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Massacres et luttes pour l'indépendance algérienne

Le document traite de l'histoire de l'Algérie, en mettant l'accent sur des événements clés de la lutte pour l'indépendance, tels que les massacres du 8 mai 1945, le déclenchement de la guerre de libération le 1er novembre 1954, et la proclamation de l'indépendance le 5 juillet 1962. Il souligne également l'importance de la mobilisation populaire et des manifestations, comme celles du 11 décembre 1956, qui ont renforcé la détermination du peuple algérien face à la répression coloniale. En parallèle, le document évoque la cuisine algérienne, en particulier la Chakhchoukha, qui reflète l'héritage culturel du pays.

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Massacres et luttes pour l'indépendance algérienne

Le document traite de l'histoire de l'Algérie, en mettant l'accent sur des événements clés de la lutte pour l'indépendance, tels que les massacres du 8 mai 1945, le déclenchement de la guerre de libération le 1er novembre 1954, et la proclamation de l'indépendance le 5 juillet 1962. Il souligne également l'importance de la mobilisation populaire et des manifestations, comme celles du 11 décembre 1956, qui ont renforcé la détermination du peuple algérien face à la répression coloniale. En parallèle, le document évoque la cuisine algérienne, en particulier la Chakhchoukha, qui reflète l'héritage culturel du pays.

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3AM

La lecture
Séquence 04 et 05

‫خصص كل يوم نصف ساعة‬


‫أو ساعة وطالع نصا واحدا‬ La le ct u re
it l'â m e ,
nourr
e l e p ain
‫استعن بالقاموس‬ comm
‫لشرح الكلمات‬
e c or p s.
‫الصعبة‬ nourrit l

Enseignant: Prof de Français DZ


SOUALHIA Antar
Enseignant: Prof de Français DZ
SOUALHIA Antar
Séquence 04
Texte
Les massacres du 8 mai 1945
Le 8 mai 1945, alors que la Seconde Guerre mondiale prenait fin et que le monde
célébrait la victoire sur l'Allemagne nazie, en Algérie, une tragédie sanglante se déroulait.
Ce jour-là, dans la ville de Sétif, des milliers d’Algériens se rassemblèrent pour une
manifestation pacifique. Ils brandissaient des drapeaux algériens et réclamaient
l’indépendance, espérant que les idéaux de liberté et d’égalité, pour lesquels de
nombreux Algériens avaient combattu pendant la guerre, seraient enfin respectés.
Mais la réaction des autorités coloniales fut brutale. La police française ouvrit le feu sur la
foule, tuant plusieurs manifestants, dont un jeune garçon qui portait un drapeau algérien.
Cet événement déclencha une série de violences à travers la région. Les manifestants,
choqués et en colère, s’en prirent aux symboles de l’administration coloniale, et certains
affrontements éclatèrent avec des colons européens.
La répression qui suivit fut d’une violence inouïe. L’armée française, appuyée par des
milices de colons, lança une vaste campagne de représailles dans les régions de Sétif,
Guelma et Kherrata. Des villages entiers furent incendiés, des populations civiles
massacrées sans distinction. Des milliers de personnes furent arrêtées, torturées ou
exécutées sommairement. Les bombardements aériens et les mitraillages par la marine
française amplifièrent l’horreur.
En quelques semaines, le bilan devint tragique : entre 20 000 et 45 000 Algériens furent
tués, selon les estimations. Les autorités coloniales tentèrent de minimiser les faits, mais
pour les Algériens, ces massacres marquèrent un tournant. Ils comprirent que leurs
aspirations légitimes à la liberté ne seraient jamais respectées sans une lutte acharnée.
Ce jour funeste du 8 mai 1945 laissa une profonde blessure dans la mémoire collective
algérienne et symbolisa la rupture définitive avec le pouvoir colonial. Il allait, des années
plus tard, nourrir la détermination du peuple algérien dans sa lutte pour l'indépendance,
obtenue en 1962 après une guerre longue et douloureuse.

