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Manuel de Développement Communautaire

Le document présente un manuel de cours destiné à former des assistants sociaux en République Démocratique du Congo, en réponse aux besoins croissants en matière de développement social. Il souligne l'importance d'une formation pratique et d'une sensibilisation aux problèmes de développement communautaire. Le manuel vise à outiller les futurs travailleurs sociaux avec des techniques et méthodes adaptées pour favoriser le développement durable dans les milieux ruraux et urbains.

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Manuel de Développement Communautaire

Le document présente un manuel de cours destiné à former des assistants sociaux en République Démocratique du Congo, en réponse aux besoins croissants en matière de développement social. Il souligne l'importance d'une formation pratique et d'une sensibilisation aux problèmes de développement communautaire. Le manuel vise à outiller les futurs travailleurs sociaux avec des techniques et méthodes adaptées pour favoriser le développement durable dans les milieux ruraux et urbains.

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1

AVANT PROPOS

Depuis les années 70, l’enseignement des humanités techniques sociales a était une préoccupation
majeure du ministère de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel en collaboration
avec le ministère des affaires sociales de la RD Congo.

L’objectif était de former les jeunes en âge scolaire dans le métier du service social dans une durée
de 4ans. Pour y arriver, plusieurs formations, séminaires et concertations scientifiques ont étaient
organisent pour la réussite d’une formation efficace des futurs assistants sociaux dans le milieu
ruraux et urbains. Depuis plusieurs décennies, les besoins locaux et nationaux sont aigués et
chroniques dans tout l’étendue territorial de la RDC, c’est pourquoi la création des cadres sociaux
et la formation des assistants sociaux compétents en matière du service social de développement
rural et urbain s’avère indispensable. Après une longue expérience dans la carrière enseignante,
étant professeur des cours d’options en humanités techniques sociales, nous avons identifié
plusieurs difficultés liées à la formation des futurs assistants sociaux, notamment : le manque
d’une formation pratique accélérée, le manque des certains manuels des cours d’options, absence
d’une culture des conférences-débats pour initier les futurs assistants sociaux a la maturité
scientifique et à l’esprit critique des problèmes sociaux du milieu.

Tout cela, demande un effort permanent des tous les acteurs éducatifs et administratifs en vue de
remédier à ces difficultés ci-haut citées. Pour se faire, nous avons jugé important et urgent de
concevoir ce manuel de cours d’option pour contribuer à la meilleure formation des futurs
assistants sociaux.

En effet, ce manuel a été conçu pour aider les enseignants, les élèves de l’option sociale et
d’autres chercheurs qui seront intéressent par cette matière. Néanmoins, ce manuel n’est pas un
livre sacre, il peut y avoir quelques erreurs ou fautes d’orthographes, nous vous demandons de
nous signaler pour la correction. Enfin, nous remercions le Dieu tout puissant pour sa grâce
accordes. Nos gratitudes s’adressent aux grandes figures scientifiques qui nous ont soutenus ; à
vous prof docteur KA MANA GODEFROID et prof docteur GASHURUZI SHALLY de nous
avoir éveilles scientifiquement. Aux collègues, écrivains, chercheurs et enseignants des cours
d’options en humanités techniques sociales pour leurs remarques, suggestions et recommandations
scientifiques lors des corrections de ce présent travail. Aux frères, sœurs, amis et connaissances
pour vos efforts, conseilles et orientations qui nous a permis de réalises cette activité scientifique.

Conçu par Prof MAPENZI Coordon Enseignant-Chercheur et Master2 en Développement Communautaire. Contacts :
(+243) 997663886, +25762516817.
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0. INTRODUCTION

[Link] du cours
Ce cours s’adresse aux futurs travailleurs sociaux, préparés à l’action depuis la 3ième et
sensibilisés régulièrement aux problèmes de développement. Le technicien social est
mieux placé et mieux formé pour devenir un agent de développement national.

Ce cours a pour objectif, non de l’orientation au DC mais d’en faire spécialiste des
techniques et des méthodes de ce type de développement.

L’élève qui aura régulièrement suivi ; sera capable de :

 Comprendre les notions de développement et de développement communautaire ;


 Donner et expliquer les principes et méthodes de DC ;
 Identifier les objectifs de DC ;
 Conduire une action de DC sur terrain (en milieu rural et urbain) ;
 Orienter l’agent du développement dans ses investigations sur terrain.
[Link] préliminaire

Le développement est le plus important problème de notre temps. Tout le monde


s’interroge si d’ici la fin du siècle suivant nous aurons vaincu la misère et la famine ou si nous
serons écrasés par les puissances atomiques.

Déjà la richesse mondiale est inégalement répartie : 29,1% de la population mondiale


monopolisent 80% des revenus mondiaux. Il convient de noter que l’Amérique du Nord et
l’Europe occidentale qui représentent 19% de la population mondiale s’approprient à elles seules
62% de revenus. Il ne reste qu’à l’Asie 80% de revenus alors qu’elle détient 50,8% de la
population. Au-delà de toutes ces diversités, le fait nouveau commun est que l’ensemble du tiers
monde a pris conscience de son sous-développement. Faire le développement communautaire
signifie que l’on adopte une méthodologie pouvant aider les gens à :

 Développer leurs aptitudes ;


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 Se prendre en charge ;
 Changer les comportements ;
 Faire le choix judicieux des ressources ;
 Travailler efficacement en groupe.
 Accompagne la communauté

Ce cours souhaite une réflexion sur le développement communautaire en tant que méthode de
travail d’un groupe social, caractérisé par une conscience commune et vise son évolution grâce à
un effort partitif. En outre, il apparait que c’est ou au pouvoir public qu’il appartient la tache de
préparer le développement du pays car leur influence est très déterminante. Ces autorités ont l, il
doit être animé par la volonté de toute la communauté, de toute la population. La présence des
personnes pouvant aider cette population, de personnes jouant le rôle de catalyseur, de facilitateur,
qui montre à cette communauté comment acheminer le développement s’avère d’une importance
capitale. Parmi ces personnes, les assistants sociaux sont également ceux qui doivent assister la
population en tant qu’agent de développement communautaire, à cheminer vers un développement
durable raison pour laquelle, ils doivent être outillés des techniques et méthodes du

CHAP 1. NOTIONS COMPARÉES SUR LE DÉVELOPPEMENT, LE SOUS


DÉVELOPPEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE

1.1. Définition de quelques concepts clés


a. Action communautaire : c’est une action entreprise par une communauté pour le bien de
tous.
b. Agent de DC ou de promotion : c’est un animateur spécialement formé pour aider une
communauté locale à prendre en mains ses affaires, à trouver elle-même ses besoins réels,
d’analyser ses propres problèmes retenus, à les résoudre à partir des ressources locales.
c. Processus : il s’agit d’un cheminement, d’une marche vers l’objectif. Le DC est aussi un
processus car il fait passer étape à une autre.
d. Base : il s’agit des couches des populations qui accèdent au niveau le plus bas de santé, de
nutrition, de scolarisation, d’habitation…. Dans une communauté.
e. Programme : Ensemble cohérent et ordonnée des décisions stratégique d’intervention sur
un secteur, une région.
f. Innovation : C’est l’action d’introduire du nouveau ; c’est-à-dire des techniques,
d’organisations, des connaissances, des comportements dans un milieu quelconque.
g. Auto- promotion : c’est la démarche par laquelle une communauté décide de résoudre
elle-même ses problèmes en comptant sur ses propres forces, l’aide extérieure ne faisant
qu’appuyer cette démarche.
h. Leader : une personne qui a de l’influence sur les autres et qui peut les embarquer
facilement dans une action et les conseiller avec sagesse.
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i. Hiérarchisation des besoins : c’est une démarche par laquelle la population détermine ses
priorités parmi les multiples besoins ou problèmes qui l’accablent et dont les problèmes les
plus urgents par lesquels on peut commencer les actions de développement
communautaire.
j. Unités motrice : Entreprise, unités rurales de production concentrées sur le même
territoire avec l’influence d’attraction, de propagation et de stimulation dans le milieu.
Elles constituent le principal atout de pôle de développement.
k. Pôle de développement : c’est une région où se trouve concentré les différents éléments
qui une fois combinés permettent de susciter un progrès accéléré et laquelle région exerce
une influence d’attraction, de propagation et de stimulation dans les environs.
l. Poche de développement : une région à forte densité ayant une activité économique
intense mais sans influence d’attraction, de propagation et de stimulation dans les environs.
m. Développement rural : selon Philippe COOBS, le développement rural a pour objectif
d’aider les déminées parmi les pauvres de la campagne à produire suffisamment pour
satisfaire les besoins de leurs familles et améliorer les conditions d’hygiène, possibilité
d’emploi et augmentation de la production.

1.2 LE DÉVELOPPEMENT

Ce terme est défini de diverses manières et selon la spécialité de ceux-là qui tentent la
définition.

D’après BATTEN : le développement est une manière travailler avec les gens de telle sorte qu’ils
soient stimulés à améliorer leur environnement physique et moral par un processus particulier où
ils discutent, planifient, organisent et agissent librement par eux même.

D’après Raymond BARRE, il s’agit au sein d’une population des modifications des structures
économiques et sociales qui amènent le progrès.

D’après François PERROUX, le développement est la combinaison des changements mentaux et


sociaux d’une population qui la rendent apte à croitre cumulativement et durablement son produit
réel global. Il résulte de cette définition que le développement revêt deux aspects :

 Un aspect quantitatif : qui suppose une certaine croissance économique, une certaine
augmentation de bien matériels.
 Un aspect qualitatif : qui suppose un ensemble des mutations, de transformations
profondes au niveau des structures mentales et sociales. Ainsi, se développer pourrait
signifie pour une société et pour les êtres qui la composent ; « avoir plus et être plus »

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Pour pierre BRADEVAND, le développement est un processus par lequel les individus et les
communautés se rendent maitres de leurs ressources au sens le plus large du terme autant sociales,
culturelles et spirituelles que matérielles en vue d’améliorer leurs conditions selon les critères
qu’ils ont eux-mêmes définis.

En somme, le développement est vu comme un ensemble d’améliorations qualitatives dans


tous les secteurs de la vie de l’homme : la santé, l’agriculture, l’eau potable, l’élevage, les loisirs,
la scolarisation, la commercialisation, Pour cela, il ressort que le développement implique le
changement de tous les facteurs qui agissent dans une société et exigent l’action consciente sur
tous ces facteurs importants qui modifient les structures et la vie d’une société. D’où le caractère
global et total. On peut dire donc que le développement est un processus global et total qui
concerne l’amélioration de tous les aspects de la vie de l’homme (aspects économique, social,
politique, culturel…)

Lorsqu’on parle de l’aspect économique on vise :

 L’augmentation de la production ;
 La croissance du produit national brut (PNB) ;
 L’augmentation de la consommation ;

L’augmentation des investissements.

 Lorsqu’on parle de l’aspect social on vise :


 La réduction de la mortalité ;
 L’autosuffisance alimentaire ;
 L’espérance de vie plus longue ;
 La création des infrastructures sanitaires (hôpitaux, dispensaires, centre de santé…) ;
 La création des œuvres sociales (écoles, foyens, sociaux) ;
 Le logement décent.

Lorsqu’on parle de l’aspect politique on vise :

 La bonne gestion du pouvoir par les dirigeants ;


 La liberté d’expression ;
 La participation aux activités politiques du pays telles que les élections.

Lorsqu’on parle de l’aspect culturel on vise :

 L’élévation du niveau d’alphabétisation des adultes ;


 Le taux de scolarisation élevé ;
 Le changement de mentalité

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 L’accès aux loisirs ;


 Salle de spectacles (pour cinéma, théâtres) et terrains sportifs (football, volley, basket Ball,
tennis,…) Il convient de souligner que le développement ne vise pas une minorité de la
population mais le vrai développement doit garantir la distribution équitable de revenus,
c » est pourquoi on dira que c’est un processus global parce qu’il embrasse toutes les
couches de la population (rurale et urbaine ; agricole et industrielle ; salariée et
indépendante ; hommes et femmes, adultes et vieillards)

1.3 LE SOUS DÉVELOPPEMENT

Le développement ne se comprend sans référence au sous-développement, Aussi ; pour que le


développement soit possible il faut au préalable une situation moins développée ou sous
développée. De cette façon, le sous-développement se définit par un certain nombre de
manquement ou à partir des manifestations pathologiques.

Définir le sous-développement, c’est directement donner ses indicateurs que voici :

 Le taux de natalité élevé et le taux de mortalité élevé ;


 La malnutrition sévère ;
 L’analphabétisme et le faible taux de scolarisation ;
 Les mauvaises conditions de logement ;
 Le manque d’eau potable ;
 Le manque d’organisation de l’État.

1.4 LE DÉVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE

4.1. Notion de développement communautaire

D’après Nicolas ANTANGANA, le développement communautaire est un cheminement


laborieux de tous les membres d’une communauté humaine vers un objectif commun à savoir la
promotion humaine, l’amélioration des conditions d’existence de l’homme social. Pour lui,
l’accent est placé sur la collaboration de tous à l’objectif commun.

Quant à l’ONU, le DC suppose un ensemble de processus par lequel les efforts des nationaux
s’unissent à ceux des autorités gouvernementales pour :

 Intégrer les collectivités dans la nation et leur permettre de contribuer pleinement au


progrès du pays ;
 Améliorer les conditions économiques, sociales et culturelles des collectivités locales.

