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Définition de la chimie clinique

Le cours de Chimie Clinique, dirigé par Isabelle Stainier, vise à enseigner les paramètres couramment dosés en laboratoire, en les plaçant dans un contexte physiopathologique. Il couvre des sujets tels que le sang, l'équilibre hydroélectrique et les méthodes de dosage, incluant des techniques comme la spectrophotométrie et les immunoessais. Le cours de 24 heures est évalué par un examen écrit intégré avec le cours de Physiopathologie.

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Définition de la chimie clinique

Le cours de Chimie Clinique, dirigé par Isabelle Stainier, vise à enseigner les paramètres couramment dosés en laboratoire, en les plaçant dans un contexte physiopathologique. Il couvre des sujets tels que le sang, l'équilibre hydroélectrique et les méthodes de dosage, incluant des techniques comme la spectrophotométrie et les immunoessais. Le cours de 24 heures est évalué par un examen écrit intégré avec le cours de Physiopathologie.

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Chimie Clinique

2.20.2

Enseignante: Isabelle Stainier


Section Technologue de Laboratoire Médical/ BLOC2
• Objectifs
Ce cours a pour objectif de définir certains paramètres
couramment dosés dans un laboratoire de chimie
clinique (types d’échantillons, indications du dosage,
OBJECTIFS, principe des méthodes et des appareils utilisés) en le
replaçant dans un contexte physiopathologique. Les
ORGANISATION, paramètres définissant les qualités d’un dosage seront
ÉVALUATION ET également abordés.
CONTENU
• Organisation et évaluation
Ce cours de 24 heures est évalué par un examen écrit
(évaluation intégrée avec le cours de Physiopathologie)

2
CONTENU DU COURS

 Chapitre 1 – Introduction et définition


 Chapitre 2 – Le sang
 Chapitre 3 – Equilibre hydroélectrique
 Chapitre 4 – Equilibre acido-basique
 Chapitre 5 – Métabolisme
phosphocalcique
 Chapitre 6 – Métabolisme du fer
 Chapitre 7 – Métabolisme des glucides

3
Chapitre I:
Introduction et
définitions

4
Définitions &
Abréviations

5
Définitions
• Chimie clinique: application au diagnostic et au suivi des patients de
l’analyse qualitative et quantitative des constituants chimiques de différents
compartiments de l’organisme

• Champs d’application : diagnostic, suivi, épidémiologie, toxicologie

• Echantillons utilisés ?
Abréviations conventionnelles
• sang: …
• plasma: …
• sérum: …
• urine: …
• fèces ou selles: …
• liquide céphalo-rachidien: …
• hémoglobine: …
• érythrocyte: …
• expectoration: …

7
I.2. Abréviations conventionnelles
• sang: Sg
• plasma: P
• sérum: S
• urine: U
• fèces ou selles: F
• liquide céphalo-rachidien: LCR
• hémoglobine: Hb
• érythrocyte: Ery ; GR
• expectoration: Ex

8
Organisation du laboratoire
• L’examen biologique n’est pas seulement une analyse mais représente un
ensemble complexe d’étapes qui, du prélèvement au compte rendu final,
nécessite une surveillance permanente.

• Cette production de résultats est issue de trois étapes successives:


 La phase pré-analytique: correspond au prélèvement, au contact du
patient; elle se poursuit par le transport et la réception du prélèvement par
le laboratoire
 La phase analytique: étape technique proprement dite avec tous les
éléments du traitement de l’échantillon
 La phase post-analytique: qui consiste à valider les résultats bruts, à les
analyser dans leur cohérence et à les présenter dans une forme permettant
une bonne interprétation par le prescripteur

 Chaque étape de ce processus analytique est l’objet de contrôle qui


contribuent à une assurance qualité

9
Les
prélèvements

10
La procédure de prélèvement
La procédure de recueil du prélèvement doit tenir compte de trois types de paramètres:
Etat physiologique Age, sexe, taille poids
Jeûne, stress, activité physique, tabagisme
Sujet

Grossesse, ménopause, lactation


Position Debout/couchée
Rythmes Circadien, hebdomadaire, mensuel
Métabolisme in vitro, dégradation
Constituants

