Convention sur la sécurité sociale 1952
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C102 - Convention (n° 102) concernant la sécurité sociale (norme minimum), 1952
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Préambule
Convoquée à Genève par le Conseil d'administration du Bureau international du Travail, et s'y étant
réunie le 4 juin 1952, en sa trente-cinquième session,
Après avoir décidé d'adopter diverses propositions relatives à la norme minimum de la sécurité sociale,
question qui est comprise dans le cinquième point à l'ordre du jour de la session,
Après avoir décidé que ces propositions prendraient la forme d'une convention internationale,
adopte, ce vingt-huitième jour de juin mil neuf cent cinquante-deux, la convention ci-après, qui sera
dénommée Convention concernant la sécurité sociale (norme minimum), 1952:
Article 1
(b) le terme résidence désigne la résidence habituelle sur le territoire du Membre, et le terme résidant
désigne une personne qui réside habituellement sur le territoire du Membre;
(c) le terme épouse désigne une épouse qui est à la charge de son mari;
(d) le terme veuve désigne une femme qui était à la charge de son époux au moment du décès de celui-
ci;
(e) le terme enfant désigne un enfant au-dessous de l'âge auquel la scolarité obligatoire prend fin ou un
enfant de moins de 15 ans, selon ce qui sera prescrit;
(f) le terme stage désigne soit une période de cotisation, soit une période d'emploi, soit une période de
résidence, soit une combinaison quelconque de ces périodes, selon ce qui sera prescrit.
2. Aux fins des articles 10, 34 et 49, le terme prestations s'entend soit de soins fournis directement, soit
de prestations indirectes consistant en un remboursement des frais supportés par l'intéressé.
Article 2
(a) appliquer:
(i) la Partie I;
(ii) trois au moins des Parties II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX et X, comprenant l'une au moins des Parties IV, V,
VI, IX et X;
(b) spécifier dans sa ratification quelles sont celles des Parties II à X pour lesquelles il accepte les
obligations découlant de la convention.
Article 3
1. Un Membre dont l'économie et les ressources médicales n'ont pas atteint un développement suffisant
peut, si l'autorité compétente le désire et aussi longtemps qu'elle le juge nécessaire, se réserver le
bénéfice, par une déclaration annexée à sa ratification, des dérogations temporaires figurant dans les
articles suivants: 9 d); 12 (2); 15 d); 18 (2); 21 c); 27 d); 33 b); 34 (3); 41 d); 48 c); 55 d) et 61 d).
2. Tout Membre qui a fait une déclaration conformément au paragraphe 1 du présent article doit, dans
le rapport annuel sur l'application de la présente convention qu'il est tenu de présenter en vertu de
l'article 22 de la Constitution de l'Organisation internationale du Travail, faire connaître à propos de
chacune des dérogations dont il s'est réservé le bénéfice:
(a) soit que les raisons qu'il a eues pour ce faire existent toujours;
(b) soit qu'il renonce à partir d'une date déterminée à se prévaloir de la dérogation en question.
Article 4
1. Tout Membre qui a ratifié la présente convention peut, par la suite, notifier au Directeur général du
Bureau international du Travail qu'il accepte les obligations découlant de la convention en ce qui
concerne l'une des Parties II à X qui n'ont pas déjà été spécifiées dans sa ratification, ou plusieurs d'entre
elles.
2. Les engagements prévus au paragraphe 1 du présent article seront réputés partie intégrante de la
ratification et porteront des effets identiques dès la date de leur notification.
Article 5
Lorsqu'en vue de l'application de l'une quelconque des Parties II à X de la présente convention visées par
sa ratification, un Membre est tenu de protéger des catégories prescrites de personnes formant au total
au moins un pourcentage déterminé des salariés ou résidants, ce Membre doit s'assurer, avant de
s'engager à appliquer ladite Partie, que le pourcentage en question est atteint.
Article 6
En vue d'appliquer les Parties II, III, IV, V, VIII (en ce qui concerne les soins médicaux), IX ou X de la
présente convention, un Membre peut prendre en compte la protection résultant d'assurances qui, en
vertu de la législation nationale, ne sont pas obligatoires pour les personnes protégées, lorsque ces
assurances:
(a) sont contrôlées par les autorités publiques ou administrées en commun, conformément à des
normes prescrites, par les employeurs et les travailleurs;
(b) couvrent une partie substantielle des personnes dont le gain ne dépasse pas celui de l'ouvrier
masculin qualifié;
(c) satisfont, conjointement avec les autres formes de protection, s'il y a lieu, aux dispositions de la
convention qui leur sont relatives.
Article 7
Tout Membre pour lequel la présente Partie de la convention est en vigueur doit garantir l'attribution de
prestations aux personnes protégées lorsque leur état nécessite des soins médicaux de caractère
préventif ou curatif, conformément aux articles ci-après de ladite Partie.
Article 8
L'éventualité couverte doit comprendre tout état morbide quelle qu'en soit la cause, la grossesse,
l'accouchement et leurs suites.
Article 9
(a) soit des catégories prescrites de salariés, formant au total 50 pour cent au moins de l'ensemble des
salariés, ainsi que les épouses et les enfants des salariés de ces catégories;
(b) soit des catégories prescrites de la population active, formant au total 20 pour cent au moins de
l'ensemble des résidants, ainsi que les épouses et les enfants des membres de ces catégories;
(c) soit des catégories prescrites de résidants, formant au total 50 pour cent au moins de l'ensemble des
résidants;
(d) soit, lorsqu'une déclaration a été faite en application de l'article 3, des catégories prescrites de
salariés, formant au total 50 pour cent au moins de l'ensemble des salariés travaillant dans des
entreprises industrielles qui emploient 20 personnes au moins, ainsi que les épouses et les enfants des
salariés de ces catégories.
Article 10
(i) les soins de praticiens de médecine générale, y compris les visites à domicile;
(ii) les soins de spécialistes donnés dans des hôpitaux à des personnes hospitalisées ou non hospitalisées
et les soins de spécialistes qui peuvent être donnés hors des hôpitaux;
(iii) la fourniture des produits pharmaceutiques essentiels sur ordonnance d'un médecin ou d'un autre
praticien qualifié;
(i) les soins prénatals, les soins pendant l'accouchement et les soins postnatals, donnés soit par un
médecin, soit par une sage-femme diplômée;
2. Le bénéficiaire ou son soutien de famille peut être tenu de participer aux frais des soins médicaux
reçus en cas d'état morbide; les règles relatives à cette participation doivent être établies de telle sorte
qu'elles n'entraînent pas une charge trop lourde.
3. Les prestations fournies conformément au présent article doivent tendre à préserver, à rétablir ou à
améliorer la santé de la personne protégée, ainsi que son aptitude à travailler et à faire face à ses
besoins personnels.
4. Les départements gouvernementaux ou institutions attribuant les prestations doivent encourager les
personnes protégées, par tous les moyens qui peuvent être considérés comme appropriés, à recourir
aux services généraux de santé mis à leur disposition par les autorités publiques ou par d'autres
organismes reconnus par les autorités publiques.
