Fiabilisation de l'eau potable en milieu rural
Fiabilisation de l'eau potable en milieu rural
International
de l'E a u
Elodie Roger
Marie Raczynski
Jean-Claude Prost
Elie Elmurr
Février 2002
RESSOURCES 3
• Problèmes rencontrés................................................................................................................... 3
• Mise en place d’un périmètre de protection.................................................................................. 4
Phase 1 : bilan, diagnostic........................................................................................................... 4
Phase 2 : préparation de la DUP ................................................................................................. 4
Phase 3 : mise en œuvre des préconisations de la DUP ........................................................... 4
• Autres solutions............................................................................................................................. 4
TRAITEMENTS 4
• Détermination de la qualité de l’eau brute .................................................................................... 5
• Traitements spécifiques ................................................................................................................ 5
Turbidité ....................................................................................................................................... 5
Nitrates ......................................................................................................................................... 5
Pesticides .................................................................................................................................... 5
Qualité bactériologique ................................................................................................................ 6
• Traitement des boues : voir annexe 3 .......................................................................................... 7
• Cas des sites isolés : application des énergies renouvelables à la potabilisation et à l’épuration
des eaux........................................................................................................................................... 7
LES RESEAUX 7
• Caractéristiques des réseaux en milieu rural ............................................................................... 8
• Le développement bactériologique dans le réseau : origine et solutions .................................... 8
• Autres problèmes rencontrés ....................................................................................................... 9
Absence de maillage suffisant..................................................................................................... 9
Baisse de pression .................................................................................................................... 10
Problème du plomb.................................................................................................................... 10
•Solutions contre les fuites ............................................................................................................ 10
Réhabilitation-réparation............................................................................................................ 10
Renouvellement ......................................................................................................................... 10
POSSIBILITES DE FINANCEMENT 12
• Partenaires .................................................................................................................................. 12
Le F.N.D.A.E.............................................................................................................................. 12
Les Agences de l’Eau ................................................................................................................ 12
Les Conseils Généraux ............................................................................................................. 12
• AUTOFINANCEMENT SOLIDAIRE................................................... Erreur ! Signet non défini.
• Cas particuliers des réseaux ...................................................................................................... 13
VERS UNE MEILLEURE GESTION DU SERVICE EAU POTABLE14
•Sollicitations des services d'assistance du Conseil Général....................................................... 14
• Personnel communal chargé de l'exploitation ............................................................................ 14
• Le recours à un prestataire privé ................................................................................................ 15
• Le prix de l'eau, vers un prix plus juste ...................................................................................... 15
• La mise en commun des moyens de plusieurs petites communes ........................................... 15
• Conseils d'exploitation................................................................................................................. 15
Conclusion…………………………………………………………………………………………………..15
Annexes……………………………………………………………………………………………………..16
Sources…………………………………………………………………………………………………….. 21
2
Introduction
En 1995, le taux de desserte en eau potable de la population rurale française était de 98.32 % (soit
24 640 743 hab.). Afin d’améliorer la qualité et la quantité de la ressource, les collectivités
diversifient de plus en plus leurs points d’eau en créant de nouveaux captages, principalement en
eaux souterraines. En effet les collectivités rurales doivent faire face à des problèmes particuliers
du fait de leurs caractéristiques géographiques, techniques et financières.
Cette synthèse non exhaustive se veut suffisamment précise pour fournir des pistes de réflexion
aux divers acteurs de l’eau plus particulièrement en milieu rural.
Nous détaillerons les ressources exploitées et les traitements utilisés pour permettre le respect des
normes en vigueur. Puis nous expliciterons les problèmes rencontrés dans les réseaux et
présenterons les solutions à mettre en œuvre. Nous poursuivrons par les possibilités de
financement des investissements. Nous terminerons par des conseils pratiques pour une meilleure
gestion du service de distribution d’eau potable.
RESSOURCES
Plusieurs types de ressources sont disponibles à l’échelle du territoire. Ces ressources sont plus
ou moins fiables selon leur localisation, leur utilisation, leur environnement amont et les
précautions prises pour en sauvegarder la qualité.
En 1995, 93.6% des captages alimentant les communes rurales étaient souterrains soit 75.8% des
volumes distribués. [1]
En théorie, cette ressource est de meilleure qualité car elle est mieux protégée que les eaux
superficielles. Cependant, seulement 10% des captages possédaient en 95 un périmètre de
protection.
Avec l’évolution des pratiques agricoles, l’usage intensif de nitrates, de produits phytosanitaires et
l’épuration insuffisante des eaux usées, la qualité des eaux souterraines est de plus en plus remise
en cause.