Sensibilité aux agents extérieurs Lumière


Variation de température
Effecteurs Analogues structuraux
Médicaments
Plasma/sérum, urine, LCR, ponction veineuse/artérielle, ponction avec ou
Spécimen sans garrot

11
Paramètres liés au constituant dosé
Certains points relèvent d’une attention particulière:
 Il faut éviter sa dégradation soit en utilisant un agent conservateur, soit en respectant la chaîne
du froid
 Faire attention à l’hémolyse pour les prélèvements sanguins
 Tenir compte des rapports des concentrations de quelques constituants des érythrocytes par
rapport au sérum

Source:Valdiguié, P. Biochimie clinique, Editons Médicales Internationales, ISBN2-7430-0415-0.

12
Pendant et après le prélèvement…
 Une analyse sanguine nécessite 50 à 200 µL
d’échantillon
 Prélèvement d’autant de fois ce volume que
de paramètres à doser + 1 mL pour tenir
compte des contrôles et des volumes morts

 La durée de conservation doit être réduite au


maximum avant de réaliser l’/les analyse(s)

 La durée de conservation dépend de la température


à laquelle est maintenu le prélèvement

13
Source:Valdiguié, P. Biochimie clinique, Editons Médicales Internationales, ISBN2-7430-0415-0. 14
Les Méthodes
de Dosage

15
Méthodes basées sur l’absorption de la
lumière
 Spectrophotométrie dans l’UV
 mesure de protéines à 280 nm
 mesure de nicotinamide adénine dinucléotide (NADH*) à 340 nm

 Spectrophotométrie dans le visible (colorimétrie): +++


 dosage du glucose par la glucose oxydase
 dosage du calcium
 dosage du fer

* Élément central dans la production d’énergie cellulaire, au même titre d'ailleurs que la coenzyme Q10
(ubiquinol), le NADH participe à la respiration cellulaire et donc à la production d’énergie par les mitochondries. Il
joue aussi un rôle essentiel dans le cerveau où il stimule la biosynthèse de nombreux neuromédiateurs

16
Rappel sur la fluorescence
 Un rayon de lumière (UV ou laser) est capable d’exciter les
électrons des molécules à l’issu de quoi, ces dernières
émettent un rayon lumineux visible ou invisible
 De manière générale, une molécule, à l’état excité, restitue
son énergie sous différentes formes:
 La plupart du temps : chaleurs, déformation,…
 Dans le cas des molécules « rigides » (ex: composé organique ou
minéral): pas de possibilité de dissiper l’énergie  émission d’une
radiation lumineuse = fluorescence

 NB : Lorsqu’il existe un temps de latence entre le moment où


la molécule se trouve à l’état excité et l’émission de la
radiation lumineuse = phosphorescence

PPT - La fluorescence PowerPoint Presentation, free download - ID:1272173 ([Link]) 17


La spectroscopie de fluorescence
 La spectroscopie de fluorescence, aussi appelée fluorimétrie ou
spectrofluorimétrie, est un type de spectroscopie qui analyse la
fluorescence d'un échantillon (Ex: Immunoessais)
 Le principe de cette méthode est le suivant:
 la lumière émise par la source traverse le monochromateur d’excitation afin de
sélectionner une bande fine de longueur d’onde que l’on a choisie pour exciter la
molécule d’intérêt.
 La fluorescence émise par l’échantillon est recueillie perpendiculairement au
faisceau incident (observation sous un angle de 90° ou 135°) afin de différencier la
lumière fluorescente de la lumière transmise
 Le monochromateur d’émission permet de sélectionner la longueur d’onde de
mesure et la radiation sélectionnée atteint ensuite le détecteur.

