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Analyseur de coagulation et albutix

Le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP), créé en 1999, est un centre de référence pluridisciplinaire dédié aux analyses biomédicales, toxicologiques, et microbiologiques, ainsi qu'aux contrôles de qualité sanitaire. Il joue un rôle clé en tant que Laboratoire National de Référence pour les maladies diarrhéiques à Rotavirus et collabore avec l'OMS pour le contrôle du tabac et des drogues. Le LNSP, situé à Ouagadougou, dispose d'un personnel compétent réparti en plusieurs services spécialisés, offrant des services de diagnostic de haute qualité pour la santé publique.

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Analyseur de coagulation et albutix

Le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP), créé en 1999, est un centre de référence pluridisciplinaire dédié aux analyses biomédicales, toxicologiques, et microbiologiques, ainsi qu'aux contrôles de qualité sanitaire. Il joue un rôle clé en tant que Laboratoire National de Référence pour les maladies diarrhéiques à Rotavirus et collabore avec l'OMS pour le contrôle du tabac et des drogues. Le LNSP, situé à Ouagadougou, dispose d'un personnel compétent réparti en plusieurs services spécialisés, offrant des services de diagnostic de haute qualité pour la santé publique.

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Créé le 28 octobre 1999, le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP) se

positionne comme un centre de référence pluridisciplinaire. Ses missions


sont diversifiées et cruciales, incluant les analyses biomédicales,
toxicologiques, physico-chimiques et microbiologiques. En plus de ces
analyses, le LNSP se consacre aux contrôles de qualité sanitaire et aux
expertises dans des domaines essentiels tels que la biologie médicale, l’eau,
les produits alimentaires et nutritionnels, les médicaments et autres produits
de santé. Il intervient également dans tout autre secteur touchant à la santé
publique et à la sécurité sanitaire.

Le LNSP joue un rôle central en tant que Laboratoire National de Référence


pour les maladies diarrhéiques à Rotavirus (LNR à Rotavirus) et en tant que
centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le
contrôle du tabac et des drogues. Situé stratégiquement à Ouagadougou, au
secteur 52, sur le boulevard des TENSOBA, à côté du CHU Bogodogo et face
à CFAO Motors, il bénéficie d’un emplacement idéal pour faciliter ses
collaborations et ses interventions.

### Direction de Biologie Médicale (DBM)

La Direction de Biologie Médicale (DBM) est une des principales divisions du


LNSP, chargée d’effectuer des examens médicaux essentiels pour le
diagnostic des maladies ainsi que pour le suivi biologique et thérapeutique
(examens de contrôle). La direction est ouverte du lundi au vendredi et
accueille des patients de tous âges et de tous sexes. Elle réalise des
analyses de biologie médicale à la demande de particuliers et
d’organisations, qu’elles soient publiques ou privées.

### Personnel

Le laboratoire de la DBM est doté d’un personnel compétent et dévoué, aux


connaissances constamment mises à jour. Ce personnel est réparti en cinq
services spécialisés : Bactériologie-Virologie, Parasitologie, Biochimie,
Immunologie-Hématologie, et Biologie Moléculaire, où sont actuellement
effectués les dépistages de la COVID-19.
Cette organisation rigoureuse et la compétence de son personnel permettent
à la DBM de fournir des services de haute qualité, contribuant ainsi de
manière significative à la santé publique et à la sécurité sanitaire.

Voici le texte avec des améliorations significatives et convaincantes :

Le laboratoire de la DBM bénéficie d’un personnel hautement compétent et


dévoué, don’t les connaissances sont constamment mises à jour. Ce
personnel est réparti en cinq services spécialisés : Bactériologie-Virologie,
Parasitologie, Biochimie, Immunologie-Hématologie, et Biologie Moléculaire.
Ce dernier service est particulièrement actif dans le dépistage de la COVID-
19.

Voici une version améliorée et plus convaincante du texte :

### 2. Accueil-réception, salles de prélèvement, secrétariat et infirmerie

#### a. Accueil – Réception

C’est le lieu où les patients sont accueillis et informés. C’est également la


salle d’attente avant le prélèvement, après que les patients se sont acquittés
des frais des examens.

#### b. Salles de prélèvement

Les salles de prélèvement comprennent :

- Deux salles de prélèvement sanguin.

- Une salle de prélèvements spéciaux.

- Une salle de réception des échantillons effectués à domicile.

**Salle de prélèvement sanguin :**

Cette salle est spécialement réservée aux prélèvements sanguins pour les
patients non hospitalisés venus effectuer des analyses.

Voici une version améliorée et plus convaincante du texte :


### Prélèvement de sang

Le prélèvement de sang est effectué à l’aide d’une seringue ou d’un système


Vacutainer de la manière suivante :

1. Poser le garrot en demandant au patient de serrer le poing.

2. Palper la veine avec le pouce.

3. Choisir le site de ponction veineuse et nettoyer ce site.

4. Prendre l’aiguille du système Vacutainer et retirer le couvercle.

5. Piquer sans hésiter à un angle de 15-30 degrés, le biseau orienté vers le


haut.

6. Remplir les tubes dans l’ordre de prélèvement, bien mélanger les tubes
contenant un anticoagulant, et desserrer le garrot dès que le sang
commence à couler.

7. Le patient peut alors relâcher le poing.

Voici une version améliorée et plus convaincante du texte :

### 2. Examens réalisés

#### a. Examen parasitologique des selles (KOP)

Cet examen consiste à rechercher des parasites d’intérêt médical ou des


éléments parasitaires d’origine digestive dans les selles, tels que des kystes,
des formes végétatives, des œufs et des larves.

**Préparation du patient :**


Trois jours avant l’examen, le patient doit s’abstenir de consommer des
aliments riches en cellulose et des médicaments à base de charbon, de sels
de baryum, de bismuth et d’huiles purgatives.

**Prélèvement de la selle :**

Idéalement, le prélèvement doit être effectué au laboratoire. Sinon, la selle


doit parvenir au laboratoire dans l’heure suivant son émission. Elle doit être
recueillie dans un récipient propre et sec, avec une quantité d’au moins 15 g,
ou toute la selle si des parasites macroscopiques sont suspectés (anneaux
de ténia, ascaris).

**Précautions pour éviter l’altération des parasites :**

Un retard dans l’examen coprologique peut fausser les résultats. Il est


préférable d’examiner les selles immédiatement après leur émission, de
préférence à chaud, surtout pour les selles glaireuses, liquides ou en bouse
susceptibles de contenir des trophozoïtes. Sinon, les selles doivent être
conservées dans un récipient hermétique à température ambiante. Si
l’examen ne peut être Effectué dans les 24 heures et que des formes
végétatives de protozoaires sont suspectées, un milieu de conservation tel
que le formol à 5%, l’alcool polyvinylique, le fixateur de Schaudinn acétique
glycériné ou la solution MIF (Merthiolate Iode Formol) doit être utilisé.

**Examen proprement dit des selles :**

- **Phase macroscopique :**

Cette phase consiste à examiner visuellement les selles pour en évaluer la


consistance (dures, moulées, en bouse, liquides), la couleur (noirâtre,
jaunâtre, verdâtre, blanchâtre) et la présence d’éléments non fécaux (mucus,
sang, débris alimentaires, corps étrangers).

- **Phase microscopique :**

Cette phase obligatoire suit l’examen macroscopique et vise à détecter les


parasites. Elle consiste à déposer une goutte d’eau physiologique et un
fragment de selle d’un côté de la lame, et une goutte de Lugol et un
fragment de selle de l’autre côté. Après étalement, chaque échantillon est
couvert d’une lamelle et laissé à sédimenter pendant 5 minutes. La lecture
se fait ensuite au microscope optique à des objectifs de 10x et 40x. Les
observations incluent la présence ou l’absence de débris alimentaires, flore
bactérienne, formes végétatives de protozoaires, hématies, leucocytes,
levures, kystes et œufs.

#### b. Recherche des plasmodiums (FM/GE)

**Prélèvement :**

Le prélèvement le plus simple consiste à recueillir, sur une lame porte-objet


de microscope, une ou deux gouttes de sang par piqûre au doigt (face
latérale de l’annulaire) ou au talon (chez l’enfant), puis à confectionner
immédiatement les étalements (FM/GE). Une ponction veineuse sur
anticoagulant (EDTA) peut également être utilisée.

**Coloration des gouttes épaisses et frottis :**

Le colorant le plus utilisé est le Giemsa dilué au 1/10ème.

- **Méthode de coloration des frottis minces :**

Fixer les frottis au méthanol pendant 30 à 45 secondes et laisser sécher


complètement à l’air en position verticale pour éviter la contamination de la
goutte épaisse avec le méthanol. Colorer ensuite au Giemsa 1/10 pendant 10
à 15 minutes, rincer rapidement à l’eau et laisser sécher à l’air libre avant la
lecture au microscope.

