Gestion de l'Information Sanitaire RDC
Gestion de l'Information Sanitaire RDC
1. AC : Ancien Cas
2. ACT : Association Thérapeutique à Base d’Artémisine
3. AS : Aire de Santé
4. BAD : banque africaine de développement
5. BCG : Bacille de Calmette et Guérin (Vaccin antituberculeux
6. BCZS : Bureau Central de la Zone de Santé
7. CODESA : Comité de Développement de l’aire de Santé
8. CPN : Consultation Prénatale
9. CPS : Consultation préscolaire
10. CS : Centre de Santé de Référence
11. CS : Centre de Santé
12. DEP : Direction d’Etude et Planification
13. DHIS2 : District Health Information System 2
14. DLM : Direction de Lutte contre la Maladie
15. DPS : Division Provincial à la Santé
16. DPS : Division Provinciale de la Santé
17. ECZ : Equipe Cadre des Zones de Santé
18. HGR : Hôpital Général de Référence
19. HGR : Hôpital Général de Référence
20. HTA : Hypertension Artérielle
21. IST : Infection Sexuellement Transmissible
22. IT : Infirmier Titulaire
23. MILD : Moustiquaire Imprégnée à longue durée
24. NC : Nouveau Cas
25. NI : Niveau Intermédiaire
26. OMS : Organisation Mondiale à la Santé
27. PAGIS : Projet d’Appui à la Gestion de l’Information Sanitaire
28. PEV : Programme Elargi de Vaccination
29. PF : Partenaire financier
30. PNDIS : Plan National de Développement de l’Information
Sanitaire
31. PNDS : Plan National de Développement Sanitaire
32. PNLMD : Programme national de lutte contre les maladies
Diarrhéique
33. PNLP : Programme national de lutte contre le paludisme
34. PNSR : Programme National de Santé de la Reproduction
35. PS : Poste de Santé
36. PTME : Prévention de la Transmission Mère – Enfant
37. RDC : République Démocratique du Congo
Tableau [Link]èse................................................................................................................. 35
Figure 5 : RDQA....................................................................................................................... 43
Pour évaluer les différents plans, il faut avoir les données produites au niveau des zones de
santé avec comme piliers de production, les centres de santé et hôpitaux.
Le cadre normatif SNIS consacre le rôle normatif, régulateur et d’appui technique du niveau
central et le rôle de maître d’œuvre du niveau intermédiaire.
La composante Soins de Santé Primaires a mis en place les outils de collecte de données, de
transmission et d’analyse qui ont été adoptés avec l’ensemble des parties prenantes et
depuis 2013, le DHIS2 a été adopté comme logiciel pays pour améliorer la complétude, la
promptitude et l’analyse des données collectées. Actuellement, ce logiciel est utilisé dans
toutes les zones de santé du pays.
Face à cette situation, le Ministère de la santé a édicté une politique et instauré un cadre
normatif du système d’information sanitaire. Ce cadre définit et organise le fonctionnement
du système d’information sanitaire en République Démocratique du Congo.
Ce module permettra aux membres des Équipes Cadres de Zone de Santé (ECZ) en formation
d’acquérir des connaissances, aptitudes et attitudes nécessaires pour opérationnaliser ce
cadre stratégique de gestion du l’Information Sanitaire à travers l’utilisation des Outils et des
Données du « SNIS ».
A la fin de cette formation, le participant doit être capable de gérer l’information sanitaire à
travers la production et l’analyse efficace des données issues de sources et de contextes
variés.
1.3 METHODES
Ce module est principalement destiné à la formation des membres des équipes cadres des
zones de santé sur l’utilisation des Outils et des Données du « SNIS ». Il constitue un
prérequis pour le module de Suivi et Évaluation et devra don précéder ce dernier dans
l’agenda de la formation.
Lorsqu’il sera appelé à expliquer les généralités sur la gestion de l’information sanitaire, le
participant doit être capable de :
a) Maitriser les concepts de base dans la gestion de l’information sanitaire ;
b) Expliquer le circuit et le délai de transmission des données du SNIS ;
c) Expliquer les sources des données.
1.2. Méthodes/Techniques
SNIS/Hygiène et
SNIS/ surveillance des
SNIS/Établissements de RDC déterminants de la
santé de formation et 4 santé (D9)
recherche supérieures
Composantes
9 ou sous
et universitaires
Évacuations sanitaires systèmes
à l’étranger (D2)
SNIS/Le Médicament.
5 Approvisionnement,
Distribution, coût (D3)
8
SNIS/Enseignement des
Sciences de santé 7 6
Universitaire, supérieur,
Secondaire et primaire
(D8)
SNIS/Comptes Nationaux et
SNIS/Gestion administrative flux financiers (PNCNS et
Ressources humaines, Infrastructures et D7)
Équipement, Documentation (D1 et D13)
D’autre part, bien que le cadre normatif SNIS soit unique pour toutes les composantes, il ne
décrit pas l’articulation entre ces différents sous-systèmes en vue d’une rationalisation.
A ce jour, suite à l'interprétation erronée des textes, chaque Direction, chaque programme
ayant la responsabilité d'une composante, a tendance à mettre en place de système
parallèle et sans harmonisation avec le SNIS, ce qui prive jusque-là le Ministère de la Santé
d'une banque de données. Il faut noter cependant l'effort actuel des programmes
prioritaires dans l'harmonisation et l'intégration au SNIS suite au système modulaire qu'offre
le logiciel DHIS2.
1. Système :
L’OMS (Rapport 2003) propose la définition suivante : « dans le contexte des systèmes de
santé basés sur les Soins de Santé Primaires, on peut définir un système d’Information
Sanitaire comme un processus intégré de collecte, de traitement, de notification et
d’utilisation de l’information et des connaissances sur la santé pour influencer l’élaboration
des politiques, l’exécution des programmes et la recherche ».
3. Donnée :
La donnée est un renseignement élémentaire et brut décrivant un élément précis d’un état
ou d’un événement. Elle est la résultante d’une observation ou d’une mesure.
Exemple : sexe ou âge des patients vus à la consultation, nombre de patients vu à la
consultation par tranches d’âge, nombre de cas enregistrés à la consultation de paludisme
simple.
4. Information numérique :
Quand les données sont conservées sur un support numérique, il n’est plus possible de les
lire sans un outil supplémentaire, une «machine» (en général un ordinateur, une connexion
internet).
En fait, le «support n’est pas le message» comme c’était le cas avec les documents papier.
Dans ces lignes directrices, nous appellerons information numérique, les données qui sont
conservées dans un format qui permet directement un traitement automatisé. Il s’agit, en
règle générale, de supports numériques.
Pour planifier et suivre les activités sanitaires d’une entité géographique, telle qu’une zone
de Santé, il est indispensable de bien maitriser ses caractéristiques géographiques et
démographiques. La population est, à cet égard, une donnée indispensable.
Les recensements sont des opérations complexes, de ce fait non faisables à partir du centre
de santé ; Cet aspect ne sera donc pas abordé ici. En revanche, si le besoin existe un centre
de santé de responsabilité d’une aire de santé doit être en mesure d’organiser le
dénombrement de la population de son aire ; ceci peut se faire avec l’appui du bureau
central des zones de santé.
Le dénombrement sanitaire
Au cours du dénombrement sanitaire, les agents de santé établissent des fiches familiales
par ménage. Ils inscrivent ainsi tous les habitants de l’aire de santé. Bien organisé, ce type
de dénombrement permet de produire les chiffres exacts de la population par tranche d’âge.
