Mécanique Quantique et Relativité Restreinte
Mécanique Quantique et Relativité Restreinte
J. MEZIANE
Pr : J. Meziane
- - électron
- N
Proton uc
- - Noyau lé
atomique o
Neutron n
- d ˜ 10
-10
m
Fig.1 : Les particules atomiques ou subatomiques
La mécanique quantique s’intéresse principalement aux interactions entre la matière et
le rayonnement.
Le rayonnement englobe la lumière visible, les rayons Ultra Violet, Rayons
Infra rouge ; Rayons X, Rayons Gamma, Rayons cosmique, …, les ondes hertziennes,
les micros ondes …
Le rayonnement = onde Electromagnétique (E, B) = (Champ électrique,
Champ magnétique).
La matière principalement les atomes (Hydrogène ; alpha = Hélium sans
électron He++ ; …) ; les électrons ; les protons ; les neutrons ; les neutrinos ; …
En Mécanique Quantique :
La matière et le rayonnement subissent le même traitement
Les particules se comportent comme un rayonnement.
Et le rayonnement se comporte comme des particules.
1.a) Les ondes électromagnétiques sont des particules « photons » :
Elles seront caractérisé par :
i) Quantité de mouvement
r r h 2π r
P = hk = ek
2π λ
r h
P= P =
λ
ii) Énergie
c
E = hω = hν = h = Pc
λ
r 2π r
k= e k vecteur d’onde
λ
r
e k étant le vecteur unitaire de la direction de propagation.
r ω 2πν 2π
k= k = = = est le nombre d’onde ou le vecteur d’onde.
c c λ
2
Pr : J. Meziane
λ : longueur d’onde
υ : fréquence c/λ
ω : pulsation 2π υ
1.b) Les particules sont des ondes.
Elles seront caractérisé par :
i) Quantité de mouvement
r r r h 2π r hr
P = mv = hk = ek = ek
2π λ λ
r h
P = P = mv =
λ
ii) Énergie
1
E tot = E c + E p = mv 2 + E p = hω
2
Elles ont une longueur d’onde λ :
h h
λ= =
p mv
λ : longueur d’onde associée à la particule
m : masse de particule
v : vitesse de la particule
h = 6.6261 10-34 J. s ; c = 3 108 m/s
h
h=
2π
2) Aspects corpusculaires des ondes électromagnétiques : Les ondes sont des particules
La preuve par l’expérience que le rayonnement est composé de particules
Le rayonnement = Ondes = particule de masse m = 0 !!!! ? Photon
2. 1) Le problème du corps noir
Tout corps chauffé à une température T émet des ondes électromagnétiques
ρ (λ , T)( W/m3 )
2000 K
1750 K
T= Cst
1250 K
λ (µm)
Fig. 7 : Corps noir
Pr : J. Meziane
Planck fait l'hypothèse que les seules énergies possibles pour un mode de fréquence ν
s’écrivent En = n hν où il a introduit :
Lois de Planck :
« L’énergie stockée dans un mode de fréquence ν et un multiple entier de l’énergie hν »
Conduit à
8π h ν 3
ρ (υ , T ) = 3 hν
c k BT
e -1
Sachant que
ρ (ν , T )dν = ρ (λ , T )dλ = ρ (ω , T )dω
On a
8π h c 1
ρ (λ , T ) =
λ 5 hc
e λ k BT - 1
-34
h = 6.6261 10 J. s
ν fréquence
λ longueur d’onde
ω : pulsation
L’énergie totale émise par un corps noir est :
+∞
I = ρ (T ) = ∫ ρ (υ , T )dυ = σT 4 la loi de Stefan Boltzmann (1879)
0
σ = 7,56 10-16 J. K-3 . m-3
d’où
λmax (m) = 2,8987
-3
10
T(K)
2.2) Effet photo-électrique
Montage expérimental de l'effet photoélectrique
Lumière
A
C
V
I
µA
Fig 16 : Montage expérimental de l'effet photoélectrique
Le métal joue le rôle d’une cathode
Le collecteur joue le rôle de l'anode
La cathode portée à un potentiel VC reçoit un rayonnement excitateur de fréquence ν et
de puissance P.
L’anode portée à un potentiel VA recueille les électrons émis par la cathode.
L'expérience consiste à mesurer l'intensité du courant I qui traverse la cellule
photoélectrique en fonction des trois paramètres expérimentaux:
i) La puissance P du rayonnement incident, c'est à dire la quantité d'énergie apportée par la
lumière à la cathode par unité de temps.
ii) La fréquence ν du rayonnement incident, à laquelle correspond la longueur d'onde λ=c/ν.
iii) La différence de potentiel V = VA -VC entre l'anode et la cathode.
Pr : J. Meziane
2.2.1) Postulat d’Einstein (1905) :
La lumière incidente est constituée de paquets d’énergie (de photons d’énergie) :
E = h.υ = h.c/λ
Pour extraire les électrons d’un métal il faut fournir une énergie :
h. υ > Ws = h νs
Ws est l’énergie d’extraction = énergie nécessaire pour arracher un seul électron.
L’excès d’énergie porté par le photon est transformé en énergie cinétique de l’électron.
1
E = hυ = Ws + mv e2 = hυ s + eU
2
Cas limite = cas où l’électron arrive au collecteur avec une vitesse nulle ve = 0.
1
E = hυ = Ws + mv e2 = hυ s
2
Potentiel d’arrêt : Cas d’inversion de polartié
Lumière
e- e- e-
e- A I
I C
A
-
+
2
|V0| h
Pente
e
0
ws νs Fréquence ν
Pr : J. Meziane
Compton étudie la diffusion des ondes Electromagnétiques (EM) (rayons X) par la
matière
Lorsqu’un faisceau de rayon X attaque une cible d’électrons libres (au repos) ces
derniers se mettent en mouvement alors que les rayons X changent de longueur d’onde et de
direction.
E =hυ’
y λ' r r
y p ph = hk'
r r
λ e ve = 0 θ x
E =hυ
r r h 2π r h r me x φr r
r ve ≠ 0
p ph = hk = ek = ek pe
2π λ λ
Après la diffusion
Avant la diffusion
2.3.a) Observation expérimentale :
L’onde réfléchie est de fréquence différente, de longueur différente (λ’) que l’onde
incidente (λ), λ’ > λ
Traitement relativiste vitesse v ≈ c
iii) La relation de Compton
h
λ '−λ = (1 − cos(θ )) = λC (1 − cos(θ ))
mec
h
λC = = 2,43 10 -12 m = 2,43 pm
mec
Longueur d’onde Compton de l’é
3) Aspects ondulatoires des particules
Les particules sont des ondes
3.1 ) Interférence : Particules d’électrons
Film photographique
S1
S0
S2
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Film photographique
Faisceau d’e- dans le vide
(éviter interaction e- / air) P
Py
Px
Probabilité
d’impact des électrons
Pr : J. Meziane
Fc
électron
v -
Fe A
r
Noyau +Ze
Ze 2 v2
Équilibre k r 2 = m e r
Ze2
Fe = k Force électrostatique
r2 2 Fc = Fe
m ev
Fc = Force centrifuge
r k Ze2 = m e v 2 r (1)
me : masse de l’électron = 9,1094.10-31 kg
k = 9 10 9 S. I. dans le vide ou dans l'air
1
k=
4πε 0
4.2) Hypothèses de Bohr
i) Les orbites accessibles à l’électron ont des rayons donnés par
nh
rn = ( 2)
me v
n est un nombre entier positif : nombre quantique
Le moment cinétique de l’électron dans ce cas s’écrit
r r r
σ (e) = rn ∧ m e v
Soit en tenant compte de i)
σ n = m e v rn = nh (3)
h
Le module mvr ne prend que des valeurs entières de =h
2π
4.3) Energie de l’électron E = Ec +Ep : énergie de liaison
1 1 Ze 2
Ec = mv 2 = k
2 2 r
Ze Ze 2
Ep = e - .V = e - .k = −k
r r
Ep = Energie potentiel crée par le noyau de charge Ze en un point distant de r
1 Ze 2 Ze 2 1 Ze 2
E = Ec + Ep = k −k =− k (4) est l’énergie de liaison de l’électron
2 r r 2 r
(m e v rn ) 2 ( nh ) 2
(3)2/(1) = =
m e v 2 rn k Ze 2
Soit
1 4π 2 kZe 2 m e
=
rn n 2h 2
D’ou
h2
rn = n 2 = n2 a0
4π kZe m e
2 2
Pr : J. Meziane
h2
a0 = = 53x10 −12 m = 53pm
4π 2 kZe 2 m e
Avec a0 = 53 pm : rayon de Bohr
L’énergie
1 Ze 2 1 Ze 2 1 Ze 2
E=− k =− k = − k
2 r 2 h2 2 n 2a 0
n2
4π 2 kZe 2 m e
Devient
2π 2 m e e 4 k 2 Z 2 Z2
E=− = − E 0
h2 n2 n2
Avec E0 = 13,6 e.V
4.4) Niveaux d’énergies de l’atome Hydrogène
Nombre
quantique n Énergie en eV
n=8 0
n = 5, O -0,54
n = 4, N -0,85
n = 3, M -1,51
n = 2, L -3,39
n = 1, K - 13,6
La longueur d’onde de l’énergie émise
Quand un électron passe d’un niveau initial Ei à un niveau final Ef, la quantité d’énergie
émise où absorbée est donnée par :
c 1 1
hν = h = Ef - Ei = E 0 Z 2 ( − 2)
λ ni 2
nf
1 ν Ef - Ei E 0 Z 2 1 1
= = = ( 2 − 2)
λ c hc hc ni nf
Soit
E0 Z2
RH =
hc
1 1 1
RH La constante de Rydberg pour l’hydrogène = R H ( 2 − 2 )
λ ni nf
RH =1,0967758 107 m-1
5) Unités de la physique quantique
5.1) Unité de masse atomique (u. m. a = uma = u
1
1u.m.a = 1uma = masse de l' atome 126 C
12
La masse d’1mole de carbone = 12 g = masse(Na atomes de carbone)
Une mole contient Na Atomes : Na nombre d’Avogadro = 6,022 1023
Pr : J. Meziane
Masse(Na atome de 126 C ) = 12g
1 12x 10-3
1u.m.a = x = 1,66054x10− 27 kg
12 6,022x1023
1kg = 6,02214x10 26 u.m.a
Exemple
me = 9,1093897x10-31 kg = 0,000 55 u ;
mp = 1,6726231x10-27 kg = 1,007 u;
mn = 1,6749286x10-27kg =1,008 u .
5.2) Unité de longueur
Le mètre n'est pas une unité adaptée aux dimensions de l'atome, on utilise parfois le
nanomètre (symbole : nm) tel que : 1 nm = 10-9 m
1µm = 1 micro mètre = 10−6 m
1nm = 1 nano mètre = 10−9 m
1 Angström = 1Ǻ = 10−10m
1pm = pico mètre = 10−12 m
1 Fermi = 1 F = 10−15 m
L'atome d'hydrogène a pour dimensions :
Diamètre du noyau: dn = 2,4 F =2,4x10-15m.
Diamètre de l'atome: da = 1,1Ǻ =1,1x10-10m.
5.3) Unité de temps
La seconde est aussi une unité de mesure très grande pour d´écrire la durée de certains
phénomènes nucléaire (temps de relaxation, durée de vie des états excités, temps de
recombinaison, ).
On utilise alors les sous multiples de la seconde.
1ms = milliseconde = 10−3s
1 µs =microseconde = 10−6s
1ns = nanoseconde = 10−9s
1ps = picoseconde = 10−12s
5.4) Unité d’énergie
Electron-Volt (eV) (l'unité d'énergie utilisée en physique Quantique)
1eV = énergie acquise par un électron soumis à une différence de potentiel (d. d. p.) de 1V.
1eV = 1,6 10-19 C x 1V = 1,6 10-19 Joule
C'est donc une unité très faible. - +
Les multiples sont : - +
- +
1 kilo eV = 1 keV = 103eV - +
6
- +
1 Mega eV = 1MeV = 10 eV, - +
1Géga eV = 1GeV = 10 eV. 9 U =1V
Soit
1
1 Joule = = eV .
1,6x10 -19
6) Principe d’incertitude de Heisenberg
En physique classique
Notion de trajectoire
On peut mesurer avec précession x et Px
En physique Quantique
La notion de trajectoire est remplacée par la fonction d’onde
On ne peut pas mesurer avec autant de précision x et Px
10
Pr : J. Meziane
Toute mesure sur un système quantique se traduit par une perturbation important de ce
système.