- **Méthode de coloration des gouttes épaisses :**

Les gouttes épaisses ne doivent pas être fixées au méthanol. La coloration


se fait ensuite de la même manière que pour les frottis minces.

**Lecture au microscope optique et calcul de la densité parasitaire :**


- **Goutte épaisse :**

Une fois sèche, la goutte est observée au microscope sous huile à


immersion à l’objectif 100x. L’observation vise à détecter les trophozoïtes,
schizontes et gamétocytes du plasmodium, les trophozoïtes étant les plus
fréquemment retrouvés. En cas de résultat positif, la densité parasitaire est
calculée en comptant le nombre de trophozoïtes et de leucocytes dans 10
champs, jusqu’à atteindre 1000 leucocytes. Si 500 parasites sont trouvés
avant d’atteindre 1000 leucocytes, le comptage est arrêté.

## Rapport de Stage: Laboratoire National de Santé Publique

### Introduction

Ce rapport décrit les activités et les procédures observées et exécutées au


Laboratoire National de Santé Publique, mettant en lumière les services
d’hématologie, de biochimie, et de bactériologie-virologie.

### I. Service d’Hématologie

Le service d’hématologie est spécialisé dans l’analyse des cellules sanguines


et inclut des procédures comme les numérations globulaires, les frottis
sanguins, et les études de coagulation.

#### 1. Equipement et Activités

- **Equipements**: Cytomètres, automates d’hématologie, microscopes, etc.

- **Activités**: Comprend la numération globulaire, la préparation de frottis


sanguins, et les tests de coagulation.

#### 2. Méthodologie

- **Numération Globulaire**: Utilisation d’automates pour compter les


différents types de cellules sanguines.
- **Frottis Sanguins**: Observation microscopique pour identifier les
anomalies cellulaires.

- **Tests de Coagulation**: Mesure de la capacité du sang à coaguler.

#### 3. Densité Parasitaire (DP)

- **Goutte Épaisse**: Utilisée pour le diagnostic de paludisme. La DP est


calculée en fonction du nombre de leucocytes et de parasites observés.

- **Frottis Mince**: Utilisé pour identifier les espèces de Plasmodium et


calculer la DP sur la base des hématies parasitées.

### II. Service de Biochimie

Ce service est dédié à l’analyse des constituants biochimiques du sang et


d’autres fluides corporels pour diagnostiquer et surveiller diverses
pathologies.

#### 1. Equipement et Activités

- **Equipements**: Automate Konelab 20i, Architect Plus C4000,


réfrigérateur, centrifugeuse, etc.

- **Activités**: Dosages enzymatiques, analyses des substrats,


ionogrammes, et dosage de marqueurs spécifiques.

#### 2. Méthodologie

- **Automate Architect Plus C4000**: Utilisé pour la plupart des analyses


biochimiques après une maintenance quotidienne.

- **Examens Spécifiques**:

- **Urée et Créatinine**: Indicateurs de la fonction rénale.

- **Ionogramme Sanguin**: Analyse des électrolytes pour diagnostiquer les


troubles ioniques.

- **Protéinurie de 24h**: Evaluation de la fonction rénale en mesurant les


protéines dans les urines.
- **Dosage des Transaminases**: Indicateur de la santé hépatique et
cardiaque.

### III. Service de Bactériologie-Virologie

Ce service se concentre sur la détection et l’identification des bactéries et


des virus pathogènes dans divers échantillons biologiques.

#### 1. Equipement et Activités

- **Equipements**: Étude bactériologique, microscope, centrifugeuse,


milieux de culture, etc.

- **Activités**: ECBU, coproculture, prélèvements vaginaux, et examens des


pus.

#### 2. Examens Courants

- **ECBU**: Recherche de bactéries dans les urines, comprenant des étapes


macroscopiques, microscopiques, et de culture.

- **Coproculture**: Recherche de bactéries pathogènes dans les selles sur


plusieurs jours.

- **Prélèvements Vaginaux**: Diagnostic des infections génitales.

- **Examen des Pus**: Identification des agents pathogènes présents dans


les échantillons de pus.

### Conclusion

Le stage au Laboratoire National de Santé Publique a permis d’acquérir une


compréhension approfondie des procédures de diagnostic en hématologie,
biochimie, et bactériologie-virologie. L’utilisation d’équipements avancés et
de méthodes rigoureuses assure des résultats précis et fiables, essentiels
pour le diagnostic et le suivi des patients.

## 2.4. Examen cytobactériologique des pus


Lors de notre séjour, nous avons suivi un prélèvement auriculaire. Avant de
procéder, il est crucial de s’assurer que le patient n’a pas pris
d’antibiotiques. Le prélèvement, réalisé par un spécialiste au laboratoire,
nécessite des matériaux stériles : des écouvillons et une lame.

### 1er jour

1. **Étiquetage** : Étiqueter correctement le prélèvement.

2. **Examen macroscopique** : Noter l’aspect, l’odeur, et la couleur du pus


(vert, noir, bleu, fétide, granulé).

3. **Examen microscopique** :

- Observer à l’état frais avec l’objectif 40.

- Après séchage de la lame, réaliser une coloration de Gram et observer


sous huile à immersion avec l’objectif 100.

4. **Ensemencement** :

- Milieu Sabouraud : Recherche de levures.

- Milieu CLED et Gélose Chocolat+ Isovitalex : Recherche des cocci.

- Milieu EMB : Recherche des bactéries.

### 2ème jour

1. **Lecture des milieux** : Observer la croissance bactérienne ou fongique.

2. **Identification des bactéries** : Identifier les microorganismes présents.

3. **Antibiogramme/Antifongigramme** : Réaliser pour déterminer la


sensibilité aux antibiotiques ou antifongiques.

### 3ème jour

1. **Lecture de l’antibiogramme ou de l’antifongigramme** : Interpréter les


résultats.

2. **Sortie des résultats** : Finaliser et communiquer les résultats.


## V. Service d’Hématologie, Immunologie et Hormonologie

### 1. Matériels

- **Automate d’hématologie** : SYSMEX XN-1000 pour les hémogrammes.

- **Homogénéiseur**.

- **Automate Architect Plus I 1000** : Dosage des hormones et certains


anticorps.

- **Automate Start 4** : Tests d’hémostase.

- **Réfrigérateur**.

- **Microscope optique**.

- **Homogénéiseur vortex**.

- **Plaque d’opaline** : Groupage sanguin.

### 2. Examens réalisés

#### A. Hématologie

**Hémogramme ou numération formule sanguine (NFS)**

- **Quantitative** : Numération des globules blancs, globules rouges,


plaquettes, dosage de l’hémoglobine, mesure de l’hématocrite, calcul des
constantes érythrocytaires.

- **Automate** : SYSMEX XN-1000.

- **Procédure** :

- Échantillons homogénéisés.

- Mise en marche de l’automate, imprimante, ordinateur.

- Contrôle qualité avec sangs contrôles valables pour 30 jours.

- Enregistrement des patients.

- Analyse automatique ou manuelle selon le nombre d’échantillons.


- Résultats imprimés.

**Exploration de l’hémostase**

- **Dosages** : Taux de prothrombine (TP), Temps de Céphaline Activateur


(TCA), INR, fibrinogène.

- **Automate** : Start 4.

- **Échantillons** : Sang sur tube citrate (bleu), centrifugé.

- **Principes** :

- **TP et TCA** : Méthode chronométrique, formation de caillot.

- **Fibrinogène** : Méthode chronométrique, exprimée en g/ml.

**Vitesse de sédimentation (VS)**

- **Principe** : Distance parcourue par les hématies dans un tube capillaire.

- **Révélation d’inflammation** : Mesurée en mm de hauteur du plasma.

- **Procédure** :

- Échantillon sur tube capillaire (noir).

- Homogénéiser, déposer sur portoir, lire après une heure.

#### B. Immunologie

**Groupage sanguin et Facteur rhésus**

- **Principe** : Agglutination des antigènes des globules rouges avec leurs


anticorps.

- **Matériel** : Tube EDTA (violet).

- **Réalisation** :

- Sur plaque d’opaline, déposer quatre gouttes de sang.

- Ajouter les sérums anti-A, anti-B, anti-AB, anti-D.


### NB:

- **Agglutination Tests**:

- **+** : Formation d’agglutination indique la présence de l’antigène


spécifique à l’anticorps sur les hématies.

- **-** : Absence d’agglutination indique l’absence de l’antigène spécifique


à l’anticorps.

#### Détermination de l’Ag HBs

- **Principe**: Test rapide pour détecter la présence de l’antigène S du virus


de l’Hépatite B dans le sérum.

- **Procédure**:

- Déposer le sérum dans le puits du test rapide.

- Observer après quelques minutes.

- **Résultats**:

- **Positif**: Bande de contrôle et bande de test présentes.

- **Négatif**: Seule la bande de contrôle est présente.

- **Invalide**: Bande de contrôle absente, peu importe la présence de la


bande de test.

#### Test de VIH

- **Principe**: Détection des anticorps anti-VIH dans le sérum.

