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Caractérisation de l'or à Koupèla

Le gîte d'or de Koupèla, situé au Burkina Faso, est un exemple typique des systèmes aurifères associés aux intrusions réduites, avec de l'or présent dans des filons de quartz et dans le granite altéré. Des études géologiques ont révélé une granodiorite porphyroïde avec des altérations hydrothermales, et des tests métallurgiques ont montré que la méthode combinatoire flottation-lixiviation est la plus efficace pour le traitement du minerai. Ce mémoire s'inscrit dans le cadre d'une formation en ressources minérales et géotechnique à l'Université de Ouagadougou.

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Caractérisation de l'or à Koupèla

Le gîte d'or de Koupèla, situé au Burkina Faso, est un exemple typique des systèmes aurifères associés aux intrusions réduites, avec de l'or présent dans des filons de quartz et dans le granite altéré. Des études géologiques ont révélé une granodiorite porphyroïde avec des altérations hydrothermales, et des tests métallurgiques ont montré que la méthode combinatoire flottation-lixiviation est la plus efficace pour le traitement du minerai. Ce mémoire s'inscrit dans le cadre d'une formation en ressources minérales et géotechnique à l'Université de Ouagadougou.

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MEMOIRE

Caractérisations de la minéralisation aurifère


du massif granitique de Koupèla
(Centre-est Burkina Faso)
&
Essais de traitement du minerai aurifère
granitique

1
RESUME

Le gite d‟or de Koupèla est localisé au Centre-est du Burkina Faso (Afrique de l‟Ouest) et
représente un exemple type des systèmes aurifères associés aux intrusions réduites (SAAIR).
L‟or se trouve dans des filons de quartz encaissés dans le granite ou disséminé dans les
portions cisaillées et altérées du granite. L‟ensemble du massif d‟une extension NE-SW, est
encaissé dans une tonalite sauf dans ses parties nord et sud, où il est en contact avec des
formations volcanosédimentaires birimiennes. Des études pétrographiques, structurales et
géochimiques ont été menées dans une portion délimitée du granite. Dans cette zone située au
sud du massif, la minéralisation disséminée a été rencontrée à Liguidi Malguem, où le minerai
de granite a fait l‟objet d‟une étude minéralogique et de récupération de l‟or par différentes
méthodes de traitement.

Le faciès de granite identifié, est une granodiorite porphyroïde avec des mégacristaux de
feldspath potassique et de nombreuses enclaves basiques. Elle présente une signature
géochimique de type « mixte » S et I, méta alumineuse et réduite à magnétite et ilménite. Le
caractère alumineux et la position du granite sur une zone de relai des structures cisaillantes
de Markoye, ont facilité les circulations de fluides minéralisateurs. Les phénomènes
hydrothermaux responsables de la minéralisation sont bien définis, notamment dans les
parties cisaillées du granite, et caractérisés par des altérations de type potassique, propylitique
et la silicification. Dans les filons de quartz minéralisé, l‟altération est constituée d‟un
assemblage de quartz-biotite-muscovite-apatite et magnétite. Les faciès filoniens identifiés
autres que le quartz, sont constitués de granite leucocrate à biotite, microgranite et aplite.

Les études métallurgiques du minerai de granite indiquent un work index voisin de celui du
granite pur. Les grains d‟or sont fins (généralement <1 à 50 μm) et associés aux sulfures
(pyrite et arsénopyrite). Les études préliminaires et comparatives de valorisation du minerai
(essais de traitement) montrent que la méthode combinatoire flottation-lixiviation apparait la
plus adaptée au traitement.

Mots clés : Or, sulfure, altération hydrothermale, cisaillement de Markoye, granodiorite,


métallurgie, Afrique de l‟Ouest, Burkina Faso, Koupèla.

2
ABSTRACT

The Koupèla gold deposit is located in the Center-eastern of Burkina (West Africa) and
represents a standard example of the Intrusion Related Gold Systems (IRGD). Gold is
concentrated within the quartz veins in the granite or disseminated in the shear portions and
altered of the granite. The granite is oriented NE-SW and hosted in a tonalite except in its
parts north and south, where it is in contact with birimian volcano-sedimentary formations.
Petrographic, structural and geochemical studies have been led in a portion delimited of the
granite. In this zone situated to the south of the massif, the disseminated mineralization has
been met in Liguidi Malguem, where the ore of granite was the subject of a mineralogical
survey and recuperation of gold by different methods of treatment.

The identified granite facies is a porphyritic granodiorite with coarse-grained of potassic


feldspar and numerous basic enclaves. It presents a geochemical signature S+I-type,
metalumous and reduced to magnetite and ilmenite. The aluminous character and the position
of the granite on a zone of the Markoye shearing structures facilitated mineralizing fluids
circulations. The hydrothermal phenomena responsible for the mineralization are defined
well, notably in the shear parts of the granite, and characterized by potassic, propylitic and
siliciclastic alterations. In the veins of quartz mineralized, the alteration is constituted of an
assembly of quartz-biotite-muscovite-apatite and magnetite. The facies other identified and
hosted in the granite are constituted of leucocrate granite, microgranite and aplite.

The metallurgic studies of the granite ore indicate a work index neighboring of the one of the
pure granite. The grains of gold are thin (generally <1 to 50μm) and associated to the sulphide
(pyrite and arsenopyrite). The exploratory and comparative studies of ore valorization (tests of
treatment) show that the method combinative flotation-lixiviation appears the most adapted to
the treatment.

Keywords: Gold, sulphide, hydrothermal alteration, Markoye shearing, granodiorite,


metallurgy, West Africa, Burkina Faso, Koupèla.

3
AVANT PROPOS
Ce mémoire est la synthèse de mes travaux d‟initiation à la recherche. Il s‟inscrit dans le
programme de formation des étudiants en Master Ressources Minérales/Géotechnique
(RM/G) de l‟université de Ouagadougou (Burkina Faso). Ce travail non solitaire a connu la
participation de plus qu‟un. C‟est pourquoi à travers ces mots dont je suis la plume, je
témoigne mes reconnaissances authentiques :

A mon Directeur de mémoire, le Pr Ousmane BAMBA de l‟Université de Ouagadougou


(Département des Sciences de la Terre) et actuel Directeur général du Bureau d‟Etudes des
Géosciences, des Energies et de l‟Environnement (BEGE) qui a suivi deux années durant
l‟évolution de ce travail, cela, depuis le premier jour où il m‟a confié la thématique, jusqu‟à la
conception du document, en passant par mes travaux de terrain et de laboratoires. Sa
clairvoyance et ses interventions bienveillantes, totalement exemptes de brusqueries m‟ont
toujours procuré un sentiment de sécurité et de réconfort. Son apport tant scientifique que
financier, ses encouragements et ses conseils dans l‟élaboration de ce mémoire sont
inestimables. Je ne pourrai en aucun temps lui dire merci à la hauteur de sa contribution.
Puisque le chemin reste long à parcourir, j‟espère bénéficier encore de ses talents et de ses
expériences. Enfin je ne peux omettre son humilité qui restera pour moi, un caractère modèle.

Au Pr Urbain WENMENGA de l‟Université de Ouagadougou (Département des Sciences de


la Terre) dont l‟intérêt pour ce travail n‟a jamais faibli. Il a toujours porté une attention
particulière à chaque fois que j‟ai frappé à sa porte. Sa présence au laboratoire m‟a permis de
comprendre et de mener à bien la description pétrographique des roches. Ses conseils et ses
encouragements m‟ont toujours réconforté. Je lui suis reconnaissant pour la sagesse dont il a
toujours fait preuve et également pour avoir accepté de juger ce travail. J‟escompte bénéficier
d‟avantage de ses expériences dans le futur.

Ma gratitude va au Pr Samuel NAKOLENDOUSSE de l‟Université de Ouagadougou


(Département des Sciences de la Terre) et actuel Directeur général du Bureau des Mines et de
la Géologie du Burkina (BUMIGEB) pour avoir agrée la demande de mon stage au sein de sa
structure. Cette générosité envers les apprenants est une très précieuse contribution à leur
formation. Nul n‟ignore que la formation demeure la seule voie d‟accès à l‟excellence.

Au Dr Aimé Aristide ZONGO, actuel Directeur du laboratoire du BUMIGEB. L‟accueil


cordial qu‟il m‟a réservé dans ce joyau, a constitué un stimulant pour ma personne tout au
long de mon stage. Le modèle d‟humilité, la douceur, les conseils et la constante disponibilité
face à mes diverses demandes dont il a fait preuve, m‟ont permis d‟effectuer sans souci mon
stage. Minéralurgiste expérimenté, il m‟a permis d‟accumuler des connaissances
incommensurables. J‟espère profiter d‟avantage de son savoir-faire dans l‟avenir. Je lui suis
également reconnaissant pour avoir accepté de participer à l‟appréciation de ce mémoire.

Au Dr Mariette MININGOU de l‟Université de Ouagadougou (Département des Sciences de


la Terre), je dis merci pour avoir accepté de juger ce travail. Je ne peux me passer de sa
présence à la direction du département qui a été pour moi une grande contribution durant ces
deux années académiques. Les conseils et les encouragements qu‟elle n‟a cessé de nous
apporter m‟ont permis d‟en arriver là. Merci pour tout.

4
Mes remerciements vont au Dr Aboubakar SAKO pour notre formation sur le logiciel
d‟analyses statistiques (IBM SPSS Statistics 20) et les mots d‟encouragement qu‟il n‟a cessé
de nous lancer.

Je marque également ma reconnaissance à Monsieur Saga SAWADOGO (Doctorant à


l‟Université de Ouagadougou : Département des Sciences de la Terre) qui m‟a toujours
considéré comme un frère. Sa compagnie lors de mon séjour sur le terrain, ma formation sur
bon nombre de logiciels et le fait qu‟il n‟a guère cessé de m‟assister et de s‟intéresser à
l‟avancement de mes travaux, sont les preuves de cet amour fraternel. Merci pour avoir eu
toujours un cœur d‟or envers ma modeste personne.

A mon oncle Léné Louis SEBGO, je dis merci pour avoir ensemencé dans mon cœur un grain
d‟espoir. Ses soutiens variés et multiformes m‟ont permis de toujours affronter sans effroi
aucun, les difficultés de cet apprentissage. Jamais je n‟oublierai ce qu‟il a fait pour moi. Je
reste enfin persuadé que je saurai perpétuer l‟esprit de combativité qu‟il m‟a inculqué et les
gestes humbles et merveilleux dont il a toujours fait montre.

Je tire mon chapeau à mon cousin Pascal PAHIMA qui, nonobstant ses multiples charges, m‟a
toujours intégré dans ses préoccupations. Comme on a l‟habitude de le dire dans notre langue
(Mooré) : «Need ka woambdin n bang nÕog yé : Le caractère bon d‟un Homme ne s‟apprécie
pas par la consommation de sa chair ». Cette bonté, qui le caractérise a été toujours pour moi
une assurance même quand toutes les portes me semblent fermées. Jamais je n‟oublierai ce
qu‟il a fait pour moi durant ce temps long et difficile.

Mes remerciements vont également à tous les membres et camarades des différents
laboratoires pour leur franche collaboration, leurs conseils et soutiens multiples.
Particulièrement mon insigne désir de reconnaissance va à mon frère Monsieur Boukaré
KABORE, Doctorant à l‟Université de Ouagadougou (Département de chimie) et actuel
responsable de contrôle qualité du laboratoire national (BUMIGEB) pour ses soutiens
multiformes.

A mes camarades apprentis à cette initiation à la recherche (GORDIO ; PIERRE ;


AZIZ ; RAZACK ; STEPHANE ; LINDA ; SOME ; BOUBOUKARY), qu‟ils trouvent ici
l‟expression de ma profonde gratitude. Je leur dis merci pour toutes les fois qu‟ils m‟ont
adressé le mot « courage » ou m‟envoyer un texto du genre « courage frangin ».
Je souhaite que nous continuions ensemble à scruter cet horizon de la science.

Je dis merci à mon ami et « frère » Jean BALBONE avec qui nous avons partagé la même vie
du ghetto. Je n‟oublie pas qu‟il n‟a cessé de me répéter: « Frère, je suis fier de toi et retiens
qu‟un jour, cette vie que nous menons ne sera qu‟un souvenir. Quand viendra ce moment,
sachons que le passé peut avec profit accompagner le présent et même guider notre avenir. »

A mes parents, mes frères et sœurs je leurs témoigne mon respect et ma reconnaissance. Je
rends hommage particulièrement à ma Maman chérie qui malgré la malchance qu‟elle a eu de
ne pas visiter l‟école du blanc m‟a toujours fait entendre ces mots: « Fonces, accroches-toi et
tu y arriveras ».
A tous ceux qui, de loin ou de près ont participé à cette formation et malheureusement n‟ont
pas leurs noms cités, je leur présente mes excuses et leur témoigne mes sincères
reconnaissances.

5
DEDICACES

Je viens du ghetto, le ghetto qui n’enfante pas mais qui éduque et je dédie ce mémoire :

A ceux qui ont toujours eu tort, qui ont toujours eu des questions à se poser.
A ceux qui ont le cœur meurtri et, qui ne cesse de battre à chaque coup de pensée.
A ceux qui ont leur âme égarée loin des ombrages, sous le soleil accablant.
A ceux qui croient, que manger à sa faim est un rêve.
A ceux qui ont peur d’aborder la nuit, qui les conduira tout droit au lendemain.

A ces millions d’êtres qui sont dans les ghettos, parce qu’ils ont la peau noire ou qu’ils sont de
cultures ou de religions différentes et, qui bénéficient d’un statut à peine supérieur à celui d’un
animal.
Aux chômeurs, des systèmes structurellement injustes et conjoncturellement désaxés, réduits à
ne percevoir de la vie que le reflet de celle des plus nantis.
Aux malades, qui scrutent avec anxiété, les horizons d’une science accaparée par les marchands
d’artillerie.
Aux mères des pays démunis, qui voient mourir leurs enfants de paludisme ou d’Ebola, ignorant
qu’il existe pour les sauver, des moyens simples que la science des multinationales ne leurs offre
pas. Préférant investir, dans des laboratoires de cosmétiques et dans la chirurgie esthétique,
pour les caprices de quelques femmes ou d’hommes, dont la coquetterie est menacée par les
excès de calorie de leur repas trop riche.
Aux sans voix, qui cherchent vainement à se faire entendre et faire prendre en considération
réelle, leur opinion.

A tous ces Hommes qui ont mal, mal quelque part.


Puisse que nous avons la rage dans nos cœurs,
Jamais nos ventres ne seront remplis de peurs,
Comme l’ont déjà dit nos pères :

« Au cours de ma vie, je me suis entièrement consacré à la lutte du peuple Africain. J’ai lutté
contre la domination blanche et j’ai lutté contre la domination noire. Mon idéal le plus cher a été
celui d’une société libre et démocratique, dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des
chances égales. J’espère vivre assez pour l’atteindre. Mais si cela est nécessaire, c’est un idéal
pour lequel je suis prêt à mourir » (déclaration de Nelson Mandela juste avant sa condamnation à
la prison à vie lors du procès de Rivonia en 1964).

« Si la mort physique est le prix à payer pour libérer nos frères blancs d’une mort spirituelle
irrévocable, rien ne peut être alors plus rédempteur » (déclaration de Martin Luther King avant
son assassinat le 4 avril 1968 à Memphis).

« L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort.
Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte
d’un maitre qui prétend l’affranchir : seule la lutte et le travail libèrent. » (Thomas Sankara : tiré
de son discours prononcé à la 39e session de l’assemblée générale de l’organisation des nations
unies, New-York le 04 octobre 1984).

A tous ces vaillants héros, que la terre vous soit légère et que vos esprits nous inspirent pour un
idéal : celui du COMBAT pour l’EGALITE, la JUSTICE, la LIBERTÉ et le DROIT.
Ainsi soit-il!

6
SOMMAIRE

CHAPITRE I : CONTEXTE DE L’ETUDE ET DEMARCHES


METHODOLOGIQUES

I. INTRODUCTION & PROBLEMATIQUES…………………………………………………….11

II. ZONE D’ETUDE………………………………………………………………………………….13

II.1- Localisation et accessibilité………………………………………………………………………13

II.2-Contexte géologique régional…………………………………………………………………….14

II.3- Contexte géologique local………………………………………………………………….…….17

III. DEMARCHES ET OUTILS…………………………………………………………………….22

III.1- Préambule……………………………………………………………………………………….22

III.2- Analyses pétrographiques et microstructurales…………………………………………………24

III.3- Traitement des données structurales………………………………………………………….....24

III.4- Analyses géochimiques………………………………………………………………………….24

III.5- Analyses métallurgiques………………………………………………………………..……….25

III.5.1 -Appareillages utilisés………………………………………………………………..…………25

III.5.2- Caractéristiques minéralurgiques du minerai…………………………………………….……25

III.5.2-1- Estimation de la densité……………………………………………………………….…….25

III.5.2-2- Work index (WI) ……………………………………………………………………………26

III.5.2-3- Essais de traitement du minerai……………………………………………………………...27

(i) Flottation……………………………………………………………………………………………27

(ii) Lixiviation en cuve agitée (Bottle roller) …………….……………………………………………29

(iii) Séparation gravimétrique………………………………….………………………………………30

7
CHAPITRE II : CARACTERISATION DU CONTENANT : LE PLUTON
GRANITIQUE ET SES FILONS

IV. CARACTERES PETROGRAPHIQUES, STRUCTURAUX, GEOCHIMIQUES DU


MASSIF GRANITIQUE, DE SES FILONS ET DU MINERAI DE GRANIT …………………..34

IV.1- Caractères pétrographiques du granite, de ses filons et du minerai de granite ………………....36

IV.1.1- Granite…………………………………………………………………………………………36

IV.1.2- Faciès filoniens………………………………………………………………………...………41

IV.1.2.1- Leucogranite à biotite………………………………………………………………………..41

IV.1.2.2- Microgranite porphyrique à biotite………………………………………………………….43

IV.1.2.3- Monzomicrodiorite quartzique………………………………………………………………45

IV.1.2.4- Quartz filonien………………………………………………………………………….……47

IV.1.3- Minerai de granite ……………………………………………….……………………………49

IV.1.3.1- Aperçu des minéraux lourds………………………………………………………………....54

IV.1.3.2- Caractères des minéraux………………………………………………………………….….55

IV.1.4- Altérations…………………………………………………………………………………….56

IV.1.5- Conclusion à l‟étude pétrographique………………………………………………………..…58

IV.2- Caractères structuraux de la zone d‟étude……………………………………………………….59

IV.2.1- Macrostructures…………………………………………………………………………….…59

IV.2.2- Microstructures………………………………………………………………………………..65

IV.2.3- Conclusion à l‟étude structurale……………………………………………………………….73

IV.3- Caractères géochimiques du granite, du minerai de granite et des filons de quartz………….…74

IV.3.1- Résultats de la géochimie sur roche totale…………………………………………………….74

IV.3.1.1- Géochimie du granite………………………………………………………………………..74

IV.3.1.2- Géochimie du minerai granitique et du quartz filonien………………………………...……78

IV.3.2- Conclusion à l‟étude géochimique………………………………………………………….…81

8
CHAPITRE III
ESSAIS DE TRAITEMENT DU MINERAI GRANITIQUE

V. ESSAIS DE TRAITEMENT DU MINERAI DE GRANITE……………………………….…83

V.1- Caractéristiques minéralurgiques………………………………………………………………...83

V.1.1- Densité…………………………………………………………………………………….……83

V.1.2- Work index………………………………………………………………………………..……83

V.2- Tests de traitement du minerai de granite.......................................................................................89

V.2.1- Flottation………………………………………………………………………………………..89

V.2.2- Bottle roller…………………………………………………………………………………..…90

V.2.3- Séparation gravimétrique……………………………………………………………………….91

V.3- Discussions et conclusions de l‟étude métallurgique du minerai ………………………………..92

CHAPITRE IV
DISCUSSIONS, CONCLUSIONS ET PERSPECTIVES

VI. DISCUSSIONS ET MODELISATION…………………………………………………………98

VII. CONCLUSIONS ET PERSPECTIVES………………………………………………………102

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES……………………………………………………..………104

LISTE DES FIGURES…………………………………………………………………………….…113

LISTE DES TABLEAUX……………………………………………………………………………115

LISTE DES PLANCHES PHOTOGRAPHIQUES……………………………………………..……116

APPENDICE DES ABREVIATIONS………………………………………………………….……117

TABLEAUX ANNEXES……………………………………………………………………………118

9
CHAPITRE I : CONTEXTE DE L’ETUDE ET DEMARCHES
METHODOLOGIQUES

10
I- INTRODUCTION & PROBLEMATIQUES

Le Burkina Faso regorge d‟un potentiel minier certain et l‟exploitation des ressources
minières, notamment aurifères a connu un essor ces dernières années : le pays compte à
présent sept mines d‟or actives. Le Burkina Faso est devenu le quatrième pays africain
producteur d‟or depuis 2010 et la plupart des dépôts aurifères se trouvent dans les shear zones
des ceintures birimiennes. Deux grands types de minéralisations aurifères se distinguent : (1)
les minéralisations concentrées dans des filons de quartz (Sanogo et Prost., 1993 ; Bourges
et al., 1994 et 1998 ; Béziat et al., 1999). (2) les minéralisations disséminées dans des
albitites (Bamba et al., 1997 ; Klemd et Ott., 1997) et dans des listvénites (Béziat et al.,
1998). Dans les dépôts à gros tonnage et basse teneur, les particules d‟or apparaissent
disséminées et associées aux sulfures dans les halos d‟altération des veines à quartz ± albite
± carbonates. Les minéralisations à haute teneur se retrouvent dans des filons et veines de
quartz déformés. L‟or dans ces formations apparait principalement associé à la pyrite ou la
tourmaline. Ces types de dépôts sont encaissés dans plusieurs lithologies : formations
mafiques dominées par les séries tholéitiques (ex. Taparko ; Gangaol ; Bayialdiaga), unités
felsiques dominées par les séries calco-alcalines (ex. Yaramoko) et métasédiments (ex. Fété
Kolé).

Les séries métavolcaniques et métasédimentaires sont envahies de granitoïdes (Hottin et


Ouédraogo., 1975 ; Béziat et al., 2000 ; Naba., 2007). Ces derniers sont particulièrement
abondants dans la partie orientale du pays et représentent plus de 80% des roches birimiennes.
Les quelques ceintures de roches vertes identifiées, recèlent des minéralisations aurifères dont
certaines ont déjà fait l‟objet d‟évaluation de leur potentiel (ex: Kiaka ; Nantougou et
Liguidi).

Liguidi couvre une portion de la ceinture des roches vertes birimiennes de Manga et est
contigu à la partie nord, de notre zone d‟étude qui est le massif granitique de Koupèla. La
majorité des roches du permis, est composée de roches intrusives felsiques (granite et
granodiorite), de roches volcaniques et subvolcaniques et de sédiments volcano-clastiques
constitués essentiellement d‟argilite, silstone, arkose, grauwacke et conglomérat. Ces roches
ont subi une déformation ductile intense avec des assemblages de chlorite, séricite, quartz-
séricite et schistes graphiteux. Une zone importante de déformations s‟étend de la bordure
sud-ouest à la bordure nord-est du permis et coïncide, avec une importante zone d‟anomalie
d‟or longue de 13km. Cette zone de déformations est interprétée comme la zone de passage
des grandes structures cisaillantes de Markoye. L‟orpaillage s‟effectue dans des filons de
quartz bréchifié aux bordures de dykes de gabbro. La minéralisation est composée de 2-10%
de pyrrhotite et pyrite, 2% de chalcopyrite et 1% d‟arsénopyrite. D‟autres anomalies (As, Ag,
Cu, Mo, Pb Zn) ont été également identifiées (Rapport technique Truegold., 2013).

