SENAT REPUBLIQUE DU CONGO
----------- Unité – Travail – Progrès
-------------------
RAPPORT N° 05
DE LA COMMISSION ÉDUCATION,
CULTURE, SCIENCE, INFORMATION ET TECHNOLOGIE
RELATIF
À L’EXAMEN DU PROJET DE LOI PORTANT CRÉATION
DE L’INSTITUT NATIONAL DE RECHERCHE EN SCIENCES
DE L’INGÉNIEUR, INNOVATION ET TECHNOLOGIE
(INRSIIT)
TROISIEME LEGISLATURE
SEPTIEME SESSION ORDINAIRE BUDGETAIRE DU SÉNAT DU 15 OCTOBRE AU 23 DECEMBRE 2019
SOMMAIRE
PAGES
INTRODUCTION ………………………………………………...................3
I .PRESENTATION DE L’AFFAIRE …………………………………………... 4
II .EXAMEN DE L’AFFAIRE ………………………………………………….. 5
III .AMENDEMENTS……………………………………………………………14
CONCLUSION ……………………………………………………………... 16
SENAT/3ème législature/ 7ème Session Ordinaire Budgétaire du 15 Octobre au 23 Décembre 2019/ Rapport N° 5 de la Commission Education, Culture, Science,
Information et Technologie sur le projet de loi portant création de l’Institut National de Recherche en Science de l’Ingénieur, Innovation et Technologie. 2
INTRODUCTION
La Commission Education, Culture, Science, Information et Technologie du Sénat s’est
réunie les 29 et 31 Juillet, puis le16 Décembre 2019, au Cabinet de la Commission et dans
les salles 101 et 102 Banquet du Palais des Congrès, sous la direction du Vénérable Jean
Félix TCHICAYA, son Président, pour examiner le projet de loi portant création de l’Institut
National de Recherche en Sciences de l’Ingénieur, Innovation et technologie.
Le Sénat est la deuxième chambre saisie.
Ont pris part aux travaux, les Vénérables Sénateurs :
- Daniel ABIBI Premier Vice-Président ;
- Lazare MOUANGA NKEOUA Deuxième Vice-Président ;
- Ludovic Robert MIYOUNA Rapporteur ;
- Antonin MOLAMOU Secrétaire ;
- Jeanne-Françoise LECKOMBA LOUMETO POMBO Membre ;
- André LONGUELE Membre ;
- Norbert MBOU Membre ;
- Alphonse GONDZIA Membre ;
Excusés :
- Vincent GANGA Membre ;
- Robert Michel NKAYA Membre.
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I- PRÉSENTATION DE L’AFFAIRE
La recherche scientifique et technologique occupe une place de choix en République du
Congo. Celle-ci s’est vue conférer le caractère de priorité nationale à travers la loi n°15-95 du
7 Septembre 1995 portant orientation et programmation du développement scientifique et
technologique. En effet, la science et la technologie constituent, de ce fait, le véritable
moteur de développement socio-économique.
La même loi dispose, en outre que : « la recherche est organisée dans les universités,
les établissements publics et privés de recherche, les entreprises publiques et privées ».
C’est au regard de ces dispositions législatives, qu’il s’est tenu le colloque national de la
science et de la technologie en 2001, en vue de définir les éléments d’une politique
cohérente et dynamique de la recherche au Congo.
L’une des recommandations de ce colloque, concerne la création des sept (7) instituts
nationaux de recherche dans les domaines suivants :
– Sciences exactes et naturelles ;
– Sciences agronomiques et forestières ;
– Sciences de la santé ;
– Sciences de l’ingénieur ;
– Sciences de l’homme et de la société ;
– Sciences et technologies de l’information et de la communication ;
– Sciences géographiques et cartographiques.
A ce jour, on compte quatre instituts nationaux de recherche (sciences exactes et naturelles,
sciences agronomiques, sciences forestières et sciences de la santé) créés en 2012 ; leurs
statuts ayant été approuvés en Conseil des ministres en 2016.
L’Institut National de Recherche en Sciences de l’Ingénieur, Innovation et Technologie
(INRSIIT), objet du projet de loi en examen, aura plusieurs missions, parmi lesquelles :
- mettre en œuvre les projets scientifiques, technologiques et innovants liés aux
axes prioritaires de recherche et d’innovation ;
- organiser, conduire et exécuter toute recherche fondamentale et appliquée
visant la promotion et le développement des domaines des génies cités supra ;
- effectuer des expertises scientifiques dans son champ de compétence ;
- participer à la valorisation des résultats de la recherche et du savoir faire
Technologique ;
- contribuer à la formation à la recherche par la recherche.
