Merci de m’avoir donné la parole, Mm la présidente, les membres du jury et honorables
assistances Bonjour !
Aujourd’hui nous allons présenter les résultats de notre recherche intitulé « Le
développement du secteur agricole est l’un de facteur qui favorise la croissance économique :
Cas Madagascar
CONTEXTES ET JUSTIFICATIONS
Au niveau mondial, l'agriculture joue un rôle important dans la croissance économique.
Elle contribue à la production de biens et services, à la création d'emplois, à la réduction
de la pauvreté et à la protection de l'environnement.
A Madagascar, l'agriculture est le secteur économique le plus important, représentant
environ 26 % du PIB en 2022. Elle emploie également la majorité de la population active,
soit environ 80 %. Or, la croissance économique est un phénomène quantitatif
d’accumulation de richesses et une augmentation sur longue terme de la production de
biens et de services d’une économie.
On a choisi particulièrement ce thème de raison suivante : De mieux comprendre le bon
développement économique entraîné par le développement du secteur agricole à Madagascar.
L’agriculture est la principale source de revenus pour les pays pauvres comme Madagascar.
PROBLEMATIQUE
La question qui se pose est ce que le secteur agricole joue un rôle important dans l’économie
malgache?
HYPOTHESE
Suite à la problématique évoqué, supposons que la croissance économique est liée aux
développements du secteur agricole.
OBJECTIF
L’objectif de cette étude est de déterminer la relation entre le secteur agricole et la croissance
économique.
METHODOLOGIE
La méthodologie utilisée à cet effet a été d’avoir une revue documentaire. Revue
documentaire qui nous a permis d’exploiter quelque ouvrage nécessaire et nous avons
exploité aussi des données auprès de Banque Mondiale.
PLAN DU DEVOIR
Notre analyse sera subdivisée de deux parties distinctes :
PREMIERE PARTIE: Les cadres théoriques de l’agriculture à Madagascar
DEUXIEME PARTIE: Les liens entre l’agriculture et la croissance économique à Madagascar
Tous d’un coup, LES CADRES THORIQUES DE L’AGRICULTURE A MADAGASCAR.
L’agriculture est née il y a environ 12000 ans avec la mise en terre volontaire de première
semences et de la domestication des animaux par l’homme débuté par l’agriculture de
substance puis l’agriculture de production et de négoce et enfin l’organisation de marché et
l’application de haute technologie.
Dans la première partie on va voir (05) points essentiels :
Mode d’exploitation agricole
L’histoire de l’agriculture
Secteur agricole Malgache
Théorie du surplus du secteur agricole et la croissance économique
Les différentes classes selon François Quesnay
Au cours du XIXe siècle, les modes d'exploitation de la terre ont évolué de l'esclavage au
fermage.
L'esclavage était un système dans lequel les esclaves étaient la propriété de leurs
maîtres et étaient contraints de travailler sans rémunération.
Le servage était un système dans lequel les serfs étaient liés à la terre et devaient payer
des redevances à leurs seigneurs.
Le métayage était un système dans lequel le métayer cultivait la terre du propriétaire
en échange d'une part des récoltes.
Le fermage était un système dans lequel le fermier louait la terre du propriétaire pour
une durée déterminée en échange d'un loyer fixe.
Les économistes de l'époque considéraient que le fermage était la forme ultime et la plus
efficace de l'organisation de la production agricole et ils estimaient que le fermier est les plus
motivés à produire
Histoire de l’agriculture
Passons maintenant à l’histoire de l’agriculture, l’agriculture est apparu au néolithique il y a
environ 12000 ans au moyen orient, un peu plus tard en chine, en nouvelle guinée, puis en
Amérique centrale et enfin dans tous les continents. Ces premières cultures ont été réalisées
sur brulis de foret ou de savanes
Ensuite, l’agriculture de l’antiquité au Moyen Age. Pendant toute l’antiquité il y a de
progrès mais toujours très lents : Labour avec un araire et longue période de jachère. En
Europe, tout au long du moyen âge, une succession de petites innovations a permis de changer
progressivement les modes de culture : charrue à versoir, collier d’épaule pour les chevaux de
trait mais les rendements restent faibles.