Les fiches familiales contiennent beaucoup d’autres informations qui peuvent être seront
exploitées pour la meilleure prise en charge des problèmes de santé de la population.
Le dénombrement systématique
Il est plus simple et très pratique. Ici, les fiches familiales ne sont pas constituées. L’objectif
est de connaître les chiffres par tranche d’âge de la population afin de suivre les activités
pour chaque population cible concernée. Ce dénombrement est préparé et réalisé par
l’équipe du centre de santé soutenu par les autres acteurs sanitaires de l’aire de santé et le
bureau central. Le personnel du centre de santé appuyé par les membres du COSA et des
agents de santé là où il y en a, passe de ménage en ménage pour compter
systématiquement tous les membres de chaque ménage en les répartissant par sexe et par
groupe d’âge. Lorsqu’il est bien conduit, ce type de dénombrement donne lui aussi des
chiffres assez précis de population.
Actualisation de la population de la zone de santé
La population cible pour une activité données (ex vaccinations) est la population qui est
visée par cette activité (enfants ce 0 à 11 mois pour la vaccination). C’est sur cette
population que se concentreront les objectifs de la structure.
Dans le cadre des activités d’une structure, il existe deux grands types de populations cibles :
la population desservie par la structure sanitaire qui correspond à la population vivant à
l’intérieur de ses limites géographiques de l’aire de santé (de son exactitude dépendra la
validité de la plupart des indicateurs calculés) ;
les populations cibles par activité, qui sont des sous-groupes de la population générale et
qui sont concernés par des activités précises.
Les populations cibles par activité, font le plus souvent référence soit aux tranches d’âge
concernées par ladite activité, soit à la prévalence ou l’incidence attendue d’une maladie soit
encore à des normes internationales.
7. Indicateur :
L’indicateur est une mesure qui décrit l’état ou le changement d’état obtenu par
comparaison, très souvent dans le temps. Souvent obtenu par la combinaison de plusieurs
données, l’indicateur fournit une information suffisamment riche et suffisamment
synthétique pour être utile pour la prise de décision.
La collecte des données consiste, à enregistrer lors de la réalisation des activités dans les
structures, les données identifiées comme utiles à la prise en charge sanitaire du ou des cas
sur un support de récolte adéquat (registre, feuille de pointage, etc.
Pour les activités curatives, la récolte des données se fait tous les jours ouvrables au cours de
l’activité de consultation et au contact direct du malade. Pour ce qui concerne les registres
de consultations curatives mais aussi d’autres consultation (ex ; CPN ou CPS) une première
compilation des données devant in fine être retranscrit dans le canevas de rapport mensuel
d’activité, se fait au bas de chaque page du registre afin de faciliter l’agrégation à la fin du
mois.
La programmation des activités préventives est, elle rarement quotidienne, les séances étant
organisées à des jours bien définis de la semaine. La récolte des données se fait donc à
l’occasion de chaque séance avec dans la plupart des cas un rapport journalier de l’activité à
produire.
On utilise alors des supports de compilation spécifiques appelé fiches de pointage. Les fiches
de pointages produites lors des différentes séances du mois doivent ensuite être agrégées à
la fin de celui-ci pour alimenter le canevas mensuel.
L’agrégation visant à remplir un rapport d’activité peut se faire selon différents rythmes
Pour la plupart des données (pour ce qu’on appelle souvent le SNIS de soins de santé
primaire) on demande une agrégation mensuelle. Dans ce cas que ce n’est pas l’ensemble
des données inscrits dans les registres initiaux qui doivent être agrégées puis transcrits dans
le rapport ; on s’intéresse seulement aux données utiles à la production d’indicateurs
interprétables au niveau de l’Aire de santé, de la Zone de santé ou plus haut dans la
hiérarchie, par exemple au niveau des programmes.
Les autres données inscrites dans les registres, qui sont non moins importantes, serviront-
elles lors de la supervision (notamment pour analyser la cohérence de l’enregistrement des
données pour un même malade (par exemple un diagnostic de paludisme doit recevoir des
médicaments antipaludéens).
12. Interprétation :
L’analyse des données fournit des informations qui doivent être interprétées. Les
équivalences ou différences doivent être expliquées. Les causes potentielles de l’apparition
d’un problème doivent être recherchées. Plusieurs hypothèses peuvent être proposées.
Lors de la phase d’interprétation, les causes des problèmes sont identifiées et si possible
quantifiés. Le processus de prise de décisions permet de sélectionner les solutions
appropriées, de responsabiliser les personnes devant conduire la mise en œuvre des actions
proposées, d’évaluer les ressources matériels et financières ainsi que le temps nécessaire, de
prévoir l’évaluation des actions et les seuils tolérables permettant de dire si les actions ont
résolu les problèmes.
Les données sont collectées au niveau des structures de base. Cependant, tous les niveaux
de la pyramide sanitaire ont besoin, pour alimenter leur processus de prise de décision,
d’informations concernant les activités sanitaires réalisées sur le terrain. Les données sont
transmises à des moments bien précisés (hebdomadaire, mensuel, trimestriel, semestriel ou
annuel) dans le circuit d’information, sous forme de rapport en utilisant les canevas de
transmission qui contiennent les éléments synthèses des registres. Ces délais sont à
respecter pour la prise en compte des rapports dans la promptitude et la qualité de données
transmises.
Le tableau de bord est un outil qui permet à tout moment de disposer d’une vision
synthétique claire de l’ensemble des informations dont on a besoin pour gérer efficacement
et à tout moment les tâches dont on est responsable. Le tableau de bord d’une voiture
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fournit en permanence des informations concernant l’état du véhicule, la réserve de
carburant, la vitesse, la température etc….
Le tableau de bord d’une structure sanitaire permet de suivre l’évolution mensuelle des
problèmes de santé, des activités et de l’utilisation de services et de faire un bilan au bout
de périodes plus longues. Ce tableau de bord doit être disponible au niveau de chaque structure.
Les détails sur l’élaboration et utilisation des tableaux de bord seront développés dans La
séquence consacrée à l’organisation des données.
Les données des structures sont collectées sur base d’un canevas de transmission et doivent
remonter à tous les niveaux de la pyramide sanitaire pour alimenter le processus de prise de
décision. Les données sont transmises à des moments bien précis (hebdomadaire, mensuel,
trimestriel, semestriel ou annuel).
Avec le DHIS2 il y a possibilité d’avoir les données en temps réel, lorsqu’elles sont saisies au
plus tard le 20 du mois.
Le délai de transmission dépend d’un niveau à l’autre, comme le montre le tableau ci-
dessous :
Il faut laisser du temps aux producteurs de l’information pour qu’ils analysent et interprètent
leurs données enfin d’en tirer les décisions conséquentes avant de les transmettre au niveau
supérieure.
Objectif spécifique
A la fin de cette séquence, le participant doit être en mesure d’expliquer les généralités sur
la gestion de l’information sanitaire et principalement la source des données,
Objectifs opérationnels
a) Type
Système
Enquêtes auprès des d’information Recherches
services de santé sanitaire de routine opérationnelles
Enquêtes nationales
auprès des ménages
Surveillance
sentinelle
Recensements
L’enquête
Une enquête est une activité d’investigation au cours de laquelle des données Sur les
opinions, croyances, comportements, données sociodémographiques, économiques,
biologiques, etc. sont collectées auprès d’un échantillon représentatif de la population ou
non.
A la fin de cette séquence, le participant doit être capable de remplir correctement les outils,
de collecte de compilation et de transmission des données.