- **Procédure**:

- Prélever du sang sur tube sec et centrifuger.

- Déposer deux gouttes de sérum sur la bandelette.

- Lire les résultats après migration.

- **Résultats**:

- **Positif**: Bande de contrôle et bande de test présentes.


- **Négatif**: Seule la bande de contrôle est présente.

#### Test de Dengue

- **Principe**: Détection des anticorps IgG/IgM ou antigène de la dengue.

- **Procédure**:

- Utiliser soit du sang total, soit du plasma.

- Déposer quelques gouttes de l’échantillon dans un puits spécifique de la


cassette.

- Ajouter un diluant dans un autre puits.

- Observer la migration.

- **Résultats**:

- **Positif**: Bande de contrôle et bande de test présentes.

- **Négatif**: Seule la bande de contrôle est présente.

#### Autres examens immunologiques

- **TPHA/VDRL**: Détection de la syphilis.

- **ASLO**: Détection des anticorps anti-streptolysine O.

- Note: Ces examens n’ont pas été effectués par faute de réactifs.

### C. Hormologie

- **Principales hormones dosées**:

- PSA, TSH, BHCG, FSH.

- **Automate**: ARCHITECT PLUS I1000 Sr.

- **Procédure**:

- Prélèvement sur tube sec.

- Centrifugation à 3500 tours/min pendant 5 minutes.


### Conclusion

À la fin de ce stage, nous sommes satisfaits d’avoir acquis une familiarité


avec les équipements de laboratoire, les connaissances sur l’organisation et
le fonctionnement d’un laboratoire, ainsi que les différents protocoles et
techniques de diagnostic, ce qui a renforcé nos connaissances théoriques.

# Rapport de Stage au Centre Hospitalier Universitaire de Bogodogo

## Introduction

Dans le cadre de notre formation en techniques d’analyse médicale, un stage


de deux mois nous a été assigné au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de
Bogodogo. Nos objectifs durant ces deux mois étaient les suivants :

- Reconnaitre le matériel du laboratoire.

- Préparer les réactifs de laboratoire.

- Effectuer les prélèvements d’échantillons biologiques.

- Réaliser tous les examens de biologie médicale conformément à la


législation en vigueur.

- Enregistrer les résultats et effectuer le tour de toutes les paillasses.

Nous partageons ici l’économie de ce que nous avons appris et réalisé


comme analyses biologiques pendant notre séjour.

## A – Présentation de la Structure d’Accueil

### I. Historique

Le Centre Hospitalier Universitaire de Bogodogo, dernier né des hôpitaux de


3ème niveau de notre système de soins, a été d’abord appelé hôpital du
district. Ce dernier a remplacé l’ancien Centre Médical avec Antenne
Chirurgicale (CMA) du secteur 30. Il a une grande capacité d’accueil et
compte plusieurs services, don’t des services médicaux et des services
techniques.

### II. Situation Géographique

Le CHU de Bogodogo est implanté au secteur 51, côté Est du laboratoire


national de santé publique de Ouagadougou. Il est bâti sur une superficie de
plus de 7 hectares et s’étend sur deux sites : l’ex CMA du secteur (site B) et
le site nouvellement construit (site A).

### III. Organigramme de l’Hôpital

Le Centre Hospitalier Universitaire de Bogodogo est régi par un conseil


d’administration de onze membres :

- Direction des services médicaux et techniques

- Direction de la prospective hospitalo-universitaire et de la coopération

- Direction des soins infirmiers et obstétricaux

- Direction de la qualité

- Direction des ressources humaines

- Direction de l’administration et des finances

- Direction des services généraux et de la logistique

- Direction des marchés publics

- Direction du contrôle interne

- Direction de l’informatique, du système d’information et d’archivage en


santé

- Agence de comptabilité

### IV. Les Services Médicaux et Techniques


Les différents services médicaux et techniques comprennent :

- Anatomie et cytologie pathologiques

- Anesthésie-réanimation

- Cardiologie

- Chirurgie dentaire

- Consultations externes

- Gynécologie-obstétrique et médecine de reproduction

- Histologie-embryologie-cytogénétique et biologie de reproduction

- Laboratoire

- Imagerie médicale et radiologie interventionnelle

- Médecine interne, endocrinologie et maladies métaboliques

- Médecine légale

- Néphrologie-hémodialyse

- Neurologie

- Oncologie et hématologie clinique

- Ophtalmologie et exploration visuelle

- Oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale

- Orthopédie et traumatologie

- Pédiatrie

- Pharmacie hospitalière

- Rhumatologie

- Médecine physique et des adaptations

- Stomatologie, chirurgie maxillo-faciale et chirurgie plastique

- Urgences chirurgicales

## B – Le Laboratoire
### I. Localisation et Personnel du Laboratoire

Le laboratoire du CHU de Bogodogo est situé à quelques mètres de l’entrée


principale du site A, à côté gauche, voisin du service d’histo-embryologie et
faisant face à la pédiatrie. Il est dirigé par le Docteur Absetou Ky/Ba, médecin
biologiste, en collaboration avec les biologistes Dr. Nebie, Dr. Coulibaly, et Dr.
Konate.

Le laboratoire compte 17 technologistes biomédicaux supervisés par M.


Maiga Ousmane et son adjoint M. Condé T. Ils sont chargés de :

- Maintenir le matériel du laboratoire

- Effectuer les analyses dans toutes les disciplines

- Réaliser des examens courants et spéciaux

- Enregistrer les résultats obtenus et préparer les réactifs

- Encadrer les stagiaires et entretenir le matériel du laboratoire

Le laboratoire dispose également :

- D’infirmiers chargés des prélèvements d’échantillons, de la sécurisation des


prélèvements et de l’encadrement des stagiaires

- D’agents de réception responsables de la collecte des échantillons, de la


remise des résultats aux patients, de l’enregistrement des patients, et de
l’accueil et renseignement des patients

### II. Présentation des Locaux du Laboratoire

Le laboratoire du CHU de Bogodogo dispose de cinq sections principales :

- Section d’accueil et de prélèvement

- Section d’hématologie
- Section de parasitologie

- Section de biochimie

- Section de bactériologie

- Section de biologie moléculaire

### III. La Manipulation

Pendant notre séjour au CHU de Bogodogo, nous avons effectué des


manipulations de différents produits biologiques dans les sections
d’hématologie, de biochimie, de bactériologie et de parasitologie.

#### Section d’accueil et de prélèvement

**Matériels et consommables**:

- Gants en latex

- Conteneur pour objets pointus

- Corps vacutainer

- Seringues à aiguille

- Garrots

- Bandes adhésives

- Compresses

- Porte-tube

- Tubes

- Tampon alcool

**Technique de prélèvement sanguin**:

1. Une personne est chargée de recevoir le patient, d’identifier le type


d’examen et de choisir le tube correspondant.
2. Installer le patient et préparer le matériel de ponction.

3. Serrer le garrot environ 10 cm au-dessus du site de ponction.

4. Maintenir le bras incliné vers le bas et demander au patient de serrer le


poing.

5. Identifier le site de ponction à l’aide de l’index ou du pouce.

6. Désinfecter le site de ponction.

7. Tendre la peau pour immobiliser la veine et introduire l’aiguille dans la


veine d’environ 1 cm à un angle de 15 degrés avec le bras.

8. Introduire les tubes en suivant l’ordre et le volume de prélèvement des


tubes, puis homogénéiser si nécessaire.

9. Desserrer complètement le garrot, retirer l’aiguille, puis comprimer le site


de ponction à l’aide d’un coton.

10. Demander au patient d’appuyer sur le coton et de ne pas plier son bras.

11. Éliminer immédiatement l’aiguille dans un conteneur adapté et identifier


les tubes.

**Prélèvement vaginal**:

- **Conditions de prélèvements** :

- Ne pas être en période de menstruation

- Pas de toilette intime 48 heures avant le prélèvement

- S’abstenir de tout rapport sexuel 72 heures avant l’examen et avant toute


antibiothérapie

- **Matériels**: Spéculum, écouvillon, gants

- **Technique de prélèvement**:

1. La patiente est conduite en salle de prélèvements spéciaux et installée


en position gynécologique.

2. Introduire un spéculum stérile dans le vagin pour rendre le col de l’utérus


visible.

3. Prélever les sécrétions vaginales à l’aide de deux écouvillons par


grattage délicat, au niveau de l’endocol et de l’exocol.
#### Section d’Hématologie

La section d’hématologie est le lieu où sont réalisés les examens liés au sang
humain afin de détecter des anomalies et de surveiller l’état physiologique
des personnes malades ou saines.

**Prélèvement**:

- Les prélèvements sont effectués de 6h à 9h dans la salle de prélèvement.

- Le prélèvement se fait par ponction veineuse au niveau du pli du coude en


choisissant par ordre de préférence la veine médiane ou cubitale, céphalique
et basilique.

- Le prélèvement peut également se faire au niveau de la région dorsale de


la main.

