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Gestion des Risques Naturels en Industrie

Le document traite des risques naturels, notamment sismiques, volcaniques et de mouvements de terrain, en soulignant leur impact potentiel sur les populations et les infrastructures. Il met en évidence la nécessité d'améliorer la connaissance et la prévention de ces risques pour minimiser les conséquences lors de crises. Enfin, il propose des mesures de prévention et de gestion adaptées à chaque type de risque afin de protéger les communautés vulnérables.

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Le document traite des risques naturels, notamment sismiques, volcaniques et de mouvements de terrain, en soulignant leur impact potentiel sur les populations et les infrastructures. Il met en évidence la nécessité d'améliorer la connaissance et la prévention de ces risques pour minimiser les conséquences lors de crises. Enfin, il propose des mesures de prévention et de gestion adaptées à chaque type de risque afin de protéger les communautés vulnérables.

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1

INTRODUCTION

Les risques naturels sont des phénomènes naturels qui, lorsqu’ils


interagissent avec les populations humaines, peuvent causer des pertes
matérielles et humaines considérables. Les risques naturels comprennent les
tremblements de terre, les tsunamis, les cyclones, les inondations et les
glissements de terrain, pour n'en nommer que quelques-uns.
Bien que la prise en compte des risques naturels soit obligatoire et que
plusieurs textes législatifs définissent la conduite à tenir, notamment en ce qui
concerne le risque sismique, il apparaît bien souvent que le thème est méconnu
des industriels. Cette méconnaissance porte aussi bien sur la prise en compte des
risques lors de la conception des installations que leur intégration dans la
politique de prévention et de gestion des risques et de leurs conséquences.
Par ailleurs, il existe peu d'études sur l'impact réel des phénomènes
naturels sur les installations industrielles. Pourtant, une simple analyse des
derniers événements qui se sont produits, en particulier le séisme d'Izmit, montre
que ces phénomènes sont parfois à l'origine d'accidents technologiques pouvant
avoir de graves conséquences pour les populations environnantes.
Il est donc nécessaire d'améliorer la connaissance sur les phénomènes
naturels et en particulier en quoi ils peuvent être des facteurs aggravants à
l'origine de sur-accidents, et ce afin d'améliorer la prévention et la gestion en cas
de crise.
Ces événements peuvent être imprévisibles et souvent inévitables, mais les
communautés peuvent prendre des mesures pour se préparer, se protéger et
minimiser les conséquences lorsque ces événements se produisent. Comprendre
les risques naturels est essentiel pour nous aider à prévenir les dommages et
maintenir la sécurité de nos populations et de nos communautés dans ce travaille
nous allons aborder trois chapitres qui sera le synthèse du cours de risque
naturel donnée en première licence géologie par l’assistant Christian MBAV
3

SUBDIVISION DU TRAVAIL
Ce présent travail sera subdivisé en 4 grandes parties entre autres :
 Risques sismique ;
 Risques volcanique ;
 Risques de mouvements de terrains ;
 Conclusion.
4

CHAPITRE PREMIER : RISQUES SISMIQUE

A. Présentation du risque
Il faut différencier le risque de l’aléa. En zone désertique l’aléa peut être élevé
mais comme il n’y a ni habitation ni population, le risque est nul.
Aléa sismique : probabilité qu’un séisme ait lieu à un endroit donné
Risque sismique : probabilité et niveau des dommages suite à un séisme.
Pour établir les cartes de risque on recense les séismes et éruptions volcaniques
historiques, leur fréquence et leur importance. On estime les dégâts humains et
matériels possibles à ces différents endroits.

B. Conséquences et effet sur l’environnement

Les conséquences des risques sismiques peuvent être très graves et varient en
fonction de la magnitude et de la localisation du séisme, ainsi que de la qualité des
infrastructures et des bâtiments construits dans la zone touchée. Voici quelques
exemples de conséquences potentielles des risques sismiques :

- Destruction ou endommagement sévère des bâtiments, des ponts


et des routes, ce qui peut entraîner des pertes en vies humaines.

- Effondrement des infrastructures critiques telles que les


hôpitaux, les écoles, les centres commerciaux et les bâtiments
gouvernementaux.
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- Coupures de courant, de gaz et d’eau, ce qui peut causer des


problèmes d’hygiène et de sécurité.

