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Pollution par déchets solides en Algérie-Japon

Le séminaire aborde les problèmes de pollution environnementale causés par les déchets solides, en mettant l'accent sur la gestion des déchets généraux et industriels. Il souligne l'importance de la réglementation, de la surveillance et des mesures post-traitement pour prévenir la pollution, tout en examinant les expériences du Japon en matière de rejet illégal de déchets. Les conclusions suggèrent que des efforts concertés sont nécessaires pour améliorer la gestion des déchets et réduire les impacts environnementaux.

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Pollution par déchets solides en Algérie-Japon

Le séminaire aborde les problèmes de pollution environnementale causés par les déchets solides, en mettant l'accent sur la gestion des déchets généraux et industriels. Il souligne l'importance de la réglementation, de la surveillance et des mesures post-traitement pour prévenir la pollution, tout en examinant les expériences du Japon en matière de rejet illégal de déchets. Les conclusions suggèrent que des efforts concertés sont nécessaires pour améliorer la gestion des déchets et réduire les impacts environnementaux.

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Compte rendu du Séminaire conjoint Algérie-Japon sur les déchets solides et la pollution 2011, p.

20-35
Proceedings of the Algeria-Japan Joint Seminar on Solid Waste and Pollution 2011, p.20-35
©ONEDD-JICA,2011 Printed in Algeria

Problèmes de pollution environnemental causés par les déchets solides

Mitsuo YOSHIDA
Premier Conseiller
auprès de l’Agence International de Cooperation Japonaise (JICA) de Tokyo
[Link].2@[Link]

Sommaire
1. Introduction
2. Pollution environnementale causée par les déchets solides
3. Rejet illégal des déchets - Expérience du Japon
4. Surveillance et exécution de la loi
5. Fermeture et suppression de la décharge finale
6. Conclusions - pour prévenir la pollution environnementale causée par les déchets

1. Introduction
La définition et la responsabilité de traitement des déchets varie selon les pays et les villes, mais
pour la plupart des cas, ils sont classés en déchets généraux et en déchets industriels selon la source
de génération des déchets. Les déchets généraux désignent les ordures générales de ville évacuées
par les ménages, tandis que les déchets industriels sont ceux rejetés par les industries. Pour de
nombreux pays, y compris le Japon, les collectivités locales telles que les municipalités sont
responsables du traitement des déchets généraux, alors que les opérateurs qui évacuent les déchets
industriels (désignés ci-après les opérateurs d’évacuation) sont en charge de leur traitement, sous
contrôle des gouvernements régionaux supérieurs comme les provinces et les départements
(prefecture).
Par contre, si les déchets sont dangereux (Hazardous) ou non dangereux (Non-Hazardous), ils sont
classifiés par la présence ou non des nuisances, donc, cela n’a aucun rapport par nature avec le
classement des déchets généraux et des déchets industriels. Cependant, il est évident qu’en règle
générale, les déchets industriels contiennent plus de déchets nuisibles à haute densité que les déchets
généraux. Conformément à "la loi sur le traitement et le nettoyage des déchets"(Law of Solid Waste
Treatment and Cleaning), l’huile usée, l’acide usé, l’alcali usé et les déchets médicaux infectieux
susceptibles d’affecter la santé des êtres humains par l’explosivité, la toxicité et l’infection, sont
gérés dans le cadre des produits industriels faisant l’objet du contrôle spécial (Industrrial waste
subject to special control). De plus, les polychlorobiphényles usés (PCB), l’amiante usé et les
poussières (waste asbestos) doivent faire l’ objet d’ une gestion spécifique comme les déchets
industriels nuisibles et toxiques (Industrial waste specified as toxic). En outre, pour les déchets
nuisibles contenus dans les déchets généraux tels que les piles sèches usées contenant du mercure, il

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Yoshida: Pollution environnemental

est indispensable de faire le tri à la source (source segregation) et de les évacuer. Quoiqu’il en soit,
pour prévenir la pollution environnementale causée par les déchets, il est nécessaire non seulement
de définir légalement la responsabilité de traitement pour les déchets généraux et les déchets
industriels, mais aussi de déterminer concrètement les déchets nuisibles.
Cependant, il est vrai que la pollution environnementale est causée par une mauvaise gestion et
des rejets illégaux bien que les déchets soient rigoureusement définis et que leur règlementation et
leur gestion soient strictement spécifiées. Tout particulièrement, les déchets nuisibles présentent un
risque très important pour la santé publique. En outre, pour les produits chimiques nocifs relatifs au
traitement des déchets, les produits nuisibles engendrés secondairement et involontairement
(unintentionally-generated) au cours de leur utilisation autres que ceux compris dans les déchets dès
le départ sont également connus.
La pollution environnemantale causée par les déchets et leurs facteurs seront sommairement
décrits ainsi que les méthodes de surveillance et les mesures à prendre, également les restaurations
sont expliquées ci-après en examinant tout particulièrement les problèmes de pollution
envionnementale causée par les rejets illégaux.

