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Calendrier des cours de retraite 2023-2024

Le document présente les dates et heures des cours pour les classes 18 et 19, ainsi qu'une chronologie détaillée de l'histoire des retraites en France depuis 1673 jusqu'en 2023. Il décrit également le système de retraite obligatoire par répartition, les différents régimes pour les salariés, fonctionnaires, indépendants et professions libérales, ainsi que les options de retraite supplémentaire par capitalisation. Enfin, il fournit des statistiques sur la population active et les retraités en France au 1er janvier 2024.

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Calendrier des cours de retraite 2023-2024

Le document présente les dates et heures des cours pour les classes 18 et 19, ainsi qu'une chronologie détaillée de l'histoire des retraites en France depuis 1673 jusqu'en 2023. Il décrit également le système de retraite obligatoire par répartition, les différents régimes pour les salariés, fonctionnaires, indépendants et professions libérales, ainsi que les options de retraite supplémentaire par capitalisation. Enfin, il fournit des statistiques sur la population active et les retraités en France au 1er janvier 2024.

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RETRAITE

Dates et heures de cours :

Classe 18
 Décembre 2023 :
Mardi 12 de 13h45 à 17h
Mercredi 13 de 9h45 à 13h
Jeudi 14 de 13h45 à 17h
Vendredi 15 de 9h45 à 13h
 Janvier 2024 :
Mercredi 10 de 13h45 à 17h
 Février :
Mardi 20 de 9h45 à 13h
Jeudi 22 de 13h45 à 17h
Vendredi 23 de 9h45 à 13h
 Mars :
Mercredi 13 de 13h45 à 17h
 Avril :
Mercredi 3 de 13h45 à 17h DST

Classe 19
 Décembre 2023 :
Mardi 12 de 9h45 à 13h
Mercredi 13 de 13h45 à 17h
Jeudi 14 de 9h45 à 13h
Vendredi 15 de 13h45 à 17h
 Janvier 2024 :
Jeudi 11 de 13h45 à 17h
 Février :
Mardi 20 de 13h45 à 17h
Jeudi 22 de 9h45 à 13h
Vendredi 23 de 13h45 à 17h
 Avril :
Mercredi 3 de 9h45 à 13h
Jeudi 4 de 9h45 à 13h DST

Retraite / Janvier 2024 / Page 1 sur 27


Histoire de la retraite :

 22 septembre 1673 : Colbert Caisse des invalides de la marine royale (pension aux blessés de cette même marine et Hôtel
des Invalides)
 1789 : Caisse de retraite des fonctionnaires de l’État
 1831 : Caisse des retraites militaires
 9 juin 1853 : Premier régime de pension par répartition pour les fonctionnaires de l’État et âge de la retraite à 60 ans
(espérance de vie 45 ans). Michelin, Menier et Godin, systèmes de protection sociale d’entreprise afin de recruter et de
fidéliser leurs employés
 1889 : Otto Von Bismarck Système des assurances sociales obligatoires par répartition, financé par des cotisations ouvrières
et patronales
 30 avril 1930 : Premier régime d’assurance vieillesse obligatoire pour tous les salariés
 5 et 19 octobre 1945, Sécurité sociale et âge de la retraite à 65 ans (espérance de vie 64 ans)
 14 mars 1947 : AGIRC
 1957 : UNIRS et 8 décembre 1961 : ARRCO
 1er avril 1983 : Age de la retraite à 60 ans
 11 février 1994 : Loi Madelin
 21 août 2003 : Loi Fillon
 16 mai 2010 : Loi Woerth âge de la retraite à 62 ans au 1er janvier 2017
 18 décembre 2013 : Loi Touraine sur l’allongement de la durée de cotisation
 6 juin 2017 : Projet de la réforme Macron
 22 mai 2019 : Loi PACTE
 3 mars 2020 : 1er projet de loi du système universel de retraite abandonné en 2021
 23 janvier 2023 : 2ème projet de loi sur la réforme des retraites
 20 mars 2023 : 2ème projet de loi sur la réforme des retraites adopté via l’article 49-3 de la Constitution
 14 avril 2023 : Loi sur le 2ème projet de loi sur la réforme des retraites promulguée

Retraite obligatoire par répartition :

L'architecture du système français repose aujourd'hui sur un certain nombre de caractéristiques fortes :
 Un fonctionnement fondé sur le mécanisme de la répartition,
 Des principes communs à l'ensemble des régimes, comme le principe d'un financement par des cotisations assises sur les
revenus de l'activité professionnelle,
 Une solidarité entre régimes obligatoires, par le biais de la compensation démographique,
 La coexistence de régimes de retraite de base et de régimes de retraite complémentaires, tous deux obligatoires,
 Une distinction entre salariés et non-salariés,
 Une multiplicité des caisses de retraite, au sein des régimes de base comme au sein des régimes complémentaires,
 Des rapprochements qui conduisent à une simplification progressive du système.

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 La répartition : il s'agit d'un système fondé sur la solidarité entre les générations.
Chaque année, le total des cotisations versé par les actifs (cotisants) est réparti entre les inactifs (retraités). En contrepartie de
cette solidarité avec les générations précédentes, les cotisants acquièrent eux-mêmes des droits sur les générations futures, qui
financeront à leur tour leur retraite lorsqu'ils cesseront de travailler.
 A partir des trimestres de cotisation : cette modalité s'applique aux régimes de retraite de base obligatoires. Le montant des
retraites est déterminé par les textes législatifs ou réglementaires (par exemple sous la forme d'un pourcentage d'un
montant de référence, comme le plafond de la Sécurité sociale). Les cotisations sont alors calculées pour permettre le
financement des retraites, en fonction du montant global des revenus sur lesquels elles sont assises.
 A partir des points de retraite : cette modalité s'applique aux régimes de retraite complémentaires obligatoires, mais aussi à
quelques régimes de base de non-salariés (exploitants agricoles et professions libérales). En échange de ses cotisations
l'assuré se voit attribuer des points, calculés selon une formule associant notamment la rémunération, le montant des
cotisations et le prix d'achat d'un point (salaire ou revenu de référence). A son départ en retraite, l'assuré percevra à son
tour une pension, dont le montant sera fonction du prix de vente du point (valeur de service) à cette date et du nombre de
points accumulés au cours de sa vie active.

 La retraite des salariés


Les salariés du secteur privé de l'industrie, du commerce, de l'artisanat et des services sont affiliés et cotisent auprès du régime
général de la Sécurité sociale au titre de l'assurance retraite. Cette affiliation leur garantit le versement d'une retraite de base, à
laquelle vient s'ajouter une retraite complémentaire versée par l'AGIRC-ARRCO. Avant la retraite totale, un autre dispositif permet
de bénéficier d'une fraction de la pension tout en poursuivant une activité à temps partiel : la retraite dite progressive. Le calcul de
la pension de retraite des salariés du secteur privé s’effectue au regard :
 De l’âge légal autorisé pour le départ à la retraite,
 Du nombre de trimestres cotisé au régime général,
 Du nombre de trimestres requis pour la durée de référence calculée à partir de l’année de naissance,
 Du salaire annuel moyen plafonné (SAMP) au regard des 25 meilleures années d’activité.

 La retraite des fonctionnaires civils de l'État et des magistrats


S'ils sont titulaires de l'État pendant une certaine durée, les fonctionnaires et les magistrats bénéficient d'un régime spécial
d'assurance vieillesse obligatoire comprenant une retraite :
 De base imputée directement sur le budget général de l'État,
 Additionnelle gérée par la Caisse des dépôts et consignations (depuis 2005).
D'autre part, s'ils le désirent, ils peuvent améliorer ces droits statutaires en adhérant à un régime supplémentaire facultatif, dont le
plus ancien est la PRÉFON. Le calcul de la pension de retraite des salariés de la fonction publique s’effectue au regard :
 De l’âge légal autorisé pour le départ à la retraite en fonction du type et de la catégorie de la fonction publique,
 Du nombre de trimestres cotisés,
 Du nombre de trimestres requis pour la durée de référence calculée à partir de l’année de naissance,
 Du traitement moyen perçu sur les six derniers mois d’activité.

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 La retraite des indépendants (artisans et commerçants)
Afin de simplifier les démarches des artisans, industriels et commerçants entre 2018 et 2020, la caisse d’assurance retraite et de la
santé au travail (CARSAT) a remplacé le régime social des indépendants (RSI) et elle regroupait les institutions suivantes : la
Caisse autonome nationale de l'assurance vieillesse artisanale (CANCAVA), l'Organisation autonome nationale de l'industrie et du
commerce (ORGANIC) et la Caisse nationale d'assurance maladie des professions indépendantes (CANAM). En 2020 la CARSAT a
été remplacée par la Sécurité sociale des indépendants (SSI) intégrée au sein du régime général de la Sécurité sociale. C’est
désormais, depuis le 1er janvier 2020, le régime général de la Sécurité sociale qui s’occupe des travailleurs non-salariés (TNS) de la
même manière que pour les travailleurs salariés (TS). Le calcul de la pension de retraite des artisans, industriels et indépendants
s’effectue de la même manière que celui des salariés du secteur privé.
En plus de leur nouveau régime unique d'assurance vieillesse (et maladie), les travailleurs indépendants bénéficient de retraites
complémentaires obligatoires et supplémentaires facultatives.

 La retraite des professions libérales


Le système de retraite des professions libérales est caractérisé par une grande diversité. Si la retraite de base est commune à tous
les professionnels affiliés à la Caisse nationale d'assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL), chaque section
professionnelle dispose d'un régime de retraite complémentaire qui lui est propre : d'une section professionnelle à l'autre, les
cotisations et les prestations seront ainsi calculées et servies selon des règles différentes. Le calcul de la pension de retraite des
professions libérales s’effectue de la même manière que celui des salariés du secteur privé.

 La retraite des exploitants agricoles


Les non-salariés de l'agriculture bénéficient d'un régime obligatoire d'assurance vieillesse géré par la Mutualité sociale agricole
(MSA), distinct de celui auxquels sont affiliés les salariés agricoles. Ce régime assure le versement d'une retraite non seulement à
l'exploitant, mais également aux membres de sa famille, et notamment à son conjoint. En plus de cette retraite de base, les
exploitants agricoles bénéficient d'un régime obligatoire de retraite complémentaire depuis 2003. Le calcul de la pension de
retraite des exploitants agricoles s’effectue de la même manière que celui des salariés du secteur privé.

Retraite supplémentaire facultative par capitalisation

Avec le régime de retraite par capitalisation, les actifs d’aujourd’hui épargnent en vue de leur propre retraite. Leurs cotisations
font l’objet de placements financiers ou immobiliers. Le rendement des cotisations dépend essentiellement de l’évolution des
marchés financiers et des taux d’intérêt.
Les sommes accumulées seront reversées à l’assuré, au dénouement du contrat, sous forme de capital ou de rentes viagères lui
apportant ainsi une retraite supplémentaire. La retraite par capitalisation peut être mise en place de façon individuelle ou
collective dans le cadre d’accords d’entreprise.

 L’épargne retraite d’entreprise pour les salariés


Une entreprise peut aider ses salariés à préparer sa retraite grâce à différentes offres, par le :
 Plan d’épargne retraite obligatoire (PERO) ex article 83 du Code général des impôt (CGI) qui est un contrat de retraite
collectif à cotisations définies avec sortie sous forme de rentes viagères,

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 Dispositif de l’article 39 du CGI qui est un contrat d’assurance-vie collectif à adhésion obligatoire à prestations définies,
souscrit par l’entreprise au profit de tout ou partie de son personnel, permettant le versement de rentes viagères dont le
montant est déterminé à l’avance,
 Plan d’épargne retraite collectif (PERC) facultatif ex Plan d’épargne pour la retraite collectif (PERCO) qui offre aux salariés
la possibilité de se constituer un capital ou des revenus supplémentaires pour la retraite avec des avantages sociaux et
fiscaux.

 Deux formes de contrats d’épargne : à cotisations définies ou à prestations définies


Les dispositifs d’épargne prennent deux formes, les contrats à :
 Cotisations définies dépendent des versements effectués auxquels viennent s’ajouter les intérêts. La retraite supplémentaire
constituée est versée sous forme de rentes viagères, c’est-à-dire périodiquement et à vie.
 Prestations définies fixent à l’avance un montant de prestations. L'employeur verse des cotisations régulières à un
organisme gestionnaire et le capital (cotisations + intérêts) est ensuite restitué sous forme de rentes aux retraités.

 Un revenu supplémentaire avec l’épargne individuelle


Une personne peut elle-même compléter sa pension de retraite avec des solutions d’épargne individuelle, par l’ ou le :
 Assurance-vie qui permet d’investir dans deux grandes catégories de supports financiers, les fonds en euros (€) ou les unités
de compte (UC), pour constituer un capital ou compléter des revenus, dans le cadre d’une fiscalité spécifique,
 Plan d’épargne retraite individuel (PERI) 163 ex Plan d’épargne retraite populaire (PERP) qui permet de construire une
retraite sur-mesure jumelée à des avantages fiscaux avec un versement sous forme de rentes viagères et/ou sous forme de
capital,
 Plan d’épargne retraite 154 bis ex dispositif Madelin pour les travailleurs indépendants non agricoles (TNSNA : artisan,
commerçant, industriel) les professions libérales ou les chefs d’exploitation ou d’entreprises agricoles qui permet d’effectuer
des versements pour sa retraite en déduisant les cotisations du bénéfice imposable,
 Plan d’épargne retraite 154 bis 0 – A ex dispositif Madelin agricole pour les travailleurs indépendants de l’agriculture
(TNSA).
Au départ à la retraite, la sortie pourra se faire en capital ou en rentes. Fiscalement, les sommes versées sur ces produits
bénéficient d’un régime fiscal favorable car elles peuvent être déduites de l’assiette de l’impôt sur le revenu dans certaines limites.

Chiffres :

Au 1er janvier 2024 :


Population française (Métropole 66 et Outre-mer 2) : 68 millions dont 30 millions d’actifs :
en millions en %
Travailleurs salariés (TS) 26,9 89,67
Secteur privé (SP) 21,2 70,67
Non cadres 15,2
Cadres 5,2
Agriculteurs 0,8

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Fonction publique (FP) 5,7 19
État 2,7
Territoriale 1,8
Hospitalière 1,2
Régimes spéciaux 1
Travailleurs non-salariés (TNS) 3,4 11,33
Indépendants 2,1 7
Commerçants 1,1
Artisans 1
Libéraux 0,8 2,67
Agriculteurs 0,5 1,67

Nombre de retraités : 18 millions (60 % de la population active et 26 % de la population française)


Pension mensuelle de retraite nette moyenne avant impôt (H-F, tous régimes et toutes professions) : 1.420 €
SMIC mensuel net : 1.399 € (3 millions d’actifs)
Salaire mensuel net moyen (toutes professions / H-F) : 2.360 € (privé : 2.590 € et public : 2.130 €) (cadre : 4.340 € et non cadre :
1.820 €)
85 % des actifs (H/F, TS, TNS, secteur privé, fonction publique) gagnent moins que le plafond de la Sécurité sociale soit 3.864 €
brut par mois
Seuil mensuel moyen de pauvreté : 1.102 € pour une personne seule

Au 1er janvier 2023 :


Régime général (Sécurité sociale) et régime complémentaire des TS et des TNS du SP
Ex-profession exercée Nombre de retraités en Pension de retraite * en €
millions
Salariée 12,3 1.351
Non cadre 10,2 1.110
Cadre 2 1.853
Agricole 0,1 1.089
Non-salariée 2,5 1.141
Indépendante 1,5 1.010
Commerçant 0,8 971
Artisan 0,7 1.049
Libérale 0,5 1.832
Agricole 0,5 579
Service des pensions de l’État (SPE) et régime additionnel des TS de la FP
Fonction publique 3,2 1.768

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État 1,3 1.945
Territoriale et Hospitalière 1,4 1.590
Régimes spéciaux 0,5 1.769

* Pension mensuelle nette (de prélèvements sociaux) moyenne avant impôt (régime de base plus régime complémentaire ou
additionnel)

Le système de retraite français est un système par répartition, c’est-à-dire que les cotisations versées par les actifs au titre de
l’assurance vieillesse au cours d’une année servent à payer les pensions des retraités de cette même année.
Ce modèle, mis en œuvre en 1945, est fondé sur un double principe. Un solidarité :
 Intergénérationnelle entre actifs et retraités, les cotisations étant par ailleurs considérées comme un salaire différé,
 Fondée sur des critères socio-professionnels, ce qui a structuré profondément l’organisation du système de retraite, éclaté
en plusieurs régimes (régime général, mutualité sociale agricole, régime social des indépendants, régimes spéciaux).

 Régime général
Régime de retraite pour 80,35 % des actifs
Entre 2017 et 2023 : L’âge légal minimum de départ à la retraite est de :
 62 ans pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1955.
Depuis avril 2023 : L’âge légal minimum de départ à la retraite se situe entre :
 62 ans pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1961 et 64 ans pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1968.
Taux plein : 50 % du PASS
Calcul sur les 25 meilleures années

 Service des pensions de l’État (SPE)


Régime de retraite pour 19,65 % des actifs et 82,70 % des fonctionnaires
Entre 2017 et 2023 : L’âge légal minimum de départ à la retraite est de :
 62 ans pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1955 pour les catégories sédentaires,
 57 ans pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1955 pour les catégories actives.
Depuis avril 2023 : L’âge légal minimum de départ à la retraite se situe entre :
 62 ans pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1961 et 64 ans pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1968 pour les
catégories sédentaires,
 57 ans pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1961 et 59 ans pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1968 pour les
catégories actives,
 52 ans pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1961 et 54 ans pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1968 pour les
catégories super-actives (police, pompiers, infirmiers, administration pénitentiaire, égoutiers, contrôleurs aériens, agents de
l’IML).
Taux plein : 75 % du traitement
Calcul sur les 6 derniers mois d’activité
Les régimes spéciaux :

Retraite / Janvier 2024 / Page 7 sur 27


1 : SNCF, EDF-GDF, RATP (clause du grand-père)
2 : Armée, Députés, Sénateurs, Marins, Comédie française, Opéra de Paris, Mines, Banque de France (clause du grand-père)
Régime de retraite pour 17,30 % des salariés de la Fonction publique et 3,40 % des actifs
L’âge légal minimum de départ à la retraite se situe entre :
 57 ans pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1961 et 59 ans pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1968 pour les
catégories sédentaires,
 52 ans pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1961 et 54 ans pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1968 pour les
catégories actives.
Les régime spéciaux des industries électriques et gazières, RATP, clercs de notaire, membre du CESE, Banque de France sont
supprimés pour les futurs embauchés à partir du 1er septembre 2023. Les nouveaux embauchés seront affiliés au régime général au
titre de la retraite de base.
Taux plein : 75 % du traitement
Calcul sur les 6 derniers mois d’activité

Sommaire :

1. La retraite obligatoire par répartition

a. Salariés de l'industrie, du commerce et des services


▪ Caisse nationale d’assurance vieillesse des travailleurs salariés (CNAVTS)
▪ Régime complémentaire (Agirc-Arrco)

b. Industriels et indépendants
 Régime général de la sécurité sociale (RGSs)

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 Régime complémentaire (RCI)

c. Professionnels libéraux
 Caisse nationale d’assurance-vieillesse des professions libérales (CNAVPL)
 Régimes complémentaires (10 sections professionnelles)

2. La retraite supplémentaire facultative par capitalisation

a. Rentes
b. Article 39 du CGI modifié par l’ordonnance du 3 juillet 2019 de la loi pacte
c. Plan d’épargne retraite (article 71 de la loi pacte)

1. La retraite obligatoire par répartition

A. Salariés de l'industrie, du commerce et des services :

Tous les assurés doivent obligatoirement cotiser à deux régimes : un de base et un complémentaire.

- Régime de base obligatoire :


C’est un régime en droits fondé sur une durée d’assurance et un revenu moyen.

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 Sécurité sociale (Caisse nationale d’assurance vieillesse des travailleurs salariés CNAVTS)

1. Cotisations :
Les cotisations sont calculées à partir du salaire brut et réparties entre une part salariale et une part patronale.

* Part salariale (générant des droits) :


▪ 6,90 % sur le salaire brut mensuel limité au plafond de la Sécurité sociale (cotisation plafonnée)
▪ 0,40 % sur la totalité du salaire brut mensuel (cotisation déplafonnée)
Exemples sur un salaire brut mensuel de :
▪ 1.500 € soit : 1.500 € x 7,30 % (6,90 % + 0,40 %) = 110 €
▪ 3.700 € soit : (3.666 € x 6,90 % = 253 €) + (3.700 € x 0,40 % = 15 €) = 268 €

* Part patronale (ne générant pas de droits) :


▪ 8,55 % sur le salaire brut mensuel limité au plafond de la Sécurité sociale (cotisation plafonnée)
▪ 1,90 % sur la totalité brut du salaire mensuel (cotisation déplafonnée)

Au 1er janvier 2024 :


PASS (Plafond annuel de la Sécurité sociale) brut : 46.368 €
PMSS (Plafond mensuel de la Sécurité sociale) brut : 3.864 €
SMIC (Salaire minimum interprofessionnel de croissance) brut horaire : 11,65 € (x 151,67 h/mois soit 35 h/ semaine) = 1.767 € par
mois
SMIC (Salaire minimum interprofessionnel de croissance) net horaire : 9,22 € (x 151,67 h/mois soit 35 h/ semaine) = 1.399 € par
mois

2. Validation :
La durée d’assurance s’exprime en trimestres.

* Pour valider un trimestre :


Il faut effectuer au moins 150 h x 11,65 € pour percevoir 1.747,50 € soit x 4 = 6.990 € pour valider 4 trimestres maximum en 2024.
Il y a des périodes pendant lesquelles l’assuré n’a pas exercé d’activité salariée. Ces périodes sont dites assimilées ou
équivalentes : service militaire, chômage indemnisé ou non, maternité, maladie, accident du travail. Le champ des trimestres
« réputés cotisés » (trimestres qui correspondent à des trimestres non cotisés par l'assuré et financés par la solidarité nationale)
sont donc « réputés cotisés » au maximum :
 2 trimestres au titre d’une invalidité temporaire en une ou plusieurs périodes (un trimestre = 90 jours),
 4 trimestres de service national (un trimestre = 90 jours),
 4 trimestres de maladie et/ou accidents du travail (un trimestre = 60 jours),
 4 trimestres de chômage indemnisé ou non (un trimestre = 50 jours),
 Tous les trimestres liés à la maternité (pour un ou plusieurs enfants),
 Tous les trimestres de majoration de durée d'assurance attribués au titre du compte personnel de prévention de la pénibilité.

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La durée d’assurance maximum, dite durée de référence, varie selon l’année de naissance :
Le relèvement progressif de l'âge de départ en retraite avant le 1er septembre 2023

Année de naissance Age légal du départ Durée d’assurance requise Age du taux plein peu importe
(hors départs anticipés) pour le taux plein le nombre de trimestres
cotisés
1955 - 1956 - 1957 62 ans 166 trimestres 67 ans
41 ans et 6 mois

Le relèvement progressif de l'âge de départ en retraite à compter du 1er septembre 2023

Année de Age légal du départ Durée d’assurance Age du taux plein peu Trimestres
naissance (hors départs anticipés) requise pour le taux plein importe le nombre de supplémentaires
trimestres validés par rapport à la loi
précédente
1958 - 1959 - 62 ans 167 trimestres
1960 41 ans et 9 mois 0
01.01/31.08.1961 62 ans 168 trimestres
42 ans
01.09/31.12.1961 62 ans et 3 mois 169 trimestres 1
1962 62 ans et 6 mois 42 ans et 3 mois
1963 62 ans et 9 mois 170 trimestres
42 ans et 6 mois 2
1964 63 ans 171 trimestres 67 ans
42 ans et 9 mois
1965 63 ans et 3 mois 3
1966 63 ans et 6 mois
1967 63 ans et 9 mois
1968 172 trimestres 2
1969 43 ans
1970 64 ans
1971 1
1972
1973 0

La durée d’assurance peut être majorée au maximum :


 De 4 trimestres supplémentaires attribués :
▪ Pour l’éducation : à la mère et/ou au père par enfant élevé pendant les 4 ans qui suivent la naissance,

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▪ Pour l’adoption d’un enfant mineur de moins de 16 ans : à la mère et/ou au père par enfant adopté pendant les 4 ans qui
suivent l’adoption.
Les trimestres peuvent se cumuler.
Obligation pour les mères de familles de toucher un minimum de 2 trimestres sur les 4 pouvant être accordés en cas d'adoption ou
au titre de l'éducation.
Mise en place d'une surcote de 1,25 % par trimestre (5 % maximum par an) pour les femmes ayant eu au moins un enfant et
dépassant les 43 annuités requises un an avant l'âge légal de départ, en raison des trimestres maternité et éducation des enfants.

 De la durée effective de chaque congé parental d’éducation :


 Accordée à chacun des parents.
Cette majoration ne peut pas se cumuler avec les précédentes.

 De 8 trimestres supplémentaires (1 trimestre par période de 30 mois d’éducation) :


▪ Par enfant handicapé (incapacité permanente de 80 %)
Cette majoration est cumulable avec les précédentes.

 Pour les assurés de plus de 65 ans (en retraite effective ou n’ayant pas atteint la durée d’assurance maximum) :
▪ 2,50 % par trimestre après le 65ème anniversaire (Exemple : assuré de 66 ans en 2023 ayant cotisé 130 trimestres soit 4
trimestres x 2,50 % = 10 % donc 130 + 10 % = 143 trimestres)
Quoiqu’il en soit, la majoration de durée d’assurance ne peut pas excéder la durée de référence.

La durée d’assurance peut aussi être complétée (sous conditions) :


▪ En régularisant des cotisations arriérées qui n’ont pas été versées en temps utile (activité exercée dans une entreprise
familiale par exemple)
▪ En rachetant des périodes au cours desquelles l’assuré n’a pas cotisé (activité exercée à l’étranger, bénévolat…). Le montant
des versements effectués est déductible du revenu imposable.