Lorsqu’il sera appelé à remplir les supports des données, le participant doit être capable de:
REGISTRE DE L'ACCEUIL
MOIS : …….………………………… ANNEE :……...…………………
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
TRANCHE D'AGE SIGNE Mode de
NOUVELLEMENT
DATE N°ANNUELLE N°DOSSIER NOM & PRENOM SEXE DATE DE NAISSANCE ADRESSE COMPLETE SERVICE ENVOYE D'URGENCE payement
ATTRIBUE < 5 ans 5 ans +
OUI / NON (L,M,I,C,S,A)
Total Feuille
Exercice 2 : chaque équipe devra remplir au moins 2 registres à partir des fiches/registres
réels récupérés dans un centre de santé ou hôpital du lieu où se tient la formation (curatif,
CPN, accouchement, CPS et hospitalisation).
1/ Listing des nouveaux outils de gestion introduits ou modifiés au niveau centre de santé
2/ Principes généraux sous tendant les modifications apportées dans la dernière version
Il faut produire un rapport par structure de soins y compris les postes de santé. La
transmission des rapports du PS se fait directement à l’EZS.
La notion d’origine géographique des patients a été abandonnée. (AS, hors AS, hors Zone).
Pour la plupart des maladies les tranches d’âge pour la morbidité ont été réduites à 2
groupes : < 5 ans et ≥5 ans. Les données relatives aux ressources ont été limitées au
maximum.
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La liste des maladies a été modifiée et réduite (en particulier on ne doit plus enregistrer les
maladies à déclaration hebdomadaire dans ce canevas - sauf dracunculose et paludisme).
L’ordre de présentation des données dans le canevas a changé ; si une activité l’est pas
réalisée, l’IT/AS doit barrer clairement le tableau (ou marquer N.I. non intégré).
Introduction des Lignes « reports » et « totaux » dans les différents registres. Chaque
page, commence avec une ligne « Cumul des feuilles précédentes » et finit par deux
lignes « Total Feuille », et « Report ». Par colonne, le report d’une page est transcrit
dans le cumul des feuilles précédentes de la page suivante.
En cas de rupture d’un registre imprimé, on peut utiliser un cahier simple pour
enregistrer les données
4/ Mise en place d’un enregistrement de la fréquentation globale du CS (Nouveauté)
Il faut enregistrer le nombre de personnes qui passent par l’accueil quel que soit le
motif (consultation curative, CPN, vaccination, soins, santé maternelle, PF,
vaccination, CPS, etc.) ; et ceci en deux tranche d’âge moins de 5 ans et 5 ans révolus.
Prévoir un registre d’entrée où tous les passages sont enregistrés.
Les principes et les modalités de remplissages des outils de collecte (registre et canevas
mensuel) ont largement été remaniés.
Transcription dans le
Principe Remplissage du registre
canevas
ORIGINE GEOGRAPHIQUE : Ne Les colonnes destinées à
plus enregistrer l’origine (AS, hors cette information
AS , hors ZS). peuvent disparaitre.
NOUVEAU CAS et ANCIENS Mentionner si c’est un Transcrire les diagnostics
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18
Transcription dans le
Principe Remplissage du registre
canevas
CAS : Seuls les nouveaux cas dans le canevas
servent au rapportage de la NC ou un AC. uniquement pour les
morbidité. nouveaux cas.
AGE et SEXE : L’âge doit être noté Compter le nombre de
4 colonnes de petite
en chiffres pour tout le monde croix dans chacune des 4
taille sont prévues dans
(NC+AC) ; mais pour les NC colonnes de tranches
le nouveau modèle de
uniquement il faut aussi classifier d’âge/sexe, avant de
registre à droite de l’âge
le patient dans l’une des 4 reporter le total dans les
en chiffre ; pour chaque
catégories suivantes : (Féminin < 5 quatre cases prévues à cet
NC mettre une croix dans
ans ; Masculin <5 ans, Féminin ≥ effet du canevas
la bonne colonne.
5 ans ; Masculin ≥ 5 ans) (uniquement NC)
Dans le nouveau modèle
une colonne est prévue
CATEGORIES SPECIFIQUES DE NC: par catégorie; lors de la
Compter le nombre de
Il faut préciser si le patient fait consultation, pour les NC
croix dans chaque colonne
partie de l’une des catégories uniquement mettre une
avant de reporter dans les
suivantes : Femme enceinte, croix dans la ou les
cases du canevas prévues à
indigent, mutualiste, contre référé colonnes, si cela
cet effet.
de l’HGR, orienté par le RECO. correspond aux
caractéristiques du
patient.
6 colonnes de petite
taille sont prévues dans
le registre de
PRESCRIPTION TDR : Noter (i) consultation entre la
Compter le nombre de
l’existence de fièvre au moment de colonne symptômes et la
croix dans chaque colonne,
la consultation, (ii) la prescription colonne diagnostic :
avant de reporter ces
des TDR, (iii) le résultat de ces fièvre (<5 ; ≥5) ;
nombres dans les cases
TDR ; le tout en deux tranches prescription de TDR (<5 ;
correspondantes du
d’âges : moins de 5 ans et 5 ans ≥5) et résultats des TDR
canevas.
révolu. (<5 ; ≥5).
Pour toute suspicion de
palu, remplir les colonnes
correspondant au cas.
ISSUES : Pour tous les patients (NC La colonne « issue » a été Compter le nombre de
et AC) il faut préciser les issus de la rajoutés l’extrémité lettres des catégorie D , O ,
consultation curative ; quatre droite du registre ; y R, puis reporter dans les
situations sont possible : A = noter les issues cases du canevas, prévues
Ambulatoire D = Décédé ; O = mis particulières : « A, D, R ou à cet effet. Faire le bilan
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Transcription dans le
Principe Remplissage du registre
canevas
des décès par catégories
avant de transcrire dans
en observation au CS ; R = référé. O»
les cases correspondantes
du canevas
Dépouiller les cas noté D
DECES :
pour connaitre les causes ;
Les décès doivent tous être
Enregistrer à posteriori puis retranscrire dans le
enregistrés dans le Registre de
tout décès dans le canevas. (NB : enregistrer
Consultation, même si le décès a
registre de consultation aussi les décès maternel
été constaté dans un autre service
qui ne passent pas à la
(maternité, observation)
consultation)
A propos des maladies à
enregistrer
PALUDISME : Le diagnostic de
paludisme est plus détaillé
Se référer aux définitions
qu’avant : paludisme simple
du PNLP pour enregistrer
confirmé (TdR positif) ; paludisme
les cas de paludisme. Comptabiliser chaque code
simple présumé (TDR non réalisé),
par tranche d’âge, avant
paludisme grave.
de retranscrire dans le
DIARRHEE : Le diagnostic de
Se référer aux définitions canevas (tableaux
diarrhée est plus détaillé qu’avant :
du PNLMD pour spécifiques prévues au
diarrhée simple, diarrhée avec
enregistrer les cas de début du canevas avec
signes évidents de déshydratation,
diarrhée. différents niveaux de
diarrhée sévère
détail)
Se référer aux définitions
PNEUMONIE: Deux catégories :
du PNIRA pour
pneumonie grave et pneumonie
enregistrer les cas de
simple.
pneumonie.
