Chapitre 2
FONCTIONS NUMÉRIQUES D’UNE VARIABLE RÉELLE
1 - Définition :
Une fonction numérique d’une variable réelle x est une relation de E dans F
qui à un nombre réel x de E associe au plus un unique nombre réel y de F noté f(x).
On écrit alors :
E est appelé ensemble de départ dont les éléments sont des antécédents et F est appelé
ensemble d’arrivée dont les éléments sont des images.
Lorsque E et F sont des ensembles de nombres réels, on parle de fonction numérique à
variable réelle. C’est-à-dire, nous appelons fonction numérique d’une variable réelle toute
fonction f de ℝ dans ℝ.
On notera généralement : x l’antécédent et y l’image ; f la fonction.
x y f x
Attention : Il faut faire la différence entre la fonction f qui représente une
relation et f ( x ) qui représente l’image de x par f qui est un nombre réel.
2- Domaine de définition ou Ensemble de défintion ou Intervalle de définition :
Le domaine de définition d’une fonction est l’ensemble des valeurs de x pour lesquelles la
fonction f(x) est définie et calculable dans ℝ.
D f x E y F : y f x
Le mot défini signifie déterminé. Le mot indéfini signifie infini.
Rechercher l'ensemble de définition d'une fonction c'est déterminer le domaine
(resp. l'intervalle) à l'intérieur duquel cette fonction n'admet que des valeurs finies.
Mode de détermination de l'ensemble de définition
Soient P (x) et Q (x) deux fonctions numériques.
1er cas : fonction du type : f (x) = an xn + an−1 xn−1 + · · · + a2 x2 + a1 x + a0
Avec ai ∈ R où i = 1, n et an 6= 0
=⇒ f est définie pour tout x ∈ R. C’est-à-dire, f est définie sur R.
Df = R = ]−∞; +∞[
(Les fonctions polynômes ont pour domaine de définition R)
Exemple : Soit f (x) = x2 − 5x − 6.
f est une fonction polynôme.
Donc Df = R = ]−∞; +∞[
P (x) p
2ème cas : fonction du type Q(x) 3ème cas : fonction du type f (x) = Q (x)
=⇒ f est définie pour tout Q (x) 6= 0. =⇒ f est définie pour tout Q (x) ≥ 0.
Df = {x ∈ R/Q (x) ≥ 0}
Df = {x ∈ R/Q (x) 6= 0}
-1-
3 - Limites
3 Opérations sur les limites
Les tableaux suivants permettent de connaître, dans les mêmes conditions, le compor-
tement des fonctions f (x) + g (x), f (x) .g (x) et fg(x)
(x)
. Nous admettons ces théorèmes sans
démonstration.
CAS DES FORMES NON INDÉTERMINÉES
3-1.1 Limites d’une somme
lim [f (x) + g (x)] = lim f (x) + lim g (x)
x→x0 x→x0 x→x0
(La limite d’une somme est égale à la somme des limites).
Si lim f (x) = et si lim g (x) = alors lim [f (x) + g (x)] =
x→x0 x→x0 x→x0
0
` ` ` + `0
` +∞ +∞
` −∞ −∞
+∞ +∞ +∞
−∞ −∞ −∞
+∞ −∞ Forme indéterminée.
Voici, par exemple, comment il se lit :
• Si f (x) tend vers l et si g (x) tend vers `0 , alors f (x) + g (x) tend vers ` + `0 .
(La limite d’une somme est égale à la somme des limites).
• Si f (x) tend vers ` et si g (x) tend vers +∞, alors f (x) + g (x) tend vers +∞.
• Si f (x) tend vers ` et si g (x) tend vers −∞, alors f (x) + g (x) tend vers −∞.
3-1.2 Limites d’un produit
Si f a pour limite l l,0 0 ∞
Si g a pour limite l0 ∞ ∞ ∞
alors f × g a pour limite l × l0 ∞ F. ind. ∞
3-1.3 Limites d’un quotient
Si f a pour limite l l,0 0 l ∞ ∞
Si g a pour limite 0
l ,0 0 0 ∞ l ∞
f l
alors a pour limite ∞ F. ind. 0 ∞ F. ind.
g l0
CAS DES FORMES INDÉTERMINÉES
Formes indéterminées :
Somme +∞ − ∞ ou −∞ + ∞
Produit 0 × (±∞) ou (±∞) × 0
0 ∞
Quotient ou
0 ∞
Remarque :
Si l’une de ces formes indéterminées apparaît dans un calcul de limite, on doit lever
l’indétermination en transformant l’expression de la fonction de façon à avoir une
expression plus simple ou à faire apparaître des limites de référence. Pour ce faire, on peut
recourir à des astuces de calcul comme la factorisation, la simplification, le développement,
le produit par quantité conjuguée, le changement des variables, l’utilisation des théorèmes, . .
-2-
4-Techniques pour lever l’indétermination
Théorème 1 : Limite d’un polynôme lorsque x tend vers l’infini
La limite d’un polynôme lorsque x tend vers l’infini est égale à la limite de son
monôme du plus haut degré.