- Éruptions volcaniques, tsunamis et glissements de terrain, qui


peuvent être déclenchés par les tremblements de terre.

- Perturbations économiques et déplacements de population, ce


qui peut avoir un impact négatif sur les communautés touchées.

En bref, les risques sismiques peuvent causer des dommages matériels,


économiques, environnementaux et sociaux considérables, et il est
important de prendre des mesures pour minimiser leur impact et protéger
les populations vulnérables.

C. Prévention
Les séismes sont particulièrement fréquents dans certaines zones de la surface
terrestre. Ils se produisent surtout dans les chaines de montagnes, près des fosses
océaniques et aussi le long de l’axe des dorsales.
La prévision à court terme d’un séisme est impossible actuellement. Il n’existe pas
de signes précurseurs annonçant un séisme, qui survient toujours de manière
brutale.
Les régions à risque sismique sont bien identifiées. Pour déterminer un risque, il
faut étudier la densité de la population et surtout l’histoire de la région. Ainsi, une
zone qui connaît des séismes meurtriers très fréquemment, et qui est densément
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peuplée est une zone à risque (= forte probabilité qu’un séisme meurtrier se
produise à nouveau).
1. Réalisation de cartes d’aléas sismiques
Pour déterminer les zones où le risque sismique existe, on récolte de nombreuses
informations :
 Recherche des failles et de leur activité.
 Recherche de données historiques.
 Enregistrements de la sismicité actuelle grâce aux sismogrammes.
 Recherche des signes précurseurs des séismes ; depuis des siècles une
multitude de corrélations ont été notées (attitude des animaux [Chine],
déformations du sol, variation du niveau de l’eau dans les puits).

2. Des mesures préventives


Constructions de maisons, d’immeubles, de ponts aux normes parasismiques (ils
peuvent résister jusqu’à une magnitude 8).
 Éducation des populations : au Japon ou au Mexique, on pratique des
exercices d’alerte.
 Évacuation des populations en cas d’alerte : c’est le moyen le plus efficace.
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CHAPITRE DEUXIEME : RISQUES VOLCANIQUE

A. Présentation du risque
Le risque volcanique est la probabilité qu’un volcan entre en éruption et les
conséquences que cela peut causer pour les populations, l’environnement et
l’économie. Les éruptions volcaniques peuvent entraîner des coulées de lave, des
cendres volcaniques, des gaz toxiques, des avalanches et des glissements de
terrain. Les effets de ces phénomènes dépendent de la taille et de la force de
l’éruption, ainsi que de la distance entre la zone touchée et le volcan. Les risques
volcaniques peuvent varier dans le temps et peuvent être influencés par les
conditions géologiques et météorologiques. La gestion des risques volcaniques
comprend des mesures de prévention, de surveillance et de planification
d’urgence pour protéger les populations et les biens dans les zones à risque.

Caractéristiques de l’activité des différents types de volcans et mettre en œuvre


des mesures de prévention.
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1- Les coulées de laves plus ou moins fluides qui accompagnent les éruptions
effusives (ex : Kilauea, Mont Cameroun, …) progressent relativement
lentement (la population a le temps de s’échapper) aussi les dégâts se
concentrent-ils sur l’environnement : destruction de forêts, de plantations,
de constructions et de divers aménagements (routes coupées).

2- Les projections explosives (ex : Stromboli, Piton de la Fournaise, Fuego au


Guatemala, Etna) ont lieu quand le magma émis est riche en gaz, Le
matériel volcanique (particules solides + gaz) sort du cratère à grande
vitesse et s’élève à plus d’un kilomètre de hauteur. Un panache se
développe verticalement (jusqu’à 50 km de hauteur), s’élargit en forme de
champignon ou parapluie, puis s’étend en fonction des vents dominants. De
tels événements perturbent le trafic aérien et ont des conséquences
économiques importantes.