Pour les femmes qui ont connu un congé maternité, l’indemnité journalière perçue est intégrée dans le salaire de référence pour le
calcul de la pension.
Il est également possible, sous conditions, de percevoir une pension de retraite à taux plein à partir de l'âge légal de départ à la
retraite, même si l’assuré ne justifie pas de la durée d'assurance nécessaire. C'est le cas notamment s’il est dans l'une des
situations suivantes :
1) Reconnu inapte au travail (taux d'incapacité d'au moins 50 %),
2) Reconnu travailleur handicapé (taux d'incapacité d'au moins 50 %),
3) Titulaire d'une pension d'invalidité,
4) Mère de famille ayant élevé au moins 3 enfants de moins de 16 ans, ayant été salariée au moins 30 ans et ayant exercé un
métier manuel ouvrier pendant au moins 5 ans au cours des 15 dernières années précédant la demande de liquidation de la
pension.

3. Liquidation :

Retraite / Janvier 2024 / Page 12 sur 27


* Age légal de départ en retraite :
 Si l’assuré est né avant le 1er juillet 1951 :
Le départ à la retraite est possible dès l'âge de 60 ans.
Le départ à la retraite dès l'âge de 60 ans est également possible quelle que soit la date de naissance de l’assuré s’il justifie d'une
incapacité permanente.
 Si l’assuré est né à partir du 1er juillet 1951, l'âge à partir duquel il peut partir à la retraite varie en fonction de sa date de
naissance, dans les conditions précisées dans le tableau suivant :

Date de naissance, à partir du Age minimum de départ à la retraite Date de départ possible, à partir du
1er juillet 1951 60 ans et 4 mois 1er novembre 2011
1er janvier 1952 60 ans et 9 mois 1er octobre 2012
1er janvier 1953 61 ans 2 mois 1er mars 2014
1er janvier 1954 61 ans et 7 mois 1er août 2015
1er janvier 1955 62 ans 1er janvier 2017

 Si l’assuré est né à partir du 1er septembre 1961, l'âge à partir duquel il peut partir à la retraite varie en fonction de sa date
de naissance, dans les conditions précisées dans le tableau suivant :

Date de naissance, à partir du Age minimum de départ à la retraite Date de départ possible, à partir du
1er septembre 1961 62 ans et 3 mois 1er décembre 2023
1er janvier 1962 62 ans et 6 mois 1er juillet 2024
1er janvier 1963 62 ans 9 mois 1er octobre 2025
1er janvier 1964 63 ans 1er janvier 2027
1er janvier 1965 63 ans et 3 mois 1er avril 2028
1er janvier 1966 63 ans et 6 mois 1er juillet 2029
1er janvier 1967 63 ans et 9 mois 1er octobre 2030
à partir du 1er janvier 1968 64 ans 1er janvier 2032

Trois catégories sont exclues de ce principe pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1955 qui pourront partir à partir de 60 ans
sont ceux qui justifient : de carrières longues et celles considérées comme pénibles. De plus les salariés ayant contracté une
maladie professionnelle se voient gratifiés de deux avantages, le premier : l’âge de leur retraite reste à 60 ans et le second : ils
bénéficieront, sans décote, du taux plein même s’ils n’ont pas atteint la durée de référence requise. En effet, le départ en retraite à
60 ans est maintenu pour les personnes ayant une incapacité permanente d’au moins 20 % liée à une maladie professionnelle ou
d’au moins 10 % liée à un accident du travail.
Un assuré peut partir à la retraite de manière anticipée :
 En cas d'incapacité permanente d'au moins 80 % ou en cas de handicap de niveau comparable,
 S’il est reconnu travailleur handicapé,
 S’il peut bénéficier d'un départ anticipé pour carrière longue.

Retraite / Janvier 2024 / Page 13 sur 27


Les personnes ayant commencé à travailler avant 20 ans pourront partir à 60 ans, sous réserve d’avoir cotisé le nombre de
trimestres nécessaire pour l’obtention du taux plein en fonction de leur année de naissance. L’assuré doit avoir validé au moins 5
trimestres (réduits à 4 s’il est né dans les 3 derniers mois de l'année) avant ses 20 ans.
Les assurés (pères ou mères) nés entre le 1 er juillet 1951 et le 31 décembre 1955, ayant eu ou élevé au moins 3 enfants, peuvent
bénéficier d'une retraite à taux plein à 65 ans s'ils ont interrompu ou réduit leur activité pour se consacrer à l'éducation d'un
enfant pendant au moins 9 ans avant leur 16 ème anniversaire et avoir été à sa charge ou à celle de son conjoint, à condition qu'ils
aient arrêté de travailler pendant au moins un an dans les 3 ans suivant la naissance de l'un ou de tous leurs enfants.
Préalablement à l'interruption ou à la réduction de son activité, l'assuré doit justifier d'une durée d'assurance minimale de 8
trimestres au titre de l'exercice d'une activité professionnelle.
Les parents d'enfants lourdement handicapés, ayant nécessité une présence auprès d'eux, pourront continuer à partir à la retraite
sans décote dès 65 ans.
Depuis le mois d’avril 2023 :
Le dispositif de carrières longues est adapté pour qu’aucune personne ayant commencé à travailler tôt ne soit obligée de travailler
plus de 44 ans.
Ceux qui ont commencé :
 avant 16 ans pourront partir à 58 ans,
 entre 16 et 18 ans à partir de 60 ans,
 entre 18 et 20 ans à partir de 62 ans,
 entre 20 ans et 21 ans à partir de 63 ans.
Les salariés inaptes ou en invalidité victimes d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle (AT-MP) pourront sous
certaines conditions partir à la retraite à partir de 60 ans. Les travailleurs handicapés pourront partir à 55 ans.
Une « clause de sauvegarde » permet aux assurés pouvant actuellement partir à la retraite anticipée pour carrières longues de
décaler leur départ après la mise en œuvre de la réforme, sans perdre leur droit à ce départ anticipé.
Assurés en situation de handicap
Les règles relatives aux assurés en situation de handicap sont précisées, avec un départ à 55 ans et un assouplissement des
conditions de départ à ce titre. La durée d’assurance nécessaire n’augmente pas et la double condition de trimestre validé et cotisé
est supprimée au profit du maintien de la seule condition de trimestres cotisés. Le décret instaure la création d’un âge d’ouverture
des droits à la retraite des assurés inaptes et des invalides à 62 ans.
Le dispositif de retraite pour incapacité permanente est aménagé et permet notamment aux travailleurs indépendants ayant
souscrit à l’assurance volontaire individuelle AT/MP (accident du travail/maladie professionnelle) d’y accéder.

* Calcul : Salaire de base x Taux de liquidation (maximum 50 %) x Nombre de trimestres d'assurance / Durée de référence

Nombre de trimestres validés


Pension = Salaire de base x Taux x -------------------------------------
Durée de référence

* Salaire annuel moyen plafonné (SAMP) ou salaire de base :

Retraite / Janvier 2024 / Page 14 sur 27


Les salaires annuels sont revalorisés par un coefficient fixé chaque année. La moyenne de ces salaires revalorisés constitue le
salaire de base. Les indemnités journalières maternité sont intégrées dans le salaire annuel.

Année de naissance Nombre d’années SAMP


1943 20
1944 21
1945 22
1946 23
1947 24
1948 25
Suivantes Idem

Sont exclus de ce salaire de base les salaires perçus lors :


 Des années ne permettant pas de valider un trimestre,
 Des années au cours desquelles un versement pour la retraite (1) a été effectué,
 De l’année de départ à la retraite.
(1) C’est un versement qui permet de compléter la durée d’assurance avec un maximum de 12 trimestres. Il est effectué soit
pour des années d’études supérieures validées par un diplôme, soit pour des années incomplètes validées par moins de 4
trimestres. Le paiement de ces versements est déductible du revenu imposable.
Les périodes d'études supérieures doivent avoir été accomplies dans des établissements d'enseignement supérieur, des écoles
techniques supérieures, des grandes écoles et classes du second degré préparatoires à ces écoles. Elles doivent avoir conduit à
l'obtention d'un diplôme français ou d'un diplôme équivalent dans un État de l'espace économique européen (EEE) ou en Suisse ou
dans un pays lié à la France par une convention internationale de Sécurité sociale.

Deux possibilités de rachat :


 Sur le taux : ce qui permet d’atteindre le nombre de trimestres requis pour obtenir la retraite à taux plein et ainsi d’éviter ou
de diminuer la décote (Exemple : un assuré né en janvier 1962, ayant 157 trimestres d’assurance en 2024, rachète 12
trimestres soit 157 + 12 = 169 trimestres donc le calcul s’effectue ainsi : salaire de base x 50 % x 157/169 => taux plein 50
% mais rachat proratisé à 157/169)
 Sur le taux et la durée d’assurance : ce qui permet d’éviter ou de diminuer la décote et de comptabiliser le rachat pour le
calcul de la durée d’assurance (Exemple : un assuré né en janvier 1962, ayant 157 trimestres d’assurance en 2024, rachète
12 trimestres soit 157 + 12 = 169 trimestres donc le calcul s’effectue ainsi : salaire de base x 50 % x 169/169 => taux plein
50 % et rachat non proratisé soit 169/169).
Le montant du rachat de trimestre dépend de l’option choisie, du revenu moyen d’activité et de l’âge de l’assuré au moment du
rachat :

Taux
Taux seul +

Retraite / Janvier 2024 / Page 15 sur 27


Durée d’assurance
Age en 2024 Moyenne du revenu brut annuel en € durant les 3 années qui précèdent la demande
De 34.776 De 34.776
Inf. à 34.776 à 46.368 Sup. à Inf. à 34.776 à 46.368 Sup. à 46.368
(1) (% du revenu) 46.368 (1) (% du revenu) (3)
(2) (3) (2)
20 1.055 3,80 1.407 1.564 5,63 2.085
21 1.076 3,87 1.434 1.594 5,74 2.126
22 1.097 3,95 1.462 1.625 5,85 2.167
23 1.118 4,03 1.491 1.657 5,96 2.209
24 1.168 4,20 1.557 1.731 6,23 2.308
25 1.219 4,39 1.625 1.806 6,50 2.408
26 1.271 4,58 1.694 1.883 6,78 2.511
27 1.324 4,77 1.765 1.961 7,06 2.615
28 1.377 4,96 1.836 2.041 7,35 2.721
29 1.432 5,16 1.909 2.122 7,64 2.829
30 1.487 5,35 1.983 2.204 7,93 2.938
31 1.543 5,55 2.057 2.286 8,23 3.048
32 1.599 5,76 2.132 2.370 8,53 3.160
33 1.656 5,96 2.208 2.454 8,84 3.272
34 1.713 6,17 2.284 2.539 9,14 3.385
35 1.771 6,38 2.361 2.624 9,45 3.499
36 1.828 6,58 2.438 2.709 9,76 3.613
37 1.886 6,79 2.515 2.795 10,06 3.727
38 1.945 7,00 2.593 2.882 10,38 3.843
39 2.005 7,22 2.673 2.971 10,70 3.961
40 2.065 7,43 2.753 3.060 11,02 4.080
41 2.126 7,65 2.834 3.150 11,34 4.201
42 2.187 7,87 2.915 3.240 11,67 4.320
43 2.247 8,09 2.995 3.329 11,99 4.439
44 2.306 8,30 3.075 3.418 12,30 4.557
45 2.366 8,52 3.154 3.506 12,62 4.674
46 2.426 8,74 3.235 3.596 12,95 4.794
47 2.488 8,96 3.317 3.687 13,27 4.915
48 2.549 9,18 3.398 3.777 13,60 5.036
49 2.610 9,40 3.479 3.867 13,92 5.156

Retraite / Janvier 2024 / Page 16 sur 27


50 2.672 9,62 3.563 3.960 14,26 5.279
51 2.734 9,84 3.646 4.052 14,59 5.402
52 2.796 10,07 3.728 4.143 14,92 5.525
53 2.857 10,29 3.810 4.234 15,25 5.646
54 2.919 10,51 3.891 4.325 15,57 5.767
55 2.980 10,73 3.973 4.416 15,90 5.888
56 3.041 10,95 4.055 4.507 16,23 6.009
57 3.103 11,17 4.138 4.599 16,56 6.132
58 3.162 11,39 4.216 4.686 16,87 6.248
59 3.220 11,59 4.294 4.772 17,18 6.363
60 3.275 11,79 4.367 4.854 17,48 6.472
61 3.329 11,99 4.439 4.933 17,76 6.578
62 3.383 12,18 4.510 5.013 18,05 6.684
63 3.298 11,87 4.397 4.888 17,60 6.517
64 3.214 11,57 4.285 4.762 17,15 6.350
65 3.129 11,27 4.172 4.637 16,70 6.183
66 3.044 10,96 4.059 4.512 16,24 6.015

(1) Inférieur à 75 % du PASS 2024 (versement pour un trimestre)


(2) de 75 à 100 % d'un PASS 2024 (versement pour un trimestre)
(3) Supérieur à un PASS 2024 (versement pour un trimestre)

Les sommes versées sont déductibles du revenu imposable. Si le montant du rachat est supérieur au revenu, le déficit constaté est
imputable sur le revenu global sans limitation. Si le revenu global est insuffisant pour absorber totalement le déficit, le reliquat
peur être imputé sur le revenu global des 6 années suivantes.
Si le rachat porte sur 1 ou 2 trimestres, le paiement s’effectue l’année du rachat. Si le rachat porte sur plus de 2 trimestres, le
paiement s’effectue soit l’année du rachat soit sur les 5 années suivantes avec des majorations.

Exemple : Mr Pierre, né le 1er janvier 1962, prend sa retraite à 62 ans et 6 mois le 1 er juillet 2024, après avoir validé 160 trimestres
alors que la durée de référence est de 169 trimestres. Il souhaite racheter les 9 trimestres manquant. La moyenne de son revenu
brut annuel durant les trois années qui précèdent sa demande est de 47.000 €.
- Rachat sur le taux seul : 4.510 € x 9 = 40.590 €. Mais 50 % x 94,67 % (160 / 169) = 47,34 %. Ici la décote s’annule mais la
proratisation des trimestres cotisés reste active.
- Rachat sur le taux + la durée d’assurance : 6.684 € x 9 = 60.156 €. Donc 50 % x 100 % (169 / 169) = 50 % Ici la décote et la
proratisation des trimestres cotisés s’annulent.

Le paiement des trimestres peut être échelonné sauf si l’assuré rachète un seul trimestre. Entre 2 et 8 trimestres rachetés, il est
possible d’étaler les remboursements sur 1 ou 3 ans. Entre 9 et 12 trimestres, l’échelonnement peut s’opérer sur 1, 3 ou 5 ans. Si

Retraite / Janvier 2024 / Page 17 sur 27


le versement est lissé sur 3 ou 5 ans, le montant à payer est majoré chaque année. Cette majoration a été fixée à 2,50 % au 1er
janvier 2024.

Les jeunes actifs peuvent racheter jusqu’à 4 trimestres au titres des années d’études supérieures à un prix préférentiel jusqu’à
l’âge de 40 ans. Le montant du rabais octroyé dépend de l’option choisie mais aussi du statut professionnel du demandeur. A titre
d’exemple, un jeune salarié bénéficie d’un abattement de 670 € par trimestre avec l’option 1 (rachat visant à diminuer la décote)
ou de 1.000 € par trimestre avec l’option 2 (rachat visant à la fois à diminuer la décote et à augmenter la durée d'assurance). Un
jeune agriculteur devra quant à lui se contenter d’une réduction de 600 € par trimestre avec l’option 1 et de 890 € par trimestre en
option 2. Ce rachat, quel que soit le nombre de trimestres, peut être échelonné sur 1, 3 ou 5 ans.

Exemple 1 :
Un étudiant a obtenu son diplôme en 2017, à l’âge de 26 ans. En 2024, à l’âge de 33 ans, il souhaite acheter 3 trimestres au titre
de ses années d'études supérieures. Cela fait 7 ans qu’il travaille dans le secteur privé et il a perçu un revenu annuel brut de
48.000 € l’année du rachat.
Il choisit l'option de rachat avec taux et durée d'assurance, le prix d’un trimestre coûte donc 3.272 €. La réduction de 1.000 € par
trimestre racheté s’applique, soit :
Le rachat à prix réduit lui coûtera : (3.272 € x 3) - (1.000 € x 3) = 6.816 €

Exemple 2 :
Une personne née en 1994 soit (2024 - 1994 = 30), ayant perçu un salaire moyen de 25.000 € et assujetti à un taux d'imposition de
11 %. Le prix normal d'un trimestre au titre de la décote est de 1.487 € (option 1). Avec l’abattement, le tarif tombe à 1.487 € - 670
€ = 817 €. De plus, il faut prendre en compte l'économie d'impôt, car les sommes versées pour un rachat de trimestres sont en
effet déductibles du revenu imposable. Un trimestre reviendrait donc avec l’abattement à (817 € x 11 % = 90 €) soit 817 € - 90 € =
727 € contre (1.487 € x 11 % = 164 €) soit 1.487 € - 164 € = 1.323 € sans. Avec un rachat au titre de la décote et de l’augmentation
de la durée d’assurance, le prix normal d'un trimestre est de 2.204 €. Avec l’abattement, le tarif tombe à 2.204 € - 1.000 € = 1.204
€. Économie d'impôt incluse, un trimestre revient à (1.204 € x 11 % = 132 €) soit 1.204 € - 132 € = 1.072 € avec l’abattement,
contre (2.204 € x 11 % = 242 €) soit 2.204 € - 242 € = 1.962 € sans.
Il est possible de racheter jusqu’à 2 trimestres de stage en entreprise (déduits des 4 trimestres d’études à tarif préférentiel) à
condition que le stage fasse partie du cursus, dure au moins 2 mois et donne lieu à une gratification ne permettant pas de valider
de trimestre. La demande de rachat doit intervenir avant l’âge de 30 ans. Deux mois de stage rémunérés donnent droit à un
trimestre, pour un tarif équivalent à 12 % du PASS en vigueur au moment de la demande, soit 1.391 € par trimestre en 2024. Seule
l’option 1 peut être choisie et le rachat est limité à deux trimestres. L'intéressé peut opter pour un échelonnement du versement en
échéances mensuelles sur une période d'un an.

Les stages de formation professionnelle effectués par les demandeurs d'emploi sont pris en compte pour le calcul de la retraite. Les
périodes de stage sont pleinement assimilées à des périodes de cotisation et chaque totalisation de 50 jours de stage ouvre droit à
un trimestre d'assurance vieillesse.

* Taux de la pension ou de liquidation :

Retraite / Janvier 2024 / Page 18 sur 27


Le taux plein est de 50 %
Le taux plein permet à un assuré de ne plus supporter de décote, ce qui n’empêche pas une diminution de la pension
proportionnellement au nombre de trimestres manquants (durée de référence).
Montant maximum : 50 % du plafond annuel revalorisé de la Sécurité sociale soit (50 % x 46.368 €) x 168/168 = 23.184 € (pour un
assuré né le 1er janvier 1962 prenant sa retraite au 1er juillet 2024).
Les bénéficiaires suivants ont droit au taux plein :
er
 Assurés nés avant le 1 juillet 1951 :
ème
▪ Dès le jour du 60 anniversaire et disposant du nombre de trimestres exigés,
▪ Dès le jour du 65ème anniversaire quel que soit le nombre de trimestres validés.
er
 Assurés nés à compter du 1 janvier 1955 :
ème
▪ Dès le jour du 62 anniversaire et disposant du nombre de trimestres exigés,
▪ Entre 62 ans et 67 ans (chacun avec des conditions spécifiques), sauf ceux qui sont :
- Inaptes au travail,
- Titulaires d’une pension d’invalidité,
- Anciens combattants, prisonniers de guerre, déportés et internés politiques,
- Mères de famille ouvrières ayant élevé 3 enfants justifiant de 120 trimestres de cotisations.

Le montant de la pension de retraite peut être majoré :


▪ De 10 % si l’assuré a eu 3 enfants ou plus, ou bien si l’assuré (ou son conjoint au moment de la retraite) a élevé un ou
plusieurs enfants recueillis pendant 9 ans avant l’âge de 16 ans,
▪ De 40 % sans être inférieur à 1.193 € par mois si l’assuré perçoit sa retraite au titre (sous conditions) de l’inaptitude au
travail, d’ancien combattant ou prisonnier de guerre ou de mère de famille ouvrière ou bien si elle se substitue à une pension
d’invalidité.

A la différence du minimum vieillesse ou ASPA attribué à toutes les personnes qui ont plus de 65 ans ayant des ressources limitées,
le minimum contributif (MICO) entier correspond à un montant seuil en dessous duquel la pension de retraite de l’assuré ne peut
descendre. Il peut être réduit ou majoré selon le nombre de trimestres cotisés. La pension de retraite est entendue dans sa
globalité : pension de base et complémentaire.
Le bénéfice du minimum contributif est soumis à des conditions de ressources et de taux plein. L’assuré doit remplir
les conditions suivantes :
- Le montant de sa pension de retraite globale (base et complémentaire dans tous les régimes) est inférieur à 1.352 € par
mois en 2024,
- Il bénéficie d’une pension de retraite de base à taux plein,
- Il a liquidé toutes ses pensions de retraite (base et complémentaire).
Le montant du minimum contributif pour un bénéficiaire qui n’a pas réuni 120 trimestres cotisés dans le régime général est fixé
à 8.796 € pour l’année 2024 (733 € par mois). Il est proportionnel au nombre de trimestres acquis du retraité.
Le cumul des ressources du retraité qui bénéficie du minimum contributif ne peut excéder le plafond mensuel de 1.352 €.

Retraite / Janvier 2024 / Page 19 sur 27


Dans le cas où le bénéficiaire réunit au moins 120 trimestres cotisés dans le régime général, le minimum contributif est majoré à
hauteur de 10.512 € pour l’année 2024 (876 € par mois). Cette majoration est proportionnelle au nombre de trimestres que
l’assuré a cotisé dans le régime général.
Exemple :
En fonction du nombre de trimestres cotisés, le minimum contributif de base est de 733 € par mois avec une majoration maximale
de 143 € soit le minimum contributif majoré de 876 €.
Si un retraité, qui cotisé plus de 120 trimestres au régime général, perçoit 600 € par mois de pension de retraite plus 876 € de
minimum contributif il perçoit donc 1.476 €. Sa pension est ramenée à 1.352 €.
Si le retraité perçoit une pension de retraite annuelle inférieure à 12.144 € (1.012 € par mois) pour une personne seule et à 18.852
€ (1.571 € par mois) pour un couple fiscal , il peut recevoir une allocation de solidarité aux personnes âgées ou une allocation
d’invalidité.

L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) permet d’assurer un niveau minimum de ressources à partir de 65 ans (sauf
pour les personnes handicapées 62 ans). Son montant dépend des ressources du pensionné et de sa situation de famille. Le
montant annuel s’élève pour une personne seule à 12.144 € (1.012 € par mois) et à 18.852 € (1.571 € par mois) pour une personne
en couple fiscal. Il s'agit d'une allocation dite différentielle, elle complète les ressources de la personne âgée jusqu'à ce montant.
Exemple : le montant annuel de la pension de retraite est de 8.250 € en 2024 pour une personne seule. Le montant de l’ASPA sera
de : 12.144 € - 8.250 € = 3.894 €.
La loi sur la réforme des retraites permet de revaloriser la retraite minimale à près de 1.200 € bruts par mois (soit l'équivalent
d'au moins 85 % du SMIC net 1.399 € pour 2024) pour une carrière complète cotisée à temps plein au SMIC, en indexant le
minimum contributif majoré sur le SMIC. Pour les assurés concernés, la pension brute, une fois relevée au MiCo majoré et
complétée par leur retraite complémentaire, atteindra 85 % du SMIC net. En revanche, les carrières à temps partiel ou hachées
sont exclues.

* Décote :
Si la durée d'assurance est inférieure à la durée de référence, un coefficient de minoration ou décote est appliqué par trimestre
manquant. Aucune décote après 67 ans. La décote est exprimée en pourcentage et ne peut dépasser 20 trimestres. La décote
porte sur le taux maximum (50 %). De plus, il faut appliquer sur cette décote une diminution proportionnelle au nombre de
trimestres manquants c’est-à-dire la durée de référence.

Année de Coefficient de minoration par trimestre Année de Coefficient de minoration par trimestre
naissance manquant naissance manquant
en % du montant de la pension en % du montant de la pension
1944 2,375 1949 1,75
1945 2,25 1950 1,625
1946 2,125 1951 1,5

Retraite / Janvier 2024 / Page 20 sur 27


1947 2 1952 1,375
1948 1,875 Après 1952 1,25

Exemple : Mr Pierre, né le 1 er janvier 1962, prend sa retraite à 62 ans et 6 mois le 1 er juillet 2024, après avoir validé pendant 160
trimestres. Pour atteindre 67 ans il manque 20 trimestres, alors qu’il ne manque que 9 trimestres pour réunir les 169 trimestres
exigés. On choisit toujours le cas le plus favorable.