IST: les IST sont les seules maladies Classer le/la malade
pour lesquelles on doit préciser selon l’une des trois
une tranche d’âge détaillée (0-14 catégories d’âges Agréger tous les cas de
ans ; 15- 24 ans et ≥ 25 ans); il faut prévues (0-14 ans ; 15- chaque catégorie puis
aussi préciser si le patient a été 24 ans et ≥ 25 ans), selon retranscrire ces
traité selon l’approche le sexe, selon la catégorie informations dans le
syndromique (recommandée) ou de traitement et canevas.
selon une approche étiologique ; mentionner si un cas
et si un cas contact a été identifié contact a été identifié
ADHERENCE AU PROTOCOLE une colonne a été Au moment du
AUTRES PROBLEMES DE SANTE A ENREGISTRER (en deux tranches d’âge) : anémie, carie
dentaire, cataracte, crise drépanocytaire, diabète, dracunculose, dysenterie, épilepsie, Filaire
lymphatique, géoheminthiases, glaucome, goitre, hépatite virale, HTA, Konzo, onchocercose,
schistosomiase, toxicomanie, trouble mental, THA, Ulcère de Buruli, Xérophtalmie. NB les
maladies à déclaration hebdomadaire ne sont plus enregistrées dans le canevas
mensuel (sauf paludisme) ; bien sûr elles doivent cependant figurer dans le registre de
consultation.
Les TDR sont considérés comme enregistrés sur la table de consultation et ne sont
donc pas reportés dans la rubrique laboratoire du canevas.
On enregistre d’une part les examens réalisés : chimie urine, hémoglobine, culot
urinaire ; examen direct de selle, ponction ganglionnaire, et d’autre part les
diagnostics positifs : Bandelette urinaire + pour l’albumine ou le sucre ; Hb < 6g ou Hb
entre 6 et 8 g ; examen culot urinaire + (schistosomiase ou aux Trichomonas),
examen de selles + (Amibes, Ankylostomes, Schistosomiase, Ascaris, Oxyurose),
examen ganglionnaire positif à la THA.
7/ Modification de l’enregistrement des Consultation Prénatale
Très peu de modifications par rapport à la version précédente. En plus de ce qui est
enregistré classiquement, préciser sur le registre : (i) si la première CPN a été faite à la
16ème semaine; (ii) si la dernière a été faite à la 36ème semaine; si une moustiquaire a été
distribuée en CPN1 ou lors d’autres CPN (séparer les deux) ; si des traitements préventifs
Intermittents anti-palustres ont été donnés (SP1, SP2, SP3 et SP4) ; si un déparasitage a été
fait. Se reporter au modèle proposé par le PNSR et éventuellement tracer des colonnes
supplémentaires. Par ailleurs, comme pour la consultation curative on ne doit plus enregistre
l’origine géographique des patientes.
NB : les données relatives à la PTME sont présentées dans le modèle standard de registre de
CPN mais doivent être transcrite dans le canevas unique VIH et non pas dans le canevas du
SNIS SSP.
NB : les données relatives à la PTME sont présentées dans le modèle standard de registre
d’accouchements mais doivent être transcrite dans le canevas unique VIH et non pas dans le
canevas SNIS.
Très peu de modifications par rapport à la version précédentes. Certains détails doivent être
mentionnées dans le registre CPoN mais très peu d’entre elles sont à retranscrire dans le
canevas mensuel : en l’occurrence, s’il s’agit d’une CPoN 1, CPoN2, CPoN 3 et enfin le
nombre de cas de fistules vésico-vaginales identifiées lors de ces consultations.
Par rapport au tableau relatif au type de méthodes prescrites les Nouvelles Acceptantes et
les Renouvellements. Pour les NA, le PNSR demande d’enregistrer plusieurs tranches d’âge
et groupes spécifiques (NA moins de 20 ans ; NA 20 - 24 ans ; NA en post-partum ; NA en
soins après avortement) par contre pour les renouvellements ce n’est pas nécessaire.
Pour le calcul de la prévalence contraceptive on rapporte par rapport aux deux groupes (NA
et Renouvellements) mais on doit noter dans le registre de PF et le canevas le nombre
d’unités de contraceptif prescrites (ex. 3 pour 3 plaquettes de contraceptif oral données). Se
référer au programme pour plus de détails à ce niveau (ex. pour le calcul des Années de
protection contraceptive).
(i) prévoir une colonne par groupe d’âge (0-5 mois ; 6-11 mois ; 12-23 mois ; 24-59 mois) ;
(ii) noter si une malnutrition aiguë a été dépistée et quel type (MAM, MAS, œdèmes) ;
Ne doivent remplir cette partie que les CS qui supervisent effectivement la réalisation
d’activités de prise en charge de la Malnutrition aigüe. Les données sont extraites des
registres de suivi des malnutris (UNTA ou UNS) mis en place par le PRONANUT (Voir modèle
fourni par ce programme). En principe, l’UNTA ne concerne que les enfants de moins de 5
ans, alors que l’UNS peut aussi concerner les femmes allaitantes malnutries (Index de masse
corporelle inférieur à la norme), les tuberculeux et les PVVIH.
Chaque personne active à l’une ou l’autre étape du SNIS doit non seulement assurer le plus
consciencieusement possible les tâches qui lui sont dévolues en ce qui concerne la récolte et
la transmission des données, mais aussi mettre en place des mécanismes actifs de recherche
et de correction des erreurs.
En premier lieu, le responsable de l’institution devrait respecter un principe de base qui est
de ne confier la récolte des données qu’à une personne compétente et formée à cette
tâche. Chaque structure doit, à son propre niveau, mettre en place une stratégie de
formation continue du personnel afin de préserver la qualité et la fiabilité des données
récoltées.
Les erreurs les plus souvent rencontrées dans un rapport sont les suivantes :
Toutes les personnes qui s’occupent de la récolte des données dans une structure doivent
connaître la démarche de recherche et de correction des erreurs qui passe par les étapes
suivantes :
N° numéro de l’erreur,
Date à laquelle l’erreur a été trouvée,
Nom du vérificateur qui a trouvé l’erreur,
Identification du rapport où l’erreur a été trouvée,
Libellé de la donnée : description détaillé de la variable concernée,
Type d’erreur : s’agit-il de 4 erreurs citées ci-haut ou d’erreur de saisie
par l’encodeur,
Date ou l’on a envoyé la rétro information aux parties prenantes à
l’erreur : ceux qui ont commis l’erreur, ceux à qui on a envoyé des
données contenant des erreurs,
Valeur de correction : contenu de la variable qu’il fallait avoir,
Date où l’on a corrigé.
Exercice 3 : chaque équipe devra exploiter les rapports mensuels d’un CS ou hôpital de
l’endroit où se tient la formation, pour analyser les erreurs et remplir le registre de gestion
des erreurs.
A la fin de cette séquence, le participant doit être capable A la fin de ce chapitre, l’apprenant
doit être capable de calculer et utiliser les indicateurs.
Lorsqu’il sera appelé à expliquer le calcul et l’utilisation des indicateurs, le participant doit
être capable de :
Expliquer la base méthodologique des indicateurs ;
Définir et classifier les indicateurs ;
Expliquer les différents types d’indicateurs ;
présenter les caractéristiques des indicateurs ;
montrer comment choisir les indicateurs.
L’intérêt d’une valeur quantitative n’existe que si l’on peut le comparer à un autre.
Inversement chaque variable enregistrée dans le dhis2 se définit donc par rapport à ces trois
dimensions ; exemple de variable à enregistrer comme une unité : nombre de paludismes
confirmés par mois, dans le CS de Monkole.
Référence de temps
Pour assurer une comparaison adéquate On doit examiner des valeurs se rapportant à des
durées identiques sinon égales ; par exemple on peut comparer le nombre de cas de
paludismes confirmés diagnostiquées au mois de janvier à celui du mois de février.
