I- BEHAVIORISME
Le béhaviorisme est le seul courant1 qui tente de rendre compte des phénomènes reliés à
l’enseignement et à l’apprentissage en se basant seulement sur des données matérielles
observables. Dans ce courant, toute intervention éducative, psychologique ou sociale est
fondée sur des données mesurables et quantifiables obtenues grâce à des études qui
respectent les principes de la méthode scientifique. Ces données matérielles observables
font recourt à la répétition comme moyen d’apprentissage efficace. Pour les modèles
d’enseignement, nous avons opté : Enseignement direct et Pédagogie par objective
1- Enseignement direct :
L’enseignement direct est un enseignement très systématique en ce sens que chaque
aspect de la planification, de la prestation et de l'évaluation de l’enseignement est
préparé avec minutie. Il s'appuie sur une structuration particulière du contenu et sur un
ensemble de procédures spécifiques comme l’enseignement explicite, la pratique
guidée et le tutorat auxquels s'ajoute la «réponse chorale à l’unisson.
QUAND Y RECOURIR EN CLASSE ?
- Dans le domaine de l’enseignement des personnes qui présentent des difficultés
importantes, des apprenants qui ont des difficultés d’apprentissage et des enfants
autistes.
- L’application de la réponse chorale à l’unisson (tous les élèves sont appelés à
répondre ensemble au signal donné par l’enseignant)
- Le système électronique de réponse ou de vote, remplaçant la réponse chorale.
- On fait donc appel à l’enseignement direct pour rendre effectif le contrat social qui
veut que l’enseignement-apprentissage produise des résultats observables,
mesurables et durables. C’est ce qu’on appelle le behavioriste << enseignement
efficace>>
- Développement cognitif et conceptuel d’élèves du primaire de milieux défavorisés
- L’enseignant soit attentif au moindre détail et trouve satisfaction dans une pratique
très structurée, systématique et rigoureuse.
- Centration sur le comportement de l’élève
- L’élève doit maîtriser le contenu de façon quasi parfaite avant de poursuivre vers
les suivants
COMMENT L’INTEGRE À SA PRATIQUE ?
Les béhavioristes situent la cause du comportement dans la relation fonctionnelle entre le
comportement et l’environnement dans le processus de renforcement. Autrement dit, là où
l’on peut intervenir dans l’enseignement, c’est sur les événements de la classe plutôt que
sur ce qui pourrait se passer dans la tête des apprenants, dans Leurs motivations ou leurs
intentions. Plusieurs types de renforçateurs sont distingués ; il y a des renforçateurs
matériels (une récompense monétaire ou une friandise), sociaux (le sourire de
l’enseignante ou le pouce levé symbolisant la réussite) et aussi des renforçateurs liés à la
tâche, c’est-à- dire ceux qui sont intrinsèques au comportement (et Non à la personne)
puisqu’ils en font partie intégrante.
Par exemple, Lire un roman ou jouer du violon sont des comportements qui peuvent
être gratifiants par eux-mêmes : on peut apprécier un texte en le lisant ou apprécier la
musique en la produisant.
- Guider individuellement les élèves dans leurs exercices
- Présentation de nombreux exemples
- Une pratique indépendante individuelle
- Initiation aux contenus
b) pédagogie par objective
Elle consiste à découper une activité en une succession d’exercices simples à résoudre,
selon une progression bien définie .Ainsi qu’une méthodologie bien précise.
QUAND Y RECOURIR EN CLASSE ?
On y recourir pour privilégie l’acquisition d’automatismes et de réflexes, par exemple
pour acquérir un Geste professionnel lors d’une situation authentique en stage ou en
alternance. Toutefois, le fait que tout apprenant puisse être Conditionné, modelé et
façonné selon ce qu’on attend de lui, retire une Forme de liberté (réflexion, esprit critique)
chez l’apprenant
COMMENT L’INTEGRE À SA PRATIQUE ?
Il poursuit un objectif observable, mesurable et quantifiable.
- Il décompose une activité complexe en une succession de tâches simples à
résoudre et propose des renforcements.
- Exécute et répète les attitudes Et les gestes attendus en Suivant une progression
établie du plus simple au plus Complexe
II- LE COGNITIVISME
1- Traitement de l’information
COMMENT L’INTÉGRER DANS SA PRATIQUE
Ainsi, chacun des domaines d’apprentissage a tendance à prioriser un mode de collecte et
d’expression de l’information. Plusieurs des systèmes de représentation sensorielle sont
laissés pour compte selon les domaines d'apprentissage, ce qui peut donner lieu à un
décrochage «en classe». Pour prévenir cette situation, il s’agit d’intégrer dans son
enseignement les trois principaux systèmes de représentation sensorielle : le visuel,
l’auditif et le kinesthésique.
