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Fiabilisation de l'eau potable en milieu rural

Le document traite de la fiabilisation de l'eau potable en milieu rural, en abordant les ressources disponibles, les traitements nécessaires et les problèmes rencontrés dans les réseaux d'eau. Il souligne l'importance de la protection des captages et présente des solutions techniques et financières pour améliorer la qualité de l'eau. Enfin, il propose des recommandations pour une gestion efficace du service d'eau potable, en tenant compte des spécificités des collectivités rurales.

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Fiabilisation de l'eau potable en milieu rural

Le document traite de la fiabilisation de l'eau potable en milieu rural, en abordant les ressources disponibles, les traitements nécessaires et les problèmes rencontrés dans les réseaux d'eau. Il souligne l'importance de la protection des captages et présente des solutions techniques et financières pour améliorer la qualité de l'eau. Enfin, il propose des recommandations pour une gestion efficace du service d'eau potable, en tenant compte des spécificités des collectivités rurales.

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Office

International
de l'E a u

Aide à la fiabilisation de l’eau potable en milieu


rural
Aspects techniques et financiers

Elodie Roger
Marie Raczynski
Jean-Claude Prost
Elie Elmurr

Février 2002

OFFICE INTERNATIONAL DE L'EAU


Service National d'Information et de Documentation sur l'Eau
(SNIDE)
15 RUE Edouard Chamberland
87065 LIMOGES CEDEX
Tèl.: 05 55 11 47 47 Fax: 05 55 11 47 48
E-mail: snide@[Link] Web: [Link]

Ce document n'engage que la responsabilité de leurs auteurs


Introduction……………………………………………………………………………………… …………..2

RESSOURCES 3
• Problèmes rencontrés................................................................................................................... 3
• Mise en place d’un périmètre de protection.................................................................................. 4
Phase 1 : bilan, diagnostic........................................................................................................... 4
Phase 2 : préparation de la DUP ................................................................................................. 4
Phase 3 : mise en œuvre des préconisations de la DUP ........................................................... 4
• Autres solutions............................................................................................................................. 4
TRAITEMENTS 4
• Détermination de la qualité de l’eau brute .................................................................................... 5
• Traitements spécifiques ................................................................................................................ 5
Turbidité ....................................................................................................................................... 5
Nitrates ......................................................................................................................................... 5
Pesticides .................................................................................................................................... 5
Qualité bactériologique ................................................................................................................ 6
• Traitement des boues : voir annexe 3 .......................................................................................... 7
• Cas des sites isolés : application des énergies renouvelables à la potabilisation et à l’épuration
des eaux........................................................................................................................................... 7
LES RESEAUX 7
• Caractéristiques des réseaux en milieu rural ............................................................................... 8
• Le développement bactériologique dans le réseau : origine et solutions .................................... 8
• Autres problèmes rencontrés ....................................................................................................... 9
Absence de maillage suffisant..................................................................................................... 9
Baisse de pression .................................................................................................................... 10
Problème du plomb.................................................................................................................... 10
•Solutions contre les fuites ............................................................................................................ 10
Réhabilitation-réparation............................................................................................................ 10
Renouvellement ......................................................................................................................... 10
POSSIBILITES DE FINANCEMENT 12
• Partenaires .................................................................................................................................. 12
Le F.N.D.A.E.............................................................................................................................. 12
Les Agences de l’Eau ................................................................................................................ 12
Les Conseils Généraux ............................................................................................................. 12
• AUTOFINANCEMENT SOLIDAIRE................................................... Erreur ! Signet non défini.
• Cas particuliers des réseaux ...................................................................................................... 13
VERS UNE MEILLEURE GESTION DU SERVICE EAU POTABLE14
•Sollicitations des services d'assistance du Conseil Général....................................................... 14
• Personnel communal chargé de l'exploitation ............................................................................ 14
• Le recours à un prestataire privé ................................................................................................ 15
• Le prix de l'eau, vers un prix plus juste ...................................................................................... 15
• La mise en commun des moyens de plusieurs petites communes ........................................... 15
• Conseils d'exploitation................................................................................................................. 15

Conclusion…………………………………………………………………………………………………..15

Annexes……………………………………………………………………………………………………..16

Sources…………………………………………………………………………………………………….. 21

2
Introduction

En 1995, le taux de desserte en eau potable de la population rurale française était de 98.32 % (soit
24 640 743 hab.). Afin d’améliorer la qualité et la quantité de la ressource, les collectivités
diversifient de plus en plus leurs points d’eau en créant de nouveaux captages, principalement en
eaux souterraines. En effet les collectivités rurales doivent faire face à des problèmes particuliers
du fait de leurs caractéristiques géographiques, techniques et financières.
Cette synthèse non exhaustive se veut suffisamment précise pour fournir des pistes de réflexion
aux divers acteurs de l’eau plus particulièrement en milieu rural.
Nous détaillerons les ressources exploitées et les traitements utilisés pour permettre le respect des
normes en vigueur. Puis nous expliciterons les problèmes rencontrés dans les réseaux et
présenterons les solutions à mettre en œuvre. Nous poursuivrons par les possibilités de
financement des investissements. Nous terminerons par des conseils pratiques pour une meilleure
gestion du service de distribution d’eau potable.

RESSOURCES

Plusieurs types de ressources sont disponibles à l’échelle du territoire. Ces ressources sont plus
ou moins fiables selon leur localisation, leur utilisation, leur environnement amont et les
précautions prises pour en sauvegarder la qualité.
En 1995, 93.6% des captages alimentant les communes rurales étaient souterrains soit 75.8% des
volumes distribués. [1]
En théorie, cette ressource est de meilleure qualité car elle est mieux protégée que les eaux
superficielles. Cependant, seulement 10% des captages possédaient en 95 un périmètre de
protection.
Avec l’évolution des pratiques agricoles, l’usage intensif de nitrates, de produits phytosanitaires et
l’épuration insuffisante des eaux usées, la qualité des eaux souterraines est de plus en plus remise
en cause.

• PROBLEMES RENCONTRES

En milieu rural, au niveau de la ressource, nous rencontrons les problèmes suivants :

- Pollution des eaux souterraines par les pesticides : en Loire-Bretagne (LB), plus de la moitié des
mesures dépassent la norme fixée à 0.1µg/l pour les triazines. [2] Une enquête nationale menée
en 1990 par le Ministère de la Santé sur la présence de pesticides dans les ressources en eau
potable révélait que 30% des mesures étaient supérieures à la norme européenne de 0.1µg/L par
substance individualisée. [3]
- Pollution des eaux brutes par les nitrates : dépassement de la norme pour 5% des points d’eau et
9% des volumes prélevés en 95. Les régions particulièrement touchées sont la Bretagne, le Centre
et le Poitou Charente. [1]
- Pollution bactériologique : 20% des points d’eau présentent des dépassements permanents ou
répétés des normes bactériologiques de potabilité. [1]
- Eutrophisation et turbidité des eaux superficielles entraînant une grande variabilité au niveau de
la qualité de l’eau brute (pH, teneur en oxygène, matières en suspension (MES), matières
organiques, fer, manganèse, ammoniaque…)
- Défaillances liées à l’ouvrage de captage : par méconnaissance des conditions de
fonctionnement et par manque d’entretien, les problèmes généraux rencontrés au niveau d’un
captage se trouvent amplifiés : tels que le colmatage mécanique, physico-chimique ou
bactérien (colmatage progressif du massif de graviers entourant la crépine) ou l’ensablement par
exploitation excessive ou inadaptée du captage. [4]
Ces problèmes sont d’autant plus importants en milieu rural du fait des moyens financiers et
techniques limités, et du nombre élevé de points de prélèvement rendant la protection de ces
captages plus difficile et plus lourde.

