Droit de la protection sociale en France
Droit de la protection sociale en France
INTRODUCTION
SECTION 1. La notion de risque social
La PS = ensemble de réponses à des risques sociaux, à une éventualité à un moment donné,
et dans un état donné. La PS est nécessairement complexe, ensemble d’éléments qui
interagissent et qui évoluent, mais nécessairement évoluent les uns par rapport aux autres.
Référent territorial : Etat.
Chaque changement d’élément à des répercussions sur les autres. Marqué par philosophie
de l’Etat, non statique, traduit degré de solidarité. Très discutée.
Tout au long de la vie, personne dans le besoin y auront accès, sécurité de revenu dont le
seuil est défini au niveau national.
peu étudiée, option en droit. Juristes refusent contact avec ce droit spécial.
Capitant déf : Ensemble de mesures par lesquelles la société entend protéger les individus
contre les risques sociaux.
Europe : combinaison des diverses techniques de prise en charge des risques sociaux et des
besoins sociaux à un moment donné mise en œuvre dans un Etat donné.
Aide.
Banque mondiale : mesures prises par Etat pour garantir revenu aux particuliers, ensemble
des politiques publiques visant à aider les individus, les ménages et les collectivités à mieux
gérer le risque et fournir un appui aux personnes extrêmement pauvres.
Coordination avec d’autres politiques, promouvoir esprit d’entreprise, emploi décent etc.
Les risques sociaux = il n’y a pas de déf explicite unique, écrite et uniforme du risque social, il
s’agit d’un concept évolutif dans le temps, va étudier les réponses apportées par la PS à ces
risques.
Art L111-1 CSS : « la sécurité sociale traite des risques de toute nature susceptibles de
réduire ou de supprimer la capacité de gain des travailleurs et de leur famille. Vise toute
personne travaillant ou résident en France de façon stable et régulière, la couverture des
charges de maladie, de maternité, paternité ainsi que les charges de famille et d’autonomie.
Elle garantit les travailleurs contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de
supprimer leurs revenus.
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Art L115-1 Code action sociale et des familles : toute personne qui en raison de son âge, de
son état physique ou mental, vu la situation de l’emploi se trouve en incapacité de travailler,
a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence.
Notion construite, première caractéristique est qu’il faut pour qu’il y ait un risque, imaginer
la nature de l’évènement, ce qu’il se passe, imaginer la situation en question, imaginer les
conséquences des risques, évaluation de la situation et des choix.
Risque :
- Evènement futur
- Evènement incertain
- Ne dépend pas essentiellement de la volonté des individus, représentation sociale,
s’inscrit dans une histoire, sous des formes changeantes, série de craintes, plus ou
moins partagées, à l’intérieur de collectivités sociales.
- Lié à l’activité humaine
Parle de risque social lorsqu’il est devenu l’objet, du moins potentiel, d’une intervention des
pouvoirs publics. Idée qu’il est inacceptable de laisser une personne seul face à certains
risque. Réfléchir à une possible ou souhaitable d’intervenir.
Déf : Risque social : évènement marqué par la prise de conscience d’une nécessité d’agir.
Désordre social auquel il convient de répondre (ex : indemnisation des anciens combattants
en Algérie et de leurs descendants, annonce d’une loi d’indemnisation de cette situation).
Evènement psychologique.
→ manifestation de la solidarité, la charge que représente ce risque social étant répartie sur
une collectivité. (individu incapable d’y répondre seul + sujet qui touche un grand nombre de
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personnes, ou ayant fortes conséquences, collectiviser les malheurs et les prendre en
charge).
Evènement qui affecte la vie économique d’un individu, un risque social se traduisant en
unité monétaire en €, il faut qu’il puisse être exprimé ainsi.
Le risque social ne peut se réaliser que par rapport à une personne physique et non pas par
rapport à des biens.
La notion de risque est évolutive, en fonction des contraintes de la société, des niveaux de
développement, de l’organisation économique et politique d’un territoire à un moment
donné. (Aujourd’hui : dépendance des personnes âgées, considéré comme risque social, qui
sous chaque mandat ont une place importante. Indemnisation des personnes dans les camps
de concentration : n’existe presque plus car ces personnes sont décédées, donc voué à
disparaître.)
Parfois : solution collective, parfois individuelle.
L’homme cherche à vivre en groupe pour être protégé, élaboration de stratégies
individuelles (provision) ou collectives (réparer insécurité) protection sociale rend compte de
cette idée de communauté.
Risques variables d’un pays à l’autre, existe une prise en charge particulière des AT et MP
en droit français, qui n’existent pas dans d’autres pays : ex : Pays-Bas, soins pris en charge
comme des soins ordinaires. Aux Etats-Unis : éducation fait partie des risques sociaux, car a
des répercussions sur le chômage. France : la prise en charge des personnes âgées (hors
Europe peu voire pas pris en charge), pandémie a été bien prise en charge.
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PREMIÈRE PARTIE THÉORIE GÉNÉRALE DE LA PROTECTION SOCIALE
2 grandes catégories :
- Techniques indifférenciées de protection sociale
- Les techniques spécifiques destinées à certaines catégories de la population
Peuvent gouverner de larges pans de l’activité humaine (pas que pour risques sociaux).
+ -
Hors du commerce, technique fondamentale de PS, titre Faut une famille
gratuit
Modèle correspondant à une certaine organisation Faut que la famille veuille et soit capable
familiale (modèle de Monsieur Gagne-pain de Lewis) financièrement de supporter la charge que
représente un risque social pesant sur la famille
Unité économique de biens et de services
(ex : enfants handicapés peu pris en charge : donc
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associations : UNAPI, car trop lourd).
Elément essentiel de la protection sociale, permettant
d’éviter intervention public.
2. « L’action communautaire »
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Victime doit démontre éléments constitutifs de la responsabilité. Inefficace si insolvabilité du
fautif, donc technique imparfaite, devenue subsidiaire pour certains, que rapports sécurité
sociale et compagnies d’assurances.
2 techniques :
- Diminution de l’assiette (quotient familial notamment (division par parts : 194 CGI).
Abattement ou exonérations pour les travailleurs.
Crédit d’impôt (pour l’entretien et revêtement des surfaces).
- Diminution du taux (taux dérogatoires ex : bateau).
ATTENTION : Conditions devant être remplies pour procéder à ces diminutions. Va permettre
d’orienter le comportement des personnes.
2. « L’impôt négatif »
Imaginé par Friedman et repris par les néoclassiques. Dispositif consistant à fixer un revenu
minimum et les personnes dont le revenu dépasse ce revenu minimum payent des impôts,
néanmoins, les personnes en dessous de ce seuil de revenu, perçoivent des impôts, jusqu’à
hauteur du revenu minimum.
Cela peut être une technique d’aide. Remplace les différentes aides de l’Etat par une
subvention annuelle.
Production d’une déclaration pour donner tous les revenus. France : loi 30 mai 2001 portant
création d’une prime pour l’emploi, permet de lutter contre le non-emploi des peu qualifiés,
permet de rendre le travail attractif.
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Droit français : prime pour l’emploi → regarde quel est le revenu, et verse un complément.
§5. La prévoyance
Elle peut-être individuelle, collective, suppose intervention d’une assurance ou d’une
mutuelle.
La prévoyance peut également être liée à l’entreprise.
1. La prévoyance individuelle : l’épargne
Epargne : renonciation à une consommation actuelle au profit d’une consommation future.
Propension à épargner est f(x) du revenu. N’est donc pas une technique ouverte à tous.
Ne connait pas d’anti-sélection, tout individu y a accès en théorie, mais certains ne peuvent
épargner, leurs revenus étant réservés à la conso immédiate. Epargne dépend de la stabilité
monétaire, individu demeure seul donc pb, et peu élevée, sauf si obligatoire.
Peut avoir épargne individuelle, placé auprès d’un gestionnaire de fonds.
2. La prévoyance collective
2 formes d’organisation au XIXème avec une caractéristiques commune :
- L’assurance
- La mutualité
Prévoyance de base : faut groupe de personne (se constituant ou étant constitué) et à partir
des caractéristiques de ce groupe, il est fait un calcul de probabilité de réalisation d‘un
risque. On est alors sur un mécanisme de solidarité au sein d’un groupe, ainsi, le poids
financier de la réalisation du risque ne repose plus sur un individu mais sur le groupe (=
socialisation du risque, ou mutualisation, ou risk-poolling).
Coût réduit pour chaque individu, mais prise en charge intégrale quand le risque se réduit,
une cotisation ou une prime versée par tous les individus du groupe est fonction du risque :
Cette cotisation, fonction du risque est calculée au moyen des probabilités, calcul de la
probabilité de réalisation du risque. (calcul prudentiel ou actuariel).
Calcul effectué par les mathématiciens spécialisés : les Actuaires.
Principe d’équivalence.
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a. l’assurance
Assuré doit disposer de liquidités suffisantes pour supporter coût d’une prime (donc
inaccessible aux plus pauvres) MAIS : micro-assurances qui peuvent compléter.
b. la mutualité
Mutuelle :
- Pas de tiers assureurs, les assurés s’assurent entre eux.
- Personnes qui se regroupent dans le but de couvrir le risque (auto-organisation) (Ø
but lucratif).
- Société de personnes
- Dirigée par des dirigeants élus
- Peut sélectionner les risques
L’équation de calcul prudentiel est tout de même applicable.
Peu adapté à certaines choses : ex : vieillesse.
