Spécialité
Brevet Technicien Supérieur en
Comptabilité & Finance
Thème :
Le rôle du marché financier dans
la gestion comptable
Présenté Par :
Marzouki Khaoula
Encadré Par :
Hagui Wided
Année Universitaire 2022 – 2023
Remerciements
Nous tenons à exprimer nos vifs remerciements, nos
profondes gratitudes et notre reconnaissance à ceux qui ont
contribué de près ou de loin à l’élaboration de ce travail.
Nous citons tout d’abord, notre promoteur Madame wided
hagui pour son soutien, sa patience et son entière disponibilité.
Nous remercions également les membres du jury d’avoir accepté
de juger ce travail et de participer à la soutenance.
Nous remercions aussi les enseignants et tous les
fonctionnaires de l’administration.
Dédicaces
A mes très chers parents, source de vie, d’amour et d’affection
A mes chérés Sœur et leurs enfants, source de joie et de bonheur
A toute ma famille, source d’espoir et de motivation
A tous mes amis
Sommaire
Introduction générale.......................................................................................
Chapitre 1 : Introduction au marché financier ...................................................
Section 1 : Présentation et rôle des marchés financiers ....................................
Section 2 : Rôle du marché financier… .............................................................
Chapitre 2 : La Gestion Comptable.................................................................
Section 1 : Comprendre la gestion comptable…………………………………
Section 2 : Rôle de la comptabilité et de la gestion……………………………
Chapitre 3 : relation du Marche financier et gestion comptable .......................
Section 1 : rôle comptable entre marché financier et gestion comptable ...........
Section 2 : rôle fiscal entre marché financier et gestion comptable.....................
Cas pratique
Introduction Générale
Introduction générale
En Afrique du Nord, les banques dominent les systèmes financiers,
rapportés au PIB, leurs actifs ne sont pourtant pas considérables et les
crédits alloués au secteur privé ne consomment qu’une fraction de
leurs ressources. Alors que les emprunteurs publics, grandes
entreprises et Etats absorbent en large partie les ressources préalables
disponibles. Les banques doivent gérer des risques de crédit
importants, ceci résultant à la fois d’un environnement économique
volatil et de systèmes juridiques peu favorables aux droits de
créanciers.
Les marchés financiers en Afrique du Nord existent depuis de
longue date, mais ils ont très peu contribué au développement de la
région. Alors que le développement et la prospérité du secteur privé
reposent principalement sur la capacité des entrepreneurs à mobiliser
des financements sur fonds propre, ce dernier est complété par appel
aux marchés des obligations d’État et de sociétés, qui sont également
très peu développés en Afrique du Nord.
Le marché des capitaux est le lieu où sont directement confrontées
l'offre et la demande de capitaux. Il permet aux agents économiques
de disposer de ressources financièresou d'en distribuer autrement qu'à
travers le circuit bancaire, il représente ainsi une opportunité de
diversifier les ressources financières et de drainer l'épargne nationale
en vue de financer l'économie nationale. Son développement
représente ainsi un indicateur de la croissance économique.
De ce fait, le marché financier à moyen et à long terme est
devenu le mode de financement le plus recherché, il a pris une place
importante dans l'économie mondiale et est devenu un mode de
passage indispensable pour un pays désirant passer d'une économie
d'endettement à une économie de marché.
Alors que la bourse d'Alexandrie a été la pionnière parmi les
places boursières dans le bassin méditerranéen, datant de 1883, les
marchés boursiers d’Afrique du Nord du XXe siècle sont restés
longtemps à la traîne de leurs homologues du continent européen. Ce
facteur estimportant dans la mesure où l'absence de marchés profonds
et de grandes envergures des actions et des obligations, réduisait les
possibilités de financement et de développement des entreprises. On
peut également penser que le manque de capitaux propres et de
financement stable à long terme, par l'émission d'obligations, a
considérablement freiné le développement du secteur privé en Afrique
du Nord.
Les bourses égyptiennes et marocaines sont les plus importantes
en Afrique du Nord, celle de Casablanca datant de 1929, moins
anciennes que les bourses du Caire et d’Alexandrie, mais assez âgée
tout de même. Plus que nulle autre région, l'émergence des bourses de
Casablanca et de Tunis est conditionnée par la poursuite des réformes
engagées. Il s'agit dans un premier temps de l'accélération du
programme de privatisation et dans un second temps de la
réorganisation du marché financier.
Le marché boursier algérien semble être plutôt à la croisée des
chemins, et ce, en dépit de la disponibilité d’une épargne, qui cherche
des placements alternatifs et attrayants. La rareté de titres de capital
et le nombre réduit de titres de créances ne sont pas en mesure
d’assurer une véritable animation au sein de ce marché. Aujourd’hui,
ce marché est complètement marginalisé et ne joue pas le rôle qui lui a
été assigné à sa création.
Depuis les années 90, les pays nord africains, à l’instar de
nombreux pays dans le monde, on engagé plusieurs reformes visant la
libéralisation de leur économie axées principalement sur le secteur
bancaire, avec une attention accordée a la modernisation des marchés
financiers, notamment boursiers. Le développement substantiel de ce
dernier est une condition nécessaire à une libéralisation financière
complète. Le marché financier devrait d’une part aider à la
diversification du système financier, et surtout à créer la concurrence
vis-à-vis du système bancaire, pour plus d’efficience dans ce dernier.
Et d’autre part, il concoure au développement économique, est
considéré comme l’instrument adéquat pour la réalisation des
programmes de privatisation, la mobilisation de l’épargne et sa
canalisation vers l’investissement productif. Il joue également un rôle
appréciable dans l’amélioration de la gouvernance des entreprises et
l’attractivité des capitaux étranges.
Le marché financier constitue pour les entreprises dans ce contexte
une réelle alternative au financement bancaire, de ce fait, l’introduction
en bourse joue un rôle importantdans la vie d’une entreprise, elle
représente une réelle opportunité et offre de multiples avantages.
Dans notre étude, nous allons nous intéresser au rôle que jouent
les banques dans le financement des entreprises et à l’importance du
marché financier dans leur financement en Tunisie. Dans ce cadre une
question principale s’impose :
Chapitre 1 :
Introduction au marché
financier
Chapitre 1 : Introduction au marché financier
Introduction
L’introduction en bourse est une opération qui consiste en l’émission de
titres sur le marché financier. Il s’agit du passage d’une société fermée, dont
le capital est détenu par un nombre limité d’actionnaires à une société
ouverte, dont le capital peut être détenu par le public.
Cette opération s’effectue soit, lors d’une création d’une société par
action, ou pour une augmentation de capital.
L’ouverture du capital au public est un processus qui requiert une
longue préparation de la part de l’entreprise. Il s’agit d’une décision qui ne
doit nullement être prise à la légère, car cette opération va influencer de
plusieurs manières l’entreprise.
L’introduction en bourse se fait soit par la vente d’actions au public
(ouverture ou augmentation de capital), soit par l’émission d’obligation au
public.
I. Présentation et rôle du marché financier
« Le marché financier est un lieu sur lequel s’opère des transactions entre les
acheteurs et les vendeurs, c’est le lieu où se négocient des instruments financiers
».
1. Présentation du marché financier
« Le marché financier est un marché de capitaux de longue durée
qui représente l’ensemble des offres et des demandes de capitaux pour
la souscription au capital social des entreprises et des placements à
long terme ».1
Il a aussi été défini de cette façon :
« Le marché financier est tout d'abord un marché de valeurs
mobilières qui constitue une forme nouvelle de la richesse dont
l'importance est allée en grandissant, celle-ci sont des titres
négociables qui représentent soit des droits d'associés soit droit de
créances, qui sont susceptibles de procurer des revenus à leurs
détenteurs ».2
Pour résumer, le marché financier est le lieu de rencontre entre
les offreurs et les demandeurs de capitaux à moyen et à long termes,
où s’échangent des actifs financiers dont le prix est débattu sur une
plateforme appelée "Bourse". Il est caractérisé par un appel direct à
l’épargne, les agents excédentaires souscrivent à l’émission des titres
financiers émis par les entreprises.
Les titres présents sur ce marché sont les valeurs mobilières, les
titres émis par les organismes de placement collectifs ainsi que les
produits dérivés.
Les demandeurs de capitaux ou les émetteurs sur ce marché sont
généralement l’Etat, les collectivités locales ainsi que les entreprises
publiques ou privées.
Les offreurs de capitaux ou les investisseurs sont généralement les
particuliers, les entreprises ainsi que les investisseurs institutionnels
(banques, compagnies d’assurance, caisse de retraite, OPCVM).