En effet, certaines dispositions de la loi n°12/86 du 19 mars1986 portant création de celui-ci,
ainsi que la disposition du décret n°86-940 de septembre 1986 portant approbation de ses
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statuts, apparaissent aujourd’hui caduques au regard de la loi n°15-95 du 7 septembre 1995
portant orientation et programmation du développement scientifique et technologique.
La création du nouvel institut va notamment permettre d’explorer et de couvrir d’autres
aspects technologiques qui n’étaient que peu ou pas pris en compte, et qui concernent en
particulier, les génies civil, mécanique et électrique, la biologie, l’alimentaire et les procédés,
tout en relevant la nécessité de créer en appui des plateformes technologiques, dont les
technopoles et parcs technologiques.
II- EXAMEN DE L’AFFAIRE
Dans le cadre de l’examen de cette affaire, la Commission a reçu en audition, le
Vendredi 31Juillet 2019 de 12h 05 à 15h00’ dans la salle 102 Banquet du Palais des
Congrès, Monsieur Martin Parfait Aimé COUSSOUD- MAVOUNGOU, Ministre de la
Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique, qui a fait un exposé liminaire
avant de répondre aux préoccupations et questions des Vénérables Sénateurs de la
Commission.
II- 1- EXPOSE LIMINAIRE DE MONSIEUR LE MINISTREDE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
ET DE L’INNOVATION TECHNOLOGIQUE.
Présentant le projet de loi portant création de l’Institut National de Recherche en
Sciences de l’ingénieur, innovation et technologie, Monsieur Martin Parfait Aimé
COUSSOUD-MAVOUNGOU, a indiqué que la recherche scientifique a existé au Congo
avant les indépendances, et a fait la fierté de notre pays dans plusieurs domaines.
Encadrée par la France et l’ex URSS, la recherche scientifique a évolué avec
l’adoption de la loi n°15-95 du 7 septembre 1995 portant orientation et programmation
du développement scientifique et technologique, qui en a déterminé les principes
fondamentaux.
C’est dans le cadre de cette loi que l’Etat confère le caractère de priorité nationale à la
science et la technologie en général, et au développement expérimental en particulier.
L’Etat a l’obligation de promouvoir le développement scientifique et technologique du
pays à travers une politique nationale cohérente, qui garantit la liberté du travail
scientifique et l’insertion de la science et de la technologie dans la vie de la nation,
visant ainsi l’accroissement des connaissances, la valorisation des résultats de la
recherche, la diffusion de l’information scientifique et technique, la formation par la
recherche et la promotion de la science dans les langues nationales.
La recherche scientifique et le développement technologique veillent aux actions sur les
recherches fondamentales et recherches appliquées, entreprises ou soutenues par le
Ministère et les organismes publics et privés, en vue de répondre aux besoins culturels,
sociaux et économiques.
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II- 2- PREOCCUPATIONS ET QUESTIONS DES VENERABLES SENATEURS
A MONSIEUR LE MINISTRE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION
TECHNOLOGIQUE.
A/- PREOCCUPATIONS
1- Le bilan de la politique nationale de la recherche scientifique et du
développement technologique ;
2- Le statut particulier du chercheur ;
3- Le capital humain nécessaire pour faire fonctionner de façon optimale l’institut en
création ;
4- Les structures d’accueil et les équipements appropriés, pour faciliter le travail des
chercheurs dans l’institut en création ;
5- Les rapports du Ministère de la reherche scientifique et de l’innovation
technologique avec l’OAPI ;
6- Les brevets d’invention obtenus par les chercheurs congolais, et leur exploitation
actuelle dans le champ industriel ;
7- Les relations entre les différents instituts en création, et les établissements chargés
des missions de production des connaissances dans les mêmes domaines
scientifiques, au niveau des universités (Université Marien NGOUABI et université
Denis SASSOU- NGUESSO) ;
8- Les liens fonctionnels entre l’institut en création et les départements ministériels,
potentiels utilisateurs des résultats de ces recherches ;
9- Les relations de coopération avec la communauté scientifique internationale.
