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Accusation de crimes contre Daenerys Targaryen

Le document présente une accusation contre Daenerys Targaryen, soulignant plusieurs crimes, dont des exécutions sommaires et des violations des droits humains, en se basant sur des événements spécifiques de son parcours. Les auteurs, Marina Chmel, Manon Hours et Eléonore Espagnat, argumentent que ses actions, telles que l'exécution de Mirri Maz Duur et la destruction de la capitale de King's Landing, violent les normes internationales et le droit pénal. L'accusation conclut que ces actes doivent être jugés et ne doivent pas rester impunis.

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Accusation de crimes contre Daenerys Targaryen

Le document présente une accusation contre Daenerys Targaryen, soulignant plusieurs crimes, dont des exécutions sommaires et des violations des droits humains, en se basant sur des événements spécifiques de son parcours. Les auteurs, Marina Chmel, Manon Hours et Eléonore Espagnat, argumentent que ses actions, telles que l'exécution de Mirri Maz Duur et la destruction de la capitale de King's Landing, violent les normes internationales et le droit pénal. L'accusation conclut que ces actes doivent être jugés et ne doivent pas rester impunis.

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Marina Chmel

Manon Hours
Eléonore Espagnat

Projet rhétorique : l'accusation de Daenerys Targaryen

Mesdames, Messieurs,
Monsieur le Procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de Vilnius,
Monsieur Maslowski,
Nous avons aujourd’hui l'honneur d'attirer votre attention sur des faits d’accusations
portés à l’égard de l'héritière du trône de fer et dernière survivante de sa dynastie,
Madame Daenerys Targaryen. Née sur l’île de Dragonstone, l’accusée vécut une
enfance marquée par la fuite et l’exil, loin des terres de Westeros. Élevée dans la
clandestinité après la chute de son père, le roi fou Aerys II Targaryen, elle forgea
progressivement son destin en levant une armée et en reconquérant les territoires
perdus par sa famille. Dotée d'une volonté de fer et d’une détermination sans égale,
Daenerys eut à traverser de nombreux obstacles pour parvenir à ses desseins. De
ses premiers pas en tant que “Khaleesi" des Dothraki, à son ascension en tant que
Reine des Andals et Mère des Dragons, l’accusée exécuta plusieurs crimes dans le
but d’inspirer la crainte chez ses ennemis. Ces méfaits refont aujourd’hui surface.
Tyrion Lannister le déclarait lui-même à l’accusée lors de leur dernière discussion,
nul crime ne doit être impuni. Les actions de grande envergure mené par Madame
Targaryen, telle que la destruction de la capitale de King’s Landing et l’assassinat de
milliers d'innocents, doivent être jugées et ne doivent pas rester sans conséquences.
De ce fait, nous voilà aujourd’hui, prêts à dénoncer six événements commis par
Daenerys Targaryen et pénalement sanctionnables. Ce projet vise à mettre en
lumière les faits reprochés à l’accusée. Sont dénotés les principes de trahison, de
meurtres, de crimes contre l’humanité et de multiples violations des droits
internationaux.

A l’accusation, Marina Chmel, Manon Hours et Eléonore Espagnat déclarons ;

⇒ 1er fait reproché à Mme Targaryen


Pour débuter, après la mort de son époux Khal Drogo et la perte de son
enfant à naître, Daenerys Targaryen tient Mirri Maz Duur, une guérisseuse,
responsable de ces tragédies. Cette dernière aurait utilisé un rituel de magie pour
sauver Drogo, mais celui-ci l’a laissé dans un état végétatif. En représailles,
Daenerys décide de faire brûler Mirri Maz Duur vive sur un bûcher funéraire, un acte
qui symbolise également son désir de faire éclore ses dragons. Sur le plan juridique,
cette exécution soulève plusieurs violations de normes internationales. Tout d'abord,
l'article 3 commun des Conventions de Genève (1949) interdit les exécutions
sommaires et exige un traitement humain pour toutes les personnes capturées en
disposant que : “sont et demeurent prohibés [...] les condamnations prononcées et
les exécutions effectuées sans un jugement préalable, rendu par un tribunal