A)Marché primaire
C’est le marché du neuf ou de l'émission, il concerne les titres lors de
leurs émissions, c’est la première rencontre directe des émetteurs qui font
appel public à l’épargne des investisseurs en contrepartie d’actifs financiers.1
Le marché primaire constitue le point de départ, car c'est là que
l'épargne est transformée en ressources longues, la durée de souscription
sur ce marché est limitée. L’accès à ce marché est limité aux émetteurs, les
particuliers n’y ont pas accès directement contrairement au marché
secondaire. Ces émetteurs doivent remplir un certain nombre de conditions
selon qu’il s’agisse d’une émission d’actions ou d’une émission d’obligations.
Le prix des actifs financiers émis sur ce marché correspond à la valeur
de l’entité émettrice, il existe plusieurs méthodes pour cette évaluation.
Chapitre 1 : Introduction au marché financier
B) Marché secondaire
Il correspond au marché de l’occasion ou la bourse, c’est le marché où se
négocie les titres déjà émis sur le marché primaire. « Le marché
secondaire n’apporte pas de ressources aux entreprises, mais permet de
rendre liquides les titres émis sur le marché primaire et permet ainsi aux
actionnaires de céder leurs titres quand ils le souhaitent »2, ce qui veut
dire que le marché secondaire assure la négociabilité et la liquidité des
titres, il permet aux investisseurs de récupérer leurs mises ou encore de
faire des gains. Le prix des actifs financiers sur ce marché est déterminé
selon la loi de l’offre et la demande.
Le marché secondaire peut se décomposer en trois sous compartiments
selon la taille des entreprises en :
- Un marché officiel : aussi appelé cote officielle, c’est le marché des
grandes entreprises ou des entreprises performantes et de grandes tailles.
Les conditions d’accès à ce marché sont strictes (Réalisation de bénéfices
pendant 3 ans, ouvertureau moins de 20% du capital social,
transparence…).
- Un marché dédié aux petites et moyennes entreprises : c’est le
marché des petites et moyennes entreprises qui n'ont pas eu accès au
marché officiel, comme sa dénomination l'indique : il est consacré aux
petites et moyennes entreprises. Les conditions d’accès y sont moins strictes
(le statut de l'entreprise doit être celui d'une SPA, ouverture d'au moins de
10% de son capital social, exigence d'accompagnement par un promoteur en
bourse…).
- Un marché hors cote : destiné aux entreprises qui ne peuvent
accéder aux deux premiers compartiments, les conditions d'accès à ce
marché sont très flexibles. Ce compartiment n'existe pas en Algérie.
Il peut se décomposer également de la manière suivante :
- Marché réglementé : ce sont des marchés dont les règles de
fonctionnement, les conditions d’accès, d’admission en négociation
sont établies ou approuvées par des autorités compétentes (AMF en
France, CDVM au Maroc, COSOB en Algérie…).
- Marché non réglementé ou marché de gré à gré : sur ce
marché, il n'existe aucune réglementation, en effet, chaque transaction
est organisée selon les règles convenues entre l'acheteur et le
vendeur.
Le marché financier secondaire permet la confrontation des offres
et demandes des actifs financiers cotés selon deux modes de cotation :
- La cotation par les ordres : le prix est le résultat de la
confrontation des ordres d'achat et de vente des actifs financiers dans
un même lieu, ce prix est le même pour tous les intervenants.
- La cotation par les prix : le prix est proposé par les
intervenants et donc n'est pas le même pour tous, des fourchettes de
prix sont généralement proposées par des courtiers sur les marchés
financiers.
Les ordres de bourse représentent les instructions données à un
intermédiaire en opérations de bourse (IOB) par toutes personnes
physiques ou personnes morales (Les investisseurs) qui désirent
acheter ou vendre des actions ou des obligations en bourse.
Un ordre de bourse doit comporter les indications suivantes : d'après l'article 92 1 :
« le libellé des ordres » « Tout ordre de bourse doit comporter : le sens de l’opération
(achat ou vente) ; désignation ou les caractéristiques de la valeur sur laquelle porte les
négociations ; le nombre de titres à négocier ; une indication ou limite du cours ; sa
durée de validité ; les références du donneur d’ordres et d’une manière générale, toutes
les précisions nécessaires à sa bonne exécution ».
Un ordre de bourse comporte l’une des stipulations : l’ordre à cours limite ou
l’ordre au mieux. D'après l'article 93 : « l’ordre au mieux n’est assorti d’aucune
indication de prix. L’acheteur ne fixe aucun prix maximal et le vendeur aucun prix
minimal à sa transaction. L’ordre est exécuté en priorité, au mieux des possibilités
du marché. L’ordre à un cours limité est celui par lequel l’investisseur fixe le prix
maximal qu’il est prêt à payer pour l’achat de titres ou le prix maximal auquel il est
prêt à céder les titres. Dans le cas d’une cotation au fixing, l’ordre sera traité
comme un ordre au mieux ».
Chaque ordre de bourse doit comporter une durée de validité : d'après
l'article 94 :1 «
- L’ordre à révocation est valide jusqu’à la dernière séance de cotation du
mois civil au cours duquel il a été transmis à l’IOB ;
- L’ordre stipulé au jour est valide uniquement lors de la séance de
bourse suivant sa transmission à l’IOB ;
- L’ordre à exécution n’est assorti d’aucune limite de validité. Sa durée de
présentation au marché est limitée à trois semaines de calendrier ;
- L’ordre à durée limitée est un ordre qui comporte une date limite de
validité d’une durée maximale de 30 jours et qui s’analyse comme valide jusqu’à
l’issue de la séancede bourse mentionnée.
A défaut de renseignements concernant la validité, l’ordre est réputé au jour .
Chapitre 1 : Introduction au marché financier
2.Rôle du marché financier
L’accès au marché financier permet aux entreprises, aux États et aux
collectivités de se financer, et ce, par l’émission d’actions ou d’obligations. Il
permet également aux investisseurs de réaliser des placements pour
fructifier et accroitre leur patrimoine, tout en gérant les risques inhérents à
ces placements2.
Il est important de signaler que l’introduction d’une entreprise sur un
marché financier comporte des changements pour cette dernière sur le plan
économique, comptable et financier. En effet, en plus de l’adaptation aux
contraintes des marchés et l’apprentissage de pratiques de gestion et de
communication, l’entreprise verra l’intervention de nouveaux partenaires,
notamment les investisseurs et les intermédiaires financiers.
Le rôle du marché financier diffère selon qu'on soit : initiateur,
investisseur ou intermédiaire.
A) Pour l’initiateur
Ce marché permet1 :
- La levée des fonds en multipliant les sources de financement :
l’entreprise effectue une opération d’augmentation de capital et ce, par
des apports externes en créant de nouvelles actions par appel public à
l’épargne.
La levée de fonds est l’une des raisons les plus fréquentes de
l’introduction en bourse. Elle a généralement pour but de financer
l’expansion de l’entreprise et de développer ses moyens d’actions par
des ressources permanentes.
- La notoriété : dans un monde de plus en plus tourné vers
l’international et de plus en plus concurrentiel, l’entreprise doit
impérativement donner une importance particulière à son image de
marque. L’admission à la cote est alors un moyen privilégié de
communication et de publicité pour l’entreprise. Elle lui permet de
véhiculer l’image positive d’une entreprise performante, mature et en
plein développement. En effet, l’introduction en bourse accorde à
l’entreprise cotée une vraie crédibilité sur les plans économiques et
financiers vis-à-vis des créanciers, des fournisseurs, des clients ou
encore, des futurs investisseurs, lui permettant ainsi de s’ouvrir à de
nouvelles perspectives.
- Le changement d’actionnaires : l’entreprise effectue pour cela une
ouverture de capital. Il y a cession d’une partie des actions existantes en
procédant à une offre publique de vente.
L’entreprise peut avoir recours à ce genre d’opérations afin de répondre à un
besoin de changement de propriétaires ou dans le cadre de la privatisation
d’entreprises publiques.
B) Pour l’épargnant (investisseur)
Par le biais des placements qu’ils effectuent, les épargnants
s’introduisent dans le cercle des actionnaires de la société cotée. Ainsi,
la bourse représente pour l’épargnant une opportunité d’effectuer des
placements financiers dans le but de diversifier son portefeuille d’avoir.
De cette façon, en variant ces types d placements, l’épargnant réduit
son niveau de risque tout en gardant un rendement satisfaisant.
Chapitre 1 : Introduction au marché financier
La bourse peut également être vue par l’investisseur comme un
moyen de réaliser de la plus-value. En effet, il pourra axer sa stratégie
sur le fait de dégager des gains sur des opérations d’achat ou de
vente, en prenant des positions plus ou moins risquées.
Il existe ainsi différents types d’investisseurs en fonction du degré
de risque qu’ils sont prêts à prendre pour leurs placements. Il y a ceux
qui recherchent :
- La sécurité ; en investissant à long terme, ces investisseurs
sont près à limiter leurs gains pour réaliser une performance prudente.