Cet ensemble de processus est fait de deux éléments essentiels :

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 La participation de la population elle-même et le recours à sa propre initiative ;


 La mise en disposition de ces collectivités de services techniques et autres, des subsides et
des dons de manière à encourager l’initiative, l’aide mutuelle (self help) et le rendre plus
efficace. En somme, nous pouvons dire que le développement communautaire peut se
définir comme l’aménagement des collectivités par un processus tendant à créer des
conditions propices au progrès économique et social de la collectivité toute entière par
l’initiative de celle-ci et avec sa participation active et volontaire. Ainsi défini, le DC peut
être considère comme un processus d’action sociale selon lequel les membres d’une
communauté s’organisent pour leurs besoins et leurs problèmes collectifs, faire l’inventaire
de leurs ressources, élaborer le plan pour répondre à leurs besoins et exécuter des plans en
se servant au maximum des ressources qui leur sont propres. Enfin de compte et de façon
proprement dite, le DC est « une politique coordonnée et systématique tendant à organiser
un progrès global, d’une région bien déterminée avec la participation de la collectivité
concernée ».
 Une politique coordonnée et systématique : c’est-à-dire l’action de DC doit avoir des
objectifs précis, elle doit être déterminée dans le temps, elle doit prévoir des moyens et
instrument nécessaires et doit être sous la direction des personnes qualifiées (averties) ;
 Organiser le progrès global : c’est-à-dire prendre en charge la transformation de tous les
aspects importants de la vie
 Une région bien déterminée : c’est-à-dire, l’action du DC ne doit pas porter sur
l’ensemble d’un territoire. On cherche toujours une aire sur laquelle doit être concentrée
les efforts en vue de l’amélioration des conditions de vie
 La participation de la population intéressée : celle-ci est une condition essentielle au
DC. Elle favorise le sens de responsabilité et assure qu’il s’agisse d’un besoin réellement
ressenti. La participation de la communauté intéressée est la base de la méthode du
développement communautaire car la population prend d’abord conscience de ses
problèmes, les formules et les définit, entre voit et précis les solutions des initiatives et
enfin les membres de la communauté doivent contribuer de toute leur personne à la
réussite des actions entreprises.

4.2. Les raisons qui justifient le recours au DC

1. le DC permet dans l’immédiat d’augmenter efficacement le niveau de vie et de mobilier les


ressources matérielles et humaines sous employées dans le milieu. Il vise non seulement la hausse
du niveau de vie, mais aussi la modification du genre de vie.

2. le DC apporte à un programme national ce qui lui manque à savoir la disponibilité humaine, une
fois les objectifs fixés et les capitaux à investir libérés, il suscite et diffuse l’esprit d’entreprise.

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3. pour la population participante, le DC signifie un instant décisif du passage de la stagnation au


progrès, un début de changement de mentalités. Aussi, il ressort que le programme n’est pas
impose car les gens eux-mêmes sont les artisans de leur transformation.

4. le DC organise la base, crée ainsi des conditions majeurs du bon fonctionnement de la


démocratie où les citoyens peuvent élaborer librement les décisions qui les concernent, gère avec
toute responsabilité leurs affaires communes et résoudre tous leurs problèmes conformément à
leur volonté éclairée.

5. le DC fait aussi participer les hommes à l’orientation et à a construction du pays car il fait
entendre leur voix, il exprime leur désir, transmet leur proposition…………

6. le DC conçu dans une perspective nationale, est un moyen d’intégration de la population dans la
vie du pays et donc une école parfaite d’éducation civique.

4.3. La conception du DC

1. le DC doit être endogène : le DC doit se former à l’intérieur de la communauté. La population


prend en main son propre destin, organiser sa société en se basant sur ses propres ressources.

2. le DC doit être autocentré : le DC doit être centré sur l’homme dans son milieu et dans toutes
ses considérations. Ce développement est orienté vers la satisfaction des besoins.

3. le DC doit être autogéré : cela veut dire administrer ou gérer par la communauté concernée. Le
DC doit être l’œuvre du bénéficiaire lui-même.

4. le DC doit être intégral et intégré : le DC tient compte de tous les aspects de la dans le milieu
de la communauté. Le développement intégré touche aussi tous les aspects de la vie en assurant la
satisfaction des besoins fondamentaux de la majorité de la population et adapté à la réalité sociale
locale

5. le DC doit être durable : les actions du DC doivent être exécutées sans menace de
l’environnement pour la génération présente et future.

4.4. Historique et évolution du DC

Déjà vers les années 1940, on décèle dans le vocabulaire américain l’existence de deux termes :

 Community développement
 Community organization

Aux USA, pendant la seconde guerre mondiale (1940-1945), les méthodes du travail social
cherchaient essentiellement à intégrer les individus marginaux dans la vie sociale. Ces méthodes
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s’avéraient insuffisantes dans les villes américaines où les travailleurs sociaux étaient confrontés à
un afflux massif d’immigrés sans cohésion sociale interne. Il fallait donc trouver des méthodes
pour créer des communautés nouvelles, ayant un « esprit de corps » et où les individus par leurs
rôles conscients dans cette communauté, trouvaient une identité psychologique. On parlait de
«community développement » dans le sens de développement d’un esprit communautaire et de
« community organizatio » ; organisation des services sociaux, création des groupements divers,
coordination d’associations volontaires, aménagement matériel et socio-culturel des quartier et..
Le but était de constituer une communauté consciente exprimant ses problèmes, organisée de
manière démocratique défendant ses intérêts et proposant des solutions concrètes aux autorités
administratives. L’expression « community developpement » fut utilisée pour la première fois par
les Anglais dans un rapport du colonial office en 1949 sur les « mass éducation ». À part les
américains, dès 1941 les britanniques plus précisément le comité consultatif pour l’éducation dans
les colonies se préoccupait de la formation des autochtones (les colonies). En prévision d’une
décolonisation progressive les britanniques voulaient déjà préparer la population à coopérer de
façon intelligente pour que fois les colonisateurs partis les autochtones soient à mesure de se
gouverner. Ces méthodes appelées « Mass éducation ou Adulte Éducation » comprenaient des
campagnes d’alphabétisation, des projections des films, les diapositives, les affiches et c. c’est
donc en 1949 que naitra l’expression « développement communautaire » au colonial office à
Londres.

 En 1950, l’ONU est invitée à étudier la question sur le community developpement


 En 1952, les gouvernements ont commencé à demander à l’ONU une assistance dans ce
domaine
 En 1955, l’ONU publia « le progrès social par le développement communautaire ». c’est
alors que l’expression développement communautaire est entrée en vigueur.
 En 1948, l’administration coloniale de l’Afrique se réunit conférence à Cambridge et
utilise pour la première en Afrique le terme DC. Cette conférence avait pour but principal
de chercher à étendre les méthodes de mass éducation dans le contexte socio-économique
plus large.

Les premiers pays Africaines touchés par les actions du DC furent les pays anglophones comme :
l’Ouganda, le Nigeria, la Tanzanie, le Ghana, et c

En RDC, le DC a connu son apparition vers les années 1962. Bien sûr qu’avant l’indépendance,
les colonisateurs avaient tenté d’entreprendre les projets de promotion de masse rurale. En effet,
sous l’égide du ministère des affaires sociales, les séminaires sur le DC furent organisés
respectivement à :

 Mbandaka (Mars 1962)


 Bukavu (du 16 juillet au 3 Aout 1962)
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 Kananga (du 24 Novembre au 5 Décembre 1962)

Après ces séminaires, plusieurs initiatives prirent corps à travers le pays, mais plus grand
séminaire national sur le DC fut organisé à Kinshasa du 22 au 29 Décembre 1966.

Soulignons, enfin de compte la création en 1977. D’un département de développement rural qui
est souvent attachés au département de l’agriculture. Et donc on parle souvent actuellement du
« Ministère de l’agriculture et du développement rural ». C’est ce ministère qui s’occupe en RDC
du développement communautaire.

CHAPITRE 2 : LES PRINCIPES ET MÉTHODES DU DÉVELOPPEMENT


COMMUNAUTAIRE

1 LES PRINCIPES DU DÉVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE

Toute action qui se veut sérieuse, intelligente et de grande envergure doit poser des principes et
règles qui détermineront son cadre et des modalités d’application. Ces règles sont indispensables.
Ils préciseront en effet le chemin que les autres ont le droit de suivre.

Le principe de base du DC est la mobilisation, l’organisation de la population pour l’action et la


participation concrète de celle-ci.

1. Le Self Help

Le terme est en Anglais : « self » qui veut dire soi-même et « help » qui signifie aide. To help
signifie aider. C’est l’art de se débrouille, de trouver un remède à ses propres maux, à ses propres
difficultés en comptant avant que sur soi-même, sur ce dont on dispose. C’est le fait de compter
d’abord sur ses propres (efforts, forces et ressources disponible : humaine, économique et
matérielles), une telle action étant le fruit de la participation locale, elle a plus de chance de
réussir, car chacun intériorise la finalité pour laquelle les efforts sont engagés. En effet, dit-on
« Aide-toi et le ciel t’aidera »

2. Le Felt-Needs

Felt vient du verbe « To feel » c’est-à-dire ressentir. Need signifie besoin. Il s’agit donc des
besoins ressentis. En effet, une priorité est accordée aux besoins ressentis par la population. Ceci
pour la simple raison que cela prédisposera et stimulera la population à poursuivre l’effort qui lui
est exigé et accepté les suggestions successives des agents du DC. Quel est cet individu qui peut se
sentir engagé pour les besoins ressentis par une autre personne. Le DC est une méthode
démocratique qui exclut l’imposition ou toute pression extérieure. À propos des besoins de la
communauté, il est à constater que certains sont inconnus par la communauté par manque

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d’information. Seule une opération du DC permettra de les actualiser par une information
judicieusement injectée par les agents de DC.

3. Le Volontary Leadership

Dans nos pays, l’action du DC est souvent provoquée par les étrangers qui dans ce cas jouent le
rôle de porteurs d’innovations. Les innovations sont des faits nouveaux capables de provoquer des
changements au sein d’une société. Ces étrangers venant d’ailleurs, c’est-à-dire d’un monde
culturel autre que celui de la communauté, ont des difficultés pour se faire comprendre, il lui est
recommandé de passer par l’habitant influent et même par certaines institutions comme l’église,
l’école, le chef coutumier. Dans certaines sociétés ils sont même objet de méfiance. Pour pallier
cet inconvénient, il est recommandé d’avoir recours à des habitants de la région, plus précisément
à ceux qui sont perméables aux changements. Ces gens doivent être issus de toutes les couches de
la population, ils doivent être à la fois volontaires et choisis par la population elle-même. Ils seront
donc des animateurs volontaires à qui les étrangers transfosmetront les innovations pour qu’à leur
tour, ils les rependront à travers toute la population. Ils ne seront donc nullement imposés.

1. LES MÉTHODES DU DÉVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE

D’après MURRAY ROSS, sociologue américain, il existe trois méthodes en DC applicables sur
terrain selon la nature des problèmes y rencontrés et la spécialité de chaque milieu. Ces méthodes
sont :

1. La méthode de la fonction unique

Le développement étant un phénomène total et global, il est souvent difficile de s’occuper de tous
les aspects à la fois faute des moyens. C’est ainsi que dans certaines conditions, il est plus indiqué
de s’occuper d’un problème (unique) à partir duquel on peut résoudre les autres problèmes qui se
posent dans la communauté dont la solution des effets d’entrainement.

Ex : Développer le secteur coopératif dans un milieu car les coopératives peuvent permettre à
leurs membres d’améliorer à la fois l’habitat, la santé, la scolarité de leurs enfants, la construction
dispensaires….

Bref : à partir d’une action unique, on arrive à résoudre les autres problèmes qui se posent dans la
communauté. Cette méthode est valable quand on est appelé à endurer certaines privations ou
restrictions par exemple le manque de cadres compétents pour constituer une équipe
pluridisciplinaire. Avec un seul technicien il est possible de déclencher une action du DC, dans ce
sens que ce spécialiste n’aura à s’occuper que d’un seul aspect du problème ce qui est avantageux.

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Par contre les résultats à obtenir sont maigres et loin de la globalité et de la totalité que doit
requérir le développement. Il faudra en effet, attendre pendant longtemps l’effet d’entrainement
n’ait couvert tous les aspects de la vie.

2. La méthode de la fonction multiple

Cette méthode nécessite une équipe polyvalente et multidisciplinaire d’agents et techniciens


formés c à d il faut des animateurs, sociologues, assistants sociaux,….

Elle aura à s’occuper à la fois de tous les aspects des problèmes que peuvent poser le
développement d’une collectivité. Cette méthode consiste donc à s’attaquer de plusieurs aspects
des problèmes à la fois. Mais dit-on que la communauté doit avoir suffisamment des ressources.

Cette méthode à l’avantage de voir tous les problèmes attaqués à la fois par des spécialistes. Les
résultats à obtenir sont rapides.

Ainsi, il faut donc une bonne communication, une bonne compréhension et une bonne
coordination, un vrai dialogue. Ce dialogue doit porter sur les objectifs, les priorités, les moyens
(humains, financiers et matériels) et sur l’évaluation.

3. La méthode des ressources internes

Comme le nom l’indique, cette méthode met l’accent sur les ressources propres ou internes de la
communauté. « Compter avant tout sur ses propres forces ». Elle appelle l’application du principe
de self help.

