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Transformations géométriques analytiques

Le document présente une étude analytique des transformations affines, incluant des transformations géométriques telles que la translation, l'homothétie, et d'autres isométries dans des espaces de dimensions variées. Chaque transformation est décrite avec des expressions analytiques et des matrices associées, fournissant un cadre mathématique pour comprendre ces concepts. La structure du document est organisée avec des sections détaillées pour chaque type de transformation, accompagnées d'exemples illustratifs.

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Transformations géométriques analytiques

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Étude analytique des transformations affines

Groupe5 Math 1

Sous la direction de : M r AKRID THAMI

15 avril 2018
0 TABLE DES MATIÈRES

Table des matières

1 Transformations géométriques : 3
1.0.1 Translation : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.0.2 Homothétie : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.0.3 Symétrie Centrale : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.0.4 Symétrie axiale : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.0.5 Projection affine : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.0.6 Symétrie affine : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.0.7 Symétrie vectorielle : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.0.8 Rotation : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

2 Isométries affines 19
2.1 Définition et propriétés de base : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.2 Isométrie du plan affine euclidien : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.2.1 Les déplacements : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.2.2 Les antidéplacements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.3 Isométries de l’espace affine de dimension 3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.3.1 Les déplacements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.3.2 Les antidéplacements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23

2
Chapitre 1
Transformations géométriques :

Étude analytique des transformations géométriques :

1.0.1 Translation :

Soient E un espace affine et


t→

v : E −→ E
M 7−→ M 0

−−→0 −
tel que MM = → v.
Dans le plan :
La translation de vecteur →
− 0 0 0
v (a, b) qui transforme le point M(x, y) en M (x , y ) .
Son expression analytique est donnée par :
 0
x = x+a
0
y = y + b.
 0
x =x
L’application linéaire associée pour cette expression analytique est : 0
y = y.
 
1 0
Sa matrice est M = I2 =
0 1
Dans l’espace :
La translation de vecteur →
− 0 0 0 0
v (a, b, c) qui transforme le point M(x, y, z) en M (x , y , z ) .
Son expression analytique est donnée par :
 0
 x = x+a
0
y = y+b
 0
z = z + c.
 0
 x =x
0
L’application linéaire associée pour cette expression analytique est : y =y
 0
z = z.
 
1 0 0
Sa matrice est M = I3 =  0 1 0 .
0 0 1
Généralement :
Dans un espace de dimension n , a translation de vecteur → −v (a1 , ..., an ) qui transforme le point M(x1 , .., xn ) en
0 0 0
M (x1 , ..., xn ) .

3
1 CHAPITRE 1. TRANSFORMATIONS GÉOMÉTRIQUES :

Son expression analytique est donnée par :


 0

 x1 = x1 + a1
 0



 x2 = x2 + a2
 .


.
.







 .
 x0 = x + a .

n n n

 0

 x1 = x1
 0



 x2 = x2
 .


L’application linéaire associée pour cette expression analytique est : .
.







 .
 x0 = x .

n n
 
1 0 . . . 0
 0 . . . . . 
 
 . . . . . . 
Sa matrice est M = In =   . . . . . . 

 
 . . . . . 0 
0 . . . 0 1

Exemple:  0
x = x+6
Soit l’expression analytique suivante : 0 C’est la translation de vecteur →

v (6, 10) du point
y = y + 10.
0 0 0
M(x, y) en M (x , y ) .

Remarque:
La translation n’a pas de point fixe sauf le point origine.

Dans le plan complexe :


Dans le plan complexe la translation de vecteur →
− 0 0
v d’affixe t transforme le point M d’affixe z en M d’affixe z
tel que
0
z = z + t.

Exemple:  

− 1
Déterminons l’image B du point A d’affixe zA = −1 + 2i par la translation de vecteur v .
−3
On a zB = zA + 3 − i = 2 + i

4
1

1.0.2 Homothétie :
Soient E un espace affine et l’application affine

hΩ,k : E −→ E
M 7−→ hΩ,k (M) = M 0

−−→0 −−→
tel que ΩM = kΩM.
Dans le plan :

− →

Soient E muni d’un repère (O, i , j ), Ω(x0 , y0 ) un point de E et k ∈ R∗ .
0 0 0
Soit le point M(x, y) et M (x , y ) son image par hΩ,k . Alors on a :
−−→0 −−→
hΩ,k (M) = M 0 ⇐⇒ ΩM = kΩM
 0  0
x − x0 = k(x − x0 ) x = kx + (1 − k)x0
⇐⇒ 0 ⇐⇒ 0
y − y0 = k(y − y0 ) y = ky + (1 − k)y0
L’expression matricielle est donc :
 0      
x k 0 x x0
0 = + (1 − k)
y 0 k y y0
 0
x = kx
L’application linéaire associée pour cette expression analytique est : 0
y = ky.
 
k 0
Sa matrice est M = kI2 =
0 k
Dans l’espace :

− → − → −
Soient E muni d’un repère (O, i , j , k ), Ω(x0 , y0 , z0 ) un point de E et k ∈ R∗ .
0 0 0 0
Soit le point M(x, y, z) et M (x , y , z ) son image par hΩ,k . Alors on a :
−−→0 −−→
hΩ,k (M) = M 0 ⇐⇒ ΩM = kΩM
 0  0
 x − x0 = k(x − x0 )  x = kx + (1 − k)x0
0 0
⇐⇒ y − y0 = k(y − y0 ) ⇐⇒ y = ky + (1 − k)y0
 0  0
z − z0 = k(z − z0 ) z = kz + (1 − k)z0
L’expression matricielle est donc :
 0      
x k 0 0 x x0
 y0  =  0 k 0   y  + (1 − k)  y0 
0
z 0 0 k z z0
 0
 x = kx
0
L’application linéaire associée pour cette expression analytique est : y = ky
 0
z = kz.
 