- L’équilibre ; ils souhaitent la réalisation d’un juste milieu entre
le risque et la rentabilité.
- L’efficacité ; il s’agit généralement de spéculateurs qui
recherchent un rendement maximal à court terme et ce, en prenant
des positions risquées.
Les intermédiaires et les autorités de tutelles (société de la
bourse, l’autorité de marché, etc.) préfèrent disposer sur le marché
d’investisseurs prudents et dynamiques, mais ils ne peuvent pas
empêcher la présence des spéculateurs. Toutefois, il faut préciser que
ces derniers sont indispensables sur un marché car ils apportent de la
liquidité. En effet, ils se portent vendeurs pour les investisseurs qui
veulent acheter et acheteurs de ceux qui veulent vendre.
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C) Pour l’intermédiaire
Les intermédiaires effectuent le lien entre les acheteurs et les
vendeurs. Ils peuvent également prendre en charge d’autres fonctions,
suivant l’agrément qui leur a été délivré1.
Leur objectif premier est l’obtention de revenus supplémentaires et ce, en
agissant soit pour le compte de leurs clients moyennant une commission
qui leur est versée par les deux parties, soit pour leur propre compte
directement sur le marché. Dans ce second cas de figure, le rendement
réalisé est le revenu de l’intermédiaire.
D) Pour l’économie :
Le marché financier est un levier important pour le financement d’une
économie et donc, pour son développement. En effet, il permet la
rencontre entre les détenteurs de capitaux et les entreprises à la
recherche de capitaux.
[Link] titres négociables en bourse
Il existe sur le marché financier plusieurs types de titres qui sont émis sur
le marché primaire, puis négociés sur le marché secondaire. Les
émetteurs, en fonction de leurs besoins et de leurs moyens, choisissent
entre les différents titres
[Link] actions
L’action est un titre de propriété. Elle confère à son détenteur, appelé
actionnaire, la propriété d’une partie du capital, ainsi que des droits et des
obligations. Ces points diffèrent selon le type d’actions détenues2.
L’actionnaire disposera de deux types de revenus :
- Le dividende : il s’agit d’une partie du bénéfice net distribué à la fin de
l’exercice.
- La plus-value sur cession : elle est réalisée lorsque la vente de
l’action se fait à un prix supérieur à celui de l’achat.
Plus (moins) value de cession = prix d’achat de l’action - prix de vente de l’action
- Caractéristiques de l’action
Elle est composé plusieurs critères3 :
-Titre de propriété
-Non remboursable
-Durée de vie illimitée
-Négociable
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Chapitre 1 : Introduction au marché financier
- Les catégories d’actions
Il ya trois type d’action1 :
A) Actions ordinaires : ces actions confèrent les droits suivants :
- Droit à l’information : ce droit est commun à toutes les actions. Il
est règlementé et se manifeste à travers la publication des états
financiers et de tout fait important concernant la société.
- Droit de vote aux assemblées générales : il permet aux actionnaires
de participer à la vie de l’entreprise.
- Droit à une rémunération : les actionnaires sont rémunérés aux
dividendes. Ces derniers varient d’une année à une autre en fonction
des bénéfices réalisés par l’entreprise.
- Droit de souscription préférentiel : il s’agit d’un droit de priorité
accordé à chaque détenteur d’actions anciennes, lui permettant de
souscrire à un nombre déterminé d’actions nouvelles, lors d’une
augmentation de capital par apport externe. Ainsi, l’actionnaire
pourra conserver son pourcentage du capital de la société.
- Droit d’attribution : ce droit apparait lors d’une augmentation de
capital par apport interne. Les gains réalisés reviendront
automatiquement aux actionnaires.
- Droit au boni de liquidation : en cas de liquidation, les actionnaires
ordinaires se retrouvent au dernier rang pour récupérer le reste de
la liquidation.
B) Actions à dividende prioritaire (ADP)
- Droit à l’information.
- Droit de priorité sur les dividendes : les actionnaires sont
prioritaires pour les dividendes à partir du moment où il y a
des bénéfices.
- Dividendes réguliers et fixés à l’émission : leurs dividendes sont
indépendants du bénéfice réalisé.
- Droit au boni de liquidation : les actionnaires à dividendes
prioritaires sont classés après les créanciers, mais avant les
actionnaires ordinaires.
À noter que les dividendes restent cumulables durant trois ans. Dans le
cas où l’entreprise ne réalise pas de bénéfice durant ces trois années,
l’action à dividendes prioritaires se transforme en action ordinaire. Autres
types d’actions :
il s’agit des actions à revenu variable.
C. Autres types d’actions
-Les actions privilégiées1 : elles sont similaires aux actions à
dividendes prioritaires. La différence réside dans le fait que si
l’entreprise réalise d’importants bénéfices, cette dernière versera
un super dividende aux actionnaires, en plus du dividende
statutaire.
-Les actions de jouissance : ce sont des actions dont le montant
nominal a été amorti au moyen de prélèvements sur les réserves.
L’action de jouissance offre les mêmes droits que l’action
ordinaire, à l’exception du droit au boni de liquidation.
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d) Les valeurs de l’action
Il existe trois principales valeurs2 :
- Valeur nominale : il s’agit de la valeur de l’action à la création de l’entreprise.
𝐶𝑎𝑝i𝑡𝑎𝑙 𝑠𝑜𝑐i𝑎𝑙
𝑉𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑛𝑜𝑚i𝑛𝑎𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑙'𝑎𝑐𝑡i𝑜𝑛 =
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑'𝑎𝑐𝑡i𝑜𝑛𝑠
-Prix d’émission : prix de l’action après un certain nombre
d’années d’existence de l’entreprise. Il s’agit du prix de vente
sur le marché primaire.
𝑉𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑎𝑐𝑡𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑙'𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒𝑝𝑟i𝑠𝑒
𝑃𝑟i𝗑 𝑑'é𝑚i𝑠𝑠i𝑜𝑛
=
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑'𝑎𝑐𝑡i𝑜𝑛𝑠
La valeur actuelle de l’entreprise est déterminée par des
méthodes de valorisation.
-Valeur boursière : elle représente le cours de marché de
l’action. Ce dernier est établi par la confrontation de l’offre et
de la demande sur le marché secondaire.
E) Les avantages liés à la détention des actions
On peut citer plusieurs avantages 1 :
- Opportunités de rentabilités : l’action génère des rentabilités
attractives et hautement compétitives sur le long terme par rapport
aux autres catégories de placements.
- Facilité d’acquisition et de cession des actions à condition toute
fois que le marché soit liquide et que les couts de transactions soient
modestes.
- Diffusion des informations relatives aux cours et aux marchés
par la presse ainsi que les médias financiers.
Chapitre 1 : Introduction au marché financier
- Accessibilité des couts d’acquisition.
E -Les risques liés à la détention des actions
La détention de l’action comporte un certain nombre de
risques 2 :
- Le risque du marché : C’est le risque d’effondrement du
système financier dans son ensemble par faillites en cascades et effet
domino lié à l’interconnexion des acteurs du marché.
Ce risque affecte tous les titres financiers, il est dû à l’évolution de
l’ensemble de l’économie, de la fiscalité, de l’environnement social
- Le risque de liquidité : C’est le risque de ne pas pouvoir vendre
à son prix un titre financier. Il peut se traduire soit par une impossibilité
effective de le vendre (absence de marché, pas d’acheteur), soit par
une décote de liquidité qu’il faut consentir pour vendre le titre.
- Autrement dit, c’est le risque dû à la difficulté de trouver une
contrepartie qui achète le titre à son prix actuel.
- Le risque financier : le risque de défaillance lié au mode de
financement utilisé par l’entreprise, incapacité à faire face aux charges
financières et donc des pertes pour les détenteurs d’actions.
- Le risque conjoncturel : enthousiasme ou déprime en bourse.
- Le risque réglementaire : C’est le risque de changement de loi
ou de réglementation qui pourrait influencer directement sur la
rentabilité de l’entreprise, par exemple : changement des lois fiscales.
Les risques industriels, commerciaux, sociaux : Ils ont une
conséquence immédiate sur la valeur de l’action, ils sont très
nombreux par exemple : le manque de compétitivité, la concurrence,
la percée technologique, l’inadaptation du réseau commercial, le risque
de grève…
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[Link] obligations
L’obligation est un titre de créance négociable qui constitue une
fraction d’un emprunt émis par une entreprise, un état ou un
établissement financier. L’investisseur ne fait ainsi que prêter de
l’argent à l’entité émettrice d’obligations, moyennant une rémunération
périodique (intérêts) et un remboursement qui doit être effectué à
échéance1.
- Caractéristiques de l’obligation :
-Titre de créance.
-Durée de vie limitée, échéance précise.
- Remboursable.
-Négociable.