3. La prévoyance d’entreprise
Idée que l’employeur s’engage supplémentairement envers le salarié, (peut être des
économats, des jardins ouvriers, œuvres sociales). Pouvait y avoir prise en charge de la
maladie ou des mécaniques de prise en charge : ex : retraite.
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Patronage, pb : inégalités entre salariés et patrons, ne permet pas de réduire leur relation à
simple employeur patron. Engagements originalement des catholiques ou de grandes
sociétés industrielles (risques dans les mines ou chemins de fer), existe aujourd’hui encore :
rémunérations non salariales (= compensation benefits).
But : notamment caisse de résistance si ouvriers qualifiés en grève, certains étaient pour les
familles ouvrières.
Aujourd’hui encore certaines entreprises ont leur propre service de santé (SNCF).
Ces avantages sous forme de prise en charge de risques sociaux par l’entreprise sont
réservés à certaines catégories de salariés. (main d’œuvre qualifié surtout).
Conventions collectives de prévoyance qui peuvent être conclues, depuis loi du 24 juin 1936
sur les conventions collectives. Conventions collectives destinées à garantir des retraites à
des salariés qui étaient exclus du dispositif public en raison de leur salaire trop élevé. (cadres
et ingénierie qui étaient concernés).
Loi 27 décembre 1895 : règlementation, suite à cette loi, de nombreux employeurs ont
abandonné le patronage au profit de mutuelles notamment.
Ces techniques ont par la suite été complétées par des techniques spécifiques, destinées à
certaines catégories de population seulement.
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C 1848 : assistance fraternelle à défaut de famille.
Fin XIXème siècle, premières lois de l’assistance sociale.
1895-1905 textes mettant en œuvre principes, gouvernant encore dispositifs d’aide aux
pauvres d’aujourd’hui.
- Principe de subsidiarité (existe un principe voulant que toute personne travaille afin
de subvenir à ses besoins, l’aide sociale n’intervient que de façon subsidiaire, lorsque
il n’y pas possibilité de gagner sa vie).
Distinction des pauvres :
o « Incapables »
o « Capables mais non-travailleurs »
- Cadre territoriale proche du bénéficiaire (commune en pratique).
Début XXème : lois destinées à prendre en charge un certain nombre de situations dans
lesquelles personnes se trouvent dans l’incapacité de travailler : « les besogneux malades,
les vieillards, incurables et infirmes ainsi que l’enfant et la mère (sans mari pour assurer
subsistance du foyer)».
Etat de besoin conduisant à ce que la personne ait un droit à aide (pouvant être exercé par la
commune etc) n’est pris en compte que dans circonstances limitativement énumérées par
la loi et contrepartie nécessaire.
→ Règles toujours en vigueur (cf RSA)
Préambule C 1946 : aide sociale n’est due qu’à celui qui ne raison de son âge, état physique
ou mental est en incapacité de travailler.
Assistance parfois préférée à l’assurance sociale. Aide sociale aujourd’hui débattue de plus
en plus au niveau de l’Union européenne.
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Ccass 16 juin 1896 Teffaine : Cours Clément François : révolution industrielle entraine
dommages de masse souvent sans faute. Victimes : salariés qui ne peuvent pas assigner
employeur en réparation car pas fautif. Activité à risque : jurisprudence a créé sur
fondement de l’art un régime général de la responsabilité du fait des choses (conduisant à
la réparation intégrale du dommage).
Faits : Chaudière a explosé sur un bateau et a tué salarié, sa famille a agi en réparation
contre l’employeur sur fondement de cet article (inédit)
Cour de cassation au visa de l’art 1384 al 1er : même si vice dans chaudière est imputable au
constructeur et qu’on ignore pq elle a explosé, même si pas de faute employeur en tant que
proprio de chaudière est responsabilité.
→ Car on est gardien de la chose que l’on est responsable : resp pour risque. Débat
intéressant sur l’apparition d’un risque. La responsabilité devient automatique.
Ce texte de 1890 va être complété en 1919 par un texte sur les MP (après la guerre compte
tenu des malades dans les usines d’armement : que plomb et mercure).
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Cette majoration de salaire est essentiellement liée au mouvement du catholicisme social.
Jean Baptiste Le Play : moraliser la vie privée des salariés. Ces sursalaires n’étaient appliqués
qu’aux hommes mariés avec charge d’enfants, et plutôt les ouvriers qualifiés (ex : soudeur,
chaudronnier) (en principe les ouvriers n’étaient pas mariés au XIXème, se mariant ceux
ayant de la propriété agricole), les patrons catholiques poussaient dès lors au mariage.
Crise économique fin XXème, stoppant ce mouvement, l’abondance de main d’œuvre ne
nécessitant plus de surpayer main-d’œuvre qualifiée, de plus, employeurs employaient
moins souvent travailleurs pères de familles car plus chers.
De plus, les employeurs mettent en place le comité des forges en 1916 (métallurgie)
invente un système de mutualisation, assurances mutuelles communes à plusieurs
entreprises. Idée qu’au lieu de verser un sursalaire, les employeurs mutualisent un certain %
de salaire prélevé à tous les salariés et le transfert vers une PM distincte (= caisses de
compensation familiale) qui vont verser des prestations aux ouvrières. Mouvement privé en
faveur d’allocations familiales qui se développe. Liberté d’adhésion liberté d’organisation et
de gestion des caisses, la liberté d’adjoindre à des prestations en argent d’autres œuvres
sociales organisées par les entreprises dès lors.
Loi Landry du 11 mars 1932 : législateur rend obligatoire pour les employeurs l’adhésion aux
caisses de compensation. Allocations deviennent un droit pour les salariés.
1932-1939 →
- Uniformisation des prestations entre les caisses de compensation
- Uniformisation des cotisations à ses mécanismes (gestion privée par les employeurs,
avec une règlementation encadrant)
- Code de la famille 1939 unification, prestations accordées à toute la population
active.
Régime de Vichy : création de toute une série d’allocations (ex : pour mère seules (allocation
parent isolé d’aujourd’hui), même quand travail est interrompu).
1945 → remplacement des caisses de compensation familiales par les CAF.
Ce modèle va être transposé en droit français par 2 lois : Loi 5 avril 1928 amandée par loi
du 30 avril 1930 qui reprennent ces grands principes bismarckiens. Les assurances sociales
françaises ne portent que sur branche : maladie, invalidité, vieillesse (les AT et charges
familiales pris en charge sur un autre fondement).
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En 1908 : apparition des aides aux personnes âgées.
En 1911 : assurance nationale : loi sur les chômeurs, invention des bourses du travail (lieu de
rencontre entre O/D de travail). Mécanismes étatiques, mais délégation de la gestion à des
mutuelles agrées ou des compagnies privées agrées, et aux OS.
Particularité : prestations forfaitaires, les revenus de remplacement en cas de maladie
n’étaient pas liés au salaire, étant un mécanisme de redistribution très important, idée que
les revenus tirés de l’assurance nationale ne servent que comme un minimum pour survivre.
Ainsi, ceux en ayant les moyens, pouvaient compléter ce minimum par des assurances
privées.
→ Cela situe la place de l’intervention étatique, l’Etat a pour seul travail de garantir des
minimas pour pouvoir survivre.
Instauration tardive d’une protection sociale propre aux salariés, idée d’assurance sociale
ayant été violemment combattue jusqu’aux 20’s.
Bcp de systèmes de retraite XIXème (pour stabiliser la main d’œuvre): employés militaires et
civils de l’Etat, cheminots, ouvriers mineurs.
Loi ROP 1910 : retraites ouvrières et paysannes (ATTENTION : pas une loi d’assurance
sociale).
Aide sociale pour certaines catégories de la population + législation AT + prestations
familiales + assurances sociales. De plus : contrats collectifs d’assurance et dispositifs
d’assurance).
1921 : projet de loi sur les assurances sociales.
1928 : caisses départementales, étant caisses balai.
Pas d’assurance AT ni prestations familiales. Et de nombreux régimes particuliers,
notamment sur vieillesse. Ticket modérateur.
Loi 1930 : similitudes avec l’Allemagne, cotisations à la charge des assurés et employeurs.
Donc ne commence pas en 1945 !
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Système mixte d’assurance sociale et d’assistance. Education est classée dans sécurité
sociale. MEDICAID & MEDICARE aujourd’hui.
3 principes fondamentaux :
- Protection de l’ensemble des salariés par le recours à des cotisations obligatoires
- Idée d’un droit acquis dérivé des cotisations
- Refus de tout financement de l’assurance sociale par l’impôt
Etat social résiduel aujourd’hui. Ce concept de sécurité sociale va être repris par un
ensemble de personnes qui vont réformes systèmes existants, avec vocation de couvrir
l’ensemble de la population.
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1er système connu de protection sociale avec indifférenciation du statut social de la personne
(sans emploi, indépendant, salarié).
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L’Etat doit assurer protection minimale au travers de prestations forfaitaires. Cette
protection minimale au travers de forfaits de revenus de remplacement est complétée par
une protection complémentaire volontaire.
Rejette la cond° de ressource.
Toutes les mesures n’ont cependant pas été mises en place au Royaume-Uni.
2 remarques :
- Généralisation escomptée d’un régime général n’a pas été réalisée (régimes spéciaux
et MSA).
- France, pendant très longtemps, Etat n’est pas le gestionnaire premier de la
protection sociale, car on a créé des caisses de sécurité sociale. De plus, aucun
service national de santé en France, il subsiste tout un ensemble de régimes de
sécurité sociale (certains très anciens, et des plus récents).