1
régulièrement constitué, assorti des garanties judiciaires reconnues comme
indispensables par les peuples civilisés”. Mirri Maz Duur n’a bénéficié d’aucun
procès équitable ni d'une enquête formelle pour établir sa culpabilité. De plus, la
Convention contre la torture de 1984, établit une norme fondamentale : faire brûler
vivante une personne est intrinsèquement cruel et inhumain. L'absence de
proportionnalité dans cette action est également frappante. En effet, Mirri Maz Duur
s’est engagée à sauver Khal Drogo, le mari de l’accusée, de la mort, ce qu’elle a fait
bien qu’il se soit retrouvé dans un état végétatif. En revanche, dans le cas de l’enfant
mort-né de Mme Targaryen, la guérisseuse a bien expliqué à celle-ci que la magie
du sang pour sauver Drogo a un prix car seul le sacrifice d’une vie peut en ramener
une autre. De ce fait, même l’hypothèse selon laquelle la guérisseuse s’est rendue
coupable d’un crime qui, devant un tribunal compétent, aurait pu être puni de la
peine mort, reste loin d’être certaine, ce qui accroît l'arbitraire et la monstruosité de
l’acte de l’accusé. Mais encore, même si Mirri Maz Duur avait réellement commis un
crime odieux, sa mise à mort publique par le feu dépasse largement ce qui pourrait
être considéré comme une réponse proportionnée ou nécessaire. La défense
pourrait tenter de justifier cet acte en arguant qu'il s'agissait d'une réponse
émotionnelle à ses pertes personnelles ou en invoquant des justifications culturelles
liées aux traditions Dothraki. Cependant, ces arguments ne sauraient exonérer les
actes cruels d’une responsabilité internationale. Ainsi, l’exécution de Mirri Maz Duur
constitue une violation manifeste des principes fondamentaux du droit international
humanitaire. Elle illustre une gouvernance initialement guidée par des émotions
personnelles plutôt que par des principes juridiques ou éthiques. Par ailleurs, la mort
de Khal Drogo n’est point le fait de la guérisseuse, mais bien la décision de Mme
Targaryen. Elle s’est octroyée le droit de mettre fins aux jours de son mari alors que,
même si la question de l’euthanasie d’une personne dans un état végétatif est
envisageable selon les pays, jamais cette décision ne peut être celle d’un individu
seul, sans un cadre médical et légal. Sa décision quant à la mort de Khal Drogo viole
donc également “le droit de toute personne à la vie” garanti à l’article 2 de la
Convention Européenne des Droits de l’Homme.

⇒ 2e fait reproché à Mme Targaryen


De surcroît, l’exécution de Mirri Maz Duur ne constitue point la dernière
exécution sommaire commise par Mme Targaryen sous prétexte de délivrer la
justice, en se montrant des plus arbitraires et en ignorant purement et simplement le
droit international. En effet, au cours de son voyage à travers les cités esclavagistes
d'Essos (Astapor, Yunkai, Meereen), Mme Targaryen poursuit l’objectif louable de
libérer les esclaves au cours de ce qui fut appelé la libération de la baie des Serfs.
Cependant, sa campagne n’est pas sans de nombreux excès de son pouvoir, et
notamment de celui de ses dragons, en s’attaquant à de multiples reprises aux
maîtres et propriétaires des esclaves, sur lesquels elle s’est arrogée un droit de vie
ou de mort sans avoir recours au moindre organe de justice, sans leur offrir le droit à
un procès équitable, un droit pourtant garanti par plusieurs textes de droit
international. L’article 6 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme

