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Limites et Continuité en Mathématiques

Le document présente une biographie d'Augustin Louis, baron Cauchy, un mathématicien français influent du XIXe siècle, et aborde ses contributions majeures à l'analyse et à l'optique. Il traite également des concepts de continuité et de limites en mathématiques, en fournissant des théorèmes et des définitions clés. Enfin, le document explique les fonctions primitives et les opérations sur celles-ci, ainsi que des exemples de calculs associés.

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Limites et Continuité en Mathématiques

Le document présente une biographie d'Augustin Louis, baron Cauchy, un mathématicien français influent du XIXe siècle, et aborde ses contributions majeures à l'analyse et à l'optique. Il traite également des concepts de continuité et de limites en mathématiques, en fournissant des théorèmes et des définitions clés. Enfin, le document explique les fonctions primitives et les opérations sur celles-ci, ainsi que des exemples de calculs associés.

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1

Continuité
et
limites
2

MAGAZINE DE MATHEMATIQUES

Profs : ÉQUIPE ACADEMIQUE MATHEMATIQUES

Augustin Louis, baron Cauchy, né à Paris le 21 août 1789 et


mort à Sceaux (Hauts-de-Seine) le 23 mai 1857, est
un mathématicien français, membre de l’Académie des
sciences et professeur à l’École
polytechnique. Catholique fervent, il est le fondateur de
nombreuses œuvres charitables, dont l’Œuvre des Écoles
d’Orient. Royaliste légitimiste, il s’exila volontairement lors de
l'avènement de Louis-Philippe, après les Trois Glorieuses. Ses
positions politiques et religieuses lui valurent nombre
d’oppositions.

Il fut l'un des mathématiciens les plus prolifiques de tous les


temps, quoique devancé par Leonhard Euler, Paul Erdős et Arthur
Cayley avec près de 800 parutions et sept ouvrages ; sa
recherche couvre l’ensemble des domaines mathématiques de
l’époque. On lui doit notamment en analyse l’introduction
des fonctions holomorphes et des critères de convergence
des suites et des séries entières. Ses travaux sur
les permutations furent précurseurs de la théorie des groupes. En optique, on lui doit des travaux sur
la propagation des ondes électromagnétiques.

Son œuvre a fortement influencé le développement des mathématiques au XIXe siècle mais la négligence dont
il fit consécutivement preuve sur les travaux d'Évariste Galois et de Niels Abel entacha son prestige. Il rejeta en
effet le mémoire de Galois car « incompréhensible » et celui d'Abel sous le prétexte « encre trop pâle », alors
que ces deux mathématiciens morts avant Cauchy dans des conditions misérables devaient marquer
profondément les mathématiques du XXe siècle.

[Link]
1 « Jamais Plus Simple »
3

RESUME DU COURS

CONTINUITÉ

Soit f et g deux fonctions définie sur un intervalle ouvert et a .


Si f est continue en a si et seulement si

Si f est continue en a alors ; et sont continue en a.

 alors et sont continues en a.

 alors est continue en a.

Conséquences
:
Toute fonction polynôme est continue sur IR.
Toute fonction rationnelle est continue sur tout intervalle de leur ensemble de définition.

 et sont continues sur IR.


Les fonctions obtenues par opérations sur les fonctions usuelles (somme, produit, quotient,
composé) sont continues sur tout intervalle de leur ensemble de définition.

Prolongement par continuité :

Si f est définie sur ; sauf peut-être en de , et si , on dit que g est

un prolongement par continuité de f en x0 si et seulement si :

[Link]
2 « Jamais Plus Simple »
4
Branches Infinies :

interprétation mathématique interprétation graphique

lim

f   ou lim

f  
a a
D :(x  a) asymptote verticale
lim

f   ou lim

f  
a a

lim f  l ou lim f  l D : (y  l ) asymptote horizontale


 

lim(f(x)  (ax  b))  0 ou lim(f(x)  (ax  b))  0 D :(y  ax+b) asymptote oblique
 

Si lim

f(x)
x
 Branche parabolique de direction O j 
Si lim f(x)  

et lim

f(x)
x
0 Branche parabolique de direction O i 

f(x)
lim  a (a  IR*)
 x

et si limf(x)  ax  b (b  IR) et si limf(x)  ax  


 

alors alors
y  ax  b asymptote oblique la courbe de f admet une branche
oblique au voisinage de  . parabolique de direction y  ax
asymptote oblique
oblique au voisinage de

Axe de symétrie :

La droite est un axe de symétrie pour si pour tout x de .

Continuité d’une fonction composée :

alors est continue en a.

[Link]
3 « Jamais Plus Simple »
5
Théorème :

Soit a, b et c finis ou infinis. Si alors

Théorème des valeurs intermédiaires :

Soit f une fonction continue sur un intervalle ,a et b tels que pour tout réel k
compris entre f(a) et f(b) l’équation f(x) = k possède au moins une solution dans
en particulier , si alors l’équation f(x) = 0 admet au moins une solution
dans , Si de plus f est strictement monotone la solution est unique dans

Limites et ordres :

Si alors

 Si alors

 Si alors

 Si alors

[Link]
4 « Jamais Plus Simple »
6
CASIO fx-570 ES ou fx-570 ES PLUS

EXPRESSION d’une fonction


1°) Soit f(x) = (mode COMP)+(MthIO)

Pour la valeur de x , utiliser la touche et la touche .

2°) Soit f(x) = (mode COMP)+(MthIO)

Image d'un nombre réel par une fonction

Soit f(x) =

f() = 1

[Link]
5 « Jamais Plus Simple »
7
Limites d’une fonction

Pour avoir une idée de la valeur de lim f(x) ,donner à x des valeurs proches de x0 et
x  x0

calculer f(x).

 Limite en un point
3x 3x
Exemple : lim (Entrer 2 )
x 1 x 1
2
x 1

3x
ce qui confirme les valeurs ( et surtout les signes! ) que nous avons trouvées lim  
x 1 x2  1

Limite à l'infini

cos x cos x
Exemple : lim (Entrer 2 )
x  x  1
2
x 1

cos x
Donc lim  0 (0 )
x  x 1
2

[Link]
6 « Jamais Plus Simple »
8

Primitive
9

MAGAZINE DE MATHEMATIQUES

Profs : ÉQUIPE ACADEMIQUE MATHEMATIQUES

(28 juin 1875 à Beauvais - 26 juillet 1941 à Paris) est un


mathématicien français. Il est reconnu pour sa théorie
d'intégration publiée initialement dans sa dissertation Intégrale,
longueur, aire à l'Université de Nancy en 1902. Il fut l'un des
grands mathématiciens français de la première moitié du
vingtième siècle.

(allemand, 1826-1866) Ce très grand mathématicien, élève de


Gauss à Göttingen de Jacobi à Königsberg et de Dirichlet à Berlin,
fut professeur en la célèbre université de Göttingen, succédant à
ce dernier en 1859 (Dirichlet avait lui-même succédé à Gauss
quatre ans plus tôt). Riemann mourut prématurément, atteint de
tuberculose à Selesca (lac Majeur, Italie) où il se soignai.

[Link]
1 « Jamais Plus Simple »
10

RESUME DU COURS
1°) Définition

Soient f et F deux fonctions définies sur un intervalle I.

F est une primitive de f sur I si et seulement si F est dérivable sur I et pour tout réel x de I, F'(x) = f (x).

Théorème1

Toute fonction continue sur un intervalle I admet des primitives sur I.

Théorème 2

Si une fonction f admet une fonction primitive F sur un intervalle I alors f admet une infinité de
fonctions primitives sur I et qui sont toutes de la forme F + c où c désigne une constante réelle

arbitraire. C’est-à-dire l’ensemble des primitives de f sur l’intervalle I est F + c ; c  .

Théorème 3

Etant donnés un intervalle I, un réel a de I et un réel b.

Toute fonction f continue sur I admet une unique fonction primitive F sur I telle que F(a) = b.

2°) Opérations sur les fonctions primitives


Théorème 4

Etant donnés deux fonctions continues f et g sur un intervalle I de  et deux réels  et .

Si F et G sont respectivement deux fonctions primitives de f et g sur I alors (.F + .G) est une fonction

primitive de la fonction (.f + .g) sur I.

[Link]
2 « Jamais Plus Simple »
11
3°) Fonctions primitives des fonctions usuelles

Fonction f définie Fonctions primitives F de f


I est intervalle de
sur I par définies sur I par

 x a ; (a   ). x ax  c ; (c ).

1 2
 x x x x  c ; (c ).
2

1 n 1
 x x n ; (n ) x x  c ; (c ).
n 1

1 1
* x x   c ; (c ).
x2 x

1 n 1
* x x n ; (n \-1) x x  c ; (c ).
n 1

1
*+ x x 2 x  c ; (c ).
x

+ x x x
2
x x  c ; (c ).
3

x cos x
 x sin x + c ; (c ).

x sin x
 x  cos x + c ; (c ).

 1
 \  k, k   x x tgx  c ; (c ).
2 cos 2 x
1
 \ k, k   x x  cot gx  c ; (c ).
sin 2 x
x cos(ax+b) 1
 x sin(ax  b) + c ; (c ).
(a  * et b ). a

x sin(ax+b) ; 1
 x  cos(ax  b) + c ; (c ).
(a  * et b ). a

[Link]
3 « Jamais Plus Simple »
12
 \x  tel que x 1+tan2(ax+b) ; 1
x tan(ax  b)  c ; (c ).
 (a  * et b ). a
ax+b =  k, k  
2
 \x  tel que
x (1+cotan2(ax+b)) 1
x  cotan(ax  b)  c ; (c ).
ax+b = k ; k   (a  * et b ). a

4°) Fonctions primitives des fonctions usuelles

Fonctions primitives F de f
I est un intervalle de  tel que : Fonction f
sur I

u et v deux fonctions dérivables u + v + c ; (c ).


u’+ v ’
sur I.

au’ ; a réel. au + c ; (c ).


u une fonction dérivable sur I.

u et v deux fonctions dérivables


u’.v + v ’.u (uv) + c ; (c ).
sur I.

u une fonction dérivable sur I et 1


u n+1 + c ; (c ).
u’.u n ; n  \-1
ne s’annulant pas sur I. n 1

u une fonction dérivable et ne u' 1


+ c ; (c ).
s’annulant pas sur I. u2 u

u une fonction dérivable et ne u' 1


; n   1 + c ; (c ).
s’annulant pas sur I. un (n  1)u n 1
u une fonction dérivable et u'
2 u  c ; (c ).
strictement positive sur I. u
u une fonction dérivable et 2
u' u u u  c ; (c ).
positive sur I. 3

u et v deux fonctions dérivables u '.v  v '.u u


+ c ; (c ).
sur I et v ne s’annulant pas sur I. v2 v

u et v deux fonctions telles que


( v ’ u ).u’ (v  u) + c ; (c ).
vu soit dérivable sur I.

[Link]
4 « Jamais Plus Simple »
13

Intégrales
14

MAGAZINE DE MATHEMATIQUES

Profs : ÉQUIPE ACADEMIQUE MATHEMATIQUES

(28 juin 1875 à Beauvais - 26 juillet 1941 à Paris) est un


mathématicien français. Il est reconnu pour sa théorie d'intégration
publiée initialement dans sa dissertation Intégrale, longueur, aire à
l'Université de Nancy en 1902. Il fut l'un des grands mathématiciens
français de la première moitié du vingtième siècle.

(allemand, 1826-1866) Ce très grand mathématicien, élève de


Gauss à Göttingen de Jacobi à Königsberg et de Dirichlet à Berlin, fut
professeur en la célèbre université de Göttingen, succédant à ce
dernier en 1859 (Dirichlet avait lui-même succédé à Gauss quatre
ans plus tôt). Riemann mourut prématurément, atteint de
tuberculose à Selesca (lac Majeur, Italie) où il se soignai.

[Link]
1 « Jamais Plus Simple »
15

RESUME DU COURS

Le but de l’intégration est de calculer la surface délimitée entre la courbe et l’axe des abscisses.

Le domaine associé :

Nous appellerons domaine associé à une fonction f positive sur a;b


, le domaine  délimité par la courbe  f , l’axe des abscisses, et les
droites d’équations :

x=a et x=b ( a  b ).

Ce domaine est l’ensemble des points M( x ; y ) du plan tels que :


a  x  b et 0  y  f ( x ) .

Unité d’aire :

le plan étant muni d’un repère orthogonal (O, I, J), l’unité d’aire (u.a.) est l’aire du
rectangle bâti à partir des points O, I K et J.

Si l’on a : OI=1cm et OJ=2cm alors l’unité d’aire est égale à 12=6 cm².

Définition 1 :

Soit une fonction continue (ou continue par intervalle) positive sur l’intervalle a;b . On appelle intégrale de a à

b de la fonction f, l’aire du domaine associé à f sur l’intervalle a;b exprimé en u.a, le nombre noté :
b
a
f ( x )dx .

Remarque :

b
 
a
f ( x )dx se lit : « somme ou intégrale de a à b de f(x) dx »

 a et b sont les bornes de l’intégrale.

 La variable ‘’ x ‘’ est une variable muette, c’est-à-dire qu’elle n’est plus présente lorsque le calcul est effectué.

[Link]
2 « Jamais Plus Simple »
16
 La variable x peut être remplacé par : t, u, ou toute autre lettre à l’exception de a et b.

