0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
21 vues164 pages

Les pièges de l'amour à distance

Le document explore les complexités de l'amour à travers l'histoire de Yuna, qui abandonne tout pour un homme, Ha-Jun, qu'elle n'a jamais rencontré en personne. Alors qu'elle se prépare à le rejoindre en Corée du Sud pour leur mariage, des doutes et des obstacles surgissent, notamment son absence à l'aéroport. Parallèlement, Ha-Jun est montré en train de mener une double vie, remettant en question la sincérité de leur relation à distance.

Transféré par

jullyafonso35
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats ODT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
21 vues164 pages

Les pièges de l'amour à distance

Le document explore les complexités de l'amour à travers l'histoire de Yuna, qui abandonne tout pour un homme, Ha-Jun, qu'elle n'a jamais rencontré en personne. Alors qu'elle se prépare à le rejoindre en Corée du Sud pour leur mariage, des doutes et des obstacles surgissent, notamment son absence à l'aéroport. Parallèlement, Ha-Jun est montré en train de mener une double vie, remettant en question la sincérité de leur relation à distance.

Transféré par

jullyafonso35
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats ODT, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

LES MÉANDRES D’AMOUR

PROLOGUE 1er partie

Dans ce monde fictif où la réalité peut nous égarer, un voyage peut se transformer en enfer
terrestre, non pas à cause de la chute de l'avion, mais par la faute de l'amour. L'amour, ce
sentiment trompeur, plus dangereux parfois que la dépression. Les hommes, joueurs incrédules,
laissent un petit sentiment dicter une destinée.

L'obsession, ce sentiment méchant, peut prendre le dessus. Sommes-nous tous obsédés dans la
vie ?

Par l'amour,

la passion,

les capitaux,

Dans ce tourbillon de mots, la vie tisse des jeux de morts , où les sentiments se croisent, se
mêlent, se dévoilent. L'amour, cette passion qui peut devenir une obsession, un capital
émotionnel, une vie entière...

Peut-être la vôtre,

peut-être la mienne,

qui sait vraiment ?

Si les rencontres sont un obstacles, comment avancer par un libre arbitre?

Lorsque les rencontres deviennent des obstacles, il est essentiel de se tourner vers son libre
arbitre pour avancer.
Face aux obstacles des rencontres, il est important de se rappeler que chaque choix effectué
avec un libre arbitre authentique peut ouvrir de nouveaux cauchemars et transformer la vie en
une bouteille de vin.

Un vin aux odeurs trompeuses.

Yuna
J'ai tout abandonné pour lui. Ma famille, mes amis, mon travail et même ma maison. Je me suis
dit que mon cupidon m'a finalement filé cette chance en ce sentiment qu'on appelle "amour", ce
sentiment qui nous ramène de la douleur, de la tristesse ou même de désespoir, à moi il m'a
ramené de la tristesse profonde, de la tristesse déchirante et brisante...

Aimer et aimer à quoi bon ? Si l'autrui ne s'intéresse ni petit peu à mon cœur fragile ? Et moi qui
ai pensé que l'amour a frappé à ma porte...Oh quelle honte ! Quelle honte d'avoir souri, d'avoir
dire des jolis mots et des caresses à cet hommes, j'ai honte ! Tellement honte d'avoir prêté mon
précieux cœur à cet homme, ce même qui m'a ensorcelé avec ses beaux yeux, sa belle voix, son
corps de rêve, son charisme attachant, ce même homme qui m'a envoyé une vidéo déclarant son
amour à moi, à genoux, avec une petite boîte entre ses mains disent qu'il me voulait pour
toujours à ses côtés. Pas comme une simple amourette passagère...mais comme sa femme !

En tout cas, si vous vous demandez pourquoi une vidéo, la réponse est simple, c'est une relation
à distance.

À distance des continents, à distance des heures, à distance des pays, lui en Corée du sud et moi
en France. Vous vous dites sûrement que c'est impossible d’aimer quelqu'un à distance, et
surtout de croire à la personne de l'autre côté. Est-elle vraie ? Ce n'est pas un AI ? C'est vraiment
un homme ? Si oui, son âge est-il vrai ? Ce genre de questions que tout le monde se pose une fois
dans une relation à distance, mes tous ses dangers et ses doutes disparaissent quand la voix de
la personne aimée parvient à nos oreilles, les délires partagés, des je t'aime partagés, des rires,
des pleurs... Toutes ces émotions nous font oublier que peut-être la personne n'est pas sincère,
que peut-être la personne n'est pas celle qu'elle dit être. Et vous savez pourquoi ? Parce que
l'amour est un sentiment aveugle, un sentiment libre, sans lois ni règles, je pense qu'au moins
une fois dans la vie vous avez entendu cette phrase :

"L'amour ne se comprend pas, il se sent" ou même cela "Quand on aime, on aime"

Alors, l'amour, étant un sentiment incompréhensible par la science, il est totalement


inexplicable.

L'amour m'a rendu aveugle, mais au moins j'étais heureuse...

-Je vais te rendre heureuse Yuyu, une fois que tu seras là, toute cette maison sera à toi. Je fais
quelques changements pour rendre la maison plus confortable pour toi. Dit-il souriant à me
montrer notre future maison.

Ha-Jun, mon petit copain ou bien mon fiancé, parce que oui, je fini par accepter cette demande
de mariage tellement hors normal. Car Ha-Jun est la personne que je veux pour toujours. Ha-Jun
me montre par vidéo-appel notre future maison, il est tellement heureux en me montrant que je
n'aurai jamais cru que ce sourire pouvait être très trompeur, ou la la les belles apparences...

-J'ai acheté des fourchettes pour toi aujourd'hui, comme ça tu n'auras pas de problèmes avec les
petits bois. Dit-il avec un sac de fourchettes et couteaux de table entre les mains.

-Tu es vraiment incroyable.


-Je fais tout pour toi, et si je suis aussi incroyable c'est pour toi sarang¹.

-Je t'aime trop mon oppa².

-Bientôt tu m'appelleras de nampyeon³.

-Et toi de Femme.

-Yuna, tu viendras avec ta famille pour le mariage ? Je ne les ai pas encore rencontrés, enfin leur
parler...

-Ah, sur ça, je tenais à te dire que j'ai que ma grand-mère comme proche.

Quand je lui ai avoué ça, il y a eu un silence que je craignais qu'il dise qu'il préféra abandonner, je
savais très bien à quelle point les filles de bonne famille étaient prioritaires en Corée. Alors moi
qui a grandi qu'avec ma grand-mère, sans mère ni père comment j'allais faire ? Sa famille
acceptera cela sans aucune lacune ?

-Ce n'est pas grave, elle ne viendra ?

-Oui, mais que pour le mariage.

-D'accord sarang¹, ne t'inquiètes pas. Maintenant t'a la famille de ton époux.

Ces petits mots étant si réconfortants pour moi, avoir une mère et un père a fait son effet durant
toute ma jeunesse, pas parce qu'ils sont morts, non. Ils se sont décidés à vivre par eux même
sans un enfant dans leur cheville, des parents fitness sans bébés, juste eux deux, c'était ça leur
rêve, eh ben, bravo à eux. Ils ont fini comme ils le veulent, sans enfant.

-Merci Ha-Jun, je hâte d'être avec toi.

-Moi aussi, ce sera notre première fois à se voir.

-Oui, je stresse tellement.

-Ne t'inquiètes pas je serai là avec toi.

"Je serai là avec toi", comment croire en une phrase si mensongère ? Simplement le disant ? Que
tu seras là ? Et moi je devrais te croire ? Sans aucune preuve qu'il sera là, je simplement répondu
"Je t’aime, et merci encore", comme une idiote dans sa première relation, c'est ce qu'il était pour
moi, mon premier amour, mon premier baiser, ma première fois et ma toute première
relation...Mon cœur semblait s'attacher à quelqu'un et pourtant je...je finis par être blessée
avant même de lui donner l'autre partie de mon cœur.

Après cet appel, une semaine s'est écoulée et le grand jour est arrivé...

-Mamie tu es prête ? Nous devons y aller maintenant, le métro passe à cinq.

-Attends une minute.

-Mamie ! Qu'est-ce que te manques ?


Ma grande mère sort enfin de sa chambre avec une petite boîte entre les mains, elle me regarde
et d'une voix faible elle dit :

-C'est mon cadeau pour ton mariage, tu sais Kim Louis Yuna... Je déteste le fait que toi aussi
parte vivre loin de moi et même le fait que ton fiancé soit un coréen. Mais, si c'est pour ton
bonheur je suis prête à accepter toute tes relations, qu'importe leurs origines, leurs couleurs de
peaux ou même leurs religions...Tout ça pour te dire que j'espère qu'où tu vas tu trouveras" le
véritable bonheur", et que cet homme t’aidera à toutes tes difficultés.

-Mamie ne t'inquiètes pas, je sais qu'il m'aime, et je te le jure, je ne commettrai jamais la même
erreur que maman, je viendrai te rendre visite et j'enlèverai ma propre famille, j'enseignerai le
français à mes enfants ainsi que la culture française, comme ça ils pourront te parler sans gêne.

L'expression qu'elle a maintenant est neutre, sans joie et sans tristesse. Elle me fixe avec une
certaine peine dans les yeux, elle prend mes mains, sourit et prend la parole à nouveau :

-Un couple doit se comprendre et s'entraider, un couple ne peut pas manquer la Communication
d’accord ? N'oublie pas cela, il doit te faire sentir et te traiter comme une princesse, car toi ma
Yuyu, tu es une princesse !

-Merci mamie, je n'oublierai jamais ce que tu viens de me dire. Et merci encore d'accepter et de
me donner ta bénédiction pour ce mariage. Je sais que tu vas l'aimer, allons-y ?

Elle me sourit et prend sa mallette.

Et go pour Séoul, onze heures et trente-huit minutes exactement, comme un premier voyage,
cela été bien long pour moi, mamie a fait une crise cardiaque pendant le vol, je ne savais plus où
donner ma tête et au moins pour me chauffer le cœur j'attendais que mon prince charmant
vienne me chercher, après tout il me l'a promis.

-Il arrive quand ton fiancé ? Demande mamie pour la troisième fois.

-Je ne sais pas ! J'essaie de l'appeler, il ne répond pas !

Comment Ha-Jun a pu oublier une chose pareille ? Je lui ai pourtant dit que mamie avait besoin
de repos dès son arrivée, il est injoignable et je ne parle pas encore bien la langue, je n'ai pas de
wons⁴ non plus et je ne sais pas où je peux changer euro ici. Mamie est assise sur une chaise à
côté d'un magasin de vêtements, je la sens épuisée, elle tient un de ses bras au-dessus de sa
tête, elle transpire beaucoup alors qu'on est en plein printemps, sans doute elle est stressée.

Si Jun avait été là, tout aurait été plus simple... Je sens mes larmes venir, debout entre ses
passants je ne sais pas quoi faire, il m'aime vraiment ? Il disait pourtant avoir hâte de me voir
mais nous sommes ici à attendre sa miraculeuse arrivée depuis plus de trente minutes
maintenant, mais aucun signal de Ha-Jun.

-Essaie de réserver un hôtel chéri, je suis fatiguée et je pense que toi aussi. Dit ma grande mère
avec un regard épuisé.

-D'accord, je vais voir d'abord comment je peux changer la monnaie.

-D'accord, fais vite, le temps passe. Il est presque l’aube.


Épuisée mentalement comme physiquement, je cherche des moyens de nous tirer ici, avec
chance j'arrive à échanger la monnaie et avoir une place dans un hôtel dans le coin. Pendant
tout ce temps, Ha-Jun est encore injoignable, ce qui m'épuise encore plus.

Une fois à l'hôtel, je commande à manger pour mamie, quant à moi, l'appétit m'échappe, notre
mariage est dans une semaine et dès demain il faut quand réserve les lieux et que je choisisse
ma robe, Ha-Jun veut un mariage traditionnel et je pense que ma belle-mère pourrait m'aider
mais où est-il? Qui fait il? Pourquoi il ne me répond pas? Est-ce qu'il travaille au point d'oublier sa
fiancée à l'aéroport? Il ne m'a seulement pas posé un lapin comme m'a humilié devant ma grand
mère, encore pire après notre dernière discussion en France...

Allongée dans le lit je regarde le plafond d'un air vide, ma tête expose je ne sais plus quoi faire,
grand mère dort maintenant. Au moins une bonne chose, (elle a pu manger et se reposer), tandis
que moi, la fatigue de la journée tombe en forme de gouttes d'eaux dans mes yeux.

-Bon sang! Où tu es Ha-Jun?

Peut être je panique trop mais, une personne comme moi qui est habituée à être oublier,
abandonner et trahie, une personne ainsi ne connaît que des crises d'angoisses. À tout moment
il ne m'aime plus, ou pire il ne veut aucune affaire avec moi. Maintenant que je pense après notre
dernier appel il ne répond plus à mes appels, il me lâche des vues H vingt quatre, il est devenu
froid et il se base dans une conversation de (Oui et toi?). Alors qu'avant il me racontait ses
journées et moi de même, il faisait ses blagues de vieux tandis que moi je riais, maintenant, c'est
comme une bougie étreinte, aucune lumière seule l'obscurité.

Tout de même je préfère être positive et dire qu'il a sûrement plus de batterie ou qu'il est fatigué
de sa journée, après tout quand le mariage arrive s'est trop stressant non? Néanmoins il pourrait
au moins me dire en avance comme ça nous ne nous serions pas plantés à l'aéroport jusqu'à
l'aube.

-Arrêtons de penser Yuna, il t'aime! Il était juste fatigué et à fini par oublier, c'est tout. C'est
simple.

Je savais qu'au fond de moi, je voulais simplement me convaincre à croire...

Ha-Jun
Pendant ce temps chez Ha-Jun.

-Allez, je sais que tu peux faire mieux. Dis-je au bout de souffle.

Une femme bien faite, belle et séduisante, Ji-Won. Ma collègue de travail, cette femme est
maintenant entrain de me montrer le paradis des merveille de Ji, ses talents au lit sont des fois
incrédules.

-Tu en ai sûr que tu n'es pas une pute de cheongnyangni⁵ plutôt? dis-je lèchent sa poitrine toute
artificielle, le goût est savoureux, elle est de genre à faire la mignonne alors qu'elle est plus
maline que cela.

-Arrête Jun-Shii⁶, ça chatouille.


Je m'arrête en haut et ses jambes s'écartent automatiquement, comme une femme peut être
belle même dans ses parties intimes? Tout ce qui me passe par la tête c'est l'envie de tout lécher!
Ma langue doit voyager pour tout son petit corps aujourd'hui, après tout, je ne sais pas se ma
future femme est aussi bonne que celle -là que je baise ces temps...

2h 28.

-Jun-shii! Réveille toi!

-Qu'est ce qu'il y a Ji-Won?

-Je n'arrive pas à dormir! Ton téléphone n'arrête pas de sonner. Dit-elle énervée, comment elle
peut être mignonne dans ses expressions ?

-C'est qui ce Bâtard qui m'appelle à cette heure? penses-je.

Quand je prends mon téléphone je vois ce nom écrit, Yuna, suivi d'un cœur jaune, qu'elle paie!
Qu'est qu'elle me veut à cet heure? Comment des fois elle peut être chiante. Mais aussi, la
pauvre, elle n'a que moi et sa vieille grand mère comme famille. Elle a donc besoin de beaucoup
d'attention ce que normalement je l'a donne mais aujourd'hui, aujourd'hui je suis avec l'avocate
la plus belle de notre cabinet, je ne peux pas me permettre de passer par un adultère devant elle.

Ji-Won ne connais pas l' existence de Yuna, et surtout elle ne doit pas savoir! Alors, je décide
d'étreindre mon téléphone. Yuna va encore me demander des préparatifs que je n'ai même pas
commencé, après tout qu'est ce que peut être d'autre? Elle arrivera que la semaine prochaine.
Profitons en au maximum de cette beauté que j'ai entre les mains.

-C'est de spam. Dis-je chuchotant dans ses oreilles, ce qui la fait frissonner directement, comme
elle est sexy et mignonne à la fois, je veux la goûter encore plus!

____________________________

Sarang¹ = amour.
Oppa² = expression pour s'adresser à un homme plus âgé, peut être traduit comme grand frère
aussi.
Nampyeon³ = mari.
wons⁴ = monnaie Coréenne.
cheongnyangni⁵ = quartier coréen connu pour être dangereux, (vente des femmes, drogues et
prostitution).
Shii⁶ = terme utilisé pour vovoyer une personne âgée.

Ha-Jun

Une femme si belle allongée à mes cotés, ses pupilles sont fermées, elle dort profondément.
Une femme qui ne sera probablement jamais la mienne, mais au moins c'est mon plan cul. Quel
cœur bien trompeur! Il me fait regarder cette femme avec des yeux beaucoup trop doux à mon
goût, je le sais mieux que vous tous à quel point les hommes peuvent être des ordures des fois et
personnellement je suis une. C'est pas de ma faute, une femme aussi belle à me faire des beaux
yeux comment je pourrai l'ignorer?

Ji-Won est avant tout une femme compétente dans son travail, elle est honnête et a pleins de
valeurs, alors le mariage? Ji-Won est totalement contre l'idée, malgré le fait qu'on partage nos
nuits les plus agitées ensemble elle n'a jamais parlé d'amour, d'ailleurs elle m'a interdit de
prononcer ne serait ce que un petit mot lié à des sentiments hors lit. Toujours claire, "Je veux
seulement un amusement, rien de plus rien de moins", je suis bon à être un amusement pour
elle, elle aime, c'est tout.

Moi comme un bâtard, j'ose dire que mes sentiments se grandissent et ça? Ça, c'est très mal
barré! Yuna arrive, d'ici peu le mariage, est-ce que je dois au moins la marier? Elle est si douce
mais tellement naïve, elle ne se doute même pas que mes intentions ne sont pas sincères. Elle
pense sûrement que je suis au travail et que c'est pour cela que je ne la répond pas, quelle
naïveté! Yuna n'a jamais eu ne serait-ce qu'un petit coin dans mon cœur, je l'utilise, c'est vrai.
Mes parents connaissent ses parents, en tout cas les biologiques, ils m'ont suite demander de la
séduire et de la marier pour deux ans, après cela je ne sais pas son futur. Est ce que ses parents
biologiques l'aideront? Ou qu' ils la feront vraiment comme leur héritière? Peut être, oui, bien
sûr. Sinon à quoi bon continuer avec elle si je n'aurai pas d'argent à la fin?

S'il n'avait pas d'argent dans l'air jamais je ne m'aurai mis avec elle, après tout qu'est-ce qu'elle
a de bon à part ça? Sérieux? Il suffit de regarder la beauté que j'ai à mes côtés pour comprendre à
quel point je suis un fils obéissant, je pourrai au moins essayer de séduire Ji-Won jusqu'à qu'elle
tombe entièrement sous mon charme. Une silhouette de violoncelle, un regard intense et
mignon à la fois, des belles lèvres et une belle peau, contrairement à Yuna, Ji-Won sait se
maquiller, elle sait se préparer et se rendre belle. Mais Yuna? Elle ne sait rien de tout ça. Elle n'a
aucun sens de mode et s'habille toujours avec le même sweater à capuche , rose et vieux. Elle ne
sait pas non plus grand-chose au monde, étant une écrivaine rien de le monde extérieur
l'intéresse, bien sûr, à part les histoires d'amour qu'elle observe dans les cafés.

-Qu'est-ce que tu fais à me fixer comme ça? Quelle heure est-il? Demande Ji-Won s'étirant.

-Ah, je t'ai réveillé? Désolé. J'étais dans mes pensés. Mince, mes yeux étant concentrés à elle.

-Hier tu as été si...

-Quoi? Je suis allé un peu fort? Tu as mal quelque part?

-Non ce n'est pas ça, enfin oublie. Je m'en vais, j'ai de travail à faire. Elle se lève et commence à
enfilé son pantalon.

Je savais encore une fois qu'elle partira et qu'en fera comme si de rien était au boulot. Elle va
m'ignorer au cabinet et on sera simplement des inconnus. C'est ce qu'est chiant dans un plan cul
où tu tombes bêtement amoureux. Je veux à chaque fois qu'elle reste plus, je veux non
seulement la toucher mais aussi la faire sourire, je veux qu'elle se repose en moi et qu'elle me dit
je t'aime, mais c'est impossible. Elle ne ferait jamais une chose pareille, elle va sûrement me
prendre pour un petit con. De même qui tombe amoureux de son plan cul? Personnellement, à
mon âge c'est même pathétique. Tomber amoureux? Dans une société comme la notre?
Malheureusement mon cœur et mes sentiments sont plus forts que ma raison, cette fois-ci je
veux la retenir, je veux la dire ce que je ressens même si je pourrai perdre tout après. C'est lâche
pour Yuna et pour elle, je sais, mais j'ai été obligé de rester avec Yuna, alors qu'au fond je savais
que ça a toujours été cette femme. Ji-Won.

-Ji-Won.

C'est lâche , c'est tellement lâche Park Ha-Jun, c'est très lâche ce que tu vas faire.

-Oui? Dit-elle se tournant vers moi.

Encore une fois, ce visage m'envoûte , qu'est-ce que je dois faire? Je ne sais pas non plus, elle est
attentive, je ne m'absente pas de la contempler encore une fois avant d'ouvrir la bouche, je la
veux. Et ça, c'est sincère.

-Est-ce que tu veux aller manger avec moi après? Finis je par prononcer.

Je sais que j'ai fais pitié, je demande à mon plan cul d'aller manger? C'est sûrement un rencard
et Ji-Won n'est pas naïve, elle doit très bien savoir que je l'aime, elle m'ignorera ou m'évitera
peut-être... Seul mon cœur sait à quel point il ne peut plus éviter cette situation. Au pire des cas,
Yuna comprendra.

-Euh, tu as toujours ces pensés?

Ces pensés? Elle parle de mes sentiments? Mes sentiments sont pour elle que des simples
pensés? Alors que moi je me bats tous les jours avec qu'eux pour n'est pas faire une fausse
marche? Mais se sont que des pensés? Comment peut elle être si vulgaire avec des sentiments
de quelqu'un d'autre? Si elle le savait, pourquoi n'est pas mètre une limite dès le debout?

-Quoi? Qu'elles pensés? Je me lève à mon tour et me tient devant elle, elle lève alors sa tête et
me regarde droit dans les yeux.

-Je ne te pensais pas si bête! Dit elle d'un ton moqueur. C'est vrai cela. J'avais oublié que Ji-Won
pouvait être la femme la plus belle, douce et la plus gentil du monde et de l'autre côté une
femme froide et méprisante.

-Ecoute Jun, l'amour ne peut pas régner ici, tu m'as compris? Si tu viens avec tes sentiments je
m'en vais! Pas seulement de cette maison mais aussi de t'a vie ok?

Ses mots touchent le fond de mon cœur comme un couteau , je peux entendre le bruit craquant
de mon cœur qui se déchire, mon tempérament monte, d'une forme négatif,c'est comme si je ne
pouvais pas contrôler ce que mon corps fait. Qu'est-ce que j'ai fais ? Mes bras la ramènent vers
moi d'une vitesse que je ne comprends pas. Elle est autant surprise que moi, c'est si vite que je
ne me contrôle pas, mes mains touchent brutalement ses joues. Qu'est-ce que je suis entrain de
faire?

Mais qu'est que je fais bon sang?

Yuna

Il ne me répond pas, j'hésite à tout finir et retourner en France, je n'ose pas.


Ce n'est même pas l'époque des vacances alors qu'est-ce que je fais? Pourquoi je continue de
l'appeler? Sachant pleinement qu'il ne me repondéra pas ? Ha-Jun ne prend pas de temps à
répondre d'habitude, que ce soit par appel ou message, alors qu'est-ce qu'il fais? Il m'ignore
exprès? Au moins qu'il n'était pas de tout prêt pour le mariage?

-Yuna? Allons au moins visiter la ville. Dit ma grand mère regardant mon état.

-Un moment mamie... Je suis dos à dos à elle, mes mains tremblent, je clique encore une fois
dans ce bouton rouge, le téléphone vibre encore une fois, bien sûr, pas de réponse. Qu'est-ce
que je fais pour mériter ça? Un jour sans ses nouvelles, ni un "va te faire foutre" il m'a envoyé.
Pourquoi mes yeux sont chauds? Je ne vais pas pleurer quand même pour si peu? Mais alors
pourquoi les larmes descendent? Suis-je si faible que ça face à cet homme? Suis-je si dépendent
que ça de lui? Qu'est-ce qu'il m'a fait?

Si c'était pour me traiter comme ça pourquoi m'avoir approché? Je n'ai rien pourtant.

-Ma pauvre, ne pleurs pas mon cœur, il va te rappeler. Ne t'inquiètes pas Yuna. Dit-elle pour me
rassurer.

-Mais...Mais alors pourquoi jusqu'à présent il... Il ... Ma grand-mère me serre dans ses bras et
mes larmes tombent comme une cascade dans ses épaules. Ce sentiment d'être abandonnée, ce
même sentiment que je ressens quand je vois une photo de mes parents, ce sentiment
d'angoisse profonde, ce sentiment que serre mon cœur et qui coupe mon souffle, ce sentiment
d'être abandonnée, est-ce qu'il m'a vraiment abandonné? Il a réellement oublié que c'était hier
mon arrivée? Comment? Pourquoi? Comment c'est possible? Je l'ai répété plusieurs fois! Je lui
ai dis de ne pas oublier de peur que ce genre de situation arrive, je lui ai dis! Je lui ai dis que je ne
voulais pas qu'il oublie et que je voulais me reposer dans ses bras une fois arrivé. Alors
pourquoi? Pourquoi même en me disant "Ne t'inquiètes pas" je m'inquiète encore? Pourquoi?

Pourquoi m'a-t-il humilié de cette manière? S'il ne m'aime plus il n'avait qu'à le dire! Me prend t-
il encore pour une enfant? Après toutes ces années à mes côtés? Après cinq ans? Me prend t-il
comme une enfant? Encore ?...

Ha-Jun? Qu'est-ce que tu pense de moi à la fin?

Ha-Jun

Une colère m'a possédé, je viens de frapper une femme!

Elle est par terre sans aucune réaction, qu'est-ce que je viens de faire? Je n'ai jamais frapper
quelqu'un avant. Mais Ji-Won? Pourquoi? Qu'est-ce que ne va pas chez moi ? C'est la femme qui
j'aime et je la frappe? Comment s'est passé? Pourquoi je n'ai pas réussi à me contrôler? C'était
quoi cet puissance qu'a possédé mon bras?

-Tu étais ce genre d'homme ? Murmure t-elle encore assise par terre.

-Ji-Won je suis désolé, je ne sais pas ce que m'est arrivé, je te jure que je ne pas pu contrôler ma
main! je suis vraiment navré! Dis-je essayant de l'aider à se lever mais elle m'éloigne.
-Park Ha-Jun! Tu te rend compte? Tu m'as... Tu m'as frappé! Tu es un vrai connard! Dit-elle avant
de prend son sac et partir en courant de ma chambre, mes pieds ne bougent pas non plus, je
suis coincé là debout sans rien faire, je confirme, je suis une ordure! Seule une ordure peut être
capable de toucher à une femme de cet façon, seule une ordure!

Soudain la colère et l'empathie redescendent , et moi de même. Je suis assis maintenant par
terre avec mes bras autour de ma jambe, tête posée dans mes genoux, pourquoi les larmes
n'arrêtent pas de couler? Je me pensais plus fort que ça.

Alors mon amour peut faire mal à quelqu'un ? Pourquoi je n'ai pas réussi à me contrôler? Putain!
C'est une avocate! Et si elle me dénonce? C'est foutu! Je vais sans doute perdre mon travail! Mais
surtout je vais sans doute la perdre pour toujours... Si je pensais que j'avais une chance avec elle
c'est clairement mort. Elle me méprise à point maintenant. Quelle ordure je suis. Juste dans ses
moments Yuna plonge dans mes pensées, je bout pas l'aimer mais sa voix est tellement
réconfortante, qui sont doute elle saurait me rendre le sourire.

Elle me manque…

Yuna

Mes sanglots se calment petit à petit dans ses bras, cette vieille est bien trop fatiguée pour faire
la baby-sitter à chaque fois que j'ai une crise. En pensant, cela a toujours été comme ça, elle ne
m'a jamais méprisé ni maltraité, certes, elle a perdu sa fille à cause de moi mais jamais une seule
fois je l'ai vu me mépriser,même si tout le monde dans le quartier parlent de nous ou même ses
amies qui l'ont traité de mère immature, qu'est qu'elle pouvait faire aussi? Sa fille, son unique
fille avait connu l'amour et préféra celui-là à sa mère. Laissent cette dame s'occuper tout seule
d'un bébé encore "nouveau né".

Tout de fois elle resta firme et m'éleva avec les meilleures conditions possibles, elle qu'était en
train de préparer sa retraite laissa tout de côté pour travailler nuit et jour, comme une
condamnée! Pourtant elle n'était pas obligée, même si je suis sa petite fille.

-Merci mamie. Dis-je au bout du souffle.

-Allons mon cœur, je vu des endroits que tu aimeras peut-être.

Elle essuie mes larmes et me sourit. Nous nous habillons pour sortir, j'en profite pour me faire
belle. Après m'avoir essuyé les larmes j'ai pris le temps de lui parler, nous avons décidé de partir
de Corée. Aujourd'hui encore il m'a laissé un vu, j'en déduis que le mariage va sans doute être
reporté et le problème c'est que nous n'avons pas les conditions de se payer une vie d'hôtel
durant plus de trois jours, alors, nous partons!

Je ne peux pas me permettre de mettre le confort d'elle en l'air, en plus à cause d'un homme?
Pourquoi je devrais le faire? Si l'homme en question ne s'importe pas de mon existence...
Peut être que je devrais me préoccuper et dire qu'un cambrioleur l'a volé son téléphone, ou qu'il
a eu un accident et qu'est probablement à l'heure actuelle dans un hôpital mais, connaissent cet
homme je peux vous le prouver que c'est faux! Il ne part jamais à l'hôpital, il fait attention à son
corps comme si c'était un diamant, il contrôle même sa manière de respirer, il regarde millions
de fois la rue avant de traverser, il ne prend jamais les transports publics de peur qu'un accident
arrive, et quand il conduit il préfère le faire plus prudemment possible, calculant tous et tout.
Alors oui, j'en suis sûr et certaine qu'il dort à cette heure relaxant tranquille dans son Conforama
sans se faire aucun souci.

Voilà l'homme dont je suis amoureuse! Un parfait paresseux mais tout de même charmant.

Ha-Jun

Le manque, vous connaissez ce mot ? Clairement oui, je n'en doute pas! Mais le saviez-vous sa
définition? Vous allez sans doute me dire que c'est l'absence ou grave insuffisance d'une chose
nécessaire. N'est-ce pas? Certes, cela est vrai, mais le manque d'une voix? D'un rire ambigu? Du
visage de cette personne que tu détestes mais pourtant tu te fais du bien? Le manque d'écouter
la personne en question dormir par via d'un téléphone? Le fait de faire des heures et des heures
dans le téléphone juste en disant "je t'aime"? Ce manque, le connaissez-vous? Moi, je le connais
parfaitement. Faisant le con avec deux femmes me voilà avec honte de les envoyer un message.
Yuna a arrêté avec ses appels de seconde en seconde,et personnellement cela me fait chier!
Maintenant que moi, j'ai envie de la parler.

J'entends le bruit des clés qui ouvrent la porte du salon de mon appartement, je n'ai pas besoin
de me lever du lit pour savoir qui c'est. Les brutes ne s'arrêtent pas devant ma chambre et le
bruit irritant du poignée de la porte s'entend. La porte est ouverte.

-Tu es là toi? Ça tombe bien, que penses-tu d'aller boire un coup? Dit mon grand frère une fois à
l'intérieur.

Park Min-Jun, mon grand frère chômeur de la dernière catégorie! Il est seulement plus âgé que
moi de deux ans, mais des fois l'apparence et ses habitudes me font penser que je suis le plus
vieux de nous deux. Un homme libertin, qui adore les soirées des clubs, un homme qui a
toujours des belles copines à sa cheville, un homme qui gagne sa vie à travers des sugar
mommies américaines que le veulent dans leur lit, voilà le frère que j'ai, un complet idiote
qu'emmène une vie plus pourri qu'une souris. Sans doute pas quelqu'un pour pendre exemple,
pourtant, je ne suis pas si diffèrent que lui.

-Pourquoi tu ne frappes jamais la porte? Le répond je une fois levé de mon lit.

-Pourquoi tu t'énerves? C'est toi qui m'a donné les clés, et puis cet appartement sera bientôt à
moi, non? Dit il en train de défaire mes cheveux.

- Puisque ta femme arrive...Mais


d'ailleurs...C'était pas hier qu'elle était censée arriver? Elle où? Elle est allée visiter la ville?
Continue-t-il.

-Hier? Qu'est-ce que tu racontes?


-Comment ça? Tu m'as même envoyé son passeport et tout. Tu ne te rappelles pas? Tu utilises
notre chat comme ton keep de notes.

Merde! Alors tu ses appels c'était ça? Merde! Où est-elle? Séoul n'est pas si sécure pour deux
femmes de rester seules comme ça, ce n'est même pas l'époque de vacances!

Surpris et totalement désespéré je prends ma veste et je sors, où vais-je? À l'aéroport? Ou bien


dans un hôtel? Putain! Pourquoi je n'avais pas compris que c'était ça? Je l'appel, je l'appel
encore et encore pas de réponse, où es tu Yuna? Me pardonnera tu pour cette malentendu
lâche? Mais qu'est-ce que je raconte ?Ce n'est pas du tout un malentendu, je l'ai ignoré de mon
propre gré! Tout de même cela n'empêche que je lui ai fait une promesse. Bordel ! elle a des
crises d'angoisse!

Une fois à l'extérieur, je me trouve coincé parmi une foule de personnes pressées et agitées.

-Pourquoi les routes sont si agitées? Demande je à moi-même.

-Y a une parade¹ aujourd'hui! répond une vielle femme à mes côtés.

La vieille dame souriante se rejoint à des jeunes que donne l'air d'être sa famille, une parade? Je
ne savais pas qu'il y en avait une aujourd'hui, est-ce que c'est pour les touristes?

Les rues sont remplies de personnes, tout le monde veut être devant pour voir les différentes
figures et leur acrobaties. C'est si divertissant, voir ses gens habillés par des différents
vêtements colorés. cela montre tellement notre culture que cela fait toujours bien de voir ses
défilés. C'est comme si j'y retournais au passé pour un instant , où ce même défilé s'est passé y a
quelques années maintenant. J'ai vu une petite fille de l'autre coté de la rue, elle souriait de
tous ces dents, elle était tellement heureuse que cela m'a mis de bonne humour aussi, ce jour-là
j'avais imploré pour pour mes parents venaient avec moi voir le défilé, comme à leur habitude
ils ont refusés avec la même excuse "Nous avons de travail". J'étais tellement jaloux que tous
mes amis sont allés avec leur famille mais moi j'étais seul, sans parent ni frère. Ce jour même je
suis allé à ce défilé, où j'ai vu les mêmes acrobaties et figurantes d'aujourd'hui sans aucune
émotion, j'étais triste, je voulais aussi rigoler avec eomeoni² et abeoji³... Efforts vains, ils ne
veulent pas, comme toujours. Je pense que le sourire de cette petite gamine m'a animé ce jour,
la voir sourire me faisait sourire. Comment est-ce possible que le sourire d'une inconnue puisse
me faire ces d'effets ?

Si j'avais pris le risque de traverser le défilé et aller lui dire "Salut" serait-elle surprise? De même
qui fera cela?

Je me plonge à la réalité pour continuer d' assister au défilé et j'en profite pour voir l'autre côté
de la rue, étrange, cette fois la petite fille est adulte, elle a maintenu le même visage...Attends?
Mais je connais cette femme! La femme devant moi n'est pas sûrement pas la petite fille de cette
époque! Une femme maigre avec des cheveux lisses et sombres, une peau blanche pale et un
sweater blanc et gris, elle est loin de moi et sans sourire cette fois, elle parle a une vielle dame
avec un air d'inquiétude, comme si elle avait été laissé dans le hall d'une église, seule.

C'est stupéfiant! Et mes yeux ne veulent pas y croire, mais la femme devant moi fait mon corps
s'angoisser de douleur interne que sort de mon cœur. Sans doute, cette femme est belle et bien
ma fiancée!
Kim Louis Yuna, que fais-tu ici?

Yuna
Une heure avant le défilé.

-Te rappelles-tu du défilé qu'on a vu ici quand était petite? Demande à ma grand-mère.

-Hein? Comment ça? Je suis déjà venu ici? le demande je surprise.

-Oui, mais tu étais vraiment petite. Je me rappelle d'être venu ici prendre ta garde totale avec
tes parents... Continue t-elle.

-J'ai pensé que c'était ma première fois ici.

-Non, c'est ta deuxième fois. affirme-t-elle.

Le simple fait de penser que j'ai déjà mis mes pieds ici c'est tellement étrange, cela est-il vrai?
Mamie ne ment pas? Comment est-ce possible d'oublier le premier voyage? En plus de cela, mes
parents vivent encore ici? Ils ont donné ma garde au total sans même me laisser le temps de me
rappeler d'eux? Étrange, c'est comme s'ils me manquent. Mais je ne peux pas sentir le manque
de quelqu'un jamais vu. C'est impossible!

-Je pense qu'il y a un défilé au centre ville et si nous allons? Tu étais tellement heureuse petite.
dit-elle d'un ton léger.

-D'accord, allons.

La ville de Séoul est réellement charmante! Je ne me suis pas arrêté de prendre des photos
comme une bonne touriste que je suis, les passants sont tellement stylés qu'on se croirait à un
défilé de mode à Paris. Des couleurs de vêtements belles et légers, un sentiment de paix et de
tranquillité.

Plus mes pas s'avancent plus de souvenirs vastes rejoignent ma tête, comme si j'avais été
téléporté dans le passé pour un instant.... Des magazines qui m'ont tous L'air familiers, le sol et le
climat,les passants et les voitures, me rappellent tous une époque que j'ignorais jusqu'à présent.
Mais maintenant que je pense, arrivent à l'aéroport j'ai eu la même sensation, vous savez? Cette
sensation de "Déjà vu" où vous vous demandez si ce n'est pas votre deuxième vie? Ou même si le
moment précis est arrivé auparavant?Une sensation de vivre dans le temps des choses qui ont
déjà passées.

-Viens, viens vite, allons devant! Dit ma grand-mère me ramène à la réalité. Elle me prend par le
bras et se positionne le plus vite devant la grande barrière que nous séparés des figuristes.

-Regarde Yuna! C'est tellement beau. Dit-elle pointant par des filles habillées en hanbok⁴ à la fois
roses et violets.

-Je voulais vraiment me marier en hanbok de mariage. Dis-je d'une voix baisse. Ma grand-mère
me regarde avec de peine et m'élance encore une fois dans ses bras.
-Allez! Nous sommes ici pour te changer les idées, ne pensons plus.

À un instant j'étais heureuse de sentir les mêmes airs et souvenirs du passé. En voyant les
hanbok une aiguille a piqué mon cœur pour me rappeler encore une fois de cet homme, et à quel
point je dépend de lui.C'est impossible, je n'arrive pas à contrôler mes sauts d'humeur.

-Ne t'inquiètes pas, je ne vais pas pleurer. Lui dis-je déterminante. Elle sourit et caresse mes
cheveux.

-Tant mieux alors, profites-en!

Tandis que nous passons notre moment, les personnes autour commencent à s'agiter.

-Il est fou!! Crie une dame à nous côtés. Quand je me tourne vers le spectacle je vois un homme
courir comme un fou entre les figurants.

L'homme habillé d'un jogging noir ainsi que d'un pull noir accompagné de claquettes traverse le
cercle tout en fuyant les policiers derrière lui.

-Excuse moi! Je passe! Crie-t-il s'adressent aux figurantes.

L'homme est transpiré. Avec sa tête plus visible pour moi, je peux maintenant le mieux
constater. Un homme de grande taille, des épaules larges ainsi qu'un corps musclé, je pouvais
voir les formats des ses abdominaux à travers son pull mouillé de sueur. Bizarrement il me paraît
familier. Il arrive à atteindre le même niveau que moi, maintenant devant moi il reste pendant
une minute sans souffle me regardent.

Là, ma surprise se lisait comme un livre ouvert. L'homme en question s'agissait de mon fiancé
immature. Park Ha-Jun ! En chair et en os, un fou mental qui a traversé tout le défilé pour être
devant moi sans prononcer un mot.

-Jun? Finis -je par prononcer.

-Je... Ne pars pas! Je ...je viendrai te chercher. Dit il au bout de souffle avant que les policiers
l'emmènent.

Jun...Il vient de prononcer ces mots comme si de rien était. Il viendra me chercher ? Comment
est-ce possible qu'il soit ici?

Quel sentiment étrange. Comment peut il être si fou?

_________________________________

Parade¹= mot équivalent que peut signifier défilé.


Eomeoni²= terme que désigne mère dans la langue coréenne.
Abeoji³= terme que désigne père dans la langue coréenne.
Hanbok⁴ = Le hanbok des femmes consiste en une veste et une jupe alors que celui des hommes
est composé d'une veste et d'un pantalon, tout les deux sont des vêtements traditionnels de
Corée du Sud.

4
Qu'est-ce que m'as pris de traverser un défilé comme cela? Une onde d'émotions qui m'a
possédé durant un court instant, une émotion volcanique et audacieuse.

Une fois que j'ai remarqué que la femme devant moi c'était bien ma fiancée, je me suis dit que
mes pensés d'enfance devront agir. "Si j'avais pris le risque de traverser le défilé et aller lui dire
"Salut" sera-t-elle surprise?" Je me suis dit que c'était l'heure de faire une folie raisonnable,
alors, je soupire très fort et je me mets mis à courir comme un fou pour l'atteindre, comme si elle
avait toujours été mon objectif.

Malheureusement, tout a mal tourné, les policiers ont remarqué une personne étrange parmi les
figurants et se sont mis à parcourir à la même vitesse que [Link], le reste vous savez, mais au
moins j'ai arrivé à temps de lui dire de m'attendre, mais... Est-elle vraiment resté? Ou peut-être
elle s'est barré ? Je ne peux surtout pas la laisser filer entre mes mains de cette manière comme
l'eau du robinet au maximum.

-Vous savez très bien que c'est interdit ce que vous avez fait! Crie un des policiers.

Une fois que ma folie s'est redescendue et que je peux la parler, comme prévu les policiers m'ont
emmené au commissariat le plus proche, me voilà maintenant assis pour la première fois dans la
chaise qui en temps normal appartient à mes clients, que c'est surprenant! Un avocat a besoin
d'un avocat finalement, cette pensé me fait même marrer.

-Je sais très bien, mais vous ne pouvez pas m'arrêter! Dis-je contrarié.

-Oui bien sûr petit con, vous allez payer trente mille wons pour ta bêtise! Dit une policière une
fois dans les environs.

-C'est de l'abus ! Crie-je.

-Mais si vous savez que c'est interdit, pourquoi vous l'avez fait? Fini par prononcer le policier
assis devant moi.

-C'est que... La... Dis-je bégayant exprès.

-Allez crachez! Crie la policière.

-Ma fiancée était de l'autre côté. Dis-je avec une voix douce essayant de jouer de la comédie
pour toucher leur cœur et se barrer indemne.

Les policiers se sont regardés et m'ont regardés ensuite avec un air sérieux.

- Mais qu'est ce qu'on s'en fous? Dit un d'eux énervé.

-Non mais je rêve? Vous ne connaissez pas la signification d'amour ou quoi? S'écrie-je.

-Eh, une fois mariés ça disparaitra, si tu ne veux pas qu'on augmente paye et va-t'en. Ordonne le
policier devant moi.

-Rha, qu'est qu'ils n'ont pas de cœur ceux-là!


Au final je finis par payer les trente mille wons qu'était aussi mes dernières sous. Dire que je lui ai
dit de m'attendre, comment vais-je aller la chercher maintenant?

-Visiblement ce n'est pas mon jour.

-Ha-Jun?

Une voix douce parvient à mes oreilles, c'est un rêve bien beau... Comment c'est possible? La
femme si familiarisée à mes yeux, un regard rempli d'inquiétude et de peine, une petite
silhouette, des mèches que volent a travers le vent, ce qui met ses cheveux en bataille, me font
penser qu'elle a parcouru un long trajet pour être devant moi à cet instant.

-Ha...Ha Jun? Dit-elle au bout de souffle.

-Yuna? Finis-je par le prononcer.

Oui, elle m'a trouvé, je ne sais pas comment mais elle m'a trouvé, c'est que la vie me sourit un
petit peu. Cela veut donc dire qu'elle m'a écouté et a décidé de rester. Bizarrement ça me joui.

-Petit con! Dit-elle me frappant une fois au même niveau que moi.

-Comment tu peux disparaitre comme ça ? Hein? Tu sais à quel point cela m'a fait mal? Dit-elle
criant au bout de ses larmes.

-Désolé... Dis-je arrêtant ses petits poignés afin de la serrer dans mes bras.

Son corps si frêle était pour la première fois au contact au mien, étrangement la sensation est
agréable, mon cœur qui n'a jamais été sincère envers cette femme s'emballe un peu, cela me fait
même peur, mon corps prend du plaisir à être au contact avec cet être, comment est-ce possible?
Je ne pourtant pas de sentiments pour elle, si? Ou bien non? Mais le pire, c'est la raison pour
laquelle moi aussi je me trouve en larmes? Comme si je n'attendais que ça toute ma vie. C'est
étrange, elle me fait se sentir léger et lourd au même temps. Mon ventre est comme vide et
remplit à la fois... Ou comme si des petits insectes font leur décollages à temps partiel...
L'émotion frappe mes yeux et des larmes après que les autres traversent mes joues, c'est la
première fois que cela m'arrive.

-Ne pleurs plus, je suis là. Dis-je essuyant ses larmes au bout de mon pouce. Une nouvelle
sensation parcourt mon corps, je la trouve belle! Je trouve Kim Louis Yuna belle? Alors c'est vrai
que les filles sont plus belles en vrai? Yuna est belle, c'est dingue... C'est complètement
incompréhensible!

-Ou...Oui, tu ne disparaîtra plus pas vrai? Demande-t-elle en pleurs.

-Non, je resterai avec toi. Dis-je avant de la serrer encore une fois dans mes bras.

J'étais tellement concentré dans ses bras que je négligé une présence parmi nous, la vielle
dame à nos cotés, rien de plus rien de moins que Madame Louis Marina, grand mère maternelle
de Yuna.
-Excusé moi de mon ignorance. Je m'appelle Park Ha-Jun, enchanté. Dis -je me penchent devant
elle, sans sucées, aucune réaction. Je pensais que Yuna m'aurait dit que sa grand-mère parlait
couramment le coréen? visiblement non.

-Alors c'est vous? Le petit amoureux de ma petite fille? prononce-t-elle d'une voix ferme.

-Euh, oui? Dis-je bouleversé par la situation.

-J'espère qu'au moins tu sais à quel point tu m'as déçu! Tout de même Yuna a insisté pour qu'on
vienne à ton secours, elle t'aime vraiment, mais toi? Toi tu l'oublies à l'aéroport. Est-ce que je
dois vraiment te la laisser? Tu seras capable de bien prendre soin d'elle? Dit-elle brusquement
sans lâcher mes yeux.

C'est vrai cela, j'avais oublié complètement que Yuna venait avec sa grand mère. Ses mots sont
plus que correct, et je sais qu'elle sait pour la fortune que Yuna a et qu'elle doit avoir des doutes
sur moi, mais je ne peux pas la laisser intervenir sur cette relation, même si son regard me fait
extrêmement peur, après tout je besoin d'elle aussi pour que mes parents et moi mettant la main
sur cette fameuse fortune, que moi même j'ignore la valeur.

-Je sais ce que vous faites dire cela, et je vous promets de bien prendre soin d'elle. Dis-je
doucement.

-Euh, vous pouvez parler anglais? S'il vous plaît? Demande Yuna ironiquement.

-Dis donc, tu as encore besoin de cours? Dis-je caressant ses cheveux.

Après nos retrouvailles, nous nous sommes dirigés dans l'hôtel où les deux résident et ensuite
dans notre futur appartement,( la maison des futurs jeunes mariés)

-Grand mère est fatiguée, est-ce qu'elle peut se reposer? Demande Yuna tenant dans ses bras le
manteau de sa grand-mère.

-Bien sûr, je vous raccompagne madame, il y a une chambre d'amis juste à cotés de la notre. Dis-
je l'indiçant le chemin. Une fois la petite dame installée dans sa chambre, je retourne au salon
où elle se trouve assise dans le canapé comme une statue immobile avec un regard rigide sur
écran encore éteint, elle est marrante, c'est pourtant sa maison.

-Salut. Dis-je une fois arrivé à ses côtés.

-Sa..Salut... Prononce-t-elle bégayant.

-Ça va?

-Euh... Oui, et toi?

-Aussi.

Une gêne pesante nous baigne, nos regards s'enfuyant l'un à l'autre, chaque contact visuelle
était suffisant pour la laisser rose.
-Tu veux que je te montre la maison?

-Tu m'as déjà montré.... Par téléphone...

-Oui mais c'est toujours diffèrent en vrai, viens cela va t'amuser!

-OK, se tu le dit, allons-y?

Je commence à la montrer les parties qu'elle avait déjà vues, mais pas le choix, je n'ai pas
d'autre idée pour enlever cette boule de tension qui s'est subitement installée entre nous.

-La dernière pièce est notre chambre, je voulais te montrer la chambre d'amis avant mais ta
grand mère y dort.

-Pas...Pas grave. Dit-elle évitant mon regard.

Jamais de ma vie j'ai eu la gêne de présenter une chambre à une fille avant. Si au lieu d'elle...Ji-
Won à la place, je l'aurai déjà plaqué contre le murs à diverses embrassades, je l'aurai touché à
des endroits les plus intimes qu'il soit, je l'aurai déshabillé par mes dents, si passionnant, si
brutal, après tout comme elle aimera...Et dire qu'elle m'a rejeté avant même ma déclaration....Je
pensais que j'aurai elle et Yuna à mes côtés, peut être que j'ai été trop anxieux ? Qu'au final elle
l'a remarqué et s'est débarrassé de moi? Elle pouvait au moins rester avec cette ambiguïté que
nous avons les soirs, cela me fera sans doute du plaisir éternel. Finalement elle me manque
encore... J'aimerais la rejoindre maintenant...

-Jun?

-Oui?... oui? Dis-je une fois revenant à la réalité.

-Tu bloques le passage depuis tout à l'heure, tu ne vas pas me montrer notre chambre? Dit-elle
finalement sans bégayer.

-Bien sûr, entre donc. Plus une fois perdu dans mes pensés...Et le pire c'est que je sais la cause,
j'ai besoin d'une forte dose de Ji-Won! Elle ne répond plus à mes appels ni à mes messages,
certes, aujourd'hui aussi j'avais le besoin de trouver Yuna avant de régler cet "malentendu" que
jusqu'à présent je ne le comprends pas. Comment cela se fait que j'aie le courage de lever la
main sur une créature si magnifique que Ji-Won? C'est quasiment impossible! C'est encore un
mystère pour moi, je n'aurai jamais penser un jour toucher à une femme de façon aussi cruelle,
c'est totalement fou!

-Ha-Jun?

-Oui?

-Il faut qu'on parle!

Je hoche surpris.

-Où tu étais?

-Comment ça?
-Je sais ton emploi de temps par cœur, alors tu ne peux pas me mentir en disant que tu étais en
travaille jusqu'à tard. Et même si c'était le cas, le matin suivant "ce soir" tu m'as quand même
ignoré. Et je pense que c'était exprès!

-Tu insinues que j'aurai menti concernant mon propre travail?

-Oui. Tu m'as menti Jun. C'est ce que je pense...

Étrangement, elle a une nouvelle allure, elle me regarde sans cligner les yeux, comme si elle
voulait montrer qu'elle aussi est capable d'être courageuse et déterminée, qu'elle voulait
prouver qu'elle ne pas une simple fille si naïve que ça. Que c'est dommage pour elle, ce joue
c'est à moi de le faire, pas à elle.

-Comment tu peux penser cela? J'ai quand même traversé un défilé pour te voir! Et tu pense que
j'ai menti? Cela me blesse. Dis-je avec une voix à moitié brisante. Son regard se rempli
d'empathie et pose en moi, je comprends direct que je n'ai pas besoin de me donner tant de mal
pour qu'elle croit à ma parole, c'est naïve et bête de sa part mais au moins ce sera plus simple de
la tenir à mes cotés, qui sait? Elle me donnera peut-être tout ce que je veux d'elle.

Ha-Jun

Je me sens un manipulateur de premier degré. Son joli visage fragile inquiétant, ses petits yeux
opaques montrent la pathétique expression qu'elle a à force de croire la parole d'un menteur
comme moi.