C’est la méthode de DC par excellence car elle insiste sur l’effort que la communauté doit fournir
pour reconnaitre ses besoins, les définir et chercher avec les moyens dont elle dispose, à les
satisfaire. Cette méthode vise l’exploitation des ressources potentielles de la collectivité. Il s’agit
donc d’un développement endogène.

4. LES MÉTHODES PARTICULIÈRES OU ÉTUDE DE CAS


A. Les méthodes particulières appliquées en Asie
1. La commune populaire en Chine

Après la prise du pouvoir par MAO-TSE-TOUNG en 1946, le parti communiste chinois


commence par la réforme agraire, luttant contre le régime féodal. A la deuxième étape l’État
organise des coopératives socialistes dont l’objectif était :

 Suppression des propriétés privée des moyens de production ;


 L’appartenance de tous les biens et de toutes les terres à la communauté paysanne, l’État
exploite les paysans sous forme d’impôts et ne lui reste que 20% des produits de récolte.
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Depuis 1952, fut décrétée la socialisation intégrale en créant des communes populaires. Une
commune populaire est une concentration des millions des villages dans un organisme de
production et d’administration unique. Ainsi 740000 coopératives socialistes ont été rassemblées
en 26000 communes populaires comprenant chacune 5000 à 7000 familles.

Ces communes ont réalisé des résultats spéculatifs dans la construction des réserves d’eau et des
routes. Mais du point de vue de la croissance économique, c’est un échec d’où on du dissoudre des
communes populaires comparées au KOLKHOZ en Russie.

 Les membres peuvent conserver une parcelle de terre comme propriété privée ;
 Ils peuvent exercer un métier artisanal ou élever de bétail en privée.

B. Méthode appliquées en Afrique


1. Le village Ujamaa en Tanzanie

Le président NYERERE a donné ses premières idées sur le socialisme en 1962 en décorant
« UJAMAA » the bases of Africain socialisme. UJAMAA veut dire famille, toute fois ; il ne s’agit
pas ici de lien du sang mais plutôt d’une communauté spirituelle dans laquelle tous les membres
sont des frères, mais la mise en marche effective du socialisme Tanzanienne débute qu’avec la
déclaration d’ARUSHA de 1965 basée sur deux idées maitresses :

 Le développement rural dans le cadre des villages communautaire (UJAMAA)


 Self help ou volonté de se suffire soi-même
Ce socialisme aurait pour but de disposer en 1980, une économie indépendante intégrée
par un personnel Tanzanien qualifié dans tous les secteurs. Le régime Tanzanienne a
voulu opposer les paysans du sud (pauvres) afin que ces derniers soient à côté du
gouvernement, or pour les paysans pauvres l’expiration était les paysans riches, les
chômages s’accentuaient et les villages UJAMAA n’ont pas été à la hauteur de leur tâche.

2. la mobilisation de Masse en GUINEE

Crée en 1956, le parti politique Guinée (PDG) est le promoteur du DC en GUINEE grâce à la
personnalité de son secrétaire général le président SEKOU TOURE a voulu adapter le Marxiste à
la réalité Africaine qui cherche des actions concrètes au lieu d’une philosophie abstraite.

La participation massive libre des collectivités doit assurer les fonctions suivantes :
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 les mobilisations populaires au niveau des villages ;


 la reconversion des mentalités traditionnelles ;
 l’éducation des masses sur la vie du progrès.

Malgré le caractère autoritaire de la dictature du PGD et son centralisme démocratique que le


régime Guinéen est communautarisme car il considère les villages comme une unités de base
démocratique de tous les programmes de développement sont discutés à la base pour la grande
majorité des villages. Cette politique Guinéenne de DC se manifeste dans plusieurs domaines.

3. L’animation Rural au Sénégal

Le socialisme sénégalais est né d’une politique approfondie des méthodes du socialisme


MARXISTE. C’est un recours à l’Africanité centré sur le sens communautaire, on vise le
développement harmonieux c à d de tout homme et de tout grâce à l’animation rurale par :

 Une organisation et planification de l’animation rurale


 L’éveil de masse pour le développement rural, la prise de conscience
 L’animation féminine
 La mobilisation des jeunes.

Avec ses ressources humaines et matérielles, le milieu rural est la principale richesse d’un pays
essentiellement agricole mais l’animation rurale était freinée par :

 Le manque des moyens techniques de stimulant


 L’insuffisance de l’infrastructure
 Le manque de planification de base rigoureuse.

CHAPITRE. 3 LES OBJECTIFS DU DÉVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE

1. INTRODUCTION

Généralement le DC est une méthode qui vise à provoquer le changement dans la vie des membres
de la communauté c à d l’amélioration de leurs conditions de vie. Le DC vise le développement
global de la communauté. Par le DC, on doit supprimer les goulots d’étranglements qui sont un
empêchement à l’action. Par DC on doit supprimer les obstacles d’origines sociales, notamment
les conflits, les résistances mentales et les oppositions.

Les objectifs du DC peuvent être poursuivis sur le plan social, sanitaire, économique.

2. LES OBJECTIFS POURSUIVIS PAR LE DC

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0.1. LES OBJECTIFS SOCIAUX DU DC

Sur le plan social, le DC vise à provoquer des changements concernant les structures sociales : les
croyances, les mentalités, les habitudes,… il touchera donc tout ce qui constitue l’ossature sociale
et culturelle de l’homme. Nous avons vu que, pour une société, ces éléments ne sont pas les fruits
d’une action hasardeuse. Ils sont les produits de plusieurs facteurs. L’homme les a créés au fil du
temps, compte tenu de ses conditions de vie (climat, environnement géographique, environnement
social,) de son histoire et compte tenu du génie propre à chaque race. Ces éléments forment
l’identité de chaque société. Ils pénètrent l’homme et constituent son univers. Ils sont donc une
partie de l’homme. Ils peuvent constituer un facteur positif ou négatif dans la recherche de
l’amélioration de son sort. Voilà pourquoi le DC, dans ses actions s’efforcera à découvrir ceux qui
favorisent le développement pour les encourager et ceux qui le freinent pour le modifier ou tout
simplement, les faire disparaitre afin de les remplacer par d’autres éléments positifs. Ce
changement doit s’effectuer avec méthode, prudence, précautions car les dangers sont nombreux.
Il peut aboutir à de dépersonnalisation des populations concernés qui risquent ainsi d’y laisser leur
identité. Il peut aussi conduire à des effets désastreux sur l’ossature sociale en provoquant par
exemple, l’éclatement des cadres sociaux traditionnels. Il peut entrainer des troubles sociaux
graves. Il n’est donc pas question de faire table rase de la civilisation d’un peuple et de cherche à
la remplacer par autres choses c à d, il est question d’apporter des modifications bien dosées
portant sur des éléments précis. Il faut souligner que sur le plan social, le DC pourra poursuivre les
objectifs ci-après :

 La lutte contre l’analphabétisme


 La lutte contre les maladies
 L’aménagement des villages
 La réforme des institutions
 La modification des attitudes

1. La lutte contre l’analphabétisme

Cette lutte englobe l’union de la médecine curative, préventive et promotionnelle.

a. Par la médecine curative : on assure la guérison des malades grâce à l’administration des
médicaments, construction des structures sanitaires.
b. Par la médecine préventive : on utilise les techniques de prévention (l’hygiène). Il s’agira
de mener une campagne d’éducation sanitaire, des campagnes sur la façon de vivre,
l’assainissement du milieu, hygiène de l’alimentation… Les équipements peuvent être
déployés sur terrain avec un matériel approprie (prophylaxie).

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Les agents du DC doivent aider la population à pratiquer les bonnes règles d’hygiènes
individuelle, alimentaire et collective. Ils doivent expliquer le bien fondé des consultations
prénatales, préscolaires, la vaccination, planning familial, la lutte contre les maladies endermiques,
épidémiques, pandémiques…, bref, ils doivent procéder à des campagnes d’éducations sanitaires
avec l’aide des agents de santé.

c. Par la médecine promotionnelle: ça consiste à quitter les installations sanitaires preuves


pour les soins afin de s’approcher vers les souffrants (les malades) de manière à leur
épargner de prochaines maladies.

Quand nous analysons les problèmes de la sante, il convient de retenir que leurs signes se trouvent
dans la communauté c à d dans les conditions des vies des habitants.

2. L’aménagement des villages

Le DC peut entreprendre des projets pour moderniser des villages en construisant des maisons en
matériaux durables (briques cuites) et en dotant ces villages des équipements collectifs tels que les
marches, les écoles, les bornes fontaine. Ces biens feront le forte de tous les villageois et seront
obtenus par leurs propres efforts.

3. La réforme des institutions

Certaines institutions peuvent favoriser ou défavoriser le progrès. Il convient de renforcer celles


qui sont favorables et modifier si pas supprimer celles qui sont frein ou qui constituent un goulot
d’étranglement. En principe et très souvent le travail de modification des institutions est d’une
importance capitale mais cela relevé de la responsabilité gouvernementale mais parfois il nécessite
une intervention locale. Par exemple : La modification d’une loi foncière qui est en vigueur dans
un milieu donne nécessite une intervention du pouvoir public.

4. La modification des attitudes, habitudes

Ce domaine constitue le champ de préférence et de prédication du DC. En effet, beaucoup de


coutumes, croyances et attitudes sont une barrière évidente au progrès. Leur modification ou leur
suppression constitue un préalable à tout projet de développement. Exemple :

 Peut-on prétendre en Inde, réussir un projet de Développement basé sur l’élevage de


Bovin ?
 L’élevage de porcin, pourra-t-il servir de base au développement chez les musulmans ?

2.2. LES OBJECTIFS SANITAIRES DU DC

Parmi les objectifs sanitaires, nous citons :


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 Bâtir une meilleure santé de la communauté


 Installer les centres de santé
 Assainir le milieu

a. Bâtir une meilleure santé

Les actions du DC touchent également à la santé de la communauté. Le fait de bâtir une


meilleure santé revient à avoir un service médical intégré c à d l’union des médecines précédentes.

b. Installer les centres de santé

La construction et l’implantation des structures sanitaires dans tous les milieux avec des
matériels nécessaires et suffisants contribuent au développement de la communauté sur le plan
sanitaire.

c. Assainir le milieu

La fréquence de la transmission des maladies est une triste réalité vivant dans nos milieux et à
laquelle on pose toujours plusieurs questions. Il est remarqué que, tous les problèmes relatifs à
notre santé proviennent des conditions de vie de la communauté à savoir

 Les habitudes des gens par exemple la tendance de boire n’importe quelle eau, à la pèche
au lac, les hommes et les femmes font leurs besoins dans l’eau qu’ils consomment, la
monotonie alimentaire qui provoque la malnutrition
 L’environnement contribue à la transmission de maladie par exemple le climat élevé, la
présence de nappe d’eau superficielle sale par les eaux de ruissellement ou de WC
 La façon de vivre, elle permet souvent la prolifération ou la multiplication des maladies
par exemples les maisons mal construite, le surpeuplement.

1.3 LES OBJECTIFS ÉCONOMIQUES ET CONTRIBUTION DU DC AU


DÉVELOPPEMENT DU PAYS

Sur le plan économique, le DC a la possibilité de lancer des projets économiques d’intérêts publics
ou communs à savoir :

 La construction des routes pour désenclaver un village


 La construction et l’aménagement des ponts
 L’acquisition d’un bon matériel agricole.

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Souvent les meilleurs projets de DC se présentent sous forme des coopératives. Dans ce cas, ils
ont un but purement lucratif. Cependant, il faut que la population soit à mesure de comprendre que
le problème économique qui se pose doit résolu que par et pour elle. Quand, on considère le
développement économique des notions, les experts ont tendance à se situer à deux niveaux qui
déterminent deux possibilités de conception : la vision macro-économique et la vision micro-
économique.

1. La vision macro-économique

D’après cette vision économique d’un pays est perçu sous l’aspect d’ensemble, de globalité, à
travers des grandes réalisations que l’État seul est capable de créer dans le cadre d’un plan de
développement national. Ainsi, on dira qu’un pays est développé ou pas selon qu’il possède ou
non une industrie lourde, grande infracteur routière, de grandes usines, de grands moyens de
communication etc. Ici, l’État est le maitre de tout, il conçoit le développement et disposant des
capitaux énormes, ils doivent le plus grand et le seul entrepreneur du développement. Certes :
cette façon de voir les choses a des mérites, ses avantages mais son plus grand désavantage est
qu’elle néglige l’aspect détaillé du développement c à d que l’État voit seulement le
développement à partir des grandes réalisations, mais néglige les petits ensembles ruraux, les
localités, les paysans, les artisans, les forgerons,

2. La vision micro-économique

C’est celle qui s’attache au développement à la base. Elle privilégie l’aspect détail qui a été
négligé précédemment. Elle prend donc en ligne de compte les petits ensembles ruraux, les petites
entreprise et réalisations locales susceptibles d’améliorer dans l’immédiat le sort et les niveaux de
vie des gens. Le DC en tant qu’un moyen de promotion économique au niveau restreint ou social
doit s’inscrire dans ce contexte micro-économique.

Le DC répond ainsi aux désavantages vus dans le cadre de la conception macro-économique bref,
le DC est mieux placé ou indiqué pour pallier les insuffisances gouvernementales (le DC et l’État
sont donc complémentaire). En résumé, sur le plan micro-économique, le DC peut lancer des
projets d’intérêt communs comme par exemple :

 La réhabilitation d’une route pour désenclaver un village (route de desserte agricole)


 La construction d’un petit pont pour assurer les échanges entre deux milieux
 Plantation d’arbres afin de lutte contre l’érosion.