 Dans ce type de méthode, il faut utiliser des cellules de mesure en quartz


transparentes sur les 4 faces.
pharm2an16_chimie_anal_spectrofluorimetrie.pdf ([Link])

 La mesure de l’intensité de lumière fluorescente émise (IF ) par la substance


à examiner sera comparée à celle émise par un étalon déterminé
Vidéo: Fluorimétrie Principe et dosage ([Link])
18
Autres méthodes de dosage
 Méthodes basées sur l’absorption ou l’émission atomiques:
 Dans la spectrophotométrie d’absorption atomique, un rayonnement électromagnétique monochromatique est envoyé sur
la population d’atomes à doser mis à l’état de vapeur (nébulisateur). Ces atomes vont absorber une partie du rayonnement
(photons), et pourront être ainsi dosés  l’absorbance est proportionnelle à la quantité d’atomes de l’élément à doser
 dosage de Ca, Mg, Fe, Cu, Zn, Pb, Al, Hg, …
• Dans la spectrophotométrie d’émission atomique, on mesure l’émission d’un rayonnement électromagnétique (UV ou
visible )due à la désexcitation d’atomes qui ont été excités par l’énergie apportée par le transfert à une température très
élevée (introduction de l’échantillon dans une flamme ou un plasma). La mesure quantitative de l’émission permet des
dosages.
 dosage de Na, K, Li, …
• Ces méthodes sont concurrencées par l’électrochimie

 Méthodes électrochimiques (dosage des électrolytes):


• mesure du potentiel électrochimique à l’interface de l’électrode (échanges d’énergie électrique entre un électrolyte et des
électrodes)
 dosage de Na+, K+, Cl-, Ca++, HCO3-, …

19
Immunoessais
Les Immunoessais consistent à réaliser le dosage de protéines spécifiques à l’aide d’anticorps:

Sans marqueur Avec marqueur


 observation directe des  observation des effets de la
effets de la réaction Ac/Ag réaction Ac/Ag via un
marquage direct ou indirect
• néphélémétrie des Ag ou Ac
• turbidimétrie
• immunodiffusion • ELISA (Enzyme Linked
• électro-immunodiffusion Immunosorbant Assay):
• immunofixation competition, sandwich

20
La néphélémétrie: Principe
La néphélémétrie:
 phénomène de diffusion de la lumière dans un milieu trouble,
du fait de la précipitation antigène-anticorps
 évaluation de la diffusion de la lumière sur les particules du
milieu trouble  dépend de:
la taille des particules
leur indice de réfraction
la longueur d’onde de la radiation incidente émise ou non par un
laser

 la lumière diffusée étant mesurée dans une direction différente


de celle de la lumière incidente, avec un angle variable selon les
appareils du commerce
 plutôt adapté aux échantillons à « faible » turbidité

21
La néphélémétrie: méthode de dosage
La néphélémétrie est employée comme méthode de dosage via l’observation directe des effets
de la réaction Ac/Ag  Précipitation

Source: [Link]

22
La turbidimétrie: Principe
La turbidimétrie:
 phénomène de diffusion de la lumière dans un milieu
trouble, du fait de la précipitation antigène-anticorps
 évaluation de la diminution d’intensité de la lumière
incidente lorsqu’elle traverse le milieu trouble. plutôt adapté
aux échantillons à « forte » turbidité
 la lumière transmise étant mesurée dans la même direction
que la lumière incidente  la mesure porte sur l'intensité du
rayon lumineux traversant l'échantillon à 180° de la source
lumineuse incidente
 effectuée par la plupart des automates de biochimie

23
La turbidimétrie: méthode de dosage
La turbidimétrie est également employée comme méthode de dosage via l’observation directe
des effets de la réaction Ac/Ag  Précipitation

Source: [Link]

24
Les techniques
d’agglutination
D’autres techniques d’immunoessais (réaction Ag/Ac
entraînant une précipitation) sans marquage sont les tests
d’agglutination

Exemples:
• groupages sanguins
• sérogroupages bactériens ou viraux
• recherche d’anticorps
• diagnostic syphillis
• …

25
Immunoessais avec marqueurs
Marquage direct:
 marquage direct des anticorps ou antigènes de la réaction Ac-Ag

Marquage indirect:
les anticorps marqués sont dirigés contre les anticorps de la réaction Ac/Ag

26
Deux méthodologies…
 Les techniques par compétition

 Les techniques en sandwich

27
Immunoessais par
compétition
 Des antigènes marqués et non marqués (à
doser) entrent en compétition vis-à-vis d’un
nombre limité d’anticorps

 Quand l’équilibre est atteint, le pourcentage


de marqueur lié est inversement
proportionnel à la concentration de
substance non marquée que l’on veut doser

28
Immunoessais par compétition: principe
Y Anticorps
Antigène à doser
Antigène marqué

YYY

YYY
YY Y

YY Y
YYYY YYYY
Dans un échantillon qui ne contient pas Dans un échantillon qui contient
l’antigène à doser, le signal mesuré l’antigène à doser, le signal mesuré
(marqueur lié) sera important. (marqueur lié) sera moins important.

