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Droit de la protection sociale en France

Le document traite du droit de la protection sociale, qui est un ensemble de réponses aux risques sociaux, marquées par l'interaction des éléments et l'évolution des besoins au sein de la société. Il explore la notion de risque social, ses définitions et ses implications, ainsi que les mécanismes et techniques de protection sociale, incluant des approches indifférenciées et spécifiques. Enfin, il aborde les différentes formes de prévoyance, tant individuelles que collectives, et leur rôle dans la gestion des risques sociaux.

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Droit de la protection sociale en France

Le document traite du droit de la protection sociale, qui est un ensemble de réponses aux risques sociaux, marquées par l'interaction des éléments et l'évolution des besoins au sein de la société. Il explore la notion de risque social, ses définitions et ses implications, ainsi que les mécanismes et techniques de protection sociale, incluant des approches indifférenciées et spécifiques. Enfin, il aborde les différentes formes de prévoyance, tant individuelles que collectives, et leur rôle dans la gestion des risques sociaux.

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Droit de la protection sociale

INTRODUCTION
SECTION 1. La notion de risque social
La PS = ensemble de réponses à des risques sociaux, à une éventualité à un moment donné,
et dans un état donné. La PS est nécessairement complexe, ensemble d’éléments qui
interagissent et qui évoluent, mais nécessairement évoluent les uns par rapport aux autres.
Référent territorial : Etat.
Chaque changement d’élément à des répercussions sur les autres. Marqué par philosophie
de l’Etat, non statique, traduit degré de solidarité. Très discutée.
Tout au long de la vie, personne dans le besoin y auront accès, sécurité de revenu dont le
seuil est défini au niveau national.
peu étudiée, option en droit. Juristes refusent contact avec ce droit spécial.
Capitant déf : Ensemble de mesures par lesquelles la société entend protéger les individus
contre les risques sociaux.
Europe : combinaison des diverses techniques de prise en charge des risques sociaux et des
besoins sociaux à un moment donné mise en œuvre dans un Etat donné.
Aide.
Banque mondiale : mesures prises par Etat pour garantir revenu aux particuliers, ensemble
des politiques publiques visant à aider les individus, les ménages et les collectivités à mieux
gérer le risque et fournir un appui aux personnes extrêmement pauvres.
Coordination avec d’autres politiques, promouvoir esprit d’entreprise, emploi décent etc.

§1. Des exemples légaux de risques sociaux


A. Des normes internes peu précises

Les risques sociaux = il n’y a pas de déf explicite unique, écrite et uniforme du risque social, il
s’agit d’un concept évolutif dans le temps, va étudier les réponses apportées par la PS à ces
risques.
Art L111-1 CSS : « la sécurité sociale traite des risques de toute nature susceptibles de
réduire ou de supprimer la capacité de gain des travailleurs et de leur famille. Vise toute
personne travaillant ou résident en France de façon stable et régulière, la couverture des
charges de maladie, de maternité, paternité ainsi que les charges de famille et d’autonomie.
Elle garantit les travailleurs contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de
supprimer leurs revenus.

1
Art L115-1 Code action sociale et des familles : toute personne qui en raison de son âge, de
son état physique ou mental, vu la situation de l’emploi se trouve en incapacité de travailler,
a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence.

B. Une définition extensionnelle du risque social par des normes internationales


Omniprésente, en France : tous confrontés aux règles de la protection sociale, mais matière
OIT : élabore des conventions internationales. Convention 102 de 1952 relative à la norme
minimum de sécurité sociale : « Eventualités » (caractère aléatoire de la réalisation du
risque) différents chapitres dans cette convention : maladie, maternité, invalidité, vieillesse,
AT et MP, décès, charges familiales, chômage.
Mêmes éléments dans textes du conseil de l’Europe.

§2. Une définition intensionnelle du risque social


1. Le risque

Notion construite, première caractéristique est qu’il faut pour qu’il y ait un risque, imaginer
la nature de l’évènement, ce qu’il se passe, imaginer la situation en question, imaginer les
conséquences des risques, évaluation de la situation et des choix.
Risque :
- Evènement futur
- Evènement incertain
- Ne dépend pas essentiellement de la volonté des individus, représentation sociale,
s’inscrit dans une histoire, sous des formes changeantes, série de craintes, plus ou
moins partagées, à l’intérieur de collectivités sociales.
- Lié à l’activité humaine

Risque : est craint de façon partagée (MAIS ≠ risque social).

2. Les caractéristiques fondamentales de la notion de risque social

Parle de risque social lorsqu’il est devenu l’objet, du moins potentiel, d’une intervention des
pouvoirs publics. Idée qu’il est inacceptable de laisser une personne seul face à certains
risque. Réfléchir à une possible ou souhaitable d’intervenir.
Déf : Risque social : évènement marqué par la prise de conscience d’une nécessité d’agir.
Désordre social auquel il convient de répondre (ex : indemnisation des anciens combattants
en Algérie et de leurs descendants, annonce d’une loi d’indemnisation de cette situation).
Evènement psychologique.
→ manifestation de la solidarité, la charge que représente ce risque social étant répartie sur
une collectivité. (individu incapable d’y répondre seul + sujet qui touche un grand nombre de

2
personnes, ou ayant fortes conséquences, collectiviser les malheurs et les prendre en
charge).
Evènement qui affecte la vie économique d’un individu, un risque social se traduisant en
unité monétaire en €, il faut qu’il puisse être exprimé ainsi.
Le risque social ne peut se réaliser que par rapport à une personne physique et non pas par
rapport à des biens.
La notion de risque est évolutive, en fonction des contraintes de la société, des niveaux de
développement, de l’organisation économique et politique d’un territoire à un moment
donné. (Aujourd’hui : dépendance des personnes âgées, considéré comme risque social, qui
sous chaque mandat ont une place importante. Indemnisation des personnes dans les camps
de concentration : n’existe presque plus car ces personnes sont décédées, donc voué à
disparaître.)
Parfois : solution collective, parfois individuelle.
L’homme cherche à vivre en groupe pour être protégé, élaboration de stratégies
individuelles (provision) ou collectives (réparer insécurité) protection sociale rend compte de
cette idée de communauté.
Risques variables d’un pays à l’autre, existe une prise en charge particulière des AT et MP
en droit français, qui n’existent pas dans d’autres pays : ex : Pays-Bas, soins pris en charge
comme des soins ordinaires. Aux Etats-Unis : éducation fait partie des risques sociaux, car a
des répercussions sur le chômage. France : la prise en charge des personnes âgées (hors
Europe peu voire pas pris en charge), pandémie a été bien prise en charge.

SECTION 2. Première approche de la protection sociale


§ 1. Les caractéristiques dominantes de la protection sociale
Mécanismes dispositifs destinés à la suppression de l’insécurité sociale et économique qui
sont une manifestation de la solidarité et qui sont par essence évolutive et qui sont
fortement marqués par l’histoire de l’Etat en question.
Droit de la protection sociale = ensemble des outils juridiques qui rendent compte de ces
mécanismes. Traduction de la solidarité entre les êtres humains, à travers le droit.

§2. Les archétypes de systèmes de protection sociale

3
PREMIÈRE PARTIE THÉORIE GÉNÉRALE DE LA PROTECTION SOCIALE

CHAPITRE 1 Les techniques de prise en charge des risques sociaux

2 grandes catégories :
- Techniques indifférenciées de protection sociale
- Les techniques spécifiques destinées à certaines catégories de la population

SECTION 1. Les techniques indifférenciées de protection sociale


Mécanismes juridiques, se traduisant par du droit, pouvant servir comme réponse à un
risque social, mais peuvent également avoir d’autres fonctions. Retour en force de ces
techniques. Développement de l’injonction à la responsabilité « pas de droit sans
responsabilité ». Lecornu.
Passe d’assurance sociale légale à assurance complémentaire (prégnante pour retraite et
survie des salariés).
5:
- L’entraide familiale et l’action communautaire
- La charité et la bienfaisance privée
- La responsabilité civile
- Les techniques du droit fiscal
- La prévoyance (obligation envers soi-même)

Peuvent gouverner de larges pans de l’activité humaine (pas que pour risques sociaux).

§1. Les entraides familiales et communautaires

1. L’entraide familiale au sens strict

Mécanisme de prise en charge premier des risques sociaux.


Obligation alimentaire 205 à 207 Cciv (parfois sanctionnée)
Organisation de subsidiarité par rapport à SS.

+ -
Hors du commerce, technique fondamentale de PS, titre Faut une famille
gratuit
Modèle correspondant à une certaine organisation Faut que la famille veuille et soit capable
familiale (modèle de Monsieur Gagne-pain de Lewis) financièrement de supporter la charge que
représente un risque social pesant sur la famille
Unité économique de biens et de services
(ex : enfants handicapés peu pris en charge : donc

4
associations : UNAPI, car trop lourd).
Elément essentiel de la protection sociale, permettant
d’éviter intervention public.

2. « L’action communautaire »

Entraide de quartier, religieuse, solidarités de voisinage (très anglosaxon). Groupes


d’entraide, associations, organismes caritatifs, églises.
Fonction d’éducation, ou d’encouragement à l’éducation, comunity care (bénévolat
encouragé par les pouvoirs publiques) (BO en a organisé). Structures démocratiques nées
par communautés qui gèrent problèmes, les choisissent et décident comment les résoudre.
Proche des gens, peut devenir proprio d’une activité commerciale proche de l’intégration
par le travail.
Fort développement en Allemagne : assistance sociale non statutaire indépendante mais en
coopération avec l’Etat.
Epargne solidaire etc. 80’s en France, permet aux personnes exclues du système bancaire :
finance solidaire.

§2. La charité et la bienfaisance privée


Associée à la philanthropie, manifestation pouvant prendre diverses formes, idée qu’un
individu subvienne en partie, en totalité, aux besoins d’une autre personne. Charité est
individuelle, objet d’organisations caritatives, libérale, aucune obligation de donner,
montant à donner.
PB : technique aléatoire pour le bénéficiaire, aucune garantie ?
Charité marquée par une grande organisation.
Dans certains pays (pas France) elle est marquée par la philanthropie, on parle de
philanthropie-capitalisme (ex : Bill and Melinda Gates fondation : double budget de la
Hongrie). Idée est d’initier des œuvres caritatives, avec des programmes.

§3. La responsabilité civile


Sanction restitutives et indemnisatrices du Cciv, chacun supporte le dommage qu’il a causé.
Les assurances se substituent pour prendre en charge effets patrimoniaux, mais peuvent se
retourner contre les fautifs.
Mais faut faute ou imprudence pour que le dommage soit sujet à réparation.

5
Victime doit démontre éléments constitutifs de la responsabilité. Inefficace si insolvabilité du
fautif, donc technique imparfaite, devenue subsidiaire pour certains, que rapports sécurité
sociale et compagnies d’assurances.

§4. Les techniques du droit fiscal


2 techniques essentielles comme élément de prise en charge des risques sociaux :
- dépenses fiscales
- impôt négatif

Manifestation d’une vaste ambition de réforme

1. Les diminutions ou exonérations d’impôts

Les dépenses fiscales sont l’utilisation des dispositions fiscales, législatives ou


réglementaires pour encourager toute sorte d’activité ou de comportement aux moyens
d’une diminution ou d’une exonération de l’impôt. (CGI)
Le prélèvement fiscal est une base, une assiette et un taux.
Dépense fiscale = recette en moins pour le budget de l’Etat ou de la collectivité qui la
perçoit.

2 techniques :
- Diminution de l’assiette (quotient familial notamment (division par parts : 194 CGI).
Abattement ou exonérations pour les travailleurs.
Crédit d’impôt (pour l’entretien et revêtement des surfaces).
- Diminution du taux (taux dérogatoires ex : bateau).
ATTENTION : Conditions devant être remplies pour procéder à ces diminutions. Va permettre
d’orienter le comportement des personnes.

2. « L’impôt négatif »
Imaginé par Friedman et repris par les néoclassiques. Dispositif consistant à fixer un revenu
minimum et les personnes dont le revenu dépasse ce revenu minimum payent des impôts,
néanmoins, les personnes en dessous de ce seuil de revenu, perçoivent des impôts, jusqu’à
hauteur du revenu minimum.
Cela peut être une technique d’aide. Remplace les différentes aides de l’Etat par une
subvention annuelle.
Production d’une déclaration pour donner tous les revenus. France : loi 30 mai 2001 portant
création d’une prime pour l’emploi, permet de lutter contre le non-emploi des peu qualifiés,
permet de rendre le travail attractif.

6
Droit français : prime pour l’emploi → regarde quel est le revenu, et verse un complément.

§5. La prévoyance
Elle peut-être individuelle, collective, suppose intervention d’une assurance ou d’une
mutuelle.
La prévoyance peut également être liée à l’entreprise.
1. La prévoyance individuelle : l’épargne
Epargne : renonciation à une consommation actuelle au profit d’une consommation future.
Propension à épargner est f(x) du revenu. N’est donc pas une technique ouverte à tous.
Ne connait pas d’anti-sélection, tout individu y a accès en théorie, mais certains ne peuvent
épargner, leurs revenus étant réservés à la conso immédiate. Epargne dépend de la stabilité
monétaire, individu demeure seul donc pb, et peu élevée, sauf si obligatoire.
Peut avoir épargne individuelle, placé auprès d’un gestionnaire de fonds.

2. La prévoyance collective
2 formes d’organisation au XIXème avec une caractéristiques commune :
- L’assurance
- La mutualité

Prévoyance de base : faut groupe de personne (se constituant ou étant constitué) et à partir
des caractéristiques de ce groupe, il est fait un calcul de probabilité de réalisation d‘un
risque. On est alors sur un mécanisme de solidarité au sein d’un groupe, ainsi, le poids
financier de la réalisation du risque ne repose plus sur un individu mais sur le groupe (=
socialisation du risque, ou mutualisation, ou risk-poolling).
Coût réduit pour chaque individu, mais prise en charge intégrale quand le risque se réduit,
une cotisation ou une prime versée par tous les individus du groupe est fonction du risque :

P\C = f(x) → calcul prudentiel


P : prime & C : cotisation

Cette cotisation, fonction du risque est calculée au moyen des probabilités, calcul de la
probabilité de réalisation du risque. (calcul prudentiel ou actuariel).
Calcul effectué par les mathématiciens spécialisés : les Actuaires.
Principe d’équivalence.

7
a. l’assurance

Un individu promettant, moyennant une contrepartie : prime aux assurances, à un autre


individu (assureur) moyennant une prime à l’assuré, une prestation généralement
pécuniaire, en cas de réalisation d’un risque.
L’assureur collecte les primes et redistribue à ceux voyant le risque se réaliser sur leur tête.
L’assureur en tire un profit, activité à but lucratif. Corrélation entre primes et prestations.
La mécanique de l’assurance, de la prévoyance est fondée sur l’inversion du cycle de
production. Risque se réalise ou non.
Inversion du risque de production C/P : coût après la fixation du prix, on a une inversion du
cycle de production, le prix est déterminé après un calcul de probabilité du coût (= souvent
coût de réalisation du risque + bénéfice de l’assureur). Faut que risques soient indépendants
les uns des autres, au vu de fréquence et importance de certains risques, ne sont plus des
aléas et donc risque qu’ils ne soient plus assurés.
Pas de financement de l’Etat.
Peut sélectionner les risques (peut refuser de contracter avec personne dont réalisation du
risque est trop élevée ou certaine).

Assuré doit disposer de liquidités suffisantes pour supporter coût d’une prime (donc
inaccessible aux plus pauvres) MAIS : micro-assurances qui peuvent compléter.

b. la mutualité

Mutuelle :
- Pas de tiers assureurs, les assurés s’assurent entre eux.
- Personnes qui se regroupent dans le but de couvrir le risque (auto-organisation) (Ø
but lucratif).
- Société de personnes
- Dirigée par des dirigeants élus
- Peut sélectionner les risques
L’équation de calcul prudentiel est tout de même applicable.
Peu adapté à certaines choses : ex : vieillesse.

3. La prévoyance d’entreprise
Idée que l’employeur s’engage supplémentairement envers le salarié, (peut être des
économats, des jardins ouvriers, œuvres sociales). Pouvait y avoir prise en charge de la
maladie ou des mécaniques de prise en charge : ex : retraite.

8
Patronage, pb : inégalités entre salariés et patrons, ne permet pas de réduire leur relation à
simple employeur patron. Engagements originalement des catholiques ou de grandes
sociétés industrielles (risques dans les mines ou chemins de fer), existe aujourd’hui encore :
rémunérations non salariales (= compensation benefits).
But : notamment caisse de résistance si ouvriers qualifiés en grève, certains étaient pour les
familles ouvrières.
Aujourd’hui encore certaines entreprises ont leur propre service de santé (SNCF).
Ces avantages sous forme de prise en charge de risques sociaux par l’entreprise sont
réservés à certaines catégories de salariés. (main d’œuvre qualifié surtout).
Conventions collectives de prévoyance qui peuvent être conclues, depuis loi du 24 juin 1936
sur les conventions collectives. Conventions collectives destinées à garantir des retraites à
des salariés qui étaient exclus du dispositif public en raison de leur salaire trop élevé. (cadres
et ingénierie qui étaient concernés).
Loi 27 décembre 1895 : règlementation, suite à cette loi, de nombreux employeurs ont
abandonné le patronage au profit de mutuelles notamment.

Ces techniques ont par la suite été complétées par des techniques spécifiques, destinées à
certaines catégories de population seulement.

SECTION 2. Les techniques spécifiques destinées à certaines catégories de la population


Instruments juridiques spécifiques, le législateur a traité de catégories de population (pas de
mécanisme général au départ, mais publics cibles).
2 catégories :
- Salariés
- Pauvres

§1. Les interventions législatives en faveur des pauvres


État intervient sporadiquement pour compléter Eglise qui n’arrive pas à tout gérer.
Datée de la Révolution française, sécularisation des biens de l’Eglise, ainsi la fonction de
l’Eglise est transférée aux communes, les communes se substituent donc aux paroisses, et
même pour la fonction caritative.
On a donc une responsabilité publique de la prise en charge des pauvres.
24 juin 1793 DDHC : la société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur
procurant du travail, soit en assurant des moyens d’exister à ceux qui sont hors d’état de
travailler.
Assistance communale « républicaine » notamment à Rouen. Se substituer à la famille
défaillante.