 Le symbole dx n’a pas de signification sinon on rappelle la démarche des concepteurs du XVIIe siècle (Leibniz). Il
signifiait à l’époque une quantité infinitésimale (largeur des rectangles).

1
Exemple : Calculer l’intégrale suivante : 
1
1  x²dx

Le demi cercle de centre O et de rayon 1 a pour équation :


x²  y²  1 .

On en déduit alors que le demi-cercle de centre O et de rayon 1 pour


y  0 a pour équation y  1  x² . On en déduit que l’intégrale est

l’aire du demi-cercle de rayon 1 soit .
2

1 
Conclusion : 1
1  x²dx 
2
.

Définition 2 :

Soit une fonction continue (ou continue par intervalle) sur l’intervalle a;b .

 Si f est négative sur a;b , on a alors

b
 a
f ( x )dx   A

 Si f a une signe quelconque sur a;b .

b
 a
f ( x )dx   A1  A2  A3  A4  A5  ...

Propriété 1: Soit f une fonction continue sur un intervalle I alors :

a
1°) Pour tout a  I on a : a
f ( x )dx  0

c b c
2°) Pour tous a, b et c de I tels que a  b  c , on a : b
f ( x )dx   f ( x )dx   f ( x )dx
a b

[Link]
3 « Jamais Plus Simple »
17
Remarque : Ces deux propriétés résultent directement de la définition de l’intégrale en termes d’aire.

Définition 3 :

Soit f une fonction continue sur a;b , alors :


a b

b
f ( x )dx   f ( x )dx
a

A partir de cette définition, on en déduit le théorème (admis) suivant :

Théorème 1 : Relation de Chasles :

Soit f une fonction continue sur un intervalle I, contenant a,b et c, alors :

c b c
 a
f ( x )dx   f ( x )dx   f ( x )dx
a b

Remarque :

 Si une fonction est paire, alors d’après la relation de Chasles, on a :

a 0 a
 a
f ( x )dx   f ( x )dx   f ( x )dx
a 0

a a
  f ( x )dx   f ( x )dx
0 0
a
 2 f ( x )dx
0

 Si une fonction est impaire, alors d’après la relation de Chasles, on a :

a 0 a
 a
f ( x )dx   f ( x )dx   f ( x )dx
a 0

a a
   f ( x )dx   f ( x )dx
0 0

0

Théorème 2 : Linéarité de l’intégrale

Soit f et g deux fonctions continues sur un intervalle I contenant a et b, alors pour tous les réels α et β, on a :
b b b
 ( f  g)( x )dx  
a a
f ( x )dx   g( x )dx
a

Exemple : soit une fonction f continue sur 0 ,1 définie par : f ( x )  5x²  3x.

b 1 b
 a
f ( x )dx  5 x²dx  3 xdx .
0 a

1 1
Or on a vu par avec la quadrature de la parabole que : 0
x²dx 
3

[Link]
4 « Jamais Plus Simple »
18
Quand à la deuxième intégrale, il s’agit de l’aire d’un triangle rectangle de côté 1 donc :

1 1
 0
xdx 
2

On en déduit alors que :

1 1 1 1
 0
f ( x )dx  5   3   u.a.
3 2 6

Théorème 3 : Soit f et g deux fonctions continues sur un intervalle a;b ( a  b).

1°) Positivité :

Si f  0 sur a;b alors :


b
a
f ( x )dx  0

2°) Intégration d’une inégalité :

Si f  g sur a;b alors :


b b
 a
f ( x )dx   g( x )dx
a

3°) Inégalité de la moyenne :

x a;b , m  f ( x )  M alors m( b  a)   f ( x )dx  M( b  a)


b

9 1
Exemple : Encadrement de l’intégrale suivante : 
0
1 x
dx.

On encadre la fonction sur 0 , 9 :

0 x 9
0 x 3
11 x  4
1 1
 dx  9
4 1 x

On applique ensuite l’inégalité de la moyenne :

1 9 1
( 9  0)   dx  1( 9  0 )
4 0
1 x

[Link]
5 « Jamais Plus Simple »
19
9 9 1
4 0 1  x
 dx  9

Théorème 4 : Soit une fonction f continue sur un intervalle a;b . Il existe alors un réel c a;b tel

1 b
b  a a
que : f ( c )  f ( x )dx

On pose alors :  =f(c) qui est appelée valeur moyenne de fonction.

Théorème 7 : soit f une fonction continue sur un intervalle I. soit un réel a  I . La fonction F définie sur I par :
x
F( x )   f (t )dt
a

est alors l’unique primitive de f sur l qui s’annule en a.

Règles d’intégration :

Du fait des règles de deriviation et de la linéarisation de l’intégrale, on en déduit les règle suivantes en reprenant
comme constante d’intégration k=0 :

Primitive de la somme  (u  v )   u   v
Primitive du produit par un scalaire  ( ku)  k  u
un1
 u' u 
n
Primitive de u’u’’
n1

u'  u' 1
Primitive de n≠1  n 
u u ( n  1 )un1

u' u'
Primitive
u
 u
2 u

1°) Calcul à partir d’une primitive

[Link]
6 « Jamais Plus Simple »
20
Théorème 8 : f est une fonction continue sur un intervalle I. F est une primitive quelconque de f sur I, alors pour
b
tous réels a et b on a : a
f ( x )dx  F( b)  F(a)

On note alors : F( b)  F( a)  F( x )a


b

Exemple

2
1) Calculer l’intégrale suivante : 1
( x²  4x  3 )dx

2
2  x3 
1      2x  3x 
2
( x² 4 x 3 )dx
3  1

8   1 
   2 4  3 2     2  3
3   3 

8 1
 8 6  23
3 3
6

2 3x
2) Calculer l’intégrale :  0 ( x²  1 )2
dx

2 3x 3 2 2x
 0 ( x²  1 )2
dx  
2 0 ( x²  1 )2

2
3 1 
 
2  x²  1 0

3 1 
    1
2 5 

6

5

2°) Intégration par parties

Théorème

Soient u et v deux fonctions dérivables sur a;b et admettant des dérivées u’ et v’ continues.

 u( x )v'( x )dx  u( x )v( x )   u'( x )v( x )dx


b b b
Alors a
a a

[Link]
7 « Jamais Plus Simple »
21
Calcul des surfaces et des volumes :

Théorème : Etant donné deux fonction f et g continues sur l’intervalle a;b l’aire du domaine délimité par les
représentations graphiques de f et g et les droites d’équation x=a et x=b est, en unités d’aire, égale à :

b
 a
f ( x )  g( x ) dx.

1°) Volume d’un solide de révolution

Théorème : Etant donné une fonction f continue sur l’intervalle a;b , le volume du solide de révolution engendré
par la rotation, autour de l’axe des abscisses, du domaine délimité par l’axe des abscisses , la représentation

  f ( x ) dx.
b 2
graphique de f et les droites d’équation x = a et x=b en unités de volume, égale à :
a

Exemples :

2°) Calculer le volume d’une boule de rayon R.

Une boule de rayon R est engendrée par la ratotion d’un demi-disque autour de son diamètre. Pour simplifier des
choses, utilisons un demi-disque centré en O et dont le diamètre est sur l’axe des abscisses. Il est défini par :
 x²  y²  R²  y²  R²  x²
   0  y  R²  x²
y 0 y 0

Ce qui montre est sous la courbe représentant la fonction f : x R²  x² .

R R R
V     f ( x )²  dx   ( R²  x²)dx  2 ( R²  x²)dx (fonction paire)
R R 0

R  R3  4
V  2 ( R²  x²)dx  2  R3    R3
0
 3  3

[Link]
8 « Jamais Plus Simple »
22

3°) Calculer le volume d’un cône de hauteur h et dont le cercle de base a pour rayon R.

Le cône est engendré par la rotation d’un triangle rectangle . le cours de seconde donne immédiatement une
R
équation de la droit sous laquelle se trouve le triangle. Elle représente la fonction : f : x x.
h


V    f ( x )²dx   
h h
x²dx
0 0 h²
h
R² h R²  x 3  R² h3 R²h
V    x²dx        
h² 0 h²  3 0 h² 3 3

Bh
En remarquant que R² est l’aire du disque de base, que l’on désigne souvent par B, la formule devient : V  .
3

[Link]
9 « Jamais Plus Simple »
23

Fonction
exponentielle
24

MAGAZINE DE MATHEMATIQUES

Profs : ÉQUIPE ACADEMIQUE MATHEMATIQUES

né vers 783, originaire de Khiva dans la région du Khwarezm2 qui lui a


donné son nom, mort vers 850 à Bagdad, est un mathématicien, géographe,
astrologue et astronome musulman perse dont les écrits, rédigés en langue
arabe, ont permis l'introduction de l'algèbre en Europe3. Sa vie s'est déroulée
en totalité à l'époque de la dynastie Abbasside. Il est à l'origine des mots
« algorithme » (qui n'est autre que son nom latinisé: "algoritmi" 3) et
« algèbre » (issu d'une méthode et du titre d'un de ses ouvrages) ou encore
de l'utilisation des chiffres arabes dont la diffusion dans le Moyen-Orient et
en Europe provient d'un autre de ses livres (qui lui-même traite des
mathématiques indiennes).
Son apport en mathématiques fut tel qu'il est également surnommé « le père
de l'algèbre », avec Diophante d'Alexandrie, dont il reprendra les travaux.
En effet, il fut le premier à répertorier de façon systématique des méthodes
de résolution d'équations en classant celles-ci.

né le 15 avril 1707 à Bâle et mort le 18 septembre 1783 à Saint-


Pétersbourg1, est un mathématicien et physicien suisse, qui passa la plus
grande partie de sa vie en Russie et en Allemagne. Euler fit d'importantes
découvertes dans des domaines aussi variés que le calcul infinitésimal et
la théorie des graphes. Il introduisit également une grande partie de la
terminologie et de la notation des mathématiques modernes, en particulier
pour l'analyse mathématique, comme pour la notion d'une fonction
mathématique2. Il est également connu pour ses travaux en mécanique, en
dynamique des fluides, en optique et en astronomie. Euler est considéré
comme un éminent mathématicien du XVIIIe siècle et l'un des plus grands
de tous les temps. Il est aussi l'un des plus prolifiques, et une déclaration
attribuée à Pierre-Simon de Laplace exprime l'influence d'Euler sur les
mathématiques : « Lisez Euler, lisez Euler, c'est notre maître à tous »3.

[Link]
1 « Jamais Plus Simple »
25

RESUME DU COURS
 exp définie continue dérivable sur IR et exp’(x) = exp(x).

 Pour tout réel x ex  0.

 Pour tout réel x et tout réel. y  0 , e x  y  x  ln y


 Pour tout réel x , ln( e )  x x

 Pour tout réel x 0 , e ln x  x

 Propriétés :
Pour tous réel a  IR , b  IR
ea + b = ea  eb
1
ea  a
e
e   e a n ; n 
a n

ea
b
 e a b
e
 Remarque : e1 = e ; e0=1 , ln e = 1 ;

e  2.718… ;

1 x x
e 1  e e  e 0  1 e xe x  e 2x
e

[Link]
2 « Jamais Plus Simple »
26
e ln 4  4 e 2 ln 4  e ln 4  e ln16  16 e ln 4  4
2
Applications :
e1  ln 2  e1  e ln 2  e  2  2e
1
2 ln( e 2 )  2   2   4 2 ln( e 2 )  2   2    2
2
LIMITES
Départ

 exp( A )    exp( A )  0
 

Forme indéterminée


exp(nu)
   ,  n, m  IN²  u exp(nu)  0 ,  n, m  IN²
m

um
0 

exp(u)  1 exp( u )
 1    , r  *

u ur

DERIVEE

 exp( x )'  exp( x )  exp(ax  b)'  a exp(ax  b)  exp(u)'  u'exp(u)

Primitive

  ex  ex   eax b  1 eax b (a≠0)   u'exp(u)  exp(u)


a

[Link]
3 « Jamais Plus Simple »
27

Fonction
logarithme
28

MAGAZINE DE MATHEMATIQUES

Profs : ÉQUIPE ACADEMIQUE MATHEMATIQUES

né vers 783, originaire de Khiva dans la région du Khwarezm2 qui lui a


donné son nom, mort vers 850 à Bagdad, est un mathématicien, géographe,
astrologue et astronome musulman perse dont les écrits, rédigés en langue
arabe, ont permis l'introduction de l'algèbre en Europe3. Sa vie s'est déroulée
en totalité à l'époque de la dynastie Abbasside. Il est à l'origine des mots
« algorithme » (qui n'est autre que son nom latinisé: "algoritmi" 3) et
« algèbre » (issu d'une méthode et du titre d'un de ses ouvrages) ou encore
de l'utilisation des chiffres arabes dont la diffusion dans le Moyen-Orient et
en Europe provient d'un autre de ses livres (qui lui-même traite des
mathématiques indiennes).
Son apport en mathématiques fut tel qu'il est également surnommé « le père
de l'algèbre », avec Diophante d'Alexandrie, dont il reprendra les travaux.
En effet, il fut le premier à répertorier de façon systématique des méthodes
de résolution d'équations en classant celles-ci.

né le 15 avril 1707 à Bâle et mort le 18 septembre 1783 à Saint-


Pétersbourg1, est un mathématicien et physicien suisse, qui passa la plus
grande partie de sa vie en Russie et en Allemagne. Euler fit d'importantes
découvertes dans des domaines aussi variés que le calcul infinitésimal et
la théorie des graphes. Il introduisit également une grande partie de la
terminologie et de la notation des mathématiques modernes, en particulier
pour l'analyse mathématique, comme pour la notion d'une fonction
mathématique2. Il est également connu pour ses travaux en mécanique, en
dynamique des fluides, en optique et en astronomie. Euler est considéré
comme un éminent mathématicien du XVIIIe siècle et l'un des plus grands
de tous les temps. Il est aussi l'un des plus prolifiques, et une déclaration
attribuée à Pierre-Simon de Laplace exprime l'influence d'Euler sur les
mathématiques : « Lisez Euler, lisez Euler, c'est notre maître à tous »3.