• PROBLEMES RENCONTRES
- Pollution des eaux souterraines par les pesticides : en Loire-Bretagne (LB), plus de la moitié des
mesures dépassent la norme fixée à 0.1µg/l pour les triazines. [2] Une enquête nationale menée
en 1990 par le Ministère de la Santé sur la présence de pesticides dans les ressources en eau
potable révélait que 30% des mesures étaient supérieures à la norme européenne de 0.1µg/L par
substance individualisée. [3]
- Pollution des eaux brutes par les nitrates : dépassement de la norme pour 5% des points d’eau et
9% des volumes prélevés en 95. Les régions particulièrement touchées sont la Bretagne, le Centre
et le Poitou Charente. [1]
- Pollution bactériologique : 20% des points d’eau présentent des dépassements permanents ou
répétés des normes bactériologiques de potabilité. [1]
- Eutrophisation et turbidité des eaux superficielles entraînant une grande variabilité au niveau de
la qualité de l’eau brute (pH, teneur en oxygène, matières en suspension (MES), matières
organiques, fer, manganèse, ammoniaque…)
- Défaillances liées à l’ouvrage de captage : par méconnaissance des conditions de
fonctionnement et par manque d’entretien, les problèmes généraux rencontrés au niveau d’un
captage se trouvent amplifiés : tels que le colmatage mécanique, physico-chimique ou
bactérien (colmatage progressif du massif de graviers entourant la crépine) ou l’ensablement par
exploitation excessive ou inadaptée du captage. [4]
Ces problèmes sont d’autant plus importants en milieu rural du fait des moyens financiers et
techniques limités, et du nombre élevé de points de prélèvement rendant la protection de ces
captages plus difficile et plus lourde.
3
Afin de résoudre ces problèmes, l’exploitant peut envisager un traitement ou adapter et moderniser
les filières de traitement existantes ce qui augmenterait le coût de traitement de l’eau et la
technicité de l’installation. Il serait toutefois préférable d’effectuer un travail en amont visant à
protéger la ressource.
Cette procédure de protection est d'abord une obligation réglementaire qui s'impose à la
collectivité maître d'ouvrage de par la loi sur l'eau du 03/01/1992.
Ceci consiste à rassembler tous les éléments qui permettent de définir la protection à savoir les
risques de pollution, l’hydrogéologie, l’analyse de l’eau brute, l’utilisation des terrains environnants.
C'est à ce niveau que l'hydrogéologue agréé, en charge du dossier, constitue un avant-projet de
définition des périmètres de protection et des travaux de mise en conformité.
Parallèlement il est judicieux de dresser un bilan de l'approvisionnement en eau.
A partir de l'avis de l'hydrogéologue, les services de l'Etat vont entreprendre un certain nombre de
démarches et déclarations visant l'obtention d'une DUP. Pour la conduite de cette procédure et le
montage des dossiers, différentes organisations existent : prestataire privé, conseil général,
groupe de pilotage départemental réunissant les différents services de l'Etat concerné (MISE) ainsi
que l'agence de l'eau qui suit et veille à l'avancement des procédures.
• AUTRES SOLUTIONS
Afin de résoudre un problème spécifique (nitrates par exemple : voir annexe 1), il est envisageable
de mettre en place un plan d’action à long terme.
En présence d’une ressource de mauvaise qualité, plutôt que d’envisager un traitement coûteux il
est parfois possible de réaliser une dilution avec une eau de meilleure qualité. Cela peut être
réalisé grâce au maillage avec un autre réseau utilisant une eau d’origine différente.
Une autre alternative est l’exploitation d’une nouvelle ressource.
TRAITEMENTS
On dénombrait en 1995, 10 529 stations assurant une capacité de production de 10 034 932 m3/j,
dont 35% présentaient une insuffisance d’équipement. Dans la majorité des cas, les collectivités
se satisfont d’une simple désinfection.
Le traitement des micropolluants organiques est en forte progression et occupe maintenant une
place non négligeable dans le parc d’installation, celui des nitrates demeure encore très modeste.
Il est à noter que 28 stations de traitement sont dotées des dernières techniques de traitement par
procédés à membranes, pour une capacité de production de près de 50 000 m3/j [1].
4
• DETERMINATION DE LA QUALITE DE L’EAU BRUTE
Pour déterminer la qualité de l’eau, plusieurs distributeurs d’eau se sont engagés sur la voie de la
certification ISO 9002 pour faire progresser les méthodes mais aussi les moyens mis en œuvre
pour atteindre une fiabilité maximale sur la qualité de l’eau distribuée (GODFROY et MARTIN -
1996). Les stratégies d’échantillonnage des programmes de vérification de la qualité des eaux
distribuées sont précisées dans la circulaire du 15 mars 1991 (MONTIEL et WELTE – 1995). Dans
le cas des réseaux ruraux essentiellement ramifiés, il faut analyser l’eau à la sortie des stations de
production, des réservoirs de stockage, au centre des villages et dans les conduites sur les
antennes les plus éloignées.
On se trouve confronté à un problème d’optimisation. Il faut définir le nombre de contrôle selon le
coût spécifique rapporté au m 3. [7]
• TRAITEMENTS SPECIFIQUES
Selon la qualité de l’eau brute, il est nécessaire d’envisager divers traitements afin de respecter
des normes de qualité (voir détail des normes en annexe 2).
Turbidité
Nitrates
Il existe aussi l’osmose inverse qui reste cependant marginale en dénitrification des eaux potables
(utilisée essentiellement pour le dessalement).[8]
Pesticides
5
Le nom générique de pesticides désigne différents produits de traitement tels les herbicides,
insecticides, fongicides, raticides et rodenticides.