9
C 1848 : assistance fraternelle à défaut de famille.
Fin XIXème siècle, premières lois de l’assistance sociale.
1895-1905 textes mettant en œuvre principes, gouvernant encore dispositifs d’aide aux
pauvres d’aujourd’hui.
- Principe de subsidiarité (existe un principe voulant que toute personne travaille afin
de subvenir à ses besoins, l’aide sociale n’intervient que de façon subsidiaire, lorsque
il n’y pas possibilité de gagner sa vie).
Distinction des pauvres :
o « Incapables »
o « Capables mais non-travailleurs »
- Cadre territoriale proche du bénéficiaire (commune en pratique).
Début XXème : lois destinées à prendre en charge un certain nombre de situations dans
lesquelles personnes se trouvent dans l’incapacité de travailler : « les besogneux malades,
les vieillards, incurables et infirmes ainsi que l’enfant et la mère (sans mari pour assurer
subsistance du foyer)».
Etat de besoin conduisant à ce que la personne ait un droit à aide (pouvant être exercé par la
commune etc) n’est pris en compte que dans circonstances limitativement énumérées par
la loi et contrepartie nécessaire.
→ Règles toujours en vigueur (cf RSA)
Préambule C 1946 : aide sociale n’est due qu’à celui qui ne raison de son âge, état physique
ou mental est en incapacité de travailler.
Assistance parfois préférée à l’assurance sociale. Aide sociale aujourd’hui débattue de plus
en plus au niveau de l’Union européenne.

§2. Les interventions législatives en faveur des salariés


3 grands types d’interventions (structurant encore le droit actuel) :
- prise en charge AT/MP
- compensation charges familiales
- les assurances sociales (≠ assurances)

A. De la responsabilité civile à la réparation des accidents du travail


Rappel : Le Cciv a procédé à la codification du droit de la RC, Cciv était insuffisant
3 éléments : faute, dommage, lien de causalité. (3 à démontrer). Quand ils sont établis par la
victime, elle a le droit à réparation du dommage. RC établie facilement, mais ces cond° sont
rarement démontrées lorsque l’accident survient dans un endroit consacré au travail
(fabriques ou mines à l’époque, l’employeur ne participant pas directement au fait
générateur du dommage), arrivait rarement à démontrer faute de l’employeur.

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Ccass 16 juin 1896 Teffaine : Cours Clément François : révolution industrielle entraine
dommages de masse souvent sans faute. Victimes : salariés qui ne peuvent pas assigner
employeur en réparation car pas fautif. Activité à risque : jurisprudence a créé sur
fondement de l’art un régime général de la responsabilité du fait des choses (conduisant à
la réparation intégrale du dommage).
Faits : Chaudière a explosé sur un bateau et a tué salarié, sa famille a agi en réparation
contre l’employeur sur fondement de cet article (inédit)
Cour de cassation au visa de l’art 1384 al 1er : même si vice dans chaudière est imputable au
constructeur et qu’on ignore pq elle a explosé, même si pas de faute employeur en tant que
proprio de chaudière est responsabilité.
→ Car on est gardien de la chose que l’on est responsable : resp pour risque. Débat
intéressant sur l’apparition d’un risque. La responsabilité devient automatique.

Loi du 9 avril 1898 →


- a créé un régime de responsabilité de l’employeur (resp automatique).
- Etendue de la responsabilité est réduite, au principe de la réparation intégrale, est
substituée une réparation forfaitaire.
- Création fonds de garantie des AT (vocation subsidiaire en cas de non-paiement par
l’employeur).
Effet secondaire de cette loi : l’employeur étant débiteur de la dette de responsabilité en cas
d’accident, les employeurs vont externaliser cette dette, dette potentielle de l’employeur est
transférée vers un organisme assureur, moyennant cotisations de la part de l’employeur. En
cas d’AT, l’assureur substitué à l’employeur va indemniser la victime. Se développe alors un
nouvel instrument juridique = le contrat collectif d’assurance (forme très moderne de
protection sociale), il y a un souscripteur (l’employeur), et un bénéficière (salarié) et
organisme assureur. Contrat d’assurance souscrit par l’employeur pour l’ensemble de ses
salariés, évitant l’impact d’un éventuel AT.
Cette fonction d’assureur a été interdite en 1945 et transfert à caisse de sécurité sociale.

Ce texte de 1890 va être complété en 1919 par un texte sur les MP (après la guerre compte
tenu des malades dans les usines d’armement : que plomb et mercure).

B. Du sursalaire familial aux allocations familiales


Prise en charge des prestations familiales, les employeurs de la fin du XIXème avaient mis en
place ce qu’ils appelaient le « sursalaire familial », mécanisme repris de certains ministères,
accorde un supplément de rémunération (consenti par l’employeur dans le secteur privé) à
certains ouvriers ayant des charges de famille.

11
Cette majoration de salaire est essentiellement liée au mouvement du catholicisme social.
Jean Baptiste Le Play : moraliser la vie privée des salariés. Ces sursalaires n’étaient appliqués
qu’aux hommes mariés avec charge d’enfants, et plutôt les ouvriers qualifiés (ex : soudeur,
chaudronnier) (en principe les ouvriers n’étaient pas mariés au XIXème, se mariant ceux
ayant de la propriété agricole), les patrons catholiques poussaient dès lors au mariage.
Crise économique fin XXème, stoppant ce mouvement, l’abondance de main d’œuvre ne
nécessitant plus de surpayer main-d’œuvre qualifiée, de plus, employeurs employaient
moins souvent travailleurs pères de familles car plus chers.

De plus, les employeurs mettent en place le comité des forges en 1916 (métallurgie)
invente un système de mutualisation, assurances mutuelles communes à plusieurs
entreprises. Idée qu’au lieu de verser un sursalaire, les employeurs mutualisent un certain %
de salaire prélevé à tous les salariés et le transfert vers une PM distincte (= caisses de
compensation familiale) qui vont verser des prestations aux ouvrières. Mouvement privé en
faveur d’allocations familiales qui se développe. Liberté d’adhésion liberté d’organisation et
de gestion des caisses, la liberté d’adjoindre à des prestations en argent d’autres œuvres
sociales organisées par les entreprises dès lors.
Loi Landry du 11 mars 1932 : législateur rend obligatoire pour les employeurs l’adhésion aux
caisses de compensation. Allocations deviennent un droit pour les salariés.
1932-1939 →
- Uniformisation des prestations entre les caisses de compensation
- Uniformisation des cotisations à ses mécanismes (gestion privée par les employeurs,
avec une règlementation encadrant)
- Code de la famille 1939 unification, prestations accordées à toute la population
active.
Régime de Vichy : création de toute une série d’allocations (ex : pour mère seules (allocation
parent isolé d’aujourd’hui), même quand travail est interrompu).
1945 → remplacement des caisses de compensation familiales par les CAF.

C. L’invention des assurances sociales


Le grand moment de création (n’est pas décret de 1813 à Liège) est en Allemagne fin
XIXème.
a. Le système allemand d’assurance sociale
Socialversicherung. L’Etat unitaire allemand a été créé fin XIXème, idée de base : nécessité
de gagner la classe ouvrière (nombreuse à l’Ouest) qui était influencée par les idées
marxistes. Unification politique, militaire → volonté d’assurer paix sociale qui va être acquise
par l’élaboration d’un ensemble de règles de droit public : droit de l’assurance sociale. Etat
paternaliste. Assurance privée garde tout de même une grande place.
Grands principes de l’assurance sociale :
12
- Mécanisme d’affiliation obligatoire (du fait de la loi) et partagé pour :
o Les ouvriers dont les revenus sont inférieurs à un certain plafond
(obligatoirement affiliés au régime d’assurance sociale)
o Les employeurs (qui participent au financement du dispositif, collectant les
cotisations nécessaires au système).
- Financement assuré par des cotisations sur salaire partagées entre assuré et
employeur.
- Prestations déconnectées du montant des cotisations : prestations fixées par la loi
et les cotisations au système sont proportionnelles au salaire (CAR présence d’ouvrier
et employeurs). Ainsi, le principe de l’équivalence ne s’applique pas, ne peut pas
exclure une personne, même s’il existe une forte probabilité qu’il aura besoin de
nombreuses prestations par la suite.
- Redistribution entre les salariés dont le salaire est plus élevé avec les salariés dont
le salaire est plus faible. La cotisation étant un % du salaire.
- Gestion n’est pas une gestion directe par l’Etat : gestion déléguée aux représentants
des employeurs et des assurés, on invente en même temps la gestion par les
financeurs du dispositif.
- Salariés plus aisés ont une place politique plus importante que celle dévolue aux
plus pauvres.
Ces lois d’assurances sociales allemandes, s’accompagnent d’une réforme des mécanismes
d’aide sociale (des aides aux pauvres), va avoir une double subsidiarité : principe est toujours
que personnes doivent subvenir à leurs besoins par le travail, mais dans un certain nombre
de situation, quand les risques sociaux se réalisent, ce sont les assurances sociales qui
interviennent : risques sont : la maladie, AT, MP et incapacité de travail (qui regroupe
invalides et personnes âgées (intéressant de prendre en charge vieillesse ici ≠ en France)).

Assurances sociales interviennent et ce n’est qu’ensuite qu’interviennent mécanismes d’aide


sociale.

Ce modèle va être transposé en droit français par 2 lois : Loi 5 avril 1928 amandée par loi
du 30 avril 1930 qui reprennent ces grands principes bismarckiens. Les assurances sociales
françaises ne portent que sur branche : maladie, invalidité, vieillesse (les AT et charges
familiales pris en charge sur un autre fondement).

b. Les national insurances au Royaume-Uni


Fin XIXème début XXème, s’oppose aux assurances sociales allemandes.
Angleterre : caisses ouvrières importantes, caisses de secours mutuelles gérées par les OS.

13
En 1908 : apparition des aides aux personnes âgées.
En 1911 : assurance nationale : loi sur les chômeurs, invention des bourses du travail (lieu de
rencontre entre O/D de travail). Mécanismes étatiques, mais délégation de la gestion à des
mutuelles agrées ou des compagnies privées agrées, et aux OS.
Particularité : prestations forfaitaires, les revenus de remplacement en cas de maladie
n’étaient pas liés au salaire, étant un mécanisme de redistribution très important, idée que
les revenus tirés de l’assurance nationale ne servent que comme un minimum pour survivre.
Ainsi, ceux en ayant les moyens, pouvaient compléter ce minimum par des assurances
privées.
→ Cela situe la place de l’intervention étatique, l’Etat a pour seul travail de garantir des
minimas pour pouvoir survivre.

c. Les assurances sociales en France

Instauration tardive d’une protection sociale propre aux salariés, idée d’assurance sociale
ayant été violemment combattue jusqu’aux 20’s.
Bcp de systèmes de retraite XIXème (pour stabiliser la main d’œuvre): employés militaires et
civils de l’Etat, cheminots, ouvriers mineurs.
Loi ROP 1910 : retraites ouvrières et paysannes (ATTENTION : pas une loi d’assurance
sociale).
Aide sociale pour certaines catégories de la population + législation AT + prestations
familiales + assurances sociales. De plus : contrats collectifs d’assurance et dispositifs
d’assurance).
1921 : projet de loi sur les assurances sociales.
1928 : caisses départementales, étant caisses balai.
Pas d’assurance AT ni prestations familiales. Et de nombreux régimes particuliers,
notamment sur vieillesse. Ticket modérateur.
Loi 1930 : similitudes avec l’Allemagne, cotisations à la charge des assurés et employeurs.
Donc ne commence pas en 1945 !

d. L’émergence d’une social security aux États-Unis


Etat maternaliste. Concept de sécurité sociale inventée aux Etats-Unis, après crise de 1929,
plan de relance lancé par l’Etat fédéral. Roosevelt, avec ce plan d’investissement massif a
inventé le New Deal : investissement dans de nombreux secteurs, et notamment mise en
place d’une loi du 14 août 1935 instaurant un mécanisme fédéral d’assurance vieillesse et un
mécanisme de subvention et d’aide aux Etats fédérés d’assurance chômage. (Originalement
nommée : loi sur la sécurité économique, mais est appelée loi sur la sécurité sociale).

14
Système mixte d’assurance sociale et d’assistance. Education est classée dans sécurité
sociale. MEDICAID & MEDICARE aujourd’hui.
3 principes fondamentaux :
- Protection de l’ensemble des salariés par le recours à des cotisations obligatoires
- Idée d’un droit acquis dérivé des cotisations
- Refus de tout financement de l’assurance sociale par l’impôt

Etat social résiduel aujourd’hui. Ce concept de sécurité sociale va être repris par un
ensemble de personnes qui vont réformes systèmes existants, avec vocation de couvrir
l’ensemble de la population.

SECTION 3. Vers la protection sociale de l’ensemble de la population


Cette protection sociale de l’ensemble de la population prend le nom de protection sociale,
philosophie que l’Etat serait responsable du bien-être de l’ensemble de la population. Ajoute
aux fonctions classiques de l’Etat, une fonction nouvelle avec des responsabilité accrues de
l’Etat dans le domaine social. Social déjà développé par les assurances sociales, mais là va
encore plus loin. Concept utilisé : welfare state (Etat responsable du BE de la population).
Mouvement associé à des guerres et qui a été entériné par le droit international. 1944 →
déclaration de Philadelphie réorganisation l’OIT et qui fixe des objectifs en matière de
sécurité sociale.

§ 1. Le modèle néo-zélandais : une nouvelle approche de la protection sociale


Modèle trouve son origine ici, réforme de 1938 et 1939 suite à la guerre civile. Création d’un
système unique de protection sociale pour rétablir la paix, pour coordonner toutes mesures
garantissant l’homme contre les risques qui menacent son existence.
Quelques caractéristiques importantes :
- toute la population est concernée (durée de résidence cependant)
- bcp de risques couverts (même dommages de guerre de la popu civile)
- notion de risque sociale entendue largement
- système entièrement géré par l’administration étatique
- budget de cette protection sociale applicable à toute la population
- sous cond° de ressource
- mécanisme financé exclusivement par l’impôt et taxe unique à travers budget
particulier de l’Etat géré par une administration unique, avec des ressources fiscales
affectées (taxe unique)
- Mécanisme complété en 1941 avec un service national de santé qui complète le
mécanisme avec les frais d’hôpital public.

15
1er système connu de protection sociale avec indifférenciation du statut social de la personne
(sans emploi, indépendant, salarié).

Ce système a fortement inspiré le système du rapport Beveridge au Royaume-Uni, et qui va


en inspirer d’autres.

§2. Le système proposé dans le rapport Beveridge


Réflexion de 1942, William Beveridge et toute la commission royale ont discuté pour mettre
fin à la complexité du système britannique de protection sociale. Propose un certain nombre
de mécanismes nouveaux, principes qui vont partiellement être mis en place au Royaume-
Uni mais surtout vont inspirer les réformateurs d’autres pays, notamment un certain
nombre de personnes du Conseil national de la Résistance (à Londres à l’époque).
Rapport qui dépasse ses objectifs initiaux.
Cf exposé.
A. Les principes
Objectif éliminer les 5 maux de notre temps : la misère, maladie, ignorance, misère noire,
oisiveté. Simplifier le système.
Buts :
- Protection sociale de tous les citoyens
- unification de tous les régimes (AA unique)
- financement par une cotisation unique, uniforme quelle que soit le revenu de
l’assuré.
Système des 3 U : unité, uniformité, universalité (mais mauvaise simplification selon
Kessler).

B. Les mesures préconisées


Met en place système de redistribution de revenus à travers assurance sociale
théoriquement destinée à l’ensemble de la population, sert à garantir la perte de revenus
(financée par Cotisation sur les salaires) et prestations familiales (financées par l’impôt).
ATTENTION au Royaume-Uni pas de mécanisme de collecte spécial, tâche confiée à
l’administration fiscale. Mesures de plein emploi qui complètent cela.
L’assurance sociale reste au cœur de ce système. (8 situations à risques).
Abolir état de besoin, donner à chaque citoyen revenu suffisant pour satisfaire à ses charges.
Une politique de santé publique est mise en place par la création d’un service national de
santé (Offre gratuite de soins financée par l’impôt). Ce dispositif, notamment prise en charge
et versement de revenu de remplacement et de prestations familiales suppose coopération
entre l’Etat et l’individu.

16
L’Etat doit assurer protection minimale au travers de prestations forfaitaires. Cette
protection minimale au travers de forfaits de revenus de remplacement est complétée par
une protection complémentaire volontaire.
Rejette la cond° de ressource.
Toutes les mesures n’ont cependant pas été mises en place au Royaume-Uni.

§ 3. Les ambitions du plan français de sécurité sociale


1928-1930 : reprise du rapport allemand.
Mais le rapport Beveridge lui va inspirer les réformateurs belges, néerlandais, et français
également (même si on dit que c’est le Conseil national de la résistance qui a élaboré un plan
français de sécurité sociale).
Programme : « les jours heureux » du CNR. Pas de rapport Beveridge français, mais
document programmatif : L'exposé des motifs de l'Ordonnance du 4 octobre 1945 et
l’ordonnance de 1945 elle-même (cf fiche TD séance 2), et dans l’ordonnance elle-même, on
retrouve les idées de base.
Idée est de réorganisation de ce qui existe en termes d’organisation de la sécurité sociale.
Idée 1 : création d’un régime général, organisation administrative couvrant l’ensemble de la
population, une des conséquences est l’intégration des assurances sociales, passage des
assurances privées vers caisses (Livre 3 CSS) et disparition des caisses de compensation
familiale au profit des CAF.

