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Règlement Intérieur de l'ADS

Le règlement intérieur de l'Agence de Développement Social définit les règles concernant l'organisation du travail, l'hygiène, la sécurité et la discipline au sein de l'agence. Il s'applique à tous les employés, à l'exception des cadres dirigeants, et établit des obligations spécifiques pour les travailleurs, y compris des dispositions sur le temps de travail, les absences et la discipline. Ce document vise à garantir un environnement de travail structuré et respectueux des droits et responsabilités de chacun.

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Règlement Intérieur de l'ADS

Le règlement intérieur de l'Agence de Développement Social définit les règles concernant l'organisation du travail, l'hygiène, la sécurité et la discipline au sein de l'agence. Il s'applique à tous les employés, à l'exception des cadres dirigeants, et établit des obligations spécifiques pour les travailleurs, y compris des dispositions sur le temps de travail, les absences et la discipline. Ce document vise à garantir un environnement de travail structuré et respectueux des droits et responsabilités de chacun.

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MINISTERE DE LA SOLIDARITE NATIONALE ET DE LA FAMILLE

RÈGLEMENT INTÉRIEUR
DE L’AGENCE DE DÉVELOPPEMENT SOCIAL

Avril 2012
SOMMAIRE

TITRE I DE L’OBJET ET DU CHAMPS D’APPLICATION


TITRE II. DE L’ORAGANISATION TECHNIQUE DU TRAVAIL

CHAPITRE 1. Du temps de travail


Section 1. De la durée du travail
Section 2. Des horaires de travail
Section 3. Des heures supplémentaires
CHAPITRE 2. Du temps non-travaillé
Section 1. Des repos légaux
Section 2. Des congés et absences

Sous section [Link] absences


Sous section 2. Des absences pour allaitement
Sous section 3. Des absences pour grève irrégulière
CHAPITRE 3. De l’assiduité et du pointage

Section 1. Du pointage
Section 2. Des accès et sorties

TITRE III. DES OBLIGATIONS DU TRAVAILLEUR

CHAPITRE 1. De l’éthique de travail


CHAPITRE 2. Des obligations professionnelles
CHAPITRE 3. Des obligations liées à la formation
CHAPITRE 4. Des réclamations
CHAPITRE 5. De la protection et la préservation du patrimoine

Section 1. L’usage des services, moyens, équipements et matériels


Section 2. La logistique et moyens de communication

TITRE IV. DE L’HYGIENE, SECURITE ET MEDECINE DU TRAVAIL

Section 1. Des consignes générales d’hygiène et de sécurité


Section 2. De l’hygiène

Sous section [Link] prescriptions générales


Sous section [Link] obligations du travailleur

Section 3. De la sécurité
Section 4. De la médecine du travail
Section 5. De la prévention en matière d’hygiène et de sécurité

Sous section 1. Les Commissions d’Hygiène et de Sécurité Régionales et Siège


Sous section 2. Le fonctionnement et Le contrôle des commissions d’hygiène et sécurité

TITRE V. DE LA DISCIPLINE

CHAPITRE 1. De la discipline générale

CHAPITRE 2. De la nature des fautes des fautes professionnelles et des sanctions

Section 1. De la nature des manquements


Section 2. Des sanctions disciplinaires
Section 3. De la qualification des fautes professionnelles

2
CHAPITRE 3. De la procédure disciplinaire

Section 1. DU pouvoir disciplinaire


Section 2. Des organes de la discipline

Sous section [Link] Commissions de discipline Régionales (CDR) et siège (CDS)


Sous section 2. La Commission Nationale de Recours Disciplinaires (CNRD)

Section 3. De la procédure disciplinaire

Sous section [Link] l’engagement de la procédure disciplinaire


Sous section [Link] droit à la défense

Section 4. Du déroulement de la procédure disciplinaire

Sous section [Link] fautes professionnelles du premier (1er) degré


Sous section [Link] fautes professionnelles du deuxième (2éme) et troisième (3éme) degré

Section 5. De la mesure conservatoire


Section 6. De la sanction
Section 7. Des recours
Section 8. Des effets de la sanction
Section 9. De la prescription et de l’annulation de la sanction

Sous section [Link] la prescription


Sous section [Link] l’annulation de la sanction
Sous section [Link] la levée de la sanction
Sous section 4. De l’absolution

TITRE VI. DES DISPOSITIONS FINALES

o0o

TITRE I. DE L’OBJET ET DU CHAMP D’APPLICATION

ARTICLE 1 : Le présent règlement intérieur a pour objet de définir, conformément à la législation en


vigueur relative aux relations de travail, les dispositions à appliquer au sein de l’Agence de
Développement Social par abréviation ‘ADS’ concernant :

 L’Organisation technique du travail ;


 L’Hygiène et la sécurité ;
 La Discipline.

ARTICLE 2 : A l’ exclusion des Cadres Dirigeants, le présent règlement intérieur s’applique à toutes les
autres catégories du personnel de l’ADS :

3
 Salariés ;
 Pré-salariés et apprentis.

.TITRE II. DE L’ORGANISATION TECHNIQUE DU TRAVAIL


Chapitre 1. Du temps de travail
ARTICLE 3 : L’organisation technique du travail découle de la nature des activités de l’Agence.

Section 1. De la durée du travail


ARTICLE 4 : La durée légale hebdomadaire de travail est répartie sur cinq (05) jours pour l’ensemble des
travailleurs de l’Agence.

Elle est portée à la connaissance du personnel du lieu de travail concerné par note de service affichée
sur les lieux de travail.

ARTICLE 5 : Lorsque les horaires de travail sont effectués sous le régime de la séance continue, un
temps de pause est prévu qui ne peut excéder une (01) heure dont une demi-heure est considérée
comme temps de travail dans la détermination de la durée de travail effectif.

Section 2. Des horaires de travail


ARTICLE 6 : L’horaire de travail désigne l’intervalle de temps d’occupation effective du poste de travail
et d’exécution des tâches imparties ainsi que le temps de pause.

L’horaire de travail est arrêté selon la nature des activités et le lieu de travail. Il est porté
à la connaissance du personnel par note de service.

Selon l’organisation de travail ou les nécessités de service, cet horaire peut être différent par zone
de travail, par équipe ou catégorie professionnelle. Il s’applique à tous. Certaines catégories
d’handicapés peuvent bénéficier d’un aménagement spécifique.

ARTICLE 7 : Les horaires de travail doivent être obligatoirement respectés par l’ensemble des
travailleurs concernés et notamment lorsque pour des impératifs de service, l’horaire est modifié
entraînant l’exécution d’heures supplémentaires ou de récupération.

Il en est de même dans les services continus ou semi-continus où le travailleur doit assurer ses
fonctions jusqu’à son remplacement effectif dans les limites de douze (12) heures par jour.

Section 3. Des heures supplémentaires


ARTICLE 8 : En cas de nécessité de service et conformément à la loi, l’employeur peut requérir, tout
travailleur pour effectuer des heures supplémentaires. Tout travailleur requis est tenu, sauf cas de force
majeure, d’effectuer les heures supplémentaires demandées sous peine de sanction disciplinaire.
La compensation en heures de récupération où le paiement des heures supplémentaires sont fixées,
conformément à la législation en vigueur et la convention collective en vigueur.

Chapitre 2. Du temps non travaillé


Section 1. Des repos légaux

4
ARTICLE 9 : Le travailleur qui a travaillé un jour de repos légal à droit à un repos compensateur d’égal
durée et bénéficie du droit de majoration des heures supplémentaires tels que prévus par les
dispositions de la convention collective.

Section 2. Des congés et absences


ARTICLE 10 : Le calendrier des congés est arrêté préalablement aux départs en congé en fonction
des nécessités de service.

L’échéance de l’établissement de ce calendrier est fixée selon les lieux de travail. Tout départ en congé
est subordonné à l’obtention du titre de congé.

ARTICLE 11 : Le travailleur peut être rappelé de son congé si les nécessités de service l’exigent. En cas
de refus, (sauf cas de force majeure dûment justifié) il s'expose à des sanctions disciplinaires.

La reprise du travail à l’issue du congé est impérative. Toute prolongation unilatérale du congé entraîne
des sanctions disciplinaires.

Sous section 1. Des absences


ARTICLE 12 : Les absences sont celles prévues par la législation en vigueur et la convention collective.
Elles sont rémunérées lorsqu’elles sont autorisées pour les cas expressément prévus par la loi et la
convention collective. Elles donnent lieu à une retenue sur salaire pour les autres cas.

Les absences non autorisées et non justifiées exposent leurs auteurs à des sanctions disciplinaires en
plus de leur non paiement.

ARTICLE 13 : Des périodes d’absences exceptionnelles non rémunérées peuvent être accordées au
travailleur qui a un besoin impérieux de s’absenter, sous réserve de notification et de justification
préalables.

L’absence doit, dans tous les cas, coïncider avec l’événement qui le motive.

Ces autorisations d’absences spéciales cumulées dans l’année, ne peuvent en aucun cas, dépasser
la période prévue par la convention collective.
ARTICLE 14 : Le travailleur autorisé à s’absenter pour des raisons de service ou des raisons
personnelles, doit obtenir l’accord préalable de sa hiérarchie. L’autorisation de sortie doit être déposée
auprès de la structure chargée des contrôles des entrées et sorties, désignée à cet effet. Le non-
respect de cette mesure entraîne des sanctions disciplinaires.

ARTICLE 15 : Pour toute absence impérieuse, le travailleur doit informer ou faire informer dés que
possible, par tous moyens, la hiérarchie et fournir dans les quarante-huit (48) heures la justification de
son absence.

Lorsqu’un travailleur s’absente pour raison médicale, il doit informer par tout moyen sa hiérarchie,
au plus tard dans les délais indiqués ci-dessus, par la présentation d’un certificat médical conforme
et authentique.

Ce document est :

 Soit déposé auprès de la structure désignée à cet effet contre remise de récépissé ou
accusé de réception sur la photocopie ;

5
 Soit transmis par courrier sous pli recommandé avec accusé de réception ou tout autre
moyen.

Le non-respect de cette disposition entraîne des sanctions disciplinaires.

ARTICLE 16 : Toute absence non autorisée et/ou non justifiée le premier (1 er) jour et le dernier jour de la
semaine de travail entraîne une retenue systématique sur le salaire de la journée d’absence selon
l’organisation de travail.

L’absence non autorisée, en sus de la retenue sur salaire, peut entraîner des sanctions disciplinaires.

ARTICLE 17 : L’absence pendant deux (02) journées de travail consécutives, non justifiées par des
motifs valables et dans les délais requis, constitue une absence irrégulière pouvant entrainer une
rupture unilatérale de la relation de travail du fait du travailleur.

Cette absence irrégulière est constatée :

 Par une première (1ére) mise en demeure réglementaire transmise, au travailleur concerné à
son adresse dûment déclarée à l’employeur, par voie de lettre recommandée avec accusé
de réception;
 Si le travailleur ne rejoint pas son poste dans un délai de soixante douze (72) heures à
compter de la date de réception de la première mise en demeure, une seconde mise en
demeure lui est adressée par voie de lettre recommandée avec accusé de réception ;
 Si le travailleur ne rejoint pas son poste dans un délai de soixante douze (72) heures à
compter de la date de réception de la deuxième mise en demeure, une troisième mise en
demeure lui est adressée par voie d’huissier de justice. Au-delà de ce délai, il est considéré
en rupture unilatérale de la relation de travail (abandon de poste travail).

