0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues25 pages

Système d'Information Intégré en Population

Le document présente une méthodologie pour la mise en œuvre d'un système d'information intégré en matière de population, visant à améliorer la collecte et l'analyse des données démographiques dans les pays en développement. Il souligne l'importance d'une approche multisectorielle et d'une coordination entre différents secteurs pour garantir des informations fiables et accessibles aux décideurs. Enfin, il décrit les étapes nécessaires à l'implantation de ce système, allant de l'analyse de l'existant à la conception et à la réalisation d'un test pilote.

Transféré par

rootzizou7
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues25 pages

Système d'Information Intégré en Population

Le document présente une méthodologie pour la mise en œuvre d'un système d'information intégré en matière de population, visant à améliorer la collecte et l'analyse des données démographiques dans les pays en développement. Il souligne l'importance d'une approche multisectorielle et d'une coordination entre différents secteurs pour garantir des informations fiables et accessibles aux décideurs. Enfin, il décrit les étapes nécessaires à l'implantation de ce système, allant de l'analyse de l'existant à la conception et à la réalisation d'un test pilote.

Transféré par

rootzizou7
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information


intégré en matière de population
By Lys-Yolande Ayélé Hunlédé
Juin 2001

PROBLEMATIQUE

Le contexte socio-démographique de la plupart des pays en développement, présente certaines


constantes qui sont notamment:

! une croissance démographique rapide due à un taux de fécondité élevé


! un fort taux de mortalité

Ces caractéristiques engendrent un certain nombre de problèmes liés à la croissance socio-


économique. La principale question qui se pose à ce niveau nous semble être celle de l’adéquation
entre les habitants et les ressources disponibles (il s’agit d’arriver à équilibrer ces données).

L’adoption d’une politique de population nationale, après une analyse de la structure de la population
a été vue comme étant le cadre structurel idéal pour l'amélioration des conditions et du niveau de vie
des populations. Des stratégies sont mises en œuvre et des moyens sont mobilisés pour diminuer la
paupérisation de la population.

Les domaines touchés par la mise en œuvre d’une telle politique, sont nombreux et, l’interaction
entre les secteurs de développement concernés, est inévitable. Il devient donc essentiel d’évaluer
correctement l’ampleur et la complexité des problèmes démographiques pour y apporter des
solutions adéquates. La maîtrise complète des données de l’univers socio-démographique est
indispensable à toute prétention de planification et de gestion des programmes de développement.
Pour cela, les planificateurs ont besoin de disposer d’informations suffisantes et fiables pour
accomplir leurs tâches.

Cependant, le Fonds des Nations Unis pour la Population qui fait autorité dans la matière, a reconnu
dans le Dossier d’Information sur les Problèmes Démographiques qu’ « En dépit de grandes
améliorations dans la collecte et l’analyse des données, même les indicateurs démographiques de base
fournis par de nombreux pays sont peu fiables, incomplets ou d’accès difficile. Cette « barrière des
données est un obstacle pour les planificateurs dans de nombreux pays en développement. »1
Les problèmes identifiés relèvent surtout de la qualité de l'information et de sa circulation.

L’origine de ces problèmes se trouvent dans la vocation des systèmes d'information qui produisent
données. En effet, ils sont sectoriels: les données produites et le résultat de leur fonctionnement sont
enclavées dans le secteur concerné. Aucune réflexion préalable n’a été menée dans le sens d’une

1 Pour plus d’informations, voir Les Problèmes Démographiques – Dossier d’Information (FNUAP)
[Link]/modules/briefkit/French/[Link]

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
2
globalisation de l’analyse des données existantes et des besoins. Il n’est donc pas étonnant que ces SI
ne puissent pas dans leur état actuel, fournir des données statistiques précises, ventilées selon certains
paramètres et permettre aux différents décideurs de planifier les programmes de développement et
de répondre aux attentes des politiques pour aboutir à la mobilisation des ressources disponibles et
mener des actions dans les domaines qui en ont le plus besoin.

QUELQUES EXEMPLES D’INITIATIVES


Plusieurs initiatives sont en cours sous l’égide des Nations Unies et de différents donateurs. On peut
citer entre autres 2:
- le Système de gestion de l’information économique et sociale des Nations Unies (UNEIS),
- l’utilisation à l’essai d’une base de données normalisée d’indicateurs socioéconomiques
(MSDS Série Minimale de Données),

- Le Système Intégré de Gestion de l’Information de l’Ouganda appuyé par l’Agence Danoise


de Développement International (DANIDE), l’OECDE, le département du développement
international du Gouvernement du Royaume Uni et la Banque Mondiale,

- Le Système d’Information Intégré en matière de Population et de Développement (SII-


POP), composante d’un projet en cours, financé par la Banque Africaine de Développement
(BAD) : Etude dans le Secteur de la Population au Togo

- Au Maroc, les systèmes d’information intégrés et la communication font partie des


préoccupations intersectorielles majeures de la Note de Stratégie Nationale approuvée pour
la période 1996-2000 et qui doit servir de cadre de référence pour les prochains cycles de
programmation du Système des Nations Unies. Il faut noter que le Maroc fait partie des onze
(11) pays choisis pour la première phase pilote de la mise en œuvre de l’élaboration du Cadre
de Référence de l’Assistance des Nations Unies au Développement.

2
. Coordination et harmonie – Bulletin d’information 0 [Link]/coordonnateur/bnu0/[Link]
. Le système intégré de gestion de l’information de l’Ouganda: Nouvelle approche dans le renforcement des
capacités en statistiques - A World Free of Poverty N° 142 Juin 2000 www. /Le système intégré de gestion de
l’information de l’Ouganda Nouvelle approche dans le renforcement des capacités en [Link]

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
3

LA SOLUTION : UN SYSTEME D’INFORMATION INTEGRE AUTOMATISE EN


MATIERE DE POPULATION ET DE DEVELOPPEMENT (SIIAPD)

Remédier au manque de données en matière de population devient donc une priorité de la recherche.
L'un des outils identifiés par le FNUAP pour mettre à la disposition des différents intervenants dans
le domaine de la Population, des données fiables nécessaires à la conception, au suivi et à l'évaluation
des programmes de population en temps réel, est un Système d'Information National Intégré 3.

A la suite de notre expérience dans l’étude de faisabilité du SII-POP au Togo et au vu des lacunes
constatées autant au niveau organisationnel que technique, nous proposons une méthodologie qui
pourra servir de guide pour les prochains projets d’implantation d’un système d’information
intégré automatisé en matière de population et de développement (SIIAPD).

Il est vrai que chaque secteur essaie de façon séparée d’améliorer son système d’information (SI)
mais le but d’un système intégré est de faire converger sur le plan national, tous les efforts sectoriels
fournis pour atteindre les objectifs suivants:
♦ Assurer la maîtrise de la production d'informations harmonisées, fiables et utiles pour le
développement socio-démographique;
♦ Améliorer la circulation des informations entre les différents secteurs de développement
impliqués et
♦ Rendre disponibles et accessibles, les informations nécessaires pour la prise de décision.