Après l‟époque filon de quartz, l‟époque minéralisation disséminée, de nos jours la plupart
des compagnies minières qui prospectent l‟or regardent les granitoïdes avec un grand intérêt
eu égard aux bons résultats révélés par ces formations. Le massif granitique de Koupèla fait
l‟objet d‟orpaillage. Cette activité est pratiquée dans du granite déformé et minéralisé, dans
des filons de quartz bréchifié encaissés dans le granite, mais aussi dans des placers

11
alluvionnaires aux bordures du pluton. Suite à ces constats, la présente étude a été entreprise
afin de caractériser la minéralisation aurifère du massif granitique de Koupèla.
Les minéralisations directement liées aux plutons granitiques, sont reconnues de nos jours
comme pourvoyeuses de métaux précieux (ex : Au ; Ag), de métaux de base (ex : Cu, Pb, Zn)
et de métaux rares (ex : Te) sous forme de différents types de gisements (porphyres
cuprifères, les filons périgranitiques, les skarns…). Les gites périgranitiques en l‟occurrence
recèlent une minéralisation en or qui a fait l‟objet ces trois dernières décennies, d‟une
abondante littérature avec des discussions poussées qui ont vu apparaitre des terminologies
diverses et évolutives. Au début des années 1990, de nombreux auteurs ont constaté
notamment en Alaska et Yukon, un fort lien spatial entre les minéralisations aurifères et des
intrusions magmatiques (Hollister., 1992 ; Bakke., 1995 ; Newberry et al., 1998 ;
Thompson et al., 1999 ; Lang et al., 2000 ; Mustard., 2001 et 2004). Dorénavant dénommé
« Reduced Intrusion-Related Gold Deposit/System (IRGD ou IRGS)» (Goldfarb et al.,
2005 ; McKay et Wake., 2006), ce type de gisement se caractérise par des intrusions
(granodiorite à granite) à faible fugacité en oxygène (réduites) et une chimie de type
alumineux et peralumineux (Thompson et al., 1999). La traduction française des IRGS est
Systèmes Aurifères Associés à des Intrusions Réduites (SAAIR) (Hart., 2007).
L‟objectif global de la présente étude est de contribuer à une meilleure connaissance des
minéralisations aurifères développées au sein des granitoïdes du Burkina Faso. Les objectifs
spécifiques sont de mieux cerner le contenant et le contenu de la minéralisation à travers la
réalisation de :
i) Une étude pétrographique et géochimique du granite et des faciès qu‟il
encaisse.
ii) Une caractérisation à différentes échelles de la déformation dans le massif.
iii) Une caractérisation du minerai de granite par une étude minéralogique et de
récupération de l‟or par différentes méthodes de traitement.
De ces investigations, découleront les processus de mise en place de la minéralisation ; des
méthodes de valorisation du minerai pourront être proposées à partir des résultats de cette
étude, en comparaison avec ceux d‟autres investigations ; enfin, il sera proposé une ébauche
de guide d‟exploration de même qu‟un modèle de gisement.

12
II- ZONE D’ETUDE

II.1- Localisation et accessibilité

Le Burkina Faso occupe le centre de l‟Afrique Occidentale. Il est situé entre les latitudes 10°
et 15° Nord et les longitudes 2° et 5° Ouest. Au centre-est du pays, se localise la zone d‟étude.
C‟est une zone qui abrite la ville de Koupèla, à environ 140km de Ouagadougou la capitale.
Elle est accessible par la route nationale N°4 (RN4), portion de la route internationale
Ouagadougou-Niamey. Le massif granitique de Koupèla est logé précisément entre les
latitudes 12° et 12°40 Nord et les longitudes 0°30 Ouest et 0°10 Est (Fig. 1).
Les connaissances les plus récentes sur la zone d‟étude sont celles du projet SYSMIN
(Castaing et al., 2003). Ces travaux ont permis de cartographier le massif qui montre une
orientation NE-SW et une superficie d‟environ 1075 km2.

Figure 1 : Carte géologique simplifiée du Burkina Faso (Castaing et al., 2003).


a- Failles majeures (failles dans le domaine oriental et les deux zones de cisaillements
sénestres NNE-SSW : cisaillements Houndé-Ouahigouya et cisaillements Tiébélé-Dori-
Markoye) ; b- Continental terminal ; c- Couverture sédimentaire néoprotérozoïque ; d-
Granites de seconde génération ; e- Séries TTG précoces (Tonalite, Trondhjémite,
Granodiorite) ; f- Ceintures de roches vertes ; g- Zone d‟étude (massif de Koupèla).

13
II.2- Contexte géologique régional

Le craton Ouest Africain s‟étend sur plus de 3,3 millions de km2 et sur quatorze (14) pays :
Algérie, Burkina Faso, Côte d‟Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée-Bissau, Guinée Conakry,
Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Sierra Léone et Togo. Il est constitué d‟une dorsale
au Nord (Réguibat) et d‟une autre au Sud (Man) bien distincte. Une plateforme sédimentaire
(Taoudéni) d‟environ 2,2 millions de km2 les sépare (Fig. 2).
La dorsale de Man ou Léo est constituée d‟un domaine archéen à l‟Ouest et d‟un domaine
paléoprotérozoïque (birimien) à l‟Est. La distinction entre les deux ensembles se faisait
d‟abord au niveau pétrographique. Le domaine archéen est en effet composé pour l‟essentiel
de formations de haut grade métamorphique et le domaine birimien, de formations de bas
grade. Ainsi on supposait que les ceintures de roches vertes birimiennes se sont déposées dans
des bassins intracratoniques archéens (Tagini., 1971).
Les premières datations distinguaient déjà les deux domaines (Camil., 1984). Toutefois, le
caractère juvénile du domaine birimien, sans contamination apparente du continent archéen, a
été révélé par les travaux d’Abouchami et al. (1990), de Boher et al. (1992) et de Taylor et
al. (1992). Ce qui a valu l‟hypothèse d‟une genèse du domaine birimien loin du continent,
suivi par un rapprochement (Boher et al., 1992 ; Pawlig et al., 2006).
Les travaux de Kouamelan (1996); Kouamelan et al. (1997a & b) en Côte d‟Ivoire, ont
révélé l‟existence de reliques archéennes dans les formations birimiennes du Sud-ouest et du
centre-ouest. Ils ont également constaté une reprise des formations archéennes dans les
conditions du faciès des granulites de haute pression (Pitra et al., 2010) à l‟éburnéen. Ces
interactions archéen-birimien les ont conduit à proposer une mise en place des formations
birimiennes dans un contexte de rifting d‟un protocontinent archéen, modèle soutenu par la
présence d‟une relique archéenne dans les églab (Peucat et al., 2005) et le birimien de la
dorsale Réguibat.
Les conditions métamorphiques des roches birimiennes ont été estimées. On reconnait
généralement le faciès schiste vert dans les ceintures de roches vertes et le faciès amphibolite
aux alentours des granitoïdes (Ndiaye et al., 1989 ; Vidal et Alric., 1994 ; Debat et al., 2003
; Gasquet et al., 2003 ; Kribek et al., 2008 ; Vidal et al., 2009). De rares études démontrent
le métamorphisme de faciès amphibolite de caractère régional (Liégeois et al., 1991 au sud du
Mali ; John et al., 1999 ; Caby et al., 2000 au nord-est de la Côte d‟Ivoire; Klemd et al.,
2002 ; Galipp et al., 2003 au Ghana).
La majorité des gisements aurifères, a été mise en place dans les conditions de schistes verts
ou encore plus faibles (Klemd et al., 1993, 1996, 2002 ; Mumin et Fleet., 1995). Les
conditions de haute température et la migmatitisation, ont été reportées au sud du Ghana
(Opare-Addo et al., 1993 ; Feybesse et al., 2006) et au nord de la Côte d‟Ivoire (Arnould.,
1961; Caby et al., 2000). De récentes études ont révélé le métamorphisme de faciès schistes
verts de haute pression et schistes bleus dans la zone de Fada au Burkina Faso (Ganne et al.,
2012, 2014). Le métamorphisme de haut grade (faciès amphibolite-eclogite, granulite) a été
localisé au nord et au centre-ouest du Ghana (ceintures de Bole-Nangodi et Sefwi).

14
De nombreux âges U/Pb sur le zircon de bonne précision, existent à l‟échelle de la dorsale
(e.g. Hirdes et al., 1996 ; Doumbia et al., 1998 ; Hirdes et Davis., 1998 ; Egal et al., 2002 ;
Gasquet et al., 2003 ; De Kock et al., 2011 ; Tapsoba et al., 2013). Cependant, les âges
métamorphiques sont très rares (Hirdes et al., 1996 ; De Kock et al., 2011) et les datations de
la minéralisation quasi inexistantes. Les quelques-unes en date sont celle du gisement d‟or
Damang au Ghana (Pigois et al., 2003) et les nouveaux âges obtenus par la méthode Re-Os
sur la pyrite, l‟arsénopyrite et la chalcopyrite dans le cadre du projet WAXI (Le Mignot et
al., 2013). La méthode de datation de monazite et xénotime hydrothermaux de basse
température (U-Pb) a été employée avec succès. C‟est le cas des gisements d‟âge précambrien
en Inde (Au) et en Australie de l‟Ouest (Mn, Zn, Ar, Pb) (Sarma et al., 2011 ; Muhling et
al., 2012).
Les granitoïdes représentent plus de 70% des formations géologiques de la dorsale. Au
Burkina, leurs études ont permis de distinguer deux grands ensembles :
i) un ensemble tonalitique d‟âge compris entre 2,2Ga (Béziat et al., 2000 sur la
diorite de Loraboué : 2190 Ma) et 2,1Ga (Kagambèga., 2005 sur le granite à amphibole de
Pô au sud du Burkina : 2136 Ma). Il est constitué de larges masses rubanées et foliées
composées de tonalites, trondhjémites et granodiorites.
ii) un ensemble granitique, intrusif dans le précédent et les roches vertes. Ce sont :
(a) des granites à biotite localement porphyroïdes vieux de 2,117 Ga (Castaing et al., 2003
sur l‟alignement Tenkodogo-Yamba : 2117 Ma) à 2,095 Ga (Castaing et al., 2003 sur le
granite à biotite de Koudougou : 2,099 Ga). (b) des granites mis en place autour de 2,105
(Castaing et al., 2003 sur le granite à biotite et amphibole de Koudougou: 2,108Ga) à 1,9 Ga
(Lompo., 1991 sur le granite de Kyon et de Ralo :1991Ma). Les faciès sont des granites à
biotite et souvent amphibole et des granites hétérogènes rubanés.

15
Figure 2 : Schéma géologique de synthèse du Craton Ouest-Africain (Ennitt et Liégeois.,
2008). (a)- Couverture sédimentaire mésozoïque à récente ; (b)- Couverture sédimentaire
néoprotérozoïque et cambrienne ; (c)- Couverture sédimentaire paléozoïque ; (d)- Ceintures
varisques, terrains péri Gondwana ; (e) -Ceintures panafricaines ; (f)- Formations
paléoprotérozoïques ; (g)- Formations archéennes ; (h)- Bordure du bassin de Taoudéni ; ( i)-
Front de la déformation varisque.

16
II.3- Contexte géologique local

Le contexte local, est un domaine constitué de formations volcano-sédimentaires envahies de


granitoïdes en moyenne orientés NE-SW (Fig. 3). Les ceintures se composent de basaltes
massifs ou en pillow, intercalés de dolérite, de gabbro (Ama et al., 1996), des brèches
hyaloclastiques et quelques passées andésitiques (Abouchami et al., 1990 ; Ama et al.,
1996). Localement, on rencontre des sédiments composés de pélites, de grauwackes et de
gondites (Hottin et Ouédraogo., 1975 ). Les granitoïdes sont des granites à biotite et souvent
amphibole et des granites hétérogènes rubanés encaissés à majorité dans les séries TTG
(Tonalite, Trondhjémite et Granodiorite).
Les granites à biotite sont dans l‟ensemble, isotropes à l‟affleurement. Ce sont des granites de
caractères méta alumineux à peralumineux et potassiques. On distingue : (a) des plutons de
granites calco-alcalins dont fait partie intégrante le granite de Koupèla. Leur mise en place
date d‟environ 2,1Ga. La composition modale varie de la granodiorite au monzogranite. (b)
des plutons de granites alcalins et syénites tardifs autour de 1,9 Ga.
Le massif de Koupèla est situé au centre du degré carré de Boulsa et en bordure nord du
sillon birimien de la Dougoula-Mondé. Il est presqu‟entièrement intrusif dans une diorite
quartzique (tonalite), sauf dans ses parties nord et sud, où il est en contact avec les roches
métavolcaniques et métasédimentaires du sillon (Fig. 4). A l‟affleurement, il est assez
homogène, avec localement des enclaves amphiboliques ou biotitiques fusiformes abondantes.
Le granite est recoupé par de nombreux filons d‟aplite, de quartz, de pegmatite, de
microgranite et de granite plus leucocrate à grains plus fins. Un dyke tardif de dolérite le
traverse en direction WNW-ESE. L‟ensemble du massif est affecté de failles d‟orientation
NW-SE et NE-SW majoritaire. Les structures planaires, telles que les rubanements, les
fluidalités magmatiques et les foliations sont en général, très redressées et orientées en
direction NE-SW.
La composition minéralogique varie de granodioritique à granitique à amphibole et biotite.
Au microscope, on distingue les phases suivantes : le plagioclase (oligoclase-andésine)
abondant et à tendance automorphe, donnnant souvent naissance à des faciès porphyroïdes; le
microcline en grands et petits cristaux automorphes abondants ; de rare orthose perthitique
automorphe ; du quartz xénomorphe plus ou moins abondant souvent interstitiel ; la
hornblende verte abondante en cristaux de taille moyenne, altérés en pistachite et zoïsite; des
lamelles de biotite chloritisée et des minéraux accessoires (le sphène, les oxydes de fer,
l‟apatite et les opaques).
Le métamorphisme de cantact a été observé à la bordure sud du pluton (Castaing et al.,
2003). Il se manifeste par une diminution progressive de l‟amphibole et l‟apparition de la
biotite, du microcline et de l‟orthose depuis les formations volcano-sédimentaires vers le
granite.
Les datations sur roche totale par la méthode au strontium lui attribuent un âge de 2,127 Ga
(Vachette et Ouédraogo., 1978).
Les principaux indices minéralisés de la localité correspondent à des indices de REE,
d‟or, d‟étain, de manganèse et de graphite. Le sud du sillon de Koupèla fait l‟objet
d‟orpaillage notamment à Paspanga, Wayalguin et Liguidi Malguem. La minéralisation

17
aurifère est représentée par des disséminations et des zones de stocks werk. La paragénèse se
compose d‟or, de pyrite, d‟arsénopyrite et de chalcopyrite. Des indices à cassitérite et de REE
existent également en liaison avec des pegmatites du granite de Koupèla (Castaing et al.,
2003).

Globalement, les caractères structuraux de cette région orientale s‟intègrent dans trois phases
(D1 ; D2 ; D3) de déformations (Castaing et al., 2003) avec les marqueurs suivants:

Une première phase D1 caractérisée par l‟activation d‟un cisaillement transcurrent dextre
d‟orientation NE-SW consécutif au raccourcissement régional NW-SE. Ce cisaillement
affecte de manière ductile et fragile les volcano-sédiments et les batholites TTG déjà mis en
place. Il se définit par l‟allongement NE-SW des granites de seconde génération le long de
ces zones de cisaillement. Ex : le granite de Koupèla ; l‟alignement Tenkodogo-Yamba (Fig.
5).

Un cisaillement senestre NNE SSW recoupe les structures précoces de la D1. Cette phase D2
se traduit par :
- Une schistosité très redressée, orientée en direction NNE-SSW dans les volcano-
sédiments et le redressement de la stratification en bordure des plutons.
- Dans les granitoïdes, cette schistosité est frustre et marquée par des trainées de
minéraux. Les structures planaires telles que les rubanements, les fluidalités
magmatiques et les foliations sont très redressées, orientées en majorité NNE-SSW.
- La présence d‟une série de failles orientées NNE-SSW. Ces structures correspondent
au passage de la grande zone de cisaillement de Tiébélé-Dori-Markoye. Les failles
affectent aussi bien les ceintures de roches vertes que certains granites (ex le massif
granitique de Koupèla). Les dépôts déjà identifiés dans cette région se positionnent
pratiquement sur ce couloir de cisaillement ou sur les zones de relai des structures
cisaillantes du corridor. Exemples : Kiaka ; Liguidi (Fig. 5). A l‟instar de ces sites,
le granite de Koupèla constitue une zone privilégiée où les structures caractéristiques
de cette seconde phase sont bien présentes (Fig. 5).

La phase D3 représente une continuité des deux épisodes de cisaillements. Ils affectent la
majorité des plutons déjà mis en place et induisent un « rejeu » fragile de cisaillements
favorable à la mise en place de filons de quartz, microgranite et de dykes de dolérite. La
direction des filons de quartz concorde généralement ou est plus rarement oblique par rapport
à celle des roches (schistes, quartzites, granites) qu‟ils traversent.
- La déformation qui persiste, induit des zones très tectonisées avec des structures
mylonitiques à cataclastiques. Ces zones s‟observent le long de failles de direction
NE-SW ou NNE-SSW à l‟intérieur et aux bordures des granites.
Les structures tardives sont des fractures d‟orientations diverses (NE-SW ; NW-SE ; NNE-
SSW) qui affectent toutes les formations.

18
Figure 3 : Carte géologique synthétique du Burkina Faso oriental, extraite de la carte
géologique du Burkina (Castaing et al., 2003).
a- Failles majeures ; b- Trace de la foliation ; c- Couverture sédimentaire néoprotérozoïque ;
d- Granites de seconde génération ; e- Séries TTG précoces (Tonalite, Trondhjémite,
Granodiorite) ; f- Roches vertes birimiennes ; g- Zone d‟étude (massif de Koupèla).

19
Figure 4 : Carte des unités géologiques et localisation de la zone d‟étude, extraite de la carte
géologique du Burkina (Castaing et al., 2003).
a- Failles majeures ; b- Dyke de dolérite ; c- Filons de quartz ; d- Pegmatite ; e- Orthogneiss ;
f- Leucogranite ; g- Granite à biotite (granite de Koupèla) ; h- Métavolcanites et
métasédiments ; i- Amphibolites ; j- Diorite quartzique (Tonalite).

20
Figure 5: Carte structurale régionale, extraite de la carte géologique du Burkina (Castaing et
al., 2003).
a- Failles majeures ; b- Failles majeures du corridor de Markoye ; c- Trajectoire de la foliation
au voisinage immédiat des plutons ; d- Granite de seconde génération ; e- Granite de
Koupèla ; f- Séries TTG précoces (Tonalite, Trondhjémite, granodiorite) ; g- Volcano-
sédiments ; h- Dépôts d‟or.

21
III- DEMARCHES ET OUTILS

III.1- Préambule

Après la synthèse bibliographique, les travaux se sont effectués à deux niveaux


d‟observations : à l‟échelle du paysage et au laboratoire (Fig. 6).

A l‟échelle du paysage, les activités se sont essentiellement déroulées sur le terrain et ont
consisté en une analyse morphostructurale. Il s‟agit :

- D‟une description macroscopique de profils centrés sur quatre (04) filons orpaillés,
leurs encaissants immédiats déformés et lointains, et des descriptions ponctuelles du
massif sain et altéré à chaud. Le suivi des profils et le marquage des coordonnées des
points de description se sont faits à l‟aide d‟un récepteur GPS (Global Positionning
System/Système de positionnement mondial) GARMIN.

- Les descriptions sont accompagnées d‟échantillonnages (Fig. 7) des faciès


représentatifs de chaque profil. Au total quarante-cinq (45) échantillons ont été
prélevés et ont concerné le granite sain, le granite déformé, les enclaves au sein du
granite, les faciès filoniens (granite leucocrate, microgranite, aplite, quartz) et les
rejets des orpailleurs. Un (01) échantillon de minerai de grande taille (environ 25kg) a
été prélevé dans le filon N°2 pour la caractérisation métallurgique au laboratoire.

- D‟une prise de mesures des éléments structuraux (planaires et linéaires) à travers le


massif à l‟aide d‟une boussole (pour les directions et les azimuts) et d‟un clinomètre
(pour les pendages et les plongements) de marque SILVA. Au total, quarante (40)
mesures ont été éffectuées et celles-ci ont concerné des linéations minérales, des
fractures (diaclases), des filons et des veines de quartz, de microgranite et d‟aplite.

Les données et les échantillons récoltés sur le terrain ont été conditionnés pour des analyses
aux laboratoires. En fonction des objectifs fixés, diverses analyses ont été effectuées:

- Etudes pétrographiques ;
- Analyses géochimiques sur roche totale ;
- Traitements structuraux des données de mesures de terrain et analyses
microstructurales ;
- Analyses métallurgiques du minerai.

22
Figure 6: Organigramme de la démarche méthodologique.

Figure 7 : Situation du cadre d‟observations et des sites d‟échantillonnages dans le massif de


Koupèla.

23
III.2- Analyses pétrographiques et microstructurales

Les analyses pétrographiques et microstructurales ont été réalisées au niveau du Laboratoire


des Géoressources et de l‟Environnement (LAGREN) du département des sciences de la terre
de l‟UFR SVT. Au total quinze (15) lames ont été confectionnées et ont fait l‟objet
d‟observations au microscope en lumière transmise. Ces observations ont permis de
caractériser la pétrographie du massif et des autres faciès qu‟il encaisse.
L‟observation des lames a également permis la caractérisation de la fabrique du massif à
travers l‟analyse des microstructures. En effet, la fabrique d‟une roche représente l‟ensemble
des caractères structuraux de celle-ci. Pour les plutons granitiques, l‟analyse microstructurale
constitue une étape importante pour l‟étude de la fabrique et de leur interprétation géologique.
A leur sein, deux types de microstructures sont couramment distingués : les microstructures
acquises lors de la mise en place du pluton, appelées microstructures magmatiques et celles
qui l‟affectent postérieurement, dites microstructures de déformation à l‟état solide.

III.3- Traitement des données structurales

Cette étape réalisée au sein du Laboratoire des Géoressources et de l‟Environnement


(LAGREN) du département des sciences de la terre de l‟UFR SVT, a consisté en une analyse
statistique des données structurales récoltées sur le terrain. Il s‟agit d‟une représentation
stéréographique des données à base de programmes informatiques (SpheriStat, Corel, Adobe
Illustrator CS5…). Si les rosaces font ressortir les directions majeures, les contours de densité
permettent de positionner les contraintes (principales σ1, mineurs σ2 et σ3) à l‟origine de la
déformation.
En tout, quatre (04) filons orpaillés ont été identifiés et décrits. Les éléments structuraux
identifiés et mesurés systématiquement au sein et autour (dans l‟encaissant proximal et peu
lointain) de chaque filon lui ont été associés. Ainsi quatre groupes de données ont été
distingués et chaque groupe est composé de deux sous-groupes de données correspondants
respectivement aux fractures et veines d‟une part, et d‟autre part aux filonnets de microgranite
et d‟aplite. A l‟instar de celles-ci, les données des linéations minérales mesurées à travers le
massif, ont fait l‟objet de traitements statistiques. Ce qui a permis d‟établir les stéréogrammes
caractéristiques des différentes structures autour de chaque filon en particulier et dans le
massif en général.