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Ord 4 oct 1945 : régime général, ayant pour vocation de couvrir l’ensemble de la population,
généralisation qui doit se faire par étapes, entre 1945 et 1970, l’ambition générale n’a pas
été réussie.
SECTION PRÉLIMINAIRE : La notion de régime
§ 1. Les conceptions possibles de la notion de régime
§ 2. Les apports du droit économique communautaire
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Grande question de la réforme des retraites est de les faire disparaitre, mais
réforme des retraites s’organise dans le temps (10-15-20 ans).
Certains régimes ont abandonné leur spécificité en termes de maladie : donc
distinction :
o Régimes entièrement spéciaux
o Régimes particuliers : bénéficiaires au régime général pour partie
maladie (ex : fonctionnaires d’Etat).
B. les indépendants
Les indépendants : en 1946 : prévu de regrouper salariés et indépendants, mais différence
majeure entre les 2 dans régime d’assurance sociale : salarié lié par son employeur
(Bismarck), mais indépendant : contribue seul au financement du dispositif. 60’s : on a
permis aux indépendants de ne pas adhérer au régime G, et on a autorisé les différentes
catégories d’indépendants à créer leur propre système : 3 systèmes de retraite (artisan,
commerçants et regroupement professions libérales (mais chacun ont gardé leur propre
système) orga commune pour défense de leurs intérêts tout de même).
de plus, début 60’s : mécanisme d’assurance maladie, régime en grande difficultés
financière cependant, regroupement du régime commerçants et artisans concernant
la vieillesse et assurance particulière aux indépendants a été regroupé sous RSI en
2008, professions libérales et avocats ont gardé leur propre régime, regroupe dans
pôle unique, mais tjs distinct du régime G. 2018 : SSI au sein du régime général : donc
gestion administrative par les structures du régime G, mais règles de calcul des
prestations restent particulières à ces professions indépendantes. Règles de droit
différentes, restent des mécanismes de prestation particulier pour artisans et
commerçants selon l’organisation donc, multiplicité donc.
Régimes de bases sont donc multiples, mais mouvement de convergence des régimes,
garde des différences, mais peu à peu, rapprochement des prestations des régimes.
Mouvement qui touche surtout branches :
- Pris en charge frais de soins (remboursement ou non paiements frais médicaux).
Aujourd’hui même façon selon les régimes. PUMA : prestation universelle maladie.
- Domaine des prestations familiales, depuis 1974 : déconnexion du statut socio-pro de
la personne qui en bénéficie (juste cond° de ressources aujourd’hui).
Equation assurance vieillesse régime G : repris par MSA.
La Cour des comptes et l’inspection générale des affaires sociales peuvent intervenir dans
toutes les caisses des régimes de base (ex : EN3S). donc mêmes institutions
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Intégration très forte de tous ces systèmes, en termes de comptabilité publique, tous les
régimes de base constituent un seul agrégat, existe des mécanismes de transfert financier
entre les différents systèmes.
La prise en charge du risque chômage : Conv 102 OIT. EN France, différent du monde,
construit en dehors de l’organisation de la SS, aujourd’hui : mécanisme d’indemnisation du
chômage géré par organisme spécial. Tout au long du XIXème : c’était une affaire de
syndicats, et de mécanisme d’aide social des communes. Risque chômage pas considéré
comme relevant de la SS, a perduré jusqu’à la fin des 50’s. En 1958 : prise en charge pas les
seuls communes est apparue comme insuffisante, l’Etat a demandé aux partenaires sociaux
par le biais de convention collective, de créer un régime d’indemnisation chômage, avec un
certain délai. Le 31/12/1958 : ANI d’indemnisation du chômage. Accord a créé :
- Des caisses à travers ASSEDIC et UNEDIC : donc organisation administrative
- Assurance sociale : fixe cotisations et prestations, gestion paritaire.
Mais mise en relation chômeurs et employeurs relève d’une structure particulière : agence
nationale pour l’emploi créé en 1967, organise le placement pour le compte de l’Etat.
jusqu’en 2008, va y avoir une fusion décidée par loi du 13 décembre 2008 qui fusionne
ASSEDIC et MPE et créé Pole emploi, UNEDIC existe tjs, ANI existe tjs.
PE est alors le prestataire de service de l’UNEDIC, situation complétée par un dispositif
original, 2017 : la loi permet au 1M de fixer des objectifs à ces ANI. Cadrage fixé par le 1 M,
négociation collective est sous contrainte des instruments financiers (tradition
interventionniste de l’Etat sur la gestion de l’assurance chômage, mais si les partenaires
sociaux n’arrivent pas à se mettre d’accord, gouv peut fixer par voie de décret les cond° de
l’assurance chômage, ce qui se passe depuis 2008. (CC : alors qu’en principe SS fixée par la
loi, le chômage n’est pas de la SS : justification étonnante).
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1994 : création de structures particulières → institutions paritaires de prévoyance qui
répondent aux grandes règles harmonisées des structures d’assurance. (AGRR : association
de gestion du régime des retraites : origine historique de cette activité d’assurance : caisse
de retraite + assurance).
3 familles d’assurances assureurs aujourd’hui.
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DEUXIÈME PARTIE LE DROIT POSITIF
L’affiliation des salariés au reg G est subsidiaire : certains salariés st du fait de leur
employeur ou secteur d’activité affiliés à d’autres régimes (ex : les clercs de notaires relèvent
du reg des clercs et employés de notaires s’ils travaillent plus de 17h par semaine pour le
notaire)
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CHAPITRE 2 : Les prestations du régime général
A. Assurances maladie
Double fonction :
- Revenus de remplacement
Pr compenser perte de salaire, faut percevoir de base un salaire
= « prestation en espèce »
3 conditions d’attribution :
Incapacité de T (L321-2 (ou -3-2) : compétence du médecin ou chirurgien-dentiste ou sage-
femme qui donne un arrêt de T/prescription de repos qui constate incapacité de T et fixe
durée incapacité de T, médecins contrôleurs de la caisse prime d’assurance maladie
contrôlent cette DC d’arrêt de T)
Obligation d’être malade.
+ Durée d’affiliation (R313 2° Code sécu : faut avoir travaillé x heures ou faut avoir gagné x
fois le SMIC) si ne remplit pas les cond°, n’est pas indemnisé.
Prestations en espèce :
Moment du versement : les IJ ne sont pas versées à partir u 1 er jour d’arrêt de maladie, mais
du 4ème. Donc délai de carence de 3 jours applicable en principe pour toutes les maladies. Cf
Art L323-1 et R323-1 CSS.
Délai de carence cependant non applicable pour les affections de longue durée art L324-1
CSS et R324s CSS.
Ce délai est applicable à chaque arrêt de travail s’il y en a plusieurs.
Durée max de versement : R323-1 CSS : calculée sur période de 3 ans à compter du premier
jour d’arrêt de travail.
MAX : 360 IJ dans un délai de 3 ans. (mais règles spéciales durant le Covid).
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Dépassé ce maximum, l’assuré n’est plus indemnisé par le régime de l’assurance maladie,
SAUF en cas d’ALD : (L324-1 CSS) indemnités servies pendant 3 ans sans limite SOC 20
janvier 1994
REVOIR :
% applicable à ce gain journalier de base, on verse une fraction du gain journalier de base,
deux pourcentages que l’on applique : pendant les 6 premiers mois d’arrêt de travail, on
applique le taux de 50%, et à partir du 6 ème mois d’arrêt de travail, on applique le taux de
66,66%, on a donc une majoration de l’IJ.
Le revenu de remplacement est donc moindre que celui d’activité. IJ de SS modestes.
Attention : ne pas les confondre avec autres IJ.
Pour la prise en charge des frais de soin : on est dans la PUMA, càd
- Soit une personne qui travaille
- Soit personne résidant en France.
Pas de cond° d’activité.
Distinction :
- Soins hospitaliers
- Soins non hospitaliers
Mais principes communs.
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Principes communs
assurance maladie du régime G ne fournit pas directement les soins (ex : régime SNCF :
fournisseur de soins). France : offre de services médicaux est confiée à des prestataires de
services privés ou publics.
Activités réglementées par le CSP et le CSS.
Le régime G ne fournit pas directement les soins.
De plus, les prix de ces biens et services médicaux ne sont pas libres, mécanisme de
détermination des prix.
Enfin, la prise en charge par le régime G d’assurance maladie n’est en principe que partielle.
Toute une série d’outils sont utilisés pour ne pas prendre en charge le dispositif.
Il existe enfin des mécanismes de solidarité et de protection pour les plus pauvres, on a donc
des règles de droit commun, notamment de recouvrement partiel, qui ne s’appliqueront pas
sous cond° de ressource des personnes, toute un série d’outils.
Enfin, il s’agit d’un mécanisme de remboursement aux assurés de frais de santé qu’ils ont
avancé. Néanmoins, ce mécanisme est de plus en plus remplacé par un dispositif de tiers-
payant, signifiant que l’assuré n’avance plus la part prise en charge par l’assurance maladie,
mais le médecin se fait directement rémunéré de ce montant par l’assurance maladie.
Certaines assurances complémentaires participent également à cette mécanique, faisant en
sorte que l’assuré ne paye rien.
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- Dispositif des conventions : accords collectifs entre : OS RPZ des indépendants, ces
organisations professionnelles passent des conventions collectives, des conventions
de fixation des tarifs, avec l’UNCAM (Union nationale des caisses d’assurance
maladie) qui rassemble le régime G dans sa double composition aujourd’hui : partie
couverture de salariés et couverture des indépendants et la MSA.
Régulièrement, négociations qui s’ouvrent sur les tarifs médicaux.