Sous section 2. Des absences pour allaitement.


ARTICLE 18 : Les femmes travailleuses qui allaitent un enfant ont droit, pendant une (01) année, après
épuisement du congé de maternité, à des absences rémunérées dans les conditions suivantes :

 Deux (02) heures par jour pendant les six (06) premiers mois;
 Une (01) heure par jour pendant les six (06) mois suivants.

Les heures d’allaitement ne sont pas cumulables.

Sous section 3. Des absences pour grève irrégulière.


ARTICLE 19 : Les absences pour causes de grève irrégulière constituent une faute professionnelle
grave.

Toute incitation à une grève irrégulière, toute entrave à la liberté de travail et tout refus d’obtempérer à
l’exécution d’une ordonnance judiciaire d’évacuation des lieux de travail, sont considérés comme une
faute professionnelle grave sans préjudice des poursuites judiciaires.

6
Lorsque ces manquements sont suivis de violence ou de voie de fait, la faute professionnelle est
aggravée.

ARTICLE 20 : Le refus d’assurer, en cas de grève, le service minimum institué par l’Agence pour des
considérations graves ou d’urgence, de même que le refus d’exécuter un ordre de réquisition,
constituent une faute grave, sans préjudice des poursuites judiciaires.

Chapitre 3. De l’assiduité et du pointage


Section 1. Du pointage
ARTICLE 21 : Le personnel doit prendre ses dispositions pour être présent sur le site de travail afin de se
conformer aux horaires de travail.

ARTICLE 22 : Tout travailleur est tenu de se trouver en permanence à son poste de travail à partir de
l’heure fixée pour le début du travail jusqu’à l’heure prévue pour la fin de celui-ci.

ARTICLE 23 : Les retards au travail constituent un manquement à la discipline. Sous peine de sanctions
disciplinaires prévues par le présent règlement, tout retard, sauf cas de force majeure, dûment justifiée,
doit faire l’objet d’une justification immédiate auprès du responsable hiérarchique.

ARTICLE 24 : Par retard, il est entendu tout manquement à l’heure de reprise de travail excédant quinze
(15) minutes.

ARTICLE 25 : L’application stricte des horaires de travail implique le pointage obligatoire pour tout le
personnel.

Le pointage est individuel et personnel. Il s’effectue à l’heure de reprise de travail et à l’heure de


cessation de travail.

Le pointage est également obligatoire en début de séance de travail pour tout le personnel (selon
l’organisation du temps et l’implantation des zones de travail) sur les lieux de travail, qui bénéficie
d’aménagement d’horaire.

Il est formellement interdit de pointer pour une autre personne ou de se faire pointer par quelqu’un
d’autre pour quelque motif que ce soit.

ARTICLE 26 : Le travailleur expressément autorisé à rejoindre ou à quitter son lieu de travail pendant les
heures de service, est astreint au pointage à l’heure d’entrée ou de sortie. Toute carence fait l’objet de
sanction disciplinaire.

ARTICLE 27 : Le décompte de l’horaire de travail court à compter de la prise effective de travail jusqu’à
l’heure de sa cessation, est pris en considération dans le calcul de la paie qui est effectuée au plus tard
le dernier jour ouvrable du mois, à terme échu.

La paie apparait sur le bulletin remis mensuellement à chaque travailleur. Le bulletin de paie est
conservé par le travailleur, il ne peut lui être délivré de double par l’Agence.

Section 2. Des accès et des sorties


ARTICLE 28 : Le travailleur ne peut accéder au lieu de travail que pour exécuter les tâches liées à son
poste de travail.

7
Le cycle de travail ne peut être interrompu sans raison valable. Le travailleur ne peut se déplacer,
circuler ou s’y maintenir sur le lieu de travail sans raison valable et sans autorisation de la hiérarchie.

Tout contrevenant s’expose à des sanctions disciplinaires.

ARTICLE 29 : il est interdit à tout travailleur de quitter son poste de travail pendant l’horaire de travail
sans autorisation préalable signée sur imprimé normalisé du responsable hiérarchique pour un motif
personnel ou professionnel.

Le personnel soumis au travail posté, doit, avant de quitter son poste de travail, s’assurer qu’il a
procédé à la passation de consignes pour la relève.

Lorsque le travailleur abandonne son poste de travail soumis à des conditions particulières telles que le
travail posté, il est tenu de donner l’information et se justifier immédiatement par tous moyens auprès de
sa hiérarchie.
ARTICLE 30 : Les accès et les sorties du personnel s’effectuent en empruntant les itinéraires et issues
prévus à cet effet.

TITRE III. DES OBLIGATIONS DU TRAVAILLEUR


Chapitre 1. De l’éthique de travail
ARTICLE 31 : Le travailleur placé sous le lien de subordination professionnelle est tenu quelque soit son
rang dans la hiérarchie :

 D’exécuter les tâches inhérentes à son poste de travail, conformément à l’organisation et


aux normes de travail définies par l’Agence ;
 De se conformer strictement aux instructions de son supérieur hiérarchique habilité à le
diriger, à le surveiller et à contrôler l’exécution des taches qui lui sont confiées dans le
cadre de ses obligations professionnelles ;
 De respecter les dispositions de la réglementation applicable dans l’Agence.

ARTICLE 32 : Les responsables hiérarchiques doivent s’assurer, avant de donner les instructions et
consignes de travail, qu’elles ne soient pas contraires aux prescriptions en vigueur dans l’Agence.

ARTICLE33 : L’inexécution ou l’exécution non-conforme aux obligations contractuelles du travailleur


entraîne des sanctions disciplinaires à son encontre dans le cadre de la procédure disciplinaire prévue
par le présent règlement intérieur.

ARTICLE 34 : Les travailleurs de l’Agence, quelque soit leur grade, doivent avoir à l’égard du citoyen et
des partenaires, un comportement digne de leur appartenance à l’Agence.

ARTICLE 35 : Le personnel de l’Agence est tenu de garder une discrétion absolue sur tout ce dont il a eu
connaissance dans l’exercice de ses fonctions.
8
Chapitre 2. Des obligations professionnelles
ARTICLE 36 : Le personnel de l’Agence est lié par des obligations professionnelles. Le détournement, la
dissimulation, la destruction, la divulgation de pièce ou document de service, de renseignement d’ordre
financier, comptable, administratif et technique sont interdits. Toute infraction à ces dispositions est
sanctionnée comme faute grave sans préjudice des poursuites judiciaires.

ARTICLE 37 : Dans tous les lieux ou domaines où s’exerce la relation contractuelle de travail :

 Tout travailleur est tenu à l’obligation de réserve notamment sur les questions d’idéologie,
de loyauté à l’égard de l’Agence et d’impartialité. Il doit notamment s’abstenir de tout
propos, déclaration écrite, acte ou de toute autre forme d’expression revêtant l’un des
aspects cités ci-dessus ;
 Tout acte, pratique ou manifestation non-conforme à l’activité professionnelle est interdit, à
l’exception de ceux stipulés dans les dispositions législatives et réglementaires à l’exercice
du droit syndical et à la participation des travailleurs.

ARTICLE 38 : L’obligation de réserve entraîne pour le travailleur, même en dehors du service,


l’interdiction de tout acte, comportement et commentaire réputé incompatibles avec leurs fonctions
conformément aux dispositions du règlement intérieur.

Est réputée incompatible avec la qualité du travailleur de l’Agence toute activité qui en raison de ses
finalités, expose directement ou indirectement son auteur, aux risques de violation des obligations
conventionnelles générales et particulières qui les régissent.

A ce titre est frappée d’incompatibilité toute activité susceptible de conduire son auteur, volontairement
ou involontairement, à :

 Divulguer des secrets professionnels ;


 Porter atteinte aux intérêts moraux et matériels de l’Agence ;
 L’empêcher de s’acquitter de ses obligations professionnelles en toute indépendance,
sérénité et efficience.

Cette obligation comporte, en outre, le respect de la dignité attachée à la fonction ou au poste de travail,
quels qu’en soient le niveau et la nature.

Ceci se traduit par une attitude de réserve tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Agence.

A cet égard, le travailleur doit avoir constamment, même en dehors des heures de service, une attitude
digne de nature à ne pas porter atteinte à la bonne image de l’Agence.

Elle est caractérisée par les comportements suivants :

 Dissimulation volontaire d’une activité incompatible avec l’exercice de la fonction occupée


au sein de l’Agence ;
 Organisation de réunions non autorisées sur les lieux de travail ;
 Organisation de quêtes ou de collectes de toute nature, sur les lieux de travail et hors des
procédures légales ;
 Manquement aux règles du secret professionnel ou classé comme tel ;
 Actes de violence physique, injure et menaces ;
 Exercice répétitif et/ou habituel d’activités parallèles, pouvant gêner l’exercice régulier de
la fonction ou du poste occupé ;

9
 Incitation au désordre sur les lieux de travail perturbant le bon fonctionnement de l’Agence
pour motifs incompatibles avec l’exercice des droits syndicaux ;
 Port de tenues et d’effets vestimentaires non-conformes aux prescriptions d’hygiène et de
sécurité ;
 Rassemblements hors activité syndicale régulière dans les locaux professionnels, aires
avoisinantes et autres lieux de travail de l’Agence.

Le non-respect de cette obligation de réserve entraîne des sanctions disciplinaires.

ARTICLE 39 : Le travailleur est tenu à un devoir de loyauté à l’égard de l’Agence, caractérisé par un
comportement de nature à ne pas porter atteinte aux intérêts matériels et moraux et à la bonne image
de l’Agence.

Il est tenu de ne pas avoir les comportements suivants :

 Actes ou tentations de destruction d’édifices, d’ouvrages, d’équipements, instruments et


autres biens et objets constitutifs du patrimoine de l’Agence, sciemment perpétrés pour des
mobiles malveillants, causant une gêne et/ou perturbant le fonctionnement de l’Agence ;

 Vol et détournement des biens et moyens de l’Agence ;


 Utilisation frauduleuse des biens et moyens de l’Agence à des fins inavouées ;
 Négligences graves dans la mise en œuvre des instructions régulières de la hiérarchie
entraînant des pertes ou des dommages importants ;
 Menaces et menées d’intimidation à l’intérieur comme à l’extérieur des lieux de travail ;
 Refus d’exécuter des instructions régulières de la hiérarchie pour l’accomplissement de
tâches et de travaux du poste de travail ;
 Non-respect répétitif et habituel des horaires de travail.

Le non-respect de cette obligation de loyauté entraîne des sanctions disciplinaires.

ARTICLE 40 : Dans l’exercice de ses fonctions, le travailleur est tenu à une obligation d’impartialité,
notamment dans ses relations avec les tiers. Cette obligation interdit toute discrimination ou traitement
inégalitaire qui n’a pas pour source une disposition légale ou contractuelle.

Elle est caractérisée par les comportements suivants :

 Falsification ou tentatives de falsification de documents de services ;


 Utilisation de la fonction en vue de favoriser ou de nuire à un tiers.

La violation de cette obligation d’impartialité entraîne des sanctions disciplinaires.