- Les tubes utilisés contiennent comme anticoagulant l’EDTA (pour la NFS, le


groupage sanguin, et le taux de réticulocytes) ou le citrate (pour le taux de
prothrombine, le taux de céphaline activé et le taux de fibrinogène).

- Les échantillons prélevés hors du laboratoire sont reçus après contrôle,


attribués d’un numéro dans la continuité du registre des examens, et
acheminés dans la salle de manipulations pour les différents examens.

**Numération Formule Sanguine ou Hémogramme (NFS)**:

- L’hémogramme est utilisé pour dépister, explorer et suivre la plupart des


hémopathies. Ses indications sont nombreuses et dépassent largement le
cadre des pathologies hématologiques.

- Réalisé à partir d’un échantillon de sang prélevé par ponction veineuse et


recueilli dans un tube contenant un anticoagulant de type EDTA.

- La NFS est l’étude quantitative et qualitative des éléments figurés du sang


et est un examen automatisé.

- Au laboratoire du CHU-B, l’hématologie est réalisée à l’aide de l’automate


SYSMEX XN1000.
**Paramètres analysés sont les suivants :

- Globules blancs (GB)

- Globules rouges (GR)

- Hémoglobine (Hb)

- Hématocrite (Ht)

- Volume Globulaire Moyen (VGM)

- Teneur Corpusculaire Moyenne en Hémoglobine (TCMH)

- Concentration Corpusculaire Moyenne en Hémoglobine (CCMH)

- Indice de Distribution des Rouges (IDR)

- Plaquettes (Plt)

- Volume Moyen Plaquettaire (VMP)

- Taux de réticulocytes

- Indice de Distribution Plaquettaire (IDP)

- La formule leucocytaire

- Les cellules immatures

### Section de Biochimie

En biochimie, nous avons réalisé plusieurs tests visant à mesurer les


différentes substances chimiques et enzymes présentes dans les échantillons
biologiques. Voici un aperçu des manipulations effectuées :

#### Matériel et équipements

- Automates de biochimie (ex. : ARCHITECT PLUS I1000 SR)

- Tubes secs pour prélèvements


- Centrifugeuses

- Pipettes automatiques

- Réactifs spécifiques pour chaque type de test

#### Techniques de Biochimie

1. **Préparation des échantillons** :

- Les prélèvements sanguins sont centrifugés à 3500 tours/minutes


pendant 5 minutes pour obtenir du sérum.

- Le sérum est ensuite utilisé pour les différentes analyses biochimiques.

2. **Dosages enzymatiques et hormonaux** :

- Les dosages couramment effectués incluent la PSA (Antigène Spécifique


de la Prostate), la TSH (Thyroïdienne Stimulante Hormone), la BHCG
(Gonadotrophine Chorionique Humaine), et la FSH (Folliculo-Stimulante
Hormone).

3. **Techniques spécifiques** :

- Utilisation de kits réactifs spécifiques pour chaque analyse.

- Introduction des échantillons et réactifs dans l’automate.

- Lecture des résultats après traitement.

### Section de Bactériologie

La bactériologie implique l’isolement, l’identification et l’antibiogramme des


bactéries pathogènes présentes dans les échantillons cliniques.

#### Matériel et consommables


- Boîtes de pétri

- Milieux de culture (ex. : gélose au sang, gélose MacConkey)

- Écouvillons stériles

- Lames et lamelles

- Incubateurs

#### Techniques en Bactériologie

1. **Prélèvement et ensemencement** :

- Prélèvement d’échantillons biologiques (ex. : urine, expectoration, pus) à


l’aide d’écouvillons stériles.

- Ensemencement des échantillons sur les milieux de culture appropriés.

2. **Incubation et observation** :

- Incubation des boîtes de pétri à 37°C pendant 24 à 48 heures.

- Observation des colonies bactériennes et réalisation de tests


d’identification (ex. : Gram, catalase, coagulase).

3. **Antibiogramme** :

- Réalisation de tests de sensibilité aux antibiotiques pour déterminer le


traitement approprié.

### Section de Parasitologie

La parasitologie concerne l’étude des parasites et des maladies qu’ils


causent. Nous avons effectué divers examens pour détecter la présence de
parasites dans les échantillons biologiques.
#### Techniques en Parasitologie

1. **Examen direct** :

- Observation des échantillons de selles, sang ou urine au microscope pour


identifier les parasites.

2. **Techniques de concentration** :

- Utilisation de méthodes de concentration (ex. : flottation, sédimentation)


pour améliorer la détection des parasites dans les échantillons.

3. **Colorations spécifiques** :

- Application de colorations (ex. : coloration de Ziehl-Neelsen pour les


parasites acido-résistants) pour faciliter l’identification microscopique.

## Conclusion

Au terme de ce stage, nous ne pouvons que nous réjouir. En plus de nous


familiariser avec les appareils du laboratoire, nous avons acquis des
connaissances sur l’organisation et le fonctionnement d’un laboratoire ainsi
que sur les différents protocoles et techniques de diagnostic au laboratoire.
Ces pratiques ont renforcé nos connaissances théoriques et nous ont permis
de développer des compétences pratiques essentielles dans le domaine des
analyses médicales.

### Analyse des échantillons

Pour analyser les échantillons, il est crucial de vérifier que la quantité est
suffisante et qu’il n’y a pas de caillots. Ensuite, procédez comme suit :

1. Homogénéiser l’échantillon.
2. Cliquer sur :

- Menu

- Liste de travail

- Enregistrement (indiquer la position de l’échantillon sur le rack, l’examen


demandé, le numéro du bulletin du patient, son nom, prénom, âge, sexe, et
la structure hospitalière demandeuse)

3. Si plusieurs échantillons doivent être enregistrés, cliquer sur


“enregistrement continu”. Sinon, cliquer sur OK.

4. Cliquer sur “ana pasteur” et saisir le numéro du rack.

5. Cliquer sur démarrer.

6. Une fois l’analyse terminée, l’échantillon ressort de l’automate, signalé par


une lumière verte.

7. Sur l’ordinateur, aller sur “explore”, cliquer sur les premiers noms visibles,
puis sur “navigateur”, valider les résultats s’il n’y a pas d’irrégularités, et
enfin cliquer sur “émission” pour imprimer le résultat.

### Groupage sanguin

Le groupage sanguin peut se faire selon deux techniques : la méthode de


Beth-Vincent et celle de Simonin. Au laboratoire du CHU-B, seule la technique
de Beth-Vincent est utilisée.

#### Technique de Beth-Vincent

Cette méthode utilise des sérums tests de nature connue (anti-A, anti-B, anti-
AB) et des globules rouges inconnus.

**Rhésus**
Le système Rhésus, indépendant du système ABO, est le plus immunogène.
L’antigène D, présent chez 85% des individus (Rh+), est responsible de la
majorité des accidents. Les 15% de sujets Rh- ne montrent pas
d’agglutination avec le sérum anti-D.

**Mode opératoire**

1. Utiliser le sang total du patient.

2. Déposer quatre gouttes de sang sur une plaque.

3. Ajouter une goutte de sérum anti-A, anti-B, anti-AB et O sur chaque goutte
de sang.

4. Observer les résultats :

- Agglutination au niveau A et AB : groupe sanguin A.

- Agglutination au niveau B et AB : groupe sanguin B.

- Agglutination au niveau A, B et AB : groupe sanguin AB.

- Pas d’agglutination au niveau A, B et AB : groupe sanguin O.

- Agglutination au niveau D : Rh+.

- Pas d’agglutination au niveau D : Rh-.

### Distribution de produits sanguins

Les grands centres de santé disposent de banques de sang. Le laboratoire


demande les produits sanguins à la CNTS, qui assure la livraison. Le
technicien vérifie la compatibilité entre la poche de sang et le patient avant
la transfusion.

**Mode opératoire**

1. Centrifuger le sang du malade et recueillir le sérum.


2. Vérifier le groupage des poches et celui du malade.

3. Mélanger le sérum du malade avec celui du donneur.

4. Établir la compatibilité :

- Agglutination : incompatibilité.

- Pas d’agglutination : compatibilité.

### Vitesse de sédimentation

Le prélèvement se fait sur un tube long de 200 mm à bouchon noir


contenant du citrate de sodium. Après homogénéisation, le tube est placé
verticalement sur un support gradué. La hauteur de la colonne de plasma au-
dessus des hématies est relevée après 30 minutes et 1 heure.

**Valeurs normales**

- Homme : 3-7 mm

- Femme : 4-11 mm

- Enfants : 5-10 mm

- Nouveau-né : 1-2 mm

### Temps de saignement

Le temps de saignement évalue l’hémostase primaire et la tendance


hémorragique. Il consiste à pratiquer une incision d’un millimètre de
profondeur et un centimètre de longueur sous une pression de 40 mm Hg.