-Les détenteurs de l’obligation, en cas de liquidation, passent
après les créanciers privilégiés, et avant les actionnaires.
-L’obligation dispose d’une date de souscription (date d’achat) et
d’une date de jouissance à partir de laquelle les intérêts
commencent à courir.
Les catégories d’obligation
a) Obligations à taux fixe :
L’obligation à taux fixe est la plus répondue des obligations. Elle
verse le même taux d’intérêt durant toute sa durée de vie, ce qui
facilite les prévisions, et assure une certaine sécurité.
Cela dit, avec ce type d’obligation, on peut subir des manques à
gagner dans le cas où le taux de marché augmente. L’inverse permet la
réalisation de gains.
b) Obligations à taux variable
Il s’agit d’obligations qui versent un intérêt qui varie d’une année à une
autre. Cette variation est définie par un mécanisme d’indexation sur un
taux de référence précisé au préalable par l’entreprise.
Pour ce type d’obligation, le risque du manque à gagner est éliminé car
les taux perçus sont conformes au marché. Néanmoins, la possibilité de
réaliser des gains est faible.
c) Obligations convertibles
L’obligation convertible donne à son propriétaire le droit, durant toute
sa durée de vie, de la convertir en action du même émetteur.
d) Obligations échangeables
Il s’agit d’obligations convertibles, mais la conversion se fait avec un
émetteur différent de celui de l’obligation.
e) Obligations à bon de souscription
L’obligation à bon de souscription est une obligation à taux fixe à
laquelle on rattache un bon appelé bon de souscription. Ce dernier permet
de souscrire à une future émission d’actions ou d’obligations.
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f) Obligations à coupon zéro
Il s’agit d’obligations qui ne versent pas d’intérêts durant toute leur durée
de vie. En échange, le prix d’émission est inférieur à la valeur de
remboursement. C’est cette différence qui constitue la rémunération
capitalisée de l’emprunt.
[Link] hybrides
Les marchés financiers ont créé de nombreux produits hybrides. Un produit
hybride
« est dit hybride lorsqu’il n’est ni tout à fait de type action ni tout à fait de type
obligation »1.
Les produits hybrides représentent un groupe de titres qui combinent
entre les actions et les obligations. En fait, il s’agit de produits élaborés
pour contourner les inconvénients des actions ou ceux de l’obligation. Il
existe plusieurs types de ces produits parmi eux on site:
a)Les titres participatifs
Leur durée de vie est d’au moins sept années. Ce sont des actifs de type
obligataire car ils procurent un coupon régulier qui peut être fixe ou variable, ce
sont des actifs de type action car leurs rémunérations est liées à l’activité ou aux
résultats de la société émettrice. Ils peuvent parfois être assimilés à des actions
sans droit de vote.
b)Les obligations convertibles en actions (OCA)
Les obligations convertibles en actions sont des produits mi-
obligations et mi- actions qui peuvent être converties en actions de la
société émettrice à la demande de l’investisseur selon une partie et des
délais fixés dans le contrat d’émission. De ce fait, l’investisseur devient
actionnaire s’il souhaite convertir son obligation. L’avantage pour
l’émetteur, c’estd’emprunter moins cher et la société émettrice ne
rembourse pas le principal puisque celui-ci est transformé en
augmentation de capital si le cours de l’action est intéressant.
c)Les obligations remboursées en actions (ORA)
Dans ce type de titres, le remboursement de l’obligation en fin de vie
ne peut se faire qu’en actions. C’est un moyen de transformer sa dette en
capitaux propres. Le porteur d’un tel titre a la qualité d’obligataire jusqu’à
l’échéance de l’obligation. Il reçoit le nombre d’actions prévu dans le
contrat d’émission.
d)Les obligations à bons de souscription (OBS)
Les obligations à bons de souscriptions sont des titres de créances
classiques à taux fixe, émises à un taux moins intéressant que celui du
marché; en compensation, l'émetteur offre un bon au souscripteur. Ce bon
donne le droit et non l'obligation de souscrire, à un prix convenu à
l'avance, une obligation ou une action. Il existe donc 2 types bien connus
d'OBS: Obligation à Bon de Souscription d'Action (OBSA) et les
obligations aux bons de souscription d'obligations (OBSO).
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Chapitre 1 : Introduction au marché financier
[Link] produits dérivés
Le passage d’un système de change fixe vers un système de
change flottant dans les années 1970 avait engendré une croissance
des risques auxquels font face les institutions financières (ainsi les
marchés d’obligations et d’options sont devenus volatils1).
Une innovation d’instruments financiers a été réalisée pour mieux
gérer les multiples risques confrontés par les agents financiers afin de
réduire partiellement ou totalement le risque. En plus de gestion de
risques, les produits dérivés sont une source importante de profits pour
les investisseurs (but spéculatif) et effet de levier (gain très important
par apport àla mise).
L’instrument financier dérivé donne le droit mais non pas
l’obligation à son détenteur, d’acheter ou de vendre une valeur sous-
jacent (action, devise, indice boursier..) à un prix préalablement fixé
(après expiration de la période il perd toutes valeurs). Son résultat est
extrêmement (incertain), c’est pourquoi il ne doit représenter qu’une
partie limité du portefeuille.
Dans l’ensemble des produits à terme on peut distinguer deux (2)
catégories d’instruments dérivées :
- Fermes ou non conditionnels tel que futures et les swaps ;
- Optionnels ou conditionnels comme les options, warrants et
les bons de souscription ;
a- Les produits dérivés à terme fermes, (non conditionnels)
Les produits dérivés non conditionnels « sont des contrats à terme
où un engagement irrévocable à acheter ou à vendre à un certain prix,
à une date future, une certaine quantité d’une marchandise »2. Parmi
les produits fermes on peut citer : les futures et les swaps.
- Futures
Un contrat de future consiste en l’engagement de livrer ou de recevoir à
une date ultérieure (maturité expira or expiration date) une certaine quantité
de sous-jacent à un prix fixé d’avance appelé « le montant dû ». A la
différence des options ou des produits optionnels, les futures contiennent la
notion d’obligation pour les deux parties, où l’acheteur de future s’engage à
l’échéance du contrat à recevoir la quantité donnée du sous-jacent. Le
vendeur de future prend l’engagement de livrer à l’échéance le sous-jacent
en échange du montant dû.
La spécificité du contrat future réside dans ses modalités de mise en
œuvre telle qu’organisé par une bourse (de future), où cette dernière définis
ses propres structures de fonctionnement d’une manière à assurer la sécurité
et la liquidité de son marché. Ces restrictions ont pour objet de regrouper en
dates, objectifs, prix et montants des besoins d’achats et de ventes sur un
nombre plus limité des contrats différents.
-Les swaps
Contrat d'échange ou de swap « est un accord entre deux parties
pour échanger une série de cash-flow »1. Un swap est un contrat par
lequel on échange deux ensembles de valeurs financières, souvent
utilisés par des prêteurs et emprunteurs opérant sur les marchés
decapitaux pour se couvrir contre risques de taux.
On distingue deux grandes catégories de swaps :
- Le change de taux d'intérêts : IRS (Interest Rate Swaps) où
31
seuls les intérêts seront échangés, où les deux opérateurs échangent
un taux fixe contre un taux variable ; les deux opérateurs échangent
un taux variable contre un autre taux variable.
- Le change de devises : CRS (Currency Rate Swaps) où les
opérateurs peuvent :
- Échanger un taux fixe dans une devise contre un taux fixe dans
une autre devise ;
- Échanger un taux fixe dans une devise contre un taux variable
dans une autre devise,
- Échanger un taux variable dans une devise contre un taux
variable dans une autre devise.
b-Les produits optionnels/conditionnels
Les contrats à terme (ferme) protègent l’opérateur contre un
risque défavorable, mais ils les privent également d’une évolution
favorable qu’il aurait mal anticipé. C’est la raison pour laquelle les
ingénieurs financiers ont imaginés de réactiver les options à l’inverse
des contrats ferme, les produits conditionnels sont des droits et non
pas des obligations, et cela change tout1.
Chapitre 1 : Introduction au marché financier
Les options
Les options sont des contrats ouvrant le droit d’acheter (ou vendre) à
un certain prix, à une date future, une certaine quantité d'une
marchandise appelée sous-jacent. L’acheteur d’une option n’est pas dans
l’obligation d’exercer son option, tandis que l'émetteur de l'option
s'engage irrévocablement à vendre (ou acheter) le sous-jacent au
détenteur de l'option si celui- ci décide d’exercer son droit.
Le risque de l’acheteur d’une option est limité à la perte de la prime,
alors que la perte du vendeur est illimitée (peut largement dépasser la
prime reçue. Les options sont négociables alors il peut liquider une
position qui se révélerait perdante).