2- Enseignement et l’apprentissage stratégique
QUAND Y RECOURIR EN CLASSE ?
En tenant compte des processus cognitifs de l’élève, l’enseignant est davantage en mesure
d’intervenir sur ceux-ci. De plus, il pourra axer ses interventions pédagogiques de manière à
proposer plusieurs situations similaires dans différents contextes d’apprentissage. Ainsi, il
agira en tant que professionnel «héritier, critique et interprète d’objets de savoirs ou de
culture», l’une des compétences professionnelles que l’enseignant doit développer plutôt que
comme un technicien qui applique une stratégie d’enseignement sans se poser de questions.
COMMENT L’INTÉGRER DANS SA PRATIQUE
Les stratégies peuvent être adaptées dans tous les domaines d'apprentissage en fonction
des compétences visées. Elles peuvent aussi être enseignées dans des contextes qui font
appel aux compétences transversales. La méthode d'enseignement explicite comprend trois
à six étapes selon les modèles utilisés. La démarche présentée ici propose quatre grandes
étapes et plusieurs sous-étapes.
1. Intervention en grand groupe
Mise en contexte. Discussion métacognitive, Modelage. Affichage de la stratégie.
2. Pratique guidée
a. Pratique guidée en grand groupe..
b. Pratique guidée en petits groupes
c. Pratique guidée en dyades
3. pratique autonome
a. Pratique individuelle. L'élève réalise la tâche individuellement Cette étape est
importante pour vérifier s'il peut accomplir la tâche de façon autonome
4. objectivation ou bilan et transfert
a. Évaluation de la stratégie. Au terme de la démarche, l'élève évalue l'utilité de la
stratégie de façon individuelle.
b. Discussion métacognitive (quoi, comment, pourquoi, quand). Un retour sur la
discussion de départ est réalisé afin de vérifier la compréhension de la stratégie enseignée
III- CONSTRUCTIVISME
1- le développement de l’intelligence chez l’enfant
QUAND Y RECOURIR EN CLASSE ?
Pour recourir à ce modèle dans l’enseignement-apprentissage, l’on doit tout d’abord
s’inspirer de la conception piagétienne qui veut que l’enfant construise ses connaissances
grâce à l’interaction qu’il a avec son environnement. Selon Piaget, l'intelligence repose
principalement sur deux grands principes : l’organisation et l’adaptation.
ORGANSATION
A travers ce modèle, l’enseignant pour préparer son cours doit tenir compte des stades
développement des apprenants
L’ADAPTATION
Pour Piaget, l'adaptation comprend deux processus qui contribuent à la construction des
structures cognitives (les schèmes) et qui mènent à une équilibration. Ces processus sont
l’assimilation et l'accommodation. Le premier processus, l’assimilation, correspond à
l’intégration de nouvelles connaissances aux schèmes déjà construits chez l’enfant. Le
deuxième processus, l’accommodation, renvoie à l’ajustement ou à la modification de
schèmes déjà construits chez l’enfant ou à la construction de nouveaux schèmes.
COMMENT L’INTÉGRER DANS SA PRATIQUE
En effet, lorsque l’on place l'apprenant dans des situations d’apprentissage où, d’une part, un
conflit cognitif survient et où, d’autre part, ce conflit cognitif est suivi d’une clarification de
ses conceptions erronées, l’apprenant a plus de chances de construire ses connaissances de
façon viable. Comme le soulignent Jonnaert et Vander Borght (1999), plus grande est la
viabilité de la construction, plus celle-ci permettra à l’apprenant de comprendre et d’expliquer
les situations qui lui sont reliées.
2- L’apprentissage actif
QUAND Y RECOURIR EN CLASSE ?
Pédagogie pour renforcer des apprentissages qu’ils ont déjà faits ou au moins
effleurés.
Huit conditions nécessaires pour que l’intégration en classe se déroule bien
1) Présenter des situations d’apprentissage complexes, Procurer des interactions
sociales
2) Utiliser un contenu et un savoir-faire signifiants pour les élèves..
3) Utiliser un contenu et un savoir-faire proches de leurs acquis.
4) Utiliser cette pédagogie pour renforcer des apprentissages qu’ils ont déjà faits ou
au moins effleurés.
5) Les élèves doivent bénéficier d’une évaluation formative continue.
6) Être responsable de son apprentissage.
7) Les enseignants sont d’abord des guides et des agents qui facilitent l’apprentissage..
8) Revoir des contenus et les présenter selon diverses perspectives ainsi à tout le
monde de confronter leurs idées et d’avancer dans leur cheminement personnel.
