3 de 9h45 à 13h
Jeudi 4 de 9h45 à 13h DST
22 septembre 1673 : Colbert Caisse des invalides de la marine royale (pension aux blessés de cette même marine et Hôtel
des Invalides)
1789 : Caisse de retraite des fonctionnaires de l’État
1831 : Caisse des retraites militaires
9 juin 1853 : Premier régime de pension par répartition pour les fonctionnaires de l’État et âge de la retraite à 60 ans
(espérance de vie 45 ans). Michelin, Menier et Godin, systèmes de protection sociale d’entreprise afin de recruter et de
fidéliser leurs employés
1889 : Otto Von Bismarck Système des assurances sociales obligatoires par répartition, financé par des cotisations ouvrières
et patronales
30 avril 1930 : Premier régime d’assurance vieillesse obligatoire pour tous les salariés
5 et 19 octobre 1945, Sécurité sociale et âge de la retraite à 65 ans (espérance de vie 64 ans)
14 mars 1947 : AGIRC
1957 : UNIRS et 8 décembre 1961 : ARRCO
1er avril 1983 : Age de la retraite à 60 ans
11 février 1994 : Loi Madelin
21 août 2003 : Loi Fillon
16 mai 2010 : Loi Woerth âge de la retraite à 62 ans au 1er janvier 2017
18 décembre 2013 : Loi Touraine sur l’allongement de la durée de cotisation
6 juin 2017 : Projet de la réforme Macron
22 mai 2019 : Loi PACTE
3 mars 2020 : 1er projet de loi du système universel de retraite abandonné en 2021
23 janvier 2023 : 2ème projet de loi sur la réforme des retraites
20 mars 2023 : 2ème projet de loi sur la réforme des retraites adopté via l’article 49-3 de la Constitution
14 avril 2023 : Loi sur le 2ème projet de loi sur la réforme des retraites promulguée
L'architecture du système français repose aujourd'hui sur un certain nombre de caractéristiques fortes :
Un fonctionnement fondé sur le mécanisme de la répartition,
Des principes communs à l'ensemble des régimes, comme le principe d'un financement par des cotisations assises sur les
revenus de l'activité professionnelle,
Une solidarité entre régimes obligatoires, par le biais de la compensation démographique,
La coexistence de régimes de retraite de base et de régimes de retraite complémentaires, tous deux obligatoires,
Une distinction entre salariés et non-salariés,
Une multiplicité des caisses de retraite, au sein des régimes de base comme au sein des régimes complémentaires,
Des rapprochements qui conduisent à une simplification progressive du système.
Avec le régime de retraite par capitalisation, les actifs d’aujourd’hui épargnent en vue de leur propre retraite. Leurs cotisations
font l’objet de placements financiers ou immobiliers. Le rendement des cotisations dépend essentiellement de l’évolution des
marchés financiers et des taux d’intérêt.
Les sommes accumulées seront reversées à l’assuré, au dénouement du contrat, sous forme de capital ou de rentes viagères lui
apportant ainsi une retraite supplémentaire. La retraite par capitalisation peut être mise en place de façon individuelle ou
collective dans le cadre d’accords d’entreprise.
Chiffres :
* Pension mensuelle nette (de prélèvements sociaux) moyenne avant impôt (régime de base plus régime complémentaire ou
additionnel)
Le système de retraite français est un système par répartition, c’est-à-dire que les cotisations versées par les actifs au titre de
l’assurance vieillesse au cours d’une année servent à payer les pensions des retraités de cette même année.
Ce modèle, mis en œuvre en 1945, est fondé sur un double principe. Un solidarité :
Intergénérationnelle entre actifs et retraités, les cotisations étant par ailleurs considérées comme un salaire différé,
Fondée sur des critères socio-professionnels, ce qui a structuré profondément l’organisation du système de retraite, éclaté
en plusieurs régimes (régime général, mutualité sociale agricole, régime social des indépendants, régimes spéciaux).
Régime général
Régime de retraite pour 80,35 % des actifs
Entre 2017 et 2023 : L’âge légal minimum de départ à la retraite est de :
62 ans pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1955.
Depuis avril 2023 : L’âge légal minimum de départ à la retraite se situe entre :
62 ans pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1961 et 64 ans pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1968.
Taux plein : 50 % du PASS
Calcul sur les 25 meilleures années
Sommaire :
b. Industriels et indépendants
Régime général de la sécurité sociale (RGSs)
c. Professionnels libéraux
Caisse nationale d’assurance-vieillesse des professions libérales (CNAVPL)
Régimes complémentaires (10 sections professionnelles)
a. Rentes
b. Article 39 du CGI modifié par l’ordonnance du 3 juillet 2019 de la loi pacte
c. Plan d’épargne retraite (article 71 de la loi pacte)
Tous les assurés doivent obligatoirement cotiser à deux régimes : un de base et un complémentaire.
1. Cotisations :
Les cotisations sont calculées à partir du salaire brut et réparties entre une part salariale et une part patronale.
2. Validation :
La durée d’assurance s’exprime en trimestres.
Année de naissance Age légal du départ Durée d’assurance requise Age du taux plein peu importe
(hors départs anticipés) pour le taux plein le nombre de trimestres
cotisés
1955 - 1956 - 1957 62 ans 166 trimestres 67 ans
41 ans et 6 mois
Année de Age légal du départ Durée d’assurance Age du taux plein peu Trimestres
naissance (hors départs anticipés) requise pour le taux plein importe le nombre de supplémentaires
trimestres validés par rapport à la loi
précédente
1958 - 1959 - 62 ans 167 trimestres
1960 41 ans et 9 mois 0
01.01/31.08.1961 62 ans 168 trimestres
42 ans
01.09/31.12.1961 62 ans et 3 mois 169 trimestres 1
1962 62 ans et 6 mois 42 ans et 3 mois
1963 62 ans et 9 mois 170 trimestres
42 ans et 6 mois 2
1964 63 ans 171 trimestres 67 ans
42 ans et 9 mois
1965 63 ans et 3 mois 3
1966 63 ans et 6 mois
1967 63 ans et 9 mois
1968 172 trimestres 2
1969 43 ans
1970 64 ans
1971 1
1972
1973 0
Pour les assurés de plus de 65 ans (en retraite effective ou n’ayant pas atteint la durée d’assurance maximum) :
▪ 2,50 % par trimestre après le 65ème anniversaire (Exemple : assuré de 66 ans en 2023 ayant cotisé 130 trimestres soit 4
trimestres x 2,50 % = 10 % donc 130 + 10 % = 143 trimestres)
Quoiqu’il en soit, la majoration de durée d’assurance ne peut pas excéder la durée de référence.
Pour les femmes qui ont connu un congé maternité, l’indemnité journalière perçue est intégrée dans le salaire de référence pour le
calcul de la pension.
Il est également possible, sous conditions, de percevoir une pension de retraite à taux plein à partir de l'âge légal de départ à la
retraite, même si l’assuré ne justifie pas de la durée d'assurance nécessaire. C'est le cas notamment s’il est dans l'une des
situations suivantes :
1) Reconnu inapte au travail (taux d'incapacité d'au moins 50 %),
2) Reconnu travailleur handicapé (taux d'incapacité d'au moins 50 %),
3) Titulaire d'une pension d'invalidité,
4) Mère de famille ayant élevé au moins 3 enfants de moins de 16 ans, ayant été salariée au moins 30 ans et ayant exercé un
métier manuel ouvrier pendant au moins 5 ans au cours des 15 dernières années précédant la demande de liquidation de la
pension.
3. Liquidation :
Date de naissance, à partir du Age minimum de départ à la retraite Date de départ possible, à partir du
1er juillet 1951 60 ans et 4 mois 1er novembre 2011
1er janvier 1952 60 ans et 9 mois 1er octobre 2012
1er janvier 1953 61 ans 2 mois 1er mars 2014
1er janvier 1954 61 ans et 7 mois 1er août 2015
1er janvier 1955 62 ans 1er janvier 2017
Si l’assuré est né à partir du 1er septembre 1961, l'âge à partir duquel il peut partir à la retraite varie en fonction de sa date
de naissance, dans les conditions précisées dans le tableau suivant :
Date de naissance, à partir du Age minimum de départ à la retraite Date de départ possible, à partir du
1er septembre 1961 62 ans et 3 mois 1er décembre 2023
1er janvier 1962 62 ans et 6 mois 1er juillet 2024
1er janvier 1963 62 ans 9 mois 1er octobre 2025
1er janvier 1964 63 ans 1er janvier 2027
1er janvier 1965 63 ans et 3 mois 1er avril 2028
1er janvier 1966 63 ans et 6 mois 1er juillet 2029
1er janvier 1967 63 ans et 9 mois 1er octobre 2030
à partir du 1er janvier 1968 64 ans 1er janvier 2032
Trois catégories sont exclues de ce principe pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1955 qui pourront partir à partir de 60 ans
sont ceux qui justifient : de carrières longues et celles considérées comme pénibles. De plus les salariés ayant contracté une
maladie professionnelle se voient gratifiés de deux avantages, le premier : l’âge de leur retraite reste à 60 ans et le second : ils
bénéficieront, sans décote, du taux plein même s’ils n’ont pas atteint la durée de référence requise. En effet, le départ en retraite à
60 ans est maintenu pour les personnes ayant une incapacité permanente d’au moins 20 % liée à une maladie professionnelle ou
d’au moins 10 % liée à un accident du travail.
Un assuré peut partir à la retraite de manière anticipée :
En cas d'incapacité permanente d'au moins 80 % ou en cas de handicap de niveau comparable,
S’il est reconnu travailleur handicapé,
S’il peut bénéficier d'un départ anticipé pour carrière longue.
* Calcul : Salaire de base x Taux de liquidation (maximum 50 %) x Nombre de trimestres d'assurance / Durée de référence
Taux
Taux seul +
Les sommes versées sont déductibles du revenu imposable. Si le montant du rachat est supérieur au revenu, le déficit constaté est
imputable sur le revenu global sans limitation. Si le revenu global est insuffisant pour absorber totalement le déficit, le reliquat
peur être imputé sur le revenu global des 6 années suivantes.
Si le rachat porte sur 1 ou 2 trimestres, le paiement s’effectue l’année du rachat. Si le rachat porte sur plus de 2 trimestres, le
paiement s’effectue soit l’année du rachat soit sur les 5 années suivantes avec des majorations.
Exemple : Mr Pierre, né le 1er janvier 1962, prend sa retraite à 62 ans et 6 mois le 1 er juillet 2024, après avoir validé 160 trimestres
alors que la durée de référence est de 169 trimestres. Il souhaite racheter les 9 trimestres manquant. La moyenne de son revenu
brut annuel durant les trois années qui précèdent sa demande est de 47.000 €.
- Rachat sur le taux seul : 4.510 € x 9 = 40.590 €. Mais 50 % x 94,67 % (160 / 169) = 47,34 %. Ici la décote s’annule mais la
proratisation des trimestres cotisés reste active.
- Rachat sur le taux + la durée d’assurance : 6.684 € x 9 = 60.156 €. Donc 50 % x 100 % (169 / 169) = 50 % Ici la décote et la
proratisation des trimestres cotisés s’annulent.
