J’ai lu quelque part que si la mort d’un parent survient au terme d’une
maladie, le deuil est peut-être empreint de soulagement. Ce sentiment ne
va pas à l’encontre de l’amour que l’on porte à son parent. En fait, se
sentir soulagé de la fin de la souffrance physique d’un être cher est sans
doute une preuve d’amour.
Cette affirmation est pleine de sens et pourtant elle reste un exercice
tortueux.
Je disais tantôt que te perdre a été le tournant le plus important de ma
vie ; un vide qui ne pourra jamais se combler s’est installé.
Je me complais en glanant avec ferveur à qui me prête l’oreille que j’ai
reçu comme éducation les préceptes d’un sage et que je m’attelle à en
être le porte-étendard pour la postérité.
En ce 01 Novembre qui est la fête de la Toussaint, j’ai une pensée pieuse
pour toi.
Repose en paix mon Patriarche !
Encore aujourd’hui je ne m’en remets pas…