Exemples
• Le polynôme 4x3 + 2x2 − 5 a la même limite en l’infini que 4x3 : c’est à dire +∞ si x
tend vers +∞ et −∞ si x tend vers −∞.
• Le polynôme 2x4 + 3x2 + x − 1 admet la même limite que le monôme 2x4 en l’infini :
c’est à dire +∞ aussi bien lorsque x tend vers +∞ ou vers −∞.
Théorème 2 : Limite d’un rapport de 2 polynômes lorsque x tend vers l’infini.
P (x)
La limite d’un rapport de deux polynômes Q(x) lorsque x tend vers l’infini est égale à la
limite du rapport des monômes du plus haut degré respectivement de P (x) et de Q (x).
Exemples
2 +4x−5 3x2
• L’expression 3x
2x2 −3x+7
admet la même limite que 2x 3
2 , soit 2 lorsque x tend vers +∞ ou
vers −∞.
5 +5x+10 5
• L’expression −3x
x2 −x3 −x−4
admet la même limite que −3x
−x3
, soit la même limite que 3x2 :
c’est à dire +∞ lorsque x tend vers +∞ ou vers −∞.
4.1 Forme indéterminée « 0
0 » (rapport de 2 polynômes)
P (x)
Si un rapport Q(x) de deux polynômes se présente sous la forme indéterminée « 00 »,
lorsque x tend vers une constante a, on peut lever cette indétermination en factorisant P (x)
et Q (x) par (x − a).
x2 +5x−6
Exemple 6. Considérons l’expression R (x) = x2 +x−2
.
0
R (x) se présente sous la forme indéterminée « 0
» lorsque x tend vers 1.
On peut alors factoriser chacun des trinômes x + 5x − 6 et x2 + x − 2 par (x − 1).
2
x2 + 5x − 6 = (x − 1) (x + 6) et x2 + x − 2 = (x − 1) (x + 2)
x2 + 5x − 6 (x − 1) (x + 6) x+6
R (x) = 2
= = x+2
x +x−2 (x − 1) (x + 2)
x+6 7
R (x) admet alors la même limite que x+2
lorsque x tend vers 1, soit 3
7
lim R (x) =
x→1 3
4.2 Forme indéterminée « 0
0 » (expressions irrationnelles)
Qu’appelle-t-on expression conjuguée ?
Expressions
√ Expressions √conjuguées
A
√+ B √− B
A
√ A +√B √ A −√B
A+ B A− B
On notera que le produit d’une expression par sa conjuguée représente une identité re-
marquable de la forme : (X + Y ) (X − Y ) = X 2 − Y 2 .
√ √ √ √
Ainsi A+ B A − B = A − B.
Généralement, lorsque une expression irrationnelle se présente sous la forme
indéterminée « 00 », on peut lever l’indétermination en utilisant l’expression
conjuguée de l’expression irrationnelle.
-3-
√
x+6−3 0
Exemple L’expression J (x) = √2x−5−1 se présente sous la forme indéterminée « 0
»
lorsque x tend vers 3.
Pour lever l’indétermination, on multiplie les deux termes de cette expression par le pro-
duit de l’expression conjugué
√e du numérateur
√ et de l’expression
conjuguée du dénominateur
qui sont respectivement : x + 6 + 3 et 2x − 5 + 1 .
On obtient :
√ √ √ √
x+6−3 x+6+3 2x − 5 + 1 [(x + 6) − 9] 2x − 5 + 1
J (x) = √ √ √ = √
2x − 5 − 1 2x − 5 + 1 x+6+3 [(2x − 5) − 1] x + 6 + 3
√ √ √
(x − 3) 2x − 5 + 1 (x − 3) 2x − 5 + 1 1 2x − 5 + 1
= √ = √ = × √
(2x − 6) x + 6 + 3 2 (x − 3) x + 6 + 3 2 x+6+3
√ √ √ !
1 2x − 5 + 1 1 2x − 5 + 1 1 1+1 1 2 1
lim J (x) = lim × √ = lim √ = √ = × =
x→3 x→3 2 x+6+3 2 x→3 x+6+3 2 9+3 2 6 6
4.3 Formes indéterminées « +∞ − ∞ » et « 0 × ∞ »
0 ∞
Souvent on ramène l’écriture de ces formes aux formes précédentes soit 0
ou ∞
.
√
Exemple 11 L’expression V (x) = x + 6 − x se présente sous la forme « +∞ − ∞ »
lorsque x tend vers +∞.
√
En multipliant et en divisant V (x) par l’expression conjuguée de x + 6 − x , on obtient :
√ √
x+6+x x + 6 − x2
V (x) = x+6−x × √ =√
x+6+x x+6+x
∞
Cette dernière expression se présente sous la forme « ∞ » que l’on peut lever en remarquant
que le numérateur à la même limite que −x2 et le dénominateur la même limite que x.
2
V (x) admet donc la même limite que − xx = −x : c’est à dire −∞ lorsque
x tend vers +∞.
Remarques :
Si l’une de ces formes indéterminées apparaît dans un calcul de limite, on doit lever
l’indétermination en transformant l’expression de la fonction de façon à avoir une expression
plus simple ou à faire apparaître des limites de référence.