Article 11
Les prestations mentionnées à l'article 10 doivent, dans l'éventualité couverte, être garanties au moins
aux personnes protégées qui ont accompli ou dont le soutien de famille a accompli un stage pouvant
être considéré comme nécessaire pour éviter les abus.
Article 12
1. Les prestations mentionnées à l'article 10 doivent être accordées pendant toute la durée de
l'éventualité couverte, avec cette exception qu'en cas d'état morbide, la durée des prestations peut être
limitée à 26 semaines par cas; toutefois les prestations médicales ne peuvent être suspendues aussi
longtemps qu'une indemnité de maladie est payée et des dispositions doivent être prises pour élever la
limite susmentionnée lorsqu'il s'agit de maladies prévues par la législation nationale pour lesquelles il
est reconnu que des soins prolongés sont nécessaires.
2. Lorsqu'une déclaration a été faite en application de l'article 3, la durée des prestations peut être
limitée à 13 semaines par cas.
Article 13
Tout Membre pour lequel la présente Partie de la convention est en vigueur doit garantir aux personnes
protégées l'attribution d'indemnités de maladie, conformément aux articles ci-après de ladite Partie.
Article 14
L'éventualité couverte doit comprendre l'incapacité de travail résultant d'un état morbide et entraînant
la suspension du gain telle qu'elle est définie par la législation nationale.
Article 15
(a) soit des catégories prescrites de salariés, formant au total 50 pour cent au moins de l'ensemble des
salariés;
(b) soit des catégories prescrites de la population active, formant au total 20 pour cent au moins de
l'ensemble des résidants;
(c) soit tous les résidants dont les ressources pendant l'éventualité n'excèdent pas des limites prescrites
conformément aux dispositions de l'article 67;
(d) soit, lorsqu'une déclaration a été faite en application de l'article 3, des catégories prescrites de
salariés, formant au total 50 pour cent au moins de l'ensemble des salariés travaillant dans des
entreprises industrielles qui emploient 20 personnes au moins.
Article 16
1. Lorsque sont protégées des catégories de salariés ou des catégories de la population active, la
prestation sera un paiement périodique calculé conformément aux dispositions soit de l'article 65, soit
de l'article 66 .
2. Lorsque sont protégés tous les résidants dont les ressources pendant l'éventualité n'excèdent pas des
limites prescrites, la prestation sera un paiement périodique calculé conformément aux dispositions de
l'article 67.
Article 17
La prestation mentionnée à l'article 16 doit, dans l'éventualité couverte, être garantie au moins aux
personnes protégées qui ont accompli un stage pouvant être considéré comme nécessaire pour éviter
les abus.
Article 18
1. La prestation mentionnée à l'article 16 doit être accordée pendant toute la durée de l'éventualité,
sous réserve que la durée de la prestation puisse être limitée à 26 semaines par cas de maladie, avec la
possibilité de ne pas servir la prestation pour les trois premiers jours de suspension du gain.
2. Lorsqu'une déclaration a été faite en application de l'article 3, la durée de la prestation peut être
limitée:
(a) soit à une période telle que le nombre total de jours pour lesquels l'indemnité de maladie est
accordée au cours d'une année ne soit pas inférieur à dix fois le nombre moyen des personnes
protégées pendant la même année;
(b) soit à 13 semaines par cas de maladie, avec la possibilité de ne pas servir la prestation pour les trois
premiers jours de suspension du gain.
Article 19
Tout Membre pour lequel la présente Partie de la convention est en vigueur doit garantir aux personnes
protégées l'attribution de prestations de chômage, conformément aux articles ci-après de ladite Partie.
Article 20
L'éventualité couverte doit comprendre la suspension du gain -- telle qu'elle est définie par la législation
nationale -- due à l'impossibilité d'obtenir un emploi convenable dans le cas d'une personne protégée
qui est capable de travailler et disponible pour le travail.
Article 21
(a) soit des catégories prescrites de salariés, formant au total 50 pour cent au moins de l'ensemble des
salariés;
(b) soit tous les résidants dont les ressources pendant l'éventualité n'excèdent pas des limites prescrites
conformément aux dispositions de l'article 67;
(c) soit, lorsqu'une déclaration a été faite en application de l'article 3, des catégories prescrites de
salariés, formant au total 50 pour cent au moins de l'ensemble des salariés travaillant dans des
entreprises industrielles qui emploient 20 personnes au moins.
Article 22
1. Lorsque sont protégées des catégories de salariés, la prestation sera un paiement périodique calculé
conformément aux dispositions soit de l'article 65, soit de l'article 66.
2. Lorsque sont protégés tous les résidants dont les ressources pendant l'éventualité n'excèdent pas des
limites prescrites, la prestation sera un paiement périodique calculé conformément aux dispositions de
l'article 67.
Article 23
La prestation mentionnée à l'article 22 doit, dans l'éventualité couverte, être garantie au moins aux
personnes protégées qui ont accompli un stage pouvant être considéré comme nécessaire pour éviter
les abus.
Article 24
1. La prestation mentionnée à l'article 22 doit être accordée pendant toute la durée de l'éventualité,
avec cette exception que la durée de la prestation peut être limitée:
(a) lorsque sont protégées des catégories de salariés, à 13 semaines au cours d'une période de 12 mois;
(b) lorsque sont protégés tous les résidants dont les ressources pendant l'éventualité n'excèdent pas des
limites prescrites, à 26 semaines au cours d'une période de 12 mois.
2. Au cas où la durée de la prestation serait échelonnée, en vertu de la législation nationale, selon la
durée de la cotisation ou selon les prestations antérieurement reçues au cours d'une période prescrite,
les dispositions de l'alinéa a) du paragraphe 1 seront réputées satisfaites si la durée moyenne de la
prestation comporte au moins 13 semaines au cours d'une période de 12 mois.
3. La prestation peut ne pas être versée pendant un délai de carence fixé aux sept premiers jours dans
chaque cas de suspension du gain, en comptant les jours de chômage avant et après un emploi
temporaire n'excédant pas une durée prescrite comme faisant partie du même cas de suspension du
gain.
4. Lorsqu'il s'agit de travailleurs saisonniers, la durée de la prestation et le délai de carence peuvent être
adaptés aux conditions d'emploi.
Article 25
Tout Membre pour lequel la présente Partie de la convention est en vigueur doit garantir aux personnes
protégées l'attribution de prestations de vieillesse, conformément aux articles ci-après de ladite Partie.
Article 26
2. L'âge prescrit ne devra pas dépasser soixante-cinq ans. Toutefois, un âge supérieur pourra être fixé
par les autorités compétentes, eu égard à la capacité de travail des personnes âgées dans le pays dont il
s'agit.
3. La législation nationale pourra suspendre les prestations si la personne qui y aurait eu droit exerce
certaines activités rémunérées prescrites, ou pourra réduire les prestations contributives lorsque le gain
du bénéficiaire excède un montant prescrit, et les prestations non contributives lorsque le gain du
bénéficiaire, ou ses autres ressources, ou les deux ensemble, excèdent un montant prescrit.
