Le Comportement
des Consommateurs et des Producteurs
La théorie du consommateur : utilité, budget,
choix du consommateur
La théorie de la production : coûts de
production, maximisation du profit
Courbes de coût à court et à long terme
La théorie du consommateur : utilité, budget, choix du consommateur
1. Présentation générale :
Rôle du consommateur dans l'économie
Le consommateur est un acteur central dans le fonctionnement de l'économie
Ses décisions d'achat influencent la demande de biens et services, qui à son tour détermine :
• la production,
• les prix,
• et les choix des entreprises
La théorie du consommateur s'intéresse à la manière dont les individus font des choix face à des
ressources limitées (revenu) et comment ils allouent ce revenu entre différents biens et services pour
maximiser leur satisfaction.
En tant que décideur économique, le consommateur doit arbitrer entre différents produits, en fonction
de ses préférences, de son budget, et des prix des biens disponibles sur le marché.
Les décisions de consommation ont des répercussions sur :
La demande globale : Les choix de consommation des individus, agrégés, déterminent la demande
totale pour différents biens et services dans l'économie.
Le prix des biens : En fonction de la demande, les prix peuvent fluctuer, influençant ainsi à
nouveau les décisions d’achat.
Les stratégies des entreprises : Les entreprises ajustent leur offre en fonction de la demande des
consommateurs, influençant la production, l’innovation et les prix.
2. Hypothèses de base de la théorie du consommateur
Rationalité du consommateur Maximisation de l’utilité
• Rationalité du consommateur
L’une des hypothèses fondamentales est que le consommateur est rationnel. Cela signifie qu'il
cherche à maximiser sa satisfaction ou son bien-être (appelé utilité) en faisant des choix optimaux,
c'est-à-dire en choisissant la combinaison de biens et services qui lui procure le plus de satisfaction
possible compte tenu de son budget.
• Maximisation de l’utilité
Le concept de maximisation de l’utilité repose sur l'idée que le consommateur cherche à obtenir la
plus grande satisfaction possible de la consommation des biens et services. L'utilité est une mesure
subjective de cette satisfaction, et chaque consommateur la perçoit différemment.
La théorie suppose que :
Les préférences sont stables et cohérentes : Les consommateurs savent ce qu'ils préfèrent entre différents
ensembles de biens, et leurs préférences ne changent pas de manière imprévisible.
Les consommateurs comparent les différentes options : En fonction des prix et de leur budget, les
consommateurs choisissent la combinaison de biens qui maximise leur utilité.
I. Concept d’utilité :
L’utilité est un concept central dans la théorie du consommateur, désignant la satisfaction ou le
bien-être qu’un individu retire de la consommation de biens et services.
1. L’utilité cardinale et ordinale
La notion d’utilité permet de modéliser et de comprendre comment les consommateurs prennent
des décisions de consommation.
Utilité cardinale Utilité ordinale
Utilité cardinale
L’utilité cardinale suppose que la satisfaction peut être mesurée en termes absolus, avec des unités
spécifiques..
Par exemple, on pourrait dire qu'un consommateur tire 10 "unités d’utilité" d’un repas et 20 unités
d’une sortie au cinéma
Dans cette approche, on estime que la satisfaction est mesurable et on peut attribuer une valeur
numérique à l’utilité, ce qui permet de comparer précisément les niveaux de satisfaction obtenus par
différents biens.
Dans cette approche, on parle d’utilité totale et d’utilité marginale. L’utilité totale est le niveau de
satisfaction procuré par la consommation de bien X (par exemple 10 unités). L’utilité marginale est le
niveau de satisfaction procuré par la satisfaction d’une unité supplémentaire du bien X.
Utilité ordinale
Contrairement à l’approche cardinale, l’utilité ordinale repose sur l’idée que l’on ne peut pas
mesurer précisément l’utilité en chiffres absolus, mais seulement classer les préférences. .
Le consommateur peut ordonner ses préférences, en disant qu’il préfère A à B, mais ne peut pas dire
de combien A est supérieur à B en termes d’utilité.
