Lecon 8
18-24 février
LE SAINT–ESPRIT ET LES DONS DE L’ESPRIT
SABBAT APRÈS-MIDI
Etude de la semaine
1 Co 12.4-7, 11; Ep 4.7; 1 Co 12.14-31; Rm 12.3-8; 1 Jn 4.1-3
Verset à mémoriser
“Or il y a diversités de dons de la grace, mais c’est le même Esprit ;
diversité de services, mais c’est le même Seigneur ; diversité d’opérations,
mais c’est le même Dieu qui opère tout en tous »
(1 Corinthiens 12.4-6)
A la veille d’un départ pour un long voyage d’affaires, un homme confia à son fils la responsabilité de
son foyer, avec une tâche spécifique à accomplir. Mais le fils se rendit bientôt compte que son père ne
lui avait pas donné les outils et les moyens nécessaires pour la mener à bien. Frustré, le fils dut laisser
cette tâche inachevée. Quand Jésus a quitté ses disciples pour retourner au ciel auprès de son Père, ii
leur a confié une tâche spécifique prêcher la bonne nouvelle de l’évangile au monde. Mais Jésus n’a pas
laissé ses disciples démunis. Ce qu’il leur a demandé de faire, ii leur a donné la force de l’accomplir,
mais en son nom et par la puissance et l’aide du Saint-Esprit.
Dans 1 Corinthiens 4-7, Paul rend grâce « pour la grâce de Dieu qui vous a été accordée en Jésus-
Christ; car en lui vous êtes devenus riches de tout [...] il ne vous manque aucun don de la grâce ». Les
dons spirituels sont donnés à travers le Saint-Esprit en Christ pour bâtir son Eglise.
Cette semaine, nous étudierons le Saint-Esprit comme Donateur souverain des dons remarquables de
Dieu, et nous examinerons la différence entre le fruit de l’Esprit et les dons de l’Esprit.
Etudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 25 février.
Dimanche 19 février
Le fruit de l’Esprit et les dons de l’Esprit
Le fruit de l’Esprit et les dons de l’Esprit ont le même auteur. Pourtant, ils sont différents. Il n’est
demandé à personne de manifester un don de l’Esprit, mais tous doivent manifester le fruit de l’Esprit.
Les dons spirituels ne témoignent pas nécessairement de la spiritualité, mais le fruit de l’Esprit, si. II
n’y a qu’un seul fruit, mais il y beaucoup de dons, parmi lesquels certains sont plus grands que d’autres.
Lisez 1 Corinthiens 12.4-7,11. Qu’enseigne Paul en substance ici ?
Tandis que tous les aspects du fruit de l’Esprit sont conçus par Dieu pour être visibles dans la vie de ses
disciples, tous les chrétiens n’ont pas le même ou les mêmes dons. La Bible ne nous ordonne pas à tous
d’avoir un don particulier, comme le parler en langues par exemple.
A la place, Dieu dote souverainement ses croyants de différents dons, comme il le juge bon. Les dons
de l’Esprit sont donnés pour servir les autres et bâtir le corps de Christ, son Eglise. Ces dons ne sont
pas donnés pour notre propre plaisir et notre gloire personnelle. Ils sont accordés pour faire avancer la
cause de Dieu.
Par conséquent, les dons spirituels sont sans valeur sans le fruit de l’Esprit. Il est intéressant de noter
que dans le contexte des dons spirituels, il est souvent fait allusion l’amour. Juste après 1 Corinthiens
12, on trouve la suprême description de l’amour, au chapitre 13. Ephésiens 4.11-13 est suivi aux versets
15 et 16 d’une référence à l’amour. Les versets qui suivent Romains 12.3-8, où les dons de l’Esprit sont
mentionnés, parlent de l’amour (voir Rm 12.9, 10).
Les dons sont, après tout, des dons de la grâce. Autrement dit, ce sont des dons de l’amour. Ils sont
donnés par amour et sont au service de l’amour de Dieu pour atteindre d’autres personnes. En aimant
les autres, nous leur révélons l’amour de Dieu. Un Dieu aimant et omniscient ne peut que donner à son
peuple les moyens d’accomplir cc qu’il a demandé. C’est peut-être la raison pour laquelle l’amour est le
plus grand de tous les dons (1 Co 13.13).
Pourquoi l’amour est-il central dans tout ce que nous faisons en tant que chrétiens ?
En quoi l’amour, en un sens donne-t-il de la force à notre témoignage?