29
Immunoessais par compétition: interprétation

Le signal est
inversement
proportionnel à la
concentration de
l’antigène dosé

30
Immunoessais par compétition: séparation des
complexes Ac-Ag* / Ag* libres

Les méthodes de séparation des complexes Ac-Ag* / Ag*


libres:

 piéger les Ag libres par le charbon activé  mesure de la


quantité de traceur dans le surnageant
 précipiter les complexes Ag-Ac (éthanol, sulfate
d’ammonium, …)  mesure de la quantité de traceur dans
le précipité

31
Immunoessais par compétition:
conditions de travail

 Excès d’antigène marqué


 Anticorps en quantité fixe et définie
 Anticorps et antigène univalent
 Antigène à doser et antigène marqué: même immunoréactivité

32
Rappel: types d’antigènes
1. Antigène univalent et unidéterminé: un seul épitope à la surface capable de se lier à un anticorps
2. Antigène multivalent et unidéterminé: au moins deux épitopes du même type sur une molécule
d’antigène
3. Antigène multidéterminé et univalent: plusieurs épitopes de différents types mais seulement un
de chaque type sur une molécule d’antigène
4. Antigène multidéterminé et multivalent: plusieurs épitopes de différents types et plus d’un
épitope de chaque type par molécule d’antigène

A B C D
33
Immunoessai par compétition:
Méthodologie (1/2)

 L’anticorps est immobilisé


 Une quantité limitée d’anticorps est utilisée
(insuffisante pour lier toutes les molécules
d’antigène)
L’ échantillon contenant une quantité inconnue
d’antigène est mélangé avec une quantité fixe et
connue d’antigènes marqués

Source: [Link]

34
Immunoessai par compétition:
Méthodologie (2/2)

 L’antigène à doser et l’antigène marqué sont en


compétition pour un nombre limité de sites anticorps
 La concentration de l’antigène à doser peut être
déterminée à partir de la proportion de l’antigène
marqué lié à l’anticorps ou de la proportion qui
demeure libre en solution
 Pour des résultats quantitatifs, il est essentiel de
garder le rapport d’anticorps (réactif limitant) à
antigène marqué constant

Source: [Link]

35
Immunoessai par compétition:
Avantages & Inconvénients

Avantages Inconvénients
 Cette méthode permet le dosage  Le marquage de l’antigène difficile
des antigènes de faible poids La précision aux deux extrémités de
moléculaire (hormones stéroïdes par la droite est mauvaise
exemple)
Il y a de faibles signaux émis par le
traceur
 La réalisation du blanc parfois
difficile

36
Immunoessai en
sandwich
 L’analyte à doser se lie aux anticorps de
capture en excès fixés sur le support solide
(tube,billes de verre, particules magnétiques,
puits d’une plaque, …)
 L’anticorps de révélation marqué et en excès
est ajouté au milieu et se lie à l’antigène déjà
fixé sur le premier anticorps l’analyte se
retrouve en sandwich entre les deux
anticorps
 Elimination (lavages) de l’excès d’anticorps
marqué et mesure du signal qui augmente
avec la concentration de l‘antigène à doser 
le signal est directement proportionnel à la
concentration en analyte à doser

37
Immunoessai en sandwich: principe

Y Y
Anticorps de capture
Antigène à doser
Anticorps de révélation marqué

YY Y Y
YY Y Y
Y
YY Y Y
Y

YY Y Y
YY Y Y

YY
Une faible concentration en Une haute concentration en
molécule à doser donnera un molécule à doser donnera un
faible signal dans le puit. haut signal dans le puit.
38
Immunoessai en sandwich:
interprétation