Les warrants
Les warrants sont des options à long terme, de valeur nominale
réduite. Ils sont émis par des banques et négociés en général, sur un
marché boursier. Malgré ces caractéristiques les warrants doivent être
considérés comme des instruments de gré à gré, car les marchés où ils
sont négociés ne sont pas dotés d’une chambre de compensation2.
Les entreprises et les investisseurs procèdent à des emprunts et à des
placements à taux variables, où leurs rémunérations sont souvent
réactualisées sur une base semestrielle, trimestrielle voir mensuelle, il est
donc impossible de se couvrir avec une seule option, c’est la raison pour
laquelle, les institutions financières ont élaborées de nouveaux
instruments tel que
: Cap (une série d’options européennes de taux emprunteur) et Floor (une
série d’options européennes de taux prêteur).
31
Bons de souscription
Un bon de souscription permet d’acheter un titre déterminé (action,
obligation...), aussi appelé support ou sous-jacent, à un prix convenu
d’avance (prix d’exercice), et jusqu’à une date donnée (appelée
échéance). Les bons de souscription sont souvent émis au cours d’une
augmentation de capital, et parfois au cours d’une émission obligataire1.
Dans le premier cas, la société attache à chaque action
nouvellement émise un bon de souscription "gratuit", qui permettra
d’acheter une action d’ici à une date déterminée à un prix convenu. On
parle alors d’Action à Bon de Souscription d’Action (ABSA).Dans
le second cas, la société attache à chaque obligation nouvellement émise
un bon de souscription "gratuit", qui permettra d’acheter une action (cas de
l’OBSA ou obligation à bon de souscription d’action) ou une obligation (cas
de l’OBSO ou obligation à bon de
souscription d’obligation).
Après l’émission, le sous-jacent et le bon font l’objet d’une cotation séparée.
Le prix des bons de souscription varie en fonction de leur durée de vie,
ainsi que des fluctuations du sous-jacent qu'il amplifie, tant à la
hausse qu’à la baisse : c’est l’effet de levier.
[Link], contraintes et processus d’introduction en
bourse
D’une manière générale, une entreprise qui s’introduit en bourse vise un
objectif bien déterminé. Elle a d’ailleurs bien souvent une idée précise des
avantages qu’elle peut en retirer. Toutefois, elle ne doit entamer cette
opération qu’après avoir vérifié que l’introduction en bourse représente
une réponse adéquate à ses besoins et à sa stratégie. En effet, de
nombreuses conséquences positives et négatives découlent de cette
opération.
32
[Link] d’une introduction en bourse
Une fois l’entreprise cotée, elle disposera d’une multitude d’avantages qui sont2 :
- De nouveaux moyens de financement : grâce à l’introduction,
l’entreprise disposera, en plus des produits bancaires, d’autres
produits grâce auxquels elle pourra se financer.
- L’amélioration de la notoriété de l’entreprise : l’introduction d’une
entreprise enbourse a un impact direct sur sa notoriété. En effet,
cette dernière ayant réussi à répondre aux conditions d’accès
rigoureuses du marché règlementé (Bourse), l’opération
d’introduction lui permet de consolider sa crédibilité économique et
financière auprès de sa clientèle et de ses partenaires.
- La possibilité de réaliser une plus-value latente : il s’agit d’un profit
potentiel qui n’a pas encore été réalisé. Il se calcule par la différence
entre la valeur des actions en portefeuille et leur prix lors de l’achat.
En effet, l’entreprise est réévaluée chaque fin d’année selon le cours
de ses titres sur le marché et non pas selon leur valeur nominale.
- L’amélioration de la liquidité de l’entreprise : les actions de la
société peuvent être vendues à tout instant sur le marché
secondaire.
- L’encouragement du personnel de la société : un certain pourcentage
des actionsémises par la société est réservé aux salariés et ce, à un
prix plus attractif que le prix proposé au public. Parfois, lorsqu’une
entreprise réalise des bénéfices, elle en octroie une partie aux
salariés sous forme d’actions.
- Contribution au financement de la croissance : quand une entreprise
se dirige vers la bourse pour financer un investissement, la
réalisation de ce dernier permet la participation à la croissance de
l’économie.
- La bonne gouvernance : les règles strictes qui régissent le marché
33
financier et la concurrence existante, poussent les entreprises à une
meilleure gouvernance, à une meilleure gestion interne et à une
transparence accrue de ses comptes.
- La valorisation continue de l’entreprise : le cours de l’action évolue
sur le marché en reflétant les performances réelles de l’entreprise.
[Link] d’une introduction en bourse
L’introduction en bourse présente un certain nombre d’obligations et de
contraintes que l’entreprise doit prendre en considération1 :
- L’entreprise est soumise à la situation du marché : même si la
société connait une réussite dans ses activités, le prix et la liquidité
de ses actions restent affectés par les informations, les rumeurs et
l’humeur du marché.
- L’obligation de se plier aux différentes règles du marché :
l’entreprise introduite en bourse est soumise à une obligation de
transparence périodique de ses comptes (règles d’information). En
effet, la société est contrainte de publier quotidiennement ses états
financiers. Cela représente un coût et une charge de travail
supplémentaire à ne pas négliger.
-La perte de contrôle et de pouvoir : cela se fait d’une manière
consécutive ; à chaque fois que l’entreprise effectue une émission
d’actions, il en résulte une dilution du pouvoir. En effet, les anciens
actionnaires se verront dans l’obligation de consulter les nouveaux
actionnaires pour des prises de décision lors des assemblées
générales ordinaires ou extraordinaires. Sans oublier le risque d’une
prise de contrôle hostile qui entraine dans la majorité des cas, le
changement de l’équipe dirigeante.
- Les coûts de l’introduction en bourse : il s’agit notamment des frais
de l’intermédiaire, des conseillers, de la société de la bourse et de
34
l’autorité de marché, pour le visa entre autre. Cet inconvénient a
plus d’impact sur les petites entreprises car les coûts de cette
introduction peuvent dépasser les bénéfices qui en découlent.
- L’obligation de distribution de dividendes : lorsqu’une société est
cotée en bourse, elle doit verser des dividendes à ses actionnaires.
Dans le cas contraire, celle-ci verra la perte de certains actionnaires
et donc, la chute du prix de ses actions.
- Le suivi administratif de la cotation : cela prend énormément de
temps à l’équipe dirigeante. Notons que dans les pays développés, le
suivi doit se faire en permanence car les cours changent
constamment.
[Link] d’introduction en bourse
Compte tenu de la complexité de l’opération d’introduction en bourse,
celle-ci doit être réfléchie et préparée avec soin. La durée du processus
varie selon le marché et selon ses contraintes.
Les approches du processus d’introduction en bourse peuvent être
différentes selon les marchés. Néanmoins, le principe général reste le
même.
On peut distinguer trois principales phases1 :
- La phase préliminaire.
- La phase de l’introduction en bourse.
- La phase de pré-introduction.
35
Chapitre 1 : Introduction au marché financier
A) Phase préliminaire
Phase essentielle dans le processus d’introduction en bourse, elle
consiste en la préparation des bases de l’opération.
Elle se subdivise en plusieurs étapes :
- Décision de l’opération : seule l’assemblée générale extraordinaire
de l’entreprise peut décider du moment adéquat pour une
introduction. Le conseil d’administration oule directoire peut obtenir
le pouvoir permettant de rendre cette opération effective.
- Préparation de la société : la préparation s’effectue principalement
sur le plan juridique. En effet, pour répondre aux exigences
d’admission à la cote, une entreprise peut être amenée à procéder à
des changements de statuts, de formes juridiques et de structures
de capital.
- Évaluation de l’entreprise : cette étape est indispensable car elle
permet ladétermination du prix de vente de l’action. L’évaluation de
l’entreprise est réalisée par un membre de l’ordre des experts
comptables, autre que son commissaire au compte, ou tout autre
professionnel dont l’évaluation est reconnue par la commission.
- Le choix de l’intermédiaire introducteur : est crucial car son aide et
ses conseils restent essentiels à la réussite de l’introduction. Afin de
réussir au mieux l’opérationde diffusion des titres, l’intermédiaire
collaborera avec d’autres banques et institutions financières. Ils
composeront ainsi le syndicat de placement.
- Préparation du projet de notice d’information : cette notice est
rédigée par l’entreprise et permet aux investisseurs de connaitre les
caractéristiques de la société, les détails concernant ses activités,
ses stratégies ainsi que toutes les informations sur les titres émis.
- Préparation et dépôt du dossier d’admission : ce dossier est déposé
auprès de l’autorité de marché et doit contenir :
36
- Une demande d’admission ;
- Un procès-verbal de l’organe habilité ayant décidé ou autorisé
l’émission ;
- Un projet de notice d’information ;
- Un projet de prospectus qui reprend l’ensemble des
caractéristiques de l’entreprise ;
- Des informations générales sur l’émetteur ;
- Des informations sur la capitalisation ;
- Des informations économiques et financières ;
- Des documents juridiques ;
- Un rapport d’évaluation pour l’émission des actions.