k 0 0
Sa matrice est M = kI3 =  0 k 0 
0 0 k

Proposition 1

− →− → −
Soient E muni d’un repère (O, i , j , k ), p, q, r trois réels et k ∈ R∗ .
0 0 0 0
On
 0considère l’application f : E −→ E qui a tout point M(x, y, z) associe le point M (x , y , z ) tel que :
 x = kx + p
0
y = ky + q
 0
z = kz + r.
Alors • si k = 1 , f est la translation de vecteur →
−v (p,
 q, r), 
p q r
• si k 6= 1 , f est une homothétie de centre Ω , , et de rapport k .
k−1 k−1 k−1

5
1 CHAPITRE 1. TRANSFORMATIONS GÉOMÉTRIQUES :

Généralement :
0 0 0
Dans un espace de dimension n , Ω(x01 , ..., x0n ),k ∈ R∗ , M(x1 , .., xn ) et M (x1 , ..., xn ) son image par h(Ω,k) .
Alors l’expression analytique de h(Ω,k) est donnée par :
 0
 x10 = kx1 + (1 − k)x01





 x2 = kx2 + (1 − k)x02
 .


.
.







 .
 0
 xn = kxn + (1 − k)x0n .
L’expression matricielle est donc :
 0      
x1 k 0 . . . 0 x1 x01
 x0   0 . . . . .   x2   x02
    
 2   
 .   . . k . . .   . 
 + (1 − k)  .
 
 . =
    
   . . . . . .   . 
   .



 .   . . . . . 0   .   . 
0
xn 0 . . . 0 k xn x0n
 0

 x1 = kx1
 0



 x2 = kx2
 .


L’application linéaire associée pour cette expression analytique est : .
.







 .
 x0 = kx .

n n
 
k 0 . . . 0
 0 . . . . . 
 
 . . . . . . 
Sa matrice est M = kIn =   . . . . . . 

 
 . . . . . 0 
0 . . . 0 k
Exemple:  0
x = −4x + 6
Soit l’expression analytique suivante : 0
y = −4y + 10.
x = 56
 
x = −4x + 6 0 0 0
Son point fixe =⇒ Soit donc Ω( 56 , 2) et M(x, y), M (x , y ).
y = −4y + 10 y = 2.
 
−−→0 0 24
x − 65 = −4x + x − 65
 
−−→
On a ΩM =  5  et ΩM = .
0
y − 2 = −4y + 8 y−2
Donc 0
x − 65 = −4(x − 65 )
 
0
y − 2 = −4(y − 2)
Donc l’expression analytique précédente est associée à l’homothétie de centre Ω( 56 , 2) et de rapport −4
Remarque:
Le centre de l’homothétie est son seul point fixe, si k ∈ R∗ {1} .
Si k = 1 tout point est invariant.

Dans le plan complexe :


L’expression complexe de l’homothétie de centre Ω d’affixe ω et de rapport k ∈ R∗ qui transforme le point M
0 0
d’affixe z en M d’affixe z est donnée par
0
z = k(z − ω) + ω.

6
1

Démonstration:
−−→0 −−→
ΩM = kΩM est équivalent à z0 − ω = k(z − ω)

Exemple:
Déterminons l’image B du point A d’affixe zA = −i par l’homothétie de centre Ω d’affixe ω = −2 − 3i et de
rapport k = 5.

zB = 5(−i + 2 + 3i) − 2 − 3i
= 8 + 7i

1.0.3 Symétrie Centrale :


Soit O(x0 , y0 ) un point de l’espace affine E et
SO : E −→ E
0 0
M(x, y) 7−→ M 0 (x , y )

Avec O est le milieu de [MM 0 ] .

−−→ x0 − x = 2(x0 − x) x0 = −x + 2x0


 
−−→
On a MM 0 = 2MO Ce qui est équivalent à ⇐⇒
y0 − y = 2(y0 − y) y0 = −y + 2y0
Le centre O est le seul point invariant de SO .
Exemple:  0
x = −x + 2
Soit l’application f affine définie par son expression analytique .
y0 = −y + 4
f est une symétrie centrale de centre A(1, 2).

Dans le plan complexe :


0
L’expression complexe de la symétrie S de centre Ω d’affixe ω qui transforme le point M d’affixe z en M
0
d’affixe z est donnée par
0
z = −z + 2ω.

Démonstration:
−−→0 −−→
ΩM = kΩM est équivalent à z0 − ω = k(z − ω)

Exemple:
Déterminons l’image B du point A d’affixe zA = 3 + 2i par la symétrie centrale de centre Ω d’affixe ω = (2 + i)
.

zB = −3 + 2i + 2(2 + i)
= −3 − 2i + 4 + 2i
=1

7
1 CHAPITRE 1. TRANSFORMATIONS GÉOMÉTRIQUES :

Remarques:
1)- Une symétrie centrale de centre O est une homothétie de centre O est de rapport k = −1, en effet
hO,k : E −→ E −−→0 −−→
0 tel que OM = kOM.
M 7−→ M

−−→0 −−→
OM = kOM
−−→ −−→0 −−→
OM + MM = kOM
−−→0 −−→
MM = (1 − k)OM.

Donc 1 − k = 2, donc k = −1.


2)- SB ◦ SA = t2−
→.
AB

SB ◦ SA (M) = SB (SA (M))


= SB (M1 )
0
=M.

3)- une symétrie centrale est une rotation de centre O est d’angle π.

1.0.4 Symétrie axiale :


Définition 1
S : E −→ E
Soit l’espace affine E et Avec I est le milieu de [MM 0 ] .
M 7−→ M 0
 
Considérons (D ) ax + by + c = 0 et (D ) a x + b y + c = 0 deux droites et →

0 0 0 0 0 α
u un vecteur directeur de
β
0
(D ).
0 0
On appelle M la symétrie axiale de M par rapport à (D ) parallèlement à (D ), si :
i)- I ∈ (D ),
−−→ → −
ii)- MM 0 et u0 sont colinéaires .