Figure 1: Généralités des causes de la pollution environnementale pour chaque stade dans
l’organigramme de gestion des déchets

21
Yoshida: Pollution environnemental

2. Pollution environnementale causée par les déchets solides


En ce qui concerne la pollution environnementale causées par les déchets, leur facteurs sont
connus pour les quatre stades des procédés suivants : "génération et évacuation" (generation and
discharge), "ramassage et transport" (colection and transportation), "traitement intermédiaire"
(intermediate treatment) et "traitement final" (final disposal) ainsi que "les mesures après le
traitement" (post-disposal countermeasures) après la fermeture de la décharge finale (Figure 1).

2-1. Stade de génération et d’évacuation


Pour les déchets généraux, les facteurs de la pollution environnementale sont les suivants : le
traitement inapproprié chez des ménages, le stockage inapproprié, l’évacuation non conforme à la
réglementation (horaires et lieux), évacuation par tri erroné et gestion incorrecte des lieux
d’évacuation des déchets.
Par ailleurs, en ce qui concerne les déchets industriels, on peut citer comme facteurs de la
pollution environnementale, le traitement inapproprié dans des entreprises, la conservation
inappropriée, la remise du traitement aux sous-traitants non autorisés ou le dépôt des traitements
illégaux par rappot au système de traitement des déchets industriels (manifeste).

2-2. Stade de ramassage et de transport


En ce qui concerne les déchets généraux, les facteurs de la pollution environnementale sont les
suivants : les problèmes de non collecte due aux services de collecte de déchets inappropriés tant au
niveau du plan qu’au niveau de mise en oeuvre, une gestion insuffisante des lieux d’évacuation, le
dispersement des ordures dans les rues par des ramasseurs de déchets (Street Waste Pickers), les
méthodes de transport des déchets inappropriées (éparpillement des déchets par les camions sans
benne), le non-respect des règles de transport.

Figure 2: Intervention des entreprises de traitement de déchets.

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Yoshida: Pollution environnemental

Par ailleurs, en ce qui concerne les déchets industriels, on peut citer comme facteurs de la
pollution environnementale, les méthodes de transport des déchets inappropriées, le dépôt du
traitement aux sous-traitants non autorisés et le dépôt de traitement illégal par rapport au système de
traitement des déchets industriels (manifeste).

Figure 3: Gestion des services de collecte/transport de déchets dans le cas du PCB (biphényle
polychloré) nécessitant un traitement spécial.

2-3. Stade de traitement intermédiaire


En ce qui concerne les déchets généraux, les facteurs de la pollution environnementale sont les
suivants : le mélange des déchets inappropriés au traitement dû aux tris et évacuations erronés (par
exemple, le mélange du mercure dans le gaz d’échappement lors de l’incinération), apparition des
produits toxiques secondaires involontaire (problème de dioxyne au premier stade dans le four
d’inclination des ordures) et la dispersion des ordures ou la production de mauvaises odeurs autour
des établissements de traitement intermédiaire.
Par ailleurs, pour les déchets industriels, on peut citer comme les facteurs de la pollution
environnementale, l’échec du traitement sans pollution ou l’apparition des produits nuisibles
secondaires ou la contamination environnementale à cause du traitement inapproprié dans des
entreprises, le dépôt du traitemnet aux sous-traitants intermédiaires illégaux (= finalement le
traitement inapproprié) et le dépôt des traitements illégal par rapport au système de traitement des
déchets industriels (manifeste).

