M ÉTHoD~L~GIE
M. FORMANER
«LES ÉCHANTILLO~WAGE~ - PETITESRÉVISIONS»
INTRODUCTION Echantillon (TAVERNE p. 19)
Un échantillon est constitué de un ou plusieurs
Pourquoi un article SUI les échantillonnages alors
individus prélevés dans une population mère. II
que de nombreux ouvrages traitent de ce sujet ?
est destiné à fournir une information ultérieure
Depuis une dizaine d’années, les membres du co- sur cette population. Les individus prélevés sont
mité de rédaction de la revue Recherche en Soins Injr- réellement observés et constituent un échantillon
mien ont été amenés, dans le cadre d’évaluation, de taille n.
d’avis, de publications, à lire des dizaines de tra-
vaux réalisés par des étudiants infirmiers, cadres,
universitaires, des équipes, des infirmières etc.
NOUS avons toujous été étonnés du contraste exi- Echantillon représentatif @>HAINAUT p. 32)
stant entre la richesse des contenus, des thèmes,
des obserxaions et la pauvreté de la méthodologie Un échantillon est dit représentatif pour un
qui ruine la fiabilité et la validité du travail.
caractère si il n’y a aucune raison de penser que
Parmi les faiblesses que nous avons constatées, la valeur de ce caractère puisse différer dans
figure l’échantillonnage. l’échantillon et dans la population observée.
Que de fois avons-nous trouvé des études avec un
développement important basé SUI 5 unités sensées
en représenter des centaines et qui ont été pou Echantillon aléatoire (GRAWITZ p. 521)
plus de commodité cooptés par «le chercheur ».
Cet article se Teut être une aide simple, concrète
Il se définit par le fait que l’on accorde à cha-
qti permette aux apprentis chercheurs d’avoir
cune des unités de la population une chance
quelques points de repères su une des étapes
connue non nulle d’appartenir à l’échantillon.
pratiques de la recherche et de répondre à des
questions banales :
* Combien faut-il d’unités dans mon échantillon ?
Echantillon occasionnel (D’HAINAUT p. 33)
* Quelles précautions faut-il prendre pour que
les données collectées soient exploitables et util&
sables ? C’est un échantillon extrait de la population se-
* Peut-on faire une recherche sur une ou deux lon une méthode de sélection guidée par des rai-
unités ? sons de commodité pour l’expérimentateur ou
l’observateur.
Un échantillon occasionnel n’est pas représenra-
tif de la population mais il pourra fournir des in-
DÉFINITIONS (1) dications su* cetfe population.
Avant d’aller plus loin, il me semble important d’ap-
porter au lecteur quelques précisions su* les termes Echantillonnage (SELLTIZ p. 507)
et le vocabulaire utilisé dans la suiie de cet article.
Procédure pour choisir un nombre d’individus
ou de mesures parmi la population globale de
Caractère : (TAVERNE p. 17) l’étude. Cette opération peut entraîner des procé-
dés de sélection très compliqués.
Un caractère c’est cc que l’on cherche à observer
OU à mesurer sur chacun des individus examinés
(exemple l’âge des patients, la durée de leur sé- Echantillonnage exhaustif (TAVERNE p. 19)
jour), Un caractère peut être de nature qualita-
tivc ou quantitative.
Prélèvement de n individus en une seule fois
dans la population ou prélèvement d’individus
successifs, sans remise dans la population des in-
dividus prélevés.
Echantillotmage non exhaustif PAVERNE p. 19) Population cible (FORTIN p. 270)
Prélèvement d’individus dans une population mais Population visée lors d’une recherche, c’est-à-
chaque individu prélevé est remis dans la pop&- dire personnes ou objets auxquels s’appliquent
don avant prélèvement de Pindividu suivant. les résultats de cette recherche.
Echantillonnage de probabilité (SELLTIZ) Probabilité (TAVERNE p. 19)
(ll a le même sens que l’échantillonnage aléatoire.) La probabilité d’un événement c’est-à-dire la
Echantillonnage d’une population dans lequel on chance qu’à cet événement de se produire, est
peut préciser, pour chaque élément de la popula- égale au quouent du notnbre de cas favorables
tion, les chances relatives qu’il a d’être inclus par le nombre de cas possibles.
dans l’échantillon.