B/- QUESTIONS
1- Que recouvre la notion de sciences de l’ingénieur ?
2- Quelle est l’évaluation que le Ministère peut faire aujourd’hui du fonctionnement
des instituts de recherche qui existent déjà ?
3- Quel est le sort réservé au personnel actuel du CRIPT après la création de l’INRSIIT ?
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II- 3- REPONSES DE MONSIEUR LE MINISTRE AUX PREOCCUPATIONS ET QUESTIONS DES
VENERABLES SENATEURS
A/- REPONSES AUX PREOCCUPATIONS
1- Sur le bilan de la politique nationale de la recherche scientifique et du développement
technologique ;
Le Bilan est globalement satisfaisant avec la prise en charge de l’eau par l’Institut
National de Recherche en Sciences Exactes et naturelles (IRSEN), la prise en charge du
phénomène des érosions par l’Institut National de Recherche Forestière (IRF), la prise en
charge des problèmes de manioc avec l’instauration des vitro plans par l’Institut National
de Recherche Agronomique (IRA), la problématique du paludisme avec l’Artémisia par
l’Institut National de Recherche en Science de la Santé (IRSSA), la prise en compte des
phénomènes des bébés noirs par le Centre de Recherche et d’Etudes en Sciences
Sociales et Humaines (CRESSH), la géomatique pour une meilleure cartographie par le
Centre de Recherche Géographique et de Production Cartographique (CERGEC), et la
Recherche développement avec un bon niveau d’employabilité des jeunes par le
Centre de Recherche et d’Initiation des Projets Technologique (CRIPT). Autant dire que la
recherche scientifique au Congo est sur la bonne voie.
2- Sur le statut particulier du chercheur ;
Le statut particulier du chercheur reste une zone d’ombre dans notre pays.
Le Statut existant relève du décret n° 82-842 du 16 septembre 1982 portant statut
particulier du Personnel de la Recherche Scientifique. Et actuellement une démarche est
faite vers le Vice-premier Ministre pour examiner la suite à donner.
La conséquence est que les chercheurs se battent tous pour avoir le statut d’universitaire,
de l’Université Marien NGOUABI, déjà défini avec ses avantages.
Il est difficile de trouver alors des chercheurs qui ne dépendent que de la recherche
scientifique. Les chercheurs “pure souche“, recherche scientifique, se comptent sur le
bout des doigts, d’où la fuite des cerveaux.
Depuis plus de trois décennies, la recherche n’ayant pas été épargnée des effets
négatifs des ajustements structurels consécutifs aux accords avec le FMI d’une part, et
au non renouvellement du statut des personnels de la recherche d’autre part, nous
assistons aujourd’hui à un déficit, voire une absence des infrastructures et équipements
dédiés à la recherche et à l’innovation technologique. Parallèlement à cette situation, le
personnel du corps des chercheurs n’a pas été renouvelé. Toutes les initiatives
préconisées par les chercheurs et proposées au Gouvernement sont demeurées sans
solution jusqu’à ce jour.
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Aujourd’hui le renouvellement du corps des chercheurs, en vue de combler le déficit en
chercheurs de haut niveau, devient hypothétique, voire impossible dans la mesure où les
chercheurs, qui devaient former les jeunes en vue de leur remplacement progressif, sont
tous partis à la retraite. Les différents statuts particuliers élaborés depuis les années 2000
et soumis au Gouvernement n’ont jamais été appliqués.
Conséquence :
Les jeunes diplômés susceptibles de devenir des chercheurs de haut niveau préfèrent
aller à l’Université où le statut est plus attrayant. Les rares jeunes diplômés de haut niveau,
ayant accepté de venir à la recherche, se retrouvent dans une situation qui n’est pas
favorable à leur épanouissement scientifique. Ils ne peuvent pas intégrer le statut des
personnels de la recherche devenu obsolète, et par conséquent prétendre se faire
évaluer par le CAMES. Au cas où ils souhaiteraient se faire évaluer par le CAMES, cet
exercice scientifique ne leur apportera aucun avantage au niveau national.
Pour n’avoir pas pris en compte toutes les recommandations susceptibles d’améliorer les
conditions de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, le Congo est
aujourd’hui confronté à une situation qui rend hypothétique son développement. En
effet, sauf miracle, il est impossible de prétendre à un développement réel sans la
recherche scientifique et l’innovation technologique.