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1 « Jamais Plus Simple »
29

RESUME DU COURS

1
 ln définie continue dérivable sur ] 0, +  [ et ln’(x) = .
x

 ln ( A. ) existe ssi A. > 0

EXEMPLE f(x) = ln (5x – 1) Df = ?

1 1
Il faut que 5x – 1 > 0  x >  x] , + [
5 5

1
Donc Df = ] , + [
5

 ln | A. | existe ssi A.  0

EXEMPLE f(x) = ln | x – 1| Df = ?

Il faut que x – 1  0  x  1  Df = IR \ {1}

 a>0,b>0 , ln (a) = ln (b)  a=b

ln ( A ) = ln( B )  A = B ..

 a>0,b>0 , ln (a) > ln (b)  a>b

ln ( A ) > ln ( B )  A > B .

[Link]
2 « Jamais Plus Simple »
30
 ln (x) > 0  x> 1 ( x > 0)

ln ( A. ) > 0  A. > 1.

 ln (x) < 0  0<x< 1 ( x > 0)

ln( A. ) < 0  0 < A. < 1.

 Propriétés :

Pour tous réel a > 0 , b > 0


ln  a . b = ln a + ln b
a
ln   = ln a  ln b
b
1
ln   =  ln a
b
ln  a  = n ln a
n
; n 

 Remarque :

ln 1 = 0 ; ln e = 1 ; e  2.718… ;

1 p 1
ln ( a ) = 2 ln a , a >0 ln a  ln a ( p  2) a >0
p

LIMITES
Départ

 ln( A )    ln( A)  
 0

[Link]
3 « Jamais Plus Simple »
31
Forme indéterminée
 1
0
ln( A ) ln( A)
  0 , r  Q*  Ar ln( A)  0 , r  Q*  1
A r
A 1

DERIVEE

x  0, ax  0 et u( x )  0

  ln( x )'  1   ln(ax )'  1   ln(u)'  u'


x x u

Primitive

  1  ln x   ln x  x ln x  x   u'  ln u
x u

1
   ln x   ln x 
n n1
1 x
   x ln x   ln x  ln ln x
x n1

[Link]
4 « Jamais Plus Simple »
32

Nombre
complexe
33

MAGAZINE DE MATHEMATIQUES

Profs : ÉQUIPE ACADEMIQUE MATHEMATIQUES

Historiquement, les nombres complexes prennent


naissance au XVIIème siècle lorsqu'un italien,
Gerolamo Cardano(1501-1576), au nom francisé de
Jérôme Cardan, introduisit la racine de -i² pour
résoudre des équations du troisième degré. En 1572,
un autre italien, Rafaele Bombelli (1526 ; 1573)
publie "Algebra, parte maggiore dell’aritmetica, divisa
in tre libri" dans lequel il présente des nombres de la
forme a + b et poursuit les travaux de Cardansur la
recherche de solutions non réelles pour des équations
du troisième degré.
A cette époque, on sait manipuler les racines carrées
d’entiers négatifs mais on ne lesconsidère pas comme
des nombres. Lorsqu’une solution d’équation possède
une telle racine, elle est dite [Link]
notation i apparaît en 1777 siècle avec Leonhard Euler
(1707 ; 1783) qui développe la théorie des nombres
complexes sans encore les considérer comme de «
vrais » nombres. Il les qualifie de nombres impossibles
ou de nombres imaginaires. Euler établie également
une célèbre relation de l’algèbre qui lie quatre
nombres fondamentaux e, i, π et 0 : e iπ + 1 = 0. C’est
avec Carl Friedrich Gauss (1777 ; 1855) que les
nombres complexes acquièrent le statut de nombre à part entière.
En 1837, William Hamilton (1805 ; 1865) propose de les définir comme couple de nombres réels tels
qu’ils le sont aujourd’hui.

[Link]
1 « Jamais Plus Simple »
34

RESUME DU COURS
Aspect algébrique :

 a + ib = a′ + ib ' si et seulement si a = a′ et b = b′ .

 • z est réel si et seulement si Im(z) = 0 .


• z est imaginaire si et seulement si Re(z) = 0 .
z+z z−z
()
 z + z = z + z′ ; zz′ = zz′ ; ( z ) = z
z z
n n
;  = ; Re(z) = ; Im(z) = ;
 z′  z′ 2 2i
=zz (Re(z)) ² + (Im(z)) ² ;

 z = z si et seulement si z est réel.


 z = − z si et seulement si z est imaginaire.

Module :

Soit z= a + ib d’image M

=
z a2 + b2
 si z = 0 alors z = 0
1 1 z z
zz′ = z z′ ; z = z ; z ² = zz ; zn = z ;
n
 = ; =
z z z′ z′
 z = OM ; MN
= zN − zM

[Link]
2 « Jamais Plus Simple »
35

Argument :

( )

Soit z ∈  , l’argument de z est un réel θ tel que θ ≡ u,OM [ 2π]

( )
 1
 u,OM ≡ arg(z) [ 2π] ; arg( ) ≡ − arg(z) [ 2π] ;
z
z
arg( ) ≡ arg(z) − arg(z′) [ 2π]
z′
 arg(z) ≡ − arg(z) [ 2π] ; arg(zz′) ≡ arg(z) + arg(z′) [ 2π]
 arg( −z) ≡ π + arg(z) [ 2π] ; arg(zn ) ≡ n arg(z) [ 2π]
 Si k > 0 alors arg(kz) ≡ arg(z) [ 2π]
 Si k < 0 alors arg(kz) ≡ π + arg(z) [ 2π]

Affixe d’un vecteur :


aff(AB)= z 
= zB − z A
AB

Aspect trigonométrie :

a z z ( cos θ + i sin θ ) avec θ ≡ arg(z) [ 2π] , c’est la forme


 pour tout z ∈ * , on=
trigonométrique de z et z eiθ est son écriture exponentielle.
 a
cos θ = 2
 a + b2
 z= a + ib= z ( cos θ + i sin θ ) alors 
sin θ = b
 a + b2
2

→ →
 Si M est l’image de z dans un repère orthonormé direct (O,u,v) alors M∈ c(O, z ) et à la

( )

droite [OA) tel que u,OA ≡ θ [ 2π]

[Link]
3 « Jamais Plus Simple »
36
Propriétés


 Pour tout réel θ ; e= cos θ + i sin θ .
π π
i i
 e = i ; e = −i ; eiθ = 1 ; eiπ = −1.
2 2

1
 ei( θ+2kπ ) = eiθ ; eiθ = 1 ; eiθ = e−iθ ; −eiθ =
ei( θ+π ) ; eiθ eiθ′ = ei( θ+θ′ ) ; iθ
= e−iθ ;
e
eiθ
(e )
n
iθ′
= ei( θ−θ′ ) iθ
= eniθ
e

Formule de Moivre :

Pour tout réel n ∈ IN, (cosθ + isinθ)n = cos(nθ) + isin(nθ)

Formule d’Euler :


=2cos θ e= + e−iθ et 2isin θ eiθ − e−iθ

Angles orientés :

( )
 
 u, AB ≡ arg(zB − z A ) [ 2π] .

 ( AB,CD ) ≡ arg(

   z −z
) [ 2π ] .
D C

z −z B A

( )
zD − zC CD 
  
 = (cos θ + i sin θ) avec AB,CD ≡ θ [ 2π] .
zB − z A AB

[Link]
4 « Jamais Plus Simple »
37
Nombres complexes et géométrie

    z   


 w et w1 sont colinéaires, ⇔ det ( w , w1 ) = 0 ⇔ w ( w1 ≠ 0 ) est réel.
z 
w

1

    z   


 w et w1 sont orthogonaux, ⇔ w1 • w1 = 0 ⇔ w ( w1 ≠ 0 ) est imaginaire pur.
z 
w

1

 Soit ABCD un quadrilatère du plan.

• ABCD est un parallélogramme ⇔ z 


AB
 ⇔ z − z = z − z ⇔
= zDC B A C D

z A + z C = zB + zD

• ABCD est un rectangle ⇔ z 


AB
= zDC

et AC = BD ⇔ zB − z A = zC − zD et

z C − z A = zD − zB

 z − zA  π
• ABCD est un rectangle ⇔ zB − z A = zC − zD et arg  D  ≡ [ π]
 zB − z A  2

• ABCD est un losange ⇔ z 


AB
= zDC

et AB = AD ⇔ zB − z A = zC − zD et

zB − z A = zD − z A

 z − zB  π
• ABCD est un losange ⇔ zB − z A = zC − zD et arg  D  ≡ [ π]
 zC − z A  2

• ABCD est un carré ⇔ ABCD est à la fois un rectangle et un losange.

zD − zB
⇔ zB − z A = zC − zD et = i OU − i .
zC − z A

[Link]
5 « Jamais Plus Simple »
38

Remarques importantes dans la pratique :

θ = θ '+ 2kπ cos(θ + θ=


') cos θ cosθ' − sin θ sinθ'
 cos=
θ cos θ ' ⇔  ; (k ∈ Z) ; 
θ = −θ '+ 2kπ cos(θ − θ=
') cos θ cosθ' + sin θ sinθ'

θ = θ '+ 2kπ sin(θ + θ ') = sin θ cosθ' + sin θ cosθ'


 sin =
θ sin θ ' ⇔  ; (k ∈ Z) ; 
θ = π − θ '+ 2kπ sin(θ − θ ') =sin θ cosθ' − sin θ cosθ'

 tgθ = tgθ ' ⇔ θ = θ '+ kπ ; (k ∈ Z)

 sin(2=
θ) 2 sin θ ⋅ cos θ

=
 cos(2θ) cos
= ²θ − sin ²θ 2cos ²θ − 1 = 1 − 2 sin ²θ

⇒ 1 + cos(2
=θ) 2cos ²θ et 1 − cos(2θ) =2sin²θ

i(
θ+θ '
)  i ( θ−θ '
) −i (
θ−θ '
)
eiθ + eiθ ' e
= 2
 e 2
+ e 2

 

θ
i( )  i ( 2θ ) −i ( ) 
θ
θ i ( 2θ )
=
 eiθ + 1 e 2
 e =
+ e 2
 2cos( )e
  2

θ
i( )  i ( 2θ ) −i ( ) 
θ
θ i ( 2θ )
=
 eiθ − 1 e 2
 e =
− e 2
 2 i sin( )e
  2

 
 0 [ 2π] , u et
 v sont colinéaires de même sens.
 (u,v) ≡   
π [ 2π] , u et
 v sont colinéaires de sens contraires.

[Link]
6 « Jamais Plus Simple »
39
Ensemble des points M :

Etant donnés deux points distincts A et B et un réel θ.

 L’ensemble des points M tels que MA = MB est : la médiatrice de segment [ AB] .

 L’ensemble des points M tels que MA = r ∈ IR*+ est : le cercle de centre A et de rayon r.
 
 L’ensemble des points M tels que MA et MB sont colinéaires est : la droite (AB)
 
 L’ensemble des points M tels que MA et MB sont orthogonaux est : le cercle de diamètre
[ AB] .

 
 L’ensemble des points M tels que (MA,MB) ≡ θ [ π] est :
si θ ≡ 0 [ π], la droite (AB) privée des points A et B


si θ ≡ 0 [ π], le cercle Γ passant par A et B et tangante en A à la droite AT
 
  
telle que (AT,AB) ≡ θ [ π], privé des points A et B.


 
 L’ensemble des points M tels que (MA,MB) ≡ θ [ 2π] est :
si θ ≡ 0 [ 2π], la droite (AB) privée du segment [ AB ]


si θ ≡ π [ 2π], le segment [ AB] privée des points A et B.

si θ ≡ 0 [ 2π] et si θ ≡ π [ 2π], un arc de cercle Γ1 d' extrémités A et B privée des points A et B

situé dans le demi-plan de frontiére (AB) et ne contenant pas la demi-droite [ At ) définie par:
 
  
(AT,AB) ≡ θ [ 2π] où Γ1 cercle passant par A et B et tangante en A à la droite AT
 
 

telle que (AT,AB)
 ≡ θ [ 2π ]

[Link]
7 « Jamais Plus Simple »
40
Racine nième d’un nombre complexe :

 Soit u = R eiθ ; R > 0 et n∈ IN*.

On appelle racines nième de z, les nombres complexes solutions de l’équation zn = u.


n
 θ+ 2kπ 
i  

L’ensemble de solution de z = u est S =  R e  n  / k ∈ {0,1,...(n − 1)} .
n


 

→ →
 Dans le plan muni d’un repère orthonormé (O,u,v) , les points d’affixes les solutions de

l’équation zn = u sont les sommets d’un polygone régulier à n cotes et inscrit dans le cercle de

centre O et de rayon n R .