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SOUALHIA Antar
Séquence 04
Texte
1er Novembre 1954
Dans la nuit du 1er novembre 1954, un événement décisif marqua l’histoire de l’Algérie. Après
des années de frustrations, d'injustices et de refus de dialogue de la part des autorités coloniales
françaises, le Front de Libération Nationale (FLN) lança une série d’attaques simultanées à travers
le territoire algérien. Ce jour-là, connu comme la Toussaint rouge, marqua le début de la guerre
de libération nationale.
Tout avait été minutieusement préparé dans le plus grand secret. Les leaders du FLN, parmi
lesquels Didouche Mourad, Larbi Ben M’hidi et Mostefa Ben Boulaïd, avaient décidé de passer à
l’action armée après avoir constaté l’échec des tentatives pacifiques de revendications. Ils
savaient que seule une insurrection coordonnée pourrait attirer l’attention du monde sur la cause
algérienne.
Cette nuit-là, des centaines de combattants algériens, armés de fusils rudimentaires, de bombes
artisanales et d’une détermination inébranlable, attaquèrent des postes militaires, des
commissariats, des infrastructures stratégiques et des symboles du pouvoir colonial. Les régions
des Aurès, de la Kabylie et du Constantinois furent particulièrement touchées. Parmi les actions
les plus marquantes, l’attaque contre la caserne de Batna et le sabotage des lignes de
communication dans les Aurès marquèrent les esprits.
Les autorités françaises furent prises par surprise. À Paris, ces événements furent immédiatement
qualifiés de rébellion. En Algérie, la répression ne tarda pas. L’armée française, appuyée par les
forces de police, réagit avec une violence extrême. Des villages furent encerclés, des arrestations
massives eurent lieu, et les suspects furent soumis à de terribles tortures.
Malgré cela, l’insurrection ne faiblit pas. Les premiers appels du FLN, diffusés via des tracts et des
émissions radio clandestines, exhortaient les Algériens à rejoindre le combat pour
l’indépendance. Le FLN proclamait son objectif clair : mettre fin à plus de 130 ans de colonisation
française et restaurer la souveraineté nationale.
Le 1er novembre 1954 fut le point de départ d’une guerre longue et douloureuse, qui allait durer
près de huit ans. Elle coûta la vie à des centaines de milliers de personnes, mais elle permit
finalement à l’Algérie d’obtenir son indépendance le 5 juillet 1962. Ce jour-là, les sacrifices des
combattants et de tout un peuple furent récompensés par la liberté tant espérée.