160
a) Pension = Salaire de base x 50 % - [50 % x 11,25 % (1,25 x 9) = 5,63] = 44,37 x ---------- = (0,9467) soit 44,37 % x 0,9467 =
42 %
169
b) (Salaire de base x 50 %) - (1,25 x 9 = 11,25 %) x 160 / 169

Exemple : Salaire de base = 30.000 €


a) 30.000 € x 42 % = 12.600 € de pension de retraite brute annuelle
b) (15.000 € - 11,25 %) x 160 / 169 = 12.600 € de pension de retraite brute annuelle (arrondis)

Le salaire de base sera celui de la moyenne des 25 SAMP


11,25 % c’est le taux de la décote
44,37 % c’est le taux plein minoré
94,67 % c’est le taux du rapport de la durée de référence
42 % c’est le taux qui s’applique sur le SAMP

Mais il existe un minimum pour le taux minoré :

Année de naissance Coefficient de minoration Taux minimum en %


Avant 1944 1,25 25
1944 1,1875 26,25
1945 1,125 27,50
1946 1,0625 28,75
1947 1 30
1948 0,9375 31,25
1949 0,875 32,50
1950 0,8125 33,75
1951 0,75 35
1952 0,6875 36,25
Après 1952 0,625 37,50

Retraite / Janvier 2024 / Page 21 sur 27


Le coefficient de minoration correspond au nombre maximum de trimestres de décote (soit 20 trimestres). Par exemple, pour les
assurés nés en 1962, la pension calculée à un taux de plafond minoré ne pourra pas être inférieure à : 50 % - (20 x 0,625) = 37,50
%
Si Monsieur Pierre avait eu plus de 67 ans : 30.000 € x 50 % x 160 / 169 = 14.201 €

* Surcote :
Si l'activité est poursuivie au-delà de l’âge légal du départ en retraite et si le nombre de trimestres requis est atteint :
▪ pour les trimestres accomplis du 1er janvier 2004 au 1er janvier 2009 le taux de la surcote pour chaque trimestre cotisé
supplémentaire est égal à :
 0,75 % par trimestre du 1er au 4ème trimestre de surcote,
 1 % par trimestre au-delà du 4ème trimestre de surcote,
 1,25 % pour chaque trimestre de surcote accompli après le 65 ème anniversaire, soit le premier jour du trimestre civil suivant
celui au cours duquel est intervenu cet anniversaire.
▪ pour les trimestres accomplis à compter du 1er janvier 2009 le taux de la surcote pour chaque trimestre cotisé
supplémentaire est égal à :
- Unique taux de 1,25 % par trimestre de surcote.

Elle s’applique dans la limite de 20 trimestres : Pension = Salaire de base x 50 % + surcote


Exemple :
Mme André, née le 1er janvier 1961, a eu ses 63 ans au 1 er janvier 2024. Elle a commencé à cotiser le 1 er janvier 1981. Elle a
continué à travailler jusqu’au 1er janvier 2024. Elle a cotisé en tout 43 ans soit 172 trimestres soit 4 trimestres de plus que la durée
de référence exigée par rapport à ses 62 ans. Elle perçoit sa pension de retraite depuis le 1 er janvier 2024 d’un montant brut
annuel de 15.000 € (hypothèse : SAMP 2.500 € x 50 % = 1.250 € x 12 = 15.000 €) :
- Surcote : 172 - 168 = 4 trimestres x 1,25 % = 5 % (soit 15.000 € x 5 % = 750 €)
Montant total de sa pension brute annuelle : 15.000 € + 750 € = 15.750 € (soit 1.313 € bruts mensuels).

4. Cumul emploi-retraite :
La pension de retraite et un revenu d'activité professionnelle peuvent se cumuler. Cette reprise d’activité est possible sans
conditions :
▪ Dans un autre régime.
▪ Dans le même régime :
▪ À partir de 62 ans si toutes les retraites de bases et complémentaires de tous les régimes sont liquidées avec la durée de
référence requise et le taux plein.
Si ces conditions ne sont pas remplies une activité salariée peut être exercée chez un autre employeur ou chez le dernier
employeur avec toutefois un délai de carence de 6 mois. Dans les deux cas, le cumul est plafonné.
Reprise chez un autre employeur : la pension de retraite est payée si le total des revenus d’activité et des pensions de
retraite (base et complémentaire) ne dépasse pas le dernier salaire d’activité perçu avant la liquidation de la retraite ou 1,6
fois le montant brut mensuel du smic, soit pour 2024 : 1.767 € x 1,6 = 2.827 €. On retient le montant le plus avantageux.

Retraite / Janvier 2024 / Page 22 sur 27


Reprise d’activité chez le dernier employeur : la pension de retraite est payée si le total des revenus d’activité et des
pensions de retraite (base et complémentaire) ne dépasse pas la moyenne des trois derniers salaires ou 1,6 fois le montant
brut mensuel du smic, soit pour 2024 : 1.767 € x 1,6 = 2.827 €. On retient le montant le plus avantageux.
En cas de dépassement, la pension de retraite est suspendue pendant la période d’activité. Elle est reprise en cas de
cessation d’activité ou de revenu inférieur à la limite.
Exemples :
- Un retraité perçoit 1.300 € de pension mensuelle (base et complémentaire) et en même temps un salaire mensuel de 1.000 €
de la part d’un autre employeur que le précédent, soit un total de 2.300 €. Son dernier salaire mensuel d’activité s’élevait à
3.000 €. Le total de la pension de retraite et du revenu d’activité est inférieur à son dernier salaire mensuel d’activité. Le
cumul de 2.300 € est donc possible.
- Un retraité perçoit 1.000 € de pension mensuelle (base et complémentaire) et en même temps un salaire mensuel de 2.000 €
de la part du même employeur que le précédent, soit un total de 3.000 €. La moyenne de ses trois derniers salaires mensuels
d’activité s’élevait à 1.900 €. Le total de la pension de retraite et du nouveau revenu d’activité est supérieur à la moyenne de
ses trois derniers salaires mensuels d’activité. Le cumul mensuel n’est donc possible qu’à concurrence de 2.827 €.
▪ À partir de 67 ans, sans conditions.
▪ Le cumul d’un emploi avec la pension de retraite donnera le droit à une autre pension de retraite de base en fonction des
cotisations versées (sans décote ni surcote) et sera prise en compte pour la pension de réversion. Le salarié n’aura plus droit
à une nouvelle indemnité de départ en retraite.
Les conditions de cumul entre l'ASPA et des revenus tirés d'une activité professionnelle, passent par un abattement forfaitaire
appliqué à ces revenus d'activité : 0,9 fois le smic brut mensuel (1.767 €) pour une personne soit 1.590 € et 1,5 fois le smic brut
mensuel (1.767 €) pour un couple fiscal soit 2.651 €.

5. Réversion :
Pour obtenir une pension de réversion, le conjoint survivant ou le (les) ex-conjoint(s) :
▪ Doit être âgé d’au moins 55 ans au 1er janvier 2009 (si le décès de l’assuré est intervenu au plus tard au 31.12.2008, l’âge du
conjoint survivant est fixé à 51 ans),
▪ Doit avoir des ressources annuelles inférieures ou égales à 2.080 x smic brut horaire (soit au 1 er.01.2024 : 24.232 €) s’il est
seul et à 3.328 (2.080 x 1,6) x smic brut horaire (soit au 1 er.01.2024 : 38.771 €) s’il est en couple fiscal.
Pour le calcul des ressources : les revenus professionnels ou de remplacement bénéficient d’une déduction de 30 % et les biens
mobiliers ainsi qu’immobiliers (hors résidence principale) sont estimés à 3 % de leur valeur au moment de la demande.
La pension de réversion n’est pas attribuée automatiquement. Il faut en faire la demande.
La pension de réversion est égale à 54 % de la pension du conjoint défunt (sans tenir compte des majorations). Elle ne peut pas
être inférieure à 3.900 € (3.864 € x 15,576 % x 54 % x 12) pour l’année (325 € par mois) si le défunt a cotisé au moins 60
trimestres, sinon ce minimum est réduit proportionnellement. Elle ne peut pas être supérieure à 12.519 € (soit 3.864 € / 2 x 54 % x
12) pour l’année (1.043 € par mois). Ces deux montants s’appliquent pour l’ensemble des personnes qui reçoivent une partie de la
pension de réversion.
Si le défunt a été marié plusieurs fois, la pension de réversion est proportionnelle à la durée de chaque mariage. Exemple : à son
décès un assuré laisse une veuve et une ex-épouse dont les mariages ont duré respectivement 12 ans (144 mois) et 18 ans (216

Retraite / Janvier 2024 / Page 23 sur 27


mois). La totalité des années de mariage est donc de 30 ans soit 360 mois. La veuve aura 40 % (12/30 ou 144 / 360) de la pension
de réversion (pension du défunt x 54 % x 144 / 360 = 21,60 %) et l’ex-épouse 60 % (18/30 ou 216 / 360) de cette même pension de
réversion (pension du défunt x 54 % x 216 / 360 = 32,40 %).
Au décès du conjoint survivant (ou d'un conjoint divorcé), sa part augmentera la part de l'autre (ou des autres) à partir du 1 er jour
du mois suivant le décès.
Actuellement, ni le concubin ni le partenaire pacsé survivant ne peut bénéficier d'une pension de réversion.

- Exemple 1
Une veuve vivant seule (un seul mariage pour le défunt) : pension de réversion brute annuelle de 12.000 € (soit 22.222 € x 54 %) et
ressources supplémentaires réelles de 13.000 € (18.572 € - 30 %) soit un total annuel de 25.000 €. La pension de réversion brute
sera ramenée à : 12.000 € - (25.000 € - 24.232 €) = 11.232 €.
- Exemple 2
Jacques a été marié 2 fois avec Nadine (la veuve 61 ans) et Sophie (l'ex-épouse remariée 63 ans). Elles demandent toutes deux la
pension de réversion :
1er mariage avec Sophie, durée du mariage : 121 mois
2nd mariage avec Nadine, durée du mariage : 396 mois
Durée totale des 2 mariages : 517 mois
Montant annuel de la pension de retraite de Jacques : 22.222 € brut
Montant annuel de la pension de réversion globale : 22.222 € x 54 % = 12.000 € brut
Montant annuel de la pension de réversion de Nadine : 12.000 € x 396/517 = 9.191 €
Montant annuel de la pension de réversion de Sophie : 12.000 € x 121/517 = 2.809 €
Application des conditions de ressources annuelles :
Pour Nadine : 24.232 € et pour Sophie : 38.771 €

La pension de réversion peut être majorée :


▪ De 10 % si le survivant a eu ou élevé au moins 3 enfants.
▪ De 927 € par mois pour chaque enfant à charge, si le survivant a moins de 65 ans et qu’il ne perçoit pas de retraite
personnelle. En cas de partage de pension de réversion avec d’autres ex-conjoints, la majoration forfaitaire reste entière
pour chaque enfant. Si la pension de réversion est réduite compte tenu des ressources du survivant, la majoration forfaitaire
pour enfant est réduite dans les mêmes proportions.
▪ De 11,10 % si le conjoint survivant est âgé d’au moins 65 ans, qu’il a fait valoir l’ensemble de ses droits à la retraite et que le
total de ses pensions (personnelle et réversion) ne dépasse pas 11.125 € pour l’année. Si le total des pensions (personnelle et
réversion) et de la majoration dépasse le plafond de 11.125 € la majoration est réduite en conséquence.

6. Retraite progressive :
La retraite progressive (dite CPA cessation progressive d’activité) permet aux salariés âgés d’au moins 60 ans de travailler à temps
partiel tout en bénéficiant d’une fraction de leur pension de retraite (retraites de base et complémentaires). La retraite progressive
est ouverte aux salariés justifiant de 150 trimestres validés au titre de l’assurance-vieillesse.
Exemple :

Retraite / Janvier 2024 / Page 24 sur 27


Pendant la retraite progressive la pension est calculée en fonction du temps partiel. Si un actif travaille 25 h par semaine dans une
entreprise qui pratique les 35 h, son temps partiel équivaut à 25 h / 35 h = 71 %. Il aura droit à 100 % - 71 % = 29 % de sa
pension de retraite. Ce pourcentage s’applique sur sa retraite de base, calculée comme s’il partait à la retraite, en tenant compte
du nombre de trimestres acquis au moment du passage à la retraite progressive. Si tous les trimestres de la durée de référence
sont acquis, la pension de retraite sera calculée à taux plein. S’il en manque, la pension de retraite subira un abattement. La
retraite définitive sera recalculée, en tenant compte des trimestres acquis pendant la période de retraite progressive, quand l’actif
cessera toute activité. S’il a poursuivi son activité au-delà de 62 ans alors qu’il a droit au taux plein, la retraite progressive lui
permettra de majorer sa pension de retraite avec la surcote. Entre l’entrée dans le dispositif et la sortie, la retraite progressive ne
sera pas recalculée en fonction du nombre de trimestres validés ou de la surcote.

7. Prélèvements sur les pensions :


▪ Cotisation d'assurance maladie : Le prélèvement de la cotisation d'assurance maladie est lié au droit à l'assurance maladie.
Les régimes complémentaires y sont assujettis. Pour tous les régimes de base : seuls sont assujettis les retraités domiciliés
fiscalement hors de France et qui relèvent à titre obligatoire d'un régime français d'assurance maladie. Les régimes qui sont
à la fois de base et complémentaire en sont exclus sauf pour les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle.
Taux de 1 % non déductible.
▪ Contribution sociale généralisée : La CSG est prélevée par application d'un taux de 8,30 % sur toutes les pensions de retraite
(retraite de base et retraite complémentaire) déductible à hauteur de 5,90 %.
Toutefois (en Métropole car plafonds spécifiques pour l’outre-mer) :
 Quand le revenu fiscal de référence 2022 (impôt 2023) est supérieur à 12.230 € et inférieur à 15.988 € (célibataire)
et supérieur à 18.760 € et inférieur 24.525 € (couple fiscal), le taux de CSG est réduit, à 3,80 % totalement
déductible.
 Quand le revenu fiscal de référence 2022 (impôt 2023) est supérieur à 15.988 € et inférieur à 24.812 € (célibataire)
et supérieur à 24.812 € et inférieur à 38.058 € (couple fiscal), le taux de CSG (intermédiaire) est réduit, à 6,60 %
déductible à hauteur de 4,20 %.
▪ Contribution au remboursement de la dette sociale : La CRDS est prélevée à la source par application d'un taux de 0,50 %
sur le revenu brut (retraite de base et retraite complémentaire), non déductible,
▪ Contribution additionnelle de solidarité active : Sur les pensions de retraite au taux de 0,30 %, non déductible. Toutefois,
sont exonérés les :
 Personnes qui perçoivent l’ASPA,
 Titulaires de pensions de retraite ou d'invalidité non redevables de la CSG et de la CRDS,
 Retraités non assujettis à la taxe d'habitation.
▪ Exonération totale pour les titulaires de prestations de retraite non contributives : Les bénéficiaires d'une prestation de
vieillesse non contributive, accordée par la Sécurité sociale, sous conditions, aux personnes n'ayant pas ou pas suffisamment
cotisé pour percevoir une pension de retraite, sont exonérées de tous prélèvements sociaux sur ces allocations du minimum.
▪ Prélèvement des retenues à la source : La CSG et la CRDS sont prélevées automatiquement par l'organisme qui verse la
pension. Les retraités dont le revenu fiscal de référence 2022 (impôt 2023) est inférieur ou égal à 12.230 € pour une part

Retraite / Janvier 2024 / Page 25 sur 27


jusqu’à 18.760 € pour deux parts ne sont pas assujettis à la CSG, ni à la CRDS ni à la CASA (contribution additionnelle de
solidarité active) en 2024.

Dénomination Taux 0 Taux réduit Taux médian Taux normal


1) RFR inf. ou = à 2) RFR sup. à 1 et inf. ou = 3) RFR sup. à 2 et inf. ou = à 4) RFR sup. à
à
1 part 12.230 € 15.988 € 24.812 € 24.812 €
2 parts 18.760 € 24.525 € 38.058 € 38.058 €
CSG 0% 3,80 % 6,60 % 8,30 %
CRDS Exonération 0,50 % 0,50 % 0,50 %
CASA Exonération Exonération 0,30 % 0,30 %
Total - 4,30 % 7,40 % 9,10 %
CSG déductible - 3,80 % 4,20 % 5,90 %
½ part suppl. + 3.265 € + 4.269 € + 6.623 € + 6.623 €
PS non - 0,50 % 3,20 % 3,20 %
déductibles

 Exemple sur une base brute mensuelle de 2.200 € pour une personne seule (taux normal) :
 2.200 € - (8,30 % + 0,50 % + 0,30 %) = 2.000 € nets à payer pour le mois avant le PAS
 2.200 € x ((8,30 % - 5,90 %) + (0,50 % + 0,30 %)) = 70 €
 2.000 € + 70 € = 2.070 € nets à déclarer pour le mois
 (2.070 € x 12) - 10 % = 22.356 € imposables pour l’année

8. Fiscalité sur les pensions :


Pour le régime de base, la fraction imposable à la TMI est de 90 %.

- Régime complémentaire obligatoire :


Ce sont des régimes en points fondé sur des cotisations.
La ou les affiliations s'appliquent quelle que soit la nature du contrat de travail :
 Contrat à durée indéterminée (CDI),
 Contrat à durée déterminée (CDD),
 Contrat d'intérim,
 Contrat d'apprentissage...
Dans un accord signé le 30 octobre 2015, les partenaires sociaux, gestionnaires de l'ARRCO et de l'AGIRC, ont décidé de fusionner
les deux régimes de retraite complémentaire (qui viennent « compléter » la retraite de base). Cette fusion, effective à partir du 1er
janvier 2019, vise essentiellement à mutualiser les réserves financières et sauver, de cette manière, l'AGIRC qui accuse un grave
déficit causé par le vieillissement de la population.

Retraite / Janvier 2024 / Page 26 sur 27


A compter du 1er janvier 2019, les salariés du privé sont donc affiliés à un seul et unique régime de retraite complémentaire,
baptisé AGIRC-ARRCO (Association Générale des Institutions de Retraite des Cadres - Association pour le Régime de Retraite
COmplémentaire des salariés-en plus de leur régime de retraite de base (l'Assurance retraite pour les salariés des entreprises ou
la Mutualité sociale agricole [MSA] pour les salariés agricoles).
Les cadres disposent donc plus que d'un seul régime complémentaire au lieu de deux (ARRCO + AGIRC), alors que les non-cadres
cotisaient déjà seulement à l'ARRCO.
Outre les salariés travaillant dans les entreprises, les associations et le monde agricole (exploitations agricoles, coopératives
agricoles, mutuelles agricoles et industries agro-alimentaires), d'autres catégories de salariés sont affiliées au futur AGIRC-ARRCO.
On trouve dans cette catégorie certains intermittents du spectacle, les journalistes pigistes, les assistants maternels, les
mannequins, les aides familiaux au pair, les commerciaux VRP, les salariés à domicile ainsi que les concierges, gardiens et
employés d'immeubles.

1. Cotisations :
A l'image des cotisations vieillesse de base, les cotisations vieillesse complémentaires portent sur des tranches du salaire brut et
sont réparties entre une part salariale et une part patronale. Ces assiettes de cotisation (base à partir desquelles les cotisations
sont calculées et déduites) sont exprimées en plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS) qui a été fixé à 3.864 € en 2024.

Tranches de cotisation AGIRC-ARRCO


 Tranche 1 (T1) du salaire brut : jusqu'à 1 PMSS (3.864 €)
 Tranche 2 (T2) du salaire brut : de 1 à 8 PMSS (de 3.864 € x 8 = 30.912 €)

Un pourcentage du salaire est prélevé chaque mois. Cette somme, divisée par le prix d'achat du point, appelé salaire de référence,
permet d'acquérir des points de retraites complémentaires. Les prix d'achat du point AGIRC-ARRCO est déterminé chaque année
par les partenaires sociaux.
Il faut distinguer :
 Taux de cotisation appelé (taux effectif) qui est réellement prélevé sur le salaire,
 Taux contractuel de cotisation (taux d'acquisition des points) qui permet d'acquérir des points.

Une partie des cotisations AGIRC-ARRCO prélevées ne permettent pas d'acheter des points, mais servent à équilibrer les finances
des régimes. On parle alors de cotisations « appelées ». En d'autres termes, une partie des cotisations est prélevée à fonds perdus,
sans générer de droits à la retraite. Aujourd'hui, sur 127 € de cotisation, 100 € permettent d'acquérir des points.
Les cotisations sont supportées à 40 % par le salarié et à 60 % par l'employeur. Certaines conventions collectives ou accords de
branches professionnelles pourront prévoir une part patronale supérieure à 60 %.
TCA
Part salariale Part patronale Total
Tranche 1 (salaire jusqu’au plafond de la Sécurité sociale)
Taux 3,15 % 4,72 % 7,87 %
CEG 0,86 % 1,29 % 2,15 %
Total 4,01 % 6,01 % 10,02 %

Retraite / Janvier 2024 / Page 27 sur 27


Tranche 2 (salaire brut compris entre 1 et 8 fois le plafond de la Sécurité sociale)
Taux 8,64 % 12,95 % 21,59 %
CEG 1,08 % 1,62 % 2,70 %
Total 9,72 % 14,57 % 24,29 %
Tranche 1 + Tranche 2 (salaire brut excédant le plafond de la Sécurité sociale limité à 8 plafonds de la Sécurité sociale)
CET Part salariale Part patronale Total
Taux 0,14 % 0,21 % 0,35 %
Tranche 1 + Tranche 2 (salaire cadre limité à 4 plafonds de la Sécurité sociale)
APEC Part salariale Part patronale Total
Taux 0,024 % 0,036 % 0,06 %

CEG : Contribution d’équilibre général, CET : Contribution d’équilibre technique, APEC : Association pour l’emploi des cadres

Exemple sur un salaire brut mensuel de 1.500 € :


▪ Part salariale :
TCA : 1.500 € x 4,01 % = 60 €
▪ Part patronale :
TCA : 1.500 € x 6,01 % = 90 €

Exemple sur un salaire brut mensuel de 4.000 € :


▪ Part salariale :
T1 : 3.864 € x 4,01 % = 155 €
T2 : (4.000 € - 3.864 €) x 9,72 % = 13 €
CET :
T1 : 3.864 € x 0,14 % = 5 €
T2 : (4.000 € - 3.864 €) x 0,14 % = 0,19 €
Total : 155 € + 13 € + 5 € + 0,19 € = 173 €
▪ Part patronale :
T1 : 3.864 € x 6,01 % = 232 €
T2 : (4.000 € - 3.864 €) x 14,57 % = 20 €
CET :
T1 : 3.864 € x 0,21 % = 8 €
T2 : (4.000 € - 3.864 €) x 0,21 % = 0,29 €
Total : 232 € + 20 € + 8 € + 0,29 € = 260 €

Si le salaire brut mensuel de 4.000 € est celui d’un cadre :


▪ Part salariale :
Idem + APEC :
T1 : 3.864 € x 0,024 % = 0,93 €

Retraite / Janvier 2024 / Page 28 sur 27


T2 : (4.000 € - 3.864 €) x 0,024 % = 0,03 €
Total : 173 € + 0,93 € + 0,03 € = 174 €
▪ Part patronale :
Idem + APEC :
T1 : 3.864 € x 0,036 % = 1,39 €
T2 : (4.000 € - 3.864 €) x 0,036 % = 0,05 €
Total : 260 € + 1,39 € + 0,05 € = 261 €

2. Liquidation :
* Age légal de départ en retraite :
Ce sont les mêmes règles que celles du régime de base. À partir de l’âge légal en vigueur sous réserve que l'assuré bénéficie d'une
retraite de base accordée à taux plein ou l’âge défini sans conditions. L'âge du départ peut être avancé pour les travailleurs
handicapés ou dans le cas les départs anticipés. Les périodes assimilées (service militaire, chômage indemnisé ou non, maternité,
maladie, accident du travail) sont génératrices de points.

L’acquisition de points de retraite s’établit en divisant la totalité des cotisations (patronales et salariales) ramenées à 100 % par le
salaire de référence de 19,6321 €. Le salaire de référence est fixé en tenant compte de l'évolution du salaire moyen des
participants du régime. Les cotisations CEG, CET et APEC ne sont pas génératrices de points.

TCC
Part salariale Part patronale Total
Tranche 1 (salaire jusqu’au plafond de la Sécurité sociale)
Taux 2,48 % 3,72 % 6,20 %
CEG - - -
Total 2,48 % 3,72 % 6,20 %
Tranche 2 (salaire brut compris entre 1 et 8 fois le plafond de la Sécurité sociale)
Taux 6,80 % 10,20 % 17 %
CEG - - -
Total 6,80 % 10,20 % 17 %
Tranche 1 + Tranche 2 (salaire brut excédant le plafond de la Sécurité sociale limité à 8 plafonds de la Sécurité sociale)
CET Part salariale Part patronale Total
Taux - - -
Tranche 1 + Tranche 2 (salaire cadre limité à 4 plafonds de la Sécurité sociale)
APEC Part salariale Part patronale Total
Taux - - -

Exemple sur un salaire brut mensuel de 1.500 € :


▪ Part salariale :

Retraite / Janvier 2024 / Page 29 sur 27


TCC : (1.500 € x 2,48 %) / 19,6321 € = 1,89 points
▪ Part patronale :
TCC : (1.500 € x 3,72 %) / 19,6321 € = 2,84 points
▪ Total = 1,89 + 2,84 = 4,73 points

Exemple sur un salaire brut mensuel de 4.000 € (non-cadre et cadre) :


▪ Part salariale :
T1 : (3.864 € x 2,48 %) / 19,6321 € = 4,88 points
T2 : ((4.000 € - 3.864 €) x 6,80 %) / 19,6321 € = 0,47 points
Total : 4,88 + 0,47 = 5,35 points
▪ Part patronale :
T1 : (3.864 € x 3,72 %) / 19,6321 € = 7,32 points
T2 : ((4.000 € - 3.864 €) x 10,20 %) / 19,6321 € = 0,71 points
Total : 7,32 + 0,71 = 8,03 points
Total général : 5,35 + 8,03 = 13,38 points

Outre les rachats pour études, il est également possible de racheter des points au titre des années incomplètes de cotisation. Il
s'agit des périodes durant lesquelles le salarié a travaillé à temps partiel, en CDD, en intérim ou en travail saisonnier et n' a pas pu
valider quatre trimestres de retraite dans l'année (soit une annuité complète) aux régimes de base.
L’assuré a donc la possibilité, au plus tard à 66 ans, de racheter des points dans la limite de 140 points par année d’études
supérieures (dans la limite de 3 ans soit 420 points au total pour 12 trimestres, un trimestre équivaut à 35 points).
Ce rachat est conditionné au rachat de trimestres pour années d’études supérieures ou d’années incomplètes dans le régime de
base.
Le coût dépend du nombre de points rachetés, d’un coefficient d’âge, de la valeur de service du point et de l’âge du bénéficiaire
au moment du rachat.