Ce modèle est plus largement utilisé car il ne nécessite pas de mesure précise de l’utilité, mais
simplement un classement des préférences
On peut exprimer l’utilité ordinale par une fonction : U=f(x,y)
II. La contrainte budgétaire :
La contrainte budgétaire est un élément clé de la théorie du consommateur. Elle détermine les
combinaisons de biens qu’un consommateur peut se permettre d’acheter en fonction de son revenu
et des prix des biens sur le marché.
Le consommateur dispose d’un revenu limité qu’il doit allouer entre différents biens et services.
Les décisions de consommation sont donc conditionnées par deux facteurs :
Revenu du consommateur Prix des biens
• Le revenu du consommateur : c’est la quantité d’argent disponible pour acheter des biens.
• Le prix des biens : chaque bien a un prix sur le marché, et c’est la combinaison du revenu et des prix
qui détermine ce que le consommateur peut s’offrir.
La droite budgétaire : choix limités par le budget
La droite budgétaire représente graphiquement toutes les combinaisons possibles de deux biens
qu’un consommateur peut acheter avec un revenu donné et à des prix fixes. C’est une ligne droite
dont la pente est déterminée par le ratio des prix des biens.
Équation de la droite budgétaire :
Revenu=PX × QX + PY × QY où :
• PX et PY sont les prix des biens X et Y,
•QX et QY sont les quantités de ces biens que le consommateur choisit d'acheter.
La droite du budget
Y
R = Px * X + Py * Y
𝑅
𝑃𝑦
X
𝑅
𝑃𝑥
•Changement du prix d’un bien :
La droite du budget •Si le prix d’un bien diminue, la droite budgétaire
Y pivote vers l’extérieur du côté de ce bien, car le
consommateur peut désormais acheter plus de ce
bien pour un même revenu.
R = Px * X + Py * Y •Si le prix d’un bien augmente, la droite
𝑅 budgétaire pivote vers l’intérieur du côté de ce
𝑃𝑦 bien, car le consommateur peut en acheter moins.
Changement de revenu
•Augmentation du revenu : La droite budgétaire
se déplace parallèlement vers l’extérieur (vers la
X droite) car le consommateur peut acheter plus de
chaque bien, tout en maintenant les mêmes prix.
𝑅 •Diminution du revenu : La droite budgétaire se
𝑃𝑥 déplace vers l’intérieur (vers la gauche), car avec
un revenu plus faible, le consommateur peut
acheter moins de chaque bien.
Le choix du consommateur
Le consommateur cherche à maximiser son utilité (satisfaction) tout en étant contraint par son budget. Cette
optimisation des choix est le cœur de la théorie du consommateur.
L’objectif du consommateur est de trouver la combinaison de biens qui maximise son utilité tout en respectant la
contrainte imposée par son budget. Cela signifie qu’il cherche à se situer sur la courbe d’indifférence la plus
élevée possible, tout en restant sur la droite budgétaire.
Exercice :
Un consommateur mesure la satisfaction qui lui procure la consommation séparée de deux biens X et Y, le tableau suivant
indique pour chacun des deux biens la valeur de l’utilité totale en fonction de la quantité consommée avec:
X et y respectivement nombre d’unités des bens X et Y;
Ux et Uy respectivement utilité totale de X et utilité totale de Y.
X 0 1 2 3 4 5 6
Ux 0 10 18 24 28 30 30
Y 0 1 2 3 4 5 6
Uy 0 12 23 32 39 43 43
- A partir du tableau précèdent, définir et calculer et représenter sur un même graphique les utilités totales et marginales des biens
X et Y.
- L’individu qui affecte la totalité de son revenu nominal R1 à l’achat des biens X et Y, veut maximiser sa satisfaction sachant que les
biens X et Y ont le même prix unitaire égal à 2DA (Px = Py = 2DA) et que R1 18 DA. Quelle combinaison de quantité des deux
biens le consommateur doit-il choisir?
- Déterminer les choix optimaux du consommateur sachant que Px = 2DA, Py = 3DA et que le revenu nominal et successivement
égal à 15 DA et 9DA.
- Définition : L’utilité totale est la satisfaction globale que l’individu que retire à la consommation d’un bien.