**Technique**
1. Mettre un brassard et régler la pression à 40 mm Hg.

2. Désinfecter la peau de l’avant-bras avec de l’alcool.

3. Réaliser l’incision.

4. Déclencher le chronomètre et absorber le sang toutes les 30 secondes.

5. Le temps de saignement normal est compris entre 4 et 8 minutes. Un


temps supérieur à 10 minutes indique une anomalie.

### Temps de coagulation

Le temps nécessaire pour qu’une petite quantité de sang se coagule permet


de dépister des anomalies majeures de la coagulation.

### Temps céphaline activateur (TCA)

Le TCA est utilisé pour surveiller les traitements de l’héparine et détecter des
anomalies en relation avec les facteurs XII, XI, VIII, X et V.

**Prélèvement**

1. Prélever sur tube citraté.

2. Centrifuger 15 minutes à 2500 g.

3. Réaliser le test dans les 3 heures suivant le prélèvement.

**Mode opératoire**

1. Mettre en marche l’automate SOLEA 100.

2. Enregistrer l’identifiant du patient.

3. Sélectionner le TCA.
4. Lancer le test.

5. Consulter les résultats et les noter sur le bulletin du patient.

## Service de Parasitologie

### Matériel utilisé

**Appareils**

- Centrifugeuse

- Microscopes optiques (Magnus, Olympus)

- Réfrigérateur (Sharp)

**Consommables**

- Seringues

- Gants

- Lames porte-objets

- Lamelles

- Lancettes

- Pipettes pasteur

- Tubes coniques

- Tubes à hémolyse

- Coton hydrophile

- Marqueurs

- Huile à immersion

**Réactifs**

- Colorants : May Grunwald, Giemsa, Fuschine, Bleu de méthylène


- Formol

- Chlorure de sodium

- Ether

- Alcool : Méthanol absolu, alcool acide

### Activités réalisées

Les examens réalisés en parasitologie incluent :

- Goutte épaisse/Frottis sanguin + densité parasitaire

- Examen parasitologique des selles (KOP)

- Test de la cellophane adhésive de Graham pour rechercher les œufs


d’oxyures

- Recherche de germes opportunistes

- Recherche spéciale d’ankylostome et d’anguillule

### Exemples d’examens réalisés

**Goutte épaisse**

1. Déposer une goutte de sang sur une lame.

2. Étaler le sang en une couche épaisse.

3. Laisser sécher.

4. Colorer et examiner au microscope.

**Examen parasitologique des selles (KOP)**


1. Prélever une petite quantité de selles.

2. Ajouter une solution de formol ou de chlorure de sodium.

3. Centrifuger et examiner le dépôt au microscope après coloration.

### Goutte épaisse / Frottis sanguin et densité parasitaire

#### Définition et principe

La goutte épaisse est une technique classique de diagnostic cytologique


spécifique du paludisme. Elle repose sur l’observation des formes
parasitaires libérées des hématies, permettant de dépister une parasitémie
minime grâce à la coloration du noyau et du cytoplasme par une solution de
Giemsa diluée au 1/10ème.

#### Prélèvement et confection

**Prélèvement**

Il existe deux modalités de prélèvement :

1. Ponction veineuse au pli du coude sur EDTA.

2. Prélèvement au doigt ou au talon :

- Désinfecter le doigt (de préférence le majeur) ou le talon avec de l’alcool


à 70°.

- Piquer avec une lancette stérile.

- Faire sourdre une petite goutte de sang et la toucher au milieu d’une


lame.

**Confection**

1. Déposer une goutte de sang au milieu d’une lame.


2. Appliquer le coin d’une deuxième lame au centre de la goutte.

3. Étaler la goutte de sang (défibrination) en tournant le coin de la lame


pendant environ 30 secondes, jusqu’à obtenir un diamètre d’environ 1 cm.

4. Numéroter la lame en marquant le numéro d’ordre du bulletin du patient


avec les lettres « H » ou « GE ».

5. Sécher la lame à l’air ambiant puis colorer sans fixation préalable.

#### Coloration et lecture des lames

**Coloration**

**Précautions :**

- Utiliser une eau de coloration don’t le pH est proche de la neutralité (eau


tamponnée).

- Filtrer le Giemsa avant son utilisation.

- Éviter que la pellicule argentée à la surface du colorant ne recouvre la


goutte épaisse.

- Vérifier les réactifs avant de colorer.

**Préparation de la solution de Giemsa :**

- Utiliser une solution commerciale de Giemsa prête à l’emploi, diluée au


1/10ème (1 volume de Giemsa pour 9 volumes d’eau distillée ou
tamponnée).

**Coloration des lames :**

1. Recouvrir toutes les lames avec du Giemsa dilué au 1/10ème.

2. Laisser agir pendant 15 à 20 minutes.

3. Laver les lames en les plongeant dans de l’eau tamponnée.

4. Égoutter les lames lavées.


5. Placer les lames pour séchage sur un support incliné, la face portant le
sang coloré en dessous pour les protéger des poussières de l’air.

**Observation :**

- Après la coloration, seules les globules blancs et les éventuels parasites


restent sur la lame.

- Les formes plasmodiales apparaissent réduites par rapport à leur taille sur
le frottis, les trophozoïtes peuvent être déformés et avoir perdu leur forme
en bague ou en anneau.

**NB :** Renouveler le colorant après 12 heures d’utilisation.

**Lecture des lames de la GE :**

**Qualité de l’étalement :**

- Une bonne goutte doit être de coloration uniforme sans aucune hématie
visible.

- Le fond doit permettre d’observer les parasites, ce qui suppose une


déshémoglobinisation préalable.

**Lecture proprement dite :**

1. Placer les lames de gouttes épaisses en position verticale sur le portoir de


lecture.

2. Placer une goutte d’huile à immersion sur la goutte épaisse.

3. Pivoter l’objectif x100 à immersion sur la partie sélectionnée.

4. Vérifier que la partie sélectionnée est de bonne qualité.

- Examiner toute la goutte épaisse avant de déclarer une recherche


négative. Si la déshémoglobinisation n’est pas parfaite, la partie
centrale peut être trop épaisse, rendant la détection des parasites
difficile. Dans ce cas, examiner les parties périphériques.

#### Détermination de la densité parasitaire

**Calcul de la densité parasitaire :**

Le comptage du nombre de parasites du paludisme est effectué et exprimé


en parasites visibles par microlitre de sang (n/µl).

**Procédure :**

1. Compter le nombre de parasites et le nombre de leucocytes sur 200


leucocytes comptés.

2. Compter tous les leucocytes du dernier champ même si l’on a atteint les
200 leucocytes.

3. Arrêter la lecture dès que l’on a compté 500 parasites, même si le chiffre
de 200 leucocytes n’est pas atteint.

4. Déterminer le nombre de leucocytes par microlitre de sang à l’aide d’un


analyseur d’hématologie. En l’absence d’analyseur, considérer une
leucocyturie de 8000 leucocytes par µL.

**Formule de calcul :**

\[ \text{Densité parasitaire} = \left( \frac{\text{Nombre de parasites


comptés}}{\text{Nombre de leucocytes comptés}} \right) \times \
text{Leucocytes/µL de sang} \]

Les gouttes épaisses doivent être lues par deux techniciens indépendants si
possible pour assurer la fiabilité des résultats.

### Limites de la goutte épaisse (GE)


La goutte épaisse, bien que technique de référence pour le diagnostic du
paludisme au Burkina Faso, présente certaines insuffisances :

- **Identification des espèces plasmodiales :** La goutte épaisse ne permet


pas de préciser l’espèce plasmodiale en cause.

- **Déshémoglobinisation :** Une déshémoglobinisation non parfaite rend


difficile la détection des parasites.

### Coprologie parasitaire

#### Examen parasitologique des selles « K.O.P »

##### Prélèvement

Le but est de rechercher les parasites présents dans le tube digestif et ses
annexes. Le prélèvement est effectué à domicile par le patient lui-même
avec des instructions claires. Les selles sont recueillies dans un récipient
propre, une petite quantité est mise dans un pot stérile à usage unique et
rapidement acheminée au laboratoire. Les prélèvements sont accompagnés
d’un bulletin d’examen dûment rempli.

##### Examen macroscopique

C’est la première étape obligatoire. Elle est effectuée immédiatement après


réception et enregistrement de l’échantillon. Cette étape consiste à décrire à
l’œil nu les caractéristiques physiques des selles :

- **Consistance des selles :**

- Selles liquides

- Selles semi-liquides

- Selles pâteuses (normal)


- Selles dures

- **Couleur des selles :**

- Selles brunâtres (normales)

- Selles noirâtres

- Selles jaunâtres

- Selles blanchâtres

- Selles verdâtres

- **Présence d’éléments non fécaux :** Glaire, sang, mucus, etc.

- **Présence de parasites adultes :** Larves, anneaux de ténia.

##### Examen microscopique

L’examen microscopique comprend deux étapes :

**Examen direct (selles fraîches)**

- **Objectifs :**

- Examen à l’état frais : Étudier la mobilité des formes végétatives des


protozoaires.

