Comprendre Windows Server 2019
Comprendre Windows Server 2019
INFORMATIQUE 2
COULIBALY ISMAILA
I- GENERALITE
Dans cette première partie, vous allez comprendre ce qu’est Windows Server
(ou Windows Serveur) ! Vous allez dans un premier temps apprendre à
différencier les différentes éditions de ce système d’exploitation et découvrir
comment l’installer. Avant tout, sachez que Windows est une marque à part
entière de Microsoft ; elle dispose donc, entre autres, de son propre :
1
orienté services et non plus bureautique. La naissance de Windows
Server est en marche avec les versions NT.
La popularité de cette nouvelle version de Windows (Windows NT) dans le
domaine de l’entreprise pousse Microsoft à continuer d’investir dans ce
domaine. En 2003 arrive enfin la première version de Windows Server
(Windows Server 2003). Cette version marque un tournant dans la conquête
de l’entreprise par Microsoft. Ce sera une version massivement adoptée en
entreprise. Se suivent alors, régulièrement, de nouvelles versions de ce
système : 2008, 2012, 2016 et 2019.
Nous avons initialement conçu ce cours à partir de la version 2016 de
Windows Server. Aujourd'hui, nous vous recommandons d'utiliser la version
2019, plus stable, mais exactement avec la même interface.
Ce serait trop beau que cela s'arrête à un choix d’édition. Je vous propose de
nous attarder sur l’édition Standard. Prenons le scénario fictif, mais réaliste,
suivant :
Vous êtes nouvellement embauché dans une société, Gift S.A. La direction
vous demande de prévoir la mise en œuvre d’un Active Directory, qui permet
de gérer les identités et les droits d’accès au sein d’un réseau d’ordinateurs
Microsoft, ainsi qu’un serveur de fichiers.
Vous avez donc décidé d’opter pour Windows Server Standard, car il y a plus
de 25 utilisateurs à gérer au sein de la société Gift, et bien plus de
50 équipements (1 ordinateur sous Windows par personne + des ordinateurs
en libre service pour le service logistique, et des tablettes sous Windows pour
la gestion des stocks).
Vous pensiez en avoir terminé et vous vous êtes rendu sur le site de
Microsoft pour récupérer l’ISO de Windows Server 2019 Standard.
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Comme vous êtes un administrateur consciencieux, vous décidez, à raison,
de tester et qualifier votre choix via l’installation de la version d’évaluation, sur
une machine virtuelle sous VirtualBox.
Vous allez donc suivre les étapes suivantes :
1. Récupérerl’ISO de Windows Server 2019 Standard.
2. Créer une machine virtuelle :
• spécifier une quantité d’espace mémoire (RAM) ;
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Téléchargement de
l’ISO de Windows Server 2016 Standard
Vous avez téléchargé votre ISO et disposez de VirtualBox.
La première chose à faire est de créer une nouvelle machine virtuelle. Si vous
maîtrisez cette étape, passez directement au paragraphe suivant ; sinon,
lancez VirtualBox :
Interface de VirtualBox
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Choisissez “Nouvelle” et entrez le nom de votre système : Windows Server
2019 Standard. Si tout se passe bien, cela aura pour effet de sélectionner le
type “Microsoft Windows” et la version “Windows 2019 (64 bits)".
Nom et système
d’exploitation de la machine virtuelle
Ensuite, vous devez affecter une certaine quantité de mémoire vive à votre
machine virtuelle pour qu’elle puisse fonctionner correctement. Plus vous
allez en affecter, plus votre machine virtuelle aura de l’espace en mémoire
pour gérer ses services. Pour le moment, restez sur 2048 Mio :
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Affectation de la taille de
mémoire vive à la machine virtuelle
Maintenant, vous devez spécifier un espace de stockage, qui représente le
disque dur de la machine virtuelle. Attention, cet espace doit être disponible
sur votre ordinateur (celui sur lequel vous exécutez VirtualBox). Pour éviter
d’avoir à modifier ce paramètre plus tard, il est possible d’affecter un espace
assez élevé (100 Gio), mais de ne pas l’affecter directement en totalité !
Ensemble des étapes nécessaires à la création du disque virtuel de 100 Gio
avec allocation de l’espace dynamiquement
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Créer un nouveau disque
Sélectionner
le type de format de stockage
8
Spécifier le
type d'allocation de l'espace disque
9
Nommer le
disque et déclarer l'emplacement du fichier de stockage
Voilà, une fois cette dernière étape terminée, votre machine est prête à
démarrer :
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Écran de démarrage de la machine virtuelle chargeant l’ISO Windows Server
Vous connaissez sûrement la réputation de Microsoft : le “cliquodrome”,
car, du fait de son interface graphique, tout se fait en quelques clics ! Eh bien,
c’est toujours très vrai, notamment pour les installations de systèmes
d’exploitation. Microsoft aime simplifier la vie des utilisateurs et
administrateurs.
Après ce premier chargement, vous tombez sur un écran vous demandant de
cliquer sur “Suivant”.
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Écran de validation de la langue de Windows
En cliquant sur “Suivant”, vous avez enfin la possibilité de lancer l’installation,
via le bouton “Installer maintenant”. Vous arrivez ensuite sur un écran de
choix assez étrange :
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Écran de choix du système d’exploitation
Ici, vous avez la possibilité de choisir l’édition Standard ou Datacenter (un
média identique pour les deux éditions, c’est plus simple) ; par contre, il vous
est fait mention d’une expérience utilisateur, qu’est-ce donc que cette histoire
d’expérience ?
Si vous sélectionnez le premier choix, “Windows Server 2019 Standard
Evaluation”, vous serez bien étonné de découvrir que cette option ne vous
donne pas accès à des fenêtres (dommage pour un produit qui s‘appelle
“Windows” : "Fenêtres", en anglais). Vous installez la version “Core” de
Windows Server 2019 Standard. Cette version permet de réduire les
éléments “superflus” chargés au démarrage du serveur. Parmi ces éléments,
se trouvent :
• L’interface graphique !
• L’explorateur (pour afficher les fichiers).
• Internet Explorer/Edge.
• L’observateur d’événements.
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Je m’arrêterai ici car la liste est assez longue !
Pourquoi avoir une édition de Windows sans windows (fenêtres) ? Eh bien,
pour réduire les ressources nécessaires pour faire fonctionner le serveur,
afin que ce dernier puisse concentrer ses ressources sur les services, rôles et
fonctionnalités qu’il va fournir aux utilisateurs et clients.
À titre de comparaison, il est nécessaire d’avoir au minimum 2 048 Mio
(2 Gio) pour pouvoir lancer Windows Server 2019 Standard avec son
interface graphique (très similaire à Windows 10, qui plus est), alors que
Windows 2019 Core ne nécessite que 512 Mio de RAM. Oui, vous avez bien
lu, seulement 512 Mio.
Comment effectuer une administration sans interface graphique ?
Eh bien comme sous Linux, en ligne de commande ! PowerShell permet de
lancer toutes les commandes utiles, et de reproduire tout ce qui peut être fait
graphiquement en ligne de commande.
Si vous le souhaitez, vous avez également la possibilité de mettre en place
de l’administration à distance, via la console d’administration à distance de
Windows 10 ; ainsi vous retrouverez les outils graphiques habituels, mais via
un poste d’administration (dédié).
Je vous propose de rester sur une expérience utilisateur “à la Microsoft”
avec un environnement graphique simple ; sélectionnez donc “Windows
Server 2019 Standard Evaluation (Expérience utilisateur…)". Après avoir fait
ce choix et validé les avis et conditions du contrat de licence, vous arrivez sur
l’écran de choix du type d’installation :
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Écran de choix du type d’installation
Choisissez l’option “Personnalisé”, afin de maîtriser toutes les configurations
de cette installation :
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Sélection du disque d’installation
Vous retrouverez votre disque de 100 Gio. Cliquez sur “Suivant” et… c’est
tout ! Vous avez remarqué ? Hormis quelques clics, rien de spécial pour le
moment. Merci Microsoft !