L’utilité marginale est la satisfaction procurée par la consommation d’une supplémentaire d’un bien.
- Calcul des utilités totales et des utilités marginales :
∆𝑈𝑇𝑥 ∆𝑈𝑇𝑦
Um𝑥 = Um𝑦 =
∆𝑥 ∆𝑦
X 0 1 2 3 4 5 6
Ux 0 10 18 24 28 30 30
Umx 0 10 8 6 4 2 0
Y 0 1 2 3 4 5 6
Uy 0 12 23 32 39 43 43
Umy 0 12 11 9 7 4 0
50
45
Uy
40
35
Uy
30 Ux
25
20
15
10
Umy
0
Umx
1 2 3 4 5 6 7
X Ux Umx Y Uy Umy
- Combinaison de quantité des deux biens que le consommateur doit-il choisir avec :
R1 = 18 , Px = Py = 2 X=? , Y=?
Pour que l’individu maximise son utilité sous la contrainte budgétaire, il faut que l’utilité marginales
pondérées par le prix soient égales :
𝑈𝑚𝑥 𝑈𝑚𝑦
= 𝑅1 = 𝑋 ∗ 𝑃𝑥 + 𝑌 ∗ 𝑃𝑦
𝑃𝑥 𝑃𝑦
X 0 1 2 3 4 5 6
Ux 0 10 18 24 28 30 30
Umx 0 10 8 6 4 2 0
𝑈𝑚𝑥 0 5 4 3 2 1 0
𝑃𝑥
Y 0 1 2 3 4 5 6
Uy 0 12 23 32 39 43 43
Umy 0 12 11 9 7 4 0
𝑈𝑚𝑦 0 6 5,5 4,5 3,5 2 0
𝑃𝑦
𝑈𝑚𝑥 𝑈𝑚𝑦
A l’équilibre, on a : = =2
𝑃𝑥 𝑃𝑦
Donc : X = 4 et Y = 5
𝑅1 = 𝑋 ∗ 𝑃𝑥 + 𝑌 ∗ 𝑃𝑦 𝐶𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒 ∶ 18 = 4 ∗ 2 + 5 ∗ 2
A l’équilibre on a : X= 4 et Y = 5
- Combinaison de quantité des deux biens que le consommateur doit-il choisir avec :
R= 15 , Px =2 , Py = 3 X=? , Y=?
Pour que l’individu maximise son utilité sous la contrainte budgétaire, il faut que l’utilité marginales
pondérées par le prix soient égales :
𝑈𝑚𝑥 𝑈𝑚𝑦
= 𝑅1 = 𝑋 ∗ 𝑃𝑥 + 𝑌 ∗ 𝑃𝑦
𝑃𝑥 𝑃𝑦
X 0 1 2 3 4 5 6
Ux 0 10 18 24 28 30 30
Umx 0 10 8 6 4 2 0
𝑈𝑚𝑥 0 5 4 3 2 1 0
𝑃𝑥
Y 0 1 2 3 4 5 6
Uy 0 12 23 32 39 43 43
Umy 0 12 11 9 7 4 0
𝑈𝑚𝑦 0 4 3,66 3 2,33 1,33 0
𝑃𝑦
𝑈𝑚𝑥 𝑈𝑚𝑦
A l’équilibre, on a : = =4 Donc : X = 2 et Y = 1 (Cas 1 )
𝑃𝑥 𝑃𝑦
𝑈𝑚𝑥 𝑈𝑚𝑦
= =3 Donc : X = 3 et Y = 3 (Cas 2 )
𝑃𝑥 𝑃𝑦
Cas 1 : X= 2 et Y = 1
𝑅1 = 𝑋 ∗ 𝑃𝑥 + 𝑌 ∗ 𝑃𝑦 𝐶𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒 ∶ 2 ∗ 2 + 1 ∗ 3 = 7 , 7≠ 15
Cas 2 : X= 3 et Y = 3
𝑅1 = 𝑋 ∗ 𝑃𝑥 + 𝑌 ∗ 𝑃𝑦 𝐶𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒 ∶ 3 ∗ 2 + 3 ∗ 3 = 15
A l’équilibre on a : X= 3 et Y = 3
- Combinaison de quantité des deux biens que le consommateur doit-il choisir avec :
R= 9 , Px =2 , Py = 3 X=? , Y=?