Article 27
(a) soit des catégories prescrites de salariés, formant au total 50 pour cent au moins de l'ensemble des
salariés;
(b) soit des catégories prescrites de la population active, formant au total 20 pour cent au moins de
l'ensemble des résidants;
(c) soit tous les résidants dont les ressources pendant l'éventualité n'excèdent pas des limites prescrites
conformément aux dispositions de l'article 67;
(d) soit, lorsqu'une déclaration a été faite en application de l'article 3, des catégories prescrites de
salariés, formant au total 50 pour cent au moins de l'ensemble des salariés travaillant dans des
entreprises industrielles qui emploient 20 personnes au moins.
Article 28
(a) conformément aux dispositions soit de l'article 65, soit de l'article 66, lorsque sont protégées des
catégories de salariés ou des catégories de la population active;
(b) conformément aux dispositions de l'article 67, lorsque sont protégés tous les résidants dont les
ressources pendant l'éventualité n'excèdent pas des limites prescrites.
Article 29
1. La prestation mentionnée à l'article 28 doit, dans l'éventualité couverte, être garantie au moins:
(a) à une personne protégée ayant accompli, avant l'éventualité, selon des règles prescrites, un stage qui
peut consister soit en 30 années de cotisation ou d'emploi, soit en 20 années de résidence;
(b) lorsqu'en principe toutes les personnes actives sont protégées, à une personne protégée qui a
accompli un stage prescrit de cotisation et au nom de laquelle ont été versées, au cours de la période
active de sa vie, des cotisations dont le nombre moyen annuel atteint un chiffre prescrit.
(a) à une personne protégée ayant accompli, avant l'éventualité, selon des règles prescrites, un stage de
15 années de cotisation ou d'emploi;
(b) lorsqu'en principe toutes les personnes actives sont protégées, à une personne protégée qui a
accompli un stage prescrit de cotisation et au nom de laquelle a été versée, au cours de la période active
de sa vie, la moitié du nombre moyen annuel de cotisations prescrit auquel se réfère l'alinéa b) du
paragraphe 1 du présent article.
3. Les dispositions du paragraphe 1 du présent article seront considérées comme satisfaites lorsqu'une
prestation calculée conformément à la Partie XI, mais selon un pourcentage inférieur de 10 unités à celui
qui est indiqué dans le tableau annexé à ladite Partie pour le bénéficiaire-type, est au moins garantie à
toute personne protégée qui a accompli, selon des règles prescrites, soit 10 années de cotisation ou
d'emploi, soit 5 années de résidence.
4. Une réduction proportionnelle du pourcentage indiqué dans le tableau annexé à la Partie XI peut être
opérée lorsque le stage pour la prestation qui correspond au pourcentage réduit est supérieur à 10 ans
de cotisation ou d'emploi, mais inférieur à 30 ans de cotisation ou d'emploi. Lorsque ledit stage est
supérieur à 15 ans, une prestation réduite sera attribuée conformément au paragraphe 2 du présent
article.
Article 30
Les prestations mentionnées aux articles 28 et 29 doivent être accordées pendant toute la durée de
l'éventualité.
Article 31
Tout Membre pour lequel la présente Partie de la convention est en vigueur doit garantir aux personnes
protégées l'attribution de prestations en cas d'accidents du travail et de maladies professionnelles,
conformément aux articles ci-après de ladite Partie.
Article 32
Les éventualités couvertes doivent comprendre les suivantes lorsqu'elles sont dues à des accidents du
travail ou à des maladies professionnelles prescrites: a) état morbide;
(b) incapacité de travail résultant d'un état morbide et entraînant la suspension du gain telle qu'elle est
définie par la législation nationale;
(c) perte totale de la capacité de gain ou perte partielle de la capacité de gain au-dessus d'un degré
prescrit, lorsqu'il est probable que cette perte totale ou partielle sera permanente, ou diminution
correspondante de l'intégrité physique;
(d) perte de moyens d'existence subie par la veuve ou les enfants du fait du décès du soutien de famille;
dans le cas de la veuve, le droit à la prestation peut être subordonné à la présomption, conformément à
la législation nationale, qu'elle est incapable de subvenir à ses propres besoins.
Article 33
(a) soit des catégories prescrites de salariés, formant au total 50 pour cent au moins de l'ensemble des
salariés et, pour les prestations auxquelles ouvre droit le décès du soutien de famille, également les
épouses et les enfants des salariés de ces catégories;
(b) soit, lorsqu'une déclaration a été faite en application de l'article 3, des catégories prescrites de
salariés, formant au total 50 pour cent au moins de l'ensemble des salariés travaillant dans les
entreprises industrielles qui emploient 20 personnes au moins et, pour les prestations auxquelles ouvre
droit le décès du soutien de famille, également les épouses et les enfants des salariés de ces catégories.
Article 34
1. En ce qui concerne un état morbide, les prestations doivent comprendre les soins médicaux
mentionnés aux paragraphes 2 et 3 du présent article.
(a) les soins de praticiens de médecine générale et de spécialistes à des personnes hospitalisées ou non
hospitalisées, y compris les visites à domicile;
(c) les soins d'infirmières, soit à domicile, soit dans un hôpital ou dans une autre institution médicale;
(d) l'entretien dans un hôpital, une maison de convalescence, un sanatorium ou une autre institution
médicale;
(f) les soins fournis par un membre d'une autre profession légalement reconnue comme connexe à la
profession médicale, sous la surveillance d'un médecin ou d'un dentiste.
3. Lorsqu'une déclaration a été faite en application de l'article 3, les soins médicaux doivent comprendre
au moins:
(a) les soins de praticiens de médecine générale, y compris les visites à domicile;
(b) les soins de spécialistes donnés dans des hôpitaux à des personnes hospitalisées ou non
hospitalisées, et les soins de spécialistes qui peuvent être donnés hors des hôpitaux;
(c) la fourniture des produits pharmaceutiques essentiels, sur ordonnance d'un médecin ou d'un autre
praticien qualifié;
4. Les soins médicaux fournis conformément aux paragraphes précédents doivent tendre à préserver, à
rétablir ou à améliorer la santé de la personne protégée, ainsi que son aptitude à travailler et à faire face
à ses besoins personnels.
Article 35
2. La législation nationale peut autoriser lesdits départements ou institutions à prendre des mesures en
vue de la rééducation professionnelle des personnes de capacité diminuée.
Article 36
1. En ce qui concerne l'incapacité de travail, ou la perte totale de capacité de gain lorsqu'il est probable
que cette perte sera permanente, ou la diminution correspondante de l'intégrité physique, ou le décès
du soutien de famille, la prestation sera un paiement périodique calculé conformément aux dispositions
soit de l'article 65, soit de l'article 66.
2. En cas de perte partielle de la capacité de gain lorsqu'il est probable que cette perte sera permanente,
ou en cas d'une diminution correspondante de l'intégrité physique, la prestation, quand elle est due,
sera un paiement périodique fixé à une proportion convenable de celle qui est prévue en cas de perte
totale de la capacité de gain ou d'une diminution correspondante de l'intégrité physique.
3. Les paiements périodiques pourront être convertis en un capital versé en une seule fois:
(b) soit lorsque la garantie d'un emploi judicieux sera fournie aux autorités compétentes.