Aujourd’hui : le tarif, fixé par conventions, est donc d’abord composé par un mécanisme
sophistiqué de rémunération à l’acte, et en partie de rémunérations au forfaits, avec une
série d’incitations (ex : médecins dans les déserts médicaux).
Enfin, il existe des outils de tarification, tous les professionnels de santé sont liés par une
nomenclature (=CCAM classification commune des actes médicaux) dans laquelle les actes
médicaux sont décrits. Codification de ces actes médicaux : lettre correspondant au type
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d’acte pratique, et un coeff rend compte de la difficulté du geste technique. (ex : coeff des
dents du fond > celui des dents de devant).
Contrôle de cette tarification qui s’effectue par les médecins conseil des caisses de sécurité
sociale. L’inobservation de cette nomenclature peut conduire à des sanctions civiles et
pénales.
La fixation des tarifs des professionnels de santé, va voir comment fonctionne la fixation du
prix des médicaments remboursables, pour qu’un médicament soit remboursable :
- il doit répondre à la définition d’un médicament : cf L5111-1 CSP et L5111-2 CSP.
- De plus, pour être pris en charge par l’assurance maladie : doit rentrer dans un panier
de soins : exige que le médicament remplisse un certain nombre de cond°, ensuite
soit il est remboursable, soit il n’est pas remboursable. (parfois déremboursement).
Avant commercialisation : procédure d’autorisation et de mise sur le marché L5121-8
CSP, 2 procédures // :
o autorisation de mise sur le marché par la Commission européenne après avis
de l’Agence européenne des médicaments, autorisation valant pour
l’ensemble des Etats de l’Union européenne.
o Devant l’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de
santé : ANSM.
L’autorisation de mise sur le marché doit remplir des critères de qualité, efficacité, et est
donnée au titre d’une ou plusieurs indications thérapeutiques.
L’entreprise pharmaceutique souhaitant commercialiser un médicament a besoin d’un
certain nombre d’avis auprès de la Haute autorité de la Santé (autorité administrative
indépendante).
L’avis du Comité économique des produits de santé (CEPS) qui va fixer le prix. Ce prix est en
réalité négocié, puisque, le CEPS, passe des conventions avec les laboratoires, ou les
Organisations RPZ de ces laboratoires. LEEM : organisation industrielle regroupement tous
les labo pharma français, qui se retrouve pour négocier avec le CEPS pour fixer un prix, qui
aboutit soit par un accord, ou bien DC unilatérale en cas de désaccord.
Un médicament doit avoir été prescrit pas un médecin ou une personne dûment autorisée
pour être remboursé, surtout, cette prescription doit se faire non pas selon la dénomination
du produit mais selon une nomenclature (= la DCI : dénomination commune internationale).
En utilisant la DCI : il est possible pour le pharmacien, seul autorisé en France à délivrer des
médicaments, la DCI permet au pharmacien de substituer un médicament princeps (soumis à
brevet) par un générique (plus sous brevet, fabricables par n’importe quel fabricant utilisant
la même molécule).
Permet de diminuer dépenses de l’assurance maladie, pharmaciens se voient donner perte
liée à substitution du générique.
Donc : prescription par médecin et délivrance par pharmaciens qui peut remplacer princeps
par un générique.
Principe → 2 étapes :
- Tout dispositif médicale sur le marché français doit être revêtu du marquage CE,
auto-attestation de la conformité à des normes de sécurité.
- Dispositifs médicaux doivent être inscrits sur une liste des produits et prestations
remboursables (LPPR), 2 façons d’obtenir cette inscription :
o le comité économique des produits de santé : CEPS qui décide du tarif et de
l’inscription sur cette liste.
28
Après avoir passé par le CEPS → Commission nationale d’évaluation des
dispositifs médicaux et des technologiques de santé, qui évalue aussi le
produit, va classer le produit en f(x) du service médical rendu.
o Pour certains produits, il existe des règles particulières de prise en charge en
matière de prothèses dentaire, d’optique et d’aide au dispositif : 100% santé.
Assureurs complémentaires :
Le principe est une prise en charge partielle de ces frais de santé, l’assuré au régime G
supporte une partie des frais engagés. SAUF : ce qu’un assureur complémentaire se
substitue à l’assuré pour prendre en charge la part non prise en charge par le régime G.
- Forfait de 24 € pour les actes coûteux, dès que l’acte a un coef ≥ à 60 sur le truc de la
CCAM : participation de 24 € déduits du prix de l’intervention médicale
- Franchises : franchises par médicaments, pas le prix facturé mais prix facture –
50centimes par boîte, actes paramédicaux, nombreuses exceptions, le principe des
franchises devient dès lors plutôt des exceptions (ex : plus de franchise pour les plus
de 70 ans).
29
Les conventions médicales
Etab publics de santé et Etab privé sans but lucratif (pas à statut commercial) : mm règles
L’agence régionale de santé délivre une autorisation d’ouverture et d’exercice et fixe nbr
limite de patients que l’etab hospitalier peut accueillir
+ieurs sortes de frais : honoraires médicaux (prix des actes pratiqués), frais de séjour (frais
d’hébergement + dépenses pharmaceutiques + frais de transfusion + frais d’utilisation du
gros appareillage) tarif hospitalier
Prise en charge pas intégrale en ppe
- Tarif
T2A (tarification à l’activité) : tte activité médicale est définie à travers les grpes homogènes
de malades (GHM) qui prévoit une classification en fonction des prestations
Chq prestation est dc codifiée et a un prix fixé à l’avance chq année au niv national
En plus de ces GHM il y a des forfaits (ex : paiement journalier de réanimation)
- Frais de soin
Pour femmes enceintes (grossesse et accouchement), peu importe leur statut socio prof
+ Pour les enfants
Conditions : constat médical de grossesse + frais de soin pris en charges à partir du 1er jour
du 6e mois de la grossesse et jusqu’au 12e jour après l’accouchement + prise en charge que
les frais de soins liés à la grossesse
Automatique : Prise en charge à 100% + mécanisme de tiers payant
Ms grossesses pathologiques : prises en charge par assurance maladie
Art R3131-1 C santé pub : liste des cas pris en charge
reg plus avantageux que l’assurance maladie
- Revenus de remplacement
Visent les femmes qui arrêtent leur travail du fait de leur grossesse = faut avoir un travail :
30
Suspension CT obligatoire (congé de maternité)
Visent les pères : suspension CT facultative (congé de paternité)
Art L1225-29 C trvl : durée du congé est fonction du nbr d’enfants déjà nés et à naître +
congé minimal de 6 semaines avt accouchement et 10 semaines après l’accouchement
(interdiction de travail pr la femme)
Indemnités journalières versées à la femme = salaire journalier de base (moyenne des
salaires perçus par l’assuré au cours des 3 mois précédant l’arrêt de T avec un plafond de
3 200 €) avec déduction des cotisations sociales
Art L1225-35 C trvl : congé de paternité pour le père ou le conjoint de la mère de 11 jours
max (18 qd naissances multiples), congés qui peuvent ê pris ds les 4 mois suivant
l’accouchement. Condition d’affiliation préalable du père (immatriculé 10 mois au moins
avant)
Indemnités versées au père : salaire journalier de base
E. Assurance invalidité
A une fonction de revenus de remplacement
Objectif : indemniser perte de revenus résultant d’une maladie ou d’une usure prématurée
de l’organisme autre que professionnelle ou autre que résultant d’un accident du T
L’incapacité d’exercer une activité prof doit ê permanente ou subsister après les indemnités
de maladie
Ce mécanisme est indépendant de l’assurance du handicap
-Conditions médicales :
L341-1 C secu soc : faut qu’il y ait une réduction de la capacité de gains ou de T d’au moins
2/3
L341-3 C secu soc : C’est le médecin conseil de la caisse primaire d’assurance maladie qui
évalue l’état d’invalidité (état de santé gnrl, capacités restantes, age…) et fixe la date de
consolidation
La cause de l’invalidité importe peu sauf si c’était intentionnel (ex : suicide raté)
-Conditions administratives :
Assuré doit ê affilié au reg gnrl depuis au moins 12 mois avt l’arrêt initial
R313-5 C secu soc : faut une certaine durée de T préalable
R341-8 C secu soc : lorsque la prestation d’invalidité est supprimée l’assuré peut faire une
nouvelle demande de pension d’invalidité
- Les prestations
31
Invalides de 2e catégorie : pension versée aux invalides incapables d’exercer une activité prof
quelconque, taux de pension de 50% du salaire
Invalides de 3e catégorie : pension versée aux invalides incapables d’exercer une activité prof
quelconque et qui ont besoin de l’assistance d’une tierce personne pr les actes essentiels de
la vie courante, taux de pension de 50% du salaire + 40% de la pension
Cette pension est attribuée temporairement : suspension/révision/suppression possibles pr
des raisons médicales/administratives, le médecin réexamine régulièrement l’état de
l’invalide
L342-1 et D342-1 C secu soc : Parfois le conjoint survivant (conjoint invalide décédé) peut
bénéficier de la pension d’invalidité
La veuve doit ê elle mm invalide
La pension est de 54% de la pension de l’invalide décédé
F. Assurance décès
Objectif : atténuer les effets financiers pour les ayants droit du fait d’un décès d’un assuré
social
L’assurance décès implique le versement d’un capital
G. Assurance vieillesse
- Règles générales
32
Régime géré par répartition : les pensions versées sont financées par les cotisations payées
par les personnes en situation d’emploi du moment et affiliées au Rgénéral.