2-4. Stade de traitement final


Pour les déchets généraux, les facteurs de la pollution environnementale concernent le rejet illégal

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Yoshida: Pollution environnemental

dans les villes et les banlieues, le décharge ouverte/Open Dumping (mauvaises odeurs, la
contamination du sol et de l’eau et l’apparition des infections par des vecteurs), le dispersement des
ordures à cause de la gestion incorrecte des terrains de remblai, la contamination de la qualité de
l’eau par le lixiviat des terrains de remblai, (eaux souterraines et cours d’eau), la production du gaz
(gaz des marais, hydrogène sulfuré) et le débroussaillement par le feu (open burning) ou la
dispersion des ordures à la suite de la récupération des produits de valeur par des éboueurs (Dump
Waste Pickers).
Par ailleurs, pour les déchets industriels, on peut citer comme facteurs de la pollution
environnementale, le rejet illégal, le remblayage illicite par les sous-traitants illégaux et la remise de
traitements illégaux par rapport au système de traitement des déchets industriels (manifeste).

Figure 4: Mesures contre la pollution de dépotoirs finaux : structure des zones d’enfouissement ;
imperméabilité de la structure (Géomembrane) ; unités de traitement du lixiviat.

2-5. Stade de mesures postérieures


Le stade de mesures postérieures concerne les mesures à prendre sur les terrains de remblai
destinés aux déchets ou les terrains de rejet illégal. Les facteurs de la pollution environnementale
sont les suivants : l’insuffisance du plan de réutilisation (rehabilitation) des terres de remblai,

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Yoshida: Pollution environnemental

l’insuffisance de l’inventaire et de la surveillance des terres de remblai, la gestion inappropriée de la


décharge publique (traitement du lixiviat et du gaz de terre de remblai), le laisser-aller des sites de
rejet ouverts sans fermeture de sécurité, les lieux de rejet des déchets illégaux abandonnés et
l’insuccès de la surveillance et de l’inspection du rejet illégal.

Figure 5: Surveillance effectuée en vue de la suppression de dépotoir

3. Rejet illégal des déchets-expérience du Japon


Comme les déchets généraux et les déchets industriels sont différents légalement en ce qui
concerne la responsabilité de traitement (la prise en charge), ces derniers ne peuvent pas être traités
dans les installations de traitement destinées aux déchets généraux au Japon. Pour le traitement des
déchets industriels, les industries engendrant les déchets (waste generating industry) peuvent le
confier à des sociétés de traitement des déchets industrielx (Industrial Waste Treatment Company)
autorisées par l’autorité compétente. Si elles confient leur traitement à ces entreprises, elles
doivent conclure par écrit un contrat de dépôt mentionnant les dispositions légales et en même temps
elles doivent émettre, récupérer et montrer une facture de traitement pour confirmer
l’accomplissement du traitement. Ceci s’appelle le système de manifeste1.

1 Pour “le système de manifeste”, la dissertation de M. Hayami a été consultée (Hayami,2011).

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Yoshida: Pollution environnemental

Volume (tonnes) Nombre de cas

Nombre de cas
Volume (tonnes)

Cas de la ville
de Numazu
Cas de la
ville de Gifu
AF1993

AF1994

AF1995

AF1996

AF1997

AF1998

AF1999

AF2000

AF2001

AF2002

AF2003

AF2004
Figure 6: Evolution du nombre de rejets illégaux des déchets(graphe linéaire)et de la quantité des
déchets rejetés illégalement (graphique en bâtonnet) selon les années
Source:Kawamoto et Urashima (2006)

Figure 7: Composition des déchets illégalement rejetés. En nombre de cas, ce sont les gravats, les
bois et le matières mixtes de construction qui représentent la majorité des déchets illégalement
rejetés. En volume, 56% de ces déchets sont des matières en plastique issues des chantiers de
construction. (Kawamoto et Urashima, 2006)

Cette méthode de traitement régulière demande la prise en charge de traitement convenable pour
les opérateurs d’évacuation des déchets. Cependant, il est tout à fait évident que les frais de

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Yoshida: Pollution environnemental

traitement deviennent très souvent assez important du fait que le nombre de décharges pour les
déchets industriels est insuffisant par rapport au volume d’évacuation et que les frais de traitement
augmentent effectivement malgré la sophistification de la technologie de traitement et le progrès de
la préservation de l’environnement. Dans ce contexte, certains opérateurs d’évacuation procèdent à
un traitement inapproprié ou au stockage illégal ou au rejet illicite2. Au Japon, on a révélé quelque
673 incidents de rejet illégal , y compris les volumes faibles en 2004 (Figures 6, 7). Par conséquent,
on a constaté la baisse de la qualité de l’eau et la contamination du sol auxs lieux de rejets illégaux
comme pollution environnemetale.