Enfin, les innovations des temps modernes qui est débuté au 16ém siècle en Italie,
avec la disparition peu à peu du mode de culture traditionnel et le développement du
technique moderne et du commerce maritime au long cours.
Voyons ensuite, le secteur agricole malgache. Le secteur primaire qui comprend
l’agriculture, l’élevage, la pêche et la sylviculture crée autour de 25% de la valeur ajoutée
nationale. L’agriculture en elle-même crée près de la moitié de la valeur ajoutée du secteur
primaire. Cependant, l’agriculture ne génère que de faibles ressources pour le ménage même
si elle forme la majeure partie de leurs revenus car elle est confrontée à une variété de
contraintes qui ralentissent la production: faible capital humain, insuffisance et délabrement
des infrastructures de production et de communication, faible utilisation d’intrants,
l’insécurité et le faible développement du marché du crédit.
Enfin, les théories concernant le secteur agricole et la croissance économique.
Tous d’abord la théorie de surplus de main-d'œuvre agricole d'Arthur Lewis (1954)
s'appuie sur les travaux de l'économie politique classique. Selon cette théorie, l'accumulation
de capital à long terme dépend de la part des profits dans le revenu national. Lorsque cette
part augmente, l'accumulation s'accélère et le pays se développe. Lewis a soutenu que le
surplus de main-d'œuvre agricole est un facteur clé du développement économique
Puis, La pensée physiocrate de François Quesnay. La physiocratie est un courant
économique apparu au XVIIIe siècle. Quesnay souligne que l'objectif de la vie n'est pas
l'enrichissement, mais le bonheur. Pour atteindre ce bonheur, ils préconisent une vie naturelle
aux champs et considèrent qu'il faut augmenter la production de richesse, non pas les
richesses monétaires, mais les richesses agricoles.
Dans cette représentation, François Quesnay distingue trois classes essentielles :
-Tous d’abord, la classe productive, qui comprend les agriculteurs, est la seule classe à
produire de la richesse.
-Ensuite, la classe propriétaire, qui comprend les propriétaires fonciers, reçoit la rente
des agriculteurs
-Et enfin, la classe stérile qui comprend tous les citoyens qui occupent des activités
autre que l’agriculture; en particuliers les artisans, les commerçants et les rentiers, ne produit
pas de richesse, mais la consomme.
Comme nous avons vu la première partie, passons maintenant à la deuxième partie : LES
LIENS ENTRE L’AGRICULTURE ET LA CROISSANCE ECONOMIQUE A
MADAGASCAR
Un système agricole solide et dynamique est par conséquent l'un des principaux piliers de la
stratégie de croissance économique et de développement. Elle joue aussi un rôle important en
tant que facteur de réduction de la pauvreté, plutôt que comme moteur de la croissance
économique.
Dans la deuxième partie on va voir aussi 03 points essentiels :
Rôle de la croissance agricole dans la croissance économique
-Réduction de la pauvreté
-Développement durable
Les différents politiques agricoles à Madagascar
Population agricole à Madagascar
La croissance agricole est un moyen particulièrement efficace de réduire la faim et la
malnutrition. Une personne pauvre est définie comme étant une personne qui n'a pas les
moyens de consommer un ensemble de biens alimentaires et non-alimentaires considérés
comme essentiels pour mener une vie active et sociale. Un secteur agricole plus productif
pourra aider à freiner les hausses de prix des aliments et améliorer le pouvoir d’achat des
citadins pauvres.
Certain auteur chinoise comme Lao Tseu, disaient que : « Rien n'est plus important que
l'agriculture pour gouverner les peuples et servir le Ciel ». Cette approche du développement
assignait à l'agriculture le rôle de fournisseur d'excédents (de main d'œuvre, de devises
étrangères et d'épargne intérieure) permettant d'alimenter le développement industriel. La
vision du rôle de l'agriculture était de soutenir le développement des autres secteurs de
l'économie, principalement en fournissant biens et facteurs de production.