-Je...Je ne voulais pas te blesser, mais c'est que...Tu as visualisé mes messages et j'avais aucune
réponse de ta part depuis...Alors, j'étais inquiète. Dit-elle d'un ton murmurant.

Oh! ma pauvre fiancée, elle se fait de soucis pour moi, qu'elle est mignonne! Je m'approche
d'elle, je glisse ma main à sa petite tête minois, son visage pâle reçoit une frisson qui parcourt
son corps tout entier. Je m'approche encore plus de cette petite face jusqu'à que la distance
entre nos lèvres soit d'un centimètre près, son visage avant pâle devient rouge comme les roses
d'hiver¹.

-Je peux ? demande je regardant ses lèvres.

Elle hoche la tête, nos lèvres se rejoignent mutuellement à un baiser vaporeux et passionnant,
une barrière entre nos souffles...La difficulté d'inhaler du l'air pur nous fait s'arrêter au bout du
souffle, son regard nage au mien comme si on venait de faire une bataille de boxe, son corps
accompagné des vas et viens de sa respiration lui donne un côté mignon et innocent à la fois.
Cela me fait penser que c'est son premier baiser.

-C'est ton premier baiser? Demande je caressent suavement ses lèvres.

-Oui. Répond-t-elle posant ses petites mains au-dessus de la mienne, celle-ci caressée encore ses
lèvres.
Je la prends dans mes bras afin de la poser dans le lit à nos côtés, étrangement je n'ose pas
l'embrasser sauvagement comme j'aurai fait avec d'autres, je glisse ma main dans la sienne, à
ses côtés, tête à tête, allongés, plongent nos regards l'un à l'autre, une nouvelle sensation me
parcourt. Je me sens romantique, je veux simplement la contempler , l'examiner, son beau
visage, ses petites lèvres, ses petites mains pleines de sueur dans les miennes, son petit corps
frissonné à chacun de mes gestes. Je veux qu'elle soit à l'aise avec moi, alors...Je ferme mes yeux
la laissent me contempler seule, j'approche mon corps au sien et la serre fort dans mes bras, elle
est chaude comme une goûte de lave volcanique, mon corps froid comme la neige la réchauffe,
comme si elle était l'été et moi l'hiver, deux saisons opposés, qui malgré tout partagent des
années et années ensembles, c'est comme moi et elle, froid et chaud, vent et canicule...Lune et
soleil..

Yuna

Je m'en veux encore une fois d'avoir douté d'un homme si parfait. En réalité j'ai trouvé des
photos de lui avec une autre femme dans ses réseaux, c'est pour cela que j'ai décidé l'ignorer,
mais...Il semble sincère malgré tout, il me caresse et ne me force à rien, il fait des efforts pour
que mes premières fois soient justes et marquantes, au moins c'est ce que je pense. Elles vont
marquer ma vie comme cette baiser à un instant.

Cela fait un moment qu'il a les yeux fermés, je n'ose pas lui demander s'il dort, ce sera bête
quand même.

Ses lèvres rosées sont fermées maintenant, bizarrement elles sont plus attrayantes quand je les
embrasse, ses paupières sont fermées laissent ainsi apparaître ses longs cils, ses cheveux
tombant à son visage que j'ose à peine les mettre à la bonne place. Comme bon, un homme peut
être beau au simple fait d'être endormi. Alors...Moi aussi je ferme les yeux, parce que même que
j'ai des doutes le concernant, je me sens tout de même proche de lui, comme un protecteur que
sera toujours là pour moi, je l'aime et il...J'en doute qu'il m'aime maintenant, c'est si soudain
pour moi, je ne m'attendais pas à être confortée par ce petit malaise concernant ses sentiments.
Après tout, sont cinq ans à ses côtés... Cinq ans à attendre ce baiser si tendre...Cinq ans à
imaginer comme sera la paume de sa main...Tout de même, sont cinq ans à attendre un homme
pour après douter de son amour? Je me sens lâche, ce n'est pas possible.

Ha-Jun

J'ouvre les yeux afin de retrouver les yeux mais ceux-ci sont enfermés, je pense quelle ne dort
pas vu la manière à laquelle elle fronce ses paupières.

-Je commence à avoir faim, tu veux que je commande quelque chose?

Elle ouvre les yeux et me regarde durant un court instant avant de répondre:

-Oui, j'ai faim aussi.

-Attends je vais faire la commande par le portable fixe au salon. Dis-je en me levant du lit.

-Attends un peu Ha-Jun. Dit-elle m'arrêtant par le bras.

-Oui? Qu'est que tu veux sarang*?


-Est-ce qu'on pourrai reporter le mariage?

-Quoi? Pourquoi?

-Je me sens mal de dire cela mais... J'ai des doutes...

Yuna

Après une réflexion et une discussion assez sérieuse avec moi-même, j'ai décidé de me donner
un temps avant de repeindre la relation comme il se doit, je sens son amour s'affaiblir et peut
être le mien aussi, je suis encore jeune pour me précipiter à ce mariage, mais ce que je ne savais
pas c'est que mes prononces m'ont sans doutes montrés que Ha-Jun peut être un autre
homme...Bien plus diffèrent.

-Je me récuse! Yuna nous avons attendus cinq ans! Pourquoi maintenant?

-Je suis désolé mais...C'est compliqué à expliquer, Jun je ne te demande pas de me quitter, je
veux simplement apprendre à mieux te connaître et.. Avant même la fin de ma phrase il me
coupe:

-Non, non et non Yuna! On se mariera à la fin de cette semaine alors c'est non!

-Tu dis ça mais je n'ai même pas rencontré tes parents, ma robe alors? Tu crois qu'on choisi la
robe de mariée si vite que ça?

-Tu m'as dit que tu voulais un hanbok¹ puisque on se mariera en traditionnelle cette année!

-Je veux quand même prendre mon temps ok?

-Pourquoi? Alors que tout est déjà décidé? Tu ne penses qu'à toi c'est ça?

-C'est bête mais je doute de ton amour Ha-Jun! J'ai des doutes de tes sentiments! Voilà c'est ça!
J'ai des doutes ok?

-Des doutes hein? Bon, on a qu'à les enlever dès maintenant!

Ha-Jun me positionne brutalement au milieu du lit, il se positionne au dessus de moi et


commence à enlever son t-shirt.

-Mais...Qu'est que tu fais?

-Tu ne vois pas? J'enlève tes doutes. Dit-il totalement torse nu devant moi. Il commence à
embrasser mes pieds et monte délicatement à mes jambes, ses lèvres brûlent mon corps, il
commence à enlever mes sous-vêtements tandis que ses lèvres étaient collées à mes jambes.

-Tu sais Yuna, je t'ai attendu assez longtemps! Tu es encore jeune, mais moi... Mes sous-
vêtements sont totalement en dehors de moi, je suis habillée pour l' instant par ma robe et mon
soutien-gorge. -Mais moi je n'ai plus l'âge pour te laisser filer, il fallait réfléchir il y a cinq ans.
Quand j'avais fait ma demande. Fini t-il par prononcer avant de baigner sa langue à mon entre
jambe...Une sensation agréable et dérangeante, comme si le simple fait de poser celle-ci contre
mon corps me suffit largement pour être excitée, c'est bien le jour de mes premières fois
aujourd'hui.

j'ai toujours imaginé ses premières fois dans mes rêves, comme partager mon lit de manière
aussi sensuel avec lui...

-Ne caches pas ton joli visage ma douce, tu risques de douter encore de moi si tu fais cela. Dit-il
avec un sourire en coin. Il tire totalement son pantalon, il est nu devant moi, sans caleçon ni
filtre, c'est bien la première fois que je vois un homme dénudé, il a ses biceps bien musclés, ses
abdominaux toujours dessinés à la façon dune barre de chocolat, ses épaules larges et ses
grandes jambes, mais surtout...Son sexe, si...Si excitent, si beau, si solide, si tendre, me fait
rougir....

-Je n'ai même pas commencé que tu es déjà toute rouge. Il détache les files de ma robe afin de
l'enlever alors que je me cache toujours le visage. Tandis qu'il s'approche de moi pour me
détacher mes files de devant, son sexe glisse dans mon ventre légèrement suffisant pour me
faire frissonner.

-Calme toi ok? Je te rassure rappelle toi. Dit-il finissant de me détacher la robe, il l'ouvre alors
complètement et mon soutif est maintenant dans son champ de vision, il enlève mes mains de
mon visage et les attache entre une de ses mains.

-Faudra que tu me voies, sinon ce n'est pas drôle. Alors qu'une de ses mains me maintenait les
bras attachés au-dessus de ma tête, l'autre rejoignit ma poitrine encore cachée et serre
fermement mes seins en dessus de mon soutif. Il pose ses lèvres au miennes, il arrête son
massage au niveau de la poitrine et introduit finalement la partie la plus dure, son sexe.

Il me pénètre doucement, de partie à partie, mais la douleur reste la même, comme s'il m'avait
introduit un couteau au lieu de son sexe...C'est tellement douloureux! Je sens mes larmes
traverser mes joues tandis que mes cris étaient empêchés par ses lèvres, je sens mon souffle se
couper alors j'arrête le changement de nos langues, il lâche mes mains et accélère ses
mouvements entre mes jambes, je maintiens une de mes mains contre ma bouche au moment
où il accélère ses violents mouvements. Je souffre mais j'aime, une sensation incompréhensible,
comment c'est possible d'aimer sentir du mal? Mais...Il le fait tellement bien que cela est
impossible de dire que je n'aime pas.

Ses mouvements se ralentissent, il serre mes épaules agressivement contre le lit et me pénètre
soudain encore plus profondément, son liquide pénètre en moi. Mon corps se met à trembler
tout entière avant de s'éteindre complètement. Totalement moites, au bout de son souffle il dit:

-Tourne toi, on est loin de finir. Tu as augmenté mon appétit.

-J'ai..Je n'ai plus mes forces...Dis-je au bout de souffle. Il me prend par la taille et me pose assise
sur ses genoux avant de faire une nouvelles pénétration, mais celle-ci plus douce. Cette fois
encore c'est lui qui fait tous les mouvements. Assise sur ses genoux ou bien sur son sexe, la
pénétration est encore plus profonde de quand j'étais allongée.

Une de ses mains autour de ma poitrine tandis que l'autre empêchait mes gémissements, sa
douche lèche le contour de mon cou me laissent ainsi avec pleins de chaussons dispersés.
-Tu vas te remettre à pleurer? demande t-il d'un ton moqueur voyant mes larmes traverser ses
mains, il lèche alors celles-ci afin de les sécher.

Encore la même sensation de me faire remplir par un liquide...Mon corps tremble à nouveau
avant de s'effondre encore une fois.

Il me jette alors brutalement au lit, il nettoie sa sueur accumulée dans son front et me met en
position de quatre pattes, moi, n'en pouvant plus, avec mes dernières forces je me mets à
ramper essayant à tout prix d'arriver au bout de ce lit énorme...Tentative manqué, il me tire par
les jambes et gifle mes arrières.

-Ne t'enfuie pas sarang*, je suis presque. Dit-il avant de me pénétrer encore une fois. Cette fois
plus brutale et excitante, parce que oui, malgré ma fatigue mon corps sent encore du plaisir à ce
contact loin d'être sain. Il est violent, et pour cette troisième pénétration, il rajoute des gifles et
des morsures même à mes hanches, mon corps s'affaiblit et la position à quatre pattes devient
impossible à supporter, je m'effondre, encore une fois. Malgré tout, cela ne l'empêche pas de
continuer à m'enflammer, je sens que je vais m'éteindre ...

Mon corps est lourdement douloureux, mes jambes, mon entre jambes, mes arrières, ma
poitrine, ma bouche qui a sûrement une marque de sa main qui m'a serré tout au long de cette
bataille avec toute sa force afin d'empêcher mes gémissements de parcourir l'oreille de la vieille
dame dans la chambre à côté. Ses chaussons, morsures, pénétrations...M'ont montré ma
première fois d'une façon rigide et douloureuse, elles doivent être comme cela? Est-ce que
toutes les premières fois sont si...Si intenses que cela? C'est supposant finir comme cela? Sans
force ni marcher ni bouger?

-C'est...C'était dur... Dis-je au bout de larmes. Ha-Jun s'approche au même niveau de mon visage
et embrasse mes larmes.

-Je sais Sarang², cela devait être difficile pour toi. Ne t'inquiètes pas, c'est parce que c'était ta
première fois. Fini t-il par prononcer avant de serrer mon corps nu au sien.

Son amour est si brutale...

_______________________________

Hanbok¹:Le hanbok des femmes consiste en une veste et une jupe alors que celui des hommes
est composé d'une veste et d'un pantalon, tout les deux sont des vêtements traditionnels de
Corée du Sud.

Sarang*: mot signifiant amour en coréen.

Les rayons lumineux du soleil se posent délicatement au cœur de mon visage, la chambre est
vide, moi seule dans ce lit immense, avec une chemise qui m'était inconnue jusqu'à présent,
mon corps douloureux m'empêche de me lever, mes jambes sont lourdes et tremblantes, une
onde de chaleur m’envahit, comme si j'étais couvert d'une tonne de linges en plein été. Ayant la
vision floue, et les oreilles actives je peux entendre la porte s'ouvrir, une main familière touche
mon front et le caresse, cette même main éloigne la couverture du mon corps et me prend dans
ses bras, je connais parfaitement ses bras bien travaillés, des bras forts et puissants qui m'ont
montré une douleur interminable hier, c'est les bras de Ha-Jun.

Soudain mon corps se met a fissionner, un choc thermique vient de me retrouver.

Mon corps est posé dans un grand récipient large et profond, ce même est rempli de l'eau glacé,
ce qu'à provoqué mes frissons, ses mains versent petit à petit du l'eau dans ma chair, d'abord les
cheveux et le visage, ensuite la poitrine et le ventre se terminent par mes jambes et pieds. Il
savonne chaque molécule avec précaution, puis verse de nouveau de l'eau afin d'enlever le
savon restant. Quant à moi, mes yeux sont fermés pendant tout le procès, je n'ose pas les ouvrir
et admirer ses noisettes.

Une fois qui mon corps est propre et que la température a diminué, il m'enrôle dans une
serviette et me prend à nouveau dans ses bras.

-Dois-je t'habiller aussi? Demande t-il. Je maintiens mes yeux fermés.

-Voyant, hier tu n'as pas eu le temps de défaire tes valises. Continue t-il d'un ton moqueur.

Allongée dans le lit, toujours enrôlée d'une serviette, j'entends ses pas s'éloigner dans la
chambre, ainsi que le bruit d'une porte qui me semble être celle de l'armoire. Ses pas
s'approchent, un silent pesant s'installe, il ne fait aucun bruit, que j'ai presque l'impression
d'être seule dans cette chambre.

-Bon, ce sera moi à t'habiller sarang¹.

La serviette se détache doucement de mon corps essuyant les petites goûtes d'eau qui se
trouvent dans son chemin. Mes bras se sont levés et un morceau de tissu les rejoint à chaque
côté, habillée maintenant de quelque chose qui me semble être un grand t-shirt. Un t-shirt qui
porte son odeur, une forte odeur de parfum masculin.

-Par contre...Pour tes sous-vêtements je ne peux pas t'aider, ta valise est fermée, et le code m'est
inconnu. Fini t-il par dire.

Je sens mes joues se chauffer...

Il embrasse celles-ci, moi, encore allongée sans pouvoir ouvrir les yeux, ses pas s'éloignent de
moi et cette fois le bruit vient de la porte qui donne à l'extérieur de la chambre, il n'est plus là.

Sans remarquer, je m'endors encore, je plonge dans un sommeil encore plus long que celui que
je viens de me réveiller...Je n'aurai jamais pensé que faire "cette chose" me fatiguerais tant que
ça...

*
-Yuna! Yuna! Tu dors encore? Mais ça alors, réveille toi!

La voix haute de ma grand mère parvient à mes oreilles.

- Hmm? Pourquoi tu cris?

-Pourquoi je cris? Est-ce que tu as vu l'heure?

-Quelle heure est-il?

-Il est dix huit heures Yuyu! Ton fiancé est allé travaillé, il a dit que ses parents viendront pour te
rencontrer, il faut te préparer non?

-Attends quoi?

Finalement mes yeux s'ouvrent ainsi que mon corps se réveille complètement. Ses parents vont
venir? Alors que je l'ai quand même dit que je n'étais pas prête? Mais aussi, c'est normal non?
Après tout il est déjà suffisamment âgé, alors que moi je suis encore jeune. Alors je ne peux pas
simplement penser à moi, mais à lui aussi.

-Je vais me changer.

-Hier tu as pas mangé?

-Hier?

Elle me questionne de regard.

-Si si j'ai mangé quand tu étais endormie, et toi? Tu as mangé mamie?

-Hmm...Oui, il a commandé quelques plats.

-Tant mieux alors, je vais me changer mamie, je te rejoins dans quelque minutes.

-Fais vite, tu n'as pas mangé de la journée. J'ai l'impression que tu as maigrit. Dit-elle caressent
mes joues.

-Mais non, tu exagères.

-Tu le sais que non, il faut bien mangé quand même.

-D'accord, je vais faire vite.

Elle sort de la chambre, je suis encore une fois seule.

Je commence par enlever son t-shirt et mètre un pantalon large accompagné d'une chemise à
manche longue bien simple. Je trace un trait noir bien fin au bout de mon oeil gauche ainsi que
dans le droite, la baume peint légèrement mes lèvres de couleur rouge, puis je passe du gloss
transparent dessus, des cheveux attachés et un peu de blush pour roser mes joues.

-Je suis prête.


J'ouvre la porte et ma grand-mère me prend par le bras afin de me diriger à salle à manger. Où
différents plats sont à disposition.

-Mange.

-Mais...Je viens de me maquiller.

-Il ne fallait pas, je t'ai dis que t'allais manger avant! Dit-elle d'un ton autoritaire.

Je savourais chaque plat avec passion, cela fait plus de dix heures que mon corps nécessitait
d'une bonne réfection faite à la maison.

-Je sais que tu n'as pas mangé hier, tu ne peux pas me mentir Yuyu.

Mes yeux croisent les siens, je sens que je suis totalement cramée, mais je ne pourrais pas lui dire
que je ne pas mangé à cause de mon fiancé! En plus, voyant à quel point elle ne lui fait pas
confiance.

-Mais si j'ai mangé.

-Yuna...

-Bon, désolé, je ne pas mangé hier. Mais c'était parce que j'étais tellement fatiguée...Que je ne
pas pu..

Avant même de finir ma phrase elle me coupe:

-Tu sais que j'étais juste dans la chambre à côté non? Prononce t-elle.

Un silence s'installe, je devrais faire quoi? Dire que oui je l'ai fais hier avec mon petit copain? Ou
bien que je suis adulte et que je sais ce que je fais? Ou bien pleurer dans ses bras de la
douloureuse première fois que je viens de passer?

-Tu es grande, je le sais, mais vous l'avez fait sans même s'alimenter avant. Yuna je sais que tu
vas te marier et personnellement tu sais que tu vas vivre avec lui après cela mais...Pense à ta
santé, hier la seule chose que tu t'ai nourri c'était un croissant et du café...

-Je sais, mais ne t'inquiètes pas.

-Il sait au moins que tu as la santé fragile? Tu as pris tes médicaments aujourd'hui? Cela fait trois
jours que tu n'en prends pas.

C'est vrai cela, je vis des médicaments, toute une enfance sans savoir pourquoi je les prends
exactement... Je les prends juste.

Un fiole blanche pâle couvert par une petite couvercle blanche aussi pâle qu'elle, dedans,
trentaine minuscules atomiques, pour quel but? Inconnu. Je ne sais pas plus que vous, pourquoi
je me drogue depuis que je suis un embryon par ces choses là? Pourquoi si j'arrête d'en prendre
mon espérance de vie diminue cinquante pourcent? Le plus grand problème dans tout ça c'est
que j'ignore encore pourquoi je les prends... Et pourtant je suis suffisamment âgé pour le savoir .
-Je vais les prendre avant de dormir.

-D'accord, bien. N'oublie pas, tu es une princesse et tu devais être traitée comme telle.

Je souris, et elle aussi.

Elle m'a toujours répété cette phrase "Tu es une princesse et tu devais être traitée comme
telle", que signifie vraiment cela? Que je dois trouver mon prince charmant? Ou bien que je dois
prioriser mon cœur avant de prioriser le sien...?

Une heure après le repas, exactement à dix neuf heures, la porte sonne, ils sont arrivés. Mon
corps se met à trembler, ma grand-mère remarquant cela pose délicatement ses mains dans les
miennes et les serre bien fort, ses méthodes fonctionnent toujours, je me calme un peu.

La porte s'ouvre et je me dépare par Ha-Jun, derrière lui deux grands hommes aux mêmes traits
que lui et une femme habillée assez élégamment qu'on peut lire l'orgueil dans son front.

-Bonjour belle-mère, coucou chérie. Dit-il se penchent.

-Bonjour, entrez donc. Dit ma grand mère aux nouveaux visages.

Ils entrent un par un et s'installent au canapé, Ha-Jun pose ses mains dans ma taille et me sourit
avant de chouchouter:

-Tu n'as plus mal?

-No..Non.

-Tant mieux alors. Dit-il embrassent mes joues, ce que me met extrêmement mal à l'aise.

-Les petits amoureux! Viennent donc. Prononce la femme élégante.

-Comprendrez les, ils sont extrêmement heureux de se voir, après tout c'est bien la première fois
non? Reprend l'homme qui m'a l'air plus jeune.

-Bon, parenthèse fermé? Dit Ha-Jun avant de m'entrainer s'assoir.

-Bonjour Yuna, tu te rappelles de moi non?

-Oui madame, c'est un plaisir de vous voir, ainsi que vous tous.

-Ou la la la, je pense que je n'aurai pas le besoin d'utiliser mon français, tu parles tellement bien
le coréen.

-Oui, elle fait des cours. Dit Ha-Jun.

-C'est une bonne chose. Dit finalement l'homme plus vieux.

-Passons donc aux choses sérieuses. Rejoint finalement ma grand-mère à la discussion.


-Oh! Vous aussi vous parlez coréen? Mais on a beaucoup de chance! Dit la femme élégante.

-Mais vous avez raison, passons directement à des choses sérieuses, d'ailleurs je me nomme
Park Seo-ah et vous madame?

-Louis Catherine, enchantée.

-Le plaisir c'est à moi. Dit la femme se penchent tandis que ma grand-mère la suit dans le geste.

-Moi c'est Park Min-Jun grand frère du petit fiancé. Min-Jun serre ma main et celle de ma grand-
mère éclatent tous ses dents.

-Bon, il ne reste que moi. Je m'appelle Park Beom-Seok. L'homme se lève, tandis que moi et ma
grand-mère nous levons aussi pour le suive dans son mouvement. -Enchanté madame Louis,
enchanté mademoiselle Kim. Finit il par dire.

-Enchantée. Réponds je.

-Bon, présentations faites. Dit madame Park.

-Que diriez vous d'aborder le véritable sujet maintenant?

-Oui.

-Bon Yuna tu dois être un peu bouleversée n'est pas? Jun a quand même oublié ton arrivée. Dit-
elle d'un sourire malicieux. -Ne t'en fais pas, le mariage va être la prochaine semaine ok? Comme
ça on pourrait voir les hanbok² ensemble cette semaine.

-La prochaine semaine?

-Oui! C'est mieux que dans trois jours.

-Ce sera mieux de le faire dans un mois non ? Ils viennent quand même de se retrouver pour la
première fois.

Les prononces fermes de ma grand-mère ont changés l'expression détestable du visage de cette
femme. Elle examine ma grand-mère de bas à haut puis l'inverse et dit:

-Pourquoi perdre de temps? Mon fils est dans l'âge à mariage madame Louis, il ne peut donc pas
attendre plus, de plus... Vous ne contemplez pas l'amour qu'ils dégageant l'un pour l'autre?

Ha-Jun tire mon corps afin d'être plus proche du sien et regarde ma grand-mère souriant, moi
mal à l'aise j'arrive à peine espacer mes lèvres.

-Bon, Yuna qu'en penses tu? Vous savez madame Park, Yuna est plus jeune que Ha-Jun de dix
ans. Ma petite n'a que vingt- trois ans! Je ne vois pas pourquoi on devrait la presser, dit Yuna? Tu
préfères dans un moins non? Demande ma grand-mère une fois de plus.

Tous les regards visés en moi, tous ses gens attendent une réponse de ma part, Ha-Jun à mes
côtés n'arrête pas de glisser sa main dans mon dos, de tous les regards, le sien est le plus
puissant. Son regard qui est en quelque centimètre du mien est intimidateur comme d'un ours
polaire. Je sais parfaitement laquelle réponse veut ce regard, mais j'hésite. Ma grand-mère a
raison, d'autre part la mère de Jun aussi. Comment faire? Devrais je dire oui ou non? Mariage
dans un mois? Ou bien mariage dans une semaine?

-Euh...Je...Je préfère le mariage dans... Avant la fin de mes prononces la porte sonne.

-Qui peut bien être cette personne sans aucune patiente ? Demande la mère de Jun énervée.

-Je vais aller voir. Dit-il se lèvent.

Ha-Jun

La réponse était au bout de sa langue, qui peut bien être à cette heure-ci?

Quand j'ouvre la porte je me dépare par une femme vêtue d'un short et d'une petite t-shirt noir,
elle n'a qu'une petite écharpe pour la protéger du froid, elle tremble toute entier devant moi et
dès qu'elle me voit elle se jette dans mes bras, moi paniquent je la détache au plus vite possible.

-Qui est-ce Jun? Demande ma mère criant de l'autre coté du salon.

-C'est un enfant perdu, encore un que a fini dans les rues. Réponds-je. La femme surprise par ma
réponse son expression faciale devient plus ferme et en colère.

-Donne quelques pièces et viens! Continue ma mère.

-J'arrive. Dis-je à moitié criant.

-Qu'est-ce que tu fais ici Ji-Won? Murmure je. Oui, la femme devant moi c'est bien celle que j'ai
frappé et que m'a menacé un procès.

-Tu...Tu me manques, ta mère me connais pourquoi tu dis que je suis un enfant médian?

-Attends Ji-Won. Je la pousse un petit peu et je ferme la porte derrière moi doucement.

-Qu'est qu'il se passe? Tant qu'à faire je dirai à ta mère que je suis ici pour le travail.

-Tu as vu tes vêtements? Qui te croira?

-Mais tu me manques Junnie! Dit-elle se jettent encore une fois dans mes bras.

-Tu n'es plus en colère contre moi?

-Si, mais tu peux te faire pardonner aujourd'hui, qu'en dis tu? Elle glisse une de ses mains en bas
de ma taille et frotte le volume qu'elle y trouve.

-C'est dangereux Ji-Won, je vais me marier. Finis-je par dire.

Elle se détache de mes bras subitement et me questionne du regard, moi évitant à tout prix son
regard je continu:

-Elle est à l'intérieur, se sont les présentations aujourd'hui, je suis désolé mais aujourd'hui c'est
impossible.
-Attends attends, laisse moi voir si je compris! Tu vas te marier? Si soudain? Pourquoi? C'est à
cause de mes sentiments? Oppa³ on ne peut pas tout simplement rester ainsi sans rien de
sérieux derrière?

-Tu sais bien que mon âge avance Ji-Won, je suis désolé mais dorénavant évite de venir ici, elle
va habiter avec moi.

Je me tourne donc pour ouvrir la porte et rejoindre les autres dans le salon, ses bras m'élancent
fort par derrière empêchent mon corps d'avancer. Vu la situation je vais sans doute avoir le petit
déjeuner et le dîner garanti.

-Et se on se voyait sans qu'elle sache? Sil te plaît Jun, je ne peux pas passer une nuit de plus sans
ton odeur.

-Tu sais que c'est pas correct. Dis-je attachent encore plus ses mains dans mon bassin.

-Sil te plaît! Dit-elle insistant.

-Je vais y penser Ji-Won. je me tourne et m'incline pour embrasser ses lèvres. -C'est très malsain
ce que tu me demandes, alors j'y penserais avec passion. Ma langue traverse rapidement ses
joues avant de la laisser toute seule dehors avec son visage en feu.

J'ai mon dîner!

_______________________________

sarang¹:mot en coréen signifiant amour.

hanbok²:Le hanbok des femmes consiste en une veste et une jupe alors que celui des hommes
est composé d'une veste et d'un pantalon, tout les deux sont des vêtements traditionnels de
Corée du Sud.

Oppa³: mot en coréen pour s'adresser à un homme plus âgé que peut signifier aussi grand frère.

Yuna

Du mon siège je peux très bien voir la scène qui s'est passée avant que la porte se ferme, des
mains féminines autour de sa taille. Malgré ses petites tailles je suis sûre que se ne sont pas des
mains infantiles.

-Pourquoi tu as pris tout ce temps? Demande ma belle-mère dès l'entrée de son fils.

-Ils étaient un peu énervants aujourd'hui. Dit-il.

-Bon, assieds-toi , nous n'avons pas encore décidé.


-Je peux donc répondre? Demande -je d'une voix ferme.

-Oui, vas-y.

-J'aimerais le mariage dans un an!

-Quoi? Qu'est que c'est cela? Demande-t-elle agacée.

-Yuna? Pourquoi attendre si longtemps? Demande-t-il d'une voix lamenté.

-Je veux mieux te connaître, je te l'ai dit! Mais tu ne m'as pas écouté et a quand même appelé tes
parents.

-Parce que je pensais qu'après tout était résolu!

-Résolu? Quand cela ? Si nous n'avons même pas fini notre discussion d'hier.

-Ha-Jun qu'est qu'elle raconte? Ce n'était pas déjà tout prévu ? Qu'est ce donc cette histoire?
Demande mon beau-frère.

-Bon, nous avons quand même notre réponse finale de la part de la mariée, c'est ce que compte
non? Fini ma grand-mère pour rejoindre la discussion.

-Oui, c'est bien mais dans un an... C'est un peu tard, vous êtes en couple depuis cinq ans,
pourquoi attendre? Demande mon beau-père.

-Parce que, je veux mieux le connaître.

-Tu as eu suffisamment de temps n'est-ce pas?

-Mais j'aimerais...

-Dans six mois le mariage, tu as sans doute entendu parler de mariages arrangés d'ici n'est-ce
pas? Ce n'est pas juste une fiction de drama, c'est réel. Et mon fils doit se marier au plus vite
possible, alors dans six mois. Fini t-il par dire.

-Mais c'est insensé ! Elle a choisi dans un an! s'écrie ma grand-mère.

-Dans six mois c'est plus que la date parfaite. Nous y allons madame Louis, bonne nuit.

Et de ses dernières paroles, mon beau-père et sa famille s'en vont, il ne reste que ma grand-
mère, Ha-Jun et moi. Le silence domine toute la pièce, quand ma grand-mère se leva:

-Bonne nuit alors. Dit-elle.

-Grand mère, je suis d'accord avec la décision finale. Alors ne t'en fais pas.

-J'espère juste que tu sais ce que tu fais. Dit-elle en direction de Ha-Jun.

-Je sais, bonne nuit. Dis-je embrassant son front.

Elle s'en va.


-Tu as mangé? Demande-je afin de changer l'ambiance.

-Oui, avant de rentrer.

-Tout seul?

-Avec des amis, pourquoi?

-Je voulais simplement s'avoir.

-Allons dormir sarang.

-Tu n'es pas en colère?

-Pourquoi je le serai?

-Allez viens, je comprends mieux ta décision. Dit-il me prenant par la main.

Nous entrons dans notre chambre:

-Je vais prendre ma douche, tu peux dormir si tu veux.

-Ah? D'ac...D'accord.

Je me change et j'enlève tout mon maquillage avant de m'allonger dans le lit, quelques minutes
après il me rejoint et reste dos à dos à moi. Son téléphone allumé et un sourire dessiné dans ses
lèvres à chacune de nouvelles notifications.

-Tu ne dors pas? Demain tu te réveilles tôt...

-Oui, oui je dormirai.

-Tu parles avec qui?

-Un collège de travail.

-C'est si drôle qui ça ce qu'il te dit? Dis-je d'une voix baisse.

Ha-Jun se tourne finalement à moi et éteint son téléphone.

-Raconte-moi ta journée?

-Je ne l'ai pas eu, je dormais.

-Tu as eu mal hier n'est-ce pas? Désolé.

-De quoi tu t'excuses? C'est normal que j'aie mal non?

-Oui, bien sûr.

Il approche mon corps du sien par ma taille et m'élance fort.

-On sort ce weekend?


-Nous allons où ?

-Je ne sais pas, se promener.

-D'accord.

-Je vais y aller en douceur avec toi d'accord?

-En douceur? De quoi tu parles?

Une main me serait fort contre son torse nu, tandis que l'autre baisse lentement mon pantalon
de pyjamas. -Évite de mètre des pantalons. Je t'achèterai une robe de nuit. Dès qu'il fini de
parler un de ses doigt s'introduit dans mon sexe, serrent fort la cavité trouvée. Tandis que je le
serrais dans mes bras, mordent son épaule afin de ne pas faire de bruit, il faisait les va-et-vient
en bas de mon ventre.

-Tu es toute mouillée, tu m'attendais? Dit-il d'un ton moqueur.

Il a continué de faire ses va-et-vient de plus en plus vite, moi le serrent encore plus fort et le
mordent plus fort encore jusqu'à ce que je sente une explosion venant de moi.

-Putain sarang, tu me donnes envie d'aller plus loin.

-No..Non ne fait pas ça.

-Tu as peur ?

-Tu...Tu dois te réveiller tôt demain non?

-Quel rapport?

-Tu sais sarang...Plus je le fais plus mon travail se passe à merveille. Dit-il me soulèvent et me
posent assise entre ses jambes.

-Tu sens le volume? Demande t-il embrassent mes joues.

-Je... Je sens...

-Tu sais pourquoi c'est comme cela?

Je reste silencieuse, cette discussion est bien trop gênante pour moi, il continue de laisser ses
baisers dans mes joues et dit:

-Tu le sais? Ou tu veux que je te le dise?

-Je sais...

-Donc tu sais aussi comment enlever le volume?

-Où.... Où veux-tu en venir? je sais pleinement de quoi il parle. Je ne sais pas pourquoi je suis si
faible face à lui quand on est ensemble au lit, c'est comme s'il était une bête prête à dévorer un
lapin, moi étant un lapin je reste défensive face à ce prédateur.
Il me soulève et cette fois il me pose dans le lit allongée. -Je ferai vraiment vite cette fois. Dit-il
avant de coller nos parties intimes ensemble, cette fois il est vraiment allé en douceur, il
introduit son sexe doucement tandis que mes mains serrent ma bouche, ses va-et-vient étaient
doux et passionnant, rien comparable de ce que s'est passé hier, il était agressive et violent, mais
aujourd'hui il était doux et passionnant, sans agressivité ni violence. Aujourd'hui je sens que je le
fais avec mon partenaire. Pas avec un violeur.

-Je te l'ai dit que je ferai vite, tu vois? C'est fini. Dit-il après qui son liquide au neige s'introduit en
moi.

-Je t'aime, dors bien. Il pose ses lèvres contre les miennes, nous nous embrassent avec passion
avant de s'endormir l'un dans le bras d'autre.

Pendant que le soleil rejoint encore une fois la terre il me réveille.

-J'y vais, je voulais te dire au revoir. Il embrasse ma bouche et continue:

-Passe une bonne journée, sors un peu aussi ok ? Finit-il par dire avant de s'en aller.

La journée se fait lentement, moi et grand-mère décidons de sortir. Le quartier où nous habitons
est très isolé du centre, très peu de gens se voient dans la rue, quelques magasins et supérettes.
Des grands édifices assez contrôlés pour qui des enfants "médiants" traversent les portes, Ha-
Jun a menti, et je le sais.

-C'est calme ici, ça va aller pour faire des amies? Demande-t-elle une fois que nous nous
essayons dans un banc près d'un parque.

-Je ne sais pas trop, mais je vais travailler alors j'en ferai connaissance là-bas.

-Tu as préparé ton CV j'imagine?

-Est-ce que vraiment important?

-Je ne sais pas, peut-être?

-Je n'ai pas besoin mamie, je suis une écrivaine. Il me suffit de trouver une maison d'édition.

-Bon, si tu le dis ma chérie.

-Tu partiras une fois que je serai mariée? Tu ne veux pas rester?

Elle donne un soupire et se tourne vers moi, ses lèvres s'espacent et lèvent ses rides, son regard
fatigué pose en moi, une de ses mains caressent mes joues et elle dit:

-Je ne veux pas rester. En plus, vous êtes jeunes mariés, tu penses que ton mari acceptera cela?

-Peut-être qu'on peut te trouver une maison pas trop loin. Si tu retournes en France avec qui tu
passeras tes journées?

-Ne penses pas trop. Je suis quelqu'un qui a souvent vécu seule, de plus je vais dans une maison
de retraite, comme ça je ne passerai pas mes journées seule d'accord?
Elle s'approche de moi et me serre dans ses bras, la pensée que ma seule famille partira loin me
fait mal, j'ai peur de la laisser partir et que quelque chose se passe avec elle. Nous avons
toujours vécu à deux, alors savoir que maintenant je crierai une nouvelle famille où elle ne fera
pas partie me brisera le cœur. Sans exprimer le manque et le vide que j'aurai quand elle partira.

Dans ses bras mes larmes tombent, elles expriment tout ce que j'aimerais lui dire par des
paroles, malheureusement mes paroles sont détendues au fond de ma gorge, sans même
pouvoir dire quoi que ce soit. Elle va me manquer.

-Quelle belle scène! C'est toi la femme de Ha-Jun? Demande un grand homme une fois devant
nous.

-Putain ce mec a osé verser une larmes à ma petite sœur? Tout cela pour un poison crû ? Rajoute
l'autre homme avec une cigarette dans les mains.

Deux grands hommes habillés en jogging gris et blanc, ils se ressemblent comme si un miroir
était posé devant eux, des voix assez graves pour me faire flipper, mais le plus étrange c'est qu'ils
savent que je suis la femme de Ha-Jun, seront-ils ses amis?

-Vous dites rien? Ou vous ne parlez pas encore le coréen?

-Putain ce Jun, il s'est tapé deux femmes?

-Je mors de rire! Une pour chaque continent haha!

-Que voulez-vous dire par là? Ose-je à peine à me prononcer.

L'homme qui tenait entre ses doigts une cigarette presque finie la jette au sol et s'incline au
même niveau que moi:

-Jun te traite comment? Comme une princesse j'imagine? Tu sais beauté...Il donne deux tapes
dans ma joue et poursuit. -Jun c'est un gros connard de merde! Si tu veux vivre noblement quitte
cette enfoiré ok?

-Qui vous êtes pour parler comme cela à ma petite fille?

-Mamie si tu veux, tu peux te taire?

-Ne la parle pas comme cela!

-Comment tu t'appelles? Pourquoi tu es avec lui-même? C'est son pénis qui te maintient ?
L'autre Jumeaux rejoint la discussion.

-Je m'appelle Yuna! Et je suis avec Jun assez longtemps pour quand se marie!

Soudain ils s'arrêtent et me regardent stupéfaits, leurs regards qu'étaient intimidateurs sont
devenus surpris, ils ont échangé un regard intense entre eux et l'un a dit:

-Tu es avec lui depuis quand?

-Depuis cinq ans!


Choqués par ma révélation les deux hommes restent un loin minute sans parler. Ma grand mère
comprenant la situation avant moi dit:

-Il a une autre n'est-ce pas?

-Bien sûr ! Notre petite sœur! disent-ils en chœur.

Un pincement traverse mon cœur, je le savais, je le savais sans doute que je ne pourrai pas être la
seule dans son cœur. Il était si diffèrent avec moi dès que le mariage s'approchait, la seule raison
de mon prolongement c'est lui! Son indifférence et son caractère bipolaire qui m'était inconnu
jusqu'à présent. Néanmoins, au fond de moi, bien au fond je savais qu'une situation pareille
allait se produire. Ha-Jun m'a trompé, et ça, ce n'est pas un fait, c'est une réalité.

-Quel enfoiré! fini par dire l'homme qui reprend une autre cigarette.

Les deux hommes, remarquent mon choc et mon ingnorence par rapport à l'autre femme et se
sont excusés, aussitôt parti. Ma grand-mère inquiète demanda si j'allais bien, et moi comme une
menteuse je lui ai répondu que "oui,je vais bien".Le trompeur de l'homme qui est censé me
marier a assez jouer de moi, et personnellement je ne peux plus supporter ses mensonges.

-Qu'est ce que tu vas faire? Demande ma grand-mère une fois que les deux hommes sont allés.

-Qu'est ce que je vais faire? Rien. Absolument rien.

-Quoi? Alors qu'il t'a trompé?

-Oui, alors qu'il m'a trompé, je vais le marier! Dis-je en pleurs de rage.

-Quoi? Hors de question! Tu retourneras avec moi en France si c'est le cas!

-Qu'est ce que tu veux que je fasse? Toute ma vie j'ai aimé un seul homme! Je passais mes nuits
imaginent et rêvent comment il sera en réalité...Pour découvrir qu'il m'ait trompé depuis je ne
sais pas combien de temps et le quitter? Alors que j'ai déjà projeté ma vie à ses côtés? Qu'est ce
que je peux y faire? Je l'aime malgré tout! Et pourtant je souffre étant avec lui...Qu'est ce que je
peux y faire?

-Calme toi. Ne pleure pas!

-J'aurai aimé découvrir tout cela avant de poser mes pieds ici. Mes larmes et mes cris
m'échappent, c'est pathétique comme scène. Je pleures de mon cœur brisé alors que je le savais
sans doute qu'il avait une autre personne dans sa vie, ses rires d'hier en voyant ses messages
m'ont montrés clairement qu'il parlait à une femme, mais...Je l'ai quand même cru.
Aveuglement je l'ai cru.

Une fois à la maison, je l'attends dans notre chambre. Aujourd'hui, il arrive bien tard, vingt et
une heure et aucun signal de lui. Je ne l'ai pas appelé, je l'attends patiente.

-Je suis rentré! Dit-il après avoir traverser la porte de notre chambre.
Avec un sourire qui me dégoûte tout au long de ma chair, il pose ses affaires et commence à se
déshabiller. Je me maintiens plus droite qu'un poteau, regardant droit devant moi.

Remarquant mon silence à son arrivée il prend la parole:

-Comment s'est passé ta journée sarang?

-Mal.

-Pourquoi? Demande t-il après s'être assis à mes cotés.

-Quel drôle de question. Pourquoi ma journée se passerait mal?

-Je... Je ne sais pas! Tu dois me dire...

-Comment va ta femme?

-Ma femme? Je ne sais pas, elle ne veut pas me dire la raison de son inquiétation d'aujourd'hui.
Dit-il embrassant mes joues.

-Je parle de tes autres femmes! Parce que à ce que je sache tu en a pleines!

Un silence s'installe, je n'ose pas le regarder, il sourit et se distancie de moi.

-Tu as découvert bien tôt!

-Quoi ? Tu ne t'expliques même pas?

-Pourquoi je le devais? Tu le sais déjà non?

-Jun...Tu te rend compte de ma douleur à ce même instant? Tu n'essaies pas de me contredire?


Tu viens d'affirmer que tu me trompes réellement? Prononce-je d'un ton tremblant.

-Que veux-tu? Que je dise que la personne que t'a dis tout ça, ment? Ce serait encore te mentir
non? Alors? Tu vas faire quoi? Tu vas me quitter? Quel blague! Tu as au moins le courage? Et si
non, tu arriveras à vivre sans moi? Arrête ta... Avant qu'il finisse ses prononces, mes mains
posent agressivement dans son visage, comment ose t-il? Dire des choses si blessantes comme si
de rien été?

-Je pense que tu n'es pas humain! Je ne suis pas blessée par une pierre! Je ne saigne pas! Mais
je suis blessée! Mon cœur saigne à l'intérieur de mes os! Tu n'essaies pas de me démentir ni rien!
Ha-Jun je t'aime au plus profond de moi et tout ce que tu sais dire c'est ça ? Tu te rends compte
au moins des sentiments des autres? Et tes autres femmes ? Combien sont-elles? Tu me trompes
avec je ne sais pas combien d'autres femmes, et après tu viens me sourire comme si tout allez
bien! Tu m'embrasses et tu me fais l'amour après avoir embrassé une autre bouche et toucher
un autre corps! C'est cela l'amour pour toi? Nous avons déjà le problème de communication et
puis tu rajoutes!

-Je rajoutes? Quel problème de communication nous avons? Dis moi!

-Tu ne communiques pas! Parce que si c'était le cas à l'heure actuelle je ne serais plus avec toi!
-Ah ouai? Tu en es sûre?

-Qui te garanti que je ne te quitteras pas?

-Qui me garanti?

-Oui, qui ?

-Ta faiblesse Yuna! Tu es faible comme une fourmi au dessus de mes pieds. À tout moment je
peux t'écraser, et en plus tu penses vivre sans moi? Quoi ? Tu as oublié la promesse que tu m'as
fait? Il s'approche de moi et me plaque contre le mur de notre lit et dit:

-Tu as dit "Je serai pour toujours à tes côtés" alors ma petite Yuyu, n'essaie pas de t'enfuir.

-Lâche moi!

-Pourquoi?

-Je te l'ai dis! Lâche moi Jun!

-Et si je dis que je ne veux pas? Il serre encore plus ses mains à mes poignets, à chaque mot qu'il
prononce, il me bloque encore plus contre le mur, à tel point que je n'arrives plus à bouger.

-Lâche moi tu me fais mal!

-Tu sais très bien comment te sauver non? Il te suffit de crier, ta petite grand-mère est juste à
côtés. Dit-il chuchotant dans mes oreilles. -Mais qui vois-je? Tu ne hurles pas Yuna! Alors ? Hurle!
Hurle Yuna! Hurle!

Mes salives rejoignent son visage et finalement il me lâche, mes poignets sont rouges de douleur,
mon dos a encore la sensation de ce mur qu'est loin d'être plat.

-Putain! T'as de la chance qu'elle soit juste à côtés. Dit-il avant de prendre sa serviette et s'en
aller.

Je me demande pourquoi je veux encore rester avec lui? Il pourrait très bien m'emmener une
maladie d'où il va tous les soirs après son travail, mais je reste. Pas parce que je n'ai pas la force
de le quitter, mais parce que je n'accepte pas de recommencer la vie avec un autre homme, il est
là, même s'il me trompe il était et est là à mes côtés, et peut-être à côté d'autres autres filles,
mais c'est moi que le marie, c'est une bonne chose n'est-ce pas? Au moins, ce sera moi la mère
de ses enfants. Au moins... Il sera obligé de rester auprès de moi le restent de sa vie. Mais, et si
plus tard quand je perdrai toute ma jeunesse et beauté il vient à divorcer? Comment je ferai? Je
tomberai à nouveau amoureuse? De qui? D'un homme vieux en deuil? Qui veut remplir le vide
que sa femme l'aurai laissé? Je serai alors une deuxième option?

-Encore là? Dit-il ouvrent la porte

-Tu veux que j'aie où?

-Je ne sais pas, je n'ai pas envie de dormir avec toi ce soir.
-Nous devons partager le lit! Pas le choix.

-La maison est en mon nom!

-Bien, alors je dors dans ce lit car la MAISON est en nom de mon fiancé!

Il tire alors la serviette dans son bureau et se jette au lit, dos à dos à moi il échange des messages
avec une certaine "Ji-won" suivi d'un cœur rouge, maintenant il n'essaie pas de se cacher, je sais
qu'il a d'autres femmes et en soit par rapport à la dispute qu'on a eu j'accepte ce fait.

-Si tu as d'autres femmes, cela veut dire que je peux aussi avoir d'autres hommes dans ma vie?

Il pose son téléphone et se tourne vers moi, ses yeux me fixent un moment avant qu'il parle:

-Tu es folle? Qui vont dire les gens si une jeune femme trompe son mari avec d'autres hommes
ouvertement?

-Tu blagues? Tu fais exactement la même chose!

-Et alors? Je suis un homme! Je suis au besoin, mais toi... T'es une femme Yuna!

Je reste stupéfaite face à cette affirmation, ce que me met encore plus en rage envers cet
homme. Je suis une femme et je le droit d'accepter ses aventures "d'hommes" tandis que moi je
souffre en silence ?

-Je refuse d'être traitée comme telle alors.

-Ne fais pas la maligne !

-Jun, si tu restes avec moi malgré que je t'ai craché dessus et même giflé, c'est parce que j'ai
quelque chose dont tu as besoin non?

-Oui, ton corps. Dit il éclatant ses dents.

-Bâtard!

-Je t'aime aussi. dit-il souriant avant de donner son nouveau dos à moi et de reparler à son
amante.

Je pense toute la nuit, est-ce que je dois vraiment rester avec lui? après tout, je ne vois pas
l'obligation d'y rester. Ha-Jun n'a aucune honte de me dire qu'il me trompe, en plus de ça il me
traite comme une vaut à rien prête à tout pour lui. Mais, ce n'est pas réellement cela qui me fait
rester, "l'amour" fait certes partie de mon choix mais, pas autant pour que je
m'agenouille devant cet homme implorant son amour. La vérité est bien claire, je suis obsédée
par cet homme dès le jour où j'ai entendu sa voix.

Quelques années avant, je faisais des choses ignobles que même ma grand mère ne croirais
jamais. En effet, je stalke tous les beaux hommes qui paraissent devant moi, et avec Jun c'était la
même chose. Malgré son aura différente à l'époque, il était quand même un beau homme,
charmant et bienveillant, enfin, ce que je croirais...Et la première chose que je fais quand il m'a
envoyé son petit "Salut" c'était le stalker, savoir qui était-il réellement? Qui sont ses parents? Ses
amis? Ses fréquentations récentes? A-t-il des femmes dans sa vie? Tout ça, je le savais déjà, je
savais quel genre d'homme était Jun, mais pourquoi je suis quand même resté? Tout
simplement car je voulais aussi faire partie de ses conquêtes. Je voulais aussi qu'il me prenne
dans ses bras comme il faisait avec les autres, qu'il m'embrasse chaleureusement de la même
manière qu'il faisait avec les autres et aussi...Avant tout, je voulais être celle qu'il dira "oui"
devant un prêtre dans l'église. Si c'est compris, je voulais tout simplement avoir cet homme
entre mes mains. Étrangement, je vois tout le contraire maintenant.

Qui est entre les mains de l'autre? Moi ou lui?

Ha-Jun

Ce qu'il faut penser de toute cette histoire? Je ne sais pas, mais aujourd'hui elle m'avait l'air
différente, comme si c'était quelqu'un d'autre qui parlait. Elle m'a même giflé, j'étais surpris,
mais avant tout cela m'inquiète. Malgré ses pleurs pathétique il avait une autre chose dans son
regard, elle calculait la scène. Comme une élève qui prépare son oral de bac, elle évitait mes
yeux, mais arrivé à me m'être mal à l'aise. Sa posture dont je me pensais habitué, avait tout
autre forme aujourd'hui, ce que me fait penser qui peut-être Yuna n'est pas si naïve qu'elle laisse
paraître. Maintenant que je pense, elle n'a jamais réclamer de mon comportement ou s'être mise
en colère jusqu'à présent. Ensuite cette histoire, prendre d'autres hommes? Je ne l'aurai jamais
imaginé qu'elle parlera de ça un jour, ce qui me met en doute par rapport son comportement
irréprochable et sa fidélité envers moi, d'un autre côté, moi aussi je la trompe, qui l'empêche de
faire de même? En plus avec cinq ans d'une idylle¹ à distance, même la femme la plus fidèle ne
serait jamais capable.

Le lendemain, je me mets directement à la recherche d'un appartement pour sa grand-mère ce


que crée encore une réunion familiale.

-Madame Louis, je suis tout à fait d'accord avec mon fils. Dit ma mère ignorant tout les autres
faits.

-Il a trompé ma petite-fille !

-Malgré tout Yuna préfère rester n'est-ce pas? Acceptez l'offre, mon fils est bien généreux avec
vous madame.

-Yuna est encore jeune! Elle ne sait pas ce qu'il se passe réellement.

-Est-ce vrai Yuna? Tu ne comprends pas le fait que Jun t'a trompé? Demande ma mère à Yuna.

Tous les regards sont maintenant vers elle, elle qu'était silencieuse jusqu'à présent.

-Je comprends. Ha-Jun et moi avons décidés de nous donner une dernière chance.

-Yuna! C'est insensé! Il y a tellement de bons hommes en France! Pourquoi te précipiter avec un
coréen?

-Madame Louis, Yuna a décidé. Je comprends ton défiance vis-à-vis à les hommes coréens mais,
ne vous inquiétez pas. Jun ne vous volerez jamais Yuna. Fini ma mère par dire.

-Yuna...Es-tu sûre?
-Oui, ne vous inquiétez pas grand-mère. L'appartement est juste deux étages en dessous de
notre, je ne serai pas loin de toi. En plus, nous avons besoin de notre privacité. Dit-elle attachant
sa main à la mienne.