Mécanisme qui n’a pas de réserve (argent immédiatement dépensé) mais sensible à la
situation de l’emploi
Les cotisations versées ouvrent des droits futurs : l’assuré perçoit une pension en fonction
de sa durée de cotisations = régime par anuité
Les pensions sont plafonnées : montant relativement faible = écart important entre le
revenu d’activité et le revenu de retraite
Régime qui comporte des mécanismes de solidarité : il y a des planchers de retraite
Il y a des réformes paramétriques du régime de l’assurance vieillesse = ajustement des
éléments de calcul du versement de la retraite
Macron prévoir une réforme systémique du régime de l’assurance vieillesse = modif du
calcul lui-mm
- Pension de l’assuré :
P = t x SAM x d/DM
(on n’aura pas à calculer une pension de retraite au partiel)
33
Taux plein qd 176 trimestres validés = avoir travaillé ou cotisé un certain montant ou un
certain temps ou période de travail assimilé ou 4 trimestres attribués aux femmes ayant
accouché et 4 semestres attribué au père/mère : L351-2 et R351-9 CSS.
-retraite entière
-retraite progressive
La liquidation d’une pension de retraite est complexe: suppose des échanges d’informations
lorsque la personne a une carrière qui s’est déroulé avec affiliation dans plusieurs régimes
de sécurité sociale.
34
Lorsque l’assuré décédé a été marié plusieurs fois, il y a une répartition de cette pension de
réversion proportionnellement à la durée de chaque mariage.
2ème mécanisme : retraite progressive : assuré avec pension direct mais aussi mécanisme de
pension progressive (sous-catégorie de la pension directe).
Retraite progressive : inventé à l’époque où cumul emploi retraite était prohibé.
Aujourd’hui : est en concurrence avec règles cumul emploi retraite.
Idée que l’on puisse faire liquider une partie de la pension, caisse de sécu compétente
versera une partie de la pension, en contrepartie d’une diminution du temps de travail
(marche pas). A partir de
60 ans : contrat de travail à temps plein devant contrat de travail à temps partiel, si la
personne a cotisé 150 trimestres : touche un certain % de la pension. Permet d’arriver aux
revenus antérieurs.
En contrepartie de cette diminution du temps de travail : l’entreprise devait embaucher un
autre salarié.
Art R351-41s CSS et D634-16 CSS
En pratique : font travailler qqun 2 an et dernière année on le paye mais il ne travaille pas.
35
Pension de réversion = Permet d’assurer un revenu à la personne à charge.
Mécanique complémentaire à pension de droit direct des femmes.
Volonté de verser un revenu à un non cotisant : droits indirects (= droits dérivés).
Cond° :
o Décès de l’assuré cotisant au régime G (peu importe âge, cause, sexe).
o Le bénéficiaire doit avoir la qualité de conjoint, marié, survivant (si plusieurs
mariages successifs : pension répartie au prorata de la durée de mariage : au
moment où divorce compte plus pour la pension).
o Plafond de ressources du conjoint survivant : regarde ses ressources propres
et ajoute pension de réversion et ajoute plafond de ressources. Verse pension
qu’à hauteur du plafond : réduction du montant du dépassement du plafond
de ressources, si aucune ressources : on a pension complète
o Bénéficiaire doit avoir 55 ans ou plus pour la toucher (donc doit attendre ses
55 ans, autres dispositions avant).
Pensions peuvent s’exporter si conventions internationales.
Montant : 54% de la pension dont bénéficiait l’assuré décédé (ou dont il aurait bénéficié si
mort avant d’être retraité : à la date où il aurait eu 62 ans : fait la calcul et le verse au
survivant).
Majoration de 10% pour enfants à charge et montant plancher : D353-1 CSS s
La pension est partagée entre les conjoints si plusieurs.
Minimas non-contributifs
D’habitude pension liée au montant des cotisations versées (donc du salaire).
MAIS : en matière de pensions de retraite : peut avoir, et ce sans lien avec cotisations, d’un
revenu minimum vieillesse.
2 minimas contributifs coexistent depuis 2007 : personne ayant 65 ans avant 2007 : applique
le minimum vieillesse. Celles ayant eu 65 ans après 2007 : allocation de solidarité aux
personnes âgées.
Minimum vieillesse : 2 éléments : minimum des avantages de base (MAB) & allocation des
vieux travailleurs salariés (AVTS, fixée tous les ans, en avril souvent, par décret).
Minimum commun à tous les régimes : expliquant son nom de minimum des avantages de
base.
Ce minimum est f(x) des ressources de la personne.
On a ajouté : l’allocation supplémentaire (AS est fonction des ressources)
Très pauvres ont le droit à MAB+ AS
AVTS : modeste.
Cond° :
- Age : 65 ans
- Pas de contrepartie en termes de cotisations
36
Mécanisme non financé par les cotisations, mais par un fond spécial depuis 1993 (le fond de
solidarité vieillesse, financé par CSG)
ASPA :
Allocation unique
Cond°
- résidence régulière habituelle en France (au moins 6 mois dans l’année).
- De ressources (pas du demandeur mais du foyer).
- Allocation différentielle entre ressources du foyer et le minimum que constitue le
plafond
Assurance veuvage
Suppose un assuré décédé, un conjoint survivant, et faut que cond° d’âge pour la pension de
réversion ne soit pas atteinte ; donc -55 ans.
Cond°
- Versée jusqu’à 55 ans.
- Minimum 50 ans.
- l’assuré doit avoir été assuré au moins 3 mois
- résider en France
- ne pas vivre en concubinage, ni être remarié, ni avoir conclu un PACS.
- Plafond de ressources D356-1s CSS
37
CHAPITRE 2 Les accidents du travail et les MP
Doit définir ces risques, la définition de ces risques a donné lieu à JP abondante.
Indemnisation de ces risques est meilleure à celle de l’assurance maladie et de l’assurance
invalidité et décès.
38
CCASS intervient sur qualification des éléments, elle applique la théorie des risques liés à
l’autorité de l’employeur. 4 éléments constituent la déf de l’AT, éléments étant flottants.
- Lien d’autorité
- Evènement de caractère soudain
- Lésion
- Lien avec le temps et le lieu de travail
1. le lien d’autorité
Employeur est responsable du fait de son statut d’employeur de la réparation du dommage.
2 cas de figure : victime est sous l’autorité de l’employeur, que l’employeur peut exercer son
pouvoir de direction, de surveillance du travail effectué, cas classique.
JP extensive → si action autorisée par employeur : compte parfois.
Si l’action n’est pas effectuée sous autorité de l’employeur : ex salarié qui répare sa propre
voiture dans un garage. Arrêts qui admettent à titre exceptionnel l’absence de lien
d’autorité. Lorsque l’employeur n’est plus sous la subordination juridique de l’employeur,
pas d’AT, même sur le lieu de travail.
JP restrictive : sur les situation d’absence d’autorité de l’employeur. Le lien d’autorité est
entendu très extensivement.
Seul fait du travail suffit très souvent : suicide de salariés : faut démontrer que lien ou
accident survenu du fait du travail (détérioration des cond° de travail : ex affaire chez
Orange).
Salarié ne respectant pas les consignes de sécurité : AT quand même, suffit qu’il y ait un fait
lié au travail.
2. soudaineté de l’évènement
Si affection a origine et date certaine = AT
Si affection survient progressivement ou est le résultat d’une série d’évènements = MP
Différence pas toujours aussi tranchée, JP faisant que frontière entre les deux est remise en
cause, ex : CCASS 2003 : hypothèse d’une pathologie, sclérose en plaque apparue 30 ans
après une vaccination, employeur mis en cause pour réparer la sclérose en plaque survenue
après la vaccination. Raisonnement de la victime : j’ai été vacciné au moment où je travaillais
pour une société qui m’a envoyé dans un pays où vaccination était obligatoire contre
maladie, le fait générateur de ma pathologie était une obligation de se vacciner ayant pour
conséquence de développer cette maladie. Selon Ccass : évènement = vaccination,
entrainant cette maladie, donc AT, la vaccination étant obligatoire, CAR il y a eu travail dans
le pays.
Notion bizarre de soudaineté.
Car déf des MP est restrictive : définition extensive de l’AT pour permettre immunisation.
39
3. Concept de temps et lieu de travail.
L411-1 CSS
Quand l’accident survient au temps et au lieu habituel du travail : il y a AT.
Discussions si le salarié est sur le lieu de travail mais non au travail (pause), ou salarié qui
reste sur le lieu de travail au-delà de l’H de travail. JP : tendance à une conception extensive
de cet élément.
Ex : a été considéré qu’une agression au domicile du salarié est un AT, car l’agression au
domicile est liée au travail (ici ni au temps ni au lieu de travail).
Salarié mort en télétravail : JP c’est un AT car lien avec le travail.
+ CF : JP 2003 vaccin.
→ chaîne de causalité : vaccination obligatoire car liée au travail salarié étant envoyé dans
un autre pays, a été prouvé que dans ce cas, la seule cause de la maladie était la vaccination.
JP 19 juillet 2001 Salomon :(crise cardiaque dans un hôtel d’un salarié en mission) très
importante concernant le salarié en mission, tout accident survenu pendant la durée de la
mission est présumé AT peu importe que l’accident ait eu lieu en raison de l’exercice de
l’activité professionnelle ou d’un acte de la vie courante.
Appartient à l’employeur de démontrer que l’accident n’avait aucun rapport avec l’activité
pro, ou qu’il y avait interruption de la mission pour motif personnel. (présomption d’AT pour
accidents de mission).