ARTICLE 41 : Dans l’exercice de ses activités, il est strictement interdit au travailleur de :

 Se livrer à des travaux personnels sur les lieux de travail ou à toute opération de commerce
d’articles de tout genre sur les lieux de travail et pendant les heures de service ;
 Faire circuler des listes de souscription de toute nature et les collectes sous toutes formes ;
 Diffuser tout écrit, tract, pétition, enregistrement audio ou vidéo non-conformes à l’activité
professionnelle et réglementaires relatives à la participation des travailleurs ;
 Organiser et/ou participer à des réunions ou des regroupements sur les lieux de travail en
violation des dispositions législatives et réglementaires prévus en la matière ;
 Raturer, lacérer les affiches et tout document apposé sur les lieux de travail ;
 Introduire sur les lieux de travail des boissons alcoolisées, des stupéfiants et tout autre
objet dangereux ;
 Se présenter sur les lieux de travail en état d’ébriété.

10
ARTICLE 42 : Pour toute violation des dispositions relatives aux obligations professionnelles, l’Agence
peut prendre toute mesure tendant à sauvegarder ses intérêts.

ARTICLE 43 : Tout affichage, décoration ou aménagement de locaux de travail, des véhicules, ou


d’équipements ainsi que des infrastructures annexes ou de soutien doivent être conformes à l’obligation
de réserve, à l’éthique du travail, aux normes de travail et aux consignes de sécurité et d’hygiène.

ARTICLE 44 : L’Agence peut prendre de droit toute mesure tendant à sauvegarder ses intérêts. Ces
mesures n’excluent pas toutefois les poursuites et sanctions disciplinaires qui peuvent être encourues.

Chapitre 3. Des obligations liées à la formation


ARTICLE 45 : Tout travailleur est tenu de suivre les cours, cycle ou action de formation et de
perfectionnement organisé par l’Agence en vue d’actualiser, d’approfondir ou d’accroitre les
connaissances générales, professionnelles ou technologiques du travailleur.

ARTICLE 46 : L’Agence peut exiger du travailleur dont les qualifications ou les compétences le
permettent, de contribuer activement aux actions de formation et de perfectionnement qu’elle organise.

Chapitre 4. Des réclamations


ARTICLE 47 : Tout travailleur qui désire présenter individuellement une requête ou une réclamation à la
hiérarchie doit le faire dans les conditions prévues par les dispositions réglementaires en la matière, et
notamment le respect de la voie hiérarchique et le recours aux voies de règlements internes avant
saisine de toute instance externe, le non respect de cette clause, entraine à l’encontre de l’agent des
sanctions disciplinaires.

ARTICLE 48 : Les réclamations sont individuelles, le nom, la qualité et le lieu de travail de son auteur
décliné. Toute réclamation ou recours est traité conformément aux dispositions législatives relatives aux
conflits de travail.

Elle est obligatoirement soumise à la hiérarchie directe. Au cas où celle-ci ne donne pas suite dans un
délai de huit (08) jours ouvrables à compter de la date de réception de la réclamation ou du recours, ou
au cas où cette suite ne satisfait pas le travailleur, celui-ci saisit le responsable supérieur qui doit lui
notifier sa réponse motivée dans un délai de quinze (15) jours à compter de la date de sa saisine.

ARTICLE 49 : Il est institué un registre de doléance et de réclamation, mis à la disposition du public et


des visiteurs auprès de l’Agence et ses structures. Ce registre est coté, paraphé et régulièrement visé
par les responsables concernés. La hiérarchie est tenue d’étudier le contenu du registre et d’indiquer
pour chaque réclamation, la suite qui lui a été donnée.

Chapitre 5. De la protection et la préservation du patrimoine


Section 1. L’usage des services, moyens, équipements et matériels roulants
ARTICLE 50 : L’utilisation des services, moyens, équipements, outillages et matériels roulants de
l’Agence à des fins personnelles ou non professionnelles, et la soustraction frauduleuse d’un matériel
ou outillage sont interdites.

11
Le contrevenant s’expose à des sanctions disciplinaires.

ARTICLE 51 : Chaque travailleur est responsable de l’état de fonctionnement des moyens et


matériels mis à sa disposition ; il est tenu d’utiliser le matériel qui lui est confié conformément à son
objet , il lui est interdit de l’utiliser à d’autres fins, notamment personnelles. Toute disparition doit être
signalée immédiatement à la hiérarchie.

Aucune modification ou échange de l’un de ces moyens ne peut avoir lieu sans l’autorisation préalable
de la hiérarchie et la consignation dans l’inventaire individuel.

ARTICLE 52 : Tout arrêt de fonctionnement des appareils d’équipement, ou installations, tout incident,
toute défectuosité ou perte d’un outil de travail doivent être signalés au responsable hiérarchique
concerné. Cette disposition s’étend également aux véhicules automobiles de toute nature.

ARTICLE 53 : Toute perte, disparition, détérioration, immobilisation, défaillance ou anomalie volontaire


survenue à l’un des moyens mis à disposition, expose le travailleur à des sanctions disciplinaires,
conformément à la réglementation en vigueur.

ARTICLE 54 : Les prescriptions du code de la route et les panneaux de signalisation routiers doivent être
impérativement et scrupuleusement respectés par les conducteurs des véhicules.

ARTICLE 55 : L’utilisation d’un véhicule personnel pour des raisons de service et pendant les heures de
travail est soumise à la réglementation interne. Elle est subordonnée notamment à la possession par
l’intéressé d’une assurance couvrant l’usage du véhicule.

ARTICLE 56 : En cas d’infraction, l’Agence dégage sa responsabilité tant vis-à-vis de la sécurité sociale
que des tiers et des sociétés d’assurance et ceci sans préjudice des sanctions qui pourraient être
prises.

ARTICLE 57 : Lorsque les travailleurs utilisent les garages et parcs de stationnement aménagés dans
l’enceinte des lieux de travail pour garer leurs véhicules, ils doivent respecter les règles d’utilisation et
de circulation édictées, ainsi que les panneaux et autre mode de signalisation.

ARTICLE 58 : La mise à disposition d’un parc de stationnement, implique nécessairement son


occupation et l’observation de toutes les dispositions relatives à la responsabilité civile de l’Agence ou
du salarié en cas de dommage.

Section 2. La logistique et moyens de communication

ARTICLE 59 : Dans le cas où l’Agence met à la disposition du personnel la restauration et/ou le


transport, à titre d’avantage accordés, ces derniers ne constituent nullement une obligation pour
l’Agence.

Ces avantages peuvent être suspendus ou supprimés. Leur suspension ou leur suppression n’a aucun
effet sur la relation contractuelle de travail.

ARTICLE 60 : La demande d’appel téléphonique à caractère personnel vers l’extérieur est


exceptionnelle.

La réglementation interne fixe les modalités d’application de cette disposition.

ARTICLE 61 : Le non-respect des dispositions en matière d’utilisation de la logistique et des moyens de


communication entraine des sanctions disciplinaires.

12
ARTICLE 62 : L’Agence décline toute responsabilité en cas de perte, de vol d’effets personnels sur les
lieux de travail.

TITRE IV. HYGIÈNE, SÉCURITÉ ET MÉDECINE DU TRAVAIL


Section 1. Des consignes générales d’hygiène et de sécurité
ARTICLE 63 : L’hygiène et la sécurité revêtent une importance primordiale dans l’ensemble des lieux de
travail de l’Agence. Toutes les dispositions tendant à préserver la santé et l’intégrité physique et
mentale du travailleur, doivent être préservées.

Les moyens et équipements visant à garantir une hygiène et une sécurité maximum sont mis à la
disposition du personnel et ce conformément à la législation et la réglementation en vigueur.

ARTICLE 64 : Des règlements, des consignes et des prescriptions relatifs à la prévention des risques
professionnels, à l’hygiène et à la sécurité sont établis et mis en œuvre par l’Agence, conformément à la
législation et à la réglementation en vigueur.

A cet effet, la hiérarchie prend toutes les dispositions utiles pour appliquer et mettre en œuvre ces
dispositions et mesures préventives.

Article 65 : Le personnel doit se conformer impérativement aux règlements prescriptions et consignes


relatifs à la propreté, à l’hygiène, la sécurité des personnes, des moyens, des lieux et annexes de travail
ainsi que de tout moyen ou infrastructure, sous peine de sanctions disciplinaires prévues par le présent
règlement intérieur.

Il doit notamment veiller à la préservation de la propreté des lieux et moyens mis à sa disposition, à
l’utilisation des équipements réglementaires nécessaires à sa sécurité personnelle

Tout appareil électrique doit être débranché en fin d’usage, hormis les équipements nécessitant un
fonctionnement continu.

Certaines prescriptions doivent être strictement respectées. Ainsi il est interdit de :

 Introduire et consommer dans les lieux de travail des boissons alcoolisées ou de toute
autre substance nuisible à la santé et à la sécurité individuelle et collective, notamment les
stupéfiants ;
 Introduire des animaux dans les lieux de travail ou à leur proximité ;
 Introduire et utiliser sur les lieux de travail tous moyens de divertissement ;
 Préparer des repas sur les lieux de travail, sauf dans les locaux spécialement réservés à
cet effet ;
 Utiliser tout support magnétique n’émanant pas de l’Agence et subordonnée aux règles de
sécurité en vigueur en matière informatique ;
 Fumer dans les locaux et emplacements où les panneaux indiquant cette interdiction sont
affichés ;
 De se livrer à toute opération de commerce d’articles de tout genre.

Toute infraction à ces mesures entraîne des sanctions disciplinaires.

La réglementation interne fixe les consignes chaque fois qu’il y a lieu. Elles complètent en tant que de
besoin les prescriptions définies par le présent règlement, et sont applicables dans tous les cas.

13
Section 2. De l’hygiène
Sous section 1. Des prescriptions générales
ARTICLE 66 : L’Agence assure dans les emplacements ou locaux où s’effectue le travail un état constant
de propreté, d’hygiène et de salubrité nécessaires à la santé des travailleurs.

Les lieux du poste de travail, ses abords et ses accès doivent être tenus en état constant de propreté
par le titulaire du poste.

ARTICLE 67 : Dans les emplacements ou locaux où s’effectue le travail, un état constant de propreté,
d’hygiène et de salubrité nécessaire à la santé des travailleurs est assuré.

ARTICLE 68 : Les conditions d’ambiance de travail, atmosphère, bruits, éclairage sont maintenus à un
niveau compatible avec la bonne santé des travailleurs.

ARTICLE 69 : Toutes les mesures nécessaires pour l’application des prescriptions en matière d’hygiène
du personnel en conformité avec la législation et la réglementation en vigueur, doivent être prises,
notamment, les moyens susceptibles d’assurer l’hygiène corporelle (toilettes, lavabo, eau potable,
savon, serviette. . .)

ARTICLE 70 : La responsabilité de l’Agence est dégagée en cas de vol ou de détérioration des objets ou
vêtements personnels entreposés dans les bureaux

Sous section 2. Des obligations du travailleur


ARTICLE 71 : Tout travailleur est tenu de se présenter à son lieu et poste de travail dans une tenue
vestimentaire correcte et appropriée conformément aux usages de propreté et de respectabilité et aux
normes d’hygiène et de sécurité dans le travail, sous peine de se voir refuser l’accès par sa hiérarchie.