-Bon, je ne vais pas insister. Je te la laisse Ha-Jun, j'espère qui tu sauras prendre soin. Dit ma
"belle-mère" me dévisageant.

-C'est décidé, vous partez aujourd'hui. Ne vous inquiétez pas les petits amoureux, je vais l'aider à
déménager. Dit ma mère éclatant tous ses dents.

-Merci maman.

-Il y a pas de quoi mon fils. Dit-elle me caressent le visage avant de s'en aller avec ma belle mère
à son nouveau appartement.

-Nous sommes seuls maintenant, tu peux lâcher ma main. Je serre sa pomme de main très fort
contre la mienne, à tel point qu'elle n'arrive pas à bouger la sienne, je ne sais pas pourquoi mais
j'aime la voir en désespoir.

-C'est toi qu'a prit la mienne en première. Dis-je souriant.

-C'était pour convaincre ma grand-mère! Allez! Lâche-moi! D'un mouvement brusque sa main se
détache de la mienne, la faisant perdre l'équilibre. Tandis qu'elle s'écroulé en direction du sol,
j'ai eu un mouvement rapide afin d'éviter sa chute serrant sa taille. Les yeux fermés et les
sourcils forcés, elle ouvre calmement ses yeux, ses yeux basanés croisent mes noisettes, nous
nous recueillons dans un espace de forte chaleur passionnelle, la maison silencieuse laisse le
bruit de nos cœurs net à nos oreilles, ma main toujours serrée contre sa petite taille, elle surprise
et moi de même, un petit moment pour examiner la situation et nous nous détachons aussitôt.
La gêne maintenant présente, personne n'ose parler ni se regarder.

Je prends alors ma veste et je pars au travaille, tandis qu'elle reste seule regardent le sol.

-Cela m'a surpris, mon cœur bas à la chamade. Dis-je contre la porte, qu'est maintenant fermée.

______________________________________

idylle¹ = Terme signifiant une relation amoureuse.

Ha-Jun

Je sens quelque chose d'étrange au niveau de ma cavité pectorale, des battements incontrôlés,
une respiration lente et à la fois rapide. C'est bien la première fois que je sens des symptômes
pareilles après une interaction avec elle.

Je lui ai déjà possédé de tout son corps, alors, pourquoi une telle réaction? Peut-être que sa
taille s'est rétrécit avec le temps? Ou bien la façon à laquelle elle m'a regardé? Cependant, le plus
étonnant dans tout cela, c'est la gêne que nous avons partagés. Un couple presque mariés sent
encore des gênes pareilles? À un seul regard? Un seul touché?

-Ha-Jun?

-Ji-Won? Qui fais-tu ici?

-J'aimerais te parler.

-Cela tombe bien, moi aussi.

Si Yuna a découvert mes liaisons c'est peut-être grâce à Ji-Won. Tout de même, j'espère que ce
n'est pas le cas. Sinon je ne pourrais jamais la pardonner pour une telle instruction dans ma vie
privée.

-Tu peux m'emmener? Je suis venu au métro.

-Oui, bien sûr. Entre donc.

Une fois que je démarre la voiture, elle ne perd pas le temps et aborde son sujet.

-J'ai mal agi la dernière fois, désolé. Je ne vous forcerai jamais commettre un adultère. Après
tout, je suis la mieux placée ici pour savoir que c'est la chose la plus immonde du monde. Alors
Jun....Je te souhaite un bon mariage, et que vous soyez heureux ensemble.

-C'est pour cela que tu voulais me parler?

-Euh...Oui?

-Ma Ji-Won. Je détache une de mes mains du volant et je la pose contre ses hanches.

-Ji-Won, cela est loin d'être un adultère. C'est juste du plaisir partagé, alors ma Ji-Won...Ne te
prive pas de telles bonheurs, la vie n'est-elle pas faite pour se divertir? Je commence à monter
doucement sa jupe afin de connaître les frontières moites de ses sous-vêtements.

-Ne...Ne faites pas cela Jun, je ne veux pas être mouillée avant d'arriver au cabinet.

-Comme tu le souhaites. Je retire ma main et place sa jupe à la bonne longueur.

-Si, je bien compris, c'est donc bon pour nos nuits?

-Bien sûr! Pourquoi je me priverais de toi? Après tout, tu connais mes sentiments non? Tu sais Ji-
Won...Je suis vraiment désolé de ce que s'est passé, je suis obligé de marier cette femme, mais
cela n'ai en aucun cas de l'amour. Je veux que tu le saches, parce que je vous appartiens
mentalement.

-Jun, je suis aussi désolé pour mes prononces ce jour-là, alors oublions tout, d'accord? Passons
cette nuit ensemble! Dit-elle souriante avant de laisser un bisou à mes joues.

Je me gare devant l'édifice où nous travaillons, je m'approche du son joli visage et la connexion
de nos lèvres se fait automatiquement. Mes mains caressant son visage tandis que les siennes
caressant mon cou, une sensation et un besoin d'aller plus loin m'envahit ....Mais elle m'arrête.
-Pas ici! Dit-elle avec une de ses mains posée sur ses lèvres.

-D'accord. Dis-je avant de laisser un dernier bisou à ses lèvres.

Un seul pas est suffisant pour sentir l'agitation du cabinet aujourd'hui.

-Je vois qu'un idol a encore merdé. Dis-je voyant les secrétaires pressés devant nous.

-Sérieusement, pourquoi ne se tiennent-ils pas tranquille?

-Je pense que nous devons nous séparer maintenant, le cas des drogues fait encore l'affaire. Je
dois y aller.

-Oui, ne t'en fais pas. Je pense qu'aujourd'hui je ne passerai pas la journée dans le cabinet. Que
c'est fatiguant!

-Bonne chance, Kim Se-yoon¹ est loin d'être quelqu'un de facile à convaincre.

-Ne m'en parle pas. Dit-elle d'un ton ironique.

Nous nous détachons l'un à l'autre, ce qui est tout à fait normal, car à l'intérieur de cet édifice
nous sommes des simples inconnus, ni bonjour ni bonsoir. La majorité du temps, notre cabinet
s'occupe des cas des chanteurs de notre gouvernement, parce que même s'il y a encore des gens
qui disent qu'ils ne font rien à notre économie...Ils ont bien tort, car la majorité de notre
économie se limite aux touristes que viennent voir ces "hommes" parfaits, beaux, gentils,
innocents, mignons ou même charismatiques, sans savoir que derrière leur imagine
irréprochable ils font tout un bordel. Et c'est à ce moment que j'entre, pour nettoyer les cas de
drogues, violets, ou adultère des fois, pour qu'ils continuent à être les bien aimés de tous et
toutes.

-Monsieur Ha! Finalement ici, tu sais qu'il est en prison non? Qu'est-ce que t'attends ? Que je te
dise comment faire ton travail? C'est un bazar dans le cabinet! Tout le monde travaille! Et tu te
permets d'arriver en retard? Dit le cheffe de notre cabinet, Kim Seok Yu, énervé comme à son
habitude.

-Pardonne mon indulgence.

-Tu blagues j'espère? Allez vite l'enlever de la prison! Et fait une déclaration de diffamation
contre les accusations récentes!

-Oui patron. Dis-je avant qu'il tire ses talons.

Tous les regards visés en moi, il fallait bien que je reste avec l'idol le plus critiqué et
problématique de toute la Corée, ai-je besoin de dire le nom? Non, je ne ferai pas cela. Qui sait?
Cela pourrait ramener encore plus d'accusations envers sa personne.

-Ha-Jun! Tu as pris du temps. Dit-il une fois à l'extérieur du commissariat.


-Je pense vous avoir dit de ne pas me tutoyer.

-Allez! Tu as pratiquement le même âge que moi. Il pose un de ses bras autour de mon cou. C'est
des fois compréhensibles, pourquoi les étrangers aiment tant les hommes coréens. Regardant de
près, c'est un possible de dire qu'il est laid, un corps rempli de formes, un beau visage et un
sourire somptueux, une grande taille, tellement grande qu'à côté je reste minuscule.

-Allez entre, je te dépose. Dis-je déverrouillant la porte de la voiture.

-Merci Hyung².

Une fois à l'intérieur des paparazzis prenant des photos de lui dans la voiture, chose que je suis
habitué, car ses paparazzis sont tous embauchés par notre cabinet, permettant de rendre la
nouvelle de sa sortie: "L'idol récemment accusé d'utilisations de drogue a été libéré aujourd'hui",
et bien évidemment suivant par "L'agence de l'idol X a déclaré diffamation pour les récents
scandales, et demandant d'arrêter ou la justice entrera en action". Et la "justice", évidemment
c'est nous, le cabinet de lavage comme nous aimons appeler, réagissant simplement à les
scandales liés à les idols.

-Il prend du temps, il ne sait pas prendre des photos ou quoi? Demande-t-il agacé par la lenteur
du nouveau recrutement.

-Sois patient.

-J'ai une fête aujourd'hui.

-Le cabinet a ordonné que tu restes chez toi pour le moment, ton ménager va bientôt te le dire
aussi.

-Comment? Et la fête alors? Je parlais avec une bombe récemment.

-Et les rumeurs selon lequel tu es homosexuel?

-C'est du marketing cela, hyung ...Tu sais que je vois très peu de gens ces temps-ci, tu ne pourras
pas les laisser passer cette fois?

-Tu sais aussi que je tiens à mon travail non? Je ne peux rien pour toi. Si quelque chose t'arrive et
qu'un scandale se reproduit à nouveau je ne pourrai plus t'aider.

-Hyung...

-Visiblement il a fini avec les photos, je te dépose. Agacé par ma réponse, il se tait finalement.

Jouer avec les sentiments ce n'est pas quelque chose qui puisse fonctionner avec mon être. D'au
moment où je fais tout de mon côté, le reste m'importe peu. Je travaille avec un tas d'idols tous
les jours, et lui c'est le plus problématique de tous, il ne fait qu'à sa tête, car après tout il s'est fait
une image d'ange devant ses fans, ce que fait que la majorité de ses fans ne croient pas à ces
futilités sur lui. En plus de cela, il a son agence et le cabinet pour balayer toute sa merde, en soi il
a de la chance, car je ne le verrai jamais faire son propre ménage.

Yuna
Plus un homme est mauvais, plus il est attirant.

Avec Ha-Jun c'est pareil, je l'aime, je le déteste, je le supporte et encore et encore...Au final je
reste.

Son regard était plus intense que sa main collée à ma taille, son silence lui donna une toute
nouvelle facette, qui m'était inconnue jusqu'à l'heure, il était diffèrent, surpris par mes yeux et
gêné par mon corps. Je ne l'ai jamais vu comme ça, j'ai bien peur qu'après cela, je ne pourrai
plus le fuir. Ha-Jun est mauvais pour moi, je le sais, c'est aussi la chose qui m'attache à lui, l'avoir
près de moi comme tout à l'heure me fait rêver d'homme d'autre fois, celui qui me chérissait de
tout son âme, celui qui hantait toutes mes nuits ou...Celui qui m'a promit la terre des merveilles.

Soudain, alors que j'étais perplexe encore début sans savoir pourquoi j'ai maintiens cette
posture, ma vision se brouille de plus en plus, mon corps devient lourd comme si je tenais entre
mes mains un grand sac de ciment, mes pieds veulent se fixer au sol mais mon corps refuse cette
possibilité, je m'évanoui.

Une salle peigné par le blanc plus astiqué que j'ai jamais vu de toute ma vie, à mes côtés des
machines, que leur utilisation me sont inconnues, une grande blouse remplie de petites boules
grises autour du blanc qui s'efface, un lit vaste et surtout un tube entre mes narines et ma
bouche. Me voilà encore dans cet endroit, qui je déteste tant, l'hôpital.

-Yuna? Aïgo³! Tu te sens bien? Demande Ha-Jun une fois mes yeux complètement ouverts.

-Attends ici, je vais appeler une infermière. Tandis qu'il se lève du petit banc qu'il occupé jusqu'à
présent, je le serre fort par le bras, l'arrêtant et évitant qu'il parte.

-Qu'est-ce qu'il y a Yuna?

Ha-Jun

Elle y met toute sa force pour m'arrêter, à l'aide de son autre bras elle enlève brusquement son
masque d'oxygène.

-Em...Embrasse-moi. Dit-elle en difficulté. Je ne sais pas quoi penser, ni comment réagir. Je reste
stupéfait face à une telle demande.

-Tu es folle?

-Embrasse moi s...S'il te plait Jun. Une larme tombe de ses iris, je ne sais pas pourquoi, mais elle
m'implore de l'embrasser. À l'heure actuelle je devais appeler une infermière pour faire son
check up afin de vérifier si tout va bien avec elle mais...Elle me demande de l'embrasser?

-Par pitié Jun. Insiste-t-elle. Une demoiselle qui désire mes lèvres si obsessionnellement, je ne
pourrai jamais dire non. Je me penche à son niveau et nos regards se parlent entre eux, avant
que je mouille mes lèvres aux siennes, elle m'embrasse si passionnellement qui je l'impression
de devenir fou. Pour un court instant je voulais la déshabiller et la monter en moi, mais, une
infirmière finie par nos surprendre et notre baiser prend fin.
-Excuse moi, je viendrai plus tard. Dit l'infirmière moitié en riant.

-Non! Vous pouvez rester...Elle vient de se réveiller. Dis-je embarrassant par la situation.

-Oui oui.

Tandis que l'infirmière fait son check up à Yuna, je me maintiens debout contre la porte, bras
croisés je repense à ce que vient de se passer. C'est même surréel, étrangement mes lèvres ont
obéit les ordres viennent de sa bouche, je l'ai embrassé comme si le monde entier en dépendait,
je me suis précipité pour mettre nos langues en contact. Cette femme est étrange! Une heure elle
me déteste et l'autre elle m'implore de l'embrasser, et dans tout cela, ce qui est le plus étonnant
c'est les gouttes de diamants qui coulent de ses yeux pendant notre échange. Elle a pleuré, c'est
un fait, mais elle m'a aussi embrassé, ça aussi c'est un fait. Au final...Nous sommes toxiques l'un
pour l'autre, mais nous nous aimons quand même?

-Monsieur! L'infirmière m'appelle tellement fort, que je crois comprendre qui ce n'est pas la
première fois qu'elle m'appelle.

-Oui? Oui?

-Elle va bien, je vais appeler le médecin. Je pense qu'elle pourra retourner avec vous
aujourd'hui. Fini t-elle par dire.

-D'accord, appelle aussi sa mère s'il vous plaît.

-Je le fais en passage.

-Merci.

L'infirmière laisse finalement la chambre, à nouveau, moi et elle.

-Comment tu te sens?

-Bien.

-Tu sais que tu ne peux pas vivre sans tes médicaments! Pourquoi tu as arrêté? Demande je à
moitié hurlant, elle reste silencieuse, me regardant et évitant tous les efforts pour parler.
Remarquant qui ce n'est pas le moment de lui fait la morale, je me tais aussi. La chambre est
maintenant en silence, seul le bruit des machines s'entendent.

Yuna

La raison pour laquelle j'ai arrêté de pendre mes ennemis est simple, je ne voulais pas. À chaque
fois qui je les prends je me rappelle à qu'elle point je suis une femme faible, dépendante de
médicaments pour survivre, comme si tout le monde crié à mes oreilles : "-Tu es mourante Kim
Louis Yuna! Tu es mourante!" Peut-être j'exagère mais...Le pouviez vous? Prendre des
médicaments que vous même ne connaissez pas la raison? Je suis tellement fatiguée de ma
faiblesse, alors, je me suis dit que si je survie sans les prendre je pourrai finalement crier au
monde et dire:"Je suis forte! Vous voyez? Je ne suis pas faible!". Malheureusement pour moi cela
n'a pas été le cas, et me voilà encore une fois dans une chambre d'hôpital, plus faible qui une
mouche face à une araignée.
-Je me déteste. Dis-je en murmurant.

____________________________________

Kim Se-yoon¹:Juge sud-coréen.


Hyung²: Terme signifiant "grand frère" (utilisé aussi par les jeunes hommes coréens face à un
homme plus âgé qu'eux).
Aïgo³: Terme généralement utilisé face à une situation de choque/surprise.

10

Ha-Jun

-Qu'est-ce que t'a dit? Demande t-il se penchant avec les bras croisés à mon niveau.

-C'est juste que j'ai tellement marre de tout qui se passe. Je me sens si mal consommant ces
foutus médicaments et encore plus misérable quand tu es à mes côtés. C'est comme si j'étais
perdue dans le monde, sans aucun but précis, je me sens...Je me sens tellement faible! Je
tremble à chaque mot, c'est difficile pour moi, et tout ce que je voulais c'est qu'il ne soit pas ici,
en tout cas pas dans un moment qui je me porte mal. J'aimerais qu'il ne me voit plus jamais
dans ces moments où je suis faible, pas pour le plaire, mais pour me sentir supérieur à cet
homme qui connaît toutes mes faiblesses les plus absurdes.

-Calme toi bon sang! S'écrie t-il.

-Tu sais, aujourd'hui j'allais voir mon amante, mais tu es tombé malade exprès, pour que je ne la
vois pas. C'est ça?

-Comment peux-tu me dire une chose pareille? Dis-je retenant mes larmes au bord de mes yeux.

-Quoi? Tu ne vas pas mourir pour si peu.

-Sort!

-Quoi?

-Je t'ai dit de sortir! Sort ! Va-t'en. Et ne revient plus me rendre visite. Mes sanglots sont de plus
en plus près de la frontière de mes cils, je sens qu'il me sera difficile de les empêcher de tomber.

-C'est une blague?

-C'est fini, j'en ai marre de toi. Mes sentiments ne méritent pas d'être prit en compte pour
quelqu'un comme toi. Une fois que je sortirai d'ici, je m'en vais à jamais de ta vie.
-Tu ne peux pas! Nous allons nous marier!

-J'annule!

-Ma Yuyu! Mon dieu comment tu vas ? Demanda ma grand-mère une fois à l'intérieur. Elle arrive
pile au moment auquel mes sanglots finissent par tomber. En un moment où plus de trois
personnes me voient plus pouilleuse que jamais.

-Ha-Jun? Qu'est-ce que se passe ici? Demande ma grand-mère le regardant.

-Demande à ta petite fille, moi je m'en vais. Il disparaît tellement vite de la chambre, aucun
regard il a partagé avec moi. La seule chose qui me fait mal dans cette relation c'est ses amantes,
je pensais pouvoir supporter ses aventures tout en faisant la même chose que lui mais...Suis-je
réellement si mauvaise ? Pour faire une chose pareille? Je le pourrai, mais...Je ne peux
simplement pas.

-Yuna?

-Uissa¹ pourriez vous me faire le check up complet? J'ignore ses yeux inquiets, tout en me
précipitant à s'adresser au médicin plus perdu qu'elle.

Le médecin hoche la tête et fait son dernier check up. Un peu de temps après je me trouve
habillée par mes vêtements devant cet endroit affreux.

-Il est réellement parti? Quel abruti!

-Ne l'insulte pas mamie, les insultes ne devaient pas être gaspillé par des ordures pareilles. Dis-je
regardant autour de moi, la nuit se fait sombre, sans lune ni étoiles. Simplement un ciel bleu
sombre, vide d'émotions.

- Belle sœur! Un homme qui fait probablement le triple de ma taille nous rejoint en courant,
soufflé il crie trois fois "belle sœur". Une fois qu'il arrive plus près de nous il se mit à faire
l'exercices de respiration au moins dix fois.

-Ma cher belle sœur. Dit-il embrassant mes mains. -Madame Louis. Il prend également sa main
pour faire les mêmes mouvements. Habillé par un costume d'un sombre gris, l'image d'un
homme d'affaires lui irait mieux, dommage que c'est un chômeur libertin.

-Comment vous allez? Mon frère m'a dit de venir vous déposer mes dames. As-ce que paraît,
vous avez eu la première dispute de couple? Demande t-il souriant.

-Pas la première.

-Cela alors, voulez vous changer de partenaire? Je pense que je suis mieux quand c'est a propos
de l'amour. Il dit d'un air sérieux, son sourire me rappelle l'homme qui j'aimais avant d'atterrir
ici, la nuit sombre se mêle à l'obscurité de son costume, comme s'ils formant un.

-Ne me prends pas au sérieux! Je rigole, bien sûr.

- Cela est vrai que je préféré toi Min-Jun.


-Mamie!

-Quoi? Tu ne seras probablement pas si triste si c'était un homme plus prévenant!

-Cela me flatte madame, mais jamais j'oserai toucher à quelque chose qu'appartient à mon petit
frère. En plus , nous parlons ici de sa femme.

-La voiture est juste à côté, allons mes dames. Il sourit, encore une fois, cet homme sourit. Il est
fier de lui-même, et sans aucun doute il aimerait au moins une fois posséder quelque chose qui
son frère ne possédera jamais, ou bien voler les pierres précieuses de son frère le rend plus
heureux. Parce que après tout, cet homme vit dans l'ombre de son petit frère, comme un enfant
incompétent qu'on lui donne de la nourriture pour se calmer. Et c'est pour cela qu'il cherche de
plus en plus d'aliments pour se nourrir. C'est une bête incontrôlable.

-Mes dames vous avez faim?

-Yuna tu aimerais manger quelque chose? Demande ma grand-mère.

-Non, je veux simplement me reposer.

-D'accord, je vous dépose le plus vite alors. Pendant tout le trajet le silence s'installa, il me
dévore de regard par le petit miroir au dessus de lui, avec l'excuse qu'il vois derrière. Mais c'est
loin d'être le cas, chaque arrêt il prend les initiatives de me mirer et examiner. Tout en éclatant
les dents, cet homme est sans doute un psychopathe.

-Nous sommes arrivés. Dit-il se garant devant l'édifice où nous habitons.

-Merci Min-Jun, vous êtes réellement un bon homme. Ma grand-mère le serre la main en
compassion pour nous avoir accompagné.

-Ce n'est rien madame. Répond t-il amicalement.

-Je peux avoir votre numéro belle sœur?

-Oui, bien sûr. J'enregistre mon numéro sur son téléphone, il est méfiant mais je crois que je
préfère un homme étrange qu'un salopard.

-Bonne nuit mes dames. Dit-il vérifiant le récent numéro enregistré. -C'est le mien, enregistré
aussi belle sœur. Je hoche la tête. Il démarre la voiture tandis que nous montons à notre étage.

La maison est sombre, seule la luminosité de la télévision éclaircie la pièce.

-Vous êtes arrivés, ça été le chemin. Comment vous avez fait? Il n'y plus de bus à cet heure-ci.

-Ton frère nous a ramenés.

-Quoi? Min-Jun?

-Et alors? Au moins il ne a pas abandonnés comme si du rien était. Je veux que vous appelez vos
parents demain, ce mariage est annulé! Ma grand-mère fini par rejoindre la discussion, énervée
et fatiguée tel que moi de cet homme devant nous. C'est un lâche! Un homme qui se croit tout
permit pour la simple raison d'être beau. Pour une fois je ne le défend pas, ma grand mère a
toujours eu raison, il ne vaut rien.

-Calmez vous belle mère.

-Me calmer? Si tes parents ne sont pas ici à midi demain nous partirons en France! Et jamais tu
ne rêveras ma petite fille.

-Yuna... Son regard ambigu me donne envie de vomir. Il me regarde d'un air froide, comme si je
suis la seule fautive ici, au moins suis-je fautive? Je l'ai aimé...Mais il m'a humilié, moi et mes
sentiments, sans me laisser le choix de connaître toutes les bonnes choses qu'il me chantait tous
les jours.

-Je me repose.

-Yuna ma mère ne pourra pas venir demain.

-Alors je commence à faire mes valises, cela n'est pas un problème. Je ferme la porte les laissant
seuls, je ne voulais pas en arriver là mais...Cet homme continue de me faire du mal.

De mon lit je peux tout entendre, la vieille dame qui m'a enseigné tout ce que je sais aujourd'hui,
est entrain de crier à cet homme qui m'a promit le paradis au monde, pour un court long instant
je pensé qui c'était un dieu. Mais je me suis trompé, un homme faite de chair et os ne peut pas
me donner un paradis, encore moins sur terre.

Elle se dispute à ma place, elle a toujours fait à ma place. M'éviter de se blesser, mais cela me
rend encore plus faible, me laissent dans incapacité de faire quoi que ce soit seule. Résultat, la
voilà, la première chose que je fais toute seule, aimer un homme.

Soudain, la rage me monte et mes pieds se bougent par eux mêmes, mes mains ouvrent cette
porte et dès que j'arrive à son niveau je le frappe. La paume de ma main rejoint son visage
blanchâtre, je le laisse une marque assez rouge au centre de sa face. Il est énervé, il se retient. Je
pense que si ma grand mère ne serait pas ici, à l'heure actuelle je serais à terre.

-Deuxième fois! Tu penses que je suis incapable de faire pareille? Tandis qu'il s'approche la
vieille dame à mes côtés essaie de l'arrêter : -Calmez vous! Ne faites rien que tu vas le regretter
Jun! Mais il ne l'écoute pas, au contraire, il la pousse tellement fort qu'elle tombe. C'est là que
j'aimerais d'être une femme forte. Une femme capable d'être plus forte qu'un homme,
mais....Cela est impossible. Il me prend brutalement par les cheveux, ma queue de cheval finit
par se mêler entre ses doigts, avec sa force je me trouve à m'agenouiller devant lui. Et là, il me
frappe, un, deux, trois, quatre, plus de cinq coups, ses poignets ne s'arrêtent pas, il le fait comme
si une bête la possédé, il me frappe à telle point que je ne sente plus mon visage, ma grand mère
voit tout, elle tremble, elle est dans incapacité de faire quelque chose...

Mon visage saigne, pas suffisant pour le faire arrêter, son poignet saigne, pas suffisant pour le
faire arrêter.

Le monde se transforme, il devient sombre, noir, obscure, je sens encore par mes yeux fermés
ses coups dans mon visage, c'est comme si...Le monde riait de moi: "Tu ne peux plus t'enfuir
Yuna" "Tu l'aimes, et tu l'aimeras pour toujours".
*

Mon corps tremble, mes yeux sont tellement gonflés que je n'arrive pas à les ouvrir. L'évidence
des bruits des machines me font réaliser que je suis encore dans une chambre d'hôpital.

-Tu es réveillée? La voix tressaille mon corps, c'est lui, mon agresseur. Il est à mes côtés, il vient
de rajouter un nouveau crime dans son dossier. Violence domestique.

-Tu ne vas pas répondre? Comme veut-il que je le réponde alors que j'ai utilisé toutes mes
cordes vocaux hier? Personne n'a entendu? Ses murs sont réellement si silencieux? Personne?
Personne n'a peut entendre mes cris? Les pleurs de ma grand mère?

-Elle est morte ta grand mère. Désolé. Mon cœur se serre, qu'est-ce qu'il vient de dire? Il dit cela
pour que je parle?

-Tu...Tu bla...Blagues n'est-ce pas? Ma voix est faible, je ne peux toujours pas ouvrir mes yeux, il
soupire et raconte ce qui s'est passé hier après que je me suis évanouie.

Il raconte d'une voix brisante que ma grand-mère voulait appeler la police, il a prit peur et l'a
aussi frappé. Il le dit d'une voix brisante, mais calme. Il le dit d'une voix brisante, mais
moqueuse, il dit d'une voix que me fait culpabiliser de tout. Peut être si j'avais su me tenir dans
ma chambre sans avoir agir et le frapper...Rien de cela n'allait arriver! Ma pauvre mère! Ma
pauvre mère! Comment je peux? Comment je peux perdre ma seule famille? Qu'est-ce que je vais
devenir? Pourquoi je me suis mis dans cet putain de relation? Alors qu'elle m'a toujours répété
que quelque chose clochait? Comment je peux? Ma grand mère? Mamie? Je suis extrêmement
désolé. Désolé pour tout. Désolé de t'avoir faire souffrir. Désolé, désolé, désolé, désolé...

-Arrête de pleurer tes palpitations augmentent! Yuna! Arrête! Je me détruit à l'intérieur, je


commence à cracher de quelque chose qui je distingue comme sang, L'agitation se fait autour de
moi, des bruit de pas pressés entrent dans la chambre, mais j'arrête pas. Je ne mérite pas vivre.
Mes pleurs brûlent mes blessures, comme si on m'avait jeté une bouteille entier de vinaigre. Ca
pique, et elle n'est plus là pour nettoyer mes larmes. Je me déteste, de tout, de tout grand-mère.

Dans ma obscurité je tombe dans un sommeil douloureux, je ne sais plus si je suis morte ou
évanouie. Mais, j'espère que je n'ouvrerais plus mes yeux. Désolé grand-mère. Désolé...Et
surtout...Repose toi.

Désolé de t'avoir enlevé la paix.

Ha-Jun

"Tu es une merde!" C'est ce que Ji-won a dit, elle riait, comme si la situation était drôle. Elle m'a
regardé et m'a embrassé en signe de rémunération. Elle m'a léché, comme jamais elle a utilisé sa
bouche pour savourer mon sexe, elle l'a fait pendant que les deux corps inconscient étaient
allongés dans le salon. -"Je t'aime" elle a dit. Elle ne m'a pas critiqué, elle m'a aimé.

Cette nuit où je finis par découvrir que j'étais un meurtrier, cette nuit même que je l'ai appelé par
peur, elle m'a aimé, comme jamais.
__________________________________

Uissa¹: mot qui signifie médecin en coréen.

11

Ha-Jun

Yuna ne s'est pas réveillée après la crise qu'elle a eu, tout cela est à cause de moi. Et je vous jure
que je sais du péché que je viens de commettre. Et je demande pardon, mais cela ne me fera
jamais aller me dénoncer à la police. J'ai une carrière à protéger.

-Ha-Jun, on y va. Tu ne peux pas passer encore cette nuit ici, vient. Ji-won a resté à mes côtés
pendant cette attente, Yuna est endormie pendant plus de trois semaines. Elle se nourrit par des
tubes. C'est sa manière de se venger, tout pour me maudire.

-Comment je ferai si elle se rappelle de tout ? Je suis comme un minable. J'oublie souvent de
manger, je me suis mis à prier tous les jours pour qu'elle se réveille. Je ne veux pas qu'elle meurt,
je vais tous les jours dans la morgue voir le corps de sa grand-mère. La vieille dame se trouve
dans un état critique, de plus en plus en décomposition, l'odeur de son corps ne partira jamais
avec les parfums égyptiens que j'ai demandé de lui mettre. Je veux simplement attendre qu'elle
se réveille pour pouvoir dire ses derniers adieux à sa seule famille. Mais elle ne se réveille pas.

-Je serai obligé de l'enterrer sans sa petite fille à côté.

-Un moment ou autre tu dois faire quelque chose. Vient, il se fait tard.

-Ji-won, tu as supprimé toutes les preuves contre moi n'est-ce pas ?

-Bien sûr, ne t'inquiètes pas. Personne ne saura que tu l'as tué.

-Vient oppa, ma belle mère nous attend à la maison. Elle me prend par la main, et comme tous
les soirs nous partons ensemble de cette chambre.

Yuna

La chambre est sombre, je me sens tellement fatiguée que je n'arrive pas à me lever. Combien de
temps suis-je allongée ?

-Mamie? Mamie? Mamie? Je ne suis probablement pas dans mon état normal. Je me mets à crier
son nom dans cette obscurité interminable, j'essaie de retirer ses tubes mais les infirmières
arrivant à temps, elles essayent de me calmer... Raté. Ma voix clame pour sa mort, c'est injuste !
C'est tellement injuste!

-Votre tuteur est arrivé. Dit une des infirmières. J'ignore l'heure qu'il est, sûrement presque
l'aube. Il entre, je peux le voir. Mes yeux sont grands ouverts pour voir l'assassin de ma grand-
mère.

-Pourriez vous nous laisser seuls ? Demande-t-il à la infirmière.

-Co... Comment tu vas? Je le trouve bien hésitant pour quelqu'un qui n'a pas hésité à ôter la vie
d'une innocente.

-Tu as encore pleuré ? Tes yeux sont d'un rouge intense. Il essaie de caresser mon visage mais je
tourne celui-ci au côté opposé de lui.

-Tu as tout à fait le droit de me haïr, je vais te libérer. Tu pourras aller où tu veux, mais par pitié ne
me quitte pas. Je ne peux pas te perdre. Tu m'es précieuse.

-Sérieux?

-Je suis sérieux. Je sais que je t'ai montré que des mauvaises facettes de moi. Mais, l'homme que
tu as aimé est toujours présent dans ce corps.

-Tu n'as aucune honte, tu me trompes! Avec Ji-won! C'est elle ton amante et ta femme! Tu t'es
permis de l'emmener ici! Tu l'as même embrassé! Tu lui as dit que tu l'aimes et elle t'a rendu le
pareille.

-Tu...Tu étais réveillée ?

-Je me suis réveillé aujourd'hui, quand elle te donnait la force d'attendre que je m'eteint.

-Yuna écoute....Je vais rompre avec elle alors ne t'inquiètes pas, nous pourrons être encore
heureux. Je me tourne finalement dans sa direction, je regarde cet homme, et tout que je peux
sentir c'est la haine.

-Heureux? Tu es toujours si drôle! Tu veux que je reste à côté du meurtrier de ma seule famille ?
Ma voix est tellement haute qu'une infirmière finit par entrer dans la chambre. Il est là devant
sans rien faire, il fait des signes avec ses yeux et bouche pour que je m'arrête, cela est loin d'être
le cas.

-Tu l'as pas enterré j'espère ? Je le dis en coréen pour que cette infirmière comprenne que
quelque chose est au mauvais endroit dans cette chambre, et cette chose c'est lui.

-Enterrer? Quelqu'un de plus s'est blessé pendant votre accident de voiture? Demande-t-elle.

-Accident de voiture? Quelle accident madame? Tout cela a été... Avant que je finisse ma phrase
il appuie fort dans l'aiguille qui mène au sérum, ce qui m'emmène une douleur insupportable.

-Vous allez bien madame Kim ? L'infirmière s'approche afin de vérifier que tout va bien. Il profite
pour s'en aller, me laissant avec cette douleur qu'il vient d'ajouter.
*

La douleur d'une perte c'est la pire de toutes, se dire au revoir sans le vouloir c'est comme
s'arracher une partie de chair avec un couteau, je n'oserai jamais le faire mais... Si c'était pour la
rejoindre j'en serais capable.

J'aimerais le maudire à vie. Pour toutes les absurdités qu'il m'a fait croire, mais avant tout,
j'aimerais me maudire. Pour avoir cru et pour rester entre ses sombres ailes, ses ailes de douleur,
de mensonges, de morts.... Ces mêmes ailes qui piquent, je sens les piqures, pourtant je reste, je
vis sur ses ailes qui me blessent, je vis parce que je me crois en sécurité dans cet enfer, dans cet
enfer où je me croirais protégée, dans cet enfer qui je n'ose plus m'enfuir. Parce que oui, des fois
je sens les piques introduire si douloureusement dans ma chair qui j'aimerais fuir mais.... Il y a
toujours de "mais" avec moi.

Cet homme, est-il au moins humain? Comment quelqu'un peut être si méchant? A-t-il un cœur?
Est-ce qu'il m'a aimé comme je l'ai aimé? Est-ce qu'il a toujours été comme cela ?

-Madame vous devez rester allongée. Dit l'infirmière.

-Je pars.

-Vous ne... Elle s'arrête et me laisse partir.

Dans mon état, je sors de cet édifice. Je me laisse aller par le vent, passant à chaque morgue qui
je trouve au chemin, avec la pluie qui me baigne, avec l'orage qui désormais ne me fait plus peur.

-Tu es folle? Yuna? Ses vêtements étaient mouillés, son expression inquiet me laisse croire qu'il
me cherche à un moment... Ses mèches se mélangeant à sa face, ses larmes à la les gouttes qui
criant avec l'orage. Je suis triste, cet homme n'est pas celui qui j'attendais. Min-Jun, qui fais-tu
ici?

Min-Jun me prend dans ses bras qui je n'ai même pas le temps de le repousser, il caresse mes
mèches avec ses mains tremblantes, il pleure d'angoisse, tandis que je reste immobile face à ses
mouvements. Je ne comprends pas cette famille. Ils sont gentils puis méchants, est-ce que la
même chose pour lui? Je n'ose plus à croire à un être humain.

Calmé, il prend la parole:

-Qu'est-ce que tu fais ici? Et Ha-Jun ? Où est-il? Le bruit des gouttes tombantes est le seul bruit
qui parvient à ses oreilles. Je reste silencieuse et angoissée face à cet homme qui pleure.

-Vient, sortons d'ici.

-Où est ma grand-mère?

-Tu es trempée. Sortons d'abord d'ici.

-Où est-elle ? Où vous l'avez mise? Toi aussi? Toi aussi tu étais en courant de tout ce bordel non?
Toi aussi? Au final à quoi je vous sers ? Il m'aime pas alors pourquoi il veut que je reste? Je n'ai
plus rien ! C'est quoi votre problème à la fois? Mais...Comment peut-il...Comment est-ce possible
qu'il l'a tué? Pourquoi pas moi?
Min-Jun

À l'entendre sa voix brisante, je me sens mal. Je sais parfaitement ce qu'elle ressent, et je m’en
veux de n'avoir rien dit quand ils ont commencés tout ce bordel. J'essaie de la prendre dans mes
bras encore une fois, mais elle me repousse. Elle s'effondre à ses propres sanglots. Ses yeux
demandant de la pitié, de la compassion, ses yeux demandant de la justice. Et c'est ce que je vais
faire, je vais aider cette femme à fuir ces fous par l'argent!

-Vient, je sais où est-elle. Je sais parfaitement qui je vais être maudit par toute ma famille,
mais...Elle ne mérite rien de tout cela. Cette femme qui se cache dans l'ombre de son fiancé,
cette même femme qui gardait encore d'espoir, la voilà morte. La voilà sans aucun sentiment, la
voilà brisée par ces ordures.

Je ne peux pas la laisser dans cet enfer.

-Tu mens! Tu vas m'envoyer à ton frère! Vous êtes tous les deux inséparables!

-Inséparables? Je le déteste. Tout comme toi! Alors par pitié Yuna suis moi. Je m'approche d'elle,
et comme espéré elle s'éloigne. Elle a peur.

Yuna

Il essaie de me berner! J'en suis sûre.

Malgré tout, ses yeux disent le contraire. Ses yeux me disent qu'il veut réellement m'aider.

-Je ne vais pas te forcer, mais je ne peux pas te laisser dans cet pluie. Vient. J'envie de le suivre,
j'envie de le croire, n'est-il pas l'ombre de son frère? Tout comme moi? Il a donc des raisons de le
haïr. -Je vais te le prouver Yuna, je ne suis pas comme lui. Il s'approche encore plus de moi et ses
bras enrôlent ma taille, il incline son visage à la même hauteur qui le mien, nos souffles se
mêlent et notre baiser est bénie par le ciel. Je ne sais pas pourquoi, mais il m'embrasse. Le pire
c'est que je fais pareille.

Je m'élance à ce baiser, je m'élance à lui comme si c'était un pansement pour toutes mes
blessures, je l'embrasse pour vivre, je l'embrasse car le goût de ses lèvres me donnent
l'espérance de vie , je l'embrasse parce que je ne suis plus moi, je l'embrasse pour vider mes
larmes, mes larmes qui brûlent ce baiser. Je l'embrasse parce que...Ses lèvres me réchauffent
parmi toute cette tempête.

Min-Jun

Le goût de ses lèvres est différent de toutes les autres femmes auxquelles j'ai embrassé. Son
goût est attachent comme un bonbon sucré. Elle ne me repousse pas, elle m'embrasse encore
plus que je l'embrasse, nos langues se rencontrent et dansent au son de la pluie, ses cheveux se
mélangent à son visage, ses mains caressent mon dos, tandis qui les miennes passent autour de
son visage. J'aime la sensation qui nos lies, j'aimerais qui ce moment ne se termine jamais. Et
que nos bouches se collent ainsi pour toujours.

-J'a...J'accepte d'aller avec toi. Dit-elle arrêtant notre baiser au plein milieu.
-Bien, ma voiture est juste à côté. Je me sens léger mais sale. Si nous aurons étés plus jeunes, je
ne pense pas que l'a voir de cette manière serait si romantique.

Le trajet se fut un silence, elle rougit de son côté tandis que je fais le pareille. Timide? Est-ce que
de la timidité? Je ne me reconnais pas, c'est un impossible que je puisse être gêné par une
échange de lèvres si infantile. Malgré cela, je repense à chaque instant de cet échange, je repense
comment mes lèvres ont atterris aux siennes, je repense à nos souffles agités, je repense aux
acerbes gouttes d'eaux sur nos corps, je repense à son goût, un goût affligeant.

L'odeur de cet endroit est sûrement les plus insupportables de la terre, un bout de chair en
décomposition, et dire que quelques jours auparavant elle disait me vouloir comme beau-
fils...C'est horrible! Les coups sur sa face, les blessures qui le couteau l'a laissé, c'est lamentable!
Elle ne se contient plus, elle chasse toutes les larmes de son cœur, maintenant mort. Elle pleure,
et elle n'hésite pas à toucher la chair odieuse de la vieille dame, elle est là, en cris, elle hurle par
toute sa force, elle a sûrement peur de ce que va se passer après, elle a peur de vouloir vivre
alors qu'un être cher vient de s'endormir, elle a peur d'être heureuse après deux mois. Elle a peur
d'avancer.

-Yuna, tu ne peux pas la toucher. Ma voix ne parvient sûrement pas à ses oreilles, elle se tient
agenouillée, tête posée au corps de la défunte, elle se calme petit à petit. Ses yeux sont livides, il
ne reste que immobilité dans cette face, comme si elle venait de mourir.

-Yuna il faut que nous partons. Ses yeux se rencontrent les miens, elle ouvre la bouche et la
ferme aussitôt.

-Parle moi. Dis-je l'aidant à se lever.

-Achète des billets d'avion. Nous allons l'enterrer en France.

-Quoi?

-Tu voulais m'aider? Non? Alors fait cela. Sa requête est tellement inattendue que je ne sais pas
qu'est-ce qu'il arrivera si je le nie. Alors, j'achète les billets d'avion, un corps va voyager et
retourner à sa terre d'origine. Je veux que cette femme soit plus qu'une femme faible, je veux
qu'elle aie un peu de volonté, et qu'elle ne reste enfermée dans son deuil.

-C'est fait.

-Merci.

Quand nous laissons cet endroit de l'acre odeur de mort, elle préfère aller à un hôtel plutôt que
dormir dans cette maison qui devrait être rempli de joie, plus une fois il maltraite une femme, et
plus une fois quelqu'un perd sa vie.

Jusqu'à quand cette famille prétend continuer?


12

Min-Jun

Des fois je me demande ce que la vie me réserve.

Vais-je être toujours là deuxième option ? Ou bien je devais changer cela et me forcer comme un
personnage principal? Pensant à les hypothèses de ma vie, je me demande que si j'arrive à
sauver cette femme je me sentirais moins ordure, et peut-être qui sait ? Je pourrais abandonner
cette famille et les laisser pourrir dans leur saleté.

Néanmoins, cette femme avait toutes les chances à sa disponibilité pour s'enfuir, et cela avec la
veille dame en vie.

Mais, elle est restée.

-Min-Jun?

-Oui?

-Une fois en France, vous pouvez partir.

-Et si je vous disais que je ne veux pas ? Et puis, pourquoi tu me vouvoies maintenant ? Dis-je
avec un sourire un peu forcé à mon goût, mais je suis comme ça, ils m'ont appris à rire et à forcer
le rire même dans les moments les plus ignobles. Voilà comme j'ai grandi, et voilà pourquoi je
souris à la moindre chose.

-Ne sourit pas. Ça m'agace.

- Je vois que ma chère belle-sœur ne s'emporte plus pour son image irréprochable.

-Je ne suis plus ta belle-sœur, et promets moi que tu t'en iras une fois là bas.

-Est-ce vraiment ce que tu veux ?

-Oui, je ne veux pas de connexion avec ta famille. Elle dit d'un ton si triste, j'imagine que m'avoir
à ses côtés lui fait mal. Elle fixe sans cesse la fenêtre, de haut elle contemple douloureuse le pays
qu'elle rêvait de passer la vie. Les stéréotypes ne sont pas tous vrais, et pour cela une femme
vient de se retrouver à fuir son propre fiancé. C'est minable.

-Tu es écrivaine pas vrai ?

-Oui. Réponse brève et simple, je ne m'attendais pas à une si longue, mais elle est tellement
froide avec moi.

-Donc....Tu vas reprendre ton activité ?

-Je ne sais pas, sûrement. Je dois gagner ma vie.

-Tu as déjà publié des livres ?


-Ils sont tous en français.

-Si c'est pour les lire je peux apprendre le français, chère auteure.

-Min-Jun...

-Oui?

-Nous allons décider d'oublier ce qui s'est passé....Pas vrai ? Le baiser....Elle parle de notre
échange. Comment oublier ? Comment oublier la sensation de ses lèvres collées aux miennes ?
Comment oublier ses mains en train de caresser mon dos? Puis-je réellement oublier le paysage
affreux et les sentiments agités de ce baiser? Je ne pourrais jamais oublier le goût amer de ses
lèvres, ni de l'eau froide de la pluie tombante à mes épaules.

-Si c'est ce que tu préfères, je vais le faire comme tu le souhaites.

-Merci. Elle me remercie tellement soulagée, comme si notre acte était une erreur. Mais en quoi
est-ce une erreur ? Il l'a trompé aussi, elle ne peut pas faire de même ? Se venger un peu pour
son insolence? Elle pourrait dormir avec moi si c'est pour mettre cet homme hors lui. Elle le
pourrait ... Et je serais disponible pour ça, et pourtant...Elle fuit.

-Je te laisse t'endormir, le vol risque d'être long. Dit-elle retournant son regard à la fenêtre.

-Repose toi aussi, cela va te faire du bien.

-D'accord. Son sourire est brisé, je m'en veux de l'avoir laissé tant de temps avec lui. J'avais les
moyens de la tirer de ce monde d'arnaque, j'avais les moyens... Et voilà, encore une, encore un
cœur, encore une vie... Je m'en veux, je m'en veux de faire partie de cette arnaque, je m'en veux
tellement pour toi Yuna. Ton regard brisé me blesse au plus profond de moi, j'aimerais pouvoir
retourner au passé et te prévenir que cet homme ne t'as jamais aimé, que cet homme avait un
cœur tellement large qu'il n'avait plus de place pour toi, je voulais te prévenir, encore une fois, je
n'est pas pu.

Yuna

C'est à cause de moi.

Si j'ai fini par blesser les innocents, alors qu'ils me disent d'arrêter et trouver une autre
orientation de vie.

C'est à moi de régler mes problèmes, c'est à moi aussi de les supporter seule. Je ne reviens
toujours pas qu'elle va être enterrée, je ne reviens pas que je vais devoir avancer seule, j'ai si
peur de tout cela, si peur du monde, encore plus sans elle à mes côtés... Dans la bible c'est écrit
que tout ce qui nous arrive est déjà écrit, mais pourquoi avoir écrit une page si lamentable ?
Pourquoi l'écrire? Pour me rappeler à quel point ma vie est misérable ? Pour me rappeler à quel
point je suis la coupable? Pour me rappeler d'exercer les commandements? Je ne suis pas si
religieuse que cela mais...Ai-je vraiment besoin d'une telle vie? Je ne le pense pas.

Des fois je suis heureuse, des fois je ris aussi, mais... Le restant du temps...Le restant du temps
est si douloureux que je me demande comment je fais pour supporter tout cela? Comment va
être mon chemin? Est-ce qu'au moins un jour j'ai été heureuse? Sincèrement? Je ne crois pas.
Peut-être que le problème c'est moi, peut-être que ma naissance est un erreur, et peut-être que
ma maladie, maintenant inconnue pour toujours, est-ce une malédiction de cette erreur.

Peut-être que les fois où j'étais heureuse, je forçais simplement le sourire. En attendant d'être
heureuse naturellement. Au fond de moi je savais que ce n'était pas sincère.

L'avion est sombre, mais le spectacle de lumière en bas est sublime. La terre devrait être
considérée comme le planète des lumières, c'est beau de haut. C'est beau quand tu ne penses
pas à quel point cette lumière cache des horreurs, c'est tellement beau imaginer la terre comme
une maison, mais est-ce le cas pour tout le monde ? Sommes -nous réellement destinés à vivre
dans ce monde?

Et la vie ailleurs alors? Comment est-elle?

Heureuse? Triste? Inexistante?

Un jour elle m'a dit "La vie après la mort c'est une facette de nous-mêmes, soit nous sommes
abjects et continuons l'être, soit nous sommes purs et continuons de l'être. Alors, soit toi-même,
la vie est déjà écrite"

Je repense encore, suis-je abjecte ou pure? Si nous sommes au milieu des deux, quel est notre
destin après la mort? Serons- nous destinés à être exclus de la société? Serons- nous sans une
place fixe sans le bonheur jusqu'à la fin?

-Les étoiles reflétant chaque âme perdue dans le monde. Elle prend mes mains et les serre
contre contre les siennes. -Si je me perds, contemple l'étoile la plus brillante, ce sera mon âme
qui te salue de là haut.

-Et si il n'y a pas d'étoiles? Comme aujourd'hui?

-Alors, je serai en repos, pour l'éternité.

Et puis... Le jour de mon réveil il n'y avait plus d'étoiles au ciel, alors, peut-être qu'elle s'est
finalement reposée, sans me saluer une seule fois.

-Yuna? Tu ne dors toujours pas? Sa voix parvient à mes oreilles, quelle heure est-il? Cet espace
ténébreux m'empêche de le voir, la clarté de la lune n'est en aucun cas suffisante pour mieux le
voir. Néanmoins, je peux sentir ses mains qui posent délicatement au-dessus des miennes, ses
carasses nagent de mes mains à mes bras, de mes bras à mon cou, de mon cou à mes lèvres. Il
les caresse tandis que son souffle semble être de plus en plus près de ma face. Encore une fois,
j'ai la sensation affable de ses lèvres, la sensation d'être en contact avec sa bouche. Une
sensation joyeuse et réconfortante. Au moins, la bouche de Ha-Jun n'est la seule à m'avoir
touchée.

Min-Jun la nettoie avec délicatesse.

-Ne t'arrête plus.


-Si c'est ce que tu veux. Il m'embrasse plus fort, plus passionnant... Ses lèvres me coupent le
souffle, mais cela ne me fait pas l'arrêter. Je veux cet homme, je le veux pour me venger. Je le
veux pour montrer à mon fiancé que moi aussi je peux le faire...Est-ce réellement le correct? Me
venger tout en l'imitant? J'aimerais n'est pas y penser, j'aimerais juste prendre plaisir du
moment.

Toute cette situation m’ obscène, nous, dans un avion, les lumières éteintes,les personnes
endormies, nos souffles agités, nos mains que s'élancent, nos bouches qui se connectent. Cette
situation est différente, je ne l'embrasse pas pour me vider des larmes, je l'embrasse parce que
j'ai envie. -C'est...C'est étrange. Dis-je en arrêtant le baiser.

-Qu'est-ce qu'est étrange? Il lève sa tête et nos regards se croisent, son regard a quelque chose
d'artificiel.

-Cette situation...

-Yuna, profite du moment. Dit-il affleurant mes doigts.

-Je...Je me sens sale.

-Alors laisse- moi te laver.

-Tu es un libertin. Sais-tu au moins ce qui se passe?...Entre nous?

-Je ne sais pas. Je te veux, et toi aussi. Ses mains serrant davantage les miennes, il s'approche
de mon oreille et dit:

-Je ne veux que toi.

-Non, cela ne peut pas être comme ça. J'entends le craque de la ceinture. -Es tu fou? Remets ta
ceinture! Il se lève et se met en genoux devant moi, la lueur de la lune illumine son visage, son
beau visage toujours souriant. Il m'embrasse mes mains et caresse mes hanches. -C'est
dangereux!

-C'est dangereux si tu me repousses, alors ne le fais pas. D'un mouvement il écarte mes jambes,
entre celles-ci sa tête se positionne, quelle idée de voyager en robe? Cela lui facilite la vie. Il me
goûte comme on goûte une glace en été, à chaque tour, un effondrement. Une glace son fin, une
glace devant un soleil ardent, une glace qui se fond à l'intérieur de moi, et si quelqu'un se
réveille? Comment allons-nous faire? C'est tellement honteux d'y penser à cette possibilité, mais
pas pour autant que je l'arrête.

Ses lèvres serrant de plus en plus fort ma bouche, mais j'aimerais tellement me laisser aller par
le moment. Ce moment diffère, cet acte sensuel passionnant, diffère à ceux que je me suis
habitué, violent et agressif. Comment je peux penser à lui? Même dans ces moments? Mon cœur
se serre à la simple pensée que tout ce que nous avons construit j'étais la seule à aimer, la seule
à prendre du vrai plaisir, la seule à être en couple, la seule. Parce qu'en réalité j'étais en couple
avec moi-même.

