Processus
de domination conjugale
Marie-France CASALIS
Une définition de la violence faite
aux femmes
"La violence faite aux femmes désigne tout acte de violence
fondé sur l'appartenance au sexe féminin,
causant ou susceptible de causer aux femmes des
dommages ou des souffrances physiques, sexuelles
ou psychologiques, et comprenant la menace de tels actes,
la contrainte ou la privation arbitraire de liberté,
que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée."
(Déclaration de l'ONU sur l'Élimination de la violence contre les femmes –
novembre 1993)
2
Le viol est un crime
Le Code Pénal définit le viol :
article 222-23
«Tout acte de pénétration sexuelle,
de quelque nature qu’il soit,
commis sur la personne d’autrui
par violence, contrainte, menace ou surprise
est un viol. »
3
L'exercice de l'autorité parentale
Le 22 décembre 2016, l’article 68 de la loi Egalité et Citoyenneté
introduit une modification du Code civil :
« L’exercice de l’autorité parentale exclut
tout traitement cruel, dégradant ou humiliant,
y compris
tout recours aux violences corporelles. »
Article 371-1 du Code civil
4
Distinguer : le « conflit conjugal » de
la « violence conjugale »
Le conflit implique interaction , débat - Il est à même d’entraîner une
négociation et de faire évoluer les points de vue.
La violence conjugale est un processus de domination au cours duquel l’un
des deux conjoints installe et exerce une emprise sur l’autre en usant :
«.. de tromperie, de séduction, de menaces, de contraintes ou de tout autre
moyen à l’encontre de toute femme et ayant pour but et pour effet :
• de l'intimider, de la punir, ou de l'humilier,
• ou de la maintenir dans des rôles stéréotypés liés à son sexe,
• ou de lui refuser sa dignité humaine, son autonomie sexuelle, son intégrité
physique, mentale et morale,
• ou d'ébranler sa sécurité personnelle, son amour-propre, sa personnalité,
• ou de diminuer ses capacités physiques ou intellectuelles."
(Définition groupe experts de l’ONU 1994).
5
Des chiffres sur les violences
faites aux femmes
ENQUÊTE NATIONALE SUR LES VIOLENCES ENVERS LES
FEMMES EN France - (ENVEFF)
Réalisée par l’Institut de démographie de Paris
auprès de 6 970 femmes en France métropolitaine,
âgées de 20 à 59 ans
RÉSULTATS : Violences dans la relation de couple
Dans les 12 mois précédant l’enquête :
1 sur 10 a été victime de violences
exercées par son conjoint/concubin
soit en Île-de-France : 350 000 femmes
6
Violences dans la relation de couple
C’est le lieu où sont perpétrées le plus grand nombre
de toutes les formes de violence :
• Agressions et violences verbales
(insultes, menaces, chantage affectif) 4,3 %
• Pressions psychologiques
(actions de contrôle, d’autorité, attitude de dénigrement et de mépris) 37,0 %
• Agressions physiques
(coups, tentatives de meurtre, séquestration et mise à la porte) 2,5 %
• Agressions sexuelles
(agissements sexuels imposés, viols) 0,9 %
soit en Île-de-France : 22.000 femmes
7
Violences dans la relation de couple
2 femmes sur 3 ont parlé pour la 1ère fois, à
l’occasion de cette enquête, des pratiques
sexuelles imposées et des viols perpétrés par
leur conjoint.
Pour toutes les formes de violences les femmes
les plus jeunes 20 – 24 ans subissent
davantage de violences que leurs aînées.
8
Proportion de femmes victimes d’agressions physiques
ayant fait une démarche auprès des diverses institutions
Agressions physiques
au cours des 12 derniers mois
Travail Couple Espace public
Avocat / Représentant 21% 6% 5%
du personnel
Médecin 21% 24% 23%
Police / Gendarmerie 32% 13% 43%
Dépôt de plainte 32% 8% 35%
Suites judiciaires 21% 6% 10%
• 1 victime sur 5 a consulté un médecin
• Forte différence de démarche auprès de la Police selon la sphère
concernée…
• Fort décalage pour les plaintes déposées.
9
Etude nationale des décès au sein du couple 2016
En 2016 :
123 femmes tuées par leur conjoint (ou ex conjoint).
Et 14 par leur compagnon « non-officiel ».
34 hommes ont été tués par leur partenaire de vie (dont 1 au sein d’un
couple homosexuel).
61% des femmes qui ont tué leur conjoint avaient antérieurement dénoncé
des violences conjugales.