L’exemple du Togo a été assez représentatif pour examiner à fond, la problématique d’une gestion
par programme c’est à dire multisectorielle et la complexité de l'espace informationnel en matière de
population. Il a permis d'appréhender les différents problèmes par secteur et de proposer un système
d'information multisectoriel cohérent qui assurerait une meilleure circulation des données
harmonisées et fiables.
En effet, la gestion des programmes et des projets nécessite un tableau de bord qui fournirait une
connaissance permanente de la situation de ces programmes. De plus, la prise d’une bonne décision
n’est possible qu’à la lumière d’informations pertinentes, disponibles à temps, dans un format
adéquat, sur le domaine d’intervention et sur les secteurs impliqués.

Définition d’un SIIAPD

De façon générale, un système d’information est un ensemble de moyens humains, matériels et des
méthodes qui se rapportent au traitement de l’information. Il permet d’alimenter un autre système
d’information et/ou de fournir des informations dans un but décisionnel.

Le SIIAPD n’est pas un système d’information uniquement à nature statistique et il n’échappe pas
non plus aux caractéristiques des SI. Il doit son existence à la rencontre des objectifs précis pour
lesquels il a été défini et qui concerne les connaissances à acquérir et les indicateurs nécessaires à
fournir pour la prise de décision.

3
Voir article FNUAP [Link].

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
4

Il peut donc être défini comme l’ensemble :

des moyens humains (personnes qui manipulent, émettent ou transmettent de l’information utile
au domaine socio-démographique)

des moyens matériels (ordinateurs, supports de l’information (papier, support magnétique,


optique,…), divers utilitaires, etc.) et

des méthodes (logiciels d’ordinateurs, statistiques, analyses quantitatives et qualitatives des


données, modèles mathématiques,….)

qui se rapportent au traitement des différentes formes d’informations utiles au suivi et à l’évaluation
de la mise en œuvre d’une politique nationale de population. Traiter l’information inclut son
enregistrement et son stockage sur un support soit momentanément, soit pour archivage, sa
consultation (consultation de fichiers, d’une base de données, recherche documentaire,…), sa
présentation (modification de sa forme), son agrégation (modification de son contenu), sa diffusion à
un ou à un ensemble d’individus, sa transmission à distance.

Des flux d’informations doivent donc provenir de certains secteurs à destination d’autres secteurs et
réciproquement dans le but de mieux cerner non seulement l’ampleur des problèmes à régler mais
aussi pour contrôler et suivre les résultats obtenus à la suite des actions engagées. Ces actions sont
souvent sous la forme de programmes et projets intervenant dans les différents domaines concernés.

Comme tous les SI, le SIIAPD doit être considéré d’une part comme un moyen d’appréhension du
système opératoire par le système de décision et d’autre part comme un moyen d’action du système
de décision sur le système opératoire. Le système opératoire ou opérant permet de réaliser les
objectifs fixés par le système de décision. Ces objectifs sont ceux de la politique de population et
normalement ceux aussi des politiques sectorielles si ces dernières sont élaborées à partir des
orientations de la politique nationale de Population.

Il est un système ouvert, intégré et d’aide à la décision.

1. Un Système ouvert

L’environnement du SIIAPD est constitué des utilisateurs et des secteurs de productions de données
démographiques. L’ouverture sur son environnement est considérée sous deux aspects, qui sont:

a. La possibilité offerte à tout utilisateur de données de population (statistiques,….) de consulter les


données qui l'intéressent. Il y a deux types d'utilisateurs: ceux qui produisent des données et ceux
qui n'en produisent pas. Les producteurs d'informations sont en général, les services techniques
des secteurs de développement concernés.
Les autres utilisateurs sont les chercheurs, le médias, les organisations non gouvernementales, les
représentations diplomatiques, les bailleurs de fonds, la Chambre de Commerce, les bibliothèques
nationales et étrangères, le public,…

b. La répartition des données échangées dans le SIIAPD, sur des SI appartenant à des secteurs
différents.

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
5

2. Un Système intégré

L'ouverture du SIIAPD sur son environnement nécessite une intégration bien pensée des
informations produites au niveau des SI sectoriels concernés. Cette intégration n'est pas réalisée
uniquement au niveau technique, par des câblages et des liaisons téléinformatiques, ni via des médias
de communication plus ou moins sophistiqués mais elle se situe plutôt au niveau conceptuel.
Certaines données sont partagées par plusieurs SI et permettent de faire le lien et d’offrir au
SIIAPPD, la possibilité de constituer un tout cohérent.

3. Un Système d'aide à la décision

Les flux d’informations manipulés dans le Système d’information sont des indicateurs, des tableaux
synthétiques et synoptiques, des analyses statistiques qualitatives et quantitatives, des graphiques, des
rapports, harmonisées, plus fiables et qui arrivent dans des délais très courts vers les décideurs pour
une prise de décision rapide.
Quel que soit le niveau de décision auquel l'utilisateur se trouve (planification sectorielle,
planification centrale, décideurs des bailleurs de fonds, …), il pourra avoir une vision globale de
l’univers socio-démographique dans tous les domaines qui se rapportent aux objectifs de la politique
nationale de la population et à ceux des politiques sectorielles.

Le SIIAPD est une union de plusieurs systèmes d’information sectoriels mais ces SI ne sont pas
forcément totalement inclus dans le Système intégré. Seules les données qui concernent des sujets se
rapportant aux objectifs précités ,y sont compris.

Des événements externes surviennent, à savoir les enquêtes socio-démographiques, les financements
de programmes et projets, les publications de documents, … et fournissent des données brutes pour
alimenter le système.

Les flux d’information externes sont les indicateurs validés, et toute sorte d’information réclamée par
les utilisateurs. Les autres flux d’information sont internes au système intégré.

Les événements et les flux externes proviennent de l’environnement. Le SIIAPD ne tient pas
compte des flux qui sont internes à chaque système d’information sectoriel.

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
6

METHODOLOGIQUE DE MISE EN ŒUVRE D’UN SIIAPD


La conduite de la mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population doit
être faite dans le respect de certains principes, pour sa réussite.

Les principes à privilégier tout au long de l’implantation de ce système d’information seront:

- la coordination des services techniques


- la concertation avec tous les services techniques et l’organe de coordination qu’est en général, le
Ministère du Plan,
- l’harmonisation des indicateurs produits et la qualité des données brutes recueillies,
- la circulation et l'accessibilité aux données par les utilisateurs identifiés tout en assurant la
confidentialité pour les données sensibles répertoriées et la satisfaction des besoins exprimés.

Le cap de l’étude de faisabilité est nécessaire pour confirmer la mise en œuvre d’un tel système au
niveau national et pour définir après l’opération pilote, les conditions de pérennisation du système.
L’approche méthodologique préconisée comporte cinq (5) phases : l’analyse de l’existant, la
conception du système, la réalisation du test pilote, l’élaboration du plan de pérennisation et sa mise
en oeuvre. Les deux (2) premières phases peuvent faire office d’étude de faisabilité.

Ces phases permettent de piloter tout le processus de façon méthodique et satisfaisante. Il faut noter
que le déroulement de chaque étape dans les détails, doit être adapté au contexte de chaque pays et à
chaque secteur de développement.