Pour ce faire, on peut recourir à des astuces de calcul comme la factorisation, la
simplification, le développement, le produit par quantité conjuguée, le changement de
variable, l’utilisation de théorèmes, ...
Théorème : Limite d’une fonction composée
=⇒ f et g sont deux fonctions telles que gof existe. a, b, et c désignent : soit des réels,
soit −∞, soit +∞.
Si lim f (x) = b et lim g (x) = c, alors lim gof (x) = c.
x→a x→b x→a
Utilisation de la limite :
Les limites servent (entre autres) à définir les notions fondamentales de continuité et
de dérivabilité.
-4-
Application des dérivées au calcul de limites : Règle de l’HOPITAL
Règle de l’Hospital pour le calcul des limites
En pratique, on rencontre souvent le calcul de limites sous la forme
f (x)
lim
x→x0 g (x)
où lim f (x) = 0 et lim g (x) = 0 (les deux limites sont nulles) ou lim f (x) = ∞ et lim g (x) = ∞
x→x0 x→x0 x→x0 x→x0
(les deux limites sont infinies).
Dans cette section on verra comment calculer de telles limites quand elles existe.
1 Règle de l’Hospital — Formes indéterminées standards
Avant de voir comment déterminer de telles limites, on présente une table résumant les différents cas
qu’on rencontre dans de telles situations. Dans cette table on suppose que lim f (x) = a et lim g (x) = b.
x→x0 x→x0
Cas 1 Cas 2 Cas 3 Cas 4 Cas 5
Si lim f (x) = a a a 6= 0 a=0 a = ±∞ a = ±∞
x→x0
et si lim g (x) = b b 6= 0 b=0 b=0 b finie b = ±∞
x→x0
1 f (x) a 0 ∞
alors lim @ ou ±∞ =? @ ou ±∞ ± =?
x→x0 g (x) b 0 ∞
@ := n’existe pas
0 ∞
Noter que les deux cas et ne peuvent pas être traiter par les méthodes qu’on a vu précédemment.
0 ∞
Ces deux formes sont appelées formes indéterminées standards.
Noter que "forme indéterminée" signifie que la limite en question ne peut être calculée sans plus d’analyse
et de transformations, ce qui nous amène souvent à faire appelle à la règle de l’Hospital.
1
sin x 0
Exemple 6 La limite lim est de la forme et donc sous forme indéterminée. Cependant, on a vu
x→0 x 0
que cette limite existe est égale à 1.
0
Attention, l’exemple ci-dessus peut faire croire à certain que quand on a une forme , alors la limite
0
est 1. Une petite réflexion montre que ceci est complètement faut. Regarder l’exemple qui suit.
sin 2x 0
Exemple 2 La limite lim est aussi de la forme . Une simple manipulation algébrique permet
x→0 x 0
d’évaluer cette limite. Ainsi :
sin 2x sin 2x sin 2x
lim = 2 lim = 2 lim = 2,
x→0 x x→0 2x 2x→0 2x
qui montre que cette limite est différente de 1.
D’autres limites ont des formes indéterminées du types 0 · ∞ et 1∞ . On verra ci-dessous comment
0 ∞
transformer ces formes ( 0 · ∞ et 1∞ ) pour avoir ou . Noter qu’Il y a d’autres formes indéterminée
0 ∞
0 0
telles que (∞ − ∞), 0 et ∞ qu’on verra en exemples et en exercices.
Remarque 3 Noter dès maintenant que la règle de l’Hospital’s ne s’applique que dans le cas où on a
0 ∞
l’une des formes indéterminées standards ou .
0 ∞
-5-
Théorème (Règle de l’Hospital’) Soient f et g deux fonctions continues sur un intervalle I contenant a.
On suppose que f et g sont dérivables sur I − {a} et que g 0 (x) 6= 0 pour x 6= a. Si lim f (x) =
x→a
lim g (x) = 0 ou si lim f (x) = lim g (x) = ±∞, alors
x→a x→a x→a
f (x) f 0 (x)
lim = lim 0
x→a g(x) x→a g (x)
sous condition que cette dernière existe ou infinie.
Preuve. On commence par le cas où a est fini. On peut supposer que f (a) = g (a) = 0 (cela ne nuit pas
à la généralité). Alors par application du théorème des accroissement généralisé on a :
f (x) f (x) − f (a) f 0 (c)
= = 0
g (x) g (x) − g (a) g (c)
Comme le réel c est entre x et a, si x approche a le réel c approche a. Ainsi
f (x) f 0 (c) f 0 (c) f 0 (x)
lim = lim 0 = lim 0 = lim 0 .
x→a g (x) x→a g (c) c→a g (c) x→a g (x)
Dans le cas où a = ∞, on introduit deux fonctions auxiliaires F (x) = f (1/x) et G (x) = g (1/x). Noter
que quand x tend vers 0 par la droite, 1/x tend vers ∞. Ainsi on a
f (x) f (1/x) F (x) F 0 (x)
lim = lim+ = lim+ = lim+ 0
x→∞ g (x) x→0 g (1/x) x→0 G (x) x→0 G (x)
¡ ¢
f 0 (1/x) −1/x2 f 0 (1/x) f 0 (x)
= lim+ 0 2
= lim+ 0 = lim 0 .
x→0 g (1/x) (−1/x ) x→0 g (1/x) x→∞ g (x)
Note historique : Cette règle a pris le nom du mathématicien français le Marquis de l’Hospital qui a
vécu de1661 à 1704. Cependant, la formule a été découverte par John Bernoulli qui a vécu de 1667 à
1748, et qui faisait parti de la famille du fameux mathématicien.