Et 5% des hommes qui ont tué leur conjointe avaient également
antérieurement dénoncé les violences conjugales.
10
Etude nationale des décès au sein du couple , Ministère de l’Intérieur, étude réalisée par la Délégation aux victimes
Etude nationale des décès au sein du couple 2016
25 enfants ont été tués dans le cadre de violences au sein du couple parental
9 ont été tués par leur père en même temps que leur mère, et 16 sans que
l’autre parent soit tué.
Dans 13 affaires les meurtres ont été commis devant les enfants
16 enfants ont été témoins de la scène de crime présents ou découvrant le
meurtre en rentrant à la maison.
8 enfants ont donné l’alerte ou appelé les secours.
88 enfants sont devenus orphelins
11
Etude nationale des décès au sein du couple , Ministère de l’Intérieur, étude réalisée par la Délégation aux victimes
Etude nationale des décès au sein du couple 2016
Après leurs actes, 45 hommes et 2 femmes se sont suicidés
2 femmes et 8 hommes ont fait une tentative de suicide.
36,96% des auteurs d’homicides étaient déjà connus des services de
police ou gendarmerie.
12
Etude nationale des décès au sein du couple , Ministère de l’Intérieur, étude réalisée par la Délégation aux victimes
Etude nationale des décès au sein du couple 2015
En 2015 :
115 femmes tuées par leur (ex) conjoint.
Et 7 par leur compagnon « non-officiel ».
Sur les 122 femmes tuées, au moins 44 étaient victimes de violences
antérieures.
36 enfants ont été tués dans le cadre de violences au sein du couple parental
13 ont été témoins du meurtre
21 hommes ont été tués par leur partenaire de vie (dont 1 au sein d’un
couple homosexuel).
En moyenne, chaque année, on estime que :
216 000 femmes (18 à 75 ans)
sont victimes de violences conjugales graves.
1 femme décède tous les 3 jours
13
Etude nationale des décès au sein du couple , Ministère de l’Intérieur, étude réalisée par la Délégation aux victimes
LES TYPES D’AGRESSION
VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE
VIOLENCE VERBALE
VIOLENCE PHYSIQUE
VIOLENCE ÉCONOMIQUE
VIOLENCE SEXUELLE
14
VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE
"T'es bonne à rien !"
"Regarde de quoi t'as l'air"
"T'es qu'une incapable"
"T'es qu'une malade"
"Tu sais, personne ne te croira"
"Tu reverras plus jamais les enfants"
"T'es qu'une merde !"
"Si tu me quittes, j'te fais la peau"
"Je vais te pourrir la vie"
DES MENACES.... TOUJOURS DES MENACES...
ENCORE DES MENACES
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VIOLENCE VERBALE
HURLEMENTS ET VOCIFÉRATIONS
et inversement
SILENCE, REFUS DE COMMUNIQUER
"Prépare-toi, tu vas l'avoir ta dérouillée"
"Pas la peine de filer doux, j't'aurais"
"Où que tu ailles, j'aurai ta peau pétasse"
"Putain !"
"Salope"
"Traînée"
INSULTES, GROSSIERETÉS, OBSCÉNITÉS,
INJURES SEXUELLES
16
Ces deux formes de violence
psychologique et verbale
permettent à l'agresseur, sans porter aucun
coup, d'atteindre le but recherché :
créer une tension insupportable pour sa
conjointe
maintenir un climat de peur et
d'insécurité
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VIOLENCE PHYSIQUE
Atteintes à l'intégrité corporelle
cracher au visage
tirer les cheveux
bousculer
pousser
secouer
taper
Causer des blessures
morsures entailles lacérations
coupures fractures brûlures
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VIOLENCE PHYSIQUE CONTRE
OU AVEC DES OBJETS
• détruire vaisselle et mobilier, ce qui vient de la famille,
• déchirer les papiers personnels, les vêtements,
• priver de l'usage du téléphone, de nourriture, de
traitement médical,
• confisquer des objets notamment clés, papiers.
• séquestrer
• battre avec des instruments et des armes, des outils etc..
• infliger des brûlures : eau chaude, fer à repasser, huile
bouillante, etc..
• Mettre sous terreur Conduite automobile dangereuse
Violence contre les animaux…
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VIOLENCE ÉCONOMIQUE
Elle vise à priver de ressources
Quand la femme n'est pas salariée :
Ne plus donner "l'argent du ménage".
Exiger des comptes au centime près pour le moindre achat.
Refuser toute dépense pour l'entretien personnel de la victime.
Quand la femme est autonome financièrement :
Lui interdire d'exercer un emploi salarié.