Au stade actuel, le développement de ce secteur passe obligatoirement par des actions
très courageuses et immédiates de la part du Gouvernement. Celles-ci ne doivent plus se
limiter à des simples vœux. Elles consistent particulièrement à :
1. Prendre des mesures pour recruter des jeunes diplômés de haut niveau (Doctorat
et Master), et créer les conditions favorables à leur maintien à la recherche et non
à l’université ;
2. Créer les conditions favorables au maintien des quelques chercheurs de haut
niveau qui sont tous retraités aujourd’hui, car ayant tous dépassé l’âge de 60 ans.
Pour mémoire, si le statut des personnels de la recherche avait été adopté,
nombreux de ces chercheurs seraient encore en activité car ce statut, à l’instar de
celui de l’enseignement supérieur, prévoyait le départ des chercheurs de haut
niveau à l’âge de 65 ans.
3- Sur le capital humain nécessaire pour faire fonctionner de façon optimale l’institut en
création
D’après nos estimations, l’IRSITT aura besoin de 42 postes récents, à part ceux existants
qu’il faudra d’ailleurs adapter. La création de l’INRSIIT va occasionner le recrutement de
nouveaux agents.
4- Sur les structures d’accueil et les équipements appropriés, pour faciliter le travail des
chercheurs dans l’institut en création
La pauvreté des plateaux techniques locaux limite les avancées dans la recherche.
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Habituellement les analyses fines sont faites à l’étranger. D’où la nécessité d’un fonds
d’investissement.
En outre, la mutualisation des équipements avec les autres instituts va apporter une
dynamique supplémentaire au fonctionnement du nouvel institut.
Dans le même ordre d’idée, l’AFD (Agence Française de Développement) finance la
construction d’une halle technologique à Brazzaville, sur un budget de 7 millions d’euros
(déjà financé) avec des pilotes permettant de réaliser des grandes transformations agro-
alimentaires dans un cadre Recherche-Développement cher à l’INRSIIT.
5- Sur les rapports du Ministère de la recherche scientifique et de l’innovation
technologique avec l’OAPI
Le Congo est l’un des membres fondateurs de l’Organisation Africaine de la Propriété
intellectuelle. Et sa représentation au Congo est assurée par l’Antenne Nationale de la
propriété Industrielle, une structure placée sous la tutelle du Ministère en charge du
Développement Industriel.
Dans le cadre de la sensibilisation et l’accompagnement des inventeurs et innovation sur
les questions liées à la propriété intellectuelle, la DGIT travaille avec l’Antenne Nationale
de la propriété industrielle qui joue le rôle de structure de liaison de l’AOPI.
Et le Ministère de la recherche scientifique et de l’Innovation technologique a déjà
bénéficié de plusieurs formations à l’étranger financées par l’OAPI.
6- Sur les Brevets d’invention obtenus par les chercheurs congolais et leur exploitation
actuelle dans le champ industriel
Selon les données de l’OAPI, à travers son Bulletin officiel de la propriété intellectuelle
(BOPI), vingt-six (26) brevets ont été octroyés aux congolais de 2005 à ce jour.
La faible performance s’explique par le fait que le processus d’un brevet est très long et
très coûteux pour les inventeurs et innovateurs congolais. Ces deux points sont
intimement liés.
Les brevets sont assez méconnus et ne sont pas encore exploités à l’échelle nationale,
tant l’Antenne Nationale de la Propriété Industrielle ne diffuse pas les rares brevets
disponibles aux probables utilisateurs, notamment les centres de recherche qui
maladroitement ne sont concentrés que sur leur propre travail.
7- Sur les relations entre différents instituts en création et les établissements chargés des
missions de production des connaissances dans les mêmes domaines scientifiques, au
niveau des universités (Université Marien NGOUABI et Université Denis SASSOU-
NGUESSO).
Les rapports entre l’université Marien NGOUABI et la recherche scientifique sont
consignés par un accord-cadre de 2001.
D’une manière générale les hauts cadres de la recherche sont avant tout des
universitaires.