 Tout nombre complexe non nul admet n racines nième.

 Les racines de l’équation zn = 1 sont appelées racines nième de l’unité.

 L’équation z2 = u admet, dans  deux solutions opposées :

 θ θ  θ θ
z1 =
u  cos + isin  et z 2 =
− u  cos + isin  Ces solutions sont appelés racines
 2 2  2 2

carrées du nombre complexe u

 Les racines carrées de u = a + bi (ou les solutions de l’équation z2 = u) sont de la forme

 x 2 + y 2 = a2 + b2

z = x + iy tel que :  x 2 − y 2 = a
2xy = b


[Link]
8 « Jamais Plus Simple »
41

Equation du second degré :

 L’équation az2 + bz + c = 0 (a, b et c sont trois complexes tel que a≠0) admet dans  deux

−b + δ −b − δ
=
solutions : z' = et z '' avec δ est une racine carrée du nombre complexe
2a 2a

∆ = b2 − 4ac

 Soit L’équation az2 + bz + c = 0 (a, b et c sont trois complexes tel que a≠0)

Si z′ et z′′ sont les solutions de cette équation alors :

b c
az2 + bz + c = a ( z−z′) (z−z′′) ; z′ + z′′ = − et z′ . z′′ =
a a

 Soit L’équation az2 + bz + c = 0 (a, b et c sont trois nombres réels tel que a≠0) et ∆ = b2 −

4ac.

• Si ∆ > 0, l’équation admet dans IR deux solutions distinctes :

−b + ∆ −b − ∆
=z' = et z ''
2a 2a

b
• Si ∆ = 0, l’équation admet dans IR une solution double : z ' = z '' = −
2a

• Si ∆ < 0, l’équation admet dans  deux solutions conjuguées :

−b + i ∆ −b − i ∆
=z' = et z ''
2a 2a

 Soit L’équation az2 + bz + c = 0 (a, b et c sont trois complexes tel que a≠0)

b
=
• Si a + b + c = 0, l’équation admet deux solutions : z ' 1=
et z ''
a

b
• Si a − b + c = 0, l’équation admet deux solutions : z ' =
−1 et z '' =

a

[Link]
9 « Jamais Plus Simple »
42
Equation de degré supérieure à deux :

 Soit (E) une équation du 3iéme degré ayant une racine z0 alors (E) s’écrit sous la forme :

(z −z0) ( az² + bz +c) = 0 où a, b et c sont trois nombres réels tel que a≠0.

 Une équation de degré n supérieur à 3 nécessite un changement de variable ou la donnée de n−2


racines apparentes.

Nombres complexes et transformations du plan :

Translation

Soit v un vecteur du plan d’affixe b ∈  . tv : P → P, M ( z )  M '( z ')
 
MM ' = v ⇔ z′ - z = b ⇔ z′ = z + b.
Propriété :

(F :  →  , z → z ′ = z + b) est la transformation complexe associée à la translation de


 
vecteur v , où v est le vecteur d’affixe b.
Homothétie
Soit h(Ω, k) une homothétie de centre Ω et de rapport k
 
h(Ω, k) : M ( z )  M '( z ') ⇔ ΩM ' =Ω k M ⇔ z′ - zΩ = k(z - zΩ) ⇔ z′ = kz + (1 – k) zΩ
Propriété :
Pour tout réel k ∈ IR*\{1} et pour tout complexe b, l’application :
 b 
f : P → P, M ( z )  M '( z ') / z ' =kz + b est l’homothétie de rapport k et de centre Ω  
1− k 
Rotation
Soit R(Ω, θ) la rotation de centre Ω et d’angle θ.
R(Ω, θ) : M ( z )  M '( z ') ⇔
 z '− zΩ
ΩM = ΩM '  z − z Ω = z '− z Ω  =1
   z − zΩ z '− zΩ
  ∧ ⇔   z '− zΩ  ⇔ ⇔ eiθ
=
( )
 ΩM ; ΩM ' ≡ θ [ 2π ] arg 
  z − zΩ 
 ≡ θ [ 2π ] arg  z '− zΩ  ≡ θ 2π
   [ ]
z − zΩ
  z − zΩ 
⇔ z '− zΩ= eiθ ( z − zΩ ) ⇔ z '= eiθ z + (1 − eiθ ) zΩ
Propriété :
Pour tout (a, b) ∈  * ×  tel que |a| = 1 et a ≠ 1
 b 
az + b est la rotation de centre Ω 
L’application f : P → P, M ( z )  M '( z ') / z ' =  et
1− a 
d’angle θ ≡ arg(a) [2π].

[Link]
10 « Jamais Plus Simple »
43

CASIO fx-570 ES ou fx-570 ES PLUS

 Le mode CMPLX :
CMPLX comme « complexes » est le mode dans lequel il faut mettre la calculatrice pour réaliser des calculs

contenant des nombres complexes. Il s’obtient en pressant successivement la touche et la touche

 Forme algébrique :
Exemple : (1 + 2i )² = − 3 + 4i

Appuyez sur ces touches :

 Forme Trigonométrique :

Spécifier l’unité d’angle par défaut en radians :

3π 3π
Exemple : −1 + i = 2 (cos( ) + i sin( ))
4 4

Appuyez sur ces touches :

[Link]
11 « Jamais Plus Simple »
44

Géomètrie
dans
l'espace
45

MAGAZINE DE MATHEMATIQUES

Profs : ÉQUIPE ACADEMIQUE MATHEMATIQUES

Ibn al-Ḥasan ibn al-Haytham (Perse: ‫ ابن هیثم‬,arabe : ‫ الحسن بن الحسن بن الهیثم‬،‫)ابو علي‬
dit Alhazen (Bassorah 965 - Le Caire 1039) est un mathématicien, un philosophe et
un physicien persan de confession. Il est l'un des pères de la physique quantitative et de l’optique
physiologique.

[Link]
1 « Jamais Plus Simple »
46

RESUME DU COURS

Définition
Soit u et v deux vecteurs et soit  la mesure en radian de l’angle géométrique déterminé par deux
représentants quelconques de même origine des vecteurs u et de v .
On appelle produit scalaire de u par v et on note u . v le réel défini par :
u . v  u  v  cos , si u et v sont non nuls.

u . v  0 , si l’un des vecteurs u ou v est nul.


Expression analytique du produit scalaire dans une base orthonormée
x   x' 
Soit (i , j , k ) une base orthonormé de l’espace. Pour tous vecteurs u  y  et v  y '  :
 
z   z' 
   
u . v  xx ' yy ' zz ' et u  x 2  y2  z 2 .
Si A( x , y , z ) et B( x’ , y’ , z’ ) sont deux points de l’espace muni d’un repère orthonormée , alors
 x  x '   y  y '   z  z '
2 2 2
AB  .

Définition
Soit u et v deux vecteurs et soit OA  u et OB  v .
On appelle produit vectoriel de u par v et on note u  v , le vecteur défini comme suit :
∎ Si u et v sont colinéaires alors u  v  0 .

 
∎ Si u et v ne sont pas colinéaires alors : u  v orthogonal à u et à v ; u , v , u  v est une base

directe et u  v  OA  OB  sin AOB .  


Expression analytique du produit vectoriel de deux vecteurs dans une base orthonormée
directe
a  a'
     
L’espace est muni de base orthonormée directe i , j , k .Pour tous vecteurs u  b  et v  b '  de l’espace
c  c'
   
on a alors : u  v  (bc ' cb')i  (ca ' ac ') j  (ab' ba ')k .

[Link]
2 « Jamais Plus Simple »
47
Distance d’un point à une droite
Soit D une droite de vecteur directeur u et A un point de D. La distance d'un point M de l'espace à la

MA  u
droite D est le réel d  M , D  .
u

1°) Aires et volumes



L’espace est muni d’un repère orthonormé direct O , i , j , k . 
∎ L’aire d'un parallélogramme ABCD est égale à AB  AD .

1
∎ L’aire d'un triangle ABD est égale à AB  AD .
2

∎ Le volume d’un parallélépipède ABCDEFGH est égal à : ( AB  AD). AE  det( AB , AD, AE ) .

1 1
∎ Le volume d’un tétraèdre ABCD est égal à : ( BC  BD).BA  det( BC , BD, BA) .
6 6
2°) Distance d’un point à un plan
Soient P : ax + by + cz + d = 0 avec (a, b, c) ≠ (0,0,0) un plan de l'espace et A ( x0 , y0 , z0 ) un point. La

| ax0  by0  cz0  d |


distance de A à P est : d( A, P )  .
a2  b2  c 2

Définition
Soit I un point de E et R un réel strictement positif, on appelle sphère de centre I et de rayon R
l'ensemble : S = {M  E tel que IM = R}
Equation cartésienne d'une sphère dans un repère orthonormée
Soit I(a,b,c) un point et R > 0 .
l’ensemble des points M(x, y, z) tels que ( x  a)2  ( y  b)2  ( z  c )2  R2 est la sphère de centre I et de rayon
R. L’équation précédente est dite équation réduite de la sphère.
Toute sphère S admet une équation cartésienne de la forme x 2  y2  z2  ax  by  cz  d  0 , où a, b, c et d
quatre réel.

[Link]
3 « Jamais Plus Simple »
48

∎ Pour tous points M et M de l’espace, tu  M   M ' équivaut à MM '  u  


∎ Toute translation de vecteur u est bijective, son application réciproque est la translation de
vecteur u : tu  M   M '  t u (M ')  M

∎ Si tu  M   M 'et tu (N )  N ' alors M ' N '  MN

 
∎ Soit O , i , j , k un repère de l’espace,

x '  x  a

u  ai  b j  ck M( x , y , z ) et M '( x ', y ', z '); t u (M )  M '   y '  y  b
z '  z  c

∎ Toute homothétie de rapport non nul est bijective, son application réciproque est l’homothétie de
1
centre I et de rapport : h I ,K  (M )  M '  h 1  (M ')  M
K I, 
 K

∎ Si h I ,K  (M )  M 'et h I ,K  (N )  N ' alors M ' N '  K .MN

 
∎ Soit O , i , j , k un repère de l’espace , I (a,b,c) ; M(x,y,z) et M’(x’,y’ ;z’) ;

 x '  Kx  (1  K )a

h IK  ( M )  M '   y '  Ky  1  K  b

 z '  Kz  1  K  c

[Link]
4 « Jamais Plus Simple »
49

Similitudes
50

MAGAZINE DE MATHEMATIQUES

Profs : ÉQUIPE ACADEMIQUE MATHEMATIQUES

Le L bleu est l'image du L


noir par la composée d'une
homothétie et d'une rotation
(similitude directe)

Le L inversé rouge est


l'image du L noir par la
composée d'une homothétie
et d'une symétrie axiale
(similitude indirecte)

[Link]
1 « Jamais Plus Simple »
51

RESUME DU COURS

(f est une application du plan dans lui-même).

Transformation C’est une bijection c’est-à-dire que tout point du plan a un, et un seul
du plan antécédent par f.
Identité C’est la transformation qui laisse tous les points fixes, notée Id.

Transformation Notée f 1 , est définie par : f ( M )  N  M  f 1( N )


réciproque On a : fof 1  Id
C’est une transformation du plan qui conserve les rapports de
Similitude
distances.
Rapport de C’est un réel strictement positif par lequel la similitude multiplie les
similitude distances.
Similitude de rapport 1, ou transformation qui conserve les
Isométrie
distances.
Similitude directe C’est une similitude qui conserve les angles orientés.
Déplacement C’est une similitude directe de rapport 1 : translation ou rotation.
antidéplacement C’est une similitude directe de rapport 1 : symétrie (axiale ou glissante)
Centre d’une
C’est l’unique point fixe d’une similitude directe.
similitude

Angle d’une C’est l’angle constant  q formé par un vecteur et son image,

 
similitude direct autrement dit : ( MN , f ( M ) f ( N ))   2 

Axe d’une  


 C’est l’ensemble des points M du plan vérifiant : M  k M où M′  f(M).
similitude
indirecte de
 ' où M′  f(M).
 L’axe porte la bissectrice intérieure de l’angle 
centre  et de
rapport k

[Link]
2 « Jamais Plus Simple »
52

(1) Toute similitudes f de rapport k (k1) possède un unique point invariant .


 est appelé le centre de f.
(2) La composée de deux similitudes directes de rapport k et k′ et d’angles  et ′est une similitude
directe de rapport k×k′ et d’angle  + ′.
(3) La composée d’une similitude directe et d’une indirecte est une similitude indirecte.
1
(4) Si f est une similitude de rapport k, sa réciproque f 1 est une similitude de rapport .
k
(5) Si f est une similitude directe de rapport k et d’angle , alors sa réciproque f 1 est une similitude
1
directe de rapport et d’angle −.
k
(6) Si f est une similitude directe de rapport k et d’axe  alors sa réciproque f 1 est une similitude
1
directe de rapport et d’axe .
k
(7) L’axe  d’une similitude indirecte de centre  et la perpendiculaire à  passant par  sont
globalement invariants par f.
(8) Si f et g deux similitudes coïncident en deux points distincts alors f  g .