1. Phase de l'analyse de l'existant

Cette phase est l'une des plus importantes parce qu'elle est le point de départ et une clé de réussite de
tout le processus. Si l'existant n'est pas correctement évalué, toute solution trouvée peut s'avérer à
court terme, inappropriée aux besoins réels. Il s'agit de poser un diagnostic de l’état de chaque
système d’information sectoriel en passant par neuf (9) étapes et de faire des recommandations pour
la conception du système d’information.

Les étapes à suivre sont les suivantes : identifier toutes les sources possibles de données en matière
de population, collecter toutes les informations existantes par secteur de production, définir les
besoins en information, analyser les données réellement produites, effectuer l’audit de chaque
système d’information sectoriel, sélectionner les secteurs pouvant faire partie du test pilote et rédiger
le rapport de l’existant. Le déroulement de cette phase pourrait prendre environ trois (3) mois.

2. Phase de la conception du système

Au cours de cette phase de neuf (9) étapes, les données et les traitements des secteurs qui feront
partie du test pilote ainsi que la sécurité de tout le système sont organisés en tenant compte du
fonctionnement de chaque système sectoriel concerné. Les modèles obtenus sont soumis aux
différents intervenants pour des ajustements et des corrections éventuelles. Il ressort de cette phase,
un cahier de charges consensuel à suivre pour le test pilote.

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
7

Il faudra: modéliser les données, définir l’accessibilité aux données, , modéliser les activités de chaque
système sectoriel, choisir la ou les procédures d’échanges de données entre les sites, planifier la
sécurité du système, valider les modèles et le plan de sécurité, corriger les modèles, inventorier toutes
les ressources matérielles et logicielles nécessaires à la réalisation du test pilote, faire adopter le
rapport de conception par le comité de pilotage.
Elle peut durer environ deux (2) mois.

3. Phase de la réalisation du test pilote

Pendant une période approximative de deux (2) mois, les modèles conceptuels de données sont
traduits en modèles logiques de données pour la création des différentes bases de données avec le
système de gestion de base de données choisi.
Cette phase de quatre (4) étapes commence par le développement des applicatifs à partir des
modèles de traitement et la mise en place du réseau. L’accord du comité de pilotage, suite à la
présentation des applicatifs, donne lieu à la formation des utilisateurs et des producteurs. Il s’ensuit
des corrections éventuelles et l’alimentation partielle du système en données validées par le comité de
validation des données en général et par le comité de projection de population.

4. Phase de l'élaboration du plan de pérennisation

Les phases précédentes ne se déroulent pas sans difficultés. Les recommandations qui en découlent,
concernent :
• le renforcement des SI sectoriels en se référant aux différentes conclusions de l’audit :
procédures d’alimentation en données, qualifications du personnel, moyens financiers, matériels
et logiciels,….
• les spécifications et l’architecture du réseau définitif
pour la rédaction d’un schéma directeur du système d’information intégré final.
Cette phase dure environ quatre (4) mois.

5. Phase de la mise en œuvre du schéma directeur du Système intégré

La mise en œuvre complète du plan de pérennisation peut prendre cinq (5) ans.

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
8

I - ANALYSE DE L’EXISTANT
Cette phase conduit à poser un diagnostic de l’état de chaque système d’information sectoriel.

1. Identifier toutes les sources possibles de données en matière de population

Les sources possibles de données sont les secteurs de développement, les systèmes d’information
informatisés, les centres de recherche et de documentation démographique. L’existence d’une
politique nationale de population est un préalable nécessaire à toute mise en place d’un SIIAPD.

a) Il faudra répertorier tous les secteurs de développement qui sont en relation avec les objectifs
de la politique en s’aidant de leurs stratégies. Il s’agit des secteurs autour desquels
s’organisent les activités de développement comme la Santé, l’Education, l’Environnement,
les Affaires Sociales, la Planification et le Développement, l’Emploi, l’Agriculture, etc.

b) Par secteur de développement, identifier les services techniques qui produisent des données
en matière de population. Dans un service technique, plusieurs divisions peuvent détenir des
informations. Ces divisions ne sont pas forcément localisées en un même lieu géographique.

c) Recenser tous les systèmes d’information informatisés de diffusion de données statistiques


ou documentaires qui existent et produisent des données relatives à la population. Ces
systèmes d’information informatisés peuvent ne plus être fonctionnels mais sont une source
d’informations précieuses quant aux leçons à tirer et permettent d’éviter certaines erreurs lors
de la mise en place du nouveau système.
Le constat de certains points d’achoppement liés au fonctionnement d’un système
d’information informatisé existant pourrait avoir par exemple, comme solution: l’application
d’une approche participative des producteurs à l’alimentation en données du système. Cette
solution sera, par conséquent, automatiquement adoptée dans la suite du processus de mise
en œuvre du SIIAPD.

2. Collecter toutes les informations existantes par secteur de production

Cette étape est l’une des plus difficiles de tout le processus à cause des différents problèmes auxquels
l’on peut être confronté sur le terrain. L’attention doit être portée sur la procédure de collecte à
utiliser, les formes d’information rencontrées et les problèmes éventuels à résoudre.

a) La Procédure de collecte

Il est indiqué de concevoir des questionnaires appropriés à chaque secteur pour avoir le plus de
renseignements possibles sur: les données, les moyens de collecte de données utilisés,
l’acheminement des données jusqu’à la saisie informatique, les traitements effectuées sur ces
données, l’utilisation des données produites, le format sous lequel ces données existent (documents,
fichiers électroniques,…), la procédure et la périodicité de mise à jour,…

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
9

b) Les types d’informations à collecter

Les informations se présentent sous différents formats et sur divers supports. Aucun type
d’information n’est à négliger. On rencontre couramment :

! Les documents

Il s’agit des documents:


- produits par les programmes et les projets,
- de politiques et les stratégies élaborés par les secteurs,
- publiés sur les opérations statistiques, qui se sont déroulées ou qui sont en cours,
- publiés par les ressources humaines engagées ou non sur les projets,
- les annuaires statistiques des années précédentes, etc.
La liste n’est pas exhaustive.

! Les dictionnaires de données de chaque fichier électronique

! Les données produites

! Les besoins en terme d’indicateurs

c) Les Problèmes rencontrés

Les problèmes à résoudre peuvent être multiples et d’une complexité variable. La liste suivante n’est
pas non plus exhaustive:

! Rétention d’informations pour plusieurs raisons. Un directeur peut par exemple interdire à ses
collaborateurs de fournir les informations demandées parce qu’il n’a pas été engagé lui-même
comme consultant.
! Manque de temps pour collecter les données à cause de la dissémination des sources de données
et du manque de disponibilité des personnes à rencontrer.
! Sabotage des données : les données peuvent être modifiées pour s’assurer par exemple, son gagne
pain.
! Manque de stockage des données : le personnel n’est pas habitué à stocker les données. Toutes les
données produites servent en général à produire les annuaires et sont ensuite détruites.
! Données monnayées : le contexte économique d’un pays (plusieurs mois de salaire non payés)
peut pousser le personnel à ne consentir à donner les informations que moyennant une certaine
somme d’argent.
! Informations non renouvelées : faute de moyens financiers et humains.
! Manque de vision du personnel : le personnel ne comprend pas ce que l’on veut faire de toutes
ces données et refuse de les fournir. Dans ces cas, une bonne information du personnel arrive en
général au bout des réticences et permet d’avoir une franche et bonne collaboration.