L'obliger à changer de profession.
Faire porter sur son salaire toutes les dépenses incompressibles du
ménage.
Ne plus participer personnellement aux charges du ménage (frais liés à
l'éducation des enfants, frais de logement : emprunts, loyers, crédits, frais médicaux).
Détourner son salaire.
20
VIOLENCE SEXUELLE
Sévices sexuels et viols Exploitation sexuelle
Coups et blessures sur les parties Relations imposées
génitales et sexuelles avec plusieurs
Relations sexuelles contraintes partenaires
Viols Proxénétisme
Agissements sexuels imposés etc...
etc..
Pornographie
Contraindre à voir ou écouter du matériel
pornographique
Contraindre à poser pour photos ou vidéos
Obliger à prendre des positions dégradantes
Relations sexuelles devant témoins etc...
21
LE FAIT QU'UNE FEMME
NE PRÉSENTE PAS DE
BLESSURES PHYSIQUES
NE SIGNIFIE PAS
QU'ELLE N'AIT ÉTÉ NI BATTUE,
NI VIOLENTÉE
22
ESCALADE DE LA VIOLENCE
La violence s'installe progressivement dans le couple
Homicide
Agressions
physiques
Violences
verbales
Violences
psychologiques
23
ESCALADE DE LA VIOLENCE
Cette évolution peut se développer sur de très
longues périodes.
Il peut y avoir violence psychologique et
verbale pendant des années avant la
première agression physique.
Dans la majorité des cas, le comportement du
conjoint violent est de plus en plus
dangereux et s'aggrave avec le temps.
24
CYCLE DE LA VIOLENCE
4 PHASES
25
1. TENSION
Dominant(e)
Conflits, divergences
•Éducation des enfants Tension
•Relation avec la famille Frustration
•Choix budgétaires Manque de
satisfaction
•Décisions de vie
familiale Menace
•Divergence d’opinion
•Grossesse
26
1. TENSION
Dominant(e) Dominé(e)
Conflits, divergences
•Éducation des enfants Tension Crainte
•Relation avec la famille Frustration Peur
•Choix budgétaires Manque de Terreur
satisfaction
•Décisions de vie
familiale Menace
•Divergence d’opinion
•Grossesse
27
2. AGRESSION
Dominant(e)
. Agression verbale
. Psychologique Recours à la
. Physique violence
. Sexuelle
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2. AGRESSION
Dominant(e) Dominé(e)
. Agression verbale
. Psychologique Recours à la Colère
. Physique violence
. Sexuelle
29
2. AGRESSION
Dominant(e) Dominé(e)
. Agression verbale Colère
. Psychologique Recours à la Humiliation
. Physique violence Tristesse
. Sexuelle Impuissance
Désespoir
30
3. DÉNI, TRANSFERT DES RESPONSABILITÉS
Dominant(e)
Déni de la gravité des
.Constat des effets faits
de la violence
Déresponsabilisation
Transfert de la
responsabilité sur la
victime
31
3. DÉNI, TRANSFERT DES RESPONSABILITÉS
Dominant(e) Dominé(e)
Déni de la gravité des
.Constat des faits Responsabilisation
effets de la
violence Déresponsabilisation Culpabilisation
Transfert de la Auto-accusation
responsabilité sur la
victime
32
4. RÉMISSION, SURSIS AMOUREUX
Dominant(e)
. Promesses Cherche à faire
. Cadeaux excuser sa
. Sorties conduite et obtenir
le pardon
. Fleurs
33
4. RÉMISSION, SURSIS AMOUREUX
Dominant(e) Dominé(e)
. Promesses Cherche à faire Espoir de changement
. Cadeaux excuser sa Reprise de l’espoir
. Sorties conduite et Effacement du vécu
obtenir le pardon violent
. Fleurs
Efforts pour minimiser,
excuser, nier les faits
34
C’est le calme avant la récidive.
L’agresseur constate qu’aucune
conséquence dommageable pour lui n’a
découlé de ses actes violents.
Il teste son impunité. Le climat de
domination se réinstalle.
Violences psychologique et verbale
reprennent et le cycle recommence.