Les concepts classiques cessent de s’appliquer quand :
Action caractéristique ≈ constante de Planck h
Avec
Action = longueur caractéristique x impulsion caractéristique
Action =Temps x énergie
Action ≥ ħ mécanique classique
Action ≈ ħ mécanique quantique
Principe d’incertitude entre la position et la quantité de mouvement
∆x. ∆Px ~ ħ ∆y. ∆Py ~ ħ ∆z. ∆Pz ~ ħ
En général
∆x.∆Px ≥ ħ/2 ∆y.∆Py ≥ ħ/2 ∆z.∆Pz ≥ ħ/2
Principe d’incertitude entre le temps et l’énergie
∆E. ∆t ~ ħ ΔE.Δt ≥ ħ/2
11
Pr : J. Meziane
Chapitre II : La fonction d’onde de la matière et l’équation de Schrödinger
1) Ondes associées à la matière
1. 1) La dualité onde-corpuscule
Les particules ont un Aspect ondulatoire
r r r h 2π r hr
P = mv = hk = ek = ek
2π λ λ
1
E tot = Ec + Ep = mv 2 = hω
2
Même dans le cas relativiste v ≈ c où
r r m0 r h 2π r hr
P = mv = k= ek = ek
v 2 2π λ λ
1 −
c
E tot = mc 2 = P 2 c 2 + m 20 c 4 = hω
m0
m=
v 2
1 −
c
2π
k=
λ
h h
λ= =
p mv
λ : longueur d’onde
m : masse de particule
v : vitesse de la particule
h
h = 6.6261 10-34 J. s ; c = 3 108 m/s h =
2π
1. 3) La fonction d'onde de la matière
En Mécanique quantique la particule est décrite par une fonction d’onde Ψ(r, t). Son
évolution est donnée par l’équation de Schrödinger.
Ψ(r, t) donne une description complète de l'état de la particule de masse m dans l'espace, à
l'instant t.
Que représente Ψ(r, t) ?
En mécanique quantique, la fonction d'onde Ψ(r, t) représente notre connaissance de
l’état du système.
Les fonctions d’ondes associées à la particule s’écrivent :
i rr
(P r - E t)
Ψ (r, t) = ∫ g(k) e h
d 3k
R3
P 2 (hk) 2
Avec E = E(P) = hω = =
2m 2m
Soit
i rr
(P r - E t)
Ψ (r, t) = ∫ g(P) e h
d 3P
R3
12
Pr : J. Meziane
Pour une dimension :
+∞
Ψ (x, t) = ∫ g(k) ei(k x -ω t) dk
−∞
+∞ i
(Px x - E t)
Ψ (x, t) = ∫ g(P) e h dP
−∞
L’existence de la particule dans l’espace :
∫3 Ψ (r, t) d r = 1
2 3
R
La particule de masse m existe dans l’espace
∫ Ψ =
2
(x, t) dx 1
R
Ψ(r, t) est normée.
La densité de probabilité ρ(r) de trouver la particule au point r0 est
ρ(r0) = ||Ψ(r0, t)||2
Ψ (r0 , t) = Ψ (r0 , t)Ψ * (r0 , t) (Ψ *= conjugué complexe de Ψ)
2
D
La densité de probabilité au point x0 est ρ(x0) = ||Ψ(x0, t)||2
La probabilité de trouver la particule autour du point x au temps t.
Ψ (x, t) dx
2
P(x 0 ) = ∫ Ψ (x, t)
2
dx
−x0
2) Equation de Schrödinger
a) Equation de Schrödinger dépendante du temps
∂ h2
i h Ψ (r, t) = - ∆ Ψ (r, t) + V(r) Ψ (r, t) = EΨ (r, t)
∂t 2m
m la masse de la particule,
V(r) l’énergie potentielle de la particule au point r,
∆ est le Laplacien.
h
h= = 1,05457 10 -34 Js
2π
Où bien
Ĥ ψ = Eψ
Equation aux valeurs propres de H
où E est l’énergie de la particule.
Où H est l’opérateur associé à l’énergie : appelée opérateur hamiltonien du système ou plus
souvent hamiltonien
∂ h2
Ĥ = ih = − ∆ + V(r)
∂t 2m
13
Pr : J. Meziane
b) Equation de Schrödinger indépendante du temps : solution stationnaire
Pour chercher une solution qui ne dépend pas du temps (solution stationnaire) :
∂E
L’énergie ne dépend pas du temps = 0
∂t
∂Ĥ
Et de même pour son hamiltonien = 0
∂t
Système stable isolé
∂ dΨ
Et
E -i
i h Ψ (r, t) = E Ψ (r, t) = dt Ψ (r, t) = A(r) e h
∂t Ψ ih
At=0
Et Et
-i -i
Ψ (r,0) = A(r) = ϕ (r) Ψ (r, t) = Ψ (r,0) e h
= ϕ (r) e h
Donne
h2
E ϕ (r) = - ∆ ϕ (r) + V(r) ϕ (r) Equation de Schrödinger indépendante du temps
2m
Ĥϕ (r) = E ϕ (r) Equation aux valeurs propres
E : valeur propre de Ĥ
Φ(r) : vecteur propre de Ĥ
c) Principe de correspondance : à tout grandeur physique mesurable est associé un
opérateur qui agit sur la fonction d’onde comme suite
∂ ∂
E = Ec + Ep → Ĥ = i h ĤΨ (r, t) = i h Ψ (r, t) = EΨ (r, t)
∂t ∂t
r r r r r
P = mvr → Pˆ = −i h∇ PˆΨ (r, t) = −i h∇Ψ (r, t)
∂ ∂
Px → P̂x = −i h P̂x Ψ (r, t) = −i h Ψ (r, t)
∂x ∂x
r → R RΨ (r, t) = rΨ (r, t)
x → X XΨ (r, t) = xΨ (r, t)
H : Hamiltonien Opérateur énergie
∂ i
P̂x Ψ (r, t) = −i h Ψ (r, t) = −i h Px Ψ (r, t) = p x Ψ (r, t)
∂x h
px est la valeur propre de l’opérateur P̂x
∂ i
Ĥ Ψ (r, t) = i h Ψ (r, t) = i h EΨ (r, t) = EΨ (r, t)
∂t h
14
Pr : J. Meziane
E est la valeur propre de l’opérateur Ĥ
P̂ 2 Ψ (r, t) = - h 2 ∆Ψ (r, t) = p 2 Ψ (r, t)
p2 est la valeur propre de l’opérateur P̂ 2
d) Equation de Schrödinger : Procédure générale
1) Déterminer l’énergie totale de la particule :
1
E = Ec + Ep E = mv 2 + V(r)
2
2) Trouver une relation entre l’énergie et la quantité de mouvement p = mv
P2
E= + V(r)
2m
3) Appliquer le principe de correspondance
∂
E = Ec + Ep → Ĥ = i h ∂t
r r r
P = mvr → Pˆ = −i h∇
∂
Px → P̂x = −i h
∂x
r → R
x → X
4) Remplacer chaque grandeur par son opérateur équivalent
( )
r 2
∂ − i h∇ h2
Ĥ = i h = + V(R) = − ∆ + V(R)
∂t 2m 2m
Soit à une seule dimension
∂
2
− i h
∂ ∂x h2 ∂2
Ĥ = i h = + V(X) = − + V(X)
∂t 2m 2 m ∂x 2
5) Appliquer l’équation obtenue en (4) à une fonction d’onde
r
Soit Ψ ( r , t) la fonction d’onde associée à la particule.
r ∂ r h2 r r r
ĤΨ ( r , t) = i h Ψ ( r , t) = − ∆Ψ ( r , t) + V(R)Ψ ( r , t) = EΨ ( r , t)
∂t 2m
Soit à une seule dimension
∂ h2 ∂ 2
ĤΨ (x, t) = i h Ψ (x, t) = − Ψ (x, t) + V(X) Ψ (x, t) = EΨ (x, t) (5)
∂t 2m ∂x 2
6) Dans le cas d’un système stationnaire
∂E
L’énergie ne dépend pas du temps = 0
∂t
∂Ĥ
Et de même pour son hamiltonien = 0
∂t
L’équation (5) s’écrit :
r ∂ r h2 r r r
ĤΨ ( r , t) = i h Ψ ( r , t) = − ∆Ψ ( r , t) + V(R)Ψ ( r , t) = EΨ ( r , t)
∂t 2m
Où
15
Pr : J. Meziane
Et
-i
Ψ (r, t) = e h
ϕ (r)
Soit
h2
Ĥϕ (r) = − ∆ϕ (r) + V(R)ϕ (r) = E ϕ (r)
2m
Où encore :
h2
E ϕ (r) = − ∆ ϕ (r) + V(R) ϕ (r) Equation de Schrödinger indépendante du temps
2m
Ĥϕ (r) = E ϕ (r) Equation aux valeurs propres
E : valeur propre de Ĥ
Φ(r) : vecteur propre de Ĥ
16
Pr : J. Meziane
Chapitre III : Etude de quelques systèmes quantiques : Etats stationnaires
a) Équation de Schrödinger indépendante du temps
Cas d’une particule plongé dans un potentiel V(r)
i) Son énergie totale :
1 p2
E = Ec + Ep = mv 2 + V(r) = + V(r)
2 2m
ii) Sa quantité de mouvement (son impulsion) p = m v
Son Hamiltonien
P2
H(R, P) = + V(R)
2m
On fixe E, on calcule les fonctions propres (états stationnaires) d’une particule soumise à un
potentiel V(r)
En utilisant le principe de correspondance
h2
H= - ∆ + V(R)
2m
L’équation de Schrödinger devient
Hϕ (r) = Eϕ (r)
h2
Eϕ (r) = - ∆ϕ (r) + V(R)ϕ (r)
2m
Equation de Schrödinger indépendante du temps
Equation de Schrödinger stationnaire
Soit
h2
∆ϕ (r) + (E − V(R))ϕ (r) = 0
2m
Pour une seul dimension
h2 d2
ϕ (x) + (E − V(X))ϕ (x) = 0
2m dx 2
2) Exemples de calcul de ψ à une dimension ψ(x, t)
2.1) Particule dans un puits de potentiel : Boite quantique
On considère une particule enfermée dans une boite unidimensionnelle.
Ce système est décrit par le potentiel suivant :
0, Pour 0 ≤ x ≤ L
V(x) =
∞, Pour x < 0 et x > L
V
Zone III
Zone II
Zone I
0 L x
Fig. 2.1-Puit de potentiel
L’énergie totale
1 p2 h 2k 2
E = E c + E p = mv + V(x) =
2
=
2 2m 2m
L’équation de Schrödinger stationnaire est
17
Pr : J. Meziane
h2 d2
ϕ (x) + (E − V(x))ϕ (x) = 0
2m dx 2
Il faut résoudre l’équation de Schrödinger dans les trois zones.
Dans la zone II, V (x) = 0 l’équation de Schrödinger devient
h2 d2
ϕ (x) + Eϕ (x) = 0
2m dx 2
On remplaçant E par sa valeur
h2 d2 h 2k 2
ϕ (x) + ϕ (x) = 0
2m dx 2 2m
d2
2
ϕ (x) + k 2ϕ (x) = 0
dx
La solution, exprimée avec les fonctions cosinus et sinus, est
φ(x)= C sin(kx) + D cos(kx) dans la zone II
et l’énergie qui lui correspond est
h 2k 2
E=
2m
Dans les zones I et III
A cause des murs de potentiel infiniment hauts en x = 0 et x = L, la particule ne peut
pas se trouver à l'extérieur de l'intervalle [0, L]
Sa fonction d'onde doit donc nécessairement s'annuler dès que x atteint les bornes de
l'intervalle.
φ(x) = 0 dans les zones I et III
Nous avons donc
C sin(kx) + Dcos(kx), 0 ≤ x ≤ L
ϕ (x) =
0, x < 0 et x > L
La fonction φ(x) est une fonction continue en x = 0 et x = L.
La condition de continuité en x = 0 que D vaut 0.
En effet
ϕ (0 + ) = ϕ (0 − ) = 0 ⇒ D = 0
La condition de continuité en x = L donne C doit être ≠ 0. Si non φ(x) sera nul
ϕ (L− ) = C sin(kL) = ϕ (L+ ) = 0
nπ
kL = nπ k=
L
Le vecteur k ne peut prendre que des valeurs discrètes nπ/L.
L’impulsion correspondante p vaut
nπ
p = p n = hk = h
L
On dit alors que k et p sont quantifiés. La quantification de k implique donc aussi la
quantification de l’énergie E de la particule :
h 2k 2 h 2 n 2π 2 h 2n 2
E= = =
2m 2m. L2 8m. L2
2
E varie comme n L’énergie est aussi quantifiée.
Normalisation de la fonction d’onde dans la zone II
18
Pr : J. Meziane
nπ
C sin( x) , 0 ≤ x ≤ L
ϕ n (x) = L
0, x < 0 et x > L
La condition de normalisation de la fonction d’onde est
+∞
nπ
L L
2
nπ L nπ
L L
C
∫
2
C sin ( 2
x)dx = ∫ dx + ∫ cos(2 x)dx =1
L 2 L
0 0 0
2 L
C =1
2
2
C=
L
La fonction d’onde normalisée est donc
2 nπ
sin( x) , 0 ≤ x ≤ L
ϕ n (x) = L L
0, x < 0 et x > L
f n(x)
16E0, n = 4
9E0 , n = 3
4E0 , n = 2
E0 , n = 1
0 L x
19
Pr : J. Meziane
V0
Zone I Zone II Zone III
0 L x
Fig. 2.3 – Effet tunnel
Envisageant le cas d’une particule incidente depuis la gauche
Une particule arrive depuis x < 0 (depuis -∞) sur la barrière de potentiel V0
Résolvons le problème dans le cadre de la mécanique quantique.