Article 37
Les prestations mentionnées aux articles 34 et 36 doivent, dans l'éventualité couverte, être garanties au
moins aux personnes protégées qui étaient employées comme salariés sur le territoire du Membre au
moment de l'accident ou au moment auquel la maladie a été contractée et, s'il s'agit de paiements
périodiques résultant du décès du soutien de famille, à la veuve et aux enfants de celui-ci.
Article 38
Les prestations mentionnées aux articles 34 et 36 doivent être accordées pendant toute la durée de
l'éventualité; toutefois, en ce qui concerne l'incapacité de travail, la prestation pourra ne pas être servie
pour les trois premiers jours dans chaque cas de suspension du gain.
Article 39
Tout Membre pour lequel la présente Partie de la convention est en vigueur doit garantir aux personnes
protégées l'attribution de prestations aux familles, conformément aux articles ci-après de ladite Partie.
Article 40
Article 41
(a) soit des catégories prescrites de salariés, formant au total 50 pour cent au moins de l'ensemble des
salariés;
(b) soit des catégories prescrites de la population active, formant au total 20 pour cent au moins de
l'ensemble des résidants;
(c) soit tous les résidants dont les ressources pendant l'éventualité n'excèdent pas des limites prescrites;
(d) soit, lorsqu'une déclaration a été faite en application de l'article 3, des catégories prescrites de
salariés, formant au total 50 pour cent au moins de l'ensemble des salariés travaillant dans des
entreprises industrielles qui emploient 20 personnes au moins.
Article 42
(a) soit un paiement périodique attribué à toute personne protégée ayant accompli le stage prescrit;
(b) soit la fourniture aux enfants, ou pour les enfants, de nourriture, de vêtements, de logement, de
séjour de vacances ou d'assistance ménagère;
Article 43
Les prestations mentionnées à l'article 42 doivent être garanties au moins à une personne protégée
ayant accompli au cours d'une période prescrite un stage qui peut consister soit en trois mois de
cotisation ou d'emploi, soit en une année de résidence selon ce qui sera prescrit.
Article 44
La valeur totale des prestations attribuées conformément à l'article 42 aux personnes protégées devra
être telle qu'elle représente:
(a) soit 3 pour cent du salaire d'un manoeuvre ordinaire adulte masculin déterminé conformément aux
règles posées à l'article 66, multiplié par le nombre total des enfants de toutes les personnes protégées;
(b) soit 1,5 pour cent du salaire susdit multiplié par le nombre total des enfants de tous les résidents.
Article 45
Lorsque les prestations consistent en un paiement périodique, elles doivent être accordées pendant
toute la durée de l'éventualité.
Article 46
Tout Membre pour lequel la présente Partie de la convention est en vigueur doit garantir aux personnes
protégées l'attribution de prestations de maternité, conformément aux articles ci-après de ladite Partie.
Article 47
L'éventualité couverte sera la grossesse, l'accouchement et leurs suites, et la suspension du gain qui en
résulte, telle qu'elle est définie par la législation nationale.
Article 48
Les personnes protégées doivent comprendre:
(a) soit toutes les femmes appartenant à des catégories prescrites de salariés, ces catégories formant au
total 50 pour cent au moins de l'ensemble des salariés et, en ce qui concerne les prestations médicales
en cas de maternité, également les épouses des hommes appartenant à ces mêmes catégories;
(b) soit toutes les femmes appartenant à des catégories prescrites de la population active, ces catégories
formant au total 20 pour cent au moins de l'ensemble des résidants et, en ce qui concerne les
prestations médicales en cas de maternité, également les épouses des hommes appartenant à ces
mêmes catégories;
(c) soit, lorsqu'une déclaration a été faite en application de l'article 3, toutes les femmes appartenant à
des catégories prescrites de salariés, ces catégories formant au total 50 pour cent au moins de
l'ensemble des salariés travaillant dans des entreprises industrielles qui emploient 20 personnes au
moins, et, en ce qui concerne les prestations médicales en cas de maternité, également les épouses des
hommes appartenant à ces mêmes catégories.
Article 49
(a) les soins prénatals, les soins pendant l'accouchement et les soins postnatals, donnés soit par un
médecin, soit par une sage-femme diplômée;
3. Les soins médicaux mentionnés au paragraphe 2 du présent article doivent tendre à préserver, à
rétablir ou à améliorer la santé de la femme protégée, ainsi que son aptitude à travailler et à faire face à
ses besoins personnels.
Article 50
Article 51
Les prestations mentionnées aux articles 49 et 50 doivent, dans l'éventualité couverte, être garanties au
moins à une femme appartenant aux catégories protégées qui a accompli un stage pouvant être
considéré comme nécessaire pour éviter les abus; les prestations mentionnées à l'article 49 doivent
également être garanties aux épouses des hommes des catégories protégées, lorsque ceux-ci ont
accompli le stage prévu.
Article 52
Les prestations mentionnées aux articles 49 et 50 doivent être accordées pendant toute la durée de
l'éventualité couverte; toutefois, les paiements périodiques peuvent être limités à douze semaines, à
moins qu'une période plus longue d'abstention du travail ne soit imposée ou autorisée par la législation
nationale, auquel cas les paiements ne pourront pas être limités à une période de moindre durée.
Article 53
Tout Membre pour lequel la présente Partie de la convention est en vigueur doit garantir aux personnes
protégées l'attribution de prestations d'invalidité, conformément aux articles ci-après de ladite Partie.
Article 54
L'éventualité couverte sera l'inaptitude à exercer une activité professionnelle, d'un degré prescrit,
lorsqu'il est probable que cette inaptitude sera permanente ou lorsqu'elle subsiste après la cessation de
l'indemnité de maladie.
Article 55
(b) soit des catégories prescrites de la population active, formant au total 20 pour cent au moins de
l'ensemble des résidants;
(c) soit tous les résidants dont les ressources pendant l'éventualité n'excèdent pas des limites prescrites
conformément aux dispositions de l'article 67;
(d) soit, lorsqu'une déclaration a été faite en application de l'article 3, des catégories prescrites de
salariés, formant au total 50 pour cent au moins de l'ensemble des salariés travaillant dans des
entreprises industrielles qui emploient 20 personnes au moins.
Article 56
(a) conformément aux dispositions soit de l'article 65, soit de l'article 66, lorsque sont protégées des
catégories de salariés ou des catégories de la population active;
(b) conformément aux dispositions de l'article 67, lorsque sont protégés tous les résidants dont les
ressources pendant l'éventualité n'excèdent pas des limites prescrites.
Article 57
1. La prestation mentionnée à l'article 56 doit, dans l'éventualité couverte, être garantie au moins:
(a) à une personne protégée ayant accompli, avant l'éventualité, selon des règles prescrites, un stage qui
peut consister soit en 15 années de cotisation ou d'emploi, soit en 10 années de résidence;
(b) lorsqu'en principe toutes les personnes actives sont protégées, à une personne protégée qui a
accompli un stage de trois années de cotisation et au nom de laquelle ont été versées, au cours de la
période active de sa vie, des cotisations dont le nombre moyen annuel atteint un chiffre prescrit.