- Examen après coloration : Étudier la morphologie des kystes des


protozoaires, les œufs et les larves d’helminthes.

- **Préparation de l’étalement :**

- **Examen direct de selles non diluées :** Convient pour les selles liquides
ou glaire-sanguinolentes. On prélève un fragment à plusieurs endroits, on le
dépose sur une lame propre, et on le recouvre d’une lamelle. La lecture se
fait à l’objectif x10 pour repérer les parasites et x40 pour les identifier.

- **Examen direct de selles diluées :** Convient pour les selles dures. On
dépose une goutte d’eau physiologique sur une lame porte-objet, on prélève
un fragment de selle, on réalise un mélange homogène, puis on recouvre de
lamelle. La lecture se fait à l’objectif x10 puis x40.

- **Examen direct après coloration :** Consiste à faire un étalement sur une
goutte de Lugol, recouvrir de lamelle et observer au microscope à l’objectif
x10 puis x40. But : différencier les kystes d’amibes.

**NB :** Au CHU Yalgado Ouédraogo, seul l’examen à l’état frais est réalisé.

**Examen après concentration**

- **Objectifs :**

- Séparer les parasites des débris fécaux.

- Réunir dans un faible volume les éléments parasitaires initialement


dispersés.

- **Technique utilisée au CHU-B :** Méthode de flottation par la


technique de Willis.

- **Concentration des selles par la technique de Willis :**

- **Réactifs :** Solution saturée de NaCl à 25%.

- **Principe :** Les selles sont diluées dans une solution don’t la densité est
supérieure à celle des éléments parasitaires, lesquels se rassemblent dans le
film superficiel.

- **Réalisation :**

- Diluer 2g de selle dans une solution de NaCl à 25% dans un tube à


hémolyse à moitié plein.

- Compléter le volume restant de la solution de NaCl pour remplir le tube.

- Déposer une lamelle sur la solution de NaCl.

- Décoller la lamelle après 15 minutes, la déposer sur une lame porte-objet


pour la lecture.
### Section de bactériologie

Cette unité diagnostique les infections bactériennes, oriente le traitement et


suit son évolution. Différents milieux biologiques sont analysés : sang, LCR,
urines, selles, pus, prélèvements vaginaux, etc. La démarche diagnostique
est essentielle, rigoureuse, depuis le prélèvement jusqu’à l’interprétation des
résultats.

#### Examen cytobactériologique des selles : Coproculture

**Indications :** Diarrhée épisodique, selles dysentériformes, fièvre typhoïde,


douleurs abdominales.

**Prélèvement :**

- Recueillir les selles dans un récipient stérile, de préférence au laboratoire.

- Si recueilli à domicile, acheminer immédiatement au laboratoire ou


conserver à 4°C une nuit au maximum. Utiliser un milieu de transport si le
délai est dépassé.

- Le prélèvement doit être effectué avant toute antibiothérapie sinon


observer une fenêtre thérapeutique de 48h à 72h.

- Les échantillons sont réceptionnés de 7h à 12h.

**Examen macroscopique :**

- Consistance : liquide, semi-liquide, pâteuse, moulée, dure.

- Couleur : brunâtre, verdâtre, jaunâtre, blanchâtre.

- Aspect : présence de sang, mucus, glaire.

**Examen microscopique :**


- Réalisation de l’état frais pour détecter leucocytes, hématies, levures,
certains parasites, flore bactérienne, forme et mobilité des bactéries.

**Mise en culture et identification :**

- Ensemencer systématiquement sur gélose Hektoën, bouillon


d’enrichissement (Kauffman), incuber pendant 4-8h puis repiquer sur gélose
SS. Incuber à 37°C pendant 18-24h.

- Pour enfants de moins de 2 ans : ajouter gélose EMB pour la recherche d’E.
coli.

- Selon les résultats microscopiques, ajouter milieu Sabouraud pour la


recherche des levures.

### Conclusion du rapport de stage

Au cours des deux mois passés au sein du laboratoire du CHU-B, nous avons
eu l’opportunité de mettre en pratique nos connaissances théoriques, ce qui
a grandement enrichi notre expérience tant sur le plan social
qu’académique. Nous avons pu participer activement à diverses analyses
microbiologiques, en apprenant les procédures et les techniques de
diagnostics utilisées au laboratoire.

Nous avons également eu l’occasion de travailler en étroite collaboration


avec les techniciens et les responsables du laboratoire, ce qui nous a permis
de comprendre l’importance de la rigueur et de la précision dans la
réalisation des analyses. Le stage nous a permis de découvrir et de maîtriser
différentes méthodes de diagnostic, telles que la coproculture, l’examen
cytobactériologique des urines, l’hémoculture et l’examen du liquide
céphalo-rachidien.

Grâce à l’encadrement et aux conseils prodigués par les professionnels du


laboratoire, nous avons pu atteindre les objectifs que nous nous étions fixés.
Nous tenons à exprimer notre gratitude aux autorités du CHU-B pour leur
accueil et leur soutien tout au long de cette période. Un remerciement
particulier est adressé au responsible du laboratoire et à ses adjoints pour
leur disponibilité et leur engagement envers un travail bien fait. Enfin, nous
remercions l’ensemble du personnel du laboratoire pour leur collaboration et
leur disponibilité à partager leurs connaissances et expériences dans le
domaine des analyses biologiques.

Ce stage a été une expérience extrêmement positive et enrichissante, qui


nous a permis de consolider notre formation théorique par une pratique
concrète et de nous préparer efficacement à notre future carrière
professionnelle dans le domaine de la biologie médicale.

Le document que vous avez fourni présente une vue d’ensemble détaillée du
Centre Hospitalier Universitaire Pédiatrique Charles de Gaulle (CHUP-CDG),
avec un accent particulier sur le service des laboratoires et les activités de
prélèvement. Voici une synthèse et quelques points d’amélioration pour le
texte :

**INTRODUCTION**

Dans le cadre de notre formation, nous avons effectué un stage au Centre


Hospitalier Universitaire Pédiatrique Charles de Gaulle (CHUP-CDG) pour
mettre en pratique les connaissances acquises théoriquement.

**I. PRÉSENTATION GÉNÉRALE**

1. **Situation géographique**

Le CHUP-CDG est situé au 979, boulevard des Tensoba, secteur 28 de


Ouagadougou, à l’intersection du boulevard des Tensoba et du boulevard
Charles de Gaulle. Il fait partie du dispositif sanitaire urbain de Ouagadougou
et a pour mission de fournir des soins de qualité aux enfants de 0 à 15 ans
sans discrimination. L’hôpital dispose d’un laboratoire moderne d’analyses
médicales situé dans l’anneau central, côté Nord, entre le Poste de
Commandement (PC) médical et l’unité de consultation externe.

2. **Organigramme du CHUP-CDG**

Le CHUP-CDG est régi par un conseil d’administration et possède une


Direction générale comprenant :

- Direction de l’Hospitalisation et de la Qualité des Soins

- Direction de la Prospective Hospitalo-universitaire et de la Coopération

- Direction des Services Généraux

- Direction des Ressources Humaines (DRH)

- Direction de l’Administration des Finances (DAF)

- Agence Comptable

La Direction de l’Hospitalisation et de la Qualité des Soins est subdivisée en


plusieurs services, don’t les plus pertinents pour notre stage sont :

- Service de la Pédiatrie Médicale

- Service de la pharmacie

- Service d’Imagerie Médicale

- Service des laboratoires

3. **Présentation des locaux**

Le laboratoire d’analyses médicales est situé entre le poste de


commandement et l’unité de consultation externe. Il comprend :

- Une salle d’accueil

- Une salle d’attente

- Une salle de prélèvement


- Une salle pour la biochimie et l’immunologie-sérologie

- Une salle pour la bactériologie-parasitologie

- Une section d’hématologie

- Une section de biologie moléculaire

- Bureaux pour le chef de service et le surveillant d’unité

- Une salle de stérilisation

- Un magasin

- Un vestiaire

4. **Équipement et matériel de laboratoire**

Le laboratoire est équipé de matériels modernes pour chaque spécialité :

- **Biochimie** : Automates (Konelab, i-sens, BS200, Minicapsebia),


centrifugeuse, réfrigérateurs médicaux

- **Immunologie** : Chaînes Élisa, fascount, mini VIDAS, etc.

- **Bactériologie** : Bactalert, hotte à flux laminaire, étuves, autoclaves,


microscopes, réfrigérateurs, etc.

- **Hématologie** : Appareil Sysmex, Stago, microscope

- **Parasitologie** : Microscope, anse de platine

**II. SECTION ACCUEIL ET PRÉLÈVEMENT**

1. **Activités réalisées à l’accueil**

L’accueil, géré par deux agents en rotation, est responsible de :

- L’accueil des patients

- La saisie et l’enregistrement des examens


- La réception et l’étiquetage des échantillons

- La création de dossiers

- La remise des résultats

- La gestion des appels téléphoniques

Les échantillons sont accompagnés de bulletins d’examens et sont étiquetés


avant d’être répartis dans les sections pour analyse. Les patients hospitalisés
bénéficient de certains examens gratuits.

