Évaluation des connaissances en MRA
Évaluation des connaissances en MRA
Par :
Jury :
Dr Arfaoui Samia
Par :
Jury :
Dr Arfaoui Samia
À la mémoire de mon père Ezzeddine qui a pris ma main, m’a offert les premiers pas
d’une vie de combat et m’a soutenu tout au long de mon cursus, que DIEU garde son
âme dans son vaste paradis.
À mes sœurs Osswa et Nourhen pour leurs soutiens et leurs encouragements durant
ces années d’études.
À mes amis Ali, Omayma, Mariem, Rawnak, Ahlem, Chaima, Safa, Houyem,
Tasnim, Malek, Zaineb, Mariem, Azhar et Wafa qui m’ont encourager à libérer
mon esprit créatif et m’ont fait appris le savoir être.
Sahar
Dédicaces
Napoléon Bonaparte
C’est avec un immense que je dédie ce modeste travail à la personne la plus chère à
mon cœur:
Ma mère « Absi Nejia », ma raison d’être, la lanterne qui éclaire mon chemin et
m’illumine d’amour et d’affection. Depuis le moment où je suis venue au monde, tu as
veillé sur moi. Tu m’as comblé avec ta tendresse et tu as toujours été présente à mes
côtés pour me consoler quand il fallait.
En toi je voie la maman parfaite, toujours prête pour sacrifier, pour supporter pour
donner et donner.
Tout ce que je suis et ce que j’espère devenir, je le dois à toi. Je ne serais pas devenue
la moitié de ce que je suis aujourd’hui sans tes conseils, tes sentiments et ton soutien.
Je pourrais écrire des milliers de pages sur ton indulgence, ta force et ton amour
inconditionnel. Mais il n’y a pas de mots qui puissent exprimer ma gratitude et la
chance que j’ai de t’avoir dans ma vie.
Omaima
Remerciements
Nous remercions également, notre Co-encadrante Mme Shili Lamia, nous voudrions
lui témoigner nos reconnaissances pour son soutien qui nous a été précieux afin de
mener notre travail à bon port.
Nos vifs remerciements vont aussi aux membres de jury pour l’intérêt qu’ils ont porté à
notre recherche en acceptant d’examiner notre travail et de l’enrichir par leur
propositions :
Pr Ag Walid Sellami
Dr Maysa Daiki
Nous tenons à exprimer nos sincères remerciements à tous les professeurs qui nous ont
soutenus dans la poursuite de nos études.
Figure 2 : Répartition des réponses selon l’origine des connaissances sur la MRA.
Figure 6 : Répartition des réponses selon les paramètres à fixer lors de l’utilisation de
la ventilation protectrice.
Figure 8 : Répartition des réponses selon le circuit utilisé lors d’une MRA faite par
inflation soutenue avec ballon.
Figure 9 : Répartition des réponses selon la pression utilisée lors d’une MRA faite par
inflation soutenue avec ballon.
Figure 10 : Répartition des réponses selon la durée d’une MRA faite par inflation
soutenue avec ballon.
Figure 11 : Répartition des réponses selon le déroulement des MRA réalisées par
soupir étendu
Figure 12 : Répartition des réponses selon le déroulement des MRA réalisées par
soupirs intermittents
Figure 13 : Répartition des réponses selon la FiO2 utilisée lors d’une MRA.
Figure 15 : Répartition des résultats de la population qui n’a pas pratiqué la MRA au
cours du dernier mois.
Figure 22 : Répartition des réponses selon les paramètres à surveiller lors de la MRA.
AR : Anesthésie et réanimation
HMD : Hémodynamique
Min : Minutes
O2 : Oxygène
PA : Pression artérielle
Sec: Secondes
MATERIELS ET METHODES....................................................................................................... 2
RESULTATS ............................................................................................................................... 5
DISCUSSION............................................................................................................................ 20
CONCLUSION .......................................................................................................................... 29
Lors d’une Anesthésie Générale (AG) le recours à une ventilation mécanique est
indispensable pour suppléer la mécanique respiratoire altérée par les effets centraux
des médicaments [1]. Cependant cette modalité n’est pas dénuée de complications
pulmonaires.