3
Afin de résoudre ces problèmes, l’exploitant peut envisager un traitement ou adapter et moderniser
les filières de traitement existantes ce qui augmenterait le coût de traitement de l’eau et la
technicité de l’installation. Il serait toutefois préférable d’effectuer un travail en amont visant à
protéger la ressource.

• MISE EN PLACE D’UN PERIMETRE DE PROTECTION

Cette procédure de protection est d'abord une obligation réglementaire qui s'impose à la
collectivité maître d'ouvrage de par la loi sur l'eau du 03/01/1992.

Schématiquement la procédure administrative se déroule en 3 étapes successives :

Phase 1 : bilan, diagnostic

Ceci consiste à rassembler tous les éléments qui permettent de définir la protection à savoir les
risques de pollution, l’hydrogéologie, l’analyse de l’eau brute, l’utilisation des terrains environnants.
C'est à ce niveau que l'hydrogéologue agréé, en charge du dossier, constitue un avant-projet de
définition des périmètres de protection et des travaux de mise en conformité.
Parallèlement il est judicieux de dresser un bilan de l'approvisionnement en eau.

Phase 2 : préparation de la DUP

A partir de l'avis de l'hydrogéologue, les services de l'Etat vont entreprendre un certain nombre de
démarches et déclarations visant l'obtention d'une DUP. Pour la conduite de cette procédure et le
montage des dossiers, différentes organisations existent : prestataire privé, conseil général,
groupe de pilotage départemental réunissant les différents services de l'Etat concerné (MISE) ainsi
que l'agence de l'eau qui suit et veille à l'avancement des procédures.

Phase 3 : mise en œuvre des préconisations de la DUP

Par exemple : réfection du captage, acquisition du terrain du périmètre immédiat et sa clôture.


Concernant les coûts : la dépense moyenne constatée dans le bassin RMC pour la mise en œuvre
d'une procédure de protection administrative (DUP) est de 7485 € subventionnée à 80 % par
l'agence de bassin (6250 € par captage ou groupement de captage faisant partie d'un même
périmètre de protection). A cela s'ajoutent les possibles études préalables demandées par
l'hydrogéologue agréé (60 % de subvention par l'agence de bassin), et les travaux de mise en
conformité ainsi que les acquisitions de terrains (50 % de subvention par l'agence de bassin). [5]

• AUTRES SOLUTIONS

Afin de résoudre un problème spécifique (nitrates par exemple : voir annexe 1), il est envisageable
de mettre en place un plan d’action à long terme.
En présence d’une ressource de mauvaise qualité, plutôt que d’envisager un traitement coûteux il
est parfois possible de réaliser une dilution avec une eau de meilleure qualité. Cela peut être
réalisé grâce au maillage avec un autre réseau utilisant une eau d’origine différente.
Une autre alternative est l’exploitation d’une nouvelle ressource.

TRAITEMENTS

On dénombrait en 1995, 10 529 stations assurant une capacité de production de 10 034 932 m3/j,
dont 35% présentaient une insuffisance d’équipement. Dans la majorité des cas, les collectivités
se satisfont d’une simple désinfection.
Le traitement des micropolluants organiques est en forte progression et occupe maintenant une
place non négligeable dans le parc d’installation, celui des nitrates demeure encore très modeste.
Il est à noter que 28 stations de traitement sont dotées des dernières techniques de traitement par
procédés à membranes, pour une capacité de production de près de 50 000 m3/j [1].

4
• DETERMINATION DE LA QUALITE DE L’EAU BRUTE

Pour déterminer la qualité de l’eau, plusieurs distributeurs d’eau se sont engagés sur la voie de la
certification ISO 9002 pour faire progresser les méthodes mais aussi les moyens mis en œuvre
pour atteindre une fiabilité maximale sur la qualité de l’eau distribuée (GODFROY et MARTIN -
1996). Les stratégies d’échantillonnage des programmes de vérification de la qualité des eaux
distribuées sont précisées dans la circulaire du 15 mars 1991 (MONTIEL et WELTE – 1995). Dans
le cas des réseaux ruraux essentiellement ramifiés, il faut analyser l’eau à la sortie des stations de
production, des réservoirs de stockage, au centre des villages et dans les conduites sur les
antennes les plus éloignées.
On se trouve confronté à un problème d’optimisation. Il faut définir le nombre de contrôle selon le
coût spécifique rapporté au m 3. [7]

• TRAITEMENTS SPECIFIQUES

Selon la qualité de l’eau brute, il est nécessaire d’envisager divers traitements afin de respecter
des normes de qualité (voir détail des normes en annexe 2).

Turbidité

La norme est de 2 NTU.


Ce problème de qualité apparaît essentiellement dans les eaux de surface ; toutefois, dans le cas
de nappes non captives (karstiques ou phréatiques) un traitement peut être nécessaire. Celui-ci
pourra comprendre une décantation, une filtration sur lit de sable avec ou sans
coagulation/floculation préalable, voir une ultrafiltration (cas où des bactéries sont présentes en
grande quantité ou lorsque la qualité de la ressource est très variable). Les matières en
suspension sont le support privilégié des microorganismes. Dans le cas d’une filtration sur sable, il
convient d‘être vigilant lors du lavage du filtre afin d’éviter que la première eau envoyée dans le
réseau après lavage ne soit contaminée par les microorganismes.

Nitrates

La norme est de 50mg/l.

Traitement Dénitrification biologique sur Echange d’ions sur résine


biofiltre ou filtre à sable si
[NH4+]<1.5mg/l
Maintenance - lavage du filtre -régénération
- suivi du process -électromécanique
- électromécanique
Surveillance élevée moindre
Niveau de technicité important moindre en exploitation
Rendement d’élimination excellent sur support carboné 100%
Inconvénients - nécessite une réoxygénation - sensibilité des résines à
de l’eau dénitrifiée l’encrassement
- implique un contact entre eau - risque de relargage de
potable et biomasse épuratrice produits aminés
(bactéries) - prétraitement nécessaire
(sensibilité aux sulfates)

Il existe aussi l’osmose inverse qui reste cependant marginale en dénitrification des eaux potables
(utilisée essentiellement pour le dessalement).[8]

Pesticides

La norme est de 0.1 µg/l par substance individualisée.

5
Le nom générique de pesticides désigne différents produits de traitement tels les herbicides,
insecticides, fongicides, raticides et rodenticides.

Traitement Oxydation à l’ozone (directe Adsorption sur charbon actif


et indirecte) en grains
Maintenance électromécanique -électromécanique
- nettoyage du filtre
Niveau de technicité très élevée moindre

Qualité bactériologique

La qualité bactériologique est la première cause de non-respect de la réglementation sanitaire. Il


est d'autant plus difficile d'y remédier que les structures communales ou intercommunales n'ont
pas la capacité financière et technique d'assurer une bonne gestion de la distribution de l'eau, et
que le nombre d’analyse de l’eau est très faible. [5]
Sur l'ensemble bassin Rhône-Méditerranée-Corse (RMC), l'enquête de la DRASS Rhône-Alpes
montre que près d'un quart des unités de distribution (soit 5,8 % de la population permanente)
distribuent une eau régulièrement contaminée bactériologiquement. La plupart de ces cas (93 %)
sont identifiés dans de petites communes de moins de 500 habitants. Dans ces communes, les
DDASS ne réalisent en moyenne que deux analyses par an (limitation de l'impact financier du
suivi), ce qui ne facilite pas le suivi rigoureux de la qualité.[5]
Les causes de contaminations sont diverses :
- Pollution de la ressource par les activités environnantes et l'insuffisance des protections des
captages.
- Existence de nombreux petits captages ce qui rend cette protection difficile.
- Inexistence ou défaillance ou manque de suivi du traitement de désinfection.
- Mauvais entretien du réseau de distribution et des réservoirs.