Il est tenu également de maintenir les lieux de travail et les espaces communs dans un état de propreté
et d’observer les règles élémentaires d’hygiène en usage.

ARTICLE 72 : Le personnel occupé à des postes de travail insalubres, salissants, dangereux bénéficie,
selon le cas, de moyens de protection individuelle et collective.

ARTICLE 73 : Chaque travailleur est tenu obligatoirement de porter les vêtements de protection
individuels mis à sa disposition, vêtement de travail et dotation individuelle de sécurité, etc . .

Sa responsabilité personnelle est engagée en cas de disparition des effets qui lui sont confiés pour
l’exécution des tâches professionnelles, sans préjudice des sanctions disciplinaires qu’il peut encourir.

L’entretien des vêtements est assuré par le travailleur.

ARTICLE 74 : L’accès du personnel au réfectoire ou à la cantine, si toutefois ces lieux existent, et les
heures de repas sont fixées suivant les lieux de travail.

ARTICLE 75 : Le travailleur peut, en l’absence d’un service de restauration de l’employeur, emporter


avec lui sur le lieu de travail son repas.

Section 3. De la sécurité

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ARTICLE 76 : Les locaux et emplacements affectés au travail sont aménagés de manière à garantir la
sécurité des travailleurs.

Des dispositions particulières fixent, en tant que besoin, des consignes appropriées. Elles complètent
les prescriptions définies par le présent règlement, et sont applicables dans tous les cas.

ARTICLE 77 : Lorsque pour des raisons de sécurité liées à la nature de certaines activités ou
installations, ou pour des raisons impératives d’hygiène, l’interdiction de fumer est prescrite, les
travailleurs sont tenus de s’y conformer.

ARTICLE 78 : Chaque travailleur est responsable de sa sécurité personnelle, et doit contribuer à


préserver celle des autres.

Tout travailleur qui soupçonne ou constate qu’une situation ou un dispositif présente un danger
imminent pour lui-même et/ou pour ses collègues, doit en avertir immédiatement la hiérarchie ou la
personne qualifiée et/ou désignée à cet effet.

ARTICLE 79 : En cas de péril d’incendie, les responsables hiérarchiques et les préposés à la sécurité
tels que défini dans le plan de sécurité interne, mettent en œuvre les plans d’urgence d’évacuation du
personnel, préalablement défini par l’Agence, pour chaque lieu de travail.

ARTICLE 80 : L’enlèvement ou la neutralisation de tout dispositif de protection des équipements


constitue une faute particulière grave et engage la responsabilité de son auteur.

ARTICLE 81 : Le responsable hiérarchique et le préposé à la sécurité du lieu de travail, sont


responsables de l’application des règles en matière d’information, de sensibilisation et de formation de
la prévention et de l’utilisation des moyens de protection individuelle et collective. A cet effet, il leur
incombe de mettre en œuvre les prescriptions et les moyens en matière de sécurité du personnel
conformément à la législation et la réglementation en vigueur.

Ils doivent veiller à la stricte application des consignes et mesures tendant à la protection des
travailleurs et à la prévention en matière de sécurité.

Le travailleur peut ne pas répondre à un ordre hiérarchique lorsque l’instruction est contraire aux
prescriptions en vigueur en tenant informé obligatoirement la hiérarchie du danger qui se présente.

ARTICLE 82 : Les travailleurs sont tenus d’observer et de respecter strictement les consignes générales
visant la prévention et la protection individuelle et collective. Ils doivent à cette fin, utiliser les moyens et
équipements de sécurité mis à leur disposition.

Ils doivent également :

 Respecter les consignes de sécurité en cas d’incendie ;


 Veiller à maintenir libre l’accès réservé aux moyens et matériels de lutte contre l’incendie
(extincteurs, lances, etc..) ;
 Respecter l’emplacement et l’état des dispositifs de protection et se conformer aux
prescriptions affichées par l’Agence.

L’usage d’un extincteur doit être signalé au responsable hiérarchique afin de le faire recharger par la
structure chargée de la sécurité.

15
ARTICLE 83 : Le personnel utilisant des véhicules ou du matériel roulant est responsable de l’état de
propreté, de fonctionnement et d’entretien des dits véhicules et matériel ; il doit se conformer aux règles
du code de la route lors de ses déplacements.

Le travailleur peut ne pas conduire un véhicule mis à sa disposition ne répondant pas aux dispositions
du code de la route.

ARTICLE 84 : Tout accident, même léger ou en apparence bénin, survenu à l’occasion ou au cours du
travail (accident de trajet également) doit être immédiatement (au plus tard dans les vingt-quatre ‘24’
heures) déclaré par le travailleur (ou par les travailleurs témoins de l’accident) à la hiérarchie. Cette
dernière doit établir aussitôt, le compte rendu de l’accident de travail ou de trajet, et en informer les
structures concernées.

ARTICLE 85 : Si des raisons impérieuses de sécurité l’exigent, ou en cas de vol constaté dans l’enceinte
de l’Agence ou de ses annexes, la hiérarchie se réserve le droit de procéder à la vérification des objets
emportés par les travailleurs y compris les objets à l’intérieur des véhicules.

A cet effet, la vérification est effectuée à la sortie des lieux de travail par le personnel de contrôle
dûment habilité, qui invite les intéressés à présenter le contenu de leurs affaires, et/ou ouvrir leur
véhicule.

ARTICLE 86 : Pour permettre l’identification des personnes aux accès et sortie, il est institué des cartes
professionnelles ou badges.

La carte professionnelle ou badge est strictement personnelle, elle doit être présentée à toute demande
de l’employeur. Des cartes professionnelles ou badges sont délivrés aux travailleurs.

Toute perte, disparition ou vol de la carte professionnelle doit être immédiatement signalée au
responsable hiérarchique.

ARTICLE 87 : La conservation d’une carte professionnelle ou badge est strictement interdite lorsque les
conditions de leur utilisation ont changé suite à une mutation ou un départ temporaire.

Elle est obligatoirement restituée au moment de cessation de la relation de travail.

L’établissement du solde tout compte est subordonné à cette restitution, sauf en cas de perte,
disparition ou vol dûment établi et justifié par une déclaration de perte ou, à défaut, par une déclaration
sur l’honneur par l’intéressé.

ARTICLE 88 : Toute personne étrangère ne peut accéder dans les locaux de travail, sans être signalée à
l’accueil. Elle ne peut se déplacer sans être accompagnée par une personne habilitée et/ou disposer
d’un badge, délivré au poste de garde, à l’entrée de l’enceinte des lieux de travail de l’Agence.

Section 4. De la médecine de travail


ARTICLE 89 : La médecine du travail est organisée au sein de l’Agence selon un schéma défini dans un
cadre réglementaire et en application du principe de son exercice sur les lieux mêmes du travail.

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ARTICLE 90 : Conformément à la législation en vigueur, la médecine du travail est une obligation à la
charge de l’Agence. La médecine du travail a pour objectif essentiel la protection de la santé du
travailleur par une mission essentiellement préventive et/ou accessoirement curative.

ARTICLE 91 : L’ensemble du personnel est tenu de se soumettre aux différentes visites médicales
prévues par la législation et les clauses de la convention collective à savoir :

 Les visites périodiques ;


 Les visites de reprise après maladie ou accident de travail ;
 Les visites de contrôle pour reprise de travail selon des modalités arrêtées par la médecine
du travail.

Le refus de se soumettre à cette prescription expose son auteur à des sanctions disciplinaires.

Section 5. De la prévention en matière d’hygiène et de sécurité

ARTICLE 92 : En application des dispositions législatives relatives à l’hygiène, la sécurité et la médecine


du travail, il est institué au niveau de chaque Antenne Régionale et du Siège de la Direction Générale
de l’Agence, des commissions paritaires d’hygiène et sécurité.

Ces commissions sont chargées de l’élaboration des règlements et consignes d’hygiène et de sécurité.

Sous section 1. Les Commissions d’Hygiène et de Sécurité


Régionales (CHS/R) et Siège (CHS/S)
ARTICLE 93 : Les Commission d’Hygiène de Sécurité Régionales (CHS/ R) et Siège (CHS/S) sont
composées de :

 Deux (02) membres représentant la Direction ;


 Deux (02) membres représentant les travailleurs ;

Il est désigné autant de suppliants dans les mêmes conditions.

Ces membres sont désignés pour une période de trois (03) ans renouvelable.
En cas d’interruption du mandat de cette commission, ils sont remplacés dans les mêmes formes.
Les Commissions d’Hygiène de Sécurité sont présidées par un membre désigné par la Direction.

ARTICLE 94 : Les membres des Commissions d’Hygiène et de Sécurité sont choisis en raison de leur
qualification ou de leur expérience en matière d’hygiène et de sécurité.

ARTICLE 95 : Au sein de tous les lieux de travail, le responsable concerné est chargé des questions
d’hygiène et de sécurité.

ARTICLE 96 : Les Commissions d’Hygiène et de Sécurité ont pour attribution :

 De s’assurer de l’application des prescriptions législatives et réglementaires, en matière


d’hygiène et de sécurité ;
 De suggérer les améliorations jugées nécessaires ; à ce titre, elles sont associées à toute
initiative portant notamment sur les méthodes et procédés de travail les plus sûrs, le choix
et l’adaptation du matériel, de l’appareillage et de l’outillage indispensables aux travaux
exécutés et l’aménagement des postes de travail ;

17
 De procéder à toute enquête, à l’occasion de chaque accident du travail ou maladie
professionnelle grave, aux fins de prévention ;
 De contribuer à l’information des travailleurs ; à ce titre, elles veillent et participent à
l’information des nouvelles recrues, au sujet des risques auxquels ils peuvent être exposés
et des moyens de s’en protéger ;
 De contribuer à la formation et au perfectionnement des personnels concernés, en matière
de prévention des risques professionnels ; elles participent à ce titre, à l’élaboration du
programme de formation et perfectionnement des équipes chargées des services
d’incendie et de sauvetage et viellent à l’observation des consignes prescrites ;
 De développer le sens du risque professionnel et l’esprit de sécurité au sein des travailleurs
 D’établir des statistiques aux accidents du travail et maladies professionnelles ;
 D’établir un rapport annuel d’activité, une copie de ce rapport est transmise au responsable
concerné ;
 De procéder à la déclaration des locaux insalubres ;
 D’établir la proposition des postes nuisant ;
 D’établir des propositions relatives à la dotation vestimentaire.

ARTICLE 97 : Les Commissions d’Hygiène et de Sécurité procèdent à l’inspection des lieux de travail, en
vue de s’assurer :

 De l’exercice de bonnes conditions d’hygiène et de salubrité ;


 Du respect et de l’application des prescriptions réglementaires en matière de contrôle
périodique et de vérification des machines, installations et autres appareils ;
 Du bon entretien et du bon usage des dispositifs de protection. Elles en évaluent les
résultats.

Sous section 2. Le fonctionnement et le contrôle des commissions


d’hygiène et de sécurité
ARTICLE 98 : Dans les huit (08) jours qui suivent l’installation des commissions d’Hygiène et de Sécurité,
un règlement intérieur élaboré par les membres, fixant les règles de fonctionnement de ces
commissions est établi.