X 0 1 2 3 4 5 6
Ux 0 10 18 24 28 30 30
Umx 0 10 8 6 4 2 0
𝑈𝑚𝑥 0 5 4 3 2 1 0
𝑃𝑥
Y 0 1 2 3 4 5 6
Uy 0 12 23 32 39 43 43
Umy 0 12 11 9 7 4 0
𝑈𝑚𝑦 0 4 3,66 3 2,33 1,33 0
𝑃𝑦
𝑈𝑚𝑥 𝑈𝑚𝑦
A l’équilibre, on a : = =4 Donc : X = 2 et Y = 1 (Cas 1 )
𝑃𝑥 𝑃𝑦
𝑈𝑚𝑥 𝑈𝑚𝑦
= =3 Donc : X = 3 et Y = 3 (Cas 2 )
𝑃𝑥 𝑃𝑦
Cas 1 : X= 2 et Y = 1
𝑅1 = 𝑋 ∗ 𝑃𝑥 + 𝑌 ∗ 𝑃𝑦 𝐶𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒 ∶ 2 ∗ 2 + 1 ∗ 3 = 7 , 7≠ 9
Cas 2 : X= 3 et Y = 3
𝑅1 = 𝑋 ∗ 𝑃𝑥 + 𝑌 ∗ 𝑃𝑦 𝐶𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒 ∶ 3 ∗ 2 + 3 ∗ 3 = 15 , 15 ≠ 9
Le consommateur choisi la combinaison qui lui procure l’utilité totale la plus grande, c’est-à-dire qui
maximise son utilité :
X= 3 et Y = 1
𝑅1 = 𝑋 ∗ 𝑃𝑥 + 𝑌 ∗ 𝑃𝑦 𝐶𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒 ∶ 3 ∗ 2 + 1 ∗ 3 = 6 + 3 = 9
A l’équilibre on a : X= 3 et Y = 3
Utilité ordinale
Contrairement à l’approche cardinale, l’utilité ordinale repose sur l’idée que l’on ne peut pas
mesurer précisément l’utilité en chiffres absolus, mais seulement classer les préférences.
Le consommateur peut ordonner ses préférences, en disant qu’il préfère A à B, mais ne peut pas dire
de combien A est supérieur à B en termes d’utilité.
On peut exprimer l’utilité ordinale par une fonction : U=f(x,y)
Courbe d’indifférence : représentation graphique des préférences du consommateur
Les courbes d’indifférence sont un outil graphique permettant de représenter les préférences d’un
consommateur.
Chaque courbe représente l’ensemble des combinaisons de deux biens qui procurent au consommateur un
même niveau d’utilité ou de satisfaction. .
Le consommateur est indifférent entre les différentes combinaisons situées sur une même courbe, car elles
lui procurent la même satisfaction
Caractéristiques des courbes d’indifférence :
Pente négative : La courbe d’indifférence a une pente négative, car pour maintenir le même niveau de
satisfaction, si la quantité d’un bien augmente, la quantité de l’autre doit diminuer.
Convexité : Les courbes d’indifférence sont convexes par rapport à l’origine, car les consommateurs
préfèrent les combinaisons équilibrées des deux biens plutôt que des combinaisons extrêmes.
Les courbes ne se croisent pas : Si elles se croisaient, cela créerait une contradiction dans les
préférences du consommateur.
Taux marginal de substitution (TMS) :
Le taux marginal de substitution (TMS) mesure la quantité d’un bien qu’un consommateur est prêt à
sacrifier pour obtenir une unité supplémentaire de l’autre bien, tout en maintenant le même niveau de
satisfaction. Le TMS correspond à la pente de la courbe d’indifférence à un point donné.
Matériellement, si un consommateur a un panier contenant des biens A et B, le TMS indique
combien d’unités du bien A il est prêt à abandonner pour obtenir une unité supplémentaire du bien
B, tout en restant sur la même courbe d’indifférence (c’est-à-dire sans augmenter ou diminuer son
niveau de satisfaction).