- Le visa de l’autorité de marché : l’autorité procède à l’étude du
dossier et de là, elle peut soit accorder ou refuser le visa.
- Marketing boursier : il s’agit d’une politique de communication pour
informer les potentiels investisseurs, dans le but de réussir le
placement des titres.
- Vente des titres : au niveau de cette étape, la répartition des titres
commence. Cette vente se déroule à travers le réseau bancaire,
durant une certaine période appelée période de souscription.
- Divulgation des résultats et dénouement : les résultats de l’opération
sont renduspublics à partir du moment où l’offre est déclarée
positive. C’est à dire que toutes les conditions d’introduction à la cote
sont remplies.
Après la divulgation de ces résultats s’entame le dénouement de l’opération.
B) Phase d’introduction
Il s’agit de l’entrée officielle en bourse. C’est à partir de cette phase que
débute la cotation des titres. Cette première cotation démontre la valeur de
l’entreprise aux yeux des investisseurs. Ce prix, comparé avec le prix fixé
par l’entreprise grâce aux méthodes d’évaluation existantes, permet de
conclure sur l’existence ou non d’une sous-évaluation du prix des actions.
37
C) Phase de poste introduction
Elle intervient après la première cotation. Le cours de l’action suit alors
l’évolution du marché. Dans ce cadre, l’émetteur doit assurer un suivi pour
les investisseurs et les informer de tout changement dans l’entreprise
susceptible d’influencer le cours de l’action.
4Les procédures d’introduction en bourse
Il existe plusieurs méthodes permettant de s’introduire en bourse.
L’entreprise choisie l’une d’elles pour accéder à une première cotation1 :
- L’offre à prix ouvert (OPO): l’émetteur propose une fourchette de
prix aux investisseurs. Les prix proposés par ces derniers doivent
appartenir à cette fourchette, bornes incluses. Le prix peut être
ajusté en fonction de la demande et le prix définitif n’est fixé
qu’après la réception de tous les ordres. Il est important de signaler
que cette procédure est la plus utilisée pour les placements auprès
des particuliers.
- L’offre à prix fixe (OPF): le prix de l’offre est ferme et définitif. C’est
uniquement à ce cours que peuvent avoir lieu les ordres d’achat. La
difficulté de cette méthode réside dans la fixation de ce prix.
- L’offre à prix minimum (OPM): cette procédure est assimilée à une
vente aux enchères classique. Elle stipule le nombre de titres mis en
circulation sur le marché ainsi que le prix minimum exigé pour la
cession de ces titres. Le souscripteur ne sera alors servi que si son
ordre est à un cours supérieur ou égal au cours proposé par la
bourse après centralisation des demandes et analyse des tendances
du marché. Généralement, le cours d’introduction se situe au-dessus
du prix minimal initial de l’offre.
38
Chapitre 1 : Introduction au marché financier
- La cotation directe (CD): cette procédure suit le même principe que
l’offre à prix minimum. La différence entre ces deux cotations réside
dans le fait que la CD fixe en plus la variation maximale par rapport
à ce prix minimum, et que la société qui émet ses actions avec cette
procédure, les cèdes à des intermédiaires financiers qui doivent les
placer sur le marché.
- Le placement dit garanti (PG): Cette procédure n'est accessible
qu’aux investisseurs institutionnels ; les petits porteurs ne sont donc
pas concernés par ce typed’introduction. Dans la procédure de
placement garanti, c’est le syndicat bancaire qui décide d’allouer de
façon discrétionnaire un certain nombre d’actions à ce type
d’investisseurs. Le prix des actions est supérieur ou égal à celui fixé
dans le cadre d’une offre à prix fixe.
Cette procédure est utilisée pour répondre à un besoin
d’investisseurs stables dans le capital d’une société cotée.
Il est important de mentionner qu’à l’international, les procédures
utilisées sont les cinq citées ci-dessus. Mais pour le cas de l’Algérie, on
trouve en plus des offres publiques de vente à prix minimal et à prix fixe,
la procédure de cotation ordinaire. Cette dernière permet à une entreprise
déjà cotée sur le marché et qui effectue une autre ouverture de capital, de
procéder directement à l’inscription du titre à la cote officielle pour y être
négociée dans les conditions pratiquées sur le marché.
39
Chapitre 1 : Introduction au marché financier
Conclusion
Les marchés financiers se sont considérablement développés au cours
de ces dernières années. Ils tiennent désormais un rôle prépondérant dans
l’économie contemporaine, ils sont devenus indispensables à une
allocation efficace des ressources dans le temps et dans l’espace.
La question de l’introduction en bourse est une problématique à laquelle
sont confrontées de nombreuses entreprises à un moment donné de leur
existence. C’est une décision extrêmement délicate qui doit prendre en
considération tous les avantages et les inconvénients pouvant découler de
cette introduction et ce, afin de pouvoir cerner et mesurer l’impact d’une
telle opération sur le présent et le futur de la société.
De plus, l’introduction en bourse n’est pas chose aisée. Elle fait l’objet
d’une préparation intensive compte tenu de l’importance de cette
opération dans la vie de l’entreprise. De ce fait, le choix d’une procédure
d’introduction adéquate qui reflète la stratégie de l’entreprise est
essentiel.
40
Chapitre 2 : La
Gestion Comptable
41
Chapitre 2 : La Gestion Comptable
Introduction
La gestion comptable d'une entreprise est le lien entre toutes les données relatives à
l'entreprise et les rapports financiers. Elle sert également de système d'information de
gestion pour les opérations d'une entreprise et fournit des données pour la prise de
décision par la direction de l'entreprise.
41
I. Présentation la gestion comptable
La gestion comptable est un processus qui implique la création, la collecte
et l'interprétation d'informations financières destinées à être utilisées dans
les décisions de l'entreprise. Au quotidien, cette branche de l'organisation
assure différentes missions :
La tenue de la comptabilité
Le suivi des immobilisations
La gestion de trésorerie
Le suivi budgétaire
Les travaux d'inventaire
La production des comptes annuels
Le contrôle des coûts et charges
L'analyse financière.
L'information comptable constitue une source d'informations précieuses pour :
Les directions financières, dans la prise de décisions sur les
niveaux de production, les stratégies marketing et les niveaux de
dotation en personnel.
Les dirigeants et propriétaires à évaluer leur investissement dans
l'entreprise en leur fournissant des informations sur la croissance
ou la baisse des ventes au fil du temps.
Les investisseurs, Business Angels et banquiers pour déterminer s'ils doivent continuer
à investir dans une entreprise ou non.
42
Les aspects de la gestion comptable :
Enregistrement des transactions : La gestion comptable implique l'enregistrement
précis et systématique de toutes les transactions financières de l'entreprise, qu'il
s'agisse de ventes, d'achats, de paiements, de revenus, de dépenses, etc. Ces
transactions sont enregistrées dans des journaux et des livres comptables appropriés.
Élaboration des états financiers : La gestion comptable comprend la préparation des
états financiers tels que le bilan, le compte de résultat et le tableau des flux de
trésorerie. Ces états fournissent une image claire de la situation financière de
l'entreprise et de ses performances.
Suivi des budgets : La gestion comptable implique également le suivi et le contrôle
des budgets de l'entreprise. Cela permet de comparer les dépenses réelles aux
budgets prévus, d'identifier les écarts et de prendre des mesures correctives si
nécessaire.
Analyse financière : La gestion comptable comprend l'analyse des données
financières pour évaluer la santé financière de l'entreprise. Elle permet d'identifier les
tendances, les ratios financiers, les points forts et les faiblesses de l'entreprise, ce qui
facilite la prise de décisions stratégiques.
Conformité fiscale : La gestion comptable implique de respecter les obligations
fiscales de l'entreprise. Cela comprend le calcul et le paiement des impôts, la
préparation des déclarations fiscales et le respect des réglementations fiscales en
vigueur.
43
Chapitre 2 : La Gestion Comptable
II. Rôle de la comptabilité et de la gestion
La gestion comptable se divise généralement en deux grands domaines
interdépendants : la comptabilité financière et de gestion.
[Link] comptabilité financière
Ce domaine se concentre sur la préparation des états financiers utilisés par les
utilisateurs internes. Les états financiers comprennent les comptes de résultat, les
bilans et les états des flux de trésorerie. La comptabilité financière comprend
également les procédures d'enregistrement des transactions dans le grand livre
afin qu'elles puissent être converties en états financiers.