3 Règle de l’Hospital — Exemples (0/0 ou ∞/∞)
x−2
Exemple 3 Calculer la limite lim .
x2 − 4
x→2
Solution : Notons d’abord que lim x − 2 = 0 et que lim x2 − 4 = 0. Ainsi, on a l’une des deux formes
x→2 x→2
indéterminées standards qui permettent l’application de la règle de l’Hospital :
x−2 1 1
lim = lim =
2
x→2 x − 4 x→2 2x 4
Noter qu’on peut calculer cette limite sans passer par la règle de l’Hospital (Faites le).
4
1 − cos x
Exemple 9 Calculer la limite de la fonction quand x tend vers 0 ?
x2
Solution : Notons d’abord que lim 1 − cos x = 0 et que lim x2 = 0. Ainsi, on a l’une des deux formes
x→0 x→0
indéterminées standards qui permettent l’application de la règle de l’Hospital :
1 − cos x sin x
lim 2
= lim
x→0 x x→0 2x
On a toujours une forme indéterminée ( 00 ). On peut donc appliquer une deuxième fois la règle de l’Hos-
pital. Ainsi on a
1 − cos x sin x cos x 1
lim 2
= lim = lim = .
x→0 x x→0 2x x→0 2 2
-6-
10x2 + 5x
Exemple 5 Quelle est la limite de quand x → ∞ ?
−2x2 + 3
∞
Solution : On a une forme indéterminée du type . On peut donc appliquer la règle de l’Hospital,
−∞
ainsi on a
10x2 + 5x 10x2 + 5x 20x + 5 20
lim 2
= − lim = − lim = − lim = −5.
x→∞ −2x + 3 x→∞ 2x2 − 3 x→∞ 4x x→∞ 4
4 Règle de l’Hospital — Exemples (0 · ∞)
Exemple 11 Déterminer la limite lim x ln x.
x→0+
Solution : Cette limite a une forme indéterminée de type 0 · ∞. Afin de pouvoir appliquer la règle de
l’Hospital on doit transformer x ln x pour qu’elle prenne une forme indéterminée standard ( 00 ou ∞
∞ ).
6 ln x
Pour cela on écrit x ln x = et par application de la règle de l’Hospital, on a
1/x
ln x 1/x
lim+ x ln x = lim+ = lim+ = lim (−x) = 0.
x→0 x→0 1/x x→0 −1/x2 x→0+
ln x −∞
Noter que l’expression a une forme indéterminée du type quand x tend vers 0.
1/x ∞
Exemple 7 Calculer lim x2 e−x .
x→∞
Solution : Noter que cette limite a une forme indéterminée du type ∞·0. Afin de pouvoir lui appliquer
la règle de l’Hospital on doit transformer x2 e−x pour qu’elle prenne une forme indéterminée standard ( 00
ou ∞∞ ). Il facile de voir qu’on peut calculer cette limite de la manière suivante :
x2 2x 2
lim x2 e−x = lim = lim x = lim x = 0.
x→∞ x→∞ ex x→∞ e x→∞ e
Règle de l’Hospital — Exemples (1∞ ou ∞0)
µ ¶x
1
Exemple 8 Calculer lim 1+ .
x→∞ x
Solution : Cette expression a une formeµ indéterminée
¶x du type 1∞ qu’on doit transformer à une forme
0 ∞ 1
standard ( ou ). Pour cela on écrit 1 + = ex ln(1+1/x) et on constate que l’exposant est de la
0 ∞ x
forme ∞ · 0. Or on a vu dans les exemples précédents comment on traite de telle situation On fait donc
un calcul préliminaire
µ ¶
1 −1
ln (1 + 1/x) 1 + 1/x x2 1
lim [x ln (1 + 1/x)] = lim = lim = lim =1
x→∞ x→∞ 1/x x→∞ −1 x→∞ 1 + 1/x
x2
On peut maintenant évaluer la limite du départ :
µ ¶x
1 lim [x ln(1+1/x)]
lim 1 + = lim ex ln(1+1/x) = ex→∞ = e1 = e.
x→∞ x x→∞
Noter que cette limite n’est pas 1. (Contrairement à ce qu’on peut imaginer)
1/x
Exemple 9 Calculer lim (x) .
x→∞
Solution : Cette expression a une forme indéterminée du type ∞0 qu’on doit transformer à une forme
0 ∞
standard ( ou ). Ainsi :
0 ∞
ln x ln x 1/x
lim
x→∞
x lim
lim (x)1/x = lim e x =e =ex→∞ 1 = e0 = 1.