Le paiement des trimestres peut être échelonné sauf si l’assuré rachète un seul trimestre. Entre 2 et 8 trimestres rachetés, il est
possible d’étaler les remboursements sur 1 ou 3 ans. Entre 9 et 12 trimestres, l’échelonnement peut s’opérer sur 1, 3 ou 5 ans. Si
Les jeunes actifs peuvent racheter jusqu’à 4 trimestres au titres des années d’études supérieures à un prix préférentiel jusqu’à
l’âge de 40 ans. Le montant du rabais octroyé dépend de l’option choisie mais aussi du statut professionnel du demandeur. A titre
d’exemple, un jeune salarié bénéficie d’un abattement de 670 € par trimestre avec l’option 1 (rachat visant à diminuer la décote)
ou de 1.000 € par trimestre avec l’option 2 (rachat visant à la fois à diminuer la décote et à augmenter la durée d'assurance). Un
jeune agriculteur devra quant à lui se contenter d’une réduction de 600 € par trimestre avec l’option 1 et de 890 € par trimestre en
option 2. Ce rachat, quel que soit le nombre de trimestres, peut être échelonné sur 1, 3 ou 5 ans.
Exemple 1 :
Un étudiant a obtenu son diplôme en 2017, à l’âge de 26 ans. En 2024, à l’âge de 33 ans, il souhaite acheter 3 trimestres au titre
de ses années d'études supérieures. Cela fait 7 ans qu’il travaille dans le secteur privé et il a perçu un revenu annuel brut de
48.000 € l’année du rachat.
Il choisit l'option de rachat avec taux et durée d'assurance, le prix d’un trimestre coûte donc 3.272 €. La réduction de 1.000 € par
trimestre racheté s’applique, soit :
Le rachat à prix réduit lui coûtera : (3.272 € x 3) - (1.000 € x 3) = 6.816 €
Exemple 2 :
Une personne née en 1994 soit (2024 - 1994 = 30), ayant perçu un salaire moyen de 25.000 € et assujetti à un taux d'imposition de
11 %. Le prix normal d'un trimestre au titre de la décote est de 1.487 € (option 1). Avec l’abattement, le tarif tombe à 1.487 € - 670
€ = 817 €. De plus, il faut prendre en compte l'économie d'impôt, car les sommes versées pour un rachat de trimestres sont en
effet déductibles du revenu imposable. Un trimestre reviendrait donc avec l’abattement à (817 € x 11 % = 90 €) soit 817 € - 90 € =
727 € contre (1.487 € x 11 % = 164 €) soit 1.487 € - 164 € = 1.323 € sans. Avec un rachat au titre de la décote et de l’augmentation
de la durée d’assurance, le prix normal d'un trimestre est de 2.204 €. Avec l’abattement, le tarif tombe à 2.204 € - 1.000 € = 1.204
€. Économie d'impôt incluse, un trimestre revient à (1.204 € x 11 % = 132 €) soit 1.204 € - 132 € = 1.072 € avec l’abattement,
contre (2.204 € x 11 % = 242 €) soit 2.204 € - 242 € = 1.962 € sans.
Il est possible de racheter jusqu’à 2 trimestres de stage en entreprise (déduits des 4 trimestres d’études à tarif préférentiel) à
condition que le stage fasse partie du cursus, dure au moins 2 mois et donne lieu à une gratification ne permettant pas de valider
de trimestre. La demande de rachat doit intervenir avant l’âge de 30 ans. Deux mois de stage rémunérés donnent droit à un
trimestre, pour un tarif équivalent à 12 % du PASS en vigueur au moment de la demande, soit 1.391 € par trimestre en 2024. Seule
l’option 1 peut être choisie et le rachat est limité à deux trimestres. L'intéressé peut opter pour un échelonnement du versement en
échéances mensuelles sur une période d'un an.
Les stages de formation professionnelle effectués par les demandeurs d'emploi sont pris en compte pour le calcul de la retraite. Les
périodes de stage sont pleinement assimilées à des périodes de cotisation et chaque totalisation de 50 jours de stage ouvre droit à
un trimestre d'assurance vieillesse.
A la différence du minimum vieillesse ou ASPA attribué à toutes les personnes qui ont plus de 65 ans ayant des ressources limitées,
le minimum contributif (MICO) entier correspond à un montant seuil en dessous duquel la pension de retraite de l’assuré ne peut
descendre. Il peut être réduit ou majoré selon le nombre de trimestres cotisés. La pension de retraite est entendue dans sa
globalité : pension de base et complémentaire.
Le bénéfice du minimum contributif est soumis à des conditions de ressources et de taux plein. L’assuré doit remplir
les conditions suivantes :
- Le montant de sa pension de retraite globale (base et complémentaire dans tous les régimes) est inférieur à 1.352 € par
mois en 2024,
- Il bénéficie d’une pension de retraite de base à taux plein,
- Il a liquidé toutes ses pensions de retraite (base et complémentaire).
Le montant du minimum contributif pour un bénéficiaire qui n’a pas réuni 120 trimestres cotisés dans le régime général est fixé
à 8.796 € pour l’année 2024 (733 € par mois). Il est proportionnel au nombre de trimestres acquis du retraité.
Le cumul des ressources du retraité qui bénéficie du minimum contributif ne peut excéder le plafond mensuel de 1.352 €.
L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) permet d’assurer un niveau minimum de ressources à partir de 65 ans (sauf
pour les personnes handicapées 62 ans). Son montant dépend des ressources du pensionné et de sa situation de famille. Le
montant annuel s’élève pour une personne seule à 12.144 € (1.012 € par mois) et à 18.852 € (1.571 € par mois) pour une personne
en couple fiscal. Il s'agit d'une allocation dite différentielle, elle complète les ressources de la personne âgée jusqu'à ce montant.
Exemple : le montant annuel de la pension de retraite est de 8.250 € en 2024 pour une personne seule. Le montant de l’ASPA sera
de : 12.144 € - 8.250 € = 3.894 €.
La loi sur la réforme des retraites permet de revaloriser la retraite minimale à près de 1.200 € bruts par mois (soit l'équivalent
d'au moins 85 % du SMIC net 1.399 € pour 2024) pour une carrière complète cotisée à temps plein au SMIC, en indexant le
minimum contributif majoré sur le SMIC. Pour les assurés concernés, la pension brute, une fois relevée au MiCo majoré et
complétée par leur retraite complémentaire, atteindra 85 % du SMIC net. En revanche, les carrières à temps partiel ou hachées
sont exclues.
* Décote :
Si la durée d'assurance est inférieure à la durée de référence, un coefficient de minoration ou décote est appliqué par trimestre
manquant. Aucune décote après 67 ans. La décote est exprimée en pourcentage et ne peut dépasser 20 trimestres. La décote
porte sur le taux maximum (50 %). De plus, il faut appliquer sur cette décote une diminution proportionnelle au nombre de
trimestres manquants c’est-à-dire la durée de référence.
Année de Coefficient de minoration par trimestre Année de Coefficient de minoration par trimestre
naissance manquant naissance manquant
en % du montant de la pension en % du montant de la pension
1944 2,375 1949 1,75
1945 2,25 1950 1,625
1946 2,125 1951 1,5
Exemple : Mr Pierre, né le 1 er janvier 1962, prend sa retraite à 62 ans et 6 mois le 1 er juillet 2024, après avoir validé pendant 160
trimestres. Pour atteindre 67 ans il manque 20 trimestres, alors qu’il ne manque que 9 trimestres pour réunir les 169 trimestres
exigés. On choisit toujours le cas le plus favorable.
160
a) Pension = Salaire de base x 50 % - [50 % x 11,25 % (1,25 x 9) = 5,63] = 44,37 x ---------- = (0,9467) soit 44,37 % x 0,9467 =
42 %
169
b) (Salaire de base x 50 %) - (1,25 x 9 = 11,25 %) x 160 / 169
* Surcote :
Si l'activité est poursuivie au-delà de l’âge légal du départ en retraite et si le nombre de trimestres requis est atteint :
▪ pour les trimestres accomplis du 1er janvier 2004 au 1er janvier 2009 le taux de la surcote pour chaque trimestre cotisé
supplémentaire est égal à :
0,75 % par trimestre du 1er au 4ème trimestre de surcote,
1 % par trimestre au-delà du 4ème trimestre de surcote,
1,25 % pour chaque trimestre de surcote accompli après le 65 ème anniversaire, soit le premier jour du trimestre civil suivant
celui au cours duquel est intervenu cet anniversaire.
▪ pour les trimestres accomplis à compter du 1er janvier 2009 le taux de la surcote pour chaque trimestre cotisé
supplémentaire est égal à :
- Unique taux de 1,25 % par trimestre de surcote.
4. Cumul emploi-retraite :
La pension de retraite et un revenu d'activité professionnelle peuvent se cumuler. Cette reprise d’activité est possible sans
conditions :
▪ Dans un autre régime.
▪ Dans le même régime :
▪ À partir de 62 ans si toutes les retraites de bases et complémentaires de tous les régimes sont liquidées avec la durée de
référence requise et le taux plein.
Si ces conditions ne sont pas remplies une activité salariée peut être exercée chez un autre employeur ou chez le dernier
employeur avec toutefois un délai de carence de 6 mois. Dans les deux cas, le cumul est plafonné.
Reprise chez un autre employeur : la pension de retraite est payée si le total des revenus d’activité et des pensions de
retraite (base et complémentaire) ne dépasse pas le dernier salaire d’activité perçu avant la liquidation de la retraite ou 1,6
fois le montant brut mensuel du smic, soit pour 2024 : 1.767 € x 1,6 = 2.827 €. On retient le montant le plus avantageux.
5. Réversion :
Pour obtenir une pension de réversion, le conjoint survivant ou le (les) ex-conjoint(s) :
▪ Doit être âgé d’au moins 55 ans au 1er janvier 2009 (si le décès de l’assuré est intervenu au plus tard au 31.12.2008, l’âge du
conjoint survivant est fixé à 51 ans),
▪ Doit avoir des ressources annuelles inférieures ou égales à 2.080 x smic brut horaire (soit au 1 er.01.2024 : 24.232 €) s’il est
seul et à 3.328 (2.080 x 1,6) x smic brut horaire (soit au 1 er.01.2024 : 38.771 €) s’il est en couple fiscal.
Pour le calcul des ressources : les revenus professionnels ou de remplacement bénéficient d’une déduction de 30 % et les biens
mobiliers ainsi qu’immobiliers (hors résidence principale) sont estimés à 3 % de leur valeur au moment de la demande.
La pension de réversion n’est pas attribuée automatiquement. Il faut en faire la demande.
La pension de réversion est égale à 54 % de la pension du conjoint défunt (sans tenir compte des majorations). Elle ne peut pas
être inférieure à 3.900 € (3.864 € x 15,576 % x 54 % x 12) pour l’année (325 € par mois) si le défunt a cotisé au moins 60
trimestres, sinon ce minimum est réduit proportionnellement. Elle ne peut pas être supérieure à 12.519 € (soit 3.864 € / 2 x 54 % x
12) pour l’année (1.043 € par mois). Ces deux montants s’appliquent pour l’ensemble des personnes qui reçoivent une partie de la
pension de réversion.
Si le défunt a été marié plusieurs fois, la pension de réversion est proportionnelle à la durée de chaque mariage. Exemple : à son
décès un assuré laisse une veuve et une ex-épouse dont les mariages ont duré respectivement 12 ans (144 mois) et 18 ans (216
- Exemple 1
Une veuve vivant seule (un seul mariage pour le défunt) : pension de réversion brute annuelle de 12.000 € (soit 22.222 € x 54 %) et
ressources supplémentaires réelles de 13.000 € (18.572 € - 30 %) soit un total annuel de 25.000 €. La pension de réversion brute
sera ramenée à : 12.000 € - (25.000 € - 24.232 €) = 11.232 €.
