Évoquer, par exemple, le nom d'une entreprise, d'un magasin, ou encore
d'une marque, n'implique pas automatiquement un acte publicitaire. Mais
cela le devient à partir du moment où le but volontairement recherché est
d'attirer l'attention sur l'objet évoqué et/ou de suggérer d'aller à tel ou tel
endroit.
La « pub » (l'apocope est devenue un synonyme à part entière) n'est pas
limitée aux biens de consommation ou aux services. Elle peut aussi
promouvoir des hommes ou des femmesnote 1, vanter un lieu touristique,
une organisation gouvernementalenote 2 ainsi que des événements sportifs
ou culturelsnote 3. La publicité peut viser des changements de comportement
ou la promotion de valeurs considérées comme positives ou bénéfiques au
niveau de la société, mettre en garde contre les drogues, inciter au
respect de l'environnement, ou encore promouvoir la prévention routière.
« Ni science, ni art »1, la publicité est une technique largement empirique
qui emprunte à l'économie, à la sociologie et à la psychologieet qui teste
ses intuitions via des panels et des études de marché. La créativité en est
le cœur mais elle n'est pas un art, même si elle en utilise. Elle n'est
ni gratuite, ni objective. Si elle peut le devenirnote 4, notamment dans la
publicité contemporaine2, ce n'est pas le but premier de son
commanditaire qui cherche, lui, en premier lieu, à faire passer un
message (vendre, inciter, faire agir, etc.).
La question de la publicité comparative est aujourd'hui un sujet qui est
débattu au sein de la société : si le concept lui-même rencontre un écho
réel dans le public et les associations de consommateurs, la mise en
œuvre concrète de l'idée reste controversée.
La majorité des auteurs rapprochent ou assimilent la publicité à un
phénomène de propagande propre aux sociétés contemporaines3,4,5,6,7,8,9,10.
Au sein de la société, elle augmente les échanges et accélère la diffusion
des nouveaux produits ou des innovations techniques et elle représente
un poids économique très important. De nombreuses législations
nationales préviennent ses dérives potentielles. Les produits toxiques ou
dangereux pour la santé se voient interdire de publicité dans certains
pays (le tabac, par exemple), alors que, parallèlement, la réglementation
protège certaines catégories de personnes, les enfants en particulier, en
interdisant la publicité pornographique et en encadrant rigoureusement la
publicité qui leur est destinée.
Des mouvements dits « antipub », dénonçant l'envahissement
publicitaire, alimentent la critique et proposent des actions variées pour
« s'en protéger ».
Depuis les années 2000/2010, avec l'émergence des exigences
de développement durable et de transition écologique, les entreprises ont
tendance à orienter leur communication vers une présentation des vertus
de leurs produits et services sur le plan écologique, ce qui ne correspond
pas nécessairement à leurs agissements véritables. Lorsqu'il y a un écart
entre le message publicitaire et les performances sociétales de
l'entreprise, le phénomène est appelé « écoblanchiment »
(greenwashing en anglais)11 ; il peut être contrôlé grâce aux alertes des
internautes12.