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Institutions Juridictionnelles en France

Le document traite des institutions juridictionnelles en France, définissant leur rôle dans la résolution des conflits, tant privés que publics, à travers des procédures judiciaires. Il retrace l'évolution historique de la justice en France, des premières formes de justice royale à la modernisation actuelle, tout en soulignant les défis contemporains tels que le manque de ressources et la lenteur des procédures. Enfin, il aborde les principes fondamentaux de la justice, y compris l'indépendance des juges, la collégialité, et les mécanismes garantissant l'égalité et la gratuité d'accès à la justice.

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Institutions Juridictionnelles en France

Le document traite des institutions juridictionnelles en France, définissant leur rôle dans la résolution des conflits, tant privés que publics, à travers des procédures judiciaires. Il retrace l'évolution historique de la justice en France, des premières formes de justice royale à la modernisation actuelle, tout en soulignant les défis contemporains tels que le manque de ressources et la lenteur des procédures. Enfin, il aborde les principes fondamentaux de la justice, y compris l'indépendance des juges, la collégialité, et les mécanismes garantissant l'égalité et la gratuité d'accès à la justice.

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Introduction :

Définition des institutions juridictionnelles :


Au départ il existe des conflits qui vont être tranchés par des institutions.
Ces conflits peuvent être : Individuels (ex : entre voisins) donc privé. Il s’agit donc de
l’ordre judiciaire.
Des fois, il s’agit de conflits opposant des individus à des collectivités (ex : habitants
d’une commune pour le permis de construire) donc public. Il s’agit de l’ordre
administratif.
Ces institutions ont un point commun, elles tranchent par des actes solennels (=
juridictionnel). Par exemple : arrêts, jugement… Ces actes interviennent après une
procédure plus ou moins longue. Il existe 2 types de procédures :
- Accusatoire = juge est passif et c’est aux parties d’apporter les preuves et de
convaincre ce dernier
- Inquisitoire = juge actif donc c’est lui qui enquête etc…
Les juridictions civiles sont plutôt accusatoires. En effet, depuis 30 ans, il y a l’idée
que le juge ne tranche pas uniquement le litige mais il s’assure aussi du bon
déroulement du procès.
Tandis que les juridictions pénales sont plutôt inquisitoires. Cela depuis environ 30
ans, afin de renforcer la place des victimes, des parties etc., ces dernières ont plus de
droits.
Justice = institution, plus du personnel (juges, avocats, greffiers…) et des principes
régissant la fonction. Tout ceci forment l’institution juridictionnelle.
Le ministère de la justice est appelé la chancellerie.

Histoire des institutions :


Avant, il n’y avait pas de juge, il s’agissait de la loi du Talion.
Puis, il y a eu la mise en place de la justice.
- La justice royale, au nom de Dieu (ex : jugement du roi Salomon)
- Justice confiée à un « arbitre » (= privé) puis remplacé par les tribunaux d’Etat.
Ce qui correspond donc à la justice étatique, mise en place par les lois du 16 et
24 aout 1790. Ces lois posent le principe de séparation des pouvoirs, plus
d’égalité devant la justice et un double degré juridictionnel. Et avec de
nouvelles juridictions, les tribunaux de commerce.
- Consulat : tribunaux, Appel et Conseil d’Etat
- Empire : suppression des élections de juge, conseil des Prud’hommes,
rétablissement des avocats, synthèse de toutes les réformes des années
précédentes, tribunal civil pour chaque arrondissement, CA et [Link] (= piliers
de l’organisation judiciaire)
- Puis il y a eu le développement de juridictions spéciales (ex : agricole,
mineurs…) + une justice administrative.
- La Vème République modifie l’organisation de la justice, les Tribunaux civils
deviennent les TGI ; la spécialisation se poursuit ; européanisation du droit
(ex : traité CE de Rome) ; convention de sauvegarde (ratifiée en 1974 par le
France).
- En 2019, la justice est modernisée avec la mise en place de la loi de réforme de
la justice du 21ème siècle (ex : fusion des TGI et TI dans les tribunaux judiciaires)
- 2022 : le PR initie des Etats Généraux de la justice et suite au rapport, projet
de loi pour modernisation 2023-2027.

Etat de la justice en France de nos jours :


Elle connait des difficultés :
- Financière
- D’effectif
- D’encombrement (délai de jugement environ 13,9 mois)
- Autres (inflation du droit, non intégration du numérique = pas Word dans les
tribunaux, état des établissement pénitenciers)
67% des français la trouve lente et 53 n’ont plus confiance en elle (selon le Sénat)
Mais, depuis 4 ans le budget est croissant, et en 2024 atteindra 10 milliards. Il y a
donc une prise de conscience de la crise ce qui va conduire à une ouverture de places
dans la justice.

Titre 1 : La justice
Section 1 : Les principes fondamentaux de la justice
- La justice est une fonction d’Etat
- Elle est organisée sous forme d’un service public
- Elle est soumise aux exigences du procès équitable
1) Les principes issus de la fonction juridictionnelle
A/ Rapports avec le pouvoir législatif
- Non-ingérence du juge dans le domaine du pouvoir législatif
= Autonomie du législateur ; interdiction au juge de s’opposer aux lois ; il n’a
pas de pouvoir d’appréciation sur la loi etc… ; prohibition d’arrêt de règlement
(= décision que le juge appliquera à l’avenir : donner portée générale à sa
décision). Ces principes interdisent pas l’interprétation de la loi par le juge et
évitent des litiges non tranchés (= même si la loi est obscure, il l’interprète)
- Indépendance du juge à l’égard du pouvoir législatif
= Le législateur ne peut s’immiscer dans leurs affaires ; le juge est protégé.
Cependant, il y a quelques dérogations : avec les lois rétroactives et
interprétatives
B/ Rapports avec le pouvoir exécutif
- Non-ingérence du juge dans le domaine du pouvoir exécutif
= Il est interdit aux juges d’intervenir dans les administrations ; le juge peut
pas faire d’injonction à l’administration (sauf pour les juridictions
administratives) ; depuis 1985, le juge peut ordonner à l’administration de
rédiger un acte ; depuis 2000, il a le pouvoir de suspendre une décision
administrative s’il doute de la légalité

Réécrire le cours manuel (fait)