3- Les nuées ardentes (300 à 500°C) déferlent le long des pentes du volcan à
des vitesses de l’ordre de 300 km/h. Avec de telles vitesses elles peuvent
remonter le long des pentes ! Elles arrachent tout sur leur passage (forêts
soufflées au Mont Saint Helens) : toute fuite devient illusoire. Actuellement
à Sumatra le Sinabung émet une nuée ardente par jour. La signature de
telles émissions volcaniques (types 2 et 3) peut être la formation de
caldeiras (= chaudrons) dont certaines bien célèbres : Askja, Açores,
Santorin, et en Indonésie : Toba (la plus grande connue) et Tengger.

4- Les émissions gazeuses (soufre, CO2) : les émissions de CO2 du lac Nyos
ont été responsables de nombreuses victimes et de la destruction de
troupeaux. La mise en place d’un système d’évacuation par pompage du
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gaz dissous au fond du lac a permis de rétablir la sécurité pour les


personnes vivant en aval.
5- Les risques indirectement liés aux éruptions volcaniques sont nombreux : -
Coulées boueuses (lahars) formées quand d’épaisses couches de cendres sont
imprégnées d’eau lors des moussons, quand l’éruption volcanique se déclenche
sous un glacier (Nevado del Ruiz), ou lors de la rupture des flancs d’un lac de
cratère. - Glissements de terrain liés à l’instabilité des matériaux accumulés. 6-
L’aléa tsunami peut se manifester à de grandes distances du lieu d’éruption.

B. Conséquences et effet sur l’environnement

Le risque, nul en l’absence d’implantation humaine, peut devenir catastrophique


si des installations à haut risque sont présentes (ex : raffinerie susceptible
d’exploser et de s’enflammer). L’échelle de risque établie est graduée de 0 à 8
(éruption « mégacolossale » de Yellowstone). La cartographie réalisée pour l’île
d’Hawaï met en évidence l’importance de la topographie (vallées par lesquelles la
lave est susceptible de s’écouler).
L’appréciation de l’impact climatique des éruptions volcaniques est complexe. La
vapeur d’eau et le CO2 sont des gaz à effet de serre susceptibles d’engendrer une
hausse de température. Cependant les rayons solaires sont arrêtés par les
cendres et les aérosols ce qui a provoqué un refroidissement de 3 dixièmes de
degrés sur 3 ou 4 ans (Laki) puis les effets se sont amoindris. À l’occasion de
l’éruption du Pinatubo (juin 1991) des mesures régulières de l’opacité de
l’atmosphère ont été réalisées, elles permettent de s’interroger sur ce que
seraient les effets de l’éruption d’un super volcan tel que le Yellowstone
(actuellement 300 geysers dans le parc) : une super éruption engendrerait des
super dégâts. Il y a 2,1 Ma, 1,3 Ma et 0,64 Ma, respectivement 2 450, 280 et 1 000
km3 de matériaux avaient été émis … Une baisse de température de 10 à 15 °C ne
serait alors pas impossible.

C. Prévention
La prévention est essentiellement basée sur la surveillance des volcans. -
observations de terrain : capteurs mobiles enregistrant différents paramètres
(séismes, déformations, variations thermiques), échantillonnage de roches ; -
travaux de laboratoire sur les échantillons collectés (type de laves émises,
datation des éruptions antérieures) et sur les données enregistrées ; - certains
volcans sont équipés d’observatoires (montagne Pelée, Montserrat) : ils
enregistrent en continu différents paramètres (température, sismicité) et doivent
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permettre d’alerter les autorités si des évacuations de populations sont à


envisager. Les moyens à mettre en oeuvre en cas d’éruption doivent être
préparés : équipes de sécurité civile, médecine d’urgence, accueil de sinistrés,
mise en place de signalisations… Les gens apprennent à vivre avec leurs volcans !
Le volcan est souvent déifié dans l’iconographie populaire, il est en effet aussi
source de richesse : sols cultivables fertiles, matériaux de construction,
minéralisations exploitables, géothermie, tourisme, faune et flore faisant l’objet
de classement en Parc naturel, etc.
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CHAPITRE TROISIEME : RISQUES DE MOUVEMENTS DE TERRAINS