x→∞ x→∞
ln x ∞
Noter que la limite lim est de la forme et donc on peut utiliser la règle de l’Hospital.
x→∞ x ∞
-7-
Dérivée d’une fonction
Les règles de dérivation
Introduction Dans le chapitre précédent, nous nous sommes concentrés sur la
recherche de la pente de la tangente en chaque point P(x ; f (x))
d’une courbe donnée. Plusieurs démarches vous ont été
présentées. La première était de type graphique suivie d’une
méthode utilisant un calcul assez répétitif pour finalement nous
amener à la définition suivante:
• La dérivée d’une fonction f est une nouvelle fonction f ′
définie par :
f (x + Δx) − f (x)
f ′( x) = lim
Δx →0 Δx (Nombre dérivé)
Cette méthode, reposant toujours sur un développement
algébrique, n’est pas très efficace. Il est donc souhaitable de
pouvoir utiliser des règles générales de dérivation.
Les 7 règles de dérivation qui suivent se démontrent en utilisant
systématiquement la formule ci-dessus. Nous nous contenterons
de leur utilisation.
Formules de dérivation des fonctions usuelles :
Fonction f Ensemble de Dérivée f '
définition de f
f (x) = a , a ∈! ! f '(x) = 0
f (x) = ax , a ∈! ! f '(x) = a
f (x) = x 2
! f '(x) = 2x
f (x) = x n
! f '(x) = nx n−1
n ≥ 1 entier
1 1
f (x) = ! \{0} f '(x) = −
x x2
1
f (x) = n n
x ! \{0} f '(x) = −
x n+1
n ≥ 1 entier
1
f (x) = x ⎡⎣0;+∞ ⎡⎣ f '(x) =
2 x
Formules d'opération sur les fonctions dérivées :
u et v sont deux fonctions dérivables sur un intervalle I.
u + v est dérivable sur I (u + v ) ' = u'+ v '
ku est dérivable sur I, où k est une constante ( ku ) ' = ku'
uv est dérivable sur I (uv ) ' = u'v + uv '
1 ⎛ 1⎞
'
u'
est dérivable sur I, où u ne s'annule pas sur I
u ⎜⎝ u ⎟⎠ = − u 2
u '
⎛ u ⎞ u'v − uv '
est dérivable sur I, où v ne s'annule pas sur I
v ⎜⎝ v ⎟⎠ = v2
-8-
-9-
Interprétation géométrique du nombre derivée
(C ) admet une tangente de coefficient
𝑎 ∈ 𝑅∗ directeur 𝑎 au point (𝑥0 ; 𝑓 (𝑥0 )) et
d’équation : 𝑦 = 𝑓 ′(𝑥0 )(𝑥 − 𝑥0 ) + 𝑓 (𝑥0 )
𝑓(𝑥 ) − 𝑓(𝑥0 )
lim =
𝑥→𝑥0 𝑥 − 𝑥0 (C ) admet une tangente horizontale au
0 point (𝑥0 ; 𝑓 (𝑥0 )) et d’équation : 𝑦 = 𝑓 (𝑥0 )
(C ) admet une demi-tangente à droite au
𝑎∈𝑅 ∗ point (𝑥0 ; 𝑓 (𝑥0 )), de coefficient directeur 𝑎
et d’équation : 𝑦 = 𝑓 ′(𝑥0 )(𝑥 − 𝑥0 ) + 𝑓(𝑥0 )
(C ) admet une demi-tangente
0 horizontale à droite au point (𝑥0 ; 𝑓(𝑥0 ))
et d’équation : 𝑦 = 𝑓 (𝑥0 )
𝑓 (𝑥 ) − 𝑓(𝑥0 )
lim+ =
𝑥→𝑥0 𝑥 − 𝑥0 (C ) admet une demi-tangente verticale
+∞ à droite au point (𝑥0 ; 𝑓 (𝑥0 )), dirigée
vers le haut et d’équation : 𝑥 = 𝑥0
(C ) admet une demi-tangente verticale
−∞ à droite au point (𝑥0 ; 𝑓 (𝑥0 )), dirigée
vers le bas et d’équation : 𝑥 = 𝑥0
(C ) admet une demi-tangente à gauche
𝑎 ∈ 𝑅∗ au point (𝑥0 ; 𝑓 (𝑥0 )), de coefficient
directeur 𝑎.
(C ) admet une demi-tangente
horizontale à gauche au point (𝑥0 ; 𝑓 (𝑥0 ))
0
et d’équation : 𝑦 = 𝑓 (𝑥0 )
𝑓 (𝑥 ) − 𝑓(𝑥0 )
lim− =
𝑥→𝑥0 𝑥 − 𝑥0
(C ) admet une demi-tangente verticale à
+∞ gauche au point (𝑥0 ; 𝑓 (𝑥0 )), dirigée vers
le bas et d’équation : 𝑥 = 𝑥0 .
(C ) admet une demi-tangente verticale
à gauche au point (𝑥0 ; 𝑓 (𝑥0 )), dirigée
−∞
vers le haut et d’équation : 𝑥 = 𝑥0 .