Qualité bactériologique
En matière de désinfection, nous distinguons les procédés suivants visant à détruire les
microorganismes :
En matière de désinfection, les techniques de filtration sur membrane (ultrafiltration) sont adaptées
aux situations de fortes variabilités de la turbidité (en liaison directe avec la bactériologie), dans les
cas où la simple chloration s'avère insuffisante (cas des nappes phréatiques, et des nappes en
milieu karstique). Dans ces conditions, la filtration sur membrane présente l'avantage de ne pas
nécessiter d'intervention particulière lors des variations de turbidité et d'assurer une eau traitée de
qualité invariante. Ce procédé retient toutes les particules de l'ordre de 0,01 µm (taille des
bactéries de 0,2µm à 10µm, taille des virus de 0,01µm à 0,1µm) mais cette solution reste
onéreuse.
6
Avantages Inconvénients
- ne modifie pas la qualité physico-chimique - possibilité de baisse de la production en cas de
de l'eau très forte turbidité ou de concentration importante
- pas de dosage de réactif chimique en matières organiques
-élimine une partie des matières organiques - système automatisé mais complexe qui
- qualité de l'eau traitée sensiblement nécessite un personnel exploitant bien formé
invariante - pertes d'eau dues aux rétro-lavages
- peu ou pas de nécessité d'intervention du - bâtiment d'exploitation nécessaire
personnel lors des variations de l'eau brute
Une désinfection finale après le traitement d'ultrafiltration reste le plus souvent nécessaire, surtout
si le réseau est long, les temps de séjours dans les réservoirs élevés, et le réseau de mauvaise
qualité. La demande en chlore est cependant réduite (diminution des consommations de chlore) et
la formation de sous-produits générateurs de goût fortement limitée. [5]
Cela suppose que l’installation possède au moins une décantation ou une filtration. [9]
En milieu rural les zones de production d'eau potable sont parfois isolées géographiquement.
L'alimentation électrique, compte tenu de l'éloignement, n'est pas toujours facile et les coûts
peuvent être parfois élevés. L'utilisation d'énergies renouvelables peut alors constituer une solution
rentable. En effet les coûts du raccordement au réseau pour des puissances < à 18 kW sont de
l’ordre de : 747 € HT/m si la distance au réseau est < à 30 mètres.
15 € HT/m à rajouter jusqu'à 200 mètres.
30 € HT/m à rajouter au-delà et jusqu'à 700 mètres.
27 439 €HT/km pour une distance > à 700 mètres.
Le tableau suivant présente les techniques de production d’électricité utilisant des énergies
renouvelables et les coûts correspondants :
7
LES RESEAUX
Le milieu rural est caractérisé par les longueurs importantes de tuyaux, conséquence de la faible
densité des habitations.
Il est intéressant de noter que le rendement d’un réseau en milieu rural est inférieur à 60 % avec
un indice de perte linéaire inférieur à 2 m 3/j/km et environ 85 % en milieu urbain avec un indice de
perte linéaire supérieur à 10 m 3/j/km. [12]
Plusieurs raisons expliquent cela. Tout d’abord les longueurs du réseau par unité d’habitant
desservi ou par unité de volume distribué sont supérieures en milieu rural : l’exposition aux fuites
est plus importante. Ensuite, le coût important du renouvellement n’est pas toujours compatible
avec le budget des communes ou des syndicats. Enfin le retour sur investissement est plus long
en milieu rural.[13]
L’eau potable est non stérile. Les traitements qu’elle subit (décantation, désinfection) diminuent la
quantité de germes présents dans l’eau brute. Les procédés physico-chimiques classiques ne
permettent pas d’assurer avec fiabilité une élimination totale des microorganismes.
De plus, il existe diverses voies d’entrées dans le réseau. L’eau peut être contaminée au niveau du
réservoir, au niveau de fuites et de retours d’eau mais aussi lors des interventions. En effet, lors de
la réparation ou du renouvellement du réseau, une désinfection (chloration poussée) est alors
nécessaire pour éviter une pollution microbiologique de l’eau.
Lors d’une contamination, on observe le développement d’un biofilm de nature hétérogène, c’est à
dire aussi bien organique (bactéries, virus) qu’inorganique (sédiments, produits de corrosion). Ce
développement nécessite la présence de zones de dépôts ou de décantation. Des niches
écologiques se développent et permettent en conditions d’anaérobiose la croissance de bactéries
générant de la corrosion. Par contre l’absence de lumière évite le développement algal, la teneur
en éléments nutritifs est inférieure aux besoins des champignons et des levures et les virus
pathogènes pour l’homme ne peuvent se reproduire dans le réseau.
La dégradation de la qualité est notable lors d’une augmentation brutale de la demande. Ceci
entraîne l’arrachage du biofilm et la remise en suspension des dépôts.
8
Pour conserver la qualité microbiologique de l’eau, il est plus facile de prévenir le développement
du biofilm par la diminution des nutriments, par une qualité du matériau utilisé limitant l’ancrage du
biofilm et par une diminution de la flore circulante par les oxydants résiduels. Une opération de
nettoyage peut aussi se révéler nécessaire pour éliminer les dépôts.