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garantit par exemple le fait que “toute personne a droit à ce que sa cause soit
entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal
indépendant et impartial, établi par la loi”, article par ailleurs repris dans les mêmes
mots à l’article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Mme
Targaryen a donc violé à de nombreuses reprises ces deux conventions
internationales. De plus, Mme Targaryen n’a pas seulement condamné ces maîtres
de manière arbitraire et en leur refusant un procès équitable, mais elle les a exécuté,
se rendant donc coupable de meurtre, définit à l’article 221-1 du Code Pénal comme
“le fait de donner volontairement la mort à autrui”. En effet, ses actes ne peuvent
constituer l’exécution d’une peine capitale car, comme le dispose l’article 2 de la
Convention Européenne des Droits de l’Homme : “la mort ne peut être infligée à
quiconque intentionnellement, sauf en exécution d’une sentence capitale prononcée
par un tribunal compétent au cas où le délit est puni de cette peine par la loi”.
L’absence de procès pour ces propriétaires d’esclaves rend donc impossible la
justification des actes de Mme Targaryen par l’idée que ces individus sont
sanctionnés par la peine capitale au vu de leurs activités inhumaines liées à
l’esclavage, et rend donc coupable celle-ci du meurtre de dizaines d’innocents
puisque selon l’article 6 de la convention européenne des droits de l’Homme, “toute
personnes accusée d’une infraction est présumée innocente jusqu’à ce que sa
culpabilité ait été légalement établie”. Par ailleurs, plus précisément, lors de la prise
d’Astapor par Mme Targaryen, celle-ci s’est rendue coupable d’escroquerie grave en
plus d’un meurtre commis par la suite. En effet, l’accusée a prétendu passer un
accord avec Kranys, chef de la cité, en échangeant son dragon Drogon contre
l’armée d’Immaculés de Kranys, mais après avoir passé cet accord, Mme Targaryen
a simplement ordonné au dragon de brûler Kranys afin qu’elle puisse récupérer son
dragon mais garder en même temps l’armée d’Immaculés. Or, l’escroquerie, qui se
définit à l’article 313-1 du Code Pénal comme le fait “d’obtenir frauduleusement la
remise d’une chose ou d’une somme d’argent par l'usage de manoeuvre
frauduleuses” est constituée par trois éléments, la tromperie, l’intention de frauder et
le préjudice pour la victime. Mme Targaryen s’est donc rendue coupable
d’escroquerie car elle a trompé Karys par le mensonge à l’aide d’informations
fausses. Quant à l’accord passé entre eux, elle avait l’intention de frauder puisqu’elle
nourrissait l’objectif depuis le début de prendre possession de l’armée du chef de la
cité sans pour autant perdre son dragon. Elle commit un préjudice pour Karys qui a
perdu son armée en raison de la tromperie. Finalement, cette escroquerie rend
impossible de justifier le meurtre de la victime en question par un profond sentiment
de justice contre l’esclavage puisque la mort de Karys n’était rien d’autre que la
solution pour Mme Targaryen afin de mener a bien son plan et s’assurer qu’il n’y
aurait aucune réponse à son escroquerie et qu’elle pourrait paisiblement repartir
avec son dragon et l’armée de l’homme. Ainsi, Mme Targaryen et sa défense
pourraient être tentés de justifier les multiples exécutions de propriétaires d’esclaves
au cours de la libération de la Baie des Serfs par la volontée de l’accusée de rendre
justice et de libérer les esclaves mais elle ne peut s’arroger le droit de vie ou de mort
sur des individus même s’ils lui paraissent coupables de crimes inhumains.

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L’absence de procès et de condamnation d’une justice indépendante et impartiale
viole diverses conventions internationales et fait d’elle davantage une meurtrière
plutôt qu’une justiciaire. De ses propres dires elle n’importe d’ailleurs pas
d’importance à la morale de ses actes ou à leur légalité puisqu’elle affirme : “laissez
aux prêtres la tâche de débattre de ce qui est bien ou mal. L’escalvage est une
réalité. Je peux l’anéantir. Je vais l’anéantir comme j’anéantirai tous ceux qui
l’organisent”. Par ailleurs, pour une femme tant animée par une répulsion immense
envers l’eaclavage, cela semble étonnant de libérer tous ces hommes afin de les
forcer à rejoindre son armée et aller payer avec leur sang le prix d’une guerre qui ne
les concerne pas le moins du monde. Si d’autres individus comme Mme Targaryen
se permettait un matin de décider de faire justice eux-mêmes, la paix dans le monde
serait grandement menacée voire purement anéantie, ce qui oblige de ne pas laisser
les crimes de Mme Targaryen impunis.