(C ) admet deux demi-tangentes et un
𝑓𝑔′(𝑥 ) ≠ 𝑓𝑑′ (𝑥 )
point anguleux au point (𝑥0 ; 𝑓 (𝑥0 )).
-10-
Soit f une fonction définie sur un intervalle I et a un élément de I.
Soit Cf la courbe représentative de f dans un repère.
Si f est dérivable en a alors Cf admet une tangente au point ( a; f ( a ) ) et une équation de cette
tangente est :
(T) : y = f ' ( a )( x − a ) + f ( a )
On en tire l’équation réduite de la tangente :
y = f ' ( a ) .x + f ( a ) − f ' ( a ) .a
y
(T) : y = f ' ( a ) ( x − a ) + f ( a )
f (a)
Cf
a x
Utilisation de la dérivée pour la recherche d’un extremum local
Notion d’extremum local
Soit f définie sur un intervalle I et soit a un élément de I.
On dira que « f admet un maximum (minimum) en a » s’il existe un intervalle ouvert I a
contenant a et inclus dans I tel que : ∀x ∈ I a , f ( x ) ≤ f ( a ) ( f ( x ) ≥ f ( a ) ).
On appelle « extremum local de f » tout minimum local ou maximum local pour la fonction f.
Théorème
Soit f définie et dérivable sur un intervalle I et soit a un élément de I.
Si f admet un extremum local en a alors f ' ( a ) = 0 .
La réciproque est fausse et la fonction x 6 x3 nous donne encore un contre-exemple : sa
dérivée s’annule en 0 mais elle n’y admet pas un extremum local !
On a cependant :
Soit f définie et dérivable sur un intervalle I et soit a un élément de I.
Si f ' ( a ) = 0 et si f ' change de signe en a alors f admet un extremum local en a.
-11-
f '(a) = 0
f '(b) = 0
Cf
f '( x) > 0 f '( x) < 0 f '( x) > 0
Propriétés des fonctions dérivables
Dérivée et sens de variation
Théorème : Soit une fonction f définie et dérivable sur un intervalle I.
- Si f '(x) ≤ 0, alors f est décroissante sur I.
- Si f '(x) ≥ 0, alors f est croissante sur I.
- Si f ' (x)=0 , alors f est constante sur I.
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Étude des fonctions numériques
à partir de sa relation graphique.
Voici l’allure de la courbe représentative d’une fonction f que nous pouvons rencontrer.
Appelons Cf cette courbe.
À partir de la courbe, on peut répondre à plusieurs types de questions :ensemble de
définition, limites aux bornes, variations, résolution d’équations, résolution d’inéquation,
signe d’une fonction,...
1-Lecture graphique d’images et d’antécédents :
– Pour déterminer l’image de x par f , on place x en abscisse puis on lit l’ordonnée sur
la courbe.
– Pour déterminer les antécédents de k par f , on place k en ordonnée puis on cherche
les abscisses des points d’intersection de la droite horizontale : y = k avec la courbe.
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1.1 Exemples :
• L’image de −3 par f est −3 et l’image de 7 est 4.
• −4 n’a pas d’antécédent. L’antécédent de −3 est −3. Les antécédents de 2 sont 0 et 5.
1.2 Remarques :
– Un réel de l’ensemble de définition a toujours une et une seule image.
– Un réel peut avoir zéro, un ou plusieurs antécédents.
2- Ensemble de définition
Cette courbe est la courbe représentative d’une fonction continue définie sur l’intervalle
[−5; 7].
En effet, tous les nombres qui ont une image par cette fonction, d’après le graphique, sont
les nombres compris entre -5 et 7.
Si x < −5 ou x > 7, on ne peut pas lire f (x). (Par exemple : x = −6 et x = 8 n’ont pas
d’image parce qu’ils ne sont pas dans l’ensemble de définition).
On ne peut lire f (x) que si x est compris entre −5 et 7.
C’est pour ça qu’on dit que la fonction f est définie sur l’intervalle [−5; 7]. Donc l’ensemble
de définition ou l’ensemble sur lequel est défini la fonction f est l’intervalle [−5; 7].
On écrit : Df = [−5; 7]
3- Détermination graphique des signes de f (x) suivant les
valeurs de x sur son ensemble de définition
Il s’agit de savoir quand f (x) est positif, négatif ou nul.
Pour déterminer graphiquement le signe d’une fonction, on regarde la position de sa courbe
représentative par rapport à l’axe des abscisses.
Alors, le signe d’une fonction f dépend de la position de sa courbe représentative Cf par
rapport à l’axe des abscisses.
Dans notre exemple, on voit que :
• La courbe représentative Cf est au dessus de l’axe des abscisses pour x ∈ [−5; −4, 8] et
pour x ∈ [−1; −7]. C’est-à-dire, pour tout x ∈ ([−5; −4, 8] ∪ [−1; −7]), f (x) est positif.
C’est-à-dire encore, pour tout x ∈ ([−5; −4, 8] ∩ [−1; −7]), l’image de n’importe quel
x sera positif (f (x) ≥ 0).