Une fois cette looongue étape (qui peut ne durer que quelques minutes si
votre ISO et le disque dur de la machine virtuelle se trouvent sur des SSD),
Windows Server vous demandera de personnaliser votre installation.
Première personnalisation, le mot de passe du compte Administrateur local.
Une fois cette personnalisation terminée (c’était long !), vous voici devant
l’écran de connexion de Windows Server. Identifiez-vous sur le serveur
avec le mot de passe Administrateur (il n’y a actuellement que ce compte de
disponible).
Le profil local du compte Administrateur local est en cours de création, ce qui
rend la première authentification un peu longue (j’ai eu la “bonne” idée de ne
pas utiliser de disque SSD pour ma machine virtuelle, donc pour moi, c’est
trèèès long).
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Une fois terminé, vous devriez arriver sur le bureau de votre serveur. Vous
remarquez que le chargement n’est pas totalement terminé, Windows Server
va lancer automatiquement le gestionnaire de serveur :
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rendant les services indisponibles. Quel rapport avec la sécurité ? Eh bien
l’un des critères de sécurité des données est la disponibilité !
Alors une question se pose :
Pourquoi travailler à changer de version de Windows Server pour une plus
récente ?
Eh bien, Windows Server 2019 apporte de nombreuses nouvelles
fonctionnalités ; entre autres :
• Le cryptage des machines virtuelles ;
• L'amélioration de la protection avancée de Windows Defender ;
• Le cloud hybride ;
Vous l’avez compris, même si la mise à jour d’un système d’exploitation est
complexe, les nouvelles fonctionnalités peuvent apporter un réel avantage et
vous permettre d’augmenter la sécurité de votre système informatique, et
donc plus généralement de votre système d’information !
5- Découvrez des ressources additionnelles
Si vous êtes à l’aise avec la langue de Shakespeare, voici quelques liens
utiles qui compléteront parfaitement ce chapitre :
• Site Microsoft Windows Server (quelques ressources en français) ;
• Des labs virtuels pour s’exercer sur les services/rôles/versions de
Windows Server.
Vous voulez découvrir en profondeur les possibilités offertes par une
installation sans interface graphique, rendez-vous ici :
• Documentation en ligne sur Windows Server Core.
Si vous voulez en savoir plus sur l’administration à distance d’un Windows
Server Core, rendez-vous ici :
• Outils d'administration à distance de Windows Server.
Pour en savoir plus, rendez-vous à l’adresse suivante pour comparer les
versions de Windows Server :
• Comparaison des éditions de Windows Server.
En résumé
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• Windows Server est un système d’exploitation dédié aux services et
à la mise en réseau.
• Il existe de nombreuses éditions et distributions de Windows Server
2019 (tout comme pour les versions 2012 et 2016).
• Il convient de correctement choisir la licence en fonction de ses
besoins, et surtout d’anticiper ses besoins futurs.
• Les différentes versions de Windows Server apportent avec le temps
de nouvelles fonctionnalités, une meilleure prise en charge des rôles
critiques, et souvent une meilleure compatibilité avec les nouvelles
technologies.
• Il existe une version sans interface graphique de Windows Server,
fonctionnant sur le principe de Linux/Unix (via des lignes de
commande).
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Allez voir la configuration du réseau ; si votre VirtualBox est correctement
configurée, vous devriez avoir une adresse IP, un masque, une
passerelle et un serveur DNS par défaut !
Maintenant que j’ai tout ça, par quoi je commence ? Quelle est la première
chose à faire ?
Tout comme sur une distribution Linux où vous lanceriez un sudo apt
update (ou sudo apt-get update) suivi d’un sudo apt upgrade (ou sudo apt-get
upgrade), eh bien vous allez lancer une vérification des correctifs
disponibles pour vos édition, version et option d’installation de Windows
auprès des serveurs de Microsoft !
Vous devriez obtenir un résultat plus ou moins satisfaisant ; je vous laisse
effectuer ces mises à jour tranquillement, et on se retrouve tout de suite
après !
Comment faire ?
Eh bien rendez-vous sur le gestionnaire de serveur, dans la partie “Serveur
local” :
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le mode de mise à jour ("Télécharger les mises à jours uniquement à l’aide
de…") et la date de la dernière recherche ! Il vous suffit donc de cliquer sur
“Télécharger les mises à jours uniquement à l’aide de…” :
Fenêtre des
mises à jour à installer
Cliquez sur “Installer maintenant” et rendez-vous après ces quelques
minutes d’installation.
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Le tableau de bord du serveur local après les mises à jour
Très bien, votre Windows Server est maintenant fin prêt ! Occupez-vous
maintenant de lui donner un nom qui soit plus intéressant que le nom généré
aléatoirement par Microsoft !
2- Nommez un serveur
Si vous avez déjà suivi le cours sur Active Directory, vous savez que la
nomenclature est une activité à ne pas prendre à la légère. En effet, nommer
correctement un équipement, dans le cas présent, votre serveur, permettra
de suivre son cycle de vie.
Aussi, il est important de ne pas nommer le serveur en fonction de son rôle
ou de son nom public, mais d’opter pour une nomenclature cohérente,
logique et simple. Sachez que, de toute façon, il sera possible de donner
d’autres noms au serveur via le protocole DNS !
Ainsi, pour nommer vos serveurs, vous pouvez par exemple adopter une
codification telle que SRVADPAR01 pour un serveur (SRV) ayant le
rôle ADDS situé à Paris (PAR) et étant le premier serveur de ce type (01).
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Exemple de nommage
Ainsi, il sera simple de retrouver tous les serveurs hébergés à Paris, en
effectuant une recherche sur “*PAR*”, ou de rechercher tous les serveurs
Active Directory en effectuant la recherche “*AD*”. Je vous laisse réfléchir à
une convention qui soit cohérente !
Pour renommer le serveur, cliquez simplement sur son nom dans le tableau
de bord :
Renommer un serveur
Il vous faudra redémarrer pour prendre en compte le changement de nom.
Ensuite, il vous faut imaginer l’adresse IP de votre serveur au sein de votre
réseau.
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3- Configurez la couche TCP/IP de votre serveur
Cette étape dépendra de votre réseau, des éventuels sous-réseaux et de la
stratégie d'adressage mise en œuvre !
Ici votre serveur se trouve derrière un routeur effectuant de la translation
d’adresse ; il doit donc être (tant qu’il est dans ce mode de fonctionnement)
configuré avec une adresse de ce réseau bien spécifique à VirtualBox.
Toujours sur le tableau de bord, si vous cliquez sur “Adresse IPv4 attribuée
par DHCP, compatible IPv6”, vous arrivez sur la configuration de vos
interfaces réseaux. Si vous connaissez Windows en tant que système
bureautique, vous ne serez pas perdu.
Par défaut, l’IPv6 est actif. Si votre réseau n’en a pas l’utilité, je vous invite à
le désactiver.
Attention toutefois, certains rôles Microsoft utilisent ce protocole. Il peut être
plus judicieux d’étudier le rôle en détail (ce que vous allez faire dans ce
cours) pour comprendre comment il fonctionne, et ensuite décider de la
pertinence de conserver IPv6 ou pas.
25
Configuration d’une
interface réseau sous Windows
Vous remarquerez que Microsoft active de nombreux services par défaut sur
une interface :
• Client pour les réseaux Microsoft ;
• Partage de fichiers et imprimantes réseaux Microsoft ;
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Ce n’est pas encore terminé ; sélectionnez les propriétés de “Protocole
Internet version 4 (TCP/IPv4)” puis cliquez sur “Avancés” :
27
Paramètres DNS
Pour les connaisseurs de Linux, il s’agit de l’équivalent au fichier
“[Link]”. Dans la partie "Suffixes", vous allez pouvoir spécifier comment
les requêtes DNS vont être faites au serveur, soit en direct, soit en ajoutant
un suffixe.