L’engagement des consultants dans le secteur de développement à explorer peut être une bonne
alternative. Ce procédé permet une bonne connaissance du fonctionnement du secteur. Cependant,
cette solution n’est pas une panacée et peut dans certains cas, se révéler être un blocage pour la
collecte d’informations.

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
10

Pour plusieurs raisons, les difficultés s’accentuent lorsque les données sont informatisées et que l’on
veut avoir accès à la structure des fichiers ou des bases de données.

Il est important que l’étape de collecte soit précédée d’une campagne de sensibilisation des
différentes structures concernées. Le malaise profond et généralisé couramment constaté est dû à la
crainte de voir le SIIAPD , remplacer le système d’information sectoriel.
Cette sensibilisation doit impliquer autant les responsables des secteurs que le personnel technique.

3. Définir les besoins en information

La clientèle utilisatrice est formée des producteurs d’informations et des autres utilisateurs. Les
producteurs expriment leurs besoins au cours de la collecte d’informations (étape 2).
Il faudra au préalable, identifier à cette étape, les utilisateurs autres que les producteurs, en faisant
une synthèse des utilisateurs des informations produites par chaque structure productrice.
Toutes les informations pertinentes dont les utilisateurs aimeraient disposer sont donc ainsi définies.
Comme extrant de cette étape, on obtient une liste de tous les indicateurs utiles.

4. Analyser les données réellement produites

On dispose donc des besoins exprimés de tous les utilisateurs et de toutes les données produites et
disponibles dans les secteurs de développement. Cette étape consiste à :

a) Analyser en détail, les données disponibles (qualité et fiabilité)

Les données existent en général mais ne présentent pas toutes les qualités requises. Cette analyse doit
porter sur la structure des données et sur le contenu des fichiers à partir d’un échantillon des
données. Il ne faut pas se fier à ce qui est sensé être dans les fichiers. Cette analyse peut réserver
beaucoup de surprises.
L’analyse de la structure des données peut révéler entre autres anomalies, l’existence de synonymies
et de polysémies, une redondance de certaines informations. Si l’analyse n’est pas effectuée à temps
et de façon méticuleuse, il sera illusoire de penser intégrer les données du secteur dans le test pilote,
même si ces dernières sont importantes.
Cette analyse détermine les données qui sont fiables, celles qui nécessitent certaines corrections et
celles qui entraînent une revue totale de tout le système de collecte et de contrôle des données.
Au cours de cette phase, l’on peut éventuellement retourner sur les sites de production et demander
des corrections. Elle est aussi un atout pour le secteur, parce qu’elle lui permet de remettre en cause
certains contrôles et de se rendre compte des lacunes effectives.

b) Confronter ces données aux besoins exprimés

Cette étape sert à déterminer le degré de couverture des besoins des SI sectoriels.
La confrontation des données existantes aux besoins exprimés, fait ressortir les besoins non
satisfaits, les besoins partiellement satisfaits et les aménagements à effectuer faire dans certains cas,
pour répondre aux besoins.

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
11

Plusieurs raisons peuvent expliquer la non satisfaction des besoins:


- les utilisateurs ne savent pas où trouver l’information désirée
- l’information ne se présente pas selon les paramètres nécessaires,…

5. Faire corriger les données

Si les anomalies constatées sont des erreurs qui peuvent être facilement corrigées sans porter atteinte
à l’intégrité des données dans le cas de l’existence d’une base de données sectorielle, il serait indiqué
de demander au personnel technique responsable de la manipulation d’y apporter rapidement les
correctifs.
Le secteur de production n’est pas souvent conscient de ces erreurs surtout lorsque la saisie des
informations est décentralisée (par exemple, saisie régionale). Ce cycle de correction ne se termine
que lorsque les données incriminées deviennent acceptables.

6. Déduire les données à intégrer au système

En fonction de tout ce qui précède, il est important d’établir une liste des données ou d’indicateurs
par secteur, qui pourront être intégrés progressivement au cours de la réalisation du système.

Chaque système d’information produit des données mais toutes ces données ne doivent pas faire
partie du système intégré. En effet, le système intégré n’est pas un regroupement de copies
conformes des systèmes d’information sectoriels: certaines données produites par le secteur sont
utiles à l’interne et n’ont pas besoin d’emprunter le canal du système intégré pour leur diffusion.
La liste peut aussi contenir des indicateurs qui, pour de multiples raisons, ne peuvent être produits
dans l’immédiat.

7. Effectuer un audit de chaque système d’information sectoriel

Cette étape permettra d’évaluer les moyens humains, matériels et financiers, les méthodes et les
traitements de l’information par secteur. On dégagera les points forts et les points faibles de chaque
secteur. L’audit sera conduit en fonction du niveau d’informatisation de chaque secteur.
De façon plus précise, il y sera évalué:
- la qualité de l'exploitation des systèmes actuels par les utilisateurs,
- la description et l'évaluation des équipements informatiques actuels. Des logiciels d’analyse de
performance peuvent être utilisés
- l'évaluation:
• de la qualité du support accordé aux systèmes actuels par les informaticiens (compétences,
savoir-faire technique)
• des éléments organisationnels qui utilisent et supportent les SI souhaités

8. Sélectionner les secteurs pouvant faire partie du test pilote

La conjonction des conclusions de toutes les étapes précédentes, les considérations financières, les
contraintes de temps, etc., sont des arguments qui devraient aider à choisir les différents sites qui
feront partie du test pilote. Quelle que soit l’ambition d’un système intégré de cette envergure et le
degré de connaissance des problèmes des secteurs étudiés, il est prudent de circonscrire l’espace de
mise en œuvre par une opération pilote pour roder le système et découvrir de façon expérimentale

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
12
tous les dysfonctionnements imprévus. L’évolution vers le système intégré définitif sera progressif et
planifié d’avance (phase 4).

9. Rédaction du rapport de l’existant

On est en mesure de rédiger un rapport détaillé sur l’existant en tenant compte des résultats des
étapes précédentes. Ce rapport servira de guide pour la conception du futur système intégré. Si les
délais et les moyens humains le permettent, l’on pourra faire un exercice de modélisation des
données et des traitements de l’existant pour les sites. Il contiendra aussi des recommandations pour
la réalisation du test pilote.

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
13

II – CONCEPTION DU SYSTEME INTEGRE


Cette phase est constituée de neuf (9) grandes étapes dont la modélisation des données et celle des
traitements. Il faudra utiliser de préférence la méthode de modélisation MERISE, qui est basée sur
une présentation simple et claire des données sous forme d'entités et d'associations avec un
dictionnaire contenant la définition précise de chaque donnée et des traitements, sous forme
d'événements, d'états et de processus.

1. Modéliser les données

Bien que ces différents systèmes d'information semblent indépendants et fonctionnent à l'origine les
uns sans les autres, il faut trouver des données communes "charnières" partagées par tous ces SI afin
d'obtenir un système cohérent qui se comporte comme un système unique d'information en matière
de population.
Le souci majeur au cours de cette étape est de trouver ces points d’ancrage autour desquels
s’articulera chaque système d’information sectoriel du test pilote. Pour cela, il faudra mener des
réflexions sur les objectifs du système d’information intégré à l’origine et de la problématique à
laquelle il devrait être une solution.
Les données concernant le lieu géographique peuvent par exemple, jouer ce rôle.