- Exemple 2
Jacques a été marié 2 fois avec Nadine (la veuve 61 ans) et Sophie (l'ex-épouse remariée 63 ans). Elles demandent toutes deux la
pension de réversion :
1er mariage avec Sophie, durée du mariage : 121 mois
2nd mariage avec Nadine, durée du mariage : 396 mois
Durée totale des 2 mariages : 517 mois
Montant annuel de la pension de retraite de Jacques : 22.222 € brut
Montant annuel de la pension de réversion globale : 22.222 € x 54 % = 12.000 € brut
Montant annuel de la pension de réversion de Nadine : 12.000 € x 396/517 = 9.191 €
Montant annuel de la pension de réversion de Sophie : 12.000 € x 121/517 = 2.809 €
Application des conditions de ressources annuelles :
Pour Nadine : 24.232 € et pour Sophie : 38.771 €
6. Retraite progressive :
La retraite progressive (dite CPA cessation progressive d’activité) permet aux salariés âgés d’au moins 60 ans de travailler à temps
partiel tout en bénéficiant d’une fraction de leur pension de retraite (retraites de base et complémentaires). La retraite progressive
est ouverte aux salariés justifiant de 150 trimestres validés au titre de l’assurance-vieillesse.
Exemple :
Exemple sur une base brute mensuelle de 2.200 € pour une personne seule (taux normal) :
2.200 € - (8,30 % + 0,50 % + 0,30 %) = 2.000 € nets à payer pour le mois avant le PAS
2.200 € x ((8,30 % - 5,90 %) + (0,50 % + 0,30 %)) = 70 €
2.000 € + 70 € = 2.070 € nets à déclarer pour le mois
(2.070 € x 12) - 10 % = 22.356 € imposables pour l’année
1. Cotisations :
A l'image des cotisations vieillesse de base, les cotisations vieillesse complémentaires portent sur des tranches du salaire brut et
sont réparties entre une part salariale et une part patronale. Ces assiettes de cotisation (base à partir desquelles les cotisations
sont calculées et déduites) sont exprimées en plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS) qui a été fixé à 3.864 € en 2024.
Un pourcentage du salaire est prélevé chaque mois. Cette somme, divisée par le prix d'achat du point, appelé salaire de référence,
permet d'acquérir des points de retraites complémentaires. Les prix d'achat du point AGIRC-ARRCO est déterminé chaque année
par les partenaires sociaux.
Il faut distinguer :
Taux de cotisation appelé (taux effectif) qui est réellement prélevé sur le salaire,
Taux contractuel de cotisation (taux d'acquisition des points) qui permet d'acquérir des points.
Une partie des cotisations AGIRC-ARRCO prélevées ne permettent pas d'acheter des points, mais servent à équilibrer les finances
des régimes. On parle alors de cotisations « appelées ». En d'autres termes, une partie des cotisations est prélevée à fonds perdus,
sans générer de droits à la retraite. Aujourd'hui, sur 127 € de cotisation, 100 € permettent d'acquérir des points.
Les cotisations sont supportées à 40 % par le salarié et à 60 % par l'employeur. Certaines conventions collectives ou accords de
branches professionnelles pourront prévoir une part patronale supérieure à 60 %.
TCA
Part salariale Part patronale Total
Tranche 1 (salaire jusqu’au plafond de la Sécurité sociale)
Taux 3,15 % 4,72 % 7,87 %
CEG 0,86 % 1,29 % 2,15 %
Total 4,01 % 6,01 % 10,02 %
CEG : Contribution d’équilibre général, CET : Contribution d’équilibre technique, APEC : Association pour l’emploi des cadres
2. Liquidation :
* Age légal de départ en retraite :
Ce sont les mêmes règles que celles du régime de base. À partir de l’âge légal en vigueur sous réserve que l'assuré bénéficie d'une
retraite de base accordée à taux plein ou l’âge défini sans conditions. L'âge du départ peut être avancé pour les travailleurs
handicapés ou dans le cas les départs anticipés. Les périodes assimilées (service militaire, chômage indemnisé ou non, maternité,
maladie, accident du travail) sont génératrices de points.
L’acquisition de points de retraite s’établit en divisant la totalité des cotisations (patronales et salariales) ramenées à 100 % par le
salaire de référence de 19,6321 €. Le salaire de référence est fixé en tenant compte de l'évolution du salaire moyen des
participants du régime. Les cotisations CEG, CET et APEC ne sont pas génératrices de points.
TCC
Part salariale Part patronale Total
Tranche 1 (salaire jusqu’au plafond de la Sécurité sociale)
Taux 2,48 % 3,72 % 6,20 %
CEG - - -
Total 2,48 % 3,72 % 6,20 %
Tranche 2 (salaire brut compris entre 1 et 8 fois le plafond de la Sécurité sociale)
Taux 6,80 % 10,20 % 17 %
CEG - - -
Total 6,80 % 10,20 % 17 %
Tranche 1 + Tranche 2 (salaire brut excédant le plafond de la Sécurité sociale limité à 8 plafonds de la Sécurité sociale)
CET Part salariale Part patronale Total
Taux - - -
Tranche 1 + Tranche 2 (salaire cadre limité à 4 plafonds de la Sécurité sociale)
APEC Part salariale Part patronale Total
Taux - - -
Outre les rachats pour études, il est également possible de racheter des points au titre des années incomplètes de cotisation. Il
s'agit des périodes durant lesquelles le salarié a travaillé à temps partiel, en CDD, en intérim ou en travail saisonnier et n' a pas pu
valider quatre trimestres de retraite dans l'année (soit une annuité complète) aux régimes de base.
L’assuré a donc la possibilité, au plus tard à 66 ans, de racheter des points dans la limite de 140 points par année d’études
supérieures (dans la limite de 3 ans soit 420 points au total pour 12 trimestres, un trimestre équivaut à 35 points).
Ce rachat est conditionné au rachat de trimestres pour années d’études supérieures ou d’années incomplètes dans le régime de
base.
Le coût dépend du nombre de points rachetés, d’un coefficient d’âge, de la valeur de service du point et de l’âge du bénéficiaire
au moment du rachat.
* Décote :
Si la retraite de base n’est pas liquidée à taux plein entre 62 ans et 67 ans, les points acquis dans les régimes complémentaires
sont affectés d’un coefficient de minoration qui dépend du nombre de trimestres manquants (sauf pour les assurés ayant
commencé à cotiser avant l’âge de 20 ans et ayant le nombre de trimestres requis) :
Exemple : Mr Pierre, assuré de 62 ans et 6 mois né le 1 er.01.1962 qui doit cotiser 169 trimestres et qui n’en a cotisé que 160. Il a
acquis 6.747 points. Il prend sa retraite le 1 er.07.2024. Il lui manque 9 trimestres soit : (6.747 points x 0,91) x 1,4159 € = 8.693 €
de pension de retraite brute annuelle pour l’AGIRC-ARRCO soit 724 € par mois.
* Pension
Au moment de la liquidation des droits à la retraite, le nombre de points de retraite complémentaire acquis durant la carrière (part
salariale et part patronale) est multiplié par la valeur de service du point : 1,4159 € pour donner le montant de la pension de
retraite complémentaire à servir.
Par exemple, un assuré qui a acquis durant sa carrière professionnelle un total de 174 points par an x 40 ans = 6.960 points,
recevra une pension de retraite brute annuelle de 6.960 points x 1,4159 € = 9.855 € soit 821 € par mois. La valeur du point est
fixée par les partenaires sociaux comme l’évolution annuelle moyenne des prix hors tabac.
Les salariés, y compris cadres, qui liquideront leurs droits à partir du 1 er janvier 2021 percevront tous les mois une seule retraite
AGIRC-ARRCO. Elle sera versée à « terme à échoir » (c'est-à-dire au début de chaque mois pour lequel la pension est due).
* Bonus-Surcote :
Si départ à 66 ans
+ 30 % sur 1 an 100 % de la pension
complémentaire
Si départ à 65 ans
+ 20 % sur 1 an 100 % de la pension complémentaire
Si départ à 64 ans
+ 10 % sur 1 an 100 % de la pension complémentaire
64 ans 65 ans 66 ans 67 ans
* Majorations :
La pension de retraite peut être majorée, tant pour la mère que pour le père de :
10 % (3 enfants au minimum) avec un plafond de 2.221 €.
* Revalorisation :
La revalorisation annuelle des retraites complémentaires ne va plus se baser sur l'inflation, mais sur l'évolution moyenne des
salaires qui augmentant traditionnellement plus vite que les prix. Toutefois, un pilotage dit « technique » a été introduit qui
permettra aux partenaires sociaux de minorer ou de majorer au coup par coup le taux d'indexation dans le respect de l'équilibre
financier du régime AGIRC-ARRCO. Par exemple, les représentants du patronat et des syndicats de salariés pourront décider, face
à l'allongement de l'espérance de vie, de diminuer le taux d'indexation. A contrario, en cas de croissance économie forte, ils
pourront augmenter ponctuellement le taux d'indexation.
3. Cumul emploi-retraite :
Idem régime général.
4. Réversion :
Elle bénéficie au conjoint survivant (et/ou à l’ex-conjoint) non remarié pour 60 % de la pension du défunt (taux proratisé en cas de
pluralité de mariages) si :
Le conjoint survivant est âgé d’au moins 55 ans ou sans condition d’âge s’il est invalide ou qu’il a au moins 2 enfants à
charge de moins de 25 ans.
5. Retraite progressive :
Idem régime général.
Exemple sur une base brute mensuelle de 2.200 € pour une personne seule (taux normal) :
2.200 € - (8,30 % + 0,50 % + 0,30 % + 1 %) = 1.978 € nets à payer pour le mois avant le PAS
2.200 € x ((8,30 % - 5,90 %) + (0,50 % + 0,30 % + 1 %)) = 92 €
1.978 € + 92 € = 2.070 € nets à déclarer pour le mois
(2.070 € x 12) - 10 % = 22.356 € imposables pour l’année
B. Industriels et indépendants :
Depuis le 1er juillet 2006, la CANCAVA (Caisse Autonome Nationale de Compensation de l'Assurance Vieillesse Artisanale) qui
prenait en charge la retraite de base des artisans et l’ORGANIC (ORGAnisation autonome Nationale d'assurance vieillesse de
l'Industrie et du Commerce) qui prenait en charge la retraite de base des commerçants et des industriels sont devenues le RSI
(Régime Social des Indépendants) pour gérer à la fois leur régime de base et leur régime complémentaire, et ce jusqu’au 31
décembre 2017.
Depuis le 1er janvier 2018, et après des mesures transitoires étalées sur une période de deux ans, pendant lesquels c’est la Caisse
d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail (CARSAT) puis la Sécurité sociale des indépendants (SSI) qui a géré la retraite de
base, c’est désormais, depuis le 1er janvier 2020, le régime général de la Sécurité sociale qui s’occupe des travailleurs non-salariés
(TNS) de la même manière que pour les travailleurs salariés (TS).
Tous les assurés doivent obligatoirement cotiser à deux régimes : un de base et un complémentaire.
- Régime de base obligatoire :
C’est un régime en droit fondé sur une durée d’assurance et un revenu moyen. Depuis 1973, les règles de ce régime sont
identiques à celles du régime de base des salariés. C’est ce que l’on appelle un « régime aligné ».
Cette cotisation permet aux assurés de valider quatre trimestres de retraite de base quel que soit le revenu.
Au début de la 3ème année on procède à une régularisation.
Les bases de calcul des cotisations sont proratisées en fonction de la durée d’activité. Pour les assurés en 3ème année d'activité, le
revenu déclaré peut être basé sur une année incomplète. Dans ce cas, le revenu servant à calculer la cotisation provisionnelle est
annualisé.