C) Le principe de collégialité
1/ Données du problème
Il faut plusieurs juges pour prendre une décision (3 à 7) sachant que ces juges sont
des magistrats de carrière mais parfois, cette collégialité est un mélange de carrière
et de juges issus de la société civile (élu ou désigné), on parle alors de juridiction
échevinales, ce principe de collégialité à des avantages :
- Impartialité favorisée
- Indépendance de la justice favorisée et préserve anonymat des juges
- Permet une meilleure qualité de traitement des affaires, par l’échanges des
points de vue
En revanche cette collégialité coute chère et est qualifiée de « produit » de luxe à
cause de pénurie de personnel et de l’augmentation du nombre des affaires. De plus,
elle n’est pas toujours adapté à tous les contentieux.
Il reste un principe mais n’est pas un principe ayant une valeur constitutionnelle, il
n’en demeure pas moins un principe garanti par le législateur (lui seul peut y déroger
à ce principe et prévoir l’instauration d’un juge unique).
En appel, la collégialité n’a point été remise en cause, ce qui est normal car c’est le
2ème degré de juridiction.
En 1ère instance, la tendance est au juge unique.
- En matière civile c’est depuis longtemps.
- En matière pénale, (ex : juge d’instruction est unique), le Tribunal de police est
une juridiction unique, puis en matière correctionnelle, on a de pus en plus
d’infractions jugées en juges uniques.
- En matière administrative, le juge unique a fait son entrée dans les cas
d’urgence (juge des référés qui est un juge unique)
D) Le principe de décentralisation
1/ L’organisation par ressorts territoriaux
Ne traite pas sur un seul site tous les litiges de France. Chaque juridiction à une
circonscription géographique qui lui est défini (= s’appelle le ressort territorial). Le
ressort ne colle pas forcément avec le département. Dans la loi du 23 mars 2019, n’a
pas supprimé de nouveaux tribunaux, on a juste fusionné les TGI et TI en TJ.
2/ Les règles de compétences territoriales
Chaque juridiction exerce son pouvoir dans son ressort, au-delà elle est
incompétente. Pour engager un procès, une partie doit savoir devant quel tribunal
elle doit aller mais aussi savoir lequel elle va choisir sur le plan territorial
(compétence territorial vs matériel). La détermination de cette compétence
territoriale ne se pose qu’en 1ère instance, pas en appel. Car en appel la compétente
est celle ou se trouve le tribunal qui a jugé l’affaire.
Le problème se pose en 1ère instance. Tout dépend de la matière concernée. En
matière civile, commerciale et sociale, le compétent est celui d’où est situé la
demeure du défendeur (= domicile). L’idée est de favoriser la défense. Mais cette
règle à des dérogations, soit pour faciliter la recherche de la preuve soit protéger
certains justiciables (ex : immobilier : la compétence est celle du lieu de situation de
l’immeuble). En matière pénale, la règle est que la compétence est celle du lieu de
l’infraction, c’est cette juridiction qui est la plus à même de procéder à des
enquêtes… Il y a aussi des dérogations, en matière correctionnelle, le tribunal peut
aussi être la résidence du prévenu ou du lieu de son arrestation, cela évite certaines
impunités (ex : commis à l’étranger). En matière administrative, le tribunal
compétent est celui dans le ressort duquel l’autorité ayant pris ma décision ou signé
le contrat litigieux à son siège (ex : décision du préfet interdisant une manifestation).
Il y a toujours des exceptions (ex : litiges à propos d’un immeuble ; expropriation…).
Les caractères de ces règles de compétence :
Tout dépend de savoir si c’est d’intérêt privé ou d’ordre public. Si c’est d’ordre privé,
on peut y déroger soit elles sont d’ordre public au quel cas elle s’impose aux parties
qui ne peuvent pas y déroger. Tout dépend aussi de la matière concernée, en civile,
commerciale et sociale, c’est d’intérêt privé, les parties peuvent donc en principe y
déroger par des clauses attributives de compétences. Mais dans un soucis de
protection de la partie économiquement la plus faible, ce type de clause n’est admis
que restrictivement, en gros ces clauses ne sont possibles que quand elles sont
prévues entre commerçants et figure en caractère apparents. En matière pénale, elle
sont toutes d’ordre public et il en est de même en matière administrative, donc on
peut pas y déroger.
E) Le principe de monopole
1/ L’affirmation du principe
La justice est le principe de souveraineté de l’Etat, elle est donc rendue par l’Etat.
Celle-ci ne consiste pas seulement à juger mais elle implique aussi le pouvoir de faire
exécuter le jugement (au besoin par la force publique) et y’a que l’Etat qui en à le
monopole (de cette force). Conséquence de ce principe, l’Etat a aussi le devoir de
rendre la justice quand ca lui est demandé, et si un juge refuse de juger, commettrait
un déni de justice entrainant des sanctions disciplinaires. 2èpe conséquence, l’Etat
doit rendre la justice dans un délai raisonnable sinon c’est équivalent à refuser de la
rendre.
2/ Les atténuations au principe
a) L’arbitrage
C’est une forme de règlement des différents reposant sur l’accord des parties
désignant le ou les arbitres chargés de trancher le litige (= repose sur un accord). Ces
arbitres sont des personnes privées sont pas investis par l’Etat. Souvent le recours à
l’arbitrage se fait avant la survenue d’un litige mais aussi lorsque celui-ci est déjà né
(ex : au niveau de la signature d’un contrat = clause compromissoire). L’arbitre en
principe statut en droit donc proche du fonctionnement d’un tribunal, mais on peut
aussi demander à l’arbitre de statuer en équité (= il statut comme amiable
compositeur)
Avantages :
- La rapidité dans le traitement du litige
- Discrétion car ce n’est pas une justice publique donc permet de garder une
confidentialité
- Possibilité de choisir son arbitre alors qu’on ne choisit pas son juge
Inconvénients :
- Le cout, car il faut payer les arbitres (rémunération en % du litige)
- Peut être annuler ou remis en cause
On parle d’une sentence et non d’un jugement arbitral. Cependant leur sentence
s’impose aux parties et il n’y a pas d’appel possible. La grosse différence avec le
jugement, c’est que la sentence arbitrale n’a pas force exécutoire (les parties peuvent
se soustraire à l’exécution de la sentence), c’est là la principale limite. Les parties
peuvent demander aux juges de conférer force exécutoire à la sentence. Dans ce cas,
la sentence devient « égale » à un jugement.
b) La transaction
C’est un contrat par lequel les parties au moyen de concessions réciproque
terminent une contestation née ou préviennent une à naitre. C’est un mode
conventionnel de résolution des conflits que l’on peut rencontrer aussi bien avant
que soit engagé le procès, qu’au cours de la procédure. Chacun fait un pas en avant
pour permettre à l’accord de voir le jour. Une fois qu’elle conclut, elle fait obstacle à
l’engagement ou à la poursuite de la procédure, c’est pourquoi c’est le monopole
d’Etat. Le contrat s’impose aux parties, mais n’a pas de force exécutoire, comme pour
l’arbitrage, il faut saisir un juge qui va vérifier la régularité de la transaction et va
délivrer la formule exécutoire pour que le contrat puisse être exécuté (au besoin avec
la force).
Permet de régler plus vite qu’un procès, avec un cout moindre et assez discret aussi
(avec notamment des clauses de confidentialité).
Cependant y’a parfois un contentieux de nullité (peut y avoir des remises en
questions/causes de la transaction, si pas de concession réciproques…).
c) La procédure participative
Fait partie des modes amiables de règlement des différends. Née suite à une loi de
2010, c’est une convention par laquelle des parties assistées de leurs avocats
recherchent conjointement (et de bonne foi) avant ou après la saisie d’un juge un
accord mettant fin aux différents qui les opposent. Les parties sont donc
responsabilisées. On va rédiger une convention dans laquelle on fixe l’objet du
différent. Puis, arriver à dire les informations et les pièces nécessaires à la résolution
du différent. Enfin, la durée de tentative de règlement amiable.
Soit un accord est trouvé, peut être total ou partiel. Soit il n’y a pas eu d’accord donc
une phase judicaire va débuter durant laquelle le juge tranchera les désaccords
persistants. Avantage : moins de point à régler par le juge.