−∆𝑌 −1
TMS = = = −1
∆𝑋 1
−∆𝑌 −1
TMS = = 2 = −0,5
∆𝑋
Exercice 1 :
On considère la fonction d’utilité dans le modèle à deux biens :
𝑈 = 𝑓(𝑥, 𝑦) = 𝑥𝑦 2
- Représenter graphiquement les courbes d’indifférence pour les valeurs 4 et 16 de la fonction d’utilité,
- Déterminer le TMSxy
Deux éléments essentiels à savoir pour la représentation graphique :
• On a deux niveaux de satisfaction 4 et 16;
• On considère que y est en fonction de x tant que le niveau d’utilité est U constant.
𝑈𝑥𝑦 𝑈𝑥𝑦
𝑈𝑥𝑦 = 𝑓 𝑥, 𝑦 = 𝑥𝑦 2 ⟹ 𝑦 2 = ⟹𝑦=
𝑥 𝑥
4 2 16 4
𝑈0 = 4 ⟹ 𝑦 = = 𝑈0 = 16 ⟹ 𝑦 = =
𝑥 𝑥 𝑥 𝑥
𝑥=1⟹𝑦=2 𝑥=1⟹𝑦=4
𝑥=4 ⟹𝑦=1 𝑥=4 ⟹𝑦=2
- Pour calculer le TMSxy, on procède par le calcul de la formule :
𝑈𝑚𝑥
𝑇𝑀𝑆𝑥𝑦 =
𝑈𝑚𝑦
On a la fonction d’utilité : 𝑈𝑥𝑦 = 𝑓 𝑥, 𝑦 = 𝑥𝑦 2
On calcule les dérivés partielles : 𝑈𝑚𝑥 = 𝑥𝑦 2 ′ 𝑥 = 𝑦 2
U𝑚𝑦 = 𝑥𝑦 2 ′ 𝑦 = 2𝑥𝑦
𝑈𝑚𝑥 𝑦2 𝑦
𝑇𝑀𝑆𝑥𝑦 = = =
𝑈𝑚𝑦 2𝑥𝑦 2𝑥
Exercice 2 :
Le tableau suivant donne les points de deux courbes d’indifférence pour un consommateur :
- Tracer les courbes I et II.
- Définir les courbes d’indifférence.
- Calculer les TMSxy tous les points consécutifs des deux courbes d’indifférences.
- Définition de la courbe d’indifférence :
Une courbe d’indifférence est l’ensemble des combinaisons de deux biens qui procurent au consommateur
un niveau de satisfaction identique.
- Calculer le TMSxy :
I II ∆𝑦
𝑇𝑀𝑆𝑥𝑦 =
x y TMSxy x y TMSxy ∆𝑥
−(6 − 13) 7
2 13 --- 3 12 --- = = =7
3−2 1
3 6 7 4 8 4
4 4,5 1,5 5 6,3 1,7
∆𝑦
5 3,5 1 6 5 1,3 𝑇𝑀𝑆𝑥𝑦 =
∆𝑥
6 3 0,5 7 4,4 0,6 −(8 − 12) 4
= = =4
7 2,7 0,3 8 4 4 4−3 1
- Définition de la courbe d’indifférence :
Une courbe d’indifférence est l’ensemble des combinaisons de deux biens qui procurent au consommateur
un niveau de satisfaction identique.
Sur la courbe I, cela signifie que le consommateur est prêt à céder 7 unité de Y pour procurer une unité
supplémentaire de X, tout en gardant le même niveau de satisfaction.
Sur la courbe II, cela signifie que le consommateur est prêt à céder 4 unité de Y pour procurer une unité
supplémentaire de X, tout en gardant le même niveau de satisfaction.
La théorie de la production : coûts de production, maximisation du profit
La théorie de la production
La théorie de la production analyse comment une entreprise combine les intrants (travail, capital,
matières premières) pour produire des biens et services, et comment elle minimise les coûts tout en
maximisant ses profits.
