0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
36 vues6 pages

Introduction à CST Studio Suite

Le document présente une introduction à CST Studio Suite, un outil de simulation électromagnétique numérique, en expliquant les étapes de préparation d'une simulation, la création de modèles de structures, et les choix à faire avant de lancer le solveur. Il détaille également deux configurations de simulation, l'une en mode émission et l'autre en mode réception, pour analyser le comportement d'un dipôle conique. Enfin, il aborde l'importance du maillage dans la précision des résultats de simulation.

Transféré par

Hiba EL Kasimi
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
36 vues6 pages

Introduction à CST Studio Suite

Le document présente une introduction à CST Studio Suite, un outil de simulation électromagnétique numérique, en expliquant les étapes de préparation d'une simulation, la création de modèles de structures, et les choix à faire avant de lancer le solveur. Il détaille également deux configurations de simulation, l'une en mode émission et l'autre en mode réception, pour analyser le comportement d'un dipôle conique. Enfin, il aborde l'importance du maillage dans la précision des résultats de simulation.

Transféré par

Hiba EL Kasimi
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Introduction à CST Studio Suite

1 - La simulation électromagnétique numérique : motivations et objectifs


Comprendre et prévoir le comportement électromagnétique d’une structure nécessite d’avoir accès à
un modèle, permettant de mettre en évidence, par exemple, de quelle manière une structure diffuse
dans l’espace l’énergie d’une onde incidente. Ce modèle se présente rarement sous la forme d’une
formule mathématique : même pour des structures de forme apparemment simple (par exemple un
cône), il est souvent impossible d’identifier une solution mathématique exacte.

La simulation électromagnétique permet de pallier cette difficulté en cherchant des solutions


approchées des équations de Maxwell. La description des outils numériques utilisés à cette fin dépasse
le but de cette séance. Ici, nous nous intéressons à un outil commercial, CST Studio Suite (Dassault),
qui intègre plusieurs de ces outils numériques. Le but sera de comprendre de quelle manière est défini
un modèle numérique d’une structure, les outils disponibles afin de mettre en évidence sa réponse à
une excitation électromagnétique et comment les résultats de l’analyse numérique sont présentés.

Compte tenu du grand nombre de fonctionnalités disponibles dans CST Studio Suite, les différentes
étapes du TD seront introduites par un enseignant. Il serait inefficace de lister ces opérations dans ce
texte. Ce dernier sert plutôt à résumer les principales notions introduites, afin qu’elles soient plus
facilement accessibles dans les prochaines séances de TD numériques.

2 - Phases de préparation d’une simulation CST


Avant même de définir un modèle de la structure à simuler, il sera nécessaire de préciser un certain
nombre de paramètres/choix.

1. unités de mesures. Selon les fréquences de travail envisagées et les dimensions (la plus grande
et la plus petite) de la scène à simuler, il sera judicieux de choisir les unités mieux adaptées.

2. matériaux. Pour des simulations électromagnétiques, un matériau homogène et isotrope est


identifié par sa conductivité, permittivité diélectrique et perméabilité magnétique. Un point
essentiel sera la dépendance de la fréquence (dispersion).

3. sources. Deux types de sources seront considérées : a) ports discrets (excitation type circuit)
et b) ondes planes (excitation par une source lointaine de rayonnement)

3 – Créer un modèle de structure à simuler


CST met à disposition plusieurs outils afin de créer des structures réalistes. Nous allons explorer deux
groupes d’outils, les blocs canoniques et certaines transformations, accessibles dans l’onglet Modeling.
Le premier groupe inclut des formes 3D comme le cône, cylindre, parallélépipède, sphère, etc. Les
transformations permettent de modifier un bloc (ou un groupe de blocs) grâce à des translations,
rotations, miroirs, déformations, etc.
Nous pouvons à présent créer une structure qui sera utilisée comme exemple dans la suite. Il s’agit
d’un dipôle conique, montré en figure,

H= 10 cm Rsph= 6cm
cm

Rtop= 6 cm
cm
constitué de deux cônes tronqués, chacun de longueur H=10 cm, avec un rayon maximal Rtop=6 cm et
minimal Rbot=1 mm. Les sommets des cônes se trouvent à une distance g=2 mm (gap). La structure
est excitée en émission en appliquant une différence de potentiel à travers le gap (voir la figure ci-
dessous), grâce à un port discret dont l’impédance interne sera choisie égale à 150 Ohm.

g= 2 mm

Rbot= 1 mm

port
discret

Cette structure peut être facilement créée à partir d’un cône tronqué, disponible dans les blocs de
base. Pour chaque bloc, CST permet de spécifier le matériau qui le constitue. Ici, il faudra choisir un
conducteur électrique parfait, ou PEC. Une démi sphère sera ajoutée et les deux éléments seront
fusionnés en un seul élément grâce à une opération de ET booléen.