Une similitude plane de rapport k.

 conserve les rapports de distances ;  conserve le barycentre ;


 conserve les angles géométriques ;  transforme un triangle en un triangle de
 conserve l’alignement des points ; même forme (semblable) ;
 transforme une droite (un segment) en une  transforme un cercle de rayon R en un cercle
droite (un segment) ; de rayon k R ;
 conserve le parallélisme et l’orthogonalité ;  multiplie les aires par k².

[Link]
3 « Jamais Plus Simple »
53

Ecrire complexe z′ az + b avec a  C* et b C


Rapport k ka
Similitude directe Angle    arg(a)2 
b
Centre , Si a  1  d’affixes  avec   où f ()  
1 a
Ecriture z′ a z + b avec a  C* et b C

Similitude Rapport k ka


indirecte
ab  b
Centre , Si a  1  d’affixes z  avec z   2
où f ()  
1 a

Soient A, B, A′ et B′ quatre points du plan tels que A  B et A’  B’.


A' B '
Il existe une unique similitude f telle que f (A) = A′ et f (B) = B′ et de rapport
AB

Si f est une similitude directe de centre , de rapport k et d’angle , alors f peut s’écrire comme la
composée de l’homothétie h de centre  et de rapport k, avec la rotation r de centre  et d’angle .
On a ainsi : f  h o r  r o h.

 Si f est une similitude indirecte de centre , de rapport k et d’angle , alors f peut s’écrire comme
la composée de l’homothétie h de centre  et de rapport k, avec une symétrie axiale d’axe . On a
ainsi : f  h o S  S o h.
 Si f est une similitude indirecte de centre , de rapport k, alors f o f est une homothétie de centre 
et de rapport k2.

Une similitude possédant trois points fixes non alignés est l’application identique (ou l’identité).
Une similitude possédant deux points fixes A et B est l’identité ou la symétrie d’axe (AB).
Une similitude directe possédant deux points fixes est l’application identique (ou l’identité).

Savoir … Comment faire ?


 Démontrer que f multiplie toutes les distances par un même nombre k .
 Ecrire f sous la forme d’une composée de translations, rotations,
… démontrer qu’une homothéties, symétries axiales.
transformation f est
 Etablir que l’écriture complexe de f dans un repère orthonormé direct
une similitude
du plan est de la forme : z’ = az + b ou bien z’ = a z + b avec aC* et
b C .

[Link]
4 « Jamais Plus Simple »
54
A' B '
 Si A et B sont deux points distincts alors k = .
AB
… déterminer le  Si f a pour écriture complexe z’ = az + b ou z’ = a z + b dans un repère
rapport k d’une orthonormé direct, alors k  a .
similitude  Si f est la composée de deux similitudes de rapports k1 et k2, alors
f : M  M’ k = k1  k2.
1
 Si f est la réciproque d’une similitude de rapport k’, alors k 
k'
… démontrer qu’une On peut établir que f est une similitude distincte de l’identité qui admet
transformation f est au moins deux points fixes.
une symétrie axiale La droite passant par ces deux points fixes est l’axe de la symétrie.

 Démontrer que f est une similitude qui conserve les angles orientés.
… démontrer qu’une  Ecrire f comme la composée de similitudes directes (en particulier :
transformation f est translations, rotations, homothéties)
une similitude directe  Ecrire f sous la forme d’une composée de deux similitudes directes.
 Etablir que l’écriture complexe de f est z’ = az + b avec aC* et b C .

 

  
 Si A et B sont 2 points distincts alors   AB , f ( A) f (B ) 2  .
… déterminer l’angle
 Si f a pour écriture complexe z’ = az + b, alors   arg a 2  .
 d’une similitude
directe  Si f est la composée de deux similitudes directes d’angles  1 et  2 alors
f : M  M’   1  2 2 
 Si f est la réciproque d’une similitude d’angle  ’ alors  '   2 

 Si A’ et B’ sont les images de deux points distincts A et B, alors tout


triangle ABM a pour image le triangle A’B’M’ directement semblable au
… construire l’image triangle ABM.
M’ d’un point M par
 Si f est la similitude directe de centre  , de rapport k et d’angle  , alors
une similitude directe
M’est le point tel que :
f
 

  
 M’ = k  M et M , M '   2  .

 Soit avec le centre, le rapport et l’angle si f n’est pas une translation.


… définir une
 Soit avec deux points A et B et leurs images A’ et B’.
similitude directe
 Soit avec un point A et son image A', le rapport de f et l’angle de f.

[Link]
5 « Jamais Plus Simple »
55

Equation
différentielle
56

MAGAZINE DE MATHEMATIQUES

Profs : ÉQUIPE ACADEMIQUE MATHEMATIQUES

En mathématiques, une équation différentielle est une relation entre une ou


plusieurs fonctions inconnues et leurs dérivées. L'ordre d'une équation différentielle correspond au
degré maximal de dérivation auquel l'une des fonctions inconnues a été soumise.
Les équations différentielles sont utilisées pour construire des modèles mathématiques de
phénomènes physiques et biologiques, par exemple pour l'étude de la radioactivité ou la mécanique
céleste. Par conséquent, les équations différentielles représentent un vaste champ d'étude, aussi bien
en mathématiques pures qu'en mathématiques appliquées.

ème
La notion d'équation différentielle apparaît chez les mathématiciens à la fin du XVII siècle.

Leibniz sera l'inventeur en 1686, en même temps que Newton, du calcul différentiel et intégral.

A cette époque, les équations différentielles s'introduisent en mathématique par le biais de


problèmes d'origine mécanique ou géométrique.
ème
Ce n’est qu’au XX siècle que les équations différentielles trouvent de nombreuses applications
dans les Sciences de la Vie

[Link]
1 « Jamais Plus Simple »
57

RESUME DU COURS
Une équation différentielle est une équation dont l’inconnue est une fonction dérivable sur un
intervalle I et qui fait intervenir cette fonction et ses dérivées successives.
y(3)
On a l’habitude d’appeler y la fonction inconnue d’une équation différentielle et y’,y’’ , , … y( n) ses
dérivées successives.
 Résolution de l'équation différentielle y’=ay, a  0
Théorème 1 : solution de l’équation différentielle y’=ay, a  0
Soit a un réel non nul. Les solutions dans R de l’équation différentielle y’=ay sont les Fonctions f k
définies par f k (x) = k eax ou k est un réel.

Théorème2 :
Condition initiale
Pour tout couple de réels ( x0 : y0 ) , l’équation y’ = ay admet une unique solution f k telle que fk ( x0 )  y0

.
La condition fk ( x0 )  y0 est souvent appelée condition initiale

 Résolution dans IR de l’équation y’ = ay + b , a  0 , b  0


Théorème 3 :

[Link]
2 « Jamais Plus Simple »
58
Les solutions dans R de l’équation différentielle y’ = ay +b, a  0, b  0 sont les fonctions f k définies
b
pour tout réel x par fk ( x )  keax  , ou k est un réel quelconque.
a
 Résolution de l’équation différentielle y’’+  ² y=0
Théorème
L’ensemble des solutions sur R de l’équation différentielle y '' w2 y  0 avec w  R * est l’ensemble
des fonctions f k1 ,k2 telles que pour tout x  R, fk1k2 ( x )  k1 cos wx  k2 sin wx avec k1  , k 2 
Remarque 1 :
On peut aussi écrire les solutions sous la forme
f A ( x )  Acos(wx   ) avec A  R ,  R
Exemple :
1°) Résoudre l’équation différentielle y ‘’ + 9y =0
2°) trouver la solution de l’équation précédente qui satisfait les conditions f (0)  1 et
f '( x )  2 .
Réponse
1°) Les solutions de l’équation différentielle sont de la forme fk1k2 ( x )  K 1 cos3x  K 2 sin3x avec
k1  R , K 2  R
2°) Il s’agit de trouver une fonction f dont les constantes K 1 et K 2 vérifient les conditions
imposées.
La condition f (0)  1 est équivalente à f (0) = k1 cos0  k2 sin0  k1  1soitk1  1
De même, nous avons pour tout réel x, f '( x )  3k1 sin3x  3k2 cos3x
La condition f '( )  2 est équivalente à
2
f '( )  3k1 sin3  3k2 cos3  3k2  2soitk2 
3
2
La solution cherchée est la fonction : f 2 :x cos3x  sin3x
1,
3
3
Remarque 2 :
Une équation différentielle est d’ordre n si dans l’équation différentielle interviennent une fonction y
ainsi que ses dérivées y( k ) jusqu’à l’ordre n

[Link]
3 « Jamais Plus Simple »
59

Coniques
60

MAGAZINE DE MATHEMATIQUES

Profs : ÉQUIPE ACADEMIQUE MATHEMATIQUES

Sur la figure suivante,  représente une parabole,  un cercle et


une ellipse et  une hyperbole :

Cette approche, qui a donné leur nom aux « coniques », en allemand «


Kegelschnitt », en anglais « conic section », est cependant un peu difficile
à mettre en oeuvre quand on veut obtenir des propriétés plus précises de
ces figures puisqu’il faut travailler dans l’espace !

[Link]
1 « Jamais Plus Simple »
61

RESUME DU COURS

1°) La parabole
Définition

Etant donnés une droite D et un point F n’appartenant


pas à D,

On appelle parabole de foyer F et de directrice D


l’ensemble des points M du plan tels que MF = MH où H
= pD ( M ) ou bien MF = d(M, D).

On note P(F, D) = {M  P / MF = d(M, D)}.

Vocabulaire

P une parabole de foyer F et de directrice [Link]


perpendiculaire D menée de F est appelée axe focald(F,
D) est appelée paramètre de P .

Théorème

Toute parabole admet comme axe de symétrie son axe focal.

Toute parabole rencontre son axe focal en un point unique S


appelé sommet de la parabole

Le sommet de P(F, D) est le milieu de [FK] où

K = pD ( F ) .

[Link]
2 « Jamais Plus Simple »
62
Equation réduite d’une parabole

Théorème

P une parabole de sommet S, de foyer F, de paramètre p et de directrice D.

 
On munit le plan à un repère orthonormé S , i, j où i 
1
SF
SF

p
La parabole P a pour équation y² = 2px, D : x   et
2
p 
F  ,0 .
2 

Inversement

 
Dans un repère orthonormé O, i, j du plan, l’ensemble
des points M(x, y) tels que y² = 2px (p > 0) est la
p  p
parabole de foyer F  , 0  , de directrice D : x   , de
2  2
paramètre p et de sommet O.

y² = 2px est l’équation réduite de P.

Deuxième forme

 
R = , i, j est un repère orthonormé du plan

Une courbe () ayant pour équation dans R : (x² = 2ky ; k  IR*) est une parabole, son foyer est le
 k k
point F  0,  et sa directrice est la droite D : y  
 2 2

 
Le point  est le sommet de cette parabole, la droite , j est son axe

Le réel positif p =  k  est son paramètre.

Tangente à une parabole

Théorème

 S , i, j  est un repère orthonormé du plan.


P est une parabole d’équation y² = 2kx ; k  IR*

[Link]
3 « Jamais Plus Simple »
63
P admet en chacun de ses points M 0  x0 , y0  une tangente (T) ayant pour équation cartésienne dans le
même repère : yy0  k  x  x0 

En particulier : P admet en son sommet S une tangente dont l’équation cartésienne dans le même
 
repère est celle de la droite S , j , elle est donc parallèle à la directrice D de P.

Deuxième forme

 
Si la parabole P a pour équation cartésienne dans S , i, j : (x² = 2ky ; k  IR*) alors la tangente (T) à P

en un point M 0  x0 , y0  de P a pour équation cartésienne dans le même repère : xx0  k  y  y0  .

En particulier :

 
La tangente à P en son sommet S a pour équation (y = 0), c’est la droite S , i parallèle à la directrice
k
D: y .
2

2°) L’hyperbole
Définition

Etant donnés une droite D, un point F n’appartenant pas à D


et un réel e > 1.

On appelle hyperbole de foyer F, de directrice D et

d’excentricité e, l’ensemble des points M du plan tels que

MF
 e , où H est le projeté orthogonal de M sur D.
MH

 MF 
On note H(F, D, e) =  M  P /  e, où H = pD ( M )  .
 MH 

 La perpendiculaire à D passant par F est appelée axe focal de l’hyperbole.

 L’axe focal de H est un axe de symétrie pour H .

[Link]
4 « Jamais Plus Simple »
64
 H rencontre son axe focal en deux points S et S appelés sommets de H et ils sont les barycentres

respectifs des points (F, 1) ; (K, e) et (F, 1) ; (K, - e) où K = pD ( F )

Equation réduite d’une hyperbole

Théorème

Soit H une hyperbole de foyer F, de directrice D, d’excentricité e et de sommets S et S.

1
On désigne par O le milieu de [SS], on pose i  OF et on considère un vecteur unitaire j directeur
OF
de D

 
Si S(a, 0) et F(c, 0) dans le repère O, i, j alors l’hyperbole H a pour équation
x² y ²
  1 , avec
a ² b²


b² = c² - a² Inversement : L’ensemble des points M(x, y) dans un repère orthonormé O, i, j du plan 
x² y ² a²
tels que :   1 ( a > 0 et b > 0) est une hyperbole de foyer F(c, 0), de directrice D : x  ,
a ² b² c
d’excentricité

c
e= et de sommets S(a, 0) et S(-a, 0) avec c = a ²  b² .
a

Deuxième forme

x² y ²
La courbe H :    1 dans un repère orthonormé
a ² b²
O, i, j  du plan est une hyperbole de centre O, de foyer F(0,
b² c
c), de directrice D : y  , d’excentricité e = et de
c b
sommets S(0, b) et S(0, -b) avec c = a ²  b² .