Les politiques agricoles de Madagascar ont tendance à être modifiées au rythme des
changements de dirigeants politiques.
Madagascar a engagé des réformes structurelles depuis 1984, avec l'aide de la Banque
mondiale et du Fonds monétaire international, afin d'améliorer les performances du secteur
agricole. Ces réformes ont porté sur la libéralisation des circuits de commercialisation,
l'ajustement du taux de change réel et la réforme des taxes à l'exportation. Leur objectif est
d'atteindre l'autosuffisance alimentaire, en particulier en riz.
- Accroissement de l’exportation
- Amélioration des revenus des
producteurs
Puis, la politique de développement rural menée par le gouvernement de M. Ravalomanana
qui a pour but d'augmenter la productivité agricole, d'irriguer davantage de terres, de
diversifier les cultures et les produits agricoles, et de respecter les normes internationales de
qualité pour pouvoir exporter.
Ces plans ont eu un impact positif sur le secteur agricole malgache. Ils ont contribué à
augmenter la production agricole, à réduire la pauvreté rurale et à promouvoir le
développement durable.
Voici quelques-uns des résultats concrets de ces plans :
La production de riz a augmenté de 20 % entre 2002 et 2009.
La pauvreté rurale a diminué de 10 % entre 2002 et 2009.
Le nombre d'agriculteurs utilisant des techniques agricoles modernes a augmenté de 50 %
entre 2002 et 2009.
Population agricole à Madagascar
L’effectif de la population agricole a une tendance générale à la hausse. C’est une population
jeune, caractérisée par une pyramide des âges présentant une base très large. La population
agricole est estimée pour la campagne agricole 2004/2005 à environ 13 315 725 habitants.
Elle est caractérisée par une prédominance de la population féminine qui représente environ
51,8% de la population totale, contre 48,2% pour la population masculine.
Les études empiriques sur la relation entre l’agriculture et la croissance économique.
Le modèle de régression linéaire simple est un modèle permettant de trouver une relation
linéaire entre deux variables. Ce modèle s’écrit comme : Y= b + Ax + 𝓔
Y: Est la variable à expliquer qui représente la croissance du PIB de Madagascar en %
X: Est la variable explicative qui représente les terres utilisées pour la production céréalière
en hectares
RESULTATS
La droite de régression est :
Y= −0,00000617 X+12,1
Avec a^ = -0,00000617 et b^ =12,1
R
Le coefficient de corrélation r est un outil statistique qui permettant d’évaluer l’intensité
d’interdépendance entre deux variables. . Ce coefficient est noté r et sa valeur comprise entre -
1 et 1
r =−0 , 33
Comme la valeur du coefficient de corrélation est négative cela signifie qu’il y a une
corrélation faiblement négative entre les deux variables. C’est-à-dire une augmentation d’une
unité d’une variable se traduira par une diminution de 0,33 unité de l’autre variable. On dit
que le coefficient de corrélation est faiblement corrélé car il est inférieur à 0,5.
2
R
Le coefficient de détermination est un indicateur qui permet de juger la qualité d’une
régression linéaire simple . Il mesure l’adéquation entre le modèle et les données observées.
Ce coefficient est noté R2 et sa valeur comprise entre 0 et 1
2
R =0 ,11
Comme la valeur de coefficient de détermination R2 est positive qui est égal à 0,11.
Cela signifie que les données observées ont une adéquation positive au modèle mais cette
adéquation est très faible. Cela indique que la variable indépendante X explique la variable
dépendante Y.
CONCLUSIONS
On ne peut pas dire vraiment que l’agriculture favorise un bon développement
économique pour tous les pays du monde entiers sans que le pays en question soit à
vocation agricole, possédant des terres cultivables vastes. Madagascar est justement
n’échappe pas à ces critère.
Il s’agit d’une étude rétrospective concernant le développement du secteur agricole et
la croissance économique à Madagascar qui a eu lieu dans toutes les provinces de
Madagascar.
MERCI !
C’est ici que mon intervention s’achève, et merci de m’avoir suivi jusqu’à la fin.