Couts de production Maximisation de profit
Coûts de production
Les coûts de production sont au cœur des décisions de l'entreprise. Comprendre les différents types
de coûts et leurs comportements est crucial pour une gestion efficace.
a) Coûts fixes (CF)
Les coûts fixes restent constants indépendamment du volume de production. Exemples :
Loyer : Un entrepreneur doit payer le loyer du local, qu’il produise 10 ou 1 000 unités.
Dépenses en assurance : Ces coûts ne changent pas en fonction du volume de production.
Salaires du personnel administratif : Les employés à salaire fixe reçoivent leur rémunération
même si la production varie.
Les coûts fixes ne sont pas affectés à court terme par les décisions de production. Cependant, à long terme, une
entreprise peut décider d’augmenter ou de réduire ses coûts fixes (en déménageant dans des locaux plus petits
ou plus grands, par exemple).
b) Coûts variables (CV)
Les coûts variables varient en fonction du niveau de production. Plus l'entreprise produit, plus ces
coûts augmentent. Il s’agit de :
Matières premières : Plus l'entreprise produit, plus elle doit acheter de matières premières.
Salaires horaires : Si des ouvriers sont payés en fonction du nombre d'heures travaillées, leurs
salaires varient avec la production.
Consommation d’énergie : Produire plus implique généralement une plus grande
consommation d’électricité ou d'autres ressources énergétiques.
c) Coût marginal (Cm)
Le coût marginal est crucial dans les décisions de production. Il représente le coût supplémentaire de la
production d'une unité supplémentaire. Il joue un rôle clé dans la maximisation du profit, car une
entreprise continue de produire tant que le coût marginal est inférieur au revenu marginal.
Exemple :
Si une entreprise produit 100 unités et que le coût pour produire la 101e unité est de 50 DA, alors le coût
marginal de la 101e unité est de 50 DA. Si cette unité peut être vendue à un prix supérieur à ce coût
marginal, l’entreprise a intérêt à la produire.
d) Coût moyen (CM)
Le coût moyen est simplement le coût total divisé par le nombre d'unités produites :
𝐶𝑇 𝐶𝐹 + 𝐶𝑉
𝐶𝑀 = =
𝑄 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑡𝑖𝑡é 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑡𝑒
C’est un indicateur de la rentabilité moyenne par unité produite.
Exemple :
Si le coût total pour produire 100 unités est de 1 000 DA, alors le coût moyen par unité est de :
1000
𝐶𝑀 = = 10 𝐷𝐴
100
e) Relation entre coût moyen et coût marginal
La relation entre le coût moyen et le coût marginal est déterminée par la manière dont ces
deux mesures interagissent lorsque la production varie :
• Lorsque le 𝑪𝒎 est inférieur au 𝑪𝑴 (𝑪𝒎 < 𝑪𝑴) : Le coût moyen diminue. Cela se produit
lorsque chaque unité additionnelle coûte moins cher que les unités déjà produites, ce qui
réduit la moyenne.
• Lorsque le 𝑪𝒎 est égal au 𝑪𝑴 (𝑪𝒎 = 𝑪𝑴) :Le coût moyen est constant. Cela correspond au
point minimum du coût moyen. À ce moment, le coût moyen est optimisé.
• Lorsque le 𝑪𝒎 est supérieur au 𝑪𝑴 (𝑪𝒎 > 𝑪𝑴) :Le coût moyen augmente. Cela signifie
que chaque unité supplémentaire coûte plus cher que la moyenne des unités produites, ce
qui fait augmenter la moyenne.
La courbe du coût
marginal coupe la
courbe du coût moyen
au point où le coût
moyen est minimal.
• Avant ce point,
𝐶𝑚 < 𝐶𝑀
𝑒𝑡 𝑙𝑒 𝐶𝑀 diminue.
• Après ce point,
𝐶𝑚 > 𝐶𝑀 et le 𝐶𝑀
augmente.
Explication économique:
Cette relation est le résultat des rendements d'échelle :
• Rendements croissants : Les premiers niveaux de production permettent de répartir
les coûts fixes, donc le CM et le Cm diminuent.