À noter que vous pouvez aussi gérer l’enregistrement du nom de la machine
et de son adresse dans votre DNS interne. Pas d’inquiétude, vous rentrerez
en détail dans le rôle DNS dans les chapitres suivants.
Enfin, un dernier onglet, WINS, est présent. Il s’agit d’un protocole similaire
au DNS mais propre à Microsoft et Windows (Windows Internet Naming
Service). Il était très utilisé, voire obligatoire avant les années 2000 et la
démocratisation de l'Active Directory (qui utilise le DNS). Il permettait de
retrouver une adresse IP à partir d’un nom NetBIOS :
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Paramètres WINS
Qu’est ce que NetBIOS ? En plus il est activé par défaut ?!
NetBIOS n’est pas un protocole ! C’est un système de nommage et une
interface logicielle permettant d’établir des sessions entre différents
ordinateurs d’un réseau. Ce programme de communication tend à disparaître
au profit du protocole DNS. Il est cependant utilisé par Microsoft (toujours
aujourd’hui) sur TCP/IP, notamment pour une compatibilité avec les systèmes
Windows NT et XP.
Vous avez remarqué la case “Activer la recherche LMHOSTS”. LMHOSTS est
à NetBIOS ce que le fichier HOSTS est à DNS. Il permet de faire une
association manuelle entre nom NetBIOS et adresse IP ! Là encore, c’est
intéressant de le désactiver si vous n’avez plus besoin de NetBIOS.
Une fois que vous avez terminé ces configurations IP et plus généralement
TCP/IP, votre serveur est prêt à être mis en réseau.
À moins qu’il ne reste un paramétrage à faire…
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4- Paramétrez le pare-feu Windows
Windows intègre un pare-feu. À la manière de Linux et Iptables, cela permet
de verrouiller les flux réseaux entrants et sortants de votre serveur ! Une
sécurité supplémentaire indispensable aujourd’hui ! Pourquoi laisser le port
80 ouvert sur un serveur ne disposant pas du rôle Serveur Web ?
Encore une fois, rendez-vous sur le tableau de bord de votre serveur local :
Tableau de bord
Comme vous le voyez, j’ai choisi de configurer un premier serveur DHCP à
Paris SRVDHCPPAR01. J’ai maintenant uniquement de l’IPv4 avec
une adresse, un masque, une passerelle et un serveur DNS (pas de
NetBIOS et pas d’autres services réseaux Microsoft). Mon serveur est
opérationnel.
Cliquez sur la ligne où est inscrit “Pare-feu Windows : Privé Actif” :
30
Pare-feu Microsoft
Plutôt pas mal comme configuration par défaut : il bloque toutes les
connexions aux applications ne figurant pas dans une liste ! Pour être
serein, je vous propose de cliquer sur “Modifier les paramètres de
notification” et de sélectionner les options “Bloquer toutes les connexions
et m’avertir en cas d’accès” :
31
Ainsi, votre serveur pourra sortir sur le réseau (pratique pour configurer les
rôles, fonctionnalités et services), mais ne sera pas accessible sur le réseau !
À noter que cette partie pare-feu peut être faite en premier. Le fait d’être
derrière le mécanisme de NAT de VirtualBox permet de faire cet écart.
Voilà, votre serveur est prêt à être connecté à un réseau.
En résumé
• Un serveur Windows doit être configuré avant d’être connecté à un
réseau (surtout si c’est un réseau de production !).
• Par défaut, un serveur Windows dispose de nombreux paramètres à
changer en priorité (nom, IP, DNS, NetBIOS…).
• Le pare-feu Windows intégré permet de sécuriser les accès en
bloquant tous les ports !
• La mise en réseau doit être une action maîtrisée !
32
service [Link] avec l’option “ -k DHCPServer ” est nécessaire au
fonctionnement du rôle DHCP.
Enfin, pour être efficace, un rôle peut avoir besoin de fonctionnalités. Le rôle
Serveur Web qui va héberger vos pages web peut avoir besoin d’une
fonctionnalité .Net si vous avez besoin de développer votre application web à
l’aide d’un langage dynamique.
Si l’on remet tout cela en perspective, on a donc :
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• Serveur Web (IIS) ;
• Service Guardian hôte ;
• Services AD DS ;
• Services AD LDS ;
• Services AD RMS ;
• Service WSUS.
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Tout un programme.
• Gérez les rôles, fonctionnalités et services
Microsoft a travaillé l’interface graphique de son serveur (sauf pour sa version
Core), afin de donner rapidement accès à la gestion des rôles et
fonctionnalités, ainsi qu’aux différents services.
Pour cela, rien de spécifique à mettre en œuvre, laissez votre serveur
démarrer, si vous n’avez rien modifié ou configuré de particulier, au
démarrage, le gestionnaire de serveur devrait se lancer ! Si tout va bien, c’est
à cette étape que vous avez terminé le premier chapitre de ce cours.
Si vous avez éteint votre serveur, vous n’avez qu’à le redémarrer et vous
authentifier, le gestionnaire de serveur apparaîtra tout seul à l’ouverture de la
session :
Gestionnaire de serveur
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Cet outil permet d’avoir un tableau de bord permettant d’avoir
rapidement l’état de santé général de votre service. Avant de voir en détail ce
tableau de bord, remarquez la zone de démarrage rapide de l’outil :
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Tableau de bord d’un serveur juste installé
Comme vous le voyez sur la capture d’écran précédente, il n’y a pour le
moment qu’un rôle et un groupe de serveurs contenant uniquement un
serveur (logique).
IV- Installez un serveur DHCP
Dans cette seconde partie, je vous propose de prendre en main différents
rôles proposés par Microsoft, et de les installer sur votre serveur ! Vous allez
commencer par le rôle Serveur DHCP qui permet, vous le savez déjà
sûrement, d’automatiser la configuration de vos équipements au sein de votre
réseau
Dans cette seconde partie, je vous propose de prendre en main différents
rôles proposés par Microsoft, et de les installer sur votre serveur ! Vous allez
commencer par le rôle Serveur DHCP qui permet, vous le savez déjà
sûrement, d’automatiser la configuration de vos équipements au sein de votre
réseau !
1- Rappelez-vous les fondamentaux de DHCP
Un petit rappel sur le fonctionnement de DHCP. Dynamic Host
Configuration Protocol est, comme son nom l’indique, un protocole de
gestion de la configuration de vos équipements dynamiques ! Ainsi vous
supprimerez le risque de mauvaise manipulation lors de la configuration
réseau de vos équipements, et apporterez donc une fiabilité dans votre
réseau.
37
Microsoft implémente ici la RFC2131 au sein du rôle DHCP.
Si l’on résume son fonctionnement, le serveur DHCP écoute sur le port UDP
67.
38
Assistant de configuration du rôle Serveur DHCP
L’assistant vous indique les différentes étapes qui seront à mettre en œuvre
pour configurer ce rôle. La première étape est la création de groupes pour
la délégation d’administration. Cela vous permettra de créer un utilisateur qui
n’aura d’autres droits que ceux d’administration de ce rôle !
Vous pouvez ensuite fermer cet assistant. Je vous propose maintenant
d’utiliser la console de gestion du serveur DHCP qui va vous
permettre d’administrer et surtout de configurer votre DHCP. Pour cela,
rendez-vous sur la partie DHCP et avec un clic droit, sélectionnez
le Gestionnaire DHCP :
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Lancement du gestionnaire DHCP
Vous trouverez toutes les options pour configurer ce rôle :
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Gestionnaire DHCP
La fenêtre est découpée en trois : à gauche vos serveurs DHCP, au
milieu les options de configuration et à droite les actions possibles en
fonction du contexte. C’est notamment à cet emplacement que vous
retrouverez, dans les actions, des raccourcis vers les menus qui s’afficheront,
en faisant un clic droit.