§2 : Les principes de fonctionnement


A) Le principe d’égalité
C’est un principe constitutionnel, découlant de l’article 6 de la DDHC prévoyant que
tous les citoyens sont égaux devant la loi. Tous les justiciables se trouvant dans la
même situation doivent être jugés par les mêmes tribunaux et selon les mêmes
règles de procédure et de fond. Ce principe concerne les citoyens français mais aussi
les étrangers accédant à la justice française. Ce principe connait des obstacles
pratiques. L’accès au droit à un certain cout et tout le monde ne peut l’assumer de la
même manière. Il y a également des inégalités dans la connaissance juridique. Enfin
des inégalités de fait existent (ex : administrés vs administration)
B) Le principe de gratuité
1/ La gratuité de l’accès au tribunal
Les juges sont des fonctionnaires payés par l’Etat. Mais il existe quand même des frais
de justice.
Il a fallu attendre 1977 (30/12) qu’on pose le principe de gratuité des actes. Il y a tout
de même des frais. Ça peut être des frais d’avocat (= honoraires), les dépends (= frais
exposés autres que les honoraires d’avocat donc les émolument des commissaires de
justice, rémunération des experts, indemnités dus aux témoins sont remboursés par
le perdant)
2/ Les mécanismes assurant la gratuité de la justice
Pour favoriser l’accès au droit.
a) L’aide juridique
Renvoie à l’aide juridictionnel, pour aller devant les tribunaux si on a pas les moyens.
S’adresse aux personnes ayant des ressources insuffisantes, leur permet de ne pas
payer les frais des avocats, commissaires de justice etc… Il y a des conditions pour y
accéder. La principale est une de ressource, il faut avoir moins de 12 271 euros par an
de ressource (moins de 1 000 par mois). Et jusque 18 404 euros, c’est une aide
partielle qui est accordée. Cette condition ne s’applique pas aux victimes d’actes
criminels et terroristes. L’autre condition c’est que, elle ne peut être accordé pour
une action irrecevable ou dénuée de tout fondement.
b) L’assurance de protection juridique
Mécanisme en développement pour faire faire des économies. C’est une assurance
privée qui moyennant de versement d’une prime permet de couvrir les frais d’un
éventuel procès à l’avenir. L’assuré a toujours le droit de choisir son avocat. Ce type
de contrat d’assurance est facultatif
C) Le principe de permanence
La justice est rendue sans interruption. Certaines juridictions fonctionnent pas
intermittence (ex : cour d’assises). Le service des tribunaux est suspendue les WE et
jours fériés (mais toujours des fonctionnaires qui y travaillent au nom de cette
permanence). Les vacations judiciaires ne sont pas des vacances mais il s’agit de
service allégé (du 14 juillet au 31 aout). Au nom de ce principe, il est interdit aux
magistrats de faire grève.
D) Le principe de spécialisation
Il y a des juridictions de droit commun et d’autres, d’exceptions. Celles de droit
commun ont une compétence générale de principe (pour connaitre de tous les
litiges) tel que le Tribunal Judiciaire, la Cour d’Appel. Celles d’exception ont une
compétence en raison d’un texte particulier qui déroge au droit commun et sont
souvent spécialisées dans certains contentieux, comme par exemple le Conseil de
Prud’homme. Cette distinction est importante car dès qu’il n’y a pas de texte spécial,
le litige est porté devant la juridiction de droit commun. Choisir entre les 2 c’est faire
choix de la compétence matérielle (d’attribution).
E) Le principe de publicité
1/ La publicité des audiences
Il protège les justiciables contre une justice qui serait secrète, donc renforce la
transparence de la justice.
Le principe est que les audiences devant les juridictions administratives, pénales et
civiles sont publiques. C’est un principe à valeur législative.
Quand les audiences ne sont pas publiques = se tiennent à huis clos.
2/ La publicité des décisions
Car elle est rendue au nom du peuple donc doit être publique. Si elle est pas lue en
audience elle peut être affichée ou encore, elle peut être mis à disposition aux
greffes.
Open Data = prévoit la mise à disposition gratuite sous format électronique de la
totalité des décisions de justice. Il s’agit de lois du 6 octobre 2016 et du 23 mars 2019
qui posent ce principe (Open Data). Le conseil d’Etat est responsable de la diffusion
etc… La publicité doit se faire en respectant les vies privées (donc noms et prénoms
supprimés). Les jugements mentionnent les noms des juges mais peuvent êtes
occultés tous les éléments permettant d’identifier les magistrats et greffiers en cas de
risque d’atteinte à la sécurité ou respect de vie privée de ces personnes ou leur
entourage.
3/ La médiatisation des procès
On ne peut pas filmer un procès (ni l’enregistrer). Il y a des conditions pour qu’on
puisse enregistrer, pour construire des archives historiques (ex : Klaus Barbie). De
même, un président de juridiction peut autoriser l’enregistrement d’une affaire. De
manière générale c’est la loi du 29 juillet 1881 (loi sur la presse). Le président peut
tout a plus la prise de vue avant que les débats commencent. Le MinJust souhaite
que les audiences soient filmées avec une loi du 22 décembre 2021, pour un motif
d’intérêt public, d’ordre pédagogique, culturel etc… Ce dernière doit permettre le
déroulement équitable de la procédure, donc il faut pas nuire au bon déroulement de
l’audience et ne doit pas porter atteinte à la confidentialité des interactions entre
l’avocat et son client. Le magistrat peut à tout moment suspendre cet
enregistrement. La diffusion est possible qu’après que l’affaire ait été définitivement
jugée. Il n’y a pas besoin de l’accord des parties.

Chapitre 2 : Les acteurs de la justice


Les juridictions peuvent fonctionner qu’avec un personnel important et nombreux. Ce
dernier va regrouper : les magistraux et juges, puis les auxiliaires de justice