(a) à une personne protégée ayant accompli, avant l'éventualité, selon des règles prescrites, un stage de
5 années de cotisation ou d'emploi;
(b) lorsqu'en principe toutes les personnes actives sont protégées, à une personne protégée qui a
accompli un stage de trois années de cotisation et au nom de laquelle a été versée, au cours de la
période active de sa vie, la moitié du nombre moyen annuel de cotisations prescrit auquel se réfère
l'alinéa b) du paragraphe 1 du présent article.
3. Les dispositions du paragraphe 1 du présent article seront considérées comme satisfaites lorsqu'une
prestation calculée conformément à la Partie XI, mais selon un pourcentage inférieur de 10 unités à celui
qui est indiqué dans le tableau annexé à cette Partie pour le bénéficiaire-type, est au moins garantie à
toute personne protégée qui a accompli, selon des règles prescrites, 5 années de cotisation, d'emploi ou
de résidence.
4. Une réduction proportionnelle du pourcentage indiqué dans le tableau annexé à la Partie XI peut être
opérée lorsque le stage pour la prestation qui correspond au pourcentage réduit est supérieur à 5 ans
de cotisation ou d'emploi, mais inférieur à 15 ans de cotisation ou d'emploi. Une prestation réduite sera
attribuée conformément au paragraphe 2 du présent article.
Article 58
Les prestations mentionnées aux articles 56 et 57 doivent être accordées pendant toute la durée de
l'éventualité ou jusqu'à leur remplacement par une prestation de vieillesse.
Article 59
Tout Membre pour lequel la présente Partie de la convention est en vigueur doit garantir aux personnes
protégées l'attribution de prestations de survivants, conformément aux articles ci-après de ladite Partie.
Article 60
1. L'éventualité couverte doit comprendre la perte de moyens d'existence subie par la veuve ou les
enfants du fait du décès du soutien de famille; dans le cas de la veuve, le droit à la prestation peut être
subordonné à la présomption, conformément à la législation nationale, qu'elle est incapable de subvenir
à ses propres besoins.
2. La législation nationale pourra suspendre la prestation si la personne qui y aurait eu droit exerce
certaines activités rémunérées prescrites, ou pourra réduire les prestations contributives lorsque le gain
du bénéficiaire excède un montant prescrit, et les prestations non contributives lorsque le gain du
bénéficiaire, ou ses autres ressources, ou les deux ensemble, excèdent un montant prescrit.
Article 61
(a) soit les épouses et les enfants de soutiens de famille appartenant à des catégories prescrites de
salariés, ces catégories formant au total 50 pour cent au moins de l'ensemble des salariés;
(b) soit les épouses et les enfants de soutiens de famille appartenant à des catégories prescrites de la
population active, ces catégories formant au total 20 pour cent au moins de l'ensemble des résidants;
(c) soit, lorsqu'ils ont la qualité de résidant, toutes les veuves et tous les enfants qui ont perdu leur
soutien de famille et dont les ressources pendant l'éventualité couverte n'excèdent pas des limites
prescrites conformément aux dispositions de l'article 67;
(d) soit, lorsqu'une déclaration a été faite en application de l'article 3, les épouses et les enfants de
soutiens de famille appartenant à des catégories prescrites de salariés formant au total 50 pour cent au
moins de l'ensemble des salariés travaillant dans des entreprises industrielles qui emploient 20
personnes au moins.
Article 62
(a) conformément aux dispositions soit de l'article 65, soit de l'article 66, lorsque sont protégées des
catégories de salariés ou des catégories de la population active;
(b) conformément aux dispositions de l'article 67, lorsque sont protégés tous les résidants dont les
ressources pendant l'éventualité n'excèdent pas des limites prescrites.
Article 63
1. La prestation mentionnée à l'article 62 doit, dans l'éventualité couverte, être garantie au moins:
(a) à une personne protégée dont le soutien de famille a accompli, selon des règles prescrites, un stage
qui peut consister soit en 15 années de cotisation ou d'emploi, soit en 10 années de résidence;
(b) lorsqu'en principe les femmes et les enfants de toutes les personnes actives sont protégés, à une
personne protégée dont le soutien de famille a accompli un stage de trois années de cotisation, à la
condition qu'aient été versées, au nom de ce soutien de famille, au cours de la période active de sa vie,
des cotisations dont le nombre moyen annuel atteint un chiffre prescrit.
(a) à une personne protégée dont le soutien de famille a accompli, selon des règles prescrites, un stage
de 5 années de cotisation ou d'emploi;
(b) lorsqu'en principe les femmes et les enfants de toutes les personnes actives sont protégés, à une
personne protégée dont le soutien de famille a accompli un stage de trois années de cotisation, à la
condition qu'ait été versée, au nom de ce soutien de famille, au cours de la période active de sa vie, la
moitié du nombre moyen annuel de cotisations prescrit auquel se réfère l'alinéa b) du paragraphe 1 du
présent article.
3. Les dispositions du paragraphe 1 du présent article seront considérées comme satisfaites lorsqu'une
prestation calculée conformément à la Partie XI, mais selon un pourcentage inférieur de 10 unités à celui
qui est indiqué dans le tableau annexé à cette Partie pour le bénéficiaire-type, est au moins garantie à
toute personne protégée dont le soutien de famille a accompli, selon des règles prescrites, 5 années de
cotisation, d'emploi ou de résidence.
4. Une réduction proportionnelle du pourcentage indiqué dans le tableau annexé à la Partie XI peut être
opérée lorsque le stage pour la prestation qui correspond au pourcentage réduit est supérieur à 5 ans
de cotisation ou d'emploi, mais inférieur à 15 ans de cotisation ou d'emploi. Une prestation réduite sera
attribuée conformément au paragraphe 2 du présent article.
5. Pour qu'une veuve sans enfant présumée incapable de subvenir à ses propres besoins, ait droit à une
prestation de survivant, une durée minimum du mariage peut être prescrite.
Article 64
Les prestations mentionnées aux articles 62 et 63 doivent être accordées pendant toute la durée de
l'éventualité.
Article 65
1. Pour tout paiement périodique auquel le présent article s'applique, le montant de la prestation,
majoré du montant des allocations familiales servies pendant l'éventualité, devra être tel que, pour le
bénéficiaire-type visé au tableau annexé à la présente Partie, il soit au moins égal, pour l'éventualité en
question, au pourcentage indiqué dans ce tableau par rapport au total du gain antérieur du bénéficiaire
ou de son soutien de famille, et du montant des allocations familiales servies à une personne protégée
ayant les mêmes charges de famille que le bénéficiaire-type.
2. Le gain antérieur du bénéficiaire ou de son soutien de famille sera calculé conformément à des règles
prescrites et, lorsque les personnes protégées ou leurs soutiens de famille sont répartis en classes
suivant leurs gains, le gain antérieur pourra être calculé d'après les gains de base des classes auxquelles
ils ont appartenu.
3. Un maximum pourra être prescrit pour le montant de la prestation ou pour le gain qui est pris en
compte dans le calcul de la prestation, sous réserve que ce maximum soit fixé de telle sorte que les
dispositions du paragraphe 1 du présent article soient remplies lorsque le gain antérieur du bénéficiaire
ou de son soutien de famille est inférieur ou égal au salaire d'un ouvrier masculin qualifié.