2. **Prélèvement**

La salle de prélèvement est équipée de :

- Salle de toilette

- Paillasse avec robinet et lavabo

- Table médicale

- Trois fauteuils pour prélèvement

Les prélèvements sont réalisés par une infirmière et deux techniciens de 7


heures à 11 heures pour les patients externes, incluant les ponctions
veineuses et capillaires.

**Ponction veineuse**

- **Matériel** : Seringue, garrot, gants, coton, alcool à 70%, tubes sous vide

- **Mode opératoire** :

- Poser un garrot sur l’avant-bras

- Repérer les veines, désinfecter la zone

- Effectuer la ponction avec une seringue


- Distribuer le sang dans les tubes

- Mélanger les échantillons destinés à l’hématologie

Cette synthèse peut servir de base pour un rapport de stage plus détaillé ou
d’autres présentations. Vous pouvez ajuster selon les exigences spécifiques
ou ajouter des détails pertinents.

**IV- La section parasitologie (suite)**

### 4- Recherche de Plasmodium dans le Sang

Le paludisme reste une problématique majeure en Afrique. La recherche de


Plasmodium, responsible du paludisme, est souvent réalisée par des
techniques microscopiques traditionnelles comme le frottis sanguin et la
goutte épaisse, colorées au Giemsa.

#### **Procédure de Prélèvement et Analyse :**

**1. Prélèvement :**

- **Méthode Capillaire :**

- **Matériel :** Gant, coton, alcool à 70°, vaccinostyle.

- **Mode opératoire :**

- Désinfecter le bout du doigt avec un coton imbibé d’alcool à 70° et


laisser sécher.

- Presser le doigt et piquer d’un coup sec.

- Recueillir la première goutte de sang sur un coton.

- Déposer deux gouttes de sang sur une lame porte-objet pour réaliser un
frottis et une goutte épaisse.

- Nettoyer le doigt avec un coton après prélèvement.


**2. Réalisation des Échantillons :**

- **Frottis Sanguin :**

- Étendre une goutte de sang sur une lame avec une autre lame pour
obtenir une couche cellulaire fine. Laisser sécher et colorer au Giemsa.

- **Goutte Épaisse :**

- Recueillir une grande goutte de sang sur une lame, l’étaler en une
épaisseur uniforme. Colorer également au Giemsa. Cette méthode permet de
visualiser les parasites dans un volume plus important de sang, augmentant
ainsi les chances de détection.

**3. Analyse Microscopique :**

- **Frottis :** Examiner à l’objectif x100 pour identifier les formes intra-
érythrocytaires des parasites.

- **Goutte Épaisse :** Observer à l’objectif x1000 pour une meilleure


concentration des parasites. Les formes de Plasmodium seront visibles dans
les érythrocytes ou dans le champ de la goutte épaisse.

**4. Interprétation des Résultats :**

- **Identification des Parasites :**

- **Plasmodium falciparum :** Formes de gamétocytes en croissant, ou


schizontes dans les globules rouges.

- **Plasmodium vivax :** Parasites plus larges avec une forme de “raie”
dans les globules rouges.

- **Plasmodium malariae :** Parasites de petite taille souvent en forme de


“bandes” dans les globules rouges.

- **Plasmodium ovale :** Parasites avec une forme en “oeuf” dans les
globules rouges.

#### **Intérêt du Diagnostic :**


La détection précoce et précise du Plasmodium permet une prise en charge
rapide et efficace du paludisme, essentielle pour éviter les complications
graves et réduire la mortalité. La technique microscopique reste un standard
de référence malgré l’émergence de tests rapides.

#### **Problèmes Potentiels :**

- **Techniques Incorrectes :** Prélèvement inapproprié ou mauvaise


préparation des échantillons peuvent mener à des résultats faussement
négatifs ou incorrects.

- **Interférences :** La présence de parasites en faible concentration ou de


formes atypiques peut compliquer l’identification.

En résumé, le laboratoire du CHUP-CDG dispose des équipements et


techniques nécessaires pour effectuer des analyses parasitologiques et
fournir des diagnostics précis sur les infections parasitaires, avec un souci
constant d’améliorer la qualité des soins.

### 5- Recherche de Bacilles Acido-Alcoolo-Résistants (BAAR)

La recherche de BAAR est essentielle pour diagnostiquer la tuberculose et


est réalisée au CHUP-CDG dans les échantillons tels que les crachats, les
liquides d’aspiration bronchique, et les liquides d’épanchement. Voici les
détails du processus.

#### **Matériel et Réactifs :**

- **Matériel :**

- Anse de platine

- Flamme de bec Bunsen

- Bavettes

- Gants

- Bac à sable
- Bac de coloration

- Microscope optique

- Lames

- **Réactifs :**

- Solution de Fuchsine phéniquée

- Solution de Bleu de Méthylène

- Solution d’alcool-acide

#### **Prélèvements :**

- **Conditions :** Le prélèvement doit être réalisé avant toute


antibiothérapie (ou le traitement doit être suspendu), à jeun, dans l’heure
suivant le lever du patient.

- **Préparation :** Expliquer au patient qu’il doit produire du mucus


bronchique et non de la salive. Faire rincer la bouche à l’eau stérile si le
prélèvement se fait au laboratoire.

- **Recueil :**

- Les crachats doivent être recueillis dans des pots stériles à large
ouverture.

- Les liquides d’aspiration ou d’épanchement doivent être recueillis dans


des tubes à hémolyse stériles.

- Noter l’identité du patient sur les échantillons.

#### **Examen Macroscopique :**

- **Observation :** Évaluer l’aspect du crachat (mucopurulent,


sanguinolent, salivaire) avant de réaliser le frottis.

#### **Réalisation du Frottis :**

1. **Préparation :**
- Utiliser une anse de platine pour étaler un échantillon de deux
centimètres sur un centimètre de crachat sur une lame porte-objet.

- Laisser le frottis sécher à l’air libre puis fixer à la flamme.

2. **Coloration :**

- **Fixation :** Recouvrir le frottis avec une solution de Fuchsine phéniquée


filtrée et chauffée jusqu’à émission de vapeur pendant cinq minutes.

- **Rinçage :** Jeter le colorant et rincer le frottis à l’eau du robinet.

- **Décoloration :** Décolorer avec une solution d’alcool-acide, rincer à


l’eau du robinet.

- **Contre-coloration :** Recouvrir le frottis d’une solution de Bleu de


Méthylène filtrée pendant une minute.

- **Rinçage final :** Rincer avec de l’eau du robinet et laisser sécher à l’air
ambiant.

#### **Lecture au Microscope :**

- **Observation :** Examiner au microscope optique à l’objectif 100X à


immersion. Les résultats doivent être exprimés en nombre de BAAR
pour 100 champs, par champ, ou en croix.

**Note :** La qualité de la coloration est cruciale pour une lecture correcte.
Éviter les dépôts de colorant qui pourraient gêner l’observation des BAAR.

La précision dans le processus de coloration et de lecture est essentielle pour


assurer un diagnostic fiable des infections par Mycobacterium tuberculosis.

### VI – La section biochimie

La biochimie clinique joue un rôle crucial dans le diagnostic, la surveillance


des traitements, et les essais cliniques. Lors de notre stage au CHUP-CDG,
nous avons pu observer les différentes méthodes de manipulation et de
fonctionnement des appareils utilisés dans cette section, qui partage la
même surface de travail que la section immunologie. La supervision est
assurée par un pharmacien toxicologue, et quatre techniciens prennent en
charge les tâches techniques.

#### 1. Les Activités Réalisées

Les examens effectués incluent :

- **Paramètres biochimiques :** Urée, glucose, créatinine, acide urique.

- **Enzymes :** Amylases, transaminases (ASAT et ALAT).

- **Ions :** Bicarbonates, calcium, magnésium, sodium, potassium, chlore.

- **Lipides :** Cholestérol total, HDL, LDL, triglycérides.

- **Autres tests :** Bilirubine, phosphatases acides et alcalines,


électrophorèse des protéines et de l’hémoglobine, protéines urinaires de 24
heures, pH urinaire.

#### Appareillage-Matériel

- **Automates :** Konélab 20, BS 200 (en panne), I-sens.

- **Électrophorèse :** MINICAP Sebia.

- **Autres :** Centrifugeuse, micropipettes, tubes et cupules.

#### 2. Réalisation des Examens

Le Konelab K20 est l’appareil principal utilisé. Les activités de la section


incluent :

- Nettoyage des paillasses.

- Vérification des réactifs.

- Démarrage et calibration de l’automate.

- Exécution des tests et nettoyage post-analyse.


**Principe du Konelab K20 :** Il permet une analyse automatique avec une
cadence jusqu’à 200 tests par heure. Les échantillons sont mesurés pour leur
absorbance dans une cuvette après incubation.