L’énergie totale
1 p2 h2k2
E = E c + E p = mv 2 + V(x) = + V(x) = − + V(x)
2 2m 2m
L’équation de Schrödinger stationnaire est
h2 d2
− ϕ (x) + (V(x) − E)ϕ (x) = 0
2m dx 2
En multipliant par(-1)
h2 d2
ϕ (x) + (E − V(x))ϕ (x) = 0
2m dx 2
Il faut résoudre l’équation de Schrödinger dans les trois zones I, II et III.
a)Dans la zone I et III, v(x) = 0 ;
l’équation de Schrödinger s’écrit :
h2 d2
ϕ (x) + Eϕ (x) = 0
2m dx 2
E est l’énergie de la particule :
h 2k 2
E=
2m
On remplaçant E par sa valeur
h2 d2 h 2k 2
ϕ (x) + ϕ (x) = 0
2m dx 2 2m
h2
En devisant par
2m
d2
2
ϕ (x) + k 2ϕ (x) = 0
dx
La solution est
φI(x) = A1 exp(ikx) + B1 exp(-ikx)
φIII(x) = A3 exp(ikx) + B3 exp(-ikx)
k est donné par :
2mE
k=
h
B3 vaut 0 car dans la zone III, il n’y a pas de particule allant dans la direction négative.
20
Pr : J. Meziane
φIII(x) = A3 exp(ikx)
b) Dans la zone II.
L’équation de Schrödinger est
h2 d2
ϕ (x) + (E − V0 ) ϕ (x) = 0
2m dx 2
b.1) Cas E < V0 (E - V0 ) < 0 : Effet tunnel
L’énergie E de la particule est inférieure à V0. En mécanique classique, la particule est
réfléchie par la barrière de potentiel.
d2 2m(E - V0 )
2
ϕ (x) + ϕ (x) = 0
dx h2
Soit
d2
2
ϕ (x) − K 2ϕ (x) = 0
dx
Où
2m(V0 − E)
K=
h
La solution est :
φII(x) = A2 exp(Kx) + B2 exp(-Kx)
2m(V0 − E)
K=
h
V
V0
E
x
0 L
On défini
||A1||2 donne la probabilité de la particule allant de gauche à droite.
||A3||2 donne la probabilité de trouver la particule dans la zone III.
Soit le rapport r = B1/A1 coefficient de réflexion en amplitude dans la zone I.
Soit le rapport t = A3/A1 coefficient de transmission en amplitude.
Appelons le rapport R = ||B1||2/||A1||2 coefficient de réflexion dans la zone I.
Appelons le rapport T = ||A3||2/||A1||2 coefficient de transmission de la zone I à la zone III en
traversant la barrière de potentiel.
Nous devons imposer la continuité de en x = 0 et x = L, ainsi que la continuité de (dφ/dx) en x
= 0 et x = L. Donc
ϕ I (0) = ϕ II (0)
ϕ (L) = ϕ (L) A1 + B1 = A 2 + B2
II III
A exp(KL) + B exp(-KL) = A exp(ikL)
dϕ I dϕ II 2 2 3
( 0) = ( 0)
dx dx ikA1 − ikB1 = KA 2 − KB2
dϕ II dϕ KA 2 exp(KL) − KB 2exp(-KL) = ikA 3exp(ikL)
(L) = III (L)
dx dx
21
Pr : J. Meziane
A1 + B1 = A 2 + B2
ik (A − B ) = K(A − B )
1 1 1 2 2
A
2 exp(KL) + B 2 exp(-KL) = A 3exp(ik1L)
KA 2 exp(KL) − KB2 exp(-KL) = ik1A 3exp(ik1L)
A1 K + ik1 B1 K − ik1
A 2 = 2 ( K ) + 2 ( K )
B = A1 ( K − ik 1 ) + B1 ( K + ik1 ) A 3 (K + ik1 )exp(ik1L - KL) = A1 (K + ik1 ) + B1 (K − ik1 )
2 2 K 2 K
A 3 (K − ik1 )exp(ik1L + KL) = A1 (K − ik1 ) + B1 (K + ik1 )
A = A 3 ( K + ik1 )exp(ik L - KL)
2 2 K
1
A K − ik1
B 2 = 3 ( )exp(ik 1L + KL)
2 K
En divisant le premier par A1(K+ik1) et le second par A1(K - ik1)
K − ik1
t exp(ik1L - KL) = 1 + r K + ik
1
t exp(ik L + KL) = 1 + r K + ik 1
1
K − ik1
Où t = A3/A1 et r = B1/A1
En multipliant le premier par (K+ik1)/(K-ik1) et le second par (K - ik1)/(K+ik1)
K + ik1 K + ik1
K − ik t exp(ik1L - KL) = K − ik + r
1 1
K − ik1 t exp(ik L + KL) = K − ik1 + r
K + ik1 1
K + ik 1
K + ik1 K − ik1 K + ik1 K − ik1
t exp(ik1L - KL) - exp(ik1L + KL) = -
K − ik1 K + ik1 K − ik1 K + ik1
En multipliant par (K+ik1) (K -i k1)
4ik1K
t=
(K + ik1 ) exp(ik1L - KL) - (K − ik1 )2 exp(ik1L + KL)
2
4ik1K 1
t=
exp(ik1L) (K + ik1 ) exp(-K L) - (K − ik1 )2 exp(KL)
2
2ik 1K 1
t=
exp(ik1L) − (k1 − K 2 ) sinh(KL) + 2ik1K cosh(KL)
2 2
2
A3 4k12 K 22
T= t = =
2
A1
2
(k 2
1 )
2
+ K 22 sinh 2 (KL) + 4k12 K 22
−1
[exp(-KL) - exp(KL)]2
2
A3
T= = 1 +
E E
2
A1
4 1 −
V0 V0
22
Pr : J. Meziane
Le fait que T soit non nul montre qu’il y a une probabilité non nulle pour que la particule
traverse la barrière de potentiel et ressorte dans la zone III.
Et cela malgré que l’énergie cinétique des électrons E < V0
C’est ce qu’on appelle l’effet tunnel.
Pour KL >> 1
E E
T = 4 1 − exp(-2KL)
V0 V0
2m(V0 − E)
K=
h
L’effet tunnel décroît exponentiellement avec L et m1/2.
Les particules légères comme les électrons ont une probabilité plus grande de faire un
effet tunnel que les particules plus lourdes.
b.2) Cas E > V0
Dans la zone II. L’équation de Schrödinger est
h2 d2
ϕ (x) + (E - V0 )ϕ (x) = 0
2m dx 2
La solution est :
φII(x) = A2 exp(ik2x) + B2 exp(-ik2Kx)
2m(E − V0 )
k2 =
h
Dans la zone I et III La solution est :
φI(x) = A1 exp(ik1x) + B1 exp(-ik1x)
φIII(x) = A3 exp(ik1x)
2mE
k1 =
h
4 mE 2mV0
k 22 + k12 = 2 −
h h2
2mV
k 22 − k12 = − 2 0
h
2m
k1k 2 = 2 E(E − V0 )
h
E V
V0
x
0 L
Nous devons imposer la continuité de en x = 0 et x = L, ainsi que la continuité de
(dφ/dx) en x = 0 et x = L. Donc
23
Pr : J. Meziane
ϕ I (0) = ϕ II (0)
ϕ (L) = ϕ (L) A1 + B1 = A 2 + B2
II III
A exp(ik L) + B exp(-ik L) = A exp(ik L)
dϕ I dϕ II 2 2 2 2 3 1
( 0) = ( 0)
dx dx ik1A1 − ik1B1 = ik 2 A 2 − ik 2 B2
dϕ II dϕ ik 2 A 2 exp(ik 2 L) − ik 2 B2 exp(-ik 2 L) = ik1A 3exp(ik1L)
(L) = III (L)
dx dx
A1 + B1 = A 2 + B2
k (A − B ) = k (A − B )
1 1 1 2 2 2
A 2 exp(ik 2 L) + B2 exp(-ik 2 L) = A 3exp(ik1L)
ik 2 A 2 exp(ik 2 L) − ik 2 B2 exp(-ik 2 L) = ik1A 3exp(ik1L)
A1 k 2 + k 1 B1 k 2 − k 1
A 2 = 2 ( k ) + 2 ( k )
2 2
A1 k 2 − k1 B1 k 2 + k1
B 2 = 2 ( k ) + 2 ( k )
2 2
A = A 3 ( k 2 + k1 )exp(i(k - k )L)
2 2 k2
1 2
B = A 3 ( k 2 − k1 )exp(i(k + k )L)
2 2 k2
1 2
A 3 (k 2 + k1 )exp(i(k1 - k 2 )L) = A1 (k 2 + k1 ) + B1 (k 2 − k1 )
A 3 (k 2 − k1 )exp(i(k1 + k 2 )L) = A1 (k 2 − k1 ) + B1 (k 2 + k1 )
En divisant le premier par A1(k2+k1) et le second par A1(k2 - k1)
k 2 − k1
t exp(i(k1 - k 2 )L) = 1 + r k + k
1 2
t exp(i(k + k )L) = 1 + r 2 k + k 1
k 2 − k1
1 2
En multipliant le premier par (k2+k1) /(k2 - k1) et le second par (k2 - k1)/(k2+k1)
k 2 + k1 k 2 + k1
k − k t exp(i(k1 - k 2 )L) = k − k + r
2 1 2 1
k 2 − k1 t exp(i(k + k )L) = k 2 − k1 + r
k1 + k 2 1 2
k1 + k 2
k + k1 k −k k + k1 k 2 − k 1
t 2 exp(i(k1 - k 2 )L) - 2 1 exp(i(k1 + k 2 )L) = 2 -
k 2 − k1 k1 + k 2 k 2 − k 1 k1 + k 2
En multipliant par (k2+k1) (k2 - k1)
4k1k 2
t=
(k 2 + k1 ) exp(i(k1 - k 2 )L) - (k 2 − k1 )2 exp(i(k1 + k 2 )L)
2
4k1k 2 1
t=
exp(ik1L) (k 2 + k1 ) exp(-ik 2 L) - (k 2 − k1 )2 exp(ik 2 L)
2
2
A3 4k12 k 22
T= t = =
2
A1
2
( ) 2
4k12 k 22 + k 12 − k 22 sin 2 (k 2 L)
24
Pr : J. Meziane
1
T=
sin 2 (k 2 L)
1+
E E
4 − 1
V0 V0
T max T = 1 pour
sin 2 (k 2 L) = 0
Donc
nπ
k 2 L = nπ ⇒ k 2 =
L
Transmission complète (T = 1) pour k2L = nπ.
T minimale Tm
sin 2 (k 2 L) = 1
π
k 2 L = (2n + 1)
2
4 E ( E − V0 )
Tm =
(2 E − V0 ) 2
Transmission en fonction de l’énergie de la particule :
4 E (V0 − E )
4 E (V − E ) + V 2sinh 2 (KL) pour E < V0
T=
0 0
4 E ( E − V0 )
pour E > V0
4 E ( E − V0 ) + V02sin 2 (k 2 L)
2.4) Marche de potentiel
V , x > 0
V(x) = 0
0, x < 0
V
V0
Zone I Zone II
0 x
Fig. 2.4 –Barrière de potentiel
Soit une particule d’énergie cinétique, en x < 0, égale à :
1
E = mv 2 > V0
2
Du point de vue classique, la situation est simple : la particule passe par dessus la barrière en
venant de x < 0.
Qu’en est-il du point de vue quantique ?
Dans la zone I, nous avons vu que
φI(x) = A1 exp(ik1x) + B1 exp(-ik1x)
2mE
k1 =
h
25
Pr : J. Meziane
Notez que nous avons pris la solution générale, superposition d’une onde progressive
exp(ik1x) et d’une onde rétrograde exp(-ik1x)
Dans la zone II, l’équation de Schrödinger est
h2 d2
ϕ (x) + (E - V0 )ϕ (x) = 0
2m dx 2
cas (E-V0) > 0
φII(x) = A2 exp(ik2x)
2m(E - V0 )
k2 =
h
Nous prenons ici seulement onde progressive exp(ik2x) car dans la zone II, la particule se
propage vers les x croissants.
Les conditions imposées en x = 0 sont
ϕ I (0) = ϕ II (0)
dϕ I dϕ II
dx (0) = dx (0)
A1 + B1 = A 2
k1 (A1 − B1 ) = k 2 A 2
Comme dans le cas examiné pour l’effet tunnel, on note que B1 et A2 peuvent être calculés en
fonction de A1.
B1 − A 2 = −A1
k1B1 + k 2 A 2 = k1A1
Les solutions sont
k1 − k 2
B1 = k + k A1
1 2
A = 2k 1
A
2 k 1 + k 2 1
On définit le coefficient de réflexion R comme :
(k1 − k 2 )2
2
B1
R= =
A1
2
(k1 + k 2 )2
et le coefficient de transmission T comme :
4k 1 k 2
T = 1− R =
(k 1 + k 2 )2
R+T =
(k1 − k 2 )2 + 4k1k 2 =1
(k1 + k 2 )2 (k1 + k 2 )2
Discussion physique
Cas classique : La particule passe par dessus la barrière de potentiel. Il n’y a rien de semblable
à une réflexion.
Cas quantique : Même si E > V0, une partie de l’onde incidente est réfléchie.
Classiquement la probabilité de réflexion est nulle.
En mécanique quantique
R → 0
E >> V0 ⇒ (k1 → k 2 )
T → 1
26
Pr : J. Meziane
2m(V0 − E)
K2 =
h
L’onde est nulle à l’infini B2 = 0
φII(x) = A2 exp(-K2x)
Les conditions imposées en x = 0 sont
ϕ I (0) = ϕ II (0)
A1 + B1 = A 2
dϕ I dϕ II
(0 ) = (0) ik1 (A1 − B1 ) = −K 2 A 2
dx dx
Comme dans le cas examiné pour l’effet tunnel, on note que B1 et A2 peuvent être calculés en
fonction de A1.