III.4- Analyses géochimiques

Les différents faciès pétrographiques (granite, minerai de granite, quartz) ont été analysés par
Spectro Photomètre à Couplage Induit avec du plasma (ICP-MS) au laboratoire d‟analyses
chimiques du Bureau des Mines et de la Géologie du Burkina (BUMIGEB) et/ou par
Spectrométrie de Fluorescence X (XRF) au laboratoire d‟analyses chimiques de la compagnie
Orezone. Les éléments majeurs au nombre de dix (10) sont exprimés en pourcentage, tandis
que les éléments traces et les terres rares le sont en ppm. En outre, la perte au feu a été
mesurée pour certains échantillons. L‟analyse géochimique a eu pour but, la caractérisation
géochimique du massif, des faciès qu‟il encaisse et le suivi des comportements des éléments
majeurs et traces au cours des différents processus géochimiques.

24
III.5- Analyses métallurgiques

Les tests métallurgiques sur le minerai ont été réalisés au service minéralurgique du
laboratoire du Bureau des Mines et de la Géologie du Burkina (BUMIGEB). Ils ont consisté
en :
- La caractérisation minéralurgique du minerai par la détermination de sa densité et son
indice de broyabilité (Work index) ;
- La récupération de l‟or par des méthodes conventionnelles de traitement du minerai.
C‟est à dire par séparation gravimétrique par table à secousses, par flottation et par
lixiviation au cyanure en bouteille roulée ou Bottle roller (BLEG).

III.5.1 –Appareillages utilisés

Les équipements suivants ont été utilisés (Pl. 1 ; 2) :


- Un concasseur à mâchoire (TM engineering/2106060) : il a servi à concasser le
minerai pour réduire la granulométrie à un D80 d‟environ 5mm;
- Un broyeur de type Bond 6T14FC7A, de marque LEESON pour la détermination du
work-index du minerai ;
- Un pulvérisateur à pot vibrant (LABTECHNICS TPV-415) pour la pulvérisation des
échantillons en vue d‟obtenir un D80 d‟environ 75 microns ;
- Une balance électronique (Sartorius CP4202S de portée 4000g et de précision 0,01g) ;
- Une série de tamis de mailles carrées pour les analyses granulométriques ;
- Un diviseur à riffle pour le quartage des échantillons ;
- Un pH-mètre (type HANNA), pour la détermination du potentiel hydrogène des
pulpes lors des essais de cyanuration et de flottation du minerai ;
- Une mâchine de flottation de laboratoire KHD HUMOLDT WEDAG AG ;
- Une table à secousses de laboratoire KHD HUMBOLDT WEDAG pour les essais de
concentration gravimétrique du minerai ;
- Un bâti à rouleaux CONTROLS pour les essais de cyanuration en bouteilles roulées ;
- Des étuves pour le séchage des échantillons ;
- Un chronomètre pour la mesure du temps lors des différentes opérations ;
- Des pans…

III.5.2- Caractéristiques minéralurgiques du minerai

III.5.2-1- Estimation de la densité

La densité est un paramètre majeur dans l‟estimation du contenu métal et peut être déterminée
par diverses méthodes. Toutefois, la méthode choisie doit être appropriée au type de dépôt et
au contexte géologique (Lipton., 2001 ; Bamba., 2009). Dans le cadre de cette étude, la
densité des échantillons a été déterminée à l‟aide d‟une balance hydrostatique électronique
(Sartorius 550 avec 5000g de portée maximum pour une précision de 0,1g). La balance
hydrostatique permet de déterminer le poids de l‟échantillon dans l'air (Pr), puis son poids
dans l'eau (Pa). En divisant son poids dans l'air par la différence des deux poids, on obtient sa

25
densité. Par exemple, si l‟échantillon pèse 2,4 grammes dans l'air et 1,8 grammes dans l'eau,
sa densité est de :
=4
A cet effet, l‟échantillon est d‟abord pesé à l‟air libre, enrobé ensuite dans un isolant en
plastique (pour éviter que l‟échantillon absorbe l‟eau et pour aussi empêcher sa
désagrégation) et pesé de nouveau dans l‟eau. Au totale cinq (05) blocs de minerai ont été
prélevés pour l‟opération.

III.5.2-2- Work index (WI)

Le work index ou l‟indice énergétique de Bond est un indice qui caractérise la broyabilité
d‟une matière. Il est exprimé en Kwh/short-ton (soit Kwh/907kg de matière) et correspond à
l‟énergie nécessaire pour réduire cette matière à une certaine granulométrie. Un niveau
relativement faible de cet indice, permet d‟envisager une opération de broyage du minerai
avec une consommation d‟énergie limitée. Le work index de certaines substances comme le
quartz pur ou le manganèse est connu et, sont considérées comme des substances de
référence. Cette manipulation consiste donc, à déterminer le work index (WI) du minerai par
la méthode indirecte avec, le quartz pur comme substance de référence et dont, le WI est égal
à 13,57kwh/sht.

Conditions opératoires
Les conditions opératoires sont les suivantes :
6,3kg de charges broyantes (boulets) ; cinq (05) échantillons identiques de 600g de minerai ;
cinq (05) échantillons identiques de 600g de quartz ; un taux de dilution de 0,5 correspondant
à un volume d‟eau de 300ml ; des temps de broyage de 5mn, 10mn, 15mn et 25mn.
Mode opératoire
Le quartz et le minerai sont concassés et tamisés à 2mm puis divisés en 5x2 échantillons
identiques de 600g. Deux échantillons, dont un quartz et un minerai concassés sont tamisés et
soumis à une analyse granulométrique pour déterminer les D80 correspondants: en effet, le D80
correspond au diamètre du plus gros morceau après concassage. C‟est-à-dire le diamètre du
tamis qui laisse passer 80% des grains concassés. Après broyage, ce diamètre est plus réduit et
correspond à d80. Ceux-ci sont obtenus par calcul (extrapolation) ou à l‟aide de courbes
granulométriques de passants ou de refus cumulés.
Après cette première étape, un échantillon de quartz est broyé pendant 5mn en respectant les
conditions de broyage précitées. L‟échantillon broyé est ensuite soumis à une analyse
granulométrique à l‟aide de tamis de diamètres plus réduits pour déterminer le d80
correspondant. Les mêmes opérations pour cette seconde étape sont répétées pour les trois
(03) échantillons de quartz et les quatre (04) échantillons de minerai restants, mais en variant
à chaque fois la durée du broyage selon les temps préfixés.
Au total, deux (02) D80 et huit (08) d80 ont été déterminés et ont permis le calcul des work
index correspondants. Ainsi chaque temps de broyage correspondra à une valeur inconnue de
work index (WIx). La valeur WI exacte du minerai est calculée par la moyenne arithmétique
des quatre (04) valeurs obtenues.

26
Méthodes de calcul
Soient WI, D80 et d80, respectivement le Work Index, le D80 de l‟échantillon concassé et les
d80 des échantillons broyés de la substance de référence. W‟I, D‟80 et d‟80 correspondent
respectivement au Work Index du minerai, le D80 du minerai concassé et les d80 des quatre
(04) échantillons de minerai broyé. Etant donné que les deux communitions se sont effectuées
exactement dans les mêmes conditions, on peut considérer que l‟énergie consommée par la
première est égale à celle consommée par la deuxième. Soient W et W‟ les énergies
correspondantes ; on peut alors écrire (d‟après la formule de Bond) :
W= WI = 10WI ( 10W‟I (
√ √ √ √

√ √
Soit W‟I = WI d‟où:
√ √

W‟Imoyen = (W‟I5mn +W‟I10mn +W‟I15mn +W‟I25mn)

III.5.2-3- Essais de traitement du minerai

Le minerai utilisé pour les essais de traitement a été broyé à un diamètre inférieur à 250µm.
Le d80 de ce minerai broyé a été déterminé par analyse granulométrique et équivaut à
169,426µm. Les essais menés sont : le tablage, le BLEG et la flottation.

(i) Flottation
La flottation est un procédé de séparation solide-solide dans un milieu aqueux (en général de
l‟eau) des phases solides, liquides, et gazeuses (air). Elle consiste à rendre hydrophobes
certaines espèces minérales tout en laissant hydrophiles les autres. La flottation peut être
globale et consiste donc à récupérer plusieurs espèces minérales dans un même concentré.
Elle est sélective ou différentielle lorsqu‟on récupère séparément chaque espèce minérale
moyennant des réactifs chimiques (activant ou déprimant).
La flottation pour cette étude a été sélective avec pour but, d‟étudier la récupération de l‟or
par ce procédé de traitement.
Conditions opératoires
Pour cet essai, trois opérations ont été conduites avec un total de 3 x 1kg de minerai. Les
conditions suivantes ont été appliquées aux trois opérations.
1kg de minerai ; une concentration solide (Cs) de 40% ; une dilution D de 20% (pour la
solution de xanthate), une vitesse de rotation de 2500trs/mn. Elle correspond à la vitesse de
rotation de l‟ensemble rotor-stator lorsqu‟il est plongé dans la cellule de flottation contenant
le mélange minerai-réactifs.
Conditions spécifiques
Pour la première opération
Un pH de la pulpe égale à 9 : le pH du mélange est mesuré à l‟aide d‟un pH-mètre et ajusté en
cas de besoin par une solution basique (soude NaOH pour cette étude) ou acide ; une teneur

27
de 80g/t du réactif xanthate : le xanthate est un activant qui collecte plusieurs éléments dont
les métaux précieux, les métaux sulfurés (Pb, Zn, Cu, Fe, Co-Ni) et les métaux de base non
sulfurés. (A cette teneur, le poids de xanthate qu’il faut pour le traitement d’1kg de minerai
est 0,08g. Soit Poidsxanthate = Teneurxanthate x Poidsminerai) ; un volume de
xanthate correspondant à 0,4ml (Soit Vxanthate = ) ; 1ml d‟huile de pin
(moussant) ; 3mn de conditionnement. En effet, l‟action des réactifs de flottation n‟est pas
toujours instantanée et exige souvent un certain temps avant d‟être effective et complète.
Cette durée s‟appelle « temps de conditionnement » et varie suivant la nature des réactifs et
quelques fois les caractéristiques minéralurgiques du minerai ; 10 mn de flottation : c‟est le
temps qu‟il a fallu pour la récupération complète de l‟ensemble moussant-particules
hydrophobes en flottation. Ce temps n‟est pas préfixé mais est déterminé au cours de
l‟opération.
Pour la seconde opération
Un pH de 10 ; une teneur de 100g/t de xanthate ; 0,5ml de xanthate ; 1,2ml de moussant ;
4mn de conditionnement ; 10mn de flottation.
Pour la troisième opération
Un pH 10 du milieu ; une teneur de 100g/t de xanthate; 0,5ml de xanthate ; 1ml de moussant ;
3mn de conditionnement ; 10mn de flottation.
Mode opératoire
Ce mode est applicable à toutes les opérations, seules varient les conditions spécifiques de
chaque opération. Il consiste à introduire le minerai (1kg) dans une cellule de flottation d‟une
capacité de 3l (3 litres) et d‟y ajouter 1,5l d‟eau. Homogénéiser la pulpe obtenue et prendre
son pH. Celui-ci doit être égale, sinon à 10-2 près du pH préfixé. A défaut, doser avec une
solution de soude (pour un pH < au pH recommandé) ou d‟acide (pour un pH > au pH
recommandé). Après cette étape, introduire respectivement les quantités de xanthate et de
moussant nécessaires. Le mélange ainsi formé est prêt pour être conditionné. Baisser
l‟ensemble rotor-stator dans la cellule, régler la vitesse de rotation de la machine à flotter à
2500trs/mns, déclencher cette dernière et observer le temps de conditionnement prescrit. La
flottation consiste à envoyer après le conditionnement, de l‟air dans la cellule qui va permettre
la formation des mousses où seront accrochées les particules hydrophobes. L‟ensemble
mousse-particules est recueilli dans un récipient décontaminé. L‟opération prend fin lorsqu‟on
constate qu‟on a récupéré toute la mousse. A cet instant, on note le temps de la flottation, on
arrête la machine et on recueille les rejets dans un autre récipient décontaminé. L‟étape
suivante consiste à évaporer l‟eau des échantillons recueillis, les sécher à l‟étuve et prendre
leurs poids respectifs.
Pour cette étude, en tout, six (06) échantillons ont été obtenus à l‟issue des opérations de
flottation. Les codes attribués à ces derniers sont les suivants : C1 ; C2 ; C3 ; R1 ; R2 ; R3
avec C pour concentré ; R pour rejet ; 1, 2 et 3 les numéros d‟ordre des opérations.
Des prises d‟essai sont enfin éffectuées sur ces échantillons pour la quantification de l‟or à la
Spectrométrie d‟Absorption Atomique (SAA).

28
(ii) Lixiviation en cuve agitée (Bottle roller)
L‟hydrométallurgie est un procédé de traitement qui consiste à mettre en solution puis à
récupérer les éléments de valeur d‟un minerai. Le traitement proprement dit, débute par une
opération de lixiviation (lessivage au cyanure) qui est l‟étape fondamentale du procédé. La
lixiviation a pour but de dissoudre dans une solution un ou plusieurs constituants
minéralogiques. Les solides résiduels ou la gangue sont séparés de la solution enrichie par
filtration ou décantation. On obtient alors une solution mère contenant le ou les éléments de
valeur et un rejet solide. Des traitements ultérieurs de cette solution permettent de récupérer
le ou les éléments recherchés. La lixiviation peut être « in-situ » ou en place : elle s‟applique à
des exploitations épuisées ou à des gisements trop pauvres pour être exploités par des moyens
conventionnels. Elle est dite en tas lorsqu‟après l‟extraction, le minerai est mis en tas sur des
aires dont la surface a été rendue étanche par un revêtement plastique (géomembrane). Le
dispositif de sous bassement est pourvu de drains pour récolter la solution enrichie. Lorsque
les matériaux ne sont pas lixiviables par percolation, on applique la lixiviation en cuve agitée.
Les matériaux sont alors en contact avec la solution dans des cuves à agitation mécanique ou
pneumatique. Au laboratoire, elle se réduit à un essai de traitement avec pour but de tester
l‟adaptabilité du minerai à la cyanuration.
Conditions opératoires
2kg du tout-venant ; une concentration solide de 50% soit 2l d‟eau [en faisant appel à la
formule ), on obtient Pe = Ps ( avec Cs la concentration solide; Ps le
Poids solide soit 2kg et Pe le poids de l’eau, d’où un Pe de 2kg équivalent à 2l] ; un
équivalent de 6g de cyanure correspondant à une concentration de 3000g/t (à cette teneur, le
poids de cyanure qu’il faille pour le traitement de 2kg de minerai est 6g. Soit Poidscyanure =
Teneurcyanure x Poidsminerai) ; un pH 10 du milieu; des temps de prélèvement préfixés avec,
aux jus prélevés des codes attribués suivant le tableau ci-après (voir mode opératoire).
Mode opératoire
Introduire l‟échantillon dans une bouteille de cyanuration d‟une capacité de 5l. Ajouter la
quantité d‟eau et de cyanure correspondante et homogénéiser l‟ensemble par une légère
agitation. A l‟aide d‟un pH-mètre, prendre le pH et l‟ajuster s‟il y a lieu avec de la soude.
L‟ensemble est agité sur un bâti. Les temps d‟arrêts de l‟agitation correspondent aux seuls
temps préfixés où sont éffectués des prélèvements.

Temps de
10mn 20mn 30mn 45mn 1h 1h30 2h 2h30 3h 4h 5h 6h 7h
lixiviation
Code de
l‟échantillon T0 T1 T2 T3 T4 T5 T6 T7 T8 T9 T10 T11 T12
prélevé
Temps de
8h 9h 10h 12h 24h 26h 28h 30h 36h 48h 54h 60h 72h
lixiviation
Code de
l‟échantillon T13 T14 T15 T16 T17 T18 T19 T20 T21 T22 T23 T24 T25
prélevé

29
Les jus cyanurés, pour leur analyse chimique, ont subi quatre (04) étapes : i) leur
centrifugation par un centrifugeur à une vitesse de 4400trs/mn pendant 15mn et les
surnageants recueillis dans des tubes ; ii) la préparation d‟un blanc de cyanure pour les
étalons en homogénéisant dans une bouteille de capacité d‟1l, 10g d‟hydroxyde de sodium
(NaOH) , 5g de cyanure et jauger avec de l‟eau distillée ; iii) la préparation de sept (07)
étalons ( de 10 ; 5 ; 2,5 ; 1 ; 0,5 ; 0,25 et 0,2ppm ); iv) la lecture des surnageants à la
spectrométrie SAA.
iii) Séparation gravimétrique
Les méthodes de concentration basées sur la gravimétrie, utilisent l‟effet combiné de la masse,
du volume et de la forme des particules pour obtenir des trajectoires des particules différentes
dans un milieu liquide, statique ou en mouvement. Trois méthodes ont été industriellement
mises au point : la concentration par accélération différentielle, la concentration par liqueur
dense et la méthode de la nappe pelliculaire fluante.
Pour cette étude, il a été notamment le cas de la methode de la nappe pelliculaire fluante.
Principe
La séparation par nappe pelliculaire fluante est basée sur la longueur de parcours effectué par
une particule sur un plan incliné, à la surface duquel s‟écoule par gravité, un film liquide. La
poussée exercée par le film est proportionnelle à la section de la particule,
perpendiculairement au mouvement. La taille de la particule, sa densité, sa forme
interviennent dans le déplacement au même titre que la pente, la rugosité de la surface,
l‟épaisseur et la vitesse d‟écoulement du film d‟eau. La séparation est provoquée par le jeu de
deux facteurs : le temps mis par la particule pour atteindre la surface du plan incliné et la
résistance qu‟offrent les particules une fois qu‟elles ont atteint la surface du plan incliné.
Mode opératoire
La manipulation consiste à alimenter la table par le biais d‟un entonnoir, une pulpe du
minerai. Le plateau d‟inclinaison réglable, est soumis à des secousses asymétriques
longitudinales par l‟intermédiaire d‟un mécanisme à rouleau excentrique. Les secousses
permettent d‟une part la stratification et d‟autre part, la progression et l‟évacuation des
particules stratifiées entre les riffles. Dès que les grains sortent des riffles, ils sont soumis à
l‟effet de la nappe fluante et à celui des secousses dont la résultante provoque un triage par
taille et par densité. On récupère les concentrés à la fin de la table, ensuite les mixtes et au
début, les rejets. Les échantillons sont séchés à l‟étuve avant la prise des poids respectifs. Des
prises d‟essais sont ensuite éffectuées pour quantifier l‟or dans chaque échantillon à la
Spectrométrie d‟Absorption Atomique (SAA).
Outre les analyses, le concentré a servi au triage manuel à la loupe binoculaire des particules
d‟or et des minéraux lourds accompagnateurs.

30
Planche 1

Planche 1 : Appareillages de la préparation mécanique du minerai. A- Concasseur à


mâchoires TM Engineering 2106060 ; B- Pulvériseur à pot vibrant LABTECHNICS TPV-
415 ; C- Broyeur de type Bond 6T14FC7A/LEESON ; D- Etuves pour le séchage des
échantillons.

31
Planche 2

Planche 2 : Appareillages des essais de traitement du minerai. A- Machine de flottation


KHD HUMOLDT WEDAG AG ; B- Table à secousses KHD HUMOLDT WEDAG ; C- Bâti
à rouleaux CONTROLS T61/87930341 ; D- pH-mètre type HANNA.

32
CHAPITRE II

CARACTERISATION DU CONTENANT : LE PLUTON


GRANITIQUE ET SES FILONS

33
IV. CARACTERES PETROGRAPHIQUES, STRUCTURAUX, GEOCHIMIQUES ET
MINERALOGIQUES DU MASSIF GRANITIQUE, DE SES FILONS ET DU
MINERAI DE GRANITE
Le massif se présente en affleurement sous forme de petites collines souvent façonnées en
chaos granitiques ou en dalles et rarement à raz du sol (Pl. 3 - 1 ; 2 ; 3 ; 4). Il est recoupé par
des roches filoniennes dont les faciès sont composés de granite leucocrate, de microgranite,
d‟aplite et de quartz. Il renferme des enclaves de forme (anguleuse, fusiforme, globuleuse) et
de taille variable (centimétrique à plurimétrique).
Le massif fait l‟objet d‟orpaillage intense. Il est pratiqué sur des filons de quartz au sein du
granite, dans le granite déformé sensu stricto et dans les encaissants proches. Par endroit, les
puits d‟orpaillage d‟une profondeur d‟environ 10m atteignent la nappe phréatique. ([Link].1-
5 ; 6 ; 7 ; 8).

Cette section vise une caractérisation fine du massif granitique en tant que matériel hôte de la
minéralisation aurifère. La caractérisation concerne les aspects pétrographiques, structuraux,
minéralogiques et géochimiques aussi bien du granite, du minerai échantillonné que des filons
encaissés dans celui-ci.
L‟étude pétrographique permettra de mieux définir la nature des différents faciès. La
minéralogie du minerai échantillonné sera décrite en détail afin de définir sa nature et, celle
des minéraux lourds qui accompagnent la minéralisation. Ce sera également l‟occasion de
discuter les phénomènes d‟altérations qui ont pu affecter le granite dans son ensemble.
Les observations microscopiques de lames des roches, rendront compte également des
conditions de déformations du massif à travers les microstructures. Ces dernières viendront en
compléments des macrostructures qui feront aussi l‟objet d‟analyses dans cette partie. Toutes
ces structures permettront de discuter les conditions de mise en place du pluton. Elles
serviront de plus à situer la structurale de la zone d‟étude par rapport à celle régionale.
Enfin l‟analyse chimique des composants du granite, permettra de comprendre les processus
pétrogénétiques et de déterminer la signature géochimique et éventuellement discuter des
altérations. Cette partie du mémoire aura également pour but de caractériser la minéralisation
des différentes entités : le granite, le minerai de granite et les filons de quartz, ainsi que les
relations géochimiques éventuelles entre elles.

34
Planche 3

Planche 3: Vue d‟ensemble du paysage de la zone d‟étude


Photos 1 ; 2 ; 3 et 4: Respectivement des affleurements du granite sous forme de colline, forme
chaotique, en dalle et à raz du sol.
Photos 5 ; 6 ; 7 et 8: Puits et rejets d‟orpaillage dans le granite déformé. Constatez la profondeur des
puits et la présence de l‟eau (Photos 5 et 6).

35
IV.1. CARACTERES PETROGRAPHIQUES DU GRANITE, DE SES FILONS ET DU
MINERAI DE GRANITE

Dans la zone d‟étude, les observations de terrain, combinées à celles de laboratoire ont permis
de mettre en évidence plusieurs faciès pétrographiques : le quartz filonien, le
monzomicrodiorite quartzique, le microgranite, le granite leucocrate tous encaissés dans une
granodiorite.