[Link] comptabilité de gestion
Ce domaine se concentre sur le développement de systèmes de comptabilité
analytique utilisés pour déterminer l'efficacité de l'utilisation des ressources au
sein d'une organisation. La comptabilité analytique comprend généralement des
axes analytiques, des segments stratégiques d'imputation des dépenses d'une
entreprise selon son secteur d'activité.
En conclusion, la comptabilité est le processus qui consiste à enregistrer et à
analyser des données financières pour créer un rapport financier. La gestion est
le processus de planification, d'organisation et de contrôle des ressources pour
atteindre des objectifs spécifiques.
Par conséquent, la gestion comptable permet de déterminer le succès et l'efficacité
de la gestion des affaires - si les processus sont correctement établis, si les
résultats financiers correspondent au développement des processus de travail.
44
3. Relation entre la comptabilité et la gestion
La gestion comptable d'une entreprise repose sur la coordination entre gestion et
comptabilité. Bien que différents, ces deux processus sont complémentaires :
La comptabilité fournit des informations sur les
événements passés, La gestion prend des décisions en
fonction des événements futurs.
Les deux sont sont étroitement liées : si vous comprenez vos états financiers,
vous serez en mesure de les utiliser pour déterminer les mesures et atteindre
vos objectifs.
45
Conclusion
La gestion comptable est essentielle pour une entreprise, car elle fournit des
informations financières précises, fiables et pertinentes pour la prise de décisions
stratégiques, la gestion des risques et la conformité aux obligations légales et
fiscales. Elle permet de suivre la performance financière de l'entreprise et
d'optimiser ses ressources.
46
Chapitre 3 : Relation
du Marché financier et
gestion comptable
46
Introduction
les marchés financiers et la comptabilité de gestion contribuent à la transparence,
à l'efficacité et à la rentabilité des entreprises. Ils sont étroitement liés, car les
informations financières générées par la comptabilité de gestion sont souvent
utilisées pour évaluer la valeur des actifs sur les marchés financiers. Ainsi, ces
deux domaines sont essentiels pour la gestion financière et le succès des
entreprises
64
Chapitre 3 : Relation du Marche financier et gestion comptable
I. Rôle comptable entre marché financier et gestion comptable
Le rôle du comptable est crucial dans la relation entre les marchés financiers et la
gestion comptable au sein d'une entreprise. Voici comment le comptable intervient
dans ces deux domaines :
[Link] les marchés financiers :
- Préparation des états financiers : Les comptables sont responsables de la
préparation des états financiers, tels que le bilan, le compte de résultat et le tableau
des flux de trésorerie. Ces documents fournissent des informations essentielles aux
investisseurs et aux parties prenantes des marchés financiers pour évaluer la santé
financière de l'entreprise.
- Communication financière : Les comptables jouent un rôle clé dans la
communication des résultats financiers de l'entreprise aux actionnaires, aux
régulateurs et au grand public. Ils veillent à ce que ces informations soient précises,
transparentes et conformes aux normes comptables internationales.
- Analyse des données financières : Les comptables peuvent également être
impliqués dans l'analyse des données financières pour aider l'entreprise à prendre des
décisions d'investissement, à évaluer la performance passée et à anticiper les
tendances futures.
[Link] la gestion comptable interne :
- Suivi des opérations quotidiennes : Les comptables sont responsables du suivi des
transactions financières quotidiennes de l'entreprise, y compris la comptabilisation des
recettes, des dépenses, des salaires, et la gestion des comptes fournisseurs et clients.
6868
- Planification budgétaire : Les comptables participent à l'élaboration des budgets
de l'entreprise en fournissant des informations financières précieuses. Ils aident à
déterminer les objectifs financiers et à suivre l'évolution des dépenses par rapport aux
prévisions.
- Contrôle des coûts : Les comptables contribuent au contrôle des coûts en
surveillant les dépenses, en identifiant les inefficacités et en recommandant des
mesures correctives pour améliorer la rentabilité de l'entreprise.
En résumé, le comptable joue un rôle central en assurant la précision, la transparence
et la conformité dans la communication des informations financières vers les marchés
financiers, tout en apportant un soutien essentiel à la gestion comptable interne de
l'entreprise pour prendre des décisions éclairées et maintenir une saine gestion
financière.
66
II. Rôle fiscal entre marché financier et gestion comptable
Le rôle fiscal est essentiel à la fois dans la relation entre les marchés financiers et la
gestion comptable au sein d'une entreprise. Voici comment la dimension fiscale
s'insère dans ces deux domaines :
[Link] les marchés financiers :
- Optimisation fiscale : Les entreprises cherchent à minimiser leur charge fiscale
tout en restant en conformité avec les lois fiscales. Les investisseurs considèrent
également les implications fiscales lorsqu'ils évaluent des investissements. Ainsi, la
planification fiscale peut influencer la structure des transactions financières et les
décisions d'investissement.
- Dividendes et plus-values : Les entreprises distribuent des dividendes à leurs
actionnaires, et les réglementations fiscales peuvent affecter la manière dont ces
distributions sont taxées. Les plus-values réalisées sur les marchés financiers sont
également soumises à des règles fiscales spécifiques, qui peuvent varier en fonction
du pays et du type d'actif.
- Conformité fiscale : Les entreprises cotées en bourse doivent se conformer aux
réglementations fiscales en matière de déclaration de revenus, de TVA, d'impôt sur les
sociétés, etc. Les comptables et les professionnels de la fiscalité jouent un rôle essentiel
pour s'assurer que l'entreprise respecte ces obligations fiscales.
[Link] la gestion comptable interne :
- Planification fiscale : Les entreprises intègrent la planification fiscale dans leur
gestion comptable interne pour optimiser leur charge fiscale. Cela peut inclure des
67
stratégies telles que la déduction des coûts admissibles, l'utilisation de crédits d'impôt
et la structuration des transactions de manière à minimiser les impôts.
- Déclarations fiscales : Les comptables et les professionnels de la fiscalité sont
chargés de la préparation et de la soumission des déclarations fiscales de l'entreprise.
Ils s'assurent que toutes les informations requises sont correctement documentées et
soumises aux autorités fiscales.
- Gestion des litiges fiscaux : En cas de litiges fiscaux, les experts fiscaux peuvent
représenter l'entreprise dans des négociations avec les autorités fiscales et aider à
résoudre les problèmes fiscaux potentiels.
En résumé, la dimension fiscale est un élément central à la fois pour les marchés
financiers et la gestion comptable interne. Elle peut avoir un impact significatif sur la
rentabilité de l'entreprise et sur la perception des investisseurs, ce qui en fait un aspect
clé de la gestion financière globale d'une entreprise.
6868
Cas pratique
67
Présentation:
La Bourse est le lieu où les investisseurs achètent et vendent des titres de capital ou de créance émis par les entreprises,
l’Etat et les collectivités locales. Ce rôle de marché assure la liquidité des titres détenus par les investisseurs. Cette liquidité
permet aux émetteurs de se procurer des fonds pour financer leur croissance en faisant appel au public. A ce titre, la Bourse
constitue l’une des sources de financement de l’économie.
Notre mission :
La gestion du marché tunisien des valeurs mobilières par :
L’admission de nouveaux titres à la Cote de la Bourse.
L’organisation des échanges et la cotation des titres dans les meilleures conditions d’égalité, de sécurité et de transparence.
La diffusion des informations boursières.
La promotion et le développement du marché boursier.