On
 traduit analytiquement cette
 définition par :
0 0
 I ∈ (D )  x+x y+y
0
x −x α ⇐⇒ a +b +c = 0
0 =0  β(x02− x) − α(y
2
0 − y) = 0
y −y β

Remarque:
On a S ◦ S(M) = S(S(M)) = S(M 0 ) = M, donc S ◦ S = IdE

8
1

Exemple:
(D ) : x + 2y = 5(D 0 ) : x − 3y = 1 On a (3, 1) est un vecteur directeur de (D 0 ).

0 0 0
Soient M(x, y) et M (x , y ) deux points de E .
0
Donc M est la symétrie axiale de M par rapport à (D ) parallèlement à (D 0 ) si et seulement si
x + x0

+ y + y0 = 5
( 
0
le centre de [MM ] appartient à (D )


−−→0 → − ⇐⇒ 20 .
MM et u0 sont colinéaires. x −x 3
 y0 − y 1 = 0

 0
x + x + 2y + 2y0 = 10
⇐⇒
x0 − x − 3(y0 − y) = 0.
 0 −1
x = 5 x − 12 5 +6
⇐⇒
y0 = −2
5 x + 1
5 + 2.

Remarques:
1)- Une symétrie orthogonale est une symétrie axiale , sauf la droite (MM 0 ) est perpendiculaire avec l’axe de
la symétrie.
2)- L’ensemble des points invariants par une symétrie orthogonale SD est l’axe (D ).
3)- La composée de deux symétries orthogonales d’axes parallèles est une translation . En effet

Soient (D ) et (·) deux droites parallèles , on a :

S∆ ◦ SD (M) = S∆ (SD (M))


= S∆ (M1 )
0
=M
= t2−
→ (M).
AB

3)- La composée de deux symétries orthogonales d’axes orthogonaux est une symétrie centrale . En effet

9
1 CHAPITRE 1. TRANSFORMATIONS GÉOMÉTRIQUES :

Soient (D ) et (∆) deux droites perpendiculaires , on a :

S∆ ◦ SD (M) = S∆ (SD (M))


= S∆ (M1 )
0
=M
= SO (M).

Dans le plan complexe :

Proposition 2
0 0
L’écriture d’une symétrie axiale qui transforme le point M d’affixe z en M d’affixe z d’axe (∆) la
droite qui passe par le point I et admet le vecteur directeur →

u , est donnée par :

− −
z = e2iθ (z − zI ) + zI où θ = ( i , →
0
u ).

Démonstration:
Soit (∆1 ) la droite parallèle à l’axe des abscisses et passant par le point I , donc si M 0 (z0 ) = S∆1 (M(z)), alors
Re(z0 ) = Re(z)


Im(z0 ) + Im(z) = 2Im(zI ).


Par suite Re(z0 ) + Im(z0 ) = Re(z) + 2Im(zI ) − Im(z), donc z0 = z − zI + zI .
D’autre part, on a
S∆ ◦ S∆1 = R(I, 2θ) =⇒ S∆ = R(I, 2θ) ◦ S∆1 .

L’écriture complexe de R(I, 2θ) est e2iθ (z − zI ) + zI , finalement l’écriture complexe de S∆ est :

z0 = e2iθ (z − zI + zI − zI ) + zI
z0 = e2iθ (z − zI ) + zI

10
1

Cas particuliers :
Axe des abscisses :
Soit M un point d’affixe z et M 0 d’affixe z0 son symétrique par rapport à l’axe des abscisses .
f : C −→ C
L’application se traduit géométriquement par une symétrie axiale par rapport
z 7−→ f (z) = z0 = z
à l’axe (O, →

u).
Axe des ordonnées :

Soit M un point d’affixe z et M 0 d’affixe z0 son symétrique par rapport à l’axe des ordonnées .
f : C −→ C
L’application se traduit géométriquement par une symétrie axiale par rapport
z 7−→ f (z) = z0 = −z
à l’axe (O, →

v).

1.0.5 Projection affine :


Projection sur un plan :
Définition 2
Soit P un plan , E un espace affine et (D ) une droite sécante à P . On appelle la projection sur le plan P
P : E → E
parallèlement à la droite (D ) l’application , avec M 0 est l’intersection du plan P et de la
M 7→ M 0
droite (D 0 ) passant par M et parallèle à (D ).

L’expression analytique :
Soit →

u 0 (α, β) un vecteur directeur de D 0 ) : a0 x + b0 y + c0 = 0 qui est définie par 
son équation cartésienne .
 0 a0 x0 + b0 y0 + c0 = 0,
M ∈ (D 0 )
 
La définition précédente est équivalente à ⇐⇒ x0 − x = kα .
overrightarrowMM 0 et → −u0
y0 − y = kβ

Généralement :

11
1 CHAPITRE 1. TRANSFORMATIONS GÉOMÉTRIQUES :

Définition 3
Soient E un espace affine de direction E, F un sous-espace affine de direction Fet G un supplémentaire de F
dans E.
On appelle projection affine sur F parallèlement à G (ou de direction G), l’application de E vers E qui à tout
point M de E fait correspondre l’unique point M 0 de F , tel que overrightarrowMM 0 ∈ G

Remarques:
Soit f la projection sur F parallèlement à G, alors :
1)- Pour tout M ∈ E , on a f (M) ∈ F ,
−−−−→
2)- pour tout M ∈ E , on a M f (M) ∈ G,
3)- pour tout M ∈ E , on a f (M) = M ⇐⇒ M ∈ F ,

Rappel d’algèbre linéaire :

Définition 4
Soient Eun K-espace vectoriel, F un sous-espace vectoriel de E et Gun supplémentaire de F dans E.
P : E =F G → E
L
i)- On appelle projection sur F parallèlement à G, l’application définie par : F ,
x = x1 + x2 7→ x1
ii) On appelle projecteur de E tout endomorphisme u de E vérifiant u2 = u.
Remarques:
Soit PF la projection sur F parallèlement à G, alors :
i) PF est un endomorphisme de E,
ii) Im(PF ) = F et ker(PF ) = G ,
iii) PF ◦ PF = PF , donc PF est un projecteur de E.
Réciproquement, supposons que u est un projecteur de E, alors on sait que :

12
1

L
i) E = Im(u) ker(u),
ii) ∀ x ∈ E, x ∈ Im(u) ⇐⇒ u(x) = x,
iii) ker(u) = Im(u − IdE ) et Im(u) = ker(u − IdE ),
iv) u est la projection sur F parallèlement à G, où F = Im(u) et G = ker(u).