IV.1.1. Granite

En macroscopie, c‟est une roche sub mésocrate à texture grenue hétérogène à tendance
porphyroïde. Elle est composée d‟environ 65% de minéraux felsiques, représentés par le
quartz, le plagioclase et des phénocristaux de feldspath potassique de taille avoisinant 0,5cm
(Pl. 4 - a ; b). Les ferromagnésiens constitués de biotite et +/- amphibole représentent environ
35% du volume de la roche.
Au microscope, elle se compose de quartz, de feldspaths, de biotite, d‟amphibole, de
pyroxène et de minéraux accessoires.
Le quartz représente 20% des minéraux de la roche. Ce sont des cristaux xénomorphes
incolores et limpides qui se présentent en petites et larges plages interstitielles, à extinction
roulante bien marquée. Les cristaux présentent généralement un caractère poecilitique avec
des inclusions de biotite, d‟hornblende et d‟orthose (Pl. 5 - a ; b).
Les feldspaths sont représentés par le plagioclase, le microcline et l‟orthose. Du volume total
de la roche, les plagioclases sont autour de 20 à 25%, se présentant en cristaux sub-
automorphes hétérogranulaires et souvent recristallisés en sous grains. La plupart des cristaux
présentent la mâcle polysynthétique de l‟albite et une zonation discrète ou parfois nette (Pl. 5-
e). Ils montrent un caractère perthitique et un degré d‟altération (damouritisation et
saussuritisation) variable (Pl. 5 - f). Le microcline, de proportion également variable (10 à
15%), se présente en cristaux sub-automorphes de taille moyenne à grossière et souvent
xénomorphes à caractère interstitiel (Pl. 5- c ; g). Ils laissent voir en général un caractère
perthitique et poecilitique avec des inclusions de plagioclase et de biotite (Pl. 5- h). L‟orthose
représente environ 10% du volume total de la roche, ses cristaux sont sub-automorphes et
parfois xénomorphes en plages interstitielles. Ils montrent un caractère perthitique et
poecilitique (inclusion de plagioclase). L‟orthose forme souvent avec le plagioclase, des
myrmékites qui atteignent dans certaines lames 5% des minéraux.
La biotite représente environ 20% des minéraux et se présente généralement en lamelles sub-
automorphe à xénomorphe, corrodées par les minéraux blancs. De coloration brunâtre à brun-
verdâtre, elle est localement déstabilisée en chlorite et laisse voir dans certains cas de
nombreuses inclusions de zircon, d‟apatite, de sphène et d‟allanite (Pl. 5- i ; j ; k ; l).
L‟amphibole est représentée par la hornblende verte (15%) en cristaux sub-automorphes et
souvent prismatiques, allongés à section transversale hexagonale et maclés. Certains cristaux
sont légèrement déstabilisés en actinote et parfois en voie d‟oxydation au cœur. Les cristaux
sont plus ou moins envahis par des granules d‟opaques. Par endroits, on observe des

36
associations magmatiques biotite-amphibole sous forme d‟amas et une cristallisation
symplectitique de la hornblende et du plagioclase (Pl. 5- c ; d).
Le pyroxène en quantité marginale, est souvent observé en relique dans la hornblende.
Les minéraux accessoires sont représentés par des cristaux automorphes (hexagonal)
d‟apatite, d‟allanite zoné et auréolé, de sphène maclé en chapeau de gendarme, du zircon en
cristaux automorphes auréolés, et d‟opaques (ilménite, magnétite et sulfures). (Pl. 5- i; j; k;
l).

Planche 4

Planche 4: Vue macroscopique de quelques faciès de la zone d‟étude.

Photos a et b : Vue macroscopique de la granodiorite. Remarquez le caractère porphyroïde marqué


par des phénocristaux de plagioclase et surtout de feldspath potassique (taille d‟environ 0,5cm).
Photos c, d et e : Respectivement le granite leucocrate à biotite et à grain plus fin, l‟amphibolite à
l‟échelle macroscopique et le microgranite hypersilicifié.
Photo f : Granodiorite cisaillée. Observez la nette foliation caractérisée par des lits de teinte sombre,
riches en ferromagnésiens (micas, amphiboles…) alternant avec des lits clairs de quartz et de
feldspaths.

37
Planche 5

Planche 5 : Vue microscopique des minéraux de la granodiorite.

Photo a (LN) : Large plage d‟un cristal xénomorphe de quartz. Remarquez les cristaux d‟amphibole
en inclusion.

Photo b (LP) : Cristaux de quartz interstitiels entre des phénocristaux de plagioclase et de microcline.

Photos c et d (LP) : Phénocristaux de microcline et d‟amphibole avec des cristaux de quartz.

38
Planche 5 (suite).

Planche 5 (suite) : Vue microscopique des minéraux de la granodiorite.

Photos e et f (LP) : Phénocristaux de plagioclase. La première photo montre un plagioclase à zonation


nette. On observe un cœur plus sombre et des bordures de plus en plus claires. Le second cliché
présente la mâcle polysynthétique d‟albite. Remarquez le caractère perthitique avec des ilots d‟albite
et des fissures remplies.

Photo g (LP) : Un phénocristal de microcline poecilitique. Observez les inclusions de biotite, de


plagioclase et de quartz.

Photo h (LP) : Caractère perthitique du microcline. Tout le cristal est en train d‟être substitué par des
plagioclases sodiques. Ce qui va s‟en dire donner une albite.

39
Planche 5 (suite et fin).

Planche 5 (suite et fin) : Vue microscopique des minéraux accessoires dans la granodiorite.

Photo i (LN) : Cristaux automorphes d‟apatite en inclusion dans la biotite

Photo j (LP) : Vue d‟un allanite dans une biotite. Remarquez la zonation et l‟auréole de
métamictisation.

Photo k (LP) : Le sphène qui se caractérise par sa forme automorphe et sa mâcle à bords tranchants
dite « en chapeau de gendarme ou toit de maison ». A côté on observe une épidote en forme
prismatique et clivée issue de l‟altération d‟une hornblende.

Photo l (LP) : Du zircon en inclusion dans la biotite. Ce qui confirme sa cristallisation précoce dans
ces types de roche. Remarquez l‟auréole noirâtre traduisant sa radioactivité qui a altéré le minéral hôte.
Plus bas on observe une chlorite « chiffonnée » issue de l‟altération de la biotite.

40
IV-1.2 Faciès filoniens

IV-1.2-1 Granite leucocrate à biotite

Le granite leucocrate à biotite se présente sous forme filonienne dans le massif. C‟est une
roche leucocrate à grains plus fins à biotite, constitué d‟environ 85% de minéraux blancs et
15% de ferromagnésiens (Pl. 4-c). Il presente une texture originelle grenue, hétérogranulaire
et une texture secondaire cataclastique (Pl. 6).

Au microscope, la minéralogie se compose de :


Quartz : Il est broyé en général et représente 30% des minéraux. Ses cristaux sont
xénomorphes et se présentent en petites plages interstitielles à extinction roulante.
Plagioclase : Il occupe 20% du volume total de la roche et se présente en cristaux sub-
automorphes plus ou moins altérés en quartz, séricite et épidote.
Orthose : Il représente 10% de la composition minéralogique totale et se présente en cristaux
sub-automorphes légèrement envahis de séricite.
Microcline : pour sa part occupe 25% du volume de la roche. Il montre des cristaux de taille
variable, sub-automorphe à automorphe avec une prédominance des phénocristaux.
Biotite : de couleur brunâtre, elle représente 15% des minéraux de la roche. Elle apparait en
lamelles plus ou moins déstabilisées en chlorite, muscovite et oxyde.
Les minéraux accessoires sont des opaques.

41
Planche 6

Planche 6 : Vue microscopique de la composition minéralogique du granite leucocrate à biotite (LP).


Sur ces clichés, on observe des cristaux de quartz limpides et d‟autres non transparents. Ce sont des
cristaux à majorité fracturés. L‟altération affecte l‟ensemble de la roche avec la présence de séricite et
la déstabilisation de la biotite en amphibole et en oxyde surtout ferrique de couleur rougeâtre.
Remarquez la texture cataclastique bien présente.

42
IV.1.2.2. Microgranite porphyrique à biotite

Le microgranite se présente en filons abondants de taille variable et d‟orientation diverse au


sein du massif. C‟est une roche hololeucocrate à leucocrate (environ 10 à 15% de biotite) à
texture microgrenue porphyrique (Pl. 4-e ; Pl. 7).

La mésostase est composée des phases suivantes :


Le quartz : il est abondant et se présente en fragments fins plus ou moins recristallisés,
interstitiels à extinction roulante.
Le plagioclase : montre également des fragments fins fortement damouritisés ou remplacés
par des carbonates.
L‟orthose : parfois perthitique est légèrement damouritisé.
Le microcline : se présente en petits cristaux peu abondants.
La biotite : moins abondante, se présente en feuillets de coloration verte. Elle est recristallisée
et souvent squelettique car corrodée par les minéraux felsiques. Les cristaux montrent une
déstabilisation en chlorite, plus ou moins muscovite et opaques.
Les phenoclastes sont faits de :
Quartz : en cristaux xénomorphes abondants, à extinction roulante ou bande de déformation.

Plagioclase : sub-automorphe, plus ou moins damouritisé et discrètement zoné. Il montre une


recristallisation avec création d‟une matrice de produits d‟altération phylliteux et carbonatés.
Orthose : sub-automorphe à caractères perthitique et poecilitique. L‟altération met en relief le
quartz et les feldspaths potassiques.
Microcline : sub-automorphe avec la mâcle en quadrillage.

Les minéraux accessoires sont représentés par l‟allanite et les opaques cubiques.

43
Planche 7

Planche 7 : Vue microscopique des minéraux du microgranite porphyrique (LP).

Photos a et b : Phénocristaux de quartz fissurés avec des remplissages de minéraux phylliteux et


carbonatés. On remarque une recristallisation en sous grains.

Photos c et d : L‟altération de ce faciès est bien illustrée par des plagioclases déstabilisés.

44
IV.1.2.3 Monzomicrodiorite quartzique

Le Monzomicrodiorite quartzique est une roche mésocrate, à texture microgrenue porphyrique


(gloméroporphyrique) (Pl. 4-d). Elle se présente en enclaves de taille et de forme variables
dans le massif. Sa composition minéralogique est d‟environ 45% de minéraux felsiques (5%
de quartz ; 25% de feldspath potassique + microcline ; 15% de plagioclase) pour 55% de
ferromagnésiens (40% d‟amphibole ; 15% de biotite) (Pl. 8).

La mésostase est composée de microcristaux de :


Quartz : très peu représenté et disposé en petites plages interstitielles.
Plagioclase : il montre des phases zonées plus ou moins saussuritisées en albite, épidote,
séricite ou plus ou moins damouritisées.
Microcline: il se présente en petits fragments abondants.
Orthose : moins fréquent, l‟orthose montre des microcristaux à aspect moiré.
La biotite : est moins abondante et se présente en petites lamelles plus ou moins chloritisées.
La hornblende verte : présente des phases discrètement zonées, localement déstabilisées en
biotite, ou encore corrodées par les feldspaths.
Au sein de cette matrice, s‟imposent des phénocristaux composés de :
Microcline : minéral fréquent se présente en cristaux automorphes poecilitiques avec des
inclusions d‟amphibole et de plagioclase.

Plagioclase : en cristaux sub-automorphes avec un caractère poecilitique (biotite, amphibole).


Hornblende verte : parfois poecilitique (biotite, amphibole), se déstabilise souvent en actinote.
Elle apparait parfois sous forme de longues baguettes ou de forme prismatique à section
hexagonale maclée.
Les feldspaths potassiques et les plagioclases forment localement des amas de même que les
amphiboles.

45
Planche 8

Planche 8 : Vue microscopique du faciès monzomicrodiorite quartzique (a-LN ; b, c, d-LP).


Remarquez la prédominance des cristaux d‟amphibole à taille variable et souvent maclés. Les cristaux
de quartz sont relativement peu abondants.

46
IV.1.2.4 Quartz filonien

Macroscopiquement, ce faciès se présente sous forme filonienne (de puissance >1m) en grand
nombre dans le massif. Le quartz, avec d‟autres minéraux tels que les carbonates, les
feldspaths, remplissent les fissures (fentes de puissance <50cm) aussi bien du massif que des
monzomicrodiorites de grande taille. Selon leur couleur, on distingue du quartz blanc à aspect
laiteux, du quartz gris présentant des rubans de minéraux sombres (biotite, muscovite) et du
quartz fumé où les minéraux sombres en remplacement dominent toute la roche.
A l‟échelle microscopique, ces roches s‟avèrent riches en inclusions fluides, responsables de
leur couleur et de leur faible transparence (Pl. 9- a).
Le quartz représenté est mylonitisé à structure orientée avec un fort étirement des plages. La
mylonitisation s‟accompagne d‟une fine recristallisation granoblastique, de dépôts
hydrothermaux de phyllites (muscovite, biotite) et de fissures remplies de quartz de seconde
génération, d‟apatite ou cicatrisées par les oxydes et la biotite (Pl. 9- b). La texture type est la
texture en échiquier largement développée (Pl. 9- c ; d)

47
Planche 9

Planche 9: Vue microscopique de la composition minéralogique du quartz filonien.

Photo a (LN) : On observe des fissures dans les cristaux de quartz de première génération qui sont
tapissées de minéraux phylliteux, d‟apatite et de quartz plus limpide, sain de seconde génération. La
recristallisation s‟observe même partout en ilots dans l‟ensemble du cristal.

Photo b (LP) : Illustration des deux générations de quartz et les dépôts suivant une fente de tension.

Photos c et d (LP) : Quartz à contours marqués et dentelés (rotation de sous grains et recristallisation)
superposés à la texture en échiquier. Constatez l‟étirement des cristaux et leur orientation
préférentielle qui caractérisent la foliation mylonitique.

48
IV.1.3 Minerai de granite

Le minerai échantillonné présente du point de vue macroscopique, une couleur leucocrate à


mésocrate et une texture microgrenue porphyroïde avec de gros cristaux de feldspath
potassique et de quartz. C‟est une roche fortement laminée et altérée. Les lamines sont
parallèles et de taille d‟environ 2mm. Les cristaux ne sont pas bien soudés (minerai friable) et
on observe des veinules de quartz présentant des joints et moulées dans une matrice de
couleur verdâtre (Pl. 10).

Les observations de lames minces du minerai, montrent qu‟il est constitué de phases claires
(≈ 70%) et sombres (≈ 30%) composées de: quartz-feldspaths-micas-amphibole. Les
accessoires sont des opaques (oxydes et sulfures).

Le quartz (≈25%) se présente en plusieurs habitus :


- Large plage de cristaux xénomorphes avec une faible extinction roulante (Pl.11-e ; Pl.
16- e ; f ; g). Certains phénocristaux montrent une texture bréchique (Pl. 16-e ; h) ou
entourés de phyllites, d‟oxydes et de carbonates formant ainsi des structures C-S
(Pl.11-j ; Pl. 16- c ; i ; j ; k ; l).
- De petits cristaux recristallisés et plus limpides (Pl.11-j ; k) de seconde génération.
- Sous forme de veinules avec des cristaux jointifs (Pl. 16-a ; b ; c ; d.)
La majorité des cristaux sont fracturés et les ouvertures remplies de minéraux d‟altération.

Les feldspaths sont représentés par le plagioclase, le microcline et l‟orthose.


Les plagioclases (≈25%) se présentent en cristaux subautomorphes hétérogranulaires et
souvent recristallisés en sous grains (Pl. 11-l). Les phénocristaux montrent la mâcle
polysynthétique de l‟albite. La plupart des cristaux présentent des caractères poecilitiques
(quartz, biotite) et perthitiques avec des ouvertures remplies de minéraux d‟altération
(phyllites, quartz, feldspath potassique, carbonate et oxydes) (Pl. 11-a). Les observations
montrent une damouritisation et une saussuritisation fortes des plagioclases. Celles-ci
s‟accompagnent d‟une recristallisation avec la création d‟une matrice de produits d‟altération
de damourite et d‟épidote. Certains se transforment en carbonate de couleur rosée en lumière
polarisée (Pl. 11-g).
Les cristaux d‟albite sont abondants et de taille variable, issus de la transformation des
feldspaths primaires en l‟occurrence les plagioclases (Pl. 11-f).
Le microcline (≈10%) moins abondant se présente en cristaux subautomorphes de taille
variable. Certains cristaux sont perthitiques et leur caractère poecilitique est marqué par des
inclusions de biotite et de plagioclase fin (Pl. 11-b).
L‟orthose (≈10%) est également peu abondant. Les formes sont variables avec des caractères
poecilitiques. L‟altération de la roche met en relief le quartz et les feldspaths potassiques.

Les ferromagnésiens se caractérisent par la biotite et l‟amphibole.


La biotite (≈15%) se présente en cristaux subautomorphes et parfois en inclusion dans les
feldspaths et les amphiboles ((Pl. 11-c ; g). Elle forme avec les autres minéraux phylliteux, les
oxydes et les carbonates, une matrice de produits d‟altération autour des porphyroclastes de
quartz et de feldspath. La majorité des minéraux sont déstabilisés en chlorite et recristallisés.

49
La hornblende (≈15%) constitue l‟amphibole primaire dans la roche. Les cristaux sont dans la
majeure partie de grande taille, subautomorphes, maclés avec des inclusions de biotite. Ces
amphiboles sont déstabilisées en chlorite, épidote ou oxydes de fer (Pl. 11-d ; e). Certaines
hornblendes avec les plagioclases montrent une recristallisation symplectitique.

Les minéraux accessoires correspondent aux oxydes et des opaques représentés par des
sulfures (arsénopyrite, pyrite) (Pl. 11-h ; i). .

Planche 10. Vue macroscopique du granite minéralisé en or et sulfures.

50
Planche 11

Planche 11: Aperçu des minéraux essentiels du granite minéralisé.

Photos a (LP) : Ce cliché montre un phénocristal de plagioclase fissuré avec les ouvertures
cicatrisées d‟oxydes ou comblées de minéraux phylliteux. On constate aussi des inclusions de
biotite et de quartz recristallisé.

Photo b (LP) : Aperçu de phénocristaux de microcline.

Photos c (LN) ; d (LP) : Aperçu des minéraux ferromagnésiens. Le cliché d montre des
cristaux d‟hornblende en voie d‟altération.

51
Planche 11 (Suite).

Planche 11 (Suite) : Aperçu de quelques minéraux d‟altération (LP).

Photos e : Le cliché montre un gros cristal d‟hornblende en voie d‟altération et un cristal de


quartz avec des ouvertures cicatrisées.

Photo f : Vue d‟une albite. La mésostase laisse voir des cristaux de plagioclase en voie
d‟albitisation.

Photos g : Elle illustre une chlorite verte et des carbonates de couleur rose.

Photos h : Cristal de pyrite dans une matrice d‟altération à phyllites.

52
Planche 11 (Suite et fin).

Planche 11 (Suite et fin) : Recristallisation des minéraux en sous grains (LP).

Photos i : Aperçu de minéraux sulfurés en l‟occurrence l‟arsénopyrite et la pyrite dans une


matrice d‟altération avec de petits cristaux de quartz limpide.

Photo j : Phénocristal de quartz présentant de fins cristaux de quartz recristallisé. Constatez le


moulage de ce cristal par les phyllites.

Photos k ; l : Ces clichés montrent des phénocristaux de plagioclase fissurés avec les
ouvertures cicatrisées d‟oxydes ou comblées de minéraux phylliteux. On constate aussi des
inclusions de quartz, de biotite et surtout une recristallisation de minéraux.

NB : Tous les clichés de cette Planche 11 montrent l‟omniprésence des oxydes, des
circulations fluides et le caractère fissuré des cristaux.

53
IV.1.3.1 Aperçu des minéraux lourds

L‟étude des minéraux lourds, fournit des informations complémentaires et nécessaires à la


compréhension des processus de mise en place des minéralisations. Pour cela, les particules
d‟or et les minéraux lourds accompagnateurs des fonds de bâtée ont été triés manuellement
sous loupe binoculaire. Le comptage des particules d‟or s‟est effectué sous loupe binoculaire.
Pour les minéraux lourds accompagnateurs, le comptage est réalisé en lame frottis après une
purification des concentrés de bâtée par liqueur dense (bromoforme). La plupart de ces
minéraux ont fait l‟objet d‟observations au microscope en lumière réfléchie.
Le cortège des minéraux se répartit comme suit (Tableau 1 ; Fig. 8) :
Les minéraux lourds opaques, environ 82% du cortège. Ils sont représentés par
l‟arsénopyrite, la pyrite, la magnétite et l‟ilménite ;
Le reste soit environ 18% est constitué de minéraux lourds transparents. Ils se composent de
zircon, d‟épidote, d‟allanite, d‟apatite et de sphène.

Tableau 1. Fiche minéralogique du minerai de granite de densité 2,56.

54
Figure 8: Histogramme des pourcentages des minéraux lourds.

IV.1.3-2 Caractères des minéraux

Zircon [ZrSiO4]
Le zircon se présente en petits cristaux prismatiques allongés. Au microscope, il est incolore
en lumière naturelle et gris du second ordre en lumière polarisée avec des auréoles noirâtres.

Groupe de l’épidote [Ca2(Al, Fe)3SiO12OH]


Ces sorosilicates se présentent en grains prismatiques allongés (épidote) ou arrondis (allanite).
Au microscope, les cristaux d‟allanite montrent une coloration vert-jaune moutarde. La
métamictisation de ces minéraux se traduit par une auréole noirâtre. L‟épidote présente une
forme irrégulière, à relief moyen avec des plans de clivage. En lumière naturelle, les cristaux
sont de couleur verdâtre et polarisent dans le gris-jaune, avec des teintes bleutées.
Apatite [Ca5(PO4)3(OH, H, Cl)]
Les cristaux sont automorphes avec un relief fort. Au microscope, ils sont incolores en
lumière naturelle et polarisent dans les teintes gris-bleuté.
Sphène [Ca2TiSiO5]
Les cristaux sont automorphes à bords francs. Ils sont plus ou moins conservés, à éclat
adamantin et polarisent dans le gris foncé.
Sulfures : la Pyrite [FeS2] ; l’arsénopyrite [FeAsS]
Les cristaux de pyrite sont cubiques, à éclat métallique jaune vif. L‟arsénopyrite présente
quant à elle, un éclat vif blanc d‟argent. Elle est plus abondante que la pyrite. La plupart des

55
sulfures sont conservés. Cependant, certains cristaux sont oxydés présentant des colorations
brunâtres à rougeâtres rappelant leur pseudomorphose en oxyhydroxyde de fer.
Oxydes de fer : l’ilménite [FeTiO3] ; la magnétite [Fe2+Fe23+O4]
Ces oxydes se présentent en lamelles noires à brunes (ilménite) ou en masses granulaires
noires de fer.

IV.1.4 Altérations

L‟ensemble des études menées dans la portion délimitée du granite, indiquent qu‟il s‟agit d‟un
granite présentant des parties cisaillées et altérées (Pl. 12). Les altérations sont de nature
hydrothermale et se distinguent par :

- Une damouritisation et une saussuritisation variable des plagioclases en albite-épidote-


séricite. Leur recristallisation en fragments fins s‟accompagne d‟une création de
matrice de produits d‟altération phylliteux et carbonatés. Certains cristaux se
déstabilisent en quartz et feldspath potassique.
- Des cristaux de microcline albitisé et l‟orthose envahis de séricite.
- La déstabilisation de la biotite en chlorite (abondante) et ± amphibole-muscovite et
oxydes.
- L‟altération de la hornblende en actinote, biotite et épidote.

En somme ces circulations de fluides hydrothermaux se caractérisent par des assemblages


précoces de type potassique (Feldspath potassique-biotite ± amphibole et magnétite), ensuite
propylitique (quartz-chlorite-épidote-séricite-albite et carbonate) et enfin, une silicification
marquée par l‟addition de la silice sous forme de quartz dans les filons (quartz et
microgranite) et veines (à quartz -feldspath- carbonates) du granite (Pl. 12).

Dans les zones cisaillées et minéralisées du granite, les mêmes altérations sont constatées
mais avec des intensités plus élevées (Pl. 11 Suite ; Pl.16 Suite et fin). C‟est l‟exemple de la
silicification intense qui est soulignée par l‟ajout de la silice sous forme de quartz recristallisé
en sous grains et de nombreuses veinules de quartz dans la roche altérée et cisaillée (Pl. 11
Suite et fin ; Pl.16).