Figure 8: Étude de champ suite au constat d’une pollution provoquée par des déchets illégalement
rejetés. Version modifiée du document réalisé par Furuichi et al. (1998)

4. Surveillance et exécution de la loi


Pour répondre légalement au rejet illégal, les réformes de "la loi sur le traitement et le nettoyage
des déchets" ont été effectuées successivement comme montré ci-dessous. Ces réformes peuvent
porter sur la surveillance et l’exécution de la loi au point de vue du système.

1991 Révision radicale du système de traitement des déchets (renforcement des réglementations
et établissement des classifications des déchets de gestion spécifique)
1997 Elargissement du domaine d’application de la facture de traitement et de gestion des
déchets(Système de manifeste), renforcement des pénalités considérées comme
infraction à la protection envrionnementale industrielle et élimination des incidents de

2 Wikipedia “Le rejet illégal” par le Wikipedia(accès au 14 février 2011)

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Yoshida: Pollution environnemental

l’environnement du cadre de vie du point de vue de la préservation (remise en état


des lieux après rejets illégaux)
2000 Renforcement de la règlementation pour le traitement approprié des déchets (Renforcement
de la responsabilité des opérateurs d’évacuation des déchets grâce à la révision du
système de manifeste de gestion des déchets et renforcement des ordres des mesures de
terrain tels que l’enlèvement des obstacles)
2003 Renforcement des mesures telles que la prévention des rejets illégaux, élargissement de la
compétence de l’étude de chaque département, renforcement des clauses pénales
relatives au rejet illégal, la clarification de la responsabilité de l’Etat, l’établissement des
critères lorsque les opérateurs d’évacuation confient le traitement des déchets généraux à
des soustraitants.
2003 La nouvelle loi (la loi special concernant l’élimination des difficultés dues aux déchets
spécifiques)a été adoptée. Selon cette loi, les déchets ayant été traités, non conformes au
regard des critères de traitement des déchets industriels ou aux critère de traitement des
déchets industriels sous le régime spécial d’avant la mise en oeuvre de cette loi, sont
définis comme les déchets industriels spécifiques. En outre, pour les déchets rejetés
illégalement avant la reforme de la loi sur le traitement des déchets e 1997, le soutien
financier avec les mesures spéciales telles que la subvention d’Etat et l’émission spéciale
des obligations régionales a été légifié. Cette loi a été appliquée pour le cas de Teshima
du département Kagawa3. C’est une loi ayant un délai limité de 10 an à partir de 2003.

La remise en l’état des lieux de rejets illégaux nécessite des dépenses très importantes. Cependant,
il est presque impossible de recupérer effectivement ces dépenses à cause de la faillite (planifiée) des
industries qui ont effectué ces rejets. Les frais nécessaires à ces mesures sont donc couverts par les
fonds publics (impôts; Figure 10). Par conséquent, il est important de prévenir les rejets illicites ou
de chercher le plus vite possible une solution en amont, au lieu d’effectuer des mesures postérieures
comme la remise en état de la contamination des lieux pollués illégalement.
Bien qu’on ait pu deviner qu’il apparaitrait des rejets illégaux, on a pris du temps pour la
reconnaissance de ces rejets et des personnes ayant pollué, à cause de la falsification de la facture
(manifeste) de gestion des déchets industriels et de l’interprétation ambiguë de la définition légale
des déchets. D’autant plus que les mesures efficaces ont très souvent demandé du temps, ce qui a eu
pour effet d’élargir les prévisions des dégâts jusqu’à l’an 2000 au Japon. Pour pallier cela, on a
adopté une méthode spécifique qui consistait à chercher une situation prise dans un autre cas légal
comme l’utilisation des terres illictes ou la violation du système d’autorisation de l’exploitation
forestière pour faire une enquête sur l’illégalité du traitement des déchets, au lieu d’enquêter sur le
rejet illégal directemet. Cependant, cette méthode a également pris du temps.

3 Pour l’affaire de Teshima, se réferer à la dissertation de M. Hayami(Hayami,2011)

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Yoshida: Pollution environnemental

Figure 9: Processus de régénération des déchets illégalement rejetés à Teshima et à Naoshima.