En matière de désinfection, nous distinguons les procédés suivants visant à détruire les
microorganismes :

Eau de javel Chlore gazeux Ultra-violet


Coûts d'investissement 2200 à 3800 € HT 10700 à 19100 € HT 9100 à 18300 € HT
totaux pour 100 à 600 m3/j
Equipement 2200 à 3800 € HT 7600 à 15200 € HT 9100 à 18300 € HT
pour 100 à 600 m3/j
Génie civil station de pompage environ 3800 € HT si chambre des vannes
stockage extérieur des du réservoir
bouteilles
Coûts de fonctionnement
Réactifs faible < 800 € HT pour débit
inférieur à 600 m3/j
Energie très faible faible 800 à 1500 € HT pour
Q < 1000 m3/j
Renouvellement très faible faible 300 € HT/lampe
(environ 1 fois/an)
Main d'oeuvre variable variable très faible

En matière de désinfection, les techniques de filtration sur membrane (ultrafiltration) sont adaptées
aux situations de fortes variabilités de la turbidité (en liaison directe avec la bactériologie), dans les
cas où la simple chloration s'avère insuffisante (cas des nappes phréatiques, et des nappes en
milieu karstique). Dans ces conditions, la filtration sur membrane présente l'avantage de ne pas
nécessiter d'intervention particulière lors des variations de turbidité et d'assurer une eau traitée de
qualité invariante. Ce procédé retient toutes les particules de l'ordre de 0,01 µm (taille des
bactéries de 0,2µm à 10µm, taille des virus de 0,01µm à 0,1µm) mais cette solution reste
onéreuse.

6
Avantages Inconvénients
- ne modifie pas la qualité physico-chimique - possibilité de baisse de la production en cas de
de l'eau très forte turbidité ou de concentration importante
- pas de dosage de réactif chimique en matières organiques
-élimine une partie des matières organiques - système automatisé mais complexe qui
- qualité de l'eau traitée sensiblement nécessite un personnel exploitant bien formé
invariante - pertes d'eau dues aux rétro-lavages
- peu ou pas de nécessité d'intervention du - bâtiment d'exploitation nécessaire
personnel lors des variations de l'eau brute

Investissement - dépend du débit d'eau traitée


- équipement: de 76 000 à 244 000 € HT pour 100 à 600 m3/j
- génie civil : construction spécifique ou réutilisation de l'existant
- total 152 000 à 381 000 € HT
Fonctionnement - main d'œuvre très variable, peu de recul
- renouvellement des membranes difficile à évaluer car peu de recul
- 1500 à 7600 € HT pour moins de 500 m3/j

Une désinfection finale après le traitement d'ultrafiltration reste le plus souvent nécessaire, surtout
si le réseau est long, les temps de séjours dans les réservoirs élevés, et le réseau de mauvaise
qualité. La demande en chlore est cependant réduite (diminution des consommations de chlore) et
la formation de sous-produits générateurs de goût fortement limitée. [5]

• TRAITEMENT DES BOUES : voir annexe 3

Cela suppose que l’installation possède au moins une décantation ou une filtration. [9]

• CAS DES SITES ISOLES : APPLICATION DES ENERGIES RENOUVELABLES A LA


POTABILISATION ET A L’EPURATION DES EAUX

En milieu rural les zones de production d'eau potable sont parfois isolées géographiquement.
L'alimentation électrique, compte tenu de l'éloignement, n'est pas toujours facile et les coûts
peuvent être parfois élevés. L'utilisation d'énergies renouvelables peut alors constituer une solution
rentable. En effet les coûts du raccordement au réseau pour des puissances < à 18 kW sont de
l’ordre de : 747 € HT/m si la distance au réseau est < à 30 mètres.
15 € HT/m à rajouter jusqu'à 200 mètres.
30 € HT/m à rajouter au-delà et jusqu'à 700 mètres.
27 439 €HT/km pour une distance > à 700 mètres.
Le tableau suivant présente les techniques de production d’électricité utilisant des énergies
renouvelables et les coûts correspondants :

Panneau solaire Eolienne Picocentrale hydro-électrique


Dépendance par moyenne forte forte
rapport au lieu
Puissance 0 à 5 KWc 0 à 10 KW 0 à 5 KW
Investissement 26 € /Wc 500 W : 760 à 1500 € HT 75 à 200 W : 2300 € HT
2KW : 5 900 € HT 1 KW : 5500 € HT
10KW: 23 600 € HT
Maintenance faible très faible très faible
Inconvénients risque de vol ou bruit et esthétique
de vandalisme

La principale utilisation est celle des panneaux solaires en chloration. [10]

7
LES RESEAUX

Le réseau de distribution permet le transport de l’eau traitée jusque chez le consommateur, or la


notion de potabilité de l’eau n’a de sens qu’au point de distribution chez l’abonné, et les risques
d’altération de la qualité dans le réseau sont donc autant de contraintes pour le distributeur d’eau.
De même, l’eau ne doit pas provoquer de dégradation dans le réseau intérieur des abonnés
(corrosion des branchements en plomb par exemple), ni subir d’altérations. [11]

• CARACTERISTIQUES DES RESEAUX EN MILIEU RURAL

Le milieu rural est caractérisé par les longueurs importantes de tuyaux, conséquence de la faible
densité des habitations.
Il est intéressant de noter que le rendement d’un réseau en milieu rural est inférieur à 60 % avec
un indice de perte linéaire inférieur à 2 m 3/j/km et environ 85 % en milieu urbain avec un indice de
perte linéaire supérieur à 10 m 3/j/km. [12]
Plusieurs raisons expliquent cela. Tout d’abord les longueurs du réseau par unité d’habitant
desservi ou par unité de volume distribué sont supérieures en milieu rural : l’exposition aux fuites
est plus importante. Ensuite, le coût important du renouvellement n’est pas toujours compatible
avec le budget des communes ou des syndicats. Enfin le retour sur investissement est plus long
en milieu rural.[13]

• LE DEVELOPPEMENT BACTERIOLOGIQUE DANS LE RESEAU : ORIGINE ET


SOLUTIONS

L’eau potable est non stérile. Les traitements qu’elle subit (décantation, désinfection) diminuent la
quantité de germes présents dans l’eau brute. Les procédés physico-chimiques classiques ne
permettent pas d’assurer avec fiabilité une élimination totale des microorganismes.

De plus, il existe diverses voies d’entrées dans le réseau. L’eau peut être contaminée au niveau du
réservoir, au niveau de fuites et de retours d’eau mais aussi lors des interventions. En effet, lors de
la réparation ou du renouvellement du réseau, une désinfection (chloration poussée) est alors
nécessaire pour éviter une pollution microbiologique de l’eau.