D’après la loi de Laplace, la pression nécessaire à stabiliser une alvéole est inversement
proportionnelle à son rayon cela veut dire que plus le rayon d’une alvéole diminue, plus
la pression permettant de ré-aérer cette alvéole augmente. L’éditorial de B. Lachmann a
fait naitre le principe du « open lung » qui exige un niveau de pression suffisamment
important pour ouvrir les alvéoles affaissées et une PEEP pour les maintenir ouvertes
permettant ainsi l’amélioration des échanges gazeux [4].
En partant de ces concepts, les écoles savantes ont cherché à améliorer la ventilation
mécanique en anesthésie par l’utilisation d’une stratégie de ventilation protectrice
inspirée de la réanimation, associant une réduction des volumes courants (VT),
l’application d’une PEEP et la réalisation de Manœuvre de Recrutement Alvéolaire (MRA)
[1]. Celle-ci est définie comme une augmentation transitoire de la pression
transpulmonaire (différence entre la pression des voies aériennes et la pression
pleurale) au-delà de la pression critique d’ouverture [1], augmentation réalisée par les
professionnels en Anesthésie Réanimation (AR) selon différentes techniques. C’est cette
manœuvre qui permet de lever le collapsus induit par la ventilation mécanique.
1
Matériels et méthodes
2
Matériels et méthodes
3
Matériels et méthodes
Notre questionnaire est inspiré de deux travaux de fin d’étude, le premier est le travail
de l’étudiant « Olivier Beucher » de l’école française d’infirmiers anesthésistes portant
le titre « Quel est le rôle de l’IADE dans la pratique de la manœuvre de recrutement
alvéolaire chez un patient intubé en ventilation mécanique au bloc opératoire » et le
deuxième est celui de l’étudiante « Marie-Caroline » dont le titre est « Evaluation des
pratiques professionnelles du recrutement alvéolaire par les infirmiers anesthésistes du
centre hospitalier universitaire de Poitiers ».
4
Résultats
5
Résultats
L'ancienneté
40%
30%
25%
5%
La majorité des diplômés en anesthésie réanimation ont une ancienneté qui dépasse les
10 ans, cela correspond à 40% de notre population ; contre 30% dont l’ancienneté est
de moins de 5 ans.
Cours universitaires
Figure 2 : Répartition des réponses selon l’origine des connaissances sur la MRA
La moitié de la population ont cité les cours universitaires comme l’origine de leurs
connaissances.
6
Résultats
Expérience en réanimation
23%
Non
Oui
77%
97%
10%
Figure 4 : Répartition des réponses selon les modes ventilatoires fréquemment utilisés.
Le mode ventilatoire en volume contrôlé est cité comme le mode ventilatoire le plus
utilisé par 97% de la population.
7
Résultats
3%
22%
Non
Oui
aucune
75%
Dans les 75% des réponses, notre population d’étude a confirmé avoir utilisé la
ventilation protectrice.
58%
42%
16%
Le volume courant (93%), la fréquence respiratoire (87%) et la PEEP (93%) sont les
paramètres à fixer dans la majorité des réponses de la population étudiée.
8
Résultats
40%
37%
13%
5%
L’inflation soutenue avec le ballon est la méthode utilisée pour réaliser la MRA par la
majorité de la population avec pourcentage de 78%. Ainsi que 37% utilisaient
l’incrémentation par palier.
3.2.5 Répartition selon le circuit utilise lors des MRA faites par inflation
soutenue avec ballon
32%
Circuit externe
Circuit interne
68%
Figure 8 : Répartition selon le circuit utilisé lors des MRA faites par inflation soutenue
avec ballon
Le circuit interne a été utilisé dans les 68% des MRA faites par inflation soutenue avec
ballon.
9
Résultats
3.2.6 Répartition selon la pression utilisée lors de la MRA faite par inflation
soutenue avec ballon
Quelle pression réglez-vous?
68%
15%
11%
6%
Figure 9 : Répartition selon la pression utilisée lors de la MRA faite par inflation
soutenue au ballon.
68% de notre population étudiée n’ont pas cité la pression utilisée lors d’une MRA par
inflation soutenue avec ballon. Alors que 15% de notre population affirme avoir eu
recours à une pression de 40 cmH2O.