Formation des ECZ en MSSP-Module Gestion de l’Information Sanitaire Page
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Types de comparaisons possibles
On sait que les populations d’une aire géographique donnée varient dans le temps (en
général elles croissent de l’ordre de 3.0 % par an) ; si l’on veut faire des comparaisons
en contrôlant pour le facteur temps on doit prendre en compte le facteur
populationnel.
Au niveau d’une AS :
o Pour des périodes de temps longues, par exemple annuelles, il vaut mieux
comparer des taux rapportés à une population plutôt que des valeurs brutes.
o Pour des périodes de temps courtes par exemple des mois, on peut comparer
des chiffres bruts : c’est ce qu’on fera dans la plupart des tableaux de bord
mensuels présentés ci-dessous.
Au niveau de la ZS : il est toujours préférable de comparer des taux rapportés à
la population.
Il est intéressant d’effectuer des comparaisons dans l’espace (ex. comparer une AS à une autre), dans
le but de tirer des leçons sur les performances respectives par rapport aux objectifs des Programmes.
A chaque fois qu’on veut comparer des aires géographiques, on doit utiliser des taux et non
pas des chiffres bruts.
C’est évidement ce qui le plus intéressant à faire d’autant que c’est les Programmes fixent
les objectifs précis. En termes de couverture, l’exemple le plus classique est la vaccination
pour laquelle il s’agit d’atteindre une couverture de 80% d’enfants complètement vaccinés
avant le 12ème mois ; mais cela s’applique aussi à tout ce qui concerne la santé maternelle, la
santé reproductive ou certains dépistages de maladies, etc. Différents TdB d’indicateurs se
référant à ces programmes devront être utilisés pour suivre l’évolution des performances
dans chaque domaine.
Note sur la présentation des statistiques au niveau de l’aire de santé dans le nouveau
système d’information.
Afin de clarifier les responsabilités et améliorer la promptitude des données, il a été
décidé que toute les Fosa agréée par la ZS (publique, privée et confessionnelle) devaient
produire leurs propres rapports d’activités et les envoyer à la ZS. Dans une même AS, les
populations ne sont donc plus attribuées une Fosa donnée mais à somme de Fosa : toutes
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27
celles qui opèrent dans l’AS.
Il est donc uniquement possible de mesurer un taux pour l’ensemble d’une AS ; A cet effet
on cumule les cas de tous des CS et PS au numérateur et on utilise la population de l’AS au
dénominateur.
A partir de là on peut faire des comparaisons dans le temps et dans l’espace. Par exemple,
le taux d’utilisation de la CPN 1 au niveau d’une AS, est la somme des CPN 1 des PS et du
CS de responsabilité, rapporté à la population cible (nombre attendu de femmes enceinte
pour la période).
[Link]. Définition
L’indicateur se définit donc comme une mesure décrivant l’état ou le changement d’état
pour une unité géographique donnée et une période de temps définie (dimensions spatiale
et temporelle prises en compte). A chaque indicateur est attachée une description précise
décrivant le domaine couvert, les valeurs prises en compte, le calcul, etc.
Dans la plupart des cas l’indicateur est exprimé sous la forme d’une combinaison de
plusieurs données (numérateur, dénominateur), mais d’autres possibilités existent, et donc
plusieurs catégories d’indicateurs.
Pertinence : Un indicateur est pertinent s’il est en rapport avec le sujet d’évaluation.
Sensibilité : On dit qu’un indicateur est sensible lorsqu’une variation même minime
du phénomène à mesurer entraîne automatiquement une modification de
l’indicateur.
Spécificité : Un indicateur est spécifique si une variation de l’indicateur indique
forcément une variation du phénomène étudié.
Fiabilité : Un indicateur est fiable si mesuré dans les mêmes conditions c’est à dire de
la même manière dans la même population et au même moment il donne les mêmes
résultats.
Représentativité : Un indicateur est représentatif s’il englobe toutes les questions ou
tous les groupes de population qu’il est censé couvrir.
Solidité : La solidité reflète les qualités scientifiques d'un indicateur à savoir s'il est à
la fois valable, spécifique, sensible et fiable. Un indicateur solide mesure
effectivement la question ou le facteur qu'il est censé mesurer.
Éthique : Il est important de ne pas perdre de vue la nécessité d'indicateurs
conformes à l'éthique : un indicateur est considéré comme éthique si la récolte, le
traitement et la présentation des données nécessaires à son élaboration sont eux-
mêmes conformes à l'éthique. Cela signifie que les droits des individus à la
confidentialité, à la liberté de décision sont respectés et que leur consentement est
donné sur des bases claires et transparentes.
Dans le domaine de la santé, des indicateurs existent pour explorer plusieurs dimensions ;
par exemple :
- Morbidité et mortalité, évolution temporelle et répartition géographique ;
- Niveau d’atteinte des objectifs fixés par les Programmes de santé publique ;
- Qualité des prestations de soins ;
- Qualité de la gestion ;
- Satisfaction du client.
1
Parfois on utilise le mot index : ex ; Index de Masse Corporel : Poids / Carré de la taille
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29
[Link]. Exemples d’indicateurs :
Exercice :
Sur une sélection d’indicateurs, définir dans quelle catégorie chacun se trouve et quel
domaine il couvre. Préciser les valeurs spatiales et temporelles possibles pour chacun de
ces indicateurs.
4.1. Introduction
L’étape préalable à celle de l’analyse consiste à organiser l’information sous forme d’outils
permettant la présentation aisée de l’information. En statistique sanitaire, il s’agit le plus
souvent des tableaux et des graphiques.
A la fin de ce chapitre, l’apprenant doit être capable d’organiser les données dans des
tableaux et des graphiques et de produire les tableaux de bord.
Lorsqu’il sera appelé à expliquer l’organisation des données et la production des tableaux
de bord, le participant doit être capable de :
D’expliquer les règles de bases pour la création des tableaux et des graphiques ;
Présenter le tableau de bord ;
Décrire les avantages du tableau de bord ;
Montrer comment élaborer les tableaux de bord.
Variable de classification: valeur changeante qui s’inscrit dans un groupe issu d'une
classification (catégorie, classe ou type).
3 Indicateurs
Variable
classification
4 Classes
Le tableau permet de :
b) LES GRAPHIQUES
Définition :
Graphique [Link]éaire
Vaccination DTCP, couverture mensuelle
Taux de couverture
100
80
60
40
20
0
Janvier Février Mars Avril Mai Juin
Tx couv vacc
200
150
100
50
0
Centre A Centre B Centre C Centre D Centre E
District 60%
15% Zone
40%
District
15% 12%
20%
Région
0%
Zone
Zone District Région
73%
Formation des ECZ en MSSP-Module Gestion de l’Information Sanitaire Page
34
2.2.5. Pour le Variable de classification discontinue, QUATRE à SIX indicateurs, DEUX à
TROIS Classes il faut un Graphique en RADAR
Graphique [Link]
45% 40%
40% 30%
35% 20%
25% Trim 2 4 0% 2
20% Trim 3
15% Trim 4
10%
5%
0% 3
Synthèse
Tableau [Link]èse
Graphique Tableau
Un tableau de bord est un outil qui permet de disposer d’une vision synthétique de
l’ensemble des informations dont on a besoin pour prendre des décisions par rapport à un
domaine donné.
Le TdB est constitué d’une série d’indicateurs sélectionnés pour leur pertinence par rapport
à l’évaluation des performances d’un domaine ou programme donné quelques TdB à
fréquence de remplissage annuelle constituent des récapitulatifs intéressant pour situer
chaque formation sanitaire. Les TdB à fréquence de remplissage mensuelle, quant à eux
Tous orientent la prise de décision au niveau local et facilitent la supervision par l’autorité
hiérarchique. Un TdB peut être mis à jour manuellement (cas de l’AS) ou être généré
automatiquement par le logiciel de traitement de l’information (dhis2 ; cas de la ZS
production d’un rapport standard).