Section 1 : Les magistrats et les juges


Une loi du 12 mars 2012 qui a reconnu la dénomination de magistrat. Magistrat =
ordre judiciaire et administration
Magistrat n’est pas synonyme de juge. Le premier est une profession de carrière,
c’est un terme générique qui englobe le juge (magistrat de siège) ainsi que les
magistrat du parquet qui défendent l’intérêt général. Il y a aussi des juges dont la
fonction est de juger mais ne relève pas du corps de la magistrature (ex : tribunaux de
commerce ; prud’homme)
1) Le recrutement des magistrats et des juges
A) Recrutement des magistrats de l’ordre judiciaire
Les magistrats de carrière sont nommés par le PR (décret) sur proposition du MinJust.
1/ Exercice permanent
Pour les magistrats de carrière. Ils passent par l’Ecole Nationale de la Magistrature
(ENM). Il y a 2 concours, un concours étudiant avant 31ans (qui est le plus gros), un
autre avant 46ans. Il y en a un 3ème pour ceux qui justifie une activité depuis plus de 8
ans. A cote de cela il y a des recrutements sur titre (ex : si avocat depuis plus de 8
ans).
Lorsqu’ils sont admis, ils sont auditeurs de justice et à la fin de leur formation, ils sont
affectés et le choix dépend du classement (dans la mesure des places disponibles, il
prête serment devant la cour.
2/ Exercice temporaire
Pour pallier l’encombrement de certaines juridictions, ainsi que pour rapprocher la
justice du justiciable. Le CC a juge que l’exercice des fonctions judiciaires par des
personnes n’étant pas des magistrats de carrière est possible, mais cela doit rester
exceptionnel et le nombre de juge doit être limité.
Les magistrats à titre temporaire :
- Magistrats exerçant à titre temporaire (MTT) : au moins 35 ans, ayant une
compétence et une expérience qui les qualifie particulièrement pour ces
fonctions, ces personne sont nommées pour 5 ans renouvelable une fois. On
va les rencontrer en tant que juge de la protection des contentieux, assesseurs
dans les formations collégiales des TJ, juge du tribunal de police. Ils exercent à
cote de cela une activité professionnelle (faut pas qu’elle porte atteinte à la
dignité et l’indépendance de leur fonction). Ex : profession libérales, avocats,
universitaires…
- Magistrats honoraires : de carrière mais qui vont continuer d’exercer leur
fonction au-delà de leur retraite, jusqu’à 72 ans. On les retrouver comme
assesseurs dans les formations collégiales des TJ et des CA, on peut aussi les
trouver comme substitut du procureur dans les tribunaux et les cours ou
assesseur dans les Cour d’Assises.
B) Recrutement des magistrats de l’ordre administratif
Modifié récemment, car avant ils sortaient de l’ENA, mais a été remplace par l’Institut
National du Service Public (INSP). Ce dernier assure la formation initiale des
fonctionnaires destinés à accéder aux corps des administrateurs d’Etat et des
magistrats. A la sortie de cette école, il y a aussi un statut d’auditeur mais ne peut pas
directement intégrer le conseil d’Etat (car il doit avoir au moins 5 ans d’expérience),
mais ils peuvent intégrer directement le corps de TA et des CAA, moins de passage
hiérarchique que dans l’ordre judiciaire. Au bout d’un certains temps, ils peuvent
intégrer le Conseil d’Etat.
2) Le statut des magistrats et des juges
A) Les droits des magistrats et des juges
Il a un droit à l’impartialité et d’indépendance, qu’ils sont de carrière ou non.
1/ Le principe d’inamovibilité
C’est le droit qu’un juge de ne pas faire l’objet de mesure individuelle sans son
consentement même dans le sens de l’avancement (pas être suspendu, déplacé…).
Ce principe s’applique pleinement pour les magistrats du siège mais pas pour ceux du
parquet qui est sont sous les ordres de leur supérieurs et du MinJust.
Pour ceux de l’ordre administratif, il y a aussi un principe d’inamovibilité, ce principe
résulte d’un texte. Pour le CE pas de texte mais un principe fondamental reconnu par
les lois de la République, c’est une décision du CC du 22 juillet 1980.
Il garantie donc l’indépendance, mais il n’est pas incompatible avec une limitation de
la durée des fonctions d’un magistrat, la seule condition est que la limitation doit être
prévue par la loi (ex : pas procureur plus de 7 ans ; pareil pour Président de
tribunal…).
2/ Le régime de l’avancement
Il faut répondre à un besoin légitime à un magistrat d’avancer dans sa carrière, ainsi
qu’il n’y ait pas de favoritisme, pas d’arbitraire…
- Dans l’ordre judiciaire : Il y a 2 grades, le second correspond aux emploi de
début de carrière et le premier grade c’est le grade auquel on accède après un
certain nombre d’années. Le passage d’un grade à un autre se fait un peu à
l’ancienneté, et aussi en fonction d’un certain mérite. Il existe une catégorie
particulière de magistrat, ceux qui exercent les plus hautes fonction (=
magistrats hors hiérarchie), pour y accéder, il faut accomplir une période de
mobilité statutaire donc faut accepter de ne pas exercer de fonction
juridictionnelle pendant 1an (exercer une fonction dans une administration…).
Les projets de nomination ou d’avancement sont communiqué au Conseil
Supérieur de la Magistrature (CSM). Dans celui-ci, il y a 2 formations, une pour
les magistrats du siège (par décret du PR sur proposition du MinJust avec un
avis conforme du CSM) et une pour ceux du parquet (nommé aussi par PR
mais l’avis du CSM est un avis simple donc ne lie pas le gouvernement).
- Dans l’ordre administratif : Les nominations et l’avancement se font plus au
choix qu’à l’ancienneté (= on cherche le profil adapté). Il n’y a pas un corps
homogène, d’un côté TA et CAA et d’un autre cote els membres du Conseil
d’Etat. Dans les TA et CAA, il y a 3 grades, conseiller, 1er conseiller et président.
L’avancement se fait un peu comme dans l’ordre judiciaire (avec un tableau
d’avancement). Pour les membres du Conseil d’Etat, il y a 3 grades, auditeurs,
maitres des requêtes, conseillers d’Etat. Ce n’est pas un avancement mais c’est
sur présentation.
B) Les devoirs
1/ Les obligations
Les magistrats ont des obligations découlant du statut de la fonction publique (ex :
obligation de résidence proche de leur fonction…).
Mais ils ont aussi des obligations propres à leur fonction juridictionnelle.
a) Les interdictions
Tout d’abord, il leur est interdit de se livrer à des activités de nature à troubler le bon
fonctionnement de la justice parmi elles, l’interdiction du droit de grève (depuis
l’ordonnance du 22/12/58). Mais ne leur interdit pas de montrer leur
mécontentement de manière symbolique (défile dans les couloirs des palis, déplacer
les heures des audiences…). Cela fait partie de leur devoir de réserve.
La 2ème interdiction est celle de se livrer à des manifestations politiques sous réserve
qu’elle soit incompatible à leur devoir de réserve.
Aucune disposition ne leur interdit d’adhérer a des syndicats.
b) Les incompatibilités
Destinées à préserver l’indépendance des magistrats.
- De ce fait il leur est interdit d’exercer une activité professionnelle extérieure (à
leur fonction). L’idée est que le magistrat doit être entièrement voué à sa
profession, aussi pour être totalement indépendant. Mais ne leur interdit pas
de participer à des travaux scientifiques, littéraires etc…, peuvent aussi avoir
des activités d’enseignements.
- Ils ne peuvent pas non plus exercer un mandat politique (que ce soit
parlementaire, au niveau national…). Au niveau local, il peut exercer un
mandat (ex : conseiller régional) à partir du moment où ce mandat n’est pas
exercé dans la circonscription de s fonction de magistrat.
c) Les incapacités
On ne veut pas qu’il ait suspicion d’une justice partiale.
Il y a des incapacités légales notamment lors de lien de parenté avec d’autres
magistrats de la même juridiction (donc ne peuvent exercer la fonction). Pareil
lorsque c’est entre le juge et l’avocat d’une des parties.
A cote de cela il y a des mécanismes procéduraux garantissant l’impartialité :
- Récusation : C’est quand une partie à des raisons de suspecter l’impartialité
d’un juge, 2 solutions, soit le juge a lui-même conscience du problème il a alors
le devoir de se retirer de lui-même (= s’abstient). Sinon, s’il le fait pas la partie
qui suspecte demande sa récusation
- Renvoi devant une autre juridiction : se rapproche de la récusation car,
l’impartialité du juge est en cause, mais pas d’un juge mais d’une juridiction
entière. C’est le cas où un magistrat ou un auxiliaire de justice est partie au
procès.
2/ Le régime disciplinaire
Renvoie à l’hypothèse ou un magistrat commet une faute dans l’exercice de ses
fonctions.
a) Régime disciplinaire des magistrats de l’ordre judiciaire
La faute disciplinaire c’est le manquement aux obligations professionnelles du
magistrat. Ne s’apprécie pas par rapport à la qualité du jugement rendu, mais il est
responsable de la violation grave et délibéré d’une règle de procédure par exemple.
De plus le comportement du magistrat dans sa vie privée peut aussi être une faute
disciplinaire.
Les sanctions disciplinaires, peuvent varier par ordre de gravité (de la réprimande à la
révocation avec suspension des droits de retraite). Les pouvoirs disciplinaires
s’exercent différemment pour les magistrats du siège et du parquet mais pour les 2
c’est encore le CSM qui va avoir une compétence. Pour les magistrats du siège c’est le
CSM qui fait office de conseil de discipline. Pour les magistrats du parquet c’est le
MinJust qui décide de la sanction.
b) Pour l’ordre administratif
Pour les magistrats de TA et CAA, la loi ne dit rien, on va laisser l’organe apprécier (un
conseil supérieur des TA et des CAA) qui règle la question de la discipline (du blâme à
la suspension). Pour les membres du Conseil d’Etat, les sanctions sont prononcées
par le PR sur proposition du MinJust après avis d’une commission consultative (elles
vont de l’avertissement à la révocation).
3) La responsabilité des magistrats et des juges
De plus en plus on cherche la responsabilité de quelqu’un.
A) La responsabilité dans l’ordre judiciaire
1/ Responsabilité de l’Etat pour fonctionnement du service défectueux de la justice
Car le juge représente l’Etat, rend la justice en son nom. Possible que dans 2 cas :
- Faute lourde : hypothèse la plus grave, synonyme de déficience caractérisée
- Déni de justice : plus facile à établir car il correspond à l’hypothèse ou un juge
refuse de juger une affaire ou de répondre à une requête d’un justiciable
En dehors, ce n’est pas la responsabilité de l’Etat
2/ Responsabilité de l’Etat pour faute personnelle du juge se rattachant au service
public de la justice
Faute dans l’exercice de ses fonctions (pas dans sa vie privée) (ex : perte d’un
dossier…). L’Etat répare le préjudice et ensuite, il exerce un recours (récursoire)
contre le magistrat pour obtenir le remboursement des sommes versées. C’est un
système mis en place par une loi de 1972, il n’y a jamais eu de procédure à ce titre. Ils
ont une forme d’immunité.
B) La responsabilité dans l’ordre administratif
Décision rendue hors du champ d’application du droit de l’UE :
La responsabilité se fait en 3 branches, violation de la CEDH en raison du
dépassement du délai raisonnable, donc la responsabilité de l’Etat est engagée. Si le
préjudice résulte de la décision elle-même, aucune responsabilité n’est engagée. La
responsabilité peut être engagée dans tous les autres cas (en dehors du délai et de la
mauvais qualité), uniquement si y’a une faute lourde (posé par un arrêt Magira du 28
juin 2022).
Décision rendue dans le champ d’application du droit de l’UE :
Quand y’a une violation manifeste du droit communautaire par la juridiction
administrative, on peut engager la responsabilité. Sur le plan de sa responsabilité
personnelle, il est soumis à un principe de responsabilité s’appliquant à tous les
agents du service public.