REMARQUE : la vision macro-économique du développement n’est valable que pour les pays
disposant des capitaux énormes c à d les pays dits riches. Les pays du tiers monde, pays pauvres
ou sous-équipés n’ont pas des ressources suffisantes pour permettre aux gouvernants de faire des
problèmes de développement national, une affaire exclusivement Étatique. Les tenants de cette
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conception se recrutent surtout chez les socialistes. Pour eux, seul l’État peut et doit agir à travers
le transformation politique. Ce qui incorpore tout, c’est transformer l’État. Quitter à attendre alors
le moment opportun en laissant les gens dans l’état où ils se trouvent. Ils ne pourront bénéficier du
développement que soit indirectement, soit après que l’État aura augmenté ses moyens d’action.

1.4. LE DC ET LA PLANIFICATION GOUVERNEMENTALE

La planification est une technique de développement récent. Planifier, c’est prévoir, c’est calculer,
c’est apprécier une situation dans son évolution prochaine. Sur le plan économique, la
planification a comme but de maintien de l’équilibre entre le besoin de la population et le niveau
sans cesser élever de cette population. Améliorer les conditions de vie sur base d’un schéma
préalablement établi est une chose qui relève de la planification.

Elle permet d’épargner l’énergie humaine et d’éviter le gaspillage des ressources et des capitaux
nécessaires.

3. LES MOYENS POUR DÉVELOPPER UN PAYS

Pour assurer de la bonne marche des entreprises du développement de leurs pays les
gouvernements recrutent souvent aux moyens suivants :

1. L’attrait économique

Par attrait économique, il faut entendre les possibilités de réaliser les profits essentiels par les
privés, les nationaux et étrangers. Ceux-ci disposant de leurs capitaux investissent dans un pays
parce que, celui-ci crée toutes les conditions favorables à la réalisation des bénéfices. Beaucoup
des pays en voie de développement recrutent à cette méthode en promulguant des lois (code
d’investissement congolais) qui incitent les investisseurs à se mettre à la besogne.

2. L’autorité de l’Etat

Le développement par l’autorité est celui effectué par l’Etat. En effet, celui-ci, compte tenu des
objectifs qu’il s’est assigné dans on plan, fait exécuter des travaux. Il s’agit surtout d’un effort
portant sur l’infrastructure et les équipements collectifs auxquels il faut adjoindre certaines
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entreprises de l’Etat. Cette technique a été souvent utilisée dans beaucoup des pays Africaines
pendant la colonisation et dans les pays démocratiques. Dans ces derniers pays l’Etat fixe les
objectifs qu’il impose aux populations dans le cadre des fameux plans quinquennaux.

3. La libre détermination

La libre détermination est à la base d’un développement dit volontaire, librement entrepris. Elle
correspond au self help et aux méthodes prônées par le développement communautaire. Elle invite
en effet, la population à entreprendre librement toutes les actions susceptibles d’améliorer son
niveau de vie.

En conclusion, disons que le DC peut avoir un apport apprécier dans le développement d’un pays,
il permet aux populations concernées de s’occuper librement de l’amélioration de leur sort en
utilisant les ressources qu’elles ont. Il leur permet également une action immédiate, car il leur
propose le développement et élévation de leur niveau de vie sans attendre une innervation Étatique
souvent problématique.

CHAPITRE 4 : LE CHAMPS D’APPLICATION DU DÉVELOPPEMENT


COMMUNAUTAIRE : MILIEU URBAIN ET RURAL

1. INTRODUCTION

Le développement et le bien-être sont des préoccupations universelles. Ils concernent tous les pays
et tous les peuples du monde sans distinction de race, d’option politique, ni de nationalité. Ceci
explique le fait que tous les pays du monde sont intéressés par le DC et peuvent l’appliquer. Cela
est vrai aussi bien pour les pays riches et développés qui, à coup sûr. Ne manquent pas des zones
ou d’ilots de sous-développement. L’instar de ce qui précède. Certaines questions posent :

A. QUI REALISE LE DC
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1) Les habitants et les organismes privés

Les premières réalisations de DC sont évidemment les habitants d’une localité ou d’une région
donnée. Ce sont eux qui sont concernés et qui le mettent en pratique pour leur propre bonheur. À
côté d’eux peuvent intervenir les organismes privés, notamment ceux de bienfaisance et de
charité.

2) Les organismes internationaux

Les organismes internationaux, tels que l’ONU avec Ses organes spécialisés (UNICEF, FAO,
PNUD, UNESCO,), peuvent aussi s’intéresser à la réalisation des projets de développement
communautaire. Il convient de rappeler, à cet égard, le rôle joué par l’ONU dans la structure du
DC d’abord et ensuite dans son application et sa vulgarisation à travers le monde.

3) Les Etats à travers les organismes

Enfin, pour réaliser le DC, l’Etat à travers les organismes nationaux qui peut apporter un concours
appréciable au développement national.

B. A QUI S’ADRESSE LE DC

Le DC s’adresse aux groupes, aux collectivités et communautés et non à l’individu pris isolement
(sinon il s’agit du case work). C’est donc une méthode de travail en groupe. Un individu qui
entreprend un projet personnel ne fait en aucun cas du développement communautaire. Comme
nous allons le voir dans les pages qui suivent, le DC a son champ d’application aussi bien en
milieu rural qu’en milieu urbain. Le développement est un problème de tout le monde. Le progrès
ne doit nullement constituer l’apanage d’une catégorie donnée des gens. Par conséquent, on ne
peut pas prétendre que le DC doit constituer une exclusivité d’un groupe donné. Le DC concerne
aussi bien les riches que les pauvres, les villes que les campagnes. Certes, ses modalités
d’application différeront, néanmoins, le but poursuivi sera le même.

2. LE DÉVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE EN MILIEU RURAL


a. Caractéristiques du milieu rural

Avant de relever les modalités d’application du DC dans ce milieu, il convient d’abord de


souligner les caractéristiques du milieu rural que voici :

 L’homogénéité : le milieu rural est homogène sur le plan social et sur le plan
économique. Sur le plan social, les individus sont dans les mêmes conditions. Ils ont le
même niveau de vie et sont butés aux mêmes types de problèmes. La différenciation ne
porte pas sur les conditions de vie, qui plutôt des facteurs d’ordres familial ou sur l’âge.
Cette situation est également remarquable sur le plan économique. Les villageois ses
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livrent tous aux même types d’activités économique. La différentiation, si elle existe, n’est
en tout cas pas remarquable. Ou on n’est agriculteur ou on est artisan, chasseur,
pécheur…….
 Les relations sont intimes et profondes : les relations sont intimes et plus profondes. Les
gens se connaissent tous parfaitement jusque parfois dans leur histoire. Tout le monde
connait tout le monde.
 Pas d’anonymat : En milieu rurale, le contrôle social de l’individu par sa communauté est
efficace. Comme les individus ses connaissent et comme les conditions de vie sont les
mêmes, les tentatives de marginalisation sont vite découvertes. Aucun individu n’a la
possibilité de mener une vie caché ou isolée. Tout est vu et tout est entendu.
 La vie est communautaire : il y a un esprit communautaire très vif. Les gens savent s’unir
en période de malheur comme en temps de joie. L’entraide est rapide, elle est d’ailleurs
institutionnalisée par le biais de la solidarité clanique.
b. Application du DC en milieu rural :

Outre le problème de la santé, d’éducation et d’ordre économique, nous avons vu que, compte
tenu du fait que les campagnes sont essentiellement agricoles. Il était préférable d’accorder la
priorité aux activités de ce secteur. Cela ne signifie nullement que les autres secteurs ou domaines
sont à négliger. Il suffit pour s’en convaincre de rappeler le principe selon lequel le
développement, pour qu’il réussisse, doit être un processus global et total.

Les physiocrates disaient « seule la terre est productrice des biens ». Ils ont vu juste jusqu’à
présent toute autre espèce de ressource alimentaire qui ne vient pas de l’agriculture (pêche et
chasse à part) n’est que chimère et science-fiction. Il faut donc développer l’agriculture afin
qu’elle soit en mesure de produire les aliments indispensables à la vie humaine. L’agriculture ne
produit pas seulement des aliments. Elle est également source d’emplois nouveaux et un marché
produits industriels. Ainsi, peut-elle contribuer efficacement à l’élévation du niveau de vie et au
développement dans les milieux ruraux. L’intervention du DC en ce qui concerne l’agriculture
pourra se situer entre autre dans les domaines suivants :

 Formations des agriculteurs


 Renouvèlement de l’agriculture
1. Formation des agriculteurs

L’agriculture évolue et prend de plus en plus l’aspect scientifique, la plupart d’exploitants et


ouvriers agricoles doivent avoir des qualifications beaucoup plus variées que celles des ouvriers
agricoles d’usines. Une agriculture tournée vers le progrès et en évolution constante, elle n’est
durablement acquise chaque changement entraine d’autres. Mais malgré ces changements, la
nature du processus reste toujours la même, à savoir l’utilisation de l’énergie solaire pour la

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croissance des plantes et l’utilisation des plantes pour nourrir les hommes et les animaux. Si avant,
on ne demandait à l’agriculteur que sa force physique, l’endurance et l’esprit d’observation,
aujourd’hui on réclame des qualités de vendeur, d’acheteur, de mécanicien, de gestionnaire, de
coordinateur ; de chef d’entreprise. On exige donc qualités qui doivent faire de lui un être
polyvalent. Ces qualités nécessitent des véritables séances de formation, de tâche à laquelle le DC
peut s’adonner.

2. Renouvellement de l’agriculture

Le renouvellement de l’agriculture intéresse le DC car il vise l’amélioration et l’augmentation de


la productivité. Cette augmentation sera obtenue par l’intensification et la diversification des
cultures. Elle sera également obtenue par l’introduction des nouvelles méthodes culturales, plus
élaborées et plus efficace. Les avantages que l’on peut en tirer sont nombreux. Nous avons déjà
souligné l’augmentation de la production qui entrainera immanquablement l’amélioration du
niveau de vie. Nous pouvons dire également qu’il permettra de :

 Remodeler la mentalité des gens


 Absorber les produits de l’industrie
 Constituer une certaine base de l’intensification, de diversification et de l’introduction de
nouvelles méthodes, qui sont des taches nouvelles auxquelles le DC peut s’atteler en
milieu rural pour le bien-être des populations.

3. LE DÉVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE EN MILIEU URBAIN


3.1. Caractéristiques du milieu urbain
La ville est caractérisée par des traits contraires ou diamétralement opposés à ceux de la
campagne :
1. Facteur spécial : la Ville reste vaste et densité démographique y es élevée. Les habitants y
sont y de loin plus nombreux qu’au village. Les espaces sont organisés, il Y a des quartiers
résidentiels et des zones du travail,
2. Les relations sont multiples et superficielles : Généralement en ville les relations sont
superficielles. Les personnes ne se connaissent totalement. Elles sont également
nombreuses. En effet, l’individu est appelé ç vivre dans plusieurs milieux successifs, n’a
pas le temps d’entretenir des relations intimes. Les relations sont lâches.
3. L’anonymat : la ville est très peuplée et vaste. Ces deux éléments rendent l’individu
incontrôlable. Il peut évoluer et avoir une vie cachée : c’est l’anonymat.
4. Pas de vie communautaire : la vie y est individualiste. Les phénomènes qui se passent chez
les voisins n’inquiètent pas tellement car on est préoccupé par son travail. La solidarité et
l’entraide n’existent plus, on est contré de recourir à des unités superficielles telles que : le
quartier, la rue, La famille à tendance à se restreindre.
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5. La mobilité est grande : la mobilité des gens est très grande. Les moyens de transport sont
très efficaces. En une journée, l’individu a la possibilité de vivre dans plusieurs milieux.
Ceci se répercute sur le plan social où l’on remarque une grande mobilité.