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SOUALHIA Antar
Séquence 04
Texte
Le 20 août 1956
Le 20 août 1956 est une date clé dans l’histoire de la guerre de libération de l’Algérie. Ce jour-là, un
événement majeur s’est déroulé dans les montagnes du Sud-Est algérien, dans les régions de la Kabylie
et des Aurès. C’était le jour où le Congrès de la Soummam s’est tenu, un moment décisif qui allait
marquer l’organisation et la structuration de la lutte pour l’indépendance du pays.
Depuis le déclenchement de la guerre en 1954, les combattants du Front de Libération Nationale (FLN)
avaient mené une guerre contre la France dans l’ombre, avec des actions de guérilla menées dans les
montagnes et les zones rurales. Mais, à ce moment-là, le FLN avait besoin d’une structure plus solide,
d’un leadership coordonné et d’un programme commun pour galvaniser la lutte.
Le 20 août 1956, un groupe de leaders du FLN se réunit à la Soummam, un lieu symbolique des Aurès.
Parmi les figures emblématiques présentes, il y avait Ferhat Abbas, Ben Bella, Hocine Aït Ahmed et
Lakhdar Ben Tobbal. Le but de cette rencontre était de définir une ligne politique claire pour le FLN et
de mettre en place une organisation militaire et civile plus cohérente.
Le congrès de la Soummam marqua plusieurs avancées importantes. D’abord, il établit le gouvernement
provisoire de la République algérienne (GPRA), une institution qui allait porter les aspirations du peuple
algérien à l'indépendance sur la scène internationale. Ce gouvernement symbolisait l’unité du peuple
algérien face à l’occupant et revendiquait officiellement l’indépendance.
Ensuite, le Congrès décida de renforcer l'unité militaire en désignant un commandement unique pour
les forces de l’Armée de Libération Nationale (ALN), la branche armée du FLN. Cela permit de mieux
coordonner les actions des différents maquis à travers le pays. Il fut également décidé de concentrer les
efforts de la révolution sur une guerre populaire et de diversifier les formes de lutte.
Cependant, le 20 août 1956 fut également marqué par une intensification de la répression française. En
réponse à ce rassemblement des leaders du FLN, l’armée coloniale augmenta ses opérations militaires
pour tenter d’étouffer cette nouvelle organisation qui menaçait de donner un coup décisif à
l’occupation. Des milliers d’Algériens furent arrêtés, torturés, et exécutés sous l’accusation de collusion
avec le FLN.
Malgré la répression violente, la réunion de la Soummam donna un nouvel élan à la lutte pour
l’indépendance. Elle renforça la détermination du peuple algérien, un peuple désormais uni sous la
bannière du FLN, prêt à se battre jusqu'à la victoire finale. Ce 20 août 1956 fut donc un moment de
transition majeur dans la guerre de libération, marquant un tournant vers la victoire de l’indépendance,
qui viendrait près de six ans plus tard, en 1962.
enforçait l’idée que l’indépendance n’était plus une question de « si », mais de « quand ».

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SOUALHIA Antar
Séquence 04
Texte
Les manifestations du 11 décembre 1956
Le 11 décembre 1956, une page marquante de la lutte pour l'indépendance algérienne fut
écrite. Ce jour-là, des milliers d’Algériens descendirent dans les rues pour exprimer leur soutien
au Front de Libération Nationale (FLN) et réclamer haut et fort la fin de la colonisation française.
Ces manifestations spontanées, qui éclatèrent dans plusieurs villes du pays, furent le reflet de la
détermination d’un peuple en quête de liberté.
À Alger, les quartiers populaires comme la Casbah furent les premiers à se mobiliser. Hommes,
femmes et même enfants brandissaient des drapeaux algériens, un acte audacieux et interdit à
l’époque. Ils scandaient des slogans appelant à l’indépendance et dénonçaient la répression
coloniale. La foule avançait en masse, défiant les forces de l’ordre déployées en nombre pour
disperser les manifestants.
Les manifestations ne se limitèrent pas à Alger. À Blida, Oran, Constantine et dans de
nombreuses autres villes, les rues furent envahies par des cortèges similaires. Ces
rassemblements prirent une ampleur inattendue, surprenant les autorités françaises. Ils
témoignaient de l’adhésion massive des Algériens aux idéaux du FLN, qui menait depuis 1954
une guerre sans relâche contre le colonialisme.
La réaction des forces coloniales fut brutale. La police et l’armée ouvrirent le feu sur les
manifestants, entraînant de nombreux morts et blessés. Des arrestations massives suivirent, et
les manifestants furent souvent soumis à des interrogatoires violents. Pourtant, malgré la
répression, les manifestations continuèrent plusieurs jours durant.
Ces événements eurent un impact profond sur le déroulement de la guerre d’indépendance. Ils
montrèrent au monde entier que le peuple algérien, dans sa majorité, soutenait la lutte du FLN
et rejetait catégoriquement la domination française. Ils influencèrent également l’opinion
internationale, notamment à l’ONU, où la question algérienne gagnait en visibilité et en soutien.
Le 11 décembre 1956 ne fut pas seulement une journée de manifestations, mais un véritable
tournant. Il symbolisait l’unité d’un peuple face à l’oppression et renforçait l’idée que
l’indépendance n’était plus une question de « si », mais de « quand ».