-Min-Jun...

-Oui? Dit-il s'arrêtant.


-Arrête. Retourne à ta place, ce n'est pas correct. C'est dangereux.

-Tu ne prends pas plaisir?

-Oui...Mais...

-Mais quoi? Il se lève brusquement, plaque sa main contre le mur du mon siège. -Ne penses plus
à lui. Encore et encore et encore, je laisse cet homme m'embrasser. Son baiser et suivie de mes
cris, ses va-et-vient de sa main me réchauffent toute entière, nos langues s'élancent sans fin, ses
caresses me protègent avant que le moment le moins attendu arrive. Son intimité embrasse
fougueusement la mienne. Ses va-et-vient deviennent de plus en plus rapides, notre échange est
ardent, mais amoureux. Cet échange de langues un peu saccadé me met hors de moi.

Les lumières s'allument!

Ha-Jun

Je sais qu'elle a pris l'avion avec mon grand frère, il est pas fou, il me l'a dit.

Je sais où elle est , mais je pense que peut-être c'est mieux qu'elle soit si loin de moi. Je repense
aux absurdités que je fais cette femme passer...Elle mérite du repos. Néanmoins, une partie de
moi me hurle sans cesse de prendre un avion pour aller chercher cette chose que j'aime tant,
mais est-ce que je l'aime vraiment? En y repensant, je lui ai déjà dit "je t'aime"? Sincèrement?
Jamais, sinon je le saurai. Pourtant elle reste toujours à mes côtés. Elle a toujours su au fond
d'elle que je ne l'ai jamais aimé, je la déteste pour ça, elle le savait! Alors pourquoi elle n'a pas
fuie plus tôt ? Pourquoi elle y reste à chaque fois? Pourquoi elle disait qu'elle m'aimait ? Pour
s'enfuir après avec mon frère? Nous parlons de Min-Jun! S'il ne l'a pas encore embrassé je peux
le croire malade. Yuna reste belle...Elle est belle, son sourire aussi, ses gestes délicats, son
silence infini, ses yeux fins, ses petites mains, sa peau livide, sa face triste, cela la rendait belle.
Je pense que je n'ai jamais remarqué la femme que j'avais devant moi.

J'étais aveugle pour cette femme, cette même qui est entre mes bras, endormie.

Bizarrement, elle n'a pas le même goût que Yuna, elle n'est pas folle dingue de moi comme Yuna
l'était, elle ne m'attend pas pour dormir, elle ne m'embrasse pas maladroitement comme Yuna le
faisait. Je m'en veux, soudainement, je m'en veux. Je voulais m'excuser, mais je ne peux pas,
sinon mon égo en prend. Je me sens si mal pour elle, maintenant que je pense, Yuna ne m'a
jamais dit réellement ce qu'elle y pensait, et quand elle a essayé...Je l'ai coupé.

Voilà un assassin, ce n'est pas la première fois, mais avec Yuna cela me déchire. J'ai tué la seule
personne qu'elle a confiée. Parce que oui, je ne fais plus partie des personnes qu'elle fait
confiance.

Je suis un idiot, pour n'avoir pas compris le poids d'être dans la vie de quelqu'un d'autre. Je sens
que je l'aime, je sens que ma manière de me prendre m'a permis de l'aimer, malgré toutes mes
défauts, je pense que, je l'ai vraiment aimé. Ou pire...Je l'aime toujours. Alors si cela est vrai,
qu'est-ce que je sens pour cette femme dans mon lit? Qu'est-ce que j'ai senti durant toute ces
années pour Ji-Won?

-Je ne peux pas vivre comme cela.


Ji-Won? Yuna? Pourquoi je n'avais jamais pensé qu'elles étaient souvent liées à mon cœur? Deux
femmes, deux femmes qui s'opposent entre elles, une avec qui j'ai me senti aimé et l'autre avec
qui mes nuits étaient partagées... Une qui m'a aimé...Une que j'ai aimé.

13

Ha-Jun

Le désastre auquel je me suis mis est affreux.

C'est comme si j'étais un pitre incapable de duper les personnes avec des simples blagues.

-Ne t'inquiètes pas, tu as bien fait de me prévenir. Dit-elle toute souriante.

Pour faire clair, je suis à l'aéroport de Paris, et nous attendons leur venue. Je voulais pourtant la
laisser partir mais...Ils nous ont déjà tachés ensemble à la mort.

Je ne pourrai jamais la libérer.

-C'est bien plus pratique d' avoir un jet privé.

-Oui, tout à fait madame Park.

-Mes condoléances pour votre mère madame Kim...Ou bien je devrais vous appeler maintenant
madame Seok?

-Oui, je suis maintenant Seok, et bientôt votre fils aussi. N'est-ce pas?

-Oui, naturellement.

Comment elle va réagir ? Elle va devoir souffrir encore plus entre mes bras, elle va devoir
supporter cette dame qu'elle hait de tout son cœur. Elle va me haïr pour le restant de sa vie. Je
me demande à quoi cela va ressembler ?Un mariage douloureux et saignant pour les deux côtés,
un mariage où le mari est un meurtrier. Elle ne pourra pas le supporter.

-Maman? Min-Jun a entre ses mains ses valises et celles de la femme à ses côtés. Que pour
surprise regarde l'homme à ses côtés avec méfiance. Mais elle n'a pas besoin de cela, il a été
fidèle jusqu'au bout.

-Yuna je ne savais pas de leur venue...

-Pourquoi vous me pourchassé ? Je suis maintenant dans mon pays! Laissez-moi tranquille, je
n'ai plus rien avec cet homme.

Cet homme ? Cela devrait être normal de l'entendre à me mépriser, étrangement cela me blesse.

-Tu pouvais au moins saluer ton fiancé avant non? Je m'approche d'elle, automatiquement mes
mains glissent sur son visage. Mes doigts serrant sa mâchoire contractée, mais je n'ai pas eu tant
de temps pour foncer mes lèvres sur les siennes. Elle m'éloigne brusquement.
-Ne me touche pas!

-Yuna? Comment tu vas?

-Qui est-tu? Madame Kim, Louis ou bien Seok, est dure dans ses mots. Néanmoins, je peux voir
une mère qui regrette l'abandon de sa fille, je peux constater la douleur dans ses yeux, cette
douleur me reflète, parce que je me sens mal pour tout.

-Je suis ta mère. Elle la regarde et l'examine , avant de craquer pour complet.

-Mère? Quelle mère ? Je n'ai pas de mère ! Elle est morte dès que j'ai commencé à inhaler l'air de
ce monde. Tu dis être ma mère ? Quelle mère ? Celle qui a abandonné sa famille pour un
homme ? Quelle mère ? Dis-moi franchement quelle mère ? Je n'ai pas de mère ! Et je n'ai pas de
famille non plus. Ma...Ma seule famille...Ma seule famille... Sa voix tremblante est un danger pour
moi. J'aimerais l'avoir prise dans mes bras. Avant même que je fasse le geste Min-Jun la serre
dans ses bras d'une façon qui je serais incapable.

-Jeune homme ? Tu ne vois pas ta femme dans les bras de quelqu'un d'autre ?

-Elle est en deuil madame Seok. Furieuse elle sépare Yuna des bras de Min-Jun. - Tu ne connais
que la version à elle! Elle n'a jamais été une mère pour moi! S'ecrie-t-elle.

-Je suis sincèrement heureuse de savoir que pour toi, au moins elle a été une famille. Je ne
pourrais jamais être une bonne mère pour ton si je n'avais jamais appris à être une! C'était une
alcoolique! Elle me frappait jusqu'à ce que ma peau se transforme en une boule de sang
extrêmement rouge, elle a marqué mon corps de cette manière ! Et tu sais pourquoi ? Parce que
papa...Ton grand-père est mort essayant de me sauver! Parce que la culpabilité revenait à moi.
Alors que c'est elle qui m'avait abandonné dans cette maison brûlante toute seule ! Je suis
désolée Yuna, je n'ai pas pu être ta mère... Je n'ai pas pu être là pour toi mais... J'avais tellement
hâte de m'enfuir de cet enfer que je finis par te laisser avec elle. Ses yeux brûlant de larmes, le
spectacle est lamentable. Les gens autour s'arrêtent pour voir cette scène malheureuse d'une
mère qui regrette. Quant à Yuna, elle est calme, elle la regarde comme si regardait une fleur
faner, elle est triste. Au fond d'elle, elle l'est. Néanmoins, la rage l'assume pour complet, elle ne
peut pas se mettre à pleurer et changer de champ si facile que cela, elle ne peut pas.

-Du coup tu savais comme elle était, et tu m'as quand même abandonné avec elle.

-Yuna...J'ai simplement...

-Je ne te connais pas. Imagine que tu ne m'as jamais donné naissance et suis ta vie.

-Est-ce que nous sommes si différents que ça ? Elle s'approcha de sa fille et essuie ses larmes à
l'aide d'une des mains de la femme devant elle.

- En quoi es -tu différente de moi? Te voilà, avec un homme de la même race que ton père, toi
aussi tu as essayé de l'a fuir.

-Quoi? Jamais je ne ferai cela!

-Yuna, quand j'ai connu ton père j'ai connu l'espoir. L'espoir auquel je mendiais toute ma vie,
l'espoir de pouvoir être aimé. J'en avais tellement de blessures...Si..Si tu le savais...
-Ni toi, ni lui. Aucun des deux n'a fait son rôle de parent. J'étais jugé pour être élevé par ma
grand-mère. Ils se sont moqués de moi, ils m'ont dit que je n'avais pas ma place ici, tu sais
pourquoi ?

-Parce que j'ai ses traits occidentaux qu'il m'a donnés! Je n'ai pas ma place en Corée non plus.
Ces gens là -bas ont été extrêmement ignobles avec moi. Elle le dit me regardant droit dans les
yeux, là je suis certain que je suis le loup de son histoire.

Elle me hait de tout son être.

-Alors dis-moi "maman" en quoi ta fuite m'a aidée ?

-Yuna nous pourrons recommencer une belle vie là bas! Elle prend soucieusement ses mains,
mais elle les arrache de ce contact.

-Je veux être seule. Loin de chacun d'entre vous.

-Il y a un problème mes dames? Deux policiers arrivant à notre niveau.

-Non messieurs. Il n'en a pas. Dit-elle avant de prendre sa valise de la main de mon frère.

-J'y vais.

-Tu ne vas pas!

-Je ne suis plus avec toi.

-Tu ne vas nulle part sans moi Kim Louis Yuna. Je ne pourrai pas la laisser encore une fois filer si
facilement à mes doigts. Cette femme m'a toujours appartenu, nous avons toujours vécus
ensemble. Alors pourquoi nous devons nous éloigner pour ce genre de choses ?

-Ha-Jun, je ne suis plus avec toi.

-Tu l'es. Et tu le seras pour longtemps. Je prends sa valise et la serre fortement par taille.

-Lâche moi!

-Ne crie pas. Comme toujours, il me suffit d'être autoritaire pour qu'elle m'écoute. Elle a toujours
été dépendante de moi, c'est ce qui me dégoûte, je sais comment l'arrêter.

-Lâche moi tu me fais mal! Elle essaie à tout prix de me décoller d'elle. Sa force invisible ne l'aide
pas du tout, ils nous regardent en silence. La femme qui dit être sa mère ne voit même pas la
souffrance de sa fille. Quelle mère!

-Tu me fais mal...

-Arrête de bouger! Dis-je haussant la voix, qui parvient à ses oreilles en forme d'ordre.

-Ne vous inquiétez pas. Yuna viendra avec nous. Mais avant elle doit faire son deuil, et cela toute
seule.

-Euh... C'était quand même ma mère...Je ne peux pas la laisser seule pendant ce moment.
-Bien. Maman et Min-Jun seront à l'hôtel. Cela vous va?

-Je vais rester avec Yuna. Rejoins mon frère la discussion.

-Hors de question!

-Tu ne me donnes pas d'ordre. J'essaie de me détacher de Yuna, mais maintenant elle prend le
bord de ma chemise extrêmement fort et chuchote:

-Ne fais pas une bagarre ici. Sa voix douce m'a manqué, cette voix a comme bout me calme les
nerfs. J'en avais envie de l'entendre.

Yuna

C'est trop! C'est beaucoup trop!

J'en ai marre de lui! J'en ai marre qu'il fasse toujours partie de mon cœur.

J'aimerais me libérer de cet homme.

-Laissez -moi dans mon deuil. Toute seule. Dis-je regardant cette femme qui dit être ma mère.

-Yuna je vais venir. Elle était aussi ma famille.

Peut-être qu'à cet instant je devais sentir de la peine pour elle, mais est-ce que réel ? Ma chère
grand-mère aurait réellement la traiter ainsi? La frapper? Elle n'a jamais frapper ne serait ce une
mouche! C'était une dame aimée pour tous, elle adorait être utile pour les gens et
principalement aider ceux qui ont besoin de son aide. De toute mon existence je n'ai jamais vu
quelqu'un l'insulter pour son comportement, parce que tout simplement elle a toujours été
irréprochable.

De même, comment pourrais-je croire à cette mère qui m'a abandonné ?

-D'accord, fais comme tu veux.

Qu'importe le mal qui mamie l'aurait laissé, elle n'a aucune excuse de m'avoir abandonné. Une
mère? Une fille? En quoi cela va me servir maintenant? Et plus, comment la famille Park
connaissait ma mère bien avant moi? Est-ce qu'elle a un lien avec eux? Ou pire, avec ma relation
avec lui?

-J'y vais. Ne me suivais pas. Je me détache de cet aimant vivant, c'est comme si mon corps tout
entier était fait de fer qui se colle spécialement pour cet aimant. Je commence à le détester,
autant que je l'aime.

-Laisse moi venir avec toi, nous avons des choses à se dire. N'est-ce pas? Dit-il me regardant droit
dans les yeux, ce croisement de regard est devenu une torture pour moi. J'ai encore les marques
de la douleur extrême de ce jour, j'ai des cicatrices cachées avec du maquillage. J'ai ces
cicatrices qui me rappellent sans cesse qui l'homme que j'ai aimé durant toute ma vie était
simplement un personnage.

-Ne viens pas.


-Il faut qu'on parle. Loin d'eux, que tout les deux. Peut-être qu'il a raison, il faut que nous ayons
une discussion sérieuse, sur tout. Il faudra peut-être définir cette relation,

est-ce que cela reste une relation au moins?

-D'accord, viens. Je me sens minable. Je permets encore une fois cet homme envahi ma vie
privée, pas celle de Séoul, mais celle de France. Où je suis simplement une femme invisible.

Une femme qui pleure en silence, que passe son temps à écrire. Que se laisse faire de peur d'être
seule. Cette femme misérable que je la déteste tant, cette femme moitié morte, une femme qui
n'a pas de nouvelles, qui ne change jamais, qui malgré ses efforts elle arrive à se faire détester.
Une femme ainsi, qui a peur de tout, qui ne fonce jamais, qui n'a aucune notion de plaisir, pas
sexuellement... Je parle du plaisir de vivre. Ce genre de plaisir que nous entendons les dames
dans les cafés dit "On est bien ici", quand vais-je dire ça aussi? Quand vais-je sourire pour des
choses si futiles? Comme le simple fait de boire un café. Quand vais-je? Quand?

-Yuna? Ça va? Demande-t-il d'un air inquiet. Mais je ne le crois plus.

-Ca va, prenons un taxi.

-Donne moi tes valises.

-Non, ne les touche pas! Je peux les emmener moi-même.

Une fois dans le taxi, nous faisons le trajet de Paris.

Le paysage passant est chaud et flou. Le temps passe. Nous sommes en été.

Le printemps d'amour que j'ai croyais vivre s'est transformé en un hiver glacé.

-C'est beau ici. Dit-il regardant constamment la fenêtre.

-Oui, c'est beau. Il se tourne et mes iris rencontrant les siennes, il grimace. Cela dessine un
sourire mielleux sur son visage. Peut-être que je pourrai le détester et l'aimer? Une façon étrange
de dire que je suis amoureuse. Je lève mes mains afin de poser à sa face, je la caresse, je la
caresse de mains tremblantes, j'ai peur de mon amoureux. Si peur que je tremble.

-Ne pleure pas, je ne saurai pas comment te consoler. Dit-il embrassant mes mains, il les serre
contre son cœur battant et dit d'une voix brisante:

-Je suis désolé. Une longue goutte tombe de son œil droit, ses cils se mouillent à chaque goutte
qui suit après la première, je ne fais rien, je reste immobile regardant le meurtrier pleureux,
qu'est-ce que je devais faire? Je devais le prendre dans mes bras et dire que tout va bien? Alors
que je sais que notre vie se meurtri chaque seconde ? Qu'est-ce que je pourrais au moins faire? À
part le détester pour apaiser ma culpabilité ?

-Je suis un lâche, je le sais. Mais pardonne- moi sil te plait. J'ai remarqué que je ne pouvais plus
vivre sans toi. Quand elle était à mes côtés, je n'ai pas senti la chaleur débordante de ton corps,
je n'ai pas pu embrasser tes lèvres fines, je n'ai pas pu t'élancer, elle n'a jamais été comme toi. Et
elle ne le sera pas. Tu es unique, je veux bien faire cette fois, en aimant que toi.
-Que des futilités. Je ne peux pas retourner dans ta cave, je ne suis pas un enfant.

-Je sais que tu me détestes maintenant. Mais, est-ce que nous avons réellement besoin de tout
annuler?

-Tu te prends pour qui? Après toute la merde qui t'as fait...Tu te crois en mesure de dire une
chose pareille? Ha-Jun, tu m'as tuée. Tu as tué ta fiancée dès le moment où tu as posé tes mains
en moi...De façon si...Si blessante. Je n'ai pas pu éviter la cascade. Je pleure encore une fois
devant lui, comme une malheureuse qui a nécessite de l'amour constamment.

-Je te hais Park Ha-Jun, je te hais!

14

Yuna

-Tu peux dire ça, toutefois, tu ne peux pas dire que tu ne m'aimes pas.

-Je te hais, c'est tout.

-Alors tu regrettes? Demande t-il d'un ton ferme.

-Regretter quoi?

-Nous.

Cela est vrai, je devais regretter toute cette adrénaline et ces sentiments malfaiteurs
pourtant...Je ne regrette pas une seule fois de l'avoir connu, ni de nous deux. Bien que cette
histoire soit toute fausse, je ne pourrais pas dire que je regrette. Ce n'est pas regrettable, la façon
à laquelle les choses ont tournés. Je ne peux pas regretter.

-Je regrette de t'avoir connu. Je mens, je ne regrette pas. C'est lui le premier à me prêter la main,
c'est lui le premier à faire qu'on que je me sente aimée. Je ne peux pas le regretter! Cela est
même fou. De regretter d'avoir connu l'homme qui m'a ouvert les yeux.

-Je suis désolé.

-Qu'importe tes excuses. Elle ne retournera pas en vie, et je ne pourrai pas t'aimer comme avant.

-Alors qu'est-ce que nous sommes?

-Des simples connaissances, ou meilleur...Des inconnus.

-Et si je me faisais prendre? Et si ce jour-là un voisin aurait appelé la police? Tu te sentiras bien à
me voir dans une cellule?

-Si après ça, elle serait en vie...Je me sentirais à merveille.


-Vous êtes arrivés à votre destination. Dit le conducteur.

-Merci.

-Tu vas entrer?

-Si tu me permets. Dit-il regardant autour de cette maison. Une maison peignée du blanc le plus
propre qu'existe sur terre, un étage et un jardin spacieux, à l'entrée les roses mortes sont
dispersées, le vert des plantes s'est transformés en un marron sale, une odeur de mort rôde sur
cette maison. Nous passons le jardins et finalement nous arrivons à la porte d'entrée. Je tire mes
clés, et d'un grand soupire j'ouvre la porte. L'odeur de moisi baigne toutes les pièces, l'obscurité
s'éteint au simple clique de lumière. La maison est vide, mais le pire c'est que je ne m'attendais à
retourner si tôt à mon palais. L'endroit où je pourrais être moi, un endroit spacieux où j'ai passé
mes journées à courir d'un coin à l'autre.

Debout, face à cet endroit, je peux voir ma grand mère dans la cuisine, tandis que je reste assise
sur mon ordinateur en train de corriger mes brouillons. Des brouillons qui resteront à jamais des
simples idées. Elle toute souriante et moi toute concentrée. En réalité nous étions heureuses,
juste à deux.

-Tu vas bien? Sa voix rauque parvient à mes oreilles, je n'avais pas remarqué que mes larmes se
sont déjà lâchées. C'est comme un typique dilemme. Est-ce que je devais au moins le laisser me
consoler ? Quand il le fait c'est tellement réconfortant, qui j'oublie que c'est lui la cause de toute
cette douleur. Devais -je oublier le mal que cet homme m'a fait? Le mal qu'il a fait avec mamie ?

-Yuna? Tu m'entends? Mes larmes brouillant ma vision.

Je ferme les yeux, mon corps reçoit une électrocution tellement forte qui mes os deviennent
insensibles. Mais son touche laisse la sensation qui je suis encore réveillée. -Yuna? Yuna tu
m'entends? Sa voix parvient en forme d'éco dans ma tête, mon corps se met à fluctuer, ses pas
sont vites et je sens ses bras autour de mon corps. Quelle est donc cette sensation? Je sens mon
corps se poser dans quelque chose de douce, peut être le sofa. Ses mains sont gelées, et l'eau
qu'entre en contact à ma peau l'est encore plus. En quelque sorte une sensation ancienne...

Ha-Jun

Si quelque chose l'arrive je ne pourrais pas me pardonner!

Je veux qu'elle aie la vie qu'elle à tant rêvé... Même si cette vie est déjà détruite.

-Yuna réveille toi! Entre mes mains un grand seau rempli d'eau, je ne voulais pas qu'elle
s'évanouisse, je ne serai pas quoi faire. Je mouille ma mains et la caresse le front, je n'ai pas
trouvé une serviette, et toutes les pièces sont fermés à clés. Une façon étrange de laisser la
maison.

Au bout d'un moment ses iris parcourent la pièce dont laquelle nous sommes, sa respiration
saccadée se calme petit à petit. -Tu m'as fait peur! Je ne peux pas éviter d'être joyeux au
moment que nos regards se croisent, je la serre fort dans mes bras. J'ai aucune envie de la
laisser.
-Eloigne toi, je suis bien. Mes mains autour de sa taille rétrécissent... Comment j'ai été capable
de faire cette femme maigrir plus qu'elle l'est déjà ? Ses yeux à moitié réveillés ...Mon regard qui
se pose à sa bouche, et ces lèvres qui m'ensorcellent ... -Ne fais pas ça Ha-Jun, je ne veux pas.
Dit-elle évitant mon regard. Mais cela ne peut pas arrêter mon envie de toucher à ce corps de la
même façon qui l'autre fois, la posséder pour complet excite encore plus mon être. -Yuna tu ne
peux pas mentir, je sais que toi aussi tu me veux. J'embrasse chaque coin dénudé de son corps,
jusqu'à arriver à sa bouche, ce goût de désespoir m'a manqué. Elle tremble, et cela me donne
l'envie daller plus loin. Je veux qu'elle aussi sente mon désespoir.

-Ha-Jun...Je ne veux pas.

-Tu sens mes battements? Dis-je serrant sa main contre mon torse. -Ses battements sont
spécialement pour toi. Nos lèvres entrent à un contact belliqueux.

-Ha-Jun arrête toi.... Ma langue rôde pour tout son visage, puis elle élance la sienne dans une
rencontre collante, la pensée qui nous sommes seuls dans cette maison me surexcite encore
plus. Cependant, avant qui je fasse plus, elle m'arrête. M'éloigne par un coup de pieds dans mon
entre jambe. La douleur insupportable m'arrête.

-Ça va pas? Demande- je énervé par la douleur.

-Je t'ai dis d'arrêter! Et dans ma maison tu dois m'écouter! Dit-elle en bout de souffle.

-Tes baisers me coupent le souffle. Tu veux aussi me tuer?

-Yuna...Ce n'est pas ça, c'est juste que je voulais réellement t'embrasser. La douleur s'apaise petit
à petit, je me lève et m'approche d'elle.

-Ne me touche pas!

-Je n'allais pas le faire.

-Dis-moi...Comment tu veux avoir une discussion sérieuse ? Tu ne me laisses jamais parler. Et


maintenant que je ne suis plus si aveugle par amour, je pense que ça a toujours été comme ça.
Même ta personnalité. Elle aussi, elle a toujours été comme ça.

-Comment ça?

-Tu es mauvais Ha-Jun.

"Je ne suis pas mauvais, je suis diffèrent." c'est ce qui je me répète à chaque fois. Mais il y a eu une
fois, qui répéter cette phrase ne m'a pas suffit. Et bien, cette fois je finis par hospitaliser ce garçon
qui m'harcelait au lycée, je voulais qu'il meurt dans mes mains, je voulais que le sang de son
ADN soit enregistré dans les veines de mes poignés, et ce fût le cas.

"Arrêté -le! Il va le tuer" Les gens autour s'agitent autour de nous, ils voyant enfin qui même
l'imbécile de tous peut aussi se défendre. Ils étaient là, personne a osé séparer cette bataille à
laquelle j'étais le gagnant d'avance, et dans tout cela, dans ma tête la même phrase "Je ne suis
pas mauvais, je suis diffèrent" passait en bouche.
Le soleil qui m'a brûlé la chair, les gouttes de sueur dans tout mon corps, la sang ardant qui
pénétrait mes narines a fini par me laisser tomber aussi. Cette odeur forte du sang m'a
déstabilisé, et je finis par m'en aller aussi. Se réveillant dans le lit à côté de ce même cadavre. Ce
jour-là je me suis senti fort, tellement fort que je pouvais recommencer à tout moment. Le
problème, c'est qu'une fois que ses souvenirs retournant à mon être je deviens faible. Mon
premier meurtre n'a jamais été intensionnel. Et au lieu de m'aider, mes parents ont décidés faire
d'argent avec ma faiblesse.

-Ha-Jun? Tu m'écoutes?

-Je ne suis pas mauvais, je suis différent.

-Quoi?

-Je ne suis pas mauvais, je suis différent!

-Ha-Jun ?Tu trembles! Qu'est ce qu'il y a ?

-Je ne suis pas mauvais, Je suis différent.

Yuna

Son corps se met à trembler à chaque répétition de la même phrase "je ne suis pas mauvais, je
suis différent". Cela ne devrait pas m'importer, mais, est-ce que j'aurai touché à un point faible de
cet homme ?

-"Tu es mauvais. Cela est vrai. Accepte -le. " Je pense que c'est ce que j'aimerais lui dire
néanmoins mon cœur se serre, je ne peux pas m'empêcher d'avoir pitié de l'homme qui se
trouve devant moi. Pourquoi il ne se calme pas. Comment je vais faire pour le calmer? Mon câlin
ne fonctionne plus, et j'ai bien l'impression que ni lui ni moi sommes en mesure d'aider l'un à
l'autre. Voilà pourquoi j'ai voulu être seule.

Il m'empêche de faire mon deuil ! J'ai dois m'occuper de lui.

-Tu m'énerves ! S'écrie -je.

-Je ne suis pas mauvais, je suis différent.

-D'accord. Regarde moi. Je pose ma main contre son torse , c'est étrange, ses battements sont
calmes malgré les tremblements de son corps.

-Respire. Suis ma respiration. Je pense que faire l'exercice de respiration est la seule chose qui je
peux faire, et cela l'aide, il me suit mes mouvements d'inspiration et expiration. -Comment tu te
sens? Tu m'entends ? Avant que j'aie le tact de prévoir quelque chose il m'embrasse, il
m'embrasse déferrement. Il est plus doux dans ses gestes et me paraît plus calme. Son souffle
mélangé au mien ne m'empêche pas de respirer, au contraire, cela me permet de inhaler l'air
frais qu'on se partage.

C'est difficile à dire, cependant cela me plaît, très même, qui je me laisse aller par ses
mouvements.
-Je t'aime Yuna, je ne l'ai jamais dit mais...Je t'aime sincèrement. Je déteste le fait qui tu puisses
faire d'autres choses avec d'autres hommes, principalement Min-Jun. Je ne veux pas que tu te
reposes à lui à chaque fois que nous avons une dispute, je ne veux même pas imaginer que dans
ce vol vous étiez à côté l'un à l'autre. Je ne veux pas te perdre! J'en suis conscient de l'ordure que
je suis, mais, si c'est pour salir encore une fois juste pour t'avoir avec moi, je le ferai. Il s'arrête et
me serre contre son torse mouillé de sueur, me serrant tellement fort que ses tremblements
disparaissent. -Elle me haïssait. Ce jour-là, avant que tout se bascules. Elle m'a dit que vous allez
partir et que t'allais m'abandonner....Je ne ressentais rien pour toi à cette époque, néanmoins
une rage intérieur me brulait et qu'on s'est disputé...Je...Je n'ai pas pu la laisser sans aucun
coup.

Ses mots m'hâtant, comment peux t-il dire des choses pareilles? Quand j'ai pensé que c'était
fini, il reprend la parole:

-Tu dois me détester. Non, plutôt tu ne dois pas me détester. Parce que si tu le fais je ne saurai
plus où mettre la tête. Il me détache de ses bras et me fixe d'un court moment. Ses pupilles sont
mouillées par les gouttes qui n'arrêtent pas de tomber. Ses yeux d'un rouge sombre me laisse
croire que cet homme n'a jamais été normal.

-Tu sais...Ceux que tu dois détester n'existent pas.

-Com..Comment ça?

-Tout le monde est fautif.

-Tu dis que tu étais énervé car elle t'as dis que nous allons bientôt partir.

-Oui.

-Tu l'as tué à cause de ça? En quoi cela change? D'une façon ou d'autre je suis de retour en
France.

-Avec moi.

-Jun...

-Tu vas continuer de m'appeler par mon nom?

-Va rejoindre ta famille. Je ne peux pas rester avec toi. Cela traîne! Tu me transformes en une
complice.

-Tu l'es.

-Non! Je ne suis pas.

-Alors pourquoi tu n'as pas appelé la police quand tu as découvert que c'est moi qui l'a tué?
Pourquoi?

Parce que je voulais te protéger imbécile.

-Je dois réellement te le dire? Tu ne sais pas?


-Non sarang, je ne sais pas. Son expression est glacé, son ton ferme et méprisant. Je me
déstabilise à chaque fois qu'il parle à ce ton. Comment le répondre qui malgré tout je l'aime?
Que oui! Je ne voulais pas qu'il soit derrière une cellule.

-Parce que tu as de l'influence. C'est tout. Et je voulais m'en aller sans devoir témoigner de la
personne que j'aime. J'étais sûre de perdre contre toi.

-La personne qui tu aimes?

-Va rejoindre ta famille. Je ne veux pas que tu restes avec moi.

-D'accord, j'y vais. Tu ne veux de toute façon rester auprès de la personne que tu aimes.

-Pourquoi tu me regardes avec ses yeux? reprend t-il.

-Quelles yeux? Je ne te regardais pas.

-Si tu veux qui je reste il te suffit de le dire. Ses mains voyagent dans ma peau, ses doigts
chatouillent mes hanches, il infiltre ses doigts à l'intérieur de ma robe. -Ça chatouille. Dis-je
s'éclaffant pour entière. -Je ne savais pas que tu étais si sensible au niveau du ventre. Dit-il
souriant.

-Mais...Ton ventre est plus pansu que d'habitude. Tu as beaucoup mangé dans l'avion? Demande
t-il d'un ton moqueur.

-Mon ventre à toujours été plat. Même si je mange beaucoup. Dis-je tournant les yeux au ciel.
Quand je dis cela, je n'avais pas compris son expression agacé par ce que je venais de dire. Cela
est vrai, qui après toute cette folie je me suis un peu délaissée, sans remarquer l'absence de mes
règles.

15

C'était bien la réalité.

Les nouvelles se dispersent. Une journée rayonnante, des oiseaux qui chantent et se
reproduisent, les plantes qui brillent d'un vert clair magnifique. Une impression que tout
l'univers est heureux sauf moi, dans un enterrement, autour des cris d'angoisse, aux yeux
douloureux et au cœur serré. Malheureusement pour moi, cela n'est pas la seule chose qui me
mette dans cet état. Dans mon ventre se forme une créature du sang de cet homme derrière moi,
je suis à ma quinzième semaine, sans plus le droit d'avorter ou quoi que ce soit. Le plus étrange
c'est mon ventre qui ne se développe pas, mais le docteur m'a assuré que la créature va bien.

Cet homme veut prendre ses responsabilités, mais je ne veux pas élever cette créature avec un
géniteur pareil.
-Je pense que tu devais tirer le premier bout de terre Yuna. Dit ma génitrice avec une pelle
remplie de terre. Je prends la pelle à mes mains, et d'un seul coup je tire le premier bout de
terre dans le cercueil en larmes. Cet homme m'a pris dans ses bras, et a décidé de me calmer
pour le bien de la créature.

-Je vais rester avec toi, viens. Nous rentrons à la maison avec sa famille et ma génitrice.
L'ambiance est tellement pesante que je n'arrive pas à respirer, je décide de sortir et ma
génitrice me suit.

-Tu peux me laisser tranquille? Dis-je d'un ton contrarié.

-J'ai su pour le bébé. C'est une bonne chose que tu n'as pas risqué ta vie et essayer d'avorter
malgré la quantité de semaines.

-Tu dois être heureuse, l'union que tu voulais va se réaliser.

-Yuna je ne te force à rien, mais pense à les endommages que tu as eu de vivre sans une mère et
un père présents? Pense à ton enfant.

-Une créature, une créature horrible.

-Ne parles pas comme ça de ton propre cœur.

-Cœur?

-Cette créature, est dans tes entrailles. Alors soit prudente avec elle.

-Et si je faisais une fausse couche?


-Yuna!

-Oui! Je devais peut-être essayer de me blesser pour voir ce qui se passe ! Dis-je d'un sourire
narquois.

-Tu ne vas pas essayer des choses horrifiantes juste pour ne pas gérer mon enfant. Cet homme
nous rejoint dans le jardin, une cigarette allumée entre les mains.

-Tu fumes? Demande- je surprise. Jusqu'à présent je ne savais pas que mon petit copain de cinq
ans pouvait inhaler de telles substances, qu'est-ce qu'il m'a encore caché? Est-ce qu'il y a au
moins de vérité dans les choses qu'il m'a dit?

-Je vais vous laisser. Ma génitrice finit par s'en aller à cause de la tension qui suscite.

-C'est si mauvais que ça d'avoir un enfant avec moi?

-Tu me détruis chaque jour! Tu vas prendre tes responsabilités? Ne me faites pas rire! Il soupire,
jette sa cigarette au sol, et marche en dessous afin de l'éteindre. -Essayons ok? Essayons Yuna. Il
écarte ses bras et me mange du regard. Je sais ce qu'il veut m'offrir, néanmoins je ne peux pas
m'habituer à fréquenter ses bras maintes fois. Je prends mon chemin en le laissant derrière moi.
-C'est dans cette tension que nous allons élever cet enfant? Demande-t-il haussant la voix.

-Créature du diable! Pas un enfant. Je peux sentir ses rires agacés pendant que je continue mon
chemin.

Cet homme me horripile!

Une journée comblée de tristesse et de dépression. Mon cœur souffre pour toutes les choses
qu'implique cette journée. Cela est clair la pire journée de ma vie. Sans parler de ses foutus
symptômes, qu'avec certitude sont psychologiques. Pourquoi ils apparaissent maintenant ? À la
veille de mon dernier jour de deuil ? L'épouvantable dans tout ce malheur, c'est la situation à
laquelle je me trouve, à genoux face aux toilettes, en plus de cela, avec cet homme qui attache
mes cheveux entre ses mains. Comment je peux descendre aussi bas? Et pourquoi ces
symptômes apparaissent maintenant ? L'homme derrière moi, semble bien calme pour
quelqu'un qu'assiste une femme entrain de dégobiller.

Décidément, l'enfer auquel j'avais peur fait partie de ma vie, dorénavant, je dois avancer sans
elle.

Et pour cette créature, juste pour cette créature...

-As-tu fini ? Demande-t-il une fois que je donne une pause dans ma situation.

-J'ai l'air d'avoir fini ? Dis-je d'un ton ferme.

-Calme toi, j'ai juste demandé.

-Tu peux aller si tu veux, je vais me débrouiller toute seule.

-Depuis quand tu te débrouilles seule ? Laisse- moi t'aider.

-Pourquoi tu es aussi doux tout d'un coup ?

-Et pourquoi tu es aussi contrariée ? Laisse- moi faire. Je ne peux pas voir son visage à cause de
la position que je suis. Je me lève, et il tire la chasse à l'eau aussitôt. -Allons dormir. Il ouvre la
porte des toilettes et me regarde comme pour attendre un mouvement de ma part.

-Il y a plusieurs chambres, va à laquelle te convient le mieux. Il sourit et dit :


-Je crois avoir dit "allons" pas "j'y vais". Je dors avec toi sarang¹. Quand il prononce ses mots je
me sens réconfortée d'une façon étrange, mais jamais de ma vie j'ai partagé mon lit avec
quelqu'un d'autre, à part lui...Néanmoins, les nuits avec lui étaient remplies de tristesse et de
désespoir. Je ne peux pas sentir encore une fois mes larmes brulées mon visage à cause d'une
nuit partagée avec cet homme. -Je dors seule. Je ne peux pas me permettre de rester avec lui.

-Une fois une idole est tombée enceinte après ses débuts. C'était donc un moment très
important pour elle, en même temps, elle allait détruire sa carrière qu'elle a tant rêvé. Ses pas se
rapprochent de plus en plus de moi. Tu sais qu'est-ce qu'elle a dit quand le CEO de son agence l'a
dit d'avorter?

-Quoi? Qu'elle n'allait pas le faire?

-Non, qu'elle allait le faire si le père embrasse au moins une fois son ventre. Il arrive finalement
au même niveau que moi. -Elle voulait que son bébé sent la chaleur du père au moins une fois.

-Mais le père n'a pas voulu. Continue-t-il. -Et a abandonné ses responsabilités quand elle a
décidé de garder l'enfant. Cette phrase, il fait exprès de la chouchouter dans mon oreille. Il veut
que je dorme avec lui au prétexte qui l'enfant a besoin de la chaleur du père?

-Dommage pour elle.

-Ne sois pas têtue, je vais dormir avec toi, qui tu le veuilles ou non, pour l'enfant. Dit-il en train de
caresser mes mèches noires. -Fais comme tu veux. Encore une fois je finis par céder à cet
homme. À quel point je suis devenue si dépendante, si...Si attaché à lui ? Cet attachement me
fait de plus en plus mal.

Il suit mes pas, nous montons les escaliers pour rejoindre ma chambre, j'ouvre la porte et me
dépare à l'odeur des vieux livres, l'odeur des feuilles et de la peinture. Cette chambre emmène
avec elle tant de souvenirs, avant tout, elle est chargée de qui je suis réellement. Avec les
peluches posées au lit, mon côté adorable saillant, les peintures collées au mur, mon côté
délicat, l'étagère remplie de bouquins, mon côté littéraire, le bureau bondé de papeterie, c'est le
résumé de ma vie, l'écriture où se trouve mes profonds pensés, où ma socialisation se limitait.
Les murs peignés du vert le plus sombre c'est ce qui change l'énergie angélique de cet endroit, le
vert foncé m'a souvent représenté. À cause d'une de ses significations, force et confiance. Pas
parce que je l'étais, non, c'était parce que je voulais être. Forte et confiante.
-C'est toi qui a décoré la chambre? J'adore le vert foncé aussi. Dit-il avant de s'asseoir dans la
chaise de mon bureau et la tourner jusqu'à moi.

-Arrête de la tourner, allons dormir.

-Maintenant c'est toi qui dit "allons"? Quel changement. Dit-il d'un ton moqueur.

-Si tu ne veux pas, tu peux aller dormir autre part. Je me jette dans mon lit, et je contemple les
écritures au plafond. Je me rappelle que j'ai eu une grande chute en essayant d'écrire au
plafond. "Mort et vie se reflètent comme deux frères jumeaux" "L'un d'un caractère sombre et
l'autre éclair" -Qu'est-ce que j'avais quand j'ai les écrits ? Il me rejoint dans le lit et me demande
les significations. -Ce n'est rien, dort. Je me tourne au côté opposé à lui, il s'approche de mon
corps et m'élance par derrière.

-Qu'est-ce que tu fais?

-Je donne ma chaleur à mon enfant. Je pense que ce sera une fille. Tu aimerais bien une fille? À
ses prononces, je me laisse aussi plonger et imaginer quel genre sera la créature? Une fille? Un
garçon? Des jumeaux? J'en doute que ce soit des jumeaux, mon ventre est bien trop petit pour
être le cas.

En vérité, je n'ai jamais rêvé d'avoir des enfants, pas parce que je ne les aime pas, mais, parce
que je ne saurai pas comment me prendre. J'avais peur d'être une mauvaise mère. Et
maintenant cette peur me consomme. Comment vais-je être? Il va m'aimer? Et si sans savoir je
sois une mauvaise mère? Il va me détester non?

-Ton cœur bas si vite, à quoi tu penses? Demande t-il dans mon dos.

-Tu n'as pas peur d'être un mauvais père? Dès que je dis cela il se lève brusquement, il me tourne
à sa direction et me voit au bout de larmes, malgré les ténèbres il arrive à détecter mon visage
abattu. -Tu as peur d'être une mauvaise mère? Je hoche la tête et il me serre dans ses bras. Ses
bras qui me donnent de plus en plus l'espérance de vie. -Tu ne seras jamais une mauvaise mère
Yuna, tu es tellement gentille comparé à moi. Tu seras une mère exceptionnelle . N'aie pas peur.
Je me demande depuis quand il est devenu aussi doux? Son amour fou pour Ji-Won a-t-il
vraiment pris fin? Toute cette attention qu'il donne, est dirigée à moi ou à son enfant?

-Je ne sais pas comment être une. Ma voix remplie de pleurs est simplement brisante à entendre,
même pour moi.

-Tu le sais. Alors ne pleure pas, étrangement je ne supporte plus de te voir pleurer. Cela ne me
jouit plus.

-Avant, tu aimais? Je me détache de ses bras pour mieux le voir. Il n'a pas de réponse concrète
pour ce que je viens de demander. Cet homme adoré me voir pleurer, il donnerait tout pour que
je sois au bout de la vie pour qu'il puisse se jouir. - Décidément, tu me déçois encore.

-Ce n'est pas comme si nous pourrons oublier tous ce qui s'est passé en Corée Yuna.

Je savais très bien, que tout ce que je vécu c'était à cause de lui. Je savais très bien que toute ma
tristesse a commencé à cause de lui. Malgré tout, mon bonheur aussi, il a commencé avec lui.
L'homme de mes rêves et de mes cauchemars.

Après cette discussion sans aucun bout nous finissons pour s'endormir. Il dort avec ses bras
autour de ma taille, sur le prétexte de partager sa chaleur avec la créature. Cette nuit-là, j'ai rêvé
de ma grand-mère. Je me rappelle vaguement du rêve, pourtant je sais qu'il avait plein de
montagnes autour, une après autre. Jusqu'à arriver à la dernière. Où elle était assise vêtue d'une
blouse blanche , elle m'a sourit, pendant que je m'arrache des pleurs et de l'incapacité de
monter cette dernière montagne, elle m'a sourit. Alors que je pensais pouvoir l'éteindre une
lumière me réveille, comme une supernova.

C'étaient les rayons de soleil. Cet homme dort toujours à mes côtés, seulement notre position a
changé. Je ne suis plus dos à lui, je suis devant lui, et cette fois je suis totalement enrôlée dans
ses bras. Son menton au-dessus de ma tête, ses bras autour de mon corps, nos jambes qui
s'élancent à leur tour, la chaleur de son souffle ... Ces compositions me permettent de mieux
pleurer de ce rêve qui m'avait l'air d'être sa montée. Et si c'était le cas, elle a été donc
pardonnée ? Ses vêtements blancs, les montagnes, l'explosion de lumière à la fin, cela a l'air
d'être quelque chose de bon? Ou peut-être du mal?

-Pourquoi tu pleurniches dès le matin?

-Je t'ai réveillé? Désolé.

-Tu as fait un cauchemar?

-Je ne suis pas sûre que ce soit le cas.

-Si ce n'est pas le cas, pourquoi tu pleures ? Sois plutôt heureuse. Il a raison, je ne dois pas
pleurer. Son sourire été peut-être son adieu, et la confirmation qu'elle va bien. Je dois avancer, je
dois avancer quoique je sois triste et incapable de ça. -Arrête de me réveiller avec tes cris
d'angoisse. Essaie de penser à quelque chose d'autre. Dit-il d'un ton énervé.

-Tu sais ce qui est drôle dans tout ça?

-Quoi donc?

-Le fait que ce soit toi la cause de mes pleurs, pourtant, je ne me détache pas de tes bras.

-M'excuser ne la ramènera pas à la vie.

-Je sais, et tu l'as déjà fait. C'est bizarre, c'est comme si c'était toi le coupable, et à la fois non.

-Cependant, cela a bien été moi. il soupire et continue. -De mes propres mains.

_________________________________
sarang¹: amour en coréen

16

-Dis-moi pourquoi je suis encore à tes côtés?

-Pensant bien, tu n'as pas d'autre option Yuna. En plus, avec cet enfant dans ton ventre, tu ne
peux plus se dévier de moi. Il caresse mon ventre et l'embrasse. -Alors, ne perd pas notre fruit.
Cet enfant est la preuve que toi aussi, tu m'aimes. Tu m'as toujours aimé. Il lèche mon visage et
sourit. Ses dents m'horripilant et, pourtant je n'arrête pas de les admirer.

-Je t'aime. Dit-il. -Je t'aime Yuna. Ses lèvres et salives rejoignent les miennes. Un baiser sale,
comme si la passion d'autrefois aurait passé. C'est bizarre, je sens son amour en même temps sa
haine. Cet homme a vraiment tué ma grand-mère?

-Pourquoi tu es pensive pendant notre échange?

-Dé...Désolé...

-Pourquoi tu t'excuses? Je te fais encore peur? Demande-t-il en train de caresser mes parties
intimes. -Tu sais ce qui me donne envie quand je suis dans une chambre avec toi? Il écarte mon
sous-vêtement de côté, ses doigts rejoignent mon intimité, il fait ses va et vient pendant que
j'arrose le lit.

- Je déteste quand tu te retiens de brailler. J'aime t'entendre, alors fait le pour moi. Ses lèvres
retrouvent mon cou, il mord celui-ci et le bruit qu'il a tant désiré finit par s'entendre. -Arrête. Je
suis enceinte.

-Tu ne savais pas, qu'avoir des relations pendant la grossesse, c'est bon pour le bébé? Ses va-et-
vient entre mes jambes deviennent de plus en plus rapides. Je ne sais pas pourquoi, je laisse
encore me toucher. Je laisse ses mains atteindre les parties les plus intimes de mon corps. Je le
laisse encore.

Ha-Jun

Cela m'a manqué.

La voir se retenir de brailler dans mes mains, ses mains qui serrent fort sa bouche pour ne pas
faire de bruit. Ses jambes qui serrent ma main contre elle.... Cela m'a bien manqué, mes doigts
inoculer ses parties intimes. -Je t'aime Yuna, tu m'aimes aussi n'est-ce pas? Dis-je dans ses
oreilles. -Tu m'aimes aussi? J'insiste pour entendre sa réponse même si je la connais déjà. -Oui,
je t'aime aussi. Dit-elle au bout du souffle. Bien sûr qu'elle m'aime, dans cette position elle ne
peut pas se permettre de dire le contraire. -Bonne réponse. Le moment de passer à l'action est
arrivé, néanmoins, je ne le fais pas.

-Pourquoi tu t'arrêtes? Demande-t-elle.


-J'ai d'autres choses à faire.

-Tu sors? Tu vas où?

-Acheter les billets de retour. Le silence suivi de ma déclaration parvient à être détestable. -
Qu'est-ce qu'il y a? Tu n'as pas pensé quand même que nous allons vivre ici?

-Je n'ai jamais dit que je vais retourner en Corée.

-C'est une blague? Tu crois que mon enfant va naître ici?

-C'est mon pays! Et je ne retournerai pas en Corée.

-Bon sang! Pourquoi tu gaspilles à chaque fois mon humeur? J'ai des choses à faire, Yuna! Tu
n'es pas la seule avec qui j'ai un affaire. Tu le sais non? Son corps se met à trembler, elle est
faible. Trop même.

-Ma grand-mère vient de se faire enterrer!

-Et?

-Comment ça et? C'est toi qui l'a tué et tout ce que tu sais dire c'est "et"?

-Elle n'est pas la première ok? Tu as affaire à un meurtrier! Et tu le sais, non? C'est comme ça que
je vis Yuna, c'est mon personnage! Dans cette famille d'arnaqueurs c'est moi qui élimine ce qui
nous rend le chemin difficile! C'est moi! La surprise dans son regard me touche comme une
flèche pointue.

-Pendant ces cinq ans j'ai eu affaire à d'autres filles, comme Ji-Won. Parce que c'est elle la
prochaine dans la liste.

-Je n'ai rien.

-Tu as Yuna. Tu es la fille de cette femme. Cette femme s'est marié avec un des acteurs les plus
riches de Corée. Juste cette information te rend riche toi aussi, tu sais pourquoi? Parce que cet
acteur n'arrive pas avoir d'enfant! Et divine? Ta mère t'a eu.

-Donc tu t'es mis avec moi à cause d'un argent que je ne connaissais pas l'existence? Donc tes je
t'aimes sont tous mensongères? Sa voix brisante m'excite à chaque fois, j'aime la voir pleurer et
souffrir. C'est une manière à moi de l'aimer.

-Je me marierai avec toi pendant deux ans, pendant deux ans nous aurons des enfants. Ces
enfants seront automatiquement écrits au registre familial de cet acteur, comme ta mère et toi. Il
fera de vous sa famille. Puis, je demanderai le divorce, il sera bénéfique à tout le monde, je tirerai
de l'argent de ce divorce. Tu seras libre, et moi je continuerai ma routine! Parce que c'est comme
ça que ma pauvre famille s'enrichit . Me mariant à des filles de bonnes familles, et après avoir tiré
le bénéfice de ces familles, je les abandonne. C'est mon rôle. Alors n'empêche pas que le plan
soit comme prévu.

Elle est silencieuse, elle ne pleure plus. Malgré mes cris, elle ne pleure plus. Et ne tremble plus.
-Et toi?

-Moi?

-Cela ne te fais pas mal pour ces filles? Si ce que tu me dis c'est vrai, cela veut dire que t'as
d'autres enfants? Cela ne te brise pas le cœur? Tu n'as jamais aimé ces filles? Quand toutes t'ont
suppliées de rester, tu n'as pas eu de compassion pour elles?

J'ai eu, j'ai même pleuré. Mais, ma soif pour tuer est grande, cela depuis que j'ai tué ce jeune
lycéen détestable.

-Non, je m'en fous.

-Es -tu sûr?

-J'y vais. tandis que je mets le pantalon elle se lève et m'élance par derrière. -Et si j'étais la
première avec qui tu as réellement aimé?

-Lâche- moi Yuna.

-Tes battements de cœur disent que tu ne veux pas que je te lâche, ça, parce que tu m'aimes. Ses
bras se serrent de plus en plus dans mon bassin. À ma peau nu je sens les gouttes chaudes de ses
larmes, le silence de la chambre me laisse croire que peut-être je veux sentir sa chaleur dans
mon dos. Parce que moi aussi j'en ai marre de cette vie. Sans remarquer, je suis en pleurs moi
aussi. Dans un bain d'émotions tristes. Je n'aurais jamais imaginé que moi aussi, je pleurerais
devant cette fille tant de fois.

-Toi aussi, tu es fatigué Ha-Jun. Dit-elle se mettant en face de moi. Elle tire ses petits pieds et
d'un mouvement embrasse mon front. Ses mains glissent au cœur de mon visage et elle essuie
mes larmes tombantes. -J'ai l'air pathétique.

-Non, tu as l'air humain. Elle sourit et m'embrasse, l'autre fois c'était elle en pleurs. La fatigue
m'amorce , je suis moi-même en pleurs. Comment cela se fait que je m'affaibli ? Si elle
continue... Je pense que je vais réellement tomber amoureux.

Et finir avec tout ce bordel.

-Laisse -moi. Je vais acheter les billets.

-Non, tu ne vas pas.

-Quoi? Qu'est-ce qui me retient?

-Moi, je ne veux plus retourner en Corée. Et si je retourne en Corée, je ferais en sorte que tu
puisses pourrir dans la prison.

-Tu me menace? Ma mâchoire se contracte et je sais que mes mains deviennent automatiques
quand c'est le cas. Contrôle toi Ha-Jun, elle a ton enfant.

-Je te le dis. Je ne retournerai pas en Corée.


-Yuna? Tu veux vraiment me mettre dans la merde c'est ça? Tu sais à quel point ma famille
dépend de moi? Je suis un homme de famille!