Lorsque la lésion est physique, sera qualifié d’AT, il y a également des lésions
psychologiques. JP importante sur des situations traumatiques, avec des arrêts proches
d’une situation du droit du travail : à la suite d’entretien avec supérieur hiérarchique. JP
complexe et extensive.
Constats basés sur des constatations médicales, questions complexes de qualification à
travers le faisceau d’indice en quatre temps.
40
ATTENTION → Délégués syndicaux au temps de leur mission ne sont pas couverts par
législation d’AT.
§ 2. L’accident du trajet
L411-2 CSS : lorsque la qualification d’ATrajet est retenue : l’indemnisation est celle des
accidents du travail.
On regarde et essaye de voir si le trajet effectué a un lien avec le travail, va essayer de
déterminer ce qu’est un trajet protégé, tous les trajets que peut effectuer un salarié ou un
assuré social ne donnant pas lieu à une indemnisation spécifique.
- Parcours suivi : JP exige que ce soit le parcours normal + certains détours. Nombreux
arrêts sur les détours ou sur les situations compliquées. Trajet normal = trajet le plus
court, le plus direct et l’itinéraire habituel.
Exceptions au principe du parcours normal : exceptions motivées par les nécessités
essentielles de la vie courante (cf JP dessus).
Mais un cas du législateur : L411-6-2 CSS : est considéré par le législateur comme
situation intégrant le détour dans la définition de l’ATrajet le covoiturage régulier
(donc quand va chercher les collègues régulièrement : trajet protégé).
JP détours nécessaires : bouchons, travaux.
Quand dépose ses enfants hors du trajet habituel : si l’école n’est pas sur le chemin
du travail : JP pas claire : certaines considèrent que nécessité essentielle de la vie
courante, d’autres non.
41
- Temps du parcours : temps normal du trajet, dépend de l’horaire de travail, du mode
de transport utilisé et des difficultés de circulation, on considère que c’est un temps
normal. Question des interruptions que si pose.
Sont admis de courtes interruptions mais pas le plus longues qui sont considérées
comme conduisant à ce que la qualification d’ATrajet n’est plus reconnue.
C. DC d’ATrajet
Fait un dossier, et la CPAM a 2 solutions :
- NON (motivé)
- OUI
Peu de contentieux initié par les employeurs, car la qualification d’ATrajet n’a pas d’impact
financier pour l’employeur.
→ matières mouvantes.
§ 3. La maladie professionnelle
Toutes les maladies liées au travail ne sont pas indemnisées au titre des MP car mécanisme
de reconnaissance de principe des MP et mécanisme subsidiaire. Sur liste et hors liste.
Question discutée en JP, y a-t-il eu exposition au risque ? faut que la personne ait été
habituellement exposée au risque.
(ex : si est plâtrier et peintre, faut savoir quel est le travail habituel).
Les tableaux sont le fruit de travaux d’épidémiologie. Création de tableaux prend bcp de
temps.
42
- Un élément d’un tableau est manquant (délai dépasse, un des éléments ne
correspond pas). L461-1 al3 CSS
- La maladie ne figure pas dans un tableau L461-1 al4 CSS
Hypothèse où il existe une maladie étant reconnue comme MP, mais où la victime doit
démontrer qu’elle est directement causée par le travail habituel de la victime.
Reconnaissance d’une maladie étant d’origine professionnelle : victime doit démontrer que
pathologie causée par travail habituel, et qu’il y a eu décès (ayants-droits) ou incapacité de
travail d’au moins 25%.
CRRMP reconnaitra caractère pro de la pathologie et le lien entre le travail et la pathologie.
Débat essentiellement d’expertises médicales, se trouveront en présence l’expertise réalisée
par les médecins conseils de la CPAM et la ou les expertises sollicitées par la victime et le cas
échéant, une expertise tierce pour départager les 2 expertises médicales contradictoires.
Peut y avoir contestation en justice de la part de la victime.
AT et ATrajet :
Délais : R441-2 suivants.
Délai de prévenance de l’employeur de 24h (en principe, PAS Si décès ou soins intensifs).
R441-18 CSS.
Pour les MP :
appartient au salarié de déclarer sa MP dans un délai de 2 ans (mais en réalité : médecin
rédige certificat de MP).
Déclaration du médecin sera contrôlée par médecin-conseil de la CPAM.
Notification de la DC de la Caisse :
Ouvre délai de contestation de 2 mois.
Procédure particulière en cas d’accident mortel du travail : intervention de l’inspection du
travail et enquête par OPJ, en plus des enquêtes par des services de la CPAM.
43
Prestations mieux que simple maladie.
A. prestations :
1. Les prestations en nature
Gratuité des frais de soin : prise en charge sur la base de la tarification SS mais pas de ticket
modérateur, pas de forfait journalier hospitalier et pas de forfait pour les actes médicaux
lourds (pas des restes à charge).
Application du tiers payant (= pas d’avance de frais), mais de moins en moins dans le
système d’assurance maladie dans tous les cas.
A ces frais de soins s’ajoute la prise en charge de la réadaptation professionnelle, frais qui
peuvent être de plusieurs types : réadaptation fonctionnelle L432-6 CSS et s.
Et rééducation professionnelle : L432-9 CSS (série d’aides accompagnant ce dispositif).
IJ AT versées sans jours ouvrables ou fériés, 360 IJ sur période de 3 ans MAX.
b. rentes AT/MP
Hypothèses d’incapacité permanente ouvrant droit aux rentes, et situations de décès
ouvrant des droits pour les ayants-droits.
Même principe que pour l’invalidité, mais règles différentes de calcul.
Diminution permanente de l’incapacité de travail. on parle ici du taux de diminution de
l’incapacité de gain.
2 éléments :
- Taux utile
- Taux réel
Taux qui est fonction d’un taux d’IPP (établi par le médecin conseil de la Caisse).
2 façons de le calculer :
On calcule d’abord l’incapacité réelle : déterminée par le médecin. 2 situations.
Si taux < 50 : taux d’IPP est divisé par 2.
44
Si taux > 50 : taux multiplié par 1,5. (ex : si on a 70 : 50/2 = 25 et il reste 20 multiplié par 1,5 =
30 donc taux de 55.
→ Taux utile.
Mais on doit multiplier : le taux utile par le salaire de référence (moyenne des rémunérations
perçues pendant les 12 mois précédents l’arrêt de travail), avec un plafond fixé par arrêté
(R434-29 CSS) et un plancher (minimum L(R ?) 434-16 CSS).
Si taux d’incapacité est supérieur ou égal à 80% : rente est complétée par assistance à tierce
personne.
Contrôles du taux de rente par le médecin conseil de la CPAM : donc rente peut être révisée
à la hausse ou à la baisse.
c. rentes décès
frais funéraires pris en charge, dans la limite des frais exposés.
L435-1 et D435-2 CSS ???
Rentes versées, faut savoir à qui est versée la rente, combien elle vaut.
Conjoint survivant, concubin ou partenaire.
Enfant légitimes, naturels ou adoptés.
Descendants et ascendants à charge
Montants :
40% du salaire de référence pour le conjoint.
Enfants : 25% salaire de référence, 50% pour 2 enfants, et à partir du 3 ème : 20% pour enfant
à charge. Enfant à charge : que jusqu’à 20 ans.
Existe un plafond familial de 85%. (ex : épouse + 2 enfants : 90% mais ne prend que 85).
45
1. La faute intentionnelle
L452-4 CSS
Mécanisme peu utilisé.
Lorsque l’accident est dû à la faute intentionnelle de l’employeur ou de l’un de ses
préposés : L452-5 CSS : introduit le fait que la victime conserve le droit de demander la
réparation du préjudice qui n’est pas réparé par application des règles du CSS en appliquant
les règles du droit commun (exception au principe).
Peut donc avoir indemnisation AT + jusqu’à hauteur du dommage : règles générales.
2. La faute inexcusable
La reconnaissance de la FI ouvre droit à des indemnisations complémentaires.
CF : art L452-2 CSS.
Particularité : la FI n’a pas été définie par le législateur donc la JP interprète la loi, est venue
donner une définition de la FI.
2 éléments :
SOC (ou chambre réunie) 28 février 2002 : arrêts amiante, au départ portait sur MP mais
extension à AT. SOC considère qu’existe obligation de sécurité et de résultat inhérente au
Contrat de travail.
L’employeur a manqué à obligation de sécurité et de résultat dès lors :
- qu’il avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié
- et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour préserver le salarié.
Présume FI, SAUF à l’employeur de démontrer qu’il avait tout fait pour prévenir ou
empêcher l’accident ou qu’il n’avait pas conscience du danger.
Csq :
– majoration de la rente allouée en cas d'incapacité permanente. Ccass : elle doit être
versée au max de la majo (L452-3)
– De plus, réparation complémentaire du préjudice causé par les souffrances
physiques et morales (même art).
– Enfin, les ayants-droit ont D à réparation du préjudice morale.
→ 3 éléments.
46
> La majoration de la rente :
47
– l'institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du L et
des maladies pro
– EuroGIP
– l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation de l'environnement et du L
– l'agence nationale de santé publique
– structures en matière de santé nucléaire
– institut particulier pour l'environnement dans l'agriculture (recherche pesticide)
D'abord financement exclusif par cotisations, puis ajout d'autres sources de financement.
Il existe également des exonérations aux cotisations sociales (exception au principe).
Cependant, elles sont toujours partielles.