68
LES DONNEES FINANCIERESDE LA BOURSE DETUNIS
BILAN (chiffres exprimés en dinars)
31/12/16 31/12/15
ACTIFS NON COURANTS 8 038 043 8 619 122
immobilisations incorporporelles nettes d’amortissement 1 200 593 1 250 058
immobilisations corporelles nettes d’amortissement 5 908 506 6 354 965
Immobilisations financières 928 944 1 014 099
ACTIFS COURANTS 8 563 411 8 154 156
Dont liquidités et équivalents de liquidités 5 800 167 5 407 894
TOTAL ACTIFS 16 601 454 16 773 278
Passifs
31/12/16 31/12/15
CAPITAUX PROPRES AVANT AFFECTATION 13 718 851 13 896 291
Capital social 10 041 570 10 041 570
Réserves 3 376 920 2 930 859
Résultats reportés 3 589 -229 828
Subvention d'investissement 124 824 248 505
Résultat de l'exercice 171 948 905 185
PASSIFS 2 882 603 2 876 987
Passifs non courants 465 606 429 918
Passifs courants 2 416 997 2 447 069
TOTAL 16 601 454 16 773 278
LES DONNEES FINANCIERESDE LA BOURSE DE TUNIS
ETAT DE RESULTAT (Exprimé en dinars)
31/12/16 31/12/15
PRODUITS D'EXPLOITATION 9 314 840 10 151 091
Revenus 8 878 269 9 680 425
Autres produits d'exploitation 436 571 470 666
CHARGES D'EXPLOITATION 9 420 394 9 312 750
Charges de personnel 3 439 504 3 288 743
Autres charges 5 980 890 6 024 007
RESULTAT D'EXPLOITATION -105 554 838 341
Produit /charges 434 600 389 048
RESULTAT AVANT IMPOTS 329 046 1 227 389
Impôts sur les bénéfices 120 845 322 204
Eléments extraordinaires -36 253 0
RÉSULTAT NET DE L'EXERCICE 171 948 905 185
ETAT DE FLUX DE TRESORERIE (Exprimé en dinars)
31/12/16 31/12/15
Flux de trésorerie liés à l'exploitation 1 226 147 2 095 547
Encaissements reçus des clients et autres 12 582 099 13 773 131
Sommes versées aux fournisseurs et au personnel 11 355 952 11 677 584
Impôts sur les sociétés payés
Flux de trésorerie liés aux activités d'investissements -603 874 -1 370 557
Décaissements provenant de l'acquisition d'immobilisations corporelles et incorporelles -383 442 -1 150 496
Encaissements provenant de la cession d'immobilisations corporelles et incorporelles - -
Décaissements provenant de l'acquisition d'immobilisations financières -220 432 -220 061
Flux de trésorerie provenant des activités de financement
Encaissement subvention d'investissement - -
Encaissement suite à l'émission d'actions - -
Dividendes et autres distributions -230 000 -
Variation de trésorerie 392 273 724 990
Trésorerie au début de l'exercice 5 407 894 4 682 904
Trésorerie à la fin de l'exercice 5 800 167 5 407 894
Opinion du commissaire aux comptes sur les états financiers annuels:
70
“ A notre avis, les états financiers sont réguliers et sincères pour tout aspect significatif et donnent une image fidèle de la situation
financière de la bourse des valeurs mobilières de Tunis au 31 décembre 2016, ainsi que de la performance financière et des flux de
trésorerie pour l’exercice clos à cette date, conformément au référentiel des Normes Comptables Tunisiennes et aux lois
en vigueur.”
ANNEXE STATISTIQUE :
PRINCIPAUX INDICATEURS DU MARCHE :
Année 2016 2015 2014 2013 2012
Nombre de sociétés
79 78 77 71 59
cotées
Capitalisation boursière du 19 300 17 830 17 324 14 093 13 780
marché en MD*
8,2% 2,9% 23,0% 2,3% -4,6%
Capitaux traités en MD
Ensemble du marché 2 765 4 000 2 597 3 885 2 930
-30,9% 54,0% -33,0% 32,6% -6,7%
Cote de la Bourse 1 741 2 140 1 777 1 534 2 078
-18,6% 20,4% 15,8% -26,2% 23,8%
Hors Cote, Enregistrements
1 024 1 861 820 2 351 852
& Déclarations
-45,0% 126,9% -65,1% 172,0% -41,7%
Titres traités en millions
Ensemble du marché 339 363 325 346 293
-6,6% 11,8% -6,1% 18,0% -1,0%
Cote de la Bourse 274 275 239 239 241
-0,4% 15,2% 0,0% -0,8% -5,1%
Hors Cote, Enregistrements
65 88 86 107 52
& Déclarations
-26,0% 2,3% -19,6% 105,8% 23,8%
TUNINDEX 5 488,77 5 042,16 5 089,99 4 381,32 4 579,85
Base 1000 au 31/12/97 8,86% -0,94% 16,17% -4,33% -3,02%
OPCVM (SICAV et FCP)
Nombre 125 125 119 115 111
Actifs gérés en MD 4 544 4 368 4 577 4 569 4 921
4,0% -4,6% 0,2% -7% -6%
* MD : Millions de dinars
EVOLUTION QUOTIDIENNE DE L’INDICE TUNINDEX EN 2016
Séances Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
Session January February March April May June July August September October November December
1 J-F 5 434,66 5 316,47 5 439,16 5 501,49 5 309,51 5 342,74 5 433,95 5 499,25 5 518,26
2 5 485,35 5 430,13 5 404,85 5 530,46 5 338,43 5 434,94 5 521,75 5 510,67
3 5 461,08 5 437,74 5 390,85 5 551,23 5 329,83 J-F 5 529,60
4 5 089,89 5 424,26 5 426,54 5 460,56 5 458,85 5 336,93 5 348,95 5 360,09 5 509,19
5 5 141,03 5 425,48 5 435,18 5 441,38 J-F 5 357,55 5 443,57 5 387,09 5 492,88
6 5 176,11 5 412,16 5 436,03 5 547,62 J-F 5 443,91 5 397,80 5 490,39
7 5 171,78 5 403,77 5 413,89 5 530,97 J-F 5 435,71 5 395,31 5 536,53 5 475,45
8 5 165,50 5 418,01 5 397,86 5 403,80 5 483,88 5 347,13 5 380,06 5 426,25 5 541,73 5 467,06
9 5 393,70 5 441,49 5 470,28 5 479,29 5 390,29 5 425,33 5 518,93 5 461,83
10 5 330,45 5 424,19 5 475,38 5 482,19 5 376,42 5 422,16 5 519,46
11 5 200,51 5 288,05 5 457,71 5 407,74 5 495,94 5 390,34 5 380,60 5 392,55 5 510,41
12 5 244,15 5 241,64 5 386,58 5 491,86 5 398,88 5 382,65 J-F 5 419,00 J-F
13 5 297,56 5 396,30 5 501,56 5 483,38 5 397,18 J-F 5 409,21 5 465,69
14 J-F 5 474,48 5 372,85 5 484,82 5 385,98 5 433,89 5 420,43 5 539,07 5 457,91
15 5 300,64 5 294,71 5 469,57 5 348,10 5 466,93 5 383,81 5 372,41 5 421,47 5 563,47 5 432,10
16 5 336,16 5 469,13 5 503,10 5 441,96 5 360,18 5 427,71 5 564,55 5 432,21
17 5 333,26 5 482,40 5 507,56 5 425,96 5 381,77 5 415,70 5 558,43
18 5 272,13 5 365,29 5 485,17 5 308,85 5 500,94 5 379,65 5 372,91 5 419,90 5 544,64
19 5 273,40 5 336,55 5 316,39 5 472,65 5 374,46 5 386,30 5 423,78 5 429,15 5 420,34
20 5 273,31 5 273,09 5 495,12 5 420,07 5 340,20 5 402,04 5 416,29 5 424,11
21 5 295,24 5 502,49 5 342,58 5 422,08 5 358,04 5 388,80 5 428,19 5 556,43 5 424,70
22 5 250,61 5 308,12 5 505,88 5 347,33 5 414,15 5 352,84 5 406,97 5 388,80 5 541,24 5 450,01
23 5 294,91 5 487,73 5 528,38 5 391,50 5 400,40 5 396,03 5 517,06 5 448,67
24 5 260,63 5 490,74 5 529,03 5 348,96 5 405,87 5 450,70 5 515,11
25 5 298,11 5 251,92 5 496,57 5 335,45 5 550,74 5 346,44 5 420,43 5 467,16 5 523,21
26 5 327,76 5 270,93 5 331,52 5 541,20 5 343,74 5 435,95 5 396,34 5 472,89 5 443,90
27 5 344,69 5 334,07 5 523,03 5 329,26 5 349,97 5 382,65 5 477,67 5 447,14
28 5 340,17 5 474,52 5 332,06 5 310,74 5 357,35 5 339,68 5 479,30 5 526,18 5 456,20
29 5 415,98 5 288,13 5 450,16 5 356,58 5 300,72 J-F 5 442,74 5 332,11 5 524,83 5 467,14
30 5 428,51 5 510,94 5 289,98 5 436,18 5 341,56 5 521,14 5 488,77
31 5 421,00 5 488,60 5 425,39 5 489,47
Haut / High 5 415,98 5 485,35 5 505,88 5 460,56 5 550,74 5 551,23 5 398,88 5 442,74 5 443,91 5 489,47 5 564,55 5 518,26
Bas / Low 5 089,89 5 241,64 5 316,47 5 273,09 5 390,85 5 289,98 5 309,51 5 329,83 5 332,11 5 360,09 5 499,25 5 420,34
Moyenne /
5 256,77 5 344,92 5 451,05 5 369,25 5 487,19 5 438,07 5 361,91 5 385,87 5 405,93 5 427,50 5 531,01 5 460,73
Average
Var. mens./
Monthly 7,41% -2,36% 2,51% -1,19% 2,46% -3,62% 1,27% 1,27% -1,55% 2,77% 0,58% -0,59%
Change
Var.
Année 16 Premier 5 089,89 +haut 5 564,55 +bas Dernier 5 488,77 annuelle
5 089,89 Year 8,86%
/ Year 16 First The Highest The Lowest Last
Change
72
Merci pour votre attention
Année Universitaire 2022 – 2023