Le signal est proportionnel


à la concentration de
l’antigène à doser

39
Immunoessai en sandwich:
conditions de travail

 Les anticorps de capture et de révélation


sont en excès
 Présence d’au moins deux déterminants
antigéniques sur l’antigène à doser
 Utilisation d’anticorps de forte affinité
conduisant à l’irréversibilité de la réaction

40
Immunoessai en sandwich:
méthodologie
L’antigène à doser est incubé en
présence d’un excès d’anticorps de
capture  toutes les molécules
d’antigène se lient mais tous les sites
anticorps ne sont pas occupés

Un deuxième anticorps, de révélation,


marqué, est ajouté et se lie à un autre
épitope de l’antigène  formation d’un
complexe sandwich
Source: [Link]

41
Immunoessai en sandwich:
Avantages & Inconvénients

Avantages Inconvénients
 Sensibilité accrue par la présence  Interférence due aux anticorps
d’anticorps en excès hétérophiles (anticorps humains
capables de réagir avec les anticorps
Réalisation du blanc facile animaux)
 Effet crochet pour les
concentrations élevées

42
Inconvénients - interférence due aux
anticorps hétérophiles

Ces anticorps apparaissent dans diverses


circonstances: sujets en contact avec
des animaux, administrations
d’anticorps à des fins diagnostiques ou
thérapeutiques, …

Source: [Link]
807042-methodes-dosage-immunologique/

43
Inconvénients - effet crochet pour les
concentrations élevées

Les réactions antigènes-anticorps - ppt télécharger ([Link]) 44


Les marqueurs employés
en immunoessais
Les marqueurs utilisés dans les
immunoessais peuvent être de différentes
natures:
 Radio-isotopes
 Enzymes
 Fluorochromes
 Substances chémiluminescentes

45
Utilisation des différents marqueurs

46
Marqueurs: radioisotopes
Avantages:
faible encombrement stérique
méthode rapide, reproductible et précise

Inconvénient
matériel radioactif

Applications
dosages hormonaux
dosages d’anticorps dans le sérum

47
Marqueurs: Enzymes
 L’enzyme est utilisée comme marqueur par association à l’aide de liaisons covalentes ou non
avec l’antigène ou l’anticorps
 L’agent de couplage entre l’enzyme et l’antigène ou l’anticorps ne doit pas modifier de façon
notable l’activité de l’un ou de l’autre
Il existe plusieurs méthodes de couplage:
 couplage par le glutaraldéhyde: aldéhyde dont les fonctions CHO se lient aux groupements aminés
des lysines de l’enzyme, de l’anticorps ou de l’antigène

 couplage par le système avidine-biotine qui ont une affinité naturelle entre elles

48
Marqueurs: Enzymes - Exemples
Les enzymes utilisés comme marqueurs dans les immunoessais sont par exemple:

 la phosphatase alcaline d’Escherichia coli : substrat habituel: paranitrophényl


phosphate (PNPP) qui donne le paranitrophénol (PNP) coloré en jaune et révélé
par colorimétrie à 405 nm
 la galactosidase: son substrat est le galactoside, transformé en 2-nitrophénol
coloré en jaune et révélé par colorimétrie
 la glucose-6-phosphate déshydrogénase: substrat: glucose-6-phosphate et NAD+
(nicotinamide adénine dinucléotide) pour libérer NADH+H+, révélé par
spectrophotométrie à 340 nm (UV)
 la peroxydase de Raifort:

49
Marqueurs: Enzymes – Avantages &
Inconvénients
Avantages:
pas de risques liés à la radioactivité
automatisable
utilisation +++

Inconvénients:
dépend des conditions opératoires
signal faible

50
Marqueurs: fluorochromes
 Exemples:
• isothiocyanate de fluorescéine (fluorescence verte)
• phycoérythrine (fluorescence rouge)
• isothiocyanate de rhodamine (fluorescence rouge orangée)
• rouge Texas (fluorescence rouge orangée)

 Méthodes de marquage:
Ces fluorochromes se couplent spontanément aux protéines à pH
alcalin grâce à leur fonction isothiocyanate ou acide sulfonique

 Avantages:
• marquage facile
• traceur stable

51
Marqueurs:
substances chémiluminescentes
 Ces substances émettent de la lumière après absorption
d’énergie chimique. Détection par luminométrie