Exemple : début d’activité le 1er juillet et revenu : 10.000 €. Soit revenu annualisé : (10.000 € / 183 jours) x 365 jours = 19.945 €
Les cotisations calculées à partir du revenu brut de l’indépendant, sont entièrement proportionnelles. Les revenus sont divisés en
deux tranches, appelées T1 et T2, et chaque tranche est affectée d’un taux de cotisation.
* Part de l’indépendant :
▪ T1 : 17,75 % sur le revenu professionnel limité au plafond de la Sécurité sociale (cotisation plafonnée génératrice de droits),
▪ T2 : 0,60 % au-delà du plafond (cotisation déplafonnée non génératrice de droits).
Exemples sur un revenu professionnel brut annuel de :
▪ 30.000 € soit : 30.000 € x 17,75 % = 5.325 € générateurs de droits,
Les cotisations vieillesse ne sont pas prélevées directement chaque mois comme pour les salariés. Tous les ans, les indépendants
doivent déclarer en mai-juin leur revenu professionnel réalisé l'année précédente. Les cotisations vieillesse sont ensuite
régularisées l'année suivante lorsque les revenus réels sont connus.
En cas de revenu professionnel déficitaire ou inférieur à 11,50 % du PASS, la cotisation annuelle à la retraite de base est
plafonnée.
Cette cotisation permet aux assurés de valider trois trimestres de retraite de base quel que soit le revenu.
Pour les affiliés placés sous le régime de l'ACRE (aide aux créateurs et repreneurs d'entreprise) il existe une exonération totale de
cotisations si le revenu professionnel en 2024 est inférieur ou égal à 34.776 € (75 % du PASS), puis une exonération dégressive de
cotisation si le revenu se situe entre 34.776 € et 46.368 €. Cette exonération s'annule lorsque le revenu est au moins égal au
plafond de la Sécurité sociale (46.368 € en 2024).
L’assuré peut également demander que ses cotisations soient calculées sur la base de son dernier revenu d’activité connu,
autrement dit celui de l’année précédente (n - 1), mais le principe de calcul reste identique.
2. Validation :
* Pour valider un trimestre :
Idem régime général.
Il faut effectuer au moins 150 h x 11,65 € pour percevoir 1.747,50 € soit x 4 = 6.990 € pour valider 4 trimestres maximum en 2024.
Il faut avoir cotisé au moins un trimestre pour pouvoir obtenir une pension.
3. Liquidation :
Avant 1973, le régime de retraite de base des indépendants était un régime en points. La valeur prise en compte en 2023 est fixée
à 9,9128 € pour les artisans et à 13,6695 € pour les commerçants et industriels. Le calcul s’établissait ainsi : nombre de points
acquis au 31 décembre 1972 x valeur du point.
Les indépendants qui ont commencé à exercer leurs activités avant 1973 se retrouvent donc avec deux pensions de base : une
calculée en points et une autre en droit. Toutefois, si l'artisan ou le commerçant ne dispose pas de tous les trimestres requis, la
décote s'applique également sur le nombre de points cumulés.
* Calcul :
Depuis 1973 : RPM (Revenu Professionnel Moyen) x taux de liquidation x nombre de trimestres d'assurance / durée de référence.
Idem régime général.
C’est la moyenne des revenus perçus pendant les meilleures années d'activité (dans la limite du plafond de la Sécurité sociale),
réévalués au moment du calcul de la pension, selon des coefficients fixés périodiquement. Le nombre d'années prises en compte
pour calculer le RPM varie selon l’année de naissance. Le RPM est calculé par rapport aux 25 meilleures années depuis 2021 (pour
un assuré né à partir de 1955). Si l’assuré a eu plusieurs activités (artisan, commerçant, salarié, activité agricole), ce nombre de
meilleures années sera pris en compte au prorata de sa durée d'assurance dans chaque régime par rapport à la durée de référence.
Calcul : Depuis 1973 : RPM (Revenu Professionnel Moyen) x taux de liquidation x nombre de trimestres d'assurance / durée de
référence.
Idem régime général.
Naissance Durée Meilleures Durée de Naissance Durée Meilleures Durée de
d’assurance années référence d’assurance années référence
1947 160 19 158 1955 -1957 166 25 166
1948 160 20 160 1958 -1960 167 25 167
1949 161 21 161 1961 - 1963 168 25 168
1950 162 22 162 1964 - 1966 169 25 169
1951 163 23 163 1967 - 1969 170 25 170
1952 164 24 164 1970 - 1972 171 25 171
1953 -1954 165 24 165 1973 - 1975 172 25 172
Durée d’assurance : nombre de trimestres réellement cotisés pour obtenir le taux plein.
Durée de référence : nombre de trimestres devant être validés pour obtenir le taux plein.
* Décote :
Idem régime général.
* Surcote :
Idem régime général.
Sauf :
Salaire de base remplacé par RPM.
4. Cumul emploi-retraite :
La pension de retraite et un revenu d'activité professionnelle peuvent se cumuler. Cette reprise d’activité est possible sans
condition :
▪ Dans un autre régime.
▪ Dans le même régime :
▪ À partir de 62 ans si toutes les retraites de bases et complémentaires de tous les régimes sont liquidées avec la durée de
référence requise et le taux plein.
Si ces conditions ne sont pas remplies une activité indépendante peut être exercée dans une autre société ou dans la
dernière société avec toutefois un délai de carence de 6 mois. Dans les deux cas, le cumul est plafonné.
Quelle que soit la société, la reprise d’une activité est possible mais la pension de retraite est payée si le total des revenus
d’activité et des pensions de retraite (base et complémentaire) ne dépasse pas le plafond de la Sécurité sociale en vigueur
pour une activité exercée dans une zone de revitalisation rurale (ZRR) ou une zone urbaine sensible (ZUS). Le plafond est
réduit de moitié dans les autres zones.
En cas de dépassement, la pension de retraite est suspendue pendant la période d’activité. Elle est reprise en cas de cessation
d’activité ou de revenu inférieur à la limite.
▪ À partir de 67 ans, sans conditions.
Les conditions de cumul entre l'ASPA et des revenus tirés d'une activité professionnelle, passent par un abattement forfaitaire
appliqué à ces revenus d'activité : 0,9 fois le smic brut mensuel (1.767 €) pour une personne soit 1.590 € et 1,5 fois le smic brut
mensuel (1.767 €) pour un couple fiscal soit 2.651 €.
5. Réversion :
Idem régime général.
Sauf :
Si le conjoint décédé avait cotisé avant le 1 er janvier 2004 au « régime des conjoints », la pension de réversion de base peut, pour
cette période et sous certaines conditions telles que la durée de mariage et la durée de cotisation, être portée à 75 % aux 65 ans du
conjoint survivant (ou 60 ans en cas d'inaptitude au travail).
6. Retraite progressive :
Idem régime général.
1. Cotisations :
Les cotisations sont calculées à partir du revenu professionnel brut de l’indépendant.
* Part de l’indépendant :
▪ 7 % du revenu professionnel dans la limite de 42.946 € (montant spécifique)
▪ 8 % du revenu professionnel dans la limite de la différence entre 42.946 € et 185.472 € (4 PASS)
Exemple sur un revenu professionnel brut annuel de 50.000 € :
▪ (42.946 € x 7 %) + ((50.000 € - 42.946 €) x 8 %) = 3.570 €
Pas de rachat possible de cotisations.
Les cotisations sont exonérées si l’assuré :
▪ A au moins 65 ans,
▪ Est titulaire d'une pension d'invalidité,
▪ A interrompu son activité pour une raison indépendante de sa volonté (appel sous les drapeaux, maladie…).
2. Liquidation :
* Age légal de départ en retraite :
Identique au régime de base.
* Calcul :
Les cotisations sont transformées en points de retraite.
Pension = (Nombre de points x Valeur du point) - Décote
L’acquisition de points de retraite s’établit en divisant la totalité des cotisations par le revenu de référence de 20,734 € .
La valeur d’acquisition est calculée sur la base de la plus haute valeur de service du point de la période (soit 1,327 € en 2024) divisée par
le taux de rendement (6,40 %) soit = 1,327 / 0,064 = 20.734 €.
Soit en reprenant l’exemple ci-dessus :
▪ Revenu professionnel brut annuel : 50.000 €
* Décote :
Idem AGIRC-ARRCO
Le principe du malus-bonus ne s’applique pas ici.
* Surcote :
Aucune.
3. Cumul emploi-retraite :
Les régimes de retraite complémentaire artisanale ou commerciale sont soumis aux mêmes règles que celles du régime de base. Le
droit à retraite complémentaire est ouvert, même en cas de maintien ou de reprise d’une activité artisanale ou commerciale. Si la
retraite complémentaire est liquidée, le service de la pension peut être suspendu comme dans le régime de base si les conditions
du cumul :
Sont remplies, la retraite complémentaire est maintenue,
Ne sont pas remplies, la retraite complémentaire est suspendue pendant la même durée que celle du régime de base.
Le service de retraite complémentaire artisanale ou commerciale est maintenu pour toutes les autres activités.
Les conditions de cumul entre l'ASPA et des revenus tirés d'une activité professionnelle, passent par un abattement forfaitaire
appliqué à ces revenus d'activité : 0,9 fois le smic brut mensuel (1.767 €) pour une personne soit 1.590 € et 1,5 fois le smic brut
mensuel (1.767 €) pour un couple fiscal soit 2.651 €.
4. Réversion :
La pension de réversion du régime complémentaire est de 60 % des droits que percevait le conjoint décédé.
Le conjoint survivant doit avoir au moins 55 ans. Il n’existe pas de condition d’âge si le conjoint survivant est reconnu(e) totalement
et définitivement invalide. Un abattement de 30 % est appliqué sur les revenus.
Le conjoint survivant peut être veuf, divorcé ou remarié (taux proratisé en cas de pluralité de mariages), mais ni concubin ni
pacsé.
Le mariage doit avoir duré au moins 2 ans ou un enfant doit être né de cette union,
Le conjoint survivant doit cesser toute activité professionnelle. En cas de reprise d’une activité professionnelle, le versement
de la pension de réversion du régime complémentaire est suspendu.
5. Retraite progressive :
Idem régime général.
C. Professionnels libéraux :
La CNAVPL (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales) est composée de dix sections professionnelles qui
assurent le recouvrement des cotisations et le service des prestations du régime de base. De plus, chaque section professionnelle
gère un ou plusieurs régimes complémentaires ou supplémentaires obligatoires ou facultatifs ayant pour objet le service de
pensions de vieillesse complémentaires.
Les professions libérales sont soumises, à titre obligatoire, à un régime de base unique et commun (exception faite des avocats qui
relèvent d’un régime spécifique) et d’un régime de retraite complémentaire (exception faite des sages-femmes) propre à chaque
profession et d’un régime supplémentaire (professions de santé conventionnées, architectes, notaires, vétérinaires).
Le calcul de la pension de retraite de base et de retraite complémentaire s’effectue par points.
Les libéraux bénéficiaires regroupent « les personnes exerçant à titre habituel, de manière indépendante et sous leur
responsabilité, une activité de nature généralement civile ayant pour objet d’assurer, dans l’intérêt du client ou du public, des
prestations principalement intellectuelles, techniques ou de soins mises en œuvre au moyen de qualifications professionnelles
appropriées et dans le respect de principes éthiques ou d’une déontologie professionnelle, sans préjudice des dispositions
législatives applicables aux autres formes de travail indépendant ».