• La courbe représentative Cf est en dessous de l’axe des abscisses pour x ∈ [−4, 8; −1].
C’est-à-dire, pour tout x ∈ [−4, 8; −1], f (x) est négatif (f (x) < 0).
On présente, en général, les résultats sous forme d’un tableau de signe.
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4- Variation de f à partir de sa représentation
Lorsqu’on étudie les variations d’une fonction f , on cherche à savoir sur quels intervalles
la fonction est croissante et décroissante.
Définition
Une fonction f est croissante sur un intervalle I si et seulement si x et f (x) varient
dans le même sens, c’est à dire :
∀x1 ∈ I, ∀x2 ∈ I tel que x1 > x2 , on a f (x1 ) > f (x2 )
Une fonction f est décroissante sur un intervalle I si et seulement si x et f (x) varient
dans le sens contraire, c’est à dire :
∀x1 ∈ I, ∀x2 ∈ I tel que x1 > x2 , on a f (x1 ) < f (x2 )
• Lorsque la fonction f est strictement croissante, sa courbe représentative « monte » de
gauche à droite.
• Lorsque la fonction f est strictement décroissante, sa courbe représentative « descend »
de gauche à droite.
5- Tableau de variations par lecture graphique
Maintenant, on va voir comment on peut représenter ou faire un tableau de variation
d’une fonction à partir de la courbe (ou par lecture graphique).
Étudier les variations d’une fonction signifie trouver les intervalles sur chacun desquels la
fonction est monotone. Les résultats sont représentés dans un tableau de variations.
Des flèches schématisent la croissance, la décroissance ou la constance de la fonction.
Pour faire un tableau de variation, on prévoit deux lignes et deux colonnes.
• Dans la première ligne, figurerons des valeurs de x que l’on lira sur l’axe des abscisses.
• Et dans la deuxième ligne, qu’on prévoit plus grande, on fera figurer les valeurs de
f (x) correspondantes. C’est-à-dire, les images des valeurs de x par la fonction f qu’on
lira sur l’axe des ordonnées.
Attention ! A ne pas mettre dans la première ligne que des valeurs lisent sur l’axe
des abscisses et dans la deuxième que des valeurs lisent sur l’axe des ordonnées.
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1. Dans la première ligne, on indique à gauche et à droite les bornes de l’ensemble de
définition. Ici, ce sont -5 et 7.
2. Dans la deuxième ligne :
– Sous -5, on met l’image de -5 par f , le f (−5) = 1. C’est-à-dire, l’ordonnée du point
de la courbe qui a pour abscisse -5. Et, ici, c’est 1.
– Sous le 7, on met l’image de 7 par la fonction f , c’est-à-dire le f (7) = 4. C’est
l’ordonnée du point de la courbe d’abscisse 7. Ici, c’est 4.
On a bien les abscisses dans la première ligne et les ordonnées correspondantes en dessous
dans la deuxième ligne.
5.1- Maximum (local ou absolu) et minimum (local ou absolu)
On repère, ensuite, les « sommets » et « creux » de la courbe.
On a un premier « creux » au point d’abscisse -3 et d’ordonnée -3 ; puis un « sommet »
au point d’abscisse 2 et d’ordonnée 5. Ensuite, on a un autre « creux » au point d’abscisse
5 et d’ordonnée 2.
On place les coordonnées de ces trois points dans le tableau de variations, en mettant bien
les abscisses dans la première ligne et les ordonnées dans la deuxième ligne avec les ordonnées
des « creux » en bas et celle de « boss » en haut.
1. Un maximum : c’est l’altitude la plus haute atteinte quand on marche sur la courbe.
=⇒ On parle de « maximum local » quand c’est la plus haute altitude atteinte dans
un secteur donnée. C’est un nombre qui se lit sur l’axe des ordonnées.
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=⇒ On parle de « maximum absolu » quand c’est la plus grande altitude atteinte
lorsque x parcourt tout l’ensemble de définition.
2. Un minimum : c’est l’altitude la plus basse atteinte quand on marche sur la courbe.
=⇒ On parle de « minimum local » quand c’est la plus basse altitude atteinte dans un
secteur donné. C’est un nombre qui se lit sur l’axe des ordonnées.
=⇒ On parle de « minimum absolu » s’il s’agit de la plus petite altitude atteinte
lorsque x parcourt tout l’ensemble de définition.
• Ici, notre « maximum local » est le nombre 5 qu’on lit sur l’axe des ordonnées. Il est
atteint lorsque x = 2. Dans ce cas, notre maximum local est aussi un maximum absolu :
c’est la valeur maximale atteinte par f (x) pour toutes les valeurs de x de l’ensemble
de définition [−5; 7].
• Le minimum absolu c’est -3. Alors que 2, qui est atteint lorsque x = 5, n’est qu’un
minimum local.
Remarques :
• Lorsque la fonction f admet un minimum local, elle présente un « creux ».
• Lorsque la fonction f admet un maximum local, elle présente « une boss » ou « un
sommet ».