LUNDI 20 février
Dieu, donateur souverain
des dons spirituels
Ce n’est pas nous qui décidons de nos dons. En grec, le terme pour désigner les dons de l’Esprit est
charismata, Ce sont des dons de la grâce, distribués et donnés par Dieu lui-même. Nous ne les gagnons
pas par notre statut, notre position, notre vertu, notre éducation ou notre performance spirituelle. Ce
sont des dons, donnés gratuitement par amour, de sorte que nous pouvons accomplir la tâche que Dieu
nous a assignée.
Lisez Ephésiens 4.7. On pense souvent que c’est le Saint-Esprit qui accorde les dons spirituels.
L’apôtre Paul associe aussi Jésus-Christ à la répartition de ces dons. Comment Jésus est-il
impliqué dans la distribution de ces dons?
Paul dit que la grâce de Christ nous a garanti le droit de nous accorder des dons. Mais c’est le Saint-
Esprit qui les distribue aux membres de l’Eglise. Ceux qui ont accepté Jésus-Christ comme leur Sauveur
personnel et qui croient en lui seront qualifiés par le Saint-Esprit grâce a des dons spirituels « comme il
le décide » (1 Co 12.11). L’octroi des dons dépend de la décision souveraine de Dieu. Une capacité innée
n’est pas un don spirituel. Les dons spirituels sont différents des talents naturels qu’une personne a pu
développer par une formation intense. Beaucoup de non-chrétiens bénéficient de ce genre de dons
providentiels. Tandis que tout don excellent, tout présent parfait, vient en définitive de Dieu (Jr 1.17),
Dieu a décidé d’équiper ses croyants de dons spéciaux afin de bénir la vie d’autres chrétiens et de bâtir
son Eglise. Pour cela, Dieu peut également se servir d’un talent naturel, si la personne concernée
reconnait qu’il vient de Dieu et décide de la consacrer à l’œuvre de Dieu, dans la prière et la soumission.
Que dit Paul à ses lecteurs dans 1 Corinthiens 12.14-31 sur la distribution des dons? Pourquoi
cette perspective est-elle si importante pour comprendre comment les dons spirituels
opèrent dans l’Eglise?
C’est le Saint-Esprit qui distribue les dons selon sa sagesse et sa volonté. Puisqu’il nous aime et qu’il
sait mieux que quiconque comment nous pouvons le servir de la manière la plus efficace, nous n’avons
pas à envier les autres et leurs dons. Envier d’autres dons, c’est se montrer ingrat envers Dieu et douter
de sa sagesse dans la répartition de ses dons.
Quels dons Dieu a-t-il accordes aux membres de votre église ?
Quel message retenir du fait que différentes personnes ont différents dons ?
MARDI 21 février
Le but des dons spirituels
Romains 12.3-8 et Ephésiens 4.8-12. A quoi servent les dons spirituels que Dieu nous fait?
Les dons spirituels étaient clairement donnés pour le service, et non pour notre sanctification. Ce ne
sont pas des « trucs » miraculeux pour satisfaire notre curiosité, et ne sont pas non plus accordés
comme un antidote à la monotonie. Nous pensons souvent que les dons du Saint-Esprit comblent nos
besoins spirituels, ou nous donnent moyens d’avancer dans notre marche avec Dieu. Par conséquent,
nous considérons les dons de l’Esprit comme centrés sur le chrétien plutôt que Christo-centrés. Nous
sommes davantage focalisés sur nous que sur Dieu. Quand nous essayons de retrouver une perspective
Christo-centrée des dons spirituels, nous prenons conscience que les dons que Dieu fait accomplissent
de multiples objectifs divins : ils sont donnés pour l’avancement de l’unité de l’Eglise et l’édification de
l’Eglise (Ep 4.12-16). Ils sont donnés pour poursuivre le ministère que Dieu a donné à l’Eglise (Ep 4.11,
12). Et en fin de compte, ils sont donnés pour glorifier Dieu (1 P 4.10, 11).
C’est la raison pour laquelle les dons ne sont jamais donnés pour nous faire plaisir. Ils servent à édifier
les autres (1 P 4.10; 1 Co 14.12, 26). Ils sont donnés pour un bénéfice spirituel et l’édification de toute
l’Eglise. C’est une tragédie quand les dons de Dieu, qui sont censés nourrir l’unité dans l’Eglise, sont
mal utilisés, de sorte qu’ils servent à élever certains individus. Quand cela arrive, l’importance de ces
personnes devient illégitime. Cela nourrit la désunion et laisse le champ libre à la division.
Nous pensons trop souvent aux dons spirituels comme a des talents ou des capacités que nous recevons.