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A l’ouverture des portes de l’université Denis SASSOU NGUESSO, parmi les modules
attendus, l’Ecole Normale Supérieure et Polytechnique (l’ENSP) devrait faire partie de la
2è vague en octobre 2020. C’est dans cette école que les sciences de l’ingénieur sont
enseignées en priorité. L’INRSIIT accueillera les étudiants, les stagiaires de l’université Denis
SASSOU NGUESSO, et échangera régulièrement avec les enseignants de cette université.
8- Sur les liens fonctionnels entre l’institut en création et les départements ministériels,
utilisateurs des résultats de ces recherches
L’INRSITT présente un caractère transversal, et va intéresser plusieurs départements
ministériels, sinon tous.
Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la pêche
La transformation et la conservation des produits agricoles sont un des rôles majeurs de
l’INRSIIT. Il convient d’arrimer les bassins de transformation aux bassins de production
agricole.
Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique
Dans le cadre des énergies renouvelables, le MEH est partie prenante dans la nouvelle
plate-forme sur les énergies renouvelables en gestation.
L’INRSIIT mettra au service de la République son expertise en la matière, comme c’est
déjà le cas pour les hydroliennes de Moulenda et Loubassa en devenir.
Ministère de l’Economie, de l’industrie et du Portefeuille Public
L’INRSIIT favorisera le développement des nouveaux produits alimentaires et la
production des prototypes des appareils ménagers.
Ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique
L’INRSIIT développera les NTICS et les logiciels de diverses utilisations.
Ministère de l’intérieur et de la Décentralisation
La création de l’encre infalsifiable apportera une plus grande fiabilité en matière de
pièces d’état civil.
Ministère de la Santé et de la Population
L’INRSIIT développera des médicaments en galénique avec des matériaux locaux et les
emballages.
Ministères en charge de l’éducation (MEPSA, MES, METFQ)
L’INRSIIT pourra développer de nouveaux outils didactiques, et se propose de recevoir
des stagiaires issus de nos 3 ministères.
Ministère des Hydrocarbures
L’INRSIIT avec son laboratoire de Génie Pétrolier, va mener la recherche sur les nouveaux
gisements, les nouvelles méthodes de détection, les nouvelles méthodes d’extraction.
Ministère des Petites et Moyennes entreprises
L’INRSIIT va devenir un incubateur de projets pour l’employabilité des jeunes
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Ministère du commerce, des Approvisionnements et de la Consommation
L’INRSIIT sera le principal partenaire dans le contrôle de qualité de tout ce qui est vendu
au Congo.
Ministères de l’Equipement et de l’Entretiren Routier (MEER)
L’INRSIIT développera dans le génie civil l’utilisation des matériaux durables pour les
édifices nationaux.
Ministère du tourisme et de l’Environnement
L’INRSIIT va étudier les impacts environnementaux dans le cas de l’exploitation pétrolière
par exemple.
9- Sur les relations avec la communauté scientifique internationale
Les accords de coopération se situent vers la France, la Belgique, la Russie, la Chine et les
Pays Africains. Ils servent à consolider les acquis des chercheurs congolais, et à renforcer
leur capacité dans les domaines de pointe.
Par exemple avec la Chine pour la transformation, avec le Maroc pour les énergies
renouvelables, avec le Vietnam pour les technologies alimentaires, avec la Russie pour la
radioactivité civile.
Les récentes missions en France nous ont permis de contacter les laboratoires de Sup
Agro Montpellier et Dijon, avec qui nous comptons établir des partenariats avec
échanges d’experts.
En Afrique, on a la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Rwanda.
On peut faire une mention spéciale à la Fondation Congolaise de Recherche Médicale
du Professeur Francine NTOUMI, pour les structures privées, laquelle a permis de faire
accepter au Congo des ONG et autres laboratoires comme le laboratoire MERIEUX qui
arrive en Afrique Centrale par le Congo.
B/- REPONSES AUX QUESTIONS
1- Sur ce que recouvre la notion des sciences de l’ingénieur
Les sciences de l’ingénieur sont aussi appelées "technologies" ou "sciences
industrielles". Derrière ces différentes appellations, se cachent plusieurs disciplines
utilisées pour comprendre les réalisations techniques qui nous entourent et imaginer
celles de demain, des transports à la santé, en passant par les télécoms ou
l’environnement. Il s’agit surtout des sciences relevant des Génies :
– alimentaire, pour la conservation des aliments et le développement des nouveaux
produits alimentaires issus de la transformation ;
– mécanique, pour la production des prototypes pour réduire la pénibilité de la
ménagère ;
– électrique, pour le développement des logiciels à intérêt économique et mener la
recherche sur les énergies renouvelables ;
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– biologique, pour le développement de la formulation des médicaments et leur
présentation Galénique à partir des produits locaux ;
– civile, pour le développement les nouveaux matériaux de construction à base des
matériaux locaux durable ;
– des Procédés industriels, pour la mise au point de nouvelles méthodes d’études de
matériaux tant alimentaires que non alimentaires.
