Lycée Mohamed V - Casa Sciences Physiques
CPGE - PCSI 1
Equations différentielles Année 2017/2018
De nombreux phénomènes physiques sont régis une ou plusieurs équation(s) diérentielle(s) : grandeurs éle triques
dans un ir uit omprenant un ondensateur ou une bobine, grandeurs inématiques (vitesse, a élération), grandeurs
asso iées à des phénomènes de propagation d'onde (ondes sonores, lumineuses, éle tromagnétiques, thermiques. . .).
Les méthodes rappelées i i seront omplétées dans le ours de mathématiques.
1 Prin ipe général de résolution
On notera f la fon tion de la variable t, sans restreindre la généralité de es notations (la variable t ne désignant
pas né essairement un temps. . .). L'équation diérentielle vériée par f sera dite linéaire si
la somme de deux de ses solutions est également une solution ;
le produit d'une solution par une onstante reste une solution.
Parmi les équations diérentielles linéaires, on se limitera à la résolution d'équations à oe ients onstants d'ordre
n, 'est-à-dire que la forme générale de l'équation diérentielle sera
dnf dn−1f df X dkf n
an n + an−1 n−1 + · · · + a1 + a0 f (t) = ak k = F(t)
dt dt dt dt
k=0
où (ak , k = 0 · · · n) sont des oe ients onstants et F(t) une fon tion réelle donnée, appelée se ond membre
On montre relativement fa ilement que la re her he de la solution f de ette équation diérentielle se fait grâ e à
la méthode suivante :
➤ on her he la solution générale f1 de l'équation diérentielle sans se ond membre (appelée également équation
homogène asso iée ) ;
➤ on her he une solution parti ulière f2 de l'équation omplète ;
➤ la solution générale de l'équation diérentielle s'é rit alors f = f1 + f2 .
1.1 Re her he de la solution générale de l'équation sans se ond membre
On montre que les fon tions du type t → exp rt (rℓ , ℓ = 1 · · · n) de e polynme es ra ines pouvant
où r est une onstante sont des solutions de l'équation éventuellement être omplexes, la solution générale de
homogène asso iée, à ondition que r soit solution de l'équation homogène asso iée s'é rit
l'équation ara téristique, dénie omme étant le poly-
nme de degré n suivant : X
n
f1 (t) = Kℓ exp rℓ t
X
n
ℓ=1
ak r k = 0
où (Kℓ , ℓ = 1 · · · n) sont des onstantes dites onstantes
d'intégration ( f
k=0
En supposant établies les expressions des n ra ines paragraphe 1.3 à e sujet).
1.2 Re her he d'une solution parti ulière de l'équation omplète
Elle est basée sur le prin ipe suivant : il existe une f2 (t) sous la forme d'une onstante ; si F(t) est une fon -
solution parti ulière de la même forme que tion sinusoïdale de pulsation ω , on re her he f2 (t) sous
le se ond membre F(t). Par même forme , il faut la forme d'une fon tion sinusoïdale de même pulsation
omprendre que si F(t) est une onstante, on re her he et .
1.3 Ce n'est pas ni. . .
Il reste en eet à identier les onstante d'intégration l'utilisation des onditions initiales si la variable t est
Kℓ qui interviennent dans l'expression de f1 . Pour ela, une variable temporelle ou des onditions aux limites si
il faut onnaître les valeurs de la solution omplète
1f la variable est une variable d'espa e.
en n valeurs distin tes de t. Suivant les as, on parle de
2 Équations diérentielles linéaires usuelles
Dans la pratique, la méthode exposée dans le paragraphe pré édent est très rarement appliquée dans son intégralité :
il existe des équations diérentielles typiques pour lesquelles la solution de l'équation sans se ond membre mérite d'être
retenue. Par ontre, la détermination de la solution parti ulière dépend entièrement du se ond membre. . .
1 Attention, es valeurs on ernent bien f et non pas la solution de l'équation sans se ond membre f1
2.1 Équations d'ordre 1
En mettant l'équation sans se ond membre sous la où K est l'unique onstante d'intégration (rappelons
forme anonique que le nombre de onstantes d'intégration est égal à
l'ordre de l'équation diérentielle). Remarquons que la
df1 1
+ f1 (t) = 0 onstante τ a né essairement la même dimension que la
dt τ variable t.
la solution générale de ette équation s'é rit
t
f1 (t) = K exp −
τ
2.2 Équations d'ordre 2
d2f df
Soit a 21 + b 1 + cf1 (t) = 0 l'équation homo- 2.2.2 Formes anoniques usuelles
dt dt
gène asso iée. D'après e qui pré ède, on est amené à Il en existe traditionnellement deux :
d2f1
+ 2λ
df1
+
her her les ra ines (r1 , r2 ) de l'équation ara téristique dt2 dt
ar2 + br + c = 0. Soit ∆ = b2 − 4 ac le dis riminant de d2f1 ω0 df1
ω0 2 f1 (t) = 0 et + + ω0 2 f1 (t) = 0. Elles
e polynme. dt2 Q dt
permettent d'une part de fa iliter la mise en appli a-
2.2.1 Méthode générale tion de la méthode générale pré édente, d'autre part les
onstantes λ, ω0 et Q introduites possèdent une inter-
On peut distinguer trois as dans la re her he de la prétation physique.
solution de l'équation sans se ond membre :
∆ > 0 : les deux ra ines (r1 , r2 ) sont réelles et 2.2.3 Cas parti ulier important
distin tes. On a dire tement
Dans beau oup de as, l'équation diérentielle du se-
f1 (t) = K1 exp r1 t + K2 exp r2 t ond ordre sera du type
∆ < 0 : les deux ra ines (r1 , r2 ) sont omplexes
onjuguées (à ondition que les oe ients a, b et d2f1
+ ω0 2 f1 (t) = 0
c soient réels, e qui est en général le as en phy- dt2
sique). On peut les noter λ ± i µ où i est le nombre
omplexe imaginaire pur de arré égal à −1. On équation pour laquelle la solution s'é rit
montre que la solution s'é rit alors
f1 (t) = K1 cos ω0 t + K2 sin ω0 t = K cos (ω0 t + ϕ)
f1 (t) = exp λt (K1 cos µt + K2 sin µt)
= K exp λt cos (µt + ϕ) C'est l'équation diérentielle qui ara térise un os illa-
où on a le hoix entre l'une ou l'autre des formes teur harmonique : les évolutions du système sont dé-
(les onstantes d'intégration étant K et ϕ dans la rites par une fon tion sinusoïdale.
se onde).
∆ = 0 : on a r1 = r2 = r (ra ine double ). On
montre que la solution s'é rit
f1 (t) = (K1 + K2 t) exp rt