Nombre de points à racheter x coefficient d’âge x valeur de service du point


Barème
Age à la date du versement 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35
Coefficient 29, 30 30 30 30 30 30 30 30 30 30 30 29, 29, 29, 29,9
9 9 9 9
Age à la date du versement 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51
Coefficient 29, 29, 29, 29, 29, 29, 29, 29, 29, 29, 29, 29, 29, 29, 29, 29,1
8 8 8 7 7 6 6 5 5 4 3 3 2 2 1
Age à la date du versement 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 -
Coefficient 29 29 29 28, 28, 28, 28, 29 29 29 29, 29, 28, 27, 26, -
9 9 9 9 1 2 3 3 3

Retraite / Janvier 2024 / Page 30 sur 27


Exemple : Il manque 9 trimestres à Mr Pierre. 1 trimestre = 35 points soit 9 x 35 = 315 points, Age = 62, Coefficient = 29,1 Valeur
du point = 1,4159 €
Soit : 315 x 29,1 x 1,4159 € = 12.979 € déductibles

* Décote :
Si la retraite de base n’est pas liquidée à taux plein entre 62 ans et 67 ans, les points acquis dans les régimes complémentaires
sont affectés d’un coefficient de minoration qui dépend du nombre de trimestres manquants (sauf pour les assurés ayant
commencé à cotiser avant l’âge de 20 ans et ayant le nombre de trimestres requis) :

Trimestres manquants Coefficient de minoration Trimestres manquants Coefficient de minoration


20 0,78 10 0,90
19 0,7925 9 0,91
18 0,805 8 0,92
17 0,8175 7 0,93
16 0,83 6 0,94
15 0,8425 5 0,95
14 0,855 4 0,96
13 0,8675 3 0,97
12 0,88 2 0,98
11 0,89 1 0,99

Exemple : Mr Pierre, assuré de 62 ans et 6 mois né le 1 er.01.1962 qui doit cotiser 169 trimestres et qui n’en a cotisé que 160. Il a
acquis 6.747 points. Il prend sa retraite le 1 er.07.2024. Il lui manque 9 trimestres soit : (6.747 points x 0,91) x 1,4159 € = 8.693 €
de pension de retraite brute annuelle pour l’AGIRC-ARRCO soit 724 € par mois.

* Pension
Au moment de la liquidation des droits à la retraite, le nombre de points de retraite complémentaire acquis durant la carrière (part
salariale et part patronale) est multiplié par la valeur de service du point : 1,4159 € pour donner le montant de la pension de
retraite complémentaire à servir.
Par exemple, un assuré qui a acquis durant sa carrière professionnelle un total de 174 points par an x 40 ans = 6.960 points,
recevra une pension de retraite brute annuelle de 6.960 points x 1,4159 € = 9.855 € soit 821 € par mois. La valeur du point est
fixée par les partenaires sociaux comme l’évolution annuelle moyenne des prix hors tabac.
Les salariés, y compris cadres, qui liquideront leurs droits à partir du 1 er janvier 2021 percevront tous les mois une seule retraite
AGIRC-ARRCO. Elle sera versée à « terme à échoir » (c'est-à-dire au début de chaque mois pour lequel la pension est due).

* Bonus-Surcote :

Retraite / Janvier 2024 / Page 31 sur 27


L'accord paritaire du 30 octobre 2015 a mis en place un système de bonus pour les salariés non concernés par la réforme des
retraites qui sont nés à partir du 1er janvier 1957 et qui liquideront leurs droits à retraite complémentaire à compter du 1 er janvier
2021, à l’âge de 62 ans, en disposant de tous leurs trimestres de retraite au régime de base donc du taux plein.
Après la date d’obtention du taux plein au régime de base, le retraité bénéficiera d’une majoration temporaire de sa pension de
retraite complémentaire pendant 1 an de :
▪ 10 % s’il décale sa demande de pension de retraite complémentaire de 2 ans (64 ans),
▪ 20 % s’il décale sa demande de pension de retraite complémentaire de 3 ans (65 ans),
▪ 30 % s’il décale sa demande de pension de retraite complémentaire de 3 ans (66 ans).
Cette majoration s'ajoutera à la surcote (viagère) sur les pensions du régime de base.

Si départ à 66 ans
+ 30 % sur 1 an 100 % de la pension
complémentaire
Si départ à 65 ans
+ 20 % sur 1 an 100 % de la pension complémentaire
Si départ à 64 ans
+ 10 % sur 1 an 100 % de la pension complémentaire
64 ans 65 ans 66 ans 67 ans

* Majorations :
La pension de retraite peut être majorée, tant pour la mère que pour le père de :
 10 % (3 enfants au minimum) avec un plafond de 2.221 €.

* Revalorisation :
La revalorisation annuelle des retraites complémentaires ne va plus se baser sur l'inflation, mais sur l'évolution moyenne des
salaires qui augmentant traditionnellement plus vite que les prix. Toutefois, un pilotage dit « technique » a été introduit qui
permettra aux partenaires sociaux de minorer ou de majorer au coup par coup le taux d'indexation dans le respect de l'équilibre
financier du régime AGIRC-ARRCO. Par exemple, les représentants du patronat et des syndicats de salariés pourront décider, face
à l'allongement de l'espérance de vie, de diminuer le taux d'indexation. A contrario, en cas de croissance économie forte, ils
pourront augmenter ponctuellement le taux d'indexation.

3. Cumul emploi-retraite :
Idem régime général.

4. Réversion :
Elle bénéficie au conjoint survivant (et/ou à l’ex-conjoint) non remarié pour 60 % de la pension du défunt (taux proratisé en cas de
pluralité de mariages) si :
 Le conjoint survivant est âgé d’au moins 55 ans ou sans condition d’âge s’il est invalide ou qu’il a au moins 2 enfants à
charge de moins de 25 ans.

Retraite / Janvier 2024 / Page 32 sur 27


Elle bénéficie également à l’orphelin de père et/ou de mère, aux conditions suivantes :
 50 % des droits du ou des parents décédés jusqu’à 21 ans, 25 ans si l’enfant est à la charge du dernier parent lors du décès
ou invalide avant 21 ans.

5. Retraite progressive :
Idem régime général.

6. Prélèvements sur les pensions :


▪ Cotisation d'assurance maladie : Le prélèvement de la cotisation d'assurance maladie est lié au droit à l'assurance maladie.
Les régimes complémentaires y sont assujettis. Pour tous les régimes de base : seuls sont assujettis les retraités domiciliés
fiscalement hors de France et qui relèvent à titre obligatoire d'un régime français d'assurance maladie. Les régimes qui sont
à la fois de base et complémentaire en sont exclus sauf pour les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle.
Taux 1 % non déductible.
▪ Contribution sociale généralisée : La CSG est prélevée par application d'un taux de 8,30 % sur toutes les pensions de retraite
(retraite de base et retraite complémentaire) déductible à hauteur de 5,90 %.
Toutefois (en Métropole car plafonds spécifiques pour l’outre-mer) :
 Quand le revenu fiscal de référence 2022 (impôt 2023) est supérieur à 12.230 € et inférieur à 15.988 € (célibataire)
et supérieur à 18.760 € et inférieur 24.525 € (couple fiscal), le taux de CSG est réduit, à 3,80 % totalement
déductible.
 Quand le revenu fiscal de référence 2022 (impôt 2023) est supérieur à 15.988 € et inférieur à 24.812 € (célibataire)
et supérieur à 24.812 € et inférieur à 38.058 € (couple fiscal), le taux de CSG (intermédiaire) est réduit, à 6,60 %
déductible à hauteur de 4,20 %.
▪ Contribution au remboursement de la dette sociale : La CRDS est prélevée à la source par application d'un taux de 0,50 %
sur le revenu brut (retraite de base et retraite complémentaire), non déductible,
▪ Contribution additionnelle de solidarité active : Sur les pensions de retraite au taux de 0,30 %, non déductible. Toutefois,
sont exonérés les :
 Personnes qui perçoivent l’ASPA,
 Titulaires de pensions de retraite ou d'invalidité non redevables de la CSG et de la CRDS,
 Retraités non assujettis à la taxe d'habitation.
▪ Exonération totale pour les titulaires de prestations de retraite non contributives : Les bénéficiaires d'une prestation de
vieillesse non contributive, accordée par la Sécurité sociale, sous conditions, aux personnes n'ayant pas ou pas suffisamment
cotisé pour percevoir une pension de retraite, sont exonérées de tous prélèvements sociaux sur ces allocations du minimum.
▪ Prélèvement des retenues à la source : La CSG et la CRDS sont prélevées automatiquement par l'organisme qui verse la
pension. Les retraités dont le revenu fiscal de référence 2022 (impôt 2023) est inférieur ou égal à 12.230 € pour une part
jusqu’à 18.760 € pour deux parts ne sont pas assujettis à la CSG, ni à la CRDS ni à la CASA (contribution additionnelle de
solidarité active) en 2024.

Dénomination Taux 0 Taux réduit Taux médian Taux normal


1) RFR inf. ou = à 2) RFR sup. à 1 et inf. ou = 3) RFR sup. à 2 et inf. ou = à 4) RFR sup. à

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à
1 part 12.230 € 15.988 € 24.812 € 24.812 €
2 parts 18.760 € 24.525 € 38.058 € 38.058 €
CSG 0% 3,80 % 6,60 % 8,30 %
CRDS Exonération 0,50 % 0,50 % 0,50 %
CASA Exonération Exonération 0,30 % 0,30 %
Ass. Maladie Exonération Exonération 1% 1%
Total - 4,30 % 8,40 % 10,10 %
CSG déductible - 3,80 % 4,20 % 5,90 %
½ part suppl. + 3.265 € + 4.269 € + 6.623 € + 6.623 €
PS non - 0,50 % 4,20 % 4,20 %
déductibles

Exemple sur une base brute mensuelle de 2.200 € pour une personne seule (taux normal) :
 2.200 € - (8,30 % + 0,50 % + 0,30 % + 1 %) = 1.978 € nets à payer pour le mois avant le PAS
 2.200 € x ((8,30 % - 5,90 %) + (0,50 % + 0,30 % + 1 %)) = 92 €
 1.978 € + 92 € = 2.070 € nets à déclarer pour le mois
 (2.070 € x 12) - 10 % = 22.356 € imposables pour l’année

7. Fiscalité sur les pensions :


Pour le régime complémentaire, la fraction imposable à la TMI est de 90 %.

B. Industriels et indépendants :

Depuis le 1er juillet 2006, la CANCAVA (Caisse Autonome Nationale de Compensation de l'Assurance Vieillesse Artisanale) qui
prenait en charge la retraite de base des artisans et l’ORGANIC (ORGAnisation autonome Nationale d'assurance vieillesse de
l'Industrie et du Commerce) qui prenait en charge la retraite de base des commerçants et des industriels sont devenues le RSI
(Régime Social des Indépendants) pour gérer à la fois leur régime de base et leur régime complémentaire, et ce jusqu’au 31
décembre 2017.
Depuis le 1er janvier 2018, et après des mesures transitoires étalées sur une période de deux ans, pendant lesquels c’est la Caisse
d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail (CARSAT) puis la Sécurité sociale des indépendants (SSI) qui a géré la retraite de
base, c’est désormais, depuis le 1er janvier 2020, le régime général de la Sécurité sociale qui s’occupe des travailleurs non-salariés
(TNS) de la même manière que pour les travailleurs salariés (TS).

Tous les assurés doivent obligatoirement cotiser à deux régimes : un de base et un complémentaire.
- Régime de base obligatoire :
C’est un régime en droit fondé sur une durée d’assurance et un revenu moyen. Depuis 1973, les règles de ce régime sont
identiques à celles du régime de base des salariés. C’est ce que l’on appelle un « régime aligné ».

Retraite / Janvier 2024 / Page 34 sur 27


1. Cotisations :
Les indépendants bénéficiaires sont les gérants de :
▪ SARL (Société A Responsabilité Limitée),
▪ EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée),
▪ EI (Entreprise Individuelle) dont les :
▪ EIRL (Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée,
▪ Microentreprise (le statut de microentrepreneur a remplacé, depuis le 1 er janvier 2016, le statut d'autoentrepreneur).
Les cotisations sont calculées à partir du revenu professionnel brut de l’indépendant.
Afin d'aider l'indépendant au démarrage de son activité, période qui souvent s'accompagne de faibles revenus, il existe un régime
dérogatoire concernant les cotisations sociales (maladie-maternité, allocations familiales, prélèvements sociaux, invalidité-décès,
retraite de base et complémentaire). Au démarrage de l'activité artisanale ou commerciale, l’assuré bénéficie de 24 mois
d’exonération des cotisations, il doit néanmoins payer une cotisation forfaitaire de retraite (base et complémentaire) pendant les
deux premières années. Lorsque, pour la troisième année, le revenu d'activité est définitivement connu, les cotisations font l'objet
d'une régularisation.
Les deux premières années d'activité, les cotisations vieillesse (base et complémentaire) sont calculées sur une base forfaitaire :

1ère année et 2nde année d’activité


Base de calcul Assiette Taux Cotisation
Retraite de base 19 % du PASS 8.810 € 17,75 % 1.564 €
Retraite complémentaire 19 % du PASS 8.810 € 7% 617 €
Total 2.181 €

Cette cotisation permet aux assurés de valider quatre trimestres de retraite de base quel que soit le revenu.
Au début de la 3ème année on procède à une régularisation.

Les bases de calcul des cotisations sont proratisées en fonction de la durée d’activité. Pour les assurés en 3ème année d'activité, le
revenu déclaré peut être basé sur une année incomplète. Dans ce cas, le revenu servant à calculer la cotisation provisionnelle est
annualisé.
Exemple : début d’activité le 1er juillet et revenu : 10.000 €. Soit revenu annualisé : (10.000 € / 183 jours) x 365 jours = 19.945 €

Les cotisations calculées à partir du revenu brut de l’indépendant, sont entièrement proportionnelles. Les revenus sont divisés en
deux tranches, appelées T1 et T2, et chaque tranche est affectée d’un taux de cotisation.

* Part de l’indépendant :
▪ T1 : 17,75 % sur le revenu professionnel limité au plafond de la Sécurité sociale (cotisation plafonnée génératrice de droits),
▪ T2 : 0,60 % au-delà du plafond (cotisation déplafonnée non génératrice de droits).
Exemples sur un revenu professionnel brut annuel de :
▪ 30.000 € soit : 30.000 € x 17,75 % = 5.325 € générateurs de droits,

Retraite / Janvier 2024 / Page 35 sur 27


▪ 60.000 € soit : (46.368 € x 17,75 %) + ((60.000 € - 46.368 €) ) x 0,60 %) = 8.312 € (mais seule la T1 est génératrice de
droits).
Le revenu professionnel correspond aux bénéfices de l'entreprise dans le cadre d'une entreprise individuelle soumise à l'impôt sur
le revenu.
Le revenu professionnel correspond à la rémunération annuelle perçue par l’indépendant dans le cadre d'une entreprise
individuelle soumise à l'impôt sur les sociétés.

Les cotisations vieillesse ne sont pas prélevées directement chaque mois comme pour les salariés. Tous les ans, les indépendants
doivent déclarer en mai-juin leur revenu professionnel réalisé l'année précédente. Les cotisations vieillesse sont ensuite
régularisées l'année suivante lorsque les revenus réels sont connus.

En cas de revenu professionnel déficitaire ou inférieur à 11,50 % du PASS, la cotisation annuelle à la retraite de base est
plafonnée.

Nature des cotisations Base de calcul Assiette Taux Cotisation


Retraite de base 11,50 % du PASS 5.332 € 17,75 % 946 €

Cette cotisation permet aux assurés de valider trois trimestres de retraite de base quel que soit le revenu.

Pour les affiliés placés sous le régime de l'ACRE (aide aux créateurs et repreneurs d'entreprise) il existe une exonération totale de
cotisations si le revenu professionnel en 2024 est inférieur ou égal à 34.776 € (75 % du PASS), puis une exonération dégressive de
cotisation si le revenu se situe entre 34.776 € et 46.368 €. Cette exonération s'annule lorsque le revenu est au moins égal au
plafond de la Sécurité sociale (46.368 € en 2024).

L’assuré peut également demander que ses cotisations soient calculées sur la base de son dernier revenu d’activité connu,
autrement dit celui de l’année précédente (n - 1), mais le principe de calcul reste identique.

2. Validation :
* Pour valider un trimestre :
Idem régime général.
Il faut effectuer au moins 150 h x 11,65 € pour percevoir 1.747,50 € soit x 4 = 6.990 € pour valider 4 trimestres maximum en 2024.
Il faut avoir cotisé au moins un trimestre pour pouvoir obtenir une pension.
3. Liquidation :
Avant 1973, le régime de retraite de base des indépendants était un régime en points. La valeur prise en compte en 2023 est fixée
à 9,9128 € pour les artisans et à 13,6695 € pour les commerçants et industriels. Le calcul s’établissait ainsi : nombre de points
acquis au 31 décembre 1972 x valeur du point.
Les indépendants qui ont commencé à exercer leurs activités avant 1973 se retrouvent donc avec deux pensions de base : une
calculée en points et une autre en droit. Toutefois, si l'artisan ou le commerçant ne dispose pas de tous les trimestres requis, la
décote s'applique également sur le nombre de points cumulés.

Retraite / Janvier 2024 / Page 36 sur 27


* Age légal de départ en retraite :
Idem régime général.

* Calcul :
Depuis 1973 : RPM (Revenu Professionnel Moyen) x taux de liquidation x nombre de trimestres d'assurance / durée de référence.
Idem régime général.
C’est la moyenne des revenus perçus pendant les meilleures années d'activité (dans la limite du plafond de la Sécurité sociale),
réévalués au moment du calcul de la pension, selon des coefficients fixés périodiquement. Le nombre d'années prises en compte
pour calculer le RPM varie selon l’année de naissance. Le RPM est calculé par rapport aux 25 meilleures années depuis 2021 (pour
un assuré né à partir de 1955). Si l’assuré a eu plusieurs activités (artisan, commerçant, salarié, activité agricole), ce nombre de
meilleures années sera pris en compte au prorata de sa durée d'assurance dans chaque régime par rapport à la durée de référence.

Calcul : Depuis 1973 : RPM (Revenu Professionnel Moyen) x taux de liquidation x nombre de trimestres d'assurance / durée de
référence.
Idem régime général.
Naissance Durée Meilleures Durée de Naissance Durée Meilleures Durée de
d’assurance années référence d’assurance années référence
1947 160 19 158 1955 -1957 166 25 166
1948 160 20 160 1958 -1960 167 25 167
1949 161 21 161 1961 - 1963 168 25 168
1950 162 22 162 1964 - 1966 169 25 169
1951 163 23 163 1967 - 1969 170 25 170
1952 164 24 164 1970 - 1972 171 25 171
1953 -1954 165 24 165 1973 - 1975 172 25 172

Durée d’assurance : nombre de trimestres réellement cotisés pour obtenir le taux plein.
Durée de référence : nombre de trimestres devant être validés pour obtenir le taux plein.

* Taux de la pension ou de liquidation :


Idem régime général.
Sauf :
Entre 60 ans et 65 ans pour les mères de famille ouvrières ayant élevées 3 enfants.

* Décote :
Idem régime général.

Retraite / Janvier 2024 / Page 37 sur 27


Sauf :
Salaire de base remplacé par RPM.

* Surcote :
Idem régime général.
Sauf :
Salaire de base remplacé par RPM.

4. Cumul emploi-retraite :
La pension de retraite et un revenu d'activité professionnelle peuvent se cumuler. Cette reprise d’activité est possible sans
condition :
▪ Dans un autre régime.
▪ Dans le même régime :
▪ À partir de 62 ans si toutes les retraites de bases et complémentaires de tous les régimes sont liquidées avec la durée de
référence requise et le taux plein.
Si ces conditions ne sont pas remplies une activité indépendante peut être exercée dans une autre société ou dans la
dernière société avec toutefois un délai de carence de 6 mois. Dans les deux cas, le cumul est plafonné.
Quelle que soit la société, la reprise d’une activité est possible mais la pension de retraite est payée si le total des revenus
d’activité et des pensions de retraite (base et complémentaire) ne dépasse pas le plafond de la Sécurité sociale en vigueur
pour une activité exercée dans une zone de revitalisation rurale (ZRR) ou une zone urbaine sensible (ZUS). Le plafond est
réduit de moitié dans les autres zones.
En cas de dépassement, la pension de retraite est suspendue pendant la période d’activité. Elle est reprise en cas de cessation
d’activité ou de revenu inférieur à la limite.
▪ À partir de 67 ans, sans conditions.

Les conditions de cumul entre l'ASPA et des revenus tirés d'une activité professionnelle, passent par un abattement forfaitaire
appliqué à ces revenus d'activité : 0,9 fois le smic brut mensuel (1.767 €) pour une personne soit 1.590 € et 1,5 fois le smic brut
mensuel (1.767 €) pour un couple fiscal soit 2.651 €.

5. Réversion :
Idem régime général.
Sauf :
Si le conjoint décédé avait cotisé avant le 1 er janvier 2004 au « régime des conjoints », la pension de réversion de base peut, pour
cette période et sous certaines conditions telles que la durée de mariage et la durée de cotisation, être portée à 75 % aux 65 ans du
conjoint survivant (ou 60 ans en cas d'inaptitude au travail).

6. Retraite progressive :
Idem régime général.

7. Prélèvements sur les pensions :

Retraite / Janvier 2024 / Page 38 sur 27


Idem régime général.

8. Fiscalité sur les pensions :


Idem régime général.

- Régime complémentaire obligatoire :


C’est un régime en points fondé sur des cotisations.
Commerçants : un régime de retraite complémentaire obligatoire en points a été mis en place le 1 er janvier 2004. Il remplace le
régime complémentaire dit « des conjoints », dont il reprend l'ensemble des droits acquis ou en cours d'acquisition. Les droits
acquis jusqu'au 31 décembre 2003 sont calculés et versés selon les règles de l'ancien régime des conjoints. Ils s'ajoutent, le cas
échéant, aux droits acquis à partir du 1er janvier 2004 dans le NRCO (Nouveau Régime COmplémentaire).
Artisans : RCO (Régime COmplémentaire).
Désormais, le régime est commun aux commerçants et aux artisans : le RCI (Régime Complémentaire des Indépendants).

1. Cotisations :
Les cotisations sont calculées à partir du revenu professionnel brut de l’indépendant.
* Part de l’indépendant :
▪ 7 % du revenu professionnel dans la limite de 42.946 € (montant spécifique)
▪ 8 % du revenu professionnel dans la limite de la différence entre 42.946 € et 185.472 € (4 PASS)
Exemple sur un revenu professionnel brut annuel de 50.000 € :
▪ (42.946 € x 7 %) + ((50.000 € - 42.946 €) x 8 %) = 3.570 €
Pas de rachat possible de cotisations.
Les cotisations sont exonérées si l’assuré :
▪ A au moins 65 ans,
▪ Est titulaire d'une pension d'invalidité,
▪ A interrompu son activité pour une raison indépendante de sa volonté (appel sous les drapeaux, maladie…).

2. Liquidation :
* Age légal de départ en retraite :
Identique au régime de base.
* Calcul :
Les cotisations sont transformées en points de retraite.
Pension = (Nombre de points x Valeur du point) - Décote
L’acquisition de points de retraite s’établit en divisant la totalité des cotisations par le revenu de référence de 20,734 € .
La valeur d’acquisition est calculée sur la base de la plus haute valeur de service du point de la période (soit 1,327 € en 2024) divisée par
le taux de rendement (6,40 %) soit = 1,327 / 0,064 = 20.734 €.
Soit en reprenant l’exemple ci-dessus :
▪ Revenu professionnel brut annuel : 50.000 €

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▪ Cotisation : 3.570 €
▪ Nombre de points pour l’année : 3.570 € / 20,734 € = 172 points
La pension de retraite versée sera constituée par l’addition de tous les points acquis multipliée par la valeur du point de 1,327 €.
Pour les points acquis avant 1979 il faut appliquer la valeur de 1,153 €, entre 1979 et 1996, il faut appliquer la valeur de 1,196 € .
Exemple :
 Un indépendant a acquis durant sa carrière professionnelle un total de 7.650 points dont 3.060 points entre 1984 et 1996 et
4.590 points entre 1997 et 2024 soit (3.060 points x 1,196 €) + (4.590 points x 1,327 €) = 9.751 € par an de pension de
retraite.

* Décote :
Idem AGIRC-ARRCO
Le principe du malus-bonus ne s’applique pas ici.

* Surcote :
Aucune.

3. Cumul emploi-retraite :
Les régimes de retraite complémentaire artisanale ou commerciale sont soumis aux mêmes règles que celles du régime de base. Le
droit à retraite complémentaire est ouvert, même en cas de maintien ou de reprise d’une activité artisanale ou commerciale. Si la
retraite complémentaire est liquidée, le service de la pension peut être suspendu comme dans le régime de base si les conditions
du cumul :
 Sont remplies, la retraite complémentaire est maintenue,
 Ne sont pas remplies, la retraite complémentaire est suspendue pendant la même durée que celle du régime de base.
Le service de retraite complémentaire artisanale ou commerciale est maintenu pour toutes les autres activités.