Lors d’une contamination, on observe le développement d’un biofilm de nature hétérogène, c’est à
dire aussi bien organique (bactéries, virus) qu’inorganique (sédiments, produits de corrosion). Ce
développement nécessite la présence de zones de dépôts ou de décantation. Des niches
écologiques se développent et permettent en conditions d’anaérobiose la croissance de bactéries
générant de la corrosion. Par contre l’absence de lumière évite le développement algal, la teneur
en éléments nutritifs est inférieure aux besoins des champignons et des levures et les virus
pathogènes pour l’homme ne peuvent se reproduire dans le réseau.

Les organismes susceptibles d’être présents sont les suivants :


• Les macroorganismes (Gammares et Asellus) peuvent coloniser le réseau. Ils sont visibles à
l’œil nu car ils mesurent jusqu’à quelques cm, ils sont donc une gène notoire.
• Les virus peuvent être présents si l’oxydation par le chlore et ses dérivés ou l’ozone n’est pas
appliquée dans des bonnes conditions.
• Les bactéries représentent un ensemble abondant et hétérogène. Les bactéries aérobies sont
les plus souvent recherchées. Les anaérobies sont plus rares mais possèdent un caractère
pathogène comme par exemple clostridium perfringens. Elles peuvent résister aux
désinfections comme Bacillus qui sporule. Leurs réactions métaboliques sont défavorables à la
qualité de l’eau.

La dégradation de la qualité est notable lors d’une augmentation brutale de la demande. Ceci
entraîne l’arrachage du biofilm et la remise en suspension des dépôts.

8
Pour conserver la qualité microbiologique de l’eau, il est plus facile de prévenir le développement
du biofilm par la diminution des nutriments, par une qualité du matériau utilisé limitant l’ancrage du
biofilm et par une diminution de la flore circulante par les oxydants résiduels. Une opération de
nettoyage peut aussi se révéler nécessaire pour éliminer les dépôts.

La diminution du temps de séjour notamment au niveau des points singuliers du réseau évite la
corrosion et les dépôts si la vitesse de l’eau dans les conduites est supérieure à 0.1 m/s.
Les moyens curatifs de nettoyage des réseaux de nature physique sont des racleurs ou l’envoi
d’un mélange air-eau dans le réseau. Les moyens chimiques utilisés sont les détergents et les
désinfectants à des concentrations élevées.

L’augmentation inconsidérée de la teneur en chlore n’est pas viable, car ceci entraîne des
problèmes de corrosion, un risque de formation de TOX (Total Organic Halid) et THM
(Trihalométhanes), la production de composés sapides responsables du goût de l’eau, ainsi
qu’une autoprotection du biofilm.

Il est souhaitable de délivrer une eau légèrement entartrante pour éviter la corrosion de la
conduite. En cas d’eau trop douce, c’est à dire agressive, des traitements de rééquilibrage de l’eau
peuvent être envisagés.

Le tableau ci-dessous récapitule les origines de la dégradation de l’eau potable dans les réseaux
et leurs conséquences :

Origines Causes Conséquences Dangers


mauvaise étanchéité infiltration contamination microbiologique
voies d’accès mal pénétration d’insectes ou altération de l’eau de type
protégées autres animalicules organique, organoleptique ou
Réservoirs microbiologique
surdimensionnement stagnation de l’eau altérations diverses
exposition à la lumière croissance d’algues apports de matières organiques
du jour
Retours d’eau dépression ou siphonnage ou refoulement pollutions toxiques,
surpression de substances indésirables microbiologiques ou
ou polluantes organoleptiques
Environnement -fuites -intrusion d’eaux terreuses -pollution essentiellement
extérieur microbiologique
-perméation -introduction de polluants -pollution toxique ou
organoleptique
Défauts du -matériau inadéquat -relargage de polluants, -pollution toxique
réseau pour l’alimentation apports nutritifs, adhérence -développement d’un biofilm
en eau potable trop importante des germes
désinfection insuffisante développement de germes contamination microbiologique
avant
Interventions la remise en route

erreurs de branchement contamination microbiologique


dysfonctionnement des diminution de la qualité de favorisation du développement
dispositifs de l’eau d’un biofilm
Installation traitements
intérieure domestiques :
surdosage, cartouches
saturées ou colonisées
par des bactéries
[7]

9
• AUTRES PROBLEMES RENCONTRES

Absence de maillage suffisant

Les réseaux sont souvent ramifiés ce qui entraîne une moindre sécurité de l’approvisionnement en
eau par comparaison aux réseaux ramifiés en milieu urbain qui garantissent la continuité du
service.

Baisse de pression

La fourniture d’une pression constante et suffisante chez l’abonné est rendue plus difficile en
milieu rural du fait de la longueur importante du réseau, d’un diamètre de conduite plus faible et
de la topographie hétérogène qui entraîne des variations de pression au niveau des réseaux et
donc une grande vulnérabilité aux intrusions dans le réseau. [14]

Problème du plomb

Le remplacement des branchements en plomb concerne les services qui se sont développés avant
1960. Ce sont les services urbains qui sont principalement touchés. Les services ruraux sont plus
rarement concernés et totalisent une part très réduite du coût global mais l’impact est pour eux
beaucoup plus sensible sur le budget car les logements sont souvent individuels ce qui signifie
plus de branchements par famille qu’en milieu urbain pour un volume vendu généralement plus
faible. An niveau des communes touchées, on totalise 50% de branchements publics en plomb soit
10% du total des branchements ruraux. Une nouvelle directive approuvée par le Conseil de l’Union
Européenne en 1998 a révisé le niveau des normes sur la base de recommandations publiées par
l’OMS en 1994. A compté de la date de publication de cette directive, la norme passe de 50 à 25
µg/l dans un délai de 5 ans, et à 10µg/l dans un délai de 15 ans. Cette norme est applicable au
robinet.
Coût de remplacement du branchement en milieu rural: 760 € dont 530 pour la canalisation. [15]

•SOLUTIONS CONTRE LES FUITES

Réhabilitation-réparation

Le chemisage consiste à introduire dans l’ancienne conduite d’une gaine en matériau composite
verre-résine revêtue d’un film intérieur et parfois extérieur. On peut procéder à un chemisage
ponctuel au droit de joints fuyards. :
DN 100 à 200 : de 61 à 183 € HT/m DN 200 à 500 : de 152 à 381 € HT/m
Afin de réhabiliter les revêtements intérieurs, on procède à une projection d’un produit adhérent à
la surface intérieure de l’ancien ouvrage (ciment, peinture époxydique…).
DN 60 à 150 : de 30 à 91 € HT/m DN 300 à 500 : de 61 à 76 € HT/m
(Prix indicatif d’octobre 94) [13]

Renouvellement

La phase historique de construction des réseaux est achevée même si localement il subsiste des
populations isolées non desservies. On aborde aujourd’hui une phase de maturité avec
l’apparition d’une charge nouvelle : le renouvellement des réseaux. L’union des Industries et
Entreprises de l’Eau et de l’Environnement estime que environ ¼ du « patrimoine réseau » en
France remonte à l’avant guerre (1939). Dans les départements, les plus touchés, la
reconstruction après guerre a paré au plus pressé au détriment parfois de la solidité. Les services
ruraux desservent un territoire étendu et leurs recettes, fruit de la vente d’eau sont insuffisantes
pour couvrir pleinement l’entretien courant et l’amortissement du réseau. De plus, les limites de
vétusté sont souvent atteintes ou le seront dans les 15 ans à venir. Il faut donc songer à
l’accélération du rythme des travaux de renouvellement. Le problème posé révèle le manque de

10
collectivités distributrices qui ont pris les dispositions préparant la réalisation et le financement des
travaux de renouvellement.[16]

Le renouvellement des réseaux est un paramètre crucial de la distribution en milieu rural. Il est
inéluctable, cher et doit être programmé afin qu’il se réalise dans les meilleures conditions
techniques et économiques. Il est nécessaire (et très possible) d’étaler les travaux de
renouvellement suivant un programme pluriannuel, plutôt que d’attendre les ruptures génératrices
potentielles de gros dégâts.