La diminution du temps de séjour notamment au niveau des points singuliers du réseau évite la
corrosion et les dépôts si la vitesse de l’eau dans les conduites est supérieure à 0.1 m/s.
Les moyens curatifs de nettoyage des réseaux de nature physique sont des racleurs ou l’envoi
d’un mélange air-eau dans le réseau. Les moyens chimiques utilisés sont les détergents et les
désinfectants à des concentrations élevées.
L’augmentation inconsidérée de la teneur en chlore n’est pas viable, car ceci entraîne des
problèmes de corrosion, un risque de formation de TOX (Total Organic Halid) et THM
(Trihalométhanes), la production de composés sapides responsables du goût de l’eau, ainsi
qu’une autoprotection du biofilm.
Il est souhaitable de délivrer une eau légèrement entartrante pour éviter la corrosion de la
conduite. En cas d’eau trop douce, c’est à dire agressive, des traitements de rééquilibrage de l’eau
peuvent être envisagés.
Le tableau ci-dessous récapitule les origines de la dégradation de l’eau potable dans les réseaux
et leurs conséquences :
9
• AUTRES PROBLEMES RENCONTRES
Les réseaux sont souvent ramifiés ce qui entraîne une moindre sécurité de l’approvisionnement en
eau par comparaison aux réseaux ramifiés en milieu urbain qui garantissent la continuité du
service.
Baisse de pression
La fourniture d’une pression constante et suffisante chez l’abonné est rendue plus difficile en
milieu rural du fait de la longueur importante du réseau, d’un diamètre de conduite plus faible et
de la topographie hétérogène qui entraîne des variations de pression au niveau des réseaux et
donc une grande vulnérabilité aux intrusions dans le réseau. [14]
Problème du plomb
Le remplacement des branchements en plomb concerne les services qui se sont développés avant
1960. Ce sont les services urbains qui sont principalement touchés. Les services ruraux sont plus
rarement concernés et totalisent une part très réduite du coût global mais l’impact est pour eux
beaucoup plus sensible sur le budget car les logements sont souvent individuels ce qui signifie
plus de branchements par famille qu’en milieu urbain pour un volume vendu généralement plus
faible. An niveau des communes touchées, on totalise 50% de branchements publics en plomb soit
10% du total des branchements ruraux. Une nouvelle directive approuvée par le Conseil de l’Union
Européenne en 1998 a révisé le niveau des normes sur la base de recommandations publiées par
l’OMS en 1994. A compté de la date de publication de cette directive, la norme passe de 50 à 25
µg/l dans un délai de 5 ans, et à 10µg/l dans un délai de 15 ans. Cette norme est applicable au
robinet.
Coût de remplacement du branchement en milieu rural: 760 € dont 530 pour la canalisation. [15]
Réhabilitation-réparation
Le chemisage consiste à introduire dans l’ancienne conduite d’une gaine en matériau composite
verre-résine revêtue d’un film intérieur et parfois extérieur. On peut procéder à un chemisage
ponctuel au droit de joints fuyards. :
DN 100 à 200 : de 61 à 183 € HT/m DN 200 à 500 : de 152 à 381 € HT/m
Afin de réhabiliter les revêtements intérieurs, on procède à une projection d’un produit adhérent à
la surface intérieure de l’ancien ouvrage (ciment, peinture époxydique…).
DN 60 à 150 : de 30 à 91 € HT/m DN 300 à 500 : de 61 à 76 € HT/m
(Prix indicatif d’octobre 94) [13]
Renouvellement
La phase historique de construction des réseaux est achevée même si localement il subsiste des
populations isolées non desservies. On aborde aujourd’hui une phase de maturité avec
l’apparition d’une charge nouvelle : le renouvellement des réseaux. L’union des Industries et
Entreprises de l’Eau et de l’Environnement estime que environ ¼ du « patrimoine réseau » en
France remonte à l’avant guerre (1939). Dans les départements, les plus touchés, la
reconstruction après guerre a paré au plus pressé au détriment parfois de la solidité. Les services
ruraux desservent un territoire étendu et leurs recettes, fruit de la vente d’eau sont insuffisantes
pour couvrir pleinement l’entretien courant et l’amortissement du réseau. De plus, les limites de
vétusté sont souvent atteintes ou le seront dans les 15 ans à venir. Il faut donc songer à
l’accélération du rythme des travaux de renouvellement. Le problème posé révèle le manque de
10
collectivités distributrices qui ont pris les dispositions préparant la réalisation et le financement des
travaux de renouvellement.[16]
Le renouvellement des réseaux est un paramètre crucial de la distribution en milieu rural. Il est
inéluctable, cher et doit être programmé afin qu’il se réalise dans les meilleures conditions
techniques et économiques. Il est nécessaire (et très possible) d’étaler les travaux de
renouvellement suivant un programme pluriannuel, plutôt que d’attendre les ruptures génératrices
potentielles de gros dégâts.
Aussi nous allons maintenant aborder la démarche qui précède les travaux de renouvellement. Un
certain nombre d’éléments sont tout d’abord nécessaires.