B1 − A 2 = −A1
k1B1 + iK 2 A 2 = k1A1
Les solutions sont
k1 − iK 2
B1 = k + iK A1
1 2
A = 2k 1
A
2 k1 + iK 2 1
On définit le coefficient de réflexion R comme :
k1 − iK 2
2 2
B1
R= = =1
k1 + iK 2
2 2
A1
Le flux de transmission est nul
T = 1-R = 0
Discussion physique
il n’y a pas de particule transmis
Conclusion
La théorie quantique est plus tolérante que la théorie classique en ceci qu'elle autorise
la présence d'une particule en certaines zones où, classiquement, l'énergie cinétique serait
négative et la présence d'une particule impossible. Mais cette tolérance est locale et ne s'étend
pas à l'ensemble de l'espace : une particule ne peut se trouver dans un état où l'énergie
cinétique classique serait partout négative.
Zone I Zone II
0 x
Onde évanescente f II(x)
Onde progressive f I(x)
2.5) P articule dans un puits de potentiel fini
0, − L ≤ x ≤ L
V(x) =
V0 , x < −L et x > L
27
Pr : J. Meziane
-L 0 L x
∫ ϕ I (x) dx = ∫ϕ (x) dx = 1
2 2
III
−∞ −∞
Les conditions aux limites en = ±∞ nécessitent que nous posions
A3 = 0 pour x > L et B1 = 0 pour x < -L
A l’intérieur du puits : |x| < L dans la zone II : V(x) =0
L’équation de Schrödinger est :
d2 2m d2
ϕ (x) + Eϕ (x) = 0 ϕ (x) + k 2ϕ (x) = 0
dx 2 h2 dx 2
2mE
k=
h
La solution générale de cette équation est donc de la forme :
φII(x) = A2 exp(ikx) + B2 exp(-ikx)
En résumé les solutions sont
28
Pr : J. Meziane
ϕ I ( x ) = A1e Kx
ϕ II ( x ) = A 2e + B 2e
ikx −ikx
ϕ III ( x ) = B3e
− Kx
x=L
ϕ II ( L− ) = ϕ III ( L+ ) B 3 e − KL = A 2 e ikL + B 2 e − ikL ( xik) (xK)
dϕ II − dϕ III +
(L ) = (L ) − KB 3 e − KL = ikA 2 e ikL − ikB 2 e −ikL
dx dx
ik − K −( K + ik )L
[
2ikA 2 e ikL = B 3 ike − KL − Ke − KL ] A 2 = 2ik e B3 (3)
[ ] [
B 2 ike −ikL − Ke −ikL = A 2 ike ikL + Ke ikL ]
B = ik + K e (ik − K )L B ( 4)
2 2ik
3
K + ik (ik − K )L ik − K −( K + ik )L K + ik 2ikL
(1) = (3) ⇒ e A1 = e B3 B3 = e A1 (5)
2ik 2ik ik − K
B K + ik 2ikL
t= 3 = e
A1 ik − K
2
B K2 + k2
T= 3 = =1
A1 k2 + K
R=1–T=0
E > V0 E - V0 >0
Dans les régions (I) et (III) V(x) = V0
d2 2m d2
2
ϕ (x) + 2
( E - V0 )ϕ (x) = 0 2
ϕ (x) + k 12ϕ (x) = 0
dx h dx
2m(E - V0 )
k1 =
h
Les solutions sont :
φI(x) = A1 exp(ik1x) + B1 exp(-ik1x)
φIII(x) = A3 exp(ik1x) + B3 exp(-ik1x)
Pas d’onde réfléchie dans III B3 = 0.
A3 = 0.
29
Pr : J. Meziane
+∞ +∞
∫ ϕ (x) dx = ∫ϕ (x) dx = 1
2 2
I III
−∞ −∞
En résumé la solution est
ϕ I ( x ) = A 1e ik1x + B1e −ik1x
ϕ II ( x ) = A 2 e + B 2 e
ikx −ikx
ϕ III ( x ) = A 3 e
ik1x
2mE
k=
h
Les conditions de raccordement imposées à la fonction d’onde et à sa dérivée aux points x
= −L et x = +L :
En x = - L
ϕ I ( − L − ) = ϕ II ( − L + )
d ϕ I ( − L − ) = d ϕ II ( − L + )
dx dx
ϕ II ( L ) = ϕ III ( L )
− +
dϕ d ϕ III
II
( L− ) = ( L+ )
dx dx
A 1 e − ik 1 L + B1 e ik 1 L = A 2 e − ikL + B 2 e ikL ( xik)
− ik L − ik L
ik 1 A 1 e 1 − ik 1 B1 e 1 = ikA 2 e − ikB 2 e ik L
ik L
− ikL
A 2e + B2e = B 3 e ik 1 L ( ik )
ikL
(k + k1 ) (k − k1 )
( )
B3 e 2ikL − e −2ikL = A1e − 2ik1L
(k − k )
−
(k + k )
1 1
B3 4kk
2i sin 2kL = e − 2ik1 L 2 1 2
A1 k − k1
30
Pr : J. Meziane
2
B 4kk1
T= 3 = 2
A1 ( )
k − k12 sin 2 2kL
31
Pr : J. Meziane
Chapitre IV Formalisme Mathématique de Mécanique Quantique
1) Espace des fonctions d’ondes F
La fonction d'onde ψ(r, t) représente la seule et l’unique connaissance que nous
possédons sur l’état du système.
En mécanique quantique
Une particule de masse m et de vitesse v Sera décrite par une fonction de type :
i rr
(P r - E t)
Ψ (r, t) = ∫ g(k) e h
d 3k
R3
Son existence est gérée :
La densité de probabilité où la présence en un point
Ψ (r0 , t)
2
∫ Ψ (r, t)
2
d 3r
IR 3
La probabilité de présence de la particule dans un espace D autour de la position r
∫ Ψ (r, t)
2
d3r
Proba(r ∈ D) = D
∫ Ψ (r, t)
2
d 3r
IR 3
Dans l’espace
∫ Ψ (r, t) d 3r = 1
2
IR 3
∞
∫ Ψ (r, t) d 3 r = 1 où ∑ Ψ (r, t) =1
2 2
C’est des fonctions de carrée sommable i
IR 3 i =1
Ψ (x, t) dx
2
R
∫ Ψ =
2
(x, t) dx 1
R
1.1) Produit scalaire hermitien
F est muni d'un Produit scalaire
32
Pr : J. Meziane
< ϕ (r),ψ (r) >= ∫ ϕ (r)ψ (r)d r ∈⊄
* 3
R3
∞
< ϕ (x),ψ (x) >= ∫ ϕ (x)ψ (x)dx ∈⊄
*
-∞
Ce produit scalaire est hermitien
<φ(r) ,ψ(r)> = <ψ(r), φ(r)>*
La norme
< ψ (r),ψ (r) >= ∫ψ * (r)ψ (r)d 3 r ≥ 0
R3
Le module
ψ (r) = ψ * (r)ψ (r) ≥ 0
ψ (x) = ψ * (x)ψ (x) ≥ 0
Si <φ(r) , ψ(r) > = 0 φ(r) et ψ(r) sont dits orthogonaux.
1.1.1) Le produit scalaire est linéaire / ψ(r) :
< ϕ (r), αψ 1 (r) + βψ 2 (r) >= α ∫ ϕ * (r)ψ 1 (r)d 3r + β ∫ ϕ * (r)ψ 2 (r)d 3r
R3 R3
R3 R3
33
Pr : J. Meziane
ψ (r) = ∑ ci u i (r)
i
ϕ (r) = ∑ b ju j (r)
j
= ∑ b*j ciδ ij
ij
= ∑ b*ici
i
Pour φ(r) = ψ(r) : est La norme de ψ(r)
< ψ (r),ψ (r) >= ∑ c*ici = ∑ ci
2
i i
ii) Relation de fermeture
ψ (r) = ∑ ci u i (r) = ∑ < u i ,ψ > u i (r)
i i
= ∑ ∫ u *i (r' )ψ (r' )d 3r' u i (r)
i R3
= ∫∑u (r' ) u i (r) ψ (r' )d 3r'
*
i
R3 i
0 si r' ≠ r
soit ∑ u (r' ) u (r) = δ (r'-r) = 1 si r' = r
*
i C’est la relation de fermeture
i
i
34
Pr : J. Meziane
+∞ +∞
< v α (r),ψ (r) >=< v α (r), ∫ c( β ) v β (r)dβ >= ∫ c(β ) < vα (r), v β (r) >dβ
−∞ −∞
+∞
∫ c(β ) ∫ v
3
= dβ
*
α
(r)v β (r)d r
−∞ R3
+∞
= ∫ c(β )δ (α − β )dβ = c(α )
−∞
D’où c(α) = < vα , ψ> : elle est indépendante de
ii) Relation de fermeture
∀ψ ∈ F
+∞ +∞ +∞
ψ (r) = ∫ c(α ) vα (r)dα = ∫ < vα (r),ψ (r) > vα (r)dα = ∫ ∫ v*α (r' )ψ (r' )d 3 r' vα (r)dα
−∞ −∞
−∞ R 3
+∞
= ∫ψ (r' )d 3r' ∫ v*α (r' )vα (r)dα = ∫ψ (r' )d 3r' δ (r'-r)
R3 −∞ R3
+∞
∫v
*
α
(r' )vα (r)dα = δ (r'-r) Est la Relation de fermeture
−∞
2) Espace des états Έ : notation de Dirac
A toute fonction d'onde ψ(r, t) є F on associe donc un vecteur d’état nommé ket ψ є Έ
Pour tout ψ(r, t) є F ket | ψ(t) > є Έ
Remarque
La dépendance spatiale r n'apparait plus dans le ket.
ψ(r, t) correspond aux composantes du ket | ψ(t) > dans la base r.
De même, ψ(p, t) n'est qu'une composante de | ψ(t) > dans la base p.
Nous omettrons la dépendance en temps d’un vecteur d’état : | ψ(t) > |ψ>
2.1) Produit scalaire et introduction de l'espace dual
c1 b1
c2 b2
ψ → c3 ϕ → b3 Ou les ci et bi sont des nombres complexes.
M M
c b
n n
b1
b2
(
ψ ϕ = c1 c 2 c3 K c n . b3 = ∑ c*ib i
*
)
n
* * *
i =1
M
b
n
Le bra < ψ | , élément dual de | ψ > , est donc simplement (dans une base donnée) le
transpose complexe conjugue du vecteur colonne :
ψ → c1* c*2 c*3 K c*n ( )
Pour les bases continues.
ψ ϕ = ∫ψ (r)*ϕ (r)d 3 r ∈⊄
R3
35
Pr : J. Meziane
2.2) Operateurs dans l'espace de Hilbert
Un operateur transforme un ket de Έ en un autre ket de Έ et un bra de Έ* en un
autre bra de Έ*.
| ψ’ > = A | ψ >
< φ’ | = < φ | B
Le produit de deux operateurs n'est généralement pas commutatif :
AB ≠BA
On appel le commutateur
[A, B] = AB -BA
On appelle élément de matrice de A :
< φ |A| ψ >
Cet élément de matrice est un nombre complexe et il commute donc avec tout autre
operateur
B < φ |A| ψ > = < φ |A| ψ > B
2.2.1) Operateur adjoint
Soit le ket | ψ’ > = A | ψ > . A ce ket, correspond le bra < ψ’ | = < ψ | A+
ou A+ est l'adjoint de A.
Pour un nombre complexe, l'adjoint n'est que le complexe conjugue : (α)+ = α*.
Pour une matrice, il s'agit du transpose-complexe conjugue.
Si A est une matrice A+ = (tA)*
Exemple
1 2i 3
A = 1 4 2
i 5i 1 - i
+
1 2i 3 1 1 -i
+
A = 1 4 2 = - 2i 4 - 5i
i 5i 1 - i 3 2 1+ i
Propriétés de la conjugaison hermétique :
(αA)+ = α*A+
(A+)+ = A
(A + B) + = A+ + B+
(A B) + = B+A+
< A+ φ | ψ > = < φ | A | ψ >
< φ | βψ > = β < φ | ψ >
< αφ | ψ > = α* < φ | ψ >
Pr : J. Meziane
Exemple, l'operateur de projection est hermétique
(P ψ)+ = (| ψ > < ψ | )+ = | ψ > < ψ | = P ψ
2.2.4) Algèbre des commutateurs
Antisymétrie [A, B] = -[B, A]
Linéarité [A, (B + C + ...)] = [A, B] + [A, C] +...
Conjugue hermétique [A, B]+ = [B+, A+]
Distributivité [A,BC] = [A, B]C + B[A, C]
Identité de Jacobi [A, [B, C]] + [B, [C, A]] + [C, [A, B]] = 0
Effet d'une constante [A, αB] = α[A, B]
2.2.5) Fonction d'un operateur
Soit F(A) une fonction de l'operateur A. Si, A est linéaire, on peut alors développer F
en série de puissance de A
∞
F(A) = ∑ f n A n
n =0
αA
Par exemple, pour l'operateur e ou est un nombre complexe, on obtient
∞
α n
α 2
α 3
eαA = ∑ A n = I + αA + A2 + A3 + L
n!
n =0 2! 3!