Remarques:
Soit PF la projection sur F parallèlement à G, alors :
i) PF est un endomorphisme de E,
ii) Im(PF ) = F et ker(PF ) = G ,
iii) PF ◦ PF = PF , donc PF est un projecteur de E.
Réciproquement, supposons que u est un projecteur de E, alors on sait que :
L
i) E = Im(u) ker(u),
ii) ∀ x ∈ E, x ∈ Im(u) ⇐⇒ u(x) = x,
iii) ker(u) = Im(u − IdE ) et Im(u) = ker(u − IdE ),
iv) u est la projection sur F parallèlement à G, où F = Im(u) et G = ker(u),

− →
− →

v)- si f 2 = f et Fix( f ) 6= ∅, alors f est une projection affine sur F de direction ker( f ),
vi)- si dim(E ) = n, (O, →−
e1 , ..., →

en ) un repère cartésien .

− − →

Soit f : E −→ E une application affine et A = Mat( f , (→ e1 , ..., →

en )) où f est l’application linéaire associée a
f , alors
f est une projection ⇐⇒ Fix( f ) 6= ∅ et A2 = A.

Exemple:
Soit f : E −→ E l’application affine dont l’expression analytique définie par :
 0
 x = −2y + z − 1
y0 = −x − y + z − 1
 0
z = −2x − 4y + 3z − 2.

Montrer que f est une projection affine et déterminer ses éléments caractéristiques.

− → − → − → −
Soit A = Mat( f , ( i , j , k )), alors
 
0 −2 1
A =  −1 −1 1 
−2 −4 3
    
0 −2 1 0 −2 1 0 −2 1
par suite A2 =  −1 −1 1   −1 −1 1  =  −1 −1 1  = A
−2 −4 3 −2 −4 3 −2 −4 3

D’autre part, on a :

M ∈ Fix(M) ⇐⇒ f (M) = M
⇐⇒ x0 = x; y0 = y; z0 = z

 x = −2y + z − 1
⇐⇒ y = −x − y + z − 1
z = −2x − 4y + 3z − 2.

⇐⇒ x + 2y − z + 1 = 0.

Donc Fix( f ) est le plan P d’équation x + 2y − z + 1 = 0. et par suite, on a Fix( f ) =6= ∅ et A2 = A donc f est
la projection affine sur P .

− →
− →

D’autre part, on sait que f est de direction G = ker(A), soit donc →
−v = a i +b j +c k .

13
1 CHAPITRE 1. TRANSFORMATIONS GÉOMÉTRIQUES :



v ∈ ker(A) ⇐⇒ A→
−v = 0R3

 −2b + c = 0
⇐⇒ −a − b + c = 0
−2a − 4b + 3c = 0


2b = c
⇐⇒
a = b.

− →
− →
− →

v ∈ ker(A) ⇐⇒ →

v = b i + b j + 2b k

− → − →

⇐⇒ →

v = b( i + j + 2 k ).


− → − →

Finalement G = vect( i + j + 2 k )

1.0.6 Symétrie affine :


Définition 5
Soient E un espace affine de direction E, F un sous espace affine de E de direction F , et G un supplémentaire
de F dans E . P la projection affine sur F de direction G .
On appelle symétrie affine par rapport à F de direction G , l’application de E vers E , qui à tout point M ∈ E
fait correspondre le point M 0 ∈ E , défini par :
−−→0 −−−−→
MM = 2MP(M).

Remarque:
Soit S la symétrie affine par rapport à F de direction G. 1)- ∀M ∈ E , le milieu de [M, S(M)] appartient à F ,
−−−−→
2)- ∀M ∈ E MS(M) ∈ G,
3)- ∀M ∈ E S(M) = M ⇐⇒ P(M) = M, donc Fix(S) = Fix(P) = F .

Exemple:

− → − → −
Soit E un espace affine de dimension 3 muni d’un repère cartésien (O, i , j , k ).

x+y+1 = 0
Déterminons l’expression analytique de la symétrie par rapport à la droite (∆) et de direc-
2y + z + 2 = 0
tion G = { (x, y, z) ∈ R3 3x + 3y − 2z = 0 }.
On a :
Soit I le milieu de [M, M 0 ] 1)- I appartient à ∆,
−−→
2)- MM 0 ∈ G.
0 0

 x+x + y+y +1 = 0  0
x + y0 = −x − y − 2

I ∈ (∆) ⇐⇒ (∆) 2 2 0 ⇐⇒
 2(y + y0 ) + z + z + 2 = 0
 2y0 + z0 = −2y − z − 4.
2
D’autre part , on a :
−−→0 →
− →
− →

MM = (x0 − x) i + (y0 − y) j + (z0 − z) j .

Donc :
−−→0
MM ∈ G ⇐⇒ 3(x0 − x) + 3(y0 − y) − 2(z0 − z) = 0
⇐⇒ 3x0 + 3y0 − 2z0 = 3x + 3y − 2z.