- Connaissance du réseau :
Cela passe par un diagnostic de l’état du réseau qui est souvent le point du départ d’une
compagne de renouvellement. Il permettra de préciser et de localiser les zones de renouvellement.
Techniquement, le diagnostic s’opère par l’intermédiaire de camions autonomes équipés de
corrélateur acoustique. Le coût du diagnostic (camion + opérateur) s’élève à 534 €/j. D’autres
techniques sont utilisables comme les amplificateurs mécaniques, électroniques, l’étude des débits
nocturnes.
On complète ces renseignements par la connaissance du matériau, de la position, du linéaire, du
diamètre, de l’âge. En milieu rural les collectivités responsables de la distribution d’eau potable ont
souvent une connaissance inexacte et non actualisée du réseau et de son état de vétusté. Dans le
cas de service en gestion déléguée les exploitants améliorent la connaissance et la maîtrise des
installations mais la prise en charge du renouvellement n’est pas une règle générale.
La connaissance du fonctionnement hydraulique du réseau, c’est à dire la connaissance des
volumes mis en distribution, des volumes facturés à l’usagé et des volumes non comptabilisés
permettra d’établir des rendements au niveau du réseau et de préciser les zones de fuites. La
réalisation d’analyse de débit sur les compteurs généraux de distribution (lorsqu’il existe) est
nécessaire, ainsi que l’évolution des caractéristiques de l’eau distribuée.
Il faut connaître aussi l’historique des interventions sur le réseau.
Il faut noter qu’en milieu rural l’augmentation des débits pour la lutte contre l’incendie passera par
la mise en place de réserves supplémentaires, ceci afin d’éviter les stagnations dans le réseau et
le développement du biofilm.
Une fois ces éléments réunis, l’établissement d’un programme de renouvellement consistera à
établir un ordre théorique de renouvellement. Cette première ébauche devra être chiffrée en tenant
compte des procédés les mieux adaptés. Les prévisions ainsi obtenues seront confrontées aux
possibilités de financement de la collectivité et des aides qu’elle pourra envisager d’obtenir.
Le tableau ci-dessous synthétise les possibilités d’emploi de différents procédés selon l’incident :
11
procédés Substitution Tubage Chemisage Revêtement
incidents Continu Discontinu intérieur
Corrosion interne Oui Selon Non Non Non
Corrosion externe Oui Oui Oui Non Oui
Corrosion interne Oui Oui * Non Non
profonde
Fuites sur joint Oui Oui Oui Oui Non
ruptures Oui Selon Non Non Non
*Le renforcement de la structure apporté par un procédé partiellement structurant doit compenser
la perte de la résistance enregistrée par la conduite sous l’effet de la corrosion interne.
Les réseaux coûtent cher (de 75 € à 230 € par mètre) mais ils durent longtemps. La collectivité
devra donc les amortir, c’est à dire constituer chaque année une dotation permettant de maintenir
l’état général de son réseau en renouvelant les parties abîmées. La difficulté réside dans l’absence
de connaissance sur la durée de vie du réseau. [13]
POSSIBILITES DE FINANCEMENT
• PARTENAIRES
Pour son service d’eau la commune a des partenaires qui la conseillent et surtout l’aide à financer
ses investissements.
Le F.N.D.A.E
Le Fond National pour le Développement des Adductions d’Eau est un fond de solidarité existant
entre les communes urbaines et rurales. Il contribue à limiter la disparité des prix de l’eau. Ses
missions sont multiples :
- Permettre l’allègement de la charge des annuités supportées par les collectivités locales réalisant
des adductions d’eau potable dans les communes rurales.
- Attribuer des subventions en capital pour l’exécution des travaux d’alimentation en eau potable et
assainissement dans les communes rurales.
- Octroyer des prêts pour le financement des travaux d’alimentation en eau potable.
Ses attributions sont affectées aux communes par les conseils généraux. [12]
Elles sont six, réparties sur chacun de nos grands bassins versants. Leur première action est
financière : leurs dépenses apparaissent sous la forme de subventions à l’investissement. Elles
aident entre autre les communes à financer des investissements destinés à améliorer les
ressources. Elles financent aussi la bonne gestion via les services d’appui techniques à l’eau
potable (SATEP). Comme pour le FNDAE, les agences ont établi avec la majorité des conseils
généraux des partenariats de financement pour les communes rurales.
Les agences de l’eau ont, depuis la loi sur l’eau de 1992, un rôle de mise en place des politiques
de protection des ressources au niveau du bassin. Elles préparent les schémas directeurs
d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) et aident à la mise en place des schémas
d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) au niveau des rivières.
Enfin, les Agences de l’Eau ont acquis un rôle de conseil aux maîtres d’ouvrage qui leur permet de
diffuser sur le terrain de façon homogène et active des techniques et des bonnes pratiques en
matière de gestion des services publics liés à l’environnement. [12]
12
Les Conseils Généraux
Ils constituent le troisième organisme de financement des services d’eau à travers leur mission
d’aménagement du territoire. Il intervient de façon concertée avec le FNDAE et les Agences de
l’Eau dans le cadre de programmes pluriannuels. [12]
• AUTOFINANCEMENT SOLIDAIRE
Dans le cas de la Vendée, les travaux de renouvellement sont financés à 100% par le prix de l’eau
unique et la péréquation totale des charges.