Individu (TAVERNE p. 19) POURQUOI É C H A N T I L L O N N E R s
Entité élémentaire de base observée par le cher-
cheur (le statisticien). Ce peut être une personne, Un ,grand nombre (si ce n’est la totalité)
un animal, un objet, un événement, une opinion. d’études ou recherches qu’elles soient qualita-
tives ou quantitatives, font appel à l’échantil-
lonnage. Cette procédure a pris de l’impor-
Pane1 (TAVERNE p. 20) tance avec le développement des sciences
humaines (mais aussi médicales, biologiques
etc.) et l’utilisation des statistiques. Elle est en-
Technique d’information permanente qui repose
trée dans notre vie quotidienne avec les multi-
SU l’observation continue du comportement des
ples sondages d’opinion dont nous sommes té-
membres d’un échantillon représentatif de la popu-
moin ou victime: sondage politique, de
lation à étudier.
consommateurs, d’usagers etc.
Tous, ces sondages reposent en fait sur des
Paramètre (D’HAINAUT p. 33) échandllonnages dont l’objectif est de permettre
de limiter les enquêtes pour des considérations
on appelle paramètre une valeur caractéristique pratiques et fmancières, à une partie de la popu-
de la population (âge de la population mètre). lation que le chercheur veut étudier. Certaines
enquêtes seraient sans intérêt dans le cas d’une
on appelle paramètre statistique la valeur corres- population réduite car elles sont souvent basées
pondante dans l’échandllon (âge de l’échandllon). SUI la loi des grands nombres.
Pour d’a+s travaux, la population cible est peu
Population (FORTIN p. 270) nombreuse d’emblée mais nécessite quelquefois
d’être échantillonnée et en tout cas bien définie.
Ensemble de sujets, d’individus, ou d’éléments En résumé nous pouvons dire que chaque fois
définis par des critères établis pour une étude et qu’un chercheur veut recueillir des données, se
possédant en commun une ou plusieurs caracté- pose le problème de l’échantillonnage. Comment
ristiques semblables. à partir d’ke vaste population choisir une frac-
tion dont ‘on cherche à connaître certains carat-
tères, SI l’on veut que les résultats obtenus soient
Population mère sigmiïcatifs pour l’ensemble, c’est-à-dire pouvoir
les extrapoler à la population mère.
La totalité des individus que l’on souhaite observer. Nous savons iue la portée des conclusions d’une
recherche ou d’une étude statistique est limitée
par la qualité de l’échantillonnage. Si l’échanti-
Population me ion est représentatif d’une population bien défi-
nie, les conclusions s’étendent à la population
Echantillon tiré de la population mère. entière avec une marge d’incertitude faible qui
peut être calculée avec précision dans le cas 3 Le temps du recueil des données
d’échantillons aléatoires. 4 La technique de choix des individus.
Mais à l’inverse, si l’échantillon n’est pas représen-
tatif, les conclusions doivent se limiter à l’échan-
tillon lui-même et les eatrapolations sont contest- La définition des individus
ables, la crédibilité de l’étude est mise en cause.
Nous sommes au ~(EU même des objectifs de la Les individus encore appelés éléments dans cer-
recherche. Si un chercheur, une équipe réalise taines disciplines et dans certains pays (Canada)
une étude pour sortir de l’empirisme et des à peuvent être une personne (un patient), un
priori, c’est dans le but d’atteindre une plus comportement (motivation), un objet (dossier de
grande objectivité qui le cas échéant lui perrnet- soins), un événement (visite à domicile) etc.
tra d’étendre ses résultats. Pou cela il doit ré- La première étape du processus d’échantillon-
pondre aux exigences méthodologiques de la nage consiste à bien recentrer les objectifs de la
recherche. L’échantillonnage est un élément im- recherche ‘pour identifier avec précision la popu-
portant de cette procédure et sa qualité reste liée lation cible auprès de laquelle sera fait le recueil
à la qualité de la recherche. des données. Il s’agit plus d’une description mi-
nutieuse que d’une réelle identification, celle-ci
ayant déjà été élaborée dans la problématique
et/ou dans la formulation de l’hypothèse de la
LA PROCÉDURE D*ÉCHANTILLONNAGE
recherche (tableau 1).