 Exemples: phtalhydrazides (luminol, isoluminol et dérivés),


esters d’acridium
 Avantages:
 stabilité
 signal très spécifique
 acquisition rapide du signal

Inconvénients:
 nécessité de posséder un luminomètre
 signal souvent fugace  imprécision de la mesure
 atténuation (quenching) possible

52
Les méthodes de séparation

 Electrophorèse, électrophorèse capillaire


 Chromatographie
 Isoélectrofocalisation (IEF)
 Précipitation sélective et centrifugation

53
Electrophorèse capillaire
Méthode de séparation de molécules chargées sous l’influence d’un champ électrique en fonction
de leur mobilité électrophorétique.

NUS Chem Emelyn Tan. 2 oct. 2015. Capillary Electrophoresis .[Link]

54
Chromatographie

 La chromatographie est une méthode basée sur


les différences d’affinité des molécules d’un
mélange entre:
◦ une phase mobile
◦ une phase stationnaire

 Les composés du mélange ont une vitesse de


migration spécifique → séparation en
différentes fractions récoltées

55
Qualités
d’un dosage

56
Exactitude/justesse: définition
Exactitude (accuracy ou justesse):
 Accord entre la meilleure valeur estimée de la quantité
mesurée et la valeur vraie  bonne exactitude si résultat
mesuré = résultat vrai
 La meilleure valeur estimée peut être la moyenne des
résultats de mesures répétées
 La valeur vraie est la valeur obtenue avec une technique de
référence

57
Influences des erreurs systématiques sur
l’exactitude
 Tous les résultats sont affectés d’erreurs systématiques/biais dans le même sens par rapport à la
valeur attendue
 Erreurs systématiques relatives, le biais est fonction de l’analyse effectuée et dépend de diverses
variables:
 erreur sur la concentration de l’étalon
 erreur sur les mesures de volume (réactif ou échantillon)
 décalage de la longueur d’onde du spectrophotomètre
 récupération imparfaite lors de l’extraction
 Erreurs systématiques constantes, le biais est indépendant de l’analyse:
 existence d’un trouble non compensé par la soustraction du blanc
 Ces erreurs s’ajoutent et contribuent à une erreur totale, cette somme pouvant être favorable
(erreurs qui se compensent) ou défavorable (erreurs qui se cumulent)
 Ces erreurs doivent rester dans des limites d’acceptabilité spécifiques

58
Calcul du biais relatif
 Le degré d’inexactitude relatif ou biais relatif (%) =

Où est la valeur certifiée (« vraie ») et est la moyenne des valeurs mesurées sur un
même échantillon par la méthode de dosage
On considérera qu’une méthode est juste si le biais relatif est < 1%

 Différence entre exactitude et justesse:


• exactitude: biais non relatif sur une seule mesure
• justesse: biais relatif à partir de la moyenne des mesures

59
Précision: définition
 La précision est l’accord, la similitude entre des mesures
répétées sur un même échantillon
 l’imprécision caractérise la dispersion des valeurs obtenues
lors de mesures répétées de ce même échantillon. Elle peut
être quantifiée par l’écart-type ou par le coefficient de
variation
 Si plus de 30 mesures sont effectuées, leur dispersion suit
une loi normale (courbe de Gauss)
 OK si faible dispersion des résultats (mesure répétée)

60
Influences des erreurs aléatoires sur la
précision
 La précision est influencée par les erreurs aléatoires qui affectent
tous les échantillons en plus ou en moins, avec une amplitude
variable d’un échantillon à l’autre
 Erreurs aléatoires relatives: l’amplitude maximale de l’erreur est
fonction de l’analyse
 instabilité du système photométrique
 instabilité du système de thermostatisation
 incertitude sur la mesure des volumes de l’échantillon ou du
réactif
 Erreurs aléatoires constantes: l’amplitude maximale de l’erreur
est constante qu’elle que soit l’analyse
 incertitude sur la détermination du point d’équivalence lors
de titrage
61
Calcul: évaluation de la précision
 La précision est déterminée par le coefficient de variation (CV):