-Un arnaqueur. Un arnaqueur de familles.

-Ecoute, plusieurs femmes ont essayé de me dénoncer ... Je m'approche d'elle et l'a bloque
contre le mur, son souffle devient saccadé et là je sais qu'elle s'affaiblit. -Comme pour elles, j'ai
aussi un vidéo de toi en train de baiser avec moi, comme une salope. -Non, tu n'as pas fait ça!
Ses tremblements retournent, Yuna est la plus faible de toutes les femmes avec qui j'étais. Elle a
peur de tout et croit en tout. Bien sûr, j'ai cette vidéo dans mon ordinateur. Comme pour toutes
les autres. Un moyen d'être en sécurité au cas où elles essayaient de me dénoncer à la police. De
toute façon, aucune femme, une véritable femme...N'acceptera jamais une telle humiliation.

-Quoi? Tu ne parles plus? Si c'est le cas, je vais acheter les billets. Je laisse derrière moi cette
femme tremblante comme une feuille d'automne. Elle est stupéfaite de ce qu'elle vient
d'entendre. -Mange bien sarang, je ne veux pas que mon enfant ait des complications. Je claque
la porte.

-Tu n'as vraiment aucune honte hein?

-T'es vraiment tombé amoureux de la femme d'un autre? Dis-je souriant. Min-Jun devient une
complication aussi. L'éliminer sera une efficacité.

-Pourquoi tu es aussi contrarié ? Sourit. Le ciel est beau aujourd'hui.

-Laisse -moi passer.

-Laisse ma femme en paix. Si non, tu deviendras une poussière toi aussi.

-N'oublie pas qui est le plus âgé.

-Tu joues à ça avec moi? Alors que depuis que je suis petit je suis obligé de grandir? Tu sais que
tout es à cause de toi n'est-ce pas? -Toute cette saleté à commencé à cause de toi et ton cancer
de merde!

-Arrête de parler! Cri-t-il.

-Tu avais ce putain de cancer je ne sais pas où! J'étais obligé de me marier à cette folle pour tirer
d'argent suffisant pour toi. Parce que tout ça c'est à cause de toi! Avant que je dise autre chose il
me donne un coup de poing, la porte s'ouvre et je tombe pile aux bras de Yuna. -Aie. Dit-elle par
terre. La voir en douleur m'a mis en furie, mes mains qui demandant un visage depuis le matin
ont finies pour tomber à celui de Min-Jun, je serre son t-shirt afin de lui donner un autre coup ...
Cependant, elle me bloque.

-Arrête Ha-Jun! Je vais bien! Crie-t-elle. Elle serre ses mains à mes pieds. -C'est lui qui a
commencé! Lâche -moi bon sang! -Non non! Ne fait plus ça ! Je m'arrête et Min-Jun tombe à
terre. -Ne fait plus ça! Arrête! C'est bon! Je vais bien tu ne vois pas? Sa voix tremblante me calme.
Je m'incline jusqu'à son niveau et l'a prend dans mes bras. -Tu n'as pas mal j'espère?

-Non, j'y vais bien.


-L'enfant? Je suis tombé tellement vite. Il faut qu'on aie voir la santé de l'enfant.

-Dépose -moi. Je vais bien, je t'assure. L'entendre dire cela me met hors de moi. -Comment tu
peux dire ça? Tes bras sont tous rouges!

Yuna

L'obsession est quelque chose de mauvais, mais la dépendance émotionnelle l'est encore plus.
Le voir effrayé par la situation, sa préoccupation ... Ses soucis devaient celui de cette créature.
Quand je pense, cet homme est bien trop âgé pour mon petit cœur, je ne le comprends plus. Il
me déteste? Il m'aime? Il me désire? Qu'est-ce qu'il attend de moi à la fin? Fait-il vraiment tout
cela à cause de ses arnaques? Si tout ce qu'il m'a raconté est vrai, alors un jour tout se
terminera? Je vais donc devoir retrouver quelqu'un d'autre? Ayant des enfants au dos? Comme
une pauvre fille?

-Je ne peux pas.

-Tu ne peux pas? Comment ça tu ne peux pas ? Allons à l'hôpital.

-Tu exagères, tu n'es pas tombé directement dans mon ventre. Ce qu'il veut c'est enfant, donc, à
quoi je le sers? D'objet? De génitrice? Qu'est-ce que je suis pour toi? Il me dépose et j'y vais en
direction de l'homme à terre:

-Min-Jun? Tu vas bien? Je l'aide à se lever, il fusille son frère d'un regard affreux. Il a peur de son
petit frère, cela est même pathétique. Alors, tout cela a eu lieu à cause de lui? Alors qu'il disait
vouloir m'enlever de cette famille?

-Cette histoire de cancer....Est-elle vraie? Ce n'est pas le moment. Ce n'est vraiment pas le
moment. La curiosité....La curiosité est quelque chose de très abominable. Le vouloir savoir est
même un péché.

-Désolé que tu aies à entendre ses futilités. Dit-il d'un ton calme. -Cela est vrai. J'ai eu un cancer.
Continu-t-il. Je suis choquée par ce que je viens d'entendre. Je ne sais pas quoi lui dire, Ha-Jun
l'a sauvé? Parce qu'ils étaient tellement pauvres au point d'acquérir ses méthodes? Donc il l'a
sauvé?

-Je vais mieux maintenant.

-Assez parler. N'adresse plus la parole à ma femme.

-Ne nous sommes pas marier pour que tu m'appelles femme.

-Tu l'est quand même. Dit-il souriant.

-Pour que tout se passe comme prévu, nous devons l'être marié. Il caresse mes mèches et s'en
va. J'ai l'impression qu'il est éphémère.

-Je ne peux donc plus t'aider. Mais sache que je n'ai rien à voir avec la situation de l'aéroport, je
suis sincère.
-Peut-être, peut-être tu l'est. Néanmoins, tu lui as quand même dit que tu étais avec moi. Tu
m'as menti.

-Yuna, je ne voulais pas de problème avec eux, je ne savais pas qu'ils iront jusqu'à là pour t'avoir,
je...

-C'est bon Min-Jun, je ne veux plus entendre. Oublie tout ce que nous avons fait. C'est du passé.

-Du passé? Il donne un pas devant moi.

-Reste où tu es. J'attends l'enfant de cet homme.

-Tu veux réellement le garder? La douleur et les effets secondaires d'une grossesse ne te font ni
chaud ni froid? Tu veux réellement que j'oublie ce qui s'est passé dans l'avion? Nous deux, dans
l'adrénaline ...Es -tu au moins sûre que cet enfant soit à lui?

-Malheureusement, je le suis. Nous avons fait un test. Et si tu veux le confirmer, demande à ton
frère.

-Il te lâchera comme toutes les autres.

Je sais aussi qu'il me lâchera, je viens de l'apprendre. Pourtant, je devais fuir, cependant, il est
comme un pot de miel, tandis que je reste son abeille. Je ne peux pas fuir quelque chose que
moi-même a crié. Je l'aime, je l'aime, je l'aime...C'est tout.

17

-Qu'importe ses intentions, je continuerai à ses côtés.

-J'espère juste que tu ne le regretteras pas. Il finit ses propos et s'en va. Je sais très bien qui
bientôt je serais plongée au plus gros regret de ma vie. Seulement, je me refuse à n'est pas
l'aimer.

Min-Jun

Ce n'est pas la seule femme avec qui je suis resté, pourtant, elle a l'air si...Si différente des autres.
Elle est nulle, elle est tellement naïve que cela me donne envie de hurler dans ses oreilles et dire
qui cet homme, qu'elle aime tant, n'est pas le bon. Or, je n'ai pas la force de cela, je n'ai plus de
force à crier et à dire que Ha-Jun est mauvais, parce qu'après tout, elles le savent, et elles
restent. Parce qu'elles le veuillent.

-Min-Jun. Crie une dame. Cette femme aussi, elle fait aussi partie de mes caprices. La mère de
Yuna, Madame Kim.

-Madame! Avez-vous bien dormi? Je laisse un baiser cupide à ses mains rides.

-Ça alors, il n'y a pas de cela entre nous. C'est vrai que je viens de passer une mauvaise nuit, cela
à été tellement brusque.

-C'est quand même dingue qu'il y ait pleins de chambres dans cette demeure.
-Cela, c'est parce que la défunte avait un amour hors normal pour les espaces vides. Ne me
demande pas plus. Viens dans ma chambre, il est encore tôt. Dit-elle m'attrapant par le bras. -Je
pense qui ce sera impossible, voyez- vous...J'ai un bleu. Elle regarde stupéfaite le bleu qui
grandit dans mon œil droit.

-Ne me dites pas que c'est Ha-Jun? Quel merdeux! Comment il ose abîmer un tel visage? Elle
touche délicatement mon bleu, tire ses talons et embrasse celui-ci. Peut-être que pour elle cela
est une affection.

-Viens te reposer, je vais te soigner. Elle prend ma main et m'emmène vers sa chambre, pendant
qu'elle prend la boîte au secours je ne perds pas de temps, je sais ce qu'elle veut en
m'emmenant dans sa chambre, par derrière je me serre à elle, elle sent direct la chose qui se
forme en bas de ma taille. -Tu n'avais pas mal? Demande-t-elle d'une voix douce. -C'est ce que tu
veux non? Laisse moi faire. Je prends ses bras et la tourne pour qu'elle soit devant moi, la boîte
tombe à terre et je fonce mes lèvres sur les siennes. Si le rôle de Ha-Jun est de mentir aux jeunes
filles, le mien c'est les vieilles mamans. Comme ça, elles pourront apaiser les filles une fois qui
tout se termine. Nous sortirons alors sans aucun procès, parce que si c'est le cas...Les mères
plongeront aussi au même lac que ses filles, en dehors de la personne qui ramène de l'argent,
les riches dans tout cela.

Les pères.

À travers ces dames je fais moi même de l'argent, juste les disant des jolis mots. Et c'est comme
cela que je vais finir. Avec une autre veille dans ma chambre.

La sensation cette fois est différente, je me sens sale. C'est la mère de Yuna. J'arrête notre
échange et elle me regarde sans comprendre. -Je ne peux plus faire ça. Dis-je d'une voix
murmurante.

-Comment ça ? Qu'est-ce qu'il y a ?

-J'y vais madame.

-Attends Min-Jun! Qu'est-ce qu'il y a? Min-Jun? Min-Jun? Je quitte cette chambre la laissant
seule.

-Qu'est-ce qui m'arrive?

-Mon fils! Je vois qui tu fais ton rôle à merveille. Avez-vous dormi ensemble? Cette femme et son
accompagnant sont les personnes les plus méchantes jamais vu sur terre. Comment peut-elle
dire une chose pareille? Alors qu'elle prostitue ses propres enfants? -Ne faites pas cette tête. Elle
caresse ma tête et sourit. -Tout se terminera bientôt.

-Mère. Je suis fatigué.

-Nous le sommes tous. Toutefois, tu dois rester fort. Elle élance ses bras autour de mon corps, je
ne bouge pas d'un poil. À ce même instant Ha-Jun passe. Est-il déjà de retour? Il traverse le
couloir sans même nous regarder. Comme si nous étions invisibles pour lui.
-Quel malpoli! Tu ne dis même pas un bonjour à ta mère? Crie- t-elle se détachant de mes bras,
Ha-Jun s'arrête, se tourne en notre direction, d'un sourire forcé il dit:

-Ma femme n'est pas à les entours, je ne vois pas pourquoi je devais faire semblant de faire partie
d'une joyeuse famille.

-Arrête avec tes conneries, tu ne vois pas tout les forts que nous faisons?

-Efforts? Tu sais au moins ce que je dois endurer?

-Ah! Dites- moi, qu'est-ce que tu dois endurer? Elle demande d'une façon si froide qu'il reste
choqué pour un instant, il sourit nerveusement et je peux sentir la furie monter à ses yeux. La
tension est désagréable. Et quand il est allé finalement dire une chose madame Kim ouvre la
porte de sa chambre et du fond de couloir Yuna s'approche enrôlée d'une serviette et d'une
autre sur la tête.

-Qu'est-ce que ça se passe? Fini-t-elle par demander.

-Yuna ma chère, tu ne peux pas se balader en serviette dans la maison. Dit ma mère souriante.
Son sourire est horrible, tout rempli de méchanceté.

-Je suis chez-moi, je fais ce que je veux. Sa réponse froide laisse le climat plus détendu, elle finit
par nous ignorer et continuer son chemin. Comment fait- elle pour être si attirante juste habillée
d'une serviette? Elle commence à descendre les escaliers et madame Kim finit par la suivre. Il
reste nous trois, cependant pas assez longtemps. Ha-Jun reprend aussi son chemin. Des maintes
fois, des maintes fois je reste avec elle, une mère si horrible et un père si transparent qui des fois
je me demande si c'est vraiment lui le père de famille? C'est un complet incapable face à cette
femme.

-J'y vais moi aussi.

-Tu as juste une mission, alors ne la rate pas. Dit-elle avant de reprendre son chemin. Une
mission? Oui bien sûr. Je dois juste prêter mon corps à des dames plus âgées que ma mère ! Mais
non, c'est juste une mission.

-C'est la dernière.

-Tu vas aussi te rebeller? Dit-elle se retournant vers moi.

-Mère cela doit cesser! Regarde un peu tes fils! Est-ce que tu penses que cela est normal que
nous grandissions dans ces conditions? Nous sommes tous les deux adultes maintenant.
Cela .Doit. Cesser.

-Ne me faites pas rire. Oublies- tu qui cette vie ta sauvé la vie? Dit-elle haussant la voix.

-Alors il fallait me laisser mourir! Il fallait me laisser mourir mère! Il le fallait! Je...Je me rappelle
pendant mes nuits blanches les larmes ardentes de Ha-Jun...Cela ne t'a pas blessé? Voir ton fils,
ton petit dernier dans une vie aussi atroce dès son plus jeune âge ? Tu sais très bien qui sa
première relation était aussi toxique qu'une bombe nucléaire! Cela ne te fait réellement rien? Le
voir souffrir tous les jours parce qu'il doit se sacrifier?
-Il a tué quelqu'un.

-Mère...

-Dès le moment qu'il a sali ses mains il s'est transformé tout seul à la personne qui le pourchasse
le plus dans le monde. Lui même.

-Comment tu peux dire une chose pareille? À l'époque il se faisait harceler par ce garçon tant des
fois, et tu le savais très bien mère. pourtant, tu n'as rien fait.

-Tu ne t'es jamais demandé pourquoi ton père ne me contrarie jamais? Pourquoi il reste toujours
dans son coin? Il est un père omniprésent, non? C'est parce qu'il a une maladie. Une maladie qui
ne lui permet pas de grandir comme les autres. Ou d'être comme les autres maris ni pères! Et
moi? J'ai été obligée de me marier avec un homme qui durant trois ans, vivre dans la même
maison ne m'a jamais consommé. Une larme tombe de son œil droit. C'est la première fois que
je la vois parler d'une manière si brisante.

-Toi et ton frère vous êtes pas ses fils. Pour qu'il dorme dans le même lit que moi il m'a fallu des
années. À l'époque j'étais critiquée, au point que mes propre parents disant qui j'avais un
problème, alors que je les répétais que mon mari avait un problème. Il ne m'ont jamais écoutés.
Alors, je devais trouver un autre homme, et c'est cet homme votre véritable père, c'est aussi
l'homme que j'ai aimé. Cependant, quand mon père a découvert ma liaison... À cet instant elle
n'arrêtait pas de pleurer. Je m'approche d'elle mais je ne sais pas quoi faire, j'ai appris à sourire
à toutes les situations, je devais le faire aussi? Sourire d'une façon désolée ? Ou peut-être lui
donner un câlin ? Au lien de cela, je reste planté devant elle totalement immobile.

-Quelle histoire triste mère. Ha-Jun arrive applaudissant. -Mon frère, es-tu sûr qui ce n'est pas un
joue d'acteur tout ça? Tu tombes toujours dans son panneau. Dit-il d'un sourire narquois.

-Tu ne vois pas qu'elle pleure?

-Va faire tes valises. Tu m'entends mère? Fait les tiennes aussi. Nous partons après-demain.
Quand nous serons en Corée tu vas voir que sa comédie va se dissiper en peu de temps. Il prend
son chemin et descend les escaliers dans le calme.

-Va prendre ton petit déjeuner.

-Mère ne l'écoute pas...Il est just...Avant que je finisse ma phrase elle colle son indicateur à sa
bouche. D'un regard brisé et d'une voix rauque elle dit:

-Ne rate pas ton rôle. Et continue son chemin jusqu'à ce que j'entende une porte claquer au fond
du couloir. Je descends les escaliers aussi, je vois tout le monde se réunit à la table, Yuna est
maintenant habillée, je pense qu'elle a aussi des habilles en bas, vu qu'elle est chez elle. -Une
question à toi Yuna. Elle lève sa tête de son assiette et tout les regards se réduisent à mon
arrivée.

-Si nous retournons en Corée, qui resteras avec ta maison?


-Je vais la mettre en loyer. Elle est suffisamment grande, cela va sans doute attirer les regards.
Elle répond tellement confiante, c'est sûr, qu'elle veut rester avec lui. Au moins elle sait ce qui se
passe durant ce temps compté.

Je me rejoins à eux, je prends des cérèales comme petit déjeuner, vu que nous sommes en
France, profitons des différentes habitudes.

Et dans le calme la journée se passe, les tensions oubliées, mère enfermée dans sa chambre, et
père lisant son journal. Cela est vrai qu'il ne parle pas beaucoup, il est toujours dans son coin,
sans jamais communiquer avec nous. Je m'assoie à ses côtés au canapé, s'il est pas mon père,
qu'est-ce qui est arrivé au véritable? Celui de sang? C'est vrai, qu'elle n'a pas fini de raconter
l'histoire.

-Tu as déjà consommé ton mariage?

-Consommer mon mariage? Qu'est-ce que cette histoire?

Tu n'as pas fait.

-C'est juste une question qui m'est venue par hasard. Dis-je souriant.

-Tu es bien curieux. Comme toujours.

Je n'ai jamais été.

Il est comme un verre, transparent et immobile. Je pense que c'est pour ça que je n'ai jamais
remarqué son absence. Dans tous les cas, nous étions très occupés pour remarquer quoi que ce
soit. Comblés dans ses propres problèmes pour regarder autour et voir qu'il a quelque chose de
diffèrent. Il est autiste? Ou il a un problème encore plus grave qui cela? -Je sors. -D'accord. Dit-il
fixant son journal. Je quitte cette demeure, en claquettes, pull et d'un jogging large. Autour de
cette demeure se trouvent plusieurs demeures de luxe. Elle était donc riche?

-C'est un quartier plutôt luxueux.

-Un chinois dans ce quartier? C'est la première fois que je vous vois monsieur. Deux jolies filles
blondes, qui m'ont l'air d'être jumelles s'approchant. Une d'entre elles m'a l'air un peu ivre,
pendant que l'autre l'aide à marcher.

-Ne faites pas attention à elle, elle a un faible pour les asiatiques. Dit celle moins ivre.

-Vous ressemblez à un acteur, êtes-vous un acteur?

-Non, je ne le suis pas.

-Wow! T'as entendu sa voix? Elle est trop grave! C'est trop sexy monsieur. Continue-t-elle d'une
voix excitée.

-Tu es très drôle, d'ailleurs vous connaissez un bar dans le coin les filles?
-Ah non, je connais juste ma maison. Si vous voyez ce que je veux dire.

-Non mais Rose!

-Quoi? Il y a d'alcools chez nous.

-Désolé monsieur, elle est tellement ivre...

-Ne t'inquiètes pas, cela ne fait rien. N'abusez pas trop.

-Désolé encore. Insiste-t-elle. Ces demoiselles m'ont l'air d'être des sœurs proches. -Je les envie.
Je vieillis avec un frère qui me déteste. Il ne m'a jamais apprécié, alors nous nous disputons
toujours, pas pour nous taquiner, non, c'était pour qui au moins un fini gravement blessé. Et
après comme punition elle nous enfermait dans la chambre pour nous soigner tout seuls, le
problème c'est qu'il y avait des blessures bien trop profondes pour qui que ce soit soigner à la
main. C'est dingue, nous nous disputons des fois avec des vrais couteaux.

Les Étoiles brillant même dans ma merde. Un petit point en moins ne fera pas le changement
dans ce monde. C'est chacun pour soi, ils pleureront et finiront par oublier. Je serai alors une
simple étoile comme souvenir.

-Je suis fatigué de cette vie.

18

L'odeur des fleurs, ce n'est pas un parfum commun. C'est la liberté à laquelle je me repose. À
mon avis, cette ambiance est la meilleur pour vider ma tête de ces brusque pensés. Des roses, un
paysage forestier, le soleil à moitié ardant, la brise calme et apaisée. La source de joie, c'est ce
jardin publique pour moi.

Tuileries.

Le temps qui je suis venue ici c'est incomptable. Et maintenant, même ce petit espace est rempli
par ces personnes . -C'est pas mal ici, n'est-ce pas sarang ? Dit-il m'approchant vers lui par la
taille.

-Oui, c'est bien ici. Je ne sais pas pourquoi, mais Ha-Jun s'est calmé. Ces dernières temps,
j'arrive à reconnaître l'homme auquel je suis tombé amoureuse, l'homme honnête et prévenant.
Il paraît amoureux de moi. Par contre, c'est que la comédie? Vraiment? Il partira après avoir prit
ce qu'il veut? Je sens au fond de mon âme ses mots doux. Ces temps -ci il m'exalte par des jolies
mots, des blagues mignonnes de couple, des câlins inespérés et des baisers surprises. C'est
étonnant, il montre une facette que je ne sais pas si c'est une vraie ou fausse.

En réalité, ne nous sommes pas encore retourné en Corée, il m'a écouté et me laisse le temps
nécessaire pour apaiser ma douleur. Dans l'obscurité de la nuit, dans le froid glaçant je me
rappelle de ses bras, de ses chauds câlins remplacé par ceux de Jun. L'homme qui l'a tué. Je me
sens mal, je ne peux pas arrêter de l'aimer.

Cela devient même obsessive.


La façon à laquelle notre relation a tourné, l'amour qui nous essayons de nous convaincre qu'est
sincère...C'est juste le plus sale et malsain relation sur terre. Ha-Jun est un homme plus âgé que
moi de dix ans, sans parler qui cela est même fou. Suis-je vraiment amoureuse? Ou bien, je suis
juste dépendante de lui? Il est beau, il est âgé, il a un charme toxique qui m'empoisonne à
chaque fois qui nos bouches se touchant . Ses bras remplis de haine et désespoir blessant ma
chair d'une façon si flâneuse, qui je me demande même si ses blessures ne provoquant pas une
maladie mentale? Aimer un meurtrier? Le laisser passer sa vie dans le calme pendant que je
fane....Est-ce que vraiment correct?

-J'ai la serviette, installons nous là-bas. Dit Min-Jun pointant le doigt à un coin couvert par des
longues feuilles d'arbre.

-Tu as acheté quoi pour le pique-nique ? Demande Ha-Jun.

-De la nourriture. Réponds-t-il froidement. Ces deux-là ne cachant plus le fait qu'ils se détestent.
Ils ne peuvent plus rester dans la même pièce, ils s'insultent et des fois même se battent.
Pendant que cela arrive, le père lit son journal et les mères restant dans leur coin entrain de faire
les ongles. C'est totalement insensé! Personne ne s'intéresse à ces deux-là, à part pour les
donner d’ordres. Tout le monde est dans leur vie. Comme si du rien était.

J'ai pensé que ma mère allait essayer de m'approcher, voyez -vous, d'une façon à tuer le temps
perdu mais....Aucun mouvement de sa part. Elle ne m'adresse même pas le parole. Suis-je
réellement naît du son ventre ? Néanmoins, je suis protégée car je suis avec Ha-Jun. Après notre
divorce je ne sais pas à quoi ressemblera ma vie , est-ce que je me ôte? Ce sera une fin heureuse
pour moi, une fin qui je mérite. Mais , je serai mère. Il faut que je sois mère, comme ça il pourra
tirer d'argent dans tout cela.

-Oh! C'est des sandwiches, cela m'a l'air bien. Dit ma génitrice.

-J'ai aussi acheté des glaces, mangeons d'abord les glaces. Si non elles vont se fondre. Dit Min-
Jun d'une voix ferme.

-Je vais aller me promener. Je me lève pour fuir cette enfer. L'ambiance était bonne il y a je ne
sais pas quelques secondes. Le changement est dramatique.

-Je viens avec toi. Ha-Jun se lève et prend dans la boîte nos deux glaces.

-Je vais seule. Je prends ma glace et tire mes talons. Je ne veux pas rester avec lui, je veux être
seule loin des problèmes absurdes de ces gens.

-Je vais avec toi, tu sais qui je ne te laissera seule. On ne sait pas si tu vas t'en fuir.

-Je te l'ai déjà dit que je ne fuirai pas. Je vais faire en sorte qui tu touches cet argent. Cela , au
moins avant la fin de ma vie.

-Tu penses qui t'ôter la vie résoudra tous tes pêchés sur terre?

-Non, mais au moins je serai en repos. Dis-je souriante.

-Et les enfants?


-Fais ce que tu veux. Après qui tu toucheras l'argent, ils ne seront plus nécessaires à notre vie.

-Attends, ils vont être où alors?

-Je ne sais pas, je ne serai plus ici. Il s'arrête et je fais de même, je me tourne vers lui, son
expression agaçante, il serre ses poings comme jamais, il me regarde et je peux lire dans ses yeux
que mes prononces étaient un peu trop forte pour lui. -Je ne te laissera pas faire. Dit-il d'un ton
énervé. -Toi et moi, nous allons vivre ensemble jusqu'à une morte naturelle. Pas donnée.
Continu-t-il. Je ris de ce que je viens d'entendre, "Nous" "ensemble"? Où a t-il apprit de telles
mots? Cela n'arrivera jamais, parce que c'est lui qui décide, et il a déjà décidé que nous ne
pouvons pas être ensemble. "C'est son devoir de ramener d'argent d'arnaques à sa famille", c'est
ce qu'il a dit. Alors, pourquoi il fait genre que nous allons être ensemble? - Arrête tes conneries.
Cela est trop dure pour mon pauvre cœur d'avoir d'espoir avec toi. Dis-je d'un sourire forcé.

-Regarde tous ses couples. Tu crois qui nous ressemblons à un d'eux?

-Ne n'avons pas besoin d'être comme eux. Je pense qui je t'aime.

-Tu penses ?

-Oui, je pense. Dit-il d'un ton bas.

-Ta glace se fond de tant de conneries tu me sors aujourd'hui. Tu as beaucoup bu hier.

-Yuna. Il prend ma main et me ramène vers lui. -Et si nous fuyons?

-Fuir? Pour aller où?

-Je ne sais pas, mais loin d'eux. Tu ne veux pas vivre qu'avec moi? Il est étrange, il parle de fuite.
C'est vraiment Ha-Jun?

-De quoi tu me parles?

-Yuna, cette famille va me rendre fou! Je ne suis plus en mesure de faire une autre arnaque. Tu
m'as demandé si je n'avais pas de pitié pour ces filles....Tu sais, j'ai beaucoup de peine. Il y a eu
des filles folles, cependant, il a eu aussi des filles adorables. Elles étaient de tous les âges,
longueurs, tailles, corps, ou personnalités... Si j'ai aimé une d'entre elles ? Bien -sûr! Je suis
humain après tout, pourtant, je n'arrive pas à abandonner cette vie. Parce que...

-C'est la vie dans laquelle tu es naît?

-Oui.

-Désolé pour toi, je pense... Je ne suis pas en mesure de t'aider. Ta façon de vie a finie par me
tuer. Tu parles à un corps sans espérance de vie. Alors, ne me parle pas d'avenir, car il n'existe
plus entre nous.

-Je sais, j'ai été toxique. Je t'ai frappé, je t'ai menacé, et même tué. Tout ça... Tu ne pourras pas
me pardonner. Je sais. C'est juste ce que je suis, tu ne peux pas fermer les yeux?

-Tu as marché sur mon cœur! Comme s'il était un tapis.


-Maintenant je te dis que je t'aime! Tu ne peux pas vivre au présent?

-Quel présent Ha-Jun ? Il y a encore un présent pour toi? Moi-même je ne comprends plus cette
histoire, je ne sais plus quoi penser. Ni quoi dire. Et tu me parles de présent? Il n'y a plus de
présent pour moi. Je suis morte Ha-Jun. Et c'est encore toi l'assassin. Il me serre dans ses bras
tellement fort qui je suffoque, il me serre brutalement. Il n'a pas peur de les gens autour?
J'essaie à tout prix de bouger entre ses bras... C'est impossible. Il me serre de plus en plus. -Ha-
Jun, lâche -moi! Je vais crier! Dis-je désespérée par le manque d'air. -Alors hurle toutes tes
cordes vocales! Nous allons fuir ! Il me soulève et me pose à ses épaules. Je frappe son dos, mais
il est tellement musclé que mes petits poings ne font aucun effets. Personne ne me voit? Suis-je
invisible? Qu'est-ce que se passe? Tous les regards sont opposés de moi, pourtant je cris en
larmes, je le frappe de toutes mes forces, je bouge mes jambes de tous les sens. Personne ne
m'entend? Qu'est-ce que c'est cela ? Ils pensant qui nous sommes fous amoureux ? Ils croyant
que je rigole? Que j'aime cette situation?

- Où m'emmènes -tu bon sang?

-Je te l'ai dit, nous allons fuir de ces gens. Tu vas vivre mieux qu'avec moi. Nous arrivons dans ce
qui ma l'air d'être un fourgon. Il me kidnappe ?

-Au secours! Au secours! Cet homme me kidnappe! Dis-je hurlant de toutes mes forces. Les
personnes de ce monde sont empoisonnées par leur téléphones. Ce n'est pas possible qui
personne ne m'entend. Ha-Jun ouvre la porte et me pose dans le banc d'arrière. -Attends c'est
quoi ces valises ?

-Tu es lente ? Où bien juste bête? Je t'ai dit qui nous fuyons cette famille. Me remercie après.

-Attends tu me kidnappes?

-Tu es ma femme! En quoi c'est du kidnappage ?

-Mais...

-Ferme la Yuna! On va juste changer de région pour l'instant, nous allons au nord. Ça te va?

Je me demande quel bordel c'est tout ça ? Je ne le comprends pas. Pas qu'une fois je l'ai compris
mais... C'est quoi tout ça?

-T'as les larmes faciles. Il se tourne et essuie mes larmes. -Je vais conduire maintenant. Allons à
la gare. Dit-il souriant. Il met du jazz et chante pendant le chemin. C'est quoi ce tournement de
situation? Il est où le Ha-Jun qui de mes cauchemars ? -Tu es malade Jun? Demande- je
surprise.

-Quoi? Mais non. Tu ne vois pas? Je me rebelle. Dit-il souriant. Je fonce les sourcils, il se tourne
en arrière et m'envois un bisou. Si un jour de ma vie j'ai étais confuse, c'est bien aujourd'hui.
Qu'est-ce qu'il fait?

-Nous pouvons vivre là-bas.

-Et ton argent?


-J'en ai assez. Assez pour que nous changeons nos noms, et vivons ensemble dans la tranquillité.
Tu vas prendre soin de nos enfants et je vais travailler.

-Q...Quoi?

-Avant cela, je dois te faire la femme la plus heureuse. Je dois faire Yuna, heureuse.

-Hein?

-Ne t'inquiètes pas. Tu voulais bien être tranquille et profiter de ce changement drastique?
Quelque chose cloche. Où nous allons exactement? Il va me faire quoi encore? Nous deux ? Dans
une maison? Seuls? C'est commettre de suicide! Cet homme ne peut pas être seul avec moi! Soit
il va me frapper? Soit il va prendre soin de moi? Soit il va passer son temps à m'obliger d'être sa
poupée sexuelle! Cette situation me fait encore plus peur de ce que je devais avoir. Pourquoi ce
changement?

-Arrête ce fourgon! Je ne peux pas aller avec toi! Mon corps est en arrêt . Il ne fonctionne plus, à
part mes tremblements. Je ne sens plus rien. Je m'enrôle à moi -même, balançant d'un côté à
l'autre. La sueur mélangée au froid glaçant complique ma respiration, cette sensation qui a
n'importe quel moment tu peux tomber et ne jamais plus te relever... Cette vision qui s’affaiblit
et devienne floue...Pourtant, je parvienne à lorgner son sourire, il me fait peur.

-Arrê..Arrête ce fourgon ! Arrête -le. Je t'en supplie. Seul le son de la musique me répond. My
funny valentine. Cette musique passe en boucle, je ne pense pas qu'une musique me laisserais
dans une angoisse ardente. Mon souffle se coupe petit à petit. Je frappe ses portes maudites,
j'utilise mes dernières forces...Il sourit. Du miroir je peux voir son sourire satisfait de la situation.
-J'ai besoin d'air! Qu'importe mes prononces, mon état, il continu son chemin dans le calme.
J'essaie d'ouvrir la porte, bien sûr, elle est enfermée. J'essaie tout. Je le frappe, je le gratte,
j'essaie de prendre le volant ...Ma faible force ne le fait aucun effet.

Soudain, il s'arrête. Deux hommes me rejoignant en arrière. -Je ne t'ai pas dit? Nous avons
d'argent suffisant . Assez, juste te laissant faner pour un instant. Les deux hommes commencent
à me toucher, ils m'embrassent, leurs sales langues voyageant pour tout mon corps. J'essaie
encore une fois ma pauvre force. Rien. Ha-Jun se gare ici même. Les vitres sombres, personne ne
va me voir.

-Je vous la laisse. Le l'argent s'il vous plaît ?.

-Tiens. Un deux enlève un enveloppe noir de sa poche et lui donne.

-Ha-Jun? Tu ne vas pas faire ça n'est-ce pas ? Tu blagues n'est-ce pas ? L'horreur et la peur m'ont
consommé quand t-il a sourit. Il me laisse fermée ici avec ses affamés? Je lutte de toutes mes
inutiles forces. Il sont bien trop fort pour moi. C'est quoi cet homme? L'enfant du mal? Pourquoi ?
Pourquoi il me fait cela?

19
Il séparant mes jambes et font leurs besoin de diversion. L'odeur qui rôde à l'intérieur est
impassible.

Je ne peux pas m'empêcher de penser que c'est lui qui m'a fait cela. Je suis apostasier
subitement par deux hommes qui je ne connaissais même pas. Ils me font des choses ignobles,
pendant qui je m'évanouie et me relève. C'est horrible! Je n'en pu plus de vivre une telle vie.

C'est les mêmes absurdités, encore et encore...

Après m'avoir utilisé de toutes façons les plus immondes du monde, ils déchargeant leurs
liquides répugnant sur ma chair. Je reste allongée, sans bougée. Dès qu'ils partant Ha-Jun entre.
- Ça s'est bien passé? Ne t'inquiètes pas, ils ne sont pas de brutes. Notre enfant n'aura pas de
problèmes. Il se met en route, comme si de rien été, il se met en route. Écoutant ses musiques
dans la plus grosse tranquillité. -Je te déteste! Dis-je d'une voix cassée.

-Il faudra pas crié. Tu dois avoir mal, après cet exercice je te conseille de te taire. Il le dit
tellement calme, sans se soucier de moi. Je n'ai plus de force pour l'engueuler ou crier, alors je
pleurs. Je pleurniches comme une enfant blessée dans un parque, je cherche de l'attention,
pourtant, je n'ai nul eu le besoin de cette attention.

-Tu as fini par devenir fou! Dis-je haussant la voix. Jamais une phrase m'a fait tellement de mal,
comme celle qui je viens de prononcer. "Fou, il est complètement taré". - Tu es fou !Détestable !
Ignoble ! Dis-je en criant. Le son de ma voix cassée s'arrête par le sang qui se mélange à mes
lèvres, je saigne de la bouche, ma gorge et mes cordes vocales sont actuellement mortes. Rien
que de parler c'est un enfer.

-Dis- moi, pourquoi tu me détestes tant? La question ne se fait même pas entendre, il est
concentré sur sa route. Il a dit qu'il allait me transformer en une femme heureuse, alors,
pourquoi je n'arrête pas d'être triste quand je suis avec lui? Pourquoi cet homme m'attache à lui?
Cet amour...Est-ce que un jour il va finalement cesser de grandir ?

Dans une telle situation je le trouve encore plus beau.

La peine de voir une âme si destructive...

- Je te déteste ! Dis-je en pleurs, mes larmes chaudes sont les seules choses qui me réchauffent.
Je suis dénudée. Et je n'ai plus la force à me lever d'ici. Mes pleurs...Mes larmes...Me réchauffent.

Je cris tellement qui le sang se propage de plus en plus de ma bouche, je me suis fait avoir.
Encore. Encore une fois, j'ai pensé que si je faisais tout pour l'aider il serait heureux mais...Tout
va au fond de la puits.

Une chambre peigné du noir plus sombre jamais vu sur terre. Des rideaux dorés et des draps
aussi dorés qu'eux. Où suis-je ? Nous sommes déjà au nord? À mes côtés, il dort torse nu, son dos
rempli de blessures apparaît clairement à mes yeux. C'est une première fois.

-Il dort profondément. Dis-je murmurant.


Ne remarquant pas mon réveille, je me lève et prend son téléphone dans le silence le plus
perspicace. Il faut qui j'appelle quelqu'un, mais je ne peux pas faire confiance à "cette famille".
Néanmoins, lui, je pense que je peux l'appeler.

-Allô!

-Oui, Allô. Dis-je murmurant.

-Pourquoi tu m'appelles?

-C'est Yuna Min-Jun.

-Yuna? Où vous êtes? Tu veux réellement rester avec lui ? T'es sérieuse?

-Ne cris pas, Min-Jun...Sauve -moi... Je suis dans un endroit méconnu, je...J'ai été trahie par
lui...Il m'a.. Avant qui je finisse, une main se presse dans ma bouche. Il me regarde mécontent de
la situation. -Qui est-ce ? Demande t-il. Sa voix grave me fait trembler. Je ne sais plus ce que je
dois faire. Je suis bloquée contre lui, il prend le téléphone et l'éteint. Pendant qui Min- Jun cri
sans cesse mon nom. -Donc tu as encore la force. Dans un seul geste il me plaque contre le mur,
sa main toujours collée à ma bouche. Il l'enlève et m'embrasse, se n'est pas un baiser commun.
C'est une punition pour mon attitude rebelle. Ses lèvres fonçant sur les mienne brusquement, il
connecte sa langue à la mienne, elles dansant tellement à telle point qui je m'étouffe. -Pourquoi
c'est lui qui tu appelles ? Hum? Réponds -moi. Demande t-il s'arrêtant.

-Excuse toi.

-Quoi?

-Excuse toi. À genoux. Je reste stupéfaite face à ses prononces. La peur de souffrir encore plus
fait que mon corps bouge tout seul. Je me mets à genoux, mes tremblements sont de plus en
plus fort. Que même parler devient un combat. -Je suis désolé. Dis-je en pleurs.

-Tu es désolé?

-Je suis désolé d'avoir appeler Min-Jun...

-Pourquoi tu l'a appelé?

Il le sait pourtant. Dois-je réellement le dire ? Que je voulais s'enfuir encore une fois avec son
grand frère?

Suis-je si seule au point qui ni une amie de confiance je peux appeler dans cette situation? Je
devais peut-être appeler la police... Si je fais cela, j'irai aussi dans la prison? Pour prendre tant de
temps à le dénoncer? Comment je vais faire? Il va appeler d'autres hommes? Il va encore me
apostasier? Voyant cet homme devant moi, je remarque la grande différence entre lui et
l'homme qui j'aime. Ce n'est pas lui.. Son joli visage se remplit petit à petit par des poiles autour
de sa mâchoire, ses cheveux grandissant de plus en plus vite, que maintenant il les attache. Ses
abdominaux se dessinant dans une parfaite tablette de chocolat, Le blanc exagéré de sa peau,
bronze et laisse paraître sa vraie couleur.

Pourquoi est-il si intimidant? Il a grandi de taille? J'ai l'air plus petite à ses côtés.
-Je te pardonne cette fois, la prochaine tu seras punie.

-Pourquoi tu fais ça?

-Je fais quoi?

-Tu es...Tellement diffèrent ..De la personne que j'ai conné. Il se baisse au même niveau qui moi
et caresse mes mèches. - As-tu sûre qui j'ai changé? Ou bien tu étais tellement aveugle qui tu
n'as jamais vu qui j'étais. Voyons sarang. Je n'ai pas changé. C'est toi que ne connaissais pas si
bien ton amoureux. Il s'incline et embrasse mes joues. -Va te doucher. Il faudra que tu manges, je
ne veux pas qui tu tombes malade. Il se lève et s'en va, fermant l chambre à clés. Je me lève aussi
et j'y vais directement dans la douche. L'eau chaud brûle ma chaire. Au moins cette douleur est
agréable. Pendant que l'eau traverse mon corps, je me rappelle de ces hommes. Il étaient
grands, ils avaient tout les deux des masques noires, ce que vaut dire qui jamais je saurai qui ils
étaient. Seuls leurs yeux j'ai conné, tout les deux, des yeux d'un bleu océan tellement vifs, qu'on
dirait de l’eau vifs.

Penser à ce moment me fait se sentir sale. -Je suis sale! Je prend le gel et renverse tout le tube
dans mon corps, je me frotte avec les mains tellement fort qui ma peau saigne. Il faut que je me
lave! Il faut que toute cette saleté sort de mon corps! L'eau au contact de ma peau devient encore
plus douloureux. Il faut qui je me lave. Je prend tout qui peau me laver jusqu'à en prendre la
pierre à disposition. Je me frotte, je me frotte, je me frotte.

-Je suis sale!

Ha- Jun

J'ai peut-être été dur avec elle. Elle ne doit pas avoir la force de se doucher. Je décide de l'aider.
Mais ce qui je vois me mets en panique.

Elle se frotte la peau avec une pierre , voyant cela j'enlève au plus vite cet objet de sa main, ses
yeux sont d'un rouge intense, sa peau...Sa peau tellement pale est couverte de blessures causé
par cet objet. - Tu es folle? Dis-je haussant la voix. Elle ne peut pas se blesser! Comment peut-elle
faire une chose pareille? L'eau chaud crée petit à petit des brûlures. Je l'a tire au plus vite de
cette pièce, je l'enrôle par une serviette. Je prends toutes les boîtes de premières secours pour la
soigner. Elle reste immobile, assisse, regardant le vide devant elle.

-Tu ne vas pas avoir des cicatrises. Nous devons aller dans un hôpital. Je ne veux pas que cela
infecte.

-Parce que tu as besoin de moi toute propre c'est ça? Elle tourne ses yeux au miens, et ses
larmes tombant encore une fois. -Oui, j'ai besoin de toi toute propre. Dis-je l'a regardant droit
dans les yeux, elle se mord les lèvres et je laisse paraître un rire ambitieux. -Il faut qui je t'habille
aussi?

-Au pire non, ne t'habille pas. Je pense qui c'est risqué d'aller à l'hôpital. Attends un peu,
j'appelle un ami. Elle me regarde comme si ma mort aurait été son désir le plus ardant. Son
regard blessé m'a toujours excité. -Ne me regardes pas comme cela. Au moins que tu veux jouer
avec moi? Je pose mes mains dans son minuscule visage, elle me regarde, sans lâcher le regard
elle mate jusqu'à arriver à mon âme. -Quel regard excitant. Ce contact entre nos iris est tellement
puissant qui je n'écoute pas la porte sonner.

-Tu restes ici, ne sort pas , ne fait pas de bruit. OK ?

-J'ai demandé si c'était ok Yuna ? Insiste -je.

-Oui. Dit-elle d'une voix cassée. Si elle continue elle va finir par n'avoir plus de voix.

Je ferme la chambre à clés, juste au cas où elle essaie de s'enfuir. De toute façon, nous sommes
au dernier étage. S'enfuir n'est pas la bonne chose à faire. Et, pour précaution les fenêtres sont
toutes fermées aussi. La discussion qui nous avons eu au parque...M'a alerté.

-Oui?

-Ouvre. La voix rauque ordonne. J'ouvre immédiatement.

-Salut, comment tu vas?

-Tu me tutoies maintenant? Dit-il souriant.

-Je viens avec quelques douceurs. Deux jolies femmes paraissent derrière lui.

-Ma femme est à l'intérieur. Il se met à rire de mes prononces. Boss Hong, une connaissance qui a
fini par tomber plus bas que moi. À devenir un des assistant d'unes des boîtes les plus
dangereuse de ses environs.

-Tu parles de femme? Mes subordonnés m'ont dit qu'elle est une planche à os. Sérieux? Avec tant
de françaises belles? T'as choisie une métisse pareille comme femme?

-Arrête, un peu de respect.

-Tu dis ça alors que tu l'utilises bien à tes fins. Arrête de bloquer la porte, c'est quand même mon
appartement. Il me pousse et s'installe avec les deux femmes à ses côtés. Une brune aux yeux
vert clairs, vêtue d'une mini jupe et d'un t-shirt assez court transparent laissant ses seins à la
vue, l'autre est pas mieux, la brune aux yeux marrons clairs, est vêtue par une robe assez courte.
La robe est tellement collante que j'en déduit qu'elle ne porte rien en bas de ces tissus.

-Des bonnes femmes tu m'emmènes. Dis-je le rejoignant au canapé

-J'ai que des bonnes choses, tu le sais non? Dit-il d'un sourire narquois.

- Tant pis. Je connecte mes lèvres à celle qui était plus proche de moi. La brune de la robe
collante.

Yuna.

C'est quoi l'amour pour vous?

Comment doit il être représenté? Honnêtement, je me suis toujours demandé.


"Tant pis", c'est ce que j'ai entendu avant que les cris de plaisirs parviennent à mes oreilles.
Pourquoi tu me blesses encore plus de ce que je le suis déjà?

J'ai pourtant essayé.

J'ai pourtant...

Alors que dois-je faire de plus? De cette porte j'ai pu entendre ses rires, ces personnes sont
entrain de s'amuser de l'autre coté, tandis que je reste ici, enfermée, entendant leur fête de
saleté. Je ne me suis pas retenue. Avec les derniers cordes vocales qui me restant, j'ai crié son
nom.

"Ha-Jun, Ha-Jun, Ha-Jun" Pourquoi cela sonne si vide ?

-Ha-Jun tu ne peux pas me faire ça! Je frappe la porte avec mes dernières forces, jusqu'à ce qu'il
ouvre la porte contrarié, alors je peux voir leurs visages de moqueries. Il fréquentes que ce genre
de personne ? -Je peux savoir pourquoi tu cris? Demande t-il d'une voix ferme.

-Je...Pourquoi tu...

-Yuna! Tu veux que je t'enlève tous tes bandages ? Tu veux que je te mettes sur cette douche ?
Encore plus chaude de ce qu'elle était ?

-Mais tu m'as sauvée! Les regards de moqueries empirent, je me sens troublée, comment je peux
encore être sûre qu'il m'a réellement sauvé ? Comment je peux appeler cette créature de
sauveur? Ha-Jun les rejoint dans le "fous rire", cependant , le sien c'est diffèrent. C'est un rire
d'angoisse. Et je sais ce que si passera une fois que ce rire commence.

-Boss, j'ai des choses à régler. Dit-il se tournant vers l'homme présent dans le salon, la femme
qui était nue s'habille dans le calme. Me comparant à elle, elle est belle. Tandis que le peu de
beauté qui j'avais s'en va de plus en plus....J'ai perdue la tête, à cause d'un homme.

La porte claque et il se tourne à nouveau à moi.

-Tu vas devoir avorter. Nous n'avons plus besoin de cet enfant.

-Quoi?

-Tu n'as pas compris?

-Ha-Jun mon ventre se forme...

-Et?

-Ce sera commettre un meurtre. Il sourit et dit:

-Ce sera ton premier meurtre alors.

-J'ai pu perdre ma vie!

Cette fois je ne veux pas que mes larmes tombant, néanmoins, malgré mon effort mes larmes ne
cessent pas de tomber. Je suis brisée, cela est devenue ma réalité. Je ne peux pas me passer de
lui et cette chose est déjà suffisamment grande pour que je la tue comme cela. Alors, qui dois-je
faire ? Le laisser contrôler ma vie? Ou bien... Essayer de retrouver l'homme qui j'aime? Je suis
peut-être folle, au moins s'il redevient comme avant... Tout rentrera dans l'ordre.

N'est-ce pas ?

20

Il était tard, très tard de la nuit. La lune et les étoiles ne illuminant pas cette pièce, l'électricité
s'envole au loin de cette pièce sombre. Les bruits , les bruits de sirènes me réveillent, des
vêtements partout où mes pieds se posent, mes valises ouvertes et mon corps habillé d'une
chemise assez large pour que soit mienne, il est là. Il est là entrain de faire les cent pas.

L'obscurité n'empêche pas de reconnaître à chacun de ses mouvements. Son odorat naturel est
un de mes parfums préférés.

-Ha-Jun? Où est la lumière? Ma voix arrête ses mouvements brusques. Il allume la lampe de son
téléphone et l'a vise en moi. Mon corps est tout abîmé. Cette chemise est assez transparente
pour qu'il voit ce que se cache à l'intérieur.

La lampe plonge à chacun de mes parties intimes, il vise en haut puis en bas. Je me cache avec
mes mains et il tire le profit de la situation.

Il est habillé que d'un caleçon, son corps est mouillé de sueur, ses yeux d'un rouge intense et sa
bouche d'un encre rouge flotté.

Il y a quelqu'un de plus que nous?

Il sourit d'une façon désolée, je reste débout sans pour autant bouger ni parler.

- Nous devons partir d'ici. Dit-il brisant le silence de la pièce. Dans son autre main il a mon
téléphone, il le lance en ma direction et il tombe par terre. Sans hésitation je le prends et j'essaie
de l'allumer.

-Allume la lampe, nous aurons besoin pour ranger tout ça. J'allume alors la lampe tout en lui
suivant à ses gestes. Je ne sais pas qu'est-ce que se passe dehors, mais j'ai comme une
impression que la police est là à cause de nous.

-Où nous allons ?

- En Corée.

-En...En Corée? Sans aucune réponse il retourne à son rangement.

-Comment nous allons faire avec la police dehors?

-Tu n'as pas besoin de t'inquiéter. Une fois les valises prêtes, nous nous mettons en route de
l'aéroport. Il est silencieux, les paysages qui passant me disent que cette nuit est loin de finir.
Étrangement, spécialement cette nuit est d'une beauté éblouissante. Les étoiles brillent comme
jamais vu sur terre, la lune forme un œuf tout âpreté au ciel. Les rayons qui dégageant du ciel
m'angoissant.

Cette nuit....Cette nuit est étrange. Parce que je sens encore le son des sirènes.

J'étais tellement concentrée sur mes pensés que je n'ai pas remarqué la vitesse à laquelle il
conduit. Il conduit à toute allure. Des diverses voitures apparaissent au pare-brise.

-Ha-Jun ? Pourquoi la police nous suit elle ?

Le silence me répond, il fronce les sourcils et s'arrête subitement. Ma tête bat au siège et va de
l'avant.

Une centaine de troupes policiers entourant la voiture, tous armés d'armes puissantes et
grandes.

-Monsieur Park Ha-Jun, âgé de trente deux ans, accompagné de madame Kim [Link]
immédiatement de ce véhicule.

-Yuna

-Ou...Oui?

- Si nous sommes ici présent, dans une telle situation....C'est à cause de toi. Au même moment
qu'il le dit il accélère la voiture. Passant devant les policiers qui attirant à notre direction sans
cesse. La poursuite est scandaleuse, les pneus sont mirés, pas pour autant qu'il s'arrête, la
fumée qui dégage devient dangereuse. Il gare sa voiture en toute vitesse. - Sort! Vite! Je me
dépêche de sortir, devant ce chemin sans but la lumière extravagante la Tour Eiffel nous
illumine, pendant que les voitures des policiers s'approchant.

Nous entrons dans une ruelle sombre, je me demande si c'est bien une ruelle, il se tient derrière
moi tout en tremblements. La sueur de son corps se transmit au mien, me mettant aussi
anxieuse que lui.

-Ha-Jun??

-Tais -toi ! Dit-il bloquant sa main contre ma bouche.

Les voitures passant d'une telle vitesse que nous passons inaperçus. -Ils s'en partis ? Demande-t-
il d'un ton murmurant.

-Mains, à l'air. Un homme vêtu d'un uniforme policier apparaît de l'autre bout de la ruelle.

Ha-Ju essaie de s'enfuir mais deux hommes armés l'arrêtant.

-Merde! Dit-il voyant les hommes.

-Monsieur Park, nous vous arrêtons pour divers crimes. Vous le savez n'est-ce pas?

-Je ne sais pas de quoi vous parlez.


-Emmenez -le! Ordonne le premier policier au deux autres. Ha-Jun est emmené tellement vite
qui je ne remarque pas la présence du policier derrière moi.