La définition des individus consiste essentielle-
Elle comprend 4 parties : ment à préciser les caractères recherchés (exem-
ple infirmières mariées, travaillant à temps partiel
1 La définition des individus à observer ou patient hospitalisé durant une période spécifi-
2 La taille de l’échantillon que avec le diagnostic X).
Tableau 1
Étapes classiques de la méthode de recherche en soins infirmiers
Recherche et Études bibliogaphiques
CADRE
PKO”ISOIRES CONCEPT”EL
. Form”latio” Élaboration d u
Cadre Conceptuel
VALIDATION jTU.TÉGIE ET
. Confirmation LOGISTIQUE DE
ou infirmadon LA RECHERCHE
de L’hypothèse Choix de :
. Solutions à - mttbode
envisager et - rerraio
. Autres problèmes entreprendre - population
. Autres hypothèses - tempr
- outils
(élaboration
db”& si “éceîsitc~
La taille de l’échantillon Alors jusqu’où faut-il aller? Quelle est la taille
de l’échantillon qui nous donnera “ne estimation
valable ?
C’est une question cruciale que se posent tous Il est très difficile de répondre à cette question.
les chercheurs. Combien d’individus dans mon Nous savons cependant que la validité d’une
échantillon dois-je avoir pour qu’il soit représen- recherche dans le cas d’une population nom-
tatif? breuse est plus liée à l’effectif de l’échantillon
La réponse à cette question est très difficile. Elle qu’au taux de sondage. C’est-à-dire le rapport
est liée à plusieurs éléments : enae le nombre d’individus prélevés et l’effectif
total de la population mère.
* La taille de l’échantillon n’est pas en soi “ne
garantie de validité. Celle-U va dépendre en En fait la taille de l’échantillon est indépendante
grande partie de la manière dont auront été de la taille de la population totale que l’on veut
sélectionnées les unités statistiques de Yéchantil- étudier.
lon ainsi que la procédure de collecte des infor-
mations c’est-à-dire l’outil utilisé. Exemple: il faut interroger autant de patients
fréquentant les consultations dans un C.H.U.
* Un autre élément important est lié a” type de que dans un CH. pour connaîae le niveau de
recherche effectuée : qualitative ou quantitative ? satisfaction de tous les patients qui fréquentent
Les recherches qualitatives de type phénoméno- ces établikements.
logiques «consistent en la description des expé- De nombreuses recherches ont mis en évidence
riences individuelles... La contribution de ce type que même en doublant la taille de l’échantillon
de recherche consiste à explorer la signification on n’obtenait pas une plus grande précision. Il
profonde d’un phénomène à travers les percep- faut quadrupler la taille de l’échantillon pour
tions communiquées par les sujets » (FORTIN p. 229). faire bouger le niveau de précision. Ceci dit, plus
11 en est de même de certaines recherches cli- les unités de l’échantillon sont basses et plus la
niques où le chercheur ne travaille que sur marge d’erreur est élevée et dans certains cas la
quelques «cas » qu’il étudie minutieusement. La recherche perd tout son sens.
clinique s’adresse à l’individu plus qu’à la col- La marge d’erreur en dessous de 1 000 unités est
lectivité.
importante. <<Des tables ont été élaborées pour
Dans ce type de recherche, la taille de l’échan- connaître immédiatement la marge d’erreur pro-
tillon peut être réduite à quelques unités. L’ou- bable,.:.
til de recherche sera sélectionné en consé-
Marge d’erreur :
quence et l’étude des caractères sera souvent
pluridimensionnelle. «Le chercheur peut ob- * Plus ou moins 10 % pour 100 personnes inter-
server pendant un temps long les comporte- rogées
ments verbals et non verbals du sujet, relever
les caractéristiques de l’environnement et les * Plus ou moins 5 % pour 400 personnes inter-
diverses réponses de celui-ci à son environne- rogées
ment» (SELLTIZ p. 185). Le problème de * Plus ou moins 3% pour 1000 personnes in-
l’échantillonnage se pose de la même façon terrogées
dans les recherches qualitatives et quantitatives
même si l’échantillon varie de taille. * Plus ou moins 2,5 % pour 1 600 personnes in-
terrogées
* Les recherches quantitatives :
Le premier élément consiste à bien définir la * Plus ou moins 1% pour 10 000 personnes in-
population mère su* laquelle on veut travailler. terrogées.