2 remarques :
- Généralisation escomptée d’un régime général n’a pas été réalisée (régimes spéciaux
et MSA).
- France, pendant très longtemps, Etat n’est pas le gestionnaire premier de la
protection sociale, car on a créé des caisses de sécurité sociale. De plus, aucun
service national de santé en France, il subsiste tout un ensemble de régimes de
sécurité sociale (certains très anciens, et des plus récents).

Conclusion : perdition de l’aide sociale, différentes techniques d’assurances, 2 modèles :


assurance mutuelle et assurance privée, mécanisme de la retraite complémentaire et
différentes techniques de protection sociale et dispositifs de Beveridge.

CHAPITRE 2 Description générale de la protection sociale en France

Plan français de sécurité social en place.

17
Ord 4 oct 1945 : régime général, ayant pour vocation de couvrir l’ensemble de la population,
généralisation qui doit se faire par étapes, entre 1945 et 1970, l’ambition générale n’a pas
été réussie.
SECTION PRÉLIMINAIRE : La notion de régime
§ 1. Les conceptions possibles de la notion de régime
§ 2. Les apports du droit économique communautaire

SECTION 1. Une multiplicité de régimes de sécurité sociale


SOUS-SECTION 1. L’échec du régime unique

3 phénomènes majeurs entre 1945 à 1980 :

§1. LA MSA : un régime original, l’autre sécurité sociale


Ord 1945 : d’entrée, sont exclus du régime G les travailleurs agricoles, n’ont pas vocation à
entrer dans régime G, le monde agricole ayant développé son système particulier de PS.
MSA : regroupe indépendants et salariés agricoles (ex : juristes au Crédit agricole).

§2. Régimes exclus


Provisoirement, un certain nombre de régimes d’entreprises, de branches
professionnelles, mais surtout les 3 fonctions publiques n’ont pas vocation à rejoindre le
régime G (car Etat n’avait pas les moyens). cf art R711 CSS : secteurs dans lesquels se
construisent mécanismes de PS d’entreprise, qui schématiquement proposaient prestations
> celles du régime G, régime des mines, régime des marins de la marine marchande.

§3. La survie des régimes spéciaux


A. survie
Régime de PS est donc très morcelé, posant des difficultés en cas de changement
d’un secteur à l’autre.
o Société conçue comme provisoire a perduré : les régimes spéciaux demeurent
(Kessler n’aime pas cette appellation les systèmes n’ayant rien à voir entre
eux). Régimes particuliers pour certaines catégories socio-pro.
o Disparition d’un certain nombre de ces régimes (depuis janv 2020 :
embauchés de la SNCF n’intègrent plus son régime de retraite particulier).
Consolidation cependant de certains régimes : ex : régime de retraite gazier et
minier.
o Disparition de certains régime car plus d’argent : ex : plus de salariés dans les
mines en France, donc régime des mines est en voie de disparition.

18
Grande question de la réforme des retraites est de les faire disparaitre, mais
réforme des retraites s’organise dans le temps (10-15-20 ans).
Certains régimes ont abandonné leur spécificité en termes de maladie : donc
distinction :
o Régimes entièrement spéciaux
o Régimes particuliers : bénéficiaires au régime général pour partie
maladie (ex : fonctionnaires d’Etat).

B. les indépendants
Les indépendants : en 1946 : prévu de regrouper salariés et indépendants, mais différence
majeure entre les 2 dans régime d’assurance sociale : salarié lié par son employeur
(Bismarck), mais indépendant : contribue seul au financement du dispositif. 60’s : on a
permis aux indépendants de ne pas adhérer au régime G, et on a autorisé les différentes
catégories d’indépendants à créer leur propre système : 3 systèmes de retraite (artisan,
commerçants et regroupement professions libérales (mais chacun ont gardé leur propre
système) orga commune pour défense de leurs intérêts tout de même).
de plus, début 60’s : mécanisme d’assurance maladie, régime en grande difficultés
financière cependant, regroupement du régime commerçants et artisans concernant
la vieillesse et assurance particulière aux indépendants a été regroupé sous RSI en
2008, professions libérales et avocats ont gardé leur propre régime, regroupe dans
pôle unique, mais tjs distinct du régime G. 2018 : SSI au sein du régime général : donc
gestion administrative par les structures du régime G, mais règles de calcul des
prestations restent particulières à ces professions indépendantes. Règles de droit
différentes, restent des mécanismes de prestation particulier pour artisans et
commerçants selon l’organisation donc, multiplicité donc.

Régimes de bases sont donc multiples, mais mouvement de convergence des régimes,
garde des différences, mais peu à peu, rapprochement des prestations des régimes.
Mouvement qui touche surtout branches :
- Pris en charge frais de soins (remboursement ou non paiements frais médicaux).
Aujourd’hui même façon selon les régimes. PUMA : prestation universelle maladie.
- Domaine des prestations familiales, depuis 1974 : déconnexion du statut socio-pro de
la personne qui en bénéficie (juste cond° de ressources aujourd’hui).
Equation assurance vieillesse régime G : repris par MSA.

La Cour des comptes et l’inspection générale des affaires sociales peuvent intervenir dans
toutes les caisses des régimes de base (ex : EN3S). donc mêmes institutions

19
Intégration très forte de tous ces systèmes, en termes de comptabilité publique, tous les
régimes de base constituent un seul agrégat, existe des mécanismes de transfert financier
entre les différents systèmes.

La prise en charge du risque chômage : Conv 102 OIT. EN France, différent du monde,
construit en dehors de l’organisation de la SS, aujourd’hui : mécanisme d’indemnisation du
chômage géré par organisme spécial. Tout au long du XIXème : c’était une affaire de
syndicats, et de mécanisme d’aide social des communes. Risque chômage pas considéré
comme relevant de la SS, a perduré jusqu’à la fin des 50’s. En 1958 : prise en charge pas les
seuls communes est apparue comme insuffisante, l’Etat a demandé aux partenaires sociaux
par le biais de convention collective, de créer un régime d’indemnisation chômage, avec un
certain délai. Le 31/12/1958 : ANI d’indemnisation du chômage. Accord a créé :
- Des caisses à travers ASSEDIC et UNEDIC : donc organisation administrative
- Assurance sociale : fixe cotisations et prestations, gestion paritaire.
Mais mise en relation chômeurs et employeurs relève d’une structure particulière : agence
nationale pour l’emploi créé en 1967, organise le placement pour le compte de l’Etat.
jusqu’en 2008, va y avoir une fusion décidée par loi du 13 décembre 2008 qui fusionne
ASSEDIC et MPE et créé Pole emploi, UNEDIC existe tjs, ANI existe tjs.
PE est alors le prestataire de service de l’UNEDIC, situation complétée par un dispositif
original, 2017 : la loi permet au 1M de fixer des objectifs à ces ANI. Cadrage fixé par le 1 M,
négociation collective est sous contrainte des instruments financiers (tradition
interventionniste de l’Etat sur la gestion de l’assurance chômage, mais si les partenaires
sociaux n’arrivent pas à se mettre d’accord, gouv peut fixer par voie de décret les cond° de
l’assurance chômage, ce qui se passe depuis 2008. (CC : alors qu’en principe SS fixée par la
loi, le chômage n’est pas de la SS : justification étonnante).

Observations sur le niveau complémentaire : accepté dans réforme du régime G car


considère que régime G n’a que pour vocation de verser prestations modestes.
Mécanismes de retraite complémentaire : rendus obligatoires de par la loi, conséquence :
prestations fixées par voie de conventions collectives, mais employeurs et salariés doivent
appliquer ces conventions collectives. De plus, tout salarié du secteur privé est couvert par
cette retraite complémentaire.
60s-70s : développement d’assurance de personne par ces retraites complémentaires. Pas
d’organisme assureur privé qui prenaient ces risques en compte, donc partenaires sociaux
ont créé le prévoyance, caisses qui avaient des activités d’assureur, activités qui rentrent
dans le cadre de la libre prestation de service, services financiers.
Le droit de l’Union européenne a mis en œuvre règles harmonisées de gestion des
organismes assureurs conduisant à ce que tous les assureurs sont régis par les mêmes
règles. Les activités d’assurance ont alors due être séparées des activités d’assurance des
personnes.

20
1994 : création de structures particulières → institutions paritaires de prévoyance qui
répondent aux grandes règles harmonisées des structures d’assurance. (AGRR : association
de gestion du régime des retraites : origine historique de cette activité d’assurance : caisse
de retraite + assurance).
3 familles d’assurances assureurs aujourd’hui.

21
DEUXIÈME PARTIE LE DROIT POSITIF

SOUSჼPARTIE 1 LES RÉGIMES DE BASE


= Régime général, reg complémentaire, assurance chômage

TITRE 1 LE RÉGIME GÉNÉRAL DE SÉCURITÉ SOCIALE


CHAPITRE 1 Les sujets du régime général

SECTION 1. Le principe : l’assujettissement des salariés au régime général


=reconnaissance de la qualité d’assuré social
=les personnes bénéficiaires du régime G

Nationalité n’a pas d’importance.

1. Les salariés (le plus fréquent)


Déf du droit du travail
Cass soc 13 nov 1996 : salarié =
- subordination juridique
- rémunération (en espèce ou en nature)
- Existence d’un contrat de travail.

L’affiliation des salariés au reg G est subsidiaire : certains salariés st du fait de leur
employeur ou secteur d’activité affiliés à d’autres régimes (ex : les clercs de notaires relèvent
du reg des clercs et employés de notaires s’ils travaillent plus de 17h par semaine pour le
notaire)

2. Les assujettis légaux


a) Les personnes dignes d’être affiliées par la loi
Art L311-2 CSS
Art L311-3 (ex : dirigeants sociaux des SARL ou SA, arbitres de sport….)
+Les personnes gérées par des structures particulières sont affiliées partiellement (ex : GSA
pr les artistes et écrivains)

b) Les personnes affiliées du fait de leur résidence


Résidence des frçs et résidence régulière pr les ressortissants des autres Etats
S’applique pour les prestations familiales et pr les frais de soins (L160-1 code de secu :
protection universelle des frais de soin par l’activité prof et à défaut par la résidence)

Cond° de ressources ou assujettissement de personnes dignes de protection.

22
CHAPITRE 2 : Les prestations du régime général

§1. Assurances sociales (6 thèmes)

A. Assurances maladie
Double fonction :

- Revenus de remplacement
Pr compenser perte de salaire, faut percevoir de base un salaire
= « prestation en espèce »

Indemnités journalières d’assurance maladie : Conditions d’attribution (3) + montant + durée


d’attribution

3 conditions d’attribution :
Incapacité de T (L321-2 (ou -3-2) : compétence du médecin ou chirurgien-dentiste ou sage-
femme qui donne un arrêt de T/prescription de repos qui constate incapacité de T et fixe
durée incapacité de T, médecins contrôleurs de la caisse prime d’assurance maladie
contrôlent cette DC d’arrêt de T)
Obligation d’être malade.

+ Durée d’affiliation (R313 2° Code sécu : faut avoir travaillé x heures ou faut avoir gagné x
fois le SMIC) si ne remplit pas les cond°, n’est pas indemnisé.

+ Obligations administrative (R321-2 et s : obligation d’information de l’arrêt du T à la caisse


primaire d’assurance maladie et à l’employeur, obligation de présence à son domicile du
malade)
L114-1 : sanctions financières possibles en cas de non-respect obligations administratives
Non-respect conditions = non-versement des indemnités

Prestations en espèce :

Moment du versement : les IJ ne sont pas versées à partir u 1 er jour d’arrêt de maladie, mais
du 4ème. Donc délai de carence de 3 jours applicable en principe pour toutes les maladies. Cf
Art L323-1 et R323-1 CSS.
Délai de carence cependant non applicable pour les affections de longue durée art L324-1
CSS et R324s CSS.
Ce délai est applicable à chaque arrêt de travail s’il y en a plusieurs.

Durée max de versement : R323-1 CSS : calculée sur période de 3 ans à compter du premier
jour d’arrêt de travail.
MAX : 360 IJ dans un délai de 3 ans. (mais règles spéciales durant le Covid).

23
Dépassé ce maximum, l’assuré n’est plus indemnisé par le régime de l’assurance maladie,
SAUF en cas d’ALD : (L324-1 CSS) indemnités servies pendant 3 ans sans limite SOC 20
janvier 1994

Montant du versement : dans une prestation de SS : 2 éléments, valeur et un % affecté à


cette valeur. En l’occurrence, la valeur de l’IJ = gain journalier de base x %.
Le gain journalier base est la moyenne des 3 derniers mois de salaire avant l’arrêt de travail,
moyenne divisée par 91,25 (base règlementaire).
En réalité, les 3 derniers mois de salaire ne sont pas pris en compte systématiquement, car le
salaire pris en compte pour les 3 derniers mois est un salaire plafonné à 1,8 fois le SMIC.

3 cas de figure possibles :


- Si rémunération > 1,8 fois le SMIC → pour chacun des 3 mois comptés on ramène la
rémunération à 1,8 fois le SMIC (brut).
- Si rémunération =1,8 fois le SMIC → prend 1,8
- Si rémunération < 1,8 fois SMIC → prend en compte salaire réel des 3 derniers mois

REVOIR :

% applicable à ce gain journalier de base, on verse une fraction du gain journalier de base,
deux pourcentages que l’on applique : pendant les 6 premiers mois d’arrêt de travail, on
applique le taux de 50%, et à partir du 6 ème mois d’arrêt de travail, on applique le taux de
66,66%, on a donc une majoration de l’IJ.
Le revenu de remplacement est donc moindre que celui d’activité. IJ de SS modestes.
Attention : ne pas les confondre avec autres IJ.

Prise en charge des frais de soins :


Financement dépense de santé
= « prestation en nature »

Pour la prise en charge des frais de soin : on est dans la PUMA, càd
- Soit une personne qui travaille
- Soit personne résidant en France.
Pas de cond° d’activité.

Distinction :
- Soins hospitaliers
- Soins non hospitaliers
Mais principes communs.

24
Principes communs
assurance maladie du régime G ne fournit pas directement les soins (ex : régime SNCF :
fournisseur de soins). France : offre de services médicaux est confiée à des prestataires de
services privés ou publics.
Activités réglementées par le CSP et le CSS.
Le régime G ne fournit pas directement les soins.

De plus, les prix de ces biens et services médicaux ne sont pas libres, mécanisme de
détermination des prix.

Enfin, la prise en charge par le régime G d’assurance maladie n’est en principe que partielle.

Toute une série d’outils sont utilisés pour ne pas prendre en charge le dispositif.

Il existe enfin des mécanismes de solidarité et de protection pour les plus pauvres, on a donc
des règles de droit commun, notamment de recouvrement partiel, qui ne s’appliqueront pas
sous cond° de ressource des personnes, toute un série d’outils.

Enfin, il s’agit d’un mécanisme de remboursement aux assurés de frais de santé qu’ils ont
avancé. Néanmoins, ce mécanisme est de plus en plus remplacé par un dispositif de tiers-
payant, signifiant que l’assuré n’avance plus la part prise en charge par l’assurance maladie,
mais le médecin se fait directement rémunéré de ce montant par l’assurance maladie.
Certaines assurances complémentaires participent également à cette mécanique, faisant en
sorte que l’assuré ne paye rien.

B. Les frais de soins non-hospitaliers


a. La détermination du prix :
Prix auquel est appliqué un certain % qui correspond au remboursement du régime G.
Art 160-8 CSS → liste des divers frais : médicaux, pharmaceutiques, transports etc. liste non
exhaustive, le principe de base en matière d’assurance maladie étant que tous les soins
nécessaires sont considérés comme étant pris en charge par la SS.

3 façons de fixer les prix selon le type de frais de soins non-hospitaliers :


- Principes de la médecine libérale : Soins médicaux et paramédicaux : prestation de
service par des professionnels de la santé (cf exposé). Principe de base : art L162-2
CSS → relations entre professions médicales et Caisses, appelé les principes de la
médecine libérale.
Ces principes de médecine libérale ont été complétés par un mécanisme original de
fixation des tarifs des professionnels de santé. Il existe également une même
mécanique pour tous les paramédicaux.

25
- Dispositif des conventions : accords collectifs entre : OS RPZ des indépendants, ces
organisations professionnelles passent des conventions collectives, des conventions
de fixation des tarifs, avec l’UNCAM (Union nationale des caisses d’assurance
maladie) qui rassemble le régime G dans sa double composition aujourd’hui : partie
couverture de salariés et couverture des indépendants et la MSA.
Régulièrement, négociations qui s’ouvrent sur les tarifs médicaux.

2 fonctions à ses conventions :


o Mécanique tarifaire → fixe la rémunération, qui, quel que soit le professionnel
de santé, est un rémunération à l’acte.
o De plus, va être l’assiette de base de la prise ne charge par le régime G
d’assurance maladie.

Pour les médecins :


 les tarifs dépendent de la discipline du médecin, convention pour les
généralistes, les ophtalmologues etc.
 a été développé un mécanisme de fixation des tarifs sophistiqué, car,
par négociation, on a inventé les secteurs d’exercice, il n’y a donc pas
la même fixation de tarif et les mêmes modalités de remboursement
selon le type de secteurs
 secteur 1 : sont tenus par le tarif de la convention qu’ils ne
peuvent dépasser, médecins ont en contrepartie une prise en
charge de leurs propres cotisations au régime d’assurance
maladie.
 Secteur 2 : ne sont en principe pas liés par le tarif, mais que par
un principe déontologique (= la fixation d’honoraire avec tact
et mesure), les pratiques tarifaires excessives sont donc
susceptibles de sanctions. Consultation n’est prise qu’à hauteur
du tarif secteur 1. Dans ce secteur il existe des options ayant
une fonction particulière, de plafonner les dépassements, donc
il est possible de dépasser les tarifs de façon limitée.
Utile : car de plus en plus de négociations avec l’UNCAM qui
tente de maitriser les dépenses de santé.
Enfin, de plus en plus de rémunérations au forfait,
déconnectées du nmbre d’actes pratiqués.

