Carte géol
Si calcaires de Bordeaux (Oligocène) ou molasses
d’une manière générale, les calcaires peuvent être altérés et érodés au sommet (substitués
par des argiles de décalcification avec rognons calcaires), induisant parfois des variations
importantes de la profondeur du toit de la formation.
En profondeur, ces terrains sont parfois également affectés par un phénomène de karstification,
conduisant à rencontrer des décompressions ou vides plus ou moins importants, répartis de manière
aléatoire au sein de la formation.
Si alluvions
les formations fluviatiles sont généralement marquées par de fortes hétérogénéités
latérales de faciès, des horizons discontinus, lenticulaires et/ou des granulométries variables.
GTR :
A3:
Au regard du GTR, cette classe de sol correspond aux argiles, argiles marneuses et limons tres
plastiques.
Les sols A3 sont très cohérents a teneur en eau moyenne et faible, et collants ou glissants a
l’état humide et sujets au matelassage, d’où la difficulté de traficabilité et de mise en œuvre sur
chantier. Leur perméabilité très réduite rend leurs variations de teneur en eau très lentes en place.
Une augmentation de teneur en eau assez importante est nécessaire pour changer notablement leur
consistance. Ces sols sont difficiles à compacter y compris en état hydrique sec.
Ces caractéristiques les rendent peu adaptés à une réutilisation en remblais, et a fortiori en
couche de forme.
B4 :
Selon le GTR, nous sommes en présence de sols de catégories B4 « Graves argileuses et peu
argileuses ».
Les sols de classe B4 ont des faciès graveleux présentant des fines. La plasticité de leurs fines
rend ces sols sensibles à l’eau. Toutefois la présence de grave les rend généralement perméables. Ils
réagissent assez rapidement aux variations de l’environnement hydrique et climatique
(humidification – séchage).
B3:
Au regard du GTR, cette classe de sol correspond aux graves silteuses.
Les sols de classe B3 ont des faciès sablo-graveleux présentant des fines, ils sont toutefois
généralement considérés comme insensibles à l’eau. Leur réemploi en couche de forme pourra se
faire en l’état (moyennant la mesure de leur résistance mécanique par des essais spécifiques) ou
impliquer un traitement au liants hydraulique
B5:
Au regard du GTR, cette classe de sol correspond aux sables et graves très silteuses.
Les sols de classe B5 ont des faciès sablo-graveleux présentant des fines. La proportion de
fines et la faible plasticité de ces dernières rapprochent beaucoup le comportement de ces sols de
celui des sols A1. À savoir qu’ils peuvent changer rapidement de consistance pour de faibles
variations de teneur en eau.
Dans le cadre d'une réutilisation en remblai ces sols sont très sensibles à la situation météorologique
(matelassage à l'état humide et difficulté de compactage à l'état sec). Ce type de réemploi implique
une bonne maitrise de la teneur en eau par aération ou arrosage et dans des conditions
météorologiques favorables. Leur emploi en couche de forme nécessite de connaître leur résistance
mécanique (Los Angelès, LA, et/ou Micro Deval en présence d'eau, MDE) ou implique un traitement
aux liants hydrauliques.
A2:
Au regard du GTR, cette classe de sol correspond aux limons et argiles peu plastiques.
Le caractère moyen des sols de cette sous - classe fait qu'ils se prêtent à l'emploi de la plus
large gamme d'outils de terrassement (si la teneur en eau n'est pas trop élevée).
G2-AVP
1.1 Composante anthropique
Au droit de nos sondages, nous avons rencontré des sols remaniés / rapportés jusqu’à xxx
m/TN.
Ne disposant d’aucune donnée concernant l’ampleur des travaux ayant eu lieu dans le cadre
de l’aménagement du campus, l’épaisseur des matériaux de tête rapportés ou remaniés pourrait
s’avérer importante dans certains secteurs, sans pour autant qu’il soit facile d’en juger selon leur
nature, leur propreté et/ou leur compacité.
Hormis la présence de remblais, aucune autre trace d’apport anthropique (vestiges enterré)
ou de pollution (indice organoleptique) n’a été observé. Cependant en l’absence de données plus
précises sur l’occupation antérieure du site, ce risque ne peut être totalement écarté.
En pratique, seul un diagnostic environnemental spécifique permettrait de statuer sur la
présence ou le risque de contamination.
Hétérogénéités / Irrégularités des formations carbonatées
Au droit de nos sondages, nous avons identifié une transition carbonatée à partir de 6,7 m/TN
uniquement en SP2. Soulignons aussi que nous avons obtenu le refus à la progression du taillant au
sein de ce faciès à 8,3 m/TN.
D’une manière générale, les formations carbonatées de l’Oligocène constituant le substratum
local peuvent :
- être surmontées / précédées d’une frange d’altération d’épaisseur très variable incluant
dans sa masse, des blocs voire des cordons indurés aléatoirement répartis ;
- présenter d’importantes irrégularités (surprofondeurs / éperons) ainsi que des zones
décomprimées / karstiques, y compris sur de courtes distances.
Il n’est pas non plus à exclure que les bancs les plus homogènes se révèlent discontinus.
Les processus d’altération / fracturation différentielle qui les affectent sont très aléatoires.
1.2 Caractéristiques lithologiques
Remarque : les descriptions susmentionnées se basent sur des remontées partielles de
cuttings issus de forages destructifs en petit diamètre (Ø 63 mm). La précision des interfaces
pour ce type d’investigation est au mieux d’une vingtaine de centimètres. Les coupes établies
doivent donc être considérées comme schématiques et sont à corréler avec les données
géomécaniques obtenues.
Par ailleurs, les échantillons prélevés étant remaniés et pas nécessairement représentatifs de
l’état en place des formations, il peut être difficile de juger de la taille et de l’abondance des
éléments lithiques éventuellement présents en inclusion (cailloutis, graves, …).