-Mademoiselle Kim.

-O...Oui? Dis-je bégayant.

-Levez vous mains. Je lève mes mains au ciel et il les ferme avec ses menottes.

-J'espère que vous vous rappelez de moi Yuna....Quelle rencontre! Dit-il souriant. Les rayons
lumineux du ciel se posent à son visage. Une peau qui se illumine à la moindre lumière posée,
des tresses locs attachés à une queue de cheval, un petit sourire accompagné de belles
fossettes...Et surtout un regard empoisonnant.

-Dino ?

Il y avait bien quelqu'un à qui je pouvais appeler, Dino. Ou mieux, Daniel Osto iztli. Il était pour
moi un réconfort, un homme au sourire difficile, à l'allure intimidante, mais l'homme le plus
généreux que je connaisse.

Peut-être si je n'avais pas coupé les ponts à l'époque, rien de cela n'aura arriver ?

-Salut, Yuna. Dit-il d'un petit sourire.

-Daniel.

-Tiens, tu dois avoir froid avec cet chemise. Il pose son manteau à mes épaules. -Ne me regarde
pas comme ça, si je t'arrêtes c'est parce que je dois suivre les formalités. Tu ne vas pas être en
prison Yuna. Il essuie les gouttes accumulées à mes yeux.

J'ai tellement honte. Pourquoi il fallait que notre rencontre soit comme ça? Je voulais le
chercher et trouver cette amitié qui nous avions autre fois...Pourtant, le destin a voulu d'une
telle rencontre.

-Désolé.

-Pourquoi tu t'excuses? C'est du passé maintenant. Il me prend par le coude et me dirige vers sa
voiture. Assise au banc d'arrière je peux sentir son regard insistant en moi.

-Tu as maigrie.

-Un peu.

-Pourquoi lui et pas moi ? Il s'arrête au four rouge et il se tourne en arrière. Nos yeux au bord de
larmes et cette tension de regrets en l'air.

-Désolé. Dis-je d'une voix brisante.

Il reprend le volant en silence. À l'époque....À cette époque que j'étais la personne la plus
heureuse. À cette époque que nos sentiments s'opposant, à cette époque qui la réciprocité
n'existait pas entre nous, à cette époque où nous avons finis par nous éloigner...À cette époque
qui m'a troublée.

Désolé.

À cette époque j'étais déjà amoureuse de cet homme, ce même que m'emmène encore une fois
vers toi.

Dino, mon... ami?

Ha-Jun

Dans une cellule sombre, je suis à la vue de tous. C'est terrible! Et je sais qui est la cause de tout
cela.

Une personne aussi détestable que l'odeur d'un parfum de bon marché. Min-Jun, ce même que
est tombé en pitié pour elle. Si je sors d'ici il sera meurt entre mes mains, ça, je viens de décider.

-Park Ha-Jun. Une policière s'approche de ma cage.

-Je vais m'occuper de toi. Tu veux bien répondre quelques questions n'est-ce pas ?

-Pourquoi une femme ? Ils sont tous des faibles ou quoi ?

-Un problème avec les femmes ?

-Divers.

-C'est drôle, tu n'es pas ici juste pour la femme qui était avec toi il y a peu de temps.

-Vous êtes ici pour les drogues qui s'est échangé avec le grand boss Hong. Tu le connais non?

-Je n'ai jamais entendu un tel nom.

-Ah oui ? Pourtant, il est recherché depuis longtemps, et c'est toi le dernier personne qu'il a
visité. De plus, j'ai découvert le petit échange que vous avez fait avec votre fiancée, si j'ai encore
le droit de dire que c'est votre fiancée.

-Bon, et alors ?

-Et alors?

-À part m'expulser du territoire, qu'est-ce que vous allez faire ?

-Bien, tu confirmes donc ta proximité avec Hong. Elle jette un regard froid et tire ses talons.
Qu'est-ce qu'il a fait encore ? Ou mieux, si je ne suis pas ici à cause de Min-Jun comment ils ont
pu me trouver si vite ?

Yuna
Les événements se sont passés vite,

Huit heure pile.

Des fusillades , moi dans ses bras, il au milieu d'un regroupement d'armes pointant sa tête, des
pleurs de ces dames et une personne manquante.

-Donnez -moi ma femme ! Hé vous m'écoutez ? Fils de merde! Vous n'avez rien à foutre avec elle.
Ses cris de rages parviennent parfaitement à mes oreilles, comme si s'étaient des bombes.
Comment a peut-il s'enfuir si vite ?

-Ha-Ju arrête ce scandale! Ce n'est pas ce que nous sommes! Ce n'est pas ce genre de scandale
qui nous crions! Nous nous sommes pas comme ça!Crie-t-elle en pleurs.

-Ferme -là! D'où tu te mets ?

-Monsieur Park nous vous demandons de baisser cette arme. Dans les bras de cet homme mes
tremblements se mélangeant à ma sueur et à mes larmes. Il me serre fort contre lui, ne bougent
pas, tout en regardant la scène de loin. -Il m'appelle, laisse -moi aller. Dis-je d'un ton bas.

-Es -tu folle ? Tu veux que je te laisse aller sur la grotte du loup? Tu veux réellement mourir?
Pourquoi tu l'aimes à ce point?

-Laisse -moi aller...Ne le tuez pas! Il n'a rien fait.

-Il n'a rien fait ? Écoute bien, cet homme t'a violenté de toutes les manières possibles! Il t'a
même vendue pour quelques euros! Tu penses que je vais te donner a lui comme ce du rien
était ? Tu es folle ?

-S'il te plaît!

-Non! Jamais! Les policiers du l'autre côté de la rue s'agitant de plus en plus. Il veut sa femme, il
me veut moi.

-Je vais tous vous buter! Elle est avec qui ?

-Baissez votre arme ou nous serions obligé de vous neutralisez!

-Tire! Allez tirez bande de connards! Tirez!

-Elle est avec moi. L'homme me serre encore plus dans ses bras, se levant et montrant la
localisation de la personne qu'il cherche tant. Les personnes se pressant d'allumer leur
machines et les fixer à la femme mystérieuse qui se tient dans les bras d'un quelconque policier,
moi.

Sans perdre de temps Ha-Jun pointe son arme en notre direction, quand t-il a lâché la balle je
savais qu'il y n'avait plus d'espoir pour lui, au même moment que il a tiré cette balle, visant sa
propre femme...Les autres vingtaines balles l'ont rejoignait.
Ha-Jun tombe a terre, comme un papillon qu'a brisé ses ailes, le sang et le désespoir de le perdre
pour toujours me font me décoller en vitesse des bras de cet homme, sans remarquer qu'il avait
prit la balle pour moi.

Comme une idiote je le laisse derrière pour parcourir en direction du cadavre sanglant devant
moi.

-Non! Tu ne peux pas mourir! Lève toi! Ouvre les yeux! Mes mains remplies de sang, l'odeur du
cadavre, et ses mains qui perdant de plus en plus la chaleur.

-Mon...Mo fils! La femme ne supportant pas la vue, tombe par terre...

Une matinée agité, Un mort, un disparu, un blessé, et une inconsciente.

Comment supporter ?Comment je parviendrai à supporter une telle punition? Comment je vais
passer à autre chose ? Mon mari, l'homme qui j'ai aimé toute une vie est maintenant mort. Il
s'est transformé en un cadavre en un seul coup...

-Ouvre les yeux!

-Éloignez vous du corps madame! Des pompiers arrivant.

- Ouvre les yeux je t'en supplie!

-Madame?

-Tirez -la côté du ce bâtard! Une voix cassé mais assez forte pour qu'ils m'éloignant de son
cadavre.

Dino, le policier qui a prit ma balle.

Je me tourne et je le vois pressant fort sa main contre son bassin, il saigne de la bouche et ses
mains sont couvertes de sang.

Son regard se pose au mien, il est comme un signe de fin. Une fin sans une suite et sans un happy
end ou un sad end ...

Ha- Jun est mort, et je ne sais plus où mettre la tête, il m'avait promis une nouvelle vie. Une vie
où je serais une femme heureuse, alors pourquoi? Pourquoi il me rend triste même quand t-il
maintient les yeux fermés?

C'est injuste!

Cela devrait être moi! Parce que je n'avais plus de toute façon une lueur de vie présente.

-Pourquoi tu as fait?

Le soleil brûle au ciel. Encore une journée parfaitement belle pour que je souffre, c'est comme si
depuis le début le monde s'en foutait de moi. Comme si le monde me tenait un nouveau début,
un début sans instructions. Où je devrais avancer seule, avec moi-même.
Des oiseaux chantant ma mort, les papillons sont beaux de toutes les couleurs, au contraire de
ma vie...

Noire et grise.

Sans plus d'espoir...

Une vie sans un début précis.

- Je te déteste Ha- Jun.

PROLOGUE 2éme partie

Le monde tel qu'il se présente, n'est rien d'autre qu'une profondeur d'une maladie interne. Ce n'est
pas que l'affection soit cruciale, non. Ce n'est pas cela. Bien loin de là. C'est simplement que
lorsqu'on manque d'affection, on devient des êtres hostiles et avides, en quête de bras, de lèvres,
ou parfois même d'une sensation plus profonde...
Cela nous entraîne vers une démence amoureuse.
Une quête passionnée,
une démence intentionnelle,
une passion douloureuse,
ou encore une exploitation de sentiments anciens.

Peut-être que le problème n'a jamais existé. Peut-être qu'ils ne se sont jamais rencontrés, Peut-être
que....Il était dans sa tête.

Et qu'il n'a jamais existé...

21

Six ans auparavant...

J'ai eu mon premier portable.

À dix huit ans, je me suis plongé au univers du monde, sans réellement des études particulières
ou un métier fixe. Ma grand-mère gagnait bien sa vie avec ses milliers de champs dispersés en
toute France. Ce n'était pas n'importe qui. Alors pourquoi étudier? Ma vie était gagnait d'avance.
C'est ce que j'ai pensé, avant qu'un joli monsieur s'approche de moi pour demander où prendre
un taxi. Il était beau, l'air plus jeune, grand et musclé. Son sourire m'a ensorcelé, ses lèvres m'ont
maudits et ses yeux.... Des yeux si rare à ma vision, m'ont complètement détruits.

C'était lui, le premier homme à me lapider, Ha-Jun.


-Merci pour ton aide. Quel âge as-tu? Demande t-il.

- Dix huit ans.

-Quelle belle jeunesse! Avez-vous un petit ami ? Sa question était déplacé. Pourquoi voulez t-il
savoir ? Bon, je n'ai pas prêté attention.

-Non, je n'ai pas. Il sourit et s'en va. Ce que je ne savais pas à l'époque, c'est que ce monsieur
deviendrait mon pire cauchemar.

-Tu t'éloignes. Dit-il d'un ton attristé.

-Tu ne me parles plus et cette distance entre nous me rend fou. Il s'approche de moi, ses mains
se serrant ma taille et son souffle saccadé incorpore au mien . Mais, comme toujours je l'éloigne.
Je me sépare de lui.

Je prends peur.

-À quoi ressemblera notre relation Yuna ? Dino était contrarié ce jour. L'amour qu'il disait avoir
pour moi, prit fin dans cette journée d'hiver.

-Dé...Désolé.

-Je voulais te laisser le temps de réfléchir .... À quoi bon ? Son ton ferme et autoritaire c'est ce
que j'avais le plus peur. Contrairement de lui que se donnait des aires de roi... Il y avait
quelqu'un d'autre qui m'approchait en toute douceur. L'homme beau d'autre fois.

À cette époque j'ai ignoré les avertissement du mon entourage, tout pour pouvoir le flatter. Il
était bon avec moi, il faisait preuve de patience à mon égard . Il me faisait croit que la distance
que nous avions, n'était pas si grave qu'elle paraîtrait être.

-Donne moi ce téléphone. Lui aussi, lui aussi pensait avoir le droit à me traiter comme une
enfant.

-Non, je ne veux pas. Si j'ai eu le courage de lui faire face, c'était tout simplement pour qu'il
comprenne que l'amour de ma vie, ce n'était pas lui.

-C'est comme cela que va être ?

-Cela toujours été comme ça.

-Tu m'as aimé au moins ? Je ne peux pas lui répondre, il sait que non. Alors pourquoi demander ?

La vérité c'est qu'il m'aimait au point de jouer avec sa propre vie. Dino se croit le gentil
aujourd'hui, mais est-ce que cela toujours été le cas ?

Un homme oppresseur, autoritaire, obsessif et faible. Il n'était pas mieux que lui, juste à voir, il
m'a enfermé dans un hôpital psychiatrique, simplement pour avoir acheter des fleurs pour mon
défunt fiancé.
-Madame! Le traitement et le repas! L'infirmière injecte un liquide transparent à ma chair. Cela
s'introduit comme l'eau. Vaste et douloureux. J'ai si mal. Elle dépose le plateau à mes cuisses.
Un bol de soupe verte et une tranche de pain. Du l'eau, et c'est tout.

-Bon, c'est fait. Je lui donne un sourire hypocrite mais elle ne s'en va pas.

-Vous ne sortez pas ? Ne voulez vous pas prendre un peu d'air ?

-À quoi bon ?

-Hein?

-À quoi bon sortir si c'est pour être le centre des commérages ? Des critiques et des faux
sourires ? Cela me fait encore plus mal d'être ici sans une raison précise.

-Vous avez passé une sacré année. Le mieux à faire c'est cela.

-Enfermer une vieille connaissance dans un hôpital psychiatrique juste parce qu'elle allait visiter
son défunt fiancé ? Parce que tu as peur de n'est plus pouvoir l'avoir, alors c'est cela que tu fais ?

-Euh... Désolé madame.

-Vous pouvez partir. Mon état s'améliore même sans quitter cette chambre. L'infirmière s'incline
en guise de au revoir et s'en va. Le pire dans tout cela est que je suis venu pour voir son
enterrement. Mais même cela, je n'ai pas pu voir.

D'une façon ou d'autre, il me manque.

Les fleurs que se fanent sont les roses les plus belle jamais cueillir sur terre. Je les déposé là, près
de ma fenêtre, comme une distraction éphémère, parce que, je n'arrive pas à croire qu'il soit en
bas de la terre.

-Je te déteste. Sa tombe n'a pas eu d'importance. Toute sa famille est enfermés dans une prison.
À part un, que jusqu'à l'heure nous ne savons où il est. Min-Jun, celui que à disparu avant tout.
Personne sait où il est. S'il est mort ou en vie?

-J'espère qu'au moins lui, vive sa vie en tranquillité.

-Madame c'est l'heure de manger! Dit-elle souriante. -Et vous avez aussi un visiteur.

-Tiens, je pense que la date approche pour ce petit. Dit-il regardant en direction de mon ventre.

-Je vous laisse. L'infirmière part, me laissant seule avec lui. Bien que notre romance n'a pas
marché, il était tout de même mon seul réconfort.

-Écoute Yuna...

-Non, ne parle pas. Il n'y a rien à se dire de toute façon.

-Je suis désolé mais avec tout que tu viens de passer, tu crois vraiment que cela n'a pas un
impacte dans ton cerveau ? Yuna tu l'as aimé jusqu'à la fin! Comment une personne normal peut
aimer quelqu'un que lui a fait du mal ?
-Donc tu déduis que je ne suis pas normal pour avoir tombé amoureuse d'une personne ? Bien
qu'il était la mauvaise personne, soit, tu pourras n'est pas pleurer quand ton premier sera mort ?
Que ce soit un amour sale ou pas toi...Est-ce que tu pourras garder tes larmes quand je serai en
dessus de la terre ? Dis-je haussant la voix.

Le silence qui poursuit est pesant. J'ai touché à un outil clé pour le faire du mal. Lui que se dit
être l'homme parfait pour moi. En quoi il est diffèrent de Ha-Jun ? Je ne vois aucune différence.

-Qu'est-ce que s'est passé ce soir-là Dino ? Ha-Jun n'était pas bête, il savait que c'était dangereux
d'essayer de fuir. Qu'est ce que tu l'as dit ? Pourquoi il me cherchait ? Et pourquoi c'était toi qu'il
pointait ?

-C'était toi qu'il pointait.

-C'est ce que tu as fait tout le monde croire.

-Yuna tu doit manger.

-Au debout je pensais aussi que son arme se dirigé vers moi. Mais quand il a changé de
direction...

-Yuna. Mange!

-Je pouvais voir que dès le debout c'était toi sa cible. Pas moi. Ses pas se rapprochant de moi. -
J'ai juste jeté tes ordures. Bien qu'il manque une. Tu sais où il est n'est-ce pas ? Dit-il murmurant
dans mes oreilles.

Des frissons parcourent ma peau, c'est vrai que ce bonhomme peut être un déchet humain. - Tu
ne diras pas ? Tu veux le rejoindre ? Tu penses que je ne savais pas où tu étais tout ce temps ? Il
serre sa main contre ma mâchoire, ses iris marron opaque se rejoignent aux miennes. Ce regard
que peut changer à n'importe quelle moment... C'est regrettable qu'il soit très habile
manipulateur. Il n'y a que moi que connais ce regard de tyran psychotique.

-Je ne sais pas où il est. Dis-je d'un ton calme.

-Enfin bref, dans tout les cas je le trouverai. Il détache sa main et prend la cuillère à disposition
dans mon plateau. -Mange avant que ce soit totalement froid. Dit-il prenant un peu de soupe
avec la cuillère.

-Je sais manger toute seule.

-Laisse- moi faire.

-Ha-Jun est vraiment mort ?

-Mange. J'ouvre la bouche et il dépose la soupe. Une soupe que sent l'hôpital. Un potage à base
de légumes verts que je n'apprécie guère. -La prochaine fois je te ramènerai une bonne chose
pour que tu manges. Il insiste pour me donner la soupe et la guide vers ma bouche.
-C'est pas possible qu'il soit mort. Une larme traverse mon visage. Néanmoins, cette fois je fais
exprès. Comme prévu il dépose la cuillère encore pleine brutalement. -Putain c'est qu'à sa que
tu penses ?

-Oui, c'est qu'à á lui que je pense.

-Il fallait mourir avec lui alors.

- C'est toi que m'empêche.

- Et moi ? Et nous ? Cela ne te dérange pas que je reste comme ça? Dans la solitude? Avec un mal
de chien au ventre! Parce que ton cher chéri m'a presque tué!

-Il a mal fait de te rater. La rage monte, je peux constater que même lui n'a pas toute sa tête, alors
pourquoi c'est moi la seule enfermée ici? Il jette le plateau à terre et le bol de soupe se casse en
petits morceaux de verres par terre, il est énervé, il a toujours eu cette rage facile de provoquer.
Comme quoi la beauté ne fait pas tout, il attend sûrement une romance improbable de nous
deux. Une chose remplie d'éloges de ses collèges et de son entourage. Il n'attend que cela. Il
m'attend sans cesse dans son lit, il veut que je sois sienne. Mais est-ce que je suis réellement naît
pour appartenir à quelqu'un d'autre ? Dois- je réellement rester avec un homme de plus ?

-Maintenant que je pense...J'ai peur que mon enfant soit un homme. Je ne suis jamais aller voir
un médecin pour me dire comment il va, qu'elle est son sexe...À quelle moment il viendra...Tout
ça parce que je suis entourée d'hommes. Et cela à cause du manque d'un personnage fraternel. Il
se tourne et me regarde avec plein dégoût à ses yeux. -Je suis tombé amoureuse d'un mauvais
homme, mais cela ne m'a pas permis de se débarrasser d'un autre. Écoute Dino, je ne t'aime pas.
Je dirais que je te déteste même, encore plus vu dans l'endroit auquel je me trouve.

Son regard infect en moi, il m'écoute sans dire un mot. Comment dire ? C'est comme un enfant
perdu que n'ose pas demander la localisation.

Cet enfant est perdu entre mes iris. Ses iris sont optiquement affligés, il est la personne la plus
malheureuse que je connaisse.

Son passé..

Son présent...

Son futur...

Dans tout ses temps il est malheureux. Parce qu'il doit être comme cela.

Un homme qui atterri dans un pays que n'est pas le sien. Un homme que fuit son chemin de vie
et se mélange à la première malheureuse trouvée. Peut- être qu'il a pensé que nous avons
quelque chose de commun, mais ce n'est pas le cas. Il n'y a rien à dire sur nous. En effet, il n'a
pas eu de nous. C'est lui, que a abandonné avant même que je commence quelque chose, et
c'est moi qui a passé à autre chose en premier. Mais...Peut-être que l'amour n'a jamais était la
question. Peut- être que nous sommes faits pour nous entre enlacer.

-J'y vais.
-Si tu ne me laisses pas sortir d'ici...Tu me trouveras morte. Il mort ses lèvres avec le regard miré
au sol, sans dire un mot il part et les infirmières entrent en suite. Elles appellent les dames
d'entretien pour pouvoir nettoyer les déchets d'alimentaire dispersés au sol.

Une d'entre telles essaie de me parler, mais, est-ce que j'ai vraiment mon mot à dire ?

C'est de l'hypocrisie.

Le soleil se couche pour laisser place à la nuit, cette chambre glaciale me rend malade. Et
pourtant, personne ne s'intéresse à une femme enceinte dans cet hiver affreux, je sens de plus
en plus les petits coups que le bébé me donne, au moins cela démontre qu'il est en vie. C'est une
bonne chose. Le ventre grandit tellement vite que cela pèse pour mon petit corps. Faire les lacets
c'est une torture, laver les jambes c'est un enfer, manger...Je perd l'appétit, tout ce que je mange
me donne la nausée. C'est comme si j'étais malade en permanence, est-ce que le cas? Être
enceinte c'est la pire chose que m'est arrivé.

En plus de cela, je me sens seule. Comme toutes les matins, midis, soirs, je dors dans ce petit lit
seule. Moi qui a toujours dormi accompagnée, comment j'arriverai à dépasser mes troubles de
sommeil?

Mais cette nuit je me suis sentie encore plus abandonnée.

Le froid glacé qui pénétrait mes entrailles me faisait de plus en plus mal. Cette douleur atroce
d'être sans cesse exposé au mal me fait penser que peut-être ma vie est classifiée à être humiliée
et détestée. Néanmoins, ce n'était pas la seule chose que me faisait mal. La douleur du mon
ventre est impassible! Le liquide que se manifeste me dégoûte à un point de penser que je me
suis uriné dessus, ce n'était pas cela! C'était le bébé?

22

C'était cette chose que me faisait être encore plus faible à ce froid. Mes sanglots étaient de plus
en plus audibles, les cris d'angoisse et de douleur se mélangent à un cris atroce et pleureur. - À
l'aide ! À l'aide! Je cris de toutes mes cordes, jusqu'à que les infirmières viennent à toute vitesse.
À ce moment là, ma vision devient floue, les sons deviennent un seul éco, ma douleur est
insupportable et l'odeur du sang est effroyable, insupportable, qu'est-ce que c'est cela ?
Quelqu'un sort de l'intérieur de moi !Quelqu'un sort de moi ! Mais...Pourquoi je n'entends rien ?

Daniel

C'est tellement difficile de me rapprocher d'elle maintenant. En plus de cela, Ha-Jun est mort.
Cela me fait passer pour quelqu'un d'horrible. Je ne pense pas qu'elle me voit comme quelqu'un
à bonne allure d'aimer. Elle a connu mes pires facettes et en plus, je n'arrête pas de lui donner
cette mauvaise impression de moi.
En quoi je suis diffèrent de lui ? Lui que l'a méprisait et lui vendait ? Je veux la traiter comme la
plus belle femme du monde, pourtant je....Je ne suis qu'un abcédé mental.

Cela fait maintenant six ans que j'ai des rendez vous tous les mois pour ma santé mentale. Après
que ma famille a immigré ici...Tout le monde est devenu à moitié fou, je pensais qu'au moins,
moi, je serai exilé.

Mais ce ne faut pas le cas.

-Aujourd'hui encore, je peux dire que tu as de progrès.

-Est-ce que je serais capable d'aimer quelqu'un sans être toxique avec cette personne?

-Est-ce que tu te sens en mesure d'aimer sans toxicité?

-Je ne sais pas.

-Je pense que tu t'es privé assez longtemps Daniel. Il sourit et pose deux tickets de cinéma dans
la table. -Il est temps que tu te lâches au monde, il faut que je puisse analyser cette progression
aussi.

-C'est quoi ?

-Après tout, on est des bons amis! Ma femme a adoré ce film, je pense qu'elle va adorer aussi.

-Elle n'a pas une bonne image de moi, elle me voit comme un monstre. En plus de cela...Elle est
enceinte d'un autre.

-Si elle est mariée je te conseille de t'éloigner.

-Son mari est mort, avant même leur mariage. C'était un fils de pute! J'ai même peur que son
enfant naisse avec une infirmité.

-Tu l'aimes ?

-Oui.

-Prouve la. Fait en sorte que toutes les horreurs de sa mémoire soient effacé en un rien de temps.
Tu dois combler son vide avec de nouvelles émotions, avec des souvenirs joyeux. Si tu l'aimes
Daniel, alors soit le mieux pour elle. dit-il prenant son cartable. -Je serais en voyage avec ma
femme, alors ne fais pas de bêtises durant ses deux mois ok ?

-Tu me prends pour un idiot ou quoi ?

-De toute façon il était temps pour moi de déménager. Maintenant tu dois savoir suivre ta vie. Je
ne peux pas voyager partout où tu vas.

-La maison seras vite remplie.

-D'ailleurs, ton téléphone vibre depuis tout à l'heure. C'est la fille que t'appelles ? Quelle
intimité! Dit-il d'une voix moqueuse. L'appel répétitif c'était celui de l'asile, sans perdre de temps
j'y vais directement. Au chemin...Ce que infirmière dit brise mon cœur en mille morceau.
Elle a perdue l'enfant.

Elle doit être horriblement blessée.

Je la retrouve assise dans le lit, regardant le vide.

-Cette chambre est bien trop glaciale. Mettez quelque chose pour la chauffer. Dis-je à moitié
criant sur l'infermière. Mon arrivée n'a eu aucun effet à ses yeux, ses yeux fixés sur le mur devant
elle. Le vide que se plonge dans ses yeux me brise encore plus le cœur. -C'était un garçon. Dit-elle
d'une voix murmurante. -Un garçon à l'allure du père. Il était gris, on aurait dire que c'était une
pierre que sortait du mon ventre. Je m'approche de son lit. -Il y a eu beaucoup de sang. J'ai eu
mal. Mais il n'était pas vivant. Comment la science explique ça ? Sa voix brisante murmurait les
mots les plus tristes jamais sortie de sa bouche. Ses lèvres secs et sa peau pâle, pourquoi elle
doit souffrir tant ? - Plusieurs fois j'ai eu l'impression de sentir ses petites mains et ses pieds
minuscules. Mais... Peut-être je suis totalement folle! Et que ces coups c'étaient l'œuvre de mon
cerveau! Dit-elle d'un sourire angoissée. Ce genre de sourire durant un moment de tristesse est
la pire fantaisie. Un sourire menteur qu'emmène avec lui des pleurs et des cris, son cœur et son
âme sont brisés. Je l'aime tant... J'aimerais la serrer dans mes bras et lui dire que tu ira bien...Je
l'aime au point de me préparer à être un père pour l'enfant d'un autre. Mais, peut-être qu'elle
veut être seule. Peut-être que je devais arrêter d'intervenir dans sa vie.

- Yuna, La seule chose que j'arrive prononcer c'est son nom, Yuna;
En Bretonne , l'arbuste.
En Japonais, la lune.

- C'est peut-être le mieux.

Pourquoi je m'autorise à dire ce qui est bien ou pas pour elle ? Pourquoi toutes ses années j'ai
l'ai suivie en silence ? Sans jamais aller vers elle. J'aimerais bien quelle soit mienne, pas comme
un objet, non. Je ne la ferai jamais souffrir, tout ce que je veux c'est qu'elle soit
heureuse...Néanmoins, si elle ne peut pas être heureuse dans mes bras alors...

Je devais la laisser partir ?

-Retournons en France.

-Q...Quoi ?

-C'est bon. Je n'ai plus rien ici.

-Tu dois finir tes examens ici.

-Daniel, est-ce que tu m'aimes vraiment ?

Est-ce que je t'aime ? Je me suis battu toute ma vie pour ta sécurité, voilà que je fais une erreur
et tu me demandes cela. Je me demande si j'avais continué à te suivre...Peut-être que rien de
tout cela ne t'aurait arriver. Moi! Un idiot pensant que tu étais heureuse avec lui. Je pensais que
tu vivais le meilleur du monde mais... Voilà ce que tu subis.

-Je...
-Quoi ? Tu ne sais plus ? Dit-elle d'un sourire triste. -Enlève moi d'ici. Je veux avancer par moi-
même.

-D'accord. Faisons cela.

-Vraiment ?

-C'est ce que tu veux.

-Je te fais pitié ? Je m'assois à ses côtés dans le lit. Regardant droit dans ses yeux, je peux voir les
larmes au bord de ses cilles, elle va mal. Elle n'a pas su être heureuse. Quelqu'un détruit peut
avancer du bon pied ? Comment je dois faire pour qu'elle tombe amoureuse de moi? Comment
je dois faire pour qu'elle soit la fille souriante d'autre fois ?

-Jamais tu me feras pitié. Je t'aime. Je t'aime Yuna. Dis-je la regardant ses iris humides.

-Ne t'inquiètes pas , je suis là avec toi. Nous regard croisés s'entendent d'une harmonie étrange.
Son regard devient froid, et là je sais que je vais avoir un nouveau râteau.

-Abandonne Daniel. Je n'ai rien avec toi. Et je ne veux pas d'une relation avec toi. Une goutte
d'eau brulante tombe de ses iris. Pourquoi ses yeux sont toujours si larmoyants ? Une goutte
après l'autre. Si je te serre dans mes bras tu vas croire à l'amour que je te porte ?

-Va t'en! Je veux être seule. Dit-elle essuyant ses larmes .

-Lève toi! Nous allons d'ici maintenant. La surprise et la confusion se fondent dans ses yeux. Je
la prends par la main. Les regards confus et le désespoir des aide -soignantes... Visiblement ces
regards ne m'importent plus comme avant.

-Monsieur. Où allez vous avec la patient? Demande une d'entre elles.

-Elle sort aujourd'hui de cet hôpital.

-Vous ne pouvez pas la faire sortir avant la fin de son traitement monsieur! Nous courrons
comme des fous, après tout c'est l'endroit parfait pour être fou.

La brise d'air fraîche nous rejoint, mais aussitôt nous entrons dans la voiture, je l'emmène alors
dans l'appartement auquel je réside. -Tu peux te doucher. Dis-je montrant la salle de bain, nous
yeux se croisent, ses yeux d'un rouge plate et les miens d'un rose amoureux. Sûre et certain que
nous sommes pas dans la même longueur d'onde. -Tu peux attendre dans le couleur d'immeuble
? Demandait elle d'un ton calme.

-Tu veux que je reste dehors ?

-Oui. Sans faire des questions j'accepte sa requête. Je sors alors, un couleur sombre et néant.
Visiblement l'automne arrive à grand pas. Les feuilles volent dans tous les sens par la fenêtre de
bout du couloir, l'air frais se gèle chaque jour que passe. Peut-être c'est juste ici ?

Quelques minutes après elle ouvre la porte. -Merci. J'entre et aussitôt elle ferme la porte. Elle est
vêtue d'un pyjama bleu marine. Ses cheveux sont à moitié mouillés. L'eau que coule de ses
mèches mouillent ses vêtements. -Tu peux me couper les cheveux ? Demande t-elle regardant le
sol.

-Tu veux que je te coupe les cheveux ?

-Oui.

-Allons plutôt dans un salon non ?

-Non, je veux couper à la maison. Tu travaillais avec ta sœur dans son salon non? Tu peux me les
couper ?

-Oui, mais cela remonte d'un certain temps que je ne touche pas aux cheveux des autres
personnes.

-Pas grave, je veux simplement les couper.

Assise dans une chaise, elle se maintient en silence. Rien à se dire ni à rajouter. Que faire? Ses
cheveux lisses s'enrôlent à mes doigts, je peux constater que cela lui donne des frissons. -Ils sont
longs, combien de temps tu les coupes pas ?

-Je sais pas. Le silence que se produit est pesant, elle ne parle pas et moi n'en plus. Chaque
mèche que tombe au sol, un nouveau sanglot. Je ne sais pas comment l'aider, je continue de
couper ses cheveux pendant qu'elle pleurait sans arrêt, une, deux, trois mèches que tombent.
Comment enlever cette tristesse de ton cœur? Comment je vais faire pour que tu ne souffres plus
?

Sa famille, son amoureux et maintenant son propre enfant... Pourquoi tu souffres tant ?Payes tu
le malheur fait par tes précédents ?

-Une coupe carré. Je tiens entre mes doigts un petit miroir. Ses yeux humides et gonflés elle
regarde son reflet dans le petit appareil devant elle. -Merci. Dit-elle avant de se lever.

-Où je dors?

-Tu peux dormir dans cette chambre. Dis-je pointant le doigt la chambre occupé par Alexandro.

-D'accord, bonne nuit.

-Comment tu te sens ?

-Comment tu veux que je me sente ?

-Désolé Yuna.

-Je ne pas besoin de ta pitié.

- Je voulais simplement un nouveau départ pour toi.

- C'est drôle, d'où tu t'autorise à guider ma vie juste parce que j'étais faible? D'où tu m'enferme
dans un hôpital psychiatrique? En plus en Corée? D'où t'interviens ma vie ? Si je souffrait ou pas
cela ne te regarde pas en aucun cas! Daniel pourquoi tu... Pourquoi tu apparais juste
maintenant? S'écrie-t-elle.

C'est vrai, pourquoi j'apparais que maintenant? Pourquoi je me suis caché tout ce temps ?
Pourquoi je retourne pour récupérer ce que n'a jamais été a moi? Pourquoi je m'énerve contre
toi à chaque fois que je me rappelle de cette époque? Pourquoi?

- Je ne sais pas. Dis-je évitant son regard.

-Tu n'es qu'un lâche.

-Je sais.

Elle part sans se retourner une seule fois, je l'impression que c'est une peine perdue. Tout de
même cela me rend furieux qu'elle l'aime encore. Ce connard de merde . Je serai mieux que lui,
je promets à moi-même !

-Quoiqu'il en soit, il a bien suivi le plan. Quelle famille d'horreur!

- Daniel ? La voix douce vient du fond.

-Déjà de retour? Yuna debout s'appuyant contre le mur, une d'entre ses mains serrent fort son
coude. Des fois j'oublie que c'est encore un enfant.

- C'est plutôt moi à te demander ça. Je m'approche un petit plus d'elle. Quelle taille mignonne.
Elle s'éloigne de deux pas et lève sa tête pour mieux me regarder.

-J'arrive pas à dormir. Fini t- elle par dire.

- Et tu veux la compagnie d'un lâche? Dis-je d'un ton moqueur. Cependant, je sais qu'au fond de
moi j'ai mal. Le problème c'est que je n'ai aucune excuse à donner à cette femme.

- Non, j'ai besoin de prendre mes médicaments. De sa poche elle sort un sachet en plastique
contenant une dizaine de remèdes.

- Depuis combien de temps tu les prends ?

- Le temps suffisant pour que ça fasse l'effet. Elle va en direction de la cuisine, rempli un verre
d'eau et prends trois de ses remèdes au même temps.

Finalement l'hôpital n'a été aucune aide pour elle.

-J'y vais.

- Tu ne crois pas que trois de ces médicaments c'est un peu trop ?

-C'est quand je prends trois que j'arrive à dormir. Je m'approche d'avantage d'elle. Mes mains se
posent et voyagent dans son visage.

-Pourquoi tu me touches encore?

-C'est plus fort que moi. Tu es tellement belle.


Nos regards s'embrassent
Nos peaux se touchent
Nos souffles s'accordent
Et Nos bouches....

- Non, je ne veux pas. Dit-elle s'éloignant.

Ne se touchent pas.

23

-Bonne nuit Daniel. Elle part comme elle est venue. Entre mes mains la sensation de son corps
est tatouée.

-J'allais l'embrasser ? Sérieusement ? Dans notre situation ? Tu n'est qu'un idiot Dino! Dis-je à
moi même.

Yuna

J'allais réellement l'embrasser ? Comment je peux être aussi têtue et refaire les mêmes erreurs?
Est-ce de la solitude ? Oui! Ça doit être ça. Sinon comment expliquer mon cœur qui bat à la
chamade ?

Dans la nuit je repense à tout ce que vient de se passer. Et je me demande comment il serait.
Mon enfant mort... Néanmoins, c'était évident qu'il n'allait pas supporter les coups qui j'ai pris.
Sa mère a tellement souffert qu'il s'est dit que vu mieux mourir et la laisser en paix. Mais, jusqu'à
présent, j'ai pensé qu'au moins je trouverai la paix avec lui.

-Alors comment combler ce vide ?

La chambre qui j'occupe me paraît plus vive que moi malgré son vide. L'odeur de la peinture sent
encore, ce que me laisse croire qu'elle vient d'être peint. Cette odeur m'insupporte. Comment
veut il que je dors dans une chambre sentent de la peinture fraîche?

-J'ai la nausée. Je m'assois dans ce énorme lit. Assise je regarde tout autour de moi, une petite
fenêtre propage la luminosité nocturne. Le silence de la pièce me plonge à des pensées obscurs.

Nous sommes au quatrième étage.

-Et si... Je me lève du lit. Marchant pieds nus jusqu'à la petite fenêtre, j'ouvre celle-ci et je me
dépare à la vue éblouissante de cette ville. Séoul. Comment un passage banale peut se
transformer en une horreur comme celle-ci ? La mienne par exemple.

-Je ne voulais qu'un mariage. Mais je finis par ôter la vie des êtres qui j'aime. Dis-je d'un ton
brisant. Je me suis peut-être habituée à être malmenée par la vie. Et que peut-être ma vie n'a
aucun but précis.
- Grand mère n'est plus là. Je serre mes poignets, tête baissée. Pensant avec précaution, elle
avait raison.

Jamais cela n'aurait arriver si j'étais sage chez moi entrain d'écrire mes bouquins et essayer de
faire le métier de ma grand mère. Peut-être qu'à cette heure-ci je serais une femme accomplie
par pleins de choses. Mais regarde où je suis grand mère? Je me concentre de maintenir mon
corps debout, tout en ignorant la mort de mon âme.

-Cela fait mal.

Vivre sans pouvoir être en vie. Vivre sans volonté ni désir. Comment vivre à nouveau? Comment
faire renaître mon âme tuée? Comment apprendre à voir les petits détails de bonheur si la seule
chose qui je vois c'est les immenses détails de malheur?

Je prends la chaise du bureau, je la place devant la fenêtre et je monte doucement. La fenêtre


grande ouverte et la vue magnifique me laisse penser que peut-être mon bonheur est caché
parmi ces étoiles. Les scintillants points blancs dans le ciel bleu marin donnant à ma vie un sens.
La mort. Le repos! Oui! C'est peut-être de ça que j'ai besoin pour être heureuse.

-Yuna, tu dors ? La porte s'ouvre et le son de ses paroles parviennent à mes oreilles. Je tourne la
tête et nos yeux se croisent, ses iris contrariés et surprises. La vitesse de ses jambes et bras...

Comme si j'étais une poupée, une poupée à laquelle on l'a prend dans les bras en toute vitesse.

Il m'a sauvée.

-Qu'est ce que te prends ? Pourquoi tu fais ça ? Le son d'angoisse de sa voix, ses longs bras qui
serrant de toute sa force mon corps, c'est comme une cave où je peux me cacher des chagrins du
mon âme.

Cet homme est sincère.

-Est-ce que ça va ? Qu'est-ce que tu te prêtais à faire? Demande t-il bouleversé par la situation.

-Pourquoi tu pleurs ? Mes doigts passant délicatement au bord de ses pupilles. Les gouttes
chaudes restent collées à mes doigts comme une empreinte.

-Je t'aime Yuna. J'ai t'ai toujours aimé.

-Pose moi par terre. Dis-je d'un ton bas.

-Non. Pas dans ce sol là. Tu viendras avec moi dans ma chambre.

-Quoi ? Qu'est ce tu..

- N'abandonne pas ta vie pour les erreurs des autres. C'est les autres qui font le mal alors
pourquoi c'est toi à payer les conséquences ? Pourquoi c'est toi à souffrir ? Pourquoi c'est toi à
vouloir disparaître ? Dit-il haussant la voix.

Il a raison, pourquoi moi ?


Je me demande aussi. Chaque jour,chaque nuit, chaque seconde de ma vie je me demande.
Pourquoi moi ?

- Ça fait mal Daniel, ça fait tellement mal. Tu ne sais pas à quel point mon cœur est déchiré, à
quel point ma vie à perdue le goût, à quel point c'est blessant de se détester pour continuer à
aimer quelqu'un qui n'existe plus. Larmes une derrière autres tombant sans cesse de mes
orbites.

-Alors appelle moi meurtrier Yuna!Parce que oui, j'ai supprimé tout. Tout ce que avait un rapport
avec lui. Tout Yuna. Dit-il d'une voix agacée.

-Peut être tu es un meurtrier. Peut-être qui tu es aussi mon sauveur. Peut-être que... Tout ça c'est
à cause de moi.

-Rien n'est ta faute. Dit-il me serrant davantage à lui.

-Pose moi Dino. Je te promets de vivre jusqu'au lendemain, alors pose moi.

-Mes bras autour de ton corps se fondent comme du chocolat et lait.... Cette sensation est bien
trop agréable pour que je te laisse.

-Pose moi.

-Comment peux-je te faire confiance ?

-Tu fais, c'est tout.

Il me regarde pendant un long moment. Ses yeux humides et la lumière des rayons nocturnes j'ai
senti pour la première fois l'importance de ma vie aux yeux de quelqu'un d'autre. Il me pose
délicatement, ses bras maintenant détachés complètement de mon corps, la sensation qui ses
bras ont laissés est tellement chaude comparé au mon corps froid. Daniel se montre différent ce
soir. Tellement diffèrent que cela m'agace.

-Laisse moi rester dans le bureau.

-Prends la chaise si cela te calme.

-Yuna... Il hésite à me prendre à nouveau dans ses bras, mais fini par abandonner.

-Tu peux y aller. Je serai en vie demain.

-Je suis désolé pour toutes ces choses qui je t'ai fait subir.

- Pourquoi tu t'excuses ? C'est loin des choses qu'un autre être m'a fait subir.

-Je suis vraiment désolé. Il se met à genoux, tête baissée, pleurant comme un enfant. - Il méritait
une peine meilleur. Il méritait d'être puni comme il se doit mais pourtant je... Mes émotions ont
pris le coup et j'ai fini par donner l'ordre de le tuer. Je suis tellement désolé Yuna. Dit-il d'une
voix tremblante.

-Tu veux savoir ce que c'est passé n'est ce pas? Il lève la tête vers moi et me regarde sans
détacher ses yeux de moi. - On a reçu une grosse somme d'argent ce jour-là. Venant directement
du Canada, j'ai toujours été quelqu'un d'honnête, principalement concernant mon travaille. Il
s'arrête et détache ses yeux de moi, quant à moi je me contient d'être debout et de l'écouter.

- La personne qui a envoyé cette somme souhaité que nous fassions un trait sur toute
l'investigation sur lui, étant donné qu'il était un étranger et donc un touriste.

-Et tu as refusé cet argent ?

-Oui. Et c'est là que les choses sont devenus compliquées. Il s'arrête et continue.

Daniel

-Il a confirmait aussi vite?

-Oui. Tu veux qui je fasse un procès ?

-Pourquoi cela ? Je m'en fous du Hong. C'est juste un drogué qui passait du bon temps en France.

-Alors pour les abus conjugales ?

-Oui, et encore les arnaques en Corée. Mais il ne peux pas suivre la procédure ici.

-Je comprends patron . C'est donc elle votre première amour? Demande t-elle d'un ton ironique.

-J'étais surpris de sa question. Marie était un membre spécial à mon équipe, sauf qu'à l'époque
elle m'a avoué sa passion pour moi.

-Oui, c'est elle. Dis-je fermement.

- Tu ne seras jamais heureux avec elle.

-Je sais, elle doit être totalement brisée. Néanmoins, j'aimerais essayer encore une fois.

-Tu crois rellement qu'elle va supporter tes crises ? Alors que moi je peux tout supporter Daniel. Je
peux même accepter ton côté obsédé. Elle s'approche de moi et me caresse le torse. -Pourquoi pas
moi ? Demande t-elle d'une voix mélancolique.

-Laisse moi. Tu vas finir par te blesser.

-Non. Je ne te lâcheras pas. Surtout pas pour aller nettoyer la merde des autres. J'enlève sa main
brusquement, elle choquée et blessée prend la parole:

-Je ne peux pas t'aider. Je vais le donner la liberté.

-Qu'est-ce que t'essaies de faire Marie ?

-Tu veux le tuer non ? Alors allez-y. Elle tourne ses talons et claque la porte derrière elle. J'ai pensé
que sa colère pourrait m'être utile. Alors je l'a laissé faire.

-Le problème c'était qu'elle avait dépassé les bornes. Elle a prêté une arme à ton fiancé. Et avant
de le libérer, elle a fait exprès de lui chanter toutes sortes de mensonges entre toi et moi, ce qu'à
provoqué la colère de Ha-Jun. En étant totalement possessif et extrêmement jaloux à ton
regard, il n'a pas réfléchi une seule fois avant d'agir. Sans même penser aux conséquences, il a
tué Marie et tous les policiers présents ce jour-là.

-C'est à ce moment précis que nous avons eu notre rapide conversation dans la voiture, pendant
que j'ai t'emmener au poste de la police.

- Comment tu as peux rester avec lui?

- Qu'est ce que tu veux que je te réponde?

- Qu'il t'a obligé de rester auprès de lui et que tu regrets notre séparation. J'aimerais entendre
ça Yuna.

- Alors je ne peux pas te répondre.

- Est-ce réellement la vie que tu as rêvé?

- Peux-tu conduire en silence?

- Non, je ne peux pas. Parce que quand je vu ton nom sur cette affaire mon cœur s'est rempli de
joie pour un seconde, et par désespoir un seconde après. Je ne sais pas quoi penser de ce que tu as
vécu. C'est sale! Tellement sale Yuna.

- Je l'aime. C'est lui mon choix.

-Surpris et totalement confus par ta réponse je n'ai pas su répondre. Au même moment j'ai reçu
un appel du poste. Tu ne dois pas te rappeler vu le choque qui tu as eu juste après, mais cela
s'est passé tellement vite qui je n'ai pas su t'expliquer la situation.

-L'appel c'était d'un survivant du massacre, Jean, un autre policier de mon équipe. Actuellement
il est encore hospitalisé, mais ce n'est pas de cela que je vais te parler... Je soupire pendant un
long moment et je continue de le raconter tout ce que s'est passé. Elle reste totalement paralysé
par les détails de cet affaire sans dire un mot...

Mais elle mérite de le savoir.

- Dans cet appel il disait que Ha-Jun te cherché comme un fou, cela parce que Marie lui a donné
de la drogue. Elle qui tenait tant à se venger a fini pour se tuer. Ha-Jun avait consommé une
quantité absurde de cocaïne. Si tu te demandes comment Marie a eu l'accès a cette quantité,
c'est parce qu'elle était dans une affaire lié aux drogues à l'époque. Après cela c'est quand....
Avant que je finisse ma phrase elle me coupe:

-Tu me...Tu me dis qu'il était drogué quand tout à commencé?

-Oui. C'est ce que l'autopsie a prouvé.

-Tu te rends compte de ce que tu me racontes Daniel?

-Oui.
Yuna en entendant l'histoire déborde en larmes de nouveau. Je n'arrivais plus à lever la tête ou
même me lever, je me maintiens à genoux tête baissée pendant qu'elle s'effondre en larmes.

-Yuna je suis désolé. Mais on a été forcé de l'arrêter, avant qu'il fasse une autre catastrophe.

-J'ai perdue mon équipe ce jour là. Voilà pourquoi j'ai été dispensé durant tout ce temps.

- C'est pour ça tu es ici avec moi ? Par culpabilité c'est ça?

- Désolé que tu l'entende mais, je n'ai aucun remord de la mort de ce type. C'est un meurtrier en
plus d'un violeur et agresseur! Il a tué un tas de pères de famille. Un tas de membres de ma
famille !

-Il n'aurait jamais faire une telle chose en étant sain.

- Tu plaisantes? Dis-je contrarié.

-C'est la vérité! C'est cette policière qui l'a donné de la cocaïne! Crie-t-elle.

-Yuna... Comment tu peux penser comme ça? Qu'il était drogué ou non il a bien abusé de toi.

- Non! Il n'a jamais fait ça! Dit-elle en me poussant.

-Yuna..

-Sort d'ici! Sort! Va-t'en! Tu l'as tué! Toi et cette pute! Vous l'avez tué! Ses petits poignets qui
frappant mon torse ne me fait aucun mal. Cependant, la douleur que j'ai ressent quand elle
prononce ses mots me brisent au plus profond de moi. Je me mets à s'affaiblir et à pleurer de la
vie de cette femme. Comment peut-elle être encore attachée à cet homme qui l'a fait tant
souffrir? Comment? Je n'arrive pas à croire. Je n'arrive pas à comprendre ni à distinguer ses
mots.

Comment? ...Comment peut elle l'aimer?

-Je ne te comprends pas.

-Sort d'ici! Sa voix brisante émet un son tellement horrifiant. Je regarde son état et je me dit que
si je la laisse ici, la promesse de vie sera brisée.

-Vient avec moi.

-Sort! Tu ne m'entends pas ? Sort d'ici! Sale meurtrier! Tu es coupable pour toute ma douleur.
C'est toi Daniel, ça a toujours était toi. Dit-elle s'effondrent au sol en larmes, elle serre fort son
poignet, comme une sorte de contrôle de la situation.

-Vient. Je m'approche d'elle et l'a prends par la main. Cela me blesse la voir dans cet état.

-Lève toi Yuna. Elle me regarde avec les yeux rougeâtre et humides, sa peau tellement pâle et une
expression encore plus lugubre qu'au début.
-Tu as peur que je me jette ? Ne me prends pas pour un enfant. Je ne suis pas un enfant et je n'ai
pas besoin de ta pitié répugnante. Tu peux fermer à clé cette fenêtre si tu le veux. Dit-elle d'une
voix ferme. Je ne me jettera pas dans cette fenêtre, pas aujourd'hui. Fini t-elle par dire.

24

Je la laisse en sanglots.

Il n'y a plus rien qui je puisse faire.

-J'abandonne. Dis-je me jetant sur le lit. Après tout, elle ne veut plus rien, elle n'est pas stable et
en plus de ça elle me déteste. Et jamais elle va me pardonner.

-Daniel. M'appelle une voix basse . Surpris je me lève brusquement du lit et j'allume aussitôt le
lampadaire à mes côtés. Je n'aurais jamais penser avoir peur de Yuna une seule fois de ma vie,
entre ses mains un couteau de cuisine.

Sans hésitation j'ouvre mon tiroir et je prends la seule arme qu'il me reste en tremblant.

-C'est la guerre entre nous. Tu ne comprends pas n'est-ce pas ? Dit-elle en s'approchant. -Soit tu
meurs , soit je meurs. Mais je ne vais pas rester les bras croisés pendant qui tu ris de la mort de la
seule personne qui j'ai réellement aimé.

-Et ta grand-mère alors ? Elle reste en silence face à ma question. Ses mains tremblantes autant
que les miennes. -Doit-on arriver à ce point Yuna ? Dis-je essayant de l'approcher.

-Laisse moi te tuer. Tu as dit que tu m'aimais ! Tu ne peux pas mourir pour moi? Crie-t-elle.
Soudain elle lève son couteau, ses mains par ses tremblements finissent par le laisser tomber, je
le prends assez vite et le jette au lit . Mon arme tombe au sol et je m'approche d'elle pour la
serrer fort pendant que ces tremblements ne lâchent pas son corps minuscule. Je l'aime, cela est
plus que claire, mais, je ne peux plus continuer...Soit je finis fou, soit je change de côté.

-Je vais acheter des billets pour le retour définitif en France. Dis-je à ses oreilles.

-Désolée. Dit-elle en m'élancent au retour. Pour la première fois après tout ce temps...Je sens ses
bras serrer ma peau. Cela est réconfortant de sentir que son corps revienne à sa chaleur, ces
petites mains se posent dans mon dos délicatement. Comme un bout de laine chaude.

C'est agréable.

-Ne t'excuses pas. Je comprends. Dis-je d'une voix calme. La vérité c'est que je ne comprends
rien de tout, je ne comprends pas son amour ni elle, je ne me comprends plus non plus, je ne sais
plus où j'en suis ni ce que je dois faire pour l'aimer. Ou plutôt pour la flatter . Elle est dans une
obscurité que je n'arriverais jamais la tirer seul. Il faut qu'elle grimpe un minimum pour que je
puisse tenir mon bras dans l'obscurité de ce profond abîme.