Dans les filons de quartz minéralisé, l‟altération est constituée d‟un assemblage de quartz-
biotite-muscovite-apatite-magnétite (Pl. 9 ; Pl. 15- f et g).

L‟ensemble du massif a été postérieurement affecté par une altération supergène qui semble
avoir induit une dispersion locale de l‟or. En effet, l‟or est exploité par les artisans dans les
placers alluvionnaires proches du granite. A certains endroits du massif, notamment dans les
zones cisaillées, on constate une kaolinisation supergène de phases minérales primaires.
L‟altération se traduit également par l‟existence locale de cuirasses et de carapaces
ferrugineuses.

56
Planche 12

Planche 12: Mise en évidence de certains phénomènes d‟altération du granite (LP).

Photos a et b: Chloritisation intense des cristaux de biotite. Remarquez le caractère chiffonné et les
inclusions de zircon.
Photos c et e : Fissures des cristaux de plagioclase ultérieurement remplies de minéraux d‟altération.
Notez la présence de la pyrite (cristal prismatique noir- foncé).
Photos d ; f et g : Respectivement un cristal de plagioclase en phase de substitution complète, un
microcline perthitique et un plagioclase albitique avec à côté, une biotite en phase de chloritisation.
Photo h : Microfractures des cristaux de quartz comblées de minéraux d‟altération.

57
IV.1.5. Conclusion à l’étude pétrographique

Le granite de Koupèla dans sa portion localisée dans notre zone d‟étude, est une granodiorite
constituée de minéraux peu ou moyennement transformés. Certains minéraux primaires
comme les feldspaths sont en voie d‟épigénisation (remplacement complet du minéral par
d‟autres minéraux).
Le granite est lardé de filons composés de granite leucocrate à biotite, de microgranite
porphyrique, d‟aplite et de quartz présentant dans leur majorité une texture cataclastique. Le
quartz présente des textures acquises probablement dans des conditions de haute température.
Le micromonzodiorite porphyrique se présente sous forme de lambeaux ou en enclaves
sombres dans le massif.
L‟examen des relations texturales entre les différentes espèces de minéraux, montre que dans
la granodiorite, l‟ordre de cristallisation suivant peut être proposé : minéraux précoces (zircon
par exemple), opaques et minéraux ferromagnésiens, plagioclases, microcline et enfin le
quartz qui occupe alors les interstices des autres minéraux.

Les phénomènes hydrothermaux se caractérisent par une altération potassique, propylitique et


une silicification du granite. Leurs intensités sont variables et s‟observent plus dans les
parties déformées du granite. Dans les filons de quartz, les circulations hydrothermales sont
marquées par un assemblage de quartz-biotite-muscovite-apatite et magnétite.

L‟orpaillage se déroule aussi bien dans des filons de quartz bréchifié que dans le granite
déformé et minéralisé. A la ressemblance de la zone déformée à anomalie d‟or de 13x3 km 2
du permis Liguidi, une zone intensément déformée et minéralisée se localise à la bordure sud-
est du pluton. Le minerai identifié est un granite avec une minéralisation composée d‟or et de
sulfures (arsénopyrite et pyrite). Les études minéralogiques de ce minerai, indiquent une
paragénèse minérale typique de celle d‟une granodiorite.

En fait, la zone d‟étude correspond au prolongement NE du permis Liguidi de la compagnie


Truegold et jouxte le prospect de Wayalguin qui se trouve au coin nord-est du permis. Ce
prospect est composé de roches intrusives felsiques (granite et granodiorite), de roches
subvolcaniques (microdiorite, micro gabbro) et de roches volcaniques (métaandésite,
métadacite, métarhyolite, métabasalte) recouvertes en partie de sédiments (Rapport
technique Truegold., 2013). Les formations laviques et sédimentaires n‟affleurent pas dans
notre aire d‟investigation. Les roches mafiques localement porphyriques contiennent de fins
cristaux de sulfures disséminés. Elles seraient des dykes de gabbro de compositions variables,
recoupant les grauwackes arkosiques. Ces dykes sont altérés en actinote, trémolite, et séricite
avec localement de la magnétite et une faible silicification. Un gabbro mélanocrate à grain fin
et localement semi-massif a été observé. Il porte jusqu‟à 25% de sulfures. Des veines de
quartz cisaillé sont associées aux dykes déformés. La plupart est orientée parallèlement à la
fabrique régionale sauf certains entre 80° et 105°. L‟orpaillage s‟effectue dans des filons de
quartz bréchifié aux bordures des dykes. La minéralisation est composée de 2-10% de
pyrrhotite, de pyrite, 2% de chalcopyrite et 1% d‟arsénopyrite (Rapport technique
Truegold., 2013).

58
IV.2. CARACTERES STRUCTURAUX DE LA ZONE D’ETUDE
Dans notre zone d‟étude, les structures ont été caractérisées à différentes échelles :
macroscopique et microscopique.

IV.2.1. Macrostructures

Les observations structurales de la portion étudiée du massif de Koupèla, montrent qu‟il est
affecté par des déformations fragiles et ductiles (Fig. 9; 15). Les structures cassantes sont
caractérisées par des fentes, des fractures tardives et des filons.

Les filons de microgranite et d‟aplite sont d‟orientations diverses (N15° à N180°E). D‟après
leurs rosaces, ils présentent une direction majeure NNE-SSW et des directions mineures
orientées NE-SW ; NW-SE (Fig. 11 ; 12 ; 13 ; 14).
Une zone mylonitique affleure le long d‟une faille NE-SW à la bordure sud du granite. La
mylonitisation se traduit par des roches broyées (microgranite) à grains saccaroïdes, du quartz
bréchifié et une texture cataclastique du granite leucocrate (Pl. 13-3 ; 4). C‟est une texture
formée de cristaux de quartz et de feldspaths tordus, brisés, et émiettés, cimentés par des
produits micacés provenant de l‟altération des feldspaths (Pl. 15-b).
Des fractures tardives d‟orientations multiples (N15° à N140°E) sont observées. Ces
structures affectent aussi bien le granite que les filons (Pl. 13-1 ; 2). Leurs rosaces montrent
une orientation principale NNE (Fig. 11 ; 12 ; 13 ; 14).
Les fentes dans le granite se matérialisent par des fractures tensiles remplies de minéraux
quartzo-feldspathiques et calciques. Elles présentent des directions semblables à celles des
fractures. Les micromonzodiorites de grandes tailles en renferment également.

La bordure sud du granite est aussi caractérisée par la foliation. Elle est soulignée par
l‟alternance de lits quartzo-feldspathiques et des lits de micas et d‟amphiboles (Pl. 4-f).
L‟orientation générale est NE-SW.
La linéation minérale au sein du granite est marquée par l‟allongement des enclaves sombres
suivant des directions variables (N15° à N70°E). La direction majeure est NE-SW (Fig. 10).
Certaines portions altérées du granite présentent des structures de rubanements de directions
N20°E à N30°E. On observe du matériel quartzeux repris dans le sens des structures.

Une zone intensément déformée d‟orientation générale N50°E et minéralisée en or et sulfures,


a été identifiée à proximité du village Liguid-Malguem (Fig. 12). Les structures pendent entre
20° - 45° avec des directions variant de 16°-30°. La déformation se manifeste par une
orientation des enclaves du granite, de nombreux filons de microgranite et d‟aplite bréchifiés,
hypersilicifiés et kaolinisés avec des assemblages de chlorite-épidote (Pl. 13-5). Le faciès
identifié est un granite laminé à sulfures (Pl. 10). La lamination se caractérise par un débitage
de la roche en lames plus ou moins épaisses (environ 2mm) et régulières avec des alternances
de niveaux de quartz et de sulfures. Dans cette zone se déroule une activité intense
d‟orpaillage avec des profondeurs de puits atteignant la nappe superficielle. L‟or est
également exploité par les artisans dans les placers alluvionnaires proches de la zone.
Les autres structures minéralisées du granite sont des filons de quartz (Fig. 9; 11; 13 ; 14 et
Pl. IV.13 ; 6). Leurs directions sont variables : N52°E ; N 105°E ; N175°E (Fig. 10).

59
Les filons identifiés et décrits ont été orpaillés. Les faciès sont représentés par du quartz blanc
à aspect laiteux et du quartz gris bréchifié et sériciteux (Pl. 13-3). Certains montrent des
structures de rubanement très redressées et orientées en direction NNE-SSW.

60
Planche 13

Planche 13: Aperçu de quelques macrostructures de la zone d‟étude.


Photos 1 et 2 : Aperçu de réseaux de fractures tardives affectant le granite (1) et le microgranite (2).
Remarquez la concordance des directions.
Photo 3 : Filon de quartz gris bréchifié.
Photo 4 : Microgranite broyé à grains saccharoïdes. Remarquez la persistance des fractures avec leurs
directions bien marquées.
Photos 5 et 6 : Respectivement un filon d‟aplite déformé et un filon de quartz.
Photo 7 : Quartz gris rubané.

61
Figure 9: Carte de localisation des structures orpaillées (observées et décrites) dans le massif.
a- Granite ; b- Granite déformé et minéralisé ; c- Microgranite ; d- Filon de quartz ; e-
Amphibolite ; f- Faille majeure.

Figure 10: Carte d‟interprétation structurale de la zone d‟étude. a- Granite ; b- Granite


déformé et minéralisé ; c- Microgranite ; d- Filon de quartz ; e- Faille majeure ; f- Couloir de
cisaillements ; g- Trajectoire de la foliation ; h- Trajectoire des linéations minérales.

62
Figure 11: Carte du filon N°1 (quartz gris bréchifié et sériciteux) avec les stéréogrammes des
structures qui l‟entourent.

Figure 12: Carte du filon N°2 (granite laminé et orpaillé de direction N50°E) avec les
stéréogrammes des structures qui l‟entourent.

63
Figure 13: Carte du filon N°3 (quartz blanc à aspect laiteux moulé dans une amphibolite
laminée) avec les stéréogrammes des structures qui l‟entourent.

Figure 14: Carte du filon N°4 (quartz gris) avec les stéréogrammes des structures qui
l‟entourent.

64
IV.2.2 Microstructures
La déformation du granite et des autres faciès est également soulignée par l‟existence de
microstructures qui sont de plusieurs types.
Les microstructures magmatiques correspondent à des plages de quartz limpide. Les plus
présents et indemnes de déformations sont surtout les cristaux de quartz interstitiels, des
cristaux de biotite lamellaires non chiffonnés et des amphiboles prismatiques (Pl. 14- a).

Les microstructures submagmatiques bien présentes se manifestent par des microfractures de


plagioclases remplies de quartz, de carbonates, de minéraux phylliteux et plus ou moins de
feldspaths (Pl. 14- d). A cette déformation submagmatique, se surimpose une déformation
basse température qui se caractérise par une fracturation des plagioclases, suivie d‟un
déplacement senestre des tronçons (Pl. 14- c).
Les microstructures acquises à l‟état solide du granite se traduisent par une déformation
fragile des cristaux de quartz, de biotite et d‟amphibole (Pl. 14 - b ; c ; f). Ces microfractures
sont comblées de minéraux d‟altération tels que les carbonates, les minéraux phylliteux et le
quartz.
Les structures de haute température se distinguent par la déformation plastique des cristaux.
En effet, les cristaux de plagioclase et plus ou moins de biotite montrent une flexuration, voir
un plissotement (structures en kink band) (Pl. 14-e). Certains cristaux de quartz présentent des
formes irrégulières, fortement lobées et des limites concaves/convexes constantes ou
cohérentes (Pl. 14-f). D‟autres présentent des figures de polygonisation (Pl. 14- b).
Les lames du granite folié, laissent voir une orientation préférentielle des minéraux
ferromagnésiens suivant une direction NE-SW (Pl. 15-a).

La déformation solide basse température s‟exprime par des cisaillements senestres. Ce sont
des structures C-S caractérisées par l‟enroulement de minéraux phylliteux déformés autour
des porphyroclastes feldspathiques (Pl. 15- c ; d ; e). Ces structures sont courantes dans le
granite et le granite leucocrate déformés.

La zone cisaillée et minéralisée du granite présente également des microstructures variables et


plus distinctives :
Il n‟existe pratiquement pas de microstructures magmatiques dans cette portion du granite.
Cependant, les microstructures submagmatiques s‟expriment par une faible extinction
roulante du quartz et des plagioclases fracturés et remplis de quartz et de feldspath potassique
(Pl. 11- a).

Les microstructures à l‟état solide sont prépondérantes et caractérisées par une déformation
plastique du granite. Parmi elles :
Les microstructures de hautes températures qui sont marquées par l‟apparition de sous joints
en damier dans le quartz.
Abondantes, les microstructures de basse température se distinguent par une recristallisation
hétérogène du quartz, une déformation fragile des cristaux de plagioclase, une bréchification
intense du quartz, une chloritisation des biotites et la déstabilisation des plagioclases en
séricite (Pl. 16- a ; b ; c ; d ; e ; f ; g ; h).

65
Les autres structures de cette zone du granite sont celles qui attestent que la déformation à
l‟état solide du granite, s‟est déroulée dans un contexte de cisaillement. Il s‟agit des structures
C-S. Celles-ci sont abondantes et caractérisées par des zones d‟ombre de pression. On observe
couramment des porphyroclastes de feldspath et de quartz enroulés dans une matrice de
minéraux phylliteux déformés ainsi que des recristallisations de quartz dans ces zones
d‟ombre de pression (Pl. 16- i ; j ; k ; l).

Le quartz filonien apparait en lame mince très déformé. Les cristaux présentent des réseaux
linéaires ou non de fentes cicatrisées par des oxydes et biotite (Pl. 15-f ; g). Certaines sont
remplies de petits cristaux d‟apatite ou de quartz limpide de seconde génération (Pl. 9-a). La
mylonitisation du quartz s‟accompagne d‟une fine recristallisation granoblastique, d‟une
foliation mylonitique et de dépôts hydrothermaux de phyllites (muscovite, biotite). La plupart
des plages de quartz déformé sont étirées, à contours marqués et dentelés superposés à la
texture en échiquier largement développée (Pl. 9-b ; c ; d).

66
Planche 14

Planche 14 : Aperçu des microstructures du granite (LP).


Photo a : Microstructures magmatiques. Les cristaux sont indemnes de déformation avec une forte
extinction onduleuse du quartz. Remarquez leur caractère interstitiel.
Photo b : Déformation fragile des cristaux de quartz avec des figures de polygonisation.
Photo c : : Plagioclase albitique et biotite fracturés suivi d‟un déplacement sénestre des tronçons du
plagioclase. Remarquez la cristallisation tardive du quartz dans ces fractures et la chlorite
« chiffonnée » issue de l‟altération de la biotite.
Photo d : Microfracture d‟un plagioclase rebouchée de quartz, d‟oxydes et de minéraux phylliteux.
Photo e : Structures en kink band des plagioclases. Leur flexuration s‟accompagne d‟un assemblage
de quartz-carbonate et épidote.
Photo f : Déformation cassante et plastique du granite. On observe des microfractures avec des
cristaux lobés aux contours concaves/convexes.

67
Planche 15

Planche 15: Aperçu des microstructures du granite, du granite leucocrate et des filons de quartz.
Photo a (LP): Microstructures du granite folié. Constatez l‟orientation préférentielle des
ferromagnésiens.
Photo b (LP) : Structure cataclastique du granite leucocrate. La roche est broyée et ses éléments
réduits en petits débris anguleux, tordus et étirés.
Photo c, d et e (LP) : Structures de cisaillement du granite (d ; e) et du granite leucocrate (c).
Remarquez la conformité du cisaillement (sénestre) et la disposition des minéraux phylliteux autour
des porphyroclastes.
Photo f et g (LN) : Microstructures du quartz filonien. Ce sont des fentes cicatrisées de phyllites.

68
Planche 16

Planche 16 : Aperçu des microstructures de la zone intensément laminée et minéralisée du


granite : veines et veinules de quartz (LP).

Photos a ; b ; c ; d : Mise en exergue de veines et de veinules de quartz montrant des


cristaux jointifs et fracturés. Remarquez qu‟elles sont toutes entourées de phyllites avec des
recristallisions de quartz dans certains cas. La photo d montre une hornblende altérée en
chlorite.

69
Planche 16 (Suite).

Planche 16 (Suite): Aperçu des microstructures de la zone intensément laminée et


minéralisée du granite : fracturation et bréchification (LP).

Photos e ; f ; g ; h : Illustration de la texture fracturée et bréchique des cristaux de quartz.

70
Planche 16 (Suite et fin).

Planche 16 (Suite et fin): Aperçu des microstructures de la zone intensément laminée et


minéralisée du granite : zones d‟ombre de pression (LP).

Photos i ; j ; k ; l : Aperçu de quelques zones d‟ombre de pression : Des porphyroclastes de


quartz et feldspath entourés de minéraux phylliteux. Remarquez la recristallisation du quartz
(quartz secondaire limpide) dans ces zones à phyllites. L‟altération des phyllites est bien
illustrée dans le cliché j.

71
Figure 15: Situation d‟ensemble des structures dans la portion étudiée du massif.

72
IV.2.3. Conclusion à l’étude structurale

Le massif de Koupèla orienté NE-SW, montre dans sa partie étudiée des structures de
déformations caractéristiques. Ces déformations affectent aussi bien le granite que les filons
encaissés. Certaines portions du granite intensément déformées sont minéralisées et font
l‟objet d‟orpaillage.
Le bilan caractéristique des structures de l‟ensemble peut se résumer comme suit :
- Les filons (de microgranite et d‟aplite) encaissés dans le granite présentent une
direction majeure parallèle à la fabrique régionale.
- Les structures tardives telles que les fractures et les fentes montrent une orientation
principale similaire aux décrochements régionaux NNE.
- Cette orientation régionale tardive caractérise également les structures de rubanement
du granite et du quartz filonien.

L‟orientation NNE dominante des structures, s‟observe mieux dans le site du granite déformé
proche de Liguidi-Malguem. En effet, cette zone est assimilable à un couloir de cisaillement
où les structures dans leur majorité, sont orientées NNE avec la présence d‟un grand nombre
de structures cisaillantes (zones d‟ombres de pression).
Ces cisaillements régionaux senestres se matérialisent aussi dans la zone d‟étude par la
persistance des structures de cisaillement senestre. En réalité, la fracturation des cristaux
notamment de plagioclase, est suivie d‟un déplacement senestre des tronçons. En plus,
certaines structures C-S identifiées présentent des composantes senestres.

Ils recoupent les cisaillements précoces et régionaux NE-SW beaucoup présents dans cette
partie orientale du Burkina Faso. Les structures caractéristiques dans le granite, sont
soulignées par :
- des failles orientées NE-SW
- des structures ductiles (foliation, linéation) de directions parallèles à l‟allongement du
granite.

D‟autres structures dans leur majorité, recoupent à angle fort la foliation régionale. Ce sont les
filons de quartz. Cette orientation majeure caractéristique des filons de quartz de la zone, a été
également soulignée dans un des prospects du permis Liguidi où quatre (04) filons de quartz
parallèles, recoupent à angle fort la foliation régionale (Rapport technique Truegold., 2013).

La zone d‟étude se situe dans la continuité de la structuration majeure de Markoye-Tiébélé au


même titre que les gisements aurifère de Bomboré de Kiaka et de Liguidi (Fig. 5).

73
IV.3. CARACTERES GEOCHIMIQUES DU GRANITE, DU MINERAI DE GRANITE
ET DES FILONS DE QUARTZ

Des analyses chimiques sur roche totale ont été conduites sur des échantillons. Au total quinze
(15) échantillons ont été analysés. Il s‟agit de :
- Neuf (09) échantillons du granite sain.
- Deux (02) échantillons du granite déformé et minéralisé en or et sulfures.
- Un (01) échantillon de l‟encaissant Sud-est (volcano-sédiments) du granite.
- Trois (03) échantillons de trois (03) filons de quartz orpaillés.
Des données d‟analyses chimiques de deux échantillons du BRGM/BUMIGEB (2003) sont
également présentées à titre de comparaison. Elles concernent le granite et son encaissant
Sud-ouest (diorite quartzifère).
Les échantillons ont été analysés par ICP-MS et/ou par XRF. Les éléments majeurs au
nombre de dix (10) sont exprimés en pourcentage d‟oxydes ; les traces et les terres rares
(REE) en ppm.
Les différents résultats sont consignés dans les tableaux annexes 11 ; 12; 13.

IV.3.1. Résultats de la géochimie sur roche totale

IV.3.1.1. Géochimie du granite

Les données des échantillons du granite sain et des encaissants Sud-ouest et Sud -est (codés
A, B, C, D, E, F, G, H, I, J, K, L) ont permis à l‟aide de diagrammes standards, de définir les
caractéristiques géochimiques du granite (Tableau annexe 11).
Le granite de la zone d‟étude est un granite méta alumineux, de composition granodioritique
et de caractère calco-alcalin modèrement potassique. En effet :

- Dans le diagramme Albite-Anorthite-Orthose de Barker (1979), tous les points se


retrouvent dans le domaine de la granodiorite. Seuls quelques échantillons se trouvent
hors du champ de la granodiorite (Fig. 16).
- Les diagrammes A/CNK versus SiO2 de Rickwood (1989) et K2O versus SiO2 de Le
Maitre et al (1989), montrent respectivement le caractère méta alumineux de la
granodiorite (Fig. 17) et son appartenance à la série calco-alcaline modèrement
potassique (Fig. 18).
- Le diagramme Hf-Rb/30-Tax3 de Harris et al (1986) discrimine le massif dans le site
géotectonique d‟arc volcanique (Fig. 19).
- C‟est un granite de type S+I selon le diagramme A/CNK versus SiO2 de Chappell et
White (1992) (Fig. 20).
Le spectre des terres rares de Sun et McDonough (1989) du granite ne montre pas une
anomalie négative en Europium (Fig. 21). Par ailleurs, les profils des REE montrent un
parallélisme caractéristique de leur appartenance à un même contexte. (Fig. 21). Les autres
faits marquants issus de l‟analyse spectrale de Taylor et Mclennan (1985) se résument
comme suit (Fig. 22) :
- Un fort appauvrissement en quelques HFSE (Ti, Ta).

74
- Un enrichissement en Terres rares légères (La, Ce, Pr, Nd) et un appauvrissement en
Terres rares lourdes (Er, Tm, Yb, Lu).
- Un enrichissement en Rb, Cs, Th, U, K, Hf, Nb.
- Des profils interrompus d‟anomalies positives en Hf, Pb et U, négative en Ti et Zr et
relative en Ba et Sr. Cependant ces anomalies sont moins prononcées pour les deux
encaissants (A et L).

L‟analyse des éléments traces du granite révèle :

- Des teneurs (ppm) élevées en Ba (m = 692,29) ; Sr (m = 429,98 ; max = 1113 pour


BRGM) ; Te (m = 0,15 ; max = 42,46) ; Zr (m = 133,79). Des teneurs de 15ppm
d‟Ag ont été enregistrées dans le granite et la tonalite selon les données du
BRGM/BUMIGEB (2003).
- Les éléments Cr (max = 415,7), Co (max = 104,35), Cu (max = 248,23), Mo (m =
0,46), Ni (max = 155), Pb (max = 36,29), Rb (m = 98,29 ; max =189,45), Sc (m =
64,72 ; max =350,99), Sn (m = 3,19 ; max = 9,72) ; U (max =12,09), V (m= 63,74 ;
max = 204,15) et Zn (max = 97,40) présentent des teneurs (ppm) relativement élevées
dans le granite.
- Les teneurs en As sont non détectables sinon faibles en certains endroits du granite (m
= 2,63ppm). Certains échantillons recèlent de faibles teneurs d‟or (0,70ppm ; 0,76ppm
; 0,77ppm ; 1,14ppm).