Les TdB proposés ont été classifiés en plusieurs catégories : (i) démographie, (ii) couverture
sanitaire (iii) morbidité et mortalité ; (iv) activité et fréquentation ; (v) qualité des soins et
(vi) qualité de la gestion. Certaines des données à reporter dans ces TdB sont à collecter
mensuellement ; pour d’autres la collecte est annuelle.
Note préliminaire :
Il existe de nombreuses présentations possibles des tableaux de bord. Chacune d’entre elles
peut constituer une alternative aux TdB présentées ci-après (ex. graphiques de monitorages,
tableaux avec totaux cumulés par mois, etc.). Ce que nous proposons ici est avant tout une
méthode.
Les tableaux présentés ci-dessous sont donc de simples exemples ; lors de la formation les
participants seront amenés à construire des TdB, eux plus complets. Par ailleurs il est prévu
que des modèles standards, validés par le MSP soient fournis au terme de la formation. A
partir de là c’est ces TdB qui devront être remplis périodiquement a cours du travail de
routine de l’IT/AS.
L’ensemble de ces TdB est mis à jour une seule fois par an. On trouve cependant deux types
de TdB à remplissage annuel :
Autres outils d’aide à la décision de mise à jour annuelle : carte sanitaire descriptive
La carte sanitaire descriptive de l’aire de santé n’est pas à proprement parler un TdB, mais
est également fort utile à la prise de décision. Même sommaire, elle devrait être disponible
pour toutes les AS. Elle décrit brièvement : les contours de l’AS, la localisation des différentes
Fosa et villages, les principales voies d’accès, les barrières naturelles, etc.
4) Tableaux de bord à remplissage mensuel
Leur analyse permet (i) de suivre l’évolution dans le temps des problèmes de santé les plus
fréquents et détecter les variations qui devraient induire une action du système de santé ;
(ii) de suivre le développement des activités de soins par rapport aux objectifs des
Programmes Nationaux et à partir de là de mieux planifier les activités curatives, préventives
et de gestion, etc. ; (iii) d’évaluer les progrès réalisés ; de mieux rendre compte à l’autorité
hiérarchique et aux représentants de la population.
Exercice :
Remplissez les deux TdB à fréquence de remplissage annuelle ci-dessus pour votre aire
de santé (démographie et offre de soins).
construire à partir de la liste d’indicateurs proposée par les formateurs les modèles de
vos TdB mensuels (4 groupes : activité curative et morbidité, santé de la mère et santé
reproductive, santé de l’enfant et PEV, gestion) .
Au niveau de la ZS, des tableaux de bord permettent également de faire des comparaisons
dans le temps. Il est ici possible de décrire les différences entre aires de santé.
De la même façon que pour l’AS, il existe des tableaux de bord de remplissage mensuel et de
remplissage annuel. Une carte de la ZS décrivant le découpage en AS et la localisation des
Fosa est également nécessaire2.
Exercice :
Faire une présentation de l’utilisation du dhis2 : Rapport Standard et Dashboard (petit film à
préparer)
2
Le tableau de bord du niveau ZS sera bientôt disponible sur le dhis2, grâce au « rapport standard et au Dashboard ».
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39
SÉQUENCE 5. ANALYSE ET UTILISATION DES DONNÉES POUR LA PRISE DES
DÉCISIONS
A la fin de cette séquence, le participant doit être capable d’expliquer comment appliquer la
méthodologie d’analyse des données et d’interprétation des informations pour la prise des
décisions rationnelles.
Seules des données de qualité permettent une prise de décision adéquate : l’étape préalable
à toute utilisation des données produites consiste donc à vérifier : (i) si les données qu’on
veut utiliser sont disponibles ; (ii) si elles atteignent un standard de qualité acceptable.
Il s’agit ici de savoir si l’information est suffisamment disponible pour prendre des décisions.
Pour répondre à cette question deux indicateurs sont utilisés au niveau du BCZ : le taux de
complétude et le taux de promptitude d’arrivées des rapports. Les responsables des Fosa
mais aussi Infirmiers Titulaires du CS de responsabilités de l’Aire de Santé (IT/AS) peuvent
également mesurer ces indicateurs
Exemple : Si l’ECZ au cours de l’année 2016 a reçu tous les rapports mensuels d’un CS, mais
que la moitié ont été reçu au-delà du 7ième jours, sa promptitude est de 50%.
Lorsqu’on est dans une structure de soins, le rapport du mois précédent doit donc être
transmis à l’ECZ avant le 7ème jour du mois en cours.
Au niveau de l’AS, la vérification de la fiabilité des données peut se faire en utilisant son
expérience : avant transmission à l’ECZ par exemple le responsable de Fosa doit s’assurer
que les données de son rapport mensuel sont complètes (exhaustives) et non aberrantes.
Des ratures ;
Des omissions (toutes les rubriques des activités qui sont prestées par le CS doivent
être remplies dans le canevas mensuel ; par contre les tableaux qui correspondent à
des activités non prestées dans la Fosa doivent être clairement barrés d’une croix,
avec la Mention N.I. (Non Indiqué ou intégré) ;
Des incohérences entre données (ex. on peut vérifier que le nombre
d’accouchements eutociques déclarés n’excède par exemple pas le nombre total
d’accouchements déclarés) ou par rapport aux données antérieures (ex. un nombre
de cas qui doublerait d’un mois à l’autre doit faire évoquer des erreurs de
retranscription dans le canevas).
On vérifiera également qu’il n’y a pas d’erreurs dans l’agrégation des variables.A cet effet,
notamment en cas de doute, l’IT/AS peut recompter le nombre de cas dans le registre et le
comparer aux quantités inscrites dans le canevas du mois correspondant. Evidemment il
n’est pas question de faire cela pour toutes les données mais une vérification « aléatoire »
Au niveau de la ZS, le logiciel dhis2, utilise des filtres permettant de déceler les valeurs
incohérentes ou les changements majeurs de tendances qui pourraient faire évoquer une
erreur de collecte ou de saisie. A l’heure actuelle près de 200 règles de validation ont été
introduites dans la base de données de la RDC.
L’infirmier titulaire du CS de responsabilité de L’AS mais aussi tous les prestataires amenés à
remplir les outils de collecte doivent savoir qu’un certain nombre de vérification a posteriori
peuvent être faites. Ces vérifications peuvent être initiées par l’ECZ par exemple dans le
cadre d’une supervision intégrée, ou dans le cadre d’une supervision spécifique au Système
d’information réalisée à partir de la DPS et basé sur l'outil RDQA.
Le Routine Data Quality Assesment est une méthode de vérification de la qualité des
données réalisée par la DPS dans le cadre d’une supervision spécifique à l’information
sanitaire et qui cible une ZS dans son ensemble. A l’occasion d’une visite de supervision
l’équipe de la DPS qui vient évaluer la qualité des données produite dans votre ZS, peut
choisir votre CS parmi les structures à auditer de manière plus approfondie.