3- Gérez le service DHCP
Comme je vous l’ai dit, un rôle utilise des fonctionnalités qui se basent sur
des services. La première chose que vous pouvez faire avec ce gestionnaire
est de stopper, démarrer ou redémarrer le service associé au rôle DHCP.
Vous devrez notamment redémarrer le service DHCP pour recharger la
configuration. Rien de plus simple, un clic droit sur le nom du serveur
hébergeant ce rôle, et dans “Toutes les tâches” vous pourrez effectuer
toutes ces actions :
41
Action sur le
service DHCP
Autre point, si vous lancez (toujours avec le clic droit sur le serveur) les
propriétés, vous aurez connaissance de l’emplacement de la base de
données utilisée par le service DHCP :
42
Emplacement de la base
de données DHCP
Contrairement au monde Unix/Linux, Microsoft n’aime pas trop les fichiers
plats au format texte. Il s’agit d’une base de données, soyez donc vigilant aux
sauvegardes et restaurations en effectuant une copie de ce répertoire, ou en
écrasant ce répertoire à l’aide du répertoire “backup” créé automatiquement.
Par défaut, le rôle DHCP peut fonctionner en IPv4 et IPv6. Dans ce cours, je
ne traiterai que de l’IPv4, l’IPv6 étant encore à la traîne en termes de
déploiement… Mais rassurez-vous, d’ici peu vous aurez sûrement à travailler
en IPv6.
Vous avez donc les paramètres suivants disponibles :
• options de serveur ;
• stratégies ;
• filtres.
Filtres DHCP
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Je vous conseille d’utiliser les deux : enregistrer les adresses MAC de tous
vos appareils à cet endroit, et ne fournir une adresse IP que si l’adresse MAC
se trouve dans la liste ! Vous pouvez ainsi coupler cela aux stratégies en
spécifiant les identificateurs de client qui sont connus. Ainsi vous maîtriserez
quels équipements accèdent à votre réseau.
4- Votre première étendue DHCP
Maintenant que vous connaissez parfaitement le fonctionnement du
gestionnaire DHCP, je vous propose de créer votre première étendue. Pour
cela, clic droit IPv4 sous le nom du serveur, puis “Nouvelle étendue” :
L’assistant
Nouvelle étendue
Encore une fois, Microsoft vous permet de configurer cela au travers d’un
assistant !
Cliquez sur Suivant et entrez un nom et une description pour votre étendue !
Après le nom et la description arrivent la plage d’adresses que vous allez
fournir via le DHCP, ainsi que le masque de sous-réseaux (je sais que vous
maîtrisez ce sujet, vous avez suivi le cours Apprenez le fonctionnement des
réseaux TCP/IP) !
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Remplissez les différents champs comme bon vous semble, enfin plutôt selon
vos besoins. En général, vous allez configurer la plage
d’adresses (adresses de début et de fin), la passerelle et le serveur DNS.
Vous pourriez également ajouter des options pour les téléphones IP (le
serveur de téléphonie, par exemple) :
Plage
d’adresses
L’écran suivant vous propose d’entrer des exclusions ou de retarder les
réponses du serveur, pratique lorsque vous avez plusieurs serveurs DHCP
sur un même sous-réseau.
Enfin, l’écran suivant vous propose de définir la durée du bail.
Souvent cette durée est laissée par défaut. Il vaut mieux y réfléchir à deux
fois, car une attaque informatique connue porte justement sur la saturation
des serveurs DHCP via la demande de nombreux baux… Si votre durée de
bail est trop longue et que vous êtes victime de ce type d’attaque, vous
pourrez paralyser la configuration automatique de votre réseau !
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Durée du
bail
Attention à ne pas tomber dans l’autre extrême : une durée trop courte ! Cela
pourrait congestionner votre réseau en demandant à vos équipements de
demander de renouveler leurs baux trop souvent.
Une fois la durée du bail configurée, vous avez la possibilité de vous arrêter
là ou de poursuivre avec l’assistant pour configurer les options DHCP.
En poursuivant l’assistant, vous êtes guidé dans les options les plus utiles à
paramétrer :
• routeur (passerelle par défaut) ;
• nom de domaine et serveurs DNS ;
• serveurs WINS.
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Activation
de votre étendue
Une fois l'étendue activée, votre rôle DHCP est opérationnel. Après avoir
configuré et/ou activé une étendue, plus d’options apparaissent dans le
gestionnaire sous IPv4, notamment les options liées aux pools d’adresses,
baux d’adresses, réservations et les options d’étendue.
Étendue DHCP
48
Cela vous permet de revenir sur des paramètres, de mettre en place des
réservations d’adresses IP, d’observer les baux en cours de validité ou de
mettre en œuvre une stratégie propre à cette étendue.
5- Paramétrez votre étendue en profondeur
Avant d’aller plus loin, je vous propose de faire un clic droit sur le nom de
votre étendue. Vous aurez accès à des options supplémentaires qui peuvent
être intéressantes :
Propriétés
d’une étendue
Ce premier onglet n’est pas forcément très intéressant, car ce sont les
paramètres de votre étendue que vous venez de configurer. Les deux autres
onglets en revanche, eux, sont nouveaux :
• L’onglet DNS permet de gérer la mise à jour des enregistrements
DNS à chaque fourniture de configuration. Cette option est très
pratique pour obtenir une association IP<->nom qualifié de vos clients
DHCP. Attention, il est possible que le serveur DHCP puisse écraser
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les enregistrement DNS existants, c’est pourquoi il peut être intéressant
de mettre en place la protection des noms.
À noter l’option “Toujours mettre à jour dynamiquement les
enregistrements DNS” qui n’est pas celle par défaut. Il peut toutefois être
intéressant de créer un enregistrement DNS dès qu’une IP est fournie.
• L’onglet Avancé permet de choisir si seul le protocole DHCP sera
utilisé, ou si le protocole BOOTP sera utilisé (ou les deux) ! Par défaut,
seul DHCP est utilisé. BOOTP permet de fournir toutes les options de
démarrage à un client. Dans certains cas, ce protocole peut être très
pratique. Vous retrouvez ici le retard de réponse que le serveur peut
inclure avant de fournir une réponse à un client demandant une
configuration !
50
Pour cela, il vous suffit de vous rendre dans la partie Baux d’adresses du
gestionnaire DHCP.
Dans certains cas, le problème peut être plus profond ; à ce moment il vous
faudra sortir votre observateur d’événements. Vous verrez
qu’un nouveau journal sera disponible :
51
Configurez un basculement
Ainsi, les bases de données seront synchronisées et les configurations
fournies seront suivies non plus par un serveur, mais deux.
9- Les propriétés de votre serveur DHCP
Si vous cliquez sur IPv4 et affichez les propriétés, vous allez voir, comme
pour votre étendue, qu’il est possible d’aller plus loin dans la configuration de
votre rôle :
52
Propriétés IPv4
Vous avez la possibilité de mettre en place des statistiques de façon
automatique, ce qui vous permettra d’observer à intervalles réguliers si votre
serveur répond correctement, si les clients formulent des requêtes
cohérentes, et l’occupation de votre étendue :
53
Voilà, vous savez presque tout sur le rôle DHCP ! Je vous laisse
expérimenter toutes les possibilités offertes par Microsoft à ce sujet, car elles
pourraient nécessiter un cours à part entière.
Allez plus loin
• La RFC2131 sur DHCP (US).