Remarque

 Toute hyperbole admet un centre de symétrie, qui est le milieu de ses sommets (c’est une conique à
centre)

[Link]
5 « Jamais Plus Simple »
65
 Toute hyperbole admet deux axes de symétrie qui sont
l’axe focal et l’axe parallèle à la directrice passant par le
centre appelé axe transverse.
 L’existence d’un centre de symétrie implique l’existence
d’une deuxième directrice D et d’un autre foyer F
symétriques respectifs de D et F.
On dit que F est le foyer associé à la directrice D et F  est le
foyer associé à la directrice D.
Tangentes et asymptotes à une hyperbole

Théorème

x² y ²
Soit H :   1 dans un plan muni d’un repère
a ² b²

orthonormé O, i, j 
b b
H admet deux asymptotes d’équations y  x et y   x dans le même repère
a a

xx0 yy0
La tangente à H en un point M 0  x0 , y0  a pour équation   1 dans le même repère.
a² b²

Si H : 
x² y ²

  1 dans un plan muni d’un repère orthonormé O, i, j
a ² b²

b b
H admet deux asymptotes d’équations y  x et y   x dans le même repère
a a
xx yy
La tangente à H en un point M 0  x0 , y0  a pour équation  0  0  1 dans le même repère.
a² b²
Remarque

Si a = b alors H est dite équilatère, ses asymptotes sont perpendiculaires et son excentricité e = 2.
La tangente au sommet d’une hyperbole est parallèle aux directrices.

Equation d’une hyperbole rapportée à ses asymptotes

Théorème :
Toute hyperbole rapportée à ses asymptotes a pour équation XY = k où k est un réel non nul.
3°) L’ellipse
Définition

Etant donnés une droite D, un point F n’appartenant pas à D et un réel 0 < e < 1.

[Link]
6 « Jamais Plus Simple »
66
On appelle ellipse de foyer F, de directrice D et d’excentricité e, l’ensemble des points M du plan tels
MF
que  e , où H est le projeté orthogonal de M sur
MH
D.

 MF 
On note E(F, D, e) =  M  P /  e, où H = pD ( M )  .
 MH 

 La perpendiculaire à D passant par F est appelée


axe focal de l’ellipse.
 L’axe focal de E est un axe de symétrie pour E .
 E rencontre son axe focal en deux points S et S
appelés sommets principaux de E et ils sont les
barycentres respectifs des points
(F, 1) ; (K, e) et (F, 1) ; (K, - e) où K = pD ( F )
Equation réduite d’une ellipse

Théorème

Soit E une ellipse de foyer F, de directrice D, d’excentricité e et de sommets principaux S et S.

1
On désigne par O le milieu de [SS], on pose i  OF et on considère un vecteur unitaire j directeur
OF
de D

 
Si S(a, 0) et F(c, 0) dans le repère O, i, j alors l’ellipse E a pour
x² y ²
équation   1, avec
a ² b²

b² = a² - c²

Inversement : L’ensemble des points M(x, y) dans un repère


 
orthonormé O, i, j du plan tels que
x² y ²
 1
a ² b²
a² c
( a > b > 0) est une ellipse de foyer F(c, 0), de directrice D : x  , d’excentricité e = et de sommets
c a
principaux S(a, 0) et S(-a, 0) avec c = a ²  b² .

[Link]
7 « Jamais Plus Simple »
67
Deuxième forme

La courbe E:
x² y ²

  1 dans un repère orthonormé O, i, j du
a ² b²

plan avec 0 < a < b est une ellipse de centre O, de foyer F(0, c), de
b² c
directrice D : y  , d’excentricité e = et de sommets
c b
principaux S(0, b) et S(0, -b) avec c = b²  a ² .

Remarque

 Toute ellipse admet un centre de symétrie, qui est le milieu de


ses sommets principaux (c’est une conique à centre)
 Toute ellipse admet deux axes de symétrie qui sont l’axe focal
et l’axe parallèle à la directrice passant par le centre.
 Ce deuxième axe coupe l’ellipse en deux points appelés sommets secondaires.
 L’existence d’un centre de symétrie implique l’existence d’une deuxième directrice D et d’un autre
foyer F symétriques respectifs de D et F.
On dit que F est le foyer associé à la directrice D et F  est le foyer associé à la directrice D.
Tangentes à une ellipse

Théorème

Soit E :
x² y ²
 
  1dans un plan muni d’un repère orthonormé O, i, j a > 0 et b > 0
a ² b²
xx yy
La tangente à E en un point M 0  x0 , y0  a pour équation 0  0  1 dans le même repère.
a² b²

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8 « Jamais Plus Simple »
68

Probabilité
conditionnelle
69

MAGAZINE DE MATHEMATIQUES

Profs : ÉQUIPE ACADEMIQUE MATHEMATIQUES

POISSON Siméon Denis, français, 1781- 1840

Brillant polytechnicien, élève de Fourier et de Laplace,


astronome et physicien. Il occupa de nombreux et importants
postes d'enseignement : professeur à l'Ecole Polytechnique,
professeur de mécanique à la faculté des sciences de Paris,
directeur de l'enseignement mathématique des collèges de
France. Élevé à la dignité de pair de France par Louis-
Philippe (1837), Poisson fut nommé doyen de la faculté des
sciences quelques mois avant sa mort.

On le connaît bien sûr pour sa célèbre loi de probabilités


portant son nom (Recherches sur la probabilité des
jugements en matière criminelle et en matière civile, 1837), mais ses travaux portent cependant
principalement en électricité, magnétisme, mécanique céleste, mouvements vibratoires (théorie
de la chaleur, théorie des ondes).

En introduisant de nombreux concepts mathématiques liés aux équations de Laplace (théorie


du potentiel électrostatique, équations aux dérivées partielles), Poisson apparaît, à la suite
de Daniel Bernoulli et Fourier comme le bâtisseur de la physique mathématique moderne :
étude, au moyen de la seule analyse mathématique, du comportement d'un phénomène, en tant
que conséquence des lois, attribuées par l'expérience, qui le régissent.

C'est à la demande de Poisson et de Fourier, dès 1834, qu'une chaire de Calcul des probabilités
et de physique mathématique sera créée à la faculté des sciences de Paris (1850). Cette mise en
place tardive s'explique par le manque de considération de ces branches nouvelles reposant,
pour certains esprits, sur un manque de rigueur.

1 [Link]
« Jamais Plus Simple »
70

RESUME DU COURS

Dénombrement
Quel modèle choisir ?

Si l'énoncé contient le mot successif , il faut tenir compte de tous les ordres
dans lesquels on peut obtenir un événement donné.
On doit souvent multiplier par le nombre d'ordres possibles,
le résultat trouvé pour un ordre déterminé.

Si l'énoncé contient les mots successif et avec remise ,cela signifie que
p
l'ordre dans lequel on considère les éléments a de l'importance
et qu'un élément peut éventuellement être répété.
n
Le modèle mathématique est la p-liste.

Si l'énoncé contient les mots successif et sans remise , cela signifie que
p
l'ordre dans lequel on considère les éléments a de l'importance mais
que tous les éléments considérés sont distincts
A n
(ou qu'il n'y a pas de répétition d'éléments).
Le modèle mathématique est l'arrangement.

p
Si l'énoncé contient le mot simultanément , cela signifie que
l'ordre dans lequel on considère les éléments n'a pas d'importance.
C n
Le modèle mathématique est la combinaison.

2 [Link]
« Jamais Plus Simple »
71

n!
C  p

p!( n  p )!
n

n!
A  p

( n  p )!
n

Calculatrice :

 10C3 
C  10 SHIFT 3 
3


10
120
10P3 
A  10 SHIFT  3 
3

10
720

Probabilité
1°) Définitions et propriétés

Définition :
Soit   a1 , a 2 ,.......a n  un univers. On associe à chaque événement élémentaire a i  un nombre
p i  0 , appelé « probabilité de l’événement a i  », de telle sorte que :
p1  p 2  ......  p n  1.
Plus généralement, la probabilité d’un événement A, notée p A , est la somme des probabilités des
événements élémentaires contenus dans A.
On a p  1 et p () = 0.

3 [Link]
« Jamais Plus Simple »
72
Langage :

Vocabulaire ensembliste Langage probabiliste

Univers, ou encore univers des « possibles » ou des


Ensemble 
« éventualités »

A A est un événement

x A x est une éventualité favorable à A

A A A et A sont des événements contraires

AC= A et C sont des événements incompatibles

Singleton x x est un événement élémentaire


D=AC D est l’événement « A et C »

F=AC F est l’événement « A ou C »

 p () = 0 événement impossible

 p  1 événement certain

Propriétés des probabilités

Parties de  événement propriétés

,  Evénement impossible, certain p () = 0, p  1

AB= A et B sont incompatibles P (A  B) = p (A) + p (B)

A A est l’événement contraire de A 


p A 1  p A

A, B A et B quelconques P (A  B) = p (A) + p (B) – p (A  B )

On notera que, pour tout événement A, 0  p A  1.

Situations d’équiprobabilités :

Définition

Il y a équiprobabilité si tous les événements élémentaires ont la même probabilité.

4 [Link]
« Jamais Plus Simple »
73
Théorème
Lorsqu’il y a équiprobabilité, la probabilité d’un événement A est :
cardA Nombre de cas favorables à A
p  A  
card  Nombre de cas possibles

Probabilité Conditionnelle
Définition :
p désigne une probabilité sur un univers fini .
A et B étant deux événements de , B étant de probabilité non nulle.
▪ On appelle probabilité conditionnelle de l’événement A sachant que B est réalisé le réel noté
P  A  B .
p  A / B 
p  B
▪ Le réel p(A /B) se note aussi p B(A) et se lit aussi probabilité de A sachant B.
Remarque :

Si A et B sont tous deux de probabilité non nulle, alors les probabilités conditionnelles p(A/B) et
p(B/A) sont toutes les deux définies et on a : p(A  B) = p(A/B)p(B) = p(B/A)p(A).
C’est le principe des probabilités composées
Arbres pondérés

Lorsqu’on est en présence d’une situation de conditionnement, il est conseillé d’établir un arbre de
probabilité
Règles de construction

La somme des probabilités des branches issues d'un même nœud est 1.
La probabilité de l'événement correspondant à un trajet est le produit des probabilités des différentes
branches composant ce trajet.

Indépendance
Événements indépendants

Définition :

A et B sont 2 événements de probabilité non nulle.


▪ A et B sont indépendants lorsque la réalisation de l’un ne change pas la réalisation de l’autre.
▪ A et B sont indépendants si et seulement si p(A/B) = p(A) ou p(B/A) = p(B).
Théorème :

5 [Link]
« Jamais Plus Simple »
74
Deux événements A et B de probabilité non nulle sont indépendants si et seulement si ils vérifient
une des trois conditions :
p(A/B) = p(A) ou p(B/A) = p(B) ou p( A  B) = p(A)p(B).

Remarque :

Ne pas confondre événements indépendants et événements incompatibles.


▪ 2 événements A et B sont indépendants si p  A  B   p  A  p  B  .
▪ 2 événements A et B sont incompatibles si A  B= .

Probabilités Totales
Définition :

Soient  un univers associé à une expérience aléatoire et n un entier 2.


Les événements A1, A2, …, An forment une partition de  si les trois conditions suivantes sont
réalisées :
▪ pour tout i  {1 ; 2 ;… ; n}, Ai   .
▪ pour tous i et j (avec i  j) de {1 ;2 ;…n}, Ai  Aj = .
▪ A1  A2  …  An = .
Formule des probabilités totales

Soient A1, A2, …, An une partition de l’univers  constituée d’événements de probabilités non nulles et
B un événement quelconque contenu dans .
Alors :

p( A)  p  B  A1   p  B  A2   p  B  An  ou

p( A)  p  B / A1   p  A1   p  B / A2   p  A2   p  B / An   p  An 

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75

Lois de
probabilités
continues
76

MAGAZINE DE MATHEMATIQUES

Profs : ÉQUIPE ACADEMIQUE MATHEMATIQUES

POISSON Siméon Denis, français, 1781- 1840

Brillant polytechnicien, élève de Fourier et de Laplace,


astronome et physicien. Il occupa de nombreux et importants
postes d'enseignement : professeur à l'Ecole Polytechnique,
professeur de mécanique à la faculté des sciences de Paris,
directeur de l'enseignement mathématique des collèges de
France. Élevé à la dignité de pair de France par Louis-
Philippe (1837), Poisson fut nommé doyen de la faculté des
sciences quelques mois avant sa mort.

On le connaît bien sûr pour sa célèbre loi de probabilités


portant son nom (Recherches sur la probabilité des
jugements en matière criminelle et en matière civile, 1837), mais ses travaux portent cependant
principalement en électricité, magnétisme, mécanique céleste, mouvements vibratoires (théorie
de la chaleur, théorie des ondes).

En introduisant de nombreux concepts mathématiques liés aux équations de Laplace (théorie


du potentiel électrostatique, équations aux dérivées partielles), Poisson apparaît, à la suite
de Daniel Bernoulli et Fourier comme le bâtisseur de la physique mathématique moderne :
étude, au moyen de la seule analyse mathématique, du comportement d'un phénomène, en tant
que conséquence des lois, attribuées par l'expérience, qui le régissent.

