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Tomodensitométrie : Technique et Avantages

La tomodensitométrie (TDM) est une technique d'imagerie médicale qui utilise des rayons X pour créer des images 2D ou 3D des structures anatomiques. Développée dans les années 1970, elle a été récompensée par le prix Nobel de physiologie ou médecine pour ses inventeurs. Bien que l'exposition aux rayons X comporte des risques, les avantages de la TDM en font une méthode d'imagerie largement utilisée, complémentaire à l'IRM pour l'étude des tissus durs.

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Tomodensitométrie : Technique et Avantages

La tomodensitométrie (TDM) est une technique d'imagerie médicale qui utilise des rayons X pour créer des images 2D ou 3D des structures anatomiques. Développée dans les années 1970, elle a été récompensée par le prix Nobel de physiologie ou médecine pour ses inventeurs. Bien que l'exposition aux rayons X comporte des risques, les avantages de la TDM en font une méthode d'imagerie largement utilisée, complémentaire à l'IRM pour l'étude des tissus durs.

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La tomodensitométrie (TDM), dite aussi scanographie, tomographie axiale calculée par ordinateur

(TACO), CT-scan (CT : computed tomography), CAT-scan (CAT : computer-assisted tomography), ou


simplement scanner ou scanneur pour l'appareila, est une technique d'imagerie médicale qui
consiste à mesurer l'absorption des rayons X par les tissus puis, par traitement informatique, à
numériser et enfin reconstruire des images 2D ou 3D des structures anatomiques. Pour acquérir les
données, on emploie la technique d'analyse tomographique ou « par coupes », en soumettant le
patient au balayage d'un faisceau de rayons X1.

Bien que la possibilité théorique de créer de tels appareils ait été connue depuis le début
du XXe siècle2, ce n'est qu'au début des années 1970 qu'apparaissent les premiers imageurs couplés
à, ou « assistés » par, des ordinateurs suffisamment puissants pour être capables de réaliser
rapidement les calculs nécessaires à la reconstruction des images. Pour la mise au point de cette
technique, Godfrey Newbold Hounsfield et Allan MacLeod Cormack ont été récompensés par
le prix Nobel de physiologie ou médecine en 19791.

Dans les appareils modernes, l'émetteur de rayons X (tube à rayons X) effectue une rotation autour
du patient en même temps que les récepteurs situés en face, et qui ont pour fonction de mesurer
l'intensité des rayons après qu'ils ont été partiellement absorbés durant leur passage à travers le
corps. Les données obtenues sont ensuite traitées par ordinateur, ce qui permet de recomposer des
vues en coupes bidimensionnelles puis des vues en trois dimensions des organes. On peut faire
ressortir le contraste de certains tissus, en particulier des vaisseaux sanguins, en injectant
un produit dit « de contraste » (un complexe de l'iode) qui a la propriété de fortement absorber
les rayons X et donc de rendre très visibles les tissus où ce produit est présent (qui apparaissent
alors hyperdenses, c'est-à-dire plus « blancs » sur l'image). Grâce aux tomodensitomètres
multidétecteurs (ou multi-barrettes) à acquisition spiralée (déplacement lent de la table d'examen
durant l'acquisition), on obtient depuis les années 1990 une exploration très précise d'un large
volume du corps humain pour un temps d'acquisition de quelques secondes.

Comme pour toute radiographie, l'exposition répétée aux rayons X peut être nocive pour
l'organisme, mais le rapport bénéfice/risque lié à l'irradiation penche largement en faveur de la
tomodensitométrie, lorsque la demande d'examen est justifiée3, ce qui en fait une technique
d'imagerie médicale de plus en plus pratiquée. Si l'imagerie par résonance magnétique (IRM),
technique non irradiante utilisant les champs magnétiques, permet une étude précise des tissus
mous, celle-ci ne permet pas l'étude des corticales osseuses (tissus « durs ») trop pauvres en
hydrogène, ni donc la recherche fine de fractures, contrairement à l'examen tomodensitométrique.

Historique

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