Si vous agissez par amour, vous ne laissez pas de place au drame.
Quand vous êtes
relié à l’amour, votre cœur vous envoie un signal. Même si le choix est difficile, lorsque
vous le faites, il se sent sou- lagé. Ne pas choisir la peur, c’est aussi renoncer à la place
de vic- time et à l’idée que les éléments extérieurs sont responsables de nos
manquements intérieurs. Non, ce n’est pas parce que l’on a des enfants ou parce que
notre conjoint ne le supporterait pas que l’on n’a pas réussi sa carrière professionnelle.
Non, ce n’est pas le manque de temps qui nous interdit de faire du sport et de prendre
soin de notre corps. C’est la peur. Le blâme c’est la peur, la res- ponsabilité c’est
l’amour. La phrase “Je n’ai pas le choix” est dictée par la peur. L’affir- mation “Mon cœur
me guide” est dictée par l’amour. Le penseur indien Krishnamurti explique qu’un être
amoureux n’a pas le choix. En revanche, on a le choix de l’accepter ou non, de suivre
son cœur ou non, de bloquer l’énergie de l’amour ou pas. La notion “Ne pas avoir le
choix” est une façon de penser, de la dialectique en creux. On retire plutôt qu’on ajoute.
Beaucoup ont tendance à préférer percevoir l’absence de choix comme un sacrifice, un
renoncement. Il est rare d’utiliser une négation en pensant à bien. Personne ne se
réjouit de ne pas avoir le choix. Cela fait peur à tout le monde, d’ailleurs. En réalité, ne
pas avoir d’autre choix est une opportunité de se resynchroniser avec son cœur. Pour
vous aider à savoir quel est le choix du cœur, je vous sug- gère de commencer toutes les
phrases que vous auriez pu débu- ter avec “Je n’ai pas le choix” par “Mon cœur me
guide vers…”, et de voir s’il y a de la cohérence. S’il n’y en a pas, vous êtes en train de
vous raconter des histoires et de raisonner en mode peur. Dans ce cas, reformulez
jusqu’à trouver la phrase qui sonne juste en commençant par “Mon cœur me guide”. Je
n’ai pas le choix, je dois quitter cet appartement. Mon cœur me guide vers un
appar- tement qui me correspond mieux. Je n’ai pas le choix, ma maladie m’oblige à ne
plus manger de sucre. Mon cœur me guide vers une alimentation saine pour moi. La
peur me guide à ne pas consom- mer des aliments parce que je redoute qu’ils me
tuent. Dans le pre- mier cas, à chaque repas, vous serez dans l’amour. Dans le second,
vous serez dans la peur et c’est cette énergie que vous allez ingérer et laisser entrer
dans vos cellules. Elle ne sera pas positive. Je n’ai pas d’autre choix que de payer pour
mes parents pour le reste de ma vie. Mon cœur me guide à payer la maison de retraite
de mes parents parce que je suis heureux de leur donner à mon tour. La peur me guide
à payer la maison de retraite de mes parents, sans quoi je vivrais dans la culpabilité.
Dans le premier cas vous payez avec cœur, dans le second cela vous ronge. Tant que
vous aurez la sensation de ne pas avoir le choix et que vous le vivrez comme une
contrainte, vous risquez d’être une personne peu épanouie. Soyez honnête avec vous-
même. Je n’ai pas le choix, je dois travailler dix heures par jour pour pouvoir remplir ma
mission. Mon cœur me guide à donner toute mon énergie à mon travail pour ne plus rien
avoir à donner à ma famille et créer des conflits… Ah non, là, cela ne marche pas. Mon
cœur me guide à travailler dix heures par jour pour avoir une excuse et échapper à ma
vie de famille qui m’en- nuie… Là, cela se tient. Certes, ce n’est pas idéal, mais être
lucide, c’est aussi savoir reconnaître et accepter notre vérité, même si elle va à
l’encontre de l’idée que l’on se fait de soi ou que l’on aime- rait se faire de la situation