MPSI Schweitzer Programme de colle no 22 : semaine du 25 au 29 mars 2024
Programme de colle.
1 Applications linéaires.
• Application linéaire, endomorphisme, isomorphisme, automorphisme.
• Opérations sur les applications linéaires : la combinaison linéaire, la composée, la réciproque (pour
un isomorphisme) d'applications linéaires sont des applications linéaires.
• Modes de dénition : par une expression générale, par l'image d'une base, par la restriction à deux
sous-espaces supplémentaires.
• Image d'une application linéaire, calcul comme sous-espace de l'espace d'arrivée engendré par l'image
d'une famille génératrice de l'ensemble de départ, calcul par la compatibilité d'un système linéaire,
calcul par analyse/synthèse, lien avec la surjectivité.
• Noyau d'une application linéaire, calcul par résolution d'équation, lien avec l'injectivité.
• Transfert de structure par un isomorphisme : l'image d'une famille libre (resp. génératrice de E ,
base de E ) est une famille libre (resp. génératrice de F , base de F ), l'image d'une somme directe
est une somme directe, les images de sous-espaces supplémentaires de E sont des sous-espaces sup-
plémentaires de F .
• Rang d'une application linéaire, rang d'une somme, rang d'une composée.
• Théorème du rang : forme géométrique (la restriction de u à un supplémentaire de Ker(u) induit un
isomorphisme de ce supplémentaire dans Im(u)) et forme "classique" avec les dimensions, caractéri-
sation des isomorphismes en dimension nie.
• Si E est de dimension nie et u, v ∈ L(E) vérient u ◦ v = id, alors u et v sont inverses l'un de
l'autre pour la composition.
1
MPSI Schweitzer Programme de colle no 22 : semaine du 25 au 29 mars 2024
Questions de cours.
• Propriétés du noyau (demander les deux propriétés) :
1. Montrer que si f ∈ L(E, F ), Ker(f ) est un sous-espace vectoriel de E .
2. Montrer que si f ∈ L(E, F ), f est injective si et seulement si Ker(f ) = {0E }.
• Montrer que si E = Vect (ei )i∈I et f ∈ L(E, F ), alors Im f = Vect f (ei ) .
i∈I
• Soient u, v ∈ L(E) qui commutent, montrer que le noyau et l'image de u sont stables par v .
• Soient E de dimension nie et u, v ∈ L(E).
Que dire de rg(u + v) et rg(u ◦ v) par rapport à rg(u) et rg(v) ? Justier.
• Enoncer et démontrer la forme géométrique du théorème du rang, puis le théorème du rang propre-
ment dit.
• (CCINP 60)
1 2
Soit la matrice A = et f l'endomorphisme de M2 (R) déni par f (M ) = AM .
2 4
1. Déterminer une base de Ker(f ).
2. f est-il surjectif ?
3. Déterminer une base de Im(f ).
4. A-t-on M2 (R) = Ker(f ) ⊕ Im(f ) ?
• (CCINP 64)
Soit f un endomorphisme d'un espace vectoriel E de dimension n.
1. Démontrer que E = Im(f ) ⊕ Ker(f ) =⇒ Im(f ) = Im(f 2 ).
2. (a) Démontrer que Im(f ) = Im(f 2 ) ⇐⇒ Ker(f ) = Ker(f 2 ).
(b) Démontrer que Im(f ) = Im(f 2 ) =⇒ E = Im(f ) ⊕ Ker(f ).
• (CCINP 90)
K désigne le corps des réels ou celui des complexes. Soient a1 , a2 , a3 trois scalaires distincts donnés
de K.
K2 [X] → K3
1. Montrer que Φ : est un isomorphisme d'espaces vectoriels.
P 7→ (P (a1 ), P (a2 ), P (a3 ))
2. On note (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de K3 et on pose : ∀k ∈ {1, 2, 3}, Lk = Φ−1 (ek ).
(a) Justier que (L1 , L2 , L3 ) est une base de K2 [X].
(b) Exprimer les polynômes L1 , L2 et L3 en fonction de a1 , a2 et a3 .
3. Soit P ∈ K[X]. Déterminer les coordonnées de P dans la base (L1 , L2 , L3 ).
4. Application : on se place dans R2 muni d'un repère orthonormé et on considère les trois points
A(0, 1), B(1, 3) et C(2, 1). Déterminer une fonction polynômiale de degré 2 dont la courbe passe
par les points A, B et C .