3.2. Application du développement communautaire en milieu urbain


 En zones urbaines, le lancement d’un projet de DC est précédé par une enquête préalable.
Ceci pour permettre une connaissance efficace de réalité avec lesquelles on sera à la prise.
En ville, les unités d’actions sont différentes de celles de la campagne. En ville, nous
l’avons vu, il est impossible de reconstituer l’homogénéité du village, l’homogénéité
découlant du fait que tous les habitants ont des liens intimes et profonds. Ainsi, se verra-t-
on de recourir à des unités de voisinage telles que le quartier, la rue ou la zone. En ville, les
activités du DC sont orientées vers l’artisanat, la salubrité publique, bref vers le secteur
tertiaire qui emporte sur l’agriculture. L’objectif principal du DC en milieu urbain est de
promouvoir la qualité de vie des communautés marginalisées. Il s’agit donc d’orienter les
actions vers les individus qui sont en marge de la société urbaine, càd ceux-là qui sont
considérés comme rejetés et qui, par conséquent, ne sont pas intégrés dans la vie courante.
Bien plus ; on fait révéler qu’après la deuxième guerre mondiale et surtout après
l’accession des colonies aux indépendances, on a assisté à des grands mouvements des
masses populaires des campagnes vers les villes. Ces mouvements connus sous le nom
d’exode rural se sont au problème de la croissance démographique galopante. Ces deux
facteurs ont conduit à une véritable explosion démographique par exemple la ville de
Kinshasa est passée à moins de 10ans de 400 000 habitants à 1 000 000. Les raisons
invoquées pour expliquer cet exode rural sont nombreuses. On a pris en ligne de compte :
o Les conditions de vie apparemment déplorables à milieu rural
o Le manque de loisir
o Le poids de certaines coutumes et croyances
o L’attrait exercé par la ville sur les jeunes,

Évidemment, les conséquences se sont révélées incalculables, surtout que ces villes n’étaient pas
préparées à recevoir une telle masse. Il n’existait aucune structure d’accueil, comme en temps de
guerre ou d’évasion, les populations rurales qui arrivaient, s’approchaient de l’extérieur,
encerclaient la ville, bâtissaient provisoirement et s’installaient définitivement. Il convient donc de
relever qu’avec l’exode rural, il se développe autour des villes du tiers monde des bidonvilles ou
des endroits appelés zones de squatting est un mot qui indique l’action d’occuper anarchiquement
un terrain et d’y bâtir sa demeure avec des matériaux non durables. Actuellement ce terme désigne
les quartiers périphériques sans aucune infrastructure urbanistique. En plus les gens qui y vivent
étant des véritables campagnards sans aucune formation ni qualification professionnelle ne

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pouvaient qu’occuper que la base de la hiérarchie sociale en exerçant que des emplois de bas
niveau, mal rémunérés. Les caractéristiques d’une zone de squating sont :

 Maisons en matériaux non durables, bâtis à la hâte sans planification préalable


 Manque d’égout, des caniveaux, des fosses septiques, d’électricités, d’aération, toiture trop
basses avec les fenêtres petites et insuffisantes. Pas d’équipements collectifs comme les
marchés, centres sociaux, dispensaires, hôpitaux, écoles, stades,….
 La pauvreté y est telle que la sous-alimentation bat le record (tuberculose, verminose,
paludisme,…..)
 Manque d’eau potable, sous-emploi et chômage, la jeunesse se distrait dans la prostitution,
la délinquance. Il y a des bandes d’enfants non scolarisés et parfois non accompagnés
 Les besoins alcooliques constituent la seule activité.

Comme on vient de le constater, le DC a beaucoup à faire, surtout que le pouvoir public est
débordé. C’est pourquoi dans beaucoup des villes du tiers monde on a tout de suite pensé à des
actions de self help pour bâtir l’organisation de ces zones sous urbaines. C’est ainsi que les
spécialistes en développement et les sociologues ont étudié ce cas et ont trouvé qu’il fallait créer
des unités sociales ou d’exploitations collectives dans lesquelles on pouvait baser une action
valable (on les appelait les unités de production ou de voisinage. Celles-ci différents d’un pays à
l’autre.

[Link]és de voisinage
1. En ISRAEL : ces unités de production sont :

a) LE KIBBOUTZ : le premier a été créé en 1909 à DEGANYA. Etymologiquement, le mot


kibboutz signifie « assemblement ». pratiquement, il s’agit d’une exploitation collective
dont les membres vivent, produisent et consomment ensemble.
b) LE MOSCHAV OVDIM : ce type d’exploitation collective diffère du kibboutz. Il essaye
de laisser une large place à la vie individuelle et familiale tout en lui donnant un effort
d’encadrement communautaire et cette formule aboutie à créer une sorte des villages
coopératifs. Il laisse l’autonomie de la vie familiale et une certaine autonomie de
l’exploitation
c) LE MOSCHAV CHITOUFI : il se présente comme intermédiaire entre deux secteurs qui
fonctionnent, l’un appelle le moschavodim et l’autre le kibboutz. Chaque foyer mène une
vie indépendante et détient une terre individuelle qu’il cultive lui-même.

2. EN RUSSIE (ex URSS)

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Il existe de coopératives agricoles de production appelées SOVKHOZ et KOLHOZ. Dans


Kolkhoz, les paysans mettaient en commun leurs terres et autres moyens de production (bétail,
matériel, fourrage, semence), le tout évaluer en argent, 50 à 70 pour cent de cette valeur
constituant la quote-part de chacun, mais terre devenait d’office une propriété de kolkhoz. Chacun
pouvait quitter le kolkhoz et se voir restituer en argent sa quote-part, mais la terre devenait
d’office une propriété de kolkhoz au point que la superficie de terres du kolkhoz ne pouvait
qu’augmenter.

3. AU PAKISTAN : ces unités s’appellent VIKAS MANDALS


4. EN INDE (CALCUTA)
Ces unités s’appellent KATFAS, il s’y forme des associations ayant pour but d’obtenir de
l’Etat les services qui manquent à savoir l’éduction d’eau, l’électricité, l’aménagements
des avenus, le transport, dans les katfas, il y a des animateurs qui créent des comités
d’actions civiques, qui font des discutions communes et régulières pour débattre de grands
problèmes.
5. AU MEXIQUE
Ces unités s’appellent VECINOADES. Il s’y crée une véritable interaction sociale, on s’y
forme des caisses d’entraide et d’épargne. Le sens social se manifeste surtout à l’occasion
des fêtes religieuses, des cérémonies des deuils, des mariages, on fait des loteries pour
subvenir à certaines nécessités urgentes.
6. INDONESIE
Ces unités s’appellent CAMPONGS (coopératives, travail en commun, comités
syndicaux,)

CHAPITRE 5: L’ANIMATION POUR LE DÉVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE

5.1.Définition de l’animation

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L’animation du développement reste un processus qui, une fois appliqué dans un milieu
quelconque opère une transformation mentale.
L’animation joue un rôle très important dans tout programme du DC car elle permet de
pénétrer la conscience de la population. Sa réussite dépend de la souplesse avec laquelle
les animateurs la mènent.

Le terme animation peut être définit de différentes manières, mais nous retenons que
l’animation c’est rendre plus chaud, c’est donner la vie, c’est exciter, entrainer, c’est encourager.
Animer pour les agents de développement, c’est susciter la population aux actions de
développement.

[Link] composants de l’animation

Toute animation comporte trois éléments essentiels à savoir : l’information, la formation et


l’échange d’expérience.

A) L’INFORMATION

Celle-ci est la clef magique qui ouvre les mémoires des gens. Elle permet à la population
de découvrir ses insuffisances, ses capacités et ses ressources. Il convient de souligner que
dans chaque communauté coexistent deux types des besoins à savoir
 Les besoins ressentis (ceux-là qui sont connus par tous)
 Les besoins latents (inconnus), ce sont les besoins endormis et que l’information
peut éveiller. C’est pourquoi on les appelle « besoins à éveiller »
B) LA FORMATION

Une fois que la population a l’information cela ne suffit pas, il faut maintenant former si pas toute
la population, mais des personnes appelées à entretenir l’information reçue et de passer aux
réalisations concrètes. Cette formation permet de recevoir les différentes techniques pouvant aider
à éradiquer la misère et les goulots d’étranglement qui constituent un frein au développement.

C) L’ÉCHANGE D’EXPÉRIENCE

Celle-ci doit avoir lieu entre techniciens et population, entre populations elles-mêmes et
techniciens entre eux.

 Échange entre technicien et la population

Elle permet aux techniciens de connaitre leurs partenaires, les insuffisances qu’il a en vue de
penser à des véritables actions

 Échange entre population elles-mêmes


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Dans toute action du DC, il faut toujours permettre aux populations venus des différents coins de
s’informer sur ce qui se passe dans leurs milieux respectifs. Cela les aidera à tirer des leçons pour
leur propre développement.

 Échange entre techniciens sur terrain

Par technicien, il faut entendre toutes les personnes qui interviennent pour sortir la population de
sa misère. Il s’agit des agronomes, des vétérinaires, des assistants sociaux, des infirmiers, des
sociologues, les experts en développement.

Toutes ces têtes doivent se regrouper pour échanger leurs expériences, chacun là où il a vécu, les
réussites et les échecs qu’il a connus ainsi que les causes de ces échecs et les effets qu’l a eu. L’on
comprend donc que cet échange permettra de centraliser toutes les expériences pour en faire une
banque d’information pouvant éclairer le développement.

5.1. QUELQUES TECHNIQUES D’ANIMATION POUR LE DC

1. Mini exposé expérientiel

C’est une technique qui consiste à présenter un sujet ou un problème comme de réflexion. Son
principe est d’impliquer les participants à travers la discussion et les activités contribuant à la
transmission efficace d’informations.

.2. Brainstorming

C’est une technique d’animation ou d’analyse des besoins qui consiste à faire travailler les
participants chacun individuellement et qui génère des idées créatrices. Elle utilisable pour un
objectif du domaine du savoir.

3. Étude de cas

C’est une technique qui consiste à :

 Faire étudier par un groupe des situations les problèmes concrètes avec leurs détails réels.
 Provoquer à partir de chaque analyse de cas, une prise de conscience exacte et ajustée de la
situation et préciser une recherche de solutions efficaces.

4. Discussion animée

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La discussion animée est une technique qui consiste à présenter un problème ou sujet comme de
discussion. Son principe est d’établir un dialogue entre l’animateur et son groupe de permettre la
communication dans les deux sens.

5. Les théâtres ou les sketches

Ces techniques sont jouées par des personnes. Elles sont divertissantes et amusantes. La
transmission de message dépend des auteurs et de thème choisi.

6. Philips 6.6

La technique vise à offrir la possibilité de s’exprimer à chacun des participants d’un groupe
important (100 personnes ou plus) sans perdre trop de temps. La technique consiste à discuter des
points successifs en groupe de 6personnes par quota de 6 minutes.

Nous recommandons de recourir également aux supports pédagogiques qui sont des outils
utilisés comme auxiliaires d’animation afin de faciliter la transmission des connaissances, des
techniques…….

Nous distinguons trois groupes de supports pédagogiques (médias) :

 Médias Auditifs : ici on entend seulement. Par exemple : les cassettes, les disques, la
radio….
 Médias visuels : on voit seulement et on a besoin des explications. Par exemple : une boite
à image, une affiche, les objets réels,
 Médias audiovisuels : on entend et on voit ; par exemple : la vidéo, le film, le théâtre,
La meilleure façon de transmettre un message, c’est la combinaison de plusieurs supports
pédagogiques. En général, on peut dire ; l’homme retient en moyenne :
 10% de ce qu’il lit
 20% de ce qu’il entend
 30% de ce qu’il voit
 70% de ce qu’il entend et voit
 90% de ce qu’il dit et fait lui-même

5.2 LES ANIMATEURS OU AGENTS DU DC

Dans toute action du DC coexiste deux types d’animateurs à savoir :

 Les animateurs venant de l’extérieur de la communauté (ce sont les professionnels)


 Les animateurs locaux c à d ceux-là qui sont issus de la population bénéficiaire de l’action
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Les animateurs extérieurs sont suffisamment informés sur les problèmes de développement et
aident la communauté à comprendre que les problèmes se posent. Ils sont donc porteurs
d’innovations. Ils montrent au gens comment se déroule une action de DC.

Cependant, comme ces professionnels sont appelés à se retirer à un certain moment donné, il est
utile de procéder à la formation des cadres locaux dont la tâche est d’assurer le suivi des actions
amorcés pour éliminer définitivement les tares (c’est le cas du comité du développement, de
comité de suivi)

N.B. : une tare est une insuffisance, c à d un besoin non satisfait. L’animateur du DC doit être vêtu
d’une certaine déontologie :

 L’amour des hommes


 La sympathie
 Le courage et la persévérance
 La communication facile
 La délicatesse et la politesse
 La capacité de susciter l’enthousiasme
 L’exemplarité
 L’autorité et le sens pédagogique.

Pour cela, l’animateur doit être simple, optimiste, social et modèle de conduite. Il doit savoir
respecter les êtres, les choses, les coutumes et les habitudes. Il doit aussi savoir écouter les
opinions des autres. Il doit ainsi éviter :

 L’esprit de lucre et de compétition


 La précipitation
 L’autoritarisme à outrance

Il faut donc souligner que le rôle de l’animateur de DC est complexe car il est à la fois facilitateur,
catalyseur, thérapeute, accompagnateur, instituteur,

Bref, l’animateur du DC vise l’intérêt de la majorité et n’oppose pas les gens. Il évite les tensions,
mais si celle-ci se présentent, il les gère. Il doit éviter de créer une grande distance entre lui et la
population. Il est ouvert, accueillant, large d’idées. C’est quelqu’un qui apprend à apprendre.

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CHAPITRE 6 : QUELQUES DIRECTIVES OU COMMENT PROCÉDER POUR AMORCER


UNE ACTION EN DÉVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE

Une action du DC ne s’impose pas. Elle doit suivre une certaine ligne de conduite, elle doit passer
par les étapes précises pour que sa réussite soit garantie. Par l’action éducative qui est la plus
important, l’animateur du DC fera découvrir notion du progrès ainsi que la nécessité de fournir les
efforts personnels pour améliorer les conditions de vie de la population. Étant donné que le DC
prône la libre initiative, la démocratie, il fait recours aux ressources locales. Cela doit aider les
gens à comprendre que ce qui se fait n’est pas imposé de l’extérieur.

Les différentes phases par lesquelles l’action de DC doit passer sont :

 Apprendre à connaitre la collectivité et réunir les renseignements sur elle


 Choisir la région à développer
 Découvrir les animateurs et les leaders locaux
 Faire le diagnostic de la situation ou aider les gens à discuter de leurs problèmes
 Définir les priorités
 La motivation pour l’action
 Arrêter un programme d’action, le planning opérationnel
 L’opérationnalisation
 L’évaluation.