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SOUALHIA Antar
Séquence 04
Texte
Le 5 Juillet 1962
Le 5 juillet 1962 est une date gravée dans l’histoire de l’Algérie, un jour de joie et de soulagement pour
tout un peuple qui venait de gagner sa liberté après plus de 130 ans de colonisation française. Ce jour-là,
l’Algérie proclamait son indépendance, mettant fin à une guerre de libération qui avait duré près de huit
ans, depuis le déclenchement de la rébellion en 1954.
L’indépendance était désormais acquise, après des sacrifices immenses, des vies brisées et des années de
lutte acharnée contre l'occupant colonial. Le peuple algérien, qui avait payé un lourd tribut à cette guerre
de libération, pouvait enfin célébrer sa victoire. Le 5 juillet 1962, le peuple algérien se retrouva dans les
rues des villes et des villages, envahissant les places publiques pour célébrer ce jour historique.
À Alger, la capitale, la foule était immense. Des drapeaux algériens flottaient partout. Les habitants se
pressaient dans les rues, s’embrassant et criant des slogans patriotiques. Les chants et les cris de joie
retentissaient dans toute la ville, des enfants aux anciens combattants, tous unis dans un même élan de
fierté nationale. Les anciens membres du FLN et de l’Armée de Libération Nationale (ALN), qui avaient
mené la guerre contre l’armée coloniale, étaient accueillis en héros.
Le Référendum sur l'indépendance, organisé le 1er juillet 1962, avait donné un résultat écrasant en faveur
de l’indépendance. 99,72 % des électeurs s’étaient prononcés en faveur de la fin de la colonisation. Ce
résultat confirmait la volonté irrévocable du peuple algérien de se débarrasser de l'occupation française.
À cette époque, les forces françaises étaient en train de se retirer du territoire algérien. Le général de
Gaulle, après des années de guerre et de pression internationale, avait accepté de mettre fin à
l'occupation, signant les Accords d'Évian le 18 mars 1962. Ces accords, qui mettaient officiellement fin à la
guerre, ouvraient la voie à un Algérie libre. Cependant, le départ des Français n’était pas sans heurts : les
tensions étaient encore vives, surtout dans certaines régions où les colons européens avaient tenté de
résister à l’indépendance.
Le 5 juillet 1962 marquait également la fin des souffrances pour de nombreuses familles algériennes, qui
avaient perdu des proches durant la guerre. Mais pour d’autres, ce jour symbolisait le début d’une
nouvelle ère. Les défis de la reconstruction du pays et de la consolidation de l’unité nationale
s’annonçaient. Le gouvernement provisoire dirigé par Ahmed Ben Bella et d’autres dirigeants du FLN
prenait les rênes de l’État, et les premières étapes vers la construction d’un Algérie indépendante et
souveraine commençaient.
Ce 5 juillet 1962 fut bien plus qu'une simple date. Il représentait la résistance, le sacrifice et l’espoir d’un
peuple qui, après tant d’années d’oppression, pouvait enfin jouir de sa liberté. La guerre était terminée,
mais la véritable bataille pour un avenir meilleur venait de commencer.

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Séquence 05
Texte

Chakhchoukha, un délice de la cuisine algérienne


La cuisine algérienne reflète son histoire
et grâce aux noms de ses plats et aux saveurs
ressenties à chaque repas on devine l’héritage
métissé de l’Algérie.
La Chakhchoukha ou le rougag (dans l’Ouest
de l’Algérie), est une spécialité culinaire algérienne.
Elle provient des régions du Constantinois et des
Aurès (dans une grande partie du centre, du sud,
de l’est) mais également de Biskra. On trouve
différentes variétés locales, telles que la chakhchoukha de Biskra ou la
chakhchoukha de Constantine en Algérie.
C’est un mets de fêtes qui se compose de pâte de semoule émiettée, cuite à la
poêle, arrosée de sauce tomate rouge à la viande, épicée, de pois chiches et, dans
quelques régions, de courgettes, de carottes et de navets, de fèves ou encore de
pommes de terre. Elle est parfois servie avec du lait fermenté (leben). En effet,
goûter ce plat est un plaisir à ne pas rater.
L’origine de ce plat remonte aux bergers algériens, qui avaient besoin d’un
repas copieux pour se réchauffer lors des froides nuits d’hiver. Ce plat
réconfortant était idéal pour leur fournir l’énergie nécessaire après une journée
passée à prendre soin de leurs troupeaux. De là, la Chakhchoukha est
progressivement devenue une spécialité appréciée par les habitants de la région,
puis a conquis le monde grâce à sa saveur unique et à sa composition
réconfortante.