15% 15%
6% 6% 4%
Figure 10 : Répartition selon la durée de la MRA faite par inflation soutenue avec
ballon
Plus de la moitié de notre population d’étude n’a pas rependu à cette question.
10
Résultats
Figure 11 : Répartition des réponses selon le déroulement des MRA réalisées par
soupir étendu
17%
10% 12%
2% 2%
17 % ont répondu qu’ils réalisent cette modalité par l’oxygénation et seulement 10%
ont cité le dédoublement du VT.
11
Résultats
21%
11%
Figure 13 : Répartition des réponses selon la FiO2 utilisée lors d’une MRA
Une FiO2 à 100% a été la réponse de 34% de notre population, et seulement 21% ont
répondu que la FiO2 utilisée est de 50%.
15% 13%
10%
7%
Pas réponse >1 fois par <1 fois par <1 fois par Aucune
semaine semaine mois
Plus de la moitié de la population n’ont pas pratiqué de MRA au cours du dernier mois.
12
Résultats
Si aucune, pourqoui ?
49%
31%
29%
Figure 15 : Répartition des résultats de la population qui n’a pas pratiqué de la MRA
au cours du dernier mois
13
Résultats
BPCO 53%
Tabagique 57%
Agé 35%
Jeune 33%
acune réponse 7%
14
Résultats
Les chirurgies thoraciques et abdominales sont les indications de la MRA dans presque
la moitié des réponses.
La chirurgie de longue durée ainsi que la position de Trendelenburg sont également des
indications citées par notre population d’étude dans respectivement 40% et 37% des
réponses.
15
Résultats
En curatif 55%
En préventif 60%
Une désaturation inexpliquée est une indication à la MRA pour 77% de la population.
Ainsi que, 20% des diplômés en AR ont choisi qu’ils recrutent après toute déconnexion
du circuit machine-patient.
Les professionnels de santé de notre population utilisent la MRA dans 60% des cas
dans un but préventif.
16
Résultats
Pédiatrie 13%
Hypovolémie 32%
HTIC 32%
Pneumothorax 77%
Bronchospasme 32%
Anesthésie insuffisante 48%
ASA4 33%
HMD instable 47%
aucune réponse 8%
48%
42%
L’obtention d’une bonne saturation est l’objectif recherché par la MRA dans 48% des
réponses, suivie de l’optimisation de la ventilation dans 42% des réponses.
17
Résultats
Desaturation 8%
HTIC 3%
Arythmie 3%
Tachycardie 2%
OAP 2%
Bradycardie 12%
Volotraumatisme 5%
Diminution de la PA 28%
Barotraumatisme 40%
aucune réponse 35%
Le barotraumatisme a été cité comme la complication majeure lors de MRA dans 40%
des réponses. L’hypotension artérielle a été également citée comme complication à la
MRA par 28% de la population.
L’Hypertension Intracrânienne (HTIC) n’a été citée comme complication que par 3%
seulement de notre population.
65%
50% 53%
42% 40% 40%
35%
Figure 22 : Répartition des réponses selon les paramètres à surveiller lors de la MRA.
18
Résultats
3.4 Auto-évaluation
12% Mauvaise
43% Moyenne
Bonne
45%
15%
27%
Mauvaise
Moyenne
Bonne
58%
19
Discussion
20
Discussion
Notre étude est descriptive, elle avait pour objectif d’évaluer les connaissances
théoriques et pratiques des diplômés en AR concernant la MRA au bloc opératoire. En
effet, notre population est représentée par 60 diplômés en AR travaillants dans les
blocs opératoires des hôpitaux et des cliniques du Grand Tunis.
On a noté que la majorité des diplômés en AR avaient une ancienneté plus de 10 ans
avec un pourcentage de 40%.
21
Discussion
La MRA a été réalisée selon la méthode d’inflation au ballon par Henrick H Brendixen
pour la première fois en 1963. Elle est la méthode la plus utilisée par notre population
avec un pourcentage atteignant les 78%.