Aujourd’hui : le tarif, fixé par conventions, est donc d’abord composé par un mécanisme
sophistiqué de rémunération à l’acte, et en partie de rémunérations au forfaits, avec une
série d’incitations (ex : médecins dans les déserts médicaux).

Enfin, il existe des outils de tarification, tous les professionnels de santé sont liés par une
nomenclature (=CCAM classification commune des actes médicaux) dans laquelle les actes
médicaux sont décrits. Codification de ces actes médicaux : lettre correspondant au type

26
d’acte pratique, et un coeff rend compte de la difficulté du geste technique. (ex : coeff des
dents du fond > celui des dents de devant).
Contrôle de cette tarification qui s’effectue par les médecins conseil des caisses de sécurité
sociale. L’inobservation de cette nomenclature peut conduire à des sanctions civiles et
pénales.

Le prix des médicaments :

La fixation des tarifs des professionnels de santé, va voir comment fonctionne la fixation du
prix des médicaments remboursables, pour qu’un médicament soit remboursable :
- il doit répondre à la définition d’un médicament : cf L5111-1 CSP et L5111-2 CSP.

- De plus, pour être pris en charge par l’assurance maladie : doit rentrer dans un panier
de soins : exige que le médicament remplisse un certain nombre de cond°, ensuite
soit il est remboursable, soit il n’est pas remboursable. (parfois déremboursement).
Avant commercialisation : procédure d’autorisation et de mise sur le marché L5121-8
CSP, 2 procédures // :
o autorisation de mise sur le marché par la Commission européenne après avis
de l’Agence européenne des médicaments, autorisation valant pour
l’ensemble des Etats de l’Union européenne.
o Devant l’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de
santé : ANSM.

L’autorisation de mise sur le marché doit remplir des critères de qualité, efficacité, et est
donnée au titre d’une ou plusieurs indications thérapeutiques.
L’entreprise pharmaceutique souhaitant commercialiser un médicament a besoin d’un
certain nombre d’avis auprès de la Haute autorité de la Santé (autorité administrative
indépendante).

b. Le remboursement par l’assurance maladie


Dossier de demande de prise en charge par l’assurance maladie (cf pp). avis donné par une
structure qui se nomme la commission de la transparence de la Haute autorité de la santé,
cette commission évalue l’amélioration du service médical rendu, chaque médicament est
donc analysé et classé dans une catégorie en fonction de la valeur clinique ajoutée d’un
médicament par rapport aux médicaments déjà existants. Ce classement va conduire à
déterminer le niveau de prise en charge par l’assurance maladie.
4 niveaux de taux de remboursement :
- 0%
- 15%
- 30%
27
- 65%

Commission d’évaluation économique de la Haute autorité de la santé, commission qui ne


traite que des médicaments qui ont déjà été reconnus comme ayant une certaine efficacité.
Cette commission va faire une évaluation médico-économique du prix du médicament.

L’avis du Comité économique des produits de santé (CEPS) qui va fixer le prix. Ce prix est en
réalité négocié, puisque, le CEPS, passe des conventions avec les laboratoires, ou les
Organisations RPZ de ces laboratoires. LEEM : organisation industrielle regroupement tous
les labo pharma français, qui se retrouve pour négocier avec le CEPS pour fixer un prix, qui
aboutit soit par un accord, ou bien DC unilatérale en cas de désaccord.

Enfin, le directeur général de l’UNCAM prend un DC administrative du taux de


remboursement, le taux de remboursement est déterminé en f(x) de l’avis du service
médical rendu (4 niveaux), cette fixation par la Haute autorité de la santé est ensuite
traduite en droit par DC du DG de Caisses d’assurance maladie.

Un médicament doit avoir été prescrit pas un médecin ou une personne dûment autorisée
pour être remboursé, surtout, cette prescription doit se faire non pas selon la dénomination
du produit mais selon une nomenclature (= la DCI : dénomination commune internationale).
En utilisant la DCI : il est possible pour le pharmacien, seul autorisé en France à délivrer des
médicaments, la DCI permet au pharmacien de substituer un médicament princeps (soumis à
brevet) par un générique (plus sous brevet, fabricables par n’importe quel fabricant utilisant
la même molécule).
Permet de diminuer dépenses de l’assurance maladie, pharmaciens se voient donner perte
liée à substitution du générique.

Donc : prescription par médecin et délivrance par pharmaciens qui peut remplacer princeps
par un générique.

Fixation du prix des dispositifs médicaux :


Cf L5211-1 CSP : déf négative : pas des médicaments, dispositifs pour les Hommes.

Principe → 2 étapes :
- Tout dispositif médicale sur le marché français doit être revêtu du marquage CE,
auto-attestation de la conformité à des normes de sécurité.
- Dispositifs médicaux doivent être inscrits sur une liste des produits et prestations
remboursables (LPPR), 2 façons d’obtenir cette inscription :
o le comité économique des produits de santé : CEPS qui décide du tarif et de
l’inscription sur cette liste.

28
Après avoir passé par le CEPS → Commission nationale d’évaluation des
dispositifs médicaux et des technologiques de santé, qui évalue aussi le
produit, va classer le produit en f(x) du service médical rendu.
o Pour certains produits, il existe des règles particulières de prise en charge en
matière de prothèses dentaire, d’optique et d’aide au dispositif : 100% santé.

Assureurs complémentaires :
Le principe est une prise en charge partielle de ces frais de santé, l’assuré au régime G
supporte une partie des frais engagés. SAUF : ce qu’un assureur complémentaire se
substitue à l’assuré pour prendre en charge la part non prise en charge par le régime G.

3 grands mécanismes de participation de l’assuré :


- Ticket modérateur : au départ avait pour but que comme il reste part des tranches
de santé à la charge de l’assuré, il va modérer sa consommation. Taux variable
suivant la nature des frais exposés, et de plus en plus, suivant les DC des autorités
(HAS surtout). MAIS : particularité par les médecins : parcours de soin exonéré pour
la prise en charge de frais de soins de médecins : mécanisme de parcours de soins
coordonnés → en principe l’accès aux professionnels libéraux spécialistes n’est
possible qu’après consultation d’un généraliste, deuxièmement, chaque assuré de 16
ans ou plus, est enjoint de désigner un généraliste (=le médecin traitant) chez lequel
il devra aller pour ses soins premiers, sans pouvoir aller chez un autre médecin
généraliste. (en vrai possible : mais en contrepartie d’un changement des taux de
l’assurance maladie : pas 70% mais 30% remboursé, idem si n’a pas été orienté par
un généraliste).
Pq un tel système ? car s’est aperçu que bcp de spécialistes faisaient des actes de
médecin générale au tarif de la médecin de spécialiste. De plus, on s’est aperçu de
l’existence d’un nomadisme médical, les assurés sociaux changeant de médecin ou
consultant plusieurs généralistes, donc a essayé de limiter ces comportements.
Donc assuré peut choisir son médecin, mais est sanctionné financièrement s’il ne
respecte pas le parcours de soin : mais assuré social a accès direct aux ophtalmos,
gynéco, psychiatrie. De plus en cas d’ALD : exonération de ticket modérateur.
Enfin, il y a les forfaits : sommes non prises en charge par l’assurance maladie,
participation 1 € pour actes de biologie médicale, ticket modérateur plus applicable.

- Forfait de 24 € pour les actes coûteux, dès que l’acte a un coef ≥ à 60 sur le truc de la
CCAM : participation de 24 € déduits du prix de l’intervention médicale

- Franchises : franchises par médicaments, pas le prix facturé mais prix facture –
50centimes par boîte, actes paramédicaux, nombreuses exceptions, le principe des
franchises devient dès lors plutôt des exceptions (ex : plus de franchise pour les plus
de 70 ans).

29
Les conventions médicales

Les centres de santé de la « loi HSPT »

C. Les frais de soins hospitaliers


Les règles dérogatoires instaurées par la loi relative à la couverture maladie universelle

Etab publics de santé et Etab privé sans but lucratif (pas à statut commercial) : mm règles
L’agence régionale de santé délivre une autorisation d’ouverture et d’exercice et fixe nbr
limite de patients que l’etab hospitalier peut accueillir
+ieurs sortes de frais : honoraires médicaux (prix des actes pratiqués), frais de séjour (frais
d’hébergement + dépenses pharmaceutiques + frais de transfusion + frais d’utilisation du
gros appareillage)  tarif hospitalier
Prise en charge pas intégrale en ppe

- Tarif
T2A (tarification à l’activité) : tte activité médicale est définie à travers les grpes homogènes
de malades (GHM) qui prévoit une classification en fonction des prestations
Chq prestation est dc codifiée et a un prix fixé à l’avance chq année au niv national
En plus de ces GHM il y a des forfaits (ex : paiement journalier de réanimation)

- Prise en charge par assurance maladie


Avec Tiers financeurs : assuré n’a pas à avancer les frais puis ê remboursé
Les assurés doivent payer les « restes à charges » (3) :
-le ticket modérateur 20% (assuré doit payer 20% des frais de soins)
-le forfait journalier hospitalier (montant fixé par jour d’hébergement)
Art L174-4 C secu : fixe les plafonds annuels du forfait journalier hospitalier et les catégories
de bénéficiaires auxquels le forfait journalier n’est pas appliqué (grossesse, enfants
prématurés, enfants handicapés…)
-le forfait 24 € pr les soins > 91 €

D. Assurance de parentalité (paternité & maternité)

- Frais de soin
Pour femmes enceintes (grossesse et accouchement), peu importe leur statut socio prof
+ Pour les enfants
Conditions : constat médical de grossesse + frais de soin pris en charges à partir du 1er jour
du 6e mois de la grossesse et jusqu’au 12e jour après l’accouchement + prise en charge que
les frais de soins liés à la grossesse
Automatique : Prise en charge à 100% + mécanisme de tiers payant
Ms grossesses pathologiques : prises en charge par assurance maladie
Art R3131-1 C santé pub : liste des cas pris en charge
reg plus avantageux que l’assurance maladie

- Revenus de remplacement
Visent les femmes qui arrêtent leur travail du fait de leur grossesse = faut avoir un travail :

30
Suspension CT obligatoire (congé de maternité)
Visent les pères : suspension CT facultative (congé de paternité)
Art L1225-29 C trvl : durée du congé est fonction du nbr d’enfants déjà nés et à naître +
congé minimal de 6 semaines avt accouchement et 10 semaines après l’accouchement
(interdiction de travail pr la femme)
Indemnités journalières versées à la femme = salaire journalier de base (moyenne des
salaires perçus par l’assuré au cours des 3 mois précédant l’arrêt de T avec un plafond de
3 200 €) avec déduction des cotisations sociales
Art L1225-35 C trvl : congé de paternité pour le père ou le conjoint de la mère de 11 jours
max (18 qd naissances multiples), congés qui peuvent ê pris ds les 4 mois suivant
l’accouchement. Condition d’affiliation préalable du père (immatriculé 10 mois au moins
avant)
Indemnités versées au père : salaire journalier de base

E. Assurance invalidité
A une fonction de revenus de remplacement
Objectif : indemniser perte de revenus résultant d’une maladie ou d’une usure prématurée
de l’organisme autre que professionnelle ou autre que résultant d’un accident du T
L’incapacité d’exercer une activité prof doit ê permanente ou subsister après les indemnités
de maladie
Ce mécanisme est indépendant de l’assurance du handicap

- Conditions d’ouverture des droits

-Conditions médicales :
L341-1 C secu soc : faut qu’il y ait une réduction de la capacité de gains ou de T d’au moins
2/3
L341-3 C secu soc : C’est le médecin conseil de la caisse primaire d’assurance maladie qui
évalue l’état d’invalidité (état de santé gnrl, capacités restantes, age…) et fixe la date de
consolidation
La cause de l’invalidité importe peu sauf si c’était intentionnel (ex : suicide raté)

-Conditions administratives :
Assuré doit ê affilié au reg gnrl depuis au moins 12 mois avt l’arrêt initial
R313-5 C secu soc : faut une certaine durée de T préalable
R341-8 C secu soc : lorsque la prestation d’invalidité est supprimée l’assuré peut faire une
nouvelle demande de pension d’invalidité

- Les prestations

-Prestations contributives : liées au fait qu’il y a eu des cotisations versées avt

Le bénéficiaire de la pension d’invalidité est en ppe l’assuré


Salaire de référence : moyenne des 10 meilleures années de rémunération
L341-1 C secu soc : 3 pensions
Invalides de 1ère catégorie : pension versée aux invalides capables d’exercer une activité prof,
taux de pension de 30% du salaire de référence

31
Invalides de 2e catégorie : pension versée aux invalides incapables d’exercer une activité prof
quelconque, taux de pension de 50% du salaire
Invalides de 3e catégorie : pension versée aux invalides incapables d’exercer une activité prof
quelconque et qui ont besoin de l’assistance d’une tierce personne pr les actes essentiels de
la vie courante, taux de pension de 50% du salaire + 40% de la pension
Cette pension est attribuée temporairement : suspension/révision/suppression possibles pr
des raisons médicales/administratives, le médecin réexamine régulièrement l’état de
l’invalide

L342-1 et D342-1 C secu soc : Parfois le conjoint survivant (conjoint invalide décédé) peut
bénéficier de la pension d’invalidité
La veuve doit ê elle mm invalide
La pension est de 54% de la pension de l’invalide décédé

-Prestations non contributives :


=Allocation supplémentaire d’invalidité (ASI) : L815-24 C sécu soc
Minimum de pension d’invalidité versé quel que soit le montant des cotisations versées et
des salaires antérieurs
Cette ASI s’ajoute aux prestations contributives faibles

F. Assurance décès
Objectif : atténuer les effets financiers pour les ayants droit du fait d’un décès d’un assuré
social
L’assurance décès implique le versement d’un capital

- Conditions pour bénéficier du capital décès


Mm conditions que pr bénéficier de l’assurance maladie
Ms ces conditions ne s’appliquent pas ds le cas d’un décès suite à un acte de terrorisme
Les bénéficiaires st énumérés par la loi : bénéficiaires prioritaires et bénéficiaires non
prioritaires
L361-14 C secu soc : bénéficiaires prioritaires = personnes qui étaient à la charge totale,
effective et permanente de l’assuré social au moment du décès (présomption pr ceux qui
vivaient dans le mm foyer que le décédé), ils doivent faire la demande de capital décès ds le
délai d’1 mois.
Passé ce délai d’1 mois le capital décès peut ê attribué sans devoir chercher si les
bénéficiaires avaient la charge du défunt : d’abord au conjoint, à défaut les enfants, puis à
défaut les ascendants (parents, grands-parents), et enfin à défaut les personnes parentes qui
ont été à la charge effective et totale.
S’il y a concours des bénéficiaires (ex : +leurs enfants) : partage du capital décès

- Fixation du montant du capital décès


3 400 €

G. Assurance vieillesse

- Règles générales

32
Régime géré par répartition : les pensions versées sont financées par les cotisations payées
par les personnes en situation d’emploi du moment et affiliées au Rgénéral.
Mécanisme qui n’a pas de réserve (argent immédiatement dépensé) mais sensible à la
situation de l’emploi
Les cotisations versées ouvrent des droits futurs : l’assuré perçoit une pension en fonction
de sa durée de cotisations = régime par anuité
Les pensions sont plafonnées : montant relativement faible = écart important entre le
revenu d’activité et le revenu de retraite
Régime qui comporte des mécanismes de solidarité : il y a des planchers de retraite
Il y a des réformes paramétriques du régime de l’assurance vieillesse = ajustement des
éléments de calcul du versement de la retraite
Macron prévoir une réforme systémique du régime de l’assurance vieillesse = modif du
calcul lui-mm

- Conditions d’ouvertures du droit à la retraite

-Age minimum de départ à la retraite


= âge d’ouverture des droits = âge de la retraite
62 ans
Ms 60 ans pr les salariés handicapés et pr les départs anticipés pr longue carrière (L351-1-1 C
secu soc = personnes qui ont travaillé avt 16/18 ans)
Age auquel il est possible (pas obligatoire) de demander la liquidation de la pension de
retraite

-Condition de cessation de l’activité


=Rupture CT pr le salarié
Ms il peut y avoir un cumul emploi et retraite : personnes énumérées à l’art L161-22 C secu
soc (mannequin, élus locaux…) ou gnrlmt pr les personnes dt la retraite est liquidée au taux
plein.
Mais ce cumul est plafonné qd le taux est minoré : qd le revenu de l’activité et la pension
dépassent un plafond la pension est diminuée pr respecter le plafond.

- Pension de l’assuré :

P = t x SAM x d/DM
(on n’aura pas à calculer une pension de retraite au partiel)

SAM (salaire annuel moyen) = 25 meilleures années de la carrière de l’assuré : R321-29 C


secu soc
St compris ds ces meilleures années les périodes d’inactivité assimilées à des périodes
d’activités car des revenus de remplacement ont été perçus (maladie, grossesse, indemnités
chômage) : L351-1 C secu soc

t (taux) (2 manières de l’obtenir).


Taux plein = 50%

33
Taux plein qd 176 trimestres validés = avoir travaillé ou cotisé un certain montant ou un
certain temps ou période de travail assimilé ou 4 trimestres attribués aux femmes ayant
accouché et 4 semestres attribué au père/mère : L351-2 et R351-9 CSS.

Taux minoré = 0,625 points par trimestres validés manquants (<176)


Ex : avec 2 trimestres manquants (174) taux à 48,75 % (50 / 0,625x2)
Taux minimum : 37,5 % (plancher) = minimum contributif

Taux majoré = 1,25 %


Personnes qui continuent à travailler au-delà des 176 trimestres
Ex : 177 trimestres validés taux à 51,25%

-retraite entière
-retraite progressive

La liquidation d’une pension de retraite est complexe: suppose des échanges d’informations
lorsque la personne a une carrière qui s’est déroulé avec affiliation dans plusieurs régimes
de sécurité sociale.

La LURA : permet à un assuré polypensionné des régimes alignés de liquider l'ensemble de sa


retraite de base en s'adressant uniquement au dernier régime d’affiliation.