Les conditions de cumul entre l'ASPA et des revenus tirés d'une activité professionnelle, passent par un abattement forfaitaire
appliqué à ces revenus d'activité : 0,9 fois le smic brut mensuel (1.767 €) pour une personne soit 1.590 € et 1,5 fois le smic brut
mensuel (1.767 €) pour un couple fiscal soit 2.651 €.

4. Réversion :
La pension de réversion du régime complémentaire est de 60 % des droits que percevait le conjoint décédé.
Le conjoint survivant doit avoir au moins 55 ans. Il n’existe pas de condition d’âge si le conjoint survivant est reconnu(e) totalement
et définitivement invalide. Un abattement de 30 % est appliqué sur les revenus.
 Le conjoint survivant peut être veuf, divorcé ou remarié (taux proratisé en cas de pluralité de mariages), mais ni concubin ni
pacsé.
 Le mariage doit avoir duré au moins 2 ans ou un enfant doit être né de cette union,
 Le conjoint survivant doit cesser toute activité professionnelle. En cas de reprise d’une activité professionnelle, le versement
de la pension de réversion du régime complémentaire est suspendu.

Retraite / Janvier 2024 / Page 40 sur 27


La pension de réversion est versée si les ressources personnelles, ou celles du ménage, ne dépassent pas 92.736 € pour l’année
2024.
Si le total des ressources et de la pension de réversion complémentaire :
 Dépasse le plafond des ressources, le montant de la pension de réversion complémentaire est diminué au prorata.
 Ne dépasse pas le plafond des ressources, le montant de la pension de réversion est versé en totalité.

5. Retraite progressive :
Idem régime général.

6. Prélèvements sur les pensions :


Idem AGIRC-ARRCO.
7. Fiscalité sur les pensions :
Idem régime de base.

C. Professionnels libéraux :

La CNAVPL (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales) est composée de dix sections professionnelles qui
assurent le recouvrement des cotisations et le service des prestations du régime de base. De plus, chaque section professionnelle
gère un ou plusieurs régimes complémentaires ou supplémentaires obligatoires ou facultatifs ayant pour objet le service de
pensions de vieillesse complémentaires.
Les professions libérales sont soumises, à titre obligatoire, à un régime de base unique et commun (exception faite des avocats qui
relèvent d’un régime spécifique) et d’un régime de retraite complémentaire (exception faite des sages-femmes) propre à chaque
profession et d’un régime supplémentaire (professions de santé conventionnées, architectes, notaires, vétérinaires).
Le calcul de la pension de retraite de base et de retraite complémentaire s’effectue par points.
Les libéraux bénéficiaires regroupent « les personnes exerçant à titre habituel, de manière indépendante et sous leur
responsabilité, une activité de nature généralement civile ayant pour objet d’assurer, dans l’intérêt du client ou du public, des
prestations principalement intellectuelles, techniques ou de soins mises en œuvre au moyen de qualifications professionnelles
appropriées et dans le respect de principes éthiques ou d’une déontologie professionnelle, sans préjudice des dispositions
législatives applicables aux autres formes de travail indépendant ».

- Régime de base obligatoire, unique et commun :


C’est un régime en points fondé sur des cotisations.

1. Cotisations :
L’activité libérale peut être exercée à titre individuel ou dans le cadre d’une société.
Les professionnels libéraux ayant choisi le mode d’exercice en société peuvent avoir recours à deux types de sociétés :
 Sociétés de personnes : société civile professionnelle (SCP), société en nom collectif (SNC), société en nom propre (SNP)
 Sociétés de capitaux : société à responsabilité limitée (SARL), entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL),
société anonyme (SA), société par actions simplifiée (SAS), société en commandite par actions (SCA), société d’exercice
libéral (SEL)

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Tous les professionnels exerçant une activité libérale, même à titre accessoire, sont affiliés à la section professionnelle compétente,
quelle que soit la forme d’exercice, en entreprise individuelle ou en société. Ainsi relèvent pour l’assurance vieillesse de la section
professionnelle compétente les professionnels libéraux exerçant en :
▪ SCP
▪ SNC
▪ EURL
▪ SELCA (société d’exercice libérale en commandite par actions)
En tant que gérant majoritaire :
▪ SARL
▪ SELARL (société d’exercice libérale à responsabilité limitée)

Cotisation et régularisation
n-1 N n+1
Sur le revenu brut de n
Revenu professionnel brut  Calcul de la cotisation provisoire  Régularisation de la cotisation
 Calcul du nombre de points  Régularisation du nombre de
provisoire points

La cotisation due pour l’année n est d’abord calculée, à titre provisionnel, en pourcentage du revenu brut de l’année n - 1 :
▪ Cotisation en 2024 sur le revenu de l’année 2023
La régularisation de la cotisation effectuée en n s’effectue en n + 1, une fois le revenu brut de l’année n - 2 définitivement connu :
▪ Cotisation de 2024 sur le revenu de 2023 régularisée en 2025
En 2024 :
 Les cotisations retraite sont calculées de manière provisionnelle sur une base forfaitaire en début d’activité,
ou
 Lorsque les revenus bruts ont été déclarés pour l’exercice de l’année 2023 à travers la déclaration fiscale, l’organisme
peut :
 Calculer le montant des cotisations de base et complémentaire pour l’exercice de l’année 2023,
 Calculer le montant des cotisations provisionnelles pour l’exercice de l’année 2024,
 Calculer le montant des cotisations prévisionnelles pour l’exercice de l’année 2025.
En 2025 :
 L’organisme régularise le montant de la cotisation et des points du revenu brut de l’exercice 2023.

Toutefois, l’assuré a la possibilité de demander que le calcul de ses cotisations soit basé sur ses revenus estimés de l’année en
cours (n). Cette facilité évite de trop cotiser lorsque l’assuré est confronté à une baisse de revenus. Mais s’il s’est trompé, au
moment de la régularisation (n + 1) et en fonction des règles en vigueur à cette époque, si ses revenus définitifs s’avèrent
finalement supérieurs de plus d’un tiers à ceux qu’il avait estimés (en n), on lui appliquera d’office une majoration de retard de 10
%, calculée sur l’insuffisance de versement.

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Les cotisations sont calculées à partir du revenu professionnel brut du libéral.
Afin d'aider le libéral au démarrage de son activité, période qui souvent s'accompagne de faibles revenus, il existe un régime
dérogatoire concernant les cotisations sociales (maladie-maternité, allocations familiales, prélèvements sociaux, invalidité-décès,
retraite de base et complémentaire). Au démarrage de l'activité libérale, l’assuré bénéficie de 24 mois d’exonération des
cotisations. Il doit néanmoins payer une cotisation forfaitaire de retraite (base) pendant les deux premières années. Lorsque, pour
la troisième année, le revenu d'activité est définitivement connu, les cotisations font l'objet d'une régularisation.

Les deux premières années d'activité, les cotisations vieillesse de base sont calculées sur une base forfaitaire :

1ère année et 2nde année d’activité


Base de calcul Assiette Taux Cotisation
Retraite de base 19 % du PASS 8.810 € 8,23 % 725 €

Cette cotisation permet aux assurés de valider quatre trimestres de retraite de base quel que soit le revenu.

Les bases de calcul des cotisations sont proratisées en fonction de la durée d’activité. Pour les assurés en 3ème année d'activité, le
revenu déclaré peut être basé sur une année incomplète. Dans ce cas, le revenu servant à calculer la cotisation provisionnelle est
annualisée :
Exemple : début d’activité le 1er juillet et revenu : 10.000 €. Soit revenu annualisé : (10.000 € / 183 jours) x 365 jours = 19.945 €

Les cotisations calculées à partir du revenu brut du libéral, sont entièrement proportionnelles. Les revenus sont divisés en deux
tranches, appelées T1 et T2, et chaque tranche est affectée d’un taux de cotisation.

* Part du libéral :
▪ T1 : 10,10 % sur le revenu professionnel limité au plafond de la Sécurité sociale (46.368 € x 10,10 % = 4.683 €)
▪ T2 : 1,87 % au-delà de 1 PASS et limité à 5 PASS ((231.840 € - 46.368 €) x 1,87 %) = 3.468 €)
Exemples pour 2024 :
Revenu professionnel brut 2023 : 30.000 € x 10,10 % = 3.030 €
Revenu professionnel brut 2023 : 80.000 € soit (46.368 € x 10,10 %) + ((80.000 € - 46.368 € ) x 1,87 %) = 5.312 €
Revenu professionnel brut 2023 : 300.000 € soit (46.368 € x 10,10 %) + ((231.840 € - 46.368 €) x 1,87 %) = 8.151 €

Les cotisations sont dues à compter du premier jour du trimestre civil suivant le début d’activité et jusqu’au dernier jour du
trimestre civil de la cessation d’activité. Elles sont exigibles annuellement et dans des délais fixés par les statuts de chaque section.

A la demande de l’assuré, l’assiette des cotisations peut porter sur les revenus estimés.
Lorsque le revenu définitif est supérieur, au titre de la même période, de plus d'un tiers au revenu estimé par le professionnel
libéral, une majoration est appliquée sur l’insuffisance du versement des acomptes provisionnels, sauf si les éléments en la
possession du cotisant, au moment de sa demande, justifiaient son estimation.

Retraite / Janvier 2024 / Page 43 sur 27


Le taux de cette majoration est de 5 % lorsque le revenu définitif est inférieur ou égal à 1,5 fois le revenu estimé et de 10
% lorsqu’il est supérieur à 1,5 fois le revenu estimé.

Toutefois, sur demande de l’assuré, aucune cotisation n’est appelée pendant les douze premiers mois d’activité. Le paiement est
alors reporté jusqu’au calcul définitif des cotisations. Ces cotisations définitives peuvent être étalées sur 5 ans maximum sans
majoration de retard.
Les bases de calcul des cotisations sont proratisées en fonction de la durée d’activité.

En l'absence de revenus professionnels constituant ainsi l'assiette des cotisations sociales ou si ces revenus sont inférieurs à 11,50
% du PASS, les cotisations sociales sont calculées sur la base d'un montant forfaitaire minimal annuel :

Nature des cotisations Base de calcul Assiette Taux Cotisation


Retraite de base 11,50 % du PASS 5.332 € 10,10 % 539 €

Cette cotisation permet aux assurés de valider trois trimestres de retraite de base quel que soit le revenu.

Pour les affiliés placés sous le régime de l'ACRE (aide aux créateurs et repreneurs d'entreprise) il existe une exonération totale de
cotisations si le revenu professionnel en 2024 est inférieur ou égal à 34.776 € (75 % du PASS), puis une exonération dégressive de
cotisation si le revenu se situe entre 34.776 € et 46.368 €. Cette exonération s'annule lorsque le revenu est au moins égal au
plafond de la Sécurité sociale (46.368 € en 2024).

L’assuré peut également demander que ses cotisations soient calculées sur la base de son dernier revenu d’activité connu,
autrement dit celui de l’année précédente (n - 1), mais le principe de calcul reste identique.

2. Validation :
* Pour valider un trimestre :
Idem régime général.
Il faut effectuer au moins 150 h x 11,65 € pour percevoir 1.747,50 € soit x 4 = 6.990 € pour valider 4 trimestres maximum en 2024.
Il faut avoir cotisé au moins un trimestre pour pouvoir obtenir une pension.

3. Liquidation :
* Age légal de départ en retraite :
Idem régime général y compris pour les versements pour la retraite.

* Calcul :
Pension = Nombre de points x Valeur du point x Taux de liquidation
Les points calculés sur les cotisations provisionnelles le sont de manière provisoire, le nombre de points est attribué définitivement
lors de la régularisation des cotisations, soit en 2024 pour un revenu perçu en 2022.
Pour chaque tranche, le nombre de points attribué est calculé au prorata du revenu effectif sur le revenu maximal et arrondi à la

Retraite / Janvier 2024 / Page 44 sur 27


décimale la plus proche. Le nombre total de points sur l’année est de 550 au maximum pour une régularisation en 2024 répartis en
:
▪ T1 = 525 points pour le revenu maximal soit 46.368 € / 525 points = 88,32 € de revenu = 1 point
▪ T2 = 25 points pour le revenu maximal 231.840 € - 46.368 € / 25 points = 7.418,88 € de revenu = 1 point

 Exemple 1 : Régularisation en 2024


Revenu brut de 30.000 € perçu en 2022
▪ Sur T1 : 30.000 € / 88,32 € = 339,67 points
Nombre de points pour 2024 : 358,04 points

 Exemple 2 : Régularisation en 2024


Revenu brut de 80.000 € perçu en 2022
▪ Sur T1 : 46.368 € / 88,32 € = 525 points
▪ Sur T2 : (80.000 € - 46.368 €) / 7.418,88 € = 4,53 points
Nombre de points pour 2024 : 525 + 4,53 = 529,53 points

 Exemple 3 : Régularisation en 2024


Revenu brut de 300.000 € perçu en 2022
▪ Sur T1 : 46.368 € / 88,32 € = 525 points
▪ Sur T2 : (231.840 € - 46.368 €) / 7.418,88 € = 25 points
Nombre de points pour 2024 : 525 + 25 = 550 points
Valeur du point = 0,6076 €

Le calcul du nombre de points a été modifié à partir du 1er janvier 2004.

Il existe un crédit pour des points supplémentaires :


▪ 100 points pour une assurée au titre de chaque trimestre civil au cours duquel survient son accouchement (sans pouvoir
dépasser 550)
▪ 200 points par année civile concernée pour l’assuré atteint d’invalidité l’obligeant à avoir recours à l’assistance d’une tierce
personne,
▪ 400 points par année civile pour les personnes reconnues atteintes d’une incapacité d’exercice de leur profession pour une
durée de plus de 6 mois.

* Taux de la pension ou de liquidation :


Taux de liquidation plein = 100 % des points acquis si le nombre de trimestres validés est égal à la durée de référence en fonction
de l’année de naissance.
Pour l’âge, idem régime général.

* Décote :

Retraite / Janvier 2024 / Page 45 sur 27


Les libéraux qui souhaitent bénéficier de leur pension de retraite avant 67 ans mais qui ne disposent pas de la durée de référence
(tous régimes confondus) pour l’obtention d’une pension à taux plein, se voient appliquer un coefficient de minoration de 1,25 %
par trimestre manquant dans la limite de 20 trimestres, applicable au plus petit des nombres suivants :
▪ Nombre de trimestres manquants pour atteindre 65 ans,
▪ Nombre de trimestres manquants pour atteindre la durée de référence.
Le montant de la pension de base des professions libérales dépend des paramètres suivants :
▪ Le nombre de points acquis,
▪ La valeur du point,
▪ Le taux de pension variable en fonction de la durée d’assurance.
Le nombre de points acquis est déterminé en fonction des revenus soumis à cotisations. Le taux de pension est de 100 % lorsque
l’assuré a atteint la durée de référence pour sa génération, il est minoré si ce n’est pas le cas. La durée d’assurance correspond au
nombre de trimestres acquis. Pour une pension de retraite de base maximale, le libéral doit avoir le nombre de trimestres requis
par rapport à la durée de référence.
Exemple :
Un libéral a accumulé 15.000 points de retraite. Il a atteint la durée de référence.
Le montant annuel de sa retraite de base est de : 15.000 points x 0,6076 € (valeur du point) x 100 % = 9.114 €.
Lorsque la durée de référence n’est pas atteinte, un coefficient de minoration ou de décote de 1,25 % par trimestre manquant
s’applique au montant de la pension de retraite de base (dans la limite de 25 %).
Exemple :
Un libéral a accumulé 15.000 points de retraite. Il n’a pas atteint la durée de référence car il lui manque 9 trimestres soit 9 x 1,25
% = 11,25 % et 100 % - 11,25 % = 88,75 %.
Le montant annuel de sa retraite de base est de : 15.000 points x 0,6076 € x 88,75 % = 8.089 €.

* Surcote :
Les libéraux qui souhaitent bénéficier de leur pension de retraite au-delà de l’âge de 62 ans et de la durée de référence pour
l’obtention du taux plein, un coefficient de majoration de 0,75 % par trimestre supplémentaire cotisé est appliqué sur le montant de
leur pension.

4. Cumul emploi-retraite :
La pension de retraite et un revenu d'activité professionnelle peuvent se cumuler. Cette reprise d’activité est possible sans
condition :
▪ Dans un autre régime.
▪ Dans le même régime :
▪ À partir de 62 ans si toutes les retraites de bases et complémentaires de tous les régimes sont liquidées avec la durée de
référence et le taux plein.
Si ces conditions ne sont pas remplies une activité libérale peut être exercée dans une autre société ou dans la dernière
société avec toutefois un délai de carence de 6 mois. Dans les deux cas, le cumul est plafonné.
Quelle que soit la société, la reprise d’une activité est possible mais la pension de retraite est payée si le total des revenus
d’activité et des pensions de retraite (base et complémentaire) ne dépasse pas le plafond de la Sécurité sociale en vigueur.

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En cas de dépassement, la pension de retraite est suspendue pendant la période d’activité. Elle est reprise en cas de cessation
d’activité ou de revenu inférieur à la limite.
▪ À partir de 67 ans, sans conditions.

Les conditions de cumul entre l'ASPA et des revenus tirés d'une activité professionnelle, passent par un abattement forfaitaire
appliqué à ces revenus d'activité : 0,9 fois le smic brut mensuel (1.767 €) pour une personne soit 1.590 € et 1,5 fois le smic brut
mensuel (1.767 €) pour un couple fiscal soit 2.651 €.

5. Réversion :
Idem régime général.

6. Retraite progressive :
Idem régime général.

7. Prélèvements sur les pensions :


Idem régime général.

8. Fiscalité sur les pensions :


Idem régime général.

- Régimes complémentaires obligatoires :


Pour chacune des 10 sections professionnelles il existe un régime complémentaire obligatoire spécifique voire un régime
supplémentaire. Ces régimes sont presque tous gérés par répartition. Leur diversité est grande, à la fois en termes de cotisations
et de prestations servies. Les professionnels libéraux peuvent également cotiser à des régimes supplémentaires facultatifs par
capitalisation gérés par des compagnies d'assurances, des mutuelles, ou par les organismes d'assurance-vieillesse eux-mêmes. Le
régime de retraite complémentaire est, au même titre que le régime de base, un régime obligatoire où la cotisation s’effectue en
fonction des revenus de l’année n - 1. A la différence du régime de base, il n’y a pas de régularisation au titre de ce régime.
 Caisse de Retraite des Notaires (CRN) (9.438 cotisants et 5.089 retraités) :
Notaires.
 Caisse d'Assurance Vieillesse des Officiers Ministériels, officiers publics et des compagnies judiciaires (CAVOM) (3.988
cotisants et 2.707 retraités) :
Huissiers de justice. Commissaires-Priseurs judiciaires. Administrateurs judiciaires. Mandataires judiciaires au redressement et à
la liquidation des entreprises. Greffiers des Tribunaux de Commerce. Arbitres près les Tribunaux de Commerce.
 Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France (CARMF) (123.227 cotisants et 69.654 retraités) :
Docteurs en médecine
 Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens-Dentistes et des Sages-femmes (CARSDSF) (44.059 cotisants et 20.887
retraités) :
Chirurgiens-Dentistes. Sage-femmes.
 Caisse d'Assurance Vieillesse des Pharmaciens (CAVP) (30.246 cotisants et 22.412 retraités) :
Pharmaciens. Directeurs de laboratoires d'analyses médicales non médecins.

Retraite / Janvier 2024 / Page 47 sur 27


 Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des Infirmiers, Masseurs Kinésithérapeutes, Pédicures Podologues,
Orthophonistes et Orthoptistes (CARPIMKO) (216.167 cotisants et 59.357 retraités) :
Infirmiers. Masseurs Kinésithérapeutes. Pédicures. Podologues. Orthophonistes. Orthoptistes.
 Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des Vétérinaires (CARPV) (10.904 cotisants et 3.762 retraités) :
Docteurs vétérinaires.
 Caisse d'Allocation Vieillesse des Agents généraux d'assurance et des Mandataires non-salariés d’assurance et de
capitalisation (CAVAMAC) (11.366 cotisants et 26.817 retraités) :
Agents généraux d'assurance. Mandataires non-salariés.
 Caisse d'Allocation Vieillesse des Experts comptables et des Commissaires aux comptes (CAVEC) (14.217 cotisants et 9.819
retraités) :
Experts comptables. Commissaires aux comptes.
 Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d'Assurance Vieillesse (CIPAV) (311.785 cotisants et 10.002 retraités) :
Architecte, Artiste non affiliés à la maison des artistes, Chiropracteur, Diététicien, Conférencier, Diététicien, Économiste de la
construction, Ergothérapeute, Expert automobile, Expert Judiciaire, Géomètre-Expert, Ingénieur Conseil, Maître d’œuvre,
Mandataire Judiciaire à la protection des majeurs, Moniteur de ski, guide et accompagnateur de haute montagne, Ostéopathe,
Psychothérapeute, Psychologue.
Réforme de la CIPAV 2019, les professions concernées :
Uniquement les professions libérales ne relevant pas de la liste ci-dessus, dans le détail :
 Micro entreprise créée à partir du 01/01/2018 et l’activité ne relève pas de la liste ci-dessus et entreprise créée à partir du
01/01/2019 et l’activité ne relève pas de la liste ci-dessus :
L’exploitant sera directement rattaché au régime des indépendants relevant du régime général à compter de cette même date.
 Entreprise créée avant le 01/01/2019, l’activité ne relève pas de la liste ci-dessus et l’exploitant était déjà inscrit à la CIPAV
avant le 01.01.2019 :
L’exploitant reste rattaché à la CIPAV mais il a la possibilité, sur option, de demander à être rattaché entre le 01.01.2019 et le
31.12.2024 au régime des indépendants relevant du régime général, sous réserve d’être à jour du paiement de ses cotisations dues
au titre des assurances vieillesse et invalidité-décès. Cette option est irrévocable.

2. La retraite supplémentaire facultative par capitalisation

A. Rentes :

Une rente est le revenu d’une somme fixée à l'avance reçue périodiquement, pour une durée déterminée ou, éventuellement, pour
la vie. Cette somme peut être revalorisée. L’organisme qui verse cette somme se nomme le débirentier et le particulier qui la reçoit
s’appelle le crédirentier.

1. Familles de rentes :
Il existe deux familles de rentes à titre :
 Onéreux : Les rentes constituées à titre onéreux résultent d'un contrat où les primes versées ne peuvent pas être
déductibles du revenu imposable.

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 Gratuit : Les rentes constituées à titre gratuit résultent d'un contrat où les primes versées peuvent être déductibles du
revenu imposable. Elles entrent dans la catégorie des pensions.

2. Types de rentes :
Qu’elle soit à titre onéreux ou à titre gratuit la rente peut être :
 Viagère : La rente viagère est versée périodiquement et garantie jusqu'au décès du crédirentier. Le capital constitutif de la
rente est aliéné ou abandonné au profit du débirentier en échange d'un versement régulier à vie.
 Viagère à paliers : Elle permet au crédirentier de décider, à la liquidation de sa rente, d’augmenter ou de diminuer
progressivement le montant de sa rente sur une ou des durée(s) définie(s) en fonction d’une ou des évolution(s)
choisie(s). Il existe deux types de rentes à paliers :
 Progressifs : Pendant une durée définie la rente versée est celle déterminée au moment de la liquidation. Au
terme de cette durée et pour une autre durée définie la rente augmente en fonction d’une évolution choisie et
ce éventuellement plusieurs fois.
Si le crédirentier choisit l’option de rente à paliers progressifs, il percevra une rente minorée c’est-à-dire une rente inférieure au
montant de la rente viagère qu’il aurait pu percevoir, à la liquidation de son contrat retraite. Puis, à la date prévue (ou à plusieurs
dates) au contrat, sa rente augmentera à un niveau supérieur à celui d’une rente viagère classique que le crédirentier aurait
perçue s’il avait choisi cette option.
Exemple :
Au dénouement de son contrat retraite, Mme est âgée de 65 ans. Elle a le choix entre une rente viagère classique de 1.500 € par
mois et une rente viagère à paliers progressifs de 800 € par mois pendant 5 ans et 1.800 € par mois les années suivantes.
Si Mme décède 10 ans plus tard à 75 ans, le montant total de la rente viagère classique aura été de (1.500 € x 12 x 10) = 180.000 €
au lieu de (800 € x 12 x 5 + 1.800 € x 12 x 5) = 156.000 € issus du montant total de la rente viagère à paliers progressifs.
Si Mme décède 17 ans plus tard à 82 ans le montant total de la rente viagère à paliers progressifs aura été de (800 € x 12 x 5 +
1.800 € x 12 x 12) = 307.200 € alors qu’elle n’aurait perçu que (1.500 € x 12 x 17) = 306.000 € avec une rente viagère classique.
 Dégressifs : Pendant une durée définie la rente versée est celle déterminée au moment de la liquidation. Au
terme de cette durée et pour une autre durée définie la rente diminue en fonction d’une évolution choisie et ce
éventuellement plusieurs fois.
Si le crédirentier choisit l’option de rente à paliers dégressifs, il percevra une rente majorée, supérieure au montant de la rente
viagère classique qu’il aurait pu percevoir, à la liquidation de son contrat retraite. Puis, à la date prévue (ou à plusieurs dates) au
contrat, sa rente diminuera à un niveau inférieur à celui d’une rente viagère classique que le crédirentier aurait perçue s’il avait
choisi cette option.
Exemple :
Au dénouement de son contrat retraite, Mr est âgé de 67 ans. Il a le choix entre une rente viagère classique de 2.000 € par mois et
une rente à paliers dégressifs de 2.800 € les 3 premières années et de 1.800 € les années suivantes.
Si Mr décède 10 ans plus tard à 77 ans, le montant total de la rente viagère à paliers dégressifs aura été de (2.800 € x 12 x 3 =
100.800 €) + (1.800 € x 12 x 7 = 151.200 €) = 252.000 € au lieu de (2.000 € x 12 x 10) = 240.000 € avec une rente viagère
classique.