1. Cotisations :
L’activité libérale peut être exercée à titre individuel ou dans le cadre d’une société.
Les professionnels libéraux ayant choisi le mode d’exercice en société peuvent avoir recours à deux types de sociétés :
Sociétés de personnes : société civile professionnelle (SCP), société en nom collectif (SNC), société en nom propre (SNP)
Sociétés de capitaux : société à responsabilité limitée (SARL), entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL),
société anonyme (SA), société par actions simplifiée (SAS), société en commandite par actions (SCA), société d’exercice
libéral (SEL)
Cotisation et régularisation
n-1 N n+1
Sur le revenu brut de n
Revenu professionnel brut Calcul de la cotisation provisoire Régularisation de la cotisation
Calcul du nombre de points Régularisation du nombre de
provisoire points
La cotisation due pour l’année n est d’abord calculée, à titre provisionnel, en pourcentage du revenu brut de l’année n - 1 :
▪ Cotisation en 2024 sur le revenu de l’année 2023
La régularisation de la cotisation effectuée en n s’effectue en n + 1, une fois le revenu brut de l’année n - 2 définitivement connu :
▪ Cotisation de 2024 sur le revenu de 2023 régularisée en 2025
En 2024 :
Les cotisations retraite sont calculées de manière provisionnelle sur une base forfaitaire en début d’activité,
ou
Lorsque les revenus bruts ont été déclarés pour l’exercice de l’année 2023 à travers la déclaration fiscale, l’organisme
peut :
Calculer le montant des cotisations de base et complémentaire pour l’exercice de l’année 2023,
Calculer le montant des cotisations provisionnelles pour l’exercice de l’année 2024,
Calculer le montant des cotisations prévisionnelles pour l’exercice de l’année 2025.
En 2025 :
L’organisme régularise le montant de la cotisation et des points du revenu brut de l’exercice 2023.
Toutefois, l’assuré a la possibilité de demander que le calcul de ses cotisations soit basé sur ses revenus estimés de l’année en
cours (n). Cette facilité évite de trop cotiser lorsque l’assuré est confronté à une baisse de revenus. Mais s’il s’est trompé, au
moment de la régularisation (n + 1) et en fonction des règles en vigueur à cette époque, si ses revenus définitifs s’avèrent
finalement supérieurs de plus d’un tiers à ceux qu’il avait estimés (en n), on lui appliquera d’office une majoration de retard de 10
%, calculée sur l’insuffisance de versement.
Les deux premières années d'activité, les cotisations vieillesse de base sont calculées sur une base forfaitaire :
Cette cotisation permet aux assurés de valider quatre trimestres de retraite de base quel que soit le revenu.
Les bases de calcul des cotisations sont proratisées en fonction de la durée d’activité. Pour les assurés en 3ème année d'activité, le
revenu déclaré peut être basé sur une année incomplète. Dans ce cas, le revenu servant à calculer la cotisation provisionnelle est
annualisée :
Exemple : début d’activité le 1er juillet et revenu : 10.000 €. Soit revenu annualisé : (10.000 € / 183 jours) x 365 jours = 19.945 €
Les cotisations calculées à partir du revenu brut du libéral, sont entièrement proportionnelles. Les revenus sont divisés en deux
tranches, appelées T1 et T2, et chaque tranche est affectée d’un taux de cotisation.
* Part du libéral :
▪ T1 : 10,10 % sur le revenu professionnel limité au plafond de la Sécurité sociale (46.368 € x 10,10 % = 4.683 €)
▪ T2 : 1,87 % au-delà de 1 PASS et limité à 5 PASS ((231.840 € - 46.368 €) x 1,87 %) = 3.468 €)
Exemples pour 2024 :
Revenu professionnel brut 2023 : 30.000 € x 10,10 % = 3.030 €
Revenu professionnel brut 2023 : 80.000 € soit (46.368 € x 10,10 %) + ((80.000 € - 46.368 € ) x 1,87 %) = 5.312 €
Revenu professionnel brut 2023 : 300.000 € soit (46.368 € x 10,10 %) + ((231.840 € - 46.368 €) x 1,87 %) = 8.151 €
Les cotisations sont dues à compter du premier jour du trimestre civil suivant le début d’activité et jusqu’au dernier jour du
trimestre civil de la cessation d’activité. Elles sont exigibles annuellement et dans des délais fixés par les statuts de chaque section.
A la demande de l’assuré, l’assiette des cotisations peut porter sur les revenus estimés.
Lorsque le revenu définitif est supérieur, au titre de la même période, de plus d'un tiers au revenu estimé par le professionnel
libéral, une majoration est appliquée sur l’insuffisance du versement des acomptes provisionnels, sauf si les éléments en la
possession du cotisant, au moment de sa demande, justifiaient son estimation.
Toutefois, sur demande de l’assuré, aucune cotisation n’est appelée pendant les douze premiers mois d’activité. Le paiement est
alors reporté jusqu’au calcul définitif des cotisations. Ces cotisations définitives peuvent être étalées sur 5 ans maximum sans
majoration de retard.
Les bases de calcul des cotisations sont proratisées en fonction de la durée d’activité.
En l'absence de revenus professionnels constituant ainsi l'assiette des cotisations sociales ou si ces revenus sont inférieurs à 11,50
% du PASS, les cotisations sociales sont calculées sur la base d'un montant forfaitaire minimal annuel :
Cette cotisation permet aux assurés de valider trois trimestres de retraite de base quel que soit le revenu.
Pour les affiliés placés sous le régime de l'ACRE (aide aux créateurs et repreneurs d'entreprise) il existe une exonération totale de
cotisations si le revenu professionnel en 2024 est inférieur ou égal à 34.776 € (75 % du PASS), puis une exonération dégressive de
cotisation si le revenu se situe entre 34.776 € et 46.368 €. Cette exonération s'annule lorsque le revenu est au moins égal au
plafond de la Sécurité sociale (46.368 € en 2024).
L’assuré peut également demander que ses cotisations soient calculées sur la base de son dernier revenu d’activité connu,
autrement dit celui de l’année précédente (n - 1), mais le principe de calcul reste identique.
2. Validation :
* Pour valider un trimestre :
Idem régime général.
Il faut effectuer au moins 150 h x 11,65 € pour percevoir 1.747,50 € soit x 4 = 6.990 € pour valider 4 trimestres maximum en 2024.
Il faut avoir cotisé au moins un trimestre pour pouvoir obtenir une pension.
3. Liquidation :
* Age légal de départ en retraite :
Idem régime général y compris pour les versements pour la retraite.
* Calcul :
Pension = Nombre de points x Valeur du point x Taux de liquidation
Les points calculés sur les cotisations provisionnelles le sont de manière provisoire, le nombre de points est attribué définitivement
lors de la régularisation des cotisations, soit en 2024 pour un revenu perçu en 2022.
Pour chaque tranche, le nombre de points attribué est calculé au prorata du revenu effectif sur le revenu maximal et arrondi à la
* Décote :
* Surcote :
Les libéraux qui souhaitent bénéficier de leur pension de retraite au-delà de l’âge de 62 ans et de la durée de référence pour
l’obtention du taux plein, un coefficient de majoration de 0,75 % par trimestre supplémentaire cotisé est appliqué sur le montant de
leur pension.
4. Cumul emploi-retraite :
La pension de retraite et un revenu d'activité professionnelle peuvent se cumuler. Cette reprise d’activité est possible sans
condition :
▪ Dans un autre régime.
▪ Dans le même régime :
▪ À partir de 62 ans si toutes les retraites de bases et complémentaires de tous les régimes sont liquidées avec la durée de
référence et le taux plein.
Si ces conditions ne sont pas remplies une activité libérale peut être exercée dans une autre société ou dans la dernière
société avec toutefois un délai de carence de 6 mois. Dans les deux cas, le cumul est plafonné.
Quelle que soit la société, la reprise d’une activité est possible mais la pension de retraite est payée si le total des revenus
d’activité et des pensions de retraite (base et complémentaire) ne dépasse pas le plafond de la Sécurité sociale en vigueur.
Les conditions de cumul entre l'ASPA et des revenus tirés d'une activité professionnelle, passent par un abattement forfaitaire
appliqué à ces revenus d'activité : 0,9 fois le smic brut mensuel (1.767 €) pour une personne soit 1.590 € et 1,5 fois le smic brut
mensuel (1.767 €) pour un couple fiscal soit 2.651 €.
5. Réversion :
Idem régime général.
6. Retraite progressive :
Idem régime général.
A. Rentes :
Une rente est le revenu d’une somme fixée à l'avance reçue périodiquement, pour une durée déterminée ou, éventuellement, pour
la vie. Cette somme peut être revalorisée. L’organisme qui verse cette somme se nomme le débirentier et le particulier qui la reçoit
s’appelle le crédirentier.
1. Familles de rentes :
Il existe deux familles de rentes à titre :
Onéreux : Les rentes constituées à titre onéreux résultent d'un contrat où les primes versées ne peuvent pas être
déductibles du revenu imposable.
2. Types de rentes :
Qu’elle soit à titre onéreux ou à titre gratuit la rente peut être :
Viagère : La rente viagère est versée périodiquement et garantie jusqu'au décès du crédirentier. Le capital constitutif de la
rente est aliéné ou abandonné au profit du débirentier en échange d'un versement régulier à vie.
Viagère à paliers : Elle permet au crédirentier de décider, à la liquidation de sa rente, d’augmenter ou de diminuer
progressivement le montant de sa rente sur une ou des durée(s) définie(s) en fonction d’une ou des évolution(s)
choisie(s). Il existe deux types de rentes à paliers :
Progressifs : Pendant une durée définie la rente versée est celle déterminée au moment de la liquidation. Au
terme de cette durée et pour une autre durée définie la rente augmente en fonction d’une évolution choisie et
ce éventuellement plusieurs fois.
Si le crédirentier choisit l’option de rente à paliers progressifs, il percevra une rente minorée c’est-à-dire une rente inférieure au
montant de la rente viagère qu’il aurait pu percevoir, à la liquidation de son contrat retraite. Puis, à la date prévue (ou à plusieurs
dates) au contrat, sa rente augmentera à un niveau supérieur à celui d’une rente viagère classique que le crédirentier aurait
perçue s’il avait choisi cette option.
Exemple :
Au dénouement de son contrat retraite, Mme est âgée de 65 ans. Elle a le choix entre une rente viagère classique de 1.500 € par
mois et une rente viagère à paliers progressifs de 800 € par mois pendant 5 ans et 1.800 € par mois les années suivantes.
Si Mme décède 10 ans plus tard à 75 ans, le montant total de la rente viagère classique aura été de (1.500 € x 12 x 10) = 180.000 €
au lieu de (800 € x 12 x 5 + 1.800 € x 12 x 5) = 156.000 € issus du montant total de la rente viagère à paliers progressifs.
Si Mme décède 17 ans plus tard à 82 ans le montant total de la rente viagère à paliers progressifs aura été de (800 € x 12 x 5 +
1.800 € x 12 x 12) = 307.200 € alors qu’elle n’aurait perçu que (1.500 € x 12 x 17) = 306.000 € avec une rente viagère classique.
Dégressifs : Pendant une durée définie la rente versée est celle déterminée au moment de la liquidation. Au
terme de cette durée et pour une autre durée définie la rente diminue en fonction d’une évolution choisie et ce
éventuellement plusieurs fois.
Si le crédirentier choisit l’option de rente à paliers dégressifs, il percevra une rente majorée, supérieure au montant de la rente
viagère classique qu’il aurait pu percevoir, à la liquidation de son contrat retraite. Puis, à la date prévue (ou à plusieurs dates) au
contrat, sa rente diminuera à un niveau inférieur à celui d’une rente viagère classique que le crédirentier aurait perçue s’il avait
choisi cette option.