35
SCHÉMA DU CYCLE DE LA VIOLENCE
Tension (dominant-e)
Peur (dominé-e)
Rémission, sursis amoureux Agression
(dominant-e) (dominant-e)
Espoir, retour de la confiance Colère – Tristesse
(dominé-e) (dominé-e)
Déni, transfert des responsabilités
(dominant-e)
Culpabilisation, responsabilisation
(dominé-e) 36
VÉCU DES FEMMES VIOLENTÉES
Les femmes vivent des situations émotives gravement perturbantes
provoquant une série de répercussions :
1. Perte de l’estime de soi
2. Sentiments contradictoires envers l’agresseur
Amour et agressivité
Espoir et attachement affectif
Terreur
3. Anxiété de la rupture et du départ
responsabilisation quant à l’échec conjugal et familial
prise en charge des enfants
4. Pressions de l’entourage
culpabilisation autour du statut de victime et de l’échec conjugal
reproches quant à la conduite adoptée
demandes irréalistes : "tu n’as qu’à…, "il faut que tu fasses ça"
37
VÉCU DES FEMMES VIOLENTÉES
5. Conséquences du départ
économiques
sociales
affectives
familiales
professionnelles
[Link] d’appuis
amicaux
juridiques
sociaux
7. Méconnaissance et sous-information
de ses droits personnels
des recours
des possibilités
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LES TYPES DE RUPTURES
1. Rupture rapide
s’effectue dès les premières manifestations de la violence
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LES TYPES DE RUPTURES
1. Rupture rapide
s’effectue dès les premières manifestations de la violence
2. Rupture différée, à contrecœur
après plusieurs années de violence, « après avoir tout essayé »
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LES TYPES DE RUPTURES
1. Rupture rapide
s’effectue dès les premières manifestations de la violence
2. Rupture différée, à contrecœur
après plusieurs années de violence, « après avoir tout essayé »
3. Rupture évolutive
la rupture s’effectue à travers une succession de départs et de
retours, de séparation et de retrouvailles
41
LES TYPES DE RUPTURES
1. Rupture rapide
s’effectue dès les premières manifestations de la violence
2. Rupture différée, à contrecœur
après plusieurs années de violence, « après avoir tout essayé »
3. Rupture évolutive
la rupture s’effectue à travers une succession de départs et de
retours, de séparation et de retrouvailles
Pour les femmes sous l’emprise d’un conjoint violent, ce mode de
rupture est le plus fréquent et permet :
d’expérimenter les ressources existantes
de retrouver sa capacité d’autonomie
de tester la solitude
de découvrir la sécurité
de vérifier ses capacités à vivre et à s’organiser seule
42
Les intervenants doivent :
comprendre ce mécanisme
manifester leur solidarité et leurs
encouragements
ne pas porter de jugement négatif sur
les décisions successives de la
femme engagée dans ce processus.
43
Éléments spécifiques de la stratégie des
auteurs de violences sexistes
1. Isoler la victime
44
Éléments spécifiques de la stratégie des
auteurs de violences sexistes
2. La dévaloriser, la chosifier
humilier, dénigrer, critiquer, moquer,
insulter, affaiblir,
avec la double conséquence : qu’elle ne
répliquera plus, qu’elle perdra l’estime
d’elle-même
45
Éléments spécifiques de la stratégie des
auteurs de violences sexistes
3. Inverser la culpabilité
Transférer la responsabilité de la violence
à la victime
Ne se reconnaître aucune responsabilité
dans le passage à la violence
elle a provoqué, elle souhaitait que je
fasse ça, elle m'a énervé
46
Éléments spécifiques de la stratégie des
auteurs de violences sexistes
4. Instaurer un climat de peur et
d’insécurité, mettre sous terreur
Se présenter comme tout puissant
User de menaces et en mettre quelques-
unes en œuvre
Représailles sur les proches.
47
Éléments spécifiques de la stratégie des
auteurs de violences sexistes
5. Agir en mettant en place les moyens
d’assurer son impunité
Recruter des alliés
Organiser une coalition contre les faibles
Prévoir d'impliquer la victime potentielle
dans le déroulement des faits
Verrouiller le secret.
48
Contrecarrer, contrebalancer, déjouer la
stratégie de l’agresseur (1)
Pour venir en aide aux victimes faire l’inverse de ce qu’a cherché
à accomplir l’agresseur :
Je me rapproche.
Je manifeste mon intérêt pour elle, je fixe un autre
rendez-vous. Je la mets en relation avec un
réseau de partenaires. Je l’aide à repérer autour
1. Il l’a isolée. d’elle qui peut l’aider, la soutenir.
Je la valorise, je mets en exergue chacune
de ses actions.
Elle est courageuse, elle cherche une solution, elle
envisage des possibilités, je salue ses capacités :
2. Il l’humilie, la avec les enfants, dans son emploi, vis-à-vis de sa
traite comme un famille, dans son parcours de démarches etc… Je
objet. l’incite à décider et je valide ses décisions.