⇒ 3e fait reproché à Mme Targaryen


Aux chefs d’accusations précédemment exposés s’ajoutent d’autres faits
répréhensibles. Il est, en effet, également reproché à Madame Daenerys Targaryen
d’avoir, en toute connaissance de cause, commis un crime contre l’humanité et violé
plusieurs actes juridiques. En effet, en prenant le contrôle de Maureen, l’accusée
aurait ordonné l'exécution de 163 maîtres d’esclaves, un pour chaque enfant crucifié.
En appliquant la peine capitale à l'ensemble des maîtres responsables, sans
distinction individuelle de culpabilité, Madame Daenerys Targaryen tend à rendre
justice par la vengeance. Or l'exercice de la justice est une fonction publique, elle
appartient aux tribunaux, pas aux citoyens. D’après le droit pénal français, et la
notion d’État de droit, seul un juge ou une autorité compétente peut décider de la
légalité d’un acte et appliquer une sanction. En rendant justice de son propre fait,
l’accusée viole le principe fondamental que rendre ou se faire justice soi-même est
strictement interdit par la loi. En effet, bien qu’ayant pris le contrôle de Meereen, et
étant devenu chef légitime de la ville, Madame Daenerys Targaryen ne pouvait
rendre justice puisque ni elle, ni son acte ne possédait de légitimité judiciaire. En
l’absence de procès et d’enquête judiciaire, l’accusée ne possédait pas de preuves
concrètes sur la responsabilité individuelle de chacun des maîtres exécutés dans
l’affaire. N’étant pas reconnus comme coupables devant la justice, ces derniers
étaient, selon le principe de présomption d’innocence inscrit dans l'article 9-1 du
Code civil Français et l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme,
innocents. Cela viole également, l’article 3 de la Convention européenne des droits
de l'homme qui garantit les droits de la défense, le droit à un procès équitable, et la
protection contre la torture et les traitements inhumains ou dégradants. De surplus,
en exécutant les 163 maîtres, l’accusée ne commettait, non pas de crime de guerre
en l’absence de cette dernière, mais bel et bien un crime contre l’humanité. Un crime
contre l'humanité est défini, selon l’association Trial International, comme une
infraction spécifique commise dans le cadre d’une attaque de grande ampleur visant
des civils, quelle que soit leur nationalité. Ils comprennent le meurtre, la torture, les
violences sexuelles, l’esclavage, la persécution, et les disparitions forcées.

4
L'exécution des 163 maîtres est considérée comme une attaque de grande ampleur
généralisée contre une population civile que sont les maîtres d’esclaves sans
différenciation de responsabilité individuelle, soit un crime contre l’humanité. Selon le
même principe, les droits de l'homme qui garantissent à chaque individu le droit à la
vie, un procès équitable et la dignité humaine ne furent pas respectés. Ce n’est pas
la première fois que l’accusée commet un tel acte. En effet, cette dernière a
également exécuté un de ses conseillers, sans preuve concrète de sa responsabilité
et sans lui donner la possibilité à un procès équitable lorsque celui-ci était accusé
d’avoir assassiné un opposant politique radical captifs. Les exécutions massives ou
individuelles sans procédures légales, comme celles ordonnées par Madame
Daenerys Targaryen, sont considérées comme arbitraires et enfreignent ces droits
fondamentaux. On ne remet jamais la culpabilité du dictateur Adolf Hitler en cause,
alors pourquoi le ferait-on avec celle de Madame Daenerys Targaryen ? Ses actes,
bien que effectués à moins grande échelle, sont similaires à ceux commis par
l’ancien chancelier Allemand. En effet, tous deux ont exécuté une partie spécifique
de la population civile qu’ils jugeaient comme dangereuse pour la société et
responsable de crimes infâmes. Ils expliquèrent leurs meurtres comme légitimes,
sans aucunes preuves juridiques que les juifs ou les maîtres tués furent coupables
d’actes juridiquement répréhensibles n’ayant pas eu le droit à un procès équitable.
Même en partant sur la base que Madame Daenerys Targaryen ne répondait à
aucune juridiction, et, ayant pris le contrôle de Meereen, décidait qu’en son pouvoir
se trouvait celui judiciaire, il est important de rappeler qu’un chef d’état se doit
d’assurer la sécurité de ses citoyens et non pas instaurer un système de terreur en
s’attaquant à une partie de sa population civile. Certes, il existe une immunité
politique pour les chefs d'État, néanmoins, celle-ci s’annule devant les tribunaux
internationaux lorsqu’un acte d’une haute gravité tel qu’un crime contre l’humanité
est commis. Ainsi, l’accusée n’est point défendue par son immunité diplomatique.