• Les nouveautés du rôle.
En résumé
• Le rôle Serveur DHCP permet de simplifier la configuration de clients
au sein d’un réseau.
• Tous les paramètres et options sont accessibles via un assistant
simplifiant la prise en main et la mise en route.
• Microsoft permet d’augmenter la sécurité via la mise en redondance
de deux serveurs disposant du rôle de Serveur DHCP.
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Pour cela, il va envoyer une requête au serveur DNS configuré sur votre
poste, et faire une demande de type A concernant [Link]. Si
votre serveur DNS ne connaît pas la réponse, il va alors se tourner vers un
autre serveur DNS (souvent ce sera l’un des serveurs racines (Root Servers)
gérant les enregistrements de la zone “.”.
Dans cette zone particulière sont référencés les serveurs des zones “.com”,
“.fr”, et d’une manière plus générale, ".extension du nom de domaine”.
Alors votre serveur interrogera en retour le serveur de nom de la zone ".com"
à la recherche du serveur DNS de la zone ".com", et la mécanique
recommencera à la recherche de la zone [Link] qui renverra, à ce
moment-là, l'enregistrement A correspondant au champ www de sa zone :
vous devriez avoir l’IP [Link].
55
Fonctionnalités obligatoires du rôle Serveur DNS
Ensuite, vous avez des informations sur ce rôle, qui vous présentent le
fonctionnement général (avec le lien au DHCP) et une configuration possible,
préconisée par Microsoft, à savoir l’intégration à l’Active Directory. Cela
permet de bénéficier du mécanisme de réplication de l’AD pour simplifier la
réplication des zones sur les serveurs AD (qui se doivent d’avoir le rôle
Serveur DNS pour fonctionner) :
56
Informations sur le rôle Serveur DNS de l’assistant d’installation
Validez les informations finales et lancez l’installation en cliquant sur
“Installer”. Vous maîtrisez l’assistant maintenant, non ?
Cette fois il n’est pas nécessaire de redémarrer. Cette étape dépend des
rôles, et vous serez averti par les notifications sur le tableau de bord si un
redémarrage est nécessaire.
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Tableau de bord après installation du rôle Serveur DNS
Si vous allez sur le tableau de bord de votre serveur, vous pourrez noter à
quel point le nommage est primordial ! J’ai volontairement laissé le nom que
j’ai positionné sur le serveur lors de l’installation du rôle DHCP, voyez la
confusion possible pour l’administrateur :
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Maintenant que vous avez installé ce rôle, je vous propose de travailler sur sa
gestion !
3- Gérez le service DNS
Tout comme le gestionnaire DHCP, il existe le gestionnaire DNS. Cette
console dédiée à l’administration du rôle DNS permet de créer les
différentes zones nécessaires au fonctionnement du DNS.
Gestionnaire DNS
La maîtrise des noms est un domaine souvent pris à la légère. Rappelez-vous
que 100 % des requêtes vers Internet passent par le DNS.
Avant de créer votre première zone directe, il faut savoir comment un serveur
DNS fonctionne : à chaque requête d’un client, la réponse va être mise en
cache localement. Ce cache permettra à votre serveur, après avoir récupéré
l’adresse IP du serveur [Link], de répondre plus rapidement
sans avoir à relancer une requête récursive aux serveurs “root”, ainsi qu'au
serveur de la zone “[Link]”. Ce cache doit être géré.
Pourquoi ce cache doit-il être géré ?
Eh bien, tout simplement pour éviter de garder en mémoire
l’association [Link] vers l’IP [Link].
59
Eh oui, si l’administrateur de ce serveur décide de changer d’adresse IP, il
serait dommage de ne plus pouvoir accéder à [Link].
Attention donc à régler le cache à une valeur ni trop faible, ni trop forte.
Par défaut, cette valeur est d’une journée (24 h) pour les réponses positives
(une adresse IP au moins existe pour un nom qualifié) et de 15 minutes pour
les réponses négatives. Pour afficher ces informations, ouvrez PowerShell et
tapez la commande Get-DnsServerCache :
Configuration de cache du
serveur DNS
Nous reviendrons dans la dernière partie de ce cours sur l’utilisation de
PowerShell. Utilisez l’aide en ligne de Microsoft pour modifier ces valeurs.
Enfin, vous allez vous assurer que le rôle DNS est correctement configuré.
Dans le gestionnaire DNS, avec un clic droit sur le nom du serveur,
choisissez “propriétés” :
60
Propriétés du
serveur DNS
C’est exactement ce point qu’il faut vérifier.
Sur quelle interface écoute le service DNS ?
Par défaut, il écoutera les requêtes DNS sur toutes les interfaces. Si vous
avez un réseau d’administration, il peut être intéressant de ne pas écouter les
requêtes sur ce réseau. Je vous propose donc de sélectionner
uniquement l’IP fixe que vous avez configurée dans le premier chapitre.
Dirigez-vous sur l’onglet Indication de racine. Allez vérifier que votre serveur
connaît les serveurs racines. Ce seront les serveurs qui seront contactés pour
identifier une réponse à [Link], par exemple.
61
Serveurs racines
connus de votre serveur DNS
Vous allez me dire, comment faire pour tester votre serveur DNS ? Il devrait
être en mesure de répondre à n’importe quelle demande avec ces serveurs ?
Ouvrez, sur votre serveur, une invite de commande (un Shell). Tapez la
commande nslookup - [Link] (où [Link] est l’adresse IP de l’interface
réseau de votre serveur). Vous entrez alors dans un client DNS interactif, en
lien avec votre serveur ! Testez [Link] :
nslookup - [Link]
> [Link]
62
Serveur : UnKnown
Nom : [Link]
Addresses : [Link]
[Link]
Comme votre serveur n’est pas le gestionnaire de la zone [Link], il
interroge récursivement les serveurs racines, puis le serveur DNS de la
zone [Link]. La réponse que votre serveur vous fournit ne fait pas
autorité, car votre serveur la tient d’un autre serveur. 😅
Comment avoir des réponses faisant autorité ?
En disposant d’une zone DNS ; ça tombe bien, c’est ce que vous allez mettre
en place !
4- Mettez en place votre première zone directe
Une zone directe permet d’associer un nom à une adresse IP, c’est bien plus
simple pour nous, humains, de se rappeler d’un nom ; surtout qu’une adresse
IP peut changer avec le temps, comme par exemple, lors d’un changement
de fournisseur d’accès.
La première étape consiste à choisir un nom de domaine. Je vous propose de
prendre une zone privée.
Prenez le cas suivant : suite à la configuration du DHCP, la direction de Gift
S.A. vous demande de trouver un moyen de nommer les différents
équipements et services sur le réseau. Le directeur en a marre de devoir
taper l’adresse IP [Link] pour accéder à l’intranet. Vous allez donc créer
une zone directe pour le domaine “[Link]” et y placer un
enregistrement A faisant pointer [Link] vers [Link]. Ainsi votre
directeur pourra tranquillement taper[Link] au lieu de
l’adresse IP, mission réussie !
Pour cela, vous disposez (encore) d’un assistant. Cliquez sur Action en haut
de votre écran puis sélectionnez “Nouvelle zone...”.
Après l’écran de bienvenue, vous devriez avoir l’écran suivant :
63
Assistant de
configuration d’un serveur DNS
Le premier choix est parfait, c’est ce que vous voulez faire. Validez ce choix
par “Suivant”, jusqu’à arriver sur la page du nom de la zone : il s’agit de
“[Link]”, dans le cas présent. Puis la création du fichier de zone (et son
emplacement sur votre serveur). Arrive ensuite la question des mises à jour
dynamiques.