ARTICLE 99 : Les travaux de secrétariat et de suivi des décisions et mesures arrêtées sont assurés par
les responsables chargés de la sécurité.
L’administration est tenue de remettre obligatoirement à la Commission d’Hygiène et de Sécurité les
informations ainsi que les moyens matériels nécessaires à l’exercice de ses missions.

ARTICLE 100 : Les Commissions d’Hygiène et de Sécurité se réunissent, une fois par trimestre. Elles se
réunissent également sur convocation de leur président, à la suite de tout accident de travail grave ou
incident technique majeur, ou à la demande des membres représentant des travailleurs, ou du médecin
du travail.

ARTICLE 101 : Les décisions et mesures prises par les Commissions d’Hygiène et de Sécurité, sont
consignées dans les procès verbaux de réunions. Ces procès verbaux ainsi que les rapports établis par
les Commissions d’Hygiène et de Sécurité sont consignés dans le registre légal d’hygiène, de sécurité
et de médecine de travail.

ARTICLE 102 : Au niveau de toutes les Antennes Régionales, ainsi qu’au niveau du siège, il est institué
un registre dans lequel notamment sont consignés :
18
 La programmation des réunions des CHS ;
 Les mesures et décisions prises en matière d’hygiène et de sécurité ;
 Les avis de toute nature concernant les problèmes d’hygiène et de sécurité et émanant
des personnes chargées de la sécurité et l’hygiène (notamment les membres de la CHS,
le médecin du travail..) ;
 Et toute autre information dans ce domaine.

ARTICLE 103 : Le médecin du travail peut participer aux travaux des commissions à titre de conseiller.
De même, les commissions peuvent faire appel lors de leurs travaux ou inspection des lieux de travail
et à titre consultatif au concours de toute personne qualifiée ou organisme compétent en matière
d’hygiène, de sécurité et de médecine du travail.

ARTICLE 104 : Les membres des commissions sont tenus au respect du secret professionnel, en ce qui
concerne les informations et toutes les questions présentant un caractère confidentiel.

ARTICLE 105 : Les membres des commissions et le médecin du travail doivent s adresser
obligatoirement à la hiérarchie, par voie verbale ou écrite, avant toute saisine externe, en cas de constat
d’une négligence ou d’un risque pour lequel les mesures appropriées n’ont pas été prises.

En cas de danger grave ou imminent constaté, la requête est adressée à la hiérarchie et portée sur le
registre cité ci-dessus. Elle comporte toutes les observations détaillées sur la gravité et les
conséquences éventuelles du fait constaté.

L’autorité hiérarchique, après en avoir pris connaissance, avise dans les vingt-quatre (24) heures
l’inspection de travail territorialement compétente.

Des mesures d’urgence doivent être prises immédiatement au niveau des structures concernées.

ARTICLE 106 : Les décisions des Commissions d’Hygiène et de Sécurité revêtent un caractère important
pour l’ensemble du personnel.

ARTICLE 107 : L’inobservation des avis des commissions par un responsable ayant délégation de
pouvoir, est susceptible d’entraîner un accident matériel ou corporel grave. Dans de telle situation, le
responsable concerné est suspendu de ses fonctions, la procédure disciplinaire est engagée à son
encontre.

ARTICLE 108 : La violation d’une consigne ayant trait à la prévention ou à la sécurité constitue une faute
grave, notamment lorsqu’il y a survenance d’une maladie ou d’un accident imputable à cette infraction
dés lors que son auteur avait conscience ou connaissance de la gravité du risque découlant de cette
violation.

TITRE V. DE LA DISCIPLINE
Chapitre 1. De la discipline générale
ARTICLE 109 : La discipline sur les lieux de travail est une prérogative exercée par l’Agence dans le
cadre des prescriptions du présent règlement intérieur.

ARTICLE 110 : Sont considérées comme telles, les principales interdictions édictées dans le présent
règlement intérieur. Elles peuvent être modifiées par suppression, addition ou adaptation selon les
conditions de travail.

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ARTICLE 111 : Le travailleur quelque soit son rang dans la hiérarchie, est tenu de respecter, sous le lien
de la subordination de sa hiérarchie, les règles relatives à l’organisation technique du travail et à
l’hygiène et sécurité, telles que fixées par le présent règlement intérieur, ainsi que les dispositions
légales, règlementaires et conventionnelles.
A cet effet, le travailleur doit :

 Se conformer aux instructions, consignes et prescriptions portées à sa connaissance par


voie de note de service ou d’affichage ;
 Respecter ses collègues de travail et la hiérarchie ; tout manquement de quelque nature
que se soit diffamation, injure, violence, rixe, voie de fait, constitue une faute
professionnelle grave.

Tout acte de nature à troubler le bon ordre et la discipline est interdit.

ARTICLE 112 : Le travailleur exerçant des prérogatives hiérarchiques ou d’encadrement est tenu, sous
peine de poursuites disciplinaires :

 De respecter et de faire respecter la discipline générale en milieu professionnel, à l’effet de


favoriser l’instauration au sein de son collectif, d’une bonne ambiance de travail ;
 D’exercer son rôle d’animateur des membres de son équipe de travail et son autorité vis-à-
vis des agents placés sous sa dépendance ;
 De mettre en œuvre les procédures prévues par le présent règlement dés qu’un
manquement leur est signalé ou porté à leur connaissance, par écrit.

ARTICLE 113 : Il est tenu, dés qu’un manquement lui est signalé ou porté à sa connaissance, par écrit,
de mettre en œuvre les procédures prévues par le présent règlement. Il doit en outre, recueillir toutes
informations nécessaires pour lui permettre de statuer sur les faits.

ARTICLE 114 : Lorsqu’une faute professionnelle est imputable à un travailleur et que son supérieur
hiérarchique, informé, ne désavoue et ne déclenche pas la procédure réglementaire ; ce dernier est
passible d’une sanction disciplinaire sans préjudice de la responsabilité attachée à ces fonctions.

ARTICLE 115 : L’exercice de l’activité syndicale conformément à la loi ne peut être un motif de sanction
disciplinaire. Lorsqu’un délégué du personnel (syndicat – collectif des travailleurs) fait l’objet d’une faute
disciplinaire, l’instance qu’il représente doit être préalablement informée avant d’engager toute
procédure disciplinaire à son encontre.

Chapitre 2. De la nature des fautes PROFESSIONNELLES et DES sanctions


Section 1. De la nature des manquements
ARTICLE 116 : Les manquements intentionnels ou non, et toutes négligences aux obligations qui
découlent de la relation de travail tels que déterminés par la législation en vigueur, les dispositions
conventionnelles, le contrat de travail, le présent règlement intérieur et les notes de services qu’il
prévoit, constituent des fautes professionnelles.

La faute professionnelle peut être commise :

 Dans la structure d’affectation ;


 En dehors de cette structure, mais au sein du lieu de travail ou une dépendance de celui-ci ;
 En dehors du lieu de travail et dans ce cas, elle doit être en rapport direct avec les activités
professionnelles du travailleur fautif.

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ARTICLE 117 : Les infractions et manquements à la discipline générale de l’Agence sont classés, sans
préjudice de leur qualification pénale éventuelle comme suit :

 Les fautes du premier (1er) degré sont celles relatives à la discipline générale, et constituent
un simple manquement à la discipline générale sans gravité sur le fonctionnement des
structures et de la marche de l’Agence ;
 Les fautes du deuxième (2éme) degré sont celles relatives à des actes non-conforme à
l’organisation et au fonctionnement de l’Agence, sans conséquence ou répercussion sur
l’activité, les relations socioprofessionnelles, l’image de l’Agence, les biens, les personnes ou
à des actes caractérisés tenant à la discipline générale, à l’assiduité ou aux cas récidive de
fautes du premier (1er) degré ;
 Les fautes du troisième (3éme) degré sont celles relatives à des actes graves ayant des
conséquences ou des répercussions sur l’activité, les relations socioprofessionnelles, l’image
de l’Agence, les biens, les personnes ou relatifs à l’éthique de travail, à des manquements
caractérisés à l’assiduité ou aux cas de récidive de fautes du deuxième (2éme) degré.

Section 2. Des sanctions disciplinaires


ARTICLE 118 : Constitue une sanction disciplinaire, toute mesure prise par la hiérarchie à la suite d’un
agissement considéré comme fautif du travailleur, à l’exception des observations et rappels à l’ordre
verbaux.

ARTICLE 119 : Outre la sanction disciplinaire, la responsabilité personnelle du travailleur fautif est
engagée lorsque les dommages causés à l’Agence ou à des tiers résultent d’une négligence grave,
d’une faute intentionnelle ou d’une faute professionnelle inexcusable.

Les sanctions qui peuvent être infligées sont les suivantes :

a) LES SANCTIONS DU PREMIER (1ER) DEGRÉ : répriment les fautes professionnelles du premier (1 er)
degré et se matérialisent par l’une des mesures précisées ci-après :

 L’avertissement écrit : réprimande écrite destinée à attirer l’attention ;


 Le blâme : réprobation écrite d’un agissement ou d’une attitude ;
 La mise à pied de un (01) à trois (03) jours ouvrables : suspension de la relation
de travail entraînant la privation de la rémunération correspondante.

b) LES SANCTIONS DU DEUXIÈME (2ÉME) DEGRÉ : répriment les fautes professionnelles du deuxième
(2éme) degré ; elles se traduisent par :

 La mise à pied de quatre (04) à neuf (09) jours ouvrables : suspension de la


relation de travail avec la privation de la rémunération ;
 La mise à pied de dix (10) à quinze (15) jours ouvrables : suspension de la relation
de travail avec la privation de la rémunération ;
 La radiation d’un tableau d’avancement ;
 L’abaissement d’un (01) échelon.

c) LES SANCTIONS DU TROISIÈME (3ÉME) DEGRÉ : répriment les fautes professionnelles du troisième
(3éme) degré ; elles se traduisent par l’une des mesures précisées ci-après :

 La rétrogradation ;

21
 Le déplacement d’office (la mise à disposition) ;
 Le licenciement.

ARTICLE 120 : Dans le cas du licenciement et après notification de la décision, le travailleur ouvre droit
au paiement des salaires relatifs à la période de suspension ainsi qu’a son solde de tout compte.