Peut s’appliquer des correctifs :


- Le plafond de sécurité social est de 3 428€
- Des correctifs peuvent majorer la pension, les correctifs les plus important sont surtout des
bonifications pour enfants => calcul de la pension + 10% si la personne a eu au moins 3
enfants à charge

les droits de l’ayant-droit :

Le conjoint survivant peut bénéficier d’une fraction de la pension de vieillesse de la personne


décédé => quelqu’un qui n’a jamais cotisé mais qui est ayant droit peut bénéficier de
prestation de l’assurance vieillesse.
La pension de réversion : Il convient d’assurer un revenu à une personne qui n’en aurait pas
ou plus du fait du décès du titulaire de la pension.
Cette pension ne s’applique que aux personnes mariés. Le conjoint survivant peut bénéficier
de la pension, ou d’une fraction de la pension de l’assuré décédé sous conditions de
ressources. La condition de ressources varie selon la composition du foyer dans lequel vie le
survivant.
Quand-est ce que la pension de réversion est versée ? Versée soit à l’âge de départ de la
retraite de la personne décédé (=62 ans). Le montant de la pension de réversion est 54% de
la pension dont aurait pu bénéficier l’assuré décédé.
Pension de réversion minimale : Il y a ion certains nombre de trimestres minimum exigé =>
Article D453-1 CSS.
Il peut y avoir des majorations, notamment des majorations pour enfants à charge = 10%
pour 3 enfants. Et mécanisme assez complexe en fonction de l’âge du conjoint survivant.

34
Lorsque l’assuré décédé a été marié plusieurs fois, il y a une répartition de cette pension de
réversion proportionnellement à la durée de chaque mariage.

Proratisation de la pension du régime G :


d (=durée de cotisation au régime G en trimestres)
divisé par nombre de trimestre : étant évolutif en fonction de la date de naissance de
l’assuré. (environ 172)
utile, car pendant leur carrière certaines personnes peuvent cotiser à plusieurs régimes.

Si travaille 80 trimestres au créditAgricole et 80 à Caisse d’épargne = 160 trimestres cotisés :


80 à MSA et 80 au régime G, donc d=80. (et touche à côté sa pension de la MSA).

De plus, à cette équation on fait un calcul correctif, 3 sortes de correctifs :


- Majoration de pension
o Majoration pour tierce personne existant aussi en matière d’invalidité (le
retraité ayant besoin de l’assistance d’une tierce personne se verra verser
majoration : 30% de la pension).
o Bonifications pour enfants s’ajoute au T : 10% si l’assuré a élevé au moins 3
enfants pendant au moins 9 ans avant l’âge de 16 ans (déf de l’enfant à
charge).
o Existait une majoration pour conjoint à charge : MAIS mesure supprimée pour
l’avenir à partir du 1er janvier 2011 (si parti à le retraite avant 1er Janv 2011 :
s’applique, après : non).

- Minimum contributif : taux plancher de 37,5.


- Plafond = à la moitié du plafond de la sécurité sociale (maximum de prestation).
Plafond de 3428 € (car régime G n’assure qu’un minimum de pension).

2ème mécanisme : retraite progressive : assuré avec pension direct mais aussi mécanisme de
pension progressive (sous-catégorie de la pension directe).
Retraite progressive : inventé à l’époque où cumul emploi retraite était prohibé.
Aujourd’hui : est en concurrence avec règles cumul emploi retraite.
Idée que l’on puisse faire liquider une partie de la pension, caisse de sécu compétente
versera une partie de la pension, en contrepartie d’une diminution du temps de travail
(marche pas). A partir de
60 ans : contrat de travail à temps plein devant contrat de travail à temps partiel, si la
personne a cotisé 150 trimestres : touche un certain % de la pension. Permet d’arriver aux
revenus antérieurs.
En contrepartie de cette diminution du temps de travail : l’entreprise devait embaucher un
autre salarié.
Art R351-41s CSS et D634-16 CSS
En pratique : font travailler qqun 2 an et dernière année on le paye mais il ne travaille pas.

Droits du conjoint survivant :

35
Pension de réversion = Permet d’assurer un revenu à la personne à charge.
Mécanique complémentaire à pension de droit direct des femmes.
Volonté de verser un revenu à un non cotisant : droits indirects (= droits dérivés).

Cond° :
o Décès de l’assuré cotisant au régime G (peu importe âge, cause, sexe).
o Le bénéficiaire doit avoir la qualité de conjoint, marié, survivant (si plusieurs
mariages successifs : pension répartie au prorata de la durée de mariage : au
moment où divorce compte plus pour la pension).
o Plafond de ressources du conjoint survivant : regarde ses ressources propres
et ajoute pension de réversion et ajoute plafond de ressources. Verse pension
qu’à hauteur du plafond : réduction du montant du dépassement du plafond
de ressources, si aucune ressources : on a pension complète
o Bénéficiaire doit avoir 55 ans ou plus pour la toucher (donc doit attendre ses
55 ans, autres dispositions avant).
Pensions peuvent s’exporter si conventions internationales.

Montant : 54% de la pension dont bénéficiait l’assuré décédé (ou dont il aurait bénéficié si
mort avant d’être retraité : à la date où il aurait eu 62 ans : fait la calcul et le verse au
survivant).
Majoration de 10% pour enfants à charge et montant plancher : D353-1 CSS s
La pension est partagée entre les conjoints si plusieurs.

Minimas non-contributifs
D’habitude pension liée au montant des cotisations versées (donc du salaire).
MAIS : en matière de pensions de retraite : peut avoir, et ce sans lien avec cotisations, d’un
revenu minimum vieillesse.

2 minimas contributifs coexistent depuis 2007 : personne ayant 65 ans avant 2007 : applique
le minimum vieillesse. Celles ayant eu 65 ans après 2007 : allocation de solidarité aux
personnes âgées.
Minimum vieillesse : 2 éléments : minimum des avantages de base (MAB) & allocation des
vieux travailleurs salariés (AVTS, fixée tous les ans, en avril souvent, par décret).
Minimum commun à tous les régimes : expliquant son nom de minimum des avantages de
base.
Ce minimum est f(x) des ressources de la personne.
On a ajouté : l’allocation supplémentaire (AS est fonction des ressources)
Très pauvres ont le droit à MAB+ AS

AVTS : modeste.

Cond° :
- Age : 65 ans
- Pas de contrepartie en termes de cotisations

Art L814-2 CSS et textes règlementaires

36
Mécanisme non financé par les cotisations, mais par un fond spécial depuis 1993 (le fond de
solidarité vieillesse, financé par CSG)

ASPA :
Allocation unique
Cond°
- résidence régulière habituelle en France (au moins 6 mois dans l’année).
- De ressources (pas du demandeur mais du foyer).
- Allocation différentielle entre ressources du foyer et le minimum que constitue le
plafond

Assurance veuvage
Suppose un assuré décédé, un conjoint survivant, et faut que cond° d’âge pour la pension de
réversion ne soit pas atteinte ; donc -55 ans.

Cond°
- Versée jusqu’à 55 ans.
- Minimum 50 ans.
- l’assuré doit avoir été assuré au moins 3 mois
- résider en France
- ne pas vivre en concubinage, ni être remarié, ni avoir conclu un PACS.
- Plafond de ressources D356-1s CSS

Pendant 2 ans max : allocation forfaitaire est versée (revenu minimum).

37
CHAPITRE 2 Les accidents du travail et les MP

Loi 9 aout 1898 : resp de l’employeur en cas de dommage au travail.


Livre 4 CSS.
Mécanismes de resp automatique + conflits entre mécanismes de resp (accident de trajet +
accident survenant avec un VTMoteur).

SECTION 1. Le champ d’application personnel de la législation accident du travail


Plusieurs catégories de personnes visées : (champ d’application perso est plus vaste que le
champ des assurés sociaux.

- Salariés : Travailleurs dépendants ≠ indépendants. Le bénéfice des prestations ne


dépend pas de cond° de durée d’assurance. Si absence totale d’affiliation (ex : travail
dissimulé) tout de même couverture par législation AT/MP, quel que soit le type de
contrat de travail. (population la plus importante).
De nombreuses entreprises publiques relèvent de ce domaine.
- Art L412-1 CSS : personne non en état de subordination mais bénéficient de cette
législation (ex : élèves de l’enseignement technique en ateliers, ).
- Certains non-salariés : agricoles, indépendants mais affiliés au régime G loi 30 nov
2001, cf Code rural.
- Assurance volontaire AT : utilisée chez certains indépendants n’étant pas au Régime
G. Les gérants majoritaires de SARL également.

SECTION 2. Les risques couverts


Parle de risques professionnels : 3 sortes :
- AT
- MP
- ATrajet

Doit définir ces risques, la définition de ces risques a donné lieu à JP abondante.
Indemnisation de ces risques est meilleure à celle de l’assurance maladie et de l’assurance
invalidité et décès.

§1. L’accident du travail


A. La notion d’accident du travail
ATTENTION à terminologie.
L411-1 CSS : Est considéré comme AT, quel qu’en soit la cause l’accident survenu par le fait
où à l’occasion du travail. lorsque cond° du risque est remplie : accident imputable à
l’employeur.
Présomption d’imputabilité. Définition et présomption.
Déf large, CCASS a développé un ensemble d’éléments pour caractériser l’AT, MAIS CCASS
reconnait aux juges du fond un pouvoir souverain d’appréciation de la matérialité des faits.

38
CCASS intervient sur qualification des éléments, elle applique la théorie des risques liés à
l’autorité de l’employeur. 4 éléments constituent la déf de l’AT, éléments étant flottants.

- Lien d’autorité
- Evènement de caractère soudain
- Lésion
- Lien avec le temps et le lieu de travail

1. le lien d’autorité
Employeur est responsable du fait de son statut d’employeur de la réparation du dommage.
2 cas de figure : victime est sous l’autorité de l’employeur, que l’employeur peut exercer son
pouvoir de direction, de surveillance du travail effectué, cas classique.
JP extensive → si action autorisée par employeur : compte parfois.

Si l’action n’est pas effectuée sous autorité de l’employeur : ex salarié qui répare sa propre
voiture dans un garage. Arrêts qui admettent à titre exceptionnel l’absence de lien
d’autorité. Lorsque l’employeur n’est plus sous la subordination juridique de l’employeur,
pas d’AT, même sur le lieu de travail.

JP restrictive : sur les situation d’absence d’autorité de l’employeur. Le lien d’autorité est
entendu très extensivement.

Seul fait du travail suffit très souvent : suicide de salariés : faut démontrer que lien ou
accident survenu du fait du travail (détérioration des cond° de travail : ex affaire chez
Orange).
Salarié ne respectant pas les consignes de sécurité : AT quand même, suffit qu’il y ait un fait
lié au travail.

2. soudaineté de l’évènement
Si affection a origine et date certaine = AT
Si affection survient progressivement ou est le résultat d’une série d’évènements = MP

Différence pas toujours aussi tranchée, JP faisant que frontière entre les deux est remise en
cause, ex : CCASS 2003 : hypothèse d’une pathologie, sclérose en plaque apparue 30 ans
après une vaccination, employeur mis en cause pour réparer la sclérose en plaque survenue
après la vaccination. Raisonnement de la victime : j’ai été vacciné au moment où je travaillais
pour une société qui m’a envoyé dans un pays où vaccination était obligatoire contre
maladie, le fait générateur de ma pathologie était une obligation de se vacciner ayant pour
conséquence de développer cette maladie. Selon Ccass : évènement = vaccination,
entrainant cette maladie, donc AT, la vaccination étant obligatoire, CAR il y a eu travail dans
le pays.
Notion bizarre de soudaineté.

Idem si traumatismes causés par utilisation d’un outil de travail.

Car déf des MP est restrictive : définition extensive de l’AT pour permettre immunisation.

39
3. Concept de temps et lieu de travail.
L411-1 CSS
Quand l’accident survient au temps et au lieu habituel du travail : il y a AT.
Discussions si le salarié est sur le lieu de travail mais non au travail (pause), ou salarié qui
reste sur le lieu de travail au-delà de l’H de travail. JP : tendance à une conception extensive
de cet élément.
Ex : a été considéré qu’une agression au domicile du salarié est un AT, car l’agression au
domicile est liée au travail (ici ni au temps ni au lieu de travail).
Salarié mort en télétravail : JP c’est un AT car lien avec le travail.

+ CF : JP 2003 vaccin.
→ chaîne de causalité : vaccination obligatoire car liée au travail salarié étant envoyé dans
un autre pays, a été prouvé que dans ce cas, la seule cause de la maladie était la vaccination.

JP 19 juillet 2001 Salomon :(crise cardiaque dans un hôtel d’un salarié en mission) très
importante concernant le salarié en mission, tout accident survenu pendant la durée de la
mission est présumé AT peu importe que l’accident ait eu lieu en raison de l’exercice de
l’activité professionnelle ou d’un acte de la vie courante.
Appartient à l’employeur de démontrer que l’accident n’avait aucun rapport avec l’activité
pro, ou qu’il y avait interruption de la mission pour motif personnel. (présomption d’AT pour
accidents de mission).

4. L’exigence d’une lésion

Lorsque la lésion est physique, sera qualifié d’AT, il y a également des lésions
psychologiques. JP importante sur des situations traumatiques, avec des arrêts proches
d’une situation du droit du travail : à la suite d’entretien avec supérieur hiérarchique. JP
complexe et extensive.
Constats basés sur des constatations médicales, questions complexes de qualification à
travers le faisceau d’indice en quatre temps.

B. Le régime des preuves


Lorsque la victime arrive à démonter ces éléments : se déclenche → présomption
d’imputabilité.
Ainsi, lorsque cet ensemble d’indice est prouvé, on considère que l’accident est imputable à
l’employeur. Question de preuve, avec une règle de base classique : affirmations de la seule
victime sont insuffisantes.

Présomption simple : employeur peut contester qualification en AT en raison de l’enjeux


financier.
Employeur peut contester, ou la Caisse primaire décider de ne pas reconnaitre.
Faut démontrer que la victime s’est soustraite à l’autorité de l’employeur, ou qu’il manque
les un ou des éléments constitutifs.

40
ATTENTION → Délégués syndicaux au temps de leur mission ne sont pas couverts par
législation d’AT.

Présomption d’imputabilité est contestable.

§ 2. L’accident du trajet
L411-2 CSS : lorsque la qualification d’ATrajet est retenue : l’indemnisation est celle des
accidents du travail.
On regarde et essaye de voir si le trajet effectué a un lien avec le travail, va essayer de
déterminer ce qu’est un trajet protégé, tous les trajets que peut effectuer un salarié ou un
assuré social ne donnant pas lieu à une indemnisation spécifique.

A. L’intérêt de la notion de trajet protégé


Permet de distinguer accident indemnisé au titre de la RC et ATrajet (qui est pris en charge
par assurance maladie). Situation d’accident de trajet : applique règles de prestation
spécifiques au ATravail.
Le droit civil connait des règles particulières d’indemnisation en matière d’accident survenu
avec un véhicule terrestre à moteur : Loi Badinter 1985.
Peut y avoir des stratégies d’indemnisation de la victime : Accident de la circulation a un
régime plus favorable.

B. Les caractéristiques du « trajet protégé »


L411-2 CSS : « … »
L’ATrajet a 4 éléments cumulatifs pour le caractériser :
- Loi détermine des extrémités de trajet (ou inversement).
o Résidence (habituelle ou secondaire stable, JP : sont exclus situations quand
salarié ne va pas de domicile habituel ou résidence secondaire stable. Le
trajet est commencé à partir du moment où passe le seuil de la porte).
o Lieu de travail (accident survenu dans les locaux de l’entreprise : AT et non
ATrajet (parking de l’entreprise qui est dans : AT, dehors : Atrajet).

- Objet du déplacement : déplacement en relation avec le travail. (ex : réunion du


CSE : liée au travail, mais réunion syndicale dans l’entreprise : pas liée au travail).

- Parcours suivi : JP exige que ce soit le parcours normal + certains détours. Nombreux
arrêts sur les détours ou sur les situations compliquées. Trajet normal = trajet le plus
court, le plus direct et l’itinéraire habituel.
Exceptions au principe du parcours normal : exceptions motivées par les nécessités
essentielles de la vie courante (cf JP dessus).
Mais un cas du législateur : L411-6-2 CSS : est considéré par le législateur comme
situation intégrant le détour dans la définition de l’ATrajet le covoiturage régulier
(donc quand va chercher les collègues régulièrement : trajet protégé).
JP détours nécessaires : bouchons, travaux.
Quand dépose ses enfants hors du trajet habituel : si l’école n’est pas sur le chemin
du travail : JP pas claire : certaines considèrent que nécessité essentielle de la vie
courante, d’autres non.

41
- Temps du parcours : temps normal du trajet, dépend de l’horaire de travail, du mode
de transport utilisé et des difficultés de circulation, on considère que c’est un temps
normal. Question des interruptions que si pose.
Sont admis de courtes interruptions mais pas le plus longues qui sont considérées
comme conduisant à ce que la qualification d’ATrajet n’est plus reconnue.

C. DC d’ATrajet
Fait un dossier, et la CPAM a 2 solutions :
- NON (motivé)
- OUI
Peu de contentieux initié par les employeurs, car la qualification d’ATrajet n’a pas d’impact
financier pour l’employeur.

→ matières mouvantes.

§ 3. La maladie professionnelle
Toutes les maladies liées au travail ne sont pas indemnisées au titre des MP car mécanisme
de reconnaissance de principe des MP et mécanisme subsidiaire. Sur liste et hors liste.

A. La « reconnaissance sur tableau »


Mécanisme de reconnaissance de liste.
L461-1 al 2 CSS : « … »
Faut que :
- La pathologie (les lésions pathologiques) figure sur un tableau
- Les travaux réalisés figurent sur le tableau : faut que soit reconnu que les tâches
effectuées provoquent l’affection en cause.
- Délai maximal (=délai de prise en charge). Délai max entre la date de la manifestation
de la pathologie et le moment où le salarié a cessé d’être exposé au risque.
→ présomption de MP si remplit les 3 cond°.