Section 2 : Les auxiliaires de la justice


Personnes qui gravitent autour des juges mais pas investis du pouvoir de juger mais
ont un rôle dans le bon fonctionnement.
1) Les auxiliaires des magistrats
A/ Les services du greffe
Existe dans toutes les juridictions
1/ Greffes des juridictions de l’ordre judiciaire
Un service par tribunal. Dans ces services, il y a un directeur (qui organise le greffe,
gère les crédits, s’occupe de la documentation…), les greffiers (qui note ce qui se dit à
l’audience, conserve et délivre les jugements, délivre des fois des formules
exécutoires…) et des agents administratifs (qui ouvrent les dossiers, aident à mettre
en forme les décisions, apposent les tampons…).
2/ Greffes des juridictions de l’ordre administratif
Assurés par des fonctionnaires, dans chaque tribunal et CA mais ne présentent pas de
concours particulier. A peu près les mêmes rôles que dans judiciaire mais avec un rôle
en plus, qui est que dans toutes les affaires ou il n’y a pas d’avocat obligatoire, le
greffe s’assure de transmettre/communiquer les pièces aux parties.
B/ Les assistants de justice et les juristes assistants
1/ Les assistants de justice
Recrutés comme agents contractuels, pour y prétendre, il faut un diplôme
sanctionnant une formation juridique de 4 ans minimum après le BAC. Leur rôle est
d’assister les magistrats, font des synthèse de dossier, rédige des projets de
décisions.
2/ Juristes assistants
Il y a aussi les JAM, leur mission est d’apporter leur expertise juridique. Arrivent plus
tard que les assistants de justice.
C/ Les experts judiciaires
1/ Désignation
C’est un professionnel dans un domaine donné, désigné par le juge au vu de son
expérience etc… pour donner son avis. Ils sont répertoriés sur une liste auprès de la
CA.
2/ Mission
Il est chargé d’éclairer le juge sur les aspects techniques d’un dossier afin qu’il puisse
statuer en connaissance de causes. C’est le juge qui fixe la mission de l’expert. Il n’a
pas le droit de donner un avis juridique (ex : expert psychiatre dans une affaire
criminelle). Les parties participent aux expertises. L’expert rend son avis sous forme
d’un rapport d’expertise, écrit et déposé au greffe de la juridiction. Ses conclusions ne
s’imposent pas au juge (elles ne le lie pas), il peut toujours ne pas suivre l’avis de
l’expert.
D/ Les conciliateurs de justice
Apparus avec l’augmentation des contentieux.
1/ Le statut de ces conciliateurs
Nommés par ordonnance du 1er président de la CA, renouvelable pour une période de
3 ans. Il est nécessaire d’avoir une expérience d’au moins 3 ans et avoir une
compétence et une activité particulière pour l’exercice de es fonctions. Candidatures
libres et le 1er président chois parmi eux.
2/ L’exercice de la conciliation
Conciliation conventionnelle :
Le conciliateur est saisi par les particuliers qui sont en litiges, très peu formaliste. Il
est choisi sur la liste des conciliateurs. Libre assistance pour les parties. La seule
obligation est celle de confidentialité, qui s’impose au conciliateur. IL va essayer de
mettre d’accord les parties pour parvenir a un accord. Si a lieu un accord, y’a un
constat d’accord (signé par les parties et par lui), pas de voie de recours (car pas de
jugement mais simple contrat). De ce fait il n’a pas force exécutoire, mais il est
possible de saisir un juge pour délivrer force exécutoire. Se fait surtout quand ce sont
des « proches » (ex : voisins etc…). Dans certain elle est une formalité, en gros, on
peut pas saisir le juge si on n’a pas tenté cette conciliation conventionnelle (ex :
valeur inférieure à 5 000 euros).
Conciliation judiciaire : hypothèse ou un tribunal est saisi, donc au cour d’un procès
Le demandeur va demander au juge d’organiser une tentative de conciliation (devant
TJ et TCom), suppose que la procédure soit orale donc pas par représentation
obligatoire par avocat. Soit le juge lui-même s’en charge (de la conciliation). Soit le
juge délègue la conciliation à un conciliateur de justice, qu’il choisit. En cas d’accord,
y’a un constat d’accord qui est transmis et le juge peut homologuer cet accord pour
lui donner force exécutoire. Si y’a désaccord, le conciliateur en réfère au juge et celui-
ci tranche les désaccords.
E/ Les médiateurs
1) La médiation civile
C’est un processus structuré par lequel 2 ou plusieurs parties tentent de parvenir à un
accord en vue de la résolution amiable du litige avec l’aide d’un tiers, le médiateur
choisit par elle ou désigné par le juge avec leur accord. Ressemble un peu à la
conciliation. La différence est que la conciliation peut être imposée alors que la
médiation ne peut être que proposée par le juge. De plus, le conciliateur (qui est
juriste) dirige beaucoup plus la discussion que dans la médiation (laisse les parties
trouver leur accord par elles-mêmes). On retrouve aussi
Médiation conventionnelle : en dehors de tous procès. Les parties doivent se mettre
d’accord sur le médiateur. Tout est libre (donc pas de notion de temps etc…), en
revanche y’a toujours l’obligation de confidentialité. Soit elle aboutit, alors un accord
de médiation est rédigé. Soit pas d’accord trouvé, les parties saisissent donc le juge
pour trancher.
Médiation judiciaire : lors d’un procès. Le juge propose de faire appel à un médiateur
pour tenter de trouver un accord entre les parties. Ce n’est qu’une proposition. Le
juge peut délivrer injonction aux parties de rencontrer le médiateur, car les parties
peuvent refuser mais en connaissance de causes. Si les parties sont d’accord, c’est le
juge qui le désigne, pour une durée de 3 mois renouvelable une fois. Y’a toujours le
principe de confidentialité. Soit un accord est trouvé… soit le juge tranche le litige.
(ex : beaucoup dans le domaine familial)
2) La médiation pénale
Est en cause la commission d’une infraction, c’est donc l’intérêt de la société qui est
en cause. Quand une infraction est commise c’est pas toujours la bonne solution
d’aller devant le juge (ex : notamment quand les parties se connaissent). La
médiation pénale est donc une alternative à la poursuite pénale. Elle est décidée par
le procureur. Il peut la proposer quand : le trouble est cessé ; ça contribue au
reclassement de l’auteur des faits ; de nature à réparer le préjudice à la victime. Si la
médiation aboutit, il n’y aura pas de poursuite pénale (donc pas de casier). Alors que
si elle n’aboutit pas le procureur peut engager des poursuites pénales. Elle est exclu
dans le cadre de crime. S’applique dans le cadre de contravention ou délits mineurs.
F/ Les mandataires judiciaires
Situation dans laquelle une personne est dans l’impossibilité de pourvoir à la gestion
de ses biens ou de sa personne. La loi prévoit donc la désignation d’un mandataire
qui va prendre les décisions à la place. Ce sont ceux à qui c’est le métier d’être
mandataire.
- Les administrateurs judiciaires et mandataires au redressement et à la
liquidation des entreprises : Désignés quand une entreprise est en difficulté
économique. On désigne donc un mandataire, va gérer l’entreprise à la place
ou au cote du dirigeant. Il représente les créanciers (= ceux à qui elle doit de
l’argent).
- Les mandataires judiciaires à la protection des majeurs : personnes désignées
par le juge des tutelles pour exercer des fonctions de curateur et tuteur.
Gèrent les ressources des personnes, ou alors leur personne (ou les deux en
même temps). Ils sont inscris sur une liste après agrément et le juge les
désigne à partir de cette liste.
- Délégués aux prestations familiales : les prestations familiales ne sont pas
utilisées pour les besoins du logement ou de l’éducation des enfants. Le juge
des enfants en délègue donc un, qui va aider la famille à gérer son budget.
Celui-ci va faire en sorte que les prestations soient utilisées pour le logement
et élever les enfants.