On
 obtient donc le système :
0 + y0 = −x − y − 2
 0
 x  x + y0 = −x − y − 2
2y0 + z0 = −2y − z − 4 ⇐⇒ 2y0 + z0 = −2y − z − 4
 0 0 0
3x + 3y − 2z = 3x + 3y − 2z. 3(−x − y − 2) − 2z0 = 3x + 3y − 2z.

14
1

−5

3 3

 x0 = x− y+z−
2 2 2






Finalement y 0 = 3x+ 1y−z− 1
2 2 2






 0
z = −3x − 3y + z − 3.

1.0.7 Symétrie vectorielle :


Définition 6
Soient E un K espace vectoriel , F un sous espace vectoriel de E et G son supplémentaire dans E .
On appelle symétrie vectorielle par rapport à F de direction G l’application définie par :
: E = F G −→
L
SF E
x = x1 + x2 7−→ SF (x) = x1 − x2

Proposition 3
SF est une symétrie vectorielle si elle vérifie les propriétés suivantes :
i)- SF2 = IdE ,
ii)- ker(SF − IdE ) = F et ker(SF + IdE ) = G,
iii)- SF = 2PF − IdE .
PF : E = F G −→
L
E
Où PF est la projection vectorielle définie par
x = x1 + x2 7−→ PF (x) = x1

Remarques:
1)- Soit E un espace affine de direction E.
Supposons que dim(E ) = n , (O, → −e1 , ..., →

en ) un repère de E , soit f : E −→ E une application affine et A la

− →
− →
− →

matrice de f dans la base { e1 , ..., en } , où f est l’application linéaire associée à f . Alors
f est une symétrie ⇐⇒ A2 = In et Fix( f ) 6= ∅.


2)- Soit f : E −→ E une application affine telle que f 2 = IdE et Fix( f ) = ∅, alors f n’est pas une symétrie
et on a le théorème suivant :
Théorème 1


Soit f : E −→ E une application affine telle que f 2 = IdE et Fix( f ) = ∅, alors il existe

− →

v ∈ ker( f − Id ) et il existe une symétrie affine g tels que :
E

v ◦ g = g ◦ t→
f = t→
− v.

Démonstration:

− →

On a E = ker( f − IdE ) ker( f + IdE ).
L

Et on a

− →

ker( f − IdE ) ker( f + IdE ) = 0

− →
− →

=⇒ ∀ → −x ∈ E ker( f − IdE ) ker( f + IdE )(→

x)= 0

− →

=⇒ im( f − IdE ) ⊆ ker( f + IdE ).


D’autre part, si →

x ∈ ker( f + IdE ), alors :

− →

ker( f + IdE )→

x = 0

− −
=⇒ f (→ x ) = −→−x

− −
=⇒ f (→
x )−→−x = −2→ −x
1 →−
=⇒ →

x = − ( f − IdE )(→ −
x)
2


=⇒ →

x ∈ im( f − IdE ).

15
1 CHAPITRE 1. TRANSFORMATIONS GÉOMÉTRIQUES :

Donc

− →

ker( f + IdE ) = im( f − IdE ).


Par suite , on peut appliquer le théorème de décomposition , donc il existe →

v ∈ ker( f − IdE ) et il existe une
symétrie affine g avec Fix(g) 6= ∅tels que

v ◦ g = g ◦ t→
f = t→
− v.

Exemple:
Voir la série d’exercices.

1.0.8 Rotation :
Définition 7
Étant données un point O du plan et un angle orienté αb , on appelle rotation de centre O et d’angle α
b
r : E → E
l’application (O,α) telle que :
M 7→ r(O,α) (M)
. si M = O, alors M 0 = O,
. si M 6= O, alors OM 0 = OM et (OM,
\ OM 0 ) = α.

Remarques:
1)- La rotation d’angle nul et de centre O est l’identité,
2)- la rotation d’angle plat et de centre O est la symétrie de centre O,
3)-si α n’est pas nul , alors le seul point invariant c’est O.

L’expression analytique d’une rotation :



− →

Soient le plan muni d’un repère orthonormé (O, i , j ), la rotation r(O,α) , les points M(x, y) et M 0 (x0 , y0 ) du plan
et ab, b
b les mesures des angles comme dans le schéma

Proposition 4
On a
x0 = x cos(α) − y sin(α)


y0 = x sin(α) + y cos(α).

Démonstration: 
x = OM cos(b)
On a α = (a − b) + 2kπ et on a : et
y = OM sin(b)
 0  0
x = OM cos(α + b) x = OM {cos(α) cos(b) − sin(α) sin(b)}
⇐⇒
y0 = OM sin(α + b) y0 = OM {sin(α) cos(b) + cos(α) sin(b)}
 0
x = (OM cos(b)) cos(α) − (OM sin(b)) sin(α)
⇐⇒
y0 = (OM cos(b)) sin(α) + (OM sin(b)) cos(α).

16
1

x0 = x cos(α) − y sin(α)

On obtient finalement
y0 = x sin(α) + y cos(α).
Donc  0    
x cos(α) − sin(α) x
0 = .
y sin(α) cos(α) y

Remarque:
Changement de repère :

− → − →
− → −
Soit M(x, y)(dans le repère (O, i , j ) et M(x, y) dans(le repère (O, i0 , j0 ).

−0 →
− →
− −−→ →
− →

i = cos(α) i − sin(α) j OM = x i + y j
On a donc → −0 →
− − donc, on a −−→
→ →
− →
− →
− →

j = sin(α) i + cos(α) j . OM = X(cos(α) i − sin(α) j ) +Y (sin(α) i + cos(α) j ).

x = X cos(α) −Y sin(α)
Donc
y = X sin(α) +Y cos(α).