Ce lieu peut être toute la nation, une région, une préfecture ou sous-préfecture, un district sanitaire
ou une inspection pédagogique, un canton ou une ville, un village ou un quartier, etc…. Cette
localisation est aussi caractérisée par la zone (urbaine ou rurale)

Cette entité charnière semble la plus triviale mais peut, selon le cas, nécessiter la résolution de
plusieurs problèmes d’harmonisation et d’identification:
- Certains systèmes d’information n’utilisent pas de codification géographique
- d’autres optent pour une codification qui n’a rien à voir avec celle qui correspondrait à tous
les SI,…..
- le découpage géographique utilisé n’est pas le même pour tous les secteurs.
- L’orthographie des lieux n’est pas la même
- Les problèmes de synonymie

La seule solution est, l’existence d’un système d’information géographique (SIG) national. A défaut,
la mise en place d’un SIG doit être menée conjointement à celle du SIIAPD. En effet, le SIG est
aussi un outil d’aide à la décision: il permet de simplifier la réalité, de présenter des informations de
façon claire et uniforme pour une facile prise de décision en matière sociale, environnementale,
économique et politique par des décideurs aux intérêts souvent conflictuels impliqués dans le
domaine démographique 4.

Un ancrage des SI sectoriels bien pensé, entraîne la production d’indicateurs de plus en plus
complexes et complets qui peuvent regrouper des éléments de ces différents secteurs.

4
Voir l’article de Eric Labrecque, Le système d’information géographique comme outil d’aide à la décision: Vers
une meilleure planification et gestion de notre territoire, Université de Québec à Montréal, Automne 1998.

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
14
La modélisation des données aboutit à un modèle unique, par l’application conjointe d’une méthode
ascendante qui fédère tous les modèles locaux existants et d’une méthode descendante qui permet de
constituer de nouveaux SI à partir du modèle global.

2. Définir l'accessibilité aux données

Les actions autorisées au niveau de chaque site sur chaque sous-ensemble de données sont
exprimées. Les différents types d'accès sont les suivants: en lecture, en modification, en création et
en suppression. L'accessibilité vise à apprécier la répartition et le partage de l'utilisation des données
en vue de la répartition informatique. Pour chaque entité ou relation, il faut déterminer le site qui y a
accès et préciser le type d'accès.
Les données qui sont partagées et qui sont mises à jour doivent être sur un site très proche du
serveur qui fait la mise à jour ou mieux sur le serveur qui fait la mise à jour.
Si une approche descendante a été utilisée alors la distribution des données sur les sites est pré
existante. Dans le cas contraire, il faudra décider de la répartition des données en tenant compte des
actions autorisées.

Ce qui précède fait automatiquement déboucher sur une base de données répartie (distribuée) c’est à
dire un ensemble de bases de données gérées par des sites différents qui apparaissent à l’utilisateur
comme une base unique.

La fédération des bases de données a des avantages incontestables, qui sont:

- la prise en compte de la répartition géographique des données


- la prise en compte de la distribution fonctionnelle des données
- une meilleure disponibilité des données en présence de panne ou de dysfonctionnement des
applications.
- une grande flexibilité afin d’assurer le partage des données hétérogènes et réparties
- de meilleures performances du fait de l’éclatement des données sur plusieurs bases gérées par des
serveurs différents mieux adaptés.

Cependant, elle présente des difficultés majeures lorsque les bases de données sont hétérogènes. Le
manque d’expérience dans leur intégration, pousse les développeurs à dévier de ce qui est prévu et à
préférer la solution multi-bases aux solutions bases de données fédérées.

Dans l’option Multi-bases, plusieurs bases coopèrent sans qu’elles ne soient intégrées. Ces bases de
données sont interopérables c’est à dire qu’elles sont capables d’échanger des données en se
comprenant mutuellement avec une application, via un langage commun, sans avoir un modèle
commun.

3. Modéliser les activités de chaque site sectoriel

Seuls les processus déclenchés dans chaque secteur (site périphérique), en réponse aux stimulations
et aux besoins et contraintes du SIIAPD, sont modélisés. On modélisera aussi les processus qui se
déroulent au niveau central. Les opérations décrites sont des décisions à prendre, des règles de
gestion, des actions sur les données mémorisées, des traitements de données, des transferts
d’information, …

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
15
La modélisation du fonctionnement de chaque site sectoriel, intégrera les ressources utilisées
(moyens techniques ou humains, temps, espace et données) ainsi que l’organisation (enchaînement
chronologique si possible) des activités concernées.

La modélisation des traitements permet:

• d'impliquer directement les différents intervenants dans la réflexion sur le fonctionnement de


tout le système. Au niveau sectoriel, l'organisation n’est pas souvent documentée et est
généralement peu connue des personnes concernées. Chacun connaît à fond les tâches qui lui
incombent personnellement, sans nécessairement comprendre l'utilité de ces tâches dans
l'ensemble du processus. Or, l'utilité d'un travail intéresse fortement celui qui le réalise et il est
généralement motivé pour prendre connaissance du modèle complet qui s'étend devant lui et
qu'il a contribué à construire.

• de montrer clairement les faiblesses de l'organisation sectorielle actuelle afin de déclencher le


processus de changement et solliciter l'adhésion des personnes concernées à ce processus. Le
modèle présenté corrige certains dysfonctionnements tels que les contrôles non réalisés, les
tâches "vides" où les informations produites ne sont pas transmises ou diffusées aux utilisateurs.
Les temps de traitement non productifs peuvent être détectés: dès la production de
l’information, il arrive que nul ne sache où elle passe, ,…

4. Choisir la procédure d’échange de données

Il ne faudra pas perdre de vue le fait que, l’un des objectifs du SIIAPD, est d’assurer une meilleure
circulation des données.
Les flux d’informations servent à :
- la mise à jour de la base de données centrale à partir des bases de données sectorielles
fédérées
- la mise à jour de chaque BD sectorielle avec des BD régionales ou autres
- la consolidation des BD sectorielles avec des données de la BD centrale
- la diffusion des données à des utilisateurs sur divers médias de stockage (CD, papier,…)
- Partage d’informations entre secteurs

Le choix du mécanisme d’échanges induit l’évaluation de plusieurs facteurs, qui sont:


- le volume d’informations,
- la périodicité des transferts,
- les différents formats d’information,
- les supports de télécommunication disponibles.

Ce choix devra:

1. privilégier la facilité de mise en œuvre, même dans un environnement hétérogène; la rapidité


d’accès à l’information et une organisation collaborative de tous les acteurs

2. éviter la dépendance vis à vis du gestionnaire du système sectoriel pour l’alimentation en


données du système intégré car les risques de mobilité et d’abandon de poste sont élevés
dans l’administration à cause des conditions de rémunération.

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
16
A notre ère informationnelle, la réalisation d’un intranet s’impose. L’intranet est un outil de
communication, de partage et de collaboration qui servira à mieux répondre aux besoins de diffusion
de données provenant des acteurs du domaine démographique.

