CPGE Moulay-Idriss MPSI2 2024-2025
Structures algébriques
Exercice 1
Soit ∗ la loi interne définie dans R par : ∀x, y ∈ R, x ∗ y = x + y + x2 y 2 .
1. Vérifie que ∗ est commutative
2. La loi ∗ est-elle associative ?
3. Montrer que R admet un neutre pour ∗ et calculer ce neutre.
4. Résoudre les deux équations suivantes, d’inconnue x ∈ R ;
— 1 ∗ x = 0.
— 1 ∗ x = 1.
Exercice 2
Quel est le plus petit sous-groupe de (R, +) contenant 1 ? Contenant 2 ? Même question
avec (R∗ , ×).
Exercice 3
On note ∗ la loi interne dans G = C × R définie, pour tous (z, t), (z ′ , t′ ) ∈ G par :
(z, t) ∗ (z ′ , t′ ) = (z + z ′ , t + t′ + Im(z̄z ′ )).
Montrer que (G, ∗) est un groupe. Est-il commutatif ?
Exercice 4
Sur R2 , on définit une loi ∗ par
′
∀(x, y), (x′ , y ′ ) ∈ R2 , (x, y) ∗ (x′ , y ′ ) = (x + x′ , yex + y ′ e−x ).
1. Montrer que (R2 , ∗) est un groupe non abélien.
2. Trouver les application f dérivables sur R telles que {(x, f (x)) | x ∈ R} soit un
sous-groupe de (R2 , ∗)
Exercice 5
Soient (G, .) u groupe, e son neutre, a, b ∈ G tels que : ba = ab2 et ab = ba2 .
Montrer que : a = b = e.
Exercice 6
On définit pour tout couple (x, y) d’éléments de E =] − 1, 1[ :
x+y
x⋆y =
1 + xy
1. Montrez que ⋆ est une l.c.i. associative et commutative.
2. Précisez son élément neutre et ses éléments symétrisables. Conclusion ?
3. Exprimez pour tout entier naturel n ∈ N⋆ et pour tout élément x de E, x⋆n = x⋆· · ·⋆x
en fonction de (1 + x)n et (1 − x)n .
Exercice 7
Montrez que exp : C → C⋆ est un morphisme du groupe (C, +) dans le groupe (C⋆ , .).
Déterminez le noyau et l’image.
Exercice 8
On considère A et B deux sous-groupes de (G, ∗) et l’on note :
A ∗ B = {x ∈ G | ∃(a, b) ∈ A × B, x = a ∗ b} = {a ∗ b | (a, b) ∈ A × B}.
Montrer que A ∗ B est un sous-groupe de (G, ∗) si et seulement si A ∗ B = B ∗ A.
1
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Exercice 9
Un élément x d’un groupe (G, .), de neutre e est dit d’ordre fini si et seulement s’il existe
∈ N∗ tel que xn = e.
Si x est d’ordre fini, le plus petit entier n ∈ N∗ tel que xn = e est appelé l’ordre de x.
Soient (G, .) un groupe a, b ∈ G. Montrer :
1. Si a, b, ab sont d’ordre 2n alors ab = ba.
2. Si a est d’ordre fini, alors a−1 aussi, et a et a−1 ot même ordre.
3. Si a d’ordre fini, alors bab−1 aussi, et a et bab−1 ont le même ordre.
4. Si ab est d’ordre fini, alors ba aussi, et ab etba ont même ordre.
Exercice 10
Soit E un ensemble.
1. Montrer que (P(E), ∆) est un groupe commutatif.
2. Montrer que (P(E), ∆, ∩) est un anneau commutatif.
Exercice 11
Soit (A, +, .) un anneau. On définit le centre C de A par :
C = {x ∈ A | ∀a ∈ A, ax = xa}
Montrer que C est un sous-anneau de A.
Exercice 12
Soit (A, +, .) un anneau. On suppose : ∀x ∈ A, x2 = x.
Montrer que A est commutatif.