48
§1. Les cotisations au régime général
Principe : L136-1-1 CSS : est une rémunération tt les sommes ainsi que les avantages et
accessoires en nature ou en argent, versés en contrepartie ou à l'occas du travail, qlq en soit
la dénomination ainsi que la qualité de celui qui les attribue, que cette attribution soit
directe ou indirecte → soumission de toutes ces rémunérations à cotisations. En cas de litige,
la Ccass a toujours eu une I° très large de cette notion (ex : 2e civ 16 juin 2016 → max de l'I°).
La rémunération peut être versée en espèce ou en nature.
a. Les avantages en espèces
Def JP : la mise à dispo d'un bien matériel ou d'un service, gratuitement ou moyennant une
participation du salarié inférieure à sa valeur réelle, toujours en contrepartie ou à l'occas du
travail.
Évaluation : Il y a des circulaires Acoss qui fixent les critères d'évaluation des avantages en
nature. On n'est pas sur une évaluation réelle mais sur évaluation forfaitaire (base = forfaits).
Les circulaires admettent également des tolérances, cad que certains avantages en nature ne
sont pas réintégrés dans la rémunération. S'il n'y a pas de circulaire, ce sera évalué au réel.
2. Les éléments hors de l’assiette des cotisations (=les exceptions)
49
On parle également de « niches sociales ».
Il y a 2 grandes catés d’exonération : art. L242-1 :
– les exemptions d'assiette = exclusion de certains éléments de
l'assiette – les réductions du taux
Les frais professionnels = frais qu'un salarié justifie avoir exposé pour les besoins de son acté
professionnelle et dans l'intérêt de l'employeur. Évaluation forfaitaire si une circulaire le
prévoit (snon réelle).
La loi détermine le débiteur de ces cotisations. En matière d'assurance sociale, part salariale
+ part patronale. La répartition part salariale/part patronale est d'OP, on ne peut y déroger.
Il existe également des mécanismes de précompte : l'employeur verse la part salariale pour
le compte du salarié → l'employeur fait le chèque globale à l'URSSAF.
Les taux varient. Ils sont fixés par décret.
2. La tarification des accidents du travail et des maladies professionnelles (=règles
spéciales)
Particularité tarification AT :
- employeur seul qui contribue
- + fixation taux de cotisations n’est pas fixée par décret, mais en fonction du risque
AT.
50
Dans les éléments de calcul : taux de cotisation (=taux net = somme du taux brut avec 4
majorations).
Txglobal = taux brut + M1 +M2 + M3 + M4 + Majoration Faute inexcusable
valeur du risque (AT ∧MP et nontrajet )
Taux brut =
Montant des salaires sur les 3 dernières années ( période triennale de référence)
51
- M1 : forfait qui couvre les Atrajet.
coût de l ’ ensemble des Atrajet
M1 =
masse salariale globale des entreprises relevant du régime G
Donc intérêt à avoir Atrajet plus que des AT.
A. Les ITAF :
Une 50taine.
Idée de base → ces textes sont présentées comme étant provisoires, et ce sont des recettes
fréquemment retouchées dans les LFSS.
Les impôts affectés : Dérogation du droit commun des impôts (car pas affecté en principe)
52
Ex : cotisation sur les boissons alcoolisées et sur les boissons prémix, sur les boissons non
alcoolisées, sur le tabac, série de taxes sur les médicaments (France : fait partie des médocs
les plus taxés au monde).
- La CSG
But : élargir l’assiette et aller au-delà de la rémunération. Permet de diversifier recettes de la
SS.
Loi financement de 1991 : idée originelle était de remplacer des cotisations affectées aux
prestations familiales, par les cotisations sur rémunération, de le remplacer par un
financement plus général.
Car prestations familiales ne sont pas versées qu’aux salariés mais à tous les résidents.
Augmentation constante de la CSG, qui s’est substituée à tout une série de cotisations,
cotisations chômage et maladie.
4 Caractéristiques de la CSG →
Pour le CE : la CSG = ITAF (car regarde la source de droit)
Pour la CJUE Commission c/ France 2000 : cotisation de sécurité sociale (car regarde la
finalité du dispositif). Faits : salarié français qui habite en Allemagne, loi du lieu d’emploi :
donc cotise en Allemagne. Car ce salarié avait des biens qu’il tirait de revenus, il habitait en
France. Il a été soumis à la CSG en France, principe de l’unicité de la loi applicable, CSG sert à
financier la SS, mais une seule loi applicable : celle du lieu d’emploi.
Ne peut pas avoir de double assujettissement.
Plusieurs CSG :
- Une portant sur les revenus d’activité (plus large que simple rémunération)
- Revenus de remplacement (IJ maladie, Indemnités maternité, paternité, rente
d’invalidité, IJ AT, rente incapacité, rente décès, capital décès), mais aussi patrimoine,
produites de placement, et les sommes engagées ou produits réalisés à l’occasion de
jeux.
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Dans le code : un chapitre par CSG (4 types).
Taux aujourd’hui : 9,20 % sur les revenus d’activité, dont 6,80% déductibles du revenu
imposable et donc 2,40% non déductibles.
Sur les revenus de remplacement : ex retraite, ou rente AT, ou IJ : principe = taux de 6,20%
Pour les revenus de remplacement et pour les retraites en pension d’invalidité = 8,30%.
Revenus de remplacement : exonération de CSG pour les plus pauvres, donc catégories
moyennes qui payent la CSG sur les retraites.
Finance la prise en charge de certaines personnes âgées dépendantes : 0,3% sur certains
revenus.
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- Le forfait social
Sommes exclues de l‘assiette, mais certaines de ces sommes exclues sont partiellement
soumises au forfait social.
Principe = soumission aux cotisations.
Exceptions = exonérations (partiellement soumises à forfait).
Cette mécanique est en place car pouvoir politique en 2009 avait promis de ne pas
augmenter les cotisations, pas d’augmentation, mais instauration d’un forfait social.
Toutes les exonérations ne sont pas soumises à un forfait social, que des soumissions
partielles.
- La TVA
Q° qui relève de la LFinance. A ce jour, la LF affecte une part de TVA aux finances des
régimes de SS, mais en principe, en contrepartie des exonérations de cotisations sociales.
Donc quand on a une exonération de cotisations sociales fixées par la LFSS, on doit trouver
en miroir dans la LF une affectation équivalente de la TVA au régime de SS.
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A. Les obligations de l’employeur
Principes :
- L243-1 CSS : précompte de la contribution salariale (fait par l’employeur de la
contribution salariale, salarié n’a pas à verser d’argent).
- L243-8 CSS : la part de cotisations qui incombe à l’employeur reste exclusivement à
sa charge, l’employeur ne peut donc pas transférer à la charge des salariés une partie
des cotisations qui lui incombent.
- Echéancier à respecter par l’employeur : les cotisations doivent être payées au cours
du mois suivant la période d’emploi rémunérée : dates : R243-6 II CSS.
B. Le contrôle URSSAF
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Obligations de l’employeur, a pour corollaire la possibilité pour les URSSAF (structures
collectant les cotisations) de contrôler la conformité des déclarations et des versements,
avec les règles légales applicables (somme exacte + versée dans les délais).
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But du contrôle : savoir si l’employeur a bien déclaré.
Plusieurs types de contrôle : dont celui dans le cadre du travail dissimulé (pouvoirs de
l’URSSAF étendus, règles procédurales sont moins contraignantes, sanctions plus sévères.
Sanctions dans le CSS et dans le Code du travail.
R243-59s CSS. Charte du cotisant contrôlé, formalisme précis. Contrôle débute alors, et le
contrôle se termine par une lettre d’observationS. Le contrôle peut durer très longtemps,
sauf dans les entreprises de -10 salariés : limité à 3 mois.
Inspecteurs du recouvrement : ont des droits exorbitants, avec une sanction pénale étant
celle de L243-12-1CSS : l’obstacle à contrôle. 3 droits :
- Droit de visite et d’entrée dans les locaux de l’entreprise.
- droit à communication (obligation de délivrer tous les docs nécessaires au contrôle).
L243-11 CSS → l’employeur ne peut délivrer les documents que selon un classement
nécessaire au contrôle. Contrôleurs dotés d’un logiciel de contrôle : OSIRIS. Accès à la
comptabilité de l’entreprise.
- Enfin, droit d’audition, des personnes rémunérées par le cotisant.
Ces droits sont limités, les inspecteurs ne peuvent pas demander des docs pour périodes
prescrites.
Droit d’audition → dans les locaux de l’entreprise (et non au domicile des salariés)
Dans les très grandes entreprises, il peut être recouru à une technique de contrôle
particulière : R243-59-2 CSS : l’échantillonnage et l’extrapolation.
Diverses étapes :
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- Le contrôle URSSAF si découvre des irrégularités : va extrapoler. (Applique le
manquement à tout, en cotisation : un certain % sur la rémunération, va prendre ce
qu’il aura trouvé).
- Lettre d’observations : dernière étape, précisément règlementée R243-59 CSS, sous
peine de nullité du contrôle (arrêt nov 2021).
Cite éléments contrôlés, observations, nature, mode de calcul et montant des
redressements éventuellement envisagés.
Suite à ces 30j : délai de 2 mois pendant lequel l’URSSAF peut répondre.
Inspecteur qui a contrôlé : fait un rapport de contrôle, interne, adressé à un autre service de
l’URSSAF.
Trois possibilités :
Nullité qui s’appliquent : nullité ne vaut que pour le chef de redressement en q° et non pas
pour l’ensemble du redressement (ex : si erreur, mal rédigé, non-respect du délai). CCASS est
de plus en plus réticente à tout annuler.