Section 3. De la qualification des fautes professionnelles


ARTICLE 121 : Sont considérées comme fautes professionnelles du premier (1er) degré:

 Le non-respect fréquent de l’horaire de travail ;


 Les absences irrégulières injustifiées ;
 Les sorties, sans autorisation, pendant les heures de travail ;
 Le non-respect des règles de propreté, de sécurité, d’hygiène et de médecine du travail ;
 Le non-respect de la discipline générale de travail, y compris le pointage ;
 L’accès non-autorisé sur les lieux de travail hors des horaires prévus ;
 L’usage abusif du téléphone à des fins personnelles ;
 L’introduction de personnes étrangères non autorisées sur les lieux de travail tendant à
perturber les activités et la discipline ;
 Le non-respect par négligence des procédures et normes de travail et de gestion ;
 L’exécution des instructions de personnes physiques ou morales autres que celles
explicitement désignées par sa hiérarchie professionnelle ou sollicitées, et non-respect de la
voie hiérarchique ;

 Le non-respect du port de vêtement de travail et des moyens de protection individuels ou


collectifs, ainsi que les tenues distinctives ;
 La présentation au poste de travail dans un état corporel et une tenue vestimentaire incorrects ;
 L’utilisation des moyens sonores ou visuels ou tout autre moyen de divertissement sur les lieux
de travail ;
 L’introduction sur les lieux de travail ou à proximité immédiate des animaux de toute sorte ;
 La préparation de repas sur les lieux de travail, sauf sur les lieux autorisés ;
 Le défaut de tenue du carnet de bord pour le personnel conduisant les véhicules ;
 La déviation d’itinéraire non-motivé par les conducteurs automobiles ;
 Le transport de personnes non-prévues sur l’ordre de mission ou transport de personnes et de
biens à des fins étrangères au service ;
 La Non-déclaration de tout incident même léger survenu au cours du travail pouvant entraîner,
ou non, des dégâts ;
 Le non-respect du port de badge et refus d’obtempérer aux consignes données aux gardiens et
préposés aux entrées et sorties ;
 Le non-respect des procédures internes de traitement des requêtes individuelles (voie
hiérarchique) ;
 Le retrait du permis de conduire et/ou de la carte grise du véhicule pendant une durée
inférieure à trois (03) mois, au travailleur affecté à titre permanent à la conduite de véhicule de
l’Agence, et notifié par les autorités compétente ;
 L’affichage de documents, slogans, ou insignes non réglementés par des travailleurs non-
autorisés ;
 Le refus d’effectuer des heures supplémentaire sauf cas de force majeure dûment établie.

ARTICLE 122 : Sont considérées comme fautes professionnelles du deuxième (2éme) degré :

 Les récidives aux fautes professionnelles du premier (1 er) degré ; la récidive étant considérée
comme une répétition de toute faute du premier (1 er) degré de même qualification commise
durant les douze (12) mois qui suivent la constatation de la première (1ére) faute ;

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 L’introduction de boissons alcoolisées au lieu de travail ;
 Les ratures, l’acérages des documents affichés dans les lieux de travail ;
 Le pointage par et pour autrui ;
 Le non-signalement de la disparition d’un moyen ou équipement mis à disposition ;
 Le non-respect des consignes générales d’hygiène et de sécurité n’ayant pas entraîné de
dégâts ou perturbation dans le travail ;
 Le manquement à l’obligation de réserve ;
 L’exécution des tâches non conformes aux procédures de travail et/ou aux instructions. ;
 L’attitude ou propos insolents à l’adresse des représentants de l’Agence ;
 Le refus injustifié de suivre une action de formation programmée et inscrite au plan de
formation ;
 La divulgation, diffusion ou propagation de notes, de documents ou de toute information non
autorisée ;
 Le refus injustifié d’exécuter ou d’assurer des heures supplémentaires ordonnées par la
hiérarchie ;
 Le refus injustifié d’assurer un intérim ;
 Le refus injustifié d’obtempérer à un rappel de congé ;
 Le refus de participer à un séminaire ou stage de formation sans motif valable ;
 La circulation de liste de souscription (pétition) ;

 Le retrait de permis de conduire et/ou de la carte grise du véhicule pendant une durée
supérieure à trois (03) mois, au travailleur affecté à titre permanent à la conduite de véhicules
de l’Agence, et notifié par les autorités compétentes ;
 Les dégâts graves constatés causés, par négligence, aux matériels et véhicules de service ;
 La confiscations du véhicule de service par infraction au code de la route pendant une durée
égale ou inférieure à quinze (15) jours ;
 La perturbation sur les lieux de travail ;
 La diffamation ou la calomnie ;
 La diffusion de fausses informations.

ARTICLE 123 : Sont considérées comme fautes professionnelles du troisième (3éme) degré :

 Les récidives aux fautes professionnelles du deuxième (2 éme) degré ; la récidive étant
considérée comme une répétition de toute faute du deuxième (2 éme) degré de même
qualification commise durant les douze (12) mois qui suivent la constatation de la deuxième
(2éme) faute ;
 Les manquements au devoir de loyauté à l’égard de l’Agence tels que définis dans les
dispositions du présent règlement intérieur ;
 Les manquements à l’obligation de réserve ;
 Les manquements à l’obligation d’impartialité dans l’exercice de leurs fonctions ;
 L’état d’ébriété sur les lieux de travail.

ARTICLE 124 : Les fautes professionnelles susceptibles de donner lieu au licenciement, telles que
prévues par la législation en vigueur (Loi N°90.11 du 21 Avril 1990, relative aux relations de travail,
modifiée et complétée) sont celles par lesquelles le travailleur :

1- REFUSE SANS MOTIF VALABLE D’EXÉCUTER LES INSTRUCTIONS LIÉES AUX OBLIGATIONS
PROFESSIONNELLES OU CELLES DONT L’INEXÉCUTION POURRAIT PORTER PRÉJUDICE À L’AGENCE ET
QUI ÉMANERAIT DE LA HIÉRARCHIE DÉSIGNÉE PAR L’AGENCE DANS L’EXERCICE DE SES FONCTIONS.

Entrent dans ce cadre notamment les manquements suivant :

23
 Le refus ou non-respect des clauses du contrat de travail, d’accessoires à ce contrat ou de
conventions ;
 Refus d’appliquer les règles et procédures des marchés ;
 Refus d’effectuer une mission sauf cas de force majeure dûment établie ;
 Refus d’assurer l’astreinte et/ou d’effectuer les interventions urgentes sans motif valable ;
 Absence du poste d’astreinte ou du service de quart, du service minimum et de la
permanence ;
 Refus d’assurer le service minimum en cas de grève ;
 Refus d’exécuter un ordre de réquisition, constitue une faute professionnelle grave, sans
préjudice de poursuites judiciaires ;
 Refus d’exécuter toutes décisions écrites de la hiérarchie pouvant entraîner des
préjudices à l’Agence et ses intérêts ;
 Refus de rejoindre son poste de mutation ou de réaffectation ;
 Refus d’exécuter des tâches et attributions assignées au poste de travail ;
 Refus de se présenter au contrôle d’usage des véhicules de l’Agence ayant entraîné un
accident, leur immobilisation ou leur détérioration ;

 Refus de respecter les normes ou objectifs liés au poste de travail entraînant selon le cas,
pertes, destruction, endommagement d’un matériel , équipement, ou tout autre moyen mis
à disposition, ouvrage ou partie d’ouvrage ;
 Refus de respecter les normes, objectifs ou rendements liés au poste de travail entraînant
allongement du délai prévu de réalisation, augmentation du coût fixé ou perturbation dans
l’organisation du travail ;
 Refus de respecter des consignes générales d’hygiène et de sécurité entraînant dégâts
et perturbations ;
 Refus de contrôle aux actions de formation et/ou de perfectionnement initiées par
l’employeur et relevant de son domaine de compétence, sollicitées par la hiérarchie ;
 Refus d’exécuter une sanction disciplinaire prise par l’Agence.

2- DIVULGUE DES INFORMATIONS D’ORDRE PROFESSIONNEL RELATIVES AUX TECHNIQUES,


TECHNOLOGIE, PROCESSUS DE FABRICATION, MODE D’ORGANISATION OU DES DOCUMENTS INTERNES
DE L’AGENCE SAUF SI L’AUTORITÉ HIÉRARCHIQUE L’AUTORISE OU SI LA LOI LE PERMET.

Entrent dans ce cadre notamment les manquements suivants :

 Divulgation du secret professionnel dans toutes les formes s’il revêt, tendant à porter tout
préjudice possible à l’Agence ;
 Remise de documents de l’Agence à toute personne non-autorisée sauf accord express
de la hiérarchie habilitée ;
 Détournement, dissimulation de tout document ou information d’ordre professionnel ;
 Manquement à l’obligation de réserve ayant entraîné des répercussions sur la production,
la gestion, les relations socioprofessionnelles ou le renom de l’Agence.

3- PARTICIPE À UN ARRÊT COLLECTIF ET CONCERTÉ DE TRAVAIL EN VIOLATION DES DISPOSITIONS


LÉGISLATIVES EN VIGUEUR EN LA MATIÈRE.

Entrant dans ce cadre notamment les manquements suivants :

 Participation à une grève en violation des dispositions légales ;


 Occupations des lieux non-conformes aux dispositions légales et conventionnelles par
suite de grève ;
 Organisation ou participation à des regroupements non-conformes à l’activité
professionnelle ou aux dispositions légales en la matière ;

24
 Entrave à la liberté de travail ;
 Refus d’obtempérer à l’exécution d’une ordonnance judiciaire d’évacuation des lieux de
travail (locaux ou installations) ;
 Incitation à la grève irrégulière ou illicite.

4- COMMET DES ACTES DE VIOLENCE.

Entrant dans ce cadre notamment les manquements suivants :

 Rixe sur les lieux de travail, altercation, coups et blessures portés sur un collègue de
travail, un visiteur ou sur toute personne ;
 Violation verbale, calomnie, diffamation, propos grossiers ou injurieux à l’encontre de
l’Agence de la hiérarchie ou envers les collègues de travail, dûment prouvés ;

 Atteinte aux bonnes mœurs ;


 Les menaces, intimidation et voie de fait ;
 Harcèlement de toute nature.

5- CAUSE INTENTIONNELLEMENT des dégâts matériels aux édifices, ouvrages, machines,


instruments, matières premières et autres objets en rapports avec le travail.
Entrant dans ce cadre notamment les manquements suivants :

 Détérioration, destruction, immobilisation de tout moyen de l’Agence mis à disposition ;


 Malfaçon par suite de négligence avérée ou intention volontaire.

6- REFUSE D’EXÉCUTER UN ORDRE de réquisition notifié conformément aux dispositions de la


législation en vigueur.

7- CONSOMME DE L’ALCOOL OU DE LA DROGUE à l’intérieur des lieux de travail

ARTICLE 125 : Donnent lieu également au licenciement, les fautes professionnelles graves commises
à l’occasion du travail et sanctionnées par la législation pénale et ayant causé un préjudice à l’Agence :

 Les délits de droit commun : condamnation établie par les autorités judiciaires compétentes ;
 La corruption, la dissimulation, les détournements de fonds ou de moyens de l’Agence quels
qu’en soit la nature ou l’importance :

1. Perception de dons en nature ou en espèce ou d’autres avantages de quelque forme que


ce soit de la part d’une personne physique ou morale entretenant ou susceptible
d’entretenir des relations d’affaires directes ou indirectes avec l’Agence ;
2. Détournement de fonds ou de biens de l’Agence ;
3. Versement délibéré par quelque moyen que ce soit, à son profit ou à celui d’un tiers d’un
salaire non mentionné sur la fiche de paie ;
4. Utilisation non-justifiée par des motifs professionnels des services ou moyens de
l’Agence ;
5. Le vol sous toutes ses formes, de tous moyens appartenant à l’Agence, aux collègues de
travail.

 La production de faux et usage de faux de toute nature, falsification tels que :

1. Mention erroné sur les fiches de renseignement remplies par le travailleur ;


2. Présentation de références professionnelles ou médicales erronées ou falsifiées ;
3. Falsification d’écritures comptables ou autre falsifications ;

25
4. Non-déclaration sur la possession d’intérêt propres ou par personnes interposées avec
une entreprise ou dans une opération commerciale en relation avec l’Agence.