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Séquence 05
Texte
Le burnous et la kachabia en poils de
chameau, une fierté d’Ouled Naïel
Le burnous en poil de chameaux : C’est la spécialité presque exclusive de la région
de Messaâd en Algérie, d’une très grande qualité et d’une extrême finesse, le burnous
est très léger. Il est produit par des femmes à domicile ou sous leurs tentes de
nomades. C’est une activité féminine pratiquée à [Link] burnous est un
habit traditionnel symbolique qui, n’incarne pas seulement la virilité mais aussi
l’attachement aux traditions. La kachabia et le burnous, en plus du fait qu’ils
tiennent très chaud, sont un symbole de notabilité. D’aucuns peuvent constater
aujourd’hui que la kachabia et le burnous en poils sont des produits authentiques
du terroir des Ouled Naïl, dont le territoire s’étend sur de vastes steppes
favorisant l’élevage camelin et donc le tissage traditionnel de tous types de
vêtements. Le tissage de la kachabia et du burnous, en poils de chameau, occupe
une place de choix dans le cœur de bon nombre d’artisans locaux, qui les considèrent
comme le principal legs de leurs aïeux, qu’il convient de prémunir contre sa disparition.
La qualité incontestable de la kachabia et du burnous des Ouled Naïl est surtout
liée à la matière première avec laquelle ils sont confectionnés : de la pure laine de
chameau en l’occurrence, selon les spécialistes qui semblent ainsi justifier les prix
onéreux de cette matière, dont le kilogramme oscille entre 8000 et 10 000 DA.
La kachabia et le burnous en poils de chameau ont de tout temps été l’apanage
de Messaâd, région à 80 km au sud-est de Djelfa, où l’artisanat du poil de
chameau est un patrimoine encore bien préservé par la population locale, en dépit
des multiples mutations sociologiques survenues dans la société nailie. Dans cette
contrée, le génie créatif de la femme s’est mêlé à celui de l’homme pour conférer à
ces habits traditionnels la double fonction vestimentaire d’apparat et de protection
contre le froid mordant des steppes. La confection d’une kachabia ou d’un burnous en
laine de chameau est un travail de longue haleine, dont la principale condition réside
dans la «bonne sélection de la laine» qui sera utilisée.

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SOUALHIA Antar
Séquence 05
Suite...
Cette tâche est confiée aux femmes qui, une fois leur choix fait, procèdent à son lavage
et sa purification de toutes les impuretés, avant de la filer en de longues fibres de
couleur ocre. Cette opération est généralement réalisée par de nombreuses femmes qui
se réunissent en une sorte de «touiza» (solidarité collective), afin d’accélérer l’opération
de filage de la laine qui peut durer de 20 jours à un mois. Une fois cette étape franchie,
des artisans, connus pour leur dextérité et talent, sont appelés à prendre le relais pour
donner forme aux fils tissés, qui se transformeront en belles kachabias ou beaux burnous
sous les doigts habiles de ces artistes anonymes. L’insuffisance de cette matière première
constitue, cependant, la hantise principale de ces artisans, qui font également face à la
problématique de la commercialisation de leurs produits. Ils estiment, de ce fait, qu’ils
sont dans «l’obligation d’acquérir la laine de chameau, même à des prix exorbitants», car
il y va «de la qualité et de la notoriété de leurs produits», assurent-ils. Mais cela ne se fait
pas sans répercussion sur le prix de la kachabia qui oscille entre 35 000 et 90 000 DA,
alors que celui du burnous est estimé, en moyenne, à 60 000 DA.
L’existence à Djelfa d’une Maison de l’artisanat
est, par ailleurs, un atout de taille dans
le développement de cette filière, puisqu’elle
constitue un espace idoine en matière
de formation des artisans,
d’exposition et de vente de leurs
produits. Par ailleurs, l’ouverture
récente d’un Centre de valorisation
des talents locaux,à Messaâd,
constitue un facteur majeur qui
contribuera à la promotion de
l’artisanat au poil de chameau,
considéré comme un cachet de la
région.