Cette option est à prendre avec des pincettes, car elle permet à un client de
mettre à jour des enregistrements. Mal configurée, cette option permettrait à
un utilisateur malveillant de changer vos enregistrements pour les envoyer
vers l’adresse IP d’un serveur qu’il gère, et pourrait mener à une campagne
de fuite d’informations… Attention donc !
64
Gestion
de la mise à jour dynamique des enregistrements DNS
Votre zone est créée, allez voir maintenant son contenu, en cliquant sur
“Terminer” puis en dépliant “Zones de recherche directes” :
Nom : [Link]
Address : [Link]
Voilà, vous savez créer des enregistrements A sur une zone directe ! Vous
allez pouvoir nommer tous vos équipements ou serveurs avec des noms et
arrêter d’utiliser les adresses IP.
66
Découvrez les autres types d’enregistrements
Avant de passer à la zone inversée, je vous propose de voir quelques
éléments supplémentaires. Le DNS permet de répondre à une requête d’un
client, le type A permet de demander une adresse IP à partir d’un nom, mais
de nombreux autres types sont disponible, comme NS qui permet de
connaître le serveur de noms. Sous Windows, vous pouvez effectuer des
requêtes sur différents types avec l’option set type=XXX , où XXX est le type
demandé.
Un autre type est le SOA (Start Of Autority), permettant de savoir quel
serveur fait autorité sur une zone.
>nslookup - [Link]
Serveur par défaut : UnKnown
Address: [Link]
>set type=SOA
>[Link]
Serveur : UnKnown
Address: [Link]
[Link]
primary name server = srvdhcppar01
responsible mail addr = hostmaster
serial = 2
refresh = 900 (15 mins)
retry = 600 (10 mins)
expire = 86400 (1 day)
default TTL = 3600 (1 hour)
>set type=NS
>[Link]
Serveur : UnKnown
Address: [Link]
67
Cela peut être pratique pour donner un nom à un serveur en pointant sur le
nom du service. Par exemple, cela peut être intéressant d’avoir un nom
différent pour administrer l’intranet, mais il peut être long de taper
“[Link]” lorsque l’on administre ce service. Alors
un CNAME “[Link]” pointant sur [Link] permet de résoudre ce
problème :
>set type=CNAME
>[Link]
Serveur : UnKnown
Address: [Link]
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Configuration de votre
serveur DNS comme serveur DNS de votre serveur
Toutes les requêtes de nom seront alors envoyées à votre serveur. Ouvrez
alors une invite de commande et tapez ping [Link] :
C:\Users\Administrateur>ping [Link]
70
Id de réseau
Finalisation
de la création de la zone inversée
De la même façon que pour une zone directe, vous n’avez que deux
enregistrements par défaut :
71
Zone inversée
Ajoutez un enregistrement de type PTR pour [Link] (vous pouvez
parcourir votre zone directe avec l’assistant de création d’enregistrement PTR
pour être certain de pointer vers le bon nom !). Entrez l'adresse IP (enfin,
juste le dernier octet), et vous obtenez votre premier enregistrement :
Enregistrement PTR
Pour tester la résolution de ce type avec un ping , ajoutez -a à votre ligne
de commande.
C:\Users\Administrateur>ping -a [Link]
72
Pour cela, faites un clic droit sur le nom de votre zone, allez dans l’onglet
“Transfert de zone” et refusez les transferts, ou listez les serveurs de
confiance que vous allez autoriser à récupérer vos enregistrements ! Une
bonne pratique consiste également à journaliser toutes les transactions DNS,
mais cela vous le verrez en détail dans les cours concernant la surveillance
d’un système :
Paramétrage des
transferts de zone
Enfin, vous pouvez lancer le BPA de Microsoft sur ce rôle, pour vous assurer
que votre configuration respecte les bonnes pratiques de Microsoft.
N’oubliez pas d’autoriser le port UDP 53 sur votre pare-feu, sinon votre
serveur DNS ne sera pas accessible sur le réseau ; rappelez-vous, vous avez
activé le pare-feu pour bloquer tous les flux n’étant pas couverts par une règle
de flux entrant !
Allez plus loin
• RFC régissant le fonctionnement du DNS.
• Cours sur TCP/IP abordant le DNS.
73
• Liste des différents types d’enregistrements DNS.
• Gestion du cache DNS Microsoft.
En résumé
• Le rôle DNS de Windows Server permet de créer des zones directes
et inversées.
• Le serveur DNS permet de résoudre des noms en adresses IP et
des adresses IP en noms.
• Le transfert de zone doit être restreint aux serveurs de
confiance uniquement.
• Un serveur DNS s’interroge à l’aide de la commande nslookup ou via
les navigateurs web (entre autres).
Poursuivez votre apprentissage avec la mis
VI- Installez un serveur de fichiers
Un des rôles les plus courants pour un serveur Windows est le serveur de
fichiers. Grâce à ce rôle, vous allez pouvoir mettre à disposition en toute
sécurité des fichiers sur votre réseau. Vous pourrez gérer des droits
d’accès (lecture, écriture, modification…). Fournir ce type de rôle dans un
réseau permet de centraliser le point de stockage des fichiers, facilitant
ainsi la sauvegarde, la restauration, et permettant à plusieurs personnes de
travailler ensemble sur un même fichier.
1- Rappelez-vous les fondamentaux du partage de fichiers
Pour qu’un fichier soit accessible sur votre réseau, un protocole doit être utilisé. Sous
Linux, il s’agit majoritairement du NFS (Network File System). Sous Windows, il est
possible d’utiliser ce protocole, mais il n’est pas aussi intégré au système que l’est le
protocole SMB, aussi appelé CIFS. SMB pour Server Message
Block et CIFS pour Common Internet File System.
Ce protocole se caractérise par un client natif intégré à Microsoft Windows et un serveur
que vous allez installer et configurer. Il se base sur NTFS pour la gestion des droits
d’accès et les partages sont accessibles via un chemin universel (UNC – Universal
Naming Convention) du type \\serveur\partage .
Si SMB peut vous faire penser à SAMBA (souvent rencontré sous Linux), c’est
totalement normal, SAMBA est une implémentation open source du protocole
propriétaire SMB de Microsoft. Vous pourrez donc partager vos fichiers via SMB et y
avoir accès sur vos clients Linux.
74
Ceci étant dit, je vous propose d’entrer dans le vif du sujet !
2- Installez le rôle Serveur de fichiers
Sur votre gestionnaire de serveurs, vous avez sûrement observé la
présence d’un rôle dont nous n’avions pas parlé, alors qu’il était déjà installé :
le rôle Serveur de fichiers et de stockage :
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Motif d’arrêt et redémarrage d’un
serveur
Cela permet d’identifier la raison de l’arrêt. En effet, si vous arrêtez votre
serveur, ses rôles, fonctionnalités et services deviennent indisponibles. Il
convient alors de s’assurer que cela est dû à une maintenance programmée
ou à un événement non planifié. Cela permettra d’identifier clairement cet
arrêt comme étant programmé et légitime, et donc de basculer ce temps
d'indisponibilité dans les temps de maintenance.
Vous en saurez plus dans le cours Supervision. Je vous propose donc de
choisir le motif “Système d’exploitation : reconfiguration (planifiée)”.
Rendez-vous dans la section “Stockage”, et sur votre contrôleur ajoutez deux
nouveaux disques :
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Redémarrez votre serveur et rendez-vous à nouveau dans l’espace Serveur
de fichiers et de stockage ; vous devriez voir les deux disques nouvellement
installés :
Hormis la première étape, toutes les étapes se font dans la partie “Pool de
stockage” :
77
Création d’un pool de stockage et d’un disque virtuel.
78
Création d’un disque virtuel
Ensuite, vous devrez choisir le mode d’approvisionnement de l’espace. Pour
cela, deux options existent, fin ("thin" en anglais) et fixe. Dans ce dernier cas,
fixe, l’espace total du volume est proposé ; dans le cas de
l’approvisionnement fin, vous fixez la taille.