4. Le gain antérieur du bénéficiaire ou de son soutien de famille, le salaire de l'ouvrier masculin qualifié,
la prestation et les allocations familiales seront calculés sur les mêmes temps de base.
5. Pour les autres bénéficiaires, la prestation sera fixée de telle sorte qu'elle soit dans une relation
raisonnable avec celle du bénéficiaire-type.
(a) soit un ajusteur ou un tourneur dans l'industrie mécanique autre que l'industrie des machines
électriques;
(b) soit un ouvrier qualifié type défini conformément aux dispositions du paragraphe suivant;
(c) soit une personne dont le gain est égal ou supérieur aux gains de 75 pour cent de toutes les
personnes protégées, ces gains étant déterminés sur une base annuelle ou sur la base d'une période
plus courte, selon ce qui sera prescrit;
(d) soit une personne dont le gain est égal à 125 pour cent du gain moyen de toutes les personnes
protégées.
7. L'ouvrier qualifié type pour l'application de l'alinéa b) du paragraphe précédent sera choisi dans la
classe occupant le plus grand nombre de personnes du sexe masculin protégées pour l'éventualité
considérée, ou de soutiens de famille de personnes protégées, dans la branche qui occupe elle-même le
plus grand nombre de ces personnes protégées ou de ces soutiens de famille; à cet effet, on utilisera la
classification internationale type, par industrie, de toutes les branches d'activité économique, adoptée
par le Conseil économique et social de l'Organisation des Nations Unies à sa septième session, le 27 août
1948, et qui est reproduite en annexe à la présente convention, compte tenu de toute modification qui
pourrait lui être apportée.
8. Lorsque les prestations varient d'une région à une autre, un ouvrier masculin qualifié pourra être
choisi dans chacune des régions, conformément aux dispositions des paragraphes 6 et 7 du présent
article.
9. Le salaire de l'ouvrier masculin qualifié sera déterminé sur la base du salaire pour un nombre normal
d'heures de travail fixé soit par des conventions collectives, soit, le cas échéant, par la législation
nationale ou en vertu de celle-ci, soit par la coutume, y compris les allocations de vie chère s'il en est;
lorsque les salaires ainsi déterminés diffèrent d'une région à l'autre et que le paragraphe 8 du présent
article n'est pas appliqué, on prendra le salaire médian.
10. Les montants des paiements périodiques en cours attribués pour la vieillesse, pour les accidents du
travail et les maladies professionnelles (à l'exception de ceux qui couvrent l'incapacité de travail), pour
l'invalidité et pour le décès du soutien de famille seront révisés à la suite de variations sensibles du
niveau général des gains qui résultent de variations sensibles du coût de la vie.
Article 66
1. Pour tout paiement périodique auquel le présent article s'applique, le montant de la prestation,
majoré du montant des allocations familiales servies pendant l'éventualité, devra être tel que, pour le
bénéficiaire-type visé au tableau annexé à la présente Partie, il soit au moins égal, pour l'éventualité en
question, au pourcentage indiqué dans ce tableau par rapport au total du salaire du manoeuvre
ordinaire adulte masculin, et du montant des allocations familiales servies à une personne protégée
ayant les mêmes charges de famille que le bénéficiaire-type.
2. Le salaire du manoeuvre ordinaire adulte masculin, la prestation et les allocations familiales seront
calculés sur les mêmes temps de base.
3. Pour les autres bénéficiaires, la prestation sera fixée de telle sorte qu'elle soit dans une relation
raisonnable avec celle du bénéficiaire-type.
(a) soit un manoeuvre-type dans l'industrie mécanique autre que l'industrie des machines électriques;
5. Le manoeuvre-type pour l'application de l'alinéa b) du paragraphe précédent sera choisi dans la classe
occupant le plus grand nombre de personnes du sexe masculin protégées pour l'éventualité considérée,
ou de soutiens de famille de personnes protégées, dans la branche qui occupe elle-même le plus grand
nombre de ces personnes protégées ou de ces soutiens de famille; à cet effet, on utilisera la
classification internationale type, par industrie, de toutes les branches d'activité économique, adoptée
par le Conseil économique et social de l'Organisation des Nations Unies à sa septième session, le 27 août
1948, et qui est reproduite en annexe à la présente convention, compte tenu de toute modification qui
pourrait lui être apportée.
6. Lorsque les prestations varient d'une région à une autre, un manoeuvre ordinaire adulte masculin
pourra être choisi dans chacune des régions, conformément aux dispositions des paragraphes 4 et 5 du
présent article.
7. Le salaire du manoeuvre ordinaire adulte masculin sera déterminé sur la base du salaire pour un
nombre normal d'heures de travail fixé soit par des conventions collectives, soit, le cas échéant, par la
législation nationale ou en vertu de celle-ci, soit par la coutume, y compris les allocations de vie chère s'il
en est; lorsque les salaires ainsi déterminés diffèrent d'une région à l'autre et que le paragraphe 6 du
présent article n'est pas appliqué, on prendra le salaire médian.
8. Les montants des paiements périodiques en cours attribués pour la vieillesse, pour les accidents du
travail et les maladies professionnelles (à l'exception de ceux qui couvrent l'incapacité de travail), pour
l'invalidité et pour le décès du soutien de famille seront révisés à la suite de variations sensibles du
niveau général des gains qui résultent de variations sensibles du coût de la vie.
Article 67
Pour tout paiement périodique auquel le présent article s'applique:
(a) le montant de la prestation doit être fixé selon un barème prescrit, ou selon un barème arrêté par les
autorités publiques compétentes conformément à des règles prescrites;
(b) le montant de la prestation ne peut être réduit que dans la mesure où les autres ressources de la
famille du bénéficiaire dépassent des montants substantiels prescrits ou arrêtés par les autorités
publiques compétentes conformément à des règles prescrites;
(c) le total de la prestation et des autres ressources, après déduction des montants substantiels visés à
l'alinéa b) ci-dessus, doit être suffisant pour assurer à la famille du bénéficiaire des conditions de vie
saines et convenables et ne doit pas être inférieur au montant de la prestation calculée conformément
aux dispositions de l'article 66;
(d) les dispositions de l'alinéa c) seront considérées comme satisfaites si le montant total des prestations
payées en vertu de la Partie en question dépasse d'au moins 30 pour cent le montant total des
prestations que l'on obtiendrait en appliquant les dispositions de l'article 66 et les dispositions de:
Article 68
1. Les résidants qui ne sont pas des nationaux doivent avoir les mêmes droits que les résidants qui sont
des nationaux. Toutefois, en ce qui concerne les prestations ou les fractions de prestations financées
exclusivement ou d'une façon prépondérante par les fonds publics, et en ce qui concerne les régimes
transitoires, des dispositions particulières à l'égard des non-nationaux et à l'égard des nationaux nés
hors du territoire du Membre peuvent être prescrites.