Le conjugue hermétique d'une fonction d'operateur est donc
(F(A))+ = ∑ f * [A n ]+ = ∑ f * [A + ]n
∞ ∞
n n
n =0 n =0
Soit | ψ > un vecteur propre de A Avec λ comme valeur propre :
A|ψ>=λ|ψ>
Puisque
An | ψ > = λn | ψ >
∞ ∞
F(A) ψ = ∑ f n A n ψ = ∑ f n λn ψ = F(λ ) ψ
n =0 n =0
Important
Si [A, B] = 0 alors [A, F(B)] = 0
Si [A, B] ≠ 0 Alors Si [A, B] ≠ 0
Exemple
[A, B] ≠ 0 alors eAeB ≠ eBeA ≠ eA+B
Montrer que
eA+B = eAeB e-[A, B]/2 si [A, [A, B]] = [B, [A, B]] = 0
2.2.6) Operateurs inverses et operateurs unitaires
L'inverse d'un operateur, s'il existe, est défini par
AA-1 = A-1A = I
1 0 0
I → 0 1 0
0 0 1
ou I est l'operateur identité qui laisse tout ket inchangé
I|ψ>= |ψ>
Un operateur U est dit unitaire si son inverse est égal à son adjoint :
U+ = U-1 U+ U = U U+ = I
I est l’opérateur Identité :
2.3) Représentations dans l'espace des états Έ
2.3.1 Relations caractéristiques d'une base orthonormée : cas discret
37
Pr : J. Meziane
{ u } (i)
i
n
1 ui ∈ Ε
Est dite base orthonormée de Έ si et seulement si
i) Relation d'orthonormalisation
0 si i ≠ j
u i u j = δ ij =
1 si i = j
ii) Relation de fermeture
Si {| ui >} est une base de Έ alors
∑ ui ui = I
i
Un vecteur d’état |ψ> de s’écrit alors dans cette base
∀ ψ ∈ Ε ∃ c j ∈ ⊄ tel que ψ = ∑ c j u j
j
Dans ce ca on a
ψ = ∑ ci u i = ∑ u i ψ u i = ∑ u i u i ψ = ∑ u i u i ψ
i i i i
Cette relation est importante en Mécanique quantique. Elle est utilisée pour retrouver
les composantes d’un ket | ψ > dans la base {| ui >}
ψ = I ψ = ∑ u i u i ψ = ∑ ci u i
i i
2.3.2 Relations caractéristiques d'une base orthonormée : cas continu
{ vα } vα ∈ Ε et α ∈⊄
Est dite base orthonormée de Έ si et seulement si
i) Relation d’ortho-normalisation
0 si α ≠ β
vα v β = δ (α − β ) =
1 si α = β
ii) Relation de fermeture
Si {| vα > } est une base de Έ alors
+∞
∫ vα v α dα = I
−∞
Un vecteur |ψ> de Έ s’écrit dans cette base :
+∞
∀ψ ∈Ε ψ = ∫ c( β ) v β dβ
−∞
+∞ +∞ +∞
c(α ) = vα ψ = vα ∫ c(β ) v β dβ = ∫ c(β ) vα v β dβ = ∫ c(β )δ (α − β )dβ
−∞ −∞ −∞
Dans ce cas on a
+∞ +∞
+∞
ψ = ∫ c(α ) vα dα = ∫ vα ψ vα dα = ∫ vα vα dα ψ
−∞ −∞ −∞
De même pour retrouver les composantes du vecteur |ψ> dans la base {| vα > } :
+∞ +∞
ψ = Iψ = ∫ vα vα ψ dα = ∫ c(α ) vα dα
−∞ −∞
38
Pr : J. Meziane
2.3.3) Représentation des kets et des bras
Base Discret
u1 ψ c1
u2 ψ c2
ψ = ∑ ci u i → u i ψ = c Vecteur colonne
3
M M
i
un ψ cn
Base continu,
M M
ψ → vα ψ = c(α )
M M
Pour les bras, on a
ψ = ψ I = ∑ ψ ui ui = ∑ ui ψ u i = ∑ ci u i
* *
i i i
ψ ui = ui ψ =c
* *
i
i =1
M
b
n
Le produit d’un ket par un bra = Opérateur
c1
c1b1* c1b*2 L c1b*n
c2 *
( c b
ψ ϕ → c3 b1 , b 2 , b 3 , K b n = 2 *1
* * * *
) c 2 b*2 L c 2 b*n
ci b1 ci b*2 c i b*i c i b*n
M c b*
c n 1 c n b*2 L c n b*n
n
2.3.4) Représentation des opérateurs
2.3.4.a) Représentation d'un opérateur par une matrice carrée
A Aij = < ui| A | uj >
ou Aij est l’élément de matrice ij de l'opérateur A dans la base {| ui > }
A11 A12 L A1n
A 21 A 22 L A 2n
A →
A L A ii A in
i1
A A L A
n1 n2 nn
L'opérateur identité peut être représenté par
39
Pr : J. Meziane
1 0 L 0
0 1 L 0
I→
0 L 1 0
0 0 L 1
Exemple
AB → (AB)ij = u i AB u j = u i A I B u j = u i A ∑ u k u k B u j
k
= ∑ u i A u k u k B u j = ∑ A ik Bkj
k k
Qui est bien le produit matriciel usuel
2.3.4.b) Représentation du ket | ψ’ > = A | ψ >
c 'i = u i ψ ' = u i A ψ = ∑ u i A u j u j ψ = ∑ A ijc j
j j
c 1 A11 A12 L
'
A1n c1
A 21 A 22 L A 2n
' = .
c i A i1 L A ii A in ci
c ' A n1 A n2 L A nn c n
n
2.3.4.c) Représentation du nombre < φ |A | ψ >
Soit ψ = ∑ c i u i ; ϕ = ∑bj uj
i j
40
Pr : J. Meziane
Comment passer de {| ei > } à {| uk >}
En utilisant la relation de fermeture pour la base {| ei > }
d k = u k ψ = u k ∑ ei ei ψ = ∑ u k e i ei ψ = ∑ S+ki ci
i i i
+
Où ei u k = Sik → u k ei = Ski
Avec S est un opérateur de changement de base
En utilisant la relation de fermeture pour les bases {| uk >} puis {| ei >}
ψ = ∑ u k u k ψ = ∑ u k u k e i e i ψ = ∑ Ski+ ei ψ u k = ∑ Ski+ ci u k
k i, k i, k i, k
ψ = ∑ e i ei ψ = ∑ ei e i u k u k ψ = ∑ Ski u k ψ ei = ∑ Ski d k e i
i i, k i, k i, k
Soit
A’ = S+A S
A’ matrice de A dans la base {| uk > }
A matrice de A dans la base {| ei > }
2.4) Equations aux valeurs propres et observables
On dit qu’un ket | ψ > est vecteur propre de l'opérateur linéaire A avec la valeur propre λ si
A|ψ>=λ|ψ>
Equation aux valeurs propres de A
λ : valeur propre є C ;
| ψ > est vecteur propre de A associé à λ
L’ensemble des valeurs propres {λ} est appelé spectre de A
λ | ψ > unique λ non dégénérée
λ Ǝ | ψi > on dit que λ est dégénérée
Si pour la même valeur propre λ il existe plusieurs vecteurs propres | ψi > avec i = 1…g
g est appelé degré de dégénérescence ou ordre de λ
g est le nombre de vecteur propre correspondant a la même valeur propre λ
Tout ket | φ > de la forme :
g
ϕ = ∑cj ψ j
j=1
L'ensemble {| ψi >} des g kets propres de A associe à la valeur propre λ forme un espace
vectoriel de dimension g.
2.5.1) Recherche des valeurs et des états propres
Les valeurs propres de A sont solution de l’équation :
det((A − λ I ) = 0
Equation caractéristique aux valeurs propre
Exemple 1
41
Pr : J. Meziane
Considérons l'operateur A ayant comme représentation dans la base {|e1>, |e2>}
1 i 1 i
A → A + →
− i 1 − i 1
A = A+ Donc A est hermétique
Les valeurs propres
1 − λ i λ=0
det((A − λ I ) = det = 0 (1 − λ )2 − 1 = λ (2 − λ ) = 0 ⇒
− i 1− λ λ = 2
Donc les valeurs propres ne sont pas dégénérées.
Les vecteurs propres
Soit | ψ > un vecteur propre correspondant à la valeur propre λ = 0
2
c
ψ = ∑ c i e i = 1
i =1 c2
A|ψ>=λ|ψ>=0|ψ>
1 i c1 c1 c1 + ic 2 = 0
A ψ = 0 ψ → = 0 ⇒ c 2 = ic1
− i 1 c 2 c 2 - ic1 + c 2 = 0
1
ψ 0 = c1 c1 : constante de normalisation
i
Une fois normalise, on trouve
1
ψ 0 ψ 0 = 1 ⇒ c1* (1 − i ).c1 = c1 (1 + 1) = 1 ⇒ c1
1 1
= ⇒ c1 =
2 2
i 2 2
1 1 1
Soit ψ 0 = = ( e1 + i e 2 )
2 i 2
λ=2
A|φ>=λ|φ>=2|φ>
2
d
ϕ = ∑ d i e i = 1
i =1 d2
1 i d 1 d - d1 + id 2 = 0
A ϕ = 2 ϕ → = 2 1 ⇒ d 2 = −id 1
− i 1 d 2 d2 - id 1 − 2 = 0
1
ψ 2 = d 1 d1 : constante de normalisation
- i
Une fois normalise, on trouve
1
ψ 2 ψ 2 = 1 = d1* (1 i ).d1 = d 1 (1 + 1) = 1 ⇒ d 1 = ⇒ d1 =
2 2 1 1
- i 2 2
1 1 1
ψ2 = = ( e1 − i e 2 )
2 - i 2
Exemple 2
Considérons l'operateur A ayant comme représentation dans la base {|e1>, |e2>, |e3> }
0 α 0
A → α 0 0
0 0 α
42
Pr : J. Meziane
Les valeurs propres
− λ α 0
det((A − λ I ) = det α −λ 0 =0
0 0 α − λ
λ1 = −α
− λ (−λ (α − λ )) − α (α (α − λ )) = −(α − λ ) (α + λ ) = 0 ⇒
2
λ2 = λ3 = α
On a donc une racine double λ = - α et une racine simple λ = - α
Les vecteurs propres
Soit | ψ1 > le vecteur propre associé à la valeur propre λ1 = -α
A|ψ1 > = λ1|ψ1 > = -α|ψ1 >
c1
3
ψ 1 = ∑ ci ei = c 2
i =1 c
3
0 α 0 c1 c1 c1 + c 2 = 0
α 0 0 c 2 = −α c 2 c1 + c 2 = 0 ⇒ c 2 = −c1 et c 3 = 0
0 0 α c c 2c = 0
3 3 3
1
ψ 1 = c1 - 1 Avec c1 : constante de normalisation
0
Une fois normalisée, on trouve
1 - 1 1
1
1 1
ψ 1 ψ 1 = 1 ⇒ c1 = ⇒ c1 = ψ1 = = ( e1 − e 2 )
2
2 2 2 0 2
soit |ψ2,3 > le vecteur propre associé à la valeur propre λ2,3 = α
A|ψ2,3 > = λ2,3 |ψ2,3 > = α |ψ2,3 >
d1
3
ψ 2,3 = ∑ d i e i = d 2
i =1 d
3
0 α 0 d 1 d1 d1 − d 2 = 0
α 0 0 d 2 = α d 2 d1 − d 2 = 0 ⇒ d 2 = d1 et d 3 quelconque
0 0 α d d d quelconque
3 3 3
Afin d’avoir l’orthonormalisation entre les deux vecteurs propres dans ce sous-espace
dégénéré, on prend donc :
1 0
ψ 2 = d1 et ψ 3 = d 3 0 d1 et d3 : constantes de normalisation
1
0 1
Une fois normalisée, on trouve
1 1 1
1
ψ2 = = ( e1 + e 2 )
2 0 2
43
Pr : J. Meziane
0
ψ 3 = 0 = e3
1
Les valeurs propres d'un operateur hermétique sont réelles
A+ = A
< ψ | A | ψ >* = < ψ | A+ | ψ > = < ψ | A | ψ >
A|ψ>=λ|ψ>
<ψ|A|ψ>=λ<ψ|ψ>
< ψ | A | ψ >* = λ* < ψ | ψ >
Donc λ* = λ λ est réelle
Les vecteurs propres d'un operateur hermétique correspondant à des valeurs propres
distinctes λ≠α sont orthogonaux
A | ψ > = λ | ψ > et A | φ > = α | φ > tel que λ≠α
<φ|A|ψ>=λ<φ|ψ>
<φ|A|ψ>=α<φ|ψ>
(λ-α) < φ | ψ > = 0
Puisque λ≠α
<φ| ψ>=0
| ψ > et | φ > sont orthogonaux
Dans un espace de dimension finie, les vecteurs propres d'un opérateur hermitien
forment une base.
2.5) Observables
Une observable = un opérateur hermétique dont les vecteurs propres forment une base.