49
Contrecarrer, contrebalancer, déjouer la
stratégie de l’agresseur (2)
Je m’appuie sur le droit,
3. Il la rend sur la loi pénale pour attribuer à l’auteur de
responsable violence la pleine et totale responsabilité de ses
de la situation actes.
Je me préoccupe d’assurer sa sécurité.
Je résiste à l’emprise de la peur en fondant mon
4. Il fait régner raisonnement et mes déclarations sur la loi qui
la terreur interdit, protège et réprime.
Je suis sur mes gardes pour ne pas être
recruté-e parmi ses alliés.
5. Il cherche à assurer
son impunité en Je résiste aux réflexes ancestraux : déni de la
recrutant des alliés gravité des faits, recours au fatalisme, paresse à
affronter les personnes dominatrices et choix de
procédures relevant davantage de la médiation,
de l’accommodation, de la réciprocité. 50
Un film d’horreur est montré à
une personne contrôle
Le même film d’horreur est montré
à une personnalité traumatique
Comportements paradoxaux ?
Permet certains types
Anesthésie
de passages à l’acte
émotionnelle
… mais aggrave perte
(dissociation)
d’estime de soi
• Conduites à risque
• Addictions
• Pratiques sexuelles violentes: porno, perverses, etc.
• Conduites autoagressives
• Conduites hétéroagressives
• Jeûne (anorexie)
54
Le bon thérapeute
SCENARIO TRAUMATIQUE THERAPIE CLASSIQUE THERAPIE RELATIONNELLE
Loi du silence Neutralité « bienveillante » Empathie active
Déni, minimisation Reconnaissance et incitation à
Absence de recherche des ET
porter plainte
Isolement Colloque singulier Travail en réseau
Défense de type dissociatif Exposition technique mal Techniques diverses de
≠
Loi du plus fort maitrisée gestion des émotions
Culpabilité
Emprise
Cadre imposé
=
Implication du sujet
Cadre démocratique négocié
Critique du système agresseur
(culpabilisation)
Abandons Cadre souple avec recadrage
Répétition des violences Thérapie rigide (coaching)
Prévention des ruptures
Violences sexuelles Rupture des soins
Contrôle des contre-attitudes
Rejet par identification « violentes »
projective Réécriture du scénario
Répétition littérale traumatique spécifique
55
Féministez-vous!
Ne dites plus Mais plutôt
Elle s’est fait violer. Elle a été violée.
Une femme a Elle a confié avoir
« avoué avoir été violée ». été violée.
Les enfants sont victimes Ils sont victimes d’agressions
« d’abus sexuels ». sexuelles ou de viols.
Les agresseurs d’enfants Ce sont des
sont des « pédophiles ». pédocriminels.
Le viol est C’est une stratégie élaborée
« une pulsion irrépressible ». et mise en place par les violeurs.
Le viol est une Il n’y a pas d’échange,
« relation sexuelle imposée ». il y a un violeur, et une victime.
Ne croyez plus qu’il s’agit de Le viol est
sexualité. pouvoir et domination.
Ne croyez plus Les victimes de viol luttent
qu’une femme violée avec courage pour reprendre
est une « femme foutue ». pouvoir sur leur vie.
56
LIEUX D’INFORMATION POUR LES FEMMES
-:-:-:-:-:-:-:-
VIOLENCE CONJUGALE
APPELEZ LE : 3919
de 7h à 22 h - du Lundi au Samedi
les jours fériés : de 10h à 20h
Écoute Orientation Information
pour les victimes et les professionnels concernés
Fédération Nationale Solidarité Femmes
fnsf@[Link]
[Link]
57
LIEUX D’INFORMATION POUR LES FEMMES
VIOLS FEMMES INFORMATIONS
Collectif Féministe Contre le Viol
0 800 05 95 95
Du lundi au vendredi - 10h–19h
Écoute - Soutien - Solidarité - Information
Formation de professionnels - Groupes de parole
[Link]
58
LIEUX D’INFORMATION POUR LES FEMMES
CNIDFF
Centre national d’information sur les
droits des femmes et des familles
7 rue du Jura
75013 Paris
01 42 17 12 00
Pour connaître les coordonnées des CIDFF
de toute la France :
[Link]
59
LIEUX D’INFORMATION POUR LES FEMMES
CIDFF de Paris
Centre d’information sur les droits
des femmes et des familles
17 rue Jean Poulmarch
75010 Paris
01 83 64 72 01
femmesinfo@[Link]
60