⇒ 4e fait reproché à Mme Targaryen


S’ajoute à cela, un autre crime commis reproché à l’accusée. Drogon, son
dragon, dans le cadre de la bataille de Meereen, attaque une foule, et tue un enfant
qui s'aventure trop près de lui. Certes, Madame Daenerys Targaryen n’est pas
directement responsable de l’acte commis, néanmoins, Drogon, le dragon, lui
appartient. Sachant que, comme en témoigne les articles 515-14, et 1243 du Code
civil Français, tout animal est juridiquement considéré comme un bien vivant doué
de sensibilité, alors il en va de la responsabilité du maître de répondre ses actes ; «
le propriétaire d’un animal, ou la personne qui en a la garde, est responsable du
dommage que l’animal cause, soit par son fait, soit par son comportement. ». En
effet, si un animal cause des dommages à autrui ou à son environnement, c’est son
maître qui en sera, au regard des codes civil et pénal français, responsable. Si
demain mon chat venait à griffer ma voisine, alors je serais la personnalité juridique
qui devra payer les dommages et intérêts causés. Ici, Madame Targaryen doit
répondre des actes de son animal sur le principe de la responsabilité animale en
droit. Elle est de part ce fait, coupable du meurtre de cet enfant. Partant de là,

5
l’accusée est également coupable de violation du principe de distinction entre civils
et militaires explicité dans le Droit de la Haye, et dans les 4 conventions de Genève.
En effet, tous servent les populations civiles en temps de guerre et stipulent que tout
actes meurtriers ou destructeurs à l’encontre de la population civile, en temps de
guerre, est prohibé et sanctionnable par la Cour Pénale Internationale. C’est donc,
là, un crime de guerre, l’enfant étant civil. Enfin, concernant, un acte révélé plus tôt
dans le développement, il est de également reprochée à l’accusée d’avoir exécuté
l’un de ses conseillers ayant assassiné un opposant politique radical captifs, un fils
de la Harpie. Nous ne reviendrons pas sur le principe arbitraire et injuste de cet acte
qui ne découle pas d’une décision judiciaire propre. Néanmoins, le droit international
impose aux États de protéger leurs citoyens contre les violences politiques. Ce
principe est violé par deux fois par Madame Targaryen. En effet, premièrement, elle
échoue à garantir la sécurité du fils de la harpie. Dans un second temps, elle
exécute un de ses conseillers faisant elle-même usage des violences politiques. A
cela s’ajoute que plus tard, Drogon, son dragon attaque également ces mêmes
opposants politiques de la Harpie, en crachant son feu. Selon le principe de la
responsabilité animale, l’accusée condamne donc, un acte qu’elle eut, elle-même
commis. A noter que la Cour européenne des droits de l'homme et la Cour
interaméricaine des droits de l'homme ont déjà, auparavant jugé des affaires où des
opposants politiques furent tués de manière extrajudiciaire. Les deux cours ont
condamné ces actions comme étant des violations des droits fondamentaux de
l'homme. De plus, il semble qu'elle ne se fut pas auto-exécutée suite à cet acte.
Pourquoi pourrait-elle tuer un de ses opposants sans en payer de son sang si un de
ses conseillers ne le peut pas ? Cela dénote une perception de supériorité de
Madame Targaryen semblable à l’installation d’un régime tyrannique et arbitraire ou
seul le chef peut agir librement ; tuer ses opposants politiques, et faire preuve
d’emprisonnement et jugements arbitraires. Ces pratiques sont formellement
interdites et répréhensibles notamment aux yeux de la Déclaration universelle des
droits de l’homme de 1948, et des Conventions de Genève. Un régime tyrannique
peut être poursuivi pour crimes contre l'humanité, génocide, torture, ou assassinats
politiques, soit poursuivi par tous les chefs d’accusation concernant Madame
Daenerys Targaryen.

⇒ 5ème fait reproché à Mme Targaryen


Par la suite, Daenerys Targaryen a brûlé un total de 11 Khals dans le temple
où se réalisait son jugement pour ne pas avoir respecté les traditions dothrakies
selon lesquelles elle aurait dû rejoindre les autres veuves du royaume dans le
temple du dosh khaleen après la mort de son époux Khal Drogo dans l’épisode 10
de la saison 2. Selon l’article 221-1 du Code Pénal, “le fait de donner volontairement
la mort à autrui constitue un meurtre. Il est puni de trente ans de réclusion
criminelle”. Or, Mme Targaryen a bien agit en ayant conscience de la mort qu’elle
infligeant aux 11 Khals, puisqu’elle a annoncé, avant d’enflammer l’ensemble du
temple en sachant pertinemment qu’aucun des hommes ne survivrait aux flammes
mais qu’elle s’en sortirai indemne du fait de sa résistance au feu en tant que mère