Ainsi, depuis les années 2000, chaque collectivité locale a créé un système de collaboration avec
la police (création d’un service spécial au niveau de la préfecture, recevant des détachés de la
police) en introduisant les agents pour révéler les incidents des déchets industriels (Agent for
Industrial Waste Incident). Cela a donc permis de procéder à des dénonciations, d’enquêter et
d’exécuter la loi avec un pouvoir officiel puissant et de procéder à une règlementation plus rapide et
plus efficace (Ishiwatari, 2002).
On a donc dénoncé et prévenu les rejets illégaux grâce aux mesures suivantes : la demande de
coopération auprès les habitants locaux (mise en place des guichets d’avertissement), la patrouille
nocturne par la région, l’inspection des établissements de traitement des déchets industriels,
l’installation des caméras de surveillance (avec le dispositif de lecture des numéros de plaque de
police d’immatriculation) sur les lieux susceptibles d’être utilisés pour des rejets, la vérification sans
préavis des charges sur les routes principales, la patrouille générale, le rapport et la publication des
opérations des opérateurs de traitement des déchets.
Par ailleurs, si l’opérateur de traitement des déchets traite les déchets d’une manière inappropriée
ou procède à un rejet illégal, le problème se pose quant à la définition du niveau de responsabilité de
l’opérateur en question. Dans les cas réels, bien qu’on puisse déterminer la personne ayant évacué les
déchets par la confirmation des déchets industriels observés, on ne peut pas spécifier l’auteur direct
du rejet et l’opérateur n’a pas toujours les moyens nécessaires au règlement des frais de dégagement.

29
Yoshida: Pollution environnemental

Les services des déchets industriels de chaque département, chargés d’étudier précisément l’état de
gestion des opérateurs, demandent la mise en évidence de "la responsabilité des opérateurs" s’il y a
des problèmes. Même s’il n’y a pas de problème de gestion chez les opérateurs, ils peuvent leur
exiger "le statut de responsabilité naturelle concernant la personne qui a évacué"(Figures 9, 10)

Figure 10: Mesures administratives prises à l’encontre des rejets illégaux de déchets

5. Fermeture et suppression de la décharge finale


Pour la décharge finale, ses fonctions doivent être maintenues non seulement au cours du
remblayage des déchets mais aussi jusqu’à ce qu’on juge que la maitenance quotidienne telle que le
traitement par eau ne soit plus nécessaire après l’accomplissement du remblayage et la stabilisation
des couches de déchets. Autrement dit, si la maintenance et la gestion ne sont pas appropriées, elles
peuvent devenir une source de contamination.
Cependant, la stabilisation des terres de remblayage progresse et la maintenance et la gestion ne
seront plus nécessaires bientôt. Ce stade s’appelle "la suppression de la décharge finale" (Figure 11).
Cette période comprenant la période de remblayage et le temps jusqu’à la suppression est en général
de quelque dizaines d’années, mais elle peut perdurer aussi longtemps que possible à cause du niveau
de maintenance et de gestion. Après l’achèvement du remblayage, la décharge finale sera fermée et le
lixiviat sera stabilisé. Dans ces conditions, si la maintenance et la gestion quotidiennes ne sont plus
nécessaires, la décharge finale considérée comme en mesure de ne plus avoir d’impact sur
l’environnement, sera supprimée et finira sa vie, tant que les déchets ne soient pas recrusés ou
mélangés.

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Yoshida: Pollution environnemental

Année passée

En cours de
remblayage
Traitement
du lixiviant

Zone d’eau
10 - 15

Achèvement du
remblayage-
suppression
Traitement
du lxiviant

Zone d’eau
35 - 40

Suppression

Zone d’eau

Figure 11: Procédés de suppression de la décharge finale des déchets


Source:Atelier de travail pour le remblayge et le traitement à l’académie des déchets, JSWME(2002)

La période jusqu’à la suppression de la décharge, est régie par la règlementation de "la loi sur le
traitement des déchets" au point de vue légale. Après, la décharge sera gérée conformément à "la loi
sur la prévention contre la contamination du sol". Les généralités des critères appliqués à "la
suppression de la décharge finale" sont mentionnées au Tableau 1.