Il sera ensuite suffisant de sélectionner ce nouvel élément et d’appliquer une transformation en miroir,
avec copie. La position du plan de symétrie sera sélectionnée afin de créer en même temps le gap. Un
port discret devra être appliqué entre les deux faces proches du sommet des deux cônes. Utiliser la
fonctionnalité Pick Face Center (appuyer sur la touche ‘a’ du clavier) à cette fin, pour les deux extrémités.
Le port discret sera modélisé selon la convention des paramètres S, en choisissant une impédance de
référence égale à 150 Ω. Ce modèle sera utilisé en Section 5 afin d’étudier le comportement de la
structure.

4 - Avant de lancer le solveur


Une fois la structure à simuler prête, il reste encore plusieurs choix de simulation à spécifier. Les
performances (temps d’exécution, précision, étendue des résultats) en seront directement affectées.
Les choix plus importants (la liste complète étant bien plus longue) sont

1. bounding box ; conditions aux limites. Avant de lancer le solveur proprement dit, CST
discrétise la structure en cellules de dimensions inférieur à une fraction de la plus petite
longueur d’onde. La discrétisation s’applique aussi à l’espace entourant la structure, et il est
donc fondamental de spécifier la zone d’espace (bounding box) que CST devra inclure dans ses
calculs. Il faut donc décider : a) de l’étendu spatial d’intérêt pour explorer les résultats des
calculs, b) des conditions aux limites à appliquer aux frontières de ce volume de calcul
(absorbants type espace libre, conducteur électrique parfait, etc.).

→ Définir le volume de calcul en le fixant à une distance de 25 cm depuis la structure. Des


conditions absorbantes seront imposées (open), afin de simuler des conditions d’espace libre.

2. background. Il faut définir le type de milieu dans lequel se trouve le modèle à simuler. Ce
milieu est typiquement de type homogène, par exemple le vide, ou un diélectrique. CST
impose par défaut un milieu de type PEC, c’est à dire un conducteur électrique parfait. Choisir
le vide (normal).

3. bande de fréquence. Ce choix a un effet important sur la discrétisation (maillage) de la


structure et donc sur le temps de calcul. Il faut donc le choisir judicieusement. Augmenter la
fréquence maximale conduirait à un maillage de plus en plus fin, et donc un nombre
grandissant de cellules.

→ Les simulations porteront sur la bande 0-1.5 GHz.

4. moniteurs de champ. CST permet d’accéder aux distributions spatio-temporelles du champ


électromagnétique dans tout point de l’espace de calcul. Cette possibilité s’étend aussi à
d’autres distributions, comme la densité de courant de surface et la température, entre autres.
Il est nécessaire de spécifier la zone d’espace d’intérêt (plan de coupe, surface d’une structure
ou volume) avant de lancer la simulation. Les grandeurs pourront être visualisées soit en
régime temporel soit à des fréquences discrètes.

5. mesh step. C’est le seul paramètre avancé qui sera discuté pendant cette séance. CST propose
par défaut un pas de discrétisation d’1/10 de longueur d’onde, ce qui est souvent insuffisant
afin d’obtenir des résultats suffisamment précis. Il peut être intéressant de vérifier les
différences dans les résultats obtenus avec un pas plus fin, par exemple 1/20 longueurs
d’onde, comme proposé en Section 6.

5 – Simulations et analyse des résultats


Ici nous nous contenterons d’utiliser un seul type de solveur numérique parmi ceux disponibles dans
CST Studio Suite. Le choix du solveur repose souvent sur plusieurs critères, qu’il ne serait pas efficace
de décrire ici, mais il est néanmoins important d’être conscient du fait que chaque solveur est mieux
adapté à des configurations différentes : étendu de la zone d’espace à analyser, dimensions de la
structure, sa forme, distance entre différents éléments, bande passante, matériaux dispersifs, etc.

Le solveur que nous allons utiliser résout les équations de Maxwell dans le domaine temporel, ce qui
permet de travailler sur des bandes passantes importantes sans nécessairement augmenter les temps
de calculs. Se basant sur une discrétisation de l’espace entourant la structure à analyser, sa principale
limitation est donnée par le volume de la zone d’intérêt, qui doit donc être relativement limitée. Un
aspect important du solveur temporel est sa capacité à mettre en évidence la causalité des
phénomènes, en suivant leur évolution dans le temps.