Lorsqu’il est géré à l’échelle départementale, l’autofinancement a un sens particulier, puisque son
bénéfice n’est pas pour un service donné, ni direct ni automatique. Certains services pourront par
moment trouver élevé le coût de la solidarité. Ce serait méconnaître les avantages procurés par
ces différents systèmes :
- Une sécurité à long terme contre l’apparition de besoins de renouvellement non prévus.
- Des gains que les services ne pourraient réaliser individuellement, tels les gains liés à un
moindre recours à l’emprunt, aux économies d’échelle, ou à l’accès aux placements de trésorerie.
- Un meilleur lissage dans le temps de l’incidence du renouvellement sur le prix de l’eau, et donc
un allègement de la contrainte politique liée à ce prix. [16]
Le financement du renouvellement est à considérer sous un angle différent qu’il concerne une
commune rurale ou une grande agglomération. La politique de gestion diffère et les conséquences
de son financement, notamment sur le prix de l’eau, également. Au niveau des communes rurales
les moyens de financement sont divers (autofinancement, emprunt, contrat d’affermage,
subvention du FNDAE, de l’agence de l’eau, du département des régions, de la Communauté
Européenne).
En 1989, 61.5% des investissements des communes rurales en matière de distribution d’eau
potable (579 millions d’euros) étaient financés en majorité par l’emprunt et un peu par
l’autofinancement, 38.5% proviennent donc des subventions.
Ces coûts sont parfois très lourds à l’échelle d’une commune, et il convient d’en assurer
l’amortissement. La durée de l’amortissement préconisée par les conduites d’eau potable est de
30 à 40 ans. Néanmoins l’âge n’est pas un facteur absolu de renouvellement et il convient de
réaliser celui-ci à un bon escient. En effet un renouvellement insuffisant (cela semble être le cas
très souvent) entraînera à terme des risques accrus de dysfonctionnement (ainsi que des pertes
en eau potable, une possible altération de la qualité de l ‘eau) alors qu’un renouvellement non
justifié entraînera des charges financières inutiles et importantes.
L’exemple schématique ci-après donne une idée de ces charges :
13
Périodicité moyenne de 30 ans 40 ans 50 ans 100 ans
renouvellement
Réseau urbain 0.38 €/m 3 0.29 €/m 3 0.23 €/m 3 0.11 €/m 3
Réseau rural 0.6 €/m 3 0.43 €/m 3 0.35 €/m 3 0.18 €/m 3
On notera que le calcul repose sur une totale prise en charge des coûts par l’augmentation du prix
de l’eau (non prise en compte des subventions). Même si on peut lui reprocher son caractère
simpliste, ce calcul a le mérite de montrer l’importance économique de la question de
renouvellement. [17]
L’augmentation de la part de l’autofinancement est une nécessité car les services ruraux sont très
souvent endettés.
Ainsi, les annuités de remboursement des emprunts constituent plus de 30% du prix de l’eau. Ceci
traduit le fait que les emprunts ont un coût réel très élevé.
Les emprunts ont été motivés de la part des gestionnaires des services ruraux pour éviter
l’augmentation du prix de l’eau et l’accumulation de réserves financières oisives. De plus le
recours à l’emprunt permet une mobilisation rapide de capitaux.
Cependant le caractère prévisible, régulier et durable du renouvellement devrait permettre de
l’autofinancer. L’autofinancement, qui est la part du financement générée par les recettes
d’exploitation, est encouragé dans le nouveau cadre comptable issu de la loi de décentralisation
du 1er janvier 1992.
Par ailleurs une instruction intitulée M49 oblige l’individualisation budgétaire, sauf dans le cas de
régies pour une population inférieure à 3000 habitants où le budget eau potable peut être intégré
dans le budget général. Ceci permet de mettre en évidence les déséquilibres budgétaires et de
rendre plus lisible le coût réel du service eau potable. [16]
La gestion du service d'eau potable est sans aucun doute un élément décisif de l'amélioration.
Voici un certain nombre de recommandations visant à faciliter cette gestion.
Le tableau suivant détaille le coût de la gestion de l'alimentation en eau potable d'une commune
isolée.
Population desservie 100 500 1000 2000 4000
Nombre de jours à consacrer à l'exploitation 22 54 91 153 225
Coût de la main d'œuvre en €/j 91 91 122 122 122
Coût de la main d'œuvre en €/an 2002 4914 11102 18666 27450
Coût total de l'exploitation en €/an 5031 12409 27654 46680 68694
Volume consommé en m3/an 5500 27400 54800 109500 219000
Impact sur le prix de l'eau en €/m3 0.91 0.46 0.50 0.43 0.32
L'impact sur le prix de l'eau inclut la main d'œuvre, le matériel et les fournitures nécessaires à
l'exploitation et le financement des travaux sur les installations d'adduction d'eau potable.