§2 : Les auxiliaires des parties


A) Les avocats
Le terme vient « d’advocatus » signifiant celui que l’on appelle au secours, à l’époque
romaine.
C’est une profession réglementée par une loi du 31 décembre 1971, elle a fusionnée
les avocats et les avoués. Une autre loi du 31 décembre 1990, qui fusionne les
professions d’avocat et d conseil juridique. Le 25 janvier 2011, une loi fait disparaitres
les avoués de la CA qui sont aussi devenus avocat (donc plus d’avoués du tout
aujourd’hui). Environ 70 000 en France dont 30 à Paris.
1/ Le statut de l’avocat
Le principe fondateur du statut c’est que c’est une profession libérale et
indépendante, donc principe d’indépendance. Il exerce librement sa profession.
a/ L’accès à la profession
Il faut être français. Il faut aussi n’avoir jamais été condamné pénalement. Il ne faut
pas avoir fait l’objet de sanction disciplinaire ou administrative (ex : destitution,
révocation…). Ne pas avoir été sanctionné au titre de redressement ou liquidation
d’entreprise (= pas condamner à faire faillite d’une entreprise). Il faut un diplôme, le
CAP d’avocat (=CAPA), délivré par des établissements régionaux. L’étudiant s’inscrit
auprès d’un barreau, il a donc le droit de porter le titre d’avocat.
b/ L’organisation de la profession
Organisée autour d’un barreau. Afin de concilier l’indépendance du métier et
l’organisation de la profession. Tous les barreaux sont indépendants les uns des
autres (ex : Lyon ; Vienne…). Ils sont organisés dans les ressort des TJ. Pour éviter leur
dispersion, y’a un organe central, le Conseil National des Barreaux. Le rôle de ce
dernier est d’être l’interlocuteur des pouvoirs publics.
Au sein des barreaux, il y a le conseil de l’ordre, qui administre donc gère le barreau.
Leur membres sont élus par les avocats. Il va traiter tout ce qui concerne l’exercice de
la profession.
A la tête de ce conseil, y’a un bâtonnier (= chef de l’ordre). Il a un mandat de 2 ans,
son rôle est de représenter l’ordre auprès des juridictions, a aussi des fonctions
disciplinaires.
c/ L’exercice de la profession
Modalités :
Perçu comme exerçant de façon individuelle. Mais il peut aussi travailler dans un,
cabinet dans ce cas il est soit salarié, soit collaborateur. Beaucoup exercent
aujourd’hui en société.
Conditions :
Constituées de droits et de devoirs.
Parmi les droits, le principe d’indépendance conduit à un principe de liberté (peut
refuser une affaire, alors qu’un juge ne peut pas). Il bénéficie de certaines immunités,
comme celle de la parole et des écrits (parole prononcées à la barre ou les écrits dans
les actes ne peuvent pas constituer une injure/diffamation ou outrage), c’est la
liberté de la défense. L’inviolabilité du cabinet donc aucune perquisition ne peut avoir
lieu dans un cabinet pour découvrir des documents pour établir la culpabilité d’un
client. Inviolabilité de la correspondance.
Il y a aussi des devoirs, le secret professionnel par exemple. Donc tout avocat
commettant une violation de ce secret peut être sanctionné, mais un avocat peut
donc refuser de témoigner contre son client. Il est aussi tenu de respecter un code de
déontologie, donc des règles internes à la profession pouvant l’amener à recourir des
sanctions s’il ne les respectent pas. Enfin, il peut être poursuivi en vas de faute
disciplinaire mais aussi pour des comportements privés.
2/ Les missions de l’avocat
a/ L’assistance
Assure des consultations auprès de clients, pour des contrats etc… Il rédige aussi des
actes. Dans ces missions, l’avocat n’est pas en monopole (donc d’autres professions
peuvent le faire aussi). Mais il a le monopole d’actes particulier comme par exemple
l’acte contresigné par avocat. Cette mission prend aussi la forme de plaidoirie. Enfin,
elle peut prendre la forme de demande présentée par l’avocat pour le client au cours
de l’instruction d’une affaire.
b/ La représentation
Dans une procédure, une succession d’actes sont mis en places. Il accomplit ces actes
au nom de son client, pour son compte. Elle est obligatoire devant certaines
juridictions. Cette fonction passe par un mandat que le client donne à l’avocat, le
mandat est dit « ad litem », avec 2 spécificités. C’est un mandat présumé donc,
l’avocat n’a pas de procuration à produire pour se prévaloir de ce mandat. C’est un
mandat général alors que normalement un mandat est spécial, il permet à l’avocat
d’accomplir tous les actes nécessaires à la procédure pour son client.
B) Les officiers ministériels
Ces pont des personnes titulaires d’un office acquis avec l’agrément du
gouvernement exerçant certaines fonctions a titres de monopole. Ce ne sont pas des
fonctionnaires. Ce ne sont pas tous des auxiliaires de justice.
1/ Le régime commun des officiers ministériels
Il passe par un statut particulier, car participe à une mission d’utilité publique. Il est
donc investit par le gouvernement de prérogatives particulières. C’est l’Etat qui
décide de la création ou suppression de l’office donc il délivre un agrément donné
après un contrôle. L’office à comme particularité de générer un droit de présentation
du successeur ayant une valeur.
Il y a une organisation particulière, chaque est organisé en chambre avec une
organisation hiérarchique importante. C’est une profession à part, libérale sous
contrôle de l’Etat sans être fonctionnaire.
2/ Les différents officiers ministériels
a/ Les commissaires de justice
Regroupent les huissiers et les commissaires-priseurs.
On y accède a condition d’être français ou d’un état européen. Il ne faut pas avoir été
condamné pénalement…. Il faut un Master en droit (ou équivalent), et il faut réussir
un examen d’accès qui amène les candidats a faire une formation de 2 ans.
Ils ont 2 séries d’attribution. Certaines qu’ils exercent à titre de monopole. Chargé de
la signification des actes (= actes par lesquels on porte à la connaissance un acte).
Inventaire et vente aux enchères de meubles etc… Ils sont aussi chargés du service
des audiences auprès des tribunaux et des cours.
D’autres ne sont pas en monopole. Par exemple, le recouvrement de créance.
Ils exercent leur mission dans le ressort de la CA ou se situe leur office. Pour certains
actes (ex : constat), la compétence est nationale.
b/ Les avocats à la Cour de cassation et au Conseil d’Etat
On les appelle avocats aux conseils. Ils vont exercer en monopole la fonction de
représentation et d’assistance aux parties auprès de ces 2 juridictions suprêmes.
Amenés à suivre une formation durant 3 ans et ensuite, passe un examen d’aptitude
et sont nommés par un arrêté du MinJust. Organisé aussi en ordre (mais le chef c’est
pas le bâtonnier mais un président).
c/ Les greffiers des tribunaux de commerce
Recrutés sur concours suite à cela, ils effectuent un stage et sont aussi nommés par
un arrêté du MinJust. Sont à peu près 230. Il n’ont pas le même statuts que les autres
greffiers (eux : officiers ministériels alors que les autres sont fonctionnaires). Ce sont
tout de même les mêmes fonctions (= assiste la magistrat…), avec une
supplémentaire, tenir le registre du commerce et des sociétés (RCS) dans lequel
figure toute la vie d’une société.
d/ Les notaires
Une des plus ancienne profession. Environ 17 000 de nos jours en France.
Il faut un Master 2 (en droit notarial), obtention d’un diplôme de notaire assistant,
puis notaire. C’est la voie universitaire. Sinon, après le Master présenté un examen
d’entrée dans une école, suivre 12 mois de formation et après, exercer 2 ans comme
stagiaire notaire pour ensuite devenir notaire.
Ils dressent des actes (qui ont le caractère d’actes authentiques et ont force
exécutoire). Càd que, c’est un acte quasiment incontestable, il peut l’être que par une
procédure exceptionnelle (procédure d’inscription de faux). Si elle aboutit le notaire
est poursuivi en Cour d’Assises. De plus, il peut être exécuté par un commissaire de