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Yoshida: Pollution environnemental

Tableau 1 (ensuite page): Généralités des 16 critères appliqués aux sites de traitement par
remblayage des déchets (JSWME,2002)
Type de Site de traitement Site de traitement des Site de traitement des déchets
décharge de des déchets industriels déchets industriels du type de industriel fermée (décharge
remblayage4 du type stabilisé gestion fermée)
Décharge finale des déchets
généraux
Critères 1. Les mesures nécessaires doivent être prises pour que les mauvaises odeurs ne se
communs dégagent pas en dehors du site de traitement final.
2. Les mesures nécessaires doivent être prises pour prévenir l’incendie.
3. Les mesures nécessaires doivent être prises pour prévenir l’apparition des rats ou des
insectes nuisibles comme la mouche.
4. Les resultats des essais sur la qualité de l’eau comme l’eau souterraine ne correspondent
pas à un des points suivants:
1)La qualité de l’eau souterraine actuelle ne correspond pas aux standards.
2) Ses resultats ne risquent pas de répondre aux critères en se référant aux tendances des
résultats des essais.
5. Il n’y a pas de difficulté réelle pour la protection de l’environnement du cadre de vie.
Critères 6. Il y a peu d’apparition du gaz à partir des terres de -
individuels remblayage ou il n’y a pas d’augmentation de
production de gaz pendant plus de deux ans.
7. L’intérieur du site de remblayage ne montre pas une
température anormalement élevée par rapport aux
températures de la terre ambiante.
8. Les parties d’ouverture sont fermées avec une
couverture dont la hauteur est environ supérieure à
50cm.
9. Les mesures contre 11. Tous les éléments 14. Les mesures contre les
les glissements de correspondent aux standards glissements de terrain, la
terrain, la prévention de structure sauf la clôture, prévention contre l’affaissement de
contre l’affaissement les panneaux indicateurs, terrain et les installations de
de terrain et les l’étang de réglage et les séparation des environs
drainages des pluie installations de traitement du correspondent aux standards de
correspondent aux lixiviat. structure.
standards de
structure.
10. Le lixiviat doit 12. D’après les essais 15. Le site doit être fermé avec une
satisfaire les points effectués pour la qualité de couverture ayant la même capacité
suivants: l’eau sur les eaux collectées que celle de l’équipement de
(1) Points d’essais par les égouts, ses résultats sépartaion des environs des terres
comme l’eau sont en conformité avec les de remblayage.
souterraine: standards d’évacuation d’eau
conformes ou autres, quant aux points et
(2)DOB:inférieure à fréquences ci-dessous :
20mg/L (1)Standards d’évacuation et
autres:plus d’une fois tous
les 6 mois
(2)DOB,COD et SS: plus
d’une fois tous les 3 mois
13. Pour le site ayant pour 16. En ce qui concerne les déchets
objet d’enfouir les déchets qui enfouis et les installations de
ni pourrissent ni produisent séparation des environs, les
de lixiviant sans pénétration mesures doivent être prises selon
de pluie, sa couverture ne les règles définies par le ministre
doit pas montrer de fissure ou de l’environnement.
de déformation.

4 Les types de décharge finale mentionnés concernent uniquement la classification au Japon. Il y a donc une décharge
finale pour les déchets généraux et trois catégories de site de traitement pour les déchets industriels : le type gestion,
le type stabilié et le type fermé.

32
Yoshida: Pollution environnemental

Les produits chimiques toxiques pénétrés partiellement dans le gaz d’échappement peuvent
contaminer l’atmosphère ambiante et le sol des environs des sites de traitement intermédiaire et
d’incinération. Par conséquent, il est nécessaire de mener des études sur les produits chimiques
toxiques susceptibles d’être évacués par les installations d’incinération des déchets dans les environs
de ces derniers.

Tableau 2: Différentes méthodes de traitement de déchets (Kawamoto et Urashima, 2006)

Les déchets dont les produits chimiques accumulés, pour partie, évacués par les gaz
d’échappement ou par les écoulements, et pour une autre partie produits involontairement au cours
des procédés intermédiaires des déchets, peuvent être traités dans la décharge de remblayage (Solid
waste landfill) et ses environs. C’est donc l’endroit le plus critique qui doit être observé comme la
source de pollution environnementale avec grand vigilence. Les déchets dont les produits toxiques
ont suintés, doivent être obligatoirement enfouis dans les décharges de remblayage fermés du type de
gestion au Japon. Cependant, il reste toujours des possibilités de contamination environnementale
causées par les produits chimiques toxiques hors règlementation et dans les décharges de remblayage
avant la mise en vigueur de cette règlementation. Il est donc nécessaire de mener des études sur