Aussi nous allons maintenant aborder la démarche qui précède les travaux de renouvellement. Un
certain nombre d’éléments sont tout d’abord nécessaires.

- Connaissance du réseau :
Cela passe par un diagnostic de l’état du réseau qui est souvent le point du départ d’une
compagne de renouvellement. Il permettra de préciser et de localiser les zones de renouvellement.
Techniquement, le diagnostic s’opère par l’intermédiaire de camions autonomes équipés de
corrélateur acoustique. Le coût du diagnostic (camion + opérateur) s’élève à 534 €/j. D’autres
techniques sont utilisables comme les amplificateurs mécaniques, électroniques, l’étude des débits
nocturnes.
On complète ces renseignements par la connaissance du matériau, de la position, du linéaire, du
diamètre, de l’âge. En milieu rural les collectivités responsables de la distribution d’eau potable ont
souvent une connaissance inexacte et non actualisée du réseau et de son état de vétusté. Dans le
cas de service en gestion déléguée les exploitants améliorent la connaissance et la maîtrise des
installations mais la prise en charge du renouvellement n’est pas une règle générale.
La connaissance du fonctionnement hydraulique du réseau, c’est à dire la connaissance des
volumes mis en distribution, des volumes facturés à l’usagé et des volumes non comptabilisés
permettra d’établir des rendements au niveau du réseau et de préciser les zones de fuites. La
réalisation d’analyse de débit sur les compteurs généraux de distribution (lorsqu’il existe) est
nécessaire, ainsi que l’évolution des caractéristiques de l’eau distribuée.
Il faut connaître aussi l’historique des interventions sur le réseau.

- Connaissance des facteurs de désordre :


Il s’agit d’appréhender les éléments qui contribuent qui contribuent à dégrader les canalisations et
les accessoires: la qualité de l’eau, la nature de la canalisation et les circonstances
extérieures (présence de nappe, agressivité naturelle des terrains, conditions climatiques,
caractéristiques mécaniques du sol).

- Examination des facteurs déclenchant :


Il s’agit d’examiner ceux qui provoquent la décision de renouvellement d’une canalisation :
- La dégradation de la qualité de l’eau dans le réseau.
- L’augmentation du nombre de fuite.
- L’évolution des besoins des usagers ou l’augmentation de la demande pour la lutte contre
l’incendie.
- Les plaintes des abonnées (chute de pression, qualité insuffisante).
- La dégradation visible de la conduite.
- La présence d’un autre réseau à proximité nécessitant des travaux de voirie: on profite des
terrassements pour effectuer le renouvellement.

Il faut noter qu’en milieu rural l’augmentation des débits pour la lutte contre l’incendie passera par
la mise en place de réserves supplémentaires, ceci afin d’éviter les stagnations dans le réseau et
le développement du biofilm.

Une fois ces éléments réunis, l’établissement d’un programme de renouvellement consistera à
établir un ordre théorique de renouvellement. Cette première ébauche devra être chiffrée en tenant
compte des procédés les mieux adaptés. Les prévisions ainsi obtenues seront confrontées aux
possibilités de financement de la collectivité et des aides qu’elle pourra envisager d’obtenir.
Le tableau ci-dessous synthétise les possibilités d’emploi de différents procédés selon l’incident :

11
procédés Substitution Tubage Chemisage Revêtement
incidents Continu Discontinu intérieur
Corrosion interne Oui Selon Non Non Non
Corrosion externe Oui Oui Oui Non Oui
Corrosion interne Oui Oui * Non Non
profonde
Fuites sur joint Oui Oui Oui Oui Non
ruptures Oui Selon Non Non Non

*Le renforcement de la structure apporté par un procédé partiellement structurant doit compenser
la perte de la résistance enregistrée par la conduite sous l’effet de la corrosion interne.

Le détail des différentes méthodes de renouvellement est précisé en annexe 4.

Les réseaux coûtent cher (de 75 € à 230 € par mètre) mais ils durent longtemps. La collectivité
devra donc les amortir, c’est à dire constituer chaque année une dotation permettant de maintenir
l’état général de son réseau en renouvelant les parties abîmées. La difficulté réside dans l’absence
de connaissance sur la durée de vie du réseau. [13]

POSSIBILITES DE FINANCEMENT

• PARTENAIRES

Pour son service d’eau la commune a des partenaires qui la conseillent et surtout l’aide à financer
ses investissements.

Le F.N.D.A.E

Le Fond National pour le Développement des Adductions d’Eau est un fond de solidarité existant
entre les communes urbaines et rurales. Il contribue à limiter la disparité des prix de l’eau. Ses
missions sont multiples :
- Permettre l’allègement de la charge des annuités supportées par les collectivités locales réalisant
des adductions d’eau potable dans les communes rurales.
- Attribuer des subventions en capital pour l’exécution des travaux d’alimentation en eau potable et
assainissement dans les communes rurales.
- Octroyer des prêts pour le financement des travaux d’alimentation en eau potable.
Ses attributions sont affectées aux communes par les conseils généraux. [12]

Les Agences de l’Eau

Elles sont six, réparties sur chacun de nos grands bassins versants. Leur première action est
financière : leurs dépenses apparaissent sous la forme de subventions à l’investissement. Elles
aident entre autre les communes à financer des investissements destinés à améliorer les
ressources. Elles financent aussi la bonne gestion via les services d’appui techniques à l’eau
potable (SATEP). Comme pour le FNDAE, les agences ont établi avec la majorité des conseils
généraux des partenariats de financement pour les communes rurales.
Les agences de l’eau ont, depuis la loi sur l’eau de 1992, un rôle de mise en place des politiques
de protection des ressources au niveau du bassin. Elles préparent les schémas directeurs
d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) et aident à la mise en place des schémas
d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) au niveau des rivières.
Enfin, les Agences de l’Eau ont acquis un rôle de conseil aux maîtres d’ouvrage qui leur permet de
diffuser sur le terrain de façon homogène et active des techniques et des bonnes pratiques en
matière de gestion des services publics liés à l’environnement. [12]

12
Les Conseils Généraux

Ils constituent le troisième organisme de financement des services d’eau à travers leur mission
d’aménagement du territoire. Il intervient de façon concertée avec le FNDAE et les Agences de
l’Eau dans le cadre de programmes pluriannuels. [12]

• AUTOFINANCEMENT SOLIDAIRE

Nombre de services ruraux ne peuvent pas dégager de manière indépendante un autofinancement


significatif. Par conséquent, seuls des systèmes de solidarité, à l’échelle la plus large possible
permettent de dégager de nouveaux moyens.

Dans le cas de la Vendée, les travaux de renouvellement sont financés à 100% par le prix de l’eau
unique et la péréquation totale des charges.