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des dragons, je cite l’accusé : “vous allez mourir”. De ce fait, Mme Tragaryen se
rend coupable du meurtre de ces 11 khals. De plus, l’article 221-3 du Code Pénal
explique lui que “le meurtre commis avec préméditation ou guet-apens constitue un
assasinat. Il est puni de la réclusion criminelle à perpétuité”. L’acte de Mme
Targaryen constitue en effet un assassinat, puisque son crime résulte d’un plan
précedemment fomenté par celle-ci. L’idée était de causer la mort de ces Khals dont
faisait parti le chef des Dothrakis, khal Moro, afin de convaincre le reste des
Dothrakis survivants de lui vouer loyauté, ce qui permettait à Mme Targaryen de se
retrouver aux commandes d’une armée de Dothrakis pour tenter de quitter Essos et
rejoindre Westeros à l’Ouest après avoir traversé la mer, et ainsi aller attaquer Port
Réal dans le but de reprendre le trône de fer aux Barathéon et aux Lannister, au
pouvoir depuis le meurtre du roi Aerys II dit le “roi fou”, père de Mme Targaryen, par
son chevalier Jaime Lannister, ce qui faisait d’elle l’héritière légitime du trône. Ainsi,
Mme Targaryen est en réalité coupable de l’assasinat, avec préméditation donc, des
11 Khals. L’accusé pourrait alors être tenté de plaider la légitime défense. En effet,
peu avant son acte, Khal Moro l’a menacé verbalement de viol en tenant les propos
suivants : “très bien, pas de dosh khaleen pour toi. Au lieu de ça, on te baisera tour à
tour. Ensuite, on laissera nos sangs-coureurs te baiser. Et s’il reste quelque chose
de toi, ce sera le tour des chevaux”. Les paroles de Khal Moro constitue donc
indéniablement une menace, infraction pénale punie par le Code pénal à l’article
222-17, bien que pour être sanctionnée par la loi, cette menace doit avoir été
réitérée, ce qui n’est pas le cas pour Khal Moro. Pourtant, malgré la menace
explicite à l’encontre de l’accusé, celle-ci ne peut se prévenir de la légitime défense
pour se présenter comme pénalement irresponsable. Pour cause, l’article 122-7 du
Code Pénal explique que “n’est pas pénalement responsable la personne qui, face à
un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit
un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s’il y a
disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace”. Or, outre le fait
qu’il semblerait que Mme Targaryen n’était point du tout effrayée par les menaces de
Khal Moro, la défense de l’accusé n’était pas le moins du monde proportionnée à la
gravité de la menace, puisque Mme Targaryen a répondu à la menace de viol d’un
seul homme, menace uniquement verbale donc puisqu’il n’a pas présenté la moindre
menace physique envers l’accusé, avec l’assassinat de 11 Khals. La défense est
donc certes pour elle-même, immédiate et potentiellement nécessaire à sa
protection, mais elle s’avère loin d’être proportionnelle, ce qui contredit l’idée de
légitime défense. De plus, le fait que l’acte ait été prémédité s’oppose à la définition
de la légitime défense. Par ailleurs, l’assassinat des 11 Khals s’est produit à
l’encontre de personnes dépositaires de l’autorité publique, et ce en raison de ses
fonctions car dans l’objectif de prendre le pouvoir sur les Dothrakis après leur mort,
au moins dans le cas de Khal Moro. De ce fait, et selon l’article 221-3 du Code
Pénal, l’accusé devrait voir sa période de sûreté portée à 30 ans ou bien
l’impossibilité de lui accorder les mesures énumérées à l’article 132-23 du Code
Pénal relatif à la période de sûreté. Finalement, la défense pourrait être tenter de
justifier l’acte de Mme Targaryen par la résistance à l’oppression, garantit à l’article 2

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de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : “le but de toute association
politique est la garantie des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits
sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.” En effet,
l’oppression des Khals envers la population Dothrakis, et notamment les femmes,
victimes de viols impunis, pourrait justifier la résistance du peuple dont les droits
fondamentaux sont irrévocablement violés. Cependant, Mme Targaryen a agi seule
et dans ses propres intérêts, afin de prendre le pouvoir, et son acte ne relevait donc
point du tout de ce droit du peuple à résister à l’oppression. Ainsi, Mme Targaryen a
commis l’assasinat de 11 Khals, ce qui devrait la voir condamnée à la réclusion
criminelle à perpétuité, sans pouvoir bénéficier de la fin de la période de sûreté au
vu de la fonction de ses victimes dans la tribu Dothraki.