2- Sur l’évaluation que le ministère peut faire aujourd’hui du fonctionnement des
instituts de recherche existants
La création et l’opérationnalisation des quatre (4) premiers instituts de recherche IRF, IRA,
IRSEN et IRSSA ont permis d’atteindre les résultats suivants :
1- l’amélioration de la gouvernance des STI (Science, Technologie, Innovation) au
Congo;
2- le renforcement de la visibilité institutionnelle des activités de recherche et des
chercheurs à l’échelle nationale et internationale ;
3- la création d’un espace pluridisciplinaire et mutualisé de collaboration technique
et scientifique entre les différents acteurs du Système National de Recherche
Scientifique et de l’Innovation Technologique (SNRSIT) ;
4- le développement de nouvelles thématiques de recherche opérationnelle,
notamment sur les biotechnologies et les nanotechnologies ;
5- l’amélioration des infrastructures et installations de recherche ;
6- l’amélioration de la capacité d’accueil des étudiants ; elle est estimée aujourd’hui
à près de 200 étudiants par an ;
7- la valorisation du métier de chercheur en milieu jeune ;
8- la valorisation du métier de femme chercheur ;
9- le recrutement de jeunes chercheurs ;
10- le renforcement de l’offre des connaissances techniques et scientifiques dans le
seul but de contribuer au développement socio-économique et à la diversification
de l’économie congolaise, notamment :
Dans le domaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle : les travaux de recherche ont
porté notamment sur :
- la lutte contre la mosaïque africaine de manioc et la bactériose vasculaire de
manioc, par la mise à disposition des variétés résistantes à ces fléaux ;
- la lutte contre la cochenille farineuse du manioc et de l’acarien vert du
manioc par le développement de la lutte biologique ;
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- l’identification régulière de nouveaux ravageurs grâce au service de veille
phytosanitaire ;
- l’identification des insectes ravageurs des cossettes de manioc au cours du
stockage et la mise au point des méthodes de lutte ;
- la connaissance approfondie de la bioécologie et la cartographie des
maladies et ravageurs du manioc ;
- caractérisation et la domestication du gnetum africanum ou koto (fumbu) ;
- l’appui à la caractérisation des fruits locaux en vue de l'industrialisation ;
- la domestication des aulacodes ou sibissi ;
- la formulation et la production de l’aliment de bétail de bonne qualité et à
moindre coût.
Dans le domaine de la santé : les thématiques développées ont été axées sur les
problèmes de santé publique rencontrés au Congo, notamment sur :
- l’étude de la morbidité palustre et l’évaluation de l'efficacité des médicaments
antipaludiques de première et de seconde intention ;
- l’étude sur les résistances comportementales des populations face au péril
du VIH/SIDA ;
- l’étude sur l'évaluation de l'impact socio-économique du VIH/SIDA ;
- la caractérisation et la production de l’huile essentielle de Carapa procera (ou cola
d’impfondo) utilisée dans la prise en charge médicale des hémorroïdes.
Dans le domaine de la forêt, l’environnement et la biodiversité, les travaux de recherche
ont permis de consolider les acquis scientifiques et de développer les connaissances,
notamment avec :
- la création et la conduite des peuplements (sylviculture) en savane d’eucalyptus
et de pins ;
- la création et la conduite des peuplements (sylviculture) en forêt dense ;
- l’inventaire forestier des Forêts du Congo ;
- la conservation des ressources génétiques forestières.
Dans le domaine des sciences exactes et naturelles :
- l’amélioration des connaissances sur la biodiversité des ressources des eaux
continentales du Congo;
- l’océanographie;
- le changement climatique;
- la gestion de l’eau et de l’assainissement;
- la biotechnologie et les nanotechnologies;
- la dépollution des déchets pétroliers.