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Si Mr décède 17 ans plus tard à 84 ans, le montant total de la rente viagère classique aura été de (2.000 € x 12 x 17) = 408.000 €
alors qu’il n’aurait perçu que (2.800 € x 12 x 3 = 100.800 €) + (1.800 € x 12 x 14 = 302.400 €) = 403.200 € issus du montant total
de la rente viagère à paliers dégressifs.
 Viagère avec option dépendance : Cette option est prévue en cas de perte d’autonomie totale ou partielle, temporaire
ou définitive durant la retraite. En cas de dépendance, le versement d’une rente supplémentaire s’ajoute à la rente
initiale pour permettre au crédirentier de faire face aux charges financières liées à son état. Le montant de la rente
dépend du type de dépendance.
 Viagère simple ou réversible.
 La rente simple s’éteint au décès du crédirentier d’origine. On dit alors qu’il n’y a plus d’arrérages au décès.
 La rente réversible est constituée par le transfert total ou partiel de la rente d’origine au profit d’un second
crédirentier désigné préalablement au moment du premier service de la rente. Au moment de la transformation
du capital constitutif pour la retraite, le montant de la rente de réversion dépendra du taux de conversion qui
sera lui-même fonction de :
- L’âge du plus jeune des deux crédirentiers,
- De la fraction de la rente que le 1er crédirentier décidera d’allouer au 2nd (60 % ou 100 %...).
La rente de réversion s’éteindra au décès du 2nd crédirentier.
 Certaine ou garantie : La rente certaine est versée périodiquement et garantie jusqu’à la fin de la durée initialement prévue.
Le capital constitutif de la rente est divisé en annuités en fonction de la durée choisie. Cette rente peut être indexée ou non.
Le principe de cette formule est d’assurer le versement d’une rente sur une durée librement fixée entre 5 ans et 25 ans. Si le
crédirentier vit au-delà de la période d’annuités garanties, et si la rente est viagère avec annuités certaines, il continuera à
bénéficier de sa rente jusqu’à la fin de sa vie. En cas de décès du crédirentier pendant la période d’annuités garanties, le
bénéficiaire désigné continuera à percevoir la totalité de la rente jusqu’à la fin de la période d’annuités garanties. Dans
certains cas le bénéficiaire peut choisir le capital à la place de la rente.
La réglementation définit explicitement la période d’annuités garanties qui sera au maximum égale à son espérance de vie
diminuée de 5 ans, soit en 2024 en France de 85 ans pour les femmes et de 79 ans pour les hommes.
La formule du calcul est simple : Rente = capital accumulé / nombre de versements effectué sur la durée
Exemple :
Capital accumulé : 150.000 €
Nombre de versements annuels sous forme de rentes : 25
Rente annuelle : 6.000 €
La rente certaine est d'un montant et d'une durée fixes.
Lorsqu’il y a indexation, le contrat de rente certaine propose un revenu garanti avec un effet cliquet pendant la durée déterminée.

3. Montant de la rente viagère :


Le montant de la rente viagère auquel peut prétendre le détenteur d'un contrat retraite est déterminé par un calcul qui tient
compte essentiellement de deux facteurs :
- Le montant du capital accumulé sur le contrat,

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- L’âge de l'assuré au moment où il commencera à percevoir la rente, ou plus exactement le nombre d'années qu'il peut
espérer encore vivre. La rente versée, en effet, sera d'autant plus importante que l'espérance de vie estimée du crédirentier
est faible.
Pour déterminer précisément ce facteur, les assureurs se basent sur des tables de mortalité réalisées, qui permettent d'évaluer
l'espérance de vie de chaque personne en fonction de sa date de naissance mais également de son sexe. Cette dernière possibilité
est désormais exclue pour tous les contrats souscrits après le 20 décembre 2012, depuis une récente décision de la Cour de justice
de l'Union européenne qui interdit aux assureurs toute « discrimination directe ou indirecte fondée sur la prise en compte du sexe
comme facteur dans le calcul des primes et des prestations ». Seule la table de mortalité des femmes, la TGF 05, doit désormais
être utilisée pour les deux sexes (Cour de Justice européenne 1er mars 2011 en vigueur au 21 décembre 2012). La loi impose son
usage à défaut de l'utilisation d'une table d'expérience homologuée par un actuaire indépendant agréé dans le cadre de l’arrêté du
1er août 2006.

Il existe 2 modes de calcul :


- Au terme du contrat : Mode de détermination classique du montant d'une rente viagère. Le calcul est la résultante du
rapport entre deux paramètres : le montant du capital constitué au terme du contrat et l'espérance de vie de l'adhérent selon
la table prospective de rentes viagères en cours au terme du contrat. Le but est que le cumul des rentes viagères servies
pendant la totalité de l'espérance de vie de l'adhérent corresponde au montant du capital constitutif de rente. L'élément
central du calcul est donc bien l'espérance de vie : plus elle sera élevée moins le montant de rente sera important et
inversement.
- Garantie à la souscription-adhésion du contrat : Ce mode de détermination permet au souscripteur-adhérent d'obtenir une
garantie de rente dès la conclusion du contrat. L'espérance de vie retenue est alors celle du souscripteur-adhérent à la
conclusion du contrat. Le taux de conversion est garanti dès la souscription-adhésion du contrat en fonction des tables de
mortalité en vigueur à ce moment.

4. Tables de mortalité :
Pour la conversion d’un capital en rente viagère, l’assureur utilise des tables de mortalité qu’il applique à ce capital constitutif. Ces
tables fournissent les données brutes du nombre de survivants, âge par âge, pour toutes les générations comprises entre 1900 et
2005 aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Les données de ces tables prospectives par génération sont limitées à la
tranche d'âge comprise entre 0 et 120 ans : TGF05 (table par génération des femmes, version 2005) pour les contrats souscrits
après le 20 décembre 2012.

5. Méthode de calcul de la rente viagère :


Une rente viagère se calcule en tenant compte de 2 éléments :
 L‘âge du crédirentier (et éventuellement celui du 2 nd crédirentier s’il est plus jeune que le 1 er), plus le crédirentier est jeune
plus son espérance de vie est longue donc plus le montant de la rente est faible,
 Le taux technique qui anticipe les rendements futurs des placements de l’assureur, c’est-à-dire la revalorisation de la rente.
Plus le taux est élevé plus le montant de la rente est élevé mais moins les revalorisations sont fortes.

6. Taux technique :

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C’est le rendement minimum sur lequel l’assureur s’engage en tant que garantie viagère. Il est égal au maximum à 60 % du TME
(taux moyen des emprunts d’État des 6 derniers mois) sans pouvoir dépasser, au-delà de 8 ans, le plus bas des deux taux suivants :
3,50 % ou 60 % du TME (taux technique vie) ce dernier étant de 1,50 % au 31 mars 2023. Le taux technique majore le montant de
la rente sous forme d’un précompte mais ce taux peut aussi être de 0 %. Quand il s’apprête à payer une rente viagère en échange
de l’encaissement d’un capital, l’assureur sait qu’il va placer ce capital et générer du rendement. Ce rendement va
progressivement gonfler le capital et permettre d’améliorer la rente.
Du point de vue du débirentier : le taux technique correspond donc au taux d’actualisation utilisé pour déterminer la rente,
autrement dit le taux auquel il pense pouvoir placer le capital engagé par le bénéficiaire de la rente.
Du point de vue du crédirentier : le taux technique équivaut à une promesse de revalorisation de la rente dans le temps, sorte de
minimum garanti. Et comme le débirentier s’engage sur un niveau de revalorisation minimal, il peut donner cette revalorisation
par anticipation.
Les conséquences sont les suivantes pour les contrats souscrits après le 20 décembre 2012, et pour l’année 2024 :
 Exemple 1 : Naissance en 1959. Age 65 ans. Capital constitutif : 200.000 €. Taux technique = 0 %. Rente annuelle simple =
6.840 € (3,42 %)
 Exemple 2 : Naissance en 1959. Age 65 ans. Capital constitutif : 200.000 €. Taux technique = 2 %. Rente annuelle simple =
9.180 € (4,59 %)

7. Revalorisation :
Les rentes viagères sont revalorisées de la différence entre le rendement net du portefeuille et le taux technique de la rente.
Il n’est pas d’office clairvoyant de choisir un contrat avec le taux technique le plus élevé du marché pour percevoir une rente plus
importante. En effet, on constate que mathématiquement au fil des ans, le montant d’une rente à taux technique 0 %, mais
revalorisée à plein par la capitalisation des produits, tend à égaler voire à dépasser une rente à taux technique 2 %, mais
revalorisée faiblement. Si une personne souhaite financer son départ en retraite, il est préférable d’opter pour une rente à taux
technique le plus élevé possible, mais si cette même personne souhaite financer le risque de dépendance financière, il est alors
plus judicieux de choisir alors pour une rente à taux technique 0 %.
Si les crédirentiers d’une société d’assurances vivent plus longtemps que l’espérance de vie théorique qui a servi de base de calcul
de leur rente (table de mortalité), cela entraînera des déficits de mortalité nécessitant la constitution de réserves financières au
sein de la société. Dans la pratique, il n’y aura aucune conséquence concrète sur le montant de la rente. La revalorisation future de
la rente risque toutefois d’être moins importante. Pour les contrats souscrits après le 20 décembre 2012 et pour l’année 2024 :
- Exemple 1 : Naissance 1959. Age 65 ans. Capital constitutif : 200.000 €. Taux technique = 0 %. Rente annuelle simple =
6.840 €. Taux de revalorisation = 2,5 % soit 1,025. Revalorisation de la rente : 6.840 € x 1,025 = 7.011 € soit 171 € de plus
- Exemple 2 : Naissance 1959. Age 65 ans. Capital constitutif : 200.000 €. Taux technique = 2 %. Rente annuelle simple =
9.180 €. Taux de revalorisation = 2,5 % soit [(1,025 / 1,02) = 1,0049]. Revalorisation de la rente : 9.180 € x 1,0049 = 9.225 €
soit 45 € de plus
Quelle que soit la rente, elle est revalorisée ou indexée pour tenir compte de l’évolution du coût de la vie, soit en fonction d’un :
- Texte de loi (anciens combattants…),
- Indice (prix, point retraite…),
- Placement (immobilier direct ou papier, obligations…),

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- Bénéfice réalisé (assurance-vie…).

Tableau : La rente viagère a été calculée pour un âge de 65 ans avec la table TPRV93 sur un capital constitutif de 100.000 €

Age Taux technique 0 % Taux technique 2 %


Revalorisation 2,50 % 4% 2,50 % 4%
65 4.211 4.211 5.475 5.475
70 4.765 5.124 5.611 6.033
75 5.391 6.234 5.749 6.848
78 / 80 6.099 7.584 5.892 7.326
85 6.900 9.227 6.038 8.073
90 7.807 11.226 6.187 8.896

8. Fiscalité sur les rentes :


A. Rente à titre onéreux :

* Rente viagère :
La fraction imposable se détermine en fonction de l’âge du crédirentier :
▪ Moins de 50 ans = 70 %
▪ Entre 51 et 59 ans = 50 %
▪ Entre 60 et 69 ans = 40 %
▪ Au-delà de 70 ans = 30 %

* Rente viagère simple :


La fraction imposable se détermine en fonction de l’âge du crédirentier au moment du premier service de la rente et se fiscalise
dans le cadre du barème progressif de l’impôt.

* Rente viagère réversible :


La fraction imposable se détermine en fonction de l'âge du plus âgé des deux crédirentiers au moment du premier service de la
rente lorsqu’il s’agit d’un couple marié ou pacsé :
Exemple : À la perception de sa première rente Mr était âgé de 71 ans alors que Mme n’était âgée que de 67 ans. Mr décède à
72 ans, Mme est donc âgée à cette époque de 68 ans. Durant son vivant, la fraction imposable de la rente de Mr a été de 30 %. La
rente de Mr a été reversée sur la tête de Mme . Compte tenu de l’âge de Mme, la fraction de la rente de réversion devrait être de 40
%. En fait, pour le calcul de sa fraction imposable, Mme conservera le premier taux de 30 %.
Si la réversion s’opère, et en fonction de ce qui est le plus favorable au survivant, soit le taux initial continue à s’appliquer, soit
c’est l’âge du conjoint survivant, ou du partenaire de PACS, au moment où il perçoit pour la première fois la rente qui est pris en
compte.
Des règles différentes s’appliquent aux rentes réversibles au profit de crédirentiers autres que le conjoint ou le partenaire d’un
pacs survivant. Tant que le premier crédirentier touche la rente, la fraction taxable est déterminée en fonction de son âge au

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moment où il perçoit la rente pour la première fois. Si la réversion s’opère, c’est l’âge du nouveau crédirentier au moment où il
perçoit pour la première fois la rente qui est retenu pour déterminer la fraction imposable de la rente.

* Rente certaine :
Imposée comme un rachat partiel dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie.

* Prélèvements sociaux :
Ils sont actuellement de 17,20 % (dont 6,80 % déductibles) qui se calculent sur la fraction imposable de la rente.

* Transmission :
En cas de décès, les rentes viagères et les rentes certaines sont versées hors droits de succession en ligne directe, entre époux et
entre partenaires de pacs.
En revanche, les rentes viagères et les rentes certaines versées à des tiers sont taxables au titre du droit commun transmissionnel
sur la valeur du capital constitutif de la rente appréciée à la date du décès.
Lorsque le crédirentier décède lors du service de rentes certaines, si le bénéficiaire choisit le capital, ce dernier est imposé au titre
du droit commun transmissionnel sur la valeur du capital restant à la date du décès.

B. Rente à titre gratuit :

* Rente viagère :
Les rentes viagères à titre gratuit sont soumises au régime fiscal des pensions. Elles sont imposées de la même façon que les
pensions des différents régimes de Sécurité sociale ou de celles des régimes complémentaires obligatoires. Les rentes sont
imposées en totalité après application de l’abattement forfaitaire de 10 % (minimum de 495 € pour une personne et maximum de
14.171 € pour un couple fiscal en 2024).

* Rente viagère simple :


La fraction imposable se fiscalise dans le cadre du barème progressif de l’impôt sans tenir compte de l’âge du crédirentier.
* Rente viagère réversible :
La fraction imposable se fiscalise dans le cadre du barème progressif de l’impôt sans tenir compte de l’âge de l’un ou de l’autre des
crédirentiers.

* Rente certaine :
Imposée comme un rachat partiel dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie.

* Prélèvements sociaux :
Ils existe 4 taux : nul 0 %, réduit 4,30 % (dont 3,80 % déductibles), médian 7,40 % (dont 4,20 % déductibles), normal 10,10 % (dont
5,90 % déductibles) qui se calculent sur le brut de la rente.

* Transmission :

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En cas de décès, les rentes viagères et les rentes certaines sont versées hors droits de succession en ligne directe, entre époux et
entre partenaires de pacs.
En revanche, les rentes viagères et les rentes certaines versées à des tiers sont taxables au titre du droit commun transmissionnel
sur la valeur du capital constitutif de la rente appréciée à la date du décès.
Lorsque le crédirentier décède lors du service de rentes certaines, si le bénéficiaire choisit le capital, ce dernier est imposé au titre
du droit commun transmissionnel sur la valeur du capital restant à la date du décès.

Contrat conclu après le 20 décembre 2012


RVTO RVTG
Capital constitutif 200.000 €
Age 65 ans
Rente annuelle brute 6.840 €
Rente annuelle imposable 6.840 € x 40 % = 2.736 € -
Prélèvements sociaux 2.736 € x 17,20 % (hypothèse) = 471 € 6.840 € x 10,10 % (RFR n-2 hypothèse) =
691 €
Non déductibilité - 6.840 € x 4,20 % = 287 €
Rente annuelle nette perçue 6.840 € - 471 € = 6.369 € 6.840 € - 691 € = 6.149 €
Déductibilité sur le revenu imposable 2.736 € x 6,80 % = 186 € -
Rente nette à déclarer - 6.149 € + 287 € = 6.436 €
Rente annuelle imposable - 6.436 € - 10 % = 5.792 €

RVTO : Rente viagère à titre onéreux / RVTG : Rente viagère à titre gratuit
RVTO : 5.792 € - 2.736 € = 3.056 € et 3.056 € x 15 ans (hypothèse) = 45.840 € gain d’impôts
RVTG : 10.000 € x 20 ans = 200.000 €, 200.000 € x 10 % = 20.000 € déduits

B. Article 39 du CGI (1950) modifié par l’ordonnance du 3 juillet 2019 de la loi PACTE

1. Définition (article L 137-11-2 du code de la Sécurité sociale) :


Cet article désigne les régimes de retraite supplémentaire, à prestations définies, financés par l’employeur au bénéfice d’une
catégorie objective de salariés d’une entreprise, afin de compléter les pensions versées par les régimes de retraite de base et
complémentaires obligatoires, en offrant un taux de remplacement plus élevé.
Ce dispositif permet la mise en place, au sein d’une entreprise, d’un supplément de retraite à destination des salariés, sous la
forme d'une rente viagère annuelle versée au moment du départ à la retraite du salarié-bénéficiaire. Le montant de cette
prestation est connu à l'avance et c'est pourquoi on parle de régime à prestations définies.
Ce contrat retraite est un contrat d’assurance-vie collectif à adhésion obligatoire. Il peut être mis en place au profit de tout ou
partie des salariés, sans caractère collectif, mais en général, plutôt pour les cadres dirigeants.
Récemment réformé ce contrat ne comporte plus de condition d'achèvement de la carrière dans l'entreprise pour bénéficier de la
prestation. C’est un changement fondamental par rapport aux régimes de retraite à prestations définies qui étaient jusque-là
à droits aléatoires. Ce caractère aléatoire conditionnait le traitement fiscal et social de faveur.

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Quelles que soient la forme juridique et la taille de l’entreprise, l’acquisition des droits pour les mandataires sociaux, quelle que
soit leur rémunération, est soumise à des conditions de performances professionnelles appréciées annuellement. Ces mêmes
conditions s’appliquent aux salariés lorsqu’ils perçoivent une rémunération brute annuelle supérieure à 8 fois le PASS (370.944 €
pour 2024). Cette mesure suppose un contrôle par l’Administration des performances de l’entreprise. L’attribution se fait par
rapport à des critères économiques librement définis comme l’évolution du chiffre d’affaires, le classement de l’entreprise par
rapport à ses concurrents, l’évolution du cours de bourse…
La mise en place d’un régime de retraite à droits acquis est subordonnée à l’existence d’un PERC ou d’un PERO pour l’ensemble
des salariés de l’entreprise ne bénéficiant pas d’un tel régime.

2. Principes :
Sous forme d'un contrat d'assurance collective, l’article 39 du CGI modifié par l’ordonnance du 3 juillet 2019 de la loi PACTE
permet aux entreprises de constituer au profit de tout ou partie du personnel salarié une retraite supplémentaire.
En préalable, il doit bien s’agir d’un régime à prestations définies qui implique que l’entreprise s’engage sur un montant de
prestations, en l’occurrence de rente, à verser aux salariés et non sur un montant de cotisation (comme pour les régimes à
cotisations définies, type article 83).

3. Bénéficiaires :
Le choix de ce type de contrat est facultatif pour l’entreprise qui choisit librement la catégorie objective de salariés bénéficiaires
pour qui ce contrat est à adhésion obligatoire pour ceux appartenant à la catégorie homogène et objective définie.
L’adhésion au contrat peut être subordonnée à une durée de présence minimale du bénéficiaire dans l’entreprise et l’acquisition
des droits à retraite du même contrat peut être soumise à une condition de durée de cotisations. La somme de ces deux durées ne
peut cependant excéder 3 ans. Il peut y avoir également une condition d’âge ne pouvant être supérieure à 21 ans.
Lorsque le bénéficiaire quitte l’entreprise avant d’avoir liquidé sa retraite, les cotisations versées par l’employeur lui sont
intégralement remboursées. Les droits définitivement acquis après le départ de l’entreprise et avant la liquidation de la retraite
sont revalorisés annuellement comme ceux des bénéficiaires encore présents dans l’entreprise ou selon le taux de revalorisation
des prestations de pension servies en fonction de l’évolution du PASS.
Les droits acquis sont liquidables au bénéficiaire à compter, au plus tôt, de la date de liquidation de sa pension dans un régime
obligatoire d’assurance vieillesse.

4. Alimentation :
Les cotisations intégralement financées par l’employeur alimentent le contrat. Le montant et la périodicité de ces cotisations sont
librement déterminés par l’entreprise en fonction du niveau de son engagement (caractéristiques du régime, niveau de prestations,
taux d’évolution des salaires, âge et ancienneté des salariés, probabilités de départs avant la retraite…) et de l’horizon de départ à
la retraite des salariés bénéficiaires
Les droits doivent être acquis chaque année. Les droits acquis annuellement par chaque bénéficiaire ne peuvent pas excéder 3
% de leur rémunération brute. L’entreprise est tenue de déclarer tous les ans, au moyen de la déclaration sociale nominative
(DSN) et au plus tard le 30 juin de l’année n + 1, le montant de rente annuelle acquis par chaque bénéficiaire.
La rente attribuée à chaque bénéficiaire, au titre d’une année donnée, se calcule sur la rémunération de l’année considérée
(rémunération servant de base au calcul des cotisations sociales). Cela ne veut pas dire que l’expression du droit dans le règlement

Retraite / Janvier 2024 / Page 56 sur 27


du régime doit être exprimé en pourcentage de la rémunération, mais que ce droit, une fois attribué et converti en €, doit être
ramené à la rémunération annuelle pour vérifier cette limite de 3 % et éventuellement être plafonné.
Pour un bénéficiaire multi-employeurs, les droits acquis au cours de l’année sont rapportés à la rémunération brute annuelle totale,
sur la base des informations communiquées par chacune des entreprises concernées à la CNAV en charge de la collecte, du
contrôle et de la fourniture des informations relatives au cumul des pourcentages acquis.
Le cumul des points de pourcentages appliqués pour un même bénéficiaire au cours de toute sa carrière, et donc tous employeurs
confondus, est plafonné à 30 points, limite de la somme arithmétique des pourcentages attribués au fil des ans, sans considération
de l’évolution de la rémunération. Ce plafonnement global a pour conséquence qu’un bénéficiaire ne peut plus acquérir des droits
après 10 ans de contributions avec un taux annuel de 3 % ou après 20 ans avec un taux annuel de 1,5 %.
Dès lors, un salarié qui a acquis 2 % de sa rémunération brute annuelle dans une entreprise pendant 10 ans, soit 20 points, ne
pourra plus acquérir de droits après 4 ans dans une nouvelle entreprise prévoyant un régime appliquant 2,5 %, soit 10 points. Afin
de respecter le plafonnement global, il appartiendra au nouvel employeur de demander au bénéficiaire une attestation des droits
acquis.
Les droits acquis sont revalorisés annuellement sur la base d’un coefficient au plus égal à l’évolution du PASS.
Les droits sont acquis chaque année, sans possibilité d’acquisition rétroactive au titre d’une année antérieure à l’année d’adhésion
ou d’affiliation au contrat de retraite supplémentaire. Bref, le rachat d’années antérieures n’est pas possible (sauf pour les contrats
souscrits avant le 31 décembre 2021). Un salarié embauché ne pourra commencer à accumuler des droits qu’à partir de son
affiliation au contrat.

En cas de décès du salarié, le contrat peut prévoir le versement aux bénéficiaires d’un capital (si le décès intervient pendant la
période de constitution de la prestation) ou d’une rente (quelle que soit la date du décès : avant ou après la liquidation de la
retraite).

Les droits en cours d’acquisition ou liquidés doivent être sécurisés et les modalités de cette sécurisation sont prévues par les
conditions générales du contrat.

5. Gestion :
Les versements effectués dans un contrat sont obligatoirement gérés en externe par un organisme d’assurances et sont placés, au
choix de l’entreprise, dans un actif général ou dans un actif cantonné, ou sur un support exprimé en €, ou sur un support exprimé
en UC. Il n'existe aucune possibilité de déblocage anticipé, sauf en cas de départ de l’entreprise.

6. Prestations :
Exemple :
Un salarié bénéficie d’un régime de retraite à prestations définies à partir de 2024. Son salaire brut annuel pour cette année est de
85.000 €. Le taux de cotisation annuelle de l’entreprise pour cette année est de 2 %. Les droits définitivement acquis (rente
viagère) pour 2024 sont de 85.000 € x 2 % = 1.700 €. Dans l’hypothèse d’une revalorisation annuelle de son salaire de 1 % et d’un
taux de cotisation annuelle de l’entreprise de 2 % et d’une évolution annuelle moyenne du plafond de la Sécurité sociale de 1,50 %,
au bout de 15 ans le montant de ses droits revalorisés définitivement acquis (rente viagère) s’élèvera à 30.809 € soit 2.567 € par
mois.

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Au terme de ces 15 ans les 30 points seront atteints (2 % x 15 ans). Ce salarié ne pourra donc plus bénéficier d’un tel régime.