⇒ 6ème fait reproché à Mme Targaryen


De surcroît, Daenerys Targaryen exécute sans procès Randyll et Dickon Tarly
qui refuse de ployer le genou devant elle, puis plus tard, elle exécute cette fois Lord
Varys pour trahison. Avec ces trois exécutions, Daenerys Targaryen se rend
coupable tout d’abord de violation de la Convention Européenne des Droits de
l’Homme et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. En effet, pour
Randyll et Dickon Tarly, tout comme pour Varys, l’exécution ne correspond point à
l’application d’un jugement rendu par un tribunal compétent à la suite d’un procès
juste et équitable, mais résulte d’une décision arbitraire de Mme Targaryen qui a
simplement prononcée la phrase “moi, Daenerys Targaryen, je vous condamne à
mort”. Cependant, l’article 2 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme
dispose que “le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. La mort ne
peut être infligée à quiconque intentionnellement, sauf en exécution d’une sentence
capitale prononcée par un tribunal au cas où le délit est puni de cette peine par la
loi”. De même, le pacte international relatif aux droits civils et politiques dispose lui
au 2ème point de l’article 6 en parlant de la peine de mort que “cette peine ne peut
être appliqué qu’en vertu d’un jugement définitif rendu par un tribunal compétent”.
Ainsi, Mme Targaryen a violé ces deux traités internationaux en ayant recours à des
exécutions partiales et injustifiées par une procédure judiciaire légale. Par ailleurs, la
méthode d’exécution choisit par Mme Targaryen, c’est-à-dire la mort brûler vif par le
feu du dragon, reflète un profond manque d’humanité, puisque cette mort est
classée dans les trois plus douloureuses au monde, alors que lors de l’exécution de
la peine de mort, il est privilégié une méthode moins douloureuse et dans l’idée plus
humaine, tel que l’injection létale par exemple. De plus, avec l’exécution de Randyll
et Dickon Tarly pour refus de se soumettre à Mme Targaryen après qu’ils aient
perdu une bataille pendant la guerre, l’accusé s’est rendue coupable de crime de
guerre, puisque le statut de Rome instituant la Cour Pénale Internationale à l’article
8 explique qu’il est entendu par crime de guerre entre autre “le fait de priver
intentionnellement un prisonnier de guerre ou toute autre personne protégée de son
droit d’être jugé régulièrement et impartialement”. L’accusé viole également la IVème
Convention de La Haye concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre,
puisque l’article 4 dispose que “les prisonniers de guerre sont au pouvoir du