Le Syndicat d’adduction, de distribution d’eau potable et d’assainissement de la Charente-Maritime


offre à ses adhérents deux services à la carte : une régie d’exploitation et un fonds de péréquation
des charges d’emprunt. Ce fond est alimenté par une surtaxe au m3 calculée annuellement afin de
couvrir le montant, majoré de 10% des annuités des emprunts contractés par les adhérents au
fonds, déduction faite d’une aide du conseil général (cinq premières annuités de chaque emprunt).
L’intégralité du renouvellement doit être financé à partir des produits de la surtaxe, des sommes
versées par le FCTVA et de l’excédent cumulé des fonds. Ce mécanisme devrait permettre, sans
hausse effective de la surtaxe, d’atteindre les 3 millions d’euros TTC de programme annuel
estimés nécessaires dans ce département pour les 10-15 ans à venir.

Lorsqu’il est géré à l’échelle départementale, l’autofinancement a un sens particulier, puisque son
bénéfice n’est pas pour un service donné, ni direct ni automatique. Certains services pourront par
moment trouver élevé le coût de la solidarité. Ce serait méconnaître les avantages procurés par
ces différents systèmes :
- Une sécurité à long terme contre l’apparition de besoins de renouvellement non prévus.
- Des gains que les services ne pourraient réaliser individuellement, tels les gains liés à un
moindre recours à l’emprunt, aux économies d’échelle, ou à l’accès aux placements de trésorerie.
- Un meilleur lissage dans le temps de l’incidence du renouvellement sur le prix de l’eau, et donc
un allègement de la contrainte politique liée à ce prix. [16]

• CAS PARTICULIERS DES RESEAUX

Le financement du renouvellement est à considérer sous un angle différent qu’il concerne une
commune rurale ou une grande agglomération. La politique de gestion diffère et les conséquences
de son financement, notamment sur le prix de l’eau, également. Au niveau des communes rurales
les moyens de financement sont divers (autofinancement, emprunt, contrat d’affermage,
subvention du FNDAE, de l’agence de l’eau, du département des régions, de la Communauté
Européenne).
En 1989, 61.5% des investissements des communes rurales en matière de distribution d’eau
potable (579 millions d’euros) étaient financés en majorité par l’emprunt et un peu par
l’autofinancement, 38.5% proviennent donc des subventions.
Ces coûts sont parfois très lourds à l’échelle d’une commune, et il convient d’en assurer
l’amortissement. La durée de l’amortissement préconisée par les conduites d’eau potable est de
30 à 40 ans. Néanmoins l’âge n’est pas un facteur absolu de renouvellement et il convient de
réaliser celui-ci à un bon escient. En effet un renouvellement insuffisant (cela semble être le cas
très souvent) entraînera à terme des risques accrus de dysfonctionnement (ainsi que des pertes
en eau potable, une possible altération de la qualité de l ‘eau) alors qu’un renouvellement non
justifié entraînera des charges financières inutiles et importantes.
L’exemple schématique ci-après donne une idée de ces charges :

13
Périodicité moyenne de 30 ans 40 ans 50 ans 100 ans
renouvellement
Réseau urbain 0.38 €/m 3 0.29 €/m 3 0.23 €/m 3 0.11 €/m 3
Réseau rural 0.6 €/m 3 0.43 €/m 3 0.35 €/m 3 0.18 €/m 3

On notera que le calcul repose sur une totale prise en charge des coûts par l’augmentation du prix
de l’eau (non prise en compte des subventions). Même si on peut lui reprocher son caractère
simpliste, ce calcul a le mérite de montrer l’importance économique de la question de
renouvellement. [17]

L’augmentation de la part de l’autofinancement est une nécessité car les services ruraux sont très
souvent endettés.
Ainsi, les annuités de remboursement des emprunts constituent plus de 30% du prix de l’eau. Ceci
traduit le fait que les emprunts ont un coût réel très élevé.
Les emprunts ont été motivés de la part des gestionnaires des services ruraux pour éviter
l’augmentation du prix de l’eau et l’accumulation de réserves financières oisives. De plus le
recours à l’emprunt permet une mobilisation rapide de capitaux.
Cependant le caractère prévisible, régulier et durable du renouvellement devrait permettre de
l’autofinancer. L’autofinancement, qui est la part du financement générée par les recettes
d’exploitation, est encouragé dans le nouveau cadre comptable issu de la loi de décentralisation
du 1er janvier 1992.
Par ailleurs une instruction intitulée M49 oblige l’individualisation budgétaire, sauf dans le cas de
régies pour une population inférieure à 3000 habitants où le budget eau potable peut être intégré
dans le budget général. Ceci permet de mettre en évidence les déséquilibres budgétaires et de
rendre plus lisible le coût réel du service eau potable. [16]

VERS UNE MEILLEURE GESTION DU SERVICE EAU POTABLE

La gestion du service d'eau potable est sans aucun doute un élément décisif de l'amélioration.
Voici un certain nombre de recommandations visant à faciliter cette gestion.

• SOLLICITATIONS DES SERVICES D'ASSISTANCE DU CONSEIL GENERAL

Le SATEP (Service d'Assistance Technique à la gestion des ouvrages d'Eau Potable).


Son rôle consiste à assurer un suivi régulier des réseaux d'alimentation et des unités de
production (visites) et organiser des sessions de formations pour les exploitants en fonction des
anomalies décelées.

• PERSONNEL COMMUNAL CHARGE DE L'EXPLOITATION

Le tableau suivant détaille le coût de la gestion de l'alimentation en eau potable d'une commune
isolée.
Population desservie 100 500 1000 2000 4000
Nombre de jours à consacrer à l'exploitation 22 54 91 153 225
Coût de la main d'œuvre en €/j 91 91 122 122 122
Coût de la main d'œuvre en €/an 2002 4914 11102 18666 27450
Coût total de l'exploitation en €/an 5031 12409 27654 46680 68694
Volume consommé en m3/an 5500 27400 54800 109500 219000
Impact sur le prix de l'eau en €/m3 0.91 0.46 0.50 0.43 0.32
L'impact sur le prix de l'eau inclut la main d'œuvre, le matériel et les fournitures nécessaires à
l'exploitation et le financement des travaux sur les installations d'adduction d'eau potable.

Les impacts sur le prix de l'eau sont à comparer par exemple au prix moyen de 2,41 €
sur le bassin RMC (en 1998). Ce prix comprend:
- une part eau potable : 1,16 € (0,88 € en 1992)

14
- une part assainissement :0,77 €
- les taxes et redevances : 0,48 €

On constate que selon ces hypothèses, on peut occuper un fontainier à plein temps (225 jours par
an) à partir de 4000 habitants. En dessous les communes devront envisager soit de se regrouper
(intercommunalité), soit de confier d'autres tâches à la personne chargée d'exploiter les
installations d'eau potable (assainissement, déchets).
Les associations de communes pour cumuler 225 jours de travail dans l'année :

Population Nombre de 100 500 1000 2000 Nombre


desservie communes d'habitants du
syndicat
Simulation 1 3 1 2 2500
Simulation 2 4 1 2 1 2100
Simulation 3 3 1 1 1 2600
Simulation 4 4 3 1 2300
Simulation 5 4 4 2000
Simulation 6 5 3 1 1 1800
Simulation 7 6 5 1 1500
Simulation 8 10 10 1000

Le recours à un emploi jeune peut constituer une solution. Le coût résiduel de l'emploi jeune avec
les aides (aide de l'état de 14 484 € par an pendant 5 ans avec possibilité de subvention de
l'agence de l'eau) est modéré durant les cinq premières années. Ceci permet d'envisager une
hausse progressive du prix de l'eau de façon à atteindre un budget d'équilibre au bout de 5 ans et
ainsi pérenniser ce poste.