C'est à la demande de Poisson et de Fourier, dès 1834, qu'une chaire de Calcul des probabilités
et de physique mathématique sera créée à la faculté des sciences de Paris (1850). Cette mise en
place tardive s'explique par le manque de considération de ces branches nouvelles reposant,
pour certains esprits, sur un manque de rigueur.

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1 « Jamais Plus Simple »
77

RESUME DU COURS

Variable aléatoire continue


Définition :
Une variable aléatoire X est dite continue lorsqu’elle peut prendre n’importe quelle valeur d’un intervalle I de
IR.

On s’intéresse alors à des événements du type : << La valeur de X est comprise entre les réels a et b >> Nous
noterons (a  X  b) un tel événement.

Densité
On appelle densité de probabilité continue la fonction f positive et continue sur [a, b] telle que :

b y
 a
f (t )dt  1 et pour tous x et y de [a, b], on a p(x  X  y) =  x
f (t )dt .

Exemples de variables aléatoires continues

Loi uniforme
Définition :

Soit un intervalle  a , b  . La fonction f définie sur  a , b  par f ( x) 


1
est appelée densité de la probabilité
ba
uniforme sur  a , b  .

On appelle probabilité uniforme sur  a , b  l’application qui à tout intervalle  c , d  inclus dans  a , b  associe le

réel p( c , d  ) 
d
c
f ( x)dx .

[Link]
2 « Jamais Plus Simple »
78
Conséquences :
1
• p(  a , b  ) 
b b

a
f ( x)dx  
a ba
dx  1

• Pour tout réel x0 de  a, b on a : p(  x0  ) 


x0
 x0
f ( x)dx  0

• p( a , b)  p(a, b)  p( a, b)  p(a, b).

• si on désigne par  c , d  le complémentaire de  c , d  dans  a , b  , alors p( c, d  )  1  p(c , d ) .

Définition :

on dit qu’une variable aléatoire X à valeurs dans  a , b  suit la loi de probabilité uniforme p

d d c
si : p(c  X  d )  c
f ( x)dx 
ba

Fonction de répartition d'une varaible qui suit une loi uniforme


Définition :

Soit X une variable aléatoire qui suit la loi de probabilité uniforme p sur l’intervalle  a , b  .
On appelle fonction de répartition de X, l’application F : IR 0,1 définie par :
0 si x  a

F ( x)   p (a  X  x) si x   a, b 
1 si x  b

Loi exponentielle
Définition :

Soit  un réel strictement positif. La fonction f définie sur  0,  par f (t )   e  t est appelée densité de
loi exponentielle.

On appelle loi de probabilité exponentielle de paramètre  , l’application p qui :

 à tout intervalle c , d  inclus dans 0, associe le réel p c , d     


d
e   x dx
c

[Link]
3 « Jamais Plus Simple »
79
 à tout intervalle  c,  inclus dans 0,  associe le réel

p( c,  )  lim


x

x   
c
et dt  e  c

Propriétés :

 pour tout réel t  0 , p( 0, t  ) 


t
 e
 x
dx  1  e t .
0

 p(t , )  1  p(0, t )  e t .

Définition :
On dit qu’une variable aléatoire X suit la loi exponentielle de paramètre  ,

d
si : p(c  X  d )  c
e x dx  e c  e d et p ( X  c)  e   c

Fonction de répartition d'une varaible qui suit une loi exponentielle


Définition :
Soit X une variable aléatoire qui suit la loi de probabilité exponentielle p sur de paramètre  .
On appelle fonction de répartition de X, l’application F : IR 0,1 définie par :
 0 si x  0
F ( x)  
 p(0  X  x)  1  e
 x
si x  0,  

Exercice rédigé
On suppose que la durée de vie X d’une voiture suit une loi exponentielle de paramètre 0,1.
a) Calculer la probabilité qu’une voiture dépasse 10 ans de durée de vie :
10 1
p( X  10)  1  p( X  10)  1   0,1e0,1t dt  .
0 e
b) On sait qu’une voiture a duré déjà 10 ans. Quelle est la probabilité qu’elle dépasse 12 ans de durée de
vie ?
p( X  12) e 0,112
p( X  12 / x  10)    0,110  e 0,2 0,82 .
p( X  10 e
c) Comparer le résultat précédent avec la probabilité que la durée de vie de la voiture dépasse deux ans :
2
p( X  2)  1  p( X  2)  1   0,1e0,1 t dt  e 0,2 0,82
0

On constate que la probabilité que la voiture dure deux ans de plus ne dépend pas de son âge.

On dit que X est une loi de durée de vie sans vieillissement.

[Link]
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80

Variables
aléatoires
discrètes
81

MAGAZINE DE MATHEMATIQUES

Profs : ÉQUIPE ACADEMIQUE MATHEMATIQUES

POISSON Siméon Denis, français, 1781- 1840

Brillant polytechnicien, élève de Fourier et de Laplace,


astronome et physicien. Il occupa de nombreux et importants
postes d'enseignement : professeur à l'Ecole Polytechnique,
professeur de mécanique à la faculté des sciences de Paris,
directeur de l'enseignement mathématique des collèges de
France. Élevé à la dignité de pair de France par Louis-
Philippe (1837), Poisson fut nommé doyen de la faculté des
sciences quelques mois avant sa mort.

On le connaît bien sûr pour sa célèbre loi de probabilités


portant son nom (Recherches sur la probabilité des
jugements en matière criminelle et en matière civile, 1837), mais ses travaux portent cependant
principalement en électricité, magnétisme, mécanique céleste, mouvements vibratoires (théorie
de la chaleur, théorie des ondes).

En introduisant de nombreux concepts mathématiques liés aux équations de Laplace (théorie


du potentiel électrostatique, équations aux dérivées partielles), Poisson apparaît, à la suite
de Daniel Bernoulli et Fourier comme le bâtisseur de la physique mathématique moderne :
étude, au moyen de la seule analyse mathématique, du comportement d'un phénomène, en tant
que conséquence des lois, attribuées par l'expérience, qui le régissent.

C'est à la demande de Poisson et de Fourier, dès 1834, qu'une chaire de Calcul des probabilités
et de physique mathématique sera créée à la faculté des sciences de Paris (1850). Cette mise en
place tardive s'explique par le manque de considération de ces branches nouvelles reposant,
pour certains esprits, sur un manque de rigueur.

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1 « Jamais Plus Simple »
82

RESUME DU COURS

Variable aléatoire
Pour décrire le résultat d’une expérience aléatoire associée à un univers , on fait souvent
correspondre un nombre à chaque élément de .
Définition :

Soit  un univers muni d’une probabilité p.

On appelle aléa numérique X défini sur  une application qui à chaque élément de  fait correspondre un
nombre réel.

Désignons par X() l’ensemble des valeurs possibles de X. X ()  x1; x2 ;.....; xn .

La loi de probabilité de X est l’application qui à tout élément x de X() fait correspondre la probabilité que X
prenne cette valeur x. Par abus de langage on dit que c’est la probabilité que « X soit égal à x ».

Il est commode de présenter cette loi de probabilité sous forme d’un tableau :

xi x1 x2 … xn

p  X  xi  p1 p2 … pn

Espérance mathématique
Définition

Soit un aléa numérique X prenant les valeurs x1 , x 2 ,……, x n avec les probabilités p1 , p 2 ,……, p n . On appelle
espérance mathématique de X le nombre E(X) défini par : E( X )  x p i i .

[Link]
2 « Jamais Plus Simple »
83
Remarque :

L'espérance mathématique est la moyenne des xi pondérées par les probabilités pi  p( X  xi ) .

Dans le cas où la variable aléatoire X indique le gain algébrique réalisé dans un jeu, on dit que le jeu est :

- équitable si E( X ) = 0

- favorable ou gagnant si E( X )  0

- défavorable ou perdant si E( X )  0

Propriétés :

Soient X et Y deux aléas numériques définies sur  et a un réel. L’espérance des variables aléatoires X + Y et a
X est donnée par :

E(X + Y) = E(X) + E(Y) et E(a X) = a E(X).

Varaince et Ecart-type
Variance :

Soit un aléa numérique X prenant les valeurs x1 , x 2 ,……, x n avec les probabilités p1 , p 2 ,……, p n .

On appelle variance de X, le nombre noté V( X ) défini par :

n n
V(X) =  pi (xi – E(X))2 =  pi xi² – E(X)².
i=1 i=1

Propriétés :

V(X)  0.

V(X + a) = V(X).

V(a X) = a² V(X).

L’écart type
L’écart type d’un aléa numérique X est défini par :  ( X )  V ( X ) .

[Link]
3 « Jamais Plus Simple »
84

Fonction de répartition
Définition
Soit un aléa numérique X défini sur un univers  muni d’une probabilité p.

La fonction de répartition F de X est la fonction de IR vers [0 ; 1] qui, à tout réel x, associe la probabilité que X
soit inférieure ou égale à x :

F(x) = p ( X  x ).

La fonction de répartition est constante par intervalles.

Loi Binomiale
Définitions :

 On appelle schéma de Bernoulli, une suite d’épreuves identiques qui vérifient les conditions suivantes :
 Chaque épreuve donne lieu à deux issues : « S » : succès et « E » : échec.
 Les épreuves sont indépendantes les unes des autres.
 La probabilité de S (respectivement de E) est la même pour chaque épreuve.
 Soit X l’aléa numérique qui à chaque série d’épreuves associe le nombre de succès obtenus.
Si l’épreuve est répétée n fois alors X    = 0,1, 2,....., n

nk
et on a : pour tout k  0,1,......, n , p  X  k   Cn   p  S    p  E 
k k

 on dit que X suit une loi binomiale de paramètre n et p = p (S) ou aussi une loi de Bernoulli qu’on note

B (n, p).

Théorème :

Soit X un aléa numérique qui suit une loi binomiale de paramètres n et p.

Alors E (X) = n  p

V (X) = np(1  p)  n  p  q où q  1  p

 (X) = npq

[Link]
4 « Jamais Plus Simple »
85

Statistiques
86

MAGAZINE DE MATHEMATIQUES

Profs : ÉQUIPE ACADEMIQUE MATHEMATIQUES

[Link]
1 « Jamais Plus Simple »
87

RESUME DU COURS

I-RAPPELS
A- Série statistique double en données individuelles

Paramètres d’une série statistique :

Etant donnée une populations de n individus sur laquelle on étudie deux caractères X et Y.
(On dit que  X ,Y  est une série statistique double sur un échantillon de taille n)
On désigne par x1 , x2 ,...xn les variations de X
On désigne par y1 , y2 ,... yn les variations de Y
X x1 x2 ……………………………….. x n
Y y1 y2 ……………………………….. yn
L’ensemble des points Ai  xi , yi  du plan muni d’un repère orthogonal est appelé nuage de
points associé à la série statistique double  X ,Y 
1 n
1°) X   xi s’appelle moyenne arithmétique de X (espérance de X  E( X ) )
n i 1
1 n
Y  yi s’appelle moyenne arithmétique de Y (espérance de Y  E(Y ) )
n i 1
 
Le point G X ,Y est appelé le point moyen
1 
 
n 2
2°) V ( X )    xi2   X s’appelle variance de X
n  i 1 
1 
 
n 2
V (Y )    yi2   Y s’appelle variance de Y.
n  i 1 
3°) 6  X   V ( X ) écart type de X ; 6 Y   V (Y ) écart type de Y.

[Link]
2 « Jamais Plus Simple »
88
Interprétation de l’écart type :
 L’écart type est un moyen qu’on utilise pour mesurer la dispersion des valeurs d’une
variable statistique à variable quantitative autour de la moyenne de cette série.
Un écart type important signifie que les valeurs de la série s’éloignent souvent et de façon
importante de la moyenne.
 Pour comparer deux séries statistiques qui n’ont pas le même ordre de grandeur, on
peut comparer leurs écarts-type relatifs respectifs plus l’écart type est relatif est faible
plus la dispersion au tour de la moyenne est faible.
 
est l’écart type relatif de X est l’écart type relatif de Y
X Y
B- Série statistique double en données groupées
Distribution marginale d’une série statistique double :
On désigne par x1 , x2 ,...., xi ,....x p les valeurs de X et par y1 , y2 ,...., yi ,.... yq les valeurs de Y
Si le couple  xi , yi  se répètent plus qu’une fois soit nij l’effectif associé au couple.
Les effectifs nij associés aux couples  xi , yi  sont représentés à l’aide d’un tableau à double
entrée de la forme :

y y1 y2 …………………….. yj ………………… yq Distribution


x marginale
de X
x1 n11 n12 n1 j n1q q
n1   n1 j
j 1

x2 n21 q
n2   n2 j
j 1

xj ni 1

xp np1 np
Distribution n1 
marginale p n2 …………………….. nj ………………… nq n
de Y  ni1 i 1

D’où les deux tableaux ci-dessous représentent les distributions marginales de X et Y :


X x1 x2 …………….. x p
ni n1 n2 …………….. np

Y y1 y2 …………….. yq
n'j n'1 n'2 …………….. nq'

[Link]
3 « Jamais Plus Simple »
89
1 p 1 q '
X ii
n i 1
n x ; Y   n yi
n i 1 i
1 p  1 q  2
 
2
V  X     ni x 2i   X ; V Y     n'i y 2i   Y
n  i 1  n  i 1 
  X   V  X  ;  Y   V Y 
1 p q

Cov  X ,Y     n x y   XY
ij i i
n  i 1 j 1 
Remarque1 : Toutes les formules vues dans la partie précédente de ce cours restent valables
pour le cas d’une Série statistique double
Remarque2 : Si les caractères sont continus on considère les centres des classes

II-COVARIANCE
1-Définition Soit (xi,yi) avec i=1,……..n une série statistique double .On appelle covariance x
1 n
et y le nombre noté Cov(x,y) et définie par : Cov  X ,Y   ( xi  x )( yi  y )
n i 1

2-Théorème
1 n
* Soit (xi,yi) avec i=1,……..n une série statistique double : Cov  X ,Y    xi yi  XY
n i 1

* Cov  X ,Y   Cov(Y , X )

3-Interprétation de la covariance :
La covariance permet une mesure de la dispersion des points du nuage par rapport au point
moyen
La covariance est positive si X et Y ont tendance à varier dans le même sens
La covariance est négative si X et Y ont tendance à varier en sens contraire.