6.1. Apprendre à connaitre la collectivité et réunir les renseignements sur elle

Dans cette étape, l’agent du DC, avant toute chose devra se faire accepter par la population
comme quelqu’un qui veut et qui peut l’aider. Si en case work, on recommande au travailleur
social de connaitre son client et se faire accepter par lui, en DC par contre, l’animateur ou le
responsable doit commencer à connaitre la collectivité et doit arriver à gagner sa confiance. En
l’enquête en milieu urbain et l’analyse de la région en milieu rural.

La phrase de l’action comprend l’approche par documentation et l’approche contact

a). Approche par documentation

Avant d’aller sur terrain, l’argent de DC doit chercher les plus d’information possible sur la
population en lisant tout ce qui a été écrit sur les légendes, l’histoire, la géographie physique et
humaine de la zone, le totem, Il devra lire les rapports, les articles, les récits de voyage. Il devra

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chercher d’autres documents chez les administrateurs du territoire, les missionnaires, les assistants
sociaux, les médecins, les enseignent, les commerçants.

Parmi les sources documentaires que m’argent de DC ou AS aura à utiliser, citons :

 Les plans qui ont été envisages pour l’amélioration des quartiers, des villages ;
 Les documents parlementaires
 Les statistiques sur les emplois et les chômages
 Les rapports sur l’évolution de la situation économique (production dans différents
domaines)
 Les rapports sur les équipements scolaires
 Les rapports sur les évêchés et paroisses
 Les rapports des syndicats, mutualités et coopératives

b). Approche par contact

Ce qui la documentation ne suffit pas. L’animateur doit descendre sur terrain, voire de ses propres
yeux et touches de ses propres mains la réalité sur laquelle il est appelé à travailler en s’intégrant
dans le milieu.

Pour, ses agissements aux mœurs locales, aux caractères propres des gens qu’il étudie. Il doit être

Mieux observer, l’argent de DC devra s’intégrer, il devra adapter son attitude, ses réactions

Amical, il devra chercher à comprendre les préférences des gens et qu’ils détestent. On ne lui
demande pas de vivre comme eux, mais on l’exige de vivre avec eux. C4est seulement à ce prix
qu’il arrivera à connaitre son peuple. Il faudra également du temps et de la patience. L’âme de du
peuple, on ne la saisit pas dans une journée.

6.2. Choisir la région à développer

Cette étape, pour des raisons évidentes, peut se situer avant l’analyse de la région. L’animateur
sous risque de courir vers un échec, ne se permettra pas d’aller travailler dans n’importe quelle
contrée.

Pour réussir une action de DC, il faut d’abord bien choisir et délimiter l’unité sur laquelle va
porter l’action entreprise.

Cette unité territoriale doit avoir certains liens spécifiques :

 Limites sur le plan géographique

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 Limites sur le plan économique (c-à-dire ce village ou cette contrée est soumis aux mêmes
conditions économiques comme un seul marché d’écoulement de produit)
 Limites sur le plan administratif : c-à-dire soumis à une autorité politico-administrative qui
règne sur l’entité
 Limites sur le plan culturel et social : les gens partagent les mêmes cultures, les mêmes
difficultés….
 Outre ces liens spécifiques, il y a d’autres critères importants auxquels doit répondre le
choix de la région à développer. En voici quelques-uns :
 Urgences : la région choisie est celle qui connait des problèmes urgents
(mauvaises récolte, calamités naturelles, épidémies…)
 Facteur géographiques défavorables (surpopulation, sécheresse) ou favorable au
développement (présence des voies de communication, terres fertiles…)
 Facteurs humains : population ouverte et favorable au changement et progrès

En général, on préfère un lieu où l’action peut obtenir des résultats positifs à courts terme. Ainsi,
seront retenues en premier lieu :

 Des régions qui sont ou peuvent devenir des pôles de développement


 Des régions qui forment ou se trouvent dans le voisinage d’une poche de développement
 Des régions qui se trouvent à la croisée des chemins
 Des régions qui ont besoins aigus

a) Des régions qui sont ou peuvent devenir des pôles de développement

Un pôle de développement, c’est une centrée, c’est-à-dire, là où il y a une bonne infrastructure


(routes, ports, moyens de transport, de l’énergie suffisante, une population travailleuse, des
matières premières facilement accessibles, des capitaux,)

Quand un pôle de développement est mis en marche, ses unités motrices (les entreprises qui sont
concentrée) exercent une influence d’attraction, de propagation, de rayonnement et de stimulant.
Un pôle de développement (ou centre pole) exerce un effet d’entrainement dans toute la région
avoisinante. Il est à la base de création de nouvelles activités économiques qui sont attirées par les
conditions propices ainsi établies.

Exemples :

 La construction d’un port entraine l’installation des industries et manufactures nouvelles


 Installation d’une usine d’assemblage des véhicules amène les investisseurs à créer une
autre usine qui fabrique les batteries.

Le port et l’usine sont donc dans ce cas des centres pôles ou pôle de développement
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b) Des régions qui sont ou se trouvent dans le voisinage d’une poche de développement

Une poche de développement est une région à forte densité humaine, ayant une activité
économique intense mais n’exerçant pas sur les régions environnantes un effet d’attraction, de
propagation et de stimulation dans les environs. Bref, la poche de développement a seulement
beaucoup d’hommes (forte concentration humaine), il y a manqué d’influence sur ces villages
voisins. c) Des régions qui se trouvent à la croisée des chemins

Ce sont des régions largement ouvertes aux influences voisines parce que beaucoup de personnes
extérieures y passent régulièrement ou y séjourne longtemps.

d) Des régions qui ont des besoins aigus

Ce sont des besoins qui poussent les gens à réclamer des solutions à leurs justes valeurs.

N.B : LA ZONE PILOTE : dans une réalisation de DC, on appelle zone pilote, toute unité d’action
développée comme modèle, comme exemple pouvant stimuler ou inciter les contrées
environnantes à l’action. Cette Zone doit être un espace homogène, caractérisée par une unité à
caractère ethnique, administratif et religieux. C’est une zone qui doit avoir une force de cohésion.
Elle doit présenter une unité qui soit « une unité de vie » dans laquelle l’action devra se dérouler
harmonieusement. Enfin, elle doit être une aire géographique naturelle.

La zone n’est pas à confondre à un centre pole. Centre pole est un pôle de développement qui
exerce un effet d’entrainement dans toute la région voisinante. Il est à la base de la création des
nouvelles activités économiques, attirées par des conditions propices ainsi établies. Ans, la
construction d’un port entraine l’installation d’industries et de manufactures nouvelle.

6.1. Découvrir les animateurs et les leaders locaux

L’action de DC étant censée être avant tout une action de self help, il importe, dès le début, que les
agents s’efforcent de trouver les animateurs et des leaders au sein de la population. Le recours aux
animateurs est indispensable pour les raisons suivantes :

 D’abord, les animateurs, étant donné qu’ils sont issus du peuple, ont la facilité de se faire
comprendre et se faire accepter. Ils ont également, plus que tout étranger, la facilité
d’arriver à bout de méfiance et de la résistance que l’appel au changement peut provoquer
parmi la population. Leur concours est donc déterminant.
 Ensuite, nous l’avons déjà souligné, le DC est souvent déclenché par les étrangers. Or,
souvent ils sont confrontés à des problèmes d’ordre culturel qui doivent déclencher par des
étrangers. On, ils sont confrontés à des problèmes d’ordre culturel qui doivent à tout prix

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être résolus pour que le courant puisse bien passer entre eux et la population. Les
animateurs pourront, à cet égard, faire faciliter le pont et leur rendre ainsi la tâche aisée.
 Une troisième raison pouvant justifié le recours aux animateurs locaux est de nécessité de
trouver les continuateurs. En effet, le développement est un processus qui se veut
continuer. Les étrangers porteurs d’innovations finiront par s’en aller. Mais, leurs œuvres
devront se poursuivre. Pour cela, il leur faudra des remplaçants. On ne pourra les recruter
qu’au sein de la population concernée.

LES LEADERS : les animateurs locaux à découvrir doivent répondre à certains critères. On ne
recrutera pas n’importe qui, ils doivent posséder certaines qualités et doivent avoir une certaine
audience auprès de la population : ils doivent être donc des leaders. Un leader est un chef et sa
fonction est le leadership. Dans tout groupe, il y a toujours un chef officiellement reconnu et
accepté de tout le monde. C’est celui qui dirige et les autres obéissent. On l’appelle « leader
formel »

A cote de leader formel, il peut exister quelqu’un qui, par des relations avec les autres membres,
arrive à occulte est appelé « leader informel », souvent, il est mieux écouté que le premier. Cette
ascendance sur les autres lui viennent de ses relations avec les membres du groupe, de sa
crédibilité et de ses actions.

En résumé, il existe trois types de leaders à savoir :

a. Le leader naturel ou charismatique

C’est une personne qui est leader par ses qualités innées naturelles. Il a une compétence que les
autres supposent venir de Dieu. C’est ce qu’on appelle « le charisme »

b. Le leader de position (social) : c’est toute personne qui occupe une place dans
la hiérarchie sociale.
c. Le leader de fonction : il tire son autorité d’un poste ou place de
commandement. Une même personne peut réunir en elle une, deux, voire trois
espèces de leadership.
Par exemple : un ministre peut appartenir à une famille puissante et avoir en
même temps des qualités innées de chef. Des acquises, notamment par
éducation, peuvent être transmises à la progéniture et devenir par la suite des
qualités héréditaires.

Les leaders naturels doivent répondre aux qualités suivantes :

 Savoir se faire écouter


 Être des modèles de conduite
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 Avoir un esprit de décision


 Être capable d’influencer les autres
 Être notoirement de bon conseil

Ajoutons que l’animateur doit être optimiste, simple et social, modèle de conduite.

6.3 Faire le diagnostic de la situation ou aider les gens à discuter de leurs problèmes

À ce niveau, il est question de relever tous les problèmes du milieu. Pour y arriver il faut organiser
des réunions dans lesquelles toutes les techniques apprises en MAS et en psychologie sociale
doivent être utilisées entre autre :

 Le brainstorming (tempête du cerveau)


 Le philipps 6.6
 Le diner débat
 La table ronde
 Le séminaire ; etc.

En bref, dans cette phase, il faut enregistre tous les problèmes du milieu sans élimer un seul càd
même si la population propose la construction d’un aéroport ou d’une grande universitaire il faut
toujours noter

6.4 La définition des priorités

Après avoir révélé les problèmes qui se posent, on devra alors cherche ceux-là qui nécessitent une
solution urgente et immédiate. Pour les connaitre, il faut :

 Voir les problèmes communs


 Voir le problème dont le règlement est rapide, claire, possible et réalisable par la
communauté.

Aussi faudra-t-il retenir les problèmes dont les solutions :

 Permettent l’accroissement du revenu individuel


 Apportent une rentabilité directe
 Permettent la création d’emplois
 Ont des effets d’entrainement pour le milieu urbain

6.5 La motivation pour l’action

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Étant donné que la définition des priorités est faite uniquement avec les leaders, cette étape
consiste à conscientiser l’ensemble de la population pour que celle-ci comprenne le bien fondé des
projets retenus ; il s’agit donc d’associer la population à la recherche des solutions aux problèmes
qui se posent.

6.6 Le planning opérationnel

Il s’agit d’établir un plan d’action qui définira les activités à réaliser et les ressources à utiliser.
Parmi les instruments utilisés dans le planning, il existe un diagramme d’activités
appelé « diagramme de Gant » ou « calendrier d’activités ». ce calendrier définit la périodicité sur
laquelle s’étendent les projets entrepris.

Exemple : Soit un projet de construction de 12 salles de classes dans le groupement Bashali


Mokoto en territoire de Masisi. La mise en œuvre de ce projet nécessite les activités ci-après :

 La sensibilisation de la population bénéficiaire


 La recherche de financement
 L’achat de la parcelle
 Le recrutement du personnel
 L’achat de matériels de construction
 La mise en œuvre (la construction)
 Le suivi des activités
 L’évaluation

Si la durée du projet est d’une année soit 12 mois, ces activités seront présentées dans le
diagramme de Gant de la manière suivante :

Tirning La durée du projet : une année soit 12mois


Activités Responsable (l’année 2018)

La sensibilisation Animateurs
La recherche de Coordination
financement
L’achat de la parcelle Coordination
Recrutement du personnel Coordination
Achat de matériel Logisticien
La mise en œuvre Ouvriers
Le suivi des activités La coordination
L’évaluation Les partenaires

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6.8 L’opérationnalisation

C’est le fait de passer aux actions concrètes et donc d’utiliser toutes les prévisions contenues dans
le diagramme ou calendrier d’activités. En effet, cela ne pourra pas se faire sans une équipe
dirigeante. Un projet de DC est entrepris peut avoir la structure suivante :

a) L’assemblée Générale

C’est l’organe suprême qui réunit tous les membres qui ont souscrit au projet. Elle se réunit une ou
deux fois par an en assemblée ordinaire et à tout moment lorsque les besoins l’exigent en
assemblée extraordinaire.

b) Le conseil d’Administration

Il est composé des membres élus dans l’AG et dont la tâche principale est de faire exécuter les
décisions votées dans l’AG ce conseil assure le suivi de toutes les activités et a le pouvoir de
limiter les agents engagés.

c) La coordination

C’est l’organe désigné par les spécialistes dont la tâche principale est de définir les stratégies pour
que le projet produise des résultats satisfaisants. Dans l’autre organisation, la coordination
s’appelle « secrétariat exécutif ». Après la coordination, on peut avoir beaucoup d’autres
départements crées selon la philosophie du projet.