L’intranet est un choix organisationnel et répond à des préoccupations managériales et d’organisation


de travail.
Du point de vue technique, l’intranet en utilisant la technologie Internet et donc le protocole
TCP/IP, facilite :
• l’interconnexion des réseaux locaux et grandes distances,
• l’harmonisation de l’environnement de travail de l’utilisateur c’est à dire au niveau des accès, des
interfaces, des modes opératoires, de la manipulation de données, du développement
d’application,
• la répartition des composants logiciels,
• la portabilité, l’interopérabilité et la ré-utilisation des applications.

Le site central et tous les sites sectoriels de production feront partie de l’intranet. Il serait sûrement
intéressant d’offrir un accès réseau contrôlé aux utilisateurs identifiés à la première phase, pour leur
permettre de travailler plus efficacement: on passe donc du concept d’intranet à celui d’extranet.
Dans ce cas, faut-il un réseau privé virtuel (VPN) ou faudra t-il, pour des raisons de sécurité, acheter
une bande passante sur un réseau TCP/IP privé?
Autant de questions auxquelles, il faudra répondre.

5. Planifier la sécurité du système 5

Etant donné l’importance du SIIAPD, il est primordial de mener des réflexions nécessaires à la
réduction des risques technologiques et informationnel associés à son utilisation à un niveau
acceptable, à savoir :

• Rendre disponibles les ressources physiques et les services pour répondre aux besoins par un
bon dimensionnement, une redondance suffisante des ressources et par des procédures
adéquates de sauvegarde, de reprise, d’exploitation.

• Préserver la confidentialité et l’intégrité des données stockées par des processus de contrôle
d’accès, de contrôle d’erreurs et de cohérence et par des mécanismes de cryptographie

• Assurer les conditions de performance à son fonctionnement de façon continue, durable, fiable,
conviviale et sûre.

• Prouver que des transactions ou des actions ont bien eu lieu à des fins de traçabilité, de preuve,
de contrôle, d’audit et de non répudiation d’actions ou d’événements.

La sécurité du système intégré doit être planifiée et pour chaque site, on touchera aux domaines
suivants :

5
Voir à ce sujet, Solange Ghernaouti-Hélie in Stratégie et Ingénierie de la sécurité des réseaux, InterEditions,
Dunod Paris 1998, p13- 34

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
17
a) La sécurité physique

Elle porte sur les aspects liés à la maîtrise des systèmes (matériels, composants, câbles, etc.) et de
l’environnement de leur localisation (locaux, alimentation énergétique, climatisation, etc.) et repose
en général sur:

- les normes de sécurité,


- la protection des sources énergétiques, de l’environnement et des accès (protection physique
des équipements, locaux de répartition, tableaux de connexion, etc.),
- la traçabilité des entrées des locaux (dissuasion)
- une gestion rigoureuse des clés d’accès aux locaux
- la sûreté de fonctionnement et la fiabilité des matériels,
- la redondance physique,
- un marquage des matériels (protection par effet dissuasif)
- un plan de maintenance préventive (tests, etc.) et corrective (pièces de rechange, etc)

b) La sécurité de l’exploitation

Il s’agit de tout ce qui concerne le bon fonctionnement des systèmes. Le plan doit prévoir la mise en
place d’un ensemble d’outils et de procédures relatives aux méthodologies de diagnostic, de tests
pour une maintenance préventive régulière et de réparation, voire de remplacement des matériels
défectueux. La sécurité de l’exploitation demande des personnes compétentes et s’articule autour des
points suivants :
- plan de sauvegarde
- plan de continuité
- plan de tests
- inventaires réguliers, permanents, dynamiques (temps réel)
- gestion du parc informatique
- gestion des configurations, des mises à jour
- gestion des incidents, contrôle et suivi de l’exploitation
- analyse des fichiers de journalisation
- gestion des contrats de maintenance
- séparation des environnements de développement et de production des applicatifs

Le risque encouru par une mauvaise exploitation, se traduit en plus du coût de la panne et des
remplacements à effectuer, par une interruption de service ou une perte de données. La perte de
données de population sera très préjudiciable au SIIAPD, parce que ce sont des données collectées
sur plusieurs années et qui ne peuvent être renouvelées.

c) La sécurité logique

La sécurité logique se rapporte à la gestion du contrôle d’accès logique qui passe par l’identification,
l’authentification et l’autorisation de l’utilisateur du SIIAPD selon le schéma suivant:

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
18

Utilisateur
Demande Validation ou refus de
d’accès l’accès aux ressources
quelconque et services

Identification Authentification Autorisation

Nommage des Preuve et Actions


utilisateurs identification de permises
l’utilisateur

Les différents profils des utilisateurs sont identifiés: c'est à dire les restrictions d'accès aux données
mémorisées pour certaines catégories d'utilisateurs. Selon le cas, la sécurité d'accès aux données
s'exprimera par une restriction par rapport à une autorisation générale ou une autorisation par
rapport à une restriction générale.

Le profil sera défini pour chaque utilisateur selon les données (sensibles ou non) à partir des
réponses données au cours de l’atelier (étape de validation des modèles) aux questions suivantes :

! Tout utilisateur peut-il accéder à toutes les données (entités et relations)? Si oui, quelles sont les
restrictions ou autorisations le concernant par rapport à une entité ou une relation donnée
(ex: lecture seule, modification dans telle condition,…)

! Un utilisateur/producteur a-t-il des avantages concernant l'accès par rapport à un utilisateur? Si


oui lesquels et ce, par rapport à chaque entité ou relation.

! Y a t-il des données sensibles dans les systèmes d'information formant le SIIAPD?

Il faudra tenir compte des spécificités de chaque SI pour la définition des profils. La pérennisation
du module documentaire nécessite par exemple, l’accès au résumé d’un document ou au texte
intégral uniquement, qu’aux abonnés.

La sécurité logique concerne aussi les mesures de prévention de l’infection des données et des
programmes par des virus, une gestion efficace des mots de passe et des procédures
d’authentification, la maîtrise des micro-ordinateurs portables, des réseaux, la sauvegarde des
informations sensibles sur des disques extractibles et sauvegardés dans des lieux sécurisés.

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
19

Le niveau de protection de l’information dépendra de son importance stratégique, de la dépendance


de la prise de décision à son égard d’où la nécessité d’établir le degré de sensibilité de l’information.
Pour cela, il faudra trouver les personnes ressources compétentes pour cet exercice. Les utilisateurs
ont quelques difficultés à l’établir et à le justifier.

d) La sécurité applicative

La conception et le développement d’application revêtent une grande importance car le volume et la


diversité des éléments du SIIAPD complexifient les problèmes engendrés par une mauvaise
conception applicative et peuvent générer des risques sécuritaires très graves pouvant entraîner l’arrêt
total des activités du système.
Les facteurs suivants permettent d’assurer la sécurité applicative :
- une méthodologie de développement
- la robustesse des applications (intégration de la sécurité, d’outils d’administration, de contrôlr
de qualité, de traçabilité, etc.)
- des contrôles programmés
- des jeux de tests
- des procédures de recettes
- la sécurité des progiciels (choix des fournisseurs, interface sécurité, etc.)
- l’élaboration et la gestion des contrats, les relations avec des sous-traitants éventuels (clauses
d’engagement de responsabilité)
- un plan de migration des applications critiques
- un plan d’assurance sécurité
- la validation et l’audit des programmes
- la qualité et la pertinence des données.

e) La sécurité des télécommunications

Les architectures de communication doivent être évolutives, réactives, performantes et sécurisées


pour ne pas constituer le maillon faible du système intégré. Une politique stratégique cohérente de
conception, d’évolution et de gestion des télécommunications doit régir la mise en commun et le
partage de ressources matérielles et logicielles, l’échange d’informations supporté par divers secteurs
qui sont liés à leur acheminement et à leur traitement.
Il doit être offert entre 2 correspondants, un canal de communication sûr quelque soit le nombre et
la nature des éléments de réseaux intermédiaires nécessaires à l’acheminement des données.