justice comme un jugement (a la même valeur). Ils conservent ces actes (l’original).
Sont parfois obligatoires.
Ils dispensent aussi des conseils, rédiger des clauses de contrat etc… Il n’est pas en
monopole mais en concurrence avec les avocats.
Enfin, ils peuvent accomplir une mission juridictionnelle, situation dans laquelle le
notaire intervient sur décision d’une autorité de justice pour les besoins d’une
mission particulière.
Recopier courd 17/11 !?
2/ La chambre de l’instruction
Organisation :
Composée de 3 conseillers, le président est nommé par le PR (décret). Siège une fois
par semaine
Attributions :
Juridiction d’instruction du 2nd degré, donc à compétence pour contrôler tous les
actes rendus par le juge d’instruction et des libertés. Elle a plénitude de juridiction
donc elle peut exiger la poursuite de l’instruction, elle peut rouvrir une instruction si
y’a de nouvelles charges. Elle en a aussi des secondaires, comme le fait qu’elle
connait la discipline qui concerne les extradition etc… Le président a des pouvoirs
propres surtout pour rôle de vérifier le cours des instructions, qu’il n’y ait pas de
retards etc…
B/ Les juridictions de jugement
1) Les juridictions du 1er degré
Juge la personne suspecté d’infraction et, déterminer la peine qui va être infligée si
elle est reconnue coupable.
a) Les tribunaux de police
C’est le TJ mais qui juge les contraventions. Statut à juge unique, il y a aussi devant
cette juridiction, le ministère public, représenté par le Procureur pour les
contraventions de 5ème classe. Sinon (1 à 4ème classe) c’est un commissaire de police
qui représente le ministère public. Il est compétent pour juger les contraventions (pas
de délits). C’est assez simple et rapide. La comparution n’est pas obligatoire.
b) Les tribunaux correctionnels
C’est l’appellation du TJ pour les délits. Devant lui, le ministère public est représenté
par le Procureur. C’est une formation collégiale (3 juges dont 1 président et 2
assesseurs). Mais pour certains délits, possiblement à juge unique (ex : code de la
route, certains vols…). Ils jugent les délits mais aussi les contraventions qui forment
un ensemble indivisible avec les délits (ex : griller feu rouge puis accident et il est
alcoolisé). Ce tribunal est saisit par soit un convocation à l’initiative du parquet soit,
par un renvoi du juge d’instruction s’il y en a eu une.
c) Les cours d’assises
Jugent les crimes. Les peines vont jusqu’à perpétuité. Elles associent des jurés a des
magistrats professionnels. Ce n’est pas une juridiction permanent, siège par
intermittence. Il y a la cour proprement dite composée de 3 magistrats professionnels
(1 président et 2 assesseurs). A cote, il y a 6 jurés étant des particuliers tirés au sort à
partir des listes électorales (c’est une obligation). Ces jurés peuvent être récusés (=
faculté offerte à l’accusation pour 4 jurés et au Min Pub pour 3 a s’opposer à ce qu’un
juré en connaisse de l’affaire). La CA connait du jugement des personnes majeures
ayant commis soit un crime puni de 30 ans de réclusion ou perpétuité (crimes les plus
graves) ou bien de crime moins sévèrement puni mais commis en récidive et au
niveau territorial la compétente est celle ou l’infraction a été commise ou le lieu
d’arrestation ou son lieu de résidence (de l’accusé). Il y a aussi le Procureur Général
ou de la République. Les débats sont publics et le Pd à un rôle important. Il peut aussi
avoir la possibilité de faire entendre des témoins, mener des investigations… Pour
condamner un accusé il faut une majorité de 6/9 voix et le doute profite toujours à
l’accusé.
d) Les cours criminelles départementales
Ont vu le jour en 2019 mais en essai. Généralisé le 1/01/2023. Pour décharger les
cours d’assises. Peut juger les personnes majeures mais accusées des crimes d’au
maximum 20 ans de réclusion à condition qu’il n’y a pas de récidive. Il n’y a pas de
juré, qu’1 président et 4 assesseurs.
2/ Les juridictions de jugement du 2nd degré
a) La chambre des appels correctionnels
C’est la même pour les contraventions et les délits, elle va connaitre les affaires
jugées en 1er degré par les tribunaux de police et correctionnels qui sont de son
ressort. Elle examine au 2nd degré les affaires. C’est une formation de la Cour d’Appel,
avec 3 magistrats (1 Pd et 2 conseillers). Des fois siège en juge unique. On retrouve le
Procureur Général.
b) La cour d’assises d’appel
Existe depuis le 21ème siècle. Car avant on disait que la décision était celle du peuple
(jury populaire)… De nos jours, tout accusé condamné par une cour d’assises en 1 er
ressort peut demander à être jugé de nouveau par une cour d’assises d’appel. Pas
conçu comme les autres appels car pas par une juridiction supérieure (= appel
circulaire). Devant elle, on a le même fonctionnement qu’en 1 er degré mais, il y a 9
jurés et, toutes décisions défavorables à l’accusé doivent être a la majorité de 9/12
voix.
C/ Les juridictions de l’application des peines
Est question des peines infligées à des personnes condamnées, on assure un suivi
dans l’exécution de cette peine.
1) Les juridictions de 1er degré
Il y a le juge de l’application des peines (= JAP). C’est un juge du siège et est saisit par
un condamné mais aussi par le Procureur de la République. Il a le pouvoir de se saisir
d’office. Peut accorder, une permission de sortie, bracelet…
Il y a aussi le tribunal d’application des peines établit dans le ressort de la Cour
d’Appel, composé de plusieurs juges (3). Il s’occupe des peines plus importantes (ex :
libération conditionnelle).
2) La chambre de l’application des peines
Se situe au niveau de la Cour d’Appel, formation collégiale (Pd et conseillers) et
connait de l’appel portant sur les décisions rendues par les 2 précédents.
II/ Les juridictions pénales d’exception
Se rencontre quand elle est la seule a pouvoir juger certains trucs ou personnes
A) Les juridictions pour mineurs
Les mineurs échappent aux juridictions de droit commun car ils sont rééducables, ils
peuvent être soumis à des mesures éducatives qui seront plus efficaces que des
peines. Pour les juger on a créé des juridictions spécialisées. Il n’y a pas d’âge
minimum, c’est une question de discernement
1/ Les juridictions d’instruction
Quand une investigation est nécessaire. Il y a un juge d’instruction spécialisé pour les
mineurs car il faut une certaine formation.
2/ Les juridictions de jugement
Ce n’est pas le même juge selon l’infraction commise. Il y a le juge des enfants (=
magistrat du siège), il juge les contraventions de 5ème classe commises par un mineur
de moins de 13 ans ainsi que les délits. Il y a aussi le tribunal des enfants avec 1
président et 2 assesseurs étant des juges non professionnels. Des contraventions de
5ème classe pour les mineurs d’au moins 13 ans et les délits et les crimes pour les -16
ans. C’est l’âge à la date des faits qui compte. Enfin, il y a la cour d’assises des
mineurs, avec la cour et les jurés (les assesseurs sont des juges des enfants). Mais elle
statue toujours à huis clos. Compétente pour les crimes des 16-18 ans.
B) La Cour de Justice de la République
Crée en 1993, pour lutter contre l’immunité pénale des membres du gouvernement
1/ L’organisation
Se compose de 15 magistrats, 12 parlementaires élus par les 2 chambres et 3
magistrats du siège de la [Link]. Il y a aussi un ministère public représenté par le
Procureur Général de la [Link].
2/ Les attributions
Juge les crimes et délits commis par les ministres dans l’exercice de leur fonction
avec un mécanisme particulier, une personne lésée peut porter plainte envers un
membre du gouvernement. La plainte est examinée par la commission des requêtes.
Soit elle est classée soit, elle est transmise au Procureur Général qui saisit la CJR et
peut aussi la saisir d’office (sans passer par la commission). On retrouve une phase
d’instruction devant la commission, décide d’un non-lieu soit décide d’un renvoi
devant la CJR.