Sur les 47 personnes interrogées qui ont choisi l’inflation au ballon comme méthode de
recrutement alvéolaire, 68% ont cité qu’ils utilisaient le circuit interne, qui est un circuit
avantageux due à la présence d’une valve de surpression (ou valve APL), ainsi que la
possibilité de monitorer les pressions dans les voies aériennes. Par contre, 31% des
diplômés en AR ont choisi le circuit externe, qui est un circuit dépourvu de la valve APL
et avec lequel la pression maximale dans les voies aériennes peut atteindre 100 cmH 2O
exposant ainsi à un risque de barotraumatisme [7]. Ce qui contre indique absolument le
recrutement alvéolaire avec le circuit externe [8].
6% de notre population a répondu avoir utilisée la MRA pendant une durée de 10 sec
contre 15% qui auraient maintenu l’inflation durant 30 sec. Mais, La moitié des
diplômés en AR n’ont pas répondu à cette question ouverte. En effet, une durée
d’inflation de 10 à 30 sec a été retenue comme la durée optimale pour la réouverture
des alvéoles collabées [9].
On trouve que l’augmentation de la FiO2 a été citée comme méthode utilisée lors de la
réalisation de la MRA par 40% des diplômés en AR. En fait, nous avons cité cette fausse
réponse comme un truc pour tester leurs connaissances.
En outre, la MRA peut être réalisée également grâce à la technique des soupirs
intermittents qui a été utilisée par 13% de notre population.
Contre 58% qui n’ont pas répondu à cette question. Ce que nous traduit une
mauvaise connaissance concernant la réalisation de cette méthode.
22
Discussion
32% de notre population ont rapporté avoir utilisé la technique du soupir étendu (ou
incrémentation par pallier) .La majorité d’entre eux (68%) ont cité qu’ils augmentent la
PEEP seule par palier, et 5% fixent une PEEP à 20 cmH2O, alors que 14% ont répondu
qu’ils augmentent la pression sans aucune précision.
Les restes des réponses concernant le déroulement d’une MRA avec soupir étendu ont
été des intervalles des PEEP : de 8 à 30 cmH2O et de 6 à 8 cmH2O avec des
pourcentages à 14%.
La FiO2 délivrée lors d’une MRA joue un rôle dans la récurrence de l’effondrement
alvéolaire précédemment ré-élargi. Ceci, est confirmé par Rothen HU qui a montré que
l’utilisation d’une FiO2 à 100% entrainait le récidive des atélectasies cinq minutes après
une MRA, alors qu’avec une FiO2 égale à 0.4, le recrutement alvéolaire pratiquement
éliminait les atélectasies pendant au moins 40 minutes [11]. Selon les résultats de notre
travail, 31% des diplômés en AR ont fixaient une FiO2 à 100% pour accomplir la MRA
tandis que 21% d’entre eux la fixaient à 50%. Le niveau de FiO2 indispensable à la
réalisation de la MRA était inconnu par 34% des diplômés en AR.
IMC >30 a été cité par seulement 52% de la population comme indication à la MRA.
23
Discussion
Le tiers des diplômés en AR interrogés ont répondu qu’ils recrutaient le patient âgé ainsi
que le jeune. En fait, Gunnarsson L et al. ont montré dans leur étude, que les
atélectasies et les shunts n’augmentaient pas d’une manière significative avec l’âge,
contrairement aux zones à faible rapport VA / Q. [14] Ce qui explique le risque accru
d’atélectasies chez les jeunes et au contraire le déséquilibre du rapport VA / Q chez les
sujets âgés.
La cœlioscopie a été retenue comme une indication au MRA par seulement 30% de
notre population. Du fait de la réduction pulmonaire liée au pneumopéritoine, les
échanges gazeux ainsi que la mécanique respiratoire sont limités au cours de la
cœlioscopie. De même, la position de Trendelenburg gêne la mécanique ventilatoire en
réduisant la capacité résiduelle fonctionnelle qui peut diminuer sous le volume de
fermeture et par conséquence, entrainent une perte de l’aération alvéolaire. Dans ces
cas, une revue de littérature a monté que la réalisation d’une combinaison MRA-PEEP
lors d’une coelio-chirurgie faite en position Trendelenburg, avait le bénéfice
d’augmenter la compliance pulmonaire et la PaO2 [16]. Seulement 37% de notre
population a retenu la position de Trendelenburg comme une indication à la MRA.