Déroulement (exemple : vérification des données en rapport avec l’accouchement) :
Pour une période donnée (un mois en général) l’équipe de la DPS va confronter le
nombre de partogrammes archivés dans votre CS au nombre de cas
d’accouchements enregistrés dans votre registre d’accouchements ;
Ensuite, elle va comparer ce nombre au nombre d’accouchements enregistrés dans le
canevas du mois concerné ;
Une fois arrivé à l’ECZ, elle vérifiera que le nombre d’accouchements enregistrés dans
le canevas correspond bien à ce qui a été saisie dans le dhis2 pour le mois
concerné pour votre CS;
Enfin, lors de sa visite, elle posera un certain nombre de questions sur les ressources
que vous avez à disposition pour faire votre travail (ex. avez-vous un registre
d’accouchement en stock, etc.) ou les méthodes que vous utilisez pour le faire (ex. ou
rangez-vous les partogrammes, etc.).
A partir de là, l’équipe pourra tirer des conclusions par rapport à la qualité des données.
Attention : il est important de noter que ce n’est pas tant le CS qui est jugé mais la ZS dans
son ensemble. Ainsi il ne faut pas avoir peur d’un audit RDQA.
il faut enfin savoir que le RDQA tel que proposé par la DSNIS est un processus « intégrateur »,
c’est-à-dire qu’il couvre plusieurs domaines : le SNIS /SSP mais aussi le système d’information du
VIH, de la TB du PEV, etc.
Exercice :
- A partie de données fictives fournies par le formateur, calculer la complétude et la
promptitude de deux Fosa pour une même ZS,
- Analyser un rapport d’activité comprenant des erreurs ; exemple fictif et éventuellement
échanger les rapports mensuels entre Fosa puis demander de commenter,
- Finir par une séance de questions / réponses et éventuellement une démonstration sur
dhis2 (règles de validation).
De façon périodique et si possible mensuelle et après avoir mis à jour les tableaux de bord,
on analyse les tendances :
Dans le temps ;
Par rapport aux objectifs des programmes ou aux valeurs de référence fixées par ces
derniers ;
Pour la morbidité notamment Il s’agit d’abord de définir si l’écart et significatif puis si c’est le
cas, de recherche des causes éventuelles à cet écart; ensuite seulement, on peut émettre
des hypothèses explicatives.
Pour les activités de programmes il s’agit surtout de juger de la performance des Fosa de l’AS
A part quelques exceptions (ex épidémies) l’écart mis en évidence sur la valeur d’un seul
indicateur relevé en routine, suffit rarement à expliquer un problème. Il s’agit plutôt d’un
signal qui doit déclencher une réflexion et une recherche d’informations complémentaires.
L’analyse est donc complexe.
Nous conseillons d’analyser l’activité selon la séquence proposée dans le canevas du rapport
mensuel. On commencera donc par une analyse de l’utilisation de la consultation curative et
de la morbidité, puis on examinera les performances des formations de santé de l’AS par
rapport aux divers programmes (d’abord la santé de la mère puis celle de l’enfant) ; et enfin
on examinera les performances en matière de gestion.
La fin du mois est aussi une occasion de se rassurer sur l’absence de phénomène inquiétant
d’un point de vue épidémiologique. La première partie de l’analyse se concentre donc sur les
maladies à potentiel épidémiques. Il s’agit simplement de vérifier qu’aucune de ces maladies
n’a été rencontré dans l’AS (NB : chaque semaine les données sur ces maladies doivent être
envoyé par le responsable de Fosa à l’ECZ ; il s’agit donc là d’une vérification par l’IT/AS).
Méningite à
Choléra Tétanos Néonatal
méningocoque
En outre, on doit aussi examiner l’évolution des indicateurs de la morbidité qui couvrent des
maladies telles que le paludisme, la diarrhée ou les infections respiratoires. Puisque souvent
avec ces maladies il existe des évolutions saisonnières, il est conseillé de comparer les
dernières données à celle du même mois de l’année précédente.
Ainsi, les causes de l’utilisation ou la non-utilisation d’une structure de soins, peuvent être
externes ou internes et les déterminants de l’utilisation sont partiellement sous le contrôle
de l’IT.
Une chute du nombre de nouveaux cas à la consultation curative peut être expliquée par: (i)
des facteurs liés à la population (ex. migrations), (ii) des facteurs liés à l’environnement (ex.
ouverture de services concurrents dans la proximité, instabilité politico-sécuritaire), (ii) des
facteurs liés à qualité de l'offre (altération de la qualité du service, de l'accueil ou de la
disponibilité en médicaments, mauvais comportement du personnel, mauvaise réputation du
CS), (iv) des facteurs liées aux maladies elles-mêmes (variations saisonnières de maladies
comme le paludisme en saison des pluies).
L’analyse de l’évolution du nombre de cas d’une année sur l’autre pour un même mois, peut
permettre de mettre en évidence des variations qui ne sont pas dues à des tendances
saisonnières. Il faut aussi prendre en compte l’offre de soins concurrente ; pour une analyse
de meilleure qualité on doit donc tenter de comparer les chiffres d’utilisation de la
consultation du CS de responsabilité, celle des PS satellites mais aussi celle de l’offre de soins
privée (même si le SNIS ne couvre pas cette catégorie et que donc on n’a pas de données
chiffrées de la part de ce type de Fosa).
Les TdB de santé maternelle permettent l’analyse de l’utilisation de services tels que la CPN,
la maternité, CPoN, ou la PF. Il est important de déterminer quels sont parmi ceux-là les
services qui globalement fonctionnent, ceux qui ont de difficultés, et quels sont les domaines
qu’il convient d’améliorer ou de promotionner ; à partir de là on a tous les éléments pour
l’élaboration d’un plan de redressement. A cet effet on se réfèrera ici aux cibles fixées par le
PNSR.
Au niveau de l’AS, il est possible de raisonner soit avec des taux soit avec des valeurs
absolues. Si on préfère cette solution on doit fixer des cibles quantitatives en nombres
entiers par rapport aux objectifs des programmes.
Par exemple dans une population de 10.000 habitants pour une AS, si la population de
femme enceinte est estimée à 4 % en moyenne, 400 mères devraient tomber enceintes dans
l’année. Si l’objectif de la CPN1 est de 80% alors il faut avoir fait 320 CPN1 à la fin de l’année
dans l’AS (et à peu près 27 CPN1 par mois).
Il est donc essentiel de vérifier la fréquentation de la CPS mais également la réalité des
mesures préventives prévues (pour connaitre la liste de ces mesures par tranche d’âge on
Il est très clair qu’en matière de méthodes de suivi évaluation, le PEV a toujours été en
avance. Pour la mise en place de tableau de bord ou équivalent (ex. graphique de
monitorage de la vaccination), il conviendra de s’adapter à la demande du PEV et donc
utiliser en priorité les outils élaborés par ce programme.
Quoi qu’il en soit, le TdB de CS devra prendre en compte : les premiers contacts à la
vaccination (BCG), le nombre d’enfants complètements vaccinés ainsi que certains antigènes
cruciaux comme notamment ceux contre la rougeole. On pourra enfin ajouter quelques
indicateurs de gestion des intrants.
% population cible ayant reçu tous les vaccins du PEV avec respect des
Couverture adéquate
intervalles et des âges d’administration.
Ici à la différence des autres rubriques l’unité d’analyse n’est pas l’aire de santé mais la
formation sanitaire elle-même. La FOSA doit se comporter comme une entreprise, et pour
cela les ressources doivent être disponibles et bien gérées. Il est donc nécessaire prévoir des
analyses des différents éléments de gestion comme la disponibilité du médicament la
gestion financière, la gestion des RH et de l’équipement. Un tableau de bord spécifique
devra donc être conçu à cet effet.