Année Salaire annuel revalorisé en € Droits acquis en € Droits acquis revalorisés en €


1 85.000 1.700 1.726
2 85.850 1.717 3.495
3 86.709 1.734 5.307
4 87.576 1.752 7.165
5 88.452 1.769 9.068
6 89.337 1.787 11.018
7 90.230 1.805 13.015
8 91.132 1.823 15.061
9 92.043 1.841 17.156
10 92.963 1.859 19.300
11 93.893 1.878 21.496
12 94.832 1.897 23.744
13 95.780 1.916 26.045
14 96.738 1.935 28.400
15 97.705 1.954 30.809
Exemple Année 2 : 85.000 € + 1 % = 85.850 € x 2 % = (1.717 € + 1.726 €) + 1,50 % = 3.495 €

7. Social :
 Pour l’entreprise :
Les cotisations ne sont pas soumises aux charges sociales patronales.
En contrepartie, le régime donne lieu à une contribution sociale spécifique de l’employeur de 29,70 % sur la cotisation (forfait
social de 20 % + 9,20 % de CSG et 0,50 % de CRDS). Exemple : Cotisation maximum 3 % soit 3 % x 29,70 % = 0,891 % soit 3 % +
0,891 % = 3,891 % mais seuls les 3 % génèrent des droits.
 Pour le salarié :
Les cotisations ne sont pas soumises aux charges sociales salariales, ni aux prélèvements sociaux (CSG et CRDS).
Les rentes à titre gratuit sont soumises aux prélèvements sociaux de 10,10 % ou de 8,40 % ou de 4,30 % (voir le tableau dans le
chapitre 6 Prélèvements sur les pensions du régime complémentaire obligatoire des salariés).
Les rentes mensuelles qui excèdent 17 % du PMSS (657 € pour 2024) sont également soumises à une contribution sociale
spécifique sur l’excédent de :
 7 % pour les rentes dont le montant mensuel brut est compris entre 17 % (657 €) et 20 % (773 €) du PMSS,
 14 % pour les rentes dont le montant mensuel brut est supérieur à 20 % du PMSS (773 €).
Ces fractions ne sont pas progressives.
Exemples pour une personne seule :
 Rente mensuelle brute : 325 € (3.900 € / an)
Exonération des prélèvements sociaux car le RFR est inférieur à 12.230 €

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Rente mensuelle nette perçue : 325 € (3.900 € / an)
Exonération de contribution sociale spécifique (Il faut un minimum de rente mensuelle brute de 3.864 € x 17 % = 657 €)
 Rente mensuelle brute : 700 € (8.400 € / an)
Exonération des prélèvements sociaux car le RFR est inférieur à 12.230 €
Contribution sociale spécifique : (700 € - 657 €) x 7 % = 3 €
Rente mensuelle nette perçue : 700 € - 3 € = 697 € (8.364 € / an)
 Rente mensuelle brute : 1.500 € (18.000 € / an)
PS : 1.500 € x 8,40 % * (page suivante) = 126 € (le RFR n-2 est supérieur à 15.988 € mais est inférieur à 24.812 €)
Contribution sociale spécifique : (1.500 € - 773 €) x 14 % = 102 €
Rente mensuelle nette perçue : 1.500 € - (126 € + 102 €) = 1.272 € (15.264 € / an)

8. Fiscal :
 Pour l’entreprise :
Les cotisations versées par l’entreprise sont intégralement déductibles du résultat imposable, donc de l’assiette de l’IS.
 Pour le salarié :
Les cotisations versées par l’entreprise ne sont donc pas soumises à l’impôt sur le revenu. Les produits financiers constitués sur les
placements sont également exonérés d’impôts.
Les rentes sont soumises à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des pensions et des rentes à titre gratuit.
Pour les rentes dont le montant brut mensuel est inférieur ou égal à 1.000 € (avec un minimum de 17 % du PMSS soit 657 € pour
2024) la contribution sociale spécifique est déductible du montant de la rente imposable. Si le montant brut mensuel de la rente
est supérieur à 1.000 €, seule la part de la contribution exigée pour les premiers 1.000 € est admise en déduction. Ces fractions ne
sont pas progressives.

Exemples pour une personne seule :


 Rente mensuelle brute : 325 € (3.900 € / an)
Contribution sociale spécifique : Pas de déduction car exonération (Il faut un minimum de rente mensuelle brute de 3.864 € x 17 %
= 657 €)
Rente annuelle imposable : (325 € x 12) - 10 % = 3.510 € (pas de non déductibilité de la CSG car pas de prélèvements sociaux)
 Rente mensuelle brute : 700 € (8.400 € / an)
Contribution sociale spécifique : (700 € - 657 €) x 7 % = 3 € déductibles
Rente annuelle imposable : ((700 € x 12) - 10 %) - (3 € x 12 = 36 €) = 7.524 € (pas de non déductibilité de la CSG car pas de
prélèvements sociaux)
 Rente mensuelle brute : 1.500 € (18.000 € / an)
Contribution sociale spécifique : (1.000 € - 773 €) x 14 % = 32 € déductibles
Rente annuelle imposable : (1.500 € x 4,20 % * = 63 €) et ((1.272 € rente mensuelle nette perçue + 63 €) x 12 = 16.020 €) et (32 €
x 12 = 384 €) et ((16.020 € - 10 %) - 384 € = 14.034 €)

* CSG : 6,60 %
CSG déductible : 4,20 %

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CSG non déductible : 6,60 % - 4,20 % = 2,40 %
CRDS non déductible : 0,50 %
CASA non déductible : 0,30 %
Assurance maladie non déductible : 1 %
Total des prélèvements sociaux : (6,60 % + 0,50 % + 0,30 % + 1 %) = 8,40 %
Prélèvements sociaux non déductibles : 2,40 % + 0,50 % + 0,30 % + 1 % = 4,20 %

C. Plan d’épargne retraite (Article 71 de la loi PACTE)

Loi PACTE (Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises) promulguée le 22 mai 2019 / Ordonnance du 24
juillet 2019 / Décret du 30 juillet 2019 / Arrêté du 7 août 2019.

Le Plan d’épargne retraite est un nouveau produit d’épargne retraite créé par la loi PACTE. Disposant de caractéristiques
harmonisées par rapport aux anciens produits : COREM (1949), article 83 du CGI (1950), CRH (1963) dont CGOS, PREFON (1967),
Madelin (1994), PERP (2003) et PERCO (2003)*, et qu’il a remplacés au 1er octobre 2020, il permet d’accumuler une épargne
destinée à compléter les revenus à la retraite.
L’objectif du PER est également de contribuer au financement de l’économie par la constitution d’une épargne longue investie pour
partie en actions d’entreprises.
* COREM : Complémentaire de retraite mutualiste, CRH : Complémentaire retraite des hospitaliers dont CGOS : Comité des
gestion des œuvres sociales des établissements hospitaliers publics (hors AP-HP), PREFON : Prévoyance de la fonction publique,
PERP : Plan d’épargne retraite populaire, PERCO : Plan d’épargne pour la retraite collectif.

1. Définition :
Disponible depuis le 1er octobre 2019, le PER est une enveloppe juridique et fiscale qui permet de se constituer un supplément de
retraite par capitalisation s’ajoutant aux régimes obligatoires de retraite par répartition. Le PER dispose de règles communes en
matière de modes de gestion, de transfert, de sortie anticipée ou au terme et de fiscalité.
Dans le cadre de cette nouvelle retraite supplémentaire les produits de retraite individuels comme collectifs sont concernés, ainsi
que les régimes à cotisations définies comme ceux à prestations définies (hors article 39 du CGI modifié par l’ordonnance du 3
juillet 2019 de la loi PACTE).
Le PER a pour objet l’acquisition et la jouissance de droits viagers simples ou réversibles ou le versement d’un capital à compter de
la date de liquidation de la pension dans un régime obligatoire d’assurance vieillesse ou de l’âge légal.
Dans certains cas, une dérogation est désormais admise pour la liquidation en cas d’acquisition de la résidence principale par le
titulaire du plan.

2. Nouveau système :
La création du PER vise à harmoniser les anciens dispositifs au sein d’un cadre commun. Il s’agit d’un produit d’épargne à
caractère universel alors que jusqu’à présent, les différents produits s’adressaient à des publics spécifiques avec des règles
particulières :
 Dispositif Madelin pour les TNS du secteur privé, agriculteurs ou non,

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 PERP pour les TS et les TNS, du secteur privé et de la fonction publique, imposables ou non, agriculteurs ou non, (Code des
assurances),
 PERCO pour les TS des entreprises du secteur privé, à titre facultatif,
 Article 83 du CGI pour les TS, les cadres supérieurs et les dirigeants du secteur privé, à titre obligatoire,
 PREFON pour les TS de la fonction publique d’État, territoriale, hospitalière et les agents d’établissements publics,
 COREM pour les TS et les TNS, du secteur privé et de la fonction publique, imposables ou non, agriculteurs ou non, (Code
de la Mutualité),
 CRH pour les TS de la fonction publique hospitalière.

3. Distribution :
Le PER peut prendre la forme d’un :
 Contrat d’assurance-vie collective ou assurance de groupe exprimé en € ou en euro croissance ou en UC
ou
 Compte-titres mobiliers investi en actions, en obligations, en OPCVM et en SCPI.

Deux groupes d’établissements sont en mesure de proposer un PER, les :


 Assureurs, Mutuelles, Institutions de prévoyance pour les contrats d’assurances,
 Banques, Gestionnaires d’actifs, Établissements de crédit pour les comptes-titres.

* Choix du gestionnaire :
o Contrat d’assurances :
Les gestionnaires du « PER assurance » doivent respecter deux obligations :
- Le PERI (particuliers et TNS) ne peut être effectif que par le biais d’une association dotée d’un Comité de surveillance.
- Pour le PERI et le PERE, les assureurs doivent constituer une comptabilité auxiliaire d’affectation dédiée à l’épargne
retraite. Ce canton offre un privilège sur les autres créanciers en cas d’insolvabilité de l’assureur.

o Compte-titres :
Les gestionnaires du « PER banque » n’ont pas à respecter ces obligations.
Ce plan donne lieu à l’ouverture d’un compte en espèces associé au compte-titres.

PER assurance versus PER banque :


 Frais d’acquisition et de gestion plus faibles en PER banque,
 Pas de droits de garde en PER assurance,
 Pas de garantie plancher en cas de décès en PER banque,
 Pas de garanties optionnelles de prévoyance en PER banque,
 Fiscalité transmissionnelle commune en PER banque,
 Fiscalité transmissionnelle assurantielle en PER assurance.

4. Fonctionnement :
Il existe 2 catégories principales de PER et 2 catégories secondaires :

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 PERI (Plan d’épargne retraite individuel) pour les :
o Particuliers ou PERI 163 quatervicies CGI
o TNS ou PERI 154 bis CGI (Non Agricoles) et 154 bis-0-A CGI (Agricoles)
 PERE (Plan d’épargne retraite entreprise) :
o Collectif (PERC) facultatif pour tous les salariés volontaires d’une entreprise
o Obligatoire (PERO) pour tous les salariés ou classe de salariés selon des critères objectifs

PER
PERI PERE
163 quatervicies CGI 154 bis et 154 bis 0-A CGI PERC PERO
PERP Madelin PERCO Article 83
Assurance-vie Épargne salariale

Il existe plusieurs appellations pour le PER :


 PER individuel facultatif : PERI ou PERIN,
 PER d’entreprise collectif facultatif : PERC ou PERCOL ou PEREC ou PERECO ou PERF,
 PER d’entreprise collectif obligatoire ou catégoriel : PERO ou PEROB ou PERCAT.

* Alimentation :
Le PER se décline en 3 compartiments :
 Compartiment 1 : Alimenté par des versements volontaires déductibles ou non-déductibles,
 Compartiment 2 : Alimenté par de l’épargne salariale (intéressement, participation, compte épargne temps, en l’absence de
CET journées de congés non prises dans la limite de 10 par an, abondement de l’employeur, transferts PEE),
 Compartiment 3 : Alimenté par des cotisations obligatoires de l’employeur et éventuellement celles des salariés.

Les PER peuvent être alimentés directement de la manière suivante :

PERI PERE
Compartiment 163 154 bis ou 154 bis 0-A Facultatif Obligatoire
1 Versements volontaires Versements volontaires Versements volontaires Versements volontaires
2 - - Épargne salariale Épargne salariale
3 - - - Cotisations obligatoires

Le compartiment 1 correspond à l’épargne retraite individuelle, les compartiments 2 et 3 relèvent de l’épargne retraite en
entreprise.
Chaque compartiment est issu d’un dispositif préexistant, le PER :
 Individuel succède au dispositif Madelin, au PERP, à la PREFON, à la COREM et à la CRH dont le CGOS,
 Collectif facultatif succède au PERCO,

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 Obligatoire succède à l’article 83 du CGI.
Selon l’origine des sommes, elles iront se loger dans un l’un des 3 compartiments qui structurent le plan.
Il y a étanchéité des compartiments. Ainsi, les sommes issues du compartiment 1 d’un PERE ne pourront être transférées que dans
le compartiment 1 d’un PERI ou dans le compartiment 1 d’un autre PERE.
Dans le cadre d’un PERI, seul le compartiment 1 pourra être alimenté directement, les deux autres compartiments 2 et 3, dits
« passifs », ne pourront accueillir que les sommes issues de transferts en provenance d’anciens dispositifs ou d’un autre PER.
Dans le cadre d’un PERO, les trois compartiments sont actifs.
L’épargne salariale versée sur un PERE (collectif facultatif ou obligatoire) n’est possible qu’à la condition que celui-ci dispose
d’une gouvernance paritaire et que tous les salariés soient couverts par un PER.

* Gestion pilotée :
Tout PER doit proposer au moins deux formules de gestion de l’épargne :
 Une gestion pilotée par défaut représentée par une allocation de l’épargne permettant de réduire progressivement les
risques financiers pour le titulaire,
 Sur demande, une autre gestion : gestion libre (l’épargnant choisit ses supports) ou gestion sous mandat (confiée à un
professionnel de la gestion d’actifs), comportant obligatoirement un fonds solidaire.
Le principe de la gestion pilotée proposée par défaut est le suivant :
 En début de vie du contrat, l’épargne est orientée prioritairement vers des actifs de long terme, à risque plus élevé mais
dont l’espérance de performance est meilleure,
 A l’approche de l’échéance, l’épargne est progressivement investie sur des supports financiers sécurisés. Il s’agit donc d’une
gestion évolutive dans le temps,
Les règles de la gestion pilotée définissent une sécurisation progressive des actifs en fonction de l’âge.
Les profils d'investissement des allocations permettant de réduire progressivement les risques financiers peuvent être qualifiés de
prudent horizon retraite, équilibré horizon retraite ou dynamique horizon retraite dans les documents remis au titulaire.

Prudent Équilibré Dynamique


Durée Profils d'investissement dont la part des actifs présentant un profil d'investissement à faible risque est au
minimum égale à
Jusqu’à 10 ans 30 % - -
A partir de 10 ans 60 % 20 % -
A partir de 5 ans 80 % 50 % 30 %
A partir de 2 ans 90 % 70 % 50 %
avant la date de
liquidation du plan de l’encours du plan
envisagée par
le titulaire

Aucun investissement minimum dans des actifs présentant un profil d'investissement à faible risque n'est exigé jusqu’à :
 10 ans avant la date de liquidation envisagée par le titulaire pour le profil équilibré horizon retraite,

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 5 ans avant la date de liquidation envisagée par le titulaire pour le profil dynamique horizon retraite.
Un PERI de type PER assurance n’a en principe pas vocation à être investi à 100 % sur un support ou fonds € à capital garanti,
compte tenu de l’horizon de détention qu’il implique. Cependant, il demeure une composante sécuritaire importante du contrat, à
l’occasion d’arbitrages en provenance de supports plus dynamiques ou à l’approche de l’âge de la retraite lorsqu’il fait l’objet d’une
sécurisation en vue de son arrivée à échéance. Les seuils mentionnés s'apprécient au moment des réallocations par le gestionnaire,
qui interviennent au minimum une fois par semestre. Le PER mentionne la date de liquidation envisagée par le titulaire, qui peut
être modifiée à tout moment par ce dernier.

* Transferts :
Les PER peuvent être transférés (alimentés indirectement) de la manière suivante :

PERI PERE
Compartiment 163 154 bis ou 154 bis 0-A Facultatif Obligatoire
1 Versements Versements volontaires Versements volontaires Versements volontaires
volontaires
2 Épargne salariale Épargne salariale Épargne salariale Épargne salariale
3 Cotisations Cotisations obligatoires Cotisations obligatoires Cotisations obligatoires
obligatoires

Les différents compartiments sont destinés à accueillir les sommes issues de transferts d’autres PER. De fait, p ar le jeu des
transferts, les différents PER peuvent être dotés des 3 compartiments.
La loi PACTE organise une large transférabilité ou portabilité des PER tout en respectant les compartiments. Le transfert d’un
compartiment 3 ne peut s’effectuer qu’en cas de départ de l’entreprise.
Pour le compartiment 2, si le titulaire reste dans son entreprise, les transferts sont limités. En effet, l’épargnant ne peut pas
réaliser plus d’un transfert de ses droits individuels tous les 3 ans.
Les droits individuels relatifs aux PER d’entreprises auxquels le salarié est affilié à titre obligatoire ne sont transférables que
lorsque le titulaire n’est plus tenu d’y adhérer.
Lors du transfert, les encours du dispositif Madelin et du PERP seront inclus dans le compartiment 1. Pour le PERCO, les encours
seront inclus dans le compartiment 2. En ce qui concerne l’article 83, les encours seront distingués entre versements obligatoires
et versements volontaires, et intégrés dans deux compartiments distincts.
Les frais encourus à l’occasion d’un transfert d’un PER ne peuvent excéder 1 % des droits acquis et sont nuls à l’issue d’une
période de 5 ans à compter du 1er versement dans le plan ou quand le transfert intervient à compter de son arrivée à échéance.
Lorsque le transfert individuel provient d’un ancien contrat d’épargne retraite vers un nouveau PER, les frais de transfert ne
peuvent excéder 5 % de la provision mathématique du contrat. Ils sont nuls à l’issue d’une période de 10 ans à compter de la date
d’effet du contrat. Les transferts des contrats d’assurance-vie n’ont été possibles que jusqu’au 1er janvier 2023.

* Sortie à l’échéance :
A l’échéance, le titulaire d’un PER peut sortir au choix en rente viagère simple ou réversible ou en capital pour les versements
volontaires effectués dans le compartiment 1 et pour le montant effectué dans l’épargne salariale du compartiment 2.

Retraite / Janvier 2024 / Page 64 sur 27


En revanche, la sortie en capital n’est pas possible pour les sommes issues de cotisations obligatoires du compartiment 3, seule la
rente est autorisée.
Un épargnant perd également cette faculté s’il a expressément opté au moment de son adhésion pour la sortie en rente en
choisissant un taux de rente viagère garanti dès la conclusion du contrat.
La sortie en capital peut être :
 Totale (en une fois),
 Partielle ou fractionnée (sur plusieurs années).
En cas de sortie en capital fractionnée, la durée du fractionnement est fixée librement par l’établissement gestionnaire du contrat.
Elle peut s’étaler sur 4 ou 5 ans ou sans limitation de temps.
En cas de sortie fractionnée, l’établissement financier peut fixer un montant minimum annuel de sortie.

Modes de sorties Compartiments


Rente facultative 1 et 2
Rente obligatoire 3
Capital facultatif total ou fractionné 1 et 2

* Sortie anticipée :
On dénombre 7 cas légaux de déblocage anticipé :
 Pour tous les PER pour les accidents de la vie
o Décès du conjoint du titulaire ou du partenaire de PACS,
o Invalidité de 2ème ou 3ème catégorie du titulaire, de son conjoint, de ses enfants ou de son partenaire de PACS,
o Surendettement du titulaire,
o Expiration des droits à l’assurance chômage du titulaire,
o Cessation d’activité non salariée du titulaire à la suite d’un jugement de liquidation judiciaire,
o Absence d’emploi ou de mandat depuis plus de 2 ans à compter de son non renouvellement ou de sa révocation pour le
titulaire mandataire social
 Pour les PERI, les PERC et les PERO avec les compartiments 1 et 2 pour la résidence principale
o Acquisition de la résidence principale.
Conditions d’accès d’acquisition :
 Vente en l’état futur d’achèvement,
 Logement en vue de sa première occupation,
 Logement ancien ayant déjà été occupé.
Cependant une autre condition doit être respectée, à savoir le fait de ne pas avoir été propriétaire durant les 2 années qui ont suivi
l’ouverture du PER. Cette condition de première propriété ne s’applique pas aux :
 Titulaires d’une carte d’invalidité,
 Bénéficiaires d’une allocation d’handicap,
 Victimes d’une catastrophe ayant conduit à rendre inhabitable de manière définitive leur résidence principale.

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Mode de sortie Compartiments et conditions
1,2 et 3
 Décès du conjoint ou du pacsé
 Invalidité du titulaire, du conjoint, du pacsé, des enfants
Capital anticipé  Surendettement du titulaire
 Expiration des droits au chômage du titulaire
 Cessation d’activité non salariée du titulaire
 Absence d’emploi ou de mandat pour le titulaire mandataire social
1 et 2
 Acquisition de la résidence principale

5. PERI :
Facultatif et ouvert à tous, le PERI est destiné aux :
 Particuliers quel que soit leur âge (enfants mineurs compris) leur situation professionnelle voire même aucune,
 TNS du secteur privé, agriculteurs (TNSA) ou non (TNSNA).
Le PERI s’adresse à tout type d’épargnant, indépendamment de son statut social et professionnel : salarié, chef d’entreprise,
travailleur non salarié, indépendant, profession libérale, retraité ou sans activité. Toutes les personnes peuvent souscrire un PERI,
sans aucune condition d’âge, même les mineurs et les retraités peuvent y souscrire.
Un PERI pourra recevoir les sommes gérées dans un dispositif Madelin, d’un PERP et d’un contrat d’assurance-vie classique.

Le PERI peut être alimenté par des :


 Versements volontaires du titulaire ou par substitution par un tiers payeur de la structure professionnelle dans le cadre de
l’article 62 du CGI pour les gérants majoritaires (TNS),
 Sommes issues, par transfert, d’un ancien produit retraite,
 Fonds provenant, par transfert, d’un PERE :
o Intéressement,
o Participation,
o Abondement,
o Compte épargne temps,
o Cotisations obligatoires.

L’article 62 du CGI permet aux entreprises de déduire les cotisations de retraite supplémentaire allouées au gérant majoritaire de
société (SARL, EURL), notamment, en complément du dispositif de retraite PERI 154 bis du CGI.
Exemple :
Rémunération de gérance versée : 50.000 € dont 10.000 € pour une cotisation au PERI 154 bis.
Contributions sociales TNS sur la rémunération du gérant acquittées par la société (en moyenne 45 %) : 50.000 € x 45 % = 22.500
€ dont 20.397 € de cotisations déductibles et 2.103 € (50.000 € + 22.500 € x 2,90 %) correspondant aux fractions de CSG et de la
CRDS non déductibles.

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Rémunération brute imposable pour le gérant : (50.000 € + 22.500 €) - 20.397 € = 52.103 €
Fiscalement, la société déduira de son résultat 72.500 € quelle que soit l’hypothèse, qu’elle verse :
 50.000 € de rémunération et 22.500 € de cotisations sociales TNS (prises en charge par la société),
ou
 72.500 € de rémunération (dont 22.500 € de cotisations sociales TNS versées par le gérant directement et à titre personnel).
Le gérant est imposable sur 50.000 € + 2.103 € = 52.103 € de rémunération brute.
Avec l’article 62 du CGI pour une SARL déclarée à l’IS…
 Pour la société :
Rémunération de gérance annuelle : 50.000 €
Dont une cotisation annuelle PERI 154 bis CGI : 10.000 €
Charges sociales : 50.000 € x 45 % = 22.500 €
Déduction à l’IS : (50.000 € + 22.500 €) x 25 % = 18.125 € plafonnées à 6.427 € si les bénéfices sont supérieurs à 42.500 € et
(50.000 € + 22.500 €) x 15 % = 10.875 € plafonnés à 6.427 € si les bénéfices sont inférieurs à 42.500 €
 Pour le gérant :
Gérant majoritaire célibataire ( voir notion de gérant majoritaire)
Revenu brut imposable : 50.000 € + 2.103 € = 52.103 €
Déduction PERI 154 bis CGI : (52.103 € x 10 %) + ((52.103 € - 43.992 €) x 15 %)) = 6.427 €
Revenu net imposable : (52.103 € - 10 %) - 6.427 € = 40.466 €
Imposition : (40.466 € x 30 %) - 6.713 € = 5.427 €

Pour chaque versement volontaire sur un PERI, le titulaire peut choisir entre un versement :
 Déductible du revenu imposable,
 Non-déductible du revenu imposable.
En fonction de l’option choisie, la fiscalité à la sortie n’est pas la même

6. PERC :
Toutes les entreprises peuvent proposer un PERC à leurs salariés, même si elles n'ont pas mis en place un PEE.
L'adhésion est facultative, mais le règlement peut prévoir l'adhésion automatique par défaut de tous les salariés. Dans ce cas, le
salarié doit être informé de son adhésion, dans les conditions prévues par le règlement. Il a alors 15 jours pour faire savoir qu’il
refuse d'adhérer au plan.
Si le salarié change d'entreprise, il peut transférer son PERC dans :
 Le PERC de sa nouvelle société
ou
 Un PERI.
Dans une entreprise de moins de 250 salariés, le conjoint ou le partenaire de PACS du chef d'entreprise qui a le statut de
collaborateur peut également bénéficier du PERC.

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Un PERC peut être mis en place à l’initiative de l’entreprise par convention ou accord collectif de travail, accord entre l’employeur
et les représentants d’organisations syndicales représentatives dans l’entreprise, accord conclu au sein du Comité social et
économique (CSE), ratification, à la majorité des 2/3 du personnel, d’un projet de contrat proposé par l’employeur.
Un PERC peut également être mis en place sous la forme d’un plan interentreprises, notamment par convention ou accord collectif
de travail, ou, s’il est institué entre plusieurs employeurs pris individuellement, par accord conclu au sein du CSE ou à la suite de
la ratification du projet d’accord instituant le plan à la majorité des 2/3 du personnel de chaque entreprise.
Un PERC est obligatoirement mis en place pour l’ensemble des salariés. Une condition d’ancienneté peut être exigée. Elle ne peut
pas excéder 3 mois.
Un ancien salarié peut continuer à effectuer des versements sur le PERC. Ces versements ne bénéficient pas des versements
complémentaires de l'entreprise et les frais afférents à leur gestion sont à la charge exclusive de l'ancien salarié.
Cette possibilité n'est pas ouverte au salarié dès lors qu’il a accès à un PERC dans la nouvelle entreprise où il est employé.
Un salarié a le droit de transférer ses droits individuels vers un autre PER sans départ de l’entreprise, mais cette possibilité n’est
ouverte qu’une fois tous les 3 ans.
Le PERC doit proposer au moins un support d'investissement alternatif, qui permet notamment d'investir dans un fonds solidaire.
Tant qu’un salarié travaille dans l'entreprise, les frais liés à la gestion du PERC sont pris en charge par l’employeur.
Le PERC peut recevoir les versements :
 Volontaires du salarié, déductibles ou non déductibles sur option. Cette option irrévocable doit être exercée au plus tard lors
du premier versement,
 Au titre de la participation, de l’intéressement, de l’abondement de l’employeur des droits inscrits au compte épargne temps
(CET) ou, en l’absence de CET dans l’entreprise, des sommes correspondant à des jours de repos non pris, dans la limite de
10 jours par an. Le congé annuel ne peut être affecté que pour sa durée excédant 24 jours ouvrables.
 En provenance d’un autre PERE par transfert des cotisations obligatoires (compartiment 3).