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Tableau de variations obtenu à partir de lecture graphique :
On remplit généralement un tableau de variation, par relier les valeurs de la deuxième
ligne avec des flèches montantes et descendantes, pour présenter les résultats de la variation
d’une fonction. Sur notre fonction, on a donc :
5.2- Voici comment il se lit :
La fonction f est définie sur l’intervalle [−5; 7]. Elle est strictement décroissante sur l’in-
tervalle [−5; −3], puis strictement croissante sur l’intervalle [−3; 2], puis strictement crois-
sante sur l’intervalle [5; 7]. Elle admet deux minima locaux et un maxima local :
– Un minimum qui est -3 lorsque x = −3 et un autre minimum qui est 2 lorsque x = 5.
– Un maximum local qui est 5 lorsque x = 2.
5.3- Remarque :
1. Dans un tableau de variations, on ne voit apparaître que les coordonnées de « boss »
et de « creux » de la courbe et celles des bornes de l’ensemble de définition.
2. La courbe et la fonction ne sont pas la même chose. La courbe Cf est la représentation
graphique de la fonction f dans un repère que nous traçons. Alors, faut pas mélanger
ce qui concerne la fonction à ce qui concerne la courbe.
6- Les limites aux bornes
Considérons : Df = [−5; 7]
D’après la lecture graphique, on obtient : lim f (x) = 1 et lim f (x) = 4.
x→−5 x→7
Pour plus d’explication sur les limites aux bornes, considérons ensuite le graphique de la
fonction f ci-après :
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7- Les zéros de la fonction étudiée
7.1- Résolution d’équations par lecture graphique
Résoudre l’équation f (x) = a revient à déterminer tous les antécédents du réel a.
Pour résoudre graphiquement cette équation :
a) on trace la droite horizontale y = a
b) on recherche les points d’intersection de la droite horizontale d’équation y = a avec
la courbe de la fonction f .
c) on détermine les abscisses de ces points d’intersection qui sont les solutions de
l’équation.
Revenons à notre fonction f .
Résoudre graphiquement avec la précision que permet le graphique les équations : f (x) = 0
et f (x) = 2.
1. f (x) = 0.
Les solutions de l’équation f (x) = 0 sont les abscisses des points d’intersection de la
courbe représentative de f et de l’axe des abscisses ou les abscisses des points de la
courbe représentative de f dont l’ordonnée est nulle (y = 0). On lit sur le graphique
et on trouve alors que l’équation f (x) = 0 a deux solutions : l’une est -1 et l’autre est
environ égale à -4,8.
S = {−4, 8; −1}
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2. f (x) = 2.
Les solutions de l’équation f (x) = 2 sont les abscisses des points d’intersection de la
courbe représentative de f et de la droite d’équation y = 2 ou encore les abscisses des
points de la courbe représentative de f dont l’ordonnée est égale à 2. On lit sur le
graphique et on trouve que l’équation f (x) = 2 a deux solutions : les nombres 0 et 5.
S = {0; 5}
7.2- Résolution d’inéquations par lecture graphique
Pour résoudre les inéquations f (x) > a ou f (x) ≥ a, on trace la droite horizontale
y = a. Les solutions sont les abscisses des points qui sont au dessus de la droite et
éventuellement sur celle-ci.
Pour résoudre les inéquations f (x) < a ou f (x) ≤ a, on trace la droite horizon-
tale y = a. Les solutions sont les abscisses des points qui sont en dessous de la droite et
éventuellement sur celle-ci.
Revenons à notre fonction f .
Résoudre graphiquement, avec la précision que permet le graphique, les inéquations :
f (x) ≥ 0, f (x) > 0, f (x) ≤ 0, f (x) < 0 et f (x) ≥ 2.
1. f (x) ≥ 0.
Pour l’inéquation f (x) ≥ 0, on trouve l’intervalle [−5; −4, 8] ∪ [−1; 7]. On obtient donc
comme solution :
S = [−5; −4, 8] ∪ [−1; 7]
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2. f (x) > 0.
Les solutions de l’inéquation f (x) > 0 sont les abscisses des points de la courbe
représentative de f qui sont situés strictement au-dessus de l’axe des abscisses. Les
points d’intersection de la courbe représentative de f sur la droite des abscisses ne
sont plus solution. Il faut donc enlever les nombres -4,8 et -1. On lit sur le graphique :
l’ensemble des solutions de l’inéquation f (x) > 0 est :
S = [−5; −4, 8[ ∪ ]−1; 7]
3. f (x) ≤ 0.
Les abscisses des points qui sont en dessous et sur la droite des abscisses sont solutions.
(On cherche les abscisses des points de la courbe qui sont sur ou en dessous de la droite
des abscisses).
On trouve comme solution :
S = [−4, 8; −1]
4. f (x) < 0.
Si l’on avait eu à résoudre f (x) < 0, les points sur la droite des abscisses ne sont plus
solution. Il faut donc enlever les nombres -4,8 et -1. La solution sera donc :
S = ]−4, 8; −1[
5. f (x) ≥ 2.
On trace la droite y = 2. On prend alors les abscisses des points qui sont au dessus et
sur cette droite. Un intervalle est possible :
On trouve alors comme solution :
S = [0; 7]
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