Exemple :
Au dénouement de son contrat retraite, Mr est âgé de 67 ans. Il a le choix entre une rente viagère classique de 2.000 € par mois et
une rente à paliers dégressifs de 2.800 € les 3 premières années et de 1.800 € les années suivantes.
Si Mr décède 10 ans plus tard à 77 ans, le montant total de la rente viagère à paliers dégressifs aura été de (2.800 € x 12 x 3 =
100.800 €) + (1.800 € x 12 x 7 = 151.200 €) = 252.000 € au lieu de (2.000 € x 12 x 10) = 240.000 € avec une rente viagère
classique.
4. Tables de mortalité :
Pour la conversion d’un capital en rente viagère, l’assureur utilise des tables de mortalité qu’il applique à ce capital constitutif. Ces
tables fournissent les données brutes du nombre de survivants, âge par âge, pour toutes les générations comprises entre 1900 et
2005 aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Les données de ces tables prospectives par génération sont limitées à la
tranche d'âge comprise entre 0 et 120 ans : TGF05 (table par génération des femmes, version 2005) pour les contrats souscrits
après le 20 décembre 2012.
6. Taux technique :
7. Revalorisation :
Les rentes viagères sont revalorisées de la différence entre le rendement net du portefeuille et le taux technique de la rente.
Il n’est pas d’office clairvoyant de choisir un contrat avec le taux technique le plus élevé du marché pour percevoir une rente plus
importante. En effet, on constate que mathématiquement au fil des ans, le montant d’une rente à taux technique 0 %, mais
revalorisée à plein par la capitalisation des produits, tend à égaler voire à dépasser une rente à taux technique 2 %, mais
revalorisée faiblement. Si une personne souhaite financer son départ en retraite, il est préférable d’opter pour une rente à taux
technique le plus élevé possible, mais si cette même personne souhaite financer le risque de dépendance financière, il est alors
plus judicieux de choisir alors pour une rente à taux technique 0 %.
Si les crédirentiers d’une société d’assurances vivent plus longtemps que l’espérance de vie théorique qui a servi de base de calcul
de leur rente (table de mortalité), cela entraînera des déficits de mortalité nécessitant la constitution de réserves financières au
sein de la société. Dans la pratique, il n’y aura aucune conséquence concrète sur le montant de la rente. La revalorisation future de
la rente risque toutefois d’être moins importante. Pour les contrats souscrits après le 20 décembre 2012 et pour l’année 2024 :
- Exemple 1 : Naissance 1959. Age 65 ans. Capital constitutif : 200.000 €. Taux technique = 0 %. Rente annuelle simple =
6.840 €. Taux de revalorisation = 2,5 % soit 1,025. Revalorisation de la rente : 6.840 € x 1,025 = 7.011 € soit 171 € de plus
- Exemple 2 : Naissance 1959. Age 65 ans. Capital constitutif : 200.000 €. Taux technique = 2 %. Rente annuelle simple =
9.180 €. Taux de revalorisation = 2,5 % soit [(1,025 / 1,02) = 1,0049]. Revalorisation de la rente : 9.180 € x 1,0049 = 9.225 €
soit 45 € de plus
Quelle que soit la rente, elle est revalorisée ou indexée pour tenir compte de l’évolution du coût de la vie, soit en fonction d’un :
- Texte de loi (anciens combattants…),
- Indice (prix, point retraite…),
- Placement (immobilier direct ou papier, obligations…),
Tableau : La rente viagère a été calculée pour un âge de 65 ans avec la table TPRV93 sur un capital constitutif de 100.000 €
* Rente viagère :
La fraction imposable se détermine en fonction de l’âge du crédirentier :
▪ Moins de 50 ans = 70 %
▪ Entre 51 et 59 ans = 50 %
▪ Entre 60 et 69 ans = 40 %
▪ Au-delà de 70 ans = 30 %
* Rente certaine :
Imposée comme un rachat partiel dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie.
* Prélèvements sociaux :
Ils sont actuellement de 17,20 % (dont 6,80 % déductibles) qui se calculent sur la fraction imposable de la rente.
* Transmission :
En cas de décès, les rentes viagères et les rentes certaines sont versées hors droits de succession en ligne directe, entre époux et
entre partenaires de pacs.
En revanche, les rentes viagères et les rentes certaines versées à des tiers sont taxables au titre du droit commun transmissionnel
sur la valeur du capital constitutif de la rente appréciée à la date du décès.
Lorsque le crédirentier décède lors du service de rentes certaines, si le bénéficiaire choisit le capital, ce dernier est imposé au titre
du droit commun transmissionnel sur la valeur du capital restant à la date du décès.
* Rente viagère :
Les rentes viagères à titre gratuit sont soumises au régime fiscal des pensions. Elles sont imposées de la même façon que les
pensions des différents régimes de Sécurité sociale ou de celles des régimes complémentaires obligatoires. Les rentes sont
imposées en totalité après application de l’abattement forfaitaire de 10 % (minimum de 495 € pour une personne et maximum de
14.171 € pour un couple fiscal en 2024).
* Rente certaine :
Imposée comme un rachat partiel dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie.
* Prélèvements sociaux :
Ils existe 4 taux : nul 0 %, réduit 4,30 % (dont 3,80 % déductibles), médian 7,40 % (dont 4,20 % déductibles), normal 10,10 % (dont
5,90 % déductibles) qui se calculent sur le brut de la rente.
* Transmission :
RVTO : Rente viagère à titre onéreux / RVTG : Rente viagère à titre gratuit
RVTO : 5.792 € - 2.736 € = 3.056 € et 3.056 € x 15 ans (hypothèse) = 45.840 € gain d’impôts
RVTG : 10.000 € x 20 ans = 200.000 €, 200.000 € x 10 % = 20.000 € déduits
B. Article 39 du CGI (1950) modifié par l’ordonnance du 3 juillet 2019 de la loi PACTE
2. Principes :
Sous forme d'un contrat d'assurance collective, l’article 39 du CGI modifié par l’ordonnance du 3 juillet 2019 de la loi PACTE
permet aux entreprises de constituer au profit de tout ou partie du personnel salarié une retraite supplémentaire.
En préalable, il doit bien s’agir d’un régime à prestations définies qui implique que l’entreprise s’engage sur un montant de
prestations, en l’occurrence de rente, à verser aux salariés et non sur un montant de cotisation (comme pour les régimes à
cotisations définies, type article 83).
3. Bénéficiaires :
Le choix de ce type de contrat est facultatif pour l’entreprise qui choisit librement la catégorie objective de salariés bénéficiaires
pour qui ce contrat est à adhésion obligatoire pour ceux appartenant à la catégorie homogène et objective définie.
L’adhésion au contrat peut être subordonnée à une durée de présence minimale du bénéficiaire dans l’entreprise et l’acquisition
des droits à retraite du même contrat peut être soumise à une condition de durée de cotisations. La somme de ces deux durées ne
peut cependant excéder 3 ans. Il peut y avoir également une condition d’âge ne pouvant être supérieure à 21 ans.
Lorsque le bénéficiaire quitte l’entreprise avant d’avoir liquidé sa retraite, les cotisations versées par l’employeur lui sont
intégralement remboursées. Les droits définitivement acquis après le départ de l’entreprise et avant la liquidation de la retraite
sont revalorisés annuellement comme ceux des bénéficiaires encore présents dans l’entreprise ou selon le taux de revalorisation
des prestations de pension servies en fonction de l’évolution du PASS.
Les droits acquis sont liquidables au bénéficiaire à compter, au plus tôt, de la date de liquidation de sa pension dans un régime
obligatoire d’assurance vieillesse.
4. Alimentation :
Les cotisations intégralement financées par l’employeur alimentent le contrat. Le montant et la périodicité de ces cotisations sont
librement déterminés par l’entreprise en fonction du niveau de son engagement (caractéristiques du régime, niveau de prestations,
taux d’évolution des salaires, âge et ancienneté des salariés, probabilités de départs avant la retraite…) et de l’horizon de départ à
la retraite des salariés bénéficiaires
Les droits doivent être acquis chaque année. Les droits acquis annuellement par chaque bénéficiaire ne peuvent pas excéder 3
% de leur rémunération brute. L’entreprise est tenue de déclarer tous les ans, au moyen de la déclaration sociale nominative
(DSN) et au plus tard le 30 juin de l’année n + 1, le montant de rente annuelle acquis par chaque bénéficiaire.
La rente attribuée à chaque bénéficiaire, au titre d’une année donnée, se calcule sur la rémunération de l’année considérée
(rémunération servant de base au calcul des cotisations sociales). Cela ne veut pas dire que l’expression du droit dans le règlement
En cas de décès du salarié, le contrat peut prévoir le versement aux bénéficiaires d’un capital (si le décès intervient pendant la
période de constitution de la prestation) ou d’une rente (quelle que soit la date du décès : avant ou après la liquidation de la
retraite).
Les droits en cours d’acquisition ou liquidés doivent être sécurisés et les modalités de cette sécurisation sont prévues par les
conditions générales du contrat.
5. Gestion :
Les versements effectués dans un contrat sont obligatoirement gérés en externe par un organisme d’assurances et sont placés, au
choix de l’entreprise, dans un actif général ou dans un actif cantonné, ou sur un support exprimé en €, ou sur un support exprimé
en UC. Il n'existe aucune possibilité de déblocage anticipé, sauf en cas de départ de l’entreprise.
6. Prestations :
Exemple :
Un salarié bénéficie d’un régime de retraite à prestations définies à partir de 2024. Son salaire brut annuel pour cette année est de
85.000 €. Le taux de cotisation annuelle de l’entreprise pour cette année est de 2 %. Les droits définitivement acquis (rente
viagère) pour 2024 sont de 85.000 € x 2 % = 1.700 €. Dans l’hypothèse d’une revalorisation annuelle de son salaire de 1 % et d’un
taux de cotisation annuelle de l’entreprise de 2 % et d’une évolution annuelle moyenne du plafond de la Sécurité sociale de 1,50 %,
au bout de 15 ans le montant de ses droits revalorisés définitivement acquis (rente viagère) s’élèvera à 30.809 € soit 2.567 € par
mois.
7. Social :
Pour l’entreprise :
Les cotisations ne sont pas soumises aux charges sociales patronales.
En contrepartie, le régime donne lieu à une contribution sociale spécifique de l’employeur de 29,70 % sur la cotisation (forfait
social de 20 % + 9,20 % de CSG et 0,50 % de CRDS). Exemple : Cotisation maximum 3 % soit 3 % x 29,70 % = 0,891 % soit 3 % +
0,891 % = 3,891 % mais seuls les 3 % génèrent des droits.
Pour le salarié :
Les cotisations ne sont pas soumises aux charges sociales salariales, ni aux prélèvements sociaux (CSG et CRDS).
Les rentes à titre gratuit sont soumises aux prélèvements sociaux de 10,10 % ou de 8,40 % ou de 4,30 % (voir le tableau dans le
chapitre 6 Prélèvements sur les pensions du régime complémentaire obligatoire des salariés).
Les rentes mensuelles qui excèdent 17 % du PMSS (657 € pour 2024) sont également soumises à une contribution sociale
spécifique sur l’excédent de :
7 % pour les rentes dont le montant mensuel brut est compris entre 17 % (657 €) et 20 % (773 €) du PMSS,
14 % pour les rentes dont le montant mensuel brut est supérieur à 20 % du PMSS (773 €).