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Gouvernement ennemi, mais non des individus ou des corps qui les ont capturés. Ils
doivent être traités avec humanité”. Or, l’exécution non seulement profondément
arbitraire car sans le moindre procès, et par immolation par ailleurs, reflète un cruel
manque d’humanité envers ces prisonniers de guerre, et rend donc coupable
l’accusé d’une nouvelle violation d’une convention du droit international. Elle a qui
plus est violé l’article 100 de la troisième Convention de Genève de 1949 selon
lequel “aucune infraction ne pourra être rendue passible de la peine de mort sans
l’accord de la Puissance dont dépendent les prisonniers”. Pour ce qui est de
l’exécution de Lord Varys pour trahison après que celui-ci ait tenté de conspirer pour
faire monter Jon Snow sur le trône de fer au vu des révélations quant à l’identité de
son père, Rhaegar Targaryen, le frère de Mme Targaryen, ce qui faisait de lui un
héritier légitime du trône, bienque la trahison soit un crime grave définit comme une
violation de la loyauté ou de la fidélité à un État ou à une souveraineté pouvant être
puni de la peine capitale, l’absence de procès pour Lord Varys ne permet pas de
justifier cette exécution pour motif de haute trahison et complot contre le souverain.
D’autre part, Mme Targaryen a lancé l’assaut contre la capitale de Westeros,
Port-Réal, qu’elle a réduit en cendres en massacrant la population civile locale avec
l’aide de son dragon. Plus de 500 000 civils, hommes, femmes, enfants, jeunes,
vieillards, ont perdu la vie dans cette attaque, alors même qu’aucun n’a pris part au
conflit militaire. Par cet acte inhumain, Mme Targaryen se rend à la fois coupable de
crime contre l’humanité et de crime de guerre. En effet, le statut de Rome définit le
crime contre l’humanité à l’article 7 comme “l’un quelconque des actes ci-après
lorsqu’il est commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique contre
toute population et en connaissance de cette attaque”. Parmi les actes listés par le
texte se trouve le meurtre, or l’accusé a bien intentionnement commis le meurtre de
tous ces innocents lors de l’attaque de Port-Réal et en ayant pleinement conscience
du massacre et du nombre gigantesque de morts qu’elle causait. De plus, son acte
consiste en un crime de guerre puisque, le statut de Rome toujours, compte dans le
crime de guerre “le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la
population civile en tant que telle ou contre des civils qui ne participent pas
directement aux hostilités”. Par ailleurs, outre le crime contre l’humanité et le crime
de guerre, Mme Targaryen a violé les Conventions de Genève et leurs protocoles
additionnels en ne respectant pas la dissociation entre civils et militaires. En effet,
l’article 3 commun aux quatres Conventions de Genève dispose que “les personnes
qui ne participent pas directement aux hostilités [...] seront, en toutes circonstances,
traitées avec humanité” et ajoute que sont prohibées “les atteintes portées à la vie et
à l’intégrité corporelle, notamment le meurtre sous toutes ses formes”. De surcroît,
l’article 48 du protocole additionnel aux Conventions de Genève relatif à la protection
des victimes des conflits armés internationaux dispose lui que “les parties au conflit
doivent en tout temps faire la distinction entre la population civile et les combattants”.
De même, l’article 51 de cet acte additionnel dispose lui que “la population civile et
les personnes civiles jouissent d’une protection générale contre les dangers
résultant d’opérations militaires” et que “ni la population civile en tant que telle ni les
personnes civiles ne doivent être l’objet d’attaques”. Or, Mme Targaryen, bien que

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son attaque de Port-Réal puisse être justifiée par le contexte militaire et la guerre
pour le trône de fer, a spécifiquement attaqué la population civile de la ville, sans
faire de différence entre les civils et les militaires, voire même plutôt en visant bien
plus les civils que les militaires. Par ailleurs, la défense pourrait être tenté de justifier
ou du moins expliquer le geste de l’accusé par une volonté de vengeance suite à
l’exécution devant ses yeux de sa tendre amie Missandei par la reine de Westeros
Cersei Lannister, et notamment le fait que les derniers mots de celle-ci furent
“Dracarys”, mot prononcé par les chevaucheurs de dragon afin de leur ordonner de
brûler quelque chose, laissant donc à penser que la dernière volontée de Missandei
était pour Mme Targaryen de réduire Port-Réal en cendre. Pourtant, non seulement
la mort de Missandei est uniquement la volonté de Cersei Lannister et pas l’acte de
la population civile de Port Réal, mais surtout l’article 51 de l’acte additionnel des
quatres conventions de genève toujours dispose que “les actes sans discrimination
sont interdites. [...] seront, entre autres, considérés comme effectués sans
discrimination les types d’attaques suivants : [...] les attaques dirigées à titre de
représailles contre la population civile ou des personnes civiles”. De ce fait, la soif de
vengeance ne peut justifier l’attaque de Port Réal réalisée par l’accusé. Finalement,
il est possible d’ajouter que l’article 17 de la quatrième Convention de Genève
dispose que “les partis au conflit s’efforceront de conclure des arrangements locaux
pour l’évacuation d’une zone assiégée ou encerclée, des blessés, des malades, des
infirmes, des vieillards, des enfants et des femmes en couches” or Mme Targaryen
n’a pas organisé l’évacuation de la ville par ces personnes, ni même laisser la
moindre chance à la population civile de Port-Réal de fuir. Ainsi, Mme Targaryen
s’est rendue coupable de crime contre l’humanité et crime de guerre, en plus d’avoir
largement violé les conventions de Genève et leurs protocoles additionnels dans de
nombreuses de leurs dispositions, quant à la protection des civils en temps de
guerre et notamment la distinction entre civil et militaire.

Au regard de tous les chefs d’accusation retenus à l’encontre de Mme


Targaryen pour différents actes commis, allant de l’assasinat, au crime contre
l'humanité et crime de guerre, en passant par de multiples exécutions sommaires,
l’accusation demande que celle-ci soit condamnée à la peine d’emprisonnement à
perpétuité sans possibilité de libération, conformément à l’article 77 du statut de
Rome.

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