 Mention erronée sur les fiches des renseignements par le travailleur ;


 Présentation de références professionnelles ou médicales erronées ou falsifiées ;
 Non-déclaration sur la possession d’intérêt propres ou par personnes interposées avec une
entreprise ou dans une opération commerciale en relation avec l’Agence.

ARTICLE 126 : Pour les fautes communes à l’article ci-dessus, un dépôt de plainte devant les juridictions
compétentes est fait obligatoirement avant d’engager toute procédure disciplinaire.

La décision finale de l’Agence est fixée lorsque la juridiction saisie du cas aura prononcé son verdit.

ARTICLE 127 : Lorsqu’une condamnation pénale privative de liberté est prononcé à l’encontre
d’un travailleur ayant commis une faute ayant un lien direct ou indirect avec l’Agence, sa réintégration
à son emploi ne peut en aucun cas être envisagée.
Si par contre la condamnation est sans lien avec l’Agence, celle-ci se réserve le droit d’examiner
le cas avant d’accéder favorablement à sa demande.

ARTICLE 128 : Lorsqu’une affaire disciplinaire est portée devant la juridiction sociale, et si l’Agence
estime, compte tenu de la gravité de la faute, ne pas réintégrer le travailleur condamné, elle doit porter
à la connaissance du tribunal, cette intention dés le départ de l’action en justice.

Chapitre 3. De la procédure disciplinaire


Section 1. Du pouvoir disciplinaire
ARTICLE 129 : Le pouvoir disciplinaire est du ressort du Directeur Général. Il est délégué par le
Directeur Général aux Directeurs des Antennes Régionales pour introduire des procédures
disciplinaires pour les fautes professionnelles des deuxièmes (2éme) et troisième (3éme) degré.
Ils transmettent les propositions de la commission de discipline au Directeur Général pour décision.

ARTICLE 130 : Les Directeurs des Antennes Régionales et le Directeur de l’Administration (siège) sont
compétents pour prononcer à leur niveau les sanctions du premier (1 er) degré pour le personnel des
groupes exécution, maîtrise et cadre. Les cadres supérieurs étant exclus et relèvent du Directeur
Général.

ARTICLE 131 : Les sanctions du deuxième (2éme) et troisième (3éme) degré ne peuvent être prononcées
qu’après passage devant la commission de discipline. Celle-ci étudiera le dossier disciplinaire qui lui est
transmis, constatera et évaluera la faute et la sanction qui devra être proposée au Directeur Général,
pour décision.

 Ainsi les commissions de discipline des Antennes Régionale sont compétentes pour
connaître des manquements du fait des travailleurs relevant de leur autorité et appartenant
aux groupes exécution, maîtrise et cadres ;
 La commission de discipline Siège est compétente pour connaître des manquements du
fait des travailleurs relevant de leur autorité et appartenant aux groupes exécution, maîtrise,
cadre du siège, ainsi que les cadres supérieurs du siège et des Antennes Régionales ;
 La commission Nationale de recours disciplinaire de l’Agence pour les cas de recours
contre les décisions du troisième (3éme) degré relatives à la sanction de rétrogradations et
de licenciement.

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ARTICLE 132 : Les sanctions sont prises par :

 Les Directeurs Régionaux concernant le personnel des catégories exécution, maîtrise et


cadres relevant de leur autorité, après leur confirmation par la Direction Générale ;
 Le Directeur Général, ou son représentant dûment mandaté, pour ce qui est
du personnel (exécution, maîtrise, cadres et cadres supérieurs) relevant du siège et
(cadres supérieurs) relevant des Antennes Régionales.
ARTICLE 133 : Nonobstant les dispositions de l’article 135 ci-dessus, le traitement d’une affaire
disciplinaire impliquant plusieurs travailleurs se fait conformément à la procédure ci-après : Les
travailleurs appartenant à des directions différentes (Antenne / Antenne ou Antenne / Siège) relevant
des commissions de discipline différentes, impliqués dans une même affaire disciplinaire sont traduit
devant la commission de discipline de la structure ayant vécu le manquement à la discipline
(après accord du Directeur Général).

Section 2. Des organes de la discipline


ARTICLE 134 : il est institué au sein des Antennes Régionales ainsi qu’au siège de la Direction
Générale, des commissions de discipline, respectivement, Régionales (CDR) et Siège (CDS).

De même qu’il est institué une Commission Nationale de Recours Disciplinaires (CNRD) pour le cas
des recours contre les décisions du troisième (3 éme) degré relatives à une sanction de rétrogradation ou
de licenciement.
Sous section 1. Les Commissions de Discipline
Régionale (CDR) et Siège (CDS).
Les commissions de discipline Régionale (CDR) et Siège (CDS) traitent des affaires disciplinaires
concernant les fautes professionnelles du deuxième (2éme) et troisième (3éme) degré pouvant entraîner
des sanctions du deuxième (2éme) et troisième (3éme) degré.

Ces commissions instituées sont installées au niveau des sièges des Antennes Régionales et du siège
de la Direction Générale.

ARTICLE 135 : LES COMMISSIONS DE DISCIPLINE RÉGIONALES (CDR) et la COMMISSION DE DISCIPLINE


SIÈGE (CDS) sont composées de :

 Deux (02) membres représentants la direction ;


 Deux (02) membres représentants les travailleurs.

Le président de la Commission de Discipline est désigné par le Directeur Général pour le siège et par le
directeur régional pour l’antenne régionale parmi les membres de la dite commission.
Il est, également désignés autant de suppléants, de part et d’autre, et dans les mêmes conditions pour
remplacer un membre titulaire absent.

Les travailleurs désignés pour siéger dans les commissions de discipline ne peuvent faire l’objet
de licenciement, de mutation ou de toute autre sanction disciplinaire de quelle que nature que ce soit,
du fait des activités qu’ils tiennent de leur désignation.
Le mandat des membres de la commission de discipline est fixé à trois (03) années, il peut être
renouvelé pour une même durée.

ARTICLE 136 : LES COMMISSIONS DE DISCIPLINE RÉGIONALES (CDR) sont installées par les Directeurs
Régionaux concernés.

27
LA COMMISSION DE DISCIPLINE SIÈGE (CDS) et la COMMISSION NATIONALE DE RECOURS DISCIPLINAIRES
(CNRD), sont installées par le Directeur Général de l’Agence.

L’installation des commissions de discipline se fait en présence d’un moins deux (02) de ses membres.

ARTICLE 137 : Le président de la commission de discipline désigne pour chaque affaire disciplinaire
un rapporteur qualifié.

Sous section 2.
La Commission Nationale de Recours Disciplinaires(CNRD)
ARTICLE 138 : UNE COMMISSION NATIONALE DE RECOURS DISCIPLINAIRES (CNRD) est instituée au niveau
de l’Agence. Elle traite des cas de :

 Recours contre les décisions de sanctions de rétrogradation et de licenciement pour les


fautes professionnelle de troisième 3éme’ degré ;
 Recours introduit par le président de la commission de discipline, ou par un Directeur
Régional ou un Directeur Central lorsque ces derniers considèrent la sanction proposée
comme étant non-conforme à la gravité de la faute commise.

Le président de la Commission Nationale de Recours Disciplinaires (CNRD) est désigné par le


Directeur Général.

Les recours sont formulés obligatoirement dans un délai de quinze (15) jours à compter de la date de
notification de la sanction au travailleur.

ARTICLE 139 : LA COMMISSION NATIONALE DE RECOURS DISCIPLINAIRES (CNRD) est composée de :

 Deux (02) membres représentant la Direction Générale désignés par le Directeur Général
de l’Agence ;
 Deux (02) membres représentant les travailleurs désignés parmi les délégués des
travailleurs de l’Agence.

Et autant de membres suppléants désignés dans les mêmes formes.

En cas de partage des voix, le Président de la CNRD dispose de la voix prépondérante.

Le mandat des membres de la CNRD est fixé à trois (03) années, il peut être renouvelé pour une même
durée..

ARTICLE 140 : Les Présidents des commissions de discipline CDR - CDS - CNRD :

 Fixe les dates, lieu et heures de la tenue des séances de la commission de discipline ;
 Convoque le travailleur présumé fautif, les membres, les témoins ainsi que toute personne
susceptible d’éclairer la commission de discipline dans un délai de huit (08) jours avant la
date prévue de la séance ;
 Transmet aux membres de la commission de discipline les dossiers disciplinaires établis
par le rapporteur, huit (08) jours avant, au même moment que l’invitation à siéger ;
 Prévoit éventuellement les membres suppléants, en cas d’absence ou d’empêchement du
même titulaire ;
 Dirige les travaux et les débats de la commission de discipline.

28
ARTICLE 141 : Les membres des commissions de discipline CDR - CDS – CNRD sont tenus de traiter
les affaires disciplinaires qui leur sont soumises à la première séance dès lors que la moitié
des membres au moins sont présents.

Les délibérations ont lieu entre les membres présents à la commission de discipline.

Les travaux de la commission de discipline sont sanctionnés par un procès verbal signé avec ou sans
réserves de la part des membres présents.

ARTICLE 142 : Les travaux des commissions de discipline sont transmis, sous forme de procès verbal,
au Directeur Général pour décision.

Section 3. De la procédure disciplinaire


Sous section 1. De l’engagement de la procédure disciplinaire
ARTICLE 143 : Aucune poursuite disciplinaire ne peut être engagée et aucune sanction ne peut être
infligée à un travailleur sans que celui-ci ne soit informé par écrit et dans les délais réglementaires,
des griefs retenus contre lui.

ARTICLE 144 : Dés que la hiérarchie prend connaissance d’une faute commise par un travailleur, celle-ci
établit un premier (1er) rapport qu’elle transmet au supérieur hiérarchique doté du pouvoir disciplinaire.

Ce dernier, après en voir pris connaissance, réunit tous les éléments pouvant l’aider dans la suite
à donner qui sont :

 L’entretien avec la hiérarchie du travailleur ;


 L’entretien avec le travailleur présumé fautif ;
 L’entretien éventuellement avec d’autres travailleurs témoins de la faute et/ou impliqués.

ARTICLE 145 : Avant toute décision disciplinaire, le travailleur concerné doit être convoqué
pour l’entretien préalable ou une audition.

ARTICLE 146 : Au cas où pendant le congé du travailleur, il est constaté qu’une faute professionnelle
a été commise par lui, la procédure disciplinaire ne sera engagée pour la faute professionnelle du 2émé
et 3eme degré à son encontre que lors de sa reprise de travail.

ARTICLE 147 : Après l’audition, et si la gravité de la faute semble se confirmer, le travailleur fautif fait
l’objet d’une convocation écrite adressée par sa hiérarchie, pour comparaître devant la commission
de discipline mise en place à cet effet par la hiérarchie, dans un délai de huit (08) jours.

La convocation doit comporter :

 La date et le lieu de présentation devant la commission de discipline ;


 Le ou les griefs retenus contre lui ;
 La possibilité pour lui de présenter un mémoire écrit pour sa défense ;
 La possibilité pour lui de se faire assister par un travailleur de son choix, relevant de l’Agence lors
de son entretien ou son audition.