Sa dimension doit être préalablement fixée La connaissance de la marge d’erreur est essen-
avec précision avatlt de procéder à l’échantil- tielle pour interpréter certains résultats notarn-
lonuage. Il va de soi que la validité de l’échan- ment lorsque l’on étudie l’évolution de l’opinion
tillon sera d’autant plus grande que celui-ci se- entre 2 sondages ». (BYNAUD et al. p. 63).
ra important.
Comme nous pouvons le voir, la taille de l’é-
Exemple si je veux connaître le degré de satis-
chantillon revêt un caractère important. Aussi
faction des patients qui fréquentent les consul-
est-il judicieux de se poser la question de sa-
tations d’un C.H.U., je ne peux pas me conten-
voir pour le statisticien et le chercheur ce qui
ter de 10 avis. Cela n’aurait plus grande
est primordial. Plus la collecte est gmnde, plus
signification et ne permettrait en aucun cas le coût est élevé. L’équilibre est à trouver en-
d’avoir “ne tendance générale.
tre la précision souhaitée et les moyens que
Nous voyons bien que plus le nombre de per- l’on veut y mettre en ne perdant pas de vue
sonnes enquêtées sera élevé (100 - 500 1 OOO), toutefois que le minimum de validité requise
plus nous aurons une estimation proche de la est lié a” minimum d’individus dans un échan-
réalité. tillon quel qu’il soit.
Le temps du recueil des données - Le degré d’homogénéité de la population
étudiée
La population sélectionnée dans l’échantillon - L’étendue géographique de l’enquête
peut faire l’objet d’études occasionnelles, répé- - Les moyens dont on dispose: coût, temps
tées, périodiques ou en continu. Toutes les etc.
formes d’observation peuvent se renconüer.
C’est aussi en fonction de son objectif de
Deux techniques sont intéressantes : recherche que le chercheur choisira parmi les
2 grandes méthodes d’échantillonnage celle qui
Le panel lui convient.
«La technique du panel, mise a” point par le so-
ciologue Paul LAZARSFELD constitue “ne
technique d’information permanente reposant La caractéristique principale de ce type d’échan-
sur l’observation continue du comportement des tillonnage tient à la sélection aléatoire des élé-
membres d’un échantillon rCDl+SCntatif de la DO- ments de la population, c’est-à-dire quand cha-
pulation à étudier ou gr&pe témoin» (‘?A- 4°C élément a une probabilité égale et
VERNE p. 67). indépendante d’être inclus dans l’échantillon.
Cette technique est utilisée chaque fois que l’on Cette méthode obéit aux lois du hasard et
veut suivre I’évolution du comportement d’un l’étude des grands nombres montre que le hasard
individu. répond à des régularités.
Exemple: pour une recherche qui porte sur le L’échantillon aléatoire simple
niveau de motivation des infirmières hospita- C’est la plus simple des techniques. Le chercheur
lières, on prendra un échantillon représentatif dresse la liste de toutes les unités ou éléments de
que l’on suivra pendant plusieurs années. Tous la population mère. Il assigne un numéro à cha-
les ans on effectuera un sondage pour suivre l’évo- que élément. II détermine la taille de l’échantil-
lution des motivations. lon et tire au sowlc nombre voulu de numéros.
Le tirage au sort peut s’effectuer de plusieurs fa-
La technique des gradiem (POLIT p. 272) çons type roue de la fortune, chapeau ou table de
nombre a” hasard (voir tableau 2 page suivante).
Contiaircment a” pancl qui demande du temps,
les gmdients permettent d’aplanir les difficultés La sékchon des nombres se fait selon un ordre
liées a” temps et offrent “ne technique rapide. établi déterminé à l’avance : gauche à droite ou in-
versement, bas en haut ou inversement, diagonal.