Les impacts sur le prix de l'eau sont à comparer par exemple au prix moyen de 2,41 €
sur le bassin RMC (en 1998). Ce prix comprend:
- une part eau potable : 1,16 € (0,88 € en 1992)
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- une part assainissement :0,77 €
- les taxes et redevances : 0,48 €
On constate que selon ces hypothèses, on peut occuper un fontainier à plein temps (225 jours par
an) à partir de 4000 habitants. En dessous les communes devront envisager soit de se regrouper
(intercommunalité), soit de confier d'autres tâches à la personne chargée d'exploiter les
installations d'eau potable (assainissement, déchets).
Les associations de communes pour cumuler 225 jours de travail dans l'année :
Le recours à un emploi jeune peut constituer une solution. Le coût résiduel de l'emploi jeune avec
les aides (aide de l'état de 14 484 € par an pendant 5 ans avec possibilité de subvention de
l'agence de l'eau) est modéré durant les cinq premières années. Ceci permet d'envisager une
hausse progressive du prix de l'eau de façon à atteindre un budget d'équilibre au bout de 5 ans et
ainsi pérenniser ce poste.
Il est parfois souhaitable de faire appel aux sociétés privées pour des prestations ponctuelles
spécifiques (nettoyage de réseaux) ou des tâches plus régulières (entretien des appareils de
traitement de l'eau), voir pour des prestations plus étendues.
Souvent le prix de l'eau est trop faible en milieu rural et ne permet pas de faire face aux dépenses
d'investissement et de fonctionnement. Il semble nécessaire d'aller vers une évolution du prix de
l'eau en corrélation avec le coût réel du service.
Plusieurs départements (Bas-Rhin, Haute Garonne, Ariège, Isère, les Landes, le Nord, la
Charente-Maritime…) ont mis sur pied des structures d'entretien et d'exploitation des réseaux
communaux ou syndicaux d'eau potable. Il s'agit soit de services du Conseil Général, soit plus
généralement de syndicats départementaux qui proposent aux communes adhérentes des
prestations de services et pour certains même, des contrats d'affermages.
Plus localement l'intercommunalité permet l'utilisation en commun d'un personnel d'exploitation.
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• CONSEILS D'EXPLOITATION
CONCLUSION
Nous avons vu que l’alimentation en eau potable en zone rurale est assez délicate. Nous sommes
confrontés à divers problèmes au niveau des ressources, des traitements et des réseaux, que se
soient d’origine naturelle, technique et surtout économique.
Il faut trouver des ressources d’eau brute convenables pour l’alimentation en eau potable
nécessitant le minimum de traitement et situées à une distance raisonnable des consommateurs. Il
est nécessaire d’assurer la protection des ressources contre les différents types de pollution
surtout les nitrates et les pesticides.
La mise en œuvre de traitements nécessite une main d’œuvre qualifiée. En milieu rural, la densité
de population est relativement faible, les coûts d’investissement en ce qui concerne la construction
des stations de potabilisation et les réseaux ainsi que les frais de personnel sont énormes par
rapport à la quantité d’eau fournie.
Le réseau doit être surveillé de manière à limiter la dégradation de la qualité de l’eau pendant son
transit et tout particulièrement limiter les sources de contamination que sont les fuites et les
ruptures.
La résolution de la partie économique du problème nécessite souvent un regroupement de
communes afin de faire des économies d’échelles permettant l’embauche de personnel
suffisamment qualifié et le renouvellement ou la réparation du réseau sans souffrir d’une
augmentation excessive du prix de l’eau.
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ANNEXE 1
Plutôt que d'envisager à terme un traitement coûteux et de haute technicité, il convient d'intervenir
en amont de façon à restaurer ou maintenir la qualité de l'eau.
Les moyens de lutte, visant à protéger les captages contre la pollution diffuse par les nitrates, sont
plus ou moins lourds et contraignants et devront être adaptés aux objectifs. Ils ont tout intérêt à
être coordonnés par un plan d'action.
Elle correspond en général à l'ensemble du bassin d'alimentation du captage que l'on souhaite
protéger. Ce diagnostic hydrologique se fera avec le concours des hydrologues et hydrogéologues
des services chargés de la gestion de l'eau (Diren, DDASS, DDAF, agence de l'eau, BRGM…)
Il convient aussi de réaliser un diagnostic des pratiques agricoles (bilan sur l'azote), mais aussi de
ne pas négliger d'autres formes de gestion des sols qui pourraient présenter des risques de
pollutions.
Cela peut-être par exemple la gestion des boisements ou des peupleraies.
Une fois ce diagnostic réalisé un ensemble de mesures peuvent réduire ou supprimer les risques
de pollutions :
- Les aménagements : Haies, fossés, talus, chenaux et bandes enherbés.
- Modifier les pratiques agricoles : réduction de la fumure azotée, couverture des sols durant
l'hiver, limitation de l'utilisation de certaines fumures, de fertilisants organiques, maintien de
certaines prairies permanentes et conversion des terres arables en herbages.
- Boisement et conversion en espaces naturels non boisés
La loi sur l'eau de 1992 impose la création, dans un groupement de sous bassins ou dans un
sous bassin correspondant à une unité d'hydrographique ou à un système aquifère, d'un schéma
d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE). L'objectif est de permettre une gestion
collective, équilibrée et durable de la ressource en eau.