33
Yoshida: Pollution environnemental

les produits chimiques toxiques compris dans les lixiviats (leachate) se dégageant des décharges de
remblayages et des lieux de rejets illégaux. Pour faire ces études, il faut développer des procédures
de traitement préalable et d’analyse les plus appropriées pour chaque produit chimique nuisible selon
les conditions et aménager un système de mise en oeuvre de ces analyses.
Toutefois, il n’est pas facile de quantifier ces nombreux produits divers contenus dans les déchets.
Pour pallier à ce problème, on a développé une méthode permettant de mesurer les influences sur les
actions biologiques (évaluation biologique/Bioassay) pour comprendre systèmatiquement les risques
de contamination environnementale causée par le traitement des déchets. En utilisant cette méthode,
on cherche à analyser les eaux qui ont suinté dans les décharges de remblayage des déchets
industriels (Industrial solid waste landfill) et les lieux de rejet illégaux pour comprendre leurs
risques.
En outre, il y a une méthode qui consiste à analyser le gaz du sol pour saisir la présence des
produits chimiques organiques volatils(Volatile Organic Compounds ; VOC).

6. Conclusion- Pour protéger l’environnement causé par les déchets


Pour prévenir la pollution environnementale causée par les déchets, il faut tenir compte des points
suivants :
(1) Pour les déchets généraux, il est indispensable de respecter les règles d’évacuation et de tri et de
promouvoir 3R (réduire, réutiliser et recycler) grâce à la collaboration des habitants. En
supposant cette coopération des habitants, chaque collectivité locale doit avoir une compétence
permettant de mettre en oeuvre d’une manière durable et appropriée les opérations de gestion des
déchets généraux. Dans ce contexte, elle doit
. mettre en place des services stables aux stade du rammasage et du transport,
. procéder à une gestion et à une maitenance des installations de traitement intermédiaire,
. aménager et exploiter d’une manière appropriée la décharge finale,
. et prendre des mesures pour la fermeture en toute sécurité et la suppression de la décharge
finale.
(2) En ce qui concerne les déchets industriels, il est indispensable de promouvoir les 3R (réduire,
réutiliser et recycler) au sein du monde industriel et de s’assurer de la coopération des industries
émettant ces déchets et le respect des lois et des règlementations. En outre, il faut renforcer les
services de gestion des déchets industriels en charge de leur surveillance et de leur orientation.
Par conséquent, il est nécessaire
. d’aménager et de renforcer le système de gestion des déchets industriels comme les
systèmes de facture,
. de former les sous-traitants des déchets industriels et d’eliminer les sous-traitants sans
autorisation,
. et de renforcer la surveillance et l’orientation concernant les traitements inapporpriés et les
rejets illégaux.

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Yoshida: Pollution environnemental

Référence
Tôru Furuichi, Akihiro Tôkai, Kazuhide Ishi, Yasushi Terao, Takuya Wada et Kanetoshi Morishita
(1998): Recuiel de dissertations du symposium sur la technologie de l’hygiène : Développement
du diagnostic de la contamination et du système de restauration sur la contamitation du sol et
de l’eau souterraine concernant les déchets, 6, 15-20
Atelier de travail pour le remblayge auprès de l’académie des déchets (JSWME)(2002): Méthodes
d’étude et d’évaluation des critères de suppression des décharges finales des déchets.
Masayoshi Ishiwata (2002): Connection des déchets industriels, Edition WAVE.
Ministère de l’environnement (2004) : Plan d’action pour éliminer les rejets illégaux.
Ministère de l’environnement (1998) : Ordre définissant les critères techniques concernant les
décharges finales pour les déchets généraux et les sites de traitement final pour les déchets
industriels (révision ).
Kawamoto, K. et Urashima, K. (2006): Technologies de restauration et de remise en état pour la
pollution causée par les déchets due aux rejets illégaux. Revue trimestrielle sur les tendances de
science et de technologie, 21, 42-58.
Osami Nakasugi (1991): Etude sur la surveillances des déchets nuisibles. National Institute of
Environmental Science (NIES) News (Journal du Institut national de l’environnement), 10 (3).
Yamamoto, O. (2005) : Rejet illegal des déchets solides et tendance des measures légales. Seikatsu
Eisei (Système sanitaire de la vie), 49 (4), 215-219.

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