Exemple : Si vous décidez de tester un protocole
de pansement, vous devez observer vos patients Les nombres sont sélectionnés par <<paquets » de 2
tous les jours pour voir comment le protocole ou 3 chiffres suivant la taille de la population mère.
agit. Cette méthode va prendre 10 à 15 jours L’échantillon aléatoire
mais vous pouvez aussi un jour J décider d’obser- par tira@? systématique
ver des t>aticnts sui sont à des stades différents
du prot&olc. A&i vous observerez des patients Pour cette technique, il faut dresser “ne liste de
à Jl, JZ... JlO... J15. la population mère (souvent d’après un caractère:
exemple ordre alphabétique, listing informatique
Pour que cette technique soit fiable, il faut bien etc.).
sûr que le protocole soit strictement respecté
chez tous les patients et que ceux-ci présentent On détermine la taille de l’échantillon.
un certain nombre de caractères communs. Cette On prend une unité appelée «raison de sondage »
technique est plus efficace mais offre moins de par exemple le chiffre 12.
garantie de validité des échantillons que la tcch- On prend systématiquement toutes les 12 unités
nique du panel. 1 unité que l’on met dans l’échantillon. On âp-
plique cette «raison» jusqu’à la constitution
complète de l’échantillon.
Nous disposons actuellement de toute “ne battc- Echantillon stratifié
rie de techniques d’échantillonnage qui répon- Cette technique consiste à décomposer la popu-
dent à ces objectifs précis. Certaines sont plus lation mère en sous-ensembles homogènes appc-
précises que d’autres, certaines plus efficaces, lés «STRATES » par exemple les infirmières
certaines moins coûteuses etc. Le choix de la temps plein, les infirmières à 75 % de temps par-
méthode ne peut cn aucun cas être le fait du ha- tiel, les infirmières à 50 % de temps partiel.
sard. II doit être raisonné en fonction d’un cer- On prélève de façon aléatoire un échantillon
tain nombre de facteurs : dans chaque strate.
- La grandeur de la population à étudier Le nombre d’iidividus de l’échantillon peut être
- La nature des données recherchées proporbonncl à la taille de la population mère et
Tableau 2
NOMBRES AU HASARD
26099 65801 69870 84446 58248 21282 56938 54729 67757
71874 61692 80001 21430 02305 59741 34262 15157 27545
08774 29689 42245 51903 69179 96682 91819 60812 47631
37294 92028 56850 83380 05912 29830 37612 15593 73198
33912 37996 78967 57201 66916 73998 54289 07147 84313
63610 61475 26980 23804 54972 72068 19403 53756 04281
01570 41701 30382 54647 06077 29354 95704 75928 21811
24159 77787 38973 82178 46802 90245 01805 23906 96559
92834 52941 88301 22127 23459 40229 74678 21859 98645
16178 60063 59284 16279 48003 44634 08623 32752 40472
81808 32980 80660 98391 62246 19678 39551 18398 36918
28628 82072 04854 52809 86608 $8017 11120 28638 72850
62249 65757 12273 91261 96983 15082 83851 77682 81728
84541 99891 01585 96711 29712 02877 70955 59693 26838
89052 39061 99811 69831 47234 93263 47386 17462 18874
13407 62899 78937 90525 25033 56358 78902 47008 72488
50230 63237 94083 93634 71652 02656 57532 60307 91619
84980 62458 09703 78397 66179 46982 67619 39254 90763
22116 33646 17545 31321 65772 86506 09811 82848 92211
68645 15068 56898 87021 40115 27524 42221 88293 67592
26518 39122 96561 56004 50260 68648 85596 83979 09041
36493 41666 27871 71329 69212 57932 65281 57233 07732
77402 12994 59892 85581 70823 53338 34405 67080 16568
83679 97154 40341 84741 08967 73287 94952 59008 95774
71802 39356 02981 89107 79788 51330 37129 31898 34011
57494 72484 22676 44311 15356 05348 03582 66183 68392
73364 38416 93128 10297 11419 82937 84389 88273 96010
14499 83965 75403 18002 45068 54257 18085 92625 60911
40747 03084 07734 88940 88722 85717 73810 79866 84853
42237 59122 92855 62097 81276 06318 81607 00565 56626
32934 60227 58707 44858 36081 79981 01291 68707 45427
05764 14284 73069 80830 17231 42936 48472 18782 51646
32706 94879 93188 66049 25988 46656 35365 13800 83745
22190 27559 95668 53261 21676 98943 43618 32110 29340
81616 15641 94921 95970 63506 22007 29966 38144 62556
-
ceci dans toutes les strates, ou pou certaines il grappes. 30 écoles sont tirées au hasard et toutes
peut être surdimensionné suivant l’objectif pour- les enseignantes de ces 30 écoles constituent
suivi. l’échantillon.
