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Analyse des fonctions aléatoires et binaire

Le document traite des propriétés des suites de variables aléatoires, en se concentrant sur des concepts tels que la continuité des limites, la loi de composition, et le développement dyadique. Il aborde également des questions de bijectivité et de dénombrabilité dans le contexte des espaces probabilisés. Enfin, il explore la convergence des fonctions associées à ces variables et établit des résultats sur leur comportement asymptotique.

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SoufianeMoustakbal
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Analyse des fonctions aléatoires et binaire

Le document traite des propriétés des suites de variables aléatoires, en se concentrant sur des concepts tels que la continuité des limites, la loi de composition, et le développement dyadique. Il aborde également des questions de bijectivité et de dénombrabilité dans le contexte des espaces probabilisés. Enfin, il explore la convergence des fonctions associées à ces variables et établit des résultats sur leur comportement asymptotique.

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MP*2 LLG DM 27 pour le 10 février 2024/2025

Pour tout réel x, on note bxc sa partie entière. On note (4) Étudier la continuité de lim ΦXn .
n→+∞
(5) Montrer que Xn et −Xn ont même loi pour tout n ∈ N∗ .
 
X n 
∀n ∈ N∗ , An = xj 2n−j , (xj )j∈[[1,n]] ∈ {0, 1}n (6) En déduire la limite simple de la suite de fonctions (ϕn )n≥1 définies par
 
j=1 (
∗ R→R
∀n ∈ N , ϕn :
 
n
X x j
 [ t 7→ E(cos(tXn ))
∀n ∈ N∗ , Dn = , (xj )j∈[[1,n]] ∈ {0, 1}n et D = Dn
 2j 
j=1 n∈N∗
(7) La suite de fonctions (ϕn )n≥1 converge-t-elle uniformément sur R ?
b2n xc II. Ecriture binaire
∀n ∈ N, πn (x) =
2n Soit n un entier naturel non nul. On pose
∀(x, n) ∈ R × N, dn+1 (x) = 2n+1 (πn+1 (x) − πn (x))  n n
{0, 1} → [[0, 2 n− 1]]

I. Fonction caractéristique
Φn : X
Soient (Ω, A, P) un espace probabilisé et (εn )n≥1 une suite de variables aléa- (xj )j∈ [[1,n]] 7→
 xj 2n−j
toires indépendantes à valeurs dans {−1, 1} avec P(εn = 1) = P(εn = −1) = j=1

1/2 pour tout n ≥ 1. On pose


(1) Montrer que Φn est bien définie en vérifiant que Im(Φn ) ⊂ [[0, 2n − 1]].
n (2) Montrer que Φn est bijective.

X εk
∀n ∈ N , Xn =
2k (3) Établir la monotonie au sens de l’inclusion de la suite (Dn )n≥1 puis
k=1
vérifier D ⊂ [0, 1[.
Pour X variable aléatoire réelle avec X(Ω) fini, on note (4) Établir
1
∀t ∈ R, ΦX (t) = E(ei tX ) ∀(x, n) ∈ R × N, πn (x) ≤ x < πn (x) +
2n
On définit également (5) Justifier
k
 X dj (x)
 sin(t) ∀x ∈ [0, 1[, ∀k ∈ N, πk (x) =
si t 6= 0 2j
∀t ∈ R, sinc(t) = t j=1
1 sinon
(6) Établir
Soit n un entier naturel non nul et t un réel. ∀(x, j) ∈ R × N∗ , dj (x) ∈ {0, 1}
(1) Montrer (7) Soit n ∈ N∗ . Justifier x ∈ Dn ⇐⇒ 2n x ∈ [[0, 2n − 1]].
n  
Y t (8) Soit n ∈ N∗ . Montrer que l’application
ΦXn (t) = cos
2k
k=1
n