Exercice 13
Soient (A, +, .) un anneau. a, b ∈ A. On suppose que ab est inversible à droite, c’est-à-dire
qu’il existe x ∈ A tel que (ab)x = 1, et on suppose que ba n’est pas diviseur de zéro à
gauche, c’est-à-dire, pour tout y ∈ A : (ba)y = 0 ⇒ y = 0.
Montrer que a est inversible dans A.
Exercice 14
Soit A un anneau intègre fini. Montrer que les élement de A\ {0} est inversible.
Exercice 15
Soit (A, +, ×) un anneau. On dit que x ∈ A est nilpotent s’il existe n ∈ N tel que xn = 0.
1) Montrer que si x est nilpotent alors 1 − x est
2) Montrer que si x et y sont nilpotents et commutent, alors xy et x+y sont nilpotents.
3) Un corps admet-il des éléments nilpotents non nuls ?
Exercice 16
Soit (A, +, ×) un anneau commutatif. Soit a un élément de A. On appelle racine carrée
de a dans A, tout élément x de A tel que x2 = a.
1) Montrer que si A est intègre, alors tout élément de A admet au maximum 2 racines
carrées.
2) Prenons maintenant (A, +, ×) = (F(R, R), +, ×). Soit f : R → R, x 7→ 1. Montrer
que f admet une infinité de racines carrées.
2
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Exercice 17
Soit (A, +, ×) un anneau, soit a ∈ A. On appelle commutant de a la partie
C(a) = {x ∈ A | ax = xa}.
On appelle centre de A la partie
Z = {x ∈ A | ∀a ∈ A, ax = xa}.
Montrer que C(a) et Z sont deux sous-anneaux de A.
Exercice 18
Soit (A, +, ×) un anneau non nul, on considère
(
Z → A
φ
n 7→ n.1 = 1 + 1 + 1... + 1
1) Montrer que φ est le seul morphisme d’anneaux de Z dans A.
2) Dans le cas où φ n’est pas injectif, montrer qu’il existe c ∈ N∗ unique tel que
Ker(φ) = cZ. On se place dorénavant dans ce dernier cas, c est appelé caractéristique de
l’anneau A, et A est supposé intègre.
3) Montrer que c est un nombre premier.
4) Montrer que x 7→ xc est un endomorphisme de l’anneau A.
Exercice 19
Soit G un sous-groupe de (R, +) non réduit à {0}. On pose α = inf R∗+ ∩ G
1) Montrer que si α > 0, alors G = αZ = {kα | k ∈ Z}.
2) Montrer que si α = 0, alors G est dense dans R, c’est-à-dire que pour tout réel x et
tout ε > 0, il existe g ∈ G vérifiant |x − g| ⩽ ε.
Exercice 20
Soit n ∈ N∗ . On suppose que n n’est pas le carré d’un entier.
√ √ √ √
On pose Z[ n] = {a + b n | a, b ∈ Z} et Q[ n] = {a + b n | a, b ∈ Q}.
√
1. (a) Prouver que n n’est pas rationnel.
√
(b) En déduire que tout élément de Q[ n] s’écrit de manière unique sous la forme
√
a + b n, où a, b ∈ Q.
√
2. (a) Montrer que Q[ n] est un sous-corps de R (on ne demande pas de démontrer
que R est un corps).
√ √
(b) Montrer que Z[ n] est un sous-anneau de Q[ n].
√ √ √
3. Lorsque z = a + b n ∈ Q[ n], on appelle conjugué de z l’élément z̄ = a − b n et
on appelle norme de z la quantité N (z) = z z̄.
√
(a) Montrer que l’application z 7→ z̄ est un automorphisme de l’anneau Q[ n]
√ √
(c-à-d f morphisme d’anneau bijective de Q[ n] dans Q[ n]).
√
(b) Soit z, z ′ ∈ Q[ n]. Montrer que : N (z) = 0 ⇔ z = 0 et N (zz ′ ) = N (z)N (z ′ ).
√ √
(c) Soit z ∈ Z[ n]. Montrer que z est inversible dans Z[ n] si et seulement si
|N (z)| = 1.