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3 – Sur le sort réservé au personnel actuel du CRIPT après la création de l’INRSIIT
Le personnel actuel du CRIPT, de quarante-deux (42) agents, sera entièrement reversé et
redéployé dans l’INRSIIT pour plus de performances.
III - AMENDEMENTS
III- 1- AMENDEMENTS DE l’ASSEMBLÉE NATIONALE ACCEPTÉS PAR LA COMMISSION
Article premier
Au lieu de :
Il est créé un établissement public administratif, doté de la personnalité morale et de
l’autonomie financière, dénommé « institut national de recherche en sciences de
l’ingénieur, innovation et technologie ».
Lire :
Il est créé un établissement public à caractère administratif, doté de la personnalité
morale et de l’autonomie financière, dénommé « institut national de recherche en
sciences de l’ingénieur, innovation et technologie, en sigle INRSIIT ».
Article 4,14ème tiret :
Au lieu de :
- Valoriser par leur transformation et conservation, les matières premières agricoles
et forestières locales, pour le développement de l’industrie agrico-alimentaire et
forestière ;
Lire :
- Contribuer à l’amélioration des techniques et méthodes de transformation et de
conservation des matières premières agricoles et forestières locales, pour le
développement de l’industrie agro-alomentaire et forestière ;
Article 4, dernier tiret :
Au lieu de :
- Valoriser les matières premières minérales en vue créer une industrie lourde.
Lire :
- Contribuer à l’amélioration des techniques et méthodes de valorisation des
matières premières minérales en vue de promouvoir une industrie lourde.
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Article 7 :
Au lieu de :
Les attributions, l’organisation et le fonctionnement des organes de gestion et
d’administration de l’institut national de recherche en sciences de l’ingénieur, innovation
et technologie sont fixés par des statuts approuvés par décret en Conseil des ministres.
Lire :
Les attributions, l’organisation et le fonctionnement des organes d’administration et de
gestion de l’institut national de recherche en sciences de l’ingénieur, innovation et
technologie sont fixés par des statuts approuvés par décret en Conseil des ministres.
III- 2- AMENDEMENTS DE LA COMMISSION
A l’article 4, cinquième tiret :
Au lieu de :
- contribuer à la formation et à la recherche par la recherche ;
Lire :
- contribuer à la formation à la recherche par la recherche ;
A l’article 6:
Au lieu de :
« L’institut national de recherche en sciences de l’ingénieur, innovation et technologie
est administré par un comité de direction et géré par une direction générale.
Le directeur général de l’institut national de recherche en sciences de l’ingénieur,
innovation et technologie est nommé par décret en Conseil des ministres. »
Lire :
« L’institut national de recherche en sciences de l’ingénieur, innovation et technologie
est administré par un comité de direction et géré par une direction générale.
La direction générale de L’institut national de recherche en sciences de l’ingénieur,
innovation et technologie est animée par un directeur général nommé par décret en
Conseil des ministres. »
SENAT/3ème législature/ 7ème Session Ordinaire Budgétaire du 15 Octobre au 23 Décembre 2019/ Rapport N° 5 de la Commission Education, Culture, Science,
Information et Technologie sur le projet de loi portant création de l’Institut National de Recherche en Science de l’Ingénieur, Innovation et Technologie. 15
CONCLUSION
Au terme des débats sur le projet de loi portant création de Institut National de
Recherche en Sciences de l’Ingénieur, Innovation et Technologie, les Vénérables
Sénateurs membres de la Commission Éducation, Culture, Science, Information et
Technologie du Sénat, après avoir examiné le rapport de l’Assemblée Nationale, ont
adopté à l’unanimité et avec amendements ledit projet de loi et le présent rapport.
Le vote a donné les résultats suivants :
Inscrits : 11
Présents : 09
Votants : 09
Excusés : 02
Pour : 09
Contre : 00
Abstention : 00
En conséquence, la Commission Education, Culture, Science, Information et Technologie
invite la plénière du Sénat à faire autant.
Fait à Brazzaville, le 16 Décembre 2019
La Commission
SENAT/3ème législature/ 7ème Session Ordinaire Budgétaire du 15 Octobre au 23 Décembre 2019/ Rapport N° 5 de la Commission Education, Culture, Science,
Information et Technologie sur le projet de loi portant création de l’Institut National de Recherche en Science de l’Ingénieur, Innovation et Technologie. 16