Question discutée en JP, y a-t-il eu exposition au risque ? faut que la personne ait été
habituellement exposée au risque.
(ex : si est plâtrier et peintre, faut savoir quel est le travail habituel).

PB des maladies qui se révèlent hors délai imparti (ex : amiante).

Les tableaux sont le fruit de travaux d’épidémiologie. Création de tableaux prend bcp de
temps.

B. Les modes de reconnaissance « hors tableau »


Reconnaissance sur expertise individuelle.
Devant CRRMP, étant auprès de chaque CARSAT.

2 situations dans lesquelles une victime peut saisir le CRRMP :

42
- Un élément d’un tableau est manquant (délai dépasse, un des éléments ne
correspond pas). L461-1 al3 CSS
- La maladie ne figure pas dans un tableau L461-1 al4 CSS

Hypothèse où il existe une maladie étant reconnue comme MP, mais où la victime doit
démontrer qu’elle est directement causée par le travail habituel de la victime.

Reconnaissance d’une maladie étant d’origine professionnelle : victime doit démontrer que
pathologie causée par travail habituel, et qu’il y a eu décès (ayants-droits) ou incapacité de
travail d’au moins 25%.
CRRMP reconnaitra caractère pro de la pathologie et le lien entre le travail et la pathologie.
Débat essentiellement d’expertises médicales, se trouveront en présence l’expertise réalisée
par les médecins conseils de la CPAM et la ou les expertises sollicitées par la victime et le cas
échéant, une expertise tierce pour départager les 2 expertises médicales contradictoires.
Peut y avoir contestation en justice de la part de la victime.

Un certain nombre de pathologies ne sont cependant pas reconnues ou


indemnisées au titre des AT.

SECTION 3. La réparation des risques professionnels

§1. La procédure de réparation

AT et ATrajet :
Délais : R441-2 suivants.
Délai de prévenance de l’employeur de 24h (en principe, PAS Si décès ou soins intensifs).

Connaissance de l’AT : 48h. (débat sur le point de départ).

R441-18 CSS.

Pour les MP :
appartient au salarié de déclarer sa MP dans un délai de 2 ans (mais en réalité : médecin
rédige certificat de MP).
Déclaration du médecin sera contrôlée par médecin-conseil de la CPAM.

Notification de la DC de la Caisse :
Ouvre délai de contestation de 2 mois.
Procédure particulière en cas d’accident mortel du travail : intervention de l’inspection du
travail et enquête par OPJ, en plus des enquêtes par des services de la CPAM.

§2. Les modalités de la réparation

43
Prestations mieux que simple maladie.

A. prestations :
1. Les prestations en nature
Gratuité des frais de soin : prise en charge sur la base de la tarification SS mais pas de ticket
modérateur, pas de forfait journalier hospitalier et pas de forfait pour les actes médicaux
lourds (pas des restes à charge).

Application du tiers payant (= pas d’avance de frais), mais de moins en moins dans le
système d’assurance maladie dans tous les cas.

A ces frais de soins s’ajoute la prise en charge de la réadaptation professionnelle, frais qui
peuvent être de plusieurs types : réadaptation fonctionnelle L432-6 CSS et s.
Et rééducation professionnelle : L432-9 CSS (série d’aides accompagnant ce dispositif).

Prime de reclassement professionnel.

2. Les revenus de remplacement (=prestations en espèce mais il aime pas le terme).


a. IJ AT/MP
Incapacité temporaire : ouvrant droit à IJ. Maintien du salaire le jour de l’accident L433-1
CSS : à la charge de l’employeur.
IJ assurance maladie : on a 2 mois, pas de délai de carence, 2 taux : 60% et 80% à partir du
29ème jour (39 ?) d’incapacité temporaire provisoire.
60% ou 80% : du salarié journalier de référence.
Prend salaire des 2 derniers mois avant l’accident, fait une moyenne et le divise par 30,42
avec un plafond (cf R433-2 CSS : plafond assez bas).

IJ AT versées sans jours ouvrables ou fériés, 360 IJ sur période de 3 ans MAX.

b. rentes AT/MP
Hypothèses d’incapacité permanente ouvrant droit aux rentes, et situations de décès
ouvrant des droits pour les ayants-droits.
Même principe que pour l’invalidité, mais règles différentes de calcul.
Diminution permanente de l’incapacité de travail. on parle ici du taux de diminution de
l’incapacité de gain.

2 éléments :
- Taux utile
- Taux réel
Taux qui est fonction d’un taux d’IPP (établi par le médecin conseil de la Caisse).

2 façons de le calculer :
On calcule d’abord l’incapacité réelle : déterminée par le médecin. 2 situations.
Si taux < 50 : taux d’IPP est divisé par 2.

44
Si taux > 50 : taux multiplié par 1,5. (ex : si on a 70 : 50/2 = 25 et il reste 20 multiplié par 1,5 =
30 donc taux de 55.
→ Taux utile.

Mais on doit multiplier : le taux utile par le salaire de référence (moyenne des rémunérations
perçues pendant les 12 mois précédents l’arrêt de travail), avec un plafond fixé par arrêté
(R434-29 CSS) et un plancher (minimum L(R ?) 434-16 CSS).

Lorsque le taux utile est inférieur à 10 % il est versé un capital.

Cumul des taux d’incapacité ?

Si taux d’incapacité est supérieur ou égal à 80% : rente est complétée par assistance à tierce
personne.

Contrôles du taux de rente par le médecin conseil de la CPAM : donc rente peut être révisée
à la hausse ou à la baisse.

La DC de détermination du taux de rente est une DC médicale → Ctx Technique.

c. rentes décès
frais funéraires pris en charge, dans la limite des frais exposés.
L435-1 et D435-2 CSS ???

Rentes versées, faut savoir à qui est versée la rente, combien elle vaut.
Conjoint survivant, concubin ou partenaire.
Enfant légitimes, naturels ou adoptés.
Descendants et ascendants à charge

Montants :
40% du salaire de référence pour le conjoint.
Enfants : 25% salaire de référence, 50% pour 2 enfants, et à partir du 3 ème : 20% pour enfant
à charge. Enfant à charge : que jusqu’à 20 ans.
Existe un plafond familial de 85%. (ex : épouse + 2 enfants : 90% mais ne prend que 85).

→ Mécaniques d’indemnisation de base.

B. L’indemnisation complémentaire éventuelle


A ces dispositifs, et en particulier aux rentes : peuvent s’ajouter des indemnisations
complémentaires.
Mécanismes complémentaires permettant d’arriver à une réparation intégrale.
Auteurs critiquent : car parfois peut avoir mécanisme de réparation intégrale comme en
droit civil.
MAIS Kessler : indemnisation qui repose sur textes du CSS donc OK.

45
1. La faute intentionnelle
L452-4 CSS
Mécanisme peu utilisé.
Lorsque l’accident est dû à la faute intentionnelle de l’employeur ou de l’un de ses
préposés : L452-5 CSS : introduit le fait que la victime conserve le droit de demander la
réparation du préjudice qui n’est pas réparé par application des règles du CSS en appliquant
les règles du droit commun (exception au principe).
Peut donc avoir indemnisation AT + jusqu’à hauteur du dommage : règles générales.

Déf faute intentionnelle :


o Elément intentionnel
o + acte/ omission
Doit émaner soit de l’employeur, soit d’un préposé de l’employeur (hypothèses de violences
volontaires souvent, ou si l’employeur met volontairement en danger le salarié).

Réparation consistera dans la différence entre bénéfices au titre de la législation AT et


préjudice réelle subi.

2. La faute inexcusable
La reconnaissance de la FI ouvre droit à des indemnisations complémentaires.
CF : art L452-2 CSS.
Particularité : la FI n’a pas été définie par le législateur donc la JP interprète la loi, est venue
donner une définition de la FI.

2 éléments :
SOC (ou chambre réunie) 28 février 2002 : arrêts amiante, au départ portait sur MP mais
extension à AT. SOC considère qu’existe obligation de sécurité et de résultat inhérente au
Contrat de travail.
L’employeur a manqué à obligation de sécurité et de résultat dès lors :
- qu’il avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié
- et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour préserver le salarié.

Présume FI, SAUF à l’employeur de démontrer qu’il avait tout fait pour prévenir ou
empêcher l’accident ou qu’il n’avait pas conscience du danger.

Semaine pro : mécanismes d’indemnisation complémentaire et pq ça se répercute sur


l’employeur.

Csq :
– majoration de la rente allouée en cas d'incapacité permanente. Ccass : elle doit être
versée au max de la majo (L452-3)
– De plus, réparation complémentaire du préjudice causé par les souffrances
physiques et morales (même art).
– Enfin, les ayants-droit ont D à réparation du préjudice morale.

→ 3 éléments.

46
> La majoration de la rente :

Variation de la rente entre un minimum et un maximum. Civ. 2ème 15 fev 2018 : la


majoration de rente se fait toujours au max de ce qui est possible. Elle n'est jamais versée
par l'employeur. Elle est toujours versée par la Caisse avec mécanisme de récupération des
sommes avancées par la Caisse.
> La réparation complémentaire :

Indépendante de la majoration de la rente. C'est une action de la victime en réparation


complémentaire contre l'employeur, mais devant le Pôle social du TJ. Cette action a donné
lieu à pas mal de JP ntmt quant à la portée de cette action.

Ces mécanismes visent le préjudice d'agrément + le préjudice professionnel


Conseil constit 18 juin 2010 : a estimé que la liste de préjudice indemnisable à l'art. L452-3
était trop restrictive → la Ccass a alors multiplié les cas de préjudices indemnisables en
étendant la liste qui figure à l'art. On note 4 grands axes :
– préjudice sexuel (le distingue du préjudice d'agrément)
– déficit fonctionnel temporaire
– hypothèse d'un accident de trajet, la Ccass admet une demande en indemnisation
complémentaire fondée sur la loi Badinter (5 juillet 1985) → il peut y avoir un cumul
d'indemnisation
– JP particulières victimes de l’amiante : réparation complémentaire du fait du
préjudice d'anxiété

Dans un 2ème temps, la Ccass revient sur cette I° extensive :


– d'abord, elle restreint la réparation du déficit fonctionnel : il n'est réparé que dans la
mesure où elle n'est pas déjà indemnisée par la majoration de rente.
– Elle exclut également les besoins d’assistance parmi tierce personne et les frais
médicaux complémentaires.
– De plus, elle n'a pas retenu le développement des bouleversements de conditions de
distance

→ Étend la liste mais fixe tout de même des limites.

Section 4 : La prévention des accidents de L

Parmi les attributions de l'inspecteur du L, il y a le respect du CT → respect d'un certain


nombre de règles de santé et de sécurité du droit du travail de la prévention.
Il y a également toute une série d’organismes = le système de santé au L, qui comprend tout
un ensemble d'agences d'expertise
– l'agence nationale pour l'amélioration des conditions de L
– l'organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics

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– l'institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du L et
des maladies pro
– EuroGIP
– l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation de l'environnement et du L
– l'agence nationale de santé publique
– structures en matière de santé nucléaire
– institut particulier pour l'environnement dans l'agriculture (recherche pesticide)

→ Structures de recherche et de détermination de santé publique, indépendantes de


l'administration du régime G.
En ce qui concerne l'administration du régime G : l'action de prévention est gérée au niveau
de la Caisse au travers d'une commission paritaire des accidents du L (moitié
employeurs/moitié représentants des salariés). Cette commission émet les
recommandations qui définissent les mesures de prévention des accidents du L. Elle est
complétée par des comités techniques, qui eux-mêmes sont divisés en un niveau national et
un niveau régional. Ils travaillent par branche pro ou groupe de branche pro et émettent des
recommandations (caractère normatif car traduites dans des arrêtés ministériels). Et il existe
dans chaque caisse régional un service de prévention qui peut intervenir dans les E pour
contrôler l'application des règles d'hygiène et de sécurité.
/!\ Les ingénieurs et contrôleurs ne peuvent pas sanctionner comme l'inspecteur du L. Ils
peuvent seulement émettre des recommandations et des conseils. Et dans certains cas, des
injonctions assorties de sanctions financières.
Il existe aussi toute une série d'incitations financières avec des avances ou des prises en
charge de frais liées à la prévention des accidents de L.
Chapitre 3 : Les finances du régime général

URSSAF : Union de recouvrement des cotisations et contributions de sécurité sociale et


d'allocations familiales. « Union » car ces structures ont été créées par les caisses de base de
sécu soc + d'allocations familiales. Ces caisses ont confié à des structures communes la
collecte de cotisations.
// a été créée l'agence centrale des organismes de sécu soc → devenue la Caisse centrale
URSSAF. Fonction de collecte. Caisse contrôle URSSAF (fonction hiérarchique).
L'employeur est tenu de verser les sommes qui sont dues à ces structures.

Section 1 : Les ressources du régime général

D'abord financement exclusif par cotisations, puis ajout d'autres sources de financement.
Il existe également des exonérations aux cotisations sociales (exception au principe).
Cependant, elles sont toujours partielles.

48
§1. Les cotisations au régime général

C'est la ressource la plus importante.


Le Conseil constit a def les cotisations dans une DC 13 août 1993 : les cotisations versées au
régime G résultent de l'affiliation à ce régime et constituent des versements à caractère
obligatoire de la part des employeurs comme des assurés. Ces cotisations ouvrent vocation à
des droits aux prestations et avantages servis par ces régimes.
En matière de cotisations, il y a toujours 2 éléments : une assiette (une base) et un taux.
A. L’assiette des cotisations
Les cotisations sont assises sur la rémunération.
1. Les éléments de l’assiette des cotisations (=le principe)

Principe : L136-1-1 CSS : est une rémunération tt les sommes ainsi que les avantages et
accessoires en nature ou en argent, versés en contrepartie ou à l'occas du travail, qlq en soit
la dénomination ainsi que la qualité de celui qui les attribue, que cette attribution soit
directe ou indirecte → soumission de toutes ces rémunérations à cotisations. En cas de litige,
la Ccass a toujours eu une I° très large de cette notion (ex : 2e civ 16 juin 2016 → max de l'I°).
La rémunération peut être versée en espèce ou en nature.
a. Les avantages en espèces

Peu importe le montant de la somme et la fréquence du versement (ex : prime de Noël).


b. Les avantages en nature

Def JP : la mise à dispo d'un bien matériel ou d'un service, gratuitement ou moyennant une
participation du salarié inférieure à sa valeur réelle, toujours en contrepartie ou à l'occas du
travail.
Évaluation : Il y a des circulaires Acoss qui fixent les critères d'évaluation des avantages en
nature. On n'est pas sur une évaluation réelle mais sur évaluation forfaitaire (base = forfaits).
Les circulaires admettent également des tolérances, cad que certains avantages en nature ne
sont pas réintégrés dans la rémunération. S'il n'y a pas de circulaire, ce sera évalué au réel.
2. Les éléments hors de l’assiette des cotisations (=les exceptions)

Les prestations : IJ, indemnités chômage, etc.


Pour qu'il y ait exonération de cotisations sociales, il faut une mesure législative particulière.
Ensemble des mesures portant sur les prélèvements affectés au régime G qui entraînent une
perte de recette pour ces organismes et un allègement pour ceux qui acquittent ces
prélèvements, par rapport à ce qui serait résulté des règles G applicables en matière de
prélèvements.

49
On parle également de « niches sociales ».
Il y a 2 grandes catés d’exonération : art. L242-1 :
– les exemptions d'assiette = exclusion de certains éléments de
l'assiette – les réductions du taux

Les frais professionnels = frais qu'un salarié justifie avoir exposé pour les besoins de son acté
professionnelle et dans l'intérêt de l'employeur. Évaluation forfaitaire si une circulaire le
prévoit (snon réelle).

B. Le calcul et les taux


Série de règles qui valent pour presque toutes les cotisations.
1. Règles communes

La loi détermine le débiteur de ces cotisations. En matière d'assurance sociale, part salariale
+ part patronale. La répartition part salariale/part patronale est d'OP, on ne peut y déroger.
Il existe également des mécanismes de précompte : l'employeur verse la part salariale pour
le compte du salarié → l'employeur fait le chèque globale à l'URSSAF.
Les taux varient. Ils sont fixés par décret.
2. La tarification des accidents du travail et des maladies professionnelles (=règles
spéciales)

Taux supporté exclusivement par l'employeur.


Tarification = ensemble des règles de procédure par lesquelles sont déterminées
annuellement les cotisations par le biais de la branche accident du travail.
Principe : mutualisation du calcul des taux pour l'ensemble des petites E de la même
branche pro. Cpdt, plus l'E est grande plus on appliquera un taux individualisé → le taux sera
fonction du nombre d'accidents du L et du nombre de maladies pro déclarées. Derrière, il y a
un mécanisme de répartition des capitaux de couverture. Ils sont dispatchés sous forme
d'augmentation de cotisations globales pour ts les salariés de l'E → à terme la caisse
récupère le montant dépensé. (ex : 5 ans pour les pharmaciens).

Particularité tarification AT :
- employeur seul qui contribue
- + fixation taux de cotisations n’est pas fixée par décret, mais en fonction du risque
AT.