Un opérateur A est une observable si :
i) A hermétique A+ = A ψ 1n
ii) Les vecteurs propres de A forment une base ψ n2
Démonstration : λn
λn valeurs propre de A ⇒ ψ n i
ψ ng n
n = 1… N dim de Έ; i = 1...gn (ordre de λn = gn)
gn est le degré de dégénérescence de la valeur propre λn = le nombre de vecteurs propres
associés à λn
{ }
ψ ni Forment une base complète
N gn
ψ ni ψ mj = δ ijδ nm ∑∑ ψ
n =1 i =1
i
n ψ in = I
Exemple
Considérons l'operateur A ayant comme représentation dans la base {| e1 > , | e2 >}
Considérons l'operateur A ayant comme représentation dans la base {|e1>, |e2>}
1 i 1 i
A → A + →
− i 1 − i 1
A = A+ Donc A est hermétique
Vecteurs propres
1 1 1
ψ0 = = ( e1 + i e 2 ) Pour λ = 0
2 i 2
1 1 1
ψ2 = = ( e1 − i e 2 Pour λ = 2
2 - i 2
44
Pr : J. Meziane
Ces vecteurs propres sont normés
ψ0 ψ0 =
1
( e1 - i e 2 ). 1 ( e1 + i e 2 = 1
2 2
ψ2 ψ2 =
1
( e1 + i e 2 ). 1 ( e1 − i e 2 ) = 1
2 2
Ces vecteurs propres sont orthogonaux
ψ0 ψ2 =
1
( e1 - i e 2 ). 1 ( e1 − i e 2 ) = 1 ( e1 e1 − e 2 e 2 ) = 0
2 2 2
ψ2 ψ0 =
1
( e1 + i e 2 ). 1 ( e1 + i e 2 ) = 1 ( e1 e1 − e 2 e 2 ) = 0
2 2 2
Relation de Fermeture
1 1 1
(1 − i ) + 1 . 1 (1 i )
1
ψ0 ψ0 + ψ2 ψ2 = .
2 i 2 2 -i 2
1 1 − i 1 1 i 1 0
= + = =I
2 i 1 2 - i 1 0 1
Donc {| ψ0 > , | ψ2 >} forme une base complète
Alors A est une observable
Important :
Démonstration :
A|ψ> = λ |ψ>
A(B|ψ>) = B(A |ψ>)= λ(B|ψ>) C. Q. F. D
On distingue deux cas :
- λ est non-dégénérée g =1.
B|ψ> = µ |ψ>
|ψ> est également vecteur propre de B
- Si λ n’est pas dégénérée, |ψ> est aussi vecteur propre de B car tous les vecteurs propres
associes à λ sont par définition proportionnel à |ψ> et donc nécessairement
B|ψ> α |ψ>
En d'autres mots, si gn = 1, il n'y a par définition qu'un seul ket correspondant à la valeur
propre λ et B|ψ> ne peut donc être diffèrent de |ψ> que par une phase.
- λ est dégénérée, gn ≠1.
B|ψ> appartient alors au sous-espace Eλ associe a la valeur propre λ de A
45
Pr : J. Meziane
g
∀ ψ i ∈ E λ ⇒ B ψ i = ψ ' = ∑ Ck ψ i ∈ Ελ
k =1
L'application de B sur un ket appartenant à Eλ ne fait alors pas sortir de ce sous-espace. On
dira donc que Eλ est globalement invariant (ou stable) sous l'action de B.
Théorème n°2.
Démonstration,
A ψ 1 = λ1 ψ 1
A ψ 2 = λ2 ψ 2
⇒ AB ψ 1 = λ1B ψ 1
et AB ψ 2 = λ2 B ψ 2
⇒ ψ 2 AB ψ 1 = ψ 2 BA ψ 1 = λ1 ψ 2 B ψ 1 (1)
et ψ 1 AB ψ 2 = ψ 1 BA ψ 2 = λ2 ψ 1 B ψ 2
ψ 1 AB ψ 2 = ψ 1 BA ψ 2 = λ* 2 ψ 1 B ψ 2
* * *
⇒ ψ 2 AB ψ 1 = λ2 ψ 2 B ψ 1 (2)
Nous nous sommes servis du fait que A et B sont deux observables et qu’elles commutent
En faisant (1)-(2), on obtient immédiatement :
0 = (λ1 − λ2 ) ψ 2 B ψ 1
Comme λ1 ≠ λ2 , le théorème est démontré :
⇒ ψ 2 Bψ1 = 0
Théorème n°3.
Démonstration,
46
Pr : J. Meziane
Les ensembles {| ψ1g1 >}. {| ψ2g2 >}, … {| ψngn >} forment des sous-espaces propres Έn de
l'espace complet des états du système Έ
Représentant B dans {| ψni >}
D’après le Théorème 2
<ψmj|B|ψni > = δmn = <ψmj|B|ψni > = 0 m ≠ n
<ψnj|B|ψni > ≠ 0
Donc, en ordonnant les vecteurs de base de la façon suivante
{| ψ11 >, …, | ψ1g1 >}, {| ψ21 >, …, | ψ2g2 >}, …, {| ψn1 >, …, | ψngn >}
La matrice représentant l'operateur B est diagonale par blocs :
ψ 1j B ψ 1i
0 0 0
(g x g )
1 1
ψ 2j B ψ 2i
0 0 0
B→ (g 2 x g 2 )
ψ 3 Bψ 3
j i
0 0 0
(g 3 x g 3 )
0 0 0 O
Notons que puisque les sous matrices gn x gn ont pour éléments <ψnj|B|ψni > = <ψni|B|ψnj>* ,
elles sont hermétiques et donc toujours diagonalisables.
On désignera par |ψn, pi > les vecteurs propres communs à A et B :
A|ψn, pi > = an |ψn, pi > et B|ψn, pi > = bp |ψn, pi >
Les indices n et p distinguent les valeurs propres de A et de B tandis que l'indice i sert à
distinguer les différents vecteurs propres correspondant à la paire de valeurs propres an et bp .
b) La définition d’un ECOC
Exemple
Un exemple très simple est celui d’une observable dont toutes les valeurs propres
sont non-dégénérées :
A | ψk > = λ k | ψ k >
On voit que l’on peut identifier un vecteur propre | ψ k > par sa valeur propre λ k
| ψk > ≡ | λ k >
On dira, dans ce cas particulier, que l’observable A forme un ECOC à elle toute seule.
c) Comment construire un ECOC ?
Règle générale :
1) Si les valeurs propres ai de A sont non dégénérées {A} forme un ECOC
2) Si les ai de A sont dégénérées on lui ajoute une observable B qui commute avec A [A, B] =
0 puis on cherche une base orthonormée formés par les vecteurs propres communs de A et B
(Th 3)
3) Si la donnée du couple de valeur propre {ai, bi } détermine d’une manière unique un
vecteur propre {A, B} forme un ECOC.
4) Si non, on ajoute une 3eme observable C qui commute avec A et B [A, C] = [B, C] = 0 puis
on cherche une base orthonormée formés par les vecteurs propres communs de A, B et C.
47
Pr : J. Meziane
5) Si la donnée de l’ensemble de valeur propre {ai, bi , ci } détermine d’une manière unique un
seul vecteur propre {A, B, C} forme un ECOC.
6) Si non, on cherche une 4eme observable D qui commute avec A, B et C [A, D] = [B, D] =
[C, D]= 0 puis on cherche une base orthonormée formés par les vecteurs propres communs de
A, B, C et D.
Dans le cas général, il nous faudra un certain nombre d’observables pour obtenir ce résultat.
Soit | Φ > un vecteur propre commun à l’ensemble des observables qui commutent :
A, B, C, D, E, F, …
A| Φ > = ai | Φ > ; B| Φ > = bi | Φ > ; C| Φ > = ci | Φ >
D| Φ > = di | Φ > ; E| Φ > = ei | Φ > ; F| Φ > = fi | Φ >
A, B, C, D, E, F, … : ceci signifie donc que :
| Φ > = | aibicidieifi … >
Exemple
Considérons deux observables A et B ayant comme représentation dans la base {|e1>, |e2>,
|e3> }
2 0 i 3 0 i
A → 0 1 0 B → 0 4 0
− i 0 2 − i 0 3
2 0 i 3 0 i 7 0 5i
AB → 0 1 0 . 0 4 0 = 0 4 0
−i 0 2 − i 0 3 − 5i 0 7
3 0 i 2 0 i 7 0 5i
BA → 0 4 0 . 0 1 0 = 0 4 0
−i 0 3 − i 0 2 − 5i 0 7
A B = BA
2-λ 0 i
det(A - λI) → 0 1 - λ 0 = (2 - λ ) 2 (1 - λ ) − (1 - λ ) = (1 - λ )[(2 - λ ) 2 − 1] = 0
−i 0 2 - λ
a1,2 = 1; a3 = 3
{A} n’est pas un ECOC car a1,2 est dégénérée deux fois
Vecteurs propres a1,2 = 1
1 0 i c1 0
c1 + ic 3 = 0
0 0 0 . c 2 = 0 ⇒ c3 = ic1 et c 2 quelconque
− i 0 1 c 0 c 2 quelconque
3
Une fois normalise, on trouve
1 0 1
1
ψ 1,A =
1
= ( e1 + i e3 ) = 1A
2 i 2
0
ψ 1,A = 1 = e 2 = 1A
2
0
Vecteurs propres a3 = 3
48
Pr : J. Meziane
-1 0 i c1 0
- c1 + ic 3 = 0
0 − 2 0 . c 2 = 0 ⇒ c1 = ic 3 et c 2 = 0
− i 0 − 1 c 0 c 2 = 0
3
c1 = i i
c3 = 1 ⇒ ψ 2,A = C 0
c = 0 1
2
Une fois normalise, on trouve
1 0 1
i
ψ 2,A = = (i e1 + e3 ) = 3A
2 1 2
{A} n’est pas un ECOC car a1,2 est dégénérée deux fois
3- λ 0 i
det(B - λI) → 0 4-λ 0 = (3 - λ ) 2 (4 - λ ) − (4 - λ ) = (4 - λ )[(3 - λ ) 2 − 1] = 0
−i 0 3 - λ
b1 = 2; b2,3 = 4
{B} n’est pas un ECOC car b2,3 est dégénérée deux fois
Vecteurs propres b1 = 2
1 0 i c1 0
c1 + ic 3 = 0
0 2 0 . c 2 = 0 ⇒ c3 = ic1 et c 2 = 0
− i 0 1 c 0 c 2 = 0
3
c1 = 1 1
0
3
c = i ⇒ ψ 1, B = C
c = 0 i
2
Une fois normalise, on trouve
1 0
1
1
ψ 1,B = = ( e1 + i e 3 ) = 2 B
2 i 2
Vecteurs propres b2,3 = 4
- 1 0 i c1 0
- c1 + ic 3 = 0
0 0 0 . c 2 = 0 ⇒ c1 = ic 3 et c 2 quelconque
− i 0 − 1 c 0 c 2 quelconque
3
c1 = i i 0
c3 = 1 ⇒ ψ 2 ,B = C et ψ 2 ,B = C1
1 0 2
c quelconque 1 0
2
Une fois normalise, on trouve
1 0 1
i
ψ 12 ,B = = (i e1 + e3 ) = 4 B
2 1 2
49
Pr : J. Meziane
0
ψ 2 ,B = 1 = e 2 = 4 B
2
0
{B} n’est pas un ECOC car b2,3 est dégénérée deux fois
Maintenant voyant si l’ensemble {A, B} forme un ECOC.
A B vecteurs propres
communs à A et B
Vecteurs propres Valeurs Vecteurs propres Valeurs
propres propres
ψ1 =
1
( e1 + i e3 ) = 1A ψ 1,B =
1
( e1 + i e 3 ) = 2B |1A, 2B>
1, A
2 2
ψ2 = e2 = 1A ψ2 = e2 = 4B |1A, 4B>
1, A 2,B
ψ 2, A =
1
(i e1 + e 3 ) = 3A ψ1 =
1
(i e1 + e 3 ) = 4B |3A, 4B>
2 2,B
2
Pr : J. Meziane
r r r
R = X e x + Y e y + Ze z
Cette observable est diagonale dans la représentation de position donnée par la base {| r > } de
même pour X, Y et Z.
R | r > = r | r >; X | x > = x | x >; Y | y > = y | y >; Z | z > = z | z >
ou r est le vecteur position. Dans cette base, les relations d'orthonormalisations et de
fermeture sont
r r' = δ (r − r' ) = δ ( x − x' )δ ( y − y' )δ (z − z' )
∫r r d 3r = I Où d3r =dxdydz
R3
Utilisant cette relation de fermeture, tout vecteur d’état |ψ> peut être développé sur la base des
positions :
ψ = ∫ r r d 3r ψ = ∫ r r ψ d 3 r = ∫ψ (r) r d 3r ψ( r) = < r| ψ >
R 3
R 3
R 3
1
ψ (r ) = 3/ 2 ∫
d 3pe + ipr / hψ (p)
(2πh )
1
ψ ( p) = 3/ 2 ∫
d 3re −ipr / hψ (r )
(2πh )
2.6.3 Opérateurs R et P
L’Opérateurs R
r r r
R = X e x + Y e y + Ze z
R r = r r = (Xe x + Ye y + Zez ) r = (xe x + ye y + ze z ) r
r r r r r r
Rψ (r) = rψ (r)
+
R est hermétique R =R
51
Pr : J. Meziane
ψ R ϕ = ∫ d r ψ R r r ϕ = ∫ r ψ r r ϕ d r = ∫ r r ψ * ϕ r *d r
3 3 3
= ∫ r ϕ r * r ψ * d 3r = [∫ r ϕ r r ψ d 3r ]
*
= ϕ Rψ *
L’Opérateurs P
r r r
P = PX e x + PY e y + PZ e z
P p = p p = (PX e x + PY e y + PZ e z ) p = (p x e x + p y e y + p z ez ) p
r r r r r r
Xψ(x, t) = xψ(x, t)
52
Pr : J. Meziane
d
Px = −ih ψ ( x , t )
dx
[X, Px]ψ(x, t) = (XPx – PxX) ψ(x, t) = XPx ψ(x, t) – PxX ψ(x, t)
d d
= X (−ih ψ ( x , t )) + ih ( xψ ( x , t ))
dx dx
d d
= − i hx ψ ( x , t ) + i hψ ( x , t ) + i hx ψ ( x , t )
dx dx
= i hψ ( x , t )
D’où
[X, Px]ψ(x, t) = iħ ψ(x, t)
Et donc :
[X, Px] = iħI
53
Pr : J. Meziane
Chapitre IV Postulats de la Mécanique Quantique
La mécanique quantique repose sur un ensemble de postulats.