L’avantage est qu’il est possible de fournir un espace réduit puis de
pouvoir l’augmenter par la suite. Il est également possible d’afficher plus
d’espace que réellement disponible physiquement.
79
Approvisionnement de l’espace disque
Finalisez la création de ce disque, et créez le volume qui accueillera vos
données et se présentera avec une lettre de lecteur, ainsi qu’un système de
fichiers (NTFS par défaut).
Pour ma part, j’ai mis en œuvre un disque virtuel en miroir en
approvisionnement fin de 1 To (oui, à partir de mes deux disques de 10 Gio).
80
L'approvisionnement fin est pratique pour anticiper les besoins. Il autorise une
certaine souplesse dans l’approvisionnement d’espace.
Sachez que vous aurez de toute façon une alerte dès que vous aurez atteint
70 % de l’espace physique réel. Il vous faudra à ce moment-là ajouter de
nouveaux disques physiques afin de fournir le stockage nécessaire.
Je vous propose donc de rester raisonnable, avec 10 Gio de disque virtuel en
miroir :
Ressources partagées
En cliquant sur le lien, vous aurez la possibilité de créer un nouveau partage.
81
Vous avez le choix entre 5 propositions via l’assistant de création de
partages :
Je vous propose de rester sur SMB rapide. Il vous est ensuite demandé le
chemin d’accès et le nom du partage (ce qui se trouvera après serveur\ dans
le chemin UNC suivant : \\serveur\partage ). Je vous propose de l'appeler
“Sensible”.
82
Vous remarquerez alors que Windows créera ce répertoire dans un répertoire
“Shares” qui accueillera tous les partages de ce volume. De même, l’accès
via un chemin UNC est affiché \\SRVDHCPPAR01\Sensible .
Je vous le redis, pour être sûr que vous vous en rappeliez dans votre pratique
pro, le nommage du serveur est vraiment important.
Enfin, il vous sera proposé de configurer les paramètres de votre partage
avec une option cochée par défaut : Autoriser la mise en cache du partage.
Il s’agit là d’une nouvelle fonctionnalité depuis Windows Server 2012, qui
permet de synchroniser le partage sur un poste et de vous fournir un accès à
vos données, même si le serveur n’est plus accessible.
L’activation de l’énumération basée sur l’accès permet de n’afficher dans
l’explorer Windows que les partages auxquels l’utilisateur a accès. C’est une
option intéressante qui permet de masquer un partage sensible aux
utilisateurs ne disposant d’aucun droit sur les données en question ; je vous
propose d’activer cette option.
Paramètres de partage
Enfin, la dernière et peut-être la plus importante, la possibilité de chiffrer
l’accès aux données.
83
Il ne s’agit que du chiffrement de l’accès au données et non du chiffrement
des données elles-mêmes.
Ensuite, vous devez choisir des utilisateurs (ou mieux, des groupes) qui
pourront disposer d’accès spécifiques en fonction de leurs besoins, par
exemple pour le “Principal” utilisateur authentifié, les droits peuvent être
"Lecture seule" :
84
Paramètres du partage
Et voilà, votre partage est disponible via \\SRVDHCPPAR01\Sensible (à
modifier avec le nom de votre serveur).
85
Accès au partage Sensible
Par défaut, l’administrateur n’est pas obligatoirement libre de gérer les
fichiers, il peut ne pas avoir accès aux données de “Sensible” s’il n’en a pas
le besoin. Il pourra tout de même effectuer ses tâches d’administration sans
pouvoir voir le contenu des données !
Accès refusé
pour l’administrateur local sur le dossier “Sensible”
Il ne vous reste plus qu’à autoriser les flux sur votre pare-feu pour fournir
l’accès à votre serveur de fichiers. Vous utilisez le protocole SMB, il faut donc
ouvrir le port 445/TCP à destination de votre serveur sur votre réseau.
Allez plus loin
86
Je vous invite à regarder de près les possibilités de mise en cluster. Cela vous permettra
d’avoir plusieurs serveurs pour héberger votre partage, ainsi vous augmenterez la
disponibilité de vos données.
Vous trouverez également des informations utiles dans le cours Installez et déployez
Windows 10 sur les espaces de stockage, qui fonctionnent globalement de la même
façon sous Windows 10.
En résumé
• Le serveur de fichiers est un rôle par défaut qui n’est pas
complètement installé ; il faut terminer l’ajout de certaines
fonctionnalités afin de pouvoir mettre en place un partage.
• Il existe deux grands types de protocoles disponibles, SMB et NFS,
l’un propriétaire Microsoft, l’autre plutôt orienté vers le monde Unix,
avec notamment une implémentation sous Linux et MacOS.
• Il est possible de chiffrer l’accès aux données via SMB.
• Windows Server met en œuvre une virtualisation des disques afin de
faciliter la sécurisation en miroir ou la parité, pour garantir la fiabilité
d’un partage.
87
Assistant des services de stratégie et d’accès réseau
Dénommés NPS (Network Policy Server), ces services assurent le contrôle
d’accès à votre réseau comme il vous est dit ; ce serveur agit comme un
serveur RADIUS (Remote Authentication Dial-in User Service) qui est un
protocole permettant justement de vérifier l’identité d’un client, ses droits, et
de lui fournir un service (tel que l’accès à un réseau), s’il dispose de tels
droits.
NPS peut aussi servir de proxy RADIUS, mais je vous propose de rester sur
sa fonction première : le serveur RADIUS.
88
Services de stratégie et d’accès au réseau installé
Installez ce rôle (en toute logique, vous ne devriez pas avoir besoin de
redémarrer votre serveur). Sélectionnez votre serveur. Ici j’ai nommé mon
serveur SRVNACPOI01 : c’est un serveur SRV, pour le contrôle d’accès au
réseau NAC (Network Access Control ), et il est le premier (01) serveur situé
à Poitiers (POI). Faites un clic droit sur la ligne correspondant à votre serveur
et sélectionnez “Serveur NPS” :
89
Petite information supplémentaire sur les éditions de Windows Server
concernant RADIUS. La version Standard de Windows Server permet de
gérer “seulement” 50 clients RADIUS, alors que la version Datacenter ne
restreint pas le nombre de clients ; cela permet de préciser vos critères de
choix d’une édition de Windows Server, et donc de dimensionner votre
réseau avec précision.
Avant de vous lancer dans l’implémentation de votre contrôle d’accès au
réseau, il vous faut maîtriser la terminologie et
le fonctionnement de RADIUS (commun à tous les protocoles d’accès).
2- Rappelez-vous les fondamentaux du contrôle d’accès
Avant tout, il faut identifier les clients. Il faudra donc avoir un client prenant en charge le
protocole RADIUS ; l’avantage ici, c'est l’utilisation des technologies Microsoft : vous
retrouverez des clients natifs pour chaque rôle de serveur.
C’est donc le cas ici, un poste Windows 10 Professionnel sera donc en mesure
d’interroger un serveur RADIUS. À ceci près que le poste client ne sera pas le client
RADIUS. En effet, il ne va pas directement demander au serveur d'accès s’il peut
accéder au réseau. Pour cela, il devra s’appuyer sur un tiers qui, lui, consultera le
serveur RADIUS.
Voici un schéma de fonctionnement du rôle d’accès au réseau de Microsoft.
Illustration
(issue du site de Microsoft) concernant le fonctionnement de RADIUS au travers du
serveur NPS de Windows Server
90
Le poste client sera donc un suppléant (dans la terminologie RADIUS). Le client
RADIUS est alors l’équipement qui fournira l’accès au réseau. Cela peut être un
commutateur, un point d’accès Wi-Fi ou un serveur d’accès distant ou VPN.