Ces fractions ne sont pas progressives.
Exemples pour une personne seule :
Rente mensuelle brute : 325 € (3.900 € / an)
Exonération des prélèvements sociaux car le RFR est inférieur à 12.230 €
8. Fiscal :
Pour l’entreprise :
Les cotisations versées par l’entreprise sont intégralement déductibles du résultat imposable, donc de l’assiette de l’IS.
Pour le salarié :
Les cotisations versées par l’entreprise ne sont donc pas soumises à l’impôt sur le revenu. Les produits financiers constitués sur les
placements sont également exonérés d’impôts.
Les rentes sont soumises à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des pensions et des rentes à titre gratuit.
Pour les rentes dont le montant brut mensuel est inférieur ou égal à 1.000 € (avec un minimum de 17 % du PMSS soit 657 € pour
2024) la contribution sociale spécifique est déductible du montant de la rente imposable. Si le montant brut mensuel de la rente
est supérieur à 1.000 €, seule la part de la contribution exigée pour les premiers 1.000 € est admise en déduction. Ces fractions ne
sont pas progressives.
* CSG : 6,60 %
CSG déductible : 4,20 %
Loi PACTE (Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises) promulguée le 22 mai 2019 / Ordonnance du 24
juillet 2019 / Décret du 30 juillet 2019 / Arrêté du 7 août 2019.
Le Plan d’épargne retraite est un nouveau produit d’épargne retraite créé par la loi PACTE. Disposant de caractéristiques
harmonisées par rapport aux anciens produits : COREM (1949), article 83 du CGI (1950), CRH (1963) dont CGOS, PREFON (1967),
Madelin (1994), PERP (2003) et PERCO (2003)*, et qu’il a remplacés au 1er octobre 2020, il permet d’accumuler une épargne
destinée à compléter les revenus à la retraite.
L’objectif du PER est également de contribuer au financement de l’économie par la constitution d’une épargne longue investie pour
partie en actions d’entreprises.
* COREM : Complémentaire de retraite mutualiste, CRH : Complémentaire retraite des hospitaliers dont CGOS : Comité des
gestion des œuvres sociales des établissements hospitaliers publics (hors AP-HP), PREFON : Prévoyance de la fonction publique,
PERP : Plan d’épargne retraite populaire, PERCO : Plan d’épargne pour la retraite collectif.
1. Définition :
Disponible depuis le 1er octobre 2019, le PER est une enveloppe juridique et fiscale qui permet de se constituer un supplément de
retraite par capitalisation s’ajoutant aux régimes obligatoires de retraite par répartition. Le PER dispose de règles communes en
matière de modes de gestion, de transfert, de sortie anticipée ou au terme et de fiscalité.
Dans le cadre de cette nouvelle retraite supplémentaire les produits de retraite individuels comme collectifs sont concernés, ainsi
que les régimes à cotisations définies comme ceux à prestations définies (hors article 39 du CGI modifié par l’ordonnance du 3
juillet 2019 de la loi PACTE).
Le PER a pour objet l’acquisition et la jouissance de droits viagers simples ou réversibles ou le versement d’un capital à compter de
la date de liquidation de la pension dans un régime obligatoire d’assurance vieillesse ou de l’âge légal.
Dans certains cas, une dérogation est désormais admise pour la liquidation en cas d’acquisition de la résidence principale par le
titulaire du plan.
2. Nouveau système :
La création du PER vise à harmoniser les anciens dispositifs au sein d’un cadre commun. Il s’agit d’un produit d’épargne à
caractère universel alors que jusqu’à présent, les différents produits s’adressaient à des publics spécifiques avec des règles
particulières :
Dispositif Madelin pour les TNS du secteur privé, agriculteurs ou non,
3. Distribution :
Le PER peut prendre la forme d’un :
Contrat d’assurance-vie collective ou assurance de groupe exprimé en € ou en euro croissance ou en UC
ou
Compte-titres mobiliers investi en actions, en obligations, en OPCVM et en SCPI.
* Choix du gestionnaire :
o Contrat d’assurances :
Les gestionnaires du « PER assurance » doivent respecter deux obligations :
- Le PERI (particuliers et TNS) ne peut être effectif que par le biais d’une association dotée d’un Comité de surveillance.
- Pour le PERI et le PERE, les assureurs doivent constituer une comptabilité auxiliaire d’affectation dédiée à l’épargne
retraite. Ce canton offre un privilège sur les autres créanciers en cas d’insolvabilité de l’assureur.
o Compte-titres :
Les gestionnaires du « PER banque » n’ont pas à respecter ces obligations.
Ce plan donne lieu à l’ouverture d’un compte en espèces associé au compte-titres.
4. Fonctionnement :
Il existe 2 catégories principales de PER et 2 catégories secondaires :
PER
PERI PERE
163 quatervicies CGI 154 bis et 154 bis 0-A CGI PERC PERO
PERP Madelin PERCO Article 83
Assurance-vie Épargne salariale
* Alimentation :
Le PER se décline en 3 compartiments :
Compartiment 1 : Alimenté par des versements volontaires déductibles ou non-déductibles,
Compartiment 2 : Alimenté par de l’épargne salariale (intéressement, participation, compte épargne temps, en l’absence de
CET journées de congés non prises dans la limite de 10 par an, abondement de l’employeur, transferts PEE),
Compartiment 3 : Alimenté par des cotisations obligatoires de l’employeur et éventuellement celles des salariés.
PERI PERE
Compartiment 163 154 bis ou 154 bis 0-A Facultatif Obligatoire
1 Versements volontaires Versements volontaires Versements volontaires Versements volontaires
2 - - Épargne salariale Épargne salariale
3 - - - Cotisations obligatoires
Le compartiment 1 correspond à l’épargne retraite individuelle, les compartiments 2 et 3 relèvent de l’épargne retraite en
entreprise.
Chaque compartiment est issu d’un dispositif préexistant, le PER :
Individuel succède au dispositif Madelin, au PERP, à la PREFON, à la COREM et à la CRH dont le CGOS,
Collectif facultatif succède au PERCO,
* Gestion pilotée :
Tout PER doit proposer au moins deux formules de gestion de l’épargne :
Une gestion pilotée par défaut représentée par une allocation de l’épargne permettant de réduire progressivement les
risques financiers pour le titulaire,
Sur demande, une autre gestion : gestion libre (l’épargnant choisit ses supports) ou gestion sous mandat (confiée à un
professionnel de la gestion d’actifs), comportant obligatoirement un fonds solidaire.
Le principe de la gestion pilotée proposée par défaut est le suivant :
En début de vie du contrat, l’épargne est orientée prioritairement vers des actifs de long terme, à risque plus élevé mais
dont l’espérance de performance est meilleure,
A l’approche de l’échéance, l’épargne est progressivement investie sur des supports financiers sécurisés. Il s’agit donc d’une
gestion évolutive dans le temps,
Les règles de la gestion pilotée définissent une sécurisation progressive des actifs en fonction de l’âge.
Les profils d'investissement des allocations permettant de réduire progressivement les risques financiers peuvent être qualifiés de
prudent horizon retraite, équilibré horizon retraite ou dynamique horizon retraite dans les documents remis au titulaire.
Aucun investissement minimum dans des actifs présentant un profil d'investissement à faible risque n'est exigé jusqu’à :
10 ans avant la date de liquidation envisagée par le titulaire pour le profil équilibré horizon retraite,
* Transferts :
Les PER peuvent être transférés (alimentés indirectement) de la manière suivante :
PERI PERE
Compartiment 163 154 bis ou 154 bis 0-A Facultatif Obligatoire
1 Versements Versements volontaires Versements volontaires Versements volontaires
volontaires
2 Épargne salariale Épargne salariale Épargne salariale Épargne salariale
3 Cotisations Cotisations obligatoires Cotisations obligatoires Cotisations obligatoires
obligatoires
Les différents compartiments sont destinés à accueillir les sommes issues de transferts d’autres PER. De fait, p ar le jeu des
transferts, les différents PER peuvent être dotés des 3 compartiments.
La loi PACTE organise une large transférabilité ou portabilité des PER tout en respectant les compartiments. Le transfert d’un
compartiment 3 ne peut s’effectuer qu’en cas de départ de l’entreprise.
Pour le compartiment 2, si le titulaire reste dans son entreprise, les transferts sont limités. En effet, l’épargnant ne peut pas
réaliser plus d’un transfert de ses droits individuels tous les 3 ans.
Les droits individuels relatifs aux PER d’entreprises auxquels le salarié est affilié à titre obligatoire ne sont transférables que
lorsque le titulaire n’est plus tenu d’y adhérer.
Lors du transfert, les encours du dispositif Madelin et du PERP seront inclus dans le compartiment 1. Pour le PERCO, les encours
seront inclus dans le compartiment 2. En ce qui concerne l’article 83, les encours seront distingués entre versements obligatoires
et versements volontaires, et intégrés dans deux compartiments distincts.
Les frais encourus à l’occasion d’un transfert d’un PER ne peuvent excéder 1 % des droits acquis et sont nuls à l’issue d’une
période de 5 ans à compter du 1er versement dans le plan ou quand le transfert intervient à compter de son arrivée à échéance.
Lorsque le transfert individuel provient d’un ancien contrat d’épargne retraite vers un nouveau PER, les frais de transfert ne
peuvent excéder 5 % de la provision mathématique du contrat. Ils sont nuls à l’issue d’une période de 10 ans à compter de la date
d’effet du contrat. Les transferts des contrats d’assurance-vie n’ont été possibles que jusqu’au 1er janvier 2023.
* Sortie à l’échéance :
A l’échéance, le titulaire d’un PER peut sortir au choix en rente viagère simple ou réversible ou en capital pour les versements
volontaires effectués dans le compartiment 1 et pour le montant effectué dans l’épargne salariale du compartiment 2.
* Sortie anticipée :
On dénombre 7 cas légaux de déblocage anticipé :
Pour tous les PER pour les accidents de la vie
o Décès du conjoint du titulaire ou du partenaire de PACS,
o Invalidité de 2ème ou 3ème catégorie du titulaire, de son conjoint, de ses enfants ou de son partenaire de PACS,
o Surendettement du titulaire,
o Expiration des droits à l’assurance chômage du titulaire,
o Cessation d’activité non salariée du titulaire à la suite d’un jugement de liquidation judiciaire,
o Absence d’emploi ou de mandat depuis plus de 2 ans à compter de son non renouvellement ou de sa révocation pour le
titulaire mandataire social
Pour les PERI, les PERC et les PERO avec les compartiments 1 et 2 pour la résidence principale
o Acquisition de la résidence principale.
Conditions d’accès d’acquisition :
Vente en l’état futur d’achèvement,
Logement en vue de sa première occupation,
Logement ancien ayant déjà été occupé.
Cependant une autre condition doit être respectée, à savoir le fait de ne pas avoir été propriétaire durant les 2 années qui ont suivi
l’ouverture du PER. Cette condition de première propriété ne s’applique pas aux :
Titulaires d’une carte d’invalidité,
Bénéficiaires d’une allocation d’handicap,
Victimes d’une catastrophe ayant conduit à rendre inhabitable de manière définitive leur résidence principale.
5. PERI :
Facultatif et ouvert à tous, le PERI est destiné aux :
Particuliers quel que soit leur âge (enfants mineurs compris) leur situation professionnelle voire même aucune,
TNS du secteur privé, agriculteurs (TNSA) ou non (TNSNA).
