TRAVAIL A RENDRE EN RADIOTHERAPIE
Introduction
La radiothérapie est apparue dans les années 1890. Les recherches sur ses caractéristiques, ses effets,
les améliorations que l’on peut lui apporter ainsi que le champ des possibles pour traiter des patients
pour des maladies difficilement curables jusqu’alors, se sont faites sur le long terme et jusqu’à nos
jours.
Aujourd’hui en France, plus de 200 000 patients sont traités par radiothérapie chaque année.
Selon des données épidémiologiques, ce chiffre va continuer à croître dans les vingt prochaines années,
pour plusieurs raisons, aussi bien médicales que démographiques (vieillissement de la population,
nouvelles techniques de détection et de traitement, etc…)
Toutes les spécialités médico-chirurgicales, avec au premier plan la médecine générale, sont
confrontées à la prise en charge de patients relevant d’un traitement par radiothérapie au cours de
leur parcours de soins.
Or, cette discipline transversale à la fois clinique et technique, en plein essor technologique, est peu
enseignée durant les études médicales tant sur le plan théorique que pratique.
Présentation du cheminement du patient dans le service de radiothérapie
Réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP)
Consultation médicale
Consultation d’annonce paramédicale
Scanner de dosimétrie
Dosimétrie
Planification du traitement
Mise en place
Dosimétrie in vivo
Séances de traitement
Consultation de fin de traitement
**Contraintes :**
- Cette consultation permet de faire le point sur le traitement et de discuter des effets secondaires,
mais certains patients peuvent être fatigués ou éprouver des difficultés à exprimer leurs ressentis.
- Il est essentiel de donner au patient des consignes claires sur la surveillance post-traitement, les effets
secondaires tardifs et les examens de suivi.
- La disponibilité des oncologues radiothérapeutes étant limitée, des délais d'attente peuvent exister
pour cette consultation.
- Certains patients peuvent nécessiter un suivi psychologique ou paramédical complémentaire, ce qui
implique une coordination avec d'autres professionnels de santé.
L’intérêt :
Réunion de concertation pluridisciplinaire
- Enregistrement des dossiers communs
- Discussion des dossiers difficiles
- Avis consultatif
But : Définir la stratégie diagnostique ou thérapeutique la plus adaptée
Les personnes présentes lors de la RCP : Anatomopathologiste, Radiologue, Médecin nucléaire,
Chirurgien, Oncologue médical, Oncologue radiothérapeute.
Contraintes : Il y a la nécessité de réunir plusieurs médecins de spécialités différentes ce qui peut
allonger les délais d’attente pour que la RCP ait lieu.
Consultation médicale : Le patient est vu en consultation par son oncologue radiothérapeute
référent. Durant cette consultation, l’oncologue radiothérapeute va récupérer toutes les
informations nécessaires à l’établissement de la prescription de radiothérapie.
But : Explications :
- Sur la maladie
- Sur le traitement (Modalités thérapeutiques (nombre et durée des séances, technique
employée, effets secondaires potentielles)
Contraintes : La consultation médicale est moment très important entre l’oncologue radiothérapeute
et le patient. Par conséquent, cet entretien dure entre 30 minutes et une heure. En conséquence, les
créneaux de rendez-vous sont donc limités.
Consultation d’annonce paramédicale : Cette étape est un temps d’échange entre le patient et
un MERM du service de radiothérapie. Elle peut avoir lieu juste après la consultation médicale
ou un temps donné après. Lors de cette consultation, le MERM reformule le déroulement du
traitement au patient. Par ailleurs, le soignant va de nouveau donner au patient les
informations sur son traitement, sur le déroulement des séances de traitement et sur les soins
de support à portée du patient pour gérer au mieux son traitement. En outre, le MERM va
prendre en note les émotions du patient et répondes à ses éventuelles questions dans la limite
de sa compétence.
But :
Contraintes : De la même manière qu’avec la consultation médicale, la consultation d’annonce
paramédicale est un moment d’entretient privilégié pour le patient avec un soignant. Quand bien
même cette consultation est paramédicale et moins de points sont abordés avec le patient, ce temps
de d’échange peut durer environ 20 à 30 minutes ce qui pose le même problème de réussir à trouver
un rendez-vous pour le patient. Par ailleurs, à cause de la pénurie de MERM, cette consultation est
annulée.
Scanner de dosimétrie
But :
Réaliser une acquisition précise de l’anatomie du patient dans une position dans laquelle le patient
sera lorsqu’il sera en séance de traitement. La position du patient lors du scanner dosimétrique doit
donc être reproductible pour le patient.
Cet examen a pour but de permettre au radiothérapeute de délimiter le volume cible et les organes à
risque sur toutes les coupes. Par ailleurs, cet examen permet de définir les moyens de contention qui
seront utilisés lors des séances de traitement et de mettre en place des repères cutanés qui seront
utilisés pour remettre le patient dans sa position de référence lors des séances de traitement. En outre,
le scanner de dosimétrie permet de récupérer les informations nécessaires pour le travail de l’unité de
physique médicale.