Des outils comme des firewalls, des mécanismes de chiffrement, le cloisonnement des ressources
logicielles et matérielles sont des possibilités entre autres d’assurer la sécurité des réseaux.

En conclusion, il faut noter que les outils ne suffisent pas à eux seuls pour résoudre les problèmes de
sécurité. La maîtrise de la sécurité du SI intégré passe par une gestion rigoureuse de la logistique, des
ressources humaines, de systèmes informatiques sectoriels et central, des réseaux, des locaux, de
l’infrastructure environnementale en tenant compte du fait que la constante évolution du Système et
des risques, rendra instable toute mesure de sécurité.

Ce plan est un référentiel de sécurité auquel l’on doit se référer tout au long de la vie du système
d’information intégré.

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
20

6. Valider les modèles et le plan de sécurité

Au cours de cette étape, les modèles élaborés sont soumis à des utilisateurs et à tous les producteurs
d'informations en matière de population au cours d'un atelier pour vérifier l'adéquation du système
modélisé tel qu’il est perçu par les concepteurs, au réel vécu. Plusieurs sujets y sont discutés
notamment la production, la disponibilité et la sécurité du SIIAPD. On détaillera:

- les problèmes de couverture des besoins


- les erreurs de collecte
- les problèmes d’harmonisation au niveau des concepts, de traitement des données
- les données sensibles
- la périodicité de mise à jour
- les problèmes de fiabilité des données
- les problèmes financiers
- les états statistiques à produire
- Modification des supports de collecte

De plus, la liste des tous les indicateurs choisis sera validée par secteur. Des approches de solution
sont exposées. Cette étape vient confirmer et préciser les résultats de l’audit en proposant des
solutions concrètes.

7. Corriger les modèles et le plan

Toutes les précisions apportées au cours de l'étape de validation et qui concernent la conception du
système servent à corriger les modèles de données et de traitements et à réajuster si possible le plan
de sécurité..

8. Inventorier les ressources physiques de la réalisation

En réalité, pour proposer un plan de sécurité, il faut connaître les différents éléments du système
d’information. A cette étape, on vérifie si le matériel et les logiciels nécessaires pour la réalisation du
système existent déjà sur les différents sites et dans quelle mesure ils devraient être complétés, mis à
jour,…..
Il faut un système de gestion de base de données relationnelles avec un moteur de réplication, du
matériel de câblage (hubs, switchs, …), logiciel Antivirus de type réseau, modems, routeurs, serveurs
de communication, onduleurs, logiciels d’administration réseau multi-plate forme si nécessaire,
logiciels de messagerie, etc.

Malgré la facilité de passage à la réalisation qui est offerte par les outils de développement actuels, il
est jugé nécessaire de faire un minimum de plans au préalable (modélisation des données et des
traitements, plan de sécurité,…) pour éviter qu'une nouvelle fonction développée ou qu’un futur
besoin exprimé par les utilisateurs ne remette en cause les fonctions réalisées précédemment.

9. Faire adopter le rapport de conception

Le rapport est une synthèse de tous les choix de conception qui découlent des étapes précédentes.
Ce rapport devra être validé par le comité de pilotage après la vérification de l’adéquation des
orientations prises aux objectifs du projet.
Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
21

III – REALISATION DU TEST PILOTE

Le test pilote qui sera réalisé, sera en réalité juste un peu plus qu’un maquettage-prototypage
dynamique qui favorisera le dialogue direct avec l'utilisateur en lui permettant de visualiser
concrètement, par une présentation la plus proche possible, ce que sera le système intégré définitif.
L'utilisateur pourra en utilisant le système, faire des remarques pour son amélioration.

1. Traduction des modèles

La structure physique des données et le contenu exact des diverses tables sont déduits des modèles
de données. La création des tables par la traduction du modèle conceptuel en un modèle logique de
données, se fait avec un système de gestion de bases de données relationnel (SGBDR) (ex : Oracle,
SqlServer,…).

Les applicatifs (interfaces de saisie de données, d’interrogation de la base de données centrale et des
bases de données périphériques, etc.) sont programmés à partir des modèles de traitement.

Le système évoluera progressivement après la phase pilote d’où la nécessité d’élaborer, malgré les
délais courts, un minimum de documentation fonctionnelle et technique pour en permettre la
maintenance, pour assurer la transmission des applications et par conséquent, ne pas tomber dans le
piège souvent tendu par la puissance des outils de développement tel que le Client/Serveur.

2. Formation des producteurs et des utilisateurs

La formation est l’une des clés de réussite de toute informatisation. Elle est un moyen efficace pour
gérer la résistance au changement et constitue une mesure d’accompagnement des utilisateurs pour la
maîtrise du système et son appropriation par les intervenants.
Elle aidera les utilisateurs du système à tirer au maximum profit des fonctionnalités offertes. La
formation peut aussi être de nature à sensibiliser les utilisateurs à l’importance de la sécurité, à définir
un code de conduite, une éthique sécuritaire vis à vis de l’exploitation et de l’usage du SIIAPD.

3. Alimentation du Système en données

Les données choisies doivent être validées par un comité de validation des données, et plus
précisément, par un comité de projection pour les estimations des effectifs de population avant
d’alimenter le système en place.

Cette procédure constitue un début de viabilisation des données. Chaque site sectoriel est
responsable de la production de ses données. Le noyau central du Système intégré devrait être sous
la responsabilité de la Planification de la population et ne devrait pas s’approprier le rôle de
l’alimentation en données sectorielles. Il a comme rôle de produire des données agrégées et plus
complexes à partir des données sectorielles ou de fournir des données non produites par les secteurs
de développement avec leur accord.

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
22

IV- ELABORATION DU PLAN DE PERENNISATION

1. Proposition de moyens de renforcement des SI sectoriels

Un système intégré d’information à vocation multisectorielle et à portée nationale couvre un champ


très vaste. Malgré les nombreux contacts avec les utilisateurs et les producteurs, tout au long de cette
période de diagnostic et de spécifications du nouveau système, et bien que la réalisation du test pilote
permette de:
- continuer à valider de façon dynamique les besoins des utilisateurs,
- détecter et de corriger les incompréhensions entre les utilisateurs et les développeurs,
- démontrer rapidement la faisabilité et l'utilité de certaines fonctions et
- d’évaluer les éléments critiques du système;

un bilan synthétique de toutes les recommandations doit être fait relativement au renforcement si
nécessaire des secteurs et plus précisément, concernant les procédures d'alimentation en données, les
qualifications du personnel, les moyens financiers, matériels et logiciels, etc.