Ces postulats ne sont pas démontrer théoriquement, mais basés sur des observations
expérimentales.
On les accepte comme vrai puisqu’ils reproduisent très bien ces observations.
1) Enoncé des postulats
1er postulat :
système
| ψ(t) > de E
physique
Quantité de mouvement p ∂
P = −i h P = −i h∇
∂x
Position (r ou x, y, z) R ou X , Y, Z
Energie E = Ec+Ep = ∂ h2
1 H =ih = - ∆ + V(R)
E = Ec + Ep = mv 2 + V(r) ∂t 2m
2
3eme postulat :
Remarques
i) La mesure de A ne peut donner que des valeurs réelles A = observable.
ii) si le spectre de l'observable A est discret les résultats que l’on peut obtenir en mesurant
A sont quantifiés
4eme postulat :
54
Pr : J. Meziane
Où |<ψ(t)|ψ(t)>|2 =1
Pn est le vecteur projecteur sur l’espace En
|un> est vecteur propre de A associé à la valeur propre an :
{|un>} forme une base de E
ψ (t) = ∑ c k u k
k
Si an est non dégénérée
Pn = |un><un|
2
P(a n ) = ψ (t) u n u n ψ (t) = u n ψ (t) = cn
2
i =1 i =1 i =1
2
Si |ψ(t)> n’est pas normée i. e. |<ψ(t)|ψ(t)>| ≠1
gn
ψ (t) Pn ψ (t) ∑c i 2
n
P(a n ) = = i =1
ψ (t) ψ (t) ψ (t) ψ (t)
Spectre continue
La probabilité de trouver la particule entre α et α +dα
2
dP(α ) = Vα ψ (t) dα = ψ (t) Pα ψ (t) dα
Remarques
On peut vérifier que : ∑ P(a
n
n ) =1
gn
|ψ> s’écrit dans la base {|un>} : ψ (t) = ∑∑ cik u ik
k i =1
gn gn
∑ P(a
n
n ) = ∑ ψ (t) Pn ψ (t) = ∑ ψ (t) ∑ u n
n
i
u in ψ (t) = ψ (t) ∑∑ u in u in ψ (t)
n i =1 n i =1
Et comme
gn
∑∑ un i =1
i
n u in = I Relation de fermeture
∑ P(a
n
n ) = ψ (t) ψ (t) = 1 Car |ψ> est normée
5eme postulat :
55
Pr : J. Meziane
Si la mesure de la grandeur physique A sur le système dans l’état |ψ> donne comme
résultat la valeur propre an .
L’état du système |ψ’> immédiatement après la mesure est la projection
normée de |ψ> sur le sous-espace propre associe à an .
Immédiatement après la mesure de A on a :
Pn ψ (t)
ψ ' (t) =
ψ (t) Pn ψ (t)
Où
gn
Pn = ∑ u in u in
i =1
Remarques
i) Si an est non dégénérée gn =1; l’état |ψ’> après la mesure est :
Pn = |un><un|
|ψ’> = |un>
Tout simplement le vecteur propre associe à an
ii) Immédiatement après la mesure le système n’a pas eu le temps d’évoluer.
iii) Si on fait un 2eme mesure on trouve la même valeur propre an
6eme postulat :
L‘évolution dans le temps du vecteur d’état |ψ(t)> est régie par l’équation de
Schrödinger
∂
i h ψ (t) = H(t) ψ (t)
∂t
Pr : J. Meziane
Il faut donc être vigilant lors du passage d'une description classique au quantique.
On ajoute donc aux postulats précédents une règle de symétrisassions.
Par exemple,
La quantité physique r . p sera associée à l'observable :
(R . P + P . R)/2 Qui est hermétique.
r . p = (r . p + p . r)/2 (R . P + P . R)/2 qui est bien une observable
Règle de quantification :
L'observable A qui décrit une grandeur physique A définie classiquement s'obtient en
remplaçant, dans l'expression convenablement symétrisée de A, r et p par les observables R
et P respectivement.
Exemple (Particule soumise a un potentiel scalaire).
Considérons par exemple l'hamiltonien d'une particule soumis à un potentiel scalaire
V(r).
L'hamiltonien du système, en mécanique classique, s’écrit
p2 dr
H (r, p) = + V (r) Avec p = m = mv
2m dt
Où v est la vitesse de la particule et m sa masse.
L'application de la règle précédente donne l'hamiltonien quantique suivant :
P2
H(R, P) = + V(R)
2m
Exemple
Considérons par exemple la grandeur physique A = x . px
Son correspondant en mécanique quantique A = X . Px
Mais A+ ≠ A en désaccord avec A observable
Il faut symétriser A =(x . px + px . x)/2
Et de même symétriser A =(X . Px + Px . X)/2
Donc A+ =(Px . X +X . Px )/2 =A A est hermétique
2) Mesures en mécanique quantique
2.1) Valeur moyenne d'une observable
la valeur moyenne d’une observable A dans l’état normé |ψ> noté <A> est la
moyenne des résultats obtenues en effectuant un grand nombre de mesure sur le système dans
le même état |ψ>.
gn
A = ∑ a n P(a n ) = ∑ a n ∑ ψ u in u in ψ
n n i =1
Sachant que :
A u in = a n u in
D’où
gn gn
A = ∑∑ ψ A u i
n u ψ = ψ A ∑∑ u in u in ψ
i
n
n i =1 n i =1
gn
Et comme ∑∑ u
n i =1
i
n u in = I Relation de fermeture
57
Pr : J. Meziane
ψ Aψ
A =
ψψ
ii) Si |ψ> est un vecteur propre de A
un A un
ψ = un A = = an
un un
Atome d’hydrogène a0 = 53 pm
r
r r -
ψ ( r ) = Ψ ( r , 0) = (π a 30 ) −1 / 2 e a 0
ψ R r =rψ r
La position moyenne
ψ Rψ 2π π ∞ r
-2
3
R = = ∫ d 3 r ψ R r r ψ = ∫ ∫ ∫ r 3 ψ (π a 30 ) −1 e a 0 dr dθ. sin(θ).dϕ = a 0
ψ ψ =1 0 0 0
2
2.2) Ecarts quadratique moyen ou Ecarts types et relations d'incertitude
Les résultats de mesure d’une observable obéissent à une loi de probabilité.
L’information est donc donnée sous forme d’une valeur moyenne.
Il est utile de fournir une estimation de la distribution des résultats de mesures.
Soit une observable A
On définit l’opérateur A’ =A - <A> : qui représente l’écart de A par rapport à sa valeur
moyenne
L’écart quadratique moyen ou l’écart types noté ∆A de est défini par :
∆A = A'2 = (A - A )2
Pr : J. Meziane
D = < C >2 - 4<A’2> < B’2> ≤ 0
<A’2> < B’2> ≥ < C >2/4
Soit
C
A'2 B'2 ≥
2
donc
C ψ [A, B] ψ
∆A. ∆B ≥ =
2 2
Inégalités de Heisenberg.
2.2.2) Application : la relation d'incertitude d'Heisenberg.
A = X et B =Px [X, Px] = iħ | <ψ | [X, Px] |ψ>| = ħ
h
∆X. ∆Px ≥
2
2.3) Compatibilité des observables
Définition
Deux observables A et B sont dites compatibles, lorsqu’on peut les mesurer
simultanément.
L’ordre dans le quel on effectue les mesures n’a alors aucun importance.
[A, B] = 0
Il existe une base orthonormée de E formé des vecteurs propres communs à A et B
{|an,bp, i> } tel que
A|an,bp, i> = an |an,bp, i> et B|an,bp, i> = bp |an,bp, i>
Un vecteur |ψ> de E s’écrit :
ψ = ∑ c n, p,i a n , b p , i
n, p,i
La mesure de A an
Après la mesure
∑c n, p,i a n , bp , i
ψ' = p,i
∑c
2
n, p,i
p,i
La mesure de B après A bn
Après la mesure
∑c n, p,i a n , bp , i
ψ" = i
∑c
2
n, p,i
i
Remarque
Si A et B ne commute pas on ne peut pas les mesurer simultanément
Conséquence :
Si on veut qu’une mesure détermine d’une façon unique l’état d’un système il faut que
cette mesure porte sur un ECOC
Exemple {A, B} ECOC
{|an,bp>} base orthonormée de E
Un vecteur |ψ> de E s’écrit :
ψ = ∑ c n, p a n , b p
n, p
59
Pr : J. Meziane
La mesure de A an
Après la mesure
∑c n, p a n , bp
ψ' = p
∑c
2
n, p
p
La mesure de B après A bn
Après la mesure
c n, p a n , b p
ψ" =
c n, p
2.4) Propriétés de l’équation de Schrödinger
2.4.1) Cas général H dépend du temps
2.4.1.a) Conservation de la norme du vecteur d’état
d d d
ψ (t) ψ (t) = ψ (t) ψ (t) + ψ (t) ψ (t)
dt dt dt
D’après l’équation de Schrödinger .
d i
ψ (t) = - H(t) ψ (t)
dt h
H(t) est une observable donc hermétique .
d i
ψ (t) = ψ (t) H(t)
dt h
D’où
d i i
ψ (t) ψ (t) = − ψ (t) H(t ) ψ (t) + ψ (t) H(t ) ψ (t) = 0
dt h h
2.4.1.b) Évolution des valeurs moyennes dans le temps <A>
A = A ψ (t) = ψ (t) A ψ (t)
d d ∂A(t) d
A = ψ (t) A(t) ψ (t) + ψ (t) ψ (t) + ψ (t) A(t) ψ (t)
dt dt ∂t dt
d ∂A(t) 1 1
A = ψ (t) ψ (t) - ψ (t) H(t)A(t) ψ (t) + ψ (t) A(t)H(t) ψ (t)
dt ∂t ih ih
∂A(t)
d
A = +
1
[A(t), H(t)]
dt ∂t ih
2.4.3) Constante de Mouvement
Pour que A reste constante au cours du temps il faut que
∂A(t)
= 0 et [A(t), H(t)] = 0
∂t
Exemple
A(t) = H(t) [H(t), H(t)] = 0
∂H(t)
Donc l’hamiltonien est une constante de mouvement si =0
∂t
On retrouve le loi de conservation de l’énergie d’un système isolé.
2.4.1.d) Cas des systèmes conservatifs H ne dépend pas du temps
60
Pr : J. Meziane
∂H(t)
=0 système conservatif ou système isolé État stationnaire
∂t
La mesure de l’énergie donne une valeur propre de H.
H|φn,i> = En | φn,i> En , φn, i ne dépendent pas du temps
En : Discrets spectre discret états liés du système
En : Continues spectre continu états libres
À t =t0 le système est dans |ψ(t0)> tel que :
ψ ( t 0 ) = ∑ c n,i ( t 0 ) ϕ n,i
n,i
Donc
E n (t − t 0 )
ψ ( t ) = ∑ c n,i (t 0 ) e
-i
h
ϕ n,i
n,i
Soit directement
∂
ih ψ (t) = H ψ (t)
∂t
La solution est
H(t − t 0 )
−i
ψ (t) = e h
ψ (t 0 )
H(t − t 0 )
−i
h
e Est appelé opérateur évolution
Soit
H(t − t 0 ) H(t − t 0 ) H(t − t 0 )
−i −i −i
ψ (t) = e h
ψ (t 0 ) = e h
∑ c n,i (t 0 ) ϕ n,i = ∑ c n,i (t 0 )e
n,i n, i
h
ϕ n,i
E n (t − t 0 )
−i
ψ (t) = ∑ c n,i (t 0 )e
n,i
h
ϕ n,i
Exemple :
Système à deux niveaux ; H|φ1> = E1 | φ1>, H|φ2> = E2 | φ2>
A t = 0 Le système est dans l’état :
ψ (0) = c1 ϕ1 + c 2 ϕ 2
A l’instant t donné
61
Pr : J. Meziane
Le système sera dans l’état :
E1t E2t
−i −i
ψ (t) = c1e h
ϕ1 + c 2e h
ϕ2
Cas particulier |ψ(t0)> vecteur propre de H H |ψ(t0)> = En |ψ(t0)> .
ψ ( t 0 ) = ∑ c n,i ( t 0 ) ϕ n,i
i
ψ ( t ) = ∑ c n,i ( t ) ϕ n,i
n, i
E (t − t 0 ) E n (t − t 0 ) E n (t − t 0 )
−i n −i −i
ψ (t) = ∑c
i
n, i (t 0 )e h
ϕ n,i = e h
∑c
i
n, i (t 0 ) ϕ n,i = e h
ψ (t 0 )
L’état du système ne change pas au cours du temps
62
Pr : J. Meziane
VI Résolution de l’équation de Schrödinger cas d’un oscillateur
harmonique
2) Oscillateur harmonique quantique à une dimension
2. 1) Equation de Schrödinger
L'hamiltonien classique pour l'oscillateur harmonique :
p2 p2 1
E= + V(x) = + mω 2 x 2
2m 2m 2
L'hamiltonien quantique s’obtient, en utilisant les règles de quantification.
