Dictée : Mes premières nuits à Yobri.
Les nuits à Yobri étaient un mélange envoûtant de sons. Le hululement des hiboux se mêlait au
braiement des ânes, créant une symphonie nocturne unique. Les étoiles scintillaient au-dessus des
falaises de Gobnangou, et l’air était chargé de mystère. Je me souviens de ma première nuit dans ce lieu
mirifique. Allongé sur ma natte, j’écoutais les bruits de la nature. Les hiboux semblaient chuchoter des
secrets anciens, tandis que les ânes, fidèles gardiens de la nuit, veillaient sur le village. La lueur de la
lune dessinait des ombres sur les murs de ma chambre en parpaing. J’imaginais les ancêtres qui
marchaient parmi nous, leurs pas légers comme des plumes. Les légendes murmuraient que les falaises
abritaient des esprits bienveillants, des gardiens invisibles. C’était une nuit où le temps semblait
suspendu, où le présent et le passé se rejoignaient. J’étais loin de la Côte d’Ivoire, loin de tout ce que je
connaissais. Et pourtant, je me sentais chez moi, enveloppé par la magie de Yobri.
NABDA, Professeur de Français-Anglais au Lycée de Dèguèlè
Dictée : Mon BEPC
Dans le petit village de Yobri, à six Lycée départemental de Tambaga, vivait une jeune fille
ambitieuse nommée Aïssatou. Ses parents avaient placé tous leurs espoirs dans sa réussite. Le BEPC
était le graal pour Aïssatou. Chaque matin, elle se levait avant l'aube, bravant les sentiers rocailleux qui
la séparaient de l'école. Le soleil se levait à peine, mais sa détermination était inébranlable. Elle pensait
à ses parents, à leur sourire lorsqu'ils recevraient la nouvelle de sa réussite. Elle se souvenait des lettres
qu'elle écrivait à ses parents, racontant ses journées d'étude, ses espoirs et ses rêves. Elle imaginait
leurs visages illuminés de fierté, même à des milliers de kilomètres de distance. Le jour du BEPC arriva
enfin. Aïssatou s'assit dans la salle d'examen, le cœur battant. Les questions semblaient plus complexes,
mais elle pensa à sa mère et à son père qui travaillaient dur pour elle. Ils avaient sacrifié tant de choses
pour elle. Quand les résultats furent proclamés, elle avait réussi. Ses parents étaient heureux. Ils lui
dirent combien ils étaient fiers. Aïssatou sourit, les larmes aux yeux. Elle avait tenu sa promesse.
NABDA, Professeur de Français-Anglais au Lycée de Dèguèlè