Le dipôle créé en Section 3 sera étudié dans deux configurations, décrites ci-dessous, mettant en
évidences des phénomènes complémentaires.

Configuration n. 1 : mode émission

Dans ce cas la structure est excitée par le port discret, via une impulsion large bande visible dans le
dossier Excitation signals. Une fois la simulation terminée, le dossier Résultats 1D montre le niveau
d’adaptation en entrée du dipôle, ce qui permet d’identifier les bandes de fréquence pour lesquelles
le dipôle peut rayonner des signaux appliqués à son entrée.

Afin de visualiser la distribution du champ électrique rayonné, il sera nécessaire de définir plusieurs
moniteurs de champ :

1. moniteurs planaires : deux moniteurs seront utilisés, couvrant les plan xy (z=0 dans les
conventions CST) et yz (x=0), permettant de mettre en évidence l’évolution du champ dans
l’espace. Il sera utile de définir des moniteurs temporels, permettant de suivre pas à pas
l’évolution du champ dans l’espace, mais aussi des moniteurs fréquentiels à une fréquence
fixe, par exemple 1.5 GHz, montrant la distribution de champ à régime harmonique.
On prêtera attention aux différences marquées entre la distribution loin de l’antenne et autour
de son gap.

→ Sélectionner le volume de calcul afin d’afficher le champ sur une zone plus étendue

2. moniteur de courants de surface : ce type de moniteur permet de visualiser l’intensité et


direction des courants excités sur la surface de la structure. Ces courants sont à la base du
champ rayonné par la structure. Désélectionner l’option de moniteur planaire afin d’observer
les courants sur toute la structure
Mode émission : a) distribution d’intensité du champ électrique créé par une excitation
impulsionnelle ; b) courants de surface sur la structure

La simulation peut maintenant être lancée via l’icône Setup Solver.

Les résultats associés à ces moniteurs sont accessibles dans le dossier Résultats 2D. Dès par leur nature
vectorielle (de plus complexe pour les résultats à régime fréquentiel), les résultats pourront être
afficher de façon différente selon l’information recherchée. Un exemple est visible en figure, où
l’intensité est choisie à gauche, et une distribution vectorielle à droite.

Question : Pourquoi le courant diminue d’intensité allant vers les extrémités de la structure ? Pourquoi
elle présente une symétrie de révolution ?

Question : expliquer l’orientation des lignes de champ électriques autour de la structure. Penser aux
conditions aux limites imposées par la surface métallique.

Configuration n. 2 : mode réception

La structure est maintenant passive, aucun signal d’excitation est appliqué au port discret. Une onde
plane, polarisée linéairement le long de z, incident selon y, illumine la scène et excite la structure.
L’onde sera créée via l’icône Plane Wave dans l’onglet Simulation. Le but sera alors d’observer l’interaction
entre l’onde et la structure et les courants induits sur sa surface (2D/3D Results). La forme d’onde
mesurée aux bornes du port discret (1D Results) témoigne de la capacité de la structure à agir en tant
que récepteur.

Question : comment expliquer ces courant induits ? Penser aux conditions aux limites imposées par la
structure. Quelle différence par rapport aux courant observés dans le mode émission ?

Question : comment expliquer le champ diffracté par la structure ? Le mettre en lien avec les courants
induits. Ce phénomène est à la base des techniques de télédétection (radar) et de contrôle non
destructif.

Question : par rapport au cas de l’émission, la distribution de courant sur la structure ne présente plus
une symétrie de révolution, et apparaît être plus intense au niveau des demi sphères. Expliquer ces
différences et leurs conséquences.
Mode passif : a) onde plane impulsionnelle diffractée par la structure; b) courants de surface induites
par l’onde

6 – Précision des résultats et maillage (optionnel)


Comme suggéré au point 4 en Section 4, le pas de discrétisation joue en rôle important dans la
précision des résultats de simulation. Afin de mettre cela en évidence, répétez la simulation de la
configuration n. 1 (cf. Section 5) avec un pas de maillage égal à 1/25 de longueur d’onde. Ce paramètre
est accessible à partir de l’icône Global Properties dans l’onglet Simulation.

Mettre en évidences les principales différences par rapport au cas d’un maillage à 1/10 de longueur
d’onde. Prêter en particulier attention autour des zones de la structure présentant des variations dans
sa géométrie plus petites d’une longueur d’onde.

Question : A quoi faut-il s’attendre pour le champ électrique autour de ces zones ?

Vous aimerez peut-être aussi