-Tu n'es plus obligée de rester avec moi ou aller aux hôpitaux . Je te donne ta liberté. Je me
détache de ses bras et nos regards s'embrassent. -Dès que nous serons en France je peux t'aider
avec les terrains laissés par ta grand-mère et te trouver un travaille si tu veux. Mais si tu ne veux
rien je ne te force plus Yuna.

-Tu es entrain de me dire adieu? Je t'ai fait peur n'est-ce pas? Dit-elle d'un ton contrarié.

-Tu te rappelles du livre que tu écrivais à l'époque? "Les âmes opposés"? Écoute, je l'ai lu une
centaine de fois et je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi le personnage principal a son
amour, mais la vérité c'est que, quand il n' y a plus d'espace pour l'espérance il n' y a plus rien à
faire. C'est toi qui décide Yuna, mais je ne peux pas me permettre d'aimer quelqu'un qui ne veut
plus de moi.

Tous ces syllabes suivies qui je prononçais me coupent mon cœur en deux. Elle me regarde sans
aucune réaction, tandis que tout le long je me retenais de pleurer. J'abandonne, comme je
devais abandonner il y a bien plus longtemps, peut-être que tout cela était en effet un rêve, et
qu'elle faisait partie. Néanmoins, je ne peux pas me permettre de rester. Je suis un lâche , je le
sais.

-Retournons par des vols différents. Finissions tout. Dit-elle. -Je...Je suis sincèrement désolée.
Cela a dû être difficile pour toi... Je viens.. Je ne sais pas comment ce couteau a apparu entre
mes mains. Je... Je n'ai pas pensé à aucun mot prononcé. Elle regarde ses mains qui tremblant
et puis son regard se pose à moi, elle sourit nerveusement et s'excuse à nouveau:

-Je suis désolée. Je ne veux plus faire de mal à personne, je préfère encore souffrir toute seule
dans mon coin au lieu de te mettre dans cet bulle d'enfer à laquelle je vis. Par ses dernières
paroles elle se tourne et se dirige vers la porte, elle s'arrête et se tourne de nouveau à moi, un
regard surpris et rempli de confusion.

-Je vais prendre un billet pour toi dès demain. Finis je par dire. Quand t'elle claque cette porte, je
me tourne derrière et je vois le couteau posé dans le lit, l'arme par terre, le tiroir ouvert et le
lampadaire allumé. Cette vie, je ne la veux plus.

Yuna

J'allais le tuer? De mes propres mains ? Qu'est-ce que j'étais sensée faire si une horreur se
produisait ? Qu'est-ce que j'allais faire? Et surtout comment?

Je prends mon téléphone. Je vois les milliers d'héritage laissé en mon nom.

-Je vais tout vendre. Dis-je à moi même d'une voix ferme. -Je ne peux plus continuer comme ça.
Bientôt trois mois. Ma vie ne peut pas se reposer sur ça. Il est mort. Je secoues ma tête en guise
d'un oui et sans hésiter j'appelle l'assistante personnelle de ma grand mère. Avec elle j'échange
toutes les idées que j'ai en tête et elle me promets un rendez vous dès que je serais en France.

J'allume la lumière et j'enlève tout les vêtements, je vais à la cuisine et je prends un sac
poubelle. Une pièce par pièce, je coupe tout et les assemble dans ce sac. Avec lui s'en va toutes
ces vêtements qui gardent des souvenirs, tous ces appareils et bijoux offris par eux....Je les jette
au plus profond de moi. Je laisse finalement cette vie de malheur derrière moi, on m'a donné
une deuxième chance, alors je suis prête à l'utiliser.

Le lendemain matin je me réveille tôt, cette fois je ne veux plus être obscure ou attristée. Je veux
pouvoir changer le minimum pour moi. Hier, ce que j'allais faire pouvait finir avec ma vie. J'allais
le tuer! J'allais enlever la vie de la dernière personne à qui m'est proche, s'il part aussi comment
j'arriverais ? Seule ? Je ne l'ai jamais été.

-Mais il ne veut plus de moi. Dis-je entrain de lisser mes cheveux. Cela est vrai que c'est trop tard
pour revenir en arrière, et c'est aussi vrai que la douleur que grandie chaque jour à l'intérieur de
moi. Mais, je veux pouvoir ignorer cette vie et ces pensés. -Yuna, tu es réveillée ? Dit-il en frappant
trois fois à ma porte. -Oui, tu peux entrer. Dis-je arrêtant mon lissage.

-Il faut que nous allons à l'aéroport dans quelques minutes... Il s'arrête et me regarde en analyse,
de haut à bas et l'inverse avant de dire:

-Tu...Tu es splendide. Dit-il d'une voix volupté.

-Mer...Merci. Pour la première fois depuis notre rencontre je décide de m'a prêtée. Je mis un
pantalon large basique, une manche longue noir pour cacher mes cicatrices que le bain de pierre
de l'autre fois m'a laissé, comme quoi même si j'essaie d'oublier ce passé horrible, ces cicatrices
me le rappelant toujours quand je serais nue devant un miroir ou simplement devant le reflet de
la baignoire. Un t-shirt blanc large par dessus, et je l'accompagne à des bottes noires et un
maquillage aussi simple que la tenue. Ce n'est pas beaucoup, mais au moins j'essaie.

C'est déjà ça.

-Je te laisse finir ton lissage. Dit-il avant de partir en laissant la porte grand ouverte. Je finis alors
de me lisser les cheveux et je me dépare devant le minuscule miroir devant moi, comment ai-je
pu finir aussi bas ? Mon sourire radieux d'autre fois est maintenant mort, comment j'arriverais
l'avoir ? Seulement encore une fois...

-Yuna? Il faut qu'on aille. Dit-il de l'autre côté de la chambre.

-Qu'est-ce qu'il y a à l'intérieur de ce sac ? Demande t-il une fois qu'il me voit sortir avec le sac de
souvenirs , c'est comme ça que j'ai décidé de le nommer, " sac de souvenirs "aussi malheureux
que honteux. -Mes choses. Dis-je vaguement. -Pourquoi sont elles dans un sac et pas dans ta
valise ?

-Parce que je jette tout. Je laisse tout ici. Dis-je évitant son regard. Il se contente de l'information
et répond un simple "ok". Nous descendons alors de l'immeuble en laissant derrière nous cette
nuit que j'aimerais l'enterrer au plus profond de moi. Cette nuit que m'a presque transformé en
une meurtrière, décidément, en quoi je suis diffèrent de lui ? Si j'allais moi même ôter la vie de
quelqu'un d'autre...

Le taxi nous attendait, nous sommes donc montés aussitôt pour aller à l'aéroport. Une fois là bas
je me remémore des mauvais souvenirs. Dans un banc vide pas loin de nous, je me rappelle
comme si c'était hier le jour où je suis arrivée ici heureuse et radieuse. Et qu'il avait oublié ma
venue. Je me rappelle aussi à quel point grand mère était énervée et à quel point j'ai pleurée
dans l'encombre de la chambre de l'hôtel.

-Tu veux t’asseoir là bas pour attendre notre vol? Dit-il pointant le banc où j'étais assise avec
grand-mère autrefois.

-Non, je préfère aller manger d'abord. Dis-je regardant dans la direction d'un Starbucks .

-D'accord, allons.

Pendant qu'on buvait nos cafés en mangeant quelques biscuits il n'ose plus parler en ma
présence. J'ai bout essayer de lui parler et de m'excuser... Cela doit l'effraie d'être seul avec moi
comme ça, alors que j'ai tenté de le tuer.

-Tu n'es pas obligé de manger avec moi, je ne veux pas que tu aies une indigestion. Je suis
sincèrement désolé pour hier et pour tout et aussi, merci Daniel. Merci d'être avec moi pendant
ce temps et merci d'essayer de m'aider malgré mes comportements étranges à ton égard,
comme toi même tu l'as dit hier, nous devons suivre des chemins différents. Mais sache que je
suis sincèrement reconnaissance et même si je suis reconnaissante envers toi, je t'en veux aussi
Daniel.

-Je le sais.

-Je continuerai de t'en vouloir jusqu'à ce que mon deuil passe, parce que, si tu le veuille ou non,
je l'ai quand même aimé, malgré tout, malgré ses facettes ,malgré sa méchanceté envers moi,
malgré le fait qu'il était l'assassin de ma propre grand-mère.... Une larme tombe de mon œil
droit et je la nettoie aussitôt, je lève ma tête et nos regards se croisent dans une euphorie
bizarre, mais agréable.

-Suivons des méandres différents. Dit-il sourient. C'est un sourire triste et gêné, un sourire qui
cache sa douleur et ses réels pensés.

-Tu peux me dire tout ce que tu veux Daniel.

-Non, il n'y a pas besoin. J'ai une impression que nous allons nous revoir encore une fois, même
si pour ça il faudrait encore six ans. Nous allons nous revoir. Il se lève et tend sa main devant moi,
avec le même sourire affligé il sourit et me serre la main. -Mon vol est celui qu'arrive dans
cinquante cinq minutes, le tien arrivera dans une heure, comme prévue, nous n'allons pas
prendre le même vol et nous finissons tout ici. Je t'aime, Je t'ai aimé et j'essaierai de t'oublier et
passer à autre chose. Mais je resterai avec le même téléphone, actif à n'importe quel moment.
Pour que tu puisses me rejoindre quand tu auras finie ton deuil, et quand nous nous trouverons
nous serons des bons amis comme l'autre fois. Comme si toute cette adrénaline n'était qu'un
rêve lucide , où nous avons étions coincé, sans pouvoir se réveiller. Il détache ses mains des
miennes. La chaleur de sa main reste comme une empreinte au contact de la mienne, il sort de
sa poche une carte qu'il dépose à la table. - Tu pourras me rejoindre à n'importe qu'elle
moment, je serai toujours disponible par ce numéro. Il s'apprête à s'en aller mais je l'arrête par le
bras, il se tourne et nous regards se plongeant une dernière fois.
-Par le passé...Par le passé moi aussi je t'ai aimé à la folie! Moi aussi j'étais folle de toi... Je n'ai
pas pu te le dire à l'époque. Mais je t'ai aimé comme toi tu m'as aimé, tu me manquais, de la
même façon que je t'ai manqué, je me sentais bien quand j'étais avec toi, même si je me suis
délaissé de toi... Cela était dû à ta façon de contrôler ma vie... Je repense encore aujourd'hui... Je
pense que je préférerai que tu continuerais de contrôler ma vie tout en m'indiquant le bon
chemin, parce qu'au moins toi, je suis certaine que tu ne me ferai jamais du mal. Je lâche son
bras.

-Yuna, merci pour ces mots. Dit-il souriant, cette fois il se tourne et s'en va.

Il ne se tourne pas une seule fois pour regarder derrière, il s'en va comme pour oublier le mal qui
je l'ai causé.

Il s'en va pour toujours.

25

Après une heure à faire les boutiques, il est temps pour moi de retourner à l'endroit où je ne
devrais jamais sortir, la France.

Je pense que c'est mon dernier voyage. Et mon dernier départ.

Ou peut-être ma dernière chance aussi.

Je me suis déjà dit plusieurs fois que le monde dépend totalement de la façon à laquelle on
l'aperçoit. Je me suis toujours dit que la vision de la vie, dépend de nos petits iris. Mes iris foncés
n'arriveront peut-être jamais apercevoir le monde d'une autre façon, ou peut-être qu'un jour je
trouverais un chemin qui m'emmènera à changer ma vision du monde. Mais, tout ce que je vois
c'est l'obscurité, c'est comme si, deux énormes mains cachent mes yeux des rayons de joie qui le
monde peut garder.

" Mesdames et messieurs, nous approchons de notre destination. Veuillez vous assurer que vos
ceintures de sécurité sont attachées et que vos affaires personnels sont rangés "

En passant par ce long couloir je peux apercevoir la diversité des émotions des personnes
présentes. Quelque unes sont pressées, d'autres moins, d'autres sont déprimées, d'autres sont
joyeuse et puis, moi. Je suis exténuée. Je suis tellement exténuée de ce voyage, mais pas que. Je
suis également exténuée de mes pensés qui n'arrêtant pas de m'hanter durant tout le voyage.
Des questions comme : "Est-il parti pour toujours ? Vais-je le revoir encore une fois ? M'a -t-il
pardonné?" Rodent en boucle dans ma tête, comme un brouillard de questions... Décidément, je
ne sais plus quoi penser...
- Madame Kim ? Une femme plus au moins dans la trentaine s'approche de moi, elle porte des
lunettes rectangulaires et un grand manteau noir, des bottes et un pantalon jeans. Ses cheveux
sont d'un blond foncé et ses yeux grisés, avec elle un minuscule sac de rose de barbie, qui me
laisse penser que la petite à ses côtés est sa fille.

-Oui, c'est bien moi. Dis-je souriante regardant la petite fille qui me sourit en retour.

-Enchantée. Nous avons parlés pendant quelques heures, vous vous rappelez ? Dit-elle tendant
sa main vers moi. Je serre donc sa main et lui fait la bise juste après.

Comme je pensais, c'est bien l'assistante de ma défunte grand-mère. Sans perdre de temps elle
s'offre à me ramener à mon ancienne maison, et dire qu'il y a à peine quelques mois j'étais ici
avec ces gens. Juste à repenser cela me donne des frissons.

-Vous avez dit souhaiter vendre ?

-Oui, c'est exact.

-La maison est grande et puis, elle est tellement belle. Dit-elle regardant autour. - Cela garde
aussi des souvenirs de votre grande mère et aussi ceux de votre enfance. Souhaitez vous
réellement la vendre ? Loger plutôt! Elle vous sera utile quand vous aurez des enfants.

-Je n'aurai pas des enfants. Et oui, je suis sûre de vouloir vendre. Je veux tout oublier. Dis-je d'un
ton mélancolique . -C'est compliqué mais, elle ne me transmet plus de joie que l'autre fois.

-D'accord, je comprends. Les terres j'imagine que c'est la même pensée ?

-Oui, vend tout. Je ne veux garder rien.

-Avez-vous un investissement en tête avec cet argent?

-Pas pour l'instant.

-D'accord. Vous devez être fatiguée. Je vous ai achetée quelques plats à manger, je les mis au
réfrigérateur. Chauffez les et mangez bien, je serai ici demain après midi pour que nous parlons
plus des ventes et du restant de votre héritage. Comme vous pouvez voir il faut qui je dépose ma
fille dans la garderie. Dit-elle embrassant la petite dans les joues. Voyant ce contact naturel entre
mère et fille me laisse en désespoir à l'intérieur de moi. Ma mère, celle qui je n'ai jamais aperçue
son visage une seule fois pendant toute mon enfance... Ne s'intéresse ni petit peu pour ce que je
suis devenue. Malgré la mort de sa propre mère elle n'a pas démontrée de la compassion.
Quelquefois je me demande si elle aurait été ici, se pourrait-il que ma vie soit différente de celle-
ci ? Se pourrait-il que je retrouve le bonheur entre les mains d'un amour maternelle ?

- Est-ce que ma mère touchera quelques sous?

-Non. Elle n'a pas été mentionnée dans le testament de madame Louis.

- D'accord. Merci pour tout. Dis-je avant de la sourire en guise d'adieux.

Quand je pensais qu'elle s'en allait, elle s'arrête et tourne vers moi. D'un sourire consolant elle
dit:
- Tu sais Yuna, tu as le droit de souffrir, de la même façon qui tu as le droit d'être heureuse. Dit-
elle avant de se tourner et s'en aller.

Ces mots étaient pour moi les plus doux du monde, ce qu'elle a dit c'est ce que je voulais
entendre depuis que toute cette histoire a commencé. "Tu as le droit être heureuse "

-Cette maison est immense. Marchant pieds nus sur les carrelages , touchant les murs, je ressent
mes pas d'autre fois. Mes rigolades et mes pleurs, à quatre coin de ces murs se gardent mes
souvenirs les plus purs, les plus innocents . Des souvenirs qui j'aimerais les conserver pour le
restant de mon chemin. Après tout, c'est a partir de ces souvenirs qui la femme qui je suis
aujourd'hui est naît, mes souffrances et peurs qui j'ai rencontré m'ont montré qui je peux grandir
en faisant des multiples d'erreurs. Des erreurs qui je continuerai de commettre chaque jour, des
sourires qui je rencontrerai au passage, des peurs et des larmes qui se transformeront en mes
bijoux précieux. Car en marchant entre ces murs je peux revivre encore une fois, perdue dans la
nostalgie de cet endroit. -Finalement se n'est pas aussi affreux. Dis-je arrivant dans la cuisine. La
décoration qu'elle aimait tant est présente ici, sa couleur préférée, le vert, rempli cette pièce.

Elle parlait d'espoir et de renaissance; De roses et des marécages; De la lumière et des animaux;
Elle parlait des choses d'un rêve dans une forêt...

-Grand-mère... Je tombe en sanglot perdue dans cette immense maison, je n'aurai jamais
remarquer qu'elle était aussi vide sans ta présence, je regrette tellement mes choix... Mais,
j'aimerais apprendre avec eux. -Je changerai grand-mère. Je te rendrai heureuse et orgueilleuse
de là où tu es, je te le promets.

Mangeant seule au canapé, je peux sentir en moi la solitude qui me rode. C'est une sensation
désagréable et horrifiante.

J'allume donc la télévision pour regarder un film : "Nos cœurs meurtris" . Luke et Cassie ont une
histoire tellement touchante, que cela donne envie de rêver d'un amour comme eux. Un amour
hallucinant, qui fait tomber n'importe qui dans un chagrin mystérieux.

-Ils sont mignons ensemble. Les caractères des personnages est tellement complexe que je
pense que je n'aurai jamais penser à affirmer que l'opposé parfois ne s'attirent pas. Comment on
dit parfois qui s'assemble ressemble. Cela me fait penser que pendant tout ce temps je n'avais
pas trouver le véritable amour, ce qu' avait était tellement sale, que ça m'a empêché de voir ce
que les autres voyant.

Le regards des autres personnes étaient tellement sincères, et c'est peut-être pour ça que je les
ignorais. Parce que moi aussi, je savais que tout ce que j'ignorais de nous, était vrai. Et que tu
n'as jamais eu le temps de m'aimer sincèrement.

3h20.

Marchant par ces ruelles sombres , j'admire ce spectacle de lumières. Des arbres décorés à la fois
par des petites lampes rouges, blanches voir même des vertes. C'est bientôt noël. La fête où tous
les couples se rassemblent, où les problèmes infinies se dissipent, où la joie des enfants se lit
comme un livre ouvert. Tout le monde est heureux au moins une fois pendant cette période,
après tout, c'est aussi la période des adieux. À laquelle on pense souvent à tout ce que nous
avons fait au court de l'année, les mauvais souvenirs, les bons, les nouvelles rencontres, les
séparations ... Ou même les être perdus, je me demande parfois ce que je fais de bien cette
année. Ai-je aidé beaucoup? Ou ai-je été méchante?

Ce que est sûr, c'est que je n'ai rien appris de bon. Seules des lésions laissés par lui.

- Yuna ?

-Anne ?

La voisine de devant. Anne Park a passé tout comme moi toute sont enfance enfermée chez elle.
Je la voyais de temps à autre entrain de laver la voiture de son père ou bien pendant nos courses
sportifs partagés en silence à sept heures du matin, elle n'était pas une amie, mais une
compagnie des plus privilégiée de mon enfance.

J'aurai aimé mieux la connaître.

- Mes condoléances. Dit elle d'un ton triste.

- Merci. Dis-je évitant son regard.

- Tu peux compter sur moi. Je ne suis pas peut-être aussi proche de toi mais... Je crois que nous
allons être à nouveau des bonnes voisines.

- Toi aussi tu vas habiter à Abreuvoir?

- J'habite là-bas. Je suis avec un colocataire.

- C'est bien pour toi... Tu as toujours rêvé ton indépendance.

- Oui, et personnellement je me trouve un peu romantique.

- C'est un bel homme j'imagine ?

- Oui, mais je ne suis pas sûre de pouvoir l'aimer. Il est tellement complexe.

- Bon, au mois tu as trouvé la raison des battements de ton cœur. Dis-je d'un petit sourire.

- Oui. J'espère trouver l'amour. Et surtout me rapprocher de toi. Soyons des bonnes amies. Dit-
elle toute souriante. Les lumières éclairent son visage. Ses yeux bleus et ses mèches blondes
brillent à l'intensité des lueurs.

- Oui, soyons des bonnes amies.

- D'ailleurs pourquoi tu es dehors à cet heure ci ? Demande t-elle.

-Une simple envie de me balader et vider la tête.

- C'est dangereux de se balader à trois heures du matin. Même si je fais un peu la même chose.
Elle se pose contre un mûr et sort un paquet de cigarettes. Elle prend un briquet de sa poche et
allume une des cigarette. -J'imagine que tu ne fumes pas. Dit-elle d'un sourire sournois.
-Non, je ne fumes pas. Dis-je la regardant prendre sa cigarette. La fumée qu'elle fabrique se
disperse un peu par tout, l'odeur forte du tabac brûlé me donne la nausée.

- Si t'as fini ta promenade, rentre. Je vais rester encore un peu. Dit-elle ayant entre ses doigts la
cigarette allumée.

- J'y vais alors, désolé. Je ne supporte pas bien l'odeur du tabac.

- T'inquiètes, c'est normal. Dit-elle d'un regard apaisant.

Je la laisse donc finir sa cigarette. Cela fait un temps que je ne l'avais pas vu, et, personnellement
je suis heureuse de cette rencontre.

-Une amie ?

Je crois que ça a toujours été mon rêve d'avoir quelqu'un à qui partager ses maux quotidiens,
j'ai donc pensais que j'allais trouver ça en amour. Avec un compagnon galant, une personne qui
j'aurai aimé et qui m'aurai aimé aussi...

Nous passerons des moments de joie ensemble comme nous passerons des moments de
mélancolie.

Je partagerai avec lui toute cette peine collée dans mon cœur.

Il me serrera dans ses bras pour me consoler.

Il me comprendra...

Peut-être que j'avais déjà quelqu'un comme ça.

Daniel.

Il m'a écouté et compris tout ce que je lui disais. Mon état incontrôlable il l'a maîtrisait. Son
regard de peur que je fasse une bêtise m'a permis de voir à quel point il compte pour moi, pas
que je ne puisse pas le rejoindre maintenant mais... Ai-je le droit de me rendre une fois de plus
dans sa vie ? Celle qui je l'ai fait souffrir et angoisser. Je ne pense pas que j'ai ce droit, pourtant,
d'un autre côté.... Je regrette.

Je regrette tellement de l'avoir montré mon côté obscur, de lui laisser voir ce que pour moi était
un secret. Toute cette histoire que j'aurai bien l'enterrer sans que personne ne le sache... Il l'a su,
et il est conscient de la gravité des faits.

Plus je pense, plus cela me rend curieuse, pourquoi il a resté avec moi ? Pourquoi il m'a aidé?
Pourquoi nous... Nous avons cet tension dans l'air tellement odieuse.

Quand t-il m'a prit dans ses bras, je senti les battements de son cœur irrépressible. Ces bruits
mélangés aux gouttes de ses larmes qui traversaient mon dos sec, cette chaleur qu'il me versait,
était en réalité agréable. Je senti pour une première fois de la reconnaissance envers lui.

- Bon, n'y pensons plus. Veut mieux dormir. Dis-je à moi-même une fois arrivant devant la
demeure.
Peut-être qu'il était une colombe pour moi... Un oiseau qui symbolise la paix de mon cœur.

Il est précieux pour moi.

26

Daniel

Ses lèvres ne sont pas celles qui j’aimerais goûter , les courbes de son corps ne sont pas celle du
chemin qui j’aimerais suivre. Néanmoins…

Je dois l’oublier.

Pas que pour moi, mais pour elle aussi. Parce que c’est peut-être le mieux pour nous.

-Daniel ! Un cris d’angoisse résonne dans mes oreilles, je me précipite aussitôt à prêter plus
d’attention à ce que je suis entrain de faire. Elle allongée entre moi, cachant son visage qui
surjette ses larmes sans cesse.

-Pourquoi es-tu si brusque ? Je t’appelle depuis un moment ! Tu me fais mal bordel ! Dit-elle
criant fort en larmes. Ses yeux humides me réveillent, je me détache de son corps voyant la
marque de ma main tatouée dans sa taille.

- Je m’excuse. Dis-je évitant son regard.

-Je ne peux pas continuer avec tout ça, arrêtons cette farce. A peine un jour de retour en France,
que tu te montres déjà assez rude. Je ne veux plus rester avec toi , si tu souhaite trouver
quelqu’un qui puisses être ton pansement, ce ne sera pas moi. Dit-elle avant de se lever et
commencer à se rhabiller. Je sais pourtant que je devais l’arrêter et essayer de me faire
pardonner mais… C’est juste une relation occasionnelle, et ça a toujours été que ça entre elle
moi, enfin, c’est ce que je pense.

-Tu sais, quand j’ai réçu ton appel je jouissais de joie. En pensant bêtement que cette fille faisait
maintenant partie de ton passé, mais, en écoutant cette histoire folle et voyant ce que tu viens
de faire, je pense que tu ne pourrais jamais passer à autre chose.

Elle s’approche de moi, ayant ses mains posées sur mon visage, lui caressant avec tant de
délicatesse, avant de prendre la parole :

- Je reste ton amie, pas plus que ça. Dit-elle d’un sourire que m’a l’air sincère. Avec elle tout est
aussi complexe et simple à la fois, c’est comme une rose remplie de ( espinhos ) à l’odeur
passionnante et accro.

-Merci Clarice. Dis-je la regardant droit dans ses yeux d’un éclat marron, ses cheveux bouclés et
volumineux, couvrent la moitié de son dos. Ses courbes étaient sûrement dessinées pour une
muse grec, des gestes délicats et un sourire captivant. C’était bien plus facile pour elle de poser
mes mains sur ses arrières, la fluidité de ses mouvements en guident mes mains à la caresser,
c’est ce qu’elle veut. Nos regards se rencontrent entre eux, son rapprochement fait une fusion
entre ses mèches crépues et mes longues tresses locs. Ses douces lèvres fleurent subtilement
les miennes, sans pour autant les toucher.

-Ne m’enduis pas en erreur. Nous venons pourtant de faire une erreur Clarice, toi même tu l’as dit
que tu voulais arrêter.

- Je te déteste. Dit-elle se décollent de moi. -Tu ne peux pas faire genre ? Di-elle tournant les yeux
au ciel.

-Je ne peux pas.

-Tu l’aimes tant que ça ?

-Oui. Dis-je sans hésitation.

Elle finie par comprendre le message et mets ces talons avant de prendre son minuscule sac à
main, elle disparaît de mon champ de vision sans regarder une seule fois derrière. C’est
tellement dérangeante comme situation, étant donné que c’est la meilleure amie du propriétaire
de l’appartement.

-Un verre ?

En parlant du loup, il arrive aussitôt avec un sac rempli de bouteilles d’alcool.

-Je me demande pourquoi un policier, ex- militant, ayant une maison tout à fait habitable reste
dans mon appartement ? Et en plus pour faire pleurer mon amie ? Dit-il d’un ton ironique.

- Je ne suis pas d’humeur.

-Tient, du rhum pur, c’est ma belle -mère qui me l’a offert. Dit-il servant un verre de rhum pour
moi, il tant le verre vers moi m’obligent à le prendre. Ce mélange d’arômes tropicaux et exotique
donnent une odeur ensorcelante de vanille et du caramel, me domine. En buvant ce verre j’ai
comme une impression que toutes mes tracasses se dissipent, que toute cette douleur en trois
gorgée de cette boisson.

-Encore un verre. Dis-je après avoir vider mon verre d’un coup.

L’alcool me monte en tête, c’est comme si c’était difficile de revenir à moi-même. J’ai une vision
floue devant moi, je peux voir quelque chose que semble être Levi allongé par terre, pourquoi a
t-il bu autant ? Je pensais être le seul à chagriner d’amour, peut-être pas finalement . Assis au
sol, accompagné de trois bouteilles vides de rhum à mes côtés, je me sens bourré, mon ventre
gargouille, je me lève en direction des toilettes. C’est immonde, c’est stupide et honteux. Je finis
comme ça à cause d’un amour à sens unique ? C’est même pathétique !

-Mais quel amour aussi ! Bientôt sept ans que mon cœur bat pour toi ! Et toi ? Tu n ‘éprouves rien
pour moi. Dis-je à moi-même avant de retourner dans la chambre marchant comme un vieux
alcoolisé. -Hé ! Lève -toi. Dis-je donnant des coups de pieds au mort vivant allongé par terre.
-Laisse -moi seul ! T ‘as entendu ? Anne va déménager.

- Cela m’importe peu . Va dans ta chambre.

-Elle va déménager avec un homme ! Alors que je l’ai proposé d’être ici avec moi, à cet-heure ci tu
sera déjà dans la rue. Dit-il complètement ivre. -Moi aussi ! Moi aussi je pourrais l’aider, mais il a
fallut qu’elle se décide de se débrouiller seule ?

-Ne vient pas avec tes histoires de cœurs, j’ai déjà la mienne à chagriner. Allez va dormir dans un
lit. Allez, allez. Il se lève et s’en va en faisant un signe avec sa main, comme pour dire bonne nuit.
La porte se ferme et je me jette aussitôt dans le lit, pensant encore à toi . Il est presque quatre
heures du matin et je me demande qu’est-ce que tu fais, si tu dors profondément ou si tes
cauchemars te hantent encore.

J’aimerais boire jusqu’à à pouvoir t’oublier.

Fin de compte, l’alcool a ce pouvoir. Celui de faire les personnes oublier leurs maux, même si
c’est simplement pour quelques instants… Je peux t’oublier et simplement boire comme un
malade, mais, ce côté vicieux de l’alcool c’est ce que je déteste le plus. Quelques gouttes de ce
venin la chaleur empoisonne le corps en faisant le corps desirer de plus en plus cette douceur.
Pourtant, j’ai promis que j’allais changer pour nous, j’ai passé toutes ces années à être suivi par
un psychologue tout ça pour être digne d’être à tes côtés, comme un homme convenable
espérant avec impatience sa femme à l’autel.

Je voulais te donner mes épaules pour que tu les utilise comme un mouchoir pour les diamants
qui traversent sans cesse ton joli visage.

Je voulais ça pour nous Yuna, mais pourquoi tu ne l’acceptes pas ?

Le lendemain matin, la gueule de bois que je peux même dire que est méritée. Sérieusement
pourquoi j’ai autant bu hier ? Je pourrais simplement fermer les yeux et s’endormir. Mais j’ai
préféré être bourré avec ce petit idiot.

-Bien dormi ? Parce que je n’ai pas dormi de la nuit. Dit-il.

-J’ai entendu les bruits. Dis-je arrivant vers lui, je m’assois aussitôt dans la table à dîner, ou
miraculeusement se trouvé deux bol de soupe de patate.

-Anne vient de passer avec une amie, elle a fait la soupe dès qu’elle a vu mon état.

-Ça m’étonne pas, le goût ne convient pas à ta cuisine. Dis-je d’un ton moqueur, savourant le
plat à la disposition.

Quand la porte sonne, Levi et moi partageant le regard de surprise étant donné que nous
n’attendons personne. -Je pense que c’est Clarice, elle m’a dit qu’elle passera ici pour ses
révisions. Va l’ouvrir et profite pour établir la paix. Dit-il me regardant d’un regard mécontent.
-De quel paix tu parles ? C’est fini entre nous, cela , si le « nous » a réellement existé. Je me lève
pour ouvrir la porte. Je me dépare pas par Clarice mais une connaissance que m’a quand même
manqué.

-Daniel ! Elle me serre dans ses bras dès qu’elle m’aperçoit. Anne est toujours si joyeuse.

- Combien de temps sans te voir ? Demande t-elle enthousiasmant.

Avant même de pouvoir la répondre je reste stupéfait face à la figure derrière Anne, Yuna. Elle est
plus surprise que moi, nous partageons un sentiment de mélancolie , de l’inconfort s’installe.
C’est elle l’amie dont parlais Levi. Comment peut-elle être devant moi dans mon moment le plus
instable ?

- Je vois que tu n’arrêtes pas de regarder Yuna. Fait attention, tu sais que Clarice est toujours sur
toi. Dit-elle avant d’entrer intègrement dans la demeure. -Yuna a oubliée son sac, voilà pourquoi
nous sommes de retour. Dit-elle se dirigeant vers le canapé ou le sac oublié se trouvé .

-Restez les filles, faisons un date. Dit Levi s’approchant principalement de Anne.

- Non merci, c’est une sortie fille aujourd’hui. D’ailleurs Clarice ne me répond pas. Qu’est-ce que
tu as fait alors que tu viens à peine de rentrer ? Demande t-elle d’un ton sarcastique.

Plus Anne prononce le prénom « Clarice » plus la gêne s’installe entre nous, je peux voir qu’elle
évite mon regard. Mais j’aimerais tellement la prendre dans mes bras, sentir encore une fois sa
peau contre la mienne, c’est ce que je veux. Mais je dois me retenir encore et encore, parce que
peut-être pour toi je faisais déjà partie du passé.

-Allez restez. Clarice viendra. Elle m’a dit. Dit Levi s’adressant à Anne. Normalement après une
nuit pareille j’aurai fait tout pour me reposer mais… Cela se trouve que c’est la dernière occasion
que j’aurai pour la voir d’aussi près. Nous pouvons bien être des bons amis, non ?

- Yuna, est-ce que cela te dérange t-il si nous restons un peu avec eux ?

Je pense que c’est la première fois que Levi et moi attendons avec impatience la même chose.
Nos regards qui se concentrent sur qu’elle dira… Le temps qu’elle passe à hésiter en me
regardant droit dans les yeux, avant de prendre la parole :

- Non, ça ne me dérange pas. Fini t-elle par dire. Cet voix que m’avait tant manqué, cet voix qui
fait tout mon être vibrer, je frisonne, je suis déconnecté du monde en entendant sa belle voix
résonnant comme un poème dans mes oreilles. Ce son que lave tout mon âme, ce son si
merveilleux, si éblouissant, c’est le son de sa voix.

C’est un remède pour moi .

27

Peut-être que je suis orgueilleuse.


Et que c'est malsain de vouloir quelque chose que ne devrait plus être à moi... Mais
Daniel...l'amour qui se réveille maintenant se dispersent dans tout mon sang, je brûle comme si
j'étais dans une cheminée.

Tout mon sang se chauffe tellement, les cellules de mon corps s'arrêtent à cette mutation, ce
sentiment d'être amoureuse, cela crée un incendie en moi.

Quand je pense que peut-être ça a toujours été toi.. L'homme de ma vie.

Mais je t'ai laissé voler,


Partir pour une autre quête,
Abandonnant l'amour, sans me retrouver,
Après tout, c'est moi qui t'a laissé voler.

En le voyant devant moi, j'ai pensé, et si cette fois c'était la dernière fois ? Et s'il disparaît? Et s'il
me détestes maintenant ? Et si tout ce que nous avons passés t'as transformé en un être vide ?
Comme moi? Et si tu pleures depuis les heures qui nous nous sommes laissés? Et si finalement
tout ne passe qu'un mauvais rêve ? J'aimerais tellement remarquer plus tôt ce sentiment
déchirant.

L'amour.

C'est bien plus rude qu'une maladie incurable. Je déteste ce sentiment comme je me déteste
pour avoir perdu la raison et vouloir te faire du mal. Te voilà, les yeux qui se querellent pour que
tes larmes ne se lâchent, te voilà Daniel. L'homme qui m'aime, l'homme complexe qui a tombé
amoureux de la mauvaise personne. Peut-être que, j'avais besoin d'un homme totalement fou
pour que je puisse regarder avec d'autres yeux ce sentiment amer.

Alors oui, je pense que je t'aime comme je me déteste. Je t'aime comme je me suis fait du mal, je
t'aime avec tout mon âme. Parce que maintenant je ne vis que pour ton sourire... Voyons, je n'ai
vu que ton sourire mélancolique.

J'espère un jour le voir d'une façon plus rayonnante et sincère.

Je t'aime Daniel.

Voilà ce que j'aimerais te le dire, mais, je reste immobile regardant tes yeux châtain, parce que je
ne sais plus comment parler. C'est la destinée ? Pourquoi ces retrouvailles pressées ?

Les seules paroles qui sortent de mes cordes c'est: "Tu m'as manqué." Mais c'est bien plus que
ça, il ne m'a pas seulement manqué, il m'a fait réaliser à quel point l'amour s'est déjà éparpillé
en moi.

-Parlons dans un endroit plus calme. Dit-il regardant les deux bavards de l'autre côté de la pièce.
Les rires pour eux se font facilement, les crevettes et les boissons dans leurs mains
accompagnent leur moment, c'est joyeux et plaisant à regarder. Tandis que notre côté est froid
et silencieux, rien n'est joyeux, les regrets et le désespoir que l'amour nous a causé rend notre
côté bien plus déprimant. Personne sourit, personne ne boit , ne mange, seuls le bruits de nos
cœurs s'entendent.

Je me lève alors pour lui suivre, nous sommes dans une pièce qui m'a tout l'air d'être une
chambre. Et je pense bien que ce soit la sienne, les valises ne sont pas encore défaites, tout
comme les miennes.

-Tu penses à ce que tu viens de dire ? Demande t'il fermant la porte à clés et se servant du mur
de la porte comme appuis, croisant les bras.

- Le fais que tu me manques ? Oui, je le pense. Dis-je m'approchant de lui. Nos souffles se
mélangent, l'ambiance glaciale se réchauffe, son regard pertinent en moi me donne l'envie de
vivre, ses yeux, ses lèvres, son cou, ses bras, ses mains... Il a toujours été aussi beau ? Son regard
arrive à me guider, je peux lire une envie partagée, néanmoins, est-ce que j'ai le droit ?

-Pourquoi tu t'arrêtes ? Regarde moi. Dit-il voyant que j'arrête cette échange infernale.

- Est-ce que tu penses que ton deuil s'est terminé? Demande t-il s'approchant davantage de moi.
C'est vrai cela, est-ce que mon deuil a prit fin? Mais quel deuil aussi ? Celui pour Grand-mère ?
Ha-Jun ? Je ne sais pas. Je ne sais pas si mon deuil est fini, et si j'ai réellement le droit à la joie,
pourtant, j'ai cette envie en moi de me laisser guider par le vent et simplement partager mon
oxygène avec d'autres personnes. Est-ce que le fait de vouloir être heureuse me rend méchante ?
Est-ce que vouloir aimer me rend minable ? Est-ce que vouloir être normal me rend horrible ?
Qu'est-ce que je dois faire? Ignorer toute cette histoire et simplement laisser la plume me
guider ? Ou dois-je me priver du bonheur et vivre pour la douleur qui les autres ont laissés ?

-Je vois que non. Je ne veux pas te forcer, prends ton temps. Dit-il d'un ton déçu.

-Et si je ne veux pas ?

Je brise le centimètre qui empêchait nos corps d'être collés. -Je ne veux pas prendre mon temps.
Je tire mes talons et pose délicatement mes bras autour de son cou, je ferme mes yeux et je
laisse nos lèvres se connecter. Ce goût, cette sensation, elle est bien différente de quand
j'embrassais Ha-Jun, cette sensation est agréable, le touché de ses lèvres est délicat, calme,
comme si nos étions dans un mélange de nuages, ni souffrance, ni douleur, c'est comme le
paradis. C'est donc ça embrasser quelqu'un à qui nous désirons ? Ses mains rejoignent mon
visage, le baiser est maintenant partagé, je peux sentir sa langue qui s'unit à la mienne, notre
salive qui adhère, je peux entendre un agréable son, je peux entendre les battements du son
cœur aceléré, ou peut-être c'est les miens...

La force du plaisir que ce baiser transmet est bien plus puissante qui n’importe quel autre.

Nos sommes essoufflés, mon rouge à lèvres défait, ses mains ne se détachent pas de mon visage,
il descend ses mains de mes joues à mes lèvres, il les caresse, ce que fait mon corps frisonner.
Ses longs doigts veineux continuant leur traget dans mon corps , en laissant des vibration à
chaque coin qu'ils s'arrêtent, jusqu'à ce qu'ils s'arrêtent dans ma poitrine, ce que me fait
sursauter, il me regarde surpris, nos yeux dansent entre eux pour un instant, sans laisser
d'espace à nos bouches. Il brise cette échange et enlève sa main de la zone touchée.
-Je suis navré. Dit-il.

-Je m'excuse aussi.

-Pourquoi donc ? Demande t-il.

-Pour être incapable de résister à la tentation. Dis-je avant d'ouvrir la porte et s'en aller. Je fuis
toujours, cela a toujours été comme ça. Mais mon corps est extrêmement brûlant, je sens que je
suis entrain de rougir.

-Attends Yuna! Dit-il haussant la voix. Il se place en vitesse devant moi, m'empêchent d'arriver au
salon. - Si toi aussi tu le veux... Pourquoi ne pas le faire tout simplement ? Le ton de sa voix est
bas, comme une murmure. C'est difficile de le regarder dans les yeux maintenant. J'aimerais
tellement mais...

-Je ne peux pas. Dis-je d'une voix brisante.

- Je comprends. Dit-il en laissant le chemin devant libre au passage.

-Mais ce n'est pas à cause de Ha-Jun. C'est juste que je ne me sens pas à l'aise à jouer avec ton
cœur Daniel, Daniel tu m'es précieux.

-Je le suis ?

-Oui.

Il sourit en entendant ma réponse.

- Soyons amis alors.

-Non, je ne veux pas être ton amie. Je...J'ai finalement besoin de temps.

-Je te laisserai jusqu'à la fin du monde si c'est pour attendre ton choix final Yuna, mais sache que
je suis extrêmement amoureux de toi, et tu le sais. Je suis peut-être encore bourré mais... Je ne
pense pas que toutes ces émotions pourront faire en sorte que je me contrôle encore plus. Il
s'approche de moi, il range une de mes mèches posée à mes épaules et les place derrière, mon
cou maintenant complètement nu, il l'embrasse avec passion, ses baisers chauds font palpiter
tout mon être, la délicatesse de ses lèvres donnent une sorte de nouvelle sensation, quand,
soudain, les délicats baisers deviennent brusques, en me mordent la chaire.

Je laisse faire entendre un cris de plaisir.

-C'était trop ?

-Pourquoi tu me fais suçon?Ma peau est trop sensible, je suis sûre qu'il va se voir , en plus mes
cheveux sont courts maintenant. Dis-je contrariée.

Il sourit en m'entendant.

-Qu'est-ce qu'il y a de drôle ?


-Rien, c'est juste que c'est plaisant de te voir contrariée. À l'aide d'un seul bras il approche mon
corps davantage au sien, à partir de ma taille. Je peux encore entendre le son de son coeur, mais
bien plus calme maintenant. Je ferme les yeux pendant qu'il me serre bien fort contre lui.

Avez-vous déjà senti ce sentiment? Celui d'être protégé par quelqu'un à qui on tient?

Je le ressens maintenant.

-C'est agréable. Murmure-je dans son torse.

-Alors c'est elle ? Une voix féminine nous détache du notre moment, j'ai voulu me desserrer de
lui mais il me serre encore plus dans ses bras.

-Oui, la femme qui j'aime. Répond t-il sans détacher son regard confiant de la belle femme
devant nous, j'ai comme une impression qui c'est cette fameuse Clarice.

-Qu'est-ce qu'elle a de meilleur que moi ? Demande t-elle ignorant ma présence. Son regard
rageux se pose simplement à lui, décidément je commence à me sentir mal à l'aise.

Ils forment un joli couple.

Elle est belle, elle a la célèbre forme en huit que tout un homme rêve, elle m'a l'air sûre d'elle, on
peut voir de loin que ce n'est pas quelqu'un qui se laisse faire. Devant moi, j'ai une femme qui
brille de tous les rayons de soleils dispersés dans le monde, ses yeux se posent pour la première
fois en moi, je peux sentir sa rage et son chagrin. Elle doit s'imaginer comment quelqu'un
comme moi arrive à se tenir à côtés d'un si brave homme comme Daniel. Cela est vrai, notre
couple sera ridiculisé.

- Tout ce que tu n'as pas. Dit-il connectent ma main à la sienne.

-Un bout de rien! J'espère que tu ne vas plus te réfugier dans mes bras, j'en suis bien fatiguée
d'accueillir un homme qui m'use. Mais ça fait rien, vu que nous sommes " amis". Dit-elle avant de
s'en aller et rejoindre les deux autres au salon.

- C'est.. Ta relation occasionnelle ?

- C'était. Ne t'inquiètes pas pour elle, ne nous sommes plus rien que des amis Yuna.

- Je n'ai aucun droit de m'inquiéter Dino.

- Si, tu as le droit.

- Je m'en vais, j'ai un rendez-vous cette après-midi.

- Je viens avec toi. Dit-il d'une voix calme.

- Pas besoin, cela prendra longtemps.

- Ne t'enfuis pas après m'avoir voler des baisers. Dit-il serrant davantage nos mains.

- Lâche ma main.
- Non, je ne veux plus te perdre. Le ton de sa voix devient affligé.

- Nous allons nous revoir.

- J'ai peur que quand tu traversera cette porte... J'ai peur qui soit la dernière fois Yuna. Alors ne
t'en vas pas, reste. Ou laisse moi aller avec toi.

Avant qui je puisse répondre à sa requête, mon téléphone sonne dans ma poche. Je vois que la
personne à qui j'avais un rendez-vous m'appelle.

- Madame Kim, c'est moi l'assistante, j'aurai un peu de retard pour l'heure, mais je serai là. Dit-
elle après avoir raccroché une fois qui je l'ai répondu par un " pas de soucis ".

- Tu as le temps finalement.

- Daniel...

- Allons, je t'accompagne. Dit-il sans lâcher ma main. Nous arrivons au salon, l'attention se
repose en nous quand Anne voit nos mains entrelacées.

- Je ne comprends pas à ce que je vois.

- Et tu n'as rien à comprendre. Dit Clarice d'un ton irrité.

- Eh ben, quel progrès de ton côté . Dit l'homme à côtés de Anne ironiquement.

- Je vais aller l'accompagner. Dit Daniel sans prêter attention aux commentaires à notre égard .

- Retourne tôt, j'ai quelques mots à te filer. Dit Clarice sans même le regarder.

- Bien sûr, en tant " amie". Dit-elle d'une voix ironique.

- Allez Clarice, arrête de tourmenter mon amie. On se voit à l'aube Yuna, si tu me rejoins à trois
heures comme hier.

- D'accord, nous nous verrons. Dis-je intimidée par l'ambiance.

Nous partons donc de la maison, les laissant entre eux. Dans la voiture le silence et la gêne ont
disparus, il me racontais de son voyage et de son retour dans son travail. Les dégâts qui Ha-Jun a
laissé étaient notables,mais il essaie de s'intégrer à une nouvelle équipe.

Tout prend sa place petit à petit, c'est le bien des choses.

- Ah! Vous voilà. Dit-elle se précipitant vers nous.

- Je vous qui vous êtes accompagnée. Enchantée, je suis l'assistante de madame Kim. Dit-elle
serrant sa main.

- Enchanté également Madame.


- J'ai ramené un stagiaire avec nous, il n'a rien avoir avec toute cette histoire, mais comme nous
faisons partis d'une agence, il est essentiel qui les stagiaires connaissent minimum les différents
problèmes à gérer.

- Il n'y a pas de probl... Le stagiaire s'approche, comme un fantôme du passé.

Il est tout pâle, entre ses mains des documents qui tombent aussitôt par terre en me voyant, son
expression de surprise devient tout à coup de la haine, les veines se forment dans son front,
l'homme de grand taille s'approche avec un sourire forcé et prend la parole :

- Bonjour, je m'appelle Min-Jun. J'espère que cela ne vous gêne pas que je participe à cette
réunion. Dit-il souriant.

Min-Jun?

- Dani...Daniel...

Je me sens faible, je perds l'équilibre, je ne peux plus respirer... Comme si j'étais à l'intérieur
d'une bouteille enfermée.

J'ai besoin d'air!

28

Pendant tout ce temps, il se passait des choses à auxquelles ni Daniel ni Yuna savaient. Min-Jun,
le seul a s'être libéré avant le désastre.

Est en vie.

Min-Jun

-Dieu s'il vous plaît! Je ne vous ai jamais demandé des choses, mais sauve -là. Elle n'a rien fait!
Je culpabilise tellement de l'avoir menti, de l'avoir dit que nous prendront la fuite ensemble
alors qu'ils savaient où nous étions. Je me sens tellement mal! Il a fini par mourir est-ce que
c'est mal d'être heureux pour ça ? Mais c'était mon frère tout de même. Suis-je un pêcheur ? Suis-
je toujours un incapable et faible ? Mon cœur et mon corps ne tiennent plus. Je suis fatigué, je
prie. Alors que je suis loin d'être un religieux. À genoux devant ces vitreux et ces statues
superposées au mur et au silence de cette chapelle, je ne sais plus qu'est-ce que j'ai dit.

J'ai pris la fuite tout seul, la laissant sans quelqu'un à qui se confier, mais en même temps...
C'était elle ou moi.

Je réside au canada à une ville plus au moins éloignée, Saint- John, je ne sais pas si je peux me
permettre de prier pour quelqu'un que moi même a participé a sa destruction mais... J'espère
qu'elle va bien.

Avec tout ça, Ha-Jun est finalement mort, c'est ce qu'ils ont dit...Mère est en prison et père dans
un hôpital psychiatrique, madame Kim... Cette sorcière qui m'a charmé est finalement libre et
sans problèmes à ses côtés, sa " famille ", comme quoi l'influence de l'argent fait tout. Mais ce
n'est rien de grave, dans tout les cas c'est grâce à elle qui je peux m'enfuir avant la tempête.
Quelques jours avant la mort de Ha-Jun dans la demeure Louis.

- Pars en Canada. Dit-elle d'une voix autoritaire.

- Pourquoi je devrais ? C'est ma mère qui t'as demandé de me le dire ?

- Non Min-Jun, tu sais que depuis que Yuna et Ha-Jun se sont enfuis les choses vont devenir
critique. Dit-il avant de pendre une gorgée de son whisky.

- Nous allons les trouver, ça doit être l'œuvre de Ha-Jun c'est sûr !

- Pars en Canada tant que je peux faire quelque chose pour toi.

- Et ta fille ?

- De quelle fille tu parles ? Elle me déteste comme ma mère me détestait !


Dit-elle en criant. - Ça va bientôt devenir le chaos, ne reste pas planté ici! Là bas j'ai eu une
liaison avec un fameux immobilier, il gagne pas mal en vendant des maisons super chères, tu le
trouveras et il te donnera une maison bien à Saint- John, tu pourras rester loin de tout ça et vivre
pleinement ! Dis toi que c'est la seule bonne action que je fais pour toi d'accord ?

- Et toi alors ?

- Ne t'inquiètes pas, je vais me débrouiller, j'ai de l'argent et des connaissances après tout.

- Ma mère ? Tu l'aideras ?

- Oui, bien sûr. Dit-elle souriante.

En pensant à cette discussion, j'ai pensé sincèrement qu'elle allait réellement aider mes parents,
mais qu'est-ce que je vois ? Ma mère derrière les barreaux. C'était sûre qu'au moi un d'entre nous
allait payer pour tout ce massacre. Maintenant, il y a sans cesse d'accusation des victimes de
cette fraude , tout le monde réclame de l'argent.

Ca toujours été lui le problème, l'argent.

- Tu me fais pitié à prier comme ça. Franchement avec tous tes péchés tu crois être épargné ? La
voix arrogante me réveille de mes pensés.

- Madame Kim ?

- Il y a quelqu'un d'autre qui te connais ici ? Dit-elle tournant les yeux au ciel.

Une femme vaniteuse et surtout vicieuse, même dans un endroit sacré elle se permet de
s'habiller de façon provocante et séductrice, avec une cigarette allumée entre ses doigts,
sérieusement... Elle a quarante mais est bien trop à mon goût. Jusqu'à présent je n'ai jamais
aimé aucune des femmes ou sentir de l'attirance par celles qui je entretenue une relation, pour
moi ce n'était rien d'autre que du travail, et les ordres de ma mère.

Mais elle.. On peut voir tout de suite à qui Yuna tient.


- Pourquoi ce rouge à lèvres ? Il ne te convient va pas. Dis-je me levant et s'approchant d'elle.

- Sortons d'ici, il faut que je te parle. Dit-elle avant de tirer ses talons.

- Merci de m'avoir aidé. Dis-je une fois à intérieur de sa limousine.

- Tu vois bien que je t'aide de mon propre gré. Mais je ne pourrais pas me libérer si personne
n'aurait payé pour le cas.

- Donc tu l'as laissé couler. Dis-je d'un ton contrarié.

- Soyons honnêtes... Est-ce qu'elle mérite d'être nommer " mère " ? Demande t-elle
ironiquement.

- Est-ce que toi, tu mérites d'être nommer " mère " ?

- Pas pour Yuna, mais pour les autres bien évidemment. Elle éteint sa cigarette et plonge
complètement son regard en moi.