Comme je ne souhaite pas que vous soyez obligé d’investir dans du matériel, je vous
propose de comprendre le fonctionnement au travers, non pas de la mise en œuvre sous
Windows, mais via Packet Tracer. Packet Tracer est un outil Cisco, gratuit, qui permet
de comprendre rapidement le fonctionnement de RADIUS.
Initiez-vous à Packet Tracer !
• Un PC portable ;
91
Architecture RADIUS simulée
Puis par le point d’accès Wi-Fi en y insérant les configurations réseau ci-
dessous :
92
Configuration IP du serveur
Maintenant que les configurations IP sont opérationnelles sur ces deux
équipements, passez à la configuration du serveur et du client RADIUS :
La configuration du client RADIUS est très simple, il suffit de spécifier
l’adresse IP du serveur RADIUS et de définir un secret (comme vous
voulez sécuriser l’accès Wi-Fi, cela se passe dans la partie “Wireless”) :
93
Configuration du client RADIUS
Maintenant, passez à la configuration (très simplifiée dans ce simulateur) du
serveur RADIUS, rendez-vous dans la partie “Services”, puis AAA.
Au passage, AAA signifie Authentication, Authorization,
Accounting/Auditing. Ce protocole est la base du protocole RADIUS !
Entrez tout d’abord les informations sur le client RADIUS : un nom, son IP et
le secret que vous avez entré sur le client :
94
Configuration du serveur RADIUS
Maintenant, il ne vous reste plus qu’à définir des utilisateurs dans la partie
“User Setup”. Passez ensuite à la configuration du supplicant (à savoir le PC
portable).
Ajoutez-lui une carte Wi-Fi.
Attention, il faut éteindre le PC, retirer la carte réseau filaire et ajouter la carte
réseau Wi-Fi, sans oublier de rallumer le PC !
Il ne vous reste qu’à configurer les identifiants définis précédemment et à
attendre que l’authentification se mette en œuvre ; au bout de quelques
secondes vous devriez avoir le résultat suivant :
95
Client Wi-Fi autorisé à se connecter au réseau grâce au protocole RADIUS
Grâce à cette simulation rapide, vous avez compris comment fonctionne le
protocole RADIUS. Vous pouvez alors passer en mode Simulation sous
Packet Tracer, et redémarrer le serveur et le client Wi-Fi pour observer les
“enveloppes” de données et les différents échanges liés au contrôle d’accès :
96
4- Transposez votre maquette sous Windows Server
La page de configuration d’un client RADIUS sous Windows est relativement
la même que celle de Packet Tracer. Pour la trouver, rendez-vous sur
le Gestionnaire NPS (Serveur NPS dans les outils d’administration), et
ajoutez un client RADIUS en faisant un clic droit sur “Clients RADIUS” puis
“Nouveau” :
Configuration d’un
client RADIUS
Comme vous le voyez, rien de plus que dans Packet Tracer et sa simulation
simpliste !
NPS permet, sous Windows Server, d’aller plus loin avec ce mécanisme, et
notamment concernant les options sur la vérification de l’identité du client
souhaitant accéder au réseau. Cela se trouve sous Windows, à
l’emplacement “Stratégies” :
97
Stratégie de demande de connexion au réseau
Grâce à ces stratégies, il est possible de spécifier quels types de suppliciant
peuvent faire des demandes légitimes d’accès au réseau.
Une bonne pratique est d’utiliser les clients Windows étant inscrits au niveau
de l’Active Directory ou mieux encore, de vérifier la présence d’un certificat
sur le poste demandant l’accès au réseau.
Toutes ces possibilités se trouvent dans l’onglet “Paramètres” des propriétés
de la stratégie :
98
Paramètres de la stratégie de demande d’accès au réseau
Ensuite, les stratégies réseau vous permettent de spécifier les accès effectifs
à accorder aux demandeurs. Ici, j’ai autorisé les accès aux membres du
groupe “Utilisateurs” du serveur NPS. Dans un cas réel, ce serait aux
utilisateurs membres d’un groupe AD.
Voilà, vous savez tout (ou presque) sur le rôle d’accès au réseau. Libre à
vous d’adapter cela en vous basant sur les ressources que je vous propose
ci-après.
Allez plus loin
• Guide Microsoft sur RADIUS.
• RFC décrivant le protocole RADIUS.
En résumé
• Windows Server permet de créer un Serveur RADIUS à travers le rôle
d’accès au réseau dit “Serveur NPS”.
99
• RADIUS est un protocole faisant partie de la famille des protocoles
AAA permettant l’authentification, l’autorisation et l’audit des accès.
• Avec le Serveur NPS de Windows, vous pouvez utiliser
de nombreuses options de vérification de l’identité d’un équipement
demandant un accès réseau, permettant d’authentifier avec précision
les demandes d’accès.
• Les types d’accès au réseau peuvent être conditionnés à d’autres
options spécifiées dans des stratégies réseaux permettant de limiter
la bande passante, les horaires ou même les services accessibles.
100
Tableau de bord d’un serveur Windows
Rappelez-vous, sur la gauche le menu d’accès rapide ; au milieu, le tableau
de bord à proprement parler, avec une zone démarrage rapide et les
éléments de surveillance, puis en haut à droite, le menu avec les notifications
(matérialisées par un drapeau).
Tout d’abord, le menu à gauche. Il permet d’aller rapidement à un serveur,
un rôle ou vos groupes de serveurs :
101
Tableau de bord du serveur local
Je ne reviens pas sur la première zone qui vous permet de retrouver les
configurations de base de votre serveur (réseau, nom, état des mises à
jour...). En-dessous, vous retrouvez les événements des différents journaux
d'événements de votre serveur.
Microsoft a mis en place un système similaire à “journalctl” sous Linux. Tous
les événements seront enregistrés dans ces différents journaux, et le tableau
de bord vous les affichera tous ici. L’affichage est donc centralisé, et il est
possible de n’afficher que des événements critiques (quel que soit le journal
en question – pour rappel, il existe les journaux application, installation,
système et sécurité, par défaut sous Windows).
102
Affichage centralisé des événements des journaux par défaut
Sous cette partie Événements se trouve la partie Services :
103
Cet outil est très intéressant en termes de surveillance d’un serveur. Par
exemple, j’ai installé le rôle DHCP sur mon serveur ; est-ce que ma
configuration est validée par les guides et bonnes pratiques de Microsoft ? Je
n’ai qu’à lancer le “Best Practice Analyzer” (BPA) pour le savoir via
"Tâches”, “Commencer l’analyse BPA”, et voilà le résultat :
Résultat du BPA avec le rôle DHCP installé sur un serveur tout frais
En un clin d’œil (ou clic de souris), je sais que mon rôle DHCP n’est pas
correctement configuré et qu’il ne peut pas fonctionner ! Charge à moi (et
donc à vous) d’effectuer les modifications proposées.
Notez que bien souvent, si vous ne validez pas le BPA, le support de
Microsoft ne pourra intervenir sur votre serveur. En effet, si vous ne suivez
pas les guides et bonnes pratiques de Microsoft, ils ne peuvent pas vous
aider dans la résolution d’un problème qui, pour eux, n’en est pas un.
4- Surveillez les performance de votre serveur
Sous le BPA se trouve la partie Performance :
104
Rarement utilisé, c’est pourtant un outil puissant pour diagnostiquer un
problème de ressources sur son serveur. Pour l’activer, il suffit de cliquer sur
“Tâches” puis sur “Configurer des alertes de performance” :
Alerte de performance
105
Ainsi, vous savez comment identifier des problèmes de performance sur votre
serveur. À vous d’investiguer pour en trouver la source et résoudre le
problème !
5- Gardez le contrôle sur les rôles et fonctionnalités
Enfin, vous avez le récapitulatif des rôles et fonctionnalités installés sur votre
serveur :
106