24
Discussion
Ces atélectasie et la fermeture des voies aériennes peuvent expliquer jusqu’à 74% de
l’altération des échanges gazeux lors d’une AG. [17]
On trouve que 47% des diplômés ont considéré l’instabilité hémodynamique comme
contre-indication à la MRA, et 32% d’entre eux ont choisi l’hypovolémie. En effet,
l’impact systémique de la MRA est modéré et transitoire chez le patient à volémie
équilibrée, alors que chez le patient hypovolémique, un état de pré-charge dépendance
peut-être engendré par le recrutement alvéolaire. [19] D’après le Mise au Point en
Anesthésie et Réanimation (MAPAR), la vérification de l’absence de précharge-
dépendance est souhaitable avant tout recrutement alvéolaire.
25
Discussion
La diminution des atélectasies a été la réponse de choix pour 20% de notre population.
En fait, Goran Hedenstiema, a montré qu’une MRA avec une pression de 40cmH2O
permet la ré-aération complète et la levée des atélectasies. [23]
Dix-sept pour cent de notre population d’étude ont choisi comme objectif de la MRA la
diminution des complications postopératoires. Dans un travail comportant 400 patients
divisés en deux groupes dont l’un était ventilé avec une stratégie non-protectrice (VT
de 10 à 12ml/Kg avec PEEP =0 cmH2O et sans MRA) et l’autre avec une stratégie
ventilatoire protectrice (bas VT de 6 à 8ml/Kg, une PEEP et des MRA), on a trouvé une
fréquence plus élevée des complications postopératoires chez le groupe chez qui on a
utilisé la ventilation non-protectrice avec un pourcentage de 27,5%, alors que le groupe
de la ventilation protectrice ont eu 10,5% seulement de complication. De plus la durée
d’hospitalisation était plus prolongée chez le groupe de ventilation non-protectrice.
[1,24]
L’une des complications choisie par 40% de notre population est le barotraumatisme.
La MRA consiste à générer une pression dans les voies aériennes [1] qui par la suite va
permettre une réouverture des alvéoles collabées, ceci va augmenter considérablement
le taux de distension alvéolaire et le risque de barotraumatisme, surtout si la Pplateau
dépasse 35 cmH2O [25], ce qui impose une surveillance des pressions dans les voies
aériennes au cours d’une MRA. Ceci a été approuvé par la moitié de notre population
d’étude.
La MRA entraine une augmentation des pressions dans la cage thoracique d’où la
diminution du retour veineux avec le risque de diminution du débit cardiaque et de la
PA. Selon les résultats de notre travail, l’hypotension artérielle et la bradycardie ont été
rapporté comme complication par respectivement 28% et 12% de notre population.
D’après Severgnini et al., une diminution de la PA systolique inférieure à 90mmHg
pendant 3 min, ainsi qu’une Fréquence Cardiaque (FC) inferieure à 60bpm ont été
observées après le recrutement alvéolaire [15]. La PA et la FC ont été choisis comme
paramètres à surveiller lors d’une MRA respectivement par 42% et 40% de la
population.
Huit pour cent des diplômés en AR ont cité la désaturation en Oxygène (O2) comme
complication à la MRA. En fait, la diminution transitoire de l’oxygénation per MRA est
consécutive au retour du sang désaturé stocké provenant de la circulation périphérique
26
Discussion
4.7 Auto-évaluation :
Suite à la question qui se rapporte à l’auto-évaluation concernant les connaissances sur
la ventilation, la majorité des réponses a été entre moyenne et bonne avec
pourcentages respectivement de 45% et 43%.
Les plupart des diplômés en AR de notre population (58%) ont cité que leurs
connaissances concernant la MRA est moyennes. Alors que 27% d’entre eux ont avoué
que leurs connaissances est mauvaises. Seulement, 15% de la population ont affirmé
qu’ils connaissent bien la MRA. On déplore de notre coté également un manque de
connaissances et on propose de le corriger par la multiplication des formations et de
simulations de nos diplômés en AR.
En outre, nous ne sommes pas arrivé à citer, dans notre questionnaire toutes les
méthodes de recrutement alvéolaire à cause de leur grande diversité. Pour cela, nous
avons choisi d’insister sur les méthodes les plus fréquentes dans la pratique courante.