[Link]
4 « Jamais Plus Simple »
90

III-AJUSTEMENT AFFINE
1-Ajustement affine

: La courbe peut être une droite ou une parabole.

ou bien il peut ne pas y avoir de courbe visible :

2- Méthode de Mayer:
Soit  X ,Y  une série statistique double et G son point moyen
On scinde le nuage de point de  X ,Y  en deux parties contenant à peu prés le même nombre
de points obtenant ainsi deux nuages de points.
On désigne par G1 et G2 les points moyens de ces deux nuages.
La droite G1 G2  passe par le point G et définie un ajustement affine du nuage de points
représentant la série statistique double  X , Y  .
3- Méthode de Moindre carrés:
a- Principe de la méthode des moindre carrés
Le principe de cette méthode c’est de trouver la droite D « La plus proche possible » des
points du nuage, c’est-à-dire que la somme des carrés des écarts entre les points Mi du nuage
et les points Pi de la droite D de même abscisse, est la plus petite possible.
On dit qu’on a effectué un ajustement linéaire par la méthode des moindres carrés.

[Link]
5 « Jamais Plus Simple »
91
b-Théorème (admis)
 
La droite de régression de y en x est la droite qui passe par G X ,Y et de coefficient directeur
cov( X ,Y )
le réel a 
V(X )
Remarque 1
cov  X ,Y 
 La droite de régression de Y par rapport à X est : D : y  Y  (x  X )
V(X )
cov  X ,Y 
 La droite de régression de X par rapport à Y est : D ': x  X  ( y Y )
V (Y )
Remarque2 :
G( X ,Y ) D  D 'd 'ou :
cov( X ,Y )
D : y  ax  b avec a  et b  Y  aX
V(X )
cov( X ,Y )
D ': x  a ' y  b' avec a '  et b '  X  a 'Y
V (Y )
Remarque3 :
Les deux coefficients a et a’ sont de même signe et le coefficient de corrélation r vérifie
4- Coefficient de corrélation linéaire :
cov  X ,Y 
a)-Définition : Le coefficient de corrélation linéaire de  X ,Y  est :  XY 
6  X  ,6 Y 
Remarque :
 On note encore  XY par r.
 Le coefficient de corrélation linéaire de  X ,Y  est égal Le coefficient de corrélation
linéaire de  X , Y 

 1  r  1
 r est invariant par changement d’unité ou d’origine.
b) Interprétation du coefficient de corrélation linéaire
3
 Si r  alors la corrélation linéaire entre x et y est faible
2
3
 Si r > alors la corrélation linéaire entre x et y est forte
2
 Les points du nuage de points sont alignés si et seulement si r = 1 ou r = –1.

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6 « Jamais Plus Simple »
92

IV-UTILISATION D'UNE CALCULATRICE


(Casio fx 570 ES ou fx 570 ES ou fx 991 ES plus)

Tous les calculs mentionnés ici s’effectuent dans le mode STAT


Types de calculs statistiques
Touche Elément du menu Calcul statistique
1-VAR Une variable

A+BX Régression linéaire

_+CX2 Régression quadratique

In X Régression logarithmique

e^X Régression exponentielle e

A•B^X Régression exponentielle ab

A•X^B Régression de puissance

1/X Régression inverse

Utilisation du menu STAT


Lorsque l’écran de l’éditeur STAT ou l’écran de calcul STAT est affiché, appuyez sur
pour afficher le menu STAT.
Le contenu du menu STAT est différent selon qu’une variable ou deux variables sont utilisées pour le
calcul statistique actuellement sélectionné.

Statistiques à une variable Statistiques à deux variables

Exemple 1 : On considère la série statistique à une variable :


X 10 14
Effectif 40 20

 On passe en mode statistique

[Link]
7 « Jamais Plus Simple »
93

 Afficher la colonne des effectifs (FREQ)

 Introduction des données

X Effectif
10 40
14 20

 Pour déterminer l’effectif total


 On trouve : N = 60
 Pour déterminer la moyenne
 On trouve la valeur moyenne : X  11,33

 Pour déterminer l’écart type


 On trouve l’écart type : 
 Pour déterminer la variance
 On trouve la variance : V

Exemple 2 : On considère la série statistique à deux variables :


X 10 14
Y 40 20

 On passe en mode statistique

 Introduction des données

X Y
10 40
14 20

[Link]
8 « Jamais Plus Simple »
94
 Pour déterminer la moyenne de X
 On trouve la valeur moyenne : X = 12
 Pour déterminer la moyenne de Y
 On trouve la valeur moyenne : Y = 30

 Pour déterminer l’écart type X


 On trouve l’écart type : X=
 Pour déterminer la variance de X
 On trouve la variance de X : VX=

 Pour déterminer l’écart type Y


 On trouve l’écart type : Y=
 Pour déterminer la variance de Y
 On trouve la variance de Y : VY=
 Pour déterminer la covariance de (X ,Y)
 On trouve la covariance : Cov(X ,Y)=

 Pour déterminer le coefficient de corrélation linéaire rxy :

 On trouve: rxy=

 Droite de moindre carrés de Y en X ou droite de régression de Y en X. (Y=BX+A)

 On trouve: B=

 et on trouve: A=

d’où Y = 5X+90

[Link]
9 « Jamais Plus Simple »
95
Exemple 3 : On considère la série statistique à double entrée :

Y 2 3 4
X
10 12 8 2
20 6 20 10

 On passe en mode statistique

 Afficher la colonne des effectifs (FREQ)

 Introduction des données

X Y FREQ
10 2 12
10 3 8
10 4 2
20 2 6
20 3 20
20 4 10

 Pour déterminer la moyenne de X


 On trouve la valeur moyenne : X  16.21
 Pour déterminer la moyenne de Y
 On trouve la valeur moyenne : Y  2.9

 Pour déterminer l’écart type X


 On trouve l’écart type : X
 Pour déterminer la variance de X
 On trouve la variance de X : VX

 Pour déterminer l’écart type Y


 On trouve l’écart type : Y

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10 « Jamais Plus Simple »
96
 Pour déterminer la variance de Y
 On trouve la variance de Y : VY
 Pour déterminer la covariance de (X ,Y)
 On trouve la covariance : Cov(X ,Y) 

 Pour déterminer le coefficient de corrélation linéaire rxy :

 On trouve: rxy=

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11 « Jamais Plus Simple »
97

Arithmétique
98

MAGAZINE DE MATHEMATIQUES

Profs : ÉQUIPE ACADEMIQUE MATHEMATIQUES

Euclide, en grec ancien Εὐκλείδης Eukleidês (né vers -325, mort vers -265 à
Alexandrie) est un mathématicien de la Grèce antique ayant probablement
vécu en Afrique, auteur des Éléments, qui sont considérés comme l'un des
textes fondateurs des mathématiques modernes.

Johann Carl Friedrich Gauß (traditionnellement transcrit Gauss en français)


(30 avril 1777 — 23 février 1855) est un mathématicien, astronome et
physicien allemand. Doté d'un grand génie, il a apporté de très importantes
contributions à ces trois sciences. Surnommé « le prince des
mathématiciens », il est considéré comme l'un des plus grands
mathématiciens de tous les temps.

Bezout (Étienne), mathématicien, né à Nemours en 1730, m. en 1783, fut


placé par M. de Choiseul en 1763 à la tête de l'instruction de la marine royale,
fut chargé en 1768 de l'enseignement des élèves du corps de l'artillerie, et
rédigea pour ses élèves des cours qui eurent un grand succès. Les principaux
sont : Cours de mathématiques à l'usage de l'artillerie; Cours de Mathématiques
à l'usage de da marine, 1764; Théorie des équations algébriques, 1779. Bezout
est simple, clair, et sait se mettre à la portée des jeunes esprits : aussi ses
ouvrages sont-ils restés classiques.

[Link]
1 « Jamais Plus Simple »
99

Définition

Soit a un entier et d un entier non nul. On dit que :


d divise a il existe un entier k tel que a kd

Remarque

Soit a un entier et d un entier non nul.


1/ Quand d divise a on dit aussi que a est un multiple de d.
2/ L’ensemble des multiples de d est kd; k noté d .

Th é o r è m e

Soient a et b deux entiers non nuls et c un entier.


si b divise a alors b divise a
si b divise a et a divise b alors a b ou a b.
si a divise b et b divise c alors a divise c.
si a divise b et a divise c alors a divise a c; , 2

R appel
Pour tout réel x, il existe un entier unique n tel que n x n 1.
Cet entier n est appelé partie entière de x et il est noté E x .
Ainsi E x x Ex 1

Définition
Soit a un entier et b un entier non nul.
On appelle quotient de a par b l’entier q défini par :
Premier cas : b divise a alors q a
b
Deuxième cas : b ne divise pas a alors
Si b 0 alors q est le plus grand entier inférieur ou égal à a .
b
autrement q E a
b
100
Si b q est le plus petit entier supérieur ou égal à a .
0 alors
b
autrement q E a 1.
b
On apelle reste de a par b l’entier r a bq où q est le quotient
de a par b.

Conséquence

Pour tout entier a et pour tout entier b non nul, il existe un couple unique
d’entiers q, r tels que a qb r et 0 r |b|.

Remarque

0 r |b| r 0; 1; 2; . . . ; |b| 1 .

Définition

Soit n un entier naturel non nul et a et b deux entiers. On dit que


a est congru à b modulo n (ou a et b sont congru modulo n)

il existe k tel que a b kn


On note a b mod n ou aussi a b n

Th é o r è m e

Soient n un entier naturel non nul et a et b deux entiers.


Désignons par r et r les restes respectifs de a et b dans la
division euclidienne par n. On a:
a b n r r n

Th é o r è m e

Soient a, b, c et d quatre entiers et n un entier naturel non nul.


si a b n alors b a n
si a b n et b c n alors a c n
si a b n alors ca cb n
si a b n alors am bm n avec m IN .
si a b n et c d n alors a c b d n
si a b n et c d n alors a c b d n
101

Définition

Soient a et b deux entiers non nuls.


Le plus grand élément de D a D b est dit le plus grand commun
diviseur de a et b et il est noté a b.

Remarque:: D a D b D |a| D |b| a b |a| |b|

Th é o r è m e

Soient a, b et k trois entiers non nuls et d a b. On a :


k divise a et b k / d.

Propriétés

Soient a et b deux entiers non nuls.


si b divise a alors a b |b|.
si a c b et c alors a b b c.
a b b a.
Pour tout entier non nul k, ka kb |k| a b .
a b c a b c.

Définition
Soient a et b deux entiers non nuls.
a et b sont dits premiers entre eux a b 1.

Remarque

Soient a et b deux entiers non nuls et d a b. On a les entiers a a


d
et b b sont premiers entre eux.
d
102
Lem m e de Gauss

a , b et c . On a :
Si a / bc et a b 1 alors a/c

Th é o r è m e

Soient a et b deux entiers naturels non nuls et n un entier.


a b 1
Si n 0 mod a alors n 0 mod ab
n 0 mod b

Th é o r è m e et Définition

Si a et b sont deux entiers non nuls alors il existe un unique entier


naturel non nul m qui vérifie les deux conditions suivantes:
1. m est un multiple de a et b.
2. Si un entier k est un multiple commun a et b alors k est un
multiple de m
L’entier m défini plus haut est noté a b et appelé le plus petit
commun multiple de a et b.

Propriétés
Soient a et b deux entiers non nuls.
1) a b |a| |b|
2) a b a b |ab|
3) si b divise a alors a b |a|.
4) a b b a.
5) Pour tout entier non nul k, ka kb |k| a b .
6) a b c a b c.
103

Th é o r è m e

Soit a et b deux entiers naturels non nuls tels que b 2 et a b 1.


Il existe un unique entier non nul u appartenant à 0, 1, 2, . . . , b 1 tel
que ua 1 mod b . On dit que u est l’inverse de a modulo b.

Th é o r è m e (Identité de Bezout)

Soient a et b deux entiers non nuls. On a:


a b 1 Il existe u, v tels que au bv 1.

Conséquence

Soient a et b deux entiers non nuls. On a:


d a b Il existe deux entiers u et v tels que au bv d.

Th é o r è m e

Soient a, b et c trois entiers non nuls et d a b. On a:


L’équation ax by d admet des solutions dans si et seulement
si d divise c.
104
[Link] © 2016

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