Après cette analyse succincte, vous pouvez relever beaucoup de problèmes, qui ne
nécessitent pas qu’on s’y attaque le mois en cours. D’où l’importance de les prioriser
moyennant un nombre des critères simples et compréhensibles. Exemple des critères de
sélection
L’analyse des tableaux de bord (TdB) peut être affinée grâce à une analyse Forces,
Faiblesses, Opportunités, Contraintes. Grace à cet exercice on peut mieux comprendre ce
qui procède du système et ce qui provient des facteurs extérieurs. Cette analyse devrait
donc être faite périodiquement au niveau d’une aire de santé (une fois par an minimum).
La méthode des Cinq Pourquoi permet l’identification des causes racines d’un problème. En
posant plusieurs fois la question « Pourquoi ? », on retire une à une les couches de
symptômes qui mène à ces causes racines4.
Bien que simple d’utilisation, cette méthode comporte aussi des pièges à éviter et il est
nécessaire de :
Déployer la méthode avec les personnes directement concernées par le problème ;
Rester factuel, rapporter ce qui se passe réellement ;
Eviter de travailler par supposition, mais au contraire vérifier au fur et à mesure la
validité des hypothèses causales ;
Approfondir l’analyse des causes sur lesquelles il est possible d’avoir un contrôle.
Ainsi, l’utilisation de cette méthode doit se faire dans le cadre d’un travail d’équipe.
A partir de là, les hypothèses peuvent être confirmées et des mesures de remédiation
peuvent être proposées. Le choix des solutions à mettre en œuvre ne doit pas se faire à la
hâte, il faut tenir compte des critères ci-après:
• Le cout raisonnable et à la portée de la structure,
• La mise en œuvre réalisable,
• Elle a le soutien des responsables, de la collectivité,
• Elle s’attaque aux causes premières,
• Elle est adaptée aux circonstances.
3
L’erreur est aussi de proposer des solutions soit trop générales, hors de portée de l’action. On se rend alors compte que la
solution est difficile voire impossible à mettre en œuvre ou que malgré tous les efforts consentis, son application reste sans
effet.
4
Evidemment le plus souvent on n’a pas besoin de cinq étapes pour atteindre les causes racines.
Formation des ECZ en MSSP-Module Gestion de l’Information Sanitaire Page
49
DOCUMENT 5.2.4. PRISE DE DÉCISION POUR L’ACTION
Le choix des solutions à mettre en œuvre ne doit donc pas se faire à la hâte. A travers la
même démarche participative, une liste aussi exhaustive que possible de solutions doit être
dressée. Ensuite on procède au choix des solutions les plus efficaces et les plus efficientes,
parmi celles qui restent à la portée de la structure.
Pour l’un des quatre domaines (soins curatifs, santé de la mère, santé de l’enfant, gestion)
A partir des données fictives fournies :
o Examiner les indicateurs annuels sollicités,
o Examiner l’évolution des cas au fil des mois.
Là où pertinent, porter un jugement sur l’atteinte des objectifs quantitatifs,
Donner des pistes d’explications des problèmes rencontrés,
Donner les premiers éléments du plan de remédiation des problèmes.
2 Une réunion d’équipe mensuelle d’analyse des données avec les responsables des
services et coordonnée par le titulaire.
[Link] spécifique
A la fin de cette séquence, le participant doit être capable d’expliquer comment former les
professionnels de santé.
[Link] opérationnels
Lorsqu’il sera appelé à former les professionnels de santé, le participant doit être capable
de :
Préparer la formation ;
Réaliser la formation ;
Evaluer la formation.
Pour le facilitateur:
L'audit RDQA, processus intégrateur proposé par le DSNIS, couvre plusieurs domaines du système d'information sanitaire, y compris le SNIS/SSP et les systèmes d'information du VIH, de la TB, du PEV, etc. Il évalue la qualité des données et la fiabilité des systèmes d'information. Le RDQA n'a pas pour but de juger un CS individuel mais la zone de santé dans son ensemble, encourageant ainsi une amélioration collective de la qualité des données et de leur utilisation pour la prise de décisions .
Il est préférable de comparer des taux rapportés à la population plutôt que des valeurs brutes dans les analyses sanitaires pour contrôler le facteur temps et pour obtenir des comparaisons significatives qui prennent en compte les variations de population. Les taux permettent une comparaison plus précise des performances par rapport aux objectifs des programmes, permettant de faire des compréhensions plus éclairées des services de santé et de leurs impacts sur la population cible .
Le module de gestion de l'information sanitaire utilise des outils tels que des registres, canevas, manuels, tableaux de bord, et le logiciel DHIS2. Leur fonction principale est de faciliter la collecte, la transmission, l'analyse et l'utilisation des données sanitaires pour la prise de décision éclairée et l'amélioration constante des services de santé. Ces outils, intégrés dans le programme de formation, permettent d'acquérir des compétences essentielles pour une gestion efficace de l'information .
Le cadre normatif SNIS en République Démocratique du Congo a pour rôle d'établir des normes, de réguler et de fournir un appui technique au niveau central tout en confiant la responsabilité de la mise en œuvre et du fonctionnement du SNIS au niveau provincial. Il définit et organise le fonctionnement du système d’information sanitaire du pays, comprenant notamment la réglementation et la mise en pratique des composantes du système, telles que SNIS-SSP .
Le processus d'analyse et d'interprétation des données dans la gestion de l'information sanitaire comprend l'évaluation périodique des tendances dans le temps, par rapport aux objectifs des programmes et aux références fixées. Il implique une vérification de la qualité de données, l'élaboration de tableaux de bord pour visualisation, et la communication des résultats lors de réunions mensuelles avec l'ECZ pour interprétation et recherche d'explications à des variations observées .
Former les professionnels de santé à l'utilisation des outils et données du SNIS est crucial pour garantir la fiabilité et la qualité des données collectées et analysées, ce qui infère directement sur la capacité à prendre des décisions informées. Cela améliore la gestion des aires de santé et renforce l'efficacité du système sanitaire dans son ensemble, tout en permettant aux professionnels de suivre et d'évaluer les performances en fonction des objectifs nationaux de santé .
Depuis son adoption en 2013, le logiciel DHIS2 a permis d'améliorer la complétude, la promptitude et l'analyse des données de santé collectées en RDC. Il est utilisé dans toutes les zones de santé du pays, ce qui harmonise et centralise la collecte et la transmission de données, réduisant ainsi les circuits parallèles d'information .
La bonne présentation des données, par l'élaboration de graphiques et de tableaux de bord, a un impact significatif sur la prise de décision au niveau des zones de santé. Elle permet une visualisation claire et compréhensible des indicateurs de performance, facilite l'identification des tendances et écarts, et privilégie une interprétation rapide et efficace des enjeux de santé, ce qui est crucial pour planifier des interventions appropriées et atteindre les objectifs des programmes de santé .
Le Système National d’Information Sanitaire (SNIS) en RDC a évolué depuis sa création à l'époque coloniale avec les cahiers bleus pour le rapportage. Il a bénéficié de plusieurs projets tels que le projet ETRI financé par la BAD et le projet ISA financé par l'AGCD, suivis par des projets PAGIS. Ces initiatives ont contribué au développement et à la régulation des composantes du SNIS, orientant leur fonctionnement vers une mission commune d'amélioration de la gestion de l'information sanitaire .
Les principales faiblesses identifiées dans le système sanitaire de la RDC incluent la faible disponibilité des outils de gestion SNIS pour la collecte et la transmission des données, l'existence de circuits parallèles d'information, la faible intégration des structures privées dans la gestion de l'information sanitaire, l'insuffisance de personnel formé et responsable, ainsi que la mauvaise qualité et la faible complétude des données, indiquant une sous-utilisation des données à tous les niveaux .