à la dosimétrie : Avec contention la plupart du temps, Avec préparation digestive ou urinaire
(consignes), Avec ou sans injection, Pour les tumeurs mobiles respiration :
- Enregistrement 4D
- Asservissement respiratoire
Contraintes : Cet examen pour être réussi nécessite une grande rigueur dans sa réalisation. En effet,
afin de pouvoir replacer le patient dans la position de référence déterminée lors du scanner de
dosimétrie, il absolument nécessaire d’être rigoureux dans la détermination des marquages cutanées
et des contentions utilisés. Par ailleurs, il faut aussi être très rigoureux dans le placement du patient
afin que sa position soit reproductible pour les séances de traitement.
Planification du traitement
But : Préparation du dossier du patient : Identification, Fusion avec d’autres modalités d’imagerie
médicale (IRM, TEP, scanner)
- Définition des volumes en 3D : Volumes de traitement, Organes à risque
- Prescription de la dose à délivrer sur les volumes cibles et de la dose à ne pas dépasser sur
les organes à risque
Contraintes :
Mise en place/ Séance à blanc
La mise en place est une séance de vérification qui permet aux MERM en poste de réaliser des images
de contrôle de la position de traitement du patient et de les soumettre à vérification par l’oncologue
radiothérapeute référent.
- Patient convoqué sur le poste de traitement
- Installation dans la même position et avec la même contention que le jour du scanner de
dosimétrie
- Vérification de la parfaite adéquation entre ce qui a été prévu et calculé sur ordinateur et
la réalité :( Acquisition d’une imagerie 2D ou volumétrique sur la machine pour
vérification)
Contraintes : Cette étape nécessite une rigueur et une concentration des MERM en poste lors de la
mise en place car c’est à ce moment que tout le travail préalablement réalisé va être contrôlé et soumis
à validation par le radiothérapeute.
Séances de traitement :
Les séances de traitement sont réalisées par les MERM. Si c’est le cas, dès la validation de l’oncologue
radiothérapeute, les MEMR peuvent procéder au traitement du patient.
Lors de la première séance de traitement, les MERM procèdent à la dosimétrie in vivo autrement dit,
ils vont mesurer la dose absorbée par le patient grâce à une petite sonde. La dosé absorbée réelle par
le patient le jour de la dosimétrie in vivo est comparée à la dosimétrie calculée par l’unité de physique
médicale. La dose réelle doit être ne doit pas avoir plus de 5% de différence avec la dose prévue. La
dosimétrie in vivo est obligatoire et imposée par l’INCa.
Pour procéder au traitement du patient, il est obligatoire qu’un physicien médical et qu’un oncologue
radiothérapeute soient présents dans le service.
- Si traitement classique (3D ou modulation d’intensité) : Une séance par jour, Du lundi au
vendredi, Durée : 10 à 15 minutes, 5 à 7 semaines de traitement
Contraintes : Cette étape nécessite une concentration accrue des MERM afin d’irradier le
volume cible prédéfini et ne pas irradier les tissus avoisinants qui peuvent dans certain cas des
organes à risque. De plus, au bout de plusieurs semaines de traitement, des effets secondaires
précoces peuvent commencer à apparaître ce qui peut compliquer la prise en charge si le
patient est algique, déprimé ou fatigué des séances de radiothérapie.
Consultation de fin de traitement
- Si traitement par radiothérapie stéréotaxique : Une séance un jour sur deux, Durée : 25-30
minutes, 3 à 8 séances
Contraintes :
Cette consultation doit être planifiée à un moment où le patient est encore
disponible et en état de faire un bilan du traitement. Cependant, certains patients
peuvent être trop fatigués ou trop angoissés pour bien assimiler les informations.
• Elle nécessite une disponibilité de l’oncologue radiothérapeute, qui a
souvent un emploi du temps chargé, ce qui peut entraîner des délais d’attente.
• Il est parfois difficile d’évaluer immédiatement l’efficacité du traitement,
car certains effets peuvent apparaître à distance.
• Il faut aussi s’assurer que le patient ait bien compris les consignes de suivi
(effets secondaires tardifs, examens de surveillance, contacts en cas de
complications).
Prescription médicale
Volume cible
Dose à délivrer
Organe et tissu à protéger
Dose totale
Le nombre et séance (étalement/Fractionnement)
Objectifs de la RCP
Evaluation diagnostique
Planification du traitement
Coordination des soins
Suivie et réévaluation
Définitions des volumes ?
- GTV : Volume Tumorale Macroscopique
- CTV : Volume Clinique extension habituelles (ganglions)
- PTV : Planning Tumeur volume, mvmnt des organes+ incertitudes de positionnements
- VT Volume traité
- VI Volume Irradié : Recevant une dose significative
Conclusion
Le parcours du patient en radiothérapie est très organisé avec des étapes obligatoires, sauf la
consultation paramédicale, sans quoi le traitement du patient ne peut pas avoir lieu. Le patient va
suivre un plan détaillé de plusieurs étapes qui sont réalisés dans un temps précis ce qui peut nous faire
penser aux étapes d’un algorithme qui exécute les tâches les unes après les autres et qui peut se
retrouver bloquer si une étape précédente n’est pas terminée. Cette lourdeur dans l’organisation du
parcours patient permet de garantir un niveau de sécurité élevé pour le traitement du patient. On peut
aussi noter le fait que le parcours du patient va demander la coopération de plusieurs professionnels
différents (radiothérapeute, MERM, dosimétriste, physicien médical, autres médecins au cours la RCP,
secrétaire, autres professionnels de santé pour d’éventuels soins de support).