50
Dans les éléments de calcul : taux de cotisation (=taux net = somme du taux brut avec 4
majorations).
Txglobal = taux brut + M1 +M2 + M3 + M4 + Majoration Faute inexcusable
valeur du risque (AT ∧MP et nontrajet )
Taux brut =
Montant des salaires sur les 3 dernières années ( période triennale de référence)

- Pour la valeur du risque, on prend en compte :


o Le nombre d’accidents ayant entrainé des soins ou un arrêt de travail x coût
moyen
o Nombre d’accidents ayant entrainé décès ou incapacité permanente (pris à
part) (coût de la rente à verser, donc coût à chaque fois que c’est versé selon
le temps restant à vivre : ça fait un capital).
- Pour la période triennale de référence :
o Somme des salaires de TOUS les salariés

Le taux brut est calculé en prenant 3 bases différentes :


- Taux individuel → en f(x) de l’effectif de l’entreprise si elle a au moins 150 salariés :
applique tarification individuelle réelle, on prend l’ensemble des salaires de
l’entreprise sur les 3 dernières années. (Si 0 AT ces 3 dernières années : tx=0).
- Taux collectif → entreprise de moins de 20 salariés, calcul fait pour l’ensemble des
entreprises d’un secteur professionnel (somme des AT de la branche pro : de
l’activité la plus importante si on a plusieurs activités).
- Taux mixte → entre 20 et 149 salariés : taux glissant, taux mixte = % de tx collectif +
% de tx individuel.
Donc : prend le nombre d’AT sur ses salariés et un autre sur l’ensemble de la
branche, et affecte cela d’un certain % qui est variable. Plus l’entreprise a un effectif
proche de 150, plus le % de tx individuel sera important (et inversement).
(ex : si 21 salariés : 1% de taux individuel et 99% de taux collectif).
Parfois, les entreprises demandent d’avoir des taux différents : ex : Monoprix : qui a des
employés de bureau et d’autres travaillant dans des magasins.
Risque et coût : répercutés sur le tx de cotisations. Charge se traduit par des augmentations
du tx de cotisation de l’employeur sur les salariés, jusqu’à ce que les CPAM soient
remboursés des avances de frais. Fixation chaque année.
Même si on a aucun AT : paye tout de même un petit taux : ex : pharmacie, même si aucun
AT payera → car mutualisation des salariés de ce type.
Plus on a d’accidents, plus la valeur du risque augmente, et donc le tx augmente.

Les 4 majorations : Forfaits :

51
- M1 : forfait qui couvre les Atrajet.
coût de l ’ ensemble des Atrajet
M1 =
masse salariale globale des entreprises relevant du régime G
Donc intérêt à avoir Atrajet plus que des AT.

- M2 : charges de gestion de la branche (faibles) + fond de prévention (fond qui


alimente fond d’indemnisation des victimes de l’amiante FIVA)

- M3 : charges de solidarité (= financement d’autres régimes : notamment MSA)

- M4 : destinée au financement des retraites pour pénibilité (ex : partir à 60 ans


lorsque travaux effectués ont été qualifiés de pénibles).

Majoration pour rente et préjudices particuliers


Préjudices additionnels. CPAM avance les fonds, puis demande remboursement des fonds à
travers cette majoration pour FI.
Au bout de 5 ans : CPAM a encaissé tout l’argent nécessaire au paiement des réparations de
rente ou des préjudices liés à la FI, (FI peut donc revenir très chère à l’employeur).

§2. Les contributions accessoires (+TVA)


Se sont développées un certain nombre de contributions
Impôts de taxes affectées : ITAF. Débats des fiscalistes sur la CSG. Il y a aussi le forfait social,
et la TVA

A. Les ITAF :
Une 50taine.
Idée de base → ces textes sont présentées comme étant provisoires, et ce sont des recettes
fréquemment retouchées dans les LFSS.

Les impôts affectés : Dérogation du droit commun des impôts (car pas affecté en principe)

Ces ITAF permettent d’alléger politique d’allègement des cotisations sociales.


En France : diminution du cout du travail, en allégeant cout des cotisations sociales (niches
sociales), donc on le répercute sur d’autres impôts.
Certaines ITAF sont uniquement affectées au régime G, mais un grand nombre bénéficient
aussi à d’autres régimes.

52
Ex : cotisation sur les boissons alcoolisées et sur les boissons prémix, sur les boissons non
alcoolisées, sur le tabac, série de taxes sur les médicaments (France : fait partie des médocs
les plus taxés au monde).

Cour des Comptes : le dispositif actuel se caractérise par un foisonnement de taxes,


recouvert par des services variés, nuisant au dispositif de la SS.

La CSG, la CRDS et le « forfait social »

- La CSG
But : élargir l’assiette et aller au-delà de la rémunération. Permet de diversifier recettes de la
SS.
Loi financement de 1991 : idée originelle était de remplacer des cotisations affectées aux
prestations familiales, par les cotisations sur rémunération, de le remplacer par un
financement plus général.
Car prestations familiales ne sont pas versées qu’aux salariés mais à tous les résidents.

Augmentation constante de la CSG, qui s’est substituée à tout une série de cotisations,
cotisations chômage et maladie.

4 Caractéristiques de la CSG →
Pour le CE : la CSG = ITAF (car regarde la source de droit)
Pour la CJUE Commission c/ France 2000 : cotisation de sécurité sociale (car regarde la
finalité du dispositif). Faits : salarié français qui habite en Allemagne, loi du lieu d’emploi :
donc cotise en Allemagne. Car ce salarié avait des biens qu’il tirait de revenus, il habitait en
France. Il a été soumis à la CSG en France, principe de l’unicité de la loi applicable, CSG sert à
financier la SS, mais une seule loi applicable : celle du lieu d’emploi.
Ne peut pas avoir de double assujettissement.

Sont assujettis à la CSG, toutes les personnes physiques sous 2 cond° :


- domicile fiscal en France
- + être à la charge d’un régime d’assurance maladie.

Plusieurs CSG :
- Une portant sur les revenus d’activité (plus large que simple rémunération)
- Revenus de remplacement (IJ maladie, Indemnités maternité, paternité, rente
d’invalidité, IJ AT, rente incapacité, rente décès, capital décès), mais aussi patrimoine,
produites de placement, et les sommes engagées ou produits réalisés à l’occasion de
jeux.

Enfin, la CSG est aujourd’hui partiellement déductible de l’impôt sur le revenu.


CF fiche de paye : Net fiscal > net versé, donc on paye un impôt sur qqchose que l’on a pas,
car partie de la CSG est intégrée dans l’impôt.
Cette intégration partielle de la CSG dans l’IR évolue dans le temps (plus ça va, plus on
intègre de CGS dans le revenu imposable).

53
Dans le code : un chapitre par CSG (4 types).

Calcul de la CSG sur les revenus d’activité :


Art L136-1 CSS : sur toutes les sommes dues en contrepartie ou à l’occasion du travail.
Rémunération : donc même assiette que pour les cotisations.
MAIS les exonérations/exclusions de CSG sont différentes de celles des cotisations, donc
parfois on peut être exonéré de cotisations sociales mais pas de CSG, et inversement.

Rares cas d’exonération de CSG :


L136-1-1 CSS : liste d’exonérations.

L’assiette de la CSG n’est jamais l’intégralité de la rémunération, en matière de CSG on a un


abattement d’assiette. La base sur laquelle est assise le taux de CSG ≠ 100% rémunération,
mais abattement d’assiette de 1,75% (donc 98,25%), sauf si rémunération > 4x plafond SS =
3 428 x 4 = 13 712 €.

Taux aujourd’hui : 9,20 % sur les revenus d’activité, dont 6,80% déductibles du revenu
imposable et donc 2,40% non déductibles.
Sur les revenus de remplacement : ex retraite, ou rente AT, ou IJ : principe = taux de 6,20%
Pour les revenus de remplacement et pour les retraites en pension d’invalidité = 8,30%.

Revenus de remplacement : exonération de CSG pour les plus pauvres, donc catégories
moyennes qui payent la CSG sur les retraites.

- La CRDS (Contribution au remboursement dette sociale)

Somme affectée à une structure particulière (caisse d’amortissement de la dette sociale :


CADES) : structure qui emprunte de l’argent sur les marchés financiers, argent récolté sert à
financer déficits passés, présents, à venir.

Calculée sur les mêmes assiettes que la CSG, mais 0,5%.


N’est pas non plus déductible de l’impôt sur le revenu.

- La contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie.

Finance la prise en charge de certaines personnes âgées dépendantes : 0,3% sur certains
revenus.

Calculée sur les mêmes assiettes que la CSG

54
- Le forfait social

Un certain nombre de sommes étant des rémunérations, et parfois on a sur certaines


rémunérations, des exonérations partielles de cotisations (plus généralement CSG et CRDS).
Art L242-1: CSS.

Sommes exclues de l‘assiette, mais certaines de ces sommes exclues sont partiellement
soumises au forfait social.
Principe = soumission aux cotisations.
Exceptions = exonérations (partiellement soumises à forfait).

Cette mécanique est en place car pouvoir politique en 2009 avait promis de ne pas
augmenter les cotisations, pas d’augmentation, mais instauration d’un forfait social.

Toutes les exonérations ne sont pas soumises à un forfait social, que des soumissions
partielles.

En cas d’indemnités de licenciement → une partie des indemnités de licenciement est


exonérée de cotisations sociales. Cette partie exonérée est soumise à forfait de 20% (ce qui
correspondant quasiment à la part salariale, donc presque comme s’il n’y avait pas
d’exonération.
D’abord on vérifie si cond° d’exonérations sont remplies, puis sur le forfait social est
applicable.
(Ex : participation patronale aux tickets resto : normalement c’est une cotisation, mais
exonérée de cotisations sociales et de forfait social.
Contributions patronales au contrat de prévoyance : partiellement exonérée, soumises à
forfait social, sauf si moins de 11 salariés).

Certaines indemnités de rupture du contrat de travail : L137-15 à -17 CSS.

- La TVA

Q° qui relève de la LFinance. A ce jour, la LF affecte une part de TVA aux finances des
régimes de SS, mais en principe, en contrepartie des exonérations de cotisations sociales.
Donc quand on a une exonération de cotisations sociales fixées par la LFSS, on doit trouver
en miroir dans la LF une affectation équivalente de la TVA au régime de SS.

Représente 80% des ressources de la branche famille.

SECTION 2. Les mécanismes d’allocation des ressources


§1. Le recouvrement des cotisations et des contributions

55
A. Les obligations de l’employeur

Cotisant doit s’acter spontanément des cotisations qu’il a lui-même calculées, et à


l’échéance qui lui est applicable (échéances f(x) de la taille de l’entreprise), on est dans une
mécanique de système déclaratif, ce système déclaratif fonctionne selon les principes
applicables en matière fiscale : prélèvement à la source.

Système de déclaration sociale nominative (DSN).


Généré par un logiciel de paye, extrait du système informatique paye déposé à l’échéance
prévue par l’entreprise auprès d’un point d’accueil informatique ([Link])
DSN permet de communiquer infos nécessaires à la gestion des salariés.
Déclarations individualisées.

Principes :
- L243-1 CSS : précompte de la contribution salariale (fait par l’employeur de la
contribution salariale, salarié n’a pas à verser d’argent).
- L243-8 CSS : la part de cotisations qui incombe à l’employeur reste exclusivement à
sa charge, l’employeur ne peut donc pas transférer à la charge des salariés une partie
des cotisations qui lui incombent.
- Echéancier à respecter par l’employeur : les cotisations doivent être payées au cours
du mois suivant la période d’emploi rémunérée : dates : R243-6 II CSS.

Enfin, délais de prescription des cotisations : L244-3 CSS : 2 grands délais :


- 3 ans (A compter la fin de l’année civile au titre de laquelle les cotisations sont dues)
(ex : cotisations de 2017 : sont prescrites en 2021, mais pas celles à partir de 2018).
- Mais si on est en présence d’une situation de travail dissimulé → 5 ans + année en
cas d’infraction de travail illégal constaté par PV.

Erreurs ne pourront plus être reprochées à l’employeur après la prescription

Droit à la régularisation, relevant du code des relations entre le public et l’administration


L123-1 CRPA : cotisant peut être exonéré de sa sanction, si verse de sa propre initiative ou la
demande à l’URSSAF et qu’il verse le complément de cotisations correspondant (erreur
matérielle).

B. Le contrôle URSSAF

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Obligations de l’employeur, a pour corollaire la possibilité pour les URSSAF (structures
collectant les cotisations) de contrôler la conformité des déclarations et des versements,
avec les règles légales applicables (somme exacte + versée dans les délais).

Vérifie régularité, exactitude des déclarations.


Inspecteurs du recouvrement qui peuvent intervenir.

2 façons de contrôler un employeur :


- Contrôle dans le cadre de la lutte contre le travail dissimulé
- Contrôles comptables d’assiette, organisés selon certaines modalités ou certaines
périodicité (contrôle ordinaire).

1. Le déroulement du contrôle ordinaire par les agents de l’URSSAF


URSSAF territorialement compétente du siège de l’entreprise qui contrôle l’entreprise.
9 grandes URSSAF aujourd’hui (donc restructuration, car 90 avant).

Mécanismes de délégation de compétences, notamment quand une entreprise a plusieurs


établissements situés sur le territoire de plusieurs URSSAF.

Existe un mécanisme de versement en un lieu unique (VLU)


Obligatoire dans entreprises > 250 salariés.
Ces entreprises peuvent choisir une URSSAF qui percevra l’ensemble des cotisations versées
par ces entreprises et qui assurera le contrôle de ces versements.

Plusieurs modalités de vérification de contrôle :


- Contrôle sur pièces que pour les entreprises < 10 salariés
(= contrôle partiel d’assiette = contrôle de cohérence). Contrôle qui a lieu dans les
locaux de l’URSSAF, entreprise fournie pièces demandées.
- ≥ 10 salariés : contrôle dans les locaux de l’entreprises, dans un cadre temporaire.
Contrôle commence par un avis de contrôle et se termine par une lettre
d’observation. Durée n’est en principe pas limitée dans le temps, seul cas où temps
est limité : entreprises de moins de 20 salariés : temps limité à 3 mois.
L’ensemble de la procédure de contrôle est régie par R. 243-59 CSS.
Avis adressé à l’employeur par LRAR : délai de 15 jours, règle de forme : LRAR, et de
contenu (doit figurer dans l’avis de contrôle : la charte du cotisant contrôlé.
Charte destinée à prendre connaissance des droits. Sert à fixer obligations du
cotisant, mais ce document doit être remis à l’employeur avant le début de contrôle.
Pendant la phase de contrôle → les agents ont un certain nombre de droits
exorbitants de droit commun, qui sont assortis de sanctions pénales, qui répriment
l’obstacle à contrôle.

Pouvoirs exorbitants : droit de visite et d’entrée, droit de communication des documents et


droit à audition de personnes rémunérées par le cotisant. Pouvoirs exorbitants, mais non
illimités, pouvoirs encadrés.

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But du contrôle : savoir si l’employeur a bien déclaré.

Plusieurs types de contrôle : dont celui dans le cadre du travail dissimulé (pouvoirs de
l’URSSAF étendus, règles procédurales sont moins contraignantes, sanctions plus sévères.
Sanctions dans le CSS et dans le Code du travail.

Va étudier : le contrôle comptable d’assiette : en dehors de toute situation de travail


dissimulé.

2. L’encadrement des investigations des agents de l’URSSAF

R243-59s CSS. Charte du cotisant contrôlé, formalisme précis. Contrôle débute alors, et le
contrôle se termine par une lettre d’observationS. Le contrôle peut durer très longtemps,
sauf dans les entreprises de -10 salariés : limité à 3 mois.

Contrôle porte sur cotisations et contributions de l’année en cours, et 3 dernières années


civiles.

Inspecteurs du recouvrement : ont des droits exorbitants, avec une sanction pénale étant
celle de L243-12-1CSS : l’obstacle à contrôle. 3 droits :
- Droit de visite et d’entrée dans les locaux de l’entreprise.
- droit à communication (obligation de délivrer tous les docs nécessaires au contrôle).
L243-11 CSS → l’employeur ne peut délivrer les documents que selon un classement
nécessaire au contrôle. Contrôleurs dotés d’un logiciel de contrôle : OSIRIS. Accès à la
comptabilité de l’entreprise.
- Enfin, droit d’audition, des personnes rémunérées par le cotisant.

Ces droits sont limités, les inspecteurs ne peuvent pas demander des docs pour périodes
prescrites.

Droit d’audition → dans les locaux de l’entreprise (et non au domicile des salariés)

Dans les très grandes entreprises, il peut être recouru à une technique de contrôle
particulière : R243-59-2 CSS : l’échantillonnage et l’extrapolation.

Diverses étapes :

- Il constitue un échantillon représentatif du salariat de l’entreprise. échantillon à


partir d’une base.
- Vérification de la régularité du calcul, des versement et des réductions ne se fait que
sur cet échantillon.

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- Le contrôle URSSAF si découvre des irrégularités : va extrapoler. (Applique le
manquement à tout, en cotisation : un certain % sur la rémunération, va prendre ce
qu’il aura trouvé).
- Lettre d’observations : dernière étape, précisément règlementée R243-59 CSS, sous
peine de nullité du contrôle (arrêt nov 2021).
Cite éléments contrôlés, observations, nature, mode de calcul et montant des
redressements éventuellement envisagés.

1ère période de 30 j suite à la réception de la lettre d’observations par l’employeur s’ouvre,


cotisants peut répondre pendant cette période aux observations de l’inspecteur (il aime pas
le terme contradictoire pour ce cas, car selon Kessler c’est dans le procès le contradictoire).

Suite à ces 30j : délai de 2 mois pendant lequel l’URSSAF peut répondre.

Inspecteur qui a contrôlé : fait un rapport de contrôle, interne, adressé à un autre service de
l’URSSAF.

Trois possibilités :

- Aucune observations n’est faite (constate régularité).


- Observations sont faites (pratique du cotisant non conforme à la règlementation de
SS, et l’employeur peut simplement inviter l’entreprise à modifier ses pratiques).
Certaines lettres d’observations peuvent être très longues.
- Inspecteur envisage un redressement : pour chaque chef de redressement, présente
le point de droit, puis le constat des faits.

En cas de redressement soit :

- Employeur s’acquitte immédiatement de sa dette, action s’arrête, l’employeur


attendra que l’URSSAF lui envoie une mise en demeure. L244-2CSS (mise en demeure
qui vaut titre exécutoire). 2 possibilités
o Employeur s’exécute : se libère de sa dette (délai d’1 mois)
o Conteste la proposition de redressement au moyen d’un recours gracieux
auprès de la CRA de l’URSSAF.
Si l’avis amiable n’a pas été en faveur de l’employeur → URSSAF émet une
contrainte R133-3CSS (la contrainte est un acte exorbitant de droit commun,
si l’employeur n’est pas d’accord avec la contrainte, il pourra former devant le
tribunal compétent (pôle social du TJ, une opposition à contrainte).
Citation directe devant le tribunal après.