2. Dans les systèmes de sécurité sociale contributive dont la protection s'applique aux salariés, les
personnes protégées qui sont des nationaux d'un autre Membre qui a accepté les obligations découlant
de la Partie correspondante de la convention doivent avoir, à l'égard de ladite Partie, les mêmes droits
que les nationaux du Membre intéressé. Toutefois, l'application du présent paragraphe peut être
subordonnée à l'existence d'un accord bilatéral ou multilatéral prévoyant une réciprocité.
Article 69
Une prestation à laquelle une personne protégée aurait eu droit en application de l'une quelconque des
Parties II à X de la présente convention, peut être suspendue, dans une mesure qui peut être prescrite:
(a) aussi longtemps que l'intéressé ne se trouve pas sur le territoire du Membre;
(b) aussi longtemps que l'intéressé est entretenu sur des fonds publics ou aux frais d'une institution ou
d'un service de sécurité sociale; toutefois, si la prestation dépasse le coût de cet entretien, la différence
doit être attribuée aux personnes qui sont à la charge du bénéficiaire;
(c) aussi longtemps que l'intéressé reçoit en espèces une autre prestation de sécurité sociale à
l'exception d'une prestation familiale, et pendant toute période durant laquelle il est indemnisé pour la
même éventualité par une tierce partie, sous réserve que la partie de la prestation qui est suspendue ne
dépasse pas l'autre prestation ou l'indemnité provenant d'une tierce partie;
(e) lorsque l'éventualité a été provoquée par un crime ou un délit commis par l'intéressé;
(f) lorsque l'éventualité a été provoquée par une faute intentionnelle de l'intéressé;
(g) dans les cas appropriés, lorsque l'intéressé néglige d'utiliser les services médicaux ou les services de
réadaptation qui sont à sa disposition ou n'observe pas les règles prescrites pour la vérification de
l'existence de l'éventualité ou pour la conduite des bénéficiaires de prestations;
(h) en ce qui concerne la prestation de chômage, lorsque l'intéressé néglige d'utiliser les services de
placement à sa disposition;
(i) en ce qui concerne la prestation de chômage, lorsque l'intéressé a perdu son emploi en raison directe
d'un arrêt du travail dû à un conflit professionnel, ou qu'il a quitté volontairement son emploi sans
motifs légitimes;
(j) en ce qui concerne la prestation de survivants, aussi longtemps que la veuve vit en concubinage.
Article 70
1. Tout requérant doit avoir le droit de former appel en cas de refus de la prestation ou de contestation
sur sa qualité ou sa quantité.
2. Lorsque dans l'application de la présente convention, l'administration des soins médicaux est confiée
à un département gouvernemental responsable devant un parlement, le droit d'appel prévu au
paragraphe 1 du présent article peut être remplacé par le droit de faire examiner par l'autorité
compétente toute réclamation visant le refus des soins médicaux ou la qualité des soins médicaux reçus.
3. Lorsque les requêtes sont portées devant des tribunaux spécialement établis pour traiter les
questions de sécurité sociale et au sein desquels les personnes protégées sont représentées, le droit
d'appel peut n'être pas accordé.
Article 71
2. Le total des cotisations d'assurance à la charge des salariés protégés ne doit pas dépasser 50 pour
cent du total des ressources affectées à la protection des salariés, de leurs épouses et enfants. Pour
déterminer si cette condition est remplie, toutes les prestations accordées par le Membre en application
de la convention pourront être considérées dans leur ensemble, à l'exception des prestations aux
familles et à l'exception des prestations en cas d'accidents du travail et de maladies professionnelles, si
ces dernières relèvent d'une branche spéciale.
3. Le Membre doit assumer une responsabilité générale en ce qui concerne le service des prestations
attribuées en application de la présente convention et prendre toutes les mesures nécessaires en vue
d'atteindre ce but; il doit, s'il y a lieu, s'assurer que les études et calculs actuariels nécessaires
concernant l'équilibre financier sont établis périodiquement et en tout cas préalablement à toute
modification des prestations, du taux des cotisations d'assurance ou des impôts affectés à la couverture
des éventualités en question.
Article 72
1. Lorsque l'administration n'est pas assurée par une institution réglementée par les autorités publiques
ou par un département gouvernemental responsable devant un parlement, des représentants des
personnes protégées doivent participer à 'administration ou y être associés avec pouvoir consultatif
dans des conditions prescrites; la législation nationale peut aussi prévoir la participation de
représentants des employeurs et des autorités publiques.
2. Le Membre doit assumer une responsabilité générale pour la bonne administration des institutions et
services qui concourent à l'application de la présente convention.
Article 73
(a) aux éventualités survenues avant l'entrée en vigueur de la Partie correspondante de la convention
pour le Membre intéressé;
(b) aux prestations attribuées pour des éventualités survenues après l'entrée en vigueur de la Partie
correspondante de la convention pour le Membre intéressé, dans la mesure où les droits à ces
prestations proviennent de périodes antérieures à la date de ladite entrée en vigueur.
Article 74
La présente convention ne doit pas être considérée comme portant révision de l'une quelconque des
conventions existantes.
Article 75
Lorsqu'il en sera ainsi disposé dans une convention adoptée ultérieurement par la Conférence et portant
sur une ou plusieurs matières traitées par la présente convention, les dispositions de la présente
convention qui seront spécifiées dans la convention nouvelle cesseront de s'appliquer à tout Membre
ayant ratifié celle-ci, dès la date de son entrée en vigueur pour le Membre intéressé.
Article 76
1. Tout Membre qui ratifie la présente convention s'engage à fournir dans le rapport annuel qu'il doit
présenter sur l'application de la convention, conformément à l'article 22 de la Constitution de
l'Organisation internationale du Travail:
(a) des renseignements complets sur la législation donnant effet aux dispositions de la convention;
(b) les preuves qu'il a satisfait aux exigences statistiques formulées par:
(i) les articles 9 a), b), c) ou d); 15 a), b) ou d); 21 a) ou c); 27 a), b) ou d); 33 a) ou b); 41 a), b) ou d); 48
a), b) ou c); 55 a), b) ou d); 61 a), b) ou d) quant au nombre des personnes protégées;
(ii) les articles 44, 65, 66 ou 67 quant aux montants des prestations;
(v) le paragraphe 2 de l'article 71 quant à la proportion des ressources qui proviennent des cotisations
d'assurance des salariés protégés;
ces preuves devront être fournies en se conformant autant que possible, quant à leur présentation, aux
suggestions faites par le Conseil d'administration du Bureau international du Travail en vue d'une plus
grande uniformité à cet égard.
2. Tout Membre qui ratifie la présente convention adressera au Directeur général du Bureau
international du Travail, à des intervalles appropriés, selon ce que décidera le Conseil d'administration,
des rapports sur l'état de sa législation et de sa pratique concernant les dispositions de chacune des
Parties II à X de la convention qui n'ont pas déjà été spécifiées dans la ratification du Membre dont il
s'agit ou dans une notification ultérieure faite en application de l'article 4.
Article 77
1. La présente convention ne s'applique ni aux marins ni aux marins pêcheurs; des dispositions pour la
protection des marins et des marins pêcheurs ont été adoptées par la Conférence internationale du
Travail dans la convention sur la sécurité sociale des gens de mer, 1946, et dans la convention sur les
pensions des gens de mer, 1946.