Composition de rotations :
f = r(O,α) ◦ r(O0 ,α0 ) .
. Si O = O0 , alors f est une rotation de centre O et d’angle α+0 ,
−−→
. Si O 6= O0 , et α + α0 = 2kπ, alors f est une translation de vecteur MM 0 ,
. Si O 6= O0 et α + α0 6= 2kπ, alors f est une rotation de centre le point invariant par f et d’angle α + α0 .
En dimension 3 :
Voir chapitre 2
Dans le plan complexe :
Soient M et Ω deux points distincts du plan d’affixes respectives z et ω.
On appelle M 0 l’image du point M par la rotation r de centre Ω et d’angle θ .
Exprimons l’affixe z0 de M 0 en fonction de z.

17
1 CHAPITRE 1. TRANSFORMATIONS GÉOMÉTRIQUES :

Dire que le point M 0 est l’image de M par la rotation r signifie deux choses :
/ D’abord, les longueurs ΩM et ΩM 0 sont égales, donc

ΩM 0 | z0 − ω |
= = 1.
ΩM | z−ω |

−−→
\ −−→
/ Ensuite, la mesure de l’angle orienté (ΩM, ΩM 0 ) mesure θ. On a le théorème suivant :

Théorème 2
L’écriture complexe de la rotation r de centre Ω d’affixe ω et d’angle θ est :

z0 − ω = eiθ (z − ω).

Démonstration:
On a d’après ce qui précède
!
| z0 − ω | z→ −−→
 
− 0 −−→
\
Arg = Arg ΩM
= (ΩM, ΩM 0 ) = θ.
| z−ω | z→

ΩM

Autrement dit, nous avons établi l’équivalence :


z0 − ω
M 0 est l’image de M par la rotation r ⇐⇒ le complexe a pour module 1 et argument θ
z−ω
z0 − ω
⇐⇒ = 1 × eiθ
z−ω
⇐⇒ z0 − ω = eiθ (z − ω).

18
Chapitre 2
Isométries affines

2.1 Définition et propriétés de base :


Définition 8
Soient E un espace affine euclidien et f une application affine de E . On dit que f est une isométrie affine de
E , si f conserve les distances :
∀M ∈ E , ∀N ∈ E , d( f (M), f (N)) = d(M, N)

Définition 9
Soient E un espace euclidien et f une isométrie affine de E .


i)Si det( f ) = 1, on dit que f est un déplacement de E .


ii) Si det( f ) = −1, on dit que f est un antidéplacement de E .

Théorème 3
Soient E un espace euclidien et f une isométrie affine de E sans points fixes. Alors il existe un unique

−v ∈ E et une unique isométrie g de E , tels que,
v ◦ g = g ◦ t→
i) f = t→
− v .


− →

ii) v ∈ ker( f − IdE ).
iii) Fix(g) 6= ∅

Remarque:
Rappelons que Fix(g) est défini par,
−−−−→ →

M ∈ Fix(g) ⇔ M f (M) ∈ ker( f − IdE )
−−−→
et que le vecteur →

v est défini par →

v = A f (A), pour n’importe quel point A ∈ Fix(g).


− →− →−
Exemple : L’espace affine euclidien E3 est muni d’un repère orthonormé (O, i , j , k ) Soit f l’application
affine définie analytiquement par,  0
 x = −z − 1
y0 = −y + 2
 0
z = −x + 1.
Montrer que f est une isométrie affine sans points fixes, puis déterminer →

v ∈ E et une isométrie g de E3 , tel
que f = t→−v ◦ g = g ◦ t→
−v .
D’après la remarque précédente, nous commençons par chercher Fix(g) pour cela, on cherche d’abord

− →
− →
− →

ker( f − IdE ). Soit →−u = a i + b j + c k , alors on a,
 
−1 0 −1

− →

u ∈ ker( f − IdE ) ⇔  0 −2 0 
−1 0 −1

19
2 CHAPITRE 2. ISOMÉTRIES AFFINES


a+c = 0

b = 0.
−−−−→ →
− →
− →

On a M f (M) = (−x − z − 1) i + (−2y + 2) j + (−x − z + 1) k .

Donc on aura
−−−−→


− (−x − z − 1) + (−x − z + 1) = 0
M f (M) ∈ ker( f − IdE) ⇔
−2y + 2 = 0

x+z = 0

y=1
Donc Fix(g) est la droite affine D passant par le point A de coordonnées (0, 1, 0) et de vecteur directeur →

u =
− →
→ − →
− −−−−→ →
− −−−→
− i + k On sait que v = M f (M) pour n’importe quel point M ∈ Fix(g), donc il suffit de prendre v = A f (A),
− →
→ −
par suite on aura →−v = − i + k Ainsi, on obtient f = t→ v ◦ g = g ◦ t→
− v , où g est la symétrie orthogonale par

rapport à la droite affine D.

2.2 Isométrie du plan affine euclidien :


2.2.1 Les déplacements :
E un espace euclidien de dimension 2 u une isométrie de E
Si det(u) = 1, alors il existe un unique θ ∈] − 
π, π[ tel que la matriceA de u par rapport à n’importe quelle base
cos(θ) − sin(θ)
orthogonale directe s’écrit sous la forme A =
sin(θ) cos(θ)
Dans ce cas, On dit que u est la rotation vectorielle d’angle θ.

Théorème 4
Soient E2 un plan affine euclidien et f un déplacement de E2


i) Si f = IdE , alors f est une translation.


ii) Si f 6= IdE , alors Fix( f ) est réduit à un unique point Ω .
Dans ce cas, on dit que f est la rotation de centre Ω et d’angle θ, où θ est l’angle de la rotation


vectorielle f .