COMMENT L’INTÉGRER DANS SA PRATIQUE
Pour réussir à bien intégrer la pédagogie constructiviste dans sa classe, on doit tout
d’abord faire des modifications à l’environnement où les jeunes font leurs apprentissages. On
doit aussi donner accès à différents types de médias et de technologies pour faciliter leur
recherche. Une fois réaménagé, votre local permettra aux élèves de votre classe de prendre en
main leurs apprentissages et de développer leur motivation intrinsèque. Leur désir
d’apprendre doit être plus grand que votre désir de leur montrer.. En tout temps, vous devez
construire votre enseignement autour de vos élèves.
IV- SOCIOCONSTRUCTIVISME
1- Apprentissage par projet
QUAND Y RECOURIR EN CLASSE ?
L’approche par projets peut être utilisée à n’importe quel moment de l’année. Il convient de
mentionner, par contre, que les élèves doivent posséder certaines compétences sociales pour
mener adéquatement un projet d’équipe ou collectif à terme. Il semble donc approprié de
proposer, au début de l’année, alors que les élèves du groupe ne se connaissent pas bien
encore, plusieurs activités coopératives pour faciliter les interactions positives entre les élèves,
soit avant même qu’ils n’entreprennent une longue démarche de projet. Il est également
possible de proposer aux élèves quelques étapes de la démarche de manière isolée (ex.
l’exposé sur une œuvre littéraire) avant qu’ils n’amorcent une démarche complète de projet.
COMMENT L’INTÉGRER DANS SA PRATIQUE ?
La pédagogie du projet collectif Morissette, Pérusset et leurs collègues (2000) proposent,
quant à eux, une démarche de projet collectif en quatre phases, qui sont suivies d’un bilan
collectif:
• le démarrage et l’adoption ; • l’élaboration ; • la réalisation ; • la communication ; • le
bilan collectif.
Ces auteurs, même s’ils signalent le caractère non linéaire des phases, rappellent la
nécessité de réaliser chacune des phases proposées. Ils mettent l’accent sur la nature
collective du projet en soulignant l’importance de recourir au consensus, à la cogestion, à
la Co réflexion et à la Co évaluation du projet. La première phase, celle du démarrage et
de l’adoption du projet, permet aux élèves et à l’enseignante de choisir le projet collectif.
Elle vise entre autres à consigner les objectifs et les critères d’apprentissage et de
développement, à faire un remue-méninge, à regrouper les idées et à choisir celles qui
correspondent au «quoi», au «pourquoi», au «pour qui», au «comment» et au «quand» du
projet. Lors de la deuxième phase, celle de l’élaboration du projet, les élèves et
l’enseignante précisent le but du projet collectif, clarifient les concepts, estiment les
ressources nécessaires, dressent une liste des équipes et des tâches à réaliser, puis
établissent ensemble les règles de fonctionnement. À la troisième phase, celle de la
réalisation du projet, les équipes déterminent la tâche de chacun des membres et
l’échéancier pour mener à terme le projet. Les élèves et l’enseignante entreprennent
ensuite la quatrième phase, celle de la communication du projet, pendant laquelle ils
organisent le déroulement de la communication (type de communication, public, lieu,
date, durée, etc.), font une répétition générale et présentent le projet devant un auditoire
2- Apprentissage coopératif
QUAND Y RECOURIR EN CLASSE ?
On peut faire appel à l’apprentissage coopératif pour la majorité des disciplines scolaires, si
les tâches sont structurées de manière adéquate. Il doit permettre une contribution équitable de
chaque membre de l’équipe et favoriser l’interdépendance positive, la responsabilisation et le
développement d’habiletés sociales et cognitives. Il doit être mis en place de façon à ce qu’un
élève à lui seul ne puisse pas réaliser les tâches demandées. Plusieurs études soulignent
d’ailleurs l’efficacité de l’apprentissage coopératif dans diverses disciplines scolaires et
auprès de différents groupes d’élèves
COMMENT L’INTÉGRER DANS SA PRATIQUE ?
La démarche de l’apprentissage coopératif, comme celle d'autres modèles d’enseignement,
comporte trois grandes étapes: la préparation aux apprentissages, la réalisation des
apprentissages et l’intégration des apprentissages. Lors de la première étape, , l’enseignant
active les connaissances antérieures des élèves, explique la tâche, annonce les compétences
visées, enseigne l’habileté sociale visée, instaure un climat de cohésion, forme des équipes de
travail et présente les rôles. Durant la réalisation des apprentissages, les élèves effectuent la
tâche coopérative en respectant les règles de fonctionnement. Lors de cette étape, l’enseignant
recourt à diverses techniques de l’enseignement coopératif (discussion en rotation,
questionnement réciproque, etc.) pour favoriser l'apprentissage.