2. Un Membre peut exclure les marins et les marins pêcheurs du nombre, soit des salariés, soit des
personnes de la population active, soit des résidants, pris en compte pour le calcul du pourcentage des
salariés ou des résidants qui sont protégés en application de l'une quelconque des Parties II à X
couvertes par la ratification.
Article 78
1. La présente convention ne liera que les Membres de l'Organisation internationale du Travail dont la
ratification aura été enregistrée par le Directeur général.
2. Elle entrera en vigueur douze mois après que les ratifications de deux Membres auront été
enregistrées par le Directeur général.
3. Par la suite, cette convention entrera en vigueur pour chaque Membre douze mois après la date où sa
ratification aura été enregistrée.
Article 80
1. Les déclarations qui seront communiquées au Directeur général du Bureau international du Travail,
conformément au paragraphe 2 de l'article 35 de la Constitution de l'Organisation internationale du
Travail, devront faire connaître:
(a) les territoires pour lesquels le Membre intéressé s'engage à ce que les dispositions de la convention
ou de certaines de ses Parties soient appliquées sans modification;
(b) les territoires pour lesquels il s'engage à ce que les dispositions de la convention ou de certaines de
ses Parties soient appliquées avec des modifications, et en quoi consistent lesdites modifications;
(c) les territoires auxquels la convention est inapplicable et, dans ces cas, les raisons pour lesquelles elle
est inapplicable;
(d) les territoires pour lesquels il réserve sa décision en attendant un examen plus approfondi de la
situation à l'égard desdits territoires.
2. Les engagements mentionnés aux alinéas a) et b) du premier paragraphe du présent article réputés
parties intégrantes de la ratification et porteront des effets identiques.
3. Tout Membre pourra renoncer, par une nouvelle déclaration, à tout ou partie des réserves contenues
dans sa déclaration antérieure en vertu des alinéas b), c) et d) du premier paragraphe du présent article.
4. Tout Membre pourra, pendant les périodes au cours desquelles la présente convention peut être
dénoncée conformément aux dispositions de l'article 82, communiquer au Directeur général une
nouvelle déclaration modifiant à tout autre égard les termes du toute déclaration antérieure et faisant
connaître la situation dans des territoires déterminés.
Article 81
3. Le Membre ou les Membres ou l'autorité internationale intéressés pourront, pendant les périodes au
cours desquelles la convention peut être dénoncée conformément aux dispositions de l'article 82,
communiquer au Directeur général une nouvelle déclaration modifiant à tout autre égard les termes
d'une déclaration antérieure en faisant connaître la situation en ce qui concerne l'application de cette
convention.
Article 82
1. Tout Membre ayant ratifié la présente convention peut, à l'expiration d'une période de dix années
après la date de la mise en vigueur initiale de la convention, dénoncer la convention, ou l'une de ses
Parties II à X, ou plusieurs d'entre elles, par un acte communiqué au Directeur général du Bureau
international du Travail et par lui enregistré. La dénonciation ne prendra effet qu'une année après avoir
été enregistrée.
2. Tout Membre ayant ratifié la présente convention qui, dans le délai d'une année après l'expiration de
la période de dix années mentionnée au paragraphe précédent, ne fera pas usage de la faculté de
dénonciation prévue par le présent article sera lié pour une nouvelle période de dix années et, par la
suite, pourra dénoncer la convention ou l'une de ses Parties II à X, ou plusieurs d'entre elles, à
l'expiration de chaque période de dix années dans les conditions prévues au présent article.
Article 83
1. Le Directeur général du Bureau international du Travail notifiera à tous les Membres de l'Organisation
internationale du Travail l'enregistrement de toutes les ratifications, déclarations et dénonciations qui
lui seront communiquées par les Membres de l'Organisation.
2. En notifiant aux Membres de l'Organisation l'enregistrement de la deuxième ratification qui lui aura
été communiquée, le Directeur général appellera l'attention des Membres de l'Organisation sur la date à
laquelle la présente convention entrera en vigueur.
Article 84
Chaque fois qu'il le jugera nécessaire, le Conseil d'administration du Bureau international du Travail
présentera à la Conférence générale un rapport sur l'application de la présente convention et examinera
s'il y a lieu d'inscrire à l'ordre du jour de la Conférence la question de sa révision totale ou partielle.
Article 86
1. Au cas où la Conférence adopterait une nouvelle convention portant révision totale ou partielle de la
présente convention, et à moins que la nouvelle convention ne dispose autrement:
(a) la ratification par un Membre de la nouvelle convention portant révision entraînerait de plein droit,
nonobstant l'article 82 ci-dessus, dénonciation immédiate de la présente convention, sous réserve que
la nouvelle convention portant révision soit entrée en vigueur;
(b) à partir de la date de l'entrée en vigueur de la nouvelle convention portant révision, la présente
convention cesserait d'être ouverte à la ratification des Membres.
2. La présente convention demeurerait en tout cas en vigueur dans sa forme et teneur pour les
Membres qui l'auraient ratifiée et qui ne ratifieraient pas la convention portant révision.
Article 87
Les versions française et anglaise du texte de la présente convention font également foi.
ANNEXE
DivisionDescription
03 Pêche et aquaculture
DivisionDescription
05 Extraction de charbon et de lignite
DivisionDescription
11 Fabrication de boissons
13 Fabrication de textiles
31 Fabrication de meubles
DivisionDescription
Section E. Distribution d’eau; réseau d’assainissement; gestion des déchets et activités de remise en état
DivisionDescription
37 Réseau d’assainissement
Section F. Construction
DivisionDescription
41 Construction de bâtiments
42 Génie civil
DivisionDescription
DivisionDescription
51 Transports aériens
DivisionDescription
55 Hébergement
DivisionDescription
58 Activités d’édition
61 Télécommunications
DivisionDescription
DivisionDescription
68 Activités immobilières
DivisionDescription
>
DivisionDescription
77 Activités de location
DivisionDescription
DivisionDescription
85 Éducation
DivisionDescription
DivisionDescription
DivisionDescription
Section T. Activités des ménages privés employant du personnel domestique; activités non différenciées
de production de biens et de services des ménages privés pour usage propre
DivisionDescription
98 Activités non différenciées de production de biens et de services des ménages privés pour usage
propre
* Note: : En accord avec les articles 65 (7) et 66 (5) de la convention, son annexe d'origine a été mise à
jour afin de refléter la version amendée de la Classification internationale type, par industrie, de toutes
les branches d’activité économique (CITI) Rev. 4, comme approuvée par la Commission de statistique du
Département des affaires économiques et sociales du Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies en
mars 2006 (Etudes statistiques, série M no 4/Rev. 4 – Publication complète sur
[Link]
Constitution
Constitution Article 22
Constitution Article 35
Key Information
Convention concernant la norme minimum de la sécurité sociale (Entrée en vigueur: 27 avr. 1955)
Adoption: Genève, 35ème session CIT (28 juin 1952) - Statut: Instrument à jour (Conventions
Techniques).
See also
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