Remarques : Soient E2 un plan affine euclidien orienté et f une rotation de centre Ω et d’angle θ, alors θ
−−→ −−−−→
est l’angle orienté formé par les vecteurs ΩM et Ω f (M)
−−→ −−−−→
Par suite, tenant compte que k ΩM k=k Ω f (M) k on aura
−−→ −−−−→ −−→ −−−−→
ΩM.Ω f (M) det(ΩM, Ω f (M)
∀M inE2 , cosθ = −−→ et sinθ = −−→ .
k ΩM k2 k ΩM k2

2.2.2 Les antidéplacements


E un espace euclidien de dimension 2 u une isométrie de E
Si det(u) = −1, alors u est une symétrie orthogonale par rapport à ker(u − IdE )
Théorème 5
Soient E2 un plan affine euclidien et f un antidéplacement de E2 .
i) Si Fix( f ) 6= 0/ ; alors Fix( f ) est une droite affine de E2 et f est une symétrie orthogonale par rap-
port à Fix( f ).


ii) Si Fix( f ) = 0/ ; alors il existe un unique vecteur → −
v ∈ ker( f − IdE ) et une unique symétrie ortho-
gonale g, tels que,
f = t→
−v ◦ g = g ◦ t→

v


Dans ce cas, f s’appelle une symétrie glissée de vecteur v et de base Fix(g).

20
2 2.3. ISOMÉTRIES DE L’ESPACE AFFINE DE DIMENSION 3


− → − → −
Exemple : Soit f l’application affine de E2 définie analytiquement dans un repère orthonormé (O, i , j , k )
par,

x0 = 15 (−3x + 4y + 6)


y0 = 15 (4x + 3 + 22)

Montrer que f est une isométrie et déterminer sa nature.



− →
− → −
Soit A la matrice de f par rapport à la base ( i , j ), alors on a,
    
t 1 −3 4 −3 4 1 0
AA = = .
25 4 3 4 3 0 1

Donc A est une matrice orthogonale, par suite f est une isométrie. On a det(A) = −1, donc f est un antidépla-
cement.
Soit M un point quelconque de coordonnées (x, y), alors on a

x = 51 (−3x + 4y + 6)

M ∈ Fix( f ) ⇔
y = 15 (4x + 3 + 22)

−8x + 4y = −6

4x − 2y = −22

/ par suite f est une symétrie glissée. Déterminons, donc, →


Donc Fix( f ) = 0, −
v et g, tels que

f = tv ◦ g = g ◦ t→

v


− →
− →

Pour cela, remarquons d’abord que ker( f − IdE ) = { i + b j : b = 2a}.
Cherchons alors Fix(g),
−−−−→ →

M ∈ Fix(g) ⇔ M f (M) ∈ ker( f − IdE )

⇔ 4x − 2y + 22 = 2(−8x + 4y + 6)

⇔ 2x − y + 1 = 0
−−−−→
On sait que →
−v = M f (M) pour n’importe quel point M ∈ Fix(g). Le point A de coordonnées (0, 1) appartient
−−−→ →
− →

à Fix(g), donc →

v = A f (A) = 2 i + 4 j , par suite, gest la symétrie orthogonale par rapport à la droite affine
d’équation 2x − y + 1 = 0.

2.3 Isométries de l’espace affine de dimension 3


2.3.1 Les déplacements
E un espace euclidien de dimension 3, u est une isométrie de E
Si det(u) = 1, alors 1 est une valeur propre et si e1 est un vecteur propre associé à 1 avec k e1 k= 1, alors il
existe un unique θ ∈] − π, π[ tel que la matrice A de u par rapport à n’importe quelle base orthogonale (e1 , e2 , e3 )
dont le premier vecteur est égale à e1 , s’écrit sous la forme
 
1 0 0
A =  0 cos(θ) −sin(θ) 
0 sin(θ) cos(θ)

Dans ce cas, u s’appelle la rotation vectorielle d’axe ∆ = vect(e1 ) et d’angle θ avec (∆ = ker(u − IdE ))

21
2 CHAPITRE 2. ISOMÉTRIES AFFINES

Théorème 6
Soient E3 un espace euclidien orienté de dimension 3 et f un déplacement de E3 .


i) Si f = IdE , alors f est une translation de E3 .

− →

ii) Si f 6= IdE et si Fix( f ) 6=; 0,
/ alors f est une rotation vectorielle d’angle un certain θ ∈] − π, π] et
∆ = Fix( f ) est une droite affine de ε3 .
Dans ce cas, f s’appelle la rotation affine d’angle θ et d’axe ∆

− →

iii) Si f 6= IdE et si Fix( f ) = 0, / alors il existe un unique vecteur →−v ∈ ker( f − IdE ) et une unique
rotation g d’angle θ et d’axe ∆, tels que, f = t→ −v ◦ g = g ◦ t→

v
Dans ce cas, f s’appelle un vissage d’angle θ, de vecteur → −
v et d’axe ∆

Proposition 5
Soient E un espace euclidien orienté et u une rotation de E d’angle θ et d’axe ∆ = Vect(→

e ) avec


k e k= 1.
Alors
i)∀→−x ∈ ∆⊥ u(→ −x ) = cosθ→−x + sinθ→−
x Λ→−e.
ii) ∀→−
x ∈ E, u(→ −
x ) = (1 − cosθ)(→−e .→

x )→
−e + cosθ→

x + sinθ→

x Λ→

e
iii) L’angle de rotation θ déterminée par

trace(u) − 1 det(→

e ,→

x , u(→
−x ))
cosθ = et∀→

x ∈
/ ∆, sinθ = →
− →
− 2
2 k eΛx k


− → − → −
Exemple : Soit E3 un espace euclidien de dimension 3, muni d’un repère orthonormé (o, i , j , k )
Soit f l’application affine de E3 définie analytiquement par,
 0 1
 x = 3 (−x + 2y + 2z − 4)
y0 = 1 (2x − y + 2z + 2)
 0 13
z = 3 (2x + 2y − z + 2)


Montrer que f est une rotation affine et déterminer l’axe et l’angle de f . Soit A la matrice de f par rapport

− → − → −
à la base ( i , j , k ), alors

t
AA = I3 det(A) = 1.