Ex : Département des finances, services généraux

NB : Selon la nature des activités, on peut retrouver les organes suivants dans une organisation :

 Le conseil de surveillance ou commission de contrôle : il est l’œil de l’AG, parce que sa


tâche principale est de vérifier l’authenticité des documents.
 Une commission des crédits qui n’est valable que pour les coopératives financières
(COOPEC, COOFICO,), sa tâche principale est de statuer sur les demandes des crédits,
d’analyser les garanties que présentent les demandeurs et enfin d’octroyer aux personnes
intéressantes.

6.4 L’évaluation

Au cours de l’évaluation, on devra se force de vérifier si les objectifs ont été atteints et comment
on a utilisé les moyens disponibles. Ce qui permettra de combler les lacunes en arrêtant des
nouvelles stratégies. Lorsque l’évaluation est faite par les personnes extérieures, elle est dite
« évaluation externe », lorsqu’elle est faite par les agents même de l’organisation, elle est dite

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« auto-évaluation ou évaluation interne », lorsqu’elle est faite par les agents externes en
collaboration avec les agents internes et les bénéficiaires, elle s’appelle « évaluation mixte ». Par
rapport aux périodes, on parle de l’évaluation ex-ante, mi-chemin et ex-post. Elle est :

 Ex-ante : Qui se fait avant la mise en œuvre ou l’exécution de l’action


 À mi-chemin ou mi-parcours ou permanente : Elle se fait pendant le déroulement de
l’action
 Ex-post : Qui se réalise après l’exécution c à d après le projet.

CHAP 7 : LA TRANSMISSION DES INNOVATIONS

7.1. Définition

Le DC une fois les différents éléments de l’action en place (l’équipe dirigeante organisée,
l’enquête exécutée, le plan), vient principalement l’introduction d’innovation. Le développement
résulte des innovations acceptées et généralisées. Nous entendons par innovation l’acquisition des
techniques, d’organisation, de façon de faire, de connaissances, de comportement nouveaux, qui
modifient le genre de vie, augmentent le niveau de vie ou résolvent des problèmes posés par la
communauté.

Exemples :

 L’apparition des premiers tracteurs dans une région est une innovation
 L’organisation des premières coopératives est une innovation
 Le raccourcissement du chemin que doit parcourir un produit dans un atelier est une
innovation
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 L’apprentissage par la population des mesures préventives contre une maladie est une
innovation
 L’abandon progressif d’une mauvaise coutume est une innovation

7.2 La transmission des innovations

Certaines innovations capitales pour le développement sont introduites et transmises par le DC.
Nous entendons par transmission, l’ensemble des procédés grâce auxquels l’innovation passe des
agents du DC aux membres de la population et se généralise dans la communauté.

1. Personnalité des porteurs de changement.

La personnalité des hommes qui sont appelés à introduire et à diffuser des innovations est d’une
importance capitale. Il faut donc porter un soin minutieux au choix des personnes qui expliqueront
les premières telles ou telles nouveautés. Ceux qui expliquent l’innovation à leurs concitoyens
doivent éveiller la sympathie, avoir un sens pédagogique, savoir démontrer leurs positions,
entretenir avec l’autre un lien de confiance. Ceux qui expliquent une innovation dans leurs
relations, dans leurs maisons, dans leurs familles, doivent être considérés dans la communauté et
jurés dignes d’être imités.

2. les conditions de l’introduction de l’innovation

L’innovation serait acceptée uniquement par la population si certaines conditions avaient été
observées lors de sa présentation. La condition primordiale pour que l’innovation soit
acceptée « elle doit être proposée et non imposée ». Nous avons trois autres conditions :

a) L’innovation doit se greffer sur les pratiques existences

b) Découvrir les raisons d’une résistance

Même une population illettrée a de l’intérêt quand il s’agit d’améliorer sa situation. Si donc elle
Toute nouvelle connaissance, toute nouvelle technique attitude doit se greffer sur les
connaissances techniques, attitudes existences dans la communauté. Par conséquent, les
responsables du développement communautaire doivent connaitre parfaitement les coutumes, les
habitudes, les opinions de la communauté.

Rejette une innovation que nous lui suggérons, c’est parce qu’elle voit des choses d’un autre point
de vue que nous, ou que son expérience ne confirme pas ses propositions faites. En face de refus,
nous n’avons pas le droit d’accuser la population de conservatisme ou de mauvaise volonté. Nous
devons plutôt recherche, la raison des refus qui s’explique toujours.

c) Analyse des effets secondaire de l’innovation


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Beaucoup d’innovation sont cependant rapidement acceptées si leur supériorité sur les anciennes
façons de faire, de penser ; est manifeste. Ainsi par exemple l’adaptation d’un meilleur instrument
de travail ne rencontre qu’exceptionnellement des résistances. Toutefois, il peut se faire qu’auprès
un certain temps une déception prenne la place de l’enthousiasme dès le début. Il peut en être
ainsi, par exemple lors de l’introduction d’une nouvelle semence améliorée ; le rendement est plus
élevé. Mais si la farine ne leur plait pas, il y a beaucoup à parier qu’ils retourneront à l’ancienne
culture. Cette aventure nous enseigne qu’avant de proposer une innovation, nous dévons faire le
tour complet du problème pour découvrir les éventuels effets secondaires. Dans l’exemple cité, il
aurait fallu penser que le blé doit servir à préparer le pain et l’innovation devra toucher deux
domaine : Apprendre aux hommes à réussir la nouvelle culture et apprendre aux femmes à cuire
du bon pain avec la nouvelle farine.

d) Ne pas heurter de front les croyances

Certaines innovations peuvent heurter de front des croyances fondamentales de la population, ses
coutumes ancestrales ou sa religion. C’est dans ces circonstances que l’opération s’annonce la plus
délicate. À cause de la variété infinie des situations possibles, il est malaisé de résoudre le
problème en termes généraux. En certains endroits, la résistance est farouche, comme en Inde où
la population défend contre vents et mariées ses vaches sacrées ; ailleurs il peut s’agir de
superstitions peu profondes et surmontables sans trop des peines. En générale, nous pouvons
toutes fois affirmerait nous basant sur l’expérience du passé, qu’une population fermement
décidée à se développer est prête à payer le prix si celui-ci ne comporte pas une attitude à sa
personnalité ? si cela est vrai, le schéma de l’action au cas où une innovation se heurte aux valeurs
fondamentales existantes, peut être conçu ainsi :

- Il faut avant d’aborder l’innovation délicate, raffermir la volonté de la


communauté ;
- Il faut ensuite évaluer avec le plus d’exactitude possible les croyances qui
s’opposent à l’innovation ;
- Dès que nous estimons qu’il est possible d’aborder un problème parce que la
population est décidée à payer le prix du développement, nous présentons
l’innovation suggérée. En même temps nous exposons sincèrement les
difficultés et nous aidons la population à réviser sa conception du monde.

4) L’exposé de l’innovation

Pour exposer l’innovation un moyen est choisi : la réunion avec discours, le cinéma, la
présentation de photo ou les diapositives, etc. indépendamment du moyen choisi, l’exposé est
ordonné selon certaines règles communes à toutes les formes de présentations de l’innovation :

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 Être entièrement constructif


 Adapter l’innovation aux circonstances locales
 Bien préparer la réunion
 Bien mené la réunion (la durée, la place de l’orateur, la disposition des auditeurs,)
 Un thème par réunion
 Travailler en groupe
 Combattre l’attitude de mendicité
 Prévoir des objections qui seront avancée probablement
 Etc.

5) Place et rôle de travailleurs sociaux dans le programme de DC

Les travailleurs doivent à une meilleure compréhension grâce à l’application de méthodes d’action
auprès des collectivités (Application des notions de cours de psychologie appliquée, animation des
groupes, animation des réunions, case-work,)

CHAP 8 : LES TYPES DE COLLECTIVITÉS (NORMALES ET SOCIALEMENT MALADE)

Tout comme les êtres humains, les civilisations naissent, grandissent, connaissent leurs apogées et
finissent par régresser pour enfin mourir. L’évolution est un phénomène réel et universel car
comme le dit bien HERSKQVITS, aucune culture vivante n’est statique. L’observation trouvera,
même dans une société où existe le plus grand degré de conservation, qu’au bout d’un certain
temps des changements se sont manifestés.

Concernant les sociétés, beaucoup de savants et sociologues se sont employés à étudier les étapes
par lesquelles elles sont passées. Morgana distinguer trois principales étapes dans le
développement socioculturel de l’homme :

 La période de la sauvagerie
 La période de la barbarie
 Le période de la civilisation

Pour Frédéric List : théoricien du nationalisme économique, l’humanité est passée par cinq étapes

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1) La cueillette : Etat primitif par lequel l’humanité a commencé, rend l’homme tributaire de
la nature. L’homme qui ne fournit aucun effort remarquable trouve sa nourriture dans la
nature qui lui offre presque tout gratuitement.
2) L’élevage : l’étape correspondant aux peuples bergers nomades
3) L’agriculture : stade des peuples sédentaire. C’est l’ère des villages et des villes.
Beaucoup de peuple en sont en ce niveau.
4) Le stade de l’agriculture et du commerce : stade de peuples marins ;
5) Le stade d’agriculture, commerce et industrie : dernier stade le plus avancé et stade des
nations modernes évoluées. Dans cette évaluation, on peut progresser ou régresser.

A) CARACTÉRISTIQUES D’UNE SOCIÉTÉ MALADE

- Le sens de fatalité : le fatalisme survient souvent après de longues années de famines,


d’épidémies et de calamités de tout genre.
- La passivité
- L’inertie (immobilisme)
- Structures paralysantes qui découragent toute tendance d’effort
- L’absence du patriotisme et de volonté
- Pas de propension au travail
- Scepticisme, efforts non récompensés et répartition injuste du gâteau national

B) CARACTÉRISTIQUES DES SOCIÉTÉS NORMALES OU MODERNES

- Structures économiques ouvertes, d’échange


- Motivation des actions déterminées par les moyens de communication
- Le changement est continuel. Il y a une attribution de flexibilité et d’adaptation
continuelle
- L’orientation est individuelle
- Les gens sont jugés d’après les normes objectives, égales pour tous, reconnus par une
théorie exactement
- Les institutions sont très différenciées et spécialisées dans chaque domaine
- Le système politique est basé sur la division des pouvoirs
- Le pouvoir est sécurisé, il est l’expression de la volonté populaire exprimée plus ou
moins librement par les élections plus ou moins (le chef est élu démocratiquement)

La différence des conditions de vie entre la société traditionnelle (qu’on trouve au village) et la
société moderne (villes) aboutit à l’exode rural.

Il y a abandon des campagnes et arrivée massive dans les villes d’une main d’œuvre non qualifiée
et des gens inadaptés à la vie urbaine. Les jeunes étant partis pour la ville, il ne reste au village que
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les vieux. Les femmes et les enfants. Une fois en ville, ces jeunes perdent leurs prestiges de
famille parce qu’au village, ils étaient des chefs, mais en ville pas du tout. Ils se groupent dans
l’armée des chômeurs et ceux qui tombent sur un job n’ont que des salaires de misère permettant
une vie des pauvres. Les uns deviennent des délinquants, des prostituées et les divorcés se
multiplient. Fini le sens de solidarité du clan, la vie à tendance à s’individualiser. Chez eux aux
villages, il y avait une protection pour tous, mais la famille urbaine restreinte rejette les
improductifs.

CHAPITRE 9. LES PROBLÈMES D’ORGANISATION DU DÉVELOPPEMENT


COMMUNAUTAIRE

9.1 L’ÉQUIPE DU DC

Nous l’avons déjà dit, que le DC vise le changement voulu, les actions et les interventions voulus
doivent portent sur tous les aspects de la vie, qui nécessite la constitution d’une équipe composée
des spécialistes de différents domaines. L’équipe de DC sera donc constituée de :

Les spécialistes

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Les spécialistes sont des experts dans diverses disciplines, ils peuvent être des agronomes,
zootechniciens, vétérinaire, ingénieurs, médecins, pédagogies, Souvent, ils sont étrangers dans nos
centrées africaines et dépendent des organismes internationaux qui sont porteurs d’innovations
qu’ils transmettent à nos populations

Le coordinateur

Le coordinateur est un expert formé en DC, il est directeur et est le responsable de l’action
aussi, longtemps que les dirigeant issus de la population ne sont pas formés et définitivement
installés.

COORDINATEUR

SPÉCIALISTES SPÉCIALISTES SPÉCIALISTES

LEADERS LEADERS LEADERS

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3. LE RECRUTEMENT ET L’ENTRAINEMENT

Le recrutement des membres doit répondre à deux exigences ou soucis principaux :

 La découverte de la volonté issue de la population (avoir le principe de volontary


leadership)
 Les choix des personnes qui remplissent des conditions requises pour être leader entre
autre la réceptivité au changement.