On remplace les variables classiques par les observables correspondantes.
La position x et l’impulsion p seront remplacés par les observables X et P
P2 1
H= + mω 2 X 2
2m 2
Donc
H ≠ f(t)
Dans la représentation {|x>}
On aura
d
p = ih
dx
h d2
2
1
H | φ n > = En | φ n > Hϕ n (x) = − 2
+ mω 2 x 2 ϕ n (x) = E nϕ n (x)
2m dx 2
2.2) Notation
On commence par définir les opérateurs
mω P
X̂ = X et P̂ =
h mωh
Opérateurs sans dimension
L'hamiltonien s’écrit :
H=
mωh 2 mω 2 h 2 hω 2
2m
P̂ +
2 mω
X̂ =
2
P̂ + X̂ 2( )
H = hωĤ
Avec
Ĥ =
1 2
2
(
P̂ + X̂ 2 )
Opérateurs sans dimension
La relation de commutation entre X et P nous donne pour les opérateurs normalisés
X̂ et P̂
[X; P] = iħ [ ]
X̂ , P̂ = i
2. 3) Opérateurs de création et d'annihilation
La résolution du problème aux valeurs propres est simplifiée en introduisant les
operateurs non hermétiques suivant
a=
1
2
( )
X̂ + iP̂ et a + =
1
2
X̂ - iP̂( )
Ces operateurs portent le nom d'operateur de création a+ et operateur d'annihilation a,
63
Pr : J. Meziane
[ 1
] [ 1
] ( [ ] [ ])
a, a + = X̂ + iP̂, X̂ - iP̂ = − i X̂, P̂ + i P̂, X̂
2 2
= (− i . i + i . - i )
1
2
=1
On appellera le produit de ces opérateurs l'operateur nombre
1
2
( )(
1
2
) ( 1
) ( )
N = a + a = X̂ - iP̂ X̂ + iP̂ = X̂ 2 + P̂ 2 + iX̂P̂ − iP̂X̂ = X̂ 2 + P̂ 2 + i[X̂, P̂]
2
1
(
= X̂ 2 + P̂ 2 − 1
2
)
N est hermétique.
( )+
( )+
N + = a +a = a + a + = a +a = N
[ ]
[N , a ] = Na − aN = a + a a - a a + a = a + , a a = -a Na = aN - a
[ ] + + + + + +
[
N , a = N a - a N = a a a - a a a = a a, a + = a +
+ +
]
N a+ = a+ N + a+
L'hamiltonien devient :
1
H = hω ( N + )
2
2.4) les valeurs et les vecteurs propres de H et N
1
H = hω ( N + )
2
H et N commutent
H et N ont des vecteurs propres communs
Selon le théorème fondamental, puisque l'hamiltonien est proportionnel à l'opérateur nombre,
il commute avec ce dernier et ceux-ci ont en commun une base d'états propres que l'on notera
|φn >. On a donc
Pr : J. Meziane
Par récurrence
Vrai pour 2
Exemple :
N(a2|φn >) = N(a(a|φn >)) = (aN - a) (a|φn >) = (aNa - a2)|φn >
= (a(aN-a) - a2)|φn > = (a2 N - 2a2)|φn > = (αn - 2)(a2|φn >)
Supposons vrai pour k
N(ak |φn >) = (αn - k) (ak |φn >)
Montrons que si vrai pour k+1
N(ak+1 |φn >) = N(a(ak |φn >)) = (aN - a) (ak |φn >) = (aNak - ak+1) |φn > = (a (αn - k) ak - ak+1 )
|φn >
= ((αn - k) ak+1 - ak+1 ) |φn > = (αn - (k+1) (ak+1|φn >)
Donc comme
N(ak |φn >) = (αn - k) (ak |φn >)
Alors on a
i) soit (ak |φn >) est vecteur propre de N avec la valeur propre (αn - k)
ii) Ou bien (ak |φn >) = 0.
0
(a n - n) (a n - k) (a n - 1) an
n+1 n k
a |f n > a |f n > a |f n > a|f n > |f n >
Comme les valeurs propres de N sont positives, il existe forcément un entier n ≥ 0 pour le
quel (an|φn >) est un état propre de N avec la valeur propre (αn - n), mais pour le quel (an+1|φn
> = 0). Ainsi (αn - n) = 0
Ce qui donne
αn = n
αn + k est valeur propre de N pour tout k ≥ 0
||a+ |φn >||2 = <φn|a a+ |φn > = <φn|(N + 1)|φn > (αn +1) <φn|φn > ≥ 0
+
Donc (a |φn >) est un état non nul
N(a+ |φn >) = (a+N + a+) |φn > = (αn +1)(a+|φn >)
+
a |φn > est aussi vecteur propre de N avec la valeur propre (αn + 1)
Par récurrence, ((a+)k |φn >) est vecteur propre de N avec la valeur propre (αn + k).
Conclusion :
S'il existe une valeur propre de N, cette valeur propre est un entier positif ou nul et
tous les entiers suivant sont également valeur propres de N.
2.4.2) Existence d'un état propre de valeur propre nulle
Si |φn> est le vecteur propre associé à la valeur propre n alors :
(a|φn>) = 0 n= 0
En effet
Si n = 0 on a
< φn| N |φn> = n < φn|φn> = < φn| a+a |φn> = ||a |φn>||2 = 0
a|φn> = 0
Quel est la fonction propre associé à la valeur propre n = 0
Or
a= (
1
2
)
X̂ + iP̂ =
mω
2h
X+i
P
2mωh
En représentation |x> : (a|φ0>) = 0 s’écrit
65
Pr : J. Meziane
mω P
x a ϕ0 = 0 x X+i ϕ0 = 0
2h 2mωh
mω i d
xϕ 0 ( x ) + − ih ϕ 0 ( x ) = 0
2h 2mωh dx
mω dϕ ( x )
xϕ 0 ( x ) + 0 =0
2h dx
h dϕ 0 ( x )
xϕ 0 ( x ) + =0
mω dx
dϕ 0 ( x ) mω
=− x dx
ϕ0 (x ) h
mω 2
ln(ϕ 0 ( x )) = − x + Cst
2h
mω 2
− x
ϕ 0 ( x ) = Ae 2h
∫ exp(− y
2
)dy = π
−∞
On a :
mω
A=4
πh
2.4.3) Les valeurs propres de N sont non-dégénérées
Par récurrence,
n = 0 : seul état propre
mω 2
ϕ 0 ( x ) = A exp(− x )
2h
Supposons pour αn = n il existe un seul état propre |φn > tq N |φn > = n|φn >
Montrons que (n+1) est non dégénéré
Soit |ψ> le vecteur propre associé à la valeur propre (n+1)
N|ψ> = (n+1) |ψ>
N(a |ψ >) = (aN - a) |ψ > = ((n+1) - 1)(a|ψ >) = n(a|ψ >)
Alors a|ψ> état propre de N associé à la valeur propre n. Donc a |ψ > = λ |φn >.
Et comme
N |φn > = n|φn >
Donc
a |ψ > = λ |φn >
Ainsi
N|ψ> = (n+1) |ψ> = a+a|ψ> = a+λ |φn > = λa+|φn >
La valeur propre (n+1) est non dégénérée
66
Pr : J. Meziane
λ
ψ = a + ϕn
n +1
État complètement défini à une constante près
2.4.4) Etats nombres |φn >≡ |n>
c1 = 1
ϕ 2 = c2a + ϕ1
ϕ2 ϕ2 = 1
ϕ 2 ϕ 2 = c2 ϕ1 aa + ϕ1 = c2 ϕ1 (N + 1) ϕ1 = 2 c2 ϕ1 ϕ1 = 1
2 2 2
1
c2 =
2
ϕn = cn a + ϕn −1
ϕn ϕn = 1
ϕ n ϕ n = cn ϕ n −1 aa + ϕ n −1 = cn ϕ n −1 (N + 1) ϕ n −1 = n cn ϕ n−1 ϕ n −1 = 1
2 2 2
1
cn =
n
1 +
ϕn = a ϕ n −1
n
Etat propre norme associé à la valeur propre n noté |n>, défini par récurrence par :
a+
n = n −1
n
ϕn =
1 +
a ϕ n −1 =
1 1
a + ϕ n −2 =
2 1
L ( )
1 + n
a ϕ0 ( )
n n n −1 n 2
Soit
n =
(a )+ n
0
n!
ϕn =
1 +
a ϕ n −1 =
1 1
a+ ( ) 2
ϕ n−2 =
1
L
1 +
a ( )
n
ϕ0
n n n −1 n 2
En déduit de même que :
a + ϕ n −1 = n ϕ n
a a + ϕ n −1 = ( N + 1) ϕ n −1 = (n − 1 + 1) ϕ n −1 = n ϕ n −1
a a + ϕ n −1 = n a ϕ n
Soit :
a ϕ n = n ϕ n −1
67
Pr : J. Meziane
En représentation |x> :
n
1 mω Px
ϕn (x) = x n = x X−i 0
n! 2h 2mωh
n
1 mω h d
= x − ϕ0 ( x )
2 n n! h mω dx
Ce sont les fonctions de Hermite
n
mω 1 mω h d mω 2
ϕn (x) = 4
x − exp(− x )
πh 2 n n! h mω dx 2h
Soit
mω
n
1 d u2
ϕ n (u ) =
4 u − exp(− )
πh 2 n n! du 2
Ou
mω
u= x
h
1 1 1
H = hω ( N + ) = hω (a + a + ) = ∑ hω (n + ) n n
2 2 n∈Ν 2
1
E n = hω ( n + )
2
2.4.7) Représentation matricielle des operateurs
68
Pr : J. Meziane
h
Xn = (a + + a) n
2mω
=
h
2mω
( n + 1 n + 1 + n n −1 )
mωh +
Px n = i (a − a) n
2
=i
mωh
2
( n +1 n +1 − n n −1 )
mXn =
h
2mω
( n + 1δ m , n +1 + nδ m , n -1 )
m Px n = i
mωh
2
( n + 1δ m , n +1 − nδ m , n -1 )
0 1 0 0 0 0
1 0 2 0 0 0
h 0 2 0 3 0 0
X=
2mω 0 0 3 0 O 0
0 0 0 O 0 n
0 0
0 0 0 n
0 − 1 0 0 0 0
1 0 − 2 0 0 0
mωh 0 2 0 − 3 0 0
PX = i
2 0 0 3 0 O 0
0 0 0 O 0 − n
0 0
0 0 0 n
a et a+ sont représentés dans la base{|n>} par :
m a n = nδ m , n -1
m a + n = n + 1 δ m ,n +1
a 0 a1 a 2 a 3 L a n
0 0
1 0 0 0 0
0 0 2 0 0 0 1
0 0 0 3 0 0 2
a →
0 0 0 0 O 0 3
0 0 0 0 0 n M
0
0 0 0 0 0 n
69
Pr : J. Meziane
+ + + + +
a 0 a 1 a 2 L a n -1 a n
0 0 0 0
0 0 0
1 0 0 0 0 0 1
0 2 0 0 0 0 2
a+ →
M 0 3 0 O M M
0 M M O 0 0 n - 1
n 0 n
0 0 0 0
L'operateur nombre N est diagonal dans la base {|n>}.
0 0 0 0
0 0
0 1 M 0
0 0
0 0 2 0 0 0
N = a +a →
M 0 0 3 O M
0 M 0 O O 0
0 0 0 0 0 n
L'operateur H est diagonal dans la base {|n>}.
1
0 0 0 0 0
2
0 3 M 0 0 0
2
5
1 0 0 0 0 0
H = hω ( N + ) → hω 2
2
M 0 0 7 O M
2
0 M 0 O O 0
1
0 0 0 0 0 n+
2
3) Valeurs moyennes et écarts quadratiques moyens
<n|X|n> = <n|P|n> = 0
<n|am|n> = <n|(a+)m|n> = 0
Pour m > 0 et entier.
Les écarts quadratiques moyens ne sont pas nuls.
∆X 2 = n X 2 n − n X n = n X 2 n
2
∆P 2 = n P 2 n − n P n
2
= n P2 n
h
X2 = (a + + a)(a + + a)
2mω
h 2
= (a + + a + a + aa + + a 2 )
2mω
h 2
= (a + + a + a + (a + a + 1) + a 2 )
2mω
h 2
= (a + + a 2 + 2a + a + 1)
2mω
70
Pr : J. Meziane
mωh +
P2 = − (a − a)(a + − a)
2
mωh + 2
=− (a + a 2 − 2a + a − 1)
2
h 2 h
∆X 2 = n (a + + a 2 + 2a + a + 1) n = (2n + 1)
2mω 2mω
mωh 2 mωh
∆P 2 = − n (a + + a 2 − 2a + a − 1) n = (2n + 1)
2 2
Le produit des écarts quadratiques moyens dans l’état |n> est donc
Ce produit respecte donc, comme il se doit, le principe d'incertitude. Notons que seul
l’état |0> atteint l’égalité.
1 h
∆X∆P = (n + )h ≥
2 2
71