• Rendements décroissants : Lorsque la production augmente au-delà d'un certain
point, les inefficacités augmentent, et le Cm commence à croître, entraînant aussi une
hausse du CM.
La relation entre le coût moyen et le coût marginal aide les entreprises à prendre des décisions de
production :
• Si 𝐶𝑚<𝐶𝑀, il est bénéfique d'augmenter la production.
• Si 𝐶𝑚>𝐶𝑀, il faut limiter la production pour éviter des coûts excessifs.
Maximisation du profit
L'objectif ultime des entreprises est de maximiser leur profit. Le profit est défini comme la différence entre
le revenu total et le coût total.
Π = Recette totale − Cout total
Π= RT - CT
Où :
Π représente le profit.
RT représente le revenu total.
CT représente le coût total.
a) Revenu marginal (𝑹𝒎)
Le revenu marginal (𝑅𝑚) représente l'augmentation du revenu total (𝑅𝑇) d'une entreprise suite à la vente
d'une unité supplémentaire d'un bien ou d'un service. Il est le revenu supplémentaire généré par la vente
d’une unité supplémentaire de production. Il est calculé comme suit :
𝑣𝑎𝑟𝑖𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝑟𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 Δ𝑅𝑇
𝑅𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢 𝑚𝑎𝑟𝑔𝑖𝑛𝑎𝑙 = =
𝑣𝑎𝑟𝑖𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑡𝑖𝑡é 𝑣𝑒𝑛𝑑𝑢𝑒 Δ𝑄
Exemple :
Si l’entreprise vend 100 unités pour un total de 1 000 DA et 101 unités pour un total de 1 020 DA, le revenu
marginal de la 101e unité est de :
𝑅𝑚 = 1020 − 1000 = 20 𝐷𝐴
Interprétation :
• Lorsque le revenu marginal est positif (𝑹𝒎 > 𝟎), cela signifie que l'entreprise gagne plus en
vendant une unité supplémentaire.
• Si 𝑹𝒎 = 𝟎, cela indique que la vente d'une unité supplémentaire n'augmente pas le revenu total.
• Lorsque 𝑹𝒎 < 𝟎, cela signifie que vendre une unité supplémentaire réduit le revenu total (souvent
en raison de la baisse des prix due à une concurrence accrue ou à une saturation du marché).
Relation avec le prix et la demande :
• En concurrence parfaite : 𝑅𝑚 est égal au prix du produit car l'entreprise peut vendre autant
d'unités qu'elle le souhaite au même prix.
• En monopole ou en concurrence imparfaite : 𝑅𝑚 est inférieur au prix car pour vendre une unité
supplémentaire, l'entreprise doit généralement réduire le prix pour toutes les unités vendues.
Pourquoi le 𝑹𝒎 est inférieur au prix (P)
Baisse nécessaire du prix :
• Pour vendre une unité supplémentaire, l'entreprise doit baisser le prix, car les consommateurs ne sont pas
disposés à payer autant pour des quantités supérieures.
• Cette réduction du prix s'applique non seulement à l'unité supplémentaire, mais aussi à toutes les unités
précédemment vendues.
Effet sur le revenu total (RT) :
Lorsque l'entreprise réduit le prix pour vendre une unité supplémentaire :
• Effet positif : Elle gagne un revenu additionnel pour l'unité supplémentaire.
• Effet négatif : Elle perd du revenu sur les unités précédentes, car elles sont désormais vendues à un prix plus
bas.
Revenu marginal :
Le résultat est que le 𝑹𝒎 est inférieur au prix de vente, car le coût de la réduction du prix pour toutes les unités
vendues réduit le bénéfice additionnel tiré de l’unité supplémentaire
b) Point de maximisation du profit
La condition de maximisation du profit est atteinte lorsque le coût marginal (Cm) est égal au revenu marginal
(Rm) :
𝑪𝒎 = 𝑹𝒎
À ce point, l’entreprise n’a aucun intérêt à augmenter sa production, car produire plus d’unités entraînerait une
baisse de profit.