Les talents sont certes impliqués dans les dons spirituels, mais nous devons garder à l’esprit qu’en
accordant un don spirituel, le Saint-Esprit donne également une tache ou un ministère spécifique qui va
avec (1 P 4.10). Ainsi, on pourrait dire que les dons spirituels sont certaines capacités données de
manière surnaturelle par Dieu à travers le Saint-Esprit. Ces dons équipent la personne pour un type de
service donné, et ce, afin d’édifier l’Eglise. Pour atteindre ce but suprême, divers dons sont nécessaires.
Selon vous, pourquoi l’un des principaux objectifs des dons est-il l’unité de l’église ?
Comment les croyants avec différents dons peuvent-ils viser l’unité dans l’église ?
Que doit-il se passer pour que les différents dons dans l’église deviennent une bénédiction
plutôt qu’une source de division ?
MERCREDI 22 février
Les dons, d’hier à aujourd’hui
Lisez 1 Corinthiens 14.1 et comparez les différentes listes dans 1 Corinthiens 12.7-11 ; 27-31 ; Romains
12.3-8 et Ephésiens 4.1, 12. Ces dons étaient-ils accordés seulement aux croyants du Nouveau
Testament? Pourquoi les dons sont-ils disponibles aujourd’hui?
Certains chrétiens pensent que les dons spirituels mentionnés dans le Nouveau Testament étaient
réservés à l’époque de Jésus et des apôtres. Ils affirment qu’avec la mort des premiers apôtres, les dons
spirituels particuliers ont également cessé d’être présents dans l’Eglise. Pour étayer leur opinion, ils
citent 1 Corinthiens 13.10, où l’apôtre Paul déclare que « quand viendra l’accomplissement, ce qui
est partiel sera aboli ».
Certes, il y aura un temps où les dons cesseront. Mais ils ne cesseront que lorsque l’accomplissement
viendra, c’est-à-dire quand nous ne verrons plus à travers un miroir, mais face a face, quand Jésus
reviendra. La Bible nous dit que les dons spirituels sont donnés pour édifier l’Eglise (1 Co 12.28). Paul
conseille vivement aux croyants « d’aspirer aux dons spirituels » (1 Co 14.1, Colombe). Ils sont
nécessaires au bien-être du corps. En l’absence de toute preuve scripturaire qui corroborerait une
abolition par Dieu, nous devons partir du principe que Dieu a l’intention qu’ils demeurent jusqu’à
l’achèvement de la mission de l’Eglise, et jusqu’au retour de Jésus.
L’œuvre de Dieu sera achevée à la fin des temps avec une puissance et une force bien supérieures à
celles qui se sont manifestées au commencement. Aussi longtemps que l’Église est appelée à préparer
le monde au retour de Jésus, Dieu ne laissera pas les membres d’Eglise démunis pour accomplir leur
mission. Mais ces dons ne remplaceront jamais la Bible, et ne prendront jamais sa place. Ils sont plutôt
un accomplissement de la promesse biblique: qualifier les croyants de sorte qu’ils peuvent bâtir le corps
de Christ et préparer le monde au proche retour de Jésus.
Lisez Ephésiens 4.11-13, en particulier le verset 13, qui dit : « Jusqu'à ce que nous soyons
tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du fils de Dieu, à l’état de l’homme
adulte, à la mesure de la stature parfaite du Christ ». Qu’est-ce que cela nous indique sur le
besoin actuel des dons dans l’Eglise ?
JEUDI 23 février
Le Saint-Esprit et le don de discernement
Lisez 1 Corinthiens 12.10; 14.29 et 1 Jean 4.1-3. Pourquoi le don de discernement est-il
important?
Il y a bien d’authentiques dons spirituels présents dans l’Eglise, mais la Bible nous avertit de ne pas
croire tout esprit, mais plutôt d’éprouver les esprits selon trois critères: « leur conformité à la Bible,
leur cohérence, et l’exaltation de Jésus comme Seigneur » (1 Co 12.10). Car tout ce qui prétend
venir de Dieu n’est pas vraiment de Dieu. Nous sommes avertis qu’il y a des puissances démoniaques
qui cherchent à induire l’Eglise en erreur, avec des contrefaçons démoniaques des dons authentiques
de l’Esprit, comme les fausses doctrines, les fausses prophéties, des visions mensongères, du parler en
langues contrefait, des puissances de guérison occultes, des signes et des prodiges trompeurs, etc.
Certaines personnes qui acceptent la validité des dons pour aujourd’hui ont cependant trop insisté sur
certains dons et ont accordé une importance injustifiée à la présence de signes et prodiges particuliers.