Pour l’employeur :
Au titre de l’intéressement et de la participation, les sommes versées sont totalement déductibles de l’IS. Lorsque les entreprises
sont soumises à l’IR, les sommes versées dans le cadre de l’intéressement sont déductibles du bénéfice imposable dans la limite
d’un plafond égal à 75 % d’un PASS (34.776 € pour 2024) et 100 % pour les sommes versées dans le cadre de la participation. Les
sommes versées sont exonérées des taxes d'apprentissage, de la participation à la formation professionnelle continue et de la
participation construction, en revanche elles sont assujetties à la taxe sur les salaires. Les sommes versées sont exonérées de
charges sociales patronales.

Les entreprises peuvent, même en l'absence de contribution du salarié effectuer un versement initial ou des versements
périodiques sur ce plan, sous réserve d'une attribution uniforme à l'ensemble des salariés, sans que le montant annuel de ces
versements ne puisse excéder 2 % du PASS (927 € pour le plan pour 2024). Ces versements sont pris en compte pour apprécier le
respect du plafond d’abondement. Le montant total de l’abondement ne peut pas dépasser annuellement 3 fois les versements
effectués par un bénéficiaire dans une limite équivalente à : 16 % du PASS (7.419 € pour 2024).
Les sommes versées sont assujetties au forfait social de 20 % sauf si l’entreprise compte moins de 250 salariés. Ce taux peut
toutefois être réduit à 16 % si le PERC comporte une gestion pilotée par défaut prévoyant un investissement d’une fraction des
sommes investies par chaque salarié à hauteur d’au moins 10 % sur des titres de PME et d’ETI éligibles au PEA-PME.

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Un comité de surveillance du plan doit être constitué. Il est chargé de veiller à la bonne gestion du plan et à la représentation des
intérêts des titulaires.

Pour le salarié :
Au titre de l’intéressement et de la participation, si les sommes versées sont conservées au moins 5 ans, les sommes versées sont
exonérées d’IR :
 Totalement dans le cadre de la participation,
 A concurrence de 75 % du PASS (34.776 € pour 2024) dans le cadre de l’intéressement.
Dans les deux cas, elles sont assujetties à la CSG et à la CRDS au taux de 9,70 %.
Au titre de l’abondement, si les sommes versées sont conservées au moins 5 ans, les sommes versées sont exonérées d’IR mais
elles sont assujetties à la CSG et à la CRDS au taux de 9,70 %.

7. PERO :
Un PERO peut être créé par un ou une :
 Accord collectif,
 Accord référendaire (ratification à la majorité des intéressés d'un projet d'accord proposé par le chef d'entreprise),
 Décision unilatérale du chef d'entreprise (D.U.E.) constatée dans un écrit remis par celui-ci à chaque intéressé.
Le PERO est mis en place au bénéfice de :
 L’ensemble des salariés de l'entreprise
ou
 D’une ou plusieurs catégories de salariés, sous réserve que ces catégories soient constituées à partir des critères objectifs.
Seuls les salariés qui font partie de la catégorie choisie par l'employeur peuvent souscrire. L'adhésion est obligatoire pour les
salariés visés.
Le PERO peut recevoir les versements :
 Volontaires du salarié, déductibles ou non déductibles sur option. Cette dernière est irrévocable et doit être exercée au plus
tard lors du premier versement,
 Au titre de la participation, de l’intéressement, des droits inscrits au CET ou, en l'absence de CET dans l'entreprise, des
sommes correspondant à des jours de repos non pris et dans la limite de 10 jours de congés par an. Le congé annuel ne peut
être affecté que pour sa durée excédant 24 jours ouvrables, à la condition que le PERO s’adresse à tous les salariés. En
revanche, le PERO ne peut pas recevoir l’abondement de l’employeur.
 Obligatoires de l’employeur et éventuellement celles des salariés.
Le PERO peut également recevoir par transfert les sommes issues d’un autre PER (compartiments 1, 2 et 3).
Si le PERO est alimenté par l’épargne salariale, il doit être alors doté d’un comité de surveillance. Ce dernier est facultatif lorsque
les versements sont affectés uniquement à l'acquisition de parts de FCPE.
L’intéressement et la participation pourront être versés sur un PERO sous réserve que celui-ci dispose d’une gouvernance paritaire
et que tous les salariés soient couverts par un PER.
Un taux de forfait social réduit à 16 % est applicable pour les versements de l’employeur sur un PERO, si les sommes collectées
sont affectées à au moins 10 % à l’acquisition de titres susceptibles d’être employés dans un PEA destiné au financement des PME
et ETI.

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Les règles du PERO se différencient de celles du PERI ou du PERC, de la façon suivante :
 Lorsque le plan est alimenté par des cotisations obligatoires de l’employeur et éventuellement du salarié, la sortie s’effectue
forcément en rente. Il n’y a pas de sortie en capital sauf si la rente est inférieure ou égale à 1.200 € par an.
 L’acquisition de la résidence principale ne constitue pas un motif de sortie anticipée du plan pour les cotisations
obligatoires.
Par ailleurs, lorsque le plan est mis en place sous la forme d'un plan interentreprises, le comité de surveillance peut être commun à
l'ensemble des entreprises adhérentes au plan.
Lorsqu'un PERO est mis en place, l'entreprise peut décider de le transformer en PERC couvrant l’ensemble des salariés de
l’entreprise.
Le PERC et le PERO peuvent être regroupés en un seul et unique PER. Les anciens plans d'épargne comme le PERCO et l'article 83
du CGI peuvent être transférés dans un plan unique.
Cela est possible pour les entreprises qui disposent des deux enveloppes pouvant être alimentées directement à la fois par les :
 Versements volontaires du salarié,
 Cotisations obligatoires de l’employeur et éventuellement des salariés,
 Dispositifs d’épargne salariale.
Au titre des cotisations obligatoires :

Pour l’employeur :
Elles sont exonérées d’IS.
Elle sont également exonérées de charges sociales patronales dans la limite du plafond annuel et individuel de 5 % de la
rémunération brute plafonnée à 5 % de 5 PASS (46.368 € x 5 x 5 % = 11.592 € pour 2024). Ce plafond de déduction doit être
amputé d’un éventuel abondement de l’entreprise dans le cadre d’un PERC. L’excédent est intégré dans l’assiette des charges
sociales patronales. De plus, les sommes versées par l’employeur sont également soumises à un forfait social de 20 % pour les
entreprises de plus de 250 salariés. Seule est concernée par le forfait social la part exclue de l'assiette des cotisations sociales.
Cette part est limitée par le plus élevé des montants suivants :
 5 % du PASS (2.318 € pour 2024),
 5 % du salaire annuel brut retenu dans la limite de 5 PASS (11.592 € pour 2024).

Pour le salarié :
Elles sont exonérées d’IR dans la limite du plafond annuel et individuel de 8 % de la rémunération annuelle brute plafonnée à 8 %
de 8 PASS (46.368 € x 8 x 8 % = 29.676 € pour 2024).
Elles sont également exonérées de charges sociales salariales mais elles sont assujetties à la CSG et à la CRDS au taux de 9,70 %.

8. Fiscal et social :
Le régime fiscal et le régime social du PER sont complexes. Il convient de distinguer les prélèvements fiscaux et sociaux :
 A l’entrée sur :
o Les versements volontaires déductibles,
o L’épargne salariale,
o Les cotisations obligatoires,

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 A la sortie :
o A l’échéance en :
 Rente viagère,
 Capital.
o Avant l’échéance par un :
 Accident de la vie,
 Achat de la résidence principale.
 Au décès pendant la phase de :
o Capitalisation,
o De rentes après la liquidation du plan.

* A l’entrée sur versements volontaires déductibles :


Dans le cadre du PER il existe la possibilité de bénéficier de versements volontaires déductibles du revenu imposable, quel que soit
le type de PER : PERI, PERC et PERO. En d’autres termes, l’effort d’épargne du titulaire du PER est partiellement financé par une
économie d’impôt l’année suivante.
La loi n’interdit pas qu’une même personne puisse détenir plusieurs PER. La loi PACTE permet la transférabilité des droits d’un
plan vers un autre plan, de telle sorte que leur titulaire pourra regrouper dans un seul et unique PER détenu auprès d’un seul
gestionnaire les droits acquis de part et d’autre soit à titre privé ou particulier, soit en tant que salarié d’une entreprise, soit dans
le cadre de l’exercice d’une activité non salariée. En revanche, quel que soit le nombre de PER il n’y aura qu’une seule déduction
fiscale.
La possibilité de déduire les versements du revenu soumis à l’IR est généralisée à l’ensemble des produits d’épargne retraite
relevant de la loi PACTE. Selon les cas, cette faculté prend la forme d’une déduction, plafonnée, du revenu catégoriel pour les TNS
ou du revenu global pour les particuliers.
Quel que soit le nombre de PER détenu, le plafond de déductibilité est commun.

Il est également possible de demander à ne pas bénéficier de la déduction fiscale sur les versements. En contrepartie, le titulaire
du plan bénéficie d’un régime fiscal plus favorable à la sortie tant en rente qu’en capital. En pratique, l’option pour les versements
volontaires non déductibles peut avoir un intérêt pour les :
 Personnes non imposables à l’IR,
 Titulaires effectuant des versements au-delà du disponible fiscal.
Enfin, le PER est hors du plafonnement des niches fiscales à 10.000 €.

Primes effectuées en n
PERI 163 quatervicies CGI PERI 154 bis et 154 bis 0-A CGI
Bénéficiaires Tout le monde TNSA et TNSNA
Revenu imposable Supérieur au PASS
PASS n–1 N
(10 % du bénéfice imposable n ou du revenu imposable n

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Déduction 10 % du revenu imposable n - 1 limité à 8 PASS)
Maximum limité à 8 PASS + (15 % du bénéfice imposable n ou du revenu imposable n
limité à 8 PASS - 1 PASS)
Revenu imposable Inférieur ou égal au PASS
PASS n–1 N
Déduction 10 % du PASS 10 % du PASS
plancher

PERI 163 quatervicies CGI pour une prime versée en 2024


Maximum : 43.992 € (PASS 2023) x 8 x 10 % = 35.194 €
Minimum : 43.992 € (PASS 2023) x 10 % = 4.399 €
Le titulaire choisit le montant le plus avantageux
Exemple : Revenu imposable réalisé en 2023 = 100.000 € x 10 % = 10.000 € plafond de la déduction fiscale
A ce plafond il faut appliquer, dans l’ordre, le calcul du disponible fiscal dans un:
 PERC sur :
o L’épargne salariale,
o Les versements volontaires effectués,
 PERO sur :
o Les cotisations obligatoires de l’entreprise et éventuellement celles du salarié,
 PERI 154 bis sur :
o Les versements volontaires effectués.

Le solde non utilisé du plafond de déduction est reportable sur les trois années suivantes, soit le solde non utilisé de l’année :
 2024 reportable sur les années 2025, 2026 et 2027.
Le total (plafond de déduction + solde non utilisé des plafonds des années précédentes) constitue le disponible fiscal.

Le plafond de déduction est en principe individuel. Toutefois, au sein d’un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune, il
est possible de mutualiser d’enveloppe de déduction fiscale. Conséquence du choix de cette option annuelle : les plafonds de
déduction de chaque conjoint sont additionnés au sein d’une enveloppe commune, de même que les versements. Ainsi, l’un des
conjoints peut effectuer des versements sur son PER en profitant des limites de déduction de son conjoint en plus des siennes.

Cette déduction fiscale s’applique pour tous les versements volontaires du compartiment 1 dans un PERI particuliers, dans un
PERC et dans un PERO.

PERI 154 bis et 154 bis 0-A CGI pour une prime versée en 2024
Maximum : (46.368 € (PASS 2024) x 8 x 10 %) + (46.368 € (PASS 2024) x 8 - 46.368 € (PASS 2024) x 15 %) = 85.780 €
Minimum : 46.368 € (PASS 2024) x 10 % = 4.637 €
Le titulaire choisit le montant le plus avantageux

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Exemple : Bénéfice imposable réalisé en 2024 = 100.000 € soit ((100.000 € x 10 %) + (100.000 € - 46.368 €) x 15 %)) = 18.045 €
plafond de la déduction fiscale
Le montant de la déduction fiscale ne peut pas dépasser le montant du disponible fiscal.
La part des versements correspondant aux garanties complémentaires de prévoyance individuelle (maladie, accident, décès ou
perte de revenus) n’est pas prise en compte dans la déduction d’un PER 154 bis alors que c’est le cas pour un PER 154 bis-0-A.

Un TNS peut effectuer sur son PER la même année des versements déductibles volontaires au titre de l’article 163 quatervicies du
CGI et au titre de l’article 154 bis du CGI en tant que TNS. Cependant, dans certains cas, les deux versements ne peuvent pas
bénéficier des deux régimes fiscaux de façon cumulative. Il y aura là application du disponible fiscal qui correspond au montant de
versements qui donne droit à l’avantage fiscal. Exemple :
Revenu professionnel imposable ou bénéfice imposable 2023 et 2024 : 50.000 €
Versement volontaire PER 154 bis pour 2024 : 3.000 €
Versement volontaire PER 163 pour 2024 : 4.000 €
Plafond Sécurité sociale 2023 : 43.992 € et 2024 : 46.368 €
Déduction maximale PER 154 bis : (50.000 € x 10 %) +( (50.000 € - 46.368 €) x 15 %) = 5.545 €
Déduction maximale PER 163 : 50.000 € x 10 % = 5.000 €
Différence non-déductible : 3.000 € (versement PER 154 bis) - 545 € (déduction supplémentaire des 15 %) = 2.455 €
Déduction réelle PER 163 : 5.000 € (déduction maximale PER 163) - 2.455 € (différence non déductible) = 2.545 €
Montant total des versements volontaires : 3.000 € PER 154 bis + 4.000 € PER 163 = 7.000 €
Disponible fiscal : 3.000 € (déduction réelle PER 154 bis) + 2.545 € (déduction réelle PER 163) = 5.545 €

En cas d’option pour la non déductibilité des versements volontaires, la fiscalité à la sortie lors de l’échéance, sera différente de
celle applicable avec la déduction fiscale, tant sur la rente que sur le capital.

* A l’entrée sur l’épargne salariale et sur les cotisations obligatoires :

PERI PERC PERO


Compartiment 154 bis et 154 bis 163
0-A
Versements déductibles à l’IR
10 % RI n limite 8
1 PASS n + 15 % RI 10 % RI n - 1 limite 8 PASS n - 1 x 10 % ou PASS n - 1 x 10 %
n
- PASS n
ou PASS n x 10 %
Employeur Salarié
Épargne salariale
Société à l’IS :

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Exonération
Société à l’IR :
2 Déductible IS Exonérée au bout
de 5 ans
75 % (Int.)
et 100 % (Par.)
Abondement
Déductible IS Exonéré IR
Social
Forfait 20 % ou 16 CSG-CRDS 9,70 %
%
ou 0 si - de 250
salariés
Charges sociales
Exonérées
Employeur Salarié
Cotisations obligatoires
Exonérées IR
Exonérées IS limite
8 % RB maxi 8 %
3 de 8 PASS
Charges sociales
Exonérées
limite 5 % RB Exonérées
maxi 5 % de 5
PASS
Social
Forfait 20 % ou 16 CSG-CRDS 9,70
% %

* A la sortie volontaire, à l’échéance :


S’agissant des versements volontaires, le titulaire du plan peut renoncer au bénéfice de la déduction du revenu global. L’option
doit être exercée pour chaque versement et doit être opérée au plus tard lors du versement auprès du gestionnaire du plan. Elle
est irrévocable. Peuvent ainsi cohabiter au sein du plan des versements qui ont bénéficié de la déduction et d’autres non.

Compartiments Modes de Fiscal


Rubriques sortie Social
Rente RVTG

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Compartiment 1 PS : 10,10 % ou 8,40 % ou 4,30 % (RFR n-2)
Versements volontaires déduits Versements : IR sans abattement de 10 %
Capital PS : aucun
Produits : PF 12,80 % ou IR option globale
PS : 17,20 %
Rente RVTO
Compartiment 1 PS : 17,20 %
Versements volontaires non déduits Versements : Exonération
Capital PS : aucun
Produits : PF 12,80 % ou IR option globale
PS : 17,20 %
Rente RVTO
Compartiment 2 PS : 17,20 %
Épargne salariale exonérée ESE : Exonération
(ESE) Capital PS : aucun
Produits : Exonération
PS : 17,20 %
Rente RVTO
Compartiment 2 PS : 17,20 %
Épargne salariale non exonérée ESNE : Exonération
(ESNE) Capital PS : aucun
Produits : PF 12,80 % ou IR option globale
PS : 17,20 %
Rente RVTG
PS : 10,10 % ou 8,40 % ou 4,30 % (RFR n-2)
Compartiment 3 Lorsque la rente est inférieure à 1.200 € par an
Cotisations obligatoires Cotisations : IR sans abattement de 10 %
Capital PS : aucun
Produits : PF 12,80 % ou IR option globale
PS : 17,20 %

* A la sortie volontaire, avant l’échéance :


Dans tous les cas où le PFU s’applique sur les produits, en lieu et place de l’imposition au PFU (régime fiscal par défaut), le
contribuable peut choisir dans sa déclaration de revenus l’option de l’imposition globale au BPIR pour l’acquisition de sa résidence
principale. Pour les accidents de la vie, les versements et les produits sont exonérés d’IR. Seuls les prélèvements sociaux en
vigueur de 17,20 % s’appliquent.

Compartiments Accidents Achat de la

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Rubriques de la vie résidence principale
Versements : IR sans abattement de 10 %
Compartiment 1 PS : aucun
Versements volontaires déduits Produits : PF 12,80 % ou IR option globale
PS : 17,20 %
Versements : Exonération
Compartiment 1 PS : aucun
Versements volontaires non Versements, ESE, ESNE, Produits : PF 12,80 % ou IR option globale
déduits cotisations : PS : 17,20 %
Compartiment 2 Exonération ESE : Exonération
Épargne salariale exonérée PS : aucun PS : aucun
(ESE) Produits : Exonération Produits : Exonération
PS : 17,20 % PS : 17,20 %
Compartiment 2 ESNE : Exonération
Épargne salariale non exonérée PS : aucun
(ESNE) Produits : PF 12,80 % ou IR option globale
PS : 17,20 %
Compartiment 3 Non autorisé
Cotisations obligatoires

* Au décès du titulaire du plan pendant la phase de capitalisation :


La fiscalité applicable dépend de :
 L’âge du titulaire au jour du décès,
 La nature du PER (Banque ou Assurance),
 De la forme de transmission, capital ou rente.
En revanche le régime applicable est le même quelle que soit la catégorie de PER (PERI, PERC ou PERO). Le décès du titulaire
entraîne la clôture du plan.

Décès avant 70 ans Décès après 70 ans


au dénouement du plan, au dénouement du plan,
PER quelles que soient les dates des primes versées quelles que soient les dates des primes versées
assu- Conjoint - Conjoint
rance Pacsé - Parent en Autre - Parent en Autre
Frère ou ligne directe Pacsé - ligne directe
Sœur Frère ou
Sœur
par rapport au titulaire du plan

Retraite / Janvier 2024 / Page 76 sur 27


Capital transmis dans la limite de 152.500 € par
bénéficiaire tous contrats confondus : Capital transmis dans la limite de 30.500 €
Exonération sur la totalité du capital transmis. tous bénéficiaires et tous contrats
Capital transmis au-delà de 152.500 € et confondus : Exonération sur la totalité du
Capit Loi TEPA inférieures à 700.000 € : Prélèvement forfaitaire Loi TEPA capital transmis.
al de 20 % Capital au-delà de 30.500 € :
sur la totalité du capital transmis. Droits de mutation à titre gratuit
Capital transmis au-delà de 152.500 € et sur la totalité du capital transmis
supérieures à
700. 000 € : Prélèvement forfaitaire de 31,25 %
sur la totalité du capital transmis
Capital constitutif et Capital constitutif et
rente exonérés d’impôt rente exonérés d’impôt
transmissionnel transmissionnel
pour un PERI pour un PERI
si : si :
Les primes versées sur Les primes versées sur
le plan ont été le plan ont été
régulièrement régulièrement
Capital constitutif et rente échelonnées dans leur Capital constitutif et rente échelonnées dans leur
exonérés montant et leur exonérés montant et leur
Rente d’impôt transmissionnel périodicité pendant une d’impôt transmissionnel périodicité pendant une
durée minimum de 15 durée minimum de 15
ans, ans,
et si : et si :
L’entrée en jouissance L’entrée en jouissance
intervient au plus tôt à intervient au plus tôt à
compter de la date de compter de la date de
liquidation de la pension liquidation de la pension
du redevable dans un du redevable dans un
régime obligatoire régime obligatoire
d’assurance vieillesse d’assurance vieillesse ou
ou de l’âge légal de la de l’âge légal
retraite de la retraite

TEPA : Travail emploi pouvoir d’achat (loi du 21.08.2007)


Les prélèvements sociaux ne sont pas dus sur les supports en UC

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PER Quel que soit l’âge
banque Conjoint - Pacsé - Frère ou Sœur Parent en ligne directe Autre
par rapport au titulaire du plan
Capital Loi TEPA DMTG
Rente Capital constitutif et rente exonérés d’impôt transmissionnel IR

DMTG : Droits de mutation à titre gratuit (article 777 CGI)

* Au décès du premier crédirentier pendant la phase de rentes après la liquidation du plan :


En cas de décès pendant la phase de rentes, si les conditions générales du plan le permettent, la rente viagère est reversée à un
second crédirentier.

Décès avant 70 ans Décès après 70 ans


er er
au décès du 1 crédirentier (ex-titulaire du plan), au décès du 1 crédirentier (ex-titulaire du plan),
PER quelles que soient les dates des primes versées quelles que soient les dates des primes versées
assuranc Conjoint ou Parent en Conjoint ou Parent en
e Pacsé ligne directe Autre Pacsé ligne directe Autre
Frère ou Frère ou
Sœur Sœur
par rapport au titulaire du plan
Capital transmis dans la limite de 152.500 € par
bénéficiaire tous contrats confondus : Capital transmis dans la limite de
Exonération sur la totalité du capital transmis. 30.500 € tous bénéficiaires et tous
Capital Capital transmis au-delà de 152.500 € et contrats confondus : Exonération
fractionn Loi TEPA inférieures à 700.000 € : Prélèvement forfaitaire Loi TEPA sur la totalité du capital transmis.
é de 20 % Capital transmis au-delà de 30.500
sur la totalité du capital transmis. € : Droits de mutation à titre gratuit
Capital transmis au-delà de 152.500 € et sur la totalité du capital transmis
supérieures à
700. 000 € : Prélèvement forfaitaire de 31,25 %
sur la totalité du capital transmis.

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Capital transmis dans la limite Capital transmis
de 152.500 € par bénéficiaire dans la limite de
tous contrats confondus : 30.500 € tous
Exonération sur la totalité bénéficiaires et tous
du capital transmis. contrats confondus :
Capital constitutif et rente Capital transmis au-delà de Capital constitutif et rente Exonération sur la
Rente de exonérés 152.500 € et inférieures à exonérés totalité du capital
réversio d’impôt transmissionnel 700.000 € : d’impôt transmissionnel transmis.
n Prélèvement forfaitaire de 20 % Capital transmis au-
sur la totalité du capital delà de 30.500 € :
transmis. Droits de mutation
Capital transmis au-delà de à titre gratuit
152.500 € et supérieures à 700 sur la totalité du
000 € : capital transmis
Prélèvement forfaitaire de 31,25
%
sur la totalité du capital
transmis.

Les prélèvements sociaux ne sont pas dus sur les supports en UC

Quel que soit l’âge


PER banque Conjoint - Pacsé - Frère ou Sœur Parent en ligne directe Autre
par rapport au titulaire du plan
Capital fractionné Loi TEPA DMTG
Rente de réversion Capital constitutif et rente exonérés d’impôt transmissionnel IR

Les 8 points communs entre les PER :


 Déduction fiscale ou non sur les versements volontaires,
 Gestion pilotée par horizon,
 Gestion financière en € ou en UC ou en valeurs mobilières,
 Transférabilité vers toutes les autres formes de PER,
 Déblocage anticipé avant la retraite pour l’acquisition d’une résidence principale (sauf pour le compartiment 3) et pour les
accidents de la vie,
 Choix à l’échéance entre une rente ou le capital (sauf pour le compartiment 3) en une fois ou de façon fractionnée ou les
deux (sauf pour le compartiment 3),
 Rente calculée à partir de la table de mortalité en vigueur au moment de la souscription ou au moment du décès,

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 Choix entre une rente ou le capital en cas de décès du titulaire pendant la phase de capitalisation (sauf pour le
compartiment 3).

Retraite / Janvier 2024 / Page 80 sur 27

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