A. Présentation du risque
Le terme mouvements de terrain regroupe plusieurs types de phénomènes bien
différents :
 les affaissements et les effondrements liés aux cavités souterraines ;
 les éboulements et les chutes de pierres et de blocs ;
 les glissements de terrain ;
 le retrait-gonflement des sols argileux.
Ces mouvements, plus ou moins rapides, du sol et du sous-sol interviennent sous
l’effet de facteurs naturels divers comme de fortes précipitations, une alternance

de gel et dégel, des températures très élevées ou sous l’effet d’activités humaines
touchant aux terrains comme le déboisement, l’exploitation de matériaux ou les
travaux de terrassement.
Si ces mouvements restent ponctuels, ils constituent un risque majeur en raison
des conséquences lourdes, matérielles et humaines, qu’ils peuvent entraîner.
Au plan mondial, les mouvements de terrain causent chaque année la mort de
800 à 1 000 personnes.
En France, ce risque concerne environ 7 000 communes et présente, pour un tiers
d’entre elles, un niveau de gravité fort.
Même s’il est parfois difficile de détecter ces phénomènes et de déterminer le
moment où ils vont se déclencher, il est possible de limiter leurs conséquences en
prenant des mesures de prévention. Elles consistent notamment à informer la
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population, à surveiller les zones sensibles, à prendre en compte le risque dans


l’urbanisme et à réaliser des travaux de prévention.
Les citoyens habitant ou fréquentant les zones soumises à des mouvements de
terrain doivent s’informer sur les risques encourus, respecter les règles de
prévention et suivre les consignes en cas d’alerte.
Un mouvement de terrain est un déplacement, du sol ou du sous-sol, plus ou
moins brutal, sous l’effet d’influences naturelles – fortes précipitations,
alternance gel et dégel, érosion, etc. – ou anthropiques* – exploitation de
matériaux, déboisement, terrassement, etc.
Les mouvements de terrain peuvent être lents ou rapides. Les mouvements lents
entraînent une déformation progressive des terrains qui ne sont pas toujours
perceptibles par l’homme. Il s’agit des affaissements, des tassements, des
glissements, de la solifluxion, du fluage, du retrait-gonflement et du fauchage.
Les mouvements de terrain rapides se propagent de manière brutale et
soudaine : il s'agit de chutes de pierres ou de blocs, d'effondrements de cavités
souterraines, d'éboulements rocheux ou de coulées de boue.
Les mouvements de terrain, qu’ils soient lents ou rapides, peuvent entraîner un
remodelage des paysages. Celui-ci peut se traduire par la destruction de zones
boisées, la déstabilisation de versants ou la réorganisation de cours d’eau.
B. Conséquences et effet sur l’environnement

 Les conséquences économiques des dégâts engendrés par les mouvements


de terrain peuvent être directes (réparations des biens endommagés) et
indirectes comme par exemple la coupure d’une route fréquentée pendant
plusieurs jours.
Il n’est pas toujours possible techniquement ou financièrement de protéger les
biens existants contre les effets des mouvements de terrain.
Il faut alors envisager une délocalisation des biens menacés.
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Dans certains territoires territoire les terrains restent largement exposé aux
risques liés à la présence de cavités d’origine naturelle ou issues de l’exploitation
du sous-sol et des évènements du passé. Ces vides peu profonds, souvent mal
connus ou oubliés, dont certains sont situés au coeur de zones urbanisées,
peuvent être à l’origine d’effondrements brutaux et imprévus.
Les risques engendrés par les affaissements Les affaissements sont des
mouvements lents et progrès

C. Prévention
Il n’est pas possible de maîtriser les conséquences des glissements de terrain
majeurs vu les grandes quantités de matériaux mises en jeu. Il existe néanmoins
des techniques de protection pour les glissements de terrain plus modestes.
La réalisation d’un système de drainage – drains, tranchée drainante, éperon
drainant* – (cf. infographie) est une technique couramment utilisée pour limiter
les infiltrations d’eau, principales causes du déclenchement des glissements de
terrain. Les ouvrages de soutènement – mur de soutènement, enrochements – en
pied de glissement limitent également leur développement (cf. infographie).

Dans le cas des coulées boueuses, la végétalisation des versants permet de


réduire la quantité de matériaux mobilisables et donc l’intensité du phénomène.
L’utilisation de végétaux dans le cas des autres types de glissements est à
préconiser avec prudence car ils peuvent avoir un rôle néfaste.
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CONCLUSION.

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