La loi sur l'eau du 16/12/1964 et du 03/01/1992 imposent la détermination de périmètre de
protection de points de prélèvements, d'ouvrages ou de réservoirs d'eau destinés à l'alimentation
en eau potable.
La directive nitrate.
Les installations classées.
Dispositifs incitatifs :
L'opération ferti-mieux
L'achat et/ou l'échange amiable de terres
L'utilisation du "gel obligatoire" à des fins de protection de captages.
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ANNEXE 2
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ANNEXE 3
Pour le traitement des boues produites par les stations de potabilisation il y a plusieurs procédés
dont leurs coûts d’investissement sont affichés dans le tableau suivant :
40 115 475
Elimination en
réseau
d’assainissement et 42950 55550 133850
station d’épuration
Lagunage
28680 41580 140850
Coût
Lits de séchage d’investissement(€)
62670 74800 188500
Sacs filtrants
TYPAR 131260 154470
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ANNEXE 4
La pose sous tranchée est la mise en œuvre d’une nouvelle canalisation sans ouverture de
tranchée à l’écart de l’existante.
Les tubages consistent en l’insertion, dans l’ancienne conduite, par passage ou traction d’une
nouvelle canalisation.
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ANNEXE 5
- du captage
Tâches Fréquences
Nettoyage Aussi souvent que nécessaire pour assurer
une propreté permanente
Visite de contrôle Au minimum 1 fois/semaine (1 personne)
Visite des abords 1 fois/mois
Nettoyage complet 2 fois/an (2 personnes de préférence pour
des raisons de sécurité)
Entretien du périmètre immédiat et contrôle 1 à 2 fois/an
des servitudes éventuelles
- des réservoirs
Tâches Fréquence
Visite de la chambre des vannes 1 fois/semaine (1personne)
Manœuvre des vannes (dégrippage) Minimum 2 fois/an
Vidange et nettoyage Minimum 1 fois par an et chaque fois qu'il y a
eu risque de contamination (2 personnes de
préférence pour des raisons de sécurité)
- du traitement de désinfection
Tâches Fréquence
Contrôle du matériel et des produits Minimum 1 fois par semaine (1 personne),
désinfection chimique: titre des solutions, plus en cas d'orage ou d'épisode climatique
réglage des pompes doseuses… exceptionnel
désinfection UV: intensité des lampes UV,
nombre d'heures de fonctionnement…
Nettoyage 1 fois par mois
- de la station de pompage
Tâche Fréquence
Visite du local des pompes 1 fois/semaine
Nettoyage de la bâche de reprise Minimum 1 fois par an et chaque fois qu'il y a
eu risque de contamination (2 personnes de
préférence pour des raisons de sécurité)
Tâche Fréquence
Relevé des compteurs généraux 1 fois/mois
Entretien des équipements de régulation 2 fois/an (2 personnes si les équipements
(réducteurs, stabilisateurs de pression), sont situés dans des regards)
nettoyage des boîtes à boues
Entretien des compteurs 2 fois/an
Manœuvre des vannes, ventouses, poteaux Minimum 1 fois/an (1personne)
d'incendie (dégrippage), purge de réseau
Désinfection des conduites Après travaux de réparation sur le réseau
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Sources
[1] F.N.D.A.E. Situation de l’alimentation en eau potable et de l’assainissement des communes
rurales en 1995. Synthèse nationale.
[3] Agence de l’Eau Seine Normandie. Application de l’extraction en phase solide sur cartouche
couplée à la chromatographie en phase gazeuse, au pré-traitement et à l’analyse des pesticides
chlorés dans les ressources en eau. Décembre 1999.
[5] Agence de l’Eau RMC. Qualité bactériologique de l’eau distribuée en zone rural. Les rencontres
de l’Agence de l’Eau. 1999.
[6] Ministère de l’agriculture et de la pêche et ministère de l’environnement. L’élu face aux nitrates.
Protection des captages. Comment lutter contre le pollution diffuse d’origine agricole. Octobre
1994.
[7] F.N.D.A.E. La dégradation de la qualité de l’eau potable dans les réseaux. Documentation
technique hors-série N°12. 1998.
[9] Agences de l’Eau. Traitement par procédés rustiques des boues des usines de production
d’eau potable. 1994
[12] A.M.F La commune et l’eau potable. Du captage à l’usager, comment améliorer la gestion du
service. Editions Foucher, 1999.
[13] F.N.D.A.E Le renouvellement des réseaux d’eau potable. Document technique N°10. 1994
[14] C.E.M.A.G.R.E.F. Renforcement optimum des réseaux d’adduction d’eau potable en zone
rurale. Méthodes d’avant-projet. La houille blanche N°1. 1998
[15] Agence de l’Eau Seine Normandie. Le plomb et la nouvelle directive eau potable. Enjeux et
propositions d’intervention pour les agences. Mars 2000.
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Résumé
Summary
In rural area, the freshwater adduction suffers from resources problems and lack of money
concerning treatments and networks. We expose the problems faced by the water supervisors, and
some solutions to consider in order to improve the quality at the tap.
Mots clés:
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