#### a. Les Substrats

Les substrats sont dosés par la méthode colorimétrique, utilisant le


spectrophotomètre pour mesurer l’intensité de la couleur générée par la
réaction enzymatique. Exemples : dosage du glucose par glucose oxydase.

#### b. Les Enzymes

L’activité enzymatique est mesurée en unités internationales (UI). Les tests


comprennent l’ASAT, l’ALAT, et autres. Exemple : dosage des transaminases
par la réduction de l’acide cétonique.

#### c. Les Ions

L’analyse des ions se fait avec l’I-SENS pour Na+, K+, Cl-, et d’autres, tandis
que le Konelab 20 est utilisé pour le magnésium, le calcium, et les
bicarbonates.

#### d. Électrophorèse de l’Hémoglobine

Le test sépare les différentes fractions de l’hémoglobine par migration


électrophorétique sur un gel. Cette méthode permet une analyse qualitative
et quantitative des fractions.

#### e. Autres Examens

Divers autres tests peuvent être réalisés en fonction des besoins et des
demandes spécifiques.

### 4. Difficultés Rencontrées

- **Équipements :** Le BS 200 est en panne, limitant les capacités d’analyse.


- **Organisation :** L’espace partagé avec l’immunologie crée des
contraintes d’organisation du travail.

- **Réactifs :** Problèmes de rupture fréquente et péremption.

### 5. Suggestions

- **Réparation et Maintenance :** Réparer le BS 200 pour éviter les


interruptions de service.

- **Espace de Travail :** Aménager ou étendre l’espace de travail pour une


meilleure organisation.

- **Gestion des Réactifs :** Améliorer la gestion des stocks de réactifs pour
éviter les ruptures et péremptions.

### Synthèse du Rapport de Stage en Biochimie et Bactériologie

#### I. Biochimie

**Exemples d’Examens Réalisés**

- **Analyse du glucose et des protéines urinaires** : Réalisée avec des


bandelettes réactives de type Albutix, utilisant des réactions enzymatiques
pour obtenir des résultats colorimétriques.

- **Dosage des protéines** : Utilisation de la technique de Rivalta pour


différencier les épanchements inflammatoires des épanchements
mécaniques.

**Technique de Rivalta**

1. Mélange d’acide acétique et d’eau distillée dans un verre à pied.

2. Dépôt d’une goutte d’épanchement à la surface.

- **Réaction positive** : Formation d’un disque blanc ou bleuâtre indiquant


une origine inflammatoire.
- **Réaction négative** : Absence de flocon, suggérant une origine
mécanique.

**Difficultés Rencontrées**

- Pannes d’appareils, ruptures de réactifs, et coupures de courant.

- Problèmes de prélèvements : insuffisants, mal identifiés, hémolysés, ou mal


acheminés.

- Manque d’eau distillée.

**Suggestions d’Amélioration**

- Former du personnel en maintenance préventive et curative des appareils.

- Améliorer la gestion des réactifs et des prélèvements.

- Installer un groupe relais pour le support des appareils.

- Acquérir un nouvel appareil de distillation.

#### II. Bactériologie

**Rôle et Processus**

- **Isolement et identification** : Crucial pour le diagnostic bactérien. Peut


inclure des méthodes de diagnostic sérologique lorsque l’agent infectieux est
difficile à isoler.

- **Phases du Diagnostic Bactériologique** :

- **Pré-analytique** : Prescription, choix de l’échantillon, modalités de


prélèvement.

- **Analytique** : Diagnostic direct et indirect.

- **Post-analytique** : Validation et interprétation des résultats.

**Examens Réalisés**
- Coproculture, uroculture, hémoculture, examen de pus et de liquides
d’épanchement, et d'autres analyses spécifiques (ex : recherche
d’adénovirus).

**Appareillage et Matériel**

- BACTALERT 3D 60, hottes à flux laminaire, étuves, autoclaves,


microscopes, réfrigérateurs médicaux, congélateurs, etc.

**Prélèvements et Conditions**

- **Selles** : Pot propre et stérile.

- **Urines** : Première urine du matin ou après une période de rétention.

- **Gorge, pus** : Effectués selon des protocoles spécifiques.

**Activités Réalisées**

1. **Réception et Enregistrement** : Les prélèvements sont enregistrés avec


des informations essentielles comme l’âge du patient et les détails cliniques.

2. **Analyse Cytobactériologique** :

- **Examen macroscopique et microscopique** : Observation de l’aspect,


couleur, consistance et présence de germes ou anomalies.

- **Coloration de Gram** : Technique de coloration pour identifier les


bactéries.

- **Culture et Identification** : Isolement, identification et conservation des


bactéries. Utilisation de milieux de culture et techniques de coloration.

Ces processus permettent une analyse approfondie des échantillons


biologiques et sont essentiels pour un diagnostic précis et rapide.

### Protocole de Réalisation des Examens en Bactériologie

**1. Coproculture**
**Définition :**

La coproculture est l’analyse des selles visant à isoler les bactéries


responsables des infections intestinales et des diarrhées.

**Étapes de Réalisation :**

1. **Réception et Préparation :**

- Réceptionner les échantillons de selles dans des pots stériles.

- Enregistrer les échantillons avec les informations nécessaires (nom, âge,


date et heure du prélèvement, etc.).

2. **Préparation de l’Inoculum :**

- Prélever une petite quantité de selles avec une spatule stérile.

- Diluer les selles dans une solution saline ou un bouillon de culture, si


nécessaire.

3. **Ensemencement :**

- Réaliser l’ensemencement sur des milieux de culture appropriés comme


la gélose MacConkey, la gélose Salmonella-Shigella, ou d’autres milieux
sélectifs en fonction des germes suspects.

- Étaler les échantillons en utilisant une anse stérile ou par étalement en


“stries” pour isoler les colonies.

4. **Incubation :**

- Incuber les boîtes de pétri à 37°C pendant 18 à 24 heures en atmosphère


aérienne.

- Observer la croissance des colonies et noter les caractéristiques


macroscopiques.
5. **Identification :**

- Réaliser des tests biochimiques et des colorations pour identifier les


bactéries isolées (ex. : test de l’indole, test de l’uréase).

6. **Interprétation des Résultats :**

- Comparer les colonies isolées avec les caractéristiques des souches


connues pour identifier les pathogènes.

**2. Uroculture**

**Définition :**

L’uroculture est l’examen bactériologique des urines pour identifier les


agents pathogènes responsables des infections urinaires.

**Étapes de Réalisation :**

1. **Réception et Préparation :**

- Recevoir les échantillons d’urines dans des contenants stériles.

- Noter les détails nécessaires et préparer les échantillons pour l’analyse.

2. **Préparation de l’Inoculum :**

- Diluer l’échantillon d’urine si nécessaire.

3. **Ensemencement :**

- Ensemencer la gélose McConkey ou d’autres milieux sélectifs.

- Utiliser la méthode de dilution pour ensemencer les milieux.


4. **Incubation :**

- Incuber les échantillons à 37°C pendant 18 à 24 heures.

5. **Identification :**

- Identifier les colonies en utilisant des tests biochimiques appropriés.

**3. Hémoculture**

**Définition :**

L’hémoculture est l’analyse du sang pour isoler les bactéries responsables


des infections sanguines.

**Étapes de Réalisation :**

1. **Réception et Préparation :**

- Préparer les échantillons de sang en utilisant des flacons d’hémoculture.

2. **Ensemencement :**

- Introduire le sang dans des flacons contenant des milieux de culture


liquidien.

3. **Incubation :**

- Incuber les flacons à 37°C dans un incubateur automatisé tel que le


BACTALERT 3D 60.

4. **Identification :**

- Vérifier les signaux d’infection dans l’incubateur et procéder aux tests de


confirmation pour identifier les bactéries.
**4. Examen du Pus et des Liquides d’Épanchement**

**Définition :**

Analyse des échantillons de pus et de liquides d’épanchement pour identifier


les infections bactériennes.

**Étapes de Réalisation :**

1. **Réception et Préparation :**

- Recevoir les échantillons et les préparer pour analyse.

2. **Préparation de l’Inoculum :**

- Préparer les échantillons pour ensemencement.

3. **Ensemencement :**

- Ensemencer les milieux de culture appropriés.

4. **Incubation :**

- Incuber les milieux à 37°C.

5. **Identification :**

- Identifier les colonies isolées à l’aide de tests biochimiques.

**5. Protocole Général pour les Examens Bactériologiques**

1. **Préparation des Milieux de Culture :**


- Dissoudre les milieux déshydratés dans l’eau distillée, stériliser et couler
dans des boîtes de pétri.

2. **Conservation des Souches :**

- Conserver les souches dans des cryotubes à -30°C ou -80°C.

3. **Saisie et Validation des Résultats :**

- Saisir les résultats informatiquement, vérifier et interpréter les résultats


avant leur transmission.

Chaque étape doit être réalisée avec soin pour garantir des résultats précis
et fiables.

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