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SOUALHIA Antar
Séquence 05
Texte
La poterie
La poterie est parmi les plus anciennes activités de
l’homme. Elle remonte au néolithique, période durant
laquelle l’homme découvrit l’agriculture et la
sédentarisation. C’est alors que son mode de vie, son
comportement et ses rapports à la nature commencèrent
à évoluer. Auparavant, dans la préhistoire, l’homme vivait
de la chasse et de la cueillette et c’est au néolithique,
après la maîtrise de l’agriculture, que, pour les besoins de
la préparation et de la conservation de sa nourriture, il
découvrit la poterie. Cette activité, qui s’est perpétuée
depuis des millénaires et dont les objets sont fabriqués
avec beaucoup d’art, est devenue surtout l’apanage des
femmes. En effet, c’est la femme qui, de ses mains,
modèle et façonne l’argile en n’ayant recours qu’à des
outils rudimentaires destinés au limage et au polissage.
Les objets sont ensuite décorés après leur cuisson dans
des fours simples préparés à cet effet. Si les techniques
de fabrication de la poterie transmises de génération en
génération restent simples, celles concernant les formes
et l’esthétique ont considérablement évolué. En Algérie,
comme partout ailleurs, la poterie constitue une
composante essentielle de l’artisanat. Outre sa fonction
utilitaire, elle est le témoin par excellence de l’histoire.

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Séquence 05
Texte
La Casbah d'Alger
La casbah d’Alger, communément appelée la Casbah (en arabe:
‫القصبة‬, Al-qaṣabah, « la citadelle »), correspond à la vieille ville ou
médina d’Alger, capitale de l’Algérie, dont elle forme un quartier
historique inscrit au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco
depuis 1992. Administrativement, elle est située dans la commune de
Casbah, au sein de la wilaya d’[Link] histoire remonte à
l’Antiquité, où elle est d’abord un port punique, puis berbère et enfin
romain. Fondée au Xe siècle par les Berbères sous la dynastie des
Zirides, elle est ensuite enrichie par les apports des autres dynasties
berbères qui dominent successivement le Maghreb central. Elle
atteint son apogée durant la période de la régence d’Alger, de
laquelle elle est le siège du pouvoir politique. Colonisée par les
Français en 1830, elle est progressivement marginalisée car les
centres de pouvoir sont déplacés vers la nouvelle ville. Elle occupe un
rôle central pendant la guerre d’Algérie, servant de bastion aux
indépendantistes du FLN. À l’indépendance du pays, en 1962, elle ne
retrouve pas son rôle central et redevient un espace marginalisé de
la ville..Exemple d’architecture islamique et d’urbanisme des médinas
arabo-berbères, elle est aussi un symbole de la culture algérienne, un
objet d’inspiration artistique et le siège d’un savoir-faire artisanal
ancestral. Elle est menacée par le manque d’entretien et d’intérêt de
ses habitants et de l’administration, malgré son classement par
l’Unesco. Des acteurs locaux se battent pour faire vivre son
patrimoine matériel et immatériel