{0, 1} → Dn n

(2) En déduire X xj

t

sin(t) Ψn :
(x j ) j∈ [[1,n]] →
7
sin ΦXn (t) = 2j


2n 2n j=1

(3) Déterminer la limite simple de la suite de fonctions (ΦXn )n≥1 . est bijective.
MP*2 LLG DM 27 pour le 10 février 2024/2025

n
X xj (4) Généraliser les résultats obtenus à la question précédente pour tout x ∈
(9) Soient n ∈ N∗ et x = avec (xj )j∈ [[1,n]] ∈ {0, 1}n . Montrer
2j [0, 1].
j=1
(5) Montrer que pour tout intervalle non vide I ⊂ [0, 1], on a
min(n,k)
X xj lim P(Yn ∈ I) = `(I) avec `(I) = sup I − inf I
∀k ∈ N, πk (x) = n→+∞
j=1
2j
(6) En déduire que, pour toute fonction f continue de [0, 1] dans R, la suite
III. Développement dyadique, loi de composition (E(f (Yn )))n≥1 converge et préciser sa limite.
Soit (Ω, A, P) un espace probabilisé, (Un )n≥1 une suite de variables aléatoires (7) À l’aide du résultat précédent, proposer une autre démonstration du
mutuellement indépendantes suivant une loi de Bernoulli de paramètre 1/2. résultat obtenu à la question 6.
On pose Z 1
t−1
n
X Uk (8) Une application. Justifier l’existence de dt puis déterminer sa
∀n ∈ N∗ , Yn = 0 ln(t)
2k valeur.
k=1 Z 1
∀x ∈ R, Fn (x) = P(Yn ≤ x), Gn (x) = P(Yn < x) On pourra considérer E(tYn ) dt.
0
(1) Justifier : ∀n ∈ N∗ , P (Yn ∈ [0, 1[ ) = 1. V. Dénombrabilité
1 (1) L’ensemble D est-il dénombrable ?
(2) Montrer : ∀n ∈ N∗ , ∀x ∈ Dn , Fn (x) = x + .
2n (2) On suppose qu’il existe f : N → P(N) bijective. En considérant A =
(3) Montrer : ∀n ∈ N∗ , ∀x ∈ Dn , Gn (x) = x. {x ∈ N/ x ∈
/ f (x)}, établir une contradiction.
(
(4) Établir, pour tout entier naturel non nul n, que Yn suit une loi uniforme P(N) → {0, 1}N
sur Dn . (3) Montrer que l’application Φ : est bijective.
A 7→ 1A
(5) Réciproquement, soit n un entier naturel non nul et soit Xn une va- (4) Montrer que l’application
riable aléatoire qui suit une loi uniforme sur Dn . Montrer qu’il existe 
des variables aléatoires V1 , . . . , Vn mutuellement indépendantes, suivant N
{0, 1} → [0, 1]

chacune une loi de Bernoulli de paramètre 1/2, et telles que Ψ :
+∞
X xn
 (x n ) →
7
n
 2n+1
X Vk n=0
Xn =
2k est bien définie et surjective. Est-elle injective ?
k=1
On note D∗ = D \ {0}. On pose pour tout (xn ) ∈ {0, 1}N ,
IV. Développement dyadique, étude asymptotique
si Ψ((xn )) ∈ [0, 1[\D∗

On conserve les notations introduites dans la partie III. 
 Ψ((xn ))
 Ψ((xn ))

(1) Soit x réel. Établir la monotonie des suites (Fn (x))n≥1 et (Gn (x))n≥1 . Λ((xn )) = si Ψ((xn )) ∈ D ∪ {1} et (xn ) stationnaire à 1
2
(2) En déduire la convergence simple des suites de fonctions (Fn )n≥1 et 1 + Ψ((x ))

n

si Ψ((xn )) ∈ D∗ et (xn ) stationnaire à 0


(Gn )n≥1 . 2
(3) Montrer que
(5) Montrer que Λ réalise une bijection de {0, 1}N sur [0, 1[.
∀x ∈ D ∪ {1}, lim Fn (x) = x et lim Gn (x) = x (6) Conclure que [0, 1[ n’est pas dénombrable.
n→+∞ n→+∞

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