Les corrélations inter-éléments du granite, montrent qu‟à l‟exception du Rb, la plupart des
éléments présentent une corrélation faible avec l‟or. De ces résultats se distinguent également
trois groupes d‟éléments dont les corrélations sont excellentes : Pb-Rb-Sn-U-Th ; Cu-Ni-Zn ;
Mo-Te-W (Tableau 2).

75
Figure 17: Discrimination chimique du granite.
Figure IV.16 : Composition du granite de la
Diagramme A/CNK versus SiO2 de Rickwood (1989)
zone d‟étude. Diagramme de Barker (1979).
[A/CNK = Al2O3/ (Cao +Na2O + K2O) en % Molaire].

Figure 18 : Composition du granite dans le diagramme K2O- Figure 19 : Composition du granite de la zone
SiO2 ( % en poids) avec les champs de subdivisions des d‟étude : leur position dans le diagramme de
roches subalcalines de Le Maitre et al (1989) ; Rickwood discrimination des granites (Harris et al., 1986)
(1989).

76
Figure 20: Classification dans le diagramme d‟indice de Figure 21 : Spectres des terres rares normalisées
saturation en aluminium (A/CNK molaire) versus SiO2 (% par rapport aux chondrites (Sun et McDonough.,
en poids) avec les champs des granites de type S ; S +I et I 1989) de la granodiorite.
de Chappell et White (1992).

Figure 22 : Spidergammes du granite, normalisés à la chondrite (Taylor et Mclennan., 1985).

77
Tableau 2 : Matrice de corrélation inter-éléments du granite.

Ag As Au Ba Cu Mo Ni Pb Rb Sn Te Th U W Zn
Ag 1,00

As -0,18 1,00

Au 0,41 -0,34 1,00

Ba 0,42 -0,25 -0,34 1,00

Cu -0,17 -0,14 -0,10 0,13 1,00

Mo -0,01 0,09 0,31 -0,28 -0,30 1,00

Ni -0,05 -0,15 -0,22 0,32 0,93 -0,42 1,00

Pb -0,56 0,61 -0,48 -0,45 0,04 0,08 -0,09 1,00

Rb -0,43 0,73 -0,65 -0,11 0,33 -0,09 0,31 0,76 1,00

Sn -0,17 0,65 -0,11 -0,26 -0,13 0,68 -0,27 0,64 0,55 1,00

Te -0,18 0,04 -0,40 -0,11 -0,29 -0,64 -0,20 0,30 0,16 -0,35 1,00

Th -0,25 0,41 -0,48 0,02 0,13 -0,18 0,02 0,65 0,65 0,37 0,39 1,00

U -0,22 0,57 -0,26 -0,50 -0,30 0,24 -0,40 0,76 0,47 0,56 0,30 0,61 1,00

W -0,25 -0,07 0,31 -0,38 -0,05 0,76 -0,24 0,21 -0,10 0,52 -0,44 0,02 0,23 1,00

Zn -0,03 -0,17 0,15 0,07 0,72 -0,40 0,75 -0,21 0,12 -0,29 -0,07 -0,10 -0,50 -0,07 1,00

IV.3.1.2. Géochimie du minerai granitique et du quartz filonien

La comparaison des éléments majeurs du granite et du minerai de granite, montre qu‟ils


présentent des compositions presque identiques (Tableaux annexes 11 ; 12). Cependant on
note que :
- Le minerai de granite renferme des teneurs en SiO2 plus élevées que celles du granite.
Ce qui explique la silicification plus importante du granite minéralisé en or et sulfures.
- Le minerai recèle des teneurs plus élevées en Fe2O3. Les teneurs en Fe2O3
s‟apparentent à celles de la tonalite minéralisée en or (2ppm) selon les résultats
(MD0016) du BRGM (2003).
- Les calculs normatifs indiquent que le minerai de granite contient plus de minéraux de
quartz et d‟oxydes de fer (magnétite, ilménite). Les proportions relativement élevées
en fer pourraient être imputables à la minéralisation par des sulfures de fer.
- Les pertes au feu du minerai de granite sont nettement supérieures à celles du granite
sain. Cela s‟explique par la porosité plus élevée du minerai suite aux phénomènes
d‟altération supergène.

Les filons de quartz orpaillés en plus de l‟or (m = 5,26ppm ; max = 8,06ppm) contiennent
d‟autres éléments traces avec les comportements suivants:

78
- Les éléments tels As, Ba, Sr, sont de hautes teneurs mais inférieures à celles du
granite (Tableau annexe IV.4).
- Les teneurs en Cr, Cu, V, Zn, Zr des filons sont relativement basses par rapport au
granite.

Les corrélations entre les éléments du granite, du minerai de granite et des filons de quartz
donnent les résultats suivants :

- Excellente corrélation inter- éléments du granite sain et du minerai de granite (Fig.


23).
- Corrélation bonne mais faible entre les éléments des filons de quartz et les deux faciès
du granite. (Fig. 24 ; 25)

Figure 23: Droite de régression et coefficient de corrélation entre les éléments du granite
sain et du minerai de granite.

79
Figure 24: Droite de régression et coefficient de corrélation entre les éléments du granite
sain et des filons de quartz.

Figure 25: Droite de régression et coefficient de corrélation entre les éléments du minerai de
granite et des filons de quartz.

80
IV.3.2. Conclusion à l’étude géochimique
L‟analyse géochimique, en sus de la présence d‟enclaves magmatiques sombres dans le
granite, confirment une source mixte et nous font suggérer que le granite de Koupèla tout au
moins dans sa frange localisée dans notre zone, serait issu du mélange de deux sources de
magma : une profonde, donnant le caractère calco-alcalin et les éléments associés, et une plus
superficielle donnant le caractère méta alumineux de type S. Il s‟agit donc d‟un granite «
mixte » S et I, méta alumineux et réduit. En outre, le caractère géochimique complexe de ce
granite, montre sa signature chimique perturbée rendue compte par des teneurs élevées pour
certains éléments : un maximum de 12 ppm pour l‟uranium (U), 2166 ppm pour le baryum
(Ba), 1113 ppm pour le strontium (Sr) (donnée BRGM). En effet, l‟enrichissement du granite
en éléments mobiles (Rb, U, Th, Ba, Sr…), pourrait être imputable à des circulations de
fluides minéralisateurs tardi-magmatiques à hydrothermales (Gloaguen., 2006 ; Nerci., 2006)
favorisées notamment par l‟existence de cisaillements. En réalité, une zone importante de
déformation s‟étend de la bordure sud-ouest à la bordure nord-est du permis Liguidi où elle
coïncide avec une importante zone d‟anomalie d‟or de 13km x 3km. Cette zone de
déformation qui déborde sur notre zone d‟étude est interprétée comme étant le passage du
cisaillement de Markoye (Rapport technique Truegold., 2013).

Le minerai de granite présente une signature géochimique qui s‟apparente à celle du granite.
C‟est une granodiorite déformée et perturbée par des effets de circulations hydrothermales
avec des dépôts de sulfures et d‟or. Les faits qui soutiennent cette hypothèse sont les fortes
teneurs de ce faciès en Fe2O3 (d‟où de plus grande quantité d‟ilménite et de magnétite), SiO2
et As par rapport au granite sain.

Les filons de quartz minéralisé en or montrent également des teneurs relativement plus
élevées en As, comparables à celles du granite déformé et minéralisé en or et sulfures.
Cependant, les deux faciès sont plus pauvres en d‟autres éléments à l‟égard du granite. C‟est
le cas par exemple de l‟uranium et des tellurures que seul le granite en renferme. En effet, très
souvent associé au thorium, l‟uranium se trouve surtout dans des minéraux accessoires
(zircon, monazite, apatite,..) de syénites, et plus encore de granites (taux atteignant 15 à
25 g/t). Cela pourrait expliquer également les teneurs plus élevées du granite en ces éléments.

81
CHAPITRE III

ESSAIS DE TRAITEMENT DU MINERAI GRANITIQUE

82
V- ESSAIS DE TRAITEMENT DU MINERAI DE GRANITE

Les différentes études engagées sur le minerai, démontrent qu‟il s‟agit d‟un granite, en
l‟occurrence une granodiorite déformée et minéralisée en or et sulfures. Les teneurs
enregistrées dans ce minerai granitique sont faibles. A cet effet, des tests ont été entrepris pour
rendre compte de la possibilité et de la méthode de traitement de ce minerai avec en toile de
fond une comparaison avec le minerai de quartz d‟un site connu du Burkina Faso : le site
aurifère d‟Alga.
Alga est localisé dans la portion sahélienne du Burkina Faso précisément dans la province de
Bam à 146km au nord de Ouagadougou. Les corps minéralisés de ce site sont principalement
des filons de quartz (Bamba., 2009). Les teneurs sont hautes avec une estimation des
ressources pour une profondeur de 100m, 120.000t @ 5,55g/t d‟or (PRECAGEME., 2002).
Dans le souci qui était de pallier aux problèmes techniques liés à l‟exploitation de l‟or,
notamment l‟absence de technologies de traitement du minerai induisant de faibles taux de
récupération, une étude conceptuelle a été menée en 2009 (Bamba., 2009). A l‟effigie du
minerai de granite de Koupèla, cette investigation menée dans les locaux du laboratoire
national (BUMIGEB), a permis de trouver une méthode adéquate à haut rendement pour le
traitement du minerai de quartz aurifère d‟Alga.

V-1 Caractéristiques minéralurgiques

V-1.1- Densité
Les densités du minerai sont représentées dans le tableau 3. Les résultats obtenus indiquent
des densités relativement moyennes et homogènes, oscillant entre 2,53 et 2,60. La densité
moyenne déduite du minerai vaut 2,564.

Tableau 3 : Résultats des pesées et des différentes densités

V-1.2- Work index

Après les opérations de concassage et de broyage, les résultats des analyses granulométriques
des échantillons concassés et broyés, sont présentés sur tableaux (Tableaux annexes 15 à
24). Des courbes de répartition des passants cumulés de ces données ont été représentées sur
des diagrammes semi-log (Fig. 26 à Fig. 29 des Tableaux annexes 15 à 18).
L‟interprétation des données des tableaux permet de noter les remarques suivantes :

83
- Pour les échantillons concassés, le taux de récupération est 100%. C‟est à dire qu‟il
n‟y a pas eu de pertes post-concassage et lors du tamisage. Cela s‟explique par la
granulométrie grossière des échantillons.
- Par contre pour les échantillons broyés, les pertes sont considérables (>>1%) et
augmentent avec le temps de broyage (Tableau 4).
- Les pertes sont énormes pour le minerai granitique et moindres (environ deux fois
moins) pour le quartz pur.
Tableau 4 : Pertes en pourcentage des échantillons broyés :

NB : Les pertes sont évaluées à partir du rapport en masse du poids perdu de l’échantillon
(poids perdu équivaut au poids de l’échantillon récupéré après les opérations, soustrait de
son poids initial), sur son poids initial soit 600g : Perte = .

Les différentes courbes de répartition granulométrique (Fig. 26 à Fig. 29) permettent de


déduire la valeur des différents diamètres (D80 et d80).
Ces valeurs déduites à partir des courbes sont conformes à celles calculées par extrapolation
linéaire à partir des données des tableaux (Tableaux annexes 15 à 24). Un exemple
d‟opérations de calculs de diamètre correspondant à la courbe de la figure 26, se présente
comme suit :
Calcul des diamètres (D80 et d80) par extrapolation linéaire.
Dans le tableau correspondant à cette courbe (quartz concassé, voir annexe 15), 80% de
passants cumulés sont compris entre 71,188% et 89,918%. Donc le diamètre D80 est compris
entre 1 et 1,6mm.
– –
On peut poser : – –

D‟où : = 1,125510667

Par extrapolation :

= 1,125510667

Soit : – 1,125510667 ( –
Et D80 =
=
D80 = 1,282285104mm soit 1,282mm

Suivant ces relations, les différents diamètres ont été calculés et présentés dans le tableau
récapitulatif qui suit (Tableau 5).

84
Tableau 5 : Récapitulatif des différents diamètres.

Quartz Minerai Quartz Quartz Quartz Quartz Minerai Minerai Minerai Minerai
Echantillons concassé concassé broyé broyé broyé broyé broyé broyé broyé broyé
5mn 10mn 15mn 25mn 5mn 10mn 15mn 25mn
D80 (mm) 1,282 1,335 - - - - - - - -
d80 (mm) - - 0,349 0,216 0,184 0,137 0,354 0,183 0,204 0,155

Remarque : Les données du tableau 5 laissent voir que les valeurs des différents diamètres
du minerai sont supérieures à celles du quartz. Cependant, on constate une exception des
valeurs obtenues après 10mn de broyage (d80.10mn soit 0,216 vs 0,183).

A partir de ces différents diamètres, on peut calculer les work index respectifs. Les opérations
de calcul se présentent comme suit :
Calcul des work index correspondants à chaque temps de broyage.
En pratique, le work index est déterminé à partir de plusieurs opérations de broyage et
d‟analyses granulométriques. A l‟issue des résultats obtenus, certains peuvent être
discriminés, notamment les résultats présentant un écart considérable par rapport à la
moyenne des résultats. Seuls les résultats retenus serviront à la détermination du work index
moyen de la matière.

Le work index a été calculé selon la méthode indirecte avec le quartz pur comme substance de
référence dont le WI connu est 13,57 Kwh/Short ton. Le calcul se fait à partir de la formule de
Bond :
W=WI=10WI ( 10W‟I (
√ √ √ √

√ √
W‟I = WI
√ √

Avec :
- W le travail ou l‟énergie qu‟il faut (Work index) pour broyer une matière ;
- WI est le Work Index de l‟élément de référence (ici le quartz avec WI=13,57
Kwh/short ton) ; W‟I est le Work Index du minerai à déterminer ;
- D80 et D‟80 sont respectivement les diamètres D80 du quartz et du minerai concassés;
- d80 et d‟80 représentent respectivement les diamètres d80 de quartz et de minerai broyés
en des temps différents.
Suivant ces relations, les différents work index ont été calculés et l‟indice moyen est déduit à
partir de leur moyenne arithmétique, et présentés au tableau récapitulatif qui suit (Tableau 6).

85
Tableau 6 : Récapitulatif des différents work index

Temps mis
pour la 5mn 10mn 15mn 25mn
communition
Work Index
W‟I
13,48784298 11,66670793 14,57702325 14,74138033
(Kwh/Short
ton)
Work Index
moyen W‟I
13, 61823862
(Kwh/Short
ton)

Ce work index moyen (≈13,62) se rapproche plus de celui du quartz pur qui est de 13,57
Kwh/Short ton. Toutefois, il ne correspond pas à la bonne valeur car le W‟I10mn présente un
grand écart avec celui-ci (11,67 vs 13,62). Ce qui confirme la remarque soulignée à partir des
valeurs du tableau 5. Cette valeur est donc à proscrire.
Par conséquent le vrai indice moyen est celui obtenu à partir des trois plus proches valeurs.
Soit W‟Imoyen =
AN :W‟Imoyen =

W’Imoyen = 14, 26874885 Kwh/short ton

86
Figure 26: Courbe représentative des passants cumulés du quartz concassé.

Figure 27: Courbe représentative des passants cumulés du minerai concassé.

87
Figure 28: Courbe représentative des passants cumulés du quartz broyé pendant 25mn

Figure 29: Courbe représentative des passants cumulés du minerai broyé pendant 25mn.

88
V-2. Tests de traitement du minerai de granite

Trois (03) prélèvements ont été effectués par quartage des pulpes du tout-venant, issues de la
préparation mécanique pour les essais de traitement. Ces derniers ont été pulvérisés et soumis,
chacun à cinq (5) principales étapes :( i) 10g sont pesés à la balance de précision 0,01 près ;
(ii) la calcination s‟est faite à 700°C ; (iii) l‟attaque s‟est faite à l‟eau régale en milieu oxydant
avec addition d‟acide fluorhydrique pour une dissolution totale de la silice ; (iv) l‟extraction
de l‟or en phase organique s‟est effectuée au Méthyl Isobutyl Cétone (MIBK) ; (v) les phases
organiques extraites sont passées en absorption atomique SAA à flamme et au four.
La moyenne des teneurs obtenues après lecture est 2,85ppm. Cette teneur est retenue comme
la teneur du tout-venant pour les différents calculs des essais.
Il convient également de noter que, comme le tout- venant, les pulpes issues des essais de
traitement (flottation et tablage) ont subi les mêmes étapes d‟analyse pour la quantification de
l‟or.

V-2.1 Flottation

Le tableau 7 présente les résultats issus des différentes opérations de flottation. En fonction
de la teneur du tout-venant (2,85ppm), les taux de récupération ont été évalués pour les trois
opérations.

Tableau 7 : Récapitulatif des résultats des différents essais de flottation.

NB : Poids (%) = (Poids échantillon. /Poids total) x100 ; Stock métal (mg) = (Teneur x
masse échantillon.)/1000 ; Taux de récupération (%) = (Stock métal échantillon. /Stock métal
du tout-venant) x100.

Echantillons Poids (g) Poids (%) Teneur (ppm) Stock métal (mg) Taux de récupération (%)

Concentré
116,000 11,600 11,500 1,334 46,807
Essai N°1

C1
Rejet R1 884,000 88,400 1,940 1,715 60,174
Totaux 1000,000 100,000 - 3,049 -
Tout venant - - 2,850 2,850 100,000

Concentré
136,000 13,600 6,470 0,880 30,874
Essai N°2

C2
Rejet R2 864,000 86,400 0,250 0,216 7,579
Totaux 1000,000 100,000 - 1,096 -
Tout venant - - 2,850 2,850 100,000

Concentré
278,000 27,800 7,780 2,163 75,889
Essai N°3

C3
Rejet R3 722,000 72,200 0,150 0,108 3,800
Totaux 1000,000 100,000 - 2,271 -
Tout venant - - 2,850 2,850 100,000

89
De ce tableau 7, les observations qui en découlent sont:

- Le concentré à teneur plus élevée, est celui de la première opération (11,5ppm).


Mais la récupération est faible avec un stock métal en préconcentré de 1,33mg/kg
de minerai. Ce qui est confirmé par ses rejets qui renferment le plus gros stock
d‟or (1,715mg/kg) de toutes les opérations. En effet, la teneur d‟or dans le rejet de
l‟essai N°1(1,940ppm) est supérieure à celles des rejets des deux autres éssais
(respectivement 0,250ppm ; 0,150ppm). Les stocks métaux calculés en fonction de
la masse de chaque rejet donnent respectivement 1,715 ; 0,216 ; 0,108mg d‟or/kg
de l‟échantillon. Ceux-ci correspondent, aux masses d‟or métal restées dans les
rejets et non récupérées en préconcentré, de chaque 1kg respectif des échantillons
flottés.
- La troisième opération présente le plus fort taux de récupération en concentré soit
75,889%. Cela est confirmé par la pauvreté de ses rejets (0,108mg/kg).
De ses observations, il ressort que :

i) L‟échantillon de l‟opération N°1 est le plus concentré en or avec 3,049mg d‟or


métal.
ii) La meilleure opération de ces trois est la troisième. Par conséquent, ses conditions
opératoires sont les mieux adaptées pour un éventuel traitement du minerai de
granite minéralisé, par flottation.

V-2.2 Bottle roller

Après lecture, les résultats obtenus sont présentés dans le tableau 8.

Tableau 8 : Récapitulatif des résultats de la lixiviation en cuve agitée.

NB : [Au en ppm= Teneur en or des jus cyanurés ; Stock-métal = Teneur x volume d’eau (2l)
de dilution ; Stock-métal du Tout-venant = Teneur du tout-venant x masse (2kg) de
l’échantillon ; Taux de dissolution (%) = (Stock métal de l’échantillon / Stock-métal du
Tout-venant) x100.]

90
De ce tableau 8, il ressort des teneurs croissantes depuis To à T12. A T12, soit 7h de
lixiviation, on obtient une teneur optimum de 2,19ppm. Après T12, les teneurs décroissent
mais restent à peu près constantes. Ces observations sont bien illustrées dans la courbe
obtenue à partir de ces données (Fig. 30). À cette teneur (2,19ppm), le stock métal
correspondant est 4,38mg pour 2kg du minerai.
En somme, on retient que pour 2kg du minerai dans les mêmes conditions opératoires, sept
heures (7h) de lixiviation suffisent pour récupérer le maximum de métal du granite minéralisé
en or.

Figure 30: Courbe représentative de l‟évolution du taux de dissolution en fonction du temps


de lixiviation.

V-2.3 Séparation gravimétrique

Les données du tablage sont présentées dans le tableau 9.

Tableau 9 : Tableau récapitulatif des résultats de la méthode gravimétrique.

On note que :
i) Le concentré présente le plus gros stock en or (8,48mg) et le plus fort taux de
récupération (37,185%).

91
ii) Les mixtes et les rejets renferment toujours des stock-métaux considérables. Il est
même plus élevé dans les rejets (0,68mg d‟or /kg du minerai).
De cette étude, il ressort que le tablage permet de récupérer le métal en préconcentré, mais les
rejets et les mixtes renferment toujours des stocks qui peuvent encore faire l‟objet de
traitement.

V-3. Discussions et conclusions de l’étude métallurgique du minerai granitique

Les tests métallurgiques conduits sur le minerai, indiquent des caractéristiques


minéralurgiques suivantes :
i) une densité réelle du minerai égale à 2,56.
ii) un niveau relativement élevé de l‟indice énergétique de Bond (14,27 Kwh /907kg
du minerai). Cet indice montre une opération de broyage du minerai relativement
onéreuse. Force est de constater que cet indice se rapproche plus de celui du
granite qui est de 14,39 Kwh/short ton (Tableau annexe 14). Ce résultat vient
confirmer la description pétrographique du minerai.
La comparaison des taux de récupération et/ou de dissolution, des stock- métaux des
différents essais permet de constater que :
i) La lixiviation présente le plus fort taux (76,91%) confirmé par son stock métal
plus élevé (2,19mg /kg du minerai) ;
ii) La flottation suit avec un taux de 75,889% et un stock de 2,163mg/kg du minerai
iii) Enfin le tablage avec un stock en concentré de 8,478mg soit 1,06mg/kg du minerai
et un taux de récupération de 37,185%. Par ailleurs, il est l‟opération dont les rejets
renferment plus de stock métal.
La lixiviation apparait donc comme la méthode la plus adéquate pour un éventuel traitement
du minerai. La concentration par gravité (tablage) pour ce qui est des traitements de ce
minerai, apparait moins efficace. Ce n‟est certainement pas pour ce minerai seulement car en
pratique, on combine la concentration gravimétrique à la lixiviation. La lixiviation utilisée
donc pour les rejets et les mixtes du tablage, permet d‟obtenir un taux de récupération
d‟environ 95%. Mais dans notre cas, en raison des problèmes environnementaux, du plus bas
stock en préconcentré et des plus hauts stocks dans les rejets et les mixtes des échantillons de
tablage, nous suggérons plutôt une combinaison flottation – lixiviation pour le traitement du
minerai. Ce qui permettra d‟obtenir des rendements plus élevés (>95%) tout en produisant
moins d‟éffluents cyanurés.
Nous avons fait un examen comparatif des conceptions de traitement du minerai de granite de
Koupèla (Sud-est du Burkina Faso) et du minerai de quartz aurifère d‟Alga (Nord du Burkina
Faso). Il convient de noter que les tests sur du minerai de ces deux sites, ont été tous conduits
par le laboratoire national du Bureau des Mines et de la Géologie du Burkina Faso
(BUMIGEB). Le tableau suivant fait le récapitulatif de ces résultats (Tableau 10).
Sur le tableau récapitulatif des résultats, on peut remarquer que :
i) Les minerais présentent des densités sensiblement égales ;
ii) Les teneurs sont nettement plus élevées pour le minerai de quartz d‟Alga ;

92
iii) Le work index du quartz d‟Alga est nettement inférieur à celui du minerai de
granite ;
iv) La maille de libération du quartz est nettement supérieure à celui du granite ;
v) Les taux de récupération des différentes méthodes sont supérieurs pour le minerai
de quartz ;
vi) Le temps de lixiviation du minerai de granite est nettement inférieur à celui du
quartz.
En somme, il ressort que les grains d‟or du granite sont plus fins (généralement <1 à 5μm)
que ceux du quartz ; ce qui exige plus d‟énergie pour le broyage. Cependant, la friabilité plus
élevée du minerai le rend plus facile à lixiver. Par conséquent : en tenant compte d‟une part,
des coûts des opérations de traitement, des taux de récupération et donc le rendement, et
d‟autre part le souci de la préservation de l‟environnement, la méthode mixte proposée est
alors justifiée [Flottation + cyanuration des rejets].
Tableau 10 : Récapitulatif des résultats des conceptions des méthodes de traitement du quartz
aurifère d‟Alga et du minerai de granite de Koupèla.
Légende explicative : T.m du T-V = Teneur moyenne du tout-venant ; Grain =
granulométrie du minerai broyé pour le test ; T.R = taux de récupération ; T.D = taux de
dissolution ; Durée = temps de cyanuration pour obtenir le taux de dissolution
correspondant.