§3 : La Cour de cassation
A/ L’organisation de la Cour de cassation
1) La composition de la Cour de cassation
Divisée en 6 chambres, 5 civiles et 1 criminelle. A sa tête il y a le 1 er président. Il
préside les débats de l’une des chambres, mais il a aussi des pouvoirs administratifs…
Enfin, il est président du Conseil Supérieur de la Magistrature. Il y a un Procureur
Général qui est assisté d’avocats généraux. Ce Procureur à la même fonction que le
ministère public devant la chambre criminelle. Mais est aussi présent devant les
chambres civiles pour porter la parole de la loi (= rôle de rapporteur public).
2) Les formations de le Cour de cassation
Il y a des formations administratives, donc elle va tenir des AG ne jugeant pas des
affaires mais réunissant tous les membres de la Cour pour des questions
d’organisation de cette [Link]. Le service de la documentation classe les pourvois, et
tient un fichier central…
Il y a des formations juridictionnelles. C’est une audience ordinaire mais pour éviter
qu’elle subisse une masse de pourvois, il y a une formation restreinte dans chaque
chambre composée de 3 conseillers faisant un filtrage des pourvois et peuvent
déclarer non admis un pourvoi irrecevable ou fondé sur des moyens non sérieux.
Pour les questions importantes/de principes, elle statut en chambre mixte constituée
de magistrats d’au moins 3 chambres. Enfin, la formation plénière, pour fixer les
principes fondamentaux…, il y a 19 conseillers qui siègent.
B/ Le rôle
1) Le rôle juridictionnel de la [Link]
a) Le pourvoi en cassation
Diriger contre les arrêts de la CA mais aussi contre les jugements rendus par les
tribunaux en 1ère instance quand ils ont statué en 1er et dernier ressort et donc qu’il
n’y a pas d’appel. Il s’assure du respect de la règle de droit, pour unifier le droit. Elle
est juge du droit et non du fait. Et bien qu’elle soit au sommet ce n’est pas un 3 ème
degré de juridiction. Elle est juge de cassation donc son rôle n’est pas de rejuger une
affaire, ne se substitute pas à la CA. Elle n’a que 2 solutions soit, la loi a été bien
appliquée et donc rejette le pourvoi soit elle casse et annule la décision, si la règle de
droit n’a pas correctement été appliquée et qu’il y a violation de la loi. Et donc
renvoie devant une autre juridiction de même ordre et de même degré. C’est la
juridiction de renvoi qui va reprendre l’examen de l’affaire en droit et en fait. Un
second pourvoi pourra être formé et donc la [Link] statut en Assemblée Plénière, est
toujours juge du droit. A nouveau 2 solutions, soit se déjuge par rapport à sa 1 ère
interprétation et donc rejette le pourvoi soit, elle maintient et donc, casse l’arrêt et
désigne une seconde juridiction de renvoi.
b) La QPC
Quand un justiciable invoque … surseoir a statuer pour transmettre la QPC sans juger
le fond de l’affaire. Saisit par juridiction de la QCP, la [Link] a 3 mois pour se
prononcer de savoir si elle transmet ou non la QPC au CC. Si le délai est pas respecté,
transmise d’office
2) Le rôle non-juridictionnel de la [Link]
Donne un avis sur une question de droit nouvelle présentant une difficulté sérieuse et
se posant dans de nombreux litiges, c’est la saisine pour avis. C’est juridiction de fond
qui interroge la [Link] sur le sens qu’il convient de donner à une règle de droit. Cette
saisine oblige a statuer dans les 3 mois et en attendant les juges de fond doivent
surseoir à statuer. Arrêt communiqué aux parties et au juge mais il ne s’impose pas
au juge du fond car on interdit les arrêts de règlements.
Section 2 : Les juridictions de l’ordre administratif
On les rencontrent pour trancher les litiges entre les administrations et les
administrés. Organisé de façon pyramidale. Avec le CE au sommet.
§1 : Juridictions de droit commun
Renvoient aux TA et CAA
A/ Les TA
Datent de 1953, il y en a 42. Les magistrats y siégeant sont des conseillers, il y a
toujours un président. Il existe un rapporteur public qui est une fonction exercé par
un conseiller du tribunal. Il a pour mission d’exposer son opinion sur les questions
que le tribunal doit juger et sur les solutions qui doivent s’appliquer. Il existe une
formation à juge unique, une plénière…
Il est compétent car c’est la juridiction de droit commun au 1 er degré en matière
administrative. Donne un avis sur els questions de droit et peut aussi désigner un
médiateur lorsque des parties en font la demande. Sur la compétence territoriale, le
tribunal compétent est celui dans le ressort duquel l’autorité ayant pris la décision
attaquée ou signée le contrat litigieux à son siège.
B/ Les CAA
Crées pour désengorger le CE, en 1987. Il y en a 9 de nos jours. Organisées avec des
conseillers, un président qui celui de la CA a des fonctions administratives et
juridictionnelles et un rapporteur, qui donne son avis. Formation classique, avec 3
conseillers mais pour certaines affaires on a une formation en chambre réunie (au
moins 5 conseillers) et plénière pour les plus importantes. Elles sont compétentes,
sur les appels formés contre les jugement rendus par le TA de son ressort. Au niveau
territorial, compétent quand l’appel porte sur un jugement par un TA dont le siège se
situe dans le ressort de cette Cour.
§2 : les juridictions spécialisées
A/ La cour des comptes
Aussi vieille que le CE. Son rôle est de contrôler les budgets de l’Etat…
Inamovible et indépendant. On a aussi un parquet général et 6 chambres.
Attributions juridictionnelles, dans lesquelles elle juge la comptabilité des comptables
publics, elle vérifie que la comptabilité soit tenue régulièrement. Rend des arrêts
susceptibles de recours devant le CE. Elle est aussi juge d’appel des arrêts rendus par
les chambres régionales et territoriales des comptes. D’autres non-juridictionnelles,
vérifie la bonne exécution du budget de l’Etat, des entreprises publiques et des
organismes de sécurité sociale
B/ Les chambres régionales et territoriales des comptes
Exercent les mêmes fonctions que la cour mais au niveau régional
C/ La cour de discipline budgétaire et financière
Sanctionne les agents public gérant des crédits budgétaires et qui commettent des
manquements aux règles du droit budgétaire. Amende jusqu’à 2x le salaire annuel.
§3 : Le CE

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