La stratification permet d’avoir des populations ho- Le tableau suivant emprunté à FORTIN (p. 275)
mogènes sur cettins camctètes et d’obtenir des ré- met en évidence les avantages et les limites de
sultats significatifs par sous-populations ou strates. chacune de ces techniques (voir tableau 3 page
suivante)
L’échantillonnage en grappes
Il s’adresse à des grandes nombres et plus spéci-
fiquement à des ensembles (écoles, unité de
soins, quartiers etc.). Un ensemble (1 école, 1 uni-
té) est appelé «grappe ».
Avec cette méthode, les éknents de la popula-
.^ - _I
Le tirage au sort (méthode aléatoire, simple ou
autre) s’effectue au niveau des grappes et toutes tien mère n’ont pas une chance égale de faire
partie de l’échantillon.
les unités statistiques de la grappe figurent dans
l’enquête. Exemple une recherche portant SUI les Beaucoup de scientifiques ont récusé ce type
enseignants des écoles peut s’effectuer par d’échantillonnage. Il semble que la querelle soit
96
Echantillon Echantillon Echantillon Echantillon
aléatoire simple aléatoire stratifié en grappes systématique
Avantages Avantages Avantages Avantages
l Le choix de l’échantillon l La représentativité de l Plus économique l Même procédure
est indépendant des biais l’échantillon s’en trouve en termes de que pour
du chercheur accrue temps et de coûts l’échantillon
l La représentativité de l Les comparaisons entre que les autres aléatoire simple ;
l’échantillon est maximisée les sous-ensembles de méthodes les mêmes résultats
par rapport aux variables sont facilitées d’échantillonnage sont obtenus d’une
caractéristiques de la l Le chercheur peut probabilistc manière plus
population suréchantillonner des spécialement, dans efficace
l Les différences dans les petites strates (sous- le cas d’une
caractéristiques des sujets groupes) pour ajuster leur population large et
sont ducs au pur hasard sous-représentation dans dispersée
l’étude et ainsi établir des
comparaisons
Limites Limites Limites Limites
l Requiert beaucoup de l Diffkulté d’obtenir une l ,Dcs erreurs . Ne donne pas
temps pour constituer un liste de population d’échantillonnage nécessairement “ne
échantillon aléatoire incluant les variables peuvent s’y chance égale à
l Diffkulté d’obtenir une d’intérêt introduire plus chaque élément
liste complète de chaque . Le temps et l’effort facilement que les d’être inclus dans
élément de la population pour constituer la liste échantillons simple l’échantillon
l Des biais peuvent l Le temps et l’argent et stratifié l Des biais
s’introduire en dépit des requis pour conduire des l L’analyse des systématiques
efforts du chercheur études d’envergure données est plus peuvent
utilisant l’échantillonnage complcxc s’introduire au
stratifié cours de la
procédure
maintenant dépassée. Plusieurs techniques là PUS- Echantillon intentionnel ou construit
.< .
SI sont posslbks. Cette technique est basée sur le choix conscient
du chercheur d’inclure dans l’échantillon certains
L’échantillon accidentel ou de convenance éléments en fonction de leurs caractères typi-
Il consiste à inclure dans l’étude les sujets a” fur ques. Le chercheur sélectionne les sujets de son
et à mesure où il se présentent. Par exemple les échantillon.