• LE RECOURS A UN PRESTATAIRE PRIVE

Il est parfois souhaitable de faire appel aux sociétés privées pour des prestations ponctuelles
spécifiques (nettoyage de réseaux) ou des tâches plus régulières (entretien des appareils de
traitement de l'eau), voir pour des prestations plus étendues.

Les formules sont variables :


- La délégation de services publics : affermage ou concession. Le délégataire supporte la
responsabilité de la distribution d'eau potable et s'engage sur un résultat.
- La prestation de service : l'étendue des prestations confiées se situe à tous les niveaux jusqu’au
suivi analytique de l’eau distribuée, sans oublier la continuité du service (unités mobiles de
traitement, télégestion et astreintes).

• LE PRIX DE L'EAU, VERS UN PRIX PLUS JUSTE

Souvent le prix de l'eau est trop faible en milieu rural et ne permet pas de faire face aux dépenses
d'investissement et de fonctionnement. Il semble nécessaire d'aller vers une évolution du prix de
l'eau en corrélation avec le coût réel du service.

• LA MISE EN COMMUN DES MOYENS DE PLUSIEURS PETITES COMMUNES

Plusieurs départements (Bas-Rhin, Haute Garonne, Ariège, Isère, les Landes, le Nord, la
Charente-Maritime…) ont mis sur pied des structures d'entretien et d'exploitation des réseaux
communaux ou syndicaux d'eau potable. Il s'agit soit de services du Conseil Général, soit plus
généralement de syndicats départementaux qui proposent aux communes adhérentes des
prestations de services et pour certains même, des contrats d'affermages.
Plus localement l'intercommunalité permet l'utilisation en commun d'un personnel d'exploitation.

15
• CONSEILS D'EXPLOITATION

L'exploitation nécessite un suivi régulier et un certain niveau de connaissance, variable suivant


l'installation. Voici un certain nombre de conseils :
- Faire l'état des lieux des différentes composantes du système de production et de distribution
d'eau (ouvrages, réseaux, équipements…).
- Tenir un livre de bord qui contient les tâches à exécuter et les dates d'intervention ainsi que la
consignation du suivi global du système d'alimentation en eau potable.
- Assurer l'entretien et la maintenance (voir annexe 5). [5]

CONCLUSION

Nous avons vu que l’alimentation en eau potable en zone rurale est assez délicate. Nous sommes
confrontés à divers problèmes au niveau des ressources, des traitements et des réseaux, que se
soient d’origine naturelle, technique et surtout économique.
Il faut trouver des ressources d’eau brute convenables pour l’alimentation en eau potable
nécessitant le minimum de traitement et situées à une distance raisonnable des consommateurs. Il
est nécessaire d’assurer la protection des ressources contre les différents types de pollution
surtout les nitrates et les pesticides.
La mise en œuvre de traitements nécessite une main d’œuvre qualifiée. En milieu rural, la densité
de population est relativement faible, les coûts d’investissement en ce qui concerne la construction
des stations de potabilisation et les réseaux ainsi que les frais de personnel sont énormes par
rapport à la quantité d’eau fournie.
Le réseau doit être surveillé de manière à limiter la dégradation de la qualité de l’eau pendant son
transit et tout particulièrement limiter les sources de contamination que sont les fuites et les
ruptures.
La résolution de la partie économique du problème nécessite souvent un regroupement de
communes afin de faire des économies d’échelles permettant l’embauche de personnel
suffisamment qualifié et le renouvellement ou la réparation du réseau sans souffrir d’une
augmentation excessive du prix de l’eau.

16
ANNEXE 1

L’élu face aux nitrates

Plutôt que d'envisager à terme un traitement coûteux et de haute technicité, il convient d'intervenir
en amont de façon à restaurer ou maintenir la qualité de l'eau.
Les moyens de lutte, visant à protéger les captages contre la pollution diffuse par les nitrates, sont
plus ou moins lourds et contraignants et devront être adaptés aux objectifs. Ils ont tout intérêt à
être coordonnés par un plan d'action.

ETAPE 1 : Délimiter la zone d'intervention

Elle correspond en général à l'ensemble du bassin d'alimentation du captage que l'on souhaite
protéger. Ce diagnostic hydrologique se fera avec le concours des hydrologues et hydrogéologues
des services chargés de la gestion de l'eau (Diren, DDASS, DDAF, agence de l'eau, BRGM…)
Il convient aussi de réaliser un diagnostic des pratiques agricoles (bilan sur l'azote), mais aussi de
ne pas négliger d'autres formes de gestion des sols qui pourraient présenter des risques de
pollutions.
Cela peut-être par exemple la gestion des boisements ou des peupleraies.

ETAPE 2 : Définir les risques et les stratégies d'intervention.

Une fois ce diagnostic réalisé un ensemble de mesures peuvent réduire ou supprimer les risques
de pollutions :
- Les aménagements : Haies, fossés, talus, chenaux et bandes enherbés.
- Modifier les pratiques agricoles : réduction de la fumure azotée, couverture des sols durant
l'hiver, limitation de l'utilisation de certaines fumures, de fertilisants organiques, maintien de
certaines prairies permanentes et conversion des terres arables en herbages.
- Boisement et conversion en espaces naturels non boisés

Dispositifs réglementaires et incitatifs :

La loi sur l'eau de 1992 impose la création, dans un groupement de sous bassins ou dans un
sous bassin correspondant à une unité d'hydrographique ou à un système aquifère, d'un schéma
d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE). L'objectif est de permettre une gestion
collective, équilibrée et durable de la ressource en eau.
La loi sur l'eau du 16/12/1964 et du 03/01/1992 imposent la détermination de périmètre de
protection de points de prélèvements, d'ouvrages ou de réservoirs d'eau destinés à l'alimentation
en eau potable.
La directive nitrate.
Les installations classées.

Dispositifs incitatifs :

L'opération ferti-mieux
L'achat et/ou l'échange amiable de terres
L'utilisation du "gel obligatoire" à des fins de protection de captages.

17
ANNEXE 2

Normes de qualité eau potable en vigueur

Paramètres Unités Eaux brutes Eaux traitée


Paramètres organoleptiques
couleur mg/l de Pt/Co 200 (après filtration) 15
turbidité NTU 2
odeur taux de dilution 2à3
saveur taux de dilution 2à3
Paramètres physico-chimiques
température °c 25 25
pH 6,5 à 9
chlorures mg Cl/l 200 200
sulfate mg SO4/l 250 250
magnésium mg Mg/l 50
sodium mg Na/l 150
potassium mg K/l 12
aluminium mg Al/l 0,2
résidus secs (180°c) mg/l 1500
oxygène dissous % de saturation > 30
phosphore mg P2O5/l 5
fluor mg F/l 0,7 à 1,5
Paramètres concernant des substances indésirables
nitrate mg NO3/l 50 à 100 50
nitrite mg NO2/l 0,1
ammoniaque mg NH4/l 4 0,5
NTK mg NTK/l 1
oxydabilité (KMnO4) mg O2/l 10 5
hydrocarbure mg/l 1 0,001
phénols mg/l 0,5 0,2
fer mg Fe/l 0,2
manganèse mg Mn/l 0,05
arsenic mg As/l 0,1 0,05
mercure microgr. Hg/l 1 1
pesticides microgr. /l 0,1
solvants chlorés microgr. /l 0,3 à 30
Paramètres microbiologiques
coliformes totaux nbr/100 ml 0
coliformes thermotolérants nbr/100 ml 20 000 0
steptocoques fécaux nbr/100 ml 10 000 0
salmonelles nbr/5 l 0
staphylocoques nbr/100 ml 0
bactéries sulfito-réductrices nbr/20 ml 0