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Séquence 05
Texte
Bijoux des Aurès
Massif montagneux, situé au nord-est de l’Algérie, l’Aurès
détient un art populaire d’une richesse incomparable, hérité
de traditions ancestrales. Outre le tissage, la poterie ou la
sparterie, la région est aussi reconnue pour sa
bijouterie traditionnelle. La tradition veut que la
femme aurassienne porte au moins deux bracelets,
une paire de boucles d’oreilles et d’akhelkhal,
bracelets portés aux chevilles. Ce «trésor» est légué de mère en
fille. Fabriqués en argent, les bijoux des Aurès demeurent d’une grande originalité,
même si, avec le temps, certains bijoutiers, dans un souci de création, ont tendance à
en moderniser les formes. Timcherreft (parure de tempes) La parure de tempes est
un genre de boucles d’oreille que la femme porte sur le pavillon de l’oreille. Avec le
temps, la diminution de la taille de ce bijou permet de le porter dans le lobe de
l’oreille. Amuqyas (bracelet) Ce bracelet est sans doute le bijou le plus couramment
porté par les femmes des Aurès. En portant au minimum deux ou alors plusieurs, ces
bracelets habituellement décorés en filigrane par de petits motifs et ponctués de
petites boules de verre constituent la base de la parure aurassienne. Khelala (fibule)
La fibule, dont la forme la plus courante est un triangle travaillé, se porte
habituellement seule au milieu de la poitrine, mais les Aurassiennes les portent aussi
par paire. Fixées au niveau des épaules, elles s’appellent alors khelala ketfia. Guerran
(parure de poitrine) La parure de poitrine est formée de deux fibules ornées de
verres rouges et de boules en argent auxquelles sont reliées plusieurs chaînettes.
Cette parure d’une grande beauté rehausse la beauté de la m’lahfa traditionnelle.

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Séquence 05
Texte
Tapis algériens
Disposant de très grandes ressources en matière première et d’une abondante
main-d’oeuvre féminine, l’Algérie a été, de tout temps, un centre artisanal du
tapis. A la laine qui provient de la tonte des moutons, dont l’élevage est très
développé, viennent s’ajouter les poils de chameau et les poils de chèvre.
Les femmes ont conservé la tradition du travail de la laine soit pour les
besoins familiaux, soit pour le commerce: vêtements, tapis, tentures, flidj
pour la confection des tentes. Elles ont le tissage au bout des doigts et leur
présence permanente au foyer assure l’assiduité à ce travail domestique.
Parallèlement à cette production familiale, une industrie de tapis manufacturés s’est développée
dans certaines villes comme Tlemcen et Cherchell. La production traditionnelle compte plusieurs
types de tapis parmi lesquels nous pouvons citer les tapis des Nememcha, du Guergour, du
djebel Amour et de Kalaâ. Le décor des tapis des Nememcha-Harakta (Sud-Constantinois) est
composé de motifs floraux stylisés et géométriques. La belle tenue de ces tapis est due en
grande partie aux qualités du reggam (maître tapissier). En vrai créateur, ce dernier n’a nul
besoin de modèle ou de maquette. La pièce à réaliser est dans sa mémoire avant même qu’il ne
se mette à l’ouvrage. Assis en tailleur devant le métier, il compose le décor et noue les points
du fil de laine. De l’autre côté de la nappe de chaîne, face au reggam, une ou deux femmes
passent et tissent la trame. Digne de rivaliser avec certains tapis d’Asie Mineure, le tapis du
Guergour se caractérise par son décor essentiellement floral et ses coloris répartis avec habileté
sur une surface à dominante rouge. La belle ordonnance des éléments décoratifs, l’harmonie
des couleurs, la bonne texture font de ce tapis une oeuvre d’une haute qualité technique et
artistique. Tissé généralement sous la tente, le tapis du djebel Amour (Aflou-El Bayadh) sert en
même temps de matelas et de couverture. Une particularité retient l’attention dans la technique
de ce tissage dénommé frach : le reggam noue seulement les points blancs destinés à tracer le
dessin. Les autres phases du travail sont effectuées par les femmes assises derrière le métier. A
la Kalaâ des Béni Rached (Oranie), le tissage du tapis est une activité exclusivement féminine.
Les tons des couleurs sont moins soutenus que dans les types déjà énumérés et la composition
du décor employé est d’inspiration hispano-mauresque.

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