50 premiers patients qui se présentent au guichet Ces techniques non probabilistes par choix rai-
de la consultation. sonné sont très uhlisécs car elles conviennent à
des petits échantillons et à des enquêtes rapides.
L’échantillonnage de quotas Il faut cependant noter qu’elles ne peuvent faire
C’est la plus connue et la plus utilisée des mé- l’objet d’aucune validation statistique et que leur
thodes empiriques. L’objectif visé par cette tcch- validité peut toujours être contestée. Des combi-
nique est de sélectionner un échantillon qui soit naisons d’échantillonnage probabilistcs et non
proportionnel à la population selon certaines va- probabilistcs peuvent être faits par les chcr-
riables (âge, niveau de scolarité etc.). En prérc- cheurs et statisticiens chevron+.
quis, il y a la connaissance des caractéristiques
de la population mère.
Exemple je fais une enquête suï la motivation LIMITES DE L’ÉCHANTILLONNAGE
des intïrmières. J’interroge les 50 premières infir-
mières que je rencontre (échantilon accidentel)
mais sachant que dans cette profession il y a Les limites peuvent être liées à plusieurs facteurs :
10% d’hommes, je prendrais 45 femmes et - La aille de l’échantillon. Je l’ai déjà évoqué
5 hommes. En fait on peut construire à l’avance comme une difficulté. Elle est liée a” degré d’ho-
son échantilkm théorique cn fonction des carat- mogénéité de la population. Elle est aussi en fonc-
tères recherchés. tion de la précision souhaitée (marge d’erreur).
- L’absence de données statistiques que DESROCHE H., «Apprentissage en sciences so-
confirme la validité de l’échantillon et sa repré- ciales et éducation permanente». Les éditions
sentativité. La précision d’un résultat obtenu à Ouvrier Paris 1971, 195p.
partir d’une technique aléatoire peut être mesu-
FESTINGER L. KATZ D., «Les méthodes de
rée sous forme d’un <<seuil de confiance>> et recherche dans les sciences sociales», Tome 1
d’un intervalle de confiance.
P.U.F. Paris 1974, 380 p.
- La <<mortalité>> dans l’échantillon. La morta-
lité signifie la perte des éléments sélectionnés FORMARIER M., POIRIER COUTANSAIS G.,
(personne malade le jour du test, enquête par «Initiation à la recherche en soins infirmiers».
questionnaire adressée par la poste). Ed Lamarre Poinat Paris 1988, 190 p.
Il y a toujours une mortalité dans un échantillon. FORTIN M.F., TAGGART M.E., BEROUAC
Elle peut être parfois très importante. (atteindre S., NORMAND S., <<Introduction à la recherche
80% sui des enquêtes par questionnaire). Elle auto apprentissage par ordinateur» Ed Decarie
réduit les échantillons et peut également les Montréal 1988, 412 p.
transformer. Exemple dans une enquête seules
GRAWITZ M., «Méthodes en sciences sociales »
les personnes mécontentes ou au contraire très Ed Dallez Paris 1972, 1013 p.
motivées peuvent répondre etc.
- L’inadéquation entre la population de l’échan- D’HAINAUT (L.). «Concepts et méthodes de la
tillon et l’outil choisi. N’importe quel outil ne peut statistiques Tome 1 Labor Nathan Bruxelles
pas être utilisé avec n’importe quelle population. 1975, 368 p.
Il faut qu’il y ait cohérence entre les deux. M E Y N A U D iH.1. DUCLOS iD.1. « L e s son-
En conclusion il faut se rappeler qu’un échanti- dages d’opinionsx Repères La klé&uverte Paris
Ion même bien construit donne rarement des ré- 1985,~ 127 p.
sultats identiques à ceux que l’on aurait obtenus POLIT2 (D), H U N G L E R (B.). « Nuning re-
avec une population mère. search - Principles a n d m e r h o d s ~Lippincott
compagny Toronto 1978, 643 p.
SELLTIZ (L.), WRIGHTSMAN (I.S.), COOK
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THEETE M., «Dynamique de la recherche en TAVERNE (A.). a Connaissance et maîtrise de la
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