La formation ou l’entrainement des candidats doit passer par les phases suivantes :

a) Un enseignement général qui porte sur les notions fondamentales du DC, notions de
l’économie, de sociologie, de la gestion….

b) Un enseignement spécial. Comment gérer une coopérative, la formation des moniteurs


agricoles, les infirmiers,

c) le stage de perfectionnement

d) le recyclage périodique

3) PROBLÈMES FINANCIERS (FINANCEMENT)

Qui dit le DC suppose des ressources financières. Le succès de toute action de DC repose toujours
sur l’effort que ses membres sont capables de fournir à partir de leurs ressources. Avant de faire
appel à l’aide extérieur il faut avoir réalisé et financé par ses propres moyens le premier projet de
la communauté et si cela est possible, avoir dégagé une première épargne qui prouve à suffisance
que le groupement fait tous les efforts nécessaires qu’il est à mesure de fournir avant de tendre la
main. Dans toute région il y a deux grandes ressources : les ressources disponibles et ressources
potentielles. Comme ressources disponibles nous avons toutes les différentes ressources financière
internes qui peuvent venir des cotisations locales, les apports en matériels des membres comme les
propriété d’animaux, des locaux, des terres, des dons, des prêts à long et moyen terme, une
quantité des produits vivriers par famille qu’on dot vendre pour financer l’action du DC, vente de
produits de champs collectifs.

Par contre ; les agronomes, les travailleurs de bureaux, les vétérinaires, les conducteurs des
tracteurs, les chefs de garages, constituent une ressource potentielle pouvant être utilisée pour
mettre une région en valeur.

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A côté de ces deux ressources, nous avons encore une autre ressource qui est non négligeable :
c’est la nature, la nature offre en effet des possibilités inestimables notamment en matière
d’origine végétale, animales et minières.

L’effort de l’argent de DC ou l’AS consistera à découvrir les ressources de la région et à les


utiliser de façon judicieuse afin d’en tirer profit.

CHAPITRE 10. NOTIONS SUR LES COOPÉRATIVES

10.1 DÉFINITION

Une coopérative est une association libre des personnes ayant des ressources pouvant les aider à
résoudre leurs problèmes en vue d’atteindre leurs objectifs.

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En d’autre terme, il s’agit d’une association des personnes qui mettent en commun leurs moyens et
leurs efforts en vue de résoudre les problèmes qui leurs sont commun.

Les coopératives s’inspirent de leurs valeurs authentiques comme la fraternité, la liberté et la


liberté humaine. C-à-dire elle vise la valorisation de l’homme à travers la justice social, et la
collaboration entre les membres.

1. Différence entre une entreprise commerciale et une coopérative

Entreprise coopérative
1. Association des capitaux 1. Association des personnes
2. Objectif d’obtenir les bénéfices 2. Objectif de fournir des services aux
3. Le nombre d’actionnaires est limité membres
4. Inégalité dans le contrôle de la gestion 3. Pas de limitation d’adhésion
5. Répartition des bénéfices au prorata de 4. La gestion est démocratique
nombre d’action 5. Répartition proportionnelle à l’utilisation
faite de service

2. ORIGINE DES COOPÉRATIVES

Les coopératives trouvent leur fondement dans la propension qu’à l’homme qui a toujours voulu
unir les efforts à ses semblables. Cela pour se défendre ou satisfaire ses besoins. Coopérer n’est
donc pas un phénomène nouveau. L’idée de coopérative moderne a été lancée par le courant
philosophique appelée « associationnisme » (18-19è)

Parmi les associationnistes citons :

 ROBERT OWEN (1771-1858) qui a fondé un village appelé village harmonie vers 1821.
Pour lui un village harmonie doit comporter entre 500 et 1500 individus qui pratiquent
l’agriculture et la manufacture de certains produits. Le principe est que, dans ce village le
travail doit être collectif et organisé de façon à assurer à chaque membre ce qui lui
manque.
 Par ailleurs le philosophe et économiste français CHARLES FOURIER (1772-1837) pense
que le problème social est d’abord un problème de production des richesses. Or pour
produire, il faut travailler et l’homme doit travailler par plaisir. Ceci veut dire que le travail
doit être attrayant et cela dans le phalanstère ou phalange. Un phalanstère est un grand
bâtiment où s’installent les coopératives de production ou de consommation. C’est en fait
une sorte d’un grand hôtel situé dans une cité qui contient environs 1620 personnes c à d
810 hommes et 810 femmes, le tout constituent une communauté de travail et de vie.

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Charles Fourier prévoit que lorsqu’un membre fait son entrée dans un phalanstère, il doit
verser tous ses avoirs dans l’association.

3. LES PIONNIERS DE ROCHDALE

En 1834, 4 ouvriers parisiens fondent l’association chrétienne des bijoutiers avec un capital de 600
francs. Cette association vécut jusqu’à 1873 et fut la première coopérative de production. En 1884,
à ROCHDALE (Angleterre), 28 ouvriers tisserands, tous misérables donnent chacun une livre
(monnaie) et fondent la société des véritables pionniers de ROCHDALE et ce fut la première
coopérative de consommation est à la base de tout le mouvement coopératif actuel. Parmi les
objectifs de ces pionniers, citons :

 Construction d’un magasin pour la vente des vivres


 Construction et achat des maisons pour les membres
 Prendre en location des terres à cultiver par les membres

Il faut noter que c’est le Docteur WILLIAM KING qui est la personne qui a initié et crée en 1844
la coopérative de ROCHDALE (village d’Angleterre)

NB : comme nous l’avons souligné plus haut, une coopérative n’est pas une entreprise capitaliste
en ce sens que cette deuxième est une association des capitaux où on cherche les profits et où
prédomine la personne qui a plusieurs actions. Dans la coopérative, les parts sociales sont égales
et un membre égale une voix.

5. LES PRINCIPES COOPÉRATIFS

Les principes coopératifs sont nombreux mais deux sont fondamentaux :

 Le principe d’égalité : tous ceux dont les besoins peuvent être satisfaits par les services
que rend l’entreprise, ont à l’égard de l’association des droits et devoirs égaux. L’adhésion
est libre ou volontaire, tout comme le droit de sortir est aussi libéralisé.
 Le principe de proportionnalité ou d’équipe
C’est les devoirs des associés aux excédents d’exercice. A part le prélèvement fait des
réserves (équipement, crédita), ces excédents sont partageables dans l’exacte proportion où
chaque membre a contribué pour former ces excédents. Le partage de la ristourne se fait
donc proportionnellement aux opérations effectuées par chacun.

À part ces deux principes, le congrès de vienne (Autriche) de 1966 a fixé 6 principes :

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1) L’affiliation volontaire : c’est-à-dire l’adhésion est libre. C’est le principe de la porte


ouverte
2) La démocratie : c’est-à-dire, l’égalité des membres devront les assemblées. Un membre
égale une voix
3) L’intérêt fixe et limité au capital : c’est-à-dire que la coopérative ne tolère pas que le
capital domine l’homme. Dans une entreprise capitaliste, l’intérêt que l’on donne aux
actionnaires est lié aux bénéfices réalisés par l’entreprise tandis que dans une coopérative,
cet intérêt est fixé, puis limité à un certain pourcentage.
4) Le ristourne : c’est le bénéfice réalisé par la coopérative et doit être distribué aux
membres en fonction de nombre d’opérations effectuées par chacun d’eux.
5) L’éducation coopérative : chaque coopérative doit prévoir un font spécial pour
l’éducation de ses membres en vue de faire naitre dans eux un esprit coopératif.
6) L’inter coopération : toutes les coopératives doivent avoir des relations entre elles enfin
d’échange les services, les expériences et faciliter la formation des membres.

4. L’ORGANISATION D’UNE COOPÉRATIVE

Pour qu’une coopérative soit reconnue, il faut qu’elle réunisse au départ dix membres. Il faut
retenir que la coopérative est créée pour une durée de 30 ans à partir de la date de son agrément.
Les organes ou les structures d’une coopérative ainsi que les objectifs à atteindre sont définis par
les statuts. Les organes d’une coopérative sont les suivants.

1) AG (Assemblée Générale) : elle est l’organe suprême de toute coopérative. Elle apprécie
tous les projets fixes le bilan, décide de la dimension et de l’adhésion des membres.
2) Le CA (conseil d’administration) : son rôle est de faire exécuter les décisions de l’AG.
Le président du CA est nommé ou élu par l’AG et ses pouvoirs englobent tous les actes
nécessaires à la réalisation des projets et objectifs de la coopérative
3) La commission de contrôle (organe de contrôle) : composée par les commissaires aux
comptes, ils forment un organe de contrôle permanent et indépendant du CA. Ses membres
sont élus par l’AG à laquelle ils adressent leurs rapports.
4) Le gérant : il n’est pas nécessairement membre de la coopérative car il lui faut une
compétence particulière. Entouré ou non par le comité de gestion ou le CA, il assure la
gestion de la coopérative. Il est élu par le conseil de gestion qui fixe les conditions
d’engagement, de révocation, du contrat et de la rémunération. Le choix du gérant est
d’une importance capitale car sa compétence, son dynamisme et son intégrité dépend de la
réussite d’une coopérative.

5. NAISSANCE DU MOUVEMENT COOPÉRATIF EN RDC

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Le mouvement coopératif en RDC remonte de l’époque coloniale où l’administration Belge a


signé des arrêtés suivants pour permettre le fonctionnement des associations

 Le décret du 23/03/1921 : la création d’une coopérative est


autorisée par le gouverneur de région
 Le décret du 16/8/1949 : permet aux indigènes de s’organiser au
Congo mais l’erreur de ce décret, c’est l’exclusion des unions
coopératives au Congo.
 Le décret du 24/3/1956 : c’est ce décret qui réglemente le
fonctionnement des coopératives jusqu’aujourd’hui.

6. SORTES DE COOPÉRATIVES DANS LE MONDE

Le secteur coopératif est extrêmement diversifié. Il existe des coopératives dans tous les domaines
(production, consommation, crédit agricole, artisanale, commerce,). Il existe également des
coopératives mixte ou multifonctionnelles qui sont recommandées dans nos milieux ruraux.

Généralement, on distingue trois sortes des coopératives dans le monde notamment :

 La coopérative de production
 La coopérative de consommation
 La coopérative d’épargne et de crédit

A. la coopérative de production

Cette coopérative est une société à capital véritable constitué par les petits entrepreneurs soucieux
de faire face à la concurrence. Ici, l’action en commun peut porter sur les achats ou
approvisionnement, l’utilisation des équipements, la vente, l’assurance de la transformation des
produits. Eu égard à ce qui précède, il y a lieu de dire que la coopérative de production renferme
ou regroupe les associés d’une même profession dans le but de fabriquer ou de vendre en commun
les produits de leur industrie.

B. la coopérative de consommation

Cette coopérative est une société à capital variable ayant pour fonction l’approvisionnement de
leurs membres en vue de satisfaire à meilleur compte leurs besoins propres, les bénéfices étant
répartis entre les membres ou investis dans le secteur social.

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En effet, les consommateurs se regroupent en gros et se revendent à eux-mêmes au détail des


marchandises de bonne qualité en faisant l’économie de bénéfices que les marchands auraient
gardés pour eux. Ainsi, nous pouvons dire que, ce genre de coopérative à une caractéristique toute
particulière du fait que l’opération de vente ne s’effectue qu’entre les membres associés.

C. la coopérative d’épargne et des crédits

Cette catégorie coopérative est comprise par sa mission de collecter l’épargne de ses membres et
de leurs distribuer le crédit en cas de nécessité. En effet, l’économie mondiale n’étant véhiculée
seulement par la contribution des sociétés commerciales, des institutions financières, des
multinationales mais également par un apport moins considérable des coopérative d’épargne et de
crédit, ces derniers poursuivent dans l’action d’octroi des crédits, à relever la situation
socioéconomique de ses membres.

Pour clore cette classification de coopérative, notons que, quel que soit le nom qu’elle porte, tous
les coopératives ont un même idéal, celui de réaliser par l’union et la solidarité, une œuvre en
commun en rendant service les aux autres et en répartissant entre eux les avantages de cette tache
commune.

7. RÔLE D’UNE COOPÉRATIVE EN DC

 Elle constitue la base de la participation populaire en DC


 Elle enseigne les principes démocratiques qui sont nécessaires dans d’autre aspect du DC
 Elle ouvre les horizons aux chefs expérimentés pour d’autres services communautaires
 Elle constitue un moyen d’acheminement de l’assistance financière
 Elle sert de trait d’union entre le gouvernement et ses membres

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PLAN DU COURS

AVANTS PROPOS

CHAPITRE 0 INTRODUCTION

CHAPITRE 1 NOTIONS COMPARÉES SUR LE DÉVELOPPEMENT, SOUS


DÉVELOPPEMENT ET DÉVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE

CHAPITRE 2 LES MÉTHODES DU DC

CHAPITRE 3 ES OBJECTIFS DU DC

CHAPITRE 4 CHAMPS D’APPLICATION DU DC

CHAPITRE 5 L’ANIMATION POUR LE DC

CHAPITRE 6 QUELQUES DIRECTIVES POUR AMORCER UNE ACTION DU DC

CHAPITRE 7 LA TRANSMISSION DES INNOVATIONS

CHAPITRE 8 LES TYPES DES COLLECTIVITÉS NORMALES ET MALADES

CHAPITRE 9 LES PROBLÈMES DE L’ORGANISATION DU DC

CHAPITRE 10 NOTIONS SUR LES COOPÉRATIVES

BIBLIOGRAPHIE

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Dioulasso, Mai 1989.
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Institut Royal des Tropiques, Banque Mondiale, 1999.
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- PROMIC : Communication – Animation : Les Techniques, Parakou, Juillet 2000

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