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Peut aussi faire lettre d’observations pour l’avenir : injonction de se mettre en conformité. A
intérêt de la contester, d’abord devant la CRA, puis devant le pôle social, simple document
administratif mais devant la CRA quand même.
PAS FAIT
a. Sanctions civiles
L’action en remboursement des prestations dans l’hypothèse où les salariés ont bénéficié
d’avantages, de prestations, sans que les cotisations corrélatives aient été appliquées (pas
souvent mise en œuvre). URSSAF peut donc demander que les prestations mal calculées soit
remboursées par l’employeur.
Majorations de cotisations :
- majorations de 5% quand les sommes n’ont pas été versées à temps. (20% en cas de
travail dissimulé).
- Majoration de 0,4% par mois de retard ou fraction de mois de retard. (ex : on est le 2
déc, lettre d’observations constatant des manquements, au 1 er janvier 2018 : donc
calcul 0,4x(36 + 11) =18,8% de majoration (36 c’est les 3 ans, et 11 c’est les mois
passés de cette année 2021).
Peut y avoir des remises accordées par le directeur de l’URSSAF.
b. Sanctions pénales
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Complicité est également sanctionnée, tout comme l’activité d’intermédiaire, L244-12 et
L244-13CSS.
constant qu’une dette de l’entreprise n’est pas payée et ouverture d’une procédure
collective par l’URSSAF qui déclenche l’ouverture de cette procédure (redressement ou
liquidation judiciaire (faillite).
Sanction administrative : sont exclues des marchés publics les entreprises n’étant pas à jour
de leurs cotisations.
d. abus de droit
L243-7-2 CSS : réprime les montages juridiques mis en place pour éluder/ réduire le
paiement des cotisations sociales. Non-paiement de cotisations au régime G, peut y avoir
cette sanction pour abus de droit.
En principe, les litiges portant sur l’abus de droit. Notamment rectification d’assiettes : sont
soumis à un avis du comité consultatif pour la répression des abus de droit (comité non
installé en pratique).
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Chapitre 3 : les prestations familiales
Généralisation des PF : s’appliquent pour tous (en raison de l’affiliation), même si ne travaille
pas.
Servies par les Caisses d’allocations familiales, qui sont dans beaucoup de département
également chargées de verser le RSA. Rapports d’activité des caisses.
Souvent, les bénéficiaires de prestation d’aide sociale à la famille sont les mêmes que les
bénéficiaires de prestations familiales, frontière entre les 2 dur à comprendre.
Buts :
- ambitions natalistes. Certaines PF ont pour objectif l’accroissement de la population
par une stimulation de la natalité.
- considérations de santé publique, et en particulier de protéger la santé de l’enfant à
naître, ou celui qui vient de naître, et celle de la mère. Retrouve de nombreuses
obligations de visite médicale, suivi médical.
- Outil d’accompagnement des politiques de scolarisation
- Politiques de consommation
- Parfois utilisées comme élément de politique de l’emploi : garde des enfants (éviter
travail dissimulé).
- Les PF aident à des politiques de diminution d’écarts de revenus entre les familles
avec enfants et celles sans.
- Aide à la pauvreté, avant le RMI : seule politique d’aide familiale. S’orientent de plus
en plus vers une prise en charge d’une certaine forme de pauvreté.
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Ainsi, phénomène de multiplication des PE, puis depuis des années, aujourd’hui :
tentative de simplification des PF.
Sources :
Série de PF et d’aide aux familles qui ne relèvent pas du CSS, mais du Code de l’action sociale
et de la famille, ou du Code général des impôts.
Un outil majeur de politique familiales en France est le quotient familial (consiste à diviser
assiette des cotisations en f(x) de la situation familiale).
Également dans le droit du travail.
§1. L’allocataire
En principe on a un allocataire, qui parfois est substitué par une structure : association
tutélaire.
A. l’allocataire
Allocataire = personne physique qui assume charge effective de l’enfant.
L513-1 et R du CSS.
Donc pas de mécanique de filiation.
Peut ê les GP aussi, ou autres personnes ayant la charge effective de l’enfant
Unicité de l’allocataire
Si 2 personnes assument la charge du même enfant : appartient à ces personnes de désigner
d’un commun accord l’allocataire.
En cas de désaccord ou carence, la mère est l’allocataire prioritaire : L513-1CSS.
Dérogations toutefois : en cas de résidence alternée de l’enfant.
Cond° de résidence sur le terri français, ne valant et pour les étrangers non communautaires.
Pour bénéficier de PF, les étrangers doivent être en situation régulière.
B. association tutélaire
Peuvent être substitué à cet allocataire, une association tutélaire, qui est une structure
désignée par mesure judiciaire.
C’est l’assistance éducative : mesure de protection de l’enfance 375-9-1Cciv : intervention
par le JAF dans les hypothèses ou les PF ne sont pas octroyées pour les besoins de l’enfant.
L’allocataire peut donc être démis de la perception des PF, au bénéfice d’une structure qui
gère le budget en général de la famille, et en particulier des PF.
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Depuis quelques années, Ccass considère qu’il s’agit d’une notion de pur faits. CAF analyse la
situation de l’enfant.
Pour enfants de -6ans : PF sont liées à la passation d’un certain nombre de visites
médicales. Expliquant le carnet de santé.
Montant modulé selon les ressources du foyer, 2 critères pris en compte : plafonds de
ressource, et plafonds varient selon le nombre d’enfants à charge.
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- Compléments de libre choix du mode de garde
A. La prime à la naissance
Versée au moment de la naissance, forme de forfait.
Elle est versée sous cond° de ressources
Versée selon le nombre d’enfants et de la composition du foyer familial.
Mère doit s’être soumise aux examens prénataux.
B. L’allocation de base
Forfait mensuel, versée mois de la naissance jusqu’au au mois précédent le
3ème anniversaire de l’enfant.
Cond° de ressources.
Varie selon nombre d’enfants
Subordonnée à la passation d’examens médicaux.
1 seule allocation de base versée par famille, même en cas de naissance successives.
Exception : en cas de naissance multiple.
Cond° :
- Avoir une activité pro antérieure
- Avoir validé 8 trimestres de l’assurance retraite, sur une certaine période, qui varient
en f(x) du nbre d’enfants nés et à naître. 8 trimestres doivent avoir été validées dans
les 2 ans à compter naissance du premier enfant.
Servi à taux plein en cas de cessation totale d’activité, et à taux partiel lorsque la durée
d’activité est inférieure ou égale à un mi-temps.
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BMAF : 414,81 € en 2021 et taux plein de la prestation partagée d’éducation de l’enfant
96,62%.
Ne sont donc visées que les personnes qui ont une activité partielle ; car 96,62% de 414 ça
fait 400 € environ.
Majoration possible
Cond° :
- avoir au moins 3 enfants
- Si la personne a choisi de cesser totalement son activité : passe à 157,93% de la BMF
D531-4CSS.
Plus l’enfant grandi, plus l’allocation est élevée. Allocation très populaire.
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2 compléments familiaux, car 2 plafonds de ressources. Ces 2 plafonds de ressources varient
en f(x) de la composition de la famille, de l’activité professionnelle d’un parent ou des 2
parents, et la majoration s’applique également en cas de manquement d’un parent isolé.
41,65% de la BMAF.
3 types :
A. L’allocation de logement à caractère familial (ALF)
Versée par l’Etat
Attribuée :
- aux personnes qui perçoivent des allocations familiales ou bénéficient de l’allocation
d’éducation des enfants handicapés.
- aux jeunes ménages sans enfants à charge. Jeune ménage= ménage dans lequel
aucun des 2 époux n’a atteint l’âge de 40 ans au moment du mariage. Faut être marié
depuis moins de 5 ans.
- aux personnes ayant à charge un ascendant atteint d’une infirmité ayant une IPP d’au
moins 80% ou qui bénéficie de l’allocation adulte handicapé.
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En fonction du loyer et cond° de ressources, et cond° relatives au logement : qui doit être
loué ou avoir été acquis avec un prêt immobilier.
B. La prime de déménagement
Versée par l’Etat.
Déménagement doit :
- être motivé par l’arrivée d’un ou plusieurs nouveaux enfants.
- être justifié par les dépenses réellement engagées pour le déménagement.
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Les juridictions compétentes en matière de protection sociale :
Réorganisation récente
Création d’un pôle social auprès du TJ : en charge d’un partie du ctx de la protection sociale.
Également le ctx technique de la SS, qui est traité par des tribunaux particuliers, ce ctx étant
confié à des tribunaux du ctx de l’incapacité en 1 ère instance et en 2nd instance devant la
CNITAT cour nationale de l’incapacité et de la tarification de l’assurance des AT.
≠ ctx du contrôle technique → portant sur ctx disciplinaire des professions de santé initié par
les caisse de sécurité sociale.
≠ ctx ordinal de l’ordre des médecins.
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Chaque ordre professionnel des professions de santé connait en son sein une section des
assurances sociales de la chambre criminelle en 1ère instance.
En 2nd instance : section de l’assurance sociale du conseil national de l’ordre professionnel en
q° (médecins, infirmiers)
Juridictions par échevinage : magistrat professionnel et 2 assesseurs, dont certains
représentants les organismes de SS.
Juridictions administratives, recours devant le CE, particularité : ces juridictions peuvent
prononcer des sanctions L145-2 CSS et R154-2 CSS (barème : avertissement, blâme,
interdiction temporaire ou permanente de verser prestations aux assurés sociaux).
Cas le plus fréquent : abus d’honoraires.
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