Les autres limites sont la durée au cours du quelle à été réalisée cette enquête ainsi
que le nombre des participants.
27
Discussion
D’autre part, nous proposons aussi la mise au point des protocoles locaux dans les
blocs opératoires pour sensibiliser les diplômés en AR et améliorer leurs connaissances
pratiques et théoriques à propos de cette techniqu
28
Conclusion
29
Conclusion
La majorité des diplômés en anesthésie réanimation ont une idée sur les indications, les
contre-indications et le objectifs de la MRA mais leurs connaissances concernant les
différentes méthodes et techniques de la MRA restent limitées.
En partant de ce qu’on a trouvé dans les résultats, les établissements de soins et les
organisations concernées doivent mettre en œuvre l’importance de la formation
continue et mettre à jour les connaissances de tous les personnels de la santé afin de
suivre le rythme accéléré de l’évolution scientifique.
30
Les références
31
Les références
[1] Thomas Godet, Emmanuel Futier, Ventilation protectrice per opératoire. MAPAR
2014; 73.
[2] Slutsky AS, Ranieri VM. Ventilator-induced lung injury. N Engl J Med. 2013;
369:2126-36.
[4] Lachman B. Open the lung and keep the lung open. Intensive Care Medecine 1992;
18;319-321.
[5] Puybasset I,Gusman P, Muller JC, et al. Regional distribution of gas and tissue in
acute respiratory distress syndrome Intens Care Med.2000. 26: 1215-27.
[6] Albert SP, DiRocco J, Allen GB, Bates JH, Lafollette R, Kubiak BD, et al. The role of
time and pressure on alveolar recruitment. J Appl Physiol (1985). 2009;106:757-65.
[7] Turki M, Young MP, Wagers SS, Bates JH. Peak pressures during manual
ventilation. RespirCare. 2005;50:340-4.
[8] Thomas Godet, Audrey Johanny, Emmanuel Futien. Quandet comment une
manœuvre de recrutement alvéolaire au bloc opératoire. MAPAR.2016.289
30
Les références
[19] Tusman G, Böhm SH. Prevention and reversal of lung collapse during the intra-
operative period. Best Practice and Research Clinical Anaesthesiology 2010; 24: 183-97.
[24] Futier E., Constantin J. M., Paugam-Burtz C., et al. A trial of intraoperative low-
tidal-volume ventilation in abdominal surgery.N Engl J Med, 2013;369:428-3.
31
Les annexes
32
Les annexes
I. Données générales
1. Ancienneté :
□ < 5 ans
□ Entre 5 et 10 ans
□ > 10 ans
2. D’où viennent vos connaissances sur le recrutement alvéolaire ?
□ Cours universitaire
□ Recherches personnelles
□ Informations entre collègues
3. Expérience en service de Réanimation ?
□ Oui
□ Non
II. Partie pratique
1. Quelles sont les modes ventilatoires que vous utilisez fréquemment ?
………………………………………………………………………………………………
2. Est-ce que vous utilisez la ventilation protectrice ?
□ Oui
□ Non
3. Si oui, quels sont les paramètres à fixer ?
□ Volume courant
□ Fréquence respiratoire
□ I/E
□ PEEP
□ Débit
□ Pression
33
Les annexes
34
Les annexes
35
Les annexes
□ Mauvaise
□ Moyennes
□ Bonne
36
Les annexes
ANNEXE 2 :
37
Résumé
Introduction
C’est cette dernière qui permet de lever le collapsus pulmonaire. La MRA est réalisée
selon plusieurs techniques.
Matériel et méthodes
L’outil de cette étude était un questionnaire qui renferme quatre grandes parties :
Résultats
Notre évaluation a retrouvé que la plupart des diplômés en anesthésie réanimation ont
des connaissances théoriques concernant la MRA.
Conclusion
Bien qu’elle fasse partie de la stratégie ventilatoire protectrice, la MRA demeure une
technique peu utilisée en routine pratique par les diplômés en anesthésie réanimation
en Tunisie. D’où la nécessité de souligner l’importance de la formation continue et de
mettre à jour les connaissances de tous les personnels de la santé afin de réaliser la
MRA selon les connaissances scientifiques modernes.