− → − → −
Donc f est un déplacement de E3 . Soit M un point de E3 de coordonnées (x, y, z) dans le repère (O, i , j , k ),alors

 4x − 2y − 2z + 4 = 0
M ∈ Fix( f ) ⇔ 2x − 4y + 2z + 2 = 0
2x + 2y − 4z + 2 = 0


 2x − y − z + 2 = 0
⇔ x − 2y + z + 1 = 0
x + y − 2z + 1 = 0


2x − y − z + 2 = 0

x + y − 2z + 1 = 0

Donc Fix( f ) est la droite passant par le point A de coordonnée (−1, 0, 0) et de vecteur directeur →

u =

− → − → −
i + j + k.
D’autre part, on a


Tr( f ) − 1
cosθ = = −1
2
Donc θ = π par suite, f est la rotation affine d’angle π et d’axe θ = D(A, →

u)

22
2 2.3. ISOMÉTRIES DE L’ESPACE AFFINE DE DIMENSION 3

2.3.2 Les antidéplacements


Théorème 7
Soient E3 un espace affine euclidien de dimension 3 et f un antidéplacement de E3 .


/ alors Fix( f ) est un plan affine de E3 et f est la symétrie
i) Si 1 est valeur propre de f et Fix( f ) 6= 0,
orthogonale par rapport à Fix( f ).


ii) Si 1 est une valeur propre de f et Fix( f ) = 0,
/ alors f s’écrit d’une manière unique sous la forme,
f = t v ◦g = g◦t v

− →



où →−v ∈ ker( f − IdE ) et g est une symétrie orthogonale par rapport à un plan de direction


ker( f − IdE ).
Dans ce cas, f s’appelle une symétrie-translation.


iii) Si 1 n’est pas valeur propre de f , alors f possède un unique point fixe Ω et f s’écrit d’une manière
unique sous la forme,
f = r◦s = s◦r


où r est une rotation d’axe la droite passant par le point Ω et de direction ker( f +IdE ) et s la symétrie


orthogonale par rapport au plan passant par le point Ω et de direction ker( f + IdE )⊥ Dans ce cas,
on dit que f est une symétrie-rotation .


− → − →−
Exemple : Soit E3 un espace affine euclidien orienté de dimension 3 muni d’un repère orthonormé (O, i , j , k ).
Dans chacun des cas suivants, déterminer la nature et les éléments caractéristiques de l’application affine f dé-
finie analytiquement par,
 0 1
 x = 3 (2x + y − 2z + 1)
1) y0 = 1 (x + 2y + 2z − 1)
 0 13
z = 3 (−2x + 2y − z + 2)

− →
− → − → −
Soit A la matrice de f par rapport à la base ( i , j , k ), alors
t
AA = I3 et det(A) = −1.

Donc f est un antidéplacement de E3 . Soit M un point quelconque de coordonnées (x, y, z) par rapport au

− → − → −
repère (O, i , j , k ), alors
M ∈ Fix( f ) ⇔ x − y + 2z = 1
Donc Fix( f ) est le plan affine d’équation x − y + 2z = 1, par suite, f est la symétrie orthogonale par rapport
à ce
plan.
 x0 = 13 (x + 2y + 2z + 10)
2) y0 = 1 (2x + y − 2z − 1)
 0 13
z = 3 (2x − 2y + z − 1)

− →
− →− → −
Soit A la matrice de f par rapport à la base ( i , j , k ), alors
t
AA = I3 et det(A) = −1

donc f est un antidéplacement de ε3 . Soit M un point quelconque de coordonnées (x, y, z) par rapport au repère

− → − → −
(O, i , j , k ), alors 
2x − 2y − 2z = 10
M ∈ Fix( f ) ⇔
2x − 2y − 2z = 1
Donc Fix( f ) = 0,
/ par suite, f est une symétrie-glissée, donc f s’écrit sous la forme :

− →

v ◦ g = g ◦ t→
f = t→
− v avec v ∈ ker( f − IdE )


− →
− →

Soit →

w = a i + b j + c k , alors

− →

w ∈ ker( f − IdE ) ⇔ a = b + c

23
2 CHAPITRE 2. ISOMÉTRIES AFFINES

Soit M un point quelconque de coordonnées (x, y, z), alors on aura,


−−−−→ →

M ∈ Fix(g) ⇔ M f (M) ∈ ker( f − IdE )

⇔ −2x + 2y + 2z + 10 = (2x − 2y − 2z − 1) + (2x − 2y − 2z − 1)


⇔ x − y − z = 2.
Donc g est la symétrie orthogonale par rapport au plan affine d’équation x − y − z = 2 et on sait que

− −−−−→ →
− → − → −
v = M f (M) pour n’importe quel point M ∈ Fix(g), par suite, →

v =2 i + j + k

x0 = y


3) y0 = z − 1
 0
z = −x + 1
On voit facilement que Fix( f ) est réduit au seul point A de coordonnées (0, 0, 1), donc f est une symétrie-
translation qui s’écrit sous la forme f = r ◦ s = s ◦ r.
Il est aussi facile de voir que

− →

ker( f + IdE ) = Vect(→ −
e1 − →

e2 + →

e3 ) et que ker( f + IdE )⊥ = Vect(→

e1 + →

e2 , →

e2 + →

e3 ).

Donc s est la symétrie orthogonale par rapport au plan passant par le point A et de vecteurs directeurs


v =→−
e1 + →

e2 et →

ev = →

e1 + →

e2 et r est la rotation d’axe la droite passant par le point A et de vecteur directeur

− →
− →
− →

e = e − e + e et d’angle θ défini par,
1 2 3


− →
− − √
1 + trace f 1 det(→

e ,→

u , f (→u) 3
cosθ = = et sinθ = →
− →
− 2
=−
2 2 k e kk u k 2

Donc θ = − π3

24
2 2.3. ISOMÉTRIES DE L’ESPACE AFFINE DE DIMENSION 3

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