Chose intéressante Paul parle du don de discernement juste après avoir mentionné le don « d’opérer
des miracles » et le don de « parler en prophète », et avant de mentionner le don des langues (1 Co
12.10). Afin de préserver l’Eglise dans la vérité et l’unité, et d’empêcher les membres de suivre de faux
prophètes et d’être trompés par de faux signes et de faux miracles, Dieu donne à l’Eglise le don du
discernement. La maturité et la connaissance biblique, ainsi que la fidélité à la Parole de Dieu par la foi
et la pratique sont nécessaires pour faire les évaluations correctes. La base de tout discernement,
cependant, doit se trouver dans la Parole de Dieu. Ce n’est qu’en éprouvant tout par la Parole que nous
pouvons avoir avec certitude si ce que nous entendons ou voyons vient vraiment de Dieu ou bien
d’ailleurs.
« Celui qui fait des miracles le critère de sa foi s’apercevra que Satan, par des tromperies séduisantes,
opèrera des prodiges qui auront l’apparence de vrais miracles. [...] Qu’on ne laisse pas s’écouler les
jours avec leurs précieuses occasions de rechercher le Seigneur de tout son cœur, de tout son esprit,
de toute son âme. Si nous n’acceptons pas la vérité avec amour, nous risquons de nous trouver parmi
ceux qui, dans les derniers jours, verront les miracles opérés par Satan et y croiront. Bien des choses
étranges auront l’apparence de miracles merveilleux mais qui devraient être considérés comme des
tromperies fabriquées par le père du mensonge. [...] des miracles seront opérés par des hommes
influencés par de mauvais esprits. » 25
25. Ellen G. White, Messages choisis, vol. 2 p. 60-61
Pour aller plus loin
Lisez Ellen G. White, La tragédie des siècles, ch 19, Editions IADPA, Doral, Floride, 2012, p.
306-309, ch 22, p. 352-357.
Certains posent la question: « Pourquoi ne voit-on pas le même genre de miracles, comme les guérisons
miraculeuses, aujourd’hui, comme au temps de la Bible ? »
D’abord, nous entendons bien parler d’histoires miraculeuses. Deuxièmement, quand on lit la Bible, on
peut avoir l’impression que les miracles arrivaient sans cesse. Mais nous n’avons cette impression que
parce que les auteurs ont été poussés par le Saint-Esprit à raconter les événements cruciaux dans
l’établissement de l’Eglise primitive; or, ces evènements comprenaient souvent des miracles. On peut
imaginer que dans la majorité des cas, et la plupart du temps, les choses étaient à l’époque comme
elles sont aujourd’hui: des gens qui étudient la Parole de Dieu et qui répondent ensuite au Saint-Esprit.
Et enfin, Ellen G. White a écrit : « La méthode du Christ consistait à prêcher la Parole et soulager les
souffrances par des guérisons miraculeuses. Il m’a été montré que nous ne pouvons travailler de la
même manière aujourd’hui, parce que Satan déploiera son pouvoir en opérant des miracles. Aujourd’hui,
les serviteurs de Dieu ne peuvent travailler au moyen de miracles parce que de fausses guérisons seront
opérées, qui seront attribuées à Dieu. C’est pour cette raison que le Seigneur nous a enseigné comment
accomplir une œuvre de guérison physique associée à la prédication de la Parole. Des instituts sanitaires
doivent être établis, auxquels doivent être attachés des ouvriers capables d’accomplir une œuvre
missionnaire médicale de bon aloi. Ainsi, les personnes qui se feront soigner dans ces établissements
seront placées sous une influence préservatrice. » 26
A méditer
Quelles est la différence entre le fruit de l’Esprit et les dons spirituels ?
En quoi la compréhension que les dons sont accordés par un Dieu aimant et sage nous
aide-t-il à apprécier les différents dons dans l’Eglise ?
Pourquoi les guérisons miraculeuses et les miracles ne sont-ils pas en soi des guides
sûrs pour déterminer où se trouve la vérité ? Que faut-il d’autre, en plus de ces dons ?
« Par la grâce qui m’a été accordé, je dis à chacun d’entre vous de ne pas entretenir de
prétentions excessive, mais de tendre à vivre avec pondération, chacun avec la mesure de la
foi que Dieu lui a donnée en partage. » (Rm 12.3) Quel avertissement crucial nous est
donne ici ? Jusqu’où peut-on entretenir des « prétentions » sans qu’elles soient
« excessives » ?