Exemple :
Si le coût marginal de produire une unité supplémentaire est de 50 € et que le revenu marginal est de 50 €,
l’entreprise atteint un équilibre. Toute augmentation de la production au-delà de ce point réduirait le profit,
car le coût marginal dépasserait le revenu marginal.
c) Effets à court et long terme
À court terme, une entreprise peut être contrainte par ses capacités de production (par exemple, un nombre
limité de machines). À long terme, elle peut ajuster ses intrants (acheter plus de machines, embaucher plus de
personnel), ce qui lui permet de déplacer la courbe de coût marginal et de profiter de nouvelles opportunités de
maximisation de profit.
d) Le rôle des économies d'échelle
Les économies d'échelle sont des réductions des coûts unitaires à mesure que la production augmente.
Lorsqu'une entreprise produit à grande échelle, elle peut réduire ses coûts en optimisant l’utilisation de ses
ressources, en négociant des réductions sur l'achat de matières premières en gros, etc.
Exemple :
Une usine de voitures peut produire à un coût inférieur par unité si elle augmente sa production, car elle peut
amortir ses coûts fixes sur un plus grand nombre d'unités.
Résumé : Coûts de production et maximisation du profit
Coûts fixes et variables : Les entreprises doivent gérer à la fois des coûts fixes et des coûts
variables, qui influencent leurs décisions de production.
Coût marginal : C’est le facteur clé pour déterminer combien d'unités il est optimal de produire.
Maximisation du profit : Elle est atteinte lorsque le coût marginal est égal au revenu marginal. À
ce stade, il n'y a ni gain ni perte à produire une unité supplémentaire.
Économies d’échelle : Elles permettent aux entreprises de réduire les coûts unitaires et de devenir
plus rentables à mesure que la production augmente.
Ce cadre théorique guide les entreprises dans la gestion de leur production et leurs décisions
stratégiques pour maximiser les profits tout en minimisant les coûts.
Courbes de coût à court et à long terme
À court terme, certains facteurs (comme le capital ou les infrastructures) sont fixes, ce qui entraîne :
Une rigidité dans la capacité de production.
Des coûts fixes constants (CF) indépendants de la production.
Des coûts variables (CV) qui augmentent progressivement à mesure que la production augmente.
Les courbes Cm et CM ont une forme en U à cause des rendements marginaux décroissants.
À long terme, tous les facteurs sont variables :
L'entreprise peut ajuster ses capacités (acheter plus de machines, agrandir ses installations).
Les coûts fixes disparaissent car ils deviennent variables à long terme.
La courbe de coût moyen à long terme (𝐶𝑀LT) est une enveloppe des courbes de coût moyen à court
terme (𝐶𝑀𝐶𝑇).
Elle illustre les choix optimaux de production à différents niveaux de capacité.
La fonction de production Cobb-Douglas influence directement les courbes de coûts à court
terme (CT) et à long terme (LT) en raison de la relation entre les intrants (travail 𝐿 et capital 𝐾K)
et la production (𝑄).
À court terme (CT)
• Capital fixe : À court terme, l'un des facteurs (souvent le capital K) est considéré comme
fixe. La production dépend alors principalement des variations du facteur travail L.
• La fonction Cobb-Douglas simplifiée devient :
𝑄 = 𝐴 ⋅ 𝐿∝ ⋅ 𝐾𝛽 où K est constant
• Cela signifie que, pour augmenter la production (Q), l'entreprise doit augmenter L, ce qui
fait croître les coûts variables. Cela influence :
o Coût marginal (Cm) : Le coût de produire une unité supplémentaire dépend des
rendements marginaux décroissants du travail.
o Coût moyen (CM) : Reflète les coûts totaux par unité produite.
À long terme (LT)
• Tous les facteurs sont variables : L'entreprise peut ajuster à la fois L et K pour atteindre
un niveau de production donné au coût minimal.
• La fonction Cobb-Douglas complète est utilisée :
• L'entreprise choisit les combinaisons optimales de L et K pour minimiser les coûts à
chaque niveau de production. Cela détermine :
o Coût moyen à long terme (CMLT) : Une enveloppe des coûts moyens à court terme
(CMCT) pour différentes capacités.
o Courbe de coût marginal à long terme (CmLT) : Correspond au coût supplémentaire
d'ajuster L et K