- Tu vas la laisser seule ?

- Elle est pas seule, j'ai une informatrice que me décrit ses journées et ses nouvelles habitudes.
Alors , non. Elle est pas seule.

- Elle est avec qui alors ?

- Daniel, le policier qui l'a sauvé des mains de ton frère.

- C'est donc lui.

- Oui, il est bien pour elle. Alors ne gâche pas ce que je viens de construire pour elle.

- Il gagne combien pour être bien pour elle ?

- Il est un ancien militaire, il est jeune, je dis par là qu'ils ont à peu près le même âge, il travaille
maintenant dans la police et Yuna le connaissait déjà avant. Alors, laisse les .

- On peut réellement lui faire confiance ? Je sens ma voix tremblante, je veux tellement ta joie, je
veux qui tous mes regrets finissent on te voyant heureuse.

- Je fais ce que je peux, alors je ne sais pas s'il sera mieux que Ha-Jun.

- Merci. Dis-je au bord de larmes.

- Cesse de murmurer en pleurant comme un lâche! J'ai besoin d'un homme d'affaires en France.

- Tu veux que je retourne dans ce pays ?

- Tu n'as rien à dire sur ce coup là. Tu y vas! Ou je dirais la police où tu présides.

- Quelle belle sorcière tu fais. Dis-je essuyant mes larmes aussitôt tombés.
- Sache que c'est grâce à moi qu'il ne t'ont pas trouvé, j'ai supprimé tout ce que es lié à toi alors
même ce policier ne sait pas à quoi tu ressembles.

- J'en déduis que je suis officiellement ton esclave ?

- Quel façon rude de parler. Dit-elle s'approchant du mon siège, en se plaçant entre mes jambes.
- Tu es plutôt mon assistant... Elle commence à déboutonner mon pantalon en caressent
l'organe maintenant à découverte de sa vu. - Vois ça comme un travail confortable, où tu es en
sécurité et payé avant tout. Tu sais bien que l'argent ce n'est pas quelque chose dont je suis au
manque. Fini t-elle par dire avant de mettre mon bas ventre dans sa bouche, faisant des aller
retour avec sa langue autour de l'organe. En voyant qu'elle me fait encore d'effet je ne perds pas
de temps et je l'aide en l'appuyant plus fort contre mon bas ventre, la faisant s'étouffer et
retirer sa bouche avant même qui je jouisses.

- Tu veux me tuer au passage ? Dit elle énervée par ce que je viens de faire.

- Je suis excité maintenant, continue ce que tu as commencé.

- Je vois bien à quel point il est solide. Dit-elle souriante, regardant l'organe devant elle.

- Allez! Tu me fais perdre de temps madame Kim. Dis-je la regardant avec insistance.

Elle me regarde sans défaire son sourire, comment une femme mariée peut être aussi à l'aise en
faisant ce genre de choses avec un autre? Est-ce que leur mariage est ouvert ? Cela expliquera
son comportement indigne d'une épouse aimable, elle reste dos à moi et commence à se
dévêtir, elle enlève la jupe qu'elle porte en laissant son haut intacte.

- Enlève mon slip. Dit-elle s'approchant davantage de moi.

Elle s'approche et j'enlève celui ci, elle connecte aussitôt son bas ventre au mien, faisant des
brusques saut à toute vitesse pendant qui je m'amusais avec sa poitrine.

- Tu.... Feras ta mission n'est-ce pas ? Demande t-elle à bout de souffle, en exerçant ses
mouvements plus lentement.

- Bien sûr. Dis-je avant de adhérer nos langues.

C'était la dernière fois qui je l'ai vu, avant qu'elle m'envoie en France pour être son homme
d'affaires, mais en aucun cas elle m'a prévenue que je la verrai aussitôt, en plus, c'est lui ce
fameux Daniel ? Celui qui a tué Ha-Jun?

Étrangement en le voyant j'envie de le battre, mais... Yuna est présente.

Je pense que je bascule déjà assez sa journée avec ma présence...

- Yuna! Tu entends ma voix. Dit l'homme d'une voix agacée.


Sans doute qu'en me voyant c'est comme voir un fantôme. Elle doit être extrêmement dans la
peur, elle doit penser que je suis venue ruiner sa vie, mais non , je ne te ferai jamais une telle
chose Yuna, je ne te blesserai jamais, ou mieux dire, plus jamais...

J'ai donc décidé de ne plus t'approcher, comme ça, tu ne seras plus dans la peur... Et même,
quel droit j'ai à t'approcher? Alors que je travaille pour la personne qui tu dois mépriser le plus
au monde.

- Je vais appeler l'ambulance, nous ne pouvons pas la laisser dans cet état. Dit l'assistante.

- Pas besoin! Elle est réveillée. Dit homme à ses côtés. Yuna est allongée dans le canapé, elle se
tourne vers nous, passant d'abord par le regard d'homme inquiet puis par l'assistance et moi.
Ses sourcils se forcent dès que nos regards se connectent, elle doit être énervée et surtout
confuse en me voyant ici.

- Mademoiselle Kim comment vous allez? Est-ce que je vous emmène dans hôpital? Demande
l'assistante d'une voix préoccupée.

- Non pas besoin. Dit-elle essayant de s'asseoir à l'aide du jeune homme.

- Nous vous laissons, c'est sûr qui vous n'êtes pas dans l'état de parler des changements
maintenant.

- Qu'est-ce que tu fais là? Demande t-elle ignorant les paroles de l'assistante en me fixant dans
les yeux.

Je ne peux pas te le dire, pas maintenant.

- Je suis stagiaire madame. Dis-je avec un petit sourire forcé, en réalité, j'ai envie de pleurer...
J'envie de te serrer dans mes bras et de supplier ton pardon, pas juste pour moi. Mais pour cette
famille malheureuse qui t'a ôté la vie.

- Si cela vous dérange qu'il vienne avec moi, je peux venir seule la prochaine fois. Dit l'assistante
avec une voix inquiète.

Sans répondre, elle se refugie dans les bras de l'homme à ses côtés.

- Je pense qu'il est préférable qu'elle se repose pour la journée. Dit-il d'un ton froid.

- Oui, bien sûr. Je vous la laisse. Dit l'assistante à l'homme.

- Allons. Dit-elle en me regardant.

Nous les laissant seuls, peut-être qu'il veut mieux que je ne vienne pas la prochaine fois, après
ce choque elle va sans doute vouloir changer le plus rapidement de maison.

Après tout, tu aimes t'enfuir Yuna.

Daniel
J'ai pensé qu'elle allait mieux, quelle idée? Son corps doit être encore en rétablissement. Je dois
peut-être acheter des vitamines, elle doit être toute fragile et j'ose penser à mes sentiments?
Cela se trouve que peut être elle s'est sentie forcée d'accepter cette relation, ainsi comme tout
autre auparavant.

- Yuna...

Elle me serre fort, au corps tremblant comme si elle venait de voir un fantôme, a t-elle fait une
paralysie de sommeil? Cela peut expliquer sa réaction du réveil mais... Elle connaît cet homme
peut-être?

Comment il s'appelle déjà?

- Daniel. Sa voix douce et murmurante me sort de mes pensés.

- Prends moi dans tes bras. Dit-elle détachent ses bras autour de mon bassin et me regardant
droit dans les yeux.

- Je ne peux pas. Réponds je confus par sa soudaine requête.

- Je t'autorise. Dit elle prenant une de mes mains et posent celle-ci dans sa poitrine.

- Tu viens de t'évanouir, je serai fou à faire une chose pareille.

- Sois fou et prend tout mon corps contre le tien. Dit-elle serrant ma main fort dans sa poitrine, la
laissant sortir un cris de plaisir.

- Décidément tu sais comme me mettre hors moi Yuna, mais je ne te donnerai pas ce plaisir. Dis-
je retirant ma main.

- Pourquoi? Tu le voulais pourtant...

- Qui est cette homme ? Tu le connais ? Il fait partie de cette histoire? Raconte moi tout Yuna.
Demande je d'un ton autoritaire, je ne veux pas te faire peur mais je ne laisserai personne te faire
du mal à nouveau, alors soit honnête.

Je t'en supplie.

- Non, je ne le connais pas. Dit-elle sans hésitation.

Elle ment, c'est sûr.

- D'accord.

Je sais qu'elle ment, Ha-Jun avait un frère, il n'a jamais était trouvé, il a disparu. Personne sait
comment il s'appelle, qu'elle âge il a ou même à quoi il ressemble, mais sans l'avoir donné une
fin, jamais cette histoire pourrait se terminer, alors peut-être que je dois me remettre à enquêter.

Et trouver ce minable qui peut potentiellement te faire peur...

J'ai déjà une indice, alors ne t'en fais pas Yuna... Je te protégerai peu importe combien ça coûte.
29

La chose qui fait peur à tous les hommes, c'est le passé.

Dans le passé il se trouve une multitude de choses qui nous souhaitons abandonner. Le passé
ignominieux est aussi précieux qui le présent dont lequel nous nous trouvons. La vergogne ne
peut pas faire place à nos cœurs, même si le passé a été approbre.

Notre monde à nous est constitué de trois stations, le passé, le présent et le futur, ces trois
stations de la vie font qui nous soyons tous ce que nous sommes aujourd'hui, ce que nous étions
hier, ou ce que nous serons demain. Le futur dépend du présent, le présent du passé et le passé
quand t'a lui, il dépend des deux ou plutôt qu'il résonne comme une fleur de printemps pour les
deux autres stations, c'est le passé le début de tout.

Mais s'attacher à lui va contre la nature, si je m'attache à quelqu'un perdu au passé... Comment
je pourrais regarder un autre au présent ? En même temps, la vie qui me donne de l'espérance
me relèvant qui mon futur est peut-être au passé, qui peut-être le présent c'est mon passé, et qui
le passé finalement c'est mon futur. C'est une confusion qui je ne peux malheureusement pas me
passer.

Je suis confuse, pourquoi arriver maintenant après tout ?

Mais le plus important, comment te regarder dans les yeux ? Moi, une personne qui a décidé de
laisser mon passé dans un dossier enfermé poussiéreux, moi, une personne qui ne te connaît
plus.

Moi donc, qui ne veut plus te voir.

Et vouloir se délaisser du passé ? Est la chose la plus difficile pour moi, et l'amour... C'est la
sentiment qui m'empêche de se délaisser. Quand je pense qu'avant toute cette histoire mon
reflet plongé dans un bout de verre s'admirait comme une lueur divine, maintenant, c'est
difficile, c'est traumatique.

Assise au canapé avec la télévision éteinte, je peux voir par la douceur de la lumière mon reflet
dans ce bout de verre noir, je peux regarder aussi à quel point je suis bien mieux maintenant, je
ne sais plus ce qui me fait rayonner, mais... Peut-être qu'après toutes les méandres, je me suis
finalement retrouvée.

Maintenant qui j'ai des personnes à mes côtés, des personnes qui me font ressentir un sentiment
éphémère, néanmoins, ce sont des vrais personnages de ma vie, de personnes à qui je peux
embrasser et faire de câlins, des personnes qui je peux partager des balades nocturnes à trois
heures du matin quand l'insomnie me consomme la nuit, ces personnes là, c'est grâce à ces
personnes qui je me suis retrouvée et c'est également pour elles qui je devais avancer, mais
avant toutes ces personnes...

J'avance aussi pour moi.


- Tu es toute souriante en te regardant dans le reflet de la télévision, si c'est pour te voir sourire
comme ça tous les jours, je veux bien mettre un miroir ici à la place de cette télévision. Dit-il tout
souriant, il s'approche d'avantage et laisse un bisou chaud à mes joues.

Il est encore avec moi, comme une plante qu'on chérie et qu'on regarde tous les jours pour voir
comment elle va, je pense alors qui je vais bientôt m'habituer à sa compagnie, à son bras de
confort et à toutes les choses qu'il me fais ressentir. Au fond de moi, j'ai l'impression de le
maintenir de force, comme si plusieurs fils s'attachent à lui à chaque regard melancolique qui je
lui pose, et il est tellement beau, qui je me demande comment je peux oublier un être aussi beau
? Surtout, avant tout autre avancée dans ma vie, est-ce que ne nous devons pas parler ? De
toutes les choses faites de mes mains et de ses mains, ne devons-nous parler de ce que nous
attire ? De ce que nous ressentons ? De toutes les merveilles qu'il me fait imaginer ? Nous devons
nous pas parler de ça ? Oui! Ca, cette chose que nous nommons "nous" , ne devons nous pas
parler de nous ? De lui et moi ? De nos cœurs qui se fondent dès qu'un regard est partagé? De nos
cœurs qui battent à mille l'heure, de nous, voyons, je ne pense qu'à nous.

Malgré tout ce vacarme, malgré cette apparition inespérée, je ne veux que penser à nous Daniel.
Est-ce que tu penses aussi ?

-A quoi tu penses on me regardant comme ça ? Demande t-il.

-C'est noël, mais je me sens tellement vide.

- Le vide disparaît une fois le ventre plein, viens, la nourriture est prête.

- Je t'aime. Dis-je d'une voix murmurante.

-De toutes les belles choses dans la vie, je pense qui tu es la plus belle, encore plus quand tu
prononces ces quelques mots. Dit-il carressant mes joues.

- Il est peut-être temps de parler de nous.

-Je sais, moi aussi j'ai hâte d'officialiser cette chose qui nous venons de créer mais, je ne sais pas
si tu te montres assez sincère avec moi Yuna.

-C'est à cause d'hier n'est-ce pas ?

-Peut-être. La communication devrait être notre premier pas ensemble après tout.

-Tu veux donc savoir si je connais cet homme ? Celui qui te perturbe depuis hier. Il reste en
silence en me regardant, je ne veux pas qui Min-Jun soit un obstacle pour nous, en même temps
je ne veux pas lui dire qui il est . Et s'il l'arrive quelque chose après ? Je sais très bien qui nous
sommes deux meurtriers qui osent parler d'amour, qui osent imaginer un paradis chaleureux,
qui osent être ensemble malgré les obstacles.... Nous osons, nous osons être heureux, nous
osons partager notre chaleur, nous osons parce que dans tout les cas nous devons avancer sans
regarder derrière, c'est ce que l'univers attend de nous.

La vérité cachée par des sourires, ces mêmes sourires qui je les déteste tant.

-Oui, je veux savoir si c'est le frère de Ha-Jun.


-Pourquoi veux- tu savoir une chose qui tu le sais déjà?

Une confirmation c'est ce qu'il lui manque, il veut entendre de mes lèvres qui c'est bien le frère
de Ha-Jun, il veut qui je lui raconte tout ce qui a disparu dépend les enquêtes, je sais. Je sais ce
qu'il veut néanmoins ... Sommes nous obligés d'ouvrir la porte d'un passé si affreux ? Suis-je
réellement en condition de lui parler de l'attirance éprouvée ? De ce jour de pluie? De ses baisers
fougueux ? De cette personne qui je faisais confiance ?

-Mangeons. Dit-il avant de se diriger vers la cuisine, mettant ainsi fin à une conversation à moitié
commencé. Dans la cuisine, se trouvent plusieurs plats, tous superposés de façon suivies au
balcon, il a fait plusieurs plats pour ce noël, c'est ravisant quand je regarde mais tout m'écœure,
tous les plats, cette fête de sourires mensongers , tout ce qui enveloppe cette année.

Cela m'écœure.

-Tu as faim j'espère? Demande t-il.

-Tu veux réellement passer le noël avec moi ? Et ta famille alors ? Tu les as encore Daniel, ne reste
pas bloqué sur moi, de plus tu vois bien le bazar autour de toi, je viens à peine de déménager.

-Et donc je dois te laisser passer les fêtes toute seule ? Dans un endroit qui tu connais à peine ?

-J'aimerais pleurer, mais je n'arrive plus. Dis-je d'un ton mélancolique.

- Ne te force plus, tu as déjà assez pleurer pour cette année Yuna, tous ces malheurs laisse - les
pourrir dans le passé. Et si cela ne résout pas tes problèmes, alors pleurs sur moi. C'est moi qui
veut rester à tes cotés Yuna, c'est moi qui veut rester dans le bazar, fêter ce noël à tes côtés avec
tous ces cartons à nous côtés, c'est moi, car je t'aime. Il entoure son bras autour de ma taille et
me colle contre lui. - Si tu savais, à quel point mon cœur se serre dès qui les routes mettent une
distance entre nous ... Je ne veux plus être loin de toi Yuna, je veux qui tu sois à mes côtés et qui
tu puisses compter sur moi. Je veux te protéger Yuna. Dit-il collent nous corps encore plus, nous
battements cardiaques se partageant, c'est comme si je recevais un choque d'électricité dans
mes veines. Avec son autre main libre il complète le câlin, en susurrant bas dans mes oreilles:

- Mon épaule est ton mouchoir.

Des mots qui font mon cœur s'arrêter, mais il continue:

-Veux- tu être mon épouse Yuna? Dit-il d'une voix douce dans mes oreilles, je me déconnecte
totalement de sa chaleur corporelle, il est là devant moi tout souriant, pendant qui mon sang se
brûle, n'est-ce pas un peu tôt ?

-Ne sois pas aussi surprise, je veux simplement qui tu saches qui je veux une relation stable avec
toi Yuna. Il me prend encore une fois dans ses bras. - Marions nous quand tout se terminera,
quand tous ces moments de tristesse seront un souvenir lointain du passé. Je veux te voir
tellement heureuse qui quand tu essaieras de penser au passé ta mémoire coupera tout, comme
ça tu penseras alors qui cela a été une année dure pour toi, et c'est tout.

-Tu es sûr qu'on sera encore ensemble jusqu'à ce jour ? Demande -je le regardant droit dans les
yeux.
-Je suis certain, tu le sais aussi, qui nous nous quitterons plus. Il desserre un peu ses bras pour
qui nous yeux se plongent l'un à l'autre, ses yeux font la fameuse règle du triangle, cela chauffe
encore plus mon sang, je sens une monté de feu dans tout mon corps, je pense alors qui je dois
être toute rouge à ses yeux.

-Tu es tellement belle.

-Tu l'es autant que moi.

-Donc tu dis que je fais finalement ton genre ? Dit-il d'une voix moqueuse.

-Je dis simplement ce qui je vois, et je vois un homme aussi beau qui les saisons. Dis-je avant
d'étirer les talons et poser mes bras autour de son cou, nos visages maintenant ont une distance
courte, facilitant les lèvres de se mouiller mutuellement, le partage sincère est réciproque, le
partage de notre amour, la nourriture et l'espace nous assistent comme si nous étions dans une
scène à la vue de tous, dans une scène qu'on partage ce qui nous obscène le plus, où nos langues
dansent, où nos souffles se serrent, où nos nez se collent, où l'adrénaline nous guide.

-Donc j'en déduis qui t'acceptes de marier cet homme ? Dit-il essoufflé brisant notre baiser.

-Oui, c'est ce que je veux, je veux aussi recommencer avec toi, comme tu as voulu avec moi. Dis-
je autant essoufflée que lui.

-Je t'aime très fort Yuna.

-Moi aussi Daniel.

-Tu sais à quel moment nous serons des véritables jeunes mariés ?

-Voyons, le jour du mariage.

-Non, ce ne sera pas à ce moment-là.

-Ce sera quand alors ? Demande je confuse.

- Imagine un moment parfait, en été, où je vais être à tes côtés tout souriant, avec tes fleurs
préférés, Dans mon autre main j'aurai une bouteille de vin frais, ce jour là tu seras complètement
guéris dans notre maison entrain d'écrire tes histoires les plus inimaginables au canapé avec une
tasse de thé, au fond, il aura des musiques calmes et douces, tu seras tellement heureuse de me
voir qui tu te détacherai à l'immédiat de laisser ton ordinateur afin de venir en courant me serrer
dans les bras. Ce jour-là, à ta main gauche, tu porteras une alliance des plus belle de la planète,
avec un diamant aussi brillant que les étoiles, à tes côtés, un berceau avec une créature qu'aura
tes magnifiques cheveux. Dit-il caressent ceux-ci. - Tes yeux envoutants. Dit-il caressent mon
visage. -Le mélange de nos couleurs. Il prend ma main et la pose à sur son torse. - Parce que ce
jour-là, sera notre premier jour officiel de notre amour, le jour où on aura ce mini humain qui
partagera nos sangs dans ses veines, il sera alors notre alliance éternelle. Dit-il avant d'unir nos
lèvres à un baiser doux, ce baiser est comme béni par une larme qui tombe de son œil droit,
suivie de plusieurs autres qui n'arrêtent pas de traverser son visage, mouillent ainsi le mien
également, réveillent mes larmes endormies.

Par un baiser silencieux, il me fait la plus belle démonstration de son amour,


Voilà qui nos cœurs créent des belles notes de musique.

Voilà qui nos larmes mutuelles bénissent cet échange.

Voilà donc comment il est, notre amour à nous.

Silencieux, et sincère.

Je pense savoir comme me délaisser du passé.

30

Daniel

L'amour c'est ce qui rend l'être humain incompétent.

On a souvent le réflexe attendre toujours un amour dans notre vie, on attend toujours que nos
parents nous aiment, que nos amis nous aiment, que quelqu'un aléatoire apparaît dans notre vie
et nous aime à son tour.

On attend toujours, d'être aimé.

Même si pour elle tout ça fait partie du passé, et que clairement elle ne veut pas que je feuille son
passé ... Je veux à tout prix te protéger, et pour ça je dois avant tout savoir qu'elles intensions a
emmené cette personne de retour subitement à notre vie ? De plus, il apparaît et te bouleverse
sans pitié. Quelles sont donc ses intentions ? Mauvaises ? Bonnes ? Veut-il se venger pour la mort
de son frère ? Veut-il d'une façon ou autre te conquérir ? Et s'il gagne ton cœur ? Que sera de
moi ? Je te perdrais alors à jamais pour quelqu'un qui sans doute t'a blessé ?

Le son de la musique me déplaît, je n'aime pas ce genre d'endroit, les discothèques. Où les
bouteilles circulent sans aucune sécurité, où les drogues se cachent entre les balcons, où les
vêtements sont souvent oubliés, où les femmes se rendent misérables pour des banales ordures.
Ces mêmes ordures qui les abusent juste après leur humiliation. Voilà ma vision des
discothèques comme celle-ci.

Plus je m'avance dans la foule, plus le bruit tourne dans ma tête, le volume au maximum et
l'agitation des personnes à la fois ivres et sobres, les dance sans fin... -Vous voilà monsieur le
policier, je ne pensais pas que vous allez venir jusqu'ici, vous montrez bien votre volonté de me
rencontrer.

-Je vous cherché, pourquoi choisir une discothèque ? Nous allons converser pourtant , comment
le faire avec cette foule?

-Ne vous inquiétez pas, je suis dans la terrasse, c'est bien plus calme. Dit-il se dirigeant vers la
terrasse, je le suis juste derrière, une fois dans la terrasse nous prenons une table et
commandons quelques bières, une conversation est bien plus facile accompagné de l'alcool,
encore plus quand c'est une discussion entre deux hommes. Dès qui les boissons arrivent il
prend une première gorgée, tandis qui je ne prête pas attention à mon verre.

- Qu'est-ce que vous emmène en France ? Quelles sont vos projets ? Demande je sans perdre de
temps.

- Malgré le fait qu'elle ne veuille pas qui vous feuillez sur son passé, vous le feuillez quand
même ? Dit-il d'une voix moqueuse.

- Répond à ma question. Dis-je d'un ton ferme, je ne lui lâche pas des yeux, je le regarde droit
dans ses yeux, je ne veux pas que cette discussion traîne.

- Je travaille, vous voyez bien ça. Dit-il posant son verre à la table.

- Et c'est tout ?

- Pourquoi je devrais vous le dire ?

- Soit à l'amicale au tour d'un verre, soit dans une salle d'interrogation avec des menottes. C'est
vous qui choisisez monsieur Park.

- Vous menacez des simples civiles monsieur le policier ?

- Répond à ma question.

- Je travaille, je suis simplement les ordres de mon patron. C'est tout.

- Et Yuna ? Elle fait partie des ordres de ton patron?

- Daniel c'est ça ? Si je peux me permettre . Il commence à se lever. - Je ne ferai aucun mal à un


être aussi pure qu'elle, je pense qu'on l'a assez détruit comme ça, Vous êtes sûrement d'accord
avec moi. Une fois debout il se tourne vers moi avec un air affligé et dit :

- Si je peux encore me permettre. Ne sois pas méchant avec elle.

De quel droit il me demande ça ?

- Tu n'as pas besoin de me dire ce que je dois faire.

- Je sais, je ne suis même pas digne d'un homme mais... Je m'inquiète pour elle, mais je n'ai pas
le courage de lui dire et encore moins d'aller vers elle lui présenter mes sincères excuses. Mais
j'espère qu'elle puisse un jour me pardonner. Dit-il avec un sourire mélancolique.

J'avais déjà la sensation, mais je suis certain maintenant.

- Est-ce que c'est toi l'appel anonyme ?

Il reste en silence face à ma question, hésitant il fini par répondre.

- C'est tout ce que je pourrais faire pour elle à l'époque ... Je suis sincèrement désolé, vraiment,
pour tout. Pour ce que mon frère l'a fait, pour ce que ma mère l'a fait... Mais aussi pour ce que je
l'ai fait. Je suis désolé. Il s'incline en disant ses mots, j'avais oublié qu'il était coréen, je me lève
également et m'incline en guise de respect.

- Je m'excuse à mon tour.

- Non, ce n'est rien. Il n'a pas eu une deuxième chance malheureusement, je pleurs parfois, mais
c'est tout. À la fin, je m'endors et les larmes sèchent, leur trace disparaît dès qui l'eau froid
traverse mon visage. Il prend son verre et lui fini par une dernière gorgée. - Le chemin de la vie se
trouve devant, pas derrière, vous avez fait votre travail et moi le mien. Il se tourne et s'en va
après avoir posé son verre vide à la table.

Finalement je suis d'accord avec elle, il n'ai pas mauvais, Il n'a juste pas eu de la chance.

Après cette discussion, il a continué de travailler avec l'assistante de Yuna , Yuna semblait
maintenant indifférente à sa présence, elle signa alors les papiers pour sa nouvelle maison, où
elle me demande de déménager avec elle. Notre vie est simple, une routine de couple, une
relation bien meilleure qu'avant, un mois de janvier interminable. Mais au moins je l'ai à mes
côtés, c'est ce que compte pour moi.

Yuna

Le soleil semble se cacher encore une fois aujourd'hui, première journée de février, une présence
étrange se tient devant moi, en nettoyant les vitres, toutes les manches sales disparaissent avec
un simple passage du léger tissu baigné par un produit nettoyant. Elle, elle ne disparaît pas avec
du simple produit nettoyant.

J'arrête alors ce qui je suis entrain de faire pour la rejoindre, devant ma demeure, habillée en
noir, avec un visage affligé et du rouge à lèvres séché entre ses lèvres.

- Tu as décidé de venir. Dit elle une fois qui j'arrive à sa longueur.

- Qui fais-tu ici ?

- Rien, je passais dans le coin, je m'en vais. Elle tourne ses talons et commence à se diriger vers
sa voiture.

- Comment ça rien ? Si tu dois dire quelque chose dites- le!

- Je vois bien qui maintenant tu parles avec audace. Dit-elle avec un petit sourire collé aux
lèvres. Elle reste à côté de sa voiture en me regardant, mais c'est comme si elle regardait dans le
vide, comme si je n'étais pas devant elle. Quelle drôle de sensation.

- Je te demande pardon. Fini-t-elle par dire. -Je n'attends pas de la compréhension ou quelque
chose de ta part, j'ai été fautive. Je l'admets, ta grand-mère avait raison sur toute la lignée,
mais... Sache qui je reste ta mère, même si je me montre transparente.

-Pourquoi cela maintenant?

- Parce qu'il y a beaucoup de non dit entre nous deux, pour éviter des longues répliques, je les
résume en un seul mot, " pardon". Je peux apercevoir malgré la distance une larme qui tombe de
ses yeux, sa voix tremblante lui trompe, son expression froide et indiffèrent est totalement
l'opposé de ce qu'elle ressent, elle ne me montre pas qui elle est véritablement , mais je sens qui
cette larme tombante est plus sincère de ce que j'imagine. - Pardon Yuna, je n'aurai pas dû, et je
reconnais qui je suis vicieuse et qui je continuerai de l'être.

Les larmes tombant les unes et les autres de son visage, son mascara sali son visage et les larmes
chaudes formant des méandres droites dans sa face. Mais elle avale ses cris de pleurs, elle
maintient son visage indiffèrent.

- Je ne te pardonne pas. Dis-je d'un ton aussi tremblant que le sien.

- Je sais, et j'aurai fait pareil, là je reconnais bien mon sang. Dit-elle avec un sourire au visage.

- Ne reviens plus. Finis je par dire.

- Dans tout les cas, je n'aurais pas le temps pour. Elle ouvre la porte de sa voiture à l'aide de ses
clés, sans laisser un regard derrière elle, elle démarre la voiture. Pour la première fois, je vois
cette femme pleurer avec sincérité, les bruits qui produisent la voiture deviennent de plus en
plus lointain, son image disparaît avec le son, l'odeur de son parfum rode encore... En vérité je
t'ai déjà pardonné mère, même si tu ne le mérite pas, je t'ai pardonné avec toute sincérité de
mon corps, en apprennent très jeune à vivre sans toi.

Durant toutes ces années, je me pensais incapable d'avancer sans jamais pouvoir sentir ta
calorique corporelle, je me pensais incapable. Mais, le jour où je me suis vu à n'est plus
demander à grand mère comment tu étais, ou même ce que tu aimais. Je peux te dire que ce
jour-là ton existence pour moi était aussi importante qu'un vieux vase.

Un vase inutilisable, sans fleurs pour lui rendre rayonnant, sans couleur, un vase du coin, un de
ces vases qu'on oublie de nettoyer.

Je t'ai pardonné ce jour-là, le jour où tu es devenu pour moi un vase poussiéreux.

- Pourquoi tu es dehors ? Dit-il venant en ma direction, sans perdre une seconde il me serre fort
dans ses bras, ça fait pourtant un mois qu'on vit ensemble, nous sommes encore très jeunes et
immatures mais... Ce sentiment qui notre immaturité nous rendra heureux c'est ce que nous
maintient notre relation.

- Est-ce que je peux sortir de mon immeuble dans la tranquillité? Dit Anne à l'autre bout de la
rue, savoir qu'elle est juste à côté me rassure, je peux alors dire qui la voisine est mon amie.

- Bon cours Anne !

Elle répond avec un sourire, une personne toujours solaire, mais, malheureusement nous vivons
dans un monde de réel, personne est cent pourcent solaire. Autour de cette clarté se cache
toujours une obscurité profonde, après tout c'est ce que fait le monde, la vie et la mort, le bien et
le mal.

C'est la constitution du monde.

- Elle veut se former en quelle domaine ? Demande -je à Daniel.

- Gestion et administration.
- C'est hilarant, la voir sortir tous les jours en courant de peur de perdre l'autocar.

- Et si nous entrons ? Dit-il dans mes oreilles.

- Je vais vite faire à manger, je n'ai rien cuisiné.

- Ne t'inquiètes pas, ce soir nous dînerons dans un restaurant, va plutôt te rendre davantage
belle.

Je me dirige alors dans notre chambre, où je me maquille de façon plus détaillée que
d'habitude, quand je reçois son message : " Mets la robe qui se trouve dans l'armoire " je me
précipite d'aller la voir, et simplement elle est sublime , une robe blanche ajustée d'un tissu fin,
au contacte de la lumière elle brille de mille feux, à ses côtés des talons hauts pour
accompagner, un collier de perles et des boucles d'oreilles.

Je m'habille et me chausse, ensuite je l'appelle pour fermer le fermoir de ma robe. - Tu es d'une


beauté éblouissante. Dit-il avant qui je me tourne pour qu'il ferme ma robe. - Tu es tellement
attrayante dans cette robe qui je préfère annuler le dîner et rester simplement avec celui-là. Il
caresse mon dos et laisses quelques bisous chauds dans mon épaule.

- Dépêche toi de fermer.

- Non, je pense qui la robe dérange tes jolies formes.

- Formes ? Tu parles!

- Si si, je ne vois que ce que peut-être vu mademoiselle.

Il serre sa main autour de ma taille me faisant ainsi un câlin par derrière, ses longs bras me
serrent sans le moindre effort, dans mes arrières je commence à sentir son organe qui se réveille.
- Ce sera du gâchis qui je ne porte pas cette robe. Dis-je avec un sourire narquois. Je commence à
sentir sa lourde respiration traverser mon corps, ses mains qui étaient dans ma taille montent à
ma poitrine.

- Daniel... Dis-je d'un ton plus faible une fois qui ses mains serrent celle-ci.

- Je le ferme. Dit-il avant de fermer le fermoir de ma robe.

- Allons, nous avons une réservation après tout. Dit-il avec le sourire aux lèvres, juste après
m'avoir réveiller des sensations. Décidément cet homme me fait sentir toute une chose.

31 PARTIE 1 et 2

Yuna
Sa voiture s'arrête devant un restaurant d'une allure élégante. Il desserre sa ceinture et sort de la
voiture afin de m'ouvrir la porte. - Tu es tout charmant ce soir. Dis-je une fois qu'il prend ma
main pour m'aider à sortir de la voiture.

Une fois dehors, la brise me berce, les frissons que mon corps reçoit me font trembler de froid.
Quelle idée? Me vêtir d'une robe débardeur par ce temps ? Remarquant mes frissons, il enlève sa
veste de costume et la pose délicatement dans mes épaules . -J'aurais dû prendre une robe avec
des manches longues. Dit-il redressant la veste.

-Rentrons. Dis-je posant ma main dans son triceps.

Cet endroit pourrait être nommé "L'empire de l'or ". L'endroit baigné par des rayons de lumières
dorées, chaque table a sa propre lumière, tout est si majestueux et beau. Le sol est composé de
carreaux noirs avec des lignes ondulées d'un faible doré, les majordomes, tous pressés, habillés
par des costumes taillés noirs et blancs, chacun d'eux ayant des plats entre les mains, quand un
arrive à nous.

-Bonjours, puis-je vous aider? Demande-t-il souriant.

-J'ai une réservation à cette heure-ci. Dit-il au majordome.

-Voyez me suivre Monsieur et madame iztli.

Madame Iztli ? Nous ne sommes pas encore mariés. Je peux apercevoir son sourire au coin
voyant ma surprise en entendant le majordome m'appeler madame Iztli. Quelle audace de sa
part! Le majordome nous dirige vers une table où se trouve quelques plats d'entrées, voyant les
plats, c'est sûr que c'est un restaurant italien, je peux donc apercevoir un plat rempli de
bruschettas et quelques antipastis à côtés. -J'espère que tu aimes manger italien. Dit-il poussant
la chaise pour que je m'asseye. -J'apprécie également. Dis-je prenant une bruschetta afin de la
déguster.

L'ambiance autour de nous est calme, cela se voit de loin que c'est un restaurant réputé pour des
rencontres amoureuses. Le restaurant est complètement composé de jeunes amoureux, les uns
collés aux autres les autres en tête-à-tête comme nous, en voulant prendre une autre part de
bruschetta, je remarque que mes cicatrices aux bras cicatrisant totalement, en elles il y a un
souvenirs douloureux que je n'aimerais pas oublier. Ce soir, cette journée, et cette pierre frottant
ma peau est devenu un de mes plus grands cauchemars, je peux dire que je n'étais pas bien à
l'époque, cela est plus que sûr, toi aussi, à l'époque, je ne pense pas que tu étais totalement sain,
néanmoins, tu devrais vivre une prochaine vie Ha-Jun. Où tu ne me trouverais plus. Je pense
encore aujourd'hui, je n'aurais pas ce courage si, au milieu de ce drame, Daniel ne aurait pas été
à mes côtés... Il regarde mes cicatrices d'un regard insistant. -Tu veux une chirurgie pour faire
disparaître les cicatrices ? Demande t-il d'une voix basse. Peut-être que j'aurais dû faire une
chirurgie mais... Je ne veux pas.

Même si, cette époque est marquée par des profondes douleurs, je peux tout de même préserver
chaque coin du mon corps que témoigne ces douleurs. -Non, pas besoin de cela. Dis-je
souriante. Je suis fière de moi-même, pour quelques choix faits, et pour les chemins et
déviations que j'ai prise au cours de ces derniers mois.
-Tu es sûre ? Je connais un ami que peut faire en sorte que tes bras deviennent comme avant,
Yuna.

-Ne te préoccupe pas de ça, je vais bien maintenant.

-Si tu le dis, je dois donc croire à ta parole, mademoiselle . Dit-il prenant ma main et laissant un
agréable bisou.

-Voici le menu. Dit le majordome souriant.

Nous commandons alors quelques plats, il commande un osso buco, un plat de jarret de veau
braisé servi avec un risotto tandis que moi, un ossobuco alla milanese, un plat de jarret de veau
cuit lentement dans un bouillon avec des légumes et du vin blanc servi avec un gremolata. Nous
savourons la nourriture avec des banales conversations, un peu de nous, un peu de tout. Nous
accompagnons les plats avec du vin barolo, ce vin souvent nommé le "roi des vins", Daniel, me
raconte un peu des origines de ce vin, un vin de la région du Piémont, fait à partir du cépage
Nebbioco, sentant son odeur complexe je peux détecter des arômes de cerise noire, de
framboise, et parfois des notes florales comme pour une rose.

-Trinquons. Dit-il. Le goût de ce vin est une premier pour moi, je n'ai pas l'habitude de boire du
vin, encore moins de la bière. Cependant, un moment comme celui-ci où les tracas ne nous
hantons plus, j'aimerais savourer tous les alcools possibles et faire des expérience dans
lesquelles il sera à mes côtés, comme maintenant. Dans une table d'un restaurant italien, à côtés
des fenêtres vitrées, aux rayons de la lune et les rayons des lumières dorées de cet endroit, des
moments simples comme celui-ci, où une gorgée de ce vin devient acide au contact de ma
langue, avec son structure solide et la saveur de cerises et framboises, une douceur que se fonde
avec son acidité. - Tu aimes ? Demande t-il. -J'adore. Dis-je pendant qu'il me ressert un autre
verre.

-Yuna, j'ai quelque chose à te dire. Dit-il me regardant droit dans les yeux d'un air sérieux. Je
pense que ma vision devient floue, je peux donc en déduire que je ne tiens pas bien l'alcool.

-Yuna? Ne me dis pas que tu es ivre avec ce peu ? Dit-il d'une voix moqueuse. -Laissons cette
conversation pour un autre jour, le dîner doit se finir, je vais aller régler. Dit-il avant de se lever
pour aller payer notre nourriture. Quand t-il retourne dans notre table, il me prend par le bras et
m'aide à marcher, suis-je aussi faible au point de me sentir pompette avec deux verres de vin? -
Tu te sens un peu pompette en dirait. Dit-il me serrent davantage contre lui.

Daniel

En touchant ma poche je peux encore sentir la format carré de la petite boîte. Peut-être que
c'était pas une bonne idée le vin, je pensais pourtant que quelques verres pourrait nous mettre
dans une ambiance plus romantique et agréable. Comment faire ? Elle est encore plus
mignonne, sa tête posée sur moi et ses bras autour de mon bassin... Peut-être que ça aurait été
plus simple que je la prenne dans mes bras. Je peux apercevoir son décoté que me laisse la
vision de sa poitrine, pourtant je ne pensais pas que cette robe l'irait aussi elle bien, comme elle
est étrangement plus séduisante ce soir...

Je crois que je vais devoir dormir au canapé ce soir, afin de résister convenablement ton corps de
princesse,et, une autre fois je te monterai ce que se cache dans cette petite boîte.
- Allez entre, comment tu peux être en état d'ivresse avec deux verres ? Dis-je me moquant d'elle.
Au moment que je me prépare à l'attacher sa ceinture elle prend avec rapidité dans ses mains
ma cravate, me faisant ainsi baisser totalement à son niveau, nos yeux plongent l'un à l'autre,
une atmosphère s'installe avec cette distance réduite entre nos corps, ses yeux à moitié fermés
me donnent la certitude qu'elle n'est pas dans son état normal.

-Yuna... Avant même que j'essaie de me détacher d'elle, elle me pousse complètement vers elle
et m'embrasse, ce n'est pas un bisou comme les autres, c'est plus que ça, la force qu'elle dépose
dans ce baiser est la première chose que j'aperçois. - Att...Attends. Nous sommes au milieu de la
rue ! Dis-je en essayant de me détacher un peu d'elle.

- Je te veux ce soir. Dit-elle d'une voix désinhibée.

-Tu es bourrée. Dis-je essoufflé.

- Arrête de fuir tes responsabilités. Dit-elle détachent ses mains de ma cravate et fermant la porte
par elle même, je fais le tour de la voiture afin de me mettre à conduire, mais dès que je me
trouve à l'intérieur de la voiture, automatiquement à l'aide du levier, elle descend totalement
mon siège, me mettant ainsi complètement allongé.

- Plus jamais je te donne à boire. Dis-je d'un sourire nerveux.

- Je boirai tant de fois que je veux. Elle descend son siège à la même hauteur que le mien et
passe de mon côté, se positionnant au dessus de moi, elle commence à enlever ma cravate, mais
je l'arrête par mes mains.

- Pas aujourd'hui, tu es ivre.

- Je ne suis pas ivre. Dit-elle me regardant droit dans les yeux.

- Ce n'est pas l'impression que tu donnes.

- Qu'importe, faisons de cette nuit une nuit torride. Dit-elle unissant nos lèvres, cela devient de
plus en plus difficile à résister, étant donné que son état n'est pas le meilleur, j'essaie de se
détacher d'elle mais... Ses lèvres que se décollent des miennes pour embrasser mon cou, sa
poitrine collée à mon torse, nos cheveux que s'embrassent chaleureusement et surtout... Nos
bas ventre que se découvrent...

C'est difficile à résister, ce parfum que me m'empoisonne.

- Tu es une vicieuse. Dis-je glissant mes mains dans ses hanches.

Elle sourit en guise de réponse.

Yuna

Cela est vrai que je suis un peu pompette, pourtant j'aime cet état en moi, l'alcool que me monte
à la tête est une excuse excellente pour faire des choses sans craindre. Il résiste durant un
moment, mais fini par attraper mes hanches et les caresser.
Sa peau devient toute chaude à chaque endroit que mes mains passent, je commence à retirer
son pantalon, mais, une petite boîte tombe, il en voyant cela monte à toute vitesse ses mains
dans ma taille et me fait descendre jusqu'à être en contact avec son torse. Ai-je le droit de
demander ce que c'est ?

Son format... Ce n'est peut-être ce que je pense...

- Finissons avec tes caprices, mademoiselle. Dit-il.

Je lui lance un regard noir et me redresse afin de lui retirer complètement son pantalon, je
touche à son bas ventre et je l'unis au mien, son sexe me rempli, il est extrêmement volumineux
et robuste... Et surtout dense, mon bas ventre est en feu ardent au simple contact à cette chose.

- Il me semble que tu as des difficultés à continuer, mademoiselle. Dit-il d'un sourire pervers.

-Tai...Tais -toi. Dis-je essayant de bouger mon corps, il se trouve que je sois paralysée au simple
contact avec son organe... C'est comme si mon bas ventre se lacérai si j'aurai l'amabilité de
bouger.

- Je vais devoir t'aider. Il attrape davantage mes hanches au dessus de la robe et commence à me
faire les mouvements, à chaque saut je sens que son bas ventre s'agrandit en moi, mes
gémissement je n'arrive pas à les contrôler, le toit de la voiture est mon refuge, je le serre
complètement fort qu'un tissu tombe, la vitesse à laquelle il fait les mouvements m'excitent
encore plus, son bas ventre devient encore plus volumineux, puis, je sens que quelque chose
sortira de moi. Son liquide blanc au neige se fonde au mien et me fait tomber complètement
dans son torse.

- Je veux encore. Dit-il bas dans mes oreilles. -Allons à la maison d'abord.

Arrivant devant la maison, je sens une curiosité monté en moi, c'était quoi la boîte ? Une bague ?
Et s'il planifiait de faire sa demande aujourd'hui ? J'ai donc tout gâché?

Une fois qu'il se gare correctement, il sort de la voiture et me rejoint devant la maison où je
l'attends, étant donné que j'ai dû descendre avant lui.

-Tu pourrais entrer et m'attendre à l'intérieur.

-Daniel... Qu'est-ce que tu voulais me dire tout à l'heure ?

La lune est encore sur nous, les étoiles et les lampadaires donnent une luminosité à ce moment,
je sens que j'ai gâché les choses mais... Je veux que tu l'as fasses maintenant, que tu ne
t'opprimes pas, car avec toi tous mes moments sont spéciales. Je ne suis plus pompette, la
froideur d'aujourd'hui me réveille, la brise est agressive et mon corps frissonne mais... Je ne
pense pas, je ne sens pas, la chose chose que je veux, est entendre tes paroles.

Il s'approche de moi et me serre dans ses bras, je réponds à son câlin et notre silence se plonge
avec le bruit du vent et de la route isolé, tout est calme et passive, pourtant... J'entends encore
les battements de ton cœur.
-Je t'aime Yuna. Dit-il.

-Je t'aime encore plus. Dis-je chouchoutant dans ses oreilles.

-En réalité, ce que j'aimerais te dire tout à l'heure, c'était ça : que je t'aime à devenir fou, que
mon amour pour toi ne se compare à aucun autre au monde. Enfin... Je ne suis pas bon avec les
mots, mais je voulais simplement te dire que je suis heureux de t'avoir et que mon cœur saigne
quand tu es à mes côtés.

-Il saigne ?

-Oui, il bat tellement fort qu'il se déchire, il bat tellement fort qu'il devient incapable de réguler
ma pression sanguine, à en avoir une hypertension d'amour, à être tellement excité à l'idée de te
faire mienne, à l'idée de t'appeler ma femme. Il met fin à ce câlin, se déplace de trois pas en
arrière et sort de sa poche ce qui me rendait toute curieuse. Avant qu'il fasse quoi que ce soit,
mes larmes tombent encore une fois, mais cette fois, ce sont plus que de simples larmes ; ce sont
des larmes de bonheur, des larmes qui vident toutes les particules de douleur qui se cachaient
encore dans mon cœur, ce sont des larmes de joie.

Il se met à genoux et me regard d'un sourire sincère, c'est la première fois que je le vois ainsi,
tout tremblant et tout anxieux, pourtant, tu dois connaître ma réponse.

Dans sa poche il sort la petite boîte, il l'ouvre et un diamant aussi beau que les étoiles de ce ciel
apparaît à mon champ de vision, sa splendeur, sa taille, sa formation et la boîte que
l'accompagne, tout brille de mille feux ce soir, tout est splendide et élégant, même son sourire,
sa bouche, ses yeux que semblant garder des larmes, sa peau de mélanine que brille au moindre
contact avec la lumière. Et cette lune? Elle, tout ronde et parfaite, toute rayonnante et brillante,
toute heureuse que je suis! Mon cœur et mon corps s'illuminent au contact de cette joie, cette
joie que je l'avais oublié, cette joie...

Cette joie, cet amour.

Et aimer ? À quoi bon aimer ? Si l'autrui nous chéri de cette manière, si les baisers d'ardeurs me
font visiter l'au -delà. Et l'amour que frappe à ma porte, la honte ressentie, la honte d'être une
personne aimé, d'écouter les paroles et sentir ses caresses, j'aurai honte, si cela n'aurait pas été
lui. Il est nerveux, je le sens, je mantiens mon silence, je ne veux pas l'stresser, mais il est encore
plus beau, plus attirant dans cette position, il est bien plus charmant.

Son regard me ramène à la réalité, il ouvre la bouche et la ferme aussitôt puis il prononce les
mots:

-Yuna, je t'aime depuis bien plus longtemps que tu ne le penses, bien avant cette histoire et bien
avant le passé désastreux que tu as eu avec moi... Mon amour pour toi est devenu pour moi une
forteresse, mais à présent, je veux qu'il devienne ta forteresse. Que tu puisses m'aimer même
dans tes journées malheureuses, que tu penses à moi, comprends-moi, ressens-moi, toi la
personne qui a détruit le monde rude que je vivais, toi la personne à qui j'aimerais le restant de
ma vie... Il s'arrête et reprend son souffle, me regardant droit dans mes iris obscures. - Je
pourrais te faire une liste de cent raisons pour lesquelles je t'aime, mais cela ne servirait à rien,
tout ça parce que je t'aime. En t'aimant, j'ose te demander : "Veux-tu rester à mes côtés pour le
restant de notre vie ?"

-Bien.. Bien sûr. Dis-je en pleurs.

Il met la bague dans mon doigt, dès qu'il se lève je l'embrasse avec toute la force qu'il me reste,
je sens que je pourrais mourir d'amour pour lui, je sens que je pourrais m'évanouir et je serai
heureuse, car maintenant je t'ai à mes côtés.

-C'est la meilleure réponse que je peux avoir. D'un seul mouvement il me prend dans ses bras,
comme une princesse et son prince, comme ces étoiles qui brillant dans cette obscurité,
illuminant désormais notre chemin à deux, notre chemin à nous.

-Je t'aime Daniel. Dis-je aussitôt qu'il ouvre la porte de la maison, ce soir, je suis sa femme.

La vie est un passage remplie de regrets.

Dans nos regrets il y a toujours une lueur de joie, peut-être c'est ce que je ressens maintenant,
ma vie que change à chaque mois en pensant à toi. Toi un être si complexe mais si beau, qu'est-
ce que je devais donc faire? Si le soleil se dissipe dans les nuages et que les plantes arrêtent leur
photosynthèse, qu'est-ce je devais donc faire ?

À mes côtés, dans son berceau, elle est là, avec un sourire aux lèvres à chaque regard que je lui
pose, habillée d'un rose céleste et un bandeau autour de sa minuscule tête de la même couleur.

-Je vais peut-être ouvrir la fenêtre, il fait un peu chaud n'est-ce pas mon amour ?

La porte sonne et je me dépêche d'ouvrir, j'ouvre la porte à un homme vêtu d'un uniforme de
policier, dans une de ses mains un bouquet de tulipes et dans autre une bouteille de vin barolo,
ce même vin que nous remémore des joyeux souvenirs.

-Tiens, pour la plus belle femme de cette été.

-Il fait chaud, entre donc. Dis-je prenant le bouquet et sentant l'odeur douce de ces fleurs,
tulipes, mes fleurs adorées.

-Je passe en vitesse pour embrasser ma petite. Il se dirige vers le berceau à côté du canapé et
prend Elowen dans ses bras, Elowen, c'est le nom que nous avons choisi pour elle, lumière du
orme, mais également la chêne de notre amour. Elowen se met en rire quand le père la soulève
en l'air, ce sourire si innocent et doux c'est le son que je préfère pour écrire, dans la table baisse,
mon ordinateur allumée, à ses côtés un verre de thé glacé, et mon fond de musiques calmes, le
sourire de mes deux amours.

Je ferme l'ordinateur écrivant en vitesse la dernière phrase du roman.

" L'espoir ce n'est pas de croire que tout ira bien, mais de croire que les choses auront un sens"
disait Vaclav Havel, je viens d'écrire le dernier chapitre, comme je viens d'écrire le dernier trait
de notre histoire.
Cependant, ce trait est infini, il continuera son alignement infiniment, selon les pourcentages
d'amour que je pose en eux tous les jours, selon les jours où je m'énerverai avec eux, selon les
journées simples et joyeuses comme celle-ci, ou selon le temps, car après tout, cette petite
grandira et deviendra encore plus précieuse qu'elle l'est déjà.

Je vais en leur direction et m'unie à leurs délires rieurs.

Bientôt une année sans regarder en arrière, une année où nous avons décidé de regarder le
chemin qui se trace devant nous, en ignorant celui laissé en ruine derrière. En fin de compte, le
chemin se trouve devant, et non derrière.

Et si l'espoir ce n'est pas de croire que tout ira bien, mais de croire que les choses auront un sens,
alors je ne laisserai jamais l'espoir mourir comme je l'ai fait autrefois. Je vivrai comme
l'espérance elle-même, sans jamais abandonner.

Fin

Epilogue

Au milieu d'un choix, la vie se présente parfois rude et désastreuse. Il ne faut pas de force, mais du
courage.

Du courage pour se battre contre nos pensées les plus obscures, contre la vie et la mort, contre tout
ce qui nous empêche d'être vainqueurs.

D'être aussi glorieux que la joie elle-même, la félicité, le bonheur, et même un sourire sincère d'un
enfant.

L'amour ne se pose pas en ce que l'on croit, mais en ce que l'on ressent. Cependant, pas dans cette
histoire. Ici, l'amour est une question rhétorique, sans réponse attendue, sans explication concrète.
Car après tout...

"Ce n'est pas de l'amour, ce n'est pas de la romance, ce ne sont que les choix que la vie nous
impose."

Amore Del Gas

Vous aimerez peut-être aussi