Caractéristiques
Méthodes de traitement
Minéralurgiques

Densité T.m Work Flottation Cyanuration en Cyanuration Séparation


Méthodes
Minerais du index bouteille en tas gravimétrique
proposées
T-V

g/t Kwh/Sht Grain T.R Grain T.D Durée Grain T.D Grain T.R
(µm) (%) (µm) (%) (µm) (%) (µm) (%)

Quartz Cyanuration
2,60 23,76 11,95 250 80 1430 95,71 24h 5000 92,71 100 48,23
d’Alga en tas

Granite Flottation +
de 2,56 2,85 14,27 169 75,89 169 76,91 7h - - 169 37,19 cyanuration
Koupèla des rejets

93
Planche 17 : Vue du déroulement des différentes opérations de traitement du minerai

Séparation gravimétrique (tablage).

94
Planche 17 (Suite)

95
Planche 17 (Suite et fin)

Opération de flottation.

96
CHAPITRE IV

DISCUSSIONS, CONCLUSIONS ET PERSPECTIVES

97
VI- DISCUSSIONS
Les diverses investigations entreprises dans la portion étudiée du massif, montrent que le
granite est affecté par différentes phases de déformations. Celles-ci sont ponctuées d‟épisodes
minéralisateurs notamment aurifères. Les résultats de cette étude en accord avec la plupart des
travaux déjà réalisés dans cette partie orientale et les relations structurales granite - encaissant
(tonalite), nous permettent de proposer la chronologie suivante pour les différents
évènements:

Ière étape :

Au Burkina Faso, les premiers décrochements sont orientés NE-SW et fonctionnent à partir de
2150 Ma dans la moitié Est du pays. Ceux-ci affectent de manière ductile et fragile, les roches
vertes et les batholites TTG. L‟épisode magmatique associé à cette étape, se manifeste par le
remplissage majeur des fentes d‟orientation NE-SW. Ainsi, s‟est vu mettre en place autour de
2127 Ma (Vachette et Ouédraogo., 1978), le pluton granitique de Koupèla dans des fentes de
tension de l‟encaissant tonalitique au cours d‟un mouvement décrochant de sens dextre et de
direction NE-SW (Naba., 2007). L‟intrusion du magma induit aux roches encaissantes un
métamorphisme de contact (Castaing et al., 2003) et leur fracturation, causés respectivement
par la conduction de chaleur du pluton et la force de l‟intrusion qui s‟élève dans la croute.
Simultanément, la cristallisation fractionnée du magma génère des fluides orthomagmatiques
qui s‟accumulent dans des poches surpressurisées vers le sommet de l‟intrusion. L‟expulsion
des fluides accompagne la conduction de chaleur dans la roche encaissante et provoque la
mise en marche d‟une cellule de convection (Stephens et al., 2004). Selon Eldursi (2009),
au-dessus de 4,5km de profondeur, le seuil de perméabilité de 10-16m2 est atteint et les cellules
convectives du second ordre, peuvent créer des zones additionnelles de décharge focalisée de
fluides où, des minéralisations sont potentiellement présentes.

IIème étape :

La déformation continue des intrusions chaudes, non totalement refroidies accompagne la


persistance des circulations hydrothermales. En considérant que les linéations minérales et la
foliation, enregistrent le champ de déformations du magma au cours de sa cristallisation,
l‟orientation majeure des enclaves co-magmatiques suivant une direction NE-SW et celle des
minéraux de biotite et d‟amphibole (foliation), parallèlement à l‟allongement du granite
suggèrent que le cisaillement dextre parallèle au massif, a continué de fonctionner pendant la
mise en place et au cours du refroidissement du granite (Naba., 2007). Durant cette phase, les
fluides magmatiques initiaux interagissent à haute température avec l‟encaissant, puis
subissent une baisse de température, suivie d‟une dilution par les fluides probablement
d‟origine météorique et métamorphique. La vapeur magmatique riche en SiO2 se décompose
en H2S et SO4. Le SO4 se combine à l‟eau (H2O) pour former l‟acide fort H2SO4 qui lessive
la roche en alcalis. Il en résulte une séquence de libération et de mobilisation des éléments.
Aussi, le caractère alumineux du magma favorable à ces phénomènes facilite la libération, la
dispersion et l‟enrichissement des métaux dans les fluides hydrothermaux. En effet, les
données expérimentales d‟Urabe (1985) révèlent que le ratio de dispersion ou partition du
zinc (Zn fluid/Zn melt) pour les magmas alumineux, est plus que deux fois celui des magmas

98
alcalins. Un contraste similaire a été observé pour les ratios de libération ou de dispersion du
plomb, de l‟or ou encore de l‟étain (Strong., 1988 ; Chi., 1992). Ce qui explique que ces
dépôts soient majoritairement liés aux granites méta alumineux et peralumineux (Thompson
et al., 1999 ; Thompson et Newberry., 2000 ; Lang et Bakker., 2001 ; Černý et al., 2005 ;
Gloaguen., 2006 ; Nerci., 2006). Ces fluides générés et enrichis, engendrent des
minéralisations à des niveaux superficiels du granite. Il s‟agit d‟une minéralisation pré-
principale de grande taille disséminée et formée à haute température autour de 600°C
(Brimhall., 1979 ; Chi., 1992).

IIIème étape :

Le dernier stade de cristallisation du granite coïncide avec l‟activation de grands couloirs de


cisaillements, qui recoupent les cisaillements dextres et précoces NE-SW.
A l‟est du Burkina, cette phase D2 se définit par une zone de cisaillements majeurs senestres
d‟orientation NNE, s‟étendant depuis Tiébélé-Dori à Markoye (Fig. 1).
Le fonctionnement de ce dernier cisaillement affecte de manière ductile et fragile les
intrusions (Castaing et al., 2003 ; Naba., 2007). Ces déformations, dans le granite en phase
de refroidissement, occasionnent des circulations de fluides dans les zones de basse pression
et des injections magmatiques tardives et sporadiques. Les marqueurs de ces évènements se
distinguent par la présence de microstructures submagmatiques, des myrmékites, des réseaux
de veines à quartz, ± carbonate, ± feldspath ainsi que des zones d‟ombre de pression autour
des porphyroclastes de quartz et de feldspath. En effet, La présence de quartz dans les
microfractures est interprétée comme un témoin de la délocalisation fluide durant le dernier
stade de la cristallisation du granite (Hibbard., 1987 ; Bouchez et al., 1992). Ce qui est
expliqué par une migration des dernières fractions de magma enrichi en quartz, dans les
domaines de basse pression telles que les fissures formées par la déformation cassante des
mégacristaux déjà cristallisés (Bouchez et al., 1992 ; Roig et al., 1996 ; Gloaguen., 2006).
En plus, et selon Simpson (1985) ; Simpson et Wintsch (1989), les myrmékites sont
supposées formées par remplacement de Ca et Na des feldspaths potassiques durant les stades
de déformations.
La circulation des fluides engendre ainsi, la baisse de température du système hydrothermal et
induit, la destruction des assemblages de plus haute température au profit d‟assemblages de
plus basse température. Ce qui provoque une redistribution de la minéralisation et une
superposition de faciès d‟altération de plus basse température et de plus faible salinité.
Les atomes d‟or sous la forme monovalente (Au1+), se complexent avec des ligands de soufre
réduit H2S et HS- (Arland et al., 1958 ; Pearson., 1963 et 1973 ; Schmidbaur., 1996 ;
Tossel., 1996 ; Stefansson et Seward., 2004) et forment des complexes thiosulfatés
Au(HS)2- suivant l‟équation :

Au + H2S +HS- Au (HS)2 - + 0.5H2

Le complexe de fluide H2-CO2-H2S-Au ainsi formé migre à travers des conduits (zones de
cisaillements, fractures, failles majeures, contacts lithologiques…) de circulation de fluides
hydrothermaux. Au cours de cette migration, les fluides réagissent avec les roches
encaissantes et entrainent des réactions chimiques qui causent la précipitation de l‟or.

99
Parmi elles :

i) La réduction du fluide. L‟interaction du fluide avec les roches encaissantes


renfermant du carbone conduit à cette réduction. Selon Connolly et Cesare
(1993), un faible % de carbone suffit pour entrainer la réduction des complexes or-
sulfures. Cette réduction du fluide affecte la concentration de H2 et conduit à des
réactions de précipitation.

ii) La sulfidation du granite. La sulfidation des roches hôtes est un moyen important
pour décroitre la teneur de sulfures en solution. Ce qui conduit à baisser la
concentration en H2S et HS- par la précipitation des minéraux sulfurés et de l‟or
(Phillips et Powell., 2010). Les possibilités de réactions sont :

FeO (forme silicatée) + 2H2S FeS2 +H2O +H2

Fe3O4 (forme oxydée) + 6H2S 3FeS2 + 4H2O +2H2

A la lumière de ces équations, l‟abondance en fer dans les roches a été une condition
sinequanone pour qu‟il y ait, la précipitation des sulfures et de l‟or suivant l‟équation.

2Au(HS)2- + Fe2+ (carbonate) 2Au0 + FeS2 (pyrite) + 2H+ + CO32-

La présence de sulfures et de grains d‟or associés aux sulfures (pyrite et arsénopyrite) dans le
granite, rendent comptent de ce processus.
Finalement, avec les injections magmatiques, la minéralisation aurifère principale plus
tardive, se met en place par un système géothermique impliquant des fluides à des
températures plus basses et redépose, une grande partie des minéralisations disséminées pour,
former des zones cisaillées et des filons riches en minéraux. Tout ça dans un contexte de
cisaillements et d‟hydrothermalisme marqué par l‟altération potassique, propylitique et une
silicification du granite. La déformation cisaillante qui persiste affecte l‟ensemble granite-
filons et induit des couloirs mylonitiques à cataclastiques.

Les données analytiques indiquent de faibles teneurs d‟or dans le granite avec une moyenne
de 0,31g/t sur douze (12) échantillons du granite analysés et une teneur haute de 1,14g/t.
Cependant, on enregistre des teneurs plus élevées (2,85 g/t) dans les portions intensément
déformées et altérées du granite en l‟occurrence, la zone cisaillée de Liguidi Malguem.
Les teneurs fortes (5,26g/t d‟or sur trois échantillons) sont surtout enregistrées par certains
filons de quartz encaissés dans le granite.
Les autres minéralisations du granite sont représentées par des minéraux métalliques avec les
teneurs moyennes suivantes : Ag (2ppm) ; Pb (18,88ppm) ; Zn (38,96ppm) ; Cu (37,82ppm) ;
Ni (33,32ppm) ; Mo (0,19ppm) ; W (4,65ppm); As (2,61ppm) ; Sn (3,19ppm) ; U
(4,53ppm) ; Te (0,15ppm).

En somme, la minéralisation du granite de Koupèla est constituée d‟or, disséminé dans les
parties altérées et cisaillées du granite et rehaussée par des filons de quartz à haute teneur.
Les autres métaux sont constitués de Pb, Cu, Zn, As, Ni, Ag, Sn, Mo, W, Te et U.

100
Ces données peuvent être assimilées à celles du gisement aurifère de Timbarra, localisé en
Australie orientale. En effet, la minéralisation de Timbarra est disséminée dans la zone
sommitale d‟un granite leucocrate encaissé dans des roches mafiques stériles (Mustard et al.,
1998). Cette minéralisation se trouve rehaussée par des filons et veines à quartz-molybdénite.
Le granite est fractionné, de type I à magnétite et ilménite avec de mégacristaux de feldspath
potassique, quelques enclaves mafiques et accessoirement de la tourmaline, magnétite,
sphène, cassitérite et zircon (Taylor et al., 1992 ; Simmons et al., 1996 ; Mustard., 2001 et
2004). La minéralisation primaire est pauvre en sulfures (pyrite et arsénopyrite <1%) et
associée à une altération hydrothermale à séricite-chlorite-carbonate (Mustard., 2001 et
2004). Les grains d‟or sont en général fins (<1 à 50μm) avec une moyenne de concentration
des métaux suivants : Au (1,8ppm) ; Bi (64ppm) ; Ag (3ppm) ; Te (1,3ppm) ; As (1,806ppm) ;
Sb (7,2ppm) ; Mo (1,3ppm) ; Sn (3,6ppm).
Les caractéristiques suivantes ont valu la classification de ce gisement dans les systèmes
aurifères associés aux intrusions réduites (SAAIR) (Mustard., 2001):

- Granite de type I et modèrement oxydé ;


- Basse teneur de sulfures (<1%) du minerai ;
- Signature géochimique à Au-Bi-Ag-Te ;
- Assemblages d‟altération à muscovite-chlorite-carbonate ;
- Faible salinité du fluide aqueux et carbonique (Simmons et al., 1996).

101
VII- CONCLUSIONS ET PERSPECTIVES
Le granite de Koupèla dans sa portion étudiée, est une granodiorite avec de mégacristaux de
feldspath potassique et de nombreuses enclaves basiques. Les minéraux essentiels sont
constitués de feldspaths (plagioclase, feldspath potassique, microcline) le plus souvent
perthitiques et poecilitiques, le quartz, des myrmékites fréquentes, la biotite et les amphiboles.
Les minéraux accessoires correspondent aux zircon, apatite, sphène, allanite, magnétite,
ilménite, arsénopyrite et pyrite. C‟est un granite « mixte » S et I, méta alumineux et réduit à
magnétite et ilménite. Il présente un caractère calco-alcalin modèrement potassique. Le
granite est truffé de nombreux filons composés de granite leucocrate à biotite, microgranite,
quartz et aplite. Les études pétrographiques du minerai échantillonné montrent qu‟il s‟agit
d‟un granite déformé en l‟occurrence, une granodiorite altérée et minéralisée en or et sulfures.
En effet, le granite est affecté par différents évènements tectono-magmatiques, accompagnés
de plusieurs générations d‟altérations hydrothermales. C‟est ainsi que les phases successives
de déformations ont induit la mise en place dans le pluton de diverses structures à caractères
fragile et ductile.
Les structures ductiles dans leur majorité (linéation minérale, foliation) présentent une
orientation similaire à celle du pluton. La déformation cassante quant à elle, se matérialise par
la présence de failles, de fractures tardives, des filons et des veines mylonitiques à
cataclastiques. La plus grande partie de ces structures caractérise le passage des cisaillements
NNE de Markoye.
Outre ces structures, les zones d‟ombres de pression et les diverses circulations
hydrothermales caractérisent le cisaillement du granite. Ces observations dans ce cas précis
ont été notées dans la portion du granite déformé et minéralisé de Liguidi Malguem. Les
phénomènes hydrothermaux responsables de la minéralisation sont intenses et caractérisés par
des altérations de type potassique, propylitique, et une silicification du granite. Ceux-ci se
constatent aussi à travers les données géochimiques. En fait, les analyses indiquent un
enrichissement du granite cisaillé en SiO2 et Fe2O3 par rapport au granite sain.
Dans les filons de quartz minéralisé, cette paragénèse d‟altérations est constituée de quartz-
biotite-muscovite-apatite et magnétite.
Le fait que, le granite ait été la cible des cisaillements senestres de la phase D2 et que, la zone
cisaillée et minéralisée de Liguidi -Malguem soit alignée suivant le corridor de Markoye, nous
formulons l‟hypothèse que la remobilisation et la concentration de l‟or dans le granite sont
majoritairement liées à la phase de déformation D2.

Les études minéralurgiques du minerai de granite confirment sa nature granitique. D‟une


densité de 2,56, le minerai presente un indice de broyabilité voisin de celui du granite, selon le
tableau des indices énergétiques des matériaux (Tableau annexe 14).
Quant au traitement du minerai, les essais menés indiquent qu‟il serait plus adapté et rentable
de le traiter par flottation avec une cyanuration des rejets.
En supplément de ces conclusions, les caractéristiques suivantes nous font suggérer que la
minéralisation aurifère de Koupèla peut être classifiée dans les systèmes aurifères associés
aux intrusions réduites :

102
- Granodiorite de type mixte « S et I » réduit et méta alumineux ;
- Contexte géodynamique d‟arc ;
- Localisation de la minéralisation à la fois dans des filons de nature siliceuse et
disséminée dans le granite ;
- Faible % des sulfures (<<3%) du minerai de granite avec la pyrite et l‟arsénopyrite
dominantes ;
- Signature géochimique à Au-As-Ag-Te -Pb-Zn-Cu-Ni ;
- Altérations hydrothermales de type potassique, propylitique et la silicification.
L‟exploration de ce type de gisement devrait donc tenir compte de ces caractères.

Dans le but de contribuer à une meilleure connaissance sur la minéralisation de Koupèla, nous
suggérons de mener ultérieurement les investigations suivantes sur l‟ensemble de la zone
étudiée :

- Etendre les études pétro-structurales et géochimiques sur l‟ensemble du massif.

- Faire des études géophysiques du massif. Il s‟agira d‟éffectuer une étude


gravimétrique en vue de (i) dresser la forme en profondeur du granite étudié ; (ii)
déterminer la position et la géométrie de la racine (ou des racines) du massif afin d‟apporter
des éléments supplémentaires à la compréhension des processus de sa mise en place.

- Entreprendre une étude géophysique de radiométrie pour mieux caractériser les


secteurs d‟altération hydrothermale notamment potassique.

- Procéder à une étude minéralogique du granite. Cela va consister à détailler la


minéralogie du granite ainsi que la composition des principales phases. Sur la base de ces
données des estimations de températures seront fournies à partir de géothermomètres
(minéraux).

- Etudier les fluides des minéralisations. L‟étude des inclusions fluides et des isotopes
stables de l‟oxygène et de l‟hydrogène sera réalisée sur les deux types de minéralisations
(disséminée et filonienne). L‟objectif est de préciser la chimie des fluides, les conditions de
pression-température de piégeage, de proposer un chemin P-T-X et de tracer l‟origine
des fluides pour les deux types de minéralisations.

103
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112
LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Carte géologique simplifiée du Burkina Faso (Castaing et al., 2003)…………….………13

Figure 2 : Schéma géologique de synthèse du Craton Ouest-Africain (Ennitt et


Liégeois., 2008)……………………………………………………………………………………..…16

Figure 3 : Carte géologique synthétique du Burkina Faso oriental (Castaing et al., 2003)……….…19

Figure 4 : Carte des unités géologiques de la zone d‟étude, extraite de la carte géologique du

Burkina (Castaing et al., 2003)…………………………………………………………………...…..20

Figure 5: Carte structurale régionale, extraite de la carte géologique du Burkina


(Castaing et al., 2003)………………………………………………………………………………...21

Figure 6 : Organigramme de la démarche méthodologique…………………………………………..23

Figure 7 : Situation du cadre d‟observations et des sites d‟échantillonnages dans le massif de


Koupèla…………………………………………………………………………………………..…….23

Figure 8 : Histogramme des pourcentages des minéraux lourds…………………………………..…55

Figure 9 : Carte de localisation des structures orpaillées (observées et décrites)


dans le massif…………………………………………………………………………………………..62

Figure 10 : Carte d‟interprétation structurale de la zone d‟étude………………………………......…62

Figure 11 : Carte du filon N°1 (quartz gris bréchifié et sériciteux) avec les stéréogrammes des
structures qui l‟entourent………………………………………………………………………………63

Figure 12 : Carte du filon N°2 (granite laminé et orpaillé de direction N50°E) avec les
stéréogrammes des structures qui l‟entourent……………………………………………………….…63

Figure 13 : Carte du filon N°3 (quartz blanc à aspect laiteux moulé dans une amphibolite
laminée) avec les stéréogrammes des structures qui l‟entourent………………………………………64

Figure 14 : Carte du filon N°4 (quartz gris) avec les stéréogrammes des structures qui
l‟entourent……………………………………………………………………………………………...64

Figure 15 : Situation des structures dans le cadre d‟étude du massif……………………………...….72

Figure 16 : Composition du granite de la zone d‟étude. Diagramme de Barker (1979)………….….76

Figure 17 : Discrimination chimique du granite. Diagramme A/CNK versus SiO2 de


Rickwood (1989)………………………………………………………………………………………76

Figure 18 : Composition du granite dans le diagramme K2O-SiO2 ( % en poids) avec les


champs de subdivisions des roches subalcalines de Le Maitre et al (1989) ; Rickwood (1989)…….76

Figure 19 : Composition du granite de la zone d‟étude : leur position dans le diagramme de


discrimination des granites (Harris et al., 1986)………………………………………..…………….76

113
Figure 20: Classification dans le diagramme d‟indice de saturation en aluminium (A/CNK molaire)
versus SiO2 (% en poids) avec les champs des granites de type S ; S +I et I de Chappell et White
(1992)…………………………………………………………………………………………………. 77

Figure 21 : Spectres des terres rares normalisées par rapport aux chondrites (Sun et McDonough.,
1989) de la granodiorite…………………………………………………….………………………….77

Figure 22 : Spidergammes du granite normalisés à la chondrite (Taylor et Mclennan., 1985)……77

Figure 23 : Droite de régression et coefficient de corrélation entre les éléments du


granite sain et du minerai de granite…………………………………………………………………...79

Figure 24 : Droite de régression et coefficient de corrélation entre les éléments du


granite sain et des filons de quartz……………………………………………………………………..80

Figure 25 : Droite de régression et coefficient de corrélation entre les éléments du


minerai de granite et des filons de quartz……………………………………………………………...80

Figure 26 : Courbe représentative des passants cumulés du quartz concassé…………….…………..87

Figure 27 : Courbe représentative des passants cumulés du minerai concassé……………………….87

Figure 28 : Courbe représentative des passants cumulés du quartz broyé pendant 25mn………….....88

Figure 29: Courbe représentative des passants cumulés du minerai broyé pendant 25mn…………...88

Figure 30 : Courbe représentative de l‟évolution du taux de dissolution en fonction du


temps de lixiviation…………………………………………………………………………………….91

114
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1: Fiche minéralogique du minerai de granite de densité 2,56…………………………..….54