Au terme de ce délai, la commission de discipline se réunit de plein droit, avec ou sans sa présence,
elle doit statuer sur les propositions à soumettre à la hiérarchie.
Sous section 2. Du droit à la défense
ARTICLE 148 : Les droits à la défense du travailleur sont consacrés et garantis. Ainsi, tout travailleur
incriminé a le droit :

29
 D’établir lui-même un rapport écrit pour sa défense ;
 De prendre connaissance des griefs retenus contre lui ;
 De se faire auditionner par son directeur et/ou par la commission de discipline ;
 De se faire assister par toute personne, de son choix (délégué du syndical, délégué du
personnel, ou toute autre personne exerçant au sein de l’Agence)

Section 4. Du déroulement de la procédure disciplinaire


Sous section 1. Des fautes professionnelles du premier (1er) degré
ARTICLE 149 : Si le responsable hiérarchique, détenteur du pouvoir disciplinaire constate, après audition
du travailleur que la faute professionnelle relève du premier (1 er) degré, il inflige la sanction
correspondante à la faute commise.

ARTICLE 150 : Le travailleur auteur de la faute professionnelle du premier (1 er) degré est informé de la
décision de sanction.
Cette notification est remise à l’intéressé contre émargement valant accusé de réception.

Sous section 2. Des fautes professionnelles du deuxième (2éme)


et troisième (3éme) degré
ARTICLE 151 : Dans le cas où les faits reprochés sont jugés grave pouvant être qualifiés de fautes
professionnelles de deuxième et troisième degré, la hiérarchie concernée procède, avant la convocation
de l’agent devant la commission de discipline :

 A l’audition du travailleur ;
 A mesure conservatoire éventuelle suspensive de maintien du travailleur sur les lieux de
travail.

ARTICLE 152 : La convocation pour l’audition est faite au travailleur au moyen d’une lettre dans les
quinze (15) jours qui suivent la constatation des faits pour l’entretien et l’audition.

Section 5. De la mesure conservatoire


ARTICLE 153 : Tout travailleur ayant commis un acte grave et dont le maintien au poste est incompatible
avec la bonne marche des services ou porte atteinte aux intérêts de l’Agence, peut faire l’objet
d’une mesure conservatoire suspensive de la relation de travail qui ne peut excéder huit (08) jours
calendaires.

Section 6. De la sanction
ARTICLE 154 : Dans la détermination et la qualification de la faute professionnelle grave commise par le
travailleur, il est tenu compte notamment :

 Des circonstances dans lesquelles la faute s’est produite ;


 De son étendue ;
 De son degré de gravité ;

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 Du préjudice causé ;
 De la conduite que le travailleur à adopter, antérieurement à sa faute, envers le
patrimoine de l’Agence.

ARTICLE 155 : Toute sanction disciplinaire quelque soit son degré est obligatoirement notifiée par une
décision écrite et signée du responsable investi du pouvoir disciplinaire dans un délai maximum
de trente (30) jours ouvrables.

La notification de sanction doit comporter :

 Le ou les griefs retenus ;


 La nature de la faute commise ;
 La sanction prononcée à son encontre ;
 Les effets de la sanction ;
 La date d’effet.

La décision de sanction est signée par le responsable habilité du pouvoir hiérarchique. Elle est remise
au travailleur concerné sur les lieux de travail, par son responsable hiérarchique immédiatement, contre
récépissé de remise du document signé par le travailleur.

Une copie de la notification est immédiatement transmise à la structure chargée de la gestion


du personnel qui procède au classement de cette copie dans son dossier administratif et procède
à l’exécution de la décision elle-même.

ARTICLE 156 : Les sanctions prononcées dans le cadre des présentes dispositions doivent donner lieu
à la mise en œuvre de mesures assurant le fonctionnement régulier des services et le remplacement,
le cas échéant du travailleur concerné.

Section 7. Des recours


ARTICLE 157 : Le travailleur ayant fait l’objet d’une sanction de rétrogradation ou d’un licenciement
a la possibilité de présenter un recours écrit devant la Commission Nationale de Recours
Disciplinaires (CNRD).

ARTICLE 158 : Le travailleur ayant fait l’objet d’une sanction telle que décrite ci-dessus, peut dans un
délai de quinze (15) jours à compter de la notification écrite de la sanction, adresser un recours à la
CNRD. Passé ce délai, le recours n’est pas recevable.

Le Directeur Général dispose d’un délai maximum de quarante (45) jours pour se prononcer
sur le recours après étude et proposition de la CNRD. Ce recours peut entraîner la confirmation, la
révision ou l’annulation de la décision.

Passé ce délai de quarante cinq (45) jours, le silence du Directeur Général vaut approbation de la prise
de décision.

Le recours n’est pas suspensif et la sanction est exécutoire dés notification écrite de la décision
prononcée à l’encontre du travailleur.

Le recours peut entraîner la confirmation, la révision ou l’annulation écrite de la décision de sanction.

ARTICLE 159 : Les recours sont formulés pour des fautes professionnelles du troisième (3éme) degré
exclusivement relatifs à une sanction de rétrogradation ou de licenciement. Ils sont introduits par les
agents auprès de la COMMISSION NATIONALE DE RECOURS DISCIPLINAIRES (CNRD).

31
Section 8. Des effets de la sanction
ARTICLE 160 : La notification écrite de la sanction entraîne pour le travailleur concerné :

1) Dans le cadre du licenciement

 La cessation de toute rémunération ;


 Le retrait de la carte professionnelle et/ou du badge ;
 Le retrait de tout autre moyen et/ou instrument destiné à l’exercice de ses fonctions.

2) Dans le cadre de la rétrogradation

 La modification du salaire, primes et indemnités correspondantes ;


 Le retrait de la carte professionnelle et/ou du badge et son remplacement par une nouvelle
carte et/ou badge indiquant la nouvelle situation professionnelle ;
 Le retrait de tout autre moyen et/ou instrument non lié à l’exercice de ses nouvelles
fonctions.

Section 9. De la prescription et de l’annulation de la sanction


Sous section 1. De la prescription
ARTICLE 161 : Le délai de prescription d’une affaire disciplinaire est fixé à quatre vingt dix (90) jours
à compter de la date de constatation de la faute ou du manquement.

Par constatation de la faute, il est entendu la date à laquelle une faute commise a été identifiée
et retenue par le responsable habilité du pouvoir disciplinaire.

Ce délai est toutefois suspendu dans les cas ci-après :

 Poursuites pénales ;
 Suspension réglementaire de la relation de travail ;
 Lorsqu’une enquête est engagée par une commission désignée à cet effet par le
responsable hiérarchique fondé du pouvoir disciplinaire, pour déterminer les causes réelles
de la faute dans les cas de détournement ou de malversation, et ce jusqu’à la date de
remise du rapport final de la dite commission ;
 Pendant la période de renouvellement du mandat des délégués du personnel.

Le délai de prescription visé à l’alinéa ci-dessus ne concerne pas les fautes professionnelles du premier
(1er) degré.

La décision de sanction disciplinaire doit être notifiée par l’employeur au travailleur concerné, au plus
tard avant la date d’expiration de ce délai.

Sous section 2 : De l’annulation de la sanction


ARTICLE 162 : L’annulation d’une sanction disciplinaire peut intervenir dans les deux (02) cas ci-après :
 L’annulation par le Directeur Général, saisi en recours par le travailleur concerné, dans les
conditions fixées par le présent règlement intérieur ;
 L’annulation suite à une décision de justice qui reconnaît le caractère abusif de la sanction
prise à l’égard du travailleur.

Sous section 3. De la levée de la sanction

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ARTICLE 163 : La levée d’une sanction disciplinaire est prononcée par le Directeur Général. Elle
concerne les sanctions disciplinaires du premier (1er) et deuxième (2éme) degré, ainsi que la
rétrogradation à l’égard d’un travailleur sous réserves de respecter les conditions ci-après.

 L’initiative de la levée de la sanction relève exclusivement du Directeur Général ;


 Un rapport détaillé et circonstancié émanant de la hiérarchie, atteste que le travailleur
concerné s’est amendé, est devenu exemplaire par son comportement, son rendement et
sa manière de servir l’Agence ;
 La sanction doit avoir produit ses effets ;
 La durée de franchise pour proposer ou prononcer la levée de sanction est d’une (01)
année pour les sanctions du premier (1 er) degré et de deux (02) années pour les sanctions
du deuxième (2éme) degré ainsi que pour la rétrogradation ;
 La levée de sanction n’as pas pour effet de rétablir l’intéressé dans ses droits avant la
sanction, notamment lorsqu’il s’agit de rétrogradation, mais seulement de permettre au
travailleur d’évaluer dans sa carrière.

Sous section 4. De l’absolution


ARTICLE 164 : L’absolution est prononcée pour les fautes professionnelles du premier (1 er) degré, dans
les douze (12) mois qui suivent la notification de la sanction disciplinaire, lorsque le comportement et le
rendement du travailleur le justifie.
La durée minimale, pour une éventuelle absolution de la sanction du deuxième (2 éme) degré
est de vingt-quatre (24) mois, qui suivent la notification de la sanction disciplinaire, lorsque le
comportement et le rendement du travailleur le justifie.
L’absolution ne peut intervenir en cas de récidive de fautes professionnelles dans la durée fixée ci-
dessus.
L’absolution permet le rétablissement de l’agent dans ses droits relatifs à sa carrière (avancement,
promotion….).
Elle est décidée par le Directeur Général.

TITRE VI. DES DISPOSITIONS FINALES


ARTICLE 165 : Les responsables hiérarchiques veillent, chacun en ce qui le concerne, au respect par
leurs personnels des dispositions du présent règlement.

ARTICLE 166 : Toute modification, suppression ou complément de dispositions du présent règlement, se


fera dans les mêmes formes que celles ayant présidées à son élaboration.

ARTICLE 167 : Des exemplaires du présent règlement intérieur de l’Agence seront remis pour avis,
à l’Inspecteur du Travail de la wilaya d’Alger, territorialement compétent pour contrôle de conformité,
et ce en application de la législation en vigueur.

Il est déposé auprès du tribunal territorialement compétent. Des exemplaires sont transmis à chaque
Inspection de Travail et auprès des greffes des tribunaux, sièges des lieux de travail de l’Agence.

ARTICLE 168 : Le présent règlement intérieur de l’Agence de Développement Social, entre en vigueur,
après approbation par l’Inspecteur du Travail territorialement compétant, et dés son dépôt auprès du
greffe du tribunal d’Alger (Bir Mourad RAÏS)

L’ensemble du personnel en sera informé par diffusion et par voie d’affichage.

33
ARTICLE 169 : Le présent règlement intérieur sera remis individuellement à chaque travailleur.

ARTICLE 170 : Le présent règlement intérieur prend effet dès son dépôt auprès du greffe du tribunal
territorialement compétant.

Le Directeur Général
DE L’AGENCE DE DÉVELOPPEMENT SOCIAL

AGENCE NATIONALE CREEE PAR :


DECRET EXECUTIF N° 96.232 DU 29.06.96
Adresse : 98, Route Nationale N°01 Birkhadem -
34
Alger -
BP 32 CP 16330
Tél: +213 (0) 21 44 69 21 / 44 69 24 / 54 18 77
(BOG) - Fax +213 (0) 21 54 42 23
35

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