Où S est l’écart-type et est la moyenne des valeurs mesurées sur un même échantillon par la
méthode de dosage
 Précision ou reproductibilité intra-sérielle ou répétabilité:
on mesure n fois l’échantillon dans la même série (même méthode, dans le même laboratoire, par le même
opérateur utilisant le même équipement et pendant un court intervalle de temps)
calcul du CV
 Précision ou reproductibilité inter-sérielle:
Le même échantillon est mesuré dans des séries différentes (même méthode mais différents laboratoires,
différents opérateurs utilisant des équipement différents)
calcul du CV

62
En résumé:

Exactitude
vs Précision

63
Les 4 dosages ci-dessous sont-ils précis et justes ?

1 2

3 4

64
Les 4 dosages ci-dessous sont-ils précis et justes ?

1 2

Précis et juste Précis mais pas juste

3 4

Non précis mais juste Ni précis, ni juste


65
Valeurs de référence (normales)
Elles correspondent à la moyenne ± 2 S (population normale, N ≥ 30)  inclut 95,5% des cas

66
Limite de détection et sensibilité
 La limite de détection (ou détectabilité) d'une méthode est la plus basse concentration pour
un composé, analysé dans une matrice réelle, qui, lorsque traité à travers toutes les étapes
d'une méthode complète, produit un signal détectable avec une fiabilité définie, statistiquement
différent de celui produit par un « blanc » dans les mêmes conditions (bruit de fond)

 La sensibilité d’une méthode est le rapport entre l’intensité du signal et la quantité du


paramètre mesuré (analyte)  pente de la fonction d’étalonnage:

67
Sensibilité d’une méthode

68
Spécificité
La spécificité d’une méthode est la propriété que présente une méthode analytique de pouvoir
détecter/doser l’analyte désiré, et seulement celui-ci, même si des substances de structure
proche se trouvent en quantité importante dans l’échantillon à doser
Elle est déterminée pour les méthodes enzymatiques ou immunologiques

69
Etalonnage
L’étalonnage est la relation de proportionnalité entre le signal (y) et la
concentration (x)
Celle-ci est souvent linéaire jusqu’à la limite de linéarité (Cm) (limite de
validité de la relation linéaire des valeurs théoriques aux valeurs
observées)
On distingue 2 types d’étalons:
 Etalon primaire (standard primaire): par exemple
• substance pure en solution
• étalon de Na+ = solution de NaCl 0,14 M
• étalon de glucose

 Etalon secondaire (standard secondaire): par exemple


• sérum étalon liquide ou lyophilisé

70
Expression des résultats
 Valeur numérique avec maximum deux chiffres après la virgule

 Les éléments nécessaires pour décrire la valeur biologique d’un sujet à l’aide d’une quantité
sont repris dans le tableau

Source:Valdiguié, P. Biochimie clinique, Editons Médicales Internationales, ISBN2-7430-0415-0.

71
Contrôles de
qualité

72
Contrôles de qualité internes
 Les contrôles sont des « matériaux » semblables à celui du patient, idéalement fabriqué à
partir de sérum humain
 Ils peuvent être liquides ou lyophilisés
 Ils se composent d’un ou plusieurs constituants de concentration connue  il existe des
contrôles normaux, bas ou élevés
 Les bonnes pratiques de laboratoire exigent l’analyse des contrôles normaux et anormaux pour
chaque test au moins quotidiennement afin de surveiller le processus analytique
 Un dosage régulier des contrôles permet l’élaboration d’une base de données de CQ que le
laboratoire utilise afin de valider les résultats de patients --> permet de définir des limites
d’acceptabilité des valeurs de CQ

73
• Dosage régulier de contrôles de qualité:

Votre avis sur ce tableau ?

74
• Dosage régulier de contrôles de qualité:

Le laboratoire ne doit rendre aucun résultat de patients avec un


potassium anormalement élevé avant la résolution de l’erreur et un
nouveau test de ces échantillons.
75
Contrôles de
qualité externes
Dosage effectué sur échantillon inconnu
 obligatoire dans le cadre de
l’accréditation  attestation remise par
une tierce partie, ayant rapport à un
organisme d’évaluation de la conformité
tel qu’un laboratoire d’analyses médicales
 légal 4 fois par an (Institut de Santé
Publique) ou abonnement à un contrôle
international (tous les 15 jours)

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