18
ANNEXE 3

Traitements des boues issues des stations de potabilisation

Pour le traitement des boues produites par les stations de potabilisation il y a plusieurs procédés
dont leurs coûts d’investissement sont affichés dans le tableau suivant :

Production eau brute


(m3/j) 2500 2500 5000

Procédé Production de boues « Rivière « rivière de « bras mort


(kg MS/j) proche de la moyenne eutrophisé »
source » qualité »

40 115 475
Elimination en
réseau
d’assainissement et 42950 55550 133850
station d’épuration
Lagunage
28680 41580 140850
Coût
Lits de séchage d’investissement(€)
62670 74800 188500
Sacs filtrants
TYPAR 131260 154470

Sacs filtrants BIG-


BAG 105460 121850

19
ANNEXE 4

Méthodes de renouvellement des conduites


Prix indicatifs d’Octobre 94 [13]

La pose en tranchée est une méthode traditionnelle visant le remplacement de la tuyauterie


défectueuse.

DN (Diamètre Nominal)60 à 150 : de 46 à 152 € HT/m


DN 200 à 300 : de 61 à 229 € HT/m
DN 350 à 5000 : de 122 à 305 € HT/m

La pose sous tranchée est la mise en œuvre d’une nouvelle canalisation sans ouverture de
tranchée à l’écart de l’existante.

DN 60 à 200 : de 91 à 381 € HT/m

Les techniques destructrices consistent en la mise en œuvre d’une nouvelle canalisation à


l’emplacement de l’existante qui est détruite par le procédé.

DN 60 à 150 : de 61 à 229 € HT/m


DN 200 à 300 : de 229 à 457 € HT/m
DN 350 à 5000 : de 305 à 1067 € HT/m

Les tubages consistent en l’insertion, dans l’ancienne conduite, par passage ou traction d’une
nouvelle canalisation.

DN 100 à 200 : de 61 à 213 € HT/m


DN 200 à 500 : de 152 à 457 € HT/m

20
ANNEXE 5

Conseils d’exploitation pour l’entretien et la maintenance [5]

- du captage

Tâches Fréquences
Nettoyage Aussi souvent que nécessaire pour assurer
une propreté permanente
Visite de contrôle Au minimum 1 fois/semaine (1 personne)
Visite des abords 1 fois/mois
Nettoyage complet 2 fois/an (2 personnes de préférence pour
des raisons de sécurité)
Entretien du périmètre immédiat et contrôle 1 à 2 fois/an
des servitudes éventuelles

- des réservoirs

Tâches Fréquence
Visite de la chambre des vannes 1 fois/semaine (1personne)
Manœuvre des vannes (dégrippage) Minimum 2 fois/an
Vidange et nettoyage Minimum 1 fois par an et chaque fois qu'il y a
eu risque de contamination (2 personnes de
préférence pour des raisons de sécurité)

- du traitement de désinfection

Tâches Fréquence
Contrôle du matériel et des produits Minimum 1 fois par semaine (1 personne),
désinfection chimique: titre des solutions, plus en cas d'orage ou d'épisode climatique
réglage des pompes doseuses… exceptionnel
désinfection UV: intensité des lampes UV,
nombre d'heures de fonctionnement…
Nettoyage 1 fois par mois

- de la station de pompage

Tâche Fréquence
Visite du local des pompes 1 fois/semaine
Nettoyage de la bâche de reprise Minimum 1 fois par an et chaque fois qu'il y a
eu risque de contamination (2 personnes de
préférence pour des raisons de sécurité)

- des conduites, équipements compteurs

Tâche Fréquence
Relevé des compteurs généraux 1 fois/mois
Entretien des équipements de régulation 2 fois/an (2 personnes si les équipements
(réducteurs, stabilisateurs de pression), sont situés dans des regards)
nettoyage des boîtes à boues
Entretien des compteurs 2 fois/an
Manœuvre des vannes, ventouses, poteaux Minimum 1 fois/an (1personne)
d'incendie (dégrippage), purge de réseau
Désinfection des conduites Après travaux de réparation sur le réseau

21
Sources
[1] F.N.D.A.E. Situation de l’alimentation en eau potable et de l’assainissement des communes
rurales en 1995. Synthèse nationale.

[2] Agence de l’Eau Loire-Bretagne. L’eau en Loire-Bretagne. Février 2000 N°60

[3] Agence de l’Eau Seine Normandie. Application de l’extraction en phase solide sur cartouche
couplée à la chromatographie en phase gazeuse, au pré-traitement et à l’analyse des pesticides
chlorés dans les ressources en eau. Décembre 1999.

[4] Agences de l’Eau. Protection des captages. Etude inter-agences.

[5] Agence de l’Eau RMC. Qualité bactériologique de l’eau distribuée en zone rural. Les rencontres
de l’Agence de l’Eau. 1999.

[6] Ministère de l’agriculture et de la pêche et ministère de l’environnement. L’élu face aux nitrates.
Protection des captages. Comment lutter contre le pollution diffuse d’origine agricole. Octobre
1994.

[7] F.N.D.A.E. La dégradation de la qualité de l’eau potable dans les réseaux. Documentation
technique hors-série N°12. 1998.

[8] Syndicat Intercommunal des eaux et d’assainissement d’Aisserey. Sécurisation et potabilisation


de la ressource en eau potable du syndicat. Etude de faisabilité. 1996

[9] Agences de l’Eau. Traitement par procédés rustiques des boues des usines de production
d’eau potable. 1994

[10] F.N.D.A.E. Application des énergies renouvelables à la potabilisation et à l’épuration des


eaux. Document technique N°23. 1999.

[11] F.N.D.A.E.L’eau potable en zone rurale. Adaptation et modernisation des filières de


traitement. Documentation technique N°11. Février 1992

[12] A.M.F La commune et l’eau potable. Du captage à l’usager, comment améliorer la gestion du
service. Editions Foucher, 1999.

[13] F.N.D.A.E Le renouvellement des réseaux d’eau potable. Document technique N°10. 1994

[14] C.E.M.A.G.R.E.F. Renforcement optimum des réseaux d’adduction d’eau potable en zone
rurale. Méthodes d’avant-projet. La houille blanche N°1. 1998

[15] Agence de l’Eau Seine Normandie. Le plomb et la nouvelle directive eau potable. Enjeux et
propositions d’intervention pour les agences. Mars 2000.

[16] F.N.D.A.E Le financement du renouvellement des réseaux d’adduction d’eau potable.


Documentation technique N°15. 1993.

[17] Association Générale des Hydrauliciens et Techniciens Municipaux (A.G.H.T.M.). Etude du


renouvellement des réseaux d’eau potable. Technique, Sciences et Méthodes, Génie urbain,
Génie rural. N°11 bis. Novembre 1993.

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Résumé

L’adduction en eau potable en milieu rural souffre de problèmes de ressources mais


surtout de moyens au niveau des traitements et des réseaux. Voici l’explicitation des
sources de problèmes et de quelques pistes de résolution exploitables par les différents
acteurs de l’eau.

Summary

In rural area, the freshwater adduction suffers from resources problems and lack of money
concerning treatments and networks. We expose the problems faced by the water supervisors, and
some solutions to consider in order to improve the quality at the tap.

Mots clés:

eau potable, milieu rural, réseaux, ressources,


traitements, financement, gestion

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