MPSI Schweitzer Programme de colle no 26 : semaine du 13 au 17 mai 2024
Programme de colle.
1 Matrices d'applications linéaires.
• Matrice d'un vecteur dans une base ; caractérisation d'un vecteur par sa matrice dans une base.
• Matrice d'une famille de vecteurs dans une base ; caractérisation de la liberté par la liberté des
colonnes ou par l'injectivité de la matrice. Caractérisation du rang par le rang de la matrice, une
famille de E engendre un espace si sa matrice dans une base de E est surjective. Une famille est une
base si et seulement sa matrice est bijective, donc si et seulement si sa matrice est inversible.
• Matrice d'une application linéaire dans des bases ; caractérisation du rang de l'application, de sa
surjectivité, de son injectivité, de sa bijectivité par le rang, la surjectivité, l'injectivité, la bijectivité
(ou inversibilité) de sa matrice.
• L'application qui à u ∈ L(E, F ) associe sa matrice dans des bases données de E et F est un
isomorphisme, dimension de L(E, F ).
• Matrice de u(x) en fonction des matrices de u et x, matrice de u ◦ v en fonction des matrices de u
et v , matrice de la réciproque d'un isomorphisme.
• Cas particulier des endomorphismes : matrice de u ∈ L(E) dans une base de E , matrice de u ◦ v ,
matrice de la réciproque d'un automorphisme. Isomorphisme d'espaces vectoriels et d'anneaux entre
L(E) et Mn (K).
• Matrices de passage, opérations sur les matrices de passage.
• Formules de changement de base : eet d'un changement de base sur les coordonées d'un vecteur,
sur la matrice d'une application linéaire, sur la matrice d'un endomorphisme.
• Forme de la matrice d'une application linéaire dans des bases adaptées à des décompositions E =
Ker(f ) ⊕ A (pour la base de départ) et F = Im(f ) ⊕ B (pour la base d'arrivée).
p
• La matrice d'un endomorphisme dans une base adaptée à une décomposition E =
L
ker(f − λk id)
k=1
est diagonale. Cas particulier des projecteurs, des symétries.
2 Séries.
• Dénition d'une série ; terme général, somme partielle.
• Dénition d'une série convergente ; reste, somme, séries divergentes vers ±∞. Limite du terme général
et du reste d'une série convergente.
• Théorème de divergence grossière.
• Séries de référence : géométrique, Riemann. La série exponentielle a été vue plusieurs fois en exercice
mais pas en cours.
• Convergence absolue ; la convergence absolue implique la convergence ; réciproque fausse avec contre-
exemple de la série harmonique.
• Théorèmes de comparaison pour les séries à termes positifs.
• Théorèmes de comparaison sur les suites sommables.
• Comparaison à la série géométrique : critère de d'Alembert.
• Comparaison à la série de Riemann : limite de nun et de nα un avec α > 1.
• Convergence et somme d'une intégrale par calcul de la somme partielle (généralement par télesco-
page) et recherche de sa limite.
• Comparaison avec une intégrale : pas de théorème au programme, mais les étudiants doivent connaître
la construction d'un encadrement de la somme partielle d'une série ou du reste d'une série conver-
gente entre deux intégrales, puis savoir utiliser cet encadrement pour obtenir la convergence ou la
divergence d'une série ou des équivalents de sommes partielles ou de restes.
• Utilisation de la série télescopique associée pour obtenir la convergence ou divergence d'une suite.
• Théorème des séries alternés.
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Questions de cours 1 : matrices d'applications linéaires.
• (CCINP 71.)
Soit p la projection de R3 sur le plan P d'équation x + y + z = 0, parallèlement à la droite D
d'équations x = y2 = z3 .
1. Vérier que R3 = P ⊕ D.
2. Soit u = (x, y, z). Déterminer p(u) et donner la matrice de p dans la base canonique de R3 .
3. Déterminer une base de R3 dans laquelle la matrice de p est diagonale.
2 0 0
• Soit A = 0 1 0.
0 1 2
1. Montrer que Ker(A − 2I) et Ker(A − I) sont supplémentaires dans R3 .
2. En déduire une base de R3 dans laquelle la matrice de A est diagonale. (on note D cette matrice
diagonale).
3. Déterminer une matrice P telle que A = P DP −1 (sans calculer P −1 ).
• Soit E un espace de dimension n et f ∈ L(E) tel que f n = 0 et f n−1 6= 0.
Montrer qu'il existe x ∈ E tel que (x, f (x), . . . , f n−1 (x)) est une base de E , puis déterminer la
matrice de f dans cette base.
• Soit E un espace vectoriel de dimension n, et f un endomorphisme de E de rang r, tel que Im(f ) ⊕
Ker(f ) = E . 0
A 0
Montrer qu'il existe une base de E dans laquelle la matrice de f est de la forme avec
0 0
A0 ∈ GLr (R).
Question de cours plus dicile (à la demande de l'étudiant).
• Soit E un espace vectoriel de dimension n, et f un endomorphisme de E telle que rg(f ) = r.
Déterminer la dimension de {g ∈ L(E), f ◦ g ◦ f = 0}.
Questions de cours 2 : séries.
• Constante d'Euler
n
.
On pose Sn = 1
.
P
k
k=1
1. Montrer par une comparaison à une intégrale que Sn ∼ ln(n).
2. On pose un = Sn − ln(n). Montrer que un+1 − un = O(1/n2 ).
3. En déduire l'existence de δ ∈ R tel que, au voisinage de l'inni, on ait :
Sn = ln(n) + δ + o(1).
• Fonction contractante et point xe.
Soit f une fonction de R dans R, k-lipschitzienne, avec k < 1. Soit également (un )n∈N dénie par :
u0 ∈ R et ∀n ∈ N, un+1 = f (un ).
1. Montrer que pour tout n ∈ N, |un+1 − un | ≤ kn |u1 − u0 |.
2. En déduire que la suite (un )n∈N converge.
3. Montrer alors que f admet un point xe, puis vérier qu'il est unique.
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• CCINP 6.
Soit (un )n∈N une suite de réels strictement positifs et l un réel positif strictement inférieur à 1.
1. Démontrer que si lim un+1
= l, alors la série un converge.
P
n→+∞ un
Indication : écrire, judicieusement, la dénition de n→+∞
lim uu n+1
n
= l, puis majorer, pour n assez
grand, un par le terme général d'une suite géométrique.
2. Quelle est la nature de la série nn!n ?
P