Tableau 2: Résultats des Corrélations inter-éléments du granite…………………………………..…78

Tableau 3 : Résultats des pesées et des différentes densités…………………………………….....…83

Tableau 4 : Pertes en pourcentage des échantillons broyés……………………………..……………84

Tableau 5 : Récapitulatif des différents diamètres…………………………………………...……… 85

Tableau 6 : Récapitulatif des différents work index………………………………………...……….. 86

Tableau 7 : Récapitulatif des résultats des différents essais de flottation…………………………….89

Tableau 8 : Récapitulatif des résultats de la lixiviation en cuve agitée……………………………….90

Tableau 9 : Tableau récapitulatif des résultats de la méthode gravimétrique………………...………91

Tableau 10 : Récapitulatif des résultats de conceptions des méthodes de traitement du


quartz aurifère d‟Alga et du minerai de granite de Koupèla…………………………………………...93

Tableau 11: Valeurs analytiques sur roche totale du granite………………………………...………119

Tableau 12: Valeurs analytiques sur roche totale du minerai de granite………………………….…122

Tableau 13: Valeurs analytiques sur roches totale des échantillons de quartz filonien……………..124

Tableau 14 : Indices énergétiques de quelques matériaux……………………………………..……125

Tableau 15 : Résultats des analyses granulométriques du quartz concassé…………………………126

Tableau 16: Résultats des analyses granulométriques du minerai concassé……………………...…126

Tableau 17: Résultats des analyses granulométriques du quartz broyé pendant 5mn…………….…127

Tableau 18: Résultats des analyses granulométriques du minerai broyé pendant 5mn……………..127

Tableau 19: Résultats des analyses granulométriques du quartz broyé pendant 10mn……….......…128

Tableau 20: Résultats des analyses granulométriques du minerai broyé pendant 10mn………....…128

Tableau 21: Résultats des analyses granulométriques du quartz broyé pendant 15mn………...……129

Tableau 22: Résultats des analyses granulométriques du minerai broyé pendant 15mn…………....129

Tableau 23: Résultats des analyses granulométriques du quartz broyé pendant 25mn……………...130

Tableau 24: Résultats des analyses granulométriques du minerai broyé pendant 25mn…………....130

115
LISTE DES PLANCHES PHOTOGRAPHIQUES

Planche 1 : Appareillages de la préparation mécanique du minerai…………………………………..31

Planche 2 : Appareillages des essais de traitement du minerai……………………………………….32

Planche 3 : Vue d‟ensemble du paysage de la zone d‟étude………………………………………….35

Planche 4 : Vue macroscopique de certains faciès de la zone d‟étude………………...…………….37

Planche 5 : Vue microscopique des minéraux de la granodiorite……………………………………..38

Planche 5 (suite) : Vue microscopique des minéraux de la granodiorite……………………………..39

Planche 5 (suite et fin) : Vue microscopique des minéraux accessoires dans la


granodiorite…………………………………………………………………………………….………40

Planche 6 : Vue microscopique de la composition minéralogique du granite leucocrate


à biotite…………………………………………………………………………………………...……42

Planche 7 : Vue microscopique des minéraux du microgranite porphyrique…………………………44

Planche 8 : Vue microscopique du faciès monzomicrodiorite quartzique……………………………46

Planche 9 : Vue microscopique de la composition minéralogique du quartz filonien……………......48

Planche 10 : Vue macroscopique du minerai de granite minéralisé en or et sulfures……………..….50

Planche 11 : Aperçu des minéraux essentiels du minerai de granite………………………………….51

Planche 11 (Suite) : Aperçu de quelques minéraux d‟altération……………………………………...52

Planche 11 (Suite et fin) : Recristallisation des minéraux en sous grains……………………………53

Planche 12: Mise en évidence de certains phénomènes d‟altération………………………………….57

Planche 13: Aperçu de quelques macrostructures de la zone d‟étude………………………………...61

Planche 14: Aperçu des microstructures du granite…………………………………………………..67

Planche 15: Aperçu des microstructures du granite, du granite leucocrate et des filons de
quartz…………………………………………………………………………………………………..68

Planche 16 : Aperçu des microstructures de la zone intensément laminée et


minéralisée du granite : veines et veinules de quartz…………………………………………………..69

Planche 16 (Suite): Aperçu des microstructures de la zone intensément laminée et


minéralisée du granite : fracturation et la bréchification………………………………………………70

Planche 16 (suite et fin): Aperçu des microstructures de la zone intensément laminée et


minéralisée du granite : zones d‟ombre de pression…………………………………………………...71

Planche 17 : Vue du déroulement des différentes opérations de traitement du minerai…………...…94

116
APPENDICE DES ABREVIATIONS
ABREVIATIONS SIGNIFICATIONS
Minéraux
Alb; All; Am ; Apt; Asp Albite ; Allanite ; Amphibole ; Apatite ; Arsénopyrite
Bi Biotite
Ca; Chl Carbonate ; Chlorite
Ep Epidote
Mic Microcline
Or; Oxy Orthose ; Oxydes
Pl; Pyr Plagioclase ; Pyrite
Qz ; Q1 ; Q2 Quartz ; Quartz de première génération ; Quartz secondaire
Sph Sphène
Zr Zircon

alliés
al.
BRGM
Bureau de Recherches Géologiques et Minières
CIL
Carbone In Leach (en français = lixiviation au carbone)
Fig.
Figure
Ga Milliards d‟années
Moyenne sur le nombre total d‟échantillons analysés du même
m
faciès
High Field Strength Elements = Elements ayant un rapport charge /
HFSE
rayon ionique élevé (Ti, Nb, Ta, Zr, Hf, Sc, Y).
LN ; LP Lumière naturelle ; Lumière polarisée.
Ma Millions d‟années
Teneur la plus élevée de l‟ensemble des teneurs obtenues de
max l‟élément.

Pl. Planche
Rare Earth Elements (en français = terres rares)
REE

Ressources de 120.000 tonnes avec une teneur de 5,55 gramme par


120.000t @ 5,55g/t tonne.

Trs/mn
Tours par minute
μf Microfracture

West African Exploration Initiative (en français : IXOA = Initiative


d‟Exploration Ouest Africaine).
L‟Initiative d‟Exploration Ouest Africaine est un ambitieux
programme de recherche et de formation basé sur une coopération
WAXI entre la plupart des actionnaires majeurs du secteur minier Ouest-
africain : institutions de recherche, centres d‟études géologiques,
gouvernements et industries minières. Il est focalisé sur le potentiel
minier du craton Ouest Africain.

117
TABLEAUX ANNEXES

Nota :

Abréviations : KPM = Koupèla Métallogénie ; To. = Tonalite (diorite quartzique) ; Gra.=


Granite ; V.S = volcano-sédiments. ppm = Partie par million = 10-6 : équivalent à 1mg de
métal/kg de minerai soit 1g/t. C‟est-à-dire : dans 1tonne de matière (minerai) renfermant
l‟élément (métal), il (élément) s‟y trouve 1g.
Faciès échantillonnés : Encaissant Sud-ouest tonalitique (MD0016 de source
BRGM/BUMIGEB., 2003) ; Granite (MD0001 de source BRGM/BUMIGEB., 2003,
KPM04, KPM06, KPM38, KPM09, KPM02B, KPM15, KPM34A, KPM45B, KPM42) ;
Encaissant Sud-est (KPM17).
Calcul CIPW : d‟André POUCLET, version 97/8.
ID (Index de Différenciation de Tischendorf., 1977) = Quartz +Orthose +Albite +Néphéline +
Leucite.
A/CNK = Al2O3/ (CaO+Na2O+K2O) (Molaire).

Tableau 11 : Valeurs analytiques sur roche totale du granite.

Tableau 12 : Valeurs analytiques sur roche totale du minerai de granite.

Tableau 13 : Valeurs analytiques sur roches totale des échantillons de quartz filonien.

118
Tableau 11

Numéros des MD MD KPM KPM KPM KPM KPM KPM KPM KPM KPM KPM
échantillons 0016 0001 04 06 38 09 02B 15 34A 45B 42 17
Descriptions
To. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. V.S

Moyennes
macroscopiques
Codes plot des A B C D E F G H I J K L
échantillons
Eléments et
valeurs
analytiques

LES ELEMENTS MAJEURS (en % d’oxydes)

SiO2 68,56 70,06 71,40 71,26 72,07 70,65 72,01 71,98 70,54 71,20 71,03 69,38 70,85

Al2O3 11,56 14,21 13,53 13,57 13,78 13,70 14,08 13,10 14,01 13,46 14,27 14,07 12,33

Fe2O3 4,25 1,76 1,48 1,50 1,72 1,56 1,13 1,68 1,78 1,10 1,16 1,10 1,69

MgO 1,67 0,34 0,40 0,50 0,70 0,51 0,10 0,05 0,08 0,24 0,03 0,33 0,91

TiO2 0,43 0,23 0,25 0,22 0,33 0,38 0,55 0,10 0,16 0,40 0,54 0,32 0,33

MnO 0,62 0,02 0,01 0,07 0,04 0,04 0,03 0,05 0,04 0,07 0,01 0,07 0,55

CaO 4,96 5,20 4,42 4,78 4,62 5,06 4,20 4,81 4,52 4,51 4,90 5,36 4,91

Na2O 4,98 5,72 4,98 5,04 4,69 5,01 4,99 4,95 5,07 5,10 4,30 5,44 5,19

K2O 1,72 2,98 3,50 3,40 3,68 3,57 3,57 3,20 3,49 3,19 3,57 2,38 3,19

P2O5 0,12 0,09 0,12 0,17 0,05 0,14 0,02 0,05 0,08 0,65 0,98 0,69 0,26

LOI 0,70 0,10 0,13 - - 0,17 0,14 0,04 0,15 0,20 0,50 0,40 0,25

Total 99,57 100,71 100,22 100,51 101,68 100,79 100,82 100,01 99,92 100,12 101,29 99,54 100,46

A/CNK (mol) 0,99 1,02 1,05 1,03 1,06 1,00 1,10 1,01 1,07 1,05 1,12 1,07 0,93

Normes (%)
Quartz 22,42 17,66 22,37 21,59 22,53 20,32 23,19 24,11 20,97 23,73 25,96 21,59

Orthose 10,32 17,53 20,69 20,01 21,42 21,01 20,97 18,94 20,70 18,88 20,95 14,20

Albite 42,77 48,17 42,15 42,48 39,08 42,22 41,98 41,95 43,06 43,23 36,13 46,47

Anorthite 4,17 4,28 4,23 4,34 5,59 4,33 5,44 4,08 5,18 4,42 9,03 7,01

Diopside 16,75 4,88 4,54 5,40 6,42 4,77 1,32 3,69 3,85 2,62 0,97 3,38

Wollastonite 0,00 6,30 4,82 4,92 3,71 5,87 5,67 6,40 5,20 4,60 3,46 4,86

Hypersthène 1,16 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

119
Moyennes
MD MD KPM KPM KPM KPM KPM KPM KPM KPM KPM KPM
0016 0001 04 06 38 09 02B 15 34A 45B 42 17

To. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. V.S

Magnétite 1,33 0,54 0,46 0,46 0,52 0,45 0,35 0,52 0,55 0,34 0,36 0,34

Ilménite 0,83 0,43 0,47 0,42 0,62 0,72 1,04 0,19 0,31 0,76 1,02 0,61

Apatite 0,25 0,21 0,27 0,38 0,11 0,31 0,04 0,12 0,18 1,42 2,12 1,54

ID 75,51 83,36 85,21 84,08 83,03 83,55 86,14 85,00 84,73 85,84 83,04 82,26

LES ELEMENTS TRACES (en ppm)


Ag 15,00 15,00 - - - - - - - - - - 15,00

As 0,00 0,00 0,00 3,00 2,00 4,00 0,00 0,00 0,00 0,00 20,36 2,00 2,61

Au 2,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,77 1,14 0,70 0,76 0,00 0,00 0,77

B 2,00 4,00 - - - - 1,00 3,00 2,00 4,00 5,00 - 3,00

Ba 499,50 2166,20 1152,37 25,00 748,00 1062,00 553,30 163,73 58,00 826,65 223,70 829,00 692,29

Br 44,00 54,00 - - - - - - - - - - 49,00

Cd 0,01 0,01 0,10 0,10 0,10 0,10 - - - - - 0,10 0,07

Cl 5,00 4,00 - - - - - - - - - - 4,50

Co 10,30 9,40 0,00 0,20 5,00 8,30 0,00 0,00 0,00 104,35 0,00 9,00 12,21

Cr 17,00 62,00 415,7 16,00 17,00 52,00 47,70 254,86 25,52 34,28 20,28 11,00 81,11

Cs 1,30 1,00 50,14 - - - 0,00 37,63 0,00 23,31 16,92 - 16,29

Cu 9,24 7,50 248,23 1,80 5,70 7,40 19,68 72,07 25,38 28,57 25,19 3,10 37,82

Ga 16,40 17,80 - - - - 15,53 41,97 25,15 34,16 21,93 - 24,71

Hf 3,20 3,00 1,90 3,50 2,50 3,30 5,94 5,84 8,92 8,02 8,86 7,40 5,20

Li 18,00 20,00 27,20 19,10 28,10 41,10 3,02 31,12 6,06 40,41 5,94 10,80 20,90

Mo 0,40 0,52 0,10 0,20 0,15 0,20 0,56 0,60 1,00 0,61 0,65 0,60 0,46

Nb 3,50 4,00 4,40 5,30 5,40 6,60 2,62 5,84 2,54 5,45 4,11 8,30 4,84

Ni 11,00 44,00 155,90 25,00 7,60 23,90 0,00 63,94 0,00 23,07 19,58 25,85 33,32

Pb 1,10 5,16 19,61 30,60 17,30 20,00 15,86 8,27 26,37 23,33 36,29 10,70 17,88

120
Moyennes
MD MD KPM KPM KPM KPM KPM KPM KPM KPM KPM KPM
0016 0001 04 06 38 09 02B 15 34A 45B 42 17

To. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. V.S
Rb 33,30 70,00 146,01 105,30 91,90 130,70 48,99 73,42 109,09 85,72 189,45 95,60 98,29

Sb -0,20 0,30 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,025

Sc 10,93 6,88 285,81 3,00 2,00 6,00 0,00 350,99 0,00 103,02 0,00 8,00 64,72

Se 0,10 -0,10 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0.00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00

Sn 1,00 3,00 1,40 1,40 1,30 1,90 2,14 1,68 7,50 5,43 9,72 1,80 3,19

Sr 580,10 1113,10 477,34 40,00 471,00 468,00 290,39 548,97 82,23 848,24 126,34 114,00 429,98

Ta 0,20 0,30 0,30 0,30 0,40 0,60 0,75 0,95 0,72 0,74 1,23 0,40 0,57

Te - - 42.46 0,45 0,36 0,39 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 - 0,15

Th 1,20 4,10 7,32 5,50 5,20 11,10 5,77 0,00 7,92 3,10 8,57 - 5,43

U 0,70 2,10 0,00 11,80 1,60 5,20 5,99 0,00 10,38 0,00 12,09 - 4,53

V 102,00 60,00 134,24 1,96 24,00 39,00 28,50 204,15 19,25 67,02 21,03 - 63,74

W -1,00 2,00 0,10 0,12 0,13 0,80 9,49 9,51 11,80 7,87 4,64 - 4,65

Y 0,00 0,00 6,50 20,10 6,00 10,00 - - - - 13,50 - 8,01

Zn 40,10 23,70 96,94 13,00 49,00 38,00 0,00 97,40 10,72 35,80 23,92 - 38,96

Zr 111,0 104,20 262,59 85,10 90,20 124,20 127,67 196,69 94,13 150,32 125,59 - 133,79

Rb/30 1,11 2,33 4,87 3,51 3,06 4,36 1,63 2,45 3,64 2,86 6,32 3,19

Tax3 0,60 0,90 0,90 0,90 1,20 1,80 2,25 2,01 2,16 2,22 2,25 1,20

LES TERRES RARES (REE en ppm)


Ce 33,10 43,80 33,00 9,00 24,00 56,00 39,82 70,73 20,07 79,85 19,78 72,00 18,26

Dy 1,70 1,59 - - - - 1,29 3,98 1,17 1,30 1,68 - 1,24

Er 0,93 0,82 - - - - - - - - - - 0,88

Eu 0,85 0,98 - - - - - - - - - - 0,92

Gd 2,16 2,31 - - - - 2,31 8,61 1,75 4,18 1,66 - 2,72

Ho 0,31 0,35 - - - - - - - - - - 0,33

La 18,10 24,90 18,90 4,50 11,70 29,80 - - - - - 35,00 20,41

Lu 0,13 0,15 - - - - - - - - - - 0,14

Nd 15,70 19,60 - - - - 12,72 36,09 54,66 19,33 52,11 - 11,84

Pr 3,76 5,04 - - - - - - - - - - 4,40

121
Moyen-
MD MD KPM KPM KPM KPM KPM KPM KPM KPM KPM KPM
0016 0001 04 06 38 09 02B 15 34A 45B 42 17 nes

To. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. Gra. V.S
Sm 2,8 3,3 - - - - - - - - - - 3,05

Tb 0,29 0,37 - - - - - - - - - - 0,33


Tm 0,13 0,15 - - - - - - - - - - 0,14

Yb 0,85 0,74 - - - - 0,76 1,30 0,85 0,72 0,81 - 0,69

Sommes 80,81 104,10 51,90 13,50 35,70 85,80 513,47 1200,71 292,95 743,48 281,38 107,00 292,57

Moyennes 5,77 7,44 3,71 0,96 2,55 6,13 36,68 85,77 20,93 53,11 20,10 7,64 20,90

Tableau 12

Numéros des KPM 20I KPM 20II


échantillons

Moyennes
Descriptions Granite fortement déformé Granite fortement déformé
macroscopiques et minéralisé en or et et minéralisé en or et
sulfures sulfures
Eléments et valeurs
analytiques
LES ELEMENTS MAJEURS (en % d’oxydes)
SiO2 72,65 73,26 72,96

Al2O3 11,1 11,08 11,09

Fe2O3 3,56 3,13 3,35

MgO 0,2 0,1 0,15

TiO2 0,38 0,55 0,47

MnO 0,04 0,03 0,04

CaO 3,56 3,4 3,48

Na2O 3,1 3,2 3,15

K2O 3,69 3,57 3,63

P2O5 0,04 0,02 0,03

LOI 2,29 1,79 2,04

Total 100,61 100,13 100,37

A/CNK (mol) 1,07 1,08 1,08

Normes (%)
Quartz 34,34 35,53

Orthose 22,24 21,21

122
KPM 20I KPM 20II Moyennes
Albite 26,75 27,60
Anorthite 5,61 5,43
Diopside 7,72 5,67
Wollastonite 1,39 2,17
Magnétite 1,12 0,98
Ilménite 0,74 1,06
Apatite 0,09 0,04
ID 83,33 84,64

LES ELEMENTS TRACES (en ppm)


As 52,55 33,71 43,13
Au 2,10 2,00 2,05
B 74,88 94,95 84,92
Ba 619,20 789,79 704,50
Cd 0,00 0,00 -
Ce 8,92 15,03 1 1,99
Co 0,00 0,00 -
Cr 213,64 195,61 204,63
Cu 41,91 83,50 62,71
Dy 29,74 32,20 30,97
Ga 60,77 66,82 63,80
Gd 84,25 100,98 92,62
Li 52,06 63,99 58,03
Mo 0,20 0,18 0,19
Nb 0,74 1,06 0,90
Nd 393,18 363,10 378,14
Ni 58,89 51,82 55,36
Pb 7,00 28,30 17,65
Rb 136,98 450,81 293,90
Sb 0,00 0,00 0,00
Sc 0,00 0,00 -
Sn 1,40 1,80 1,60
Sr 376,45 450,81 413,63
Ta
0,67 0,89 0,78

123
KPM 20I KPM 20II Moyennes
Th 5,32 6,86 6,09
U 0,00 0,00 -
V 143,51 139,61 141,56
W 0,90 0,80 0,85
Yb 10,00 11,74 10,87
Zn 68,84 60,46 64,65
Zr 288,25 280,10 284,18

Tableau 13

Numéros des échantillons KPM 08 KPM 24A KPM 30


Descriptions macroscopiques Quartz rubané Quartz gris Quartz gris Moyennes
Eléments et valeurs analytiques
LES ELEMENTS TRACES (en ppm)
As 0,00 30,38 18,02 16,13
Au 0,60 8,06 7,11 5,26
B 89,02 68,05 75,97 77,68
Ba 163,73 0,00 494,06 219,26
Cd 0,00 0,00 0,00 -
Ce 68,07 24,70 419,21 170,66
Co 0,00 0,00 218,11 72,70
Cr 53,31 26,92 134,99 71,74
Cu 18,03 19,07 84,38 40,49
Dy 2,97 2,75 21,76 9,16
Ga 14,20 11,19 44,37 23,25
Gd 6,94 4,20 43,60 18,25
Li 1,10 1,66 35,47 12,74
Mo 0,00 0,00 0,00 0,00
Nb 0,63 1,29 2,19 1,37
Nd 29,61 12,61 180,88 74,37
Ni 0,00 0,00 44,03 14,68
Pb 0,00 0,00 10,54 3,51
Rb 6,17 6,35 651,94 221,49

124
KPM 08 KPM 24A KPM 30 Moyennes
Sb 1,51 1,99 1,65 1,72
Sc 0,00 0,00 293,54 97,85
Sn 0,00 0,00 0,00 0,00
Sr 222,27 6,35 651,94 293,52
Ta 0,67 0,67 0,75 0,70
Th 0,00 0,00 0,00 -
U 0,00 0,00 0,00 -
V 64,92 0,00 218,47 94,46
W 0,00 0,00 0,00 0,00
Yb 1,15 1,22 10,10 4,16
Zn 14,06 6,86 85,74 35,55

Tableau 14 : Indices énergétiques de quelques matériaux

Matériaux WI Matériaux WI

Barytine 6,24 Verre 12,31


Gypse 8,16 Calcaire 12,54
Pyrite 8,90 Porphyre cuprifère 12,73
Bauxite 9,45 Hématite 12,93
Quartzite 9,58 Clinker 13,49
Fluorine 9,76 Quartz 13,57
Magnétite 9,97 Granite 14,39
dolomite 11,31 Minerai d‟or (Conglomérat) 14,83
Minerai de fer oolithique 11,33 Taconite 14,87
Minerai de plomb-zinc 11,35 Andésite 22,13
Charbon 11,37 Silex 26,16
Grés 11,53 Graphite 43,56
Feldspath 11,67 Emeri 58,18

125
Tableau 15: Résultats des analyses granulométriques du quartz concassé.

Tableau 16: Résultats des analyses granulométriques du minerai concassé.

126
Tableau 17: Résultats des analyses granulométriques du quartz broyé pendant 5mn.

Tableau 18 : Résultats des analyses granulométriques du minerai broyé pendant 5mn.

127
Tableau 19: Résultats des analyses granulométriques du quartz broyé pendant 10mn.

Tableau 20 : Résultats des analyses granulométriques du minerai broyé pendant 10mn.

128
Tableau 21: Résultats des analyses granulométriques du quartz broyé pendant 15mn

Tableau 22: Résultats des analyses granulométriques du minerai broyé pendant 15mn.

129
Tableau 23 : Résultats des analyses granulométriques du quartz broyé pendant 25mn

Tableau 24 : Résultats des analyses granulométriques du minerai broyé pendant 25mn.

130

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