Le PERI s’adresse à tout type d’épargnant, indépendamment de son statut social et professionnel : salarié, chef d’entreprise,
travailleur non salarié, indépendant, profession libérale, retraité ou sans activité. Toutes les personnes peuvent souscrire un PERI,
sans aucune condition d’âge, même les mineurs et les retraités peuvent y souscrire.
Un PERI pourra recevoir les sommes gérées dans un dispositif Madelin, d’un PERP et d’un contrat d’assurance-vie classique.
L’article 62 du CGI permet aux entreprises de déduire les cotisations de retraite supplémentaire allouées au gérant majoritaire de
société (SARL, EURL), notamment, en complément du dispositif de retraite PERI 154 bis du CGI.
Exemple :
Rémunération de gérance versée : 50.000 € dont 10.000 € pour une cotisation au PERI 154 bis.
Contributions sociales TNS sur la rémunération du gérant acquittées par la société (en moyenne 45 %) : 50.000 € x 45 % = 22.500
€ dont 20.397 € de cotisations déductibles et 2.103 € (50.000 € + 22.500 € x 2,90 %) correspondant aux fractions de CSG et de la
CRDS non déductibles.
Pour chaque versement volontaire sur un PERI, le titulaire peut choisir entre un versement :
Déductible du revenu imposable,
Non-déductible du revenu imposable.
En fonction de l’option choisie, la fiscalité à la sortie n’est pas la même
6. PERC :
Toutes les entreprises peuvent proposer un PERC à leurs salariés, même si elles n'ont pas mis en place un PEE.
L'adhésion est facultative, mais le règlement peut prévoir l'adhésion automatique par défaut de tous les salariés. Dans ce cas, le
salarié doit être informé de son adhésion, dans les conditions prévues par le règlement. Il a alors 15 jours pour faire savoir qu’il
refuse d'adhérer au plan.
Si le salarié change d'entreprise, il peut transférer son PERC dans :
Le PERC de sa nouvelle société
ou
Un PERI.
Dans une entreprise de moins de 250 salariés, le conjoint ou le partenaire de PACS du chef d'entreprise qui a le statut de
collaborateur peut également bénéficier du PERC.
Pour l’employeur :
Au titre de l’intéressement et de la participation, les sommes versées sont totalement déductibles de l’IS. Lorsque les entreprises
sont soumises à l’IR, les sommes versées dans le cadre de l’intéressement sont déductibles du bénéfice imposable dans la limite
d’un plafond égal à 75 % d’un PASS (34.776 € pour 2024) et 100 % pour les sommes versées dans le cadre de la participation. Les
sommes versées sont exonérées des taxes d'apprentissage, de la participation à la formation professionnelle continue et de la
participation construction, en revanche elles sont assujetties à la taxe sur les salaires. Les sommes versées sont exonérées de
charges sociales patronales.
Les entreprises peuvent, même en l'absence de contribution du salarié effectuer un versement initial ou des versements
périodiques sur ce plan, sous réserve d'une attribution uniforme à l'ensemble des salariés, sans que le montant annuel de ces
versements ne puisse excéder 2 % du PASS (927 € pour le plan pour 2024). Ces versements sont pris en compte pour apprécier le
respect du plafond d’abondement. Le montant total de l’abondement ne peut pas dépasser annuellement 3 fois les versements
effectués par un bénéficiaire dans une limite équivalente à : 16 % du PASS (7.419 € pour 2024).
Les sommes versées sont assujetties au forfait social de 20 % sauf si l’entreprise compte moins de 250 salariés. Ce taux peut
toutefois être réduit à 16 % si le PERC comporte une gestion pilotée par défaut prévoyant un investissement d’une fraction des
sommes investies par chaque salarié à hauteur d’au moins 10 % sur des titres de PME et d’ETI éligibles au PEA-PME.
Pour le salarié :
Au titre de l’intéressement et de la participation, si les sommes versées sont conservées au moins 5 ans, les sommes versées sont
exonérées d’IR :
Totalement dans le cadre de la participation,
A concurrence de 75 % du PASS (34.776 € pour 2024) dans le cadre de l’intéressement.
Dans les deux cas, elles sont assujetties à la CSG et à la CRDS au taux de 9,70 %.
Au titre de l’abondement, si les sommes versées sont conservées au moins 5 ans, les sommes versées sont exonérées d’IR mais
elles sont assujetties à la CSG et à la CRDS au taux de 9,70 %.
7. PERO :
Un PERO peut être créé par un ou une :
Accord collectif,
Accord référendaire (ratification à la majorité des intéressés d'un projet d'accord proposé par le chef d'entreprise),
Décision unilatérale du chef d'entreprise (D.U.E.) constatée dans un écrit remis par celui-ci à chaque intéressé.
Le PERO est mis en place au bénéfice de :
L’ensemble des salariés de l'entreprise
ou
D’une ou plusieurs catégories de salariés, sous réserve que ces catégories soient constituées à partir des critères objectifs.
Seuls les salariés qui font partie de la catégorie choisie par l'employeur peuvent souscrire. L'adhésion est obligatoire pour les
salariés visés.
Le PERO peut recevoir les versements :
Volontaires du salarié, déductibles ou non déductibles sur option. Cette dernière est irrévocable et doit être exercée au plus
tard lors du premier versement,
Au titre de la participation, de l’intéressement, des droits inscrits au CET ou, en l'absence de CET dans l'entreprise, des
sommes correspondant à des jours de repos non pris et dans la limite de 10 jours de congés par an. Le congé annuel ne peut
être affecté que pour sa durée excédant 24 jours ouvrables, à la condition que le PERO s’adresse à tous les salariés. En
revanche, le PERO ne peut pas recevoir l’abondement de l’employeur.
Obligatoires de l’employeur et éventuellement celles des salariés.
Le PERO peut également recevoir par transfert les sommes issues d’un autre PER (compartiments 1, 2 et 3).
Si le PERO est alimenté par l’épargne salariale, il doit être alors doté d’un comité de surveillance. Ce dernier est facultatif lorsque
les versements sont affectés uniquement à l'acquisition de parts de FCPE.
L’intéressement et la participation pourront être versés sur un PERO sous réserve que celui-ci dispose d’une gouvernance paritaire
et que tous les salariés soient couverts par un PER.
Un taux de forfait social réduit à 16 % est applicable pour les versements de l’employeur sur un PERO, si les sommes collectées
sont affectées à au moins 10 % à l’acquisition de titres susceptibles d’être employés dans un PEA destiné au financement des PME
et ETI.
Pour l’employeur :
Elles sont exonérées d’IS.
Elle sont également exonérées de charges sociales patronales dans la limite du plafond annuel et individuel de 5 % de la
rémunération brute plafonnée à 5 % de 5 PASS (46.368 € x 5 x 5 % = 11.592 € pour 2024). Ce plafond de déduction doit être
amputé d’un éventuel abondement de l’entreprise dans le cadre d’un PERC. L’excédent est intégré dans l’assiette des charges
sociales patronales. De plus, les sommes versées par l’employeur sont également soumises à un forfait social de 20 % pour les
entreprises de plus de 250 salariés. Seule est concernée par le forfait social la part exclue de l'assiette des cotisations sociales.
Cette part est limitée par le plus élevé des montants suivants :
5 % du PASS (2.318 € pour 2024),
5 % du salaire annuel brut retenu dans la limite de 5 PASS (11.592 € pour 2024).
Pour le salarié :
Elles sont exonérées d’IR dans la limite du plafond annuel et individuel de 8 % de la rémunération annuelle brute plafonnée à 8 %
de 8 PASS (46.368 € x 8 x 8 % = 29.676 € pour 2024).
Elles sont également exonérées de charges sociales salariales mais elles sont assujetties à la CSG et à la CRDS au taux de 9,70 %.
8. Fiscal et social :
Le régime fiscal et le régime social du PER sont complexes. Il convient de distinguer les prélèvements fiscaux et sociaux :
A l’entrée sur :
o Les versements volontaires déductibles,
o L’épargne salariale,
o Les cotisations obligatoires,
Il est également possible de demander à ne pas bénéficier de la déduction fiscale sur les versements. En contrepartie, le titulaire
du plan bénéficie d’un régime fiscal plus favorable à la sortie tant en rente qu’en capital. En pratique, l’option pour les versements
volontaires non déductibles peut avoir un intérêt pour les :
Personnes non imposables à l’IR,
Titulaires effectuant des versements au-delà du disponible fiscal.
Enfin, le PER est hors du plafonnement des niches fiscales à 10.000 €.
Primes effectuées en n
PERI 163 quatervicies CGI PERI 154 bis et 154 bis 0-A CGI
Bénéficiaires Tout le monde TNSA et TNSNA
Revenu imposable Supérieur au PASS
PASS n–1 N
(10 % du bénéfice imposable n ou du revenu imposable n
Le solde non utilisé du plafond de déduction est reportable sur les trois années suivantes, soit le solde non utilisé de l’année :
2024 reportable sur les années 2025, 2026 et 2027.
Le total (plafond de déduction + solde non utilisé des plafonds des années précédentes) constitue le disponible fiscal.
Le plafond de déduction est en principe individuel. Toutefois, au sein d’un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune, il
est possible de mutualiser d’enveloppe de déduction fiscale. Conséquence du choix de cette option annuelle : les plafonds de
déduction de chaque conjoint sont additionnés au sein d’une enveloppe commune, de même que les versements. Ainsi, l’un des
conjoints peut effectuer des versements sur son PER en profitant des limites de déduction de son conjoint en plus des siennes.
Cette déduction fiscale s’applique pour tous les versements volontaires du compartiment 1 dans un PERI particuliers, dans un
PERC et dans un PERO.
PERI 154 bis et 154 bis 0-A CGI pour une prime versée en 2024
Maximum : (46.368 € (PASS 2024) x 8 x 10 %) + (46.368 € (PASS 2024) x 8 - 46.368 € (PASS 2024) x 15 %) = 85.780 €
Minimum : 46.368 € (PASS 2024) x 10 % = 4.637 €
Le titulaire choisit le montant le plus avantageux
Un TNS peut effectuer sur son PER la même année des versements déductibles volontaires au titre de l’article 163 quatervicies du
CGI et au titre de l’article 154 bis du CGI en tant que TNS. Cependant, dans certains cas, les deux versements ne peuvent pas
bénéficier des deux régimes fiscaux de façon cumulative. Il y aura là application du disponible fiscal qui correspond au montant de
versements qui donne droit à l’avantage fiscal. Exemple :
Revenu professionnel imposable ou bénéfice imposable 2023 et 2024 : 50.000 €
Versement volontaire PER 154 bis pour 2024 : 3.000 €
Versement volontaire PER 163 pour 2024 : 4.000 €
Plafond Sécurité sociale 2023 : 43.992 € et 2024 : 46.368 €
Déduction maximale PER 154 bis : (50.000 € x 10 %) +( (50.000 € - 46.368 €) x 15 %) = 5.545 €
Déduction maximale PER 163 : 50.000 € x 10 % = 5.000 €
Différence non-déductible : 3.000 € (versement PER 154 bis) - 545 € (déduction supplémentaire des 15 %) = 2.455 €
Déduction réelle PER 163 : 5.000 € (déduction maximale PER 163) - 2.455 € (différence non déductible) = 2.545 €
Montant total des versements volontaires : 3.000 € PER 154 bis + 4.000 € PER 163 = 7.000 €
Disponible fiscal : 3.000 € (déduction réelle PER 154 bis) + 2.545 € (déduction réelle PER 163) = 5.545 €
En cas d’option pour la non déductibilité des versements volontaires, la fiscalité à la sortie lors de l’échéance, sera différente de
celle applicable avec la déduction fiscale, tant sur la rente que sur le capital.