2. Définition de l’architecture du réseau définitif

Un schéma commenté du réseau global définitif incluant la partie pilote déjà réalisée, doit être
disponible. Ce schéma est nécessaire pour toute intervention future (maintenance, panne,
amélioration, etc.) sur le réseau.

3. Rédaction du schéma directeur de pérennisation

Ce rapport servira de guide pour la mise en œuvre complète du système intégré. Il pourra couvrir
une période de cinq (5) ans: une durée raisonnable pour l’intégration de tous les secteurs identifiés à
la première phase. Il contiendra les grandes lignes suivantes :
- la gestion du système au niveau central
- l’estimation des coûts et des délais de mise en œuvre
- le besoin en formation et en personnel technique
- la coordination du système de collecte des données et l’élaboration d’un plan national de
collecte de données
- la gestion du système au niveau périphérique
- l’intégration de nouveaux producteurs
- l’appui pour une diffusion large, diversifiée dans les délais indiqués
- le portefeuille des applications
- …

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
23

CONCLUSION
Le pilotage de la réalisation d'un système intégré d'information automatisé en matière de population
et de développement, avec la méthodologie décrite, nécessite l'implication de plusieurs acteurs: la
Direction de la Statistique Générale, la structure de coordination et les directions sectorielles. Ce
pilotage ne pourra être mené correctement que si chaque intervenant jouait bien son rôle.

La Direction de la Statistique Générale

Elle doit travailler de concert avec d'autres secteurs pour harmoniser les concepts et les codes
géographiques. Elle sera active dans un comité de coordination chargé de sensibiliser les structures
susceptibles d'organiser les enquêtes statistiques

Les directions sectorielles

Elles doivent s'impliquer réellement et mettre à la disposition du projet au moins un correspondant.

La structure de coordination (Ministère du Plan)

Les cadres de la structure de coordination doit comprendre l'utilité d'un tel système. Elle devrait:

- Avoir les capacités de consolider et de gérer les réseaux de partenaires de divers domaines
- Approfondir et maîtriser les projets et programmes de Population
- Produire des instruments multi-projets de suivi et d'évaluation

Elle doit donc coordonner toutes les activités de ce projet.

Comité de validation des données

Dès que les indicateurs sont identifiés, ce comité doit procéder à la validation des indicateurs et des
effectifs de population et des estimations faites à partir des projections de population par le comité
de projection.

Comité de projection

Ce comité technique élabore les projections pour les estimations des effectifs de population.

Comité de Pilotage ou Comité de direction informatique

Ce comité doit être pluridisciplinaire et multisectoriel et composé à titre indicatif :


du Conseiller Technique Principal et des ingénieurs informaticiens
des cadres de la Direction de la Planification de la Population
de représentants de chaque service producteur d’information
d’au moins un délégué par institution (FNUAP, UNESCO, UNICEF, PNUD, OMS, BM,…)

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
24

Ce comité joue un rôle très important: celui de canaliser le déroulement de toutes les activités et
d'assurer le respect du calendrier et des objectifs du processus d'informatisation.
Il examinera les objectifs de l’étude selon l’accord du projet, reformulera certains objectifs et
élaborera d’autres objectifs selon les besoins des services techniques et les hypothèses de travail. Il
définira et évaluera les besoins en information, identifiera les variables ou les données et proposera
une méthodologie de collecte des données.

Le résultat à attendre de l'application d'une telle méthodologie serait un système qui permet d’aller
au-delà de la collecte et de la diffusion de données comparables sur le plan national et international
et qui offrirait la possibilité d’effectuer une analyse approfondie des données de population en les
intégrant à une démarche de planification du développement.

Ce sera donc:

• Un outil de suivi de coordination efficace des programmes et des projets au niveau de toutes
les ressources engagées (un tableau de bord de gestion quotidienne des programmes)

• Un outil d’aide au processus de mise en cohérence des politiques et des programmes


sectoriels par rapport aux objectifs des politiques de population.

• Une opportunité de constituer une sauvegarde sur site extérieur de toutes les enquêtes socio-
démographiques et de tous les indicateurs produits à partir des enquêtes quel que soit le
domaine concerné.

• Un répertoire et une documentation de toutes les opérations statistiques qualitatives et


quantitatives qui se sont déroulées depuis un certain moment et de tous les indicateurs
produits, classés selon des paramètres pertinents.

• Un module documentaire en matière de population et qui contiendrait l’essentiel de la


documentation sur les opérations statistiques, les programmes et projets et celle produite par
les ressources humaines sur les sujets démographiques

• Un répertoire de tableaux synthétiques et synoptiques, etc.

Cette mine d'informations permettra aux différents acteurs des pays en développement de prendre
des décisions appropriées en s'appuyant sur des données fiables et harmonisées, utiles aux réflexions
et aux actions à mener dans la perspective d’un développement humain durable.

Avec les nouvelles technologies de l’information et des télécommunications, nous pensons que la
généralisation de ces systèmes d'information dépassera les limites étatiques et débouchera sur la mise
en œuvre de réseaux informatiques intégrés sous régionaux (CEDEAO, Afrique de l'Est,..), voire sur
la mise en œuvre d’un réseau continental.

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /
25

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

1. Le CLIENT-SERVEUR
Georges et Olivier GARDARIN
Collection Eyrolles, Troisième tirage 1997, 487 pages
ISBN : 2-212-08876-0

2. Stratégie et ingénierie de la sécurité des réseaux


Solange Ghernaouti-Hélie
Collection InterEditions, Dunod Paris 1998, 191 pages
ISBN 2-225-82945-4

3. Systèmes d’Information de Gestion


[Link]/sysinfo/[Link]

4. Les Problèmes Démographiques – Dossier d’Information


[Link]/modules/briefkit/French/[Link]

5. Coordination et harmonie – Bulletin d’information 0


[Link]/coordonnateur/bnu0/[Link]

6. Le système intégré de gestion de l’information de l’Ouganda: Nouvelle approche dans le


renforcement des capacités en statistiques
A World Free of Poverty N° 142 Juin 2000
[Link]/afr/findings/french/[Link]

7. Le système d’information géographique comme outil d’aide à la décision: Vers une


meilleure planification et gestion de notre territoire
Eric Labrecque, Dept de Géographie, Université de Québec à Montréal, Automne 1998
[Link]/nobel/m312204/texte/[Link]

8. Démocratiser l’accès à l’information : Le système automatisé d’information statistique sur


l’éducation (ED*ASSIST)
[Link]/vol_9 no_2 democratiser l_acces a l_information.html

9. Genre et Développement – Dossier d’information


[Link]/DOCREP/x0251f/[Link]

10. Eléments de données pour un examen des systèmes d’emploi


[Link]/ee/français/politique-pub/Outils/Oldeesr3_f.html

Méthodologie de Mise en œuvre d’un système d’information intégré en matière de population – S06 - Lys-Yolande Ayélé Hunlédé – Juin 2001/
/ /

Vous aimerez peut-être aussi