Nullité qui s’appliquent : nullité ne vaut que pour le chef de redressement en q° et non pas
pour l’ensemble du redressement (ex : si erreur, mal rédigé, non-respect du délai). CCASS est
de plus en plus réticente à tout annuler.

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Peut aussi faire lettre d’observations pour l’avenir : injonction de se mettre en conformité. A
intérêt de la contester, d’abord devant la CRA, puis devant le pôle social, simple document
administratif mais devant la CRA quand même.

C. Les sanctions du recouvrement

Inobservation des règles dans le délai de prescription + pas de régularisation + absence de


contestation, rejet de la mise en demeure, ou absence ou rejette de l’opposition à
contrainte.

Sanctions civiles, pénales, économiques et administratives et prévu dans le CSS un dispositif


particulier : dispositif de mise en œuvre de la notion d’abus de droit.

1. Le recouvrement forcé des cotisations

PAS FAIT

2. Les sanctions au non-paiement

a. Sanctions civiles

L’action en remboursement des prestations dans l’hypothèse où les salariés ont bénéficié
d’avantages, de prestations, sans que les cotisations corrélatives aient été appliquées (pas
souvent mise en œuvre). URSSAF peut donc demander que les prestations mal calculées soit
remboursées par l’employeur.

Majorations de cotisations :

- majorations de 5% quand les sommes n’ont pas été versées à temps. (20% en cas de
travail dissimulé).
- Majoration de 0,4% par mois de retard ou fraction de mois de retard. (ex : on est le 2
déc, lettre d’observations constatant des manquements, au 1 er janvier 2018 : donc
calcul 0,4x(36 + 11) =18,8% de majoration (36 c’est les 3 ans, et 11 c’est les mois
passés de cette année 2021).
Peut y avoir des remises accordées par le directeur de l’URSSAF.

b. Sanctions pénales

défaut de paiement des cotisations sociales :

- Rétention imbus de précompte.

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Complicité est également sanctionnée, tout comme l’activité d’intermédiaire, L244-12 et
L244-13CSS.

R244-4CSS et s : sur récidives etc

c. sanctions commerciales et économiques

constant qu’une dette de l’entreprise n’est pas payée et ouverture d’une procédure
collective par l’URSSAF qui déclenche l’ouverture de cette procédure (redressement ou
liquidation judiciaire (faillite).

Sanction administrative : sont exclues des marchés publics les entreprises n’étant pas à jour
de leurs cotisations.

d. abus de droit

L243-7-2 CSS : réprime les montages juridiques mis en place pour éluder/ réduire le
paiement des cotisations sociales. Non-paiement de cotisations au régime G, peut y avoir
cette sanction pour abus de droit.

En principe, les litiges portant sur l’abus de droit. Notamment rectification d’assiettes : sont
soumis à un avis du comité consultatif pour la répression des abus de droit (comité non
installé en pratique).

61
Chapitre 3 : les prestations familiales

Généralisation des PF : s’appliquent pour tous (en raison de l’affiliation), même si ne travaille
pas.

Risque couvert : responsabilité financière de l’entretien des enfants. PF contribuent à


remplir obligation d’entretien qu’ont les familles.

Pas de définition générale des PF dans le CSS.

L511-1CSS : liste d’allocations, non exhaustive.

Servies par les Caisses d’allocations familiales, qui sont dans beaucoup de département
également chargées de verser le RSA. Rapports d’activité des caisses.

En plus de ces PF : série de prestations d’aide sociale gérées et financées par le


département, à destination des familles (allocation d’aide sociale et allocations familiales
donc).

Universalité des PF avant. Depuis 20taine d’années : volonté de donner PF à cond° de


ressources.

Souvent, les bénéficiaires de prestation d’aide sociale à la famille sont les mêmes que les
bénéficiaires de prestations familiales, frontière entre les 2 dur à comprendre.

SECTION 1. Conditions communes aux prestations familiales


En droit français, nombreuses prestations qualifiées de PF (empilement de règles),
répondant à des philosophies très différentes.

Buts :
- ambitions natalistes. Certaines PF ont pour objectif l’accroissement de la population
par une stimulation de la natalité.
- considérations de santé publique, et en particulier de protéger la santé de l’enfant à
naître, ou celui qui vient de naître, et celle de la mère. Retrouve de nombreuses
obligations de visite médicale, suivi médical.
- Outil d’accompagnement des politiques de scolarisation
- Politiques de consommation
- Parfois utilisées comme élément de politique de l’emploi : garde des enfants (éviter
travail dissimulé).
- Les PF aident à des politiques de diminution d’écarts de revenus entre les familles
avec enfants et celles sans.
- Aide à la pauvreté, avant le RMI : seule politique d’aide familiale. S’orientent de plus
en plus vers une prise en charge d’une certaine forme de pauvreté.

62
 Ainsi, phénomène de multiplication des PE, puis depuis des années, aujourd’hui :
tentative de simplification des PF.

Sources :
Série de PF et d’aide aux familles qui ne relèvent pas du CSS, mais du Code de l’action sociale
et de la famille, ou du Code général des impôts.

Un outil majeur de politique familiales en France est le quotient familial (consiste à diviser
assiette des cotisations en f(x) de la situation familiale).
Également dans le droit du travail.

Concept de bénéficiaire et concept d’enfant à charge.

§1. L’allocataire
En principe on a un allocataire, qui parfois est substitué par une structure : association
tutélaire.

A. l’allocataire
Allocataire = personne physique qui assume charge effective de l’enfant.
L513-1 et R du CSS.
Donc pas de mécanique de filiation.
Peut ê les GP aussi, ou autres personnes ayant la charge effective de l’enfant

Unicité de l’allocataire
Si 2 personnes assument la charge du même enfant : appartient à ces personnes de désigner
d’un commun accord l’allocataire.
En cas de désaccord ou carence, la mère est l’allocataire prioritaire : L513-1CSS.
Dérogations toutefois : en cas de résidence alternée de l’enfant.

Cond° de résidence sur le terri français, ne valant et pour les étrangers non communautaires.
Pour bénéficier de PF, les étrangers doivent être en situation régulière.

B. association tutélaire
Peuvent être substitué à cet allocataire, une association tutélaire, qui est une structure
désignée par mesure judiciaire.
C’est l’assistance éducative : mesure de protection de l’enfance 375-9-1Cciv : intervention
par le JAF dans les hypothèses ou les PF ne sont pas octroyées pour les besoins de l’enfant.
L’allocataire peut donc être démis de la perception des PF, au bénéfice d’une structure qui
gère le budget en général de la famille, et en particulier des PF.

§2. L’enfant à charge

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Depuis quelques années, Ccass considère qu’il s’agit d’une notion de pur faits. CAF analyse la
situation de l’enfant.

Principe : limite d’âge 20 ans.


MAIS cond° de ressources de l’enfant :
- Si l’enfant a des revenus propres : plus de PF, sauf si sa rémunération n’excède pas
55% du SMIC : PF sont maintenues
De plus, pour certaines PF : maintenues jusqu’à 21 ans, à cond° que l’enfant suive des
études.

SECTION 2. Le régime propre de chaque prestation familiale


§1. Les allocations familiales
L521-1 CSS
R553-1 CSS et s.
PF sont dues à partir du 2ème enfant à charge.

Pour enfants de -6ans : PF sont liées à la passation d’un certain nombre de visites
médicales. Expliquant le carnet de santé.

Montant modulé selon les ressources du foyer, 2 critères pris en compte : plafonds de
ressource, et plafonds varient selon le nombre d’enfants à charge.

D521-1s CSS : tableau, avec tranches de revenus.

S’exprime en % de la base mensuelle des Allocations familiales, fixée annuellement par


décret. (ex : si tranche 3, 2 enfants à charge, allocataire adroit à 8% de la BMAF). BMAF =
environ 400 €.

S’ajoute majoration pour âge à cette allocation familiale.


Dès que l’enfant a + de 14 ans.
Modulée en f(x) des ressources du ménage
D521-1 CSS.
Lorsque les enfants n’ont tjs pas de ressources à 20ans, les allocations familiales sont
remplacées par un forfait mensuel dès lors que l’aîné atteint 20 ans. Ainsi, l’aîné n’aura plus
de bénéfice des AF, mais un forfait sera versé.

§2. La prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE)


3 éléments versés :
- Prime de naissance/ adoption
- Allocation de base

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- Compléments de libre choix du mode de garde

A. La prime à la naissance
Versée au moment de la naissance, forme de forfait.
Elle est versée sous cond° de ressources
Versée selon le nombre d’enfants et de la composition du foyer familial.
Mère doit s’être soumise aux examens prénataux.

Forfait fixé par décret : D 531-2 CSS.

B. L’allocation de base
Forfait mensuel, versée mois de la naissance jusqu’au au mois précédent le
3ème anniversaire de l’enfant.
Cond° de ressources.
Varie selon nombre d’enfants
Subordonnée à la passation d’examens médicaux.

1 seule allocation de base versée par famille, même en cas de naissance successives.
Exception : en cas de naissance multiple.

C. Les compléments de libre choix du mode de garde


Permet aux parents de choisir entre continuer de travailler, réduire, cesser leur activité
professionnelle.
3 types (4 avant, prestation de libre choix d’activité supprimé le 1er mars 2021).

1. prestation partagée d’éducation de l’enfant


Cette prestation a une variante : la prestation partagée d’éducation de l’enfant + (oui oui +)
Servie à celui qui choisi pour s’occuper de son enfant de moins de 3 ans, de ne plus exerce
d’activité pro ou de travailler à temps partiel : réduire son temps de travail.
S’il y a 2 parents, ou 2 personnes à charge, ils peuvent bénéficier d’une prestation partagée
d’éducation de l’enfant, à taux partiel.

Cond° :
- Avoir une activité pro antérieure
- Avoir validé 8 trimestres de l’assurance retraite, sur une certaine période, qui varient
en f(x) du nbre d’enfants nés et à naître. 8 trimestres doivent avoir été validées dans
les 2 ans à compter naissance du premier enfant.

Servi à taux plein en cas de cessation totale d’activité, et à taux partiel lorsque la durée
d’activité est inférieure ou égale à un mi-temps.

65
BMAF : 414,81 € en 2021 et taux plein de la prestation partagée d’éducation de l’enfant
96,62%.
Ne sont donc visées que les personnes qui ont une activité partielle ; car 96,62% de 414 ça
fait 400 € environ.

Durée d’attribution : versée pendant 6 mois.


Si on a au moins 3 enfants : pendant 48 mois.

Majoration possible
Cond° :
- avoir au moins 3 enfants
- Si la personne a choisi de cesser totalement son activité : passe à 157,93% de la BMF
D531-4CSS.

 S’adresse plutôt aux pauvres ≠ complément du libre choix de mode de garde

2. Le complément de libre choix du mode de garde (PAJ emploi).


Double idée :
- Parents embauchent assistante maternelle ou garde à domicile.
- Recours à une micro-crèche
Jusqu’au 3ème anniversaire de l’enfant, à cond° que le bénéficiaire exerce ou cherche à
exercer une activité pro (donc OK pour les chômeurs).
Consiste à prendre en charge une partie des cotisations sociales liées à l’emploi, et frais de
ce mode de garde.

Montant de cette prestation est fonction de plusieurs paramètres : fonction du mode de


garde. Soit parents sont employeurs directs (attention à ne pas embaucher l’assistance
maternelle en CDI), mais souvent gardes à domiciles ou micro-crèche sont gérées par
associations.

Plus l’enfant grandi, plus l’allocation est élevée. Allocation très populaire.

3. Le complément familial : aide aux familles nombreuses


Majoration sous cond° de ressources des allocations familiales pour les familles qui
comprennent au moins 3 enfants à charge. Les enfants doivent tous avoir 3 ans et plus (car
avant a la PAJ).

66
2 compléments familiaux, car 2 plafonds de ressources. Ces 2 plafonds de ressources varient
en f(x) de la composition de la famille, de l’activité professionnelle d’un parent ou des 2
parents, et la majoration s’applique également en cas de manquement d’un parent isolé.

41,65% de la BMAF.

§ 4. L’aide aux familles monoparentales : l’allocation de soutien familial


Versée pour tout enfant :
- orphelin de père ou de mère, ou de père et de mère
- ou pour tout enfant non reconnu.
- Ou pour tout enfant dont le père ou la mère ou les 2 se soustraient de faire face à
leurs obligations d’entretien, ou au versement d’une pension alimentaire, sur DC de
justice L523-1CSS.
CAF verse allocation à la personne qui a charge effective, si elle vit seule, et sur demande de
l’intéressée.

Montant : 30% de la BMAF.


La CAF est alors subrogée dans les droits du créancier.
Limite temporelle au versement de l’allocation en cas de non-versement de la pension
alimentaire : 4 mois (prestation transitoire en cas de pension alimentaire).
Dans chaque CAF : structure de recouvrement des prestation alimentaires. CAF fournissent
service d’assistance pour recouvrer les Pensions alimentaires.

§5. Les aides au logement


Aides au logement PF et non aides au logement de l’action sociale (du département). Ces
aides sont des PF, mais figurent aujourd’hui dans le Code de la construction et de
l’habitation.

3 types :
A. L’allocation de logement à caractère familial (ALF)
Versée par l’Etat
Attribuée :
- aux personnes qui perçoivent des allocations familiales ou bénéficient de l’allocation
d’éducation des enfants handicapés.

- aux jeunes ménages sans enfants à charge. Jeune ménage= ménage dans lequel
aucun des 2 époux n’a atteint l’âge de 40 ans au moment du mariage. Faut être marié
depuis moins de 5 ans.

- aux personnes ayant à charge un ascendant atteint d’une infirmité ayant une IPP d’au
moins 80% ou qui bénéficie de l’allocation adulte handicapé.

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En fonction du loyer et cond° de ressources, et cond° relatives au logement : qui doit être
loué ou avoir été acquis avec un prêt immobilier.

Normes de peuplement de surface et de salubrité.

B. La prime de déménagement
Versée par l’Etat.

Personne ou ménage doivent avoir 3 enfants nés ou à naître.

Déménagement doit :
- être motivé par l’arrivée d’un ou plusieurs nouveaux enfants.
- être justifié par les dépenses réellement engagées pour le déménagement.

Prime plafonnée à 240% de la BMAF (1000€ environ).

C. Les prêts à l’amélioration de l’habitat


Réservée aux propriétaires ou locataires
Prêt plafonné à 1000 € avec taux d’intérêt applicable de 1%, et remboursement sous 36
mois.
Sous cond° de ressources
Doivent être justifiés par des travaux.

§6. L’aide aux familles d’enfants scolarisés


L’allocation de rentrée scolaire.
Destinée à aider certaines familles à faire face aux frais occasionnés par la scolarité des
enfants.
Versement unique, versée pour chaque enfant entre 6 et 16 ans, suit la période de scolarité
obligatoire. Versée entre 16 et 18 ans sous cond° de poursuite des études ou de contrats
d’apprentissage.

En pratique, mode de calcul remplacé par décret. L543-1S CSS.

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Les juridictions compétentes en matière de protection sociale :

Réorganisation récente

Notamment : Suppression TGI

Création d’un pôle social auprès du TJ : en charge d’un partie du ctx de la protection sociale.

Également le ctx technique de la SS, qui est traité par des tribunaux particuliers, ce ctx étant
confié à des tribunaux du ctx de l’incapacité en 1 ère instance et en 2nd instance devant la
CNITAT cour nationale de l’incapacité et de la tarification de l’assurance des AT.
≠ ctx du contrôle technique → portant sur ctx disciplinaire des professions de santé initié par
les caisse de sécurité sociale.
≠ ctx ordinal de l’ordre des médecins.

§1. Le ctx devant le pôle social du TJ


3 choses à retenir :
- organisation particulière : principe de l’échevinage : magistrat pro et 2 assesseurs
(un côté employeur ou travailleurs indépendants, l’autre côté salariés).
- Compétence en la matière : 2 grandes compétences : ctx général de la SS, tout ce qui
concerne la règlementation de SS et des mutualités sociales agricoles. Aussi bien
recouvrement que prestations, sauf s’il y a compétence explicite accordée à un autre
tribunal (ctx d’affiliation, ctx de recouvrement et ctx de prestations).
Compétence spéciale en matière d’aide sociale, pour toutes les prestations en
matière d’aide sociale aux personnes âgées, d’allocations personnalisées et toutes les
q° touchant à la prestation de compensation du handicap, et tous les recours sur
succession après versement des aides sociales. Aussi prestations relevant des
TAdministratifs.
- Particularités procédurales : tous les TJ n’ont pas de pôle social, répartition entre
eux, avant saisine du pôle social du TJ : existe phase gracieuse préalable en principe
obligatoire : CRA de la caisse en q° qui doit être saisie.
Délai : 2 mois (pour saisir CRA et TJ).
Comme il n’y a pas de pôle social partout, certaines CA sont spécialisées, particularité
sur la tarification des AT : CA d’Amiens désignée comme étant compétente en
matière de contestation de la tarification.

§2. Le ctx de contrôle technique


Contrôle fautes, fraudes et abus relevés à l’encontre des professionnels de santé.

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Chaque ordre professionnel des professions de santé connait en son sein une section des
assurances sociales de la chambre criminelle en 1ère instance.
En 2nd instance : section de l’assurance sociale du conseil national de l’ordre professionnel en
q° (médecins, infirmiers)
Juridictions par échevinage : magistrat professionnel et 2 assesseurs, dont certains
représentants les organismes de SS.
Juridictions administratives, recours devant le CE, particularité : ces juridictions peuvent
prononcer des sanctions L145-2 CSS et R154-2 CSS (barème : avertissement, blâme,
interdiction temporaire ou permanente de verser prestations aux assurés sociaux).
Cas le plus fréquent : abus d’honoraires.

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