Comprendre IFRS 16 : Contrats de location
Comprendre IFRS 16 : Contrats de location
1. Présentation
1.1 Référentiel comptable - IFRS
IFRS16 «contrats de location» a été publiée le 13/01/2016 en remplacement de l'IAS17 du même
intitulé et des interprétations y associées suivantes : SIC15 «Avantages dans les contrats de
location simple», SIC27 «Evaluation de la substance de transactions comportant des opérations
ayant la forme juridique d'un contrat de location» et IFRIC04 Déterminer si un accord contient
une location ».
IFRS16 s'applique aux exercices ouverts à compter du 01/01/2019. Elle est le résultat d'un projet
commun conduit par l'IASB (International Accounting Standards Board) et le FASB (Financial
Accounting Standards Board). Elle répond aux préoccupations des utilisateurs des états financiers
quant à la faible comparabilité de ces états due aux modèles comptables radicalement différents
appliqués aux contrats de location simple et aux contrats de location-financement. Les deux
conseils ont développé, dans ce sens, un modèle comptable unique innovant exigeant que le
preneur comptabilise les actifs et passifs au titre des droits et obligations créés par les contrats
de location (hormis quelques exemptions limitées) et qu'il améliore les informations à fournir y
associées.
Ce modèle applique au droit d'utilisation des règles proches de celles applicables aux actifs
corporels (IAS16) et aux passifs locatifs des principes cohérents avec ceux prévus pour les
instruments financiers (voir IFRS09). Il impactera significativement la comptabilisation des
contrats de location immobilière autrefois qualifiées de location simple (IAS17 annulée) et
présentées en hors état de la situation financière (bilan) donnant lieu en IFRS16 à un actif
comptabilisé au titre du droit d'utilisation de l'actif sous jacent et un passif locatif à l'état de la
situation financière (au bilan). A l'état du résultat net et résultat global, une charge globale
dégressive (dotation aux amortissements + charges d'intérêts) se substituera à la charge linéaire
(loyer) de la location simple. A l'état des flux de trésorerie, le remboursement du principal est
présenté parmi les activités de financement à l'instar d'une location financement selon IAS17
(annulée).
Le 17/07/2019, TIASB a publié un exposé-sondage: amendements à IAS12 « Impôt différé lié aux
actifs et aux passifs découlant d'une transaction unique» qui vise à clarifier la manière dont les
entités comptabilisent l'impôt différé relatif aux contrats de location et aux obligations de
démantèlement. L'IFRIC saisi de cette question a recommandé au Board de l'IASB de modifier
l'IAS12 afin de restreindre l'application de l'exemption et de ne pas l'appliquer à de telles
transactions. Ainsi, spécifiquement pour les contrats de location (IFRS16) et les obligations de
démantèlement, l'exposé- sondage impose la constatation à la fois d'un actif et d'un passif
d'impôt différé. Il écarte donc l'exemption prévue par IAS12.
1.2 Objectif
L'objectif d'IFRS16 est de spécifier les règles de reconnaissance, d'évaluation, de présentation et
les informations à divulguer au titre des contrats de location.
(a) les contrats de location portant sur la prospection ou l'utilisation de minéraux, de pétrole, de
gaz naturel et autres ressources similaires non renouvelables,
(b) les contrats de location d'actifs biologiques entrant dans le champ d'application d'IAS41,
(c) les accords de concession de services entrant dans le champ d'application d'IFRIC12 «Accords
de concession de services». Selon IFRIC12, le concessionnaire n'a pas un droit de contrôle de
l'utilisation de l'infrastructure concédée. Il a accès à l'infrastructure pour l'exploiter et fournir les
services publics pour le compte du concédant conformément aux termes du contrat,
d) des licences de propriété intellectuelle octroyées par un bailleur entrant dans le champ
d'application d'IFRS15 «Produits des activités ordinaires tirés des contrats conclus avec des
clients» et (e) les droits détenus par les preneurs du fait d'accords de licences comptabilisés
entant qu'actif incorporel conformément à IAS38 portant sur des films cinématographiques, des
enregistrements vidéo, des pièces de théâtre, des manuscrits, des brevets et des droits d'auteur
(IFRS16-§03). Pour les contrats de location portant sur des actifs incorporels autres que ceux
décrits dans ce point (e), le preneur peut appliquer IFRS16 plutôt qu'IAS38 mais il n'est pas tenu
de le faire (IFRS16-§04). optionnel
IFRS16 énonce le traitement comptable d'un contrat de location pris individuellement. Par
mesure de simplification, elle s'applique, également, à un portefeuille de contrats de location
présentant des caractéristiques similaires si l'entité s'attend raisonnablement à ce que les effets
sur les états financiers ne diffèrent pas de manière significative de ceux que produirait
l'application d'IFRS16 à chacun des contrats de location composant ce portefeuille. Si elle
comptabilise un portefeuille, l'entité utilise des estimations et des hypothèses reflétant la taille et
la composition (IFRS16-B2). regroupement
Remarquons, également, que la définition d'un immeuble de placement a été modifiée par IFRS16
pour y inclure les biens immobiliers détenus en propre ou comptabilisé entant qu'actif au titre de
droit d'utilisation issu de contrat de location. Ainsi, ces droits d'utilisation, hors champ
d'application d'IFRS16, seront évalués au coût amorti ou à la juste valeur par résultat net selon le
modèle choisi par l'entité à l'ensemble de ses placements immobiliers conformément à IAS40
«immeubles de placement».
En revanche, le fournisseur ne dispose pas d'un droit substantiel de substitution s'il est tenu ou a
le droit de remplacer un actif uniquement à une date donnée (ou à partir de cette date) ou lorsque
date de maintenance => n3tik carhba o5ra bch tnijim ti5dem
se produit un événement précis (ou à partir de cet événement) car il n'a pas la capacité pratique
de le remplacer sur toute la durée d'utilisation (B15).
Illustration 30.01: 3A a conclu un contrat avec une banque lui accordant un droit
d'occupation d'espace pour y installer ses distributeurs de café, de boissons et cakes sur
roulettes pour une durée de 3 ans. Le contrat précise le nombre de m² mis à la disposition
de 3A et indique que ces distributeurs seront installés dans le siège social, les directions
régionales et les agences de la banque. Le contrat stipule, également, que la banque peut
modifier unilatéralement les emplacements initiaux des distributeurs. Selon IFRS16, ce
contrat sera-t-il qualifié de contrat de location ?
Solution : Non, il s'agit d'un contrat de services car la banque (bailleur) dispose d'un droit
de substitution substantiel (réel) de l'actif sous jacent (espace loué) sur toute sa durée
d'utilisation. Elle a la capacité pratique de modifier unilatéralement l'emplacement des
distributeurs (remplacer l'espace loué par un autre) et ceci lui procurera un avantage
économique par une meilleure utilisation de ces espaces sans coût significatif.
Une entité est tenue d'identifier si un contrat est, ou contient, une location, à la date de sa
conclusion et réévaluera si le contrat est ou contient une location uniquement en cas de
modification de ses termes et conditions (IFRS16-§09-11). avenant => modification des ct
EXP MODIFICATION DES CT PAR UN
AVENANT
La 2éme condition de contrôle est importante. Elle permet de distinguer entre un contrat de
location et celui de services. Alors que le contrat de location confère au preneur le droit de
contrôler l'utilisation de l'actif sous-jacent, le contrat de services permet au fournisseur (bailleur)
de conserver le contrôle de l'intégralité des ressources nécessaires à la fourniture des services.
En IFRS16-§B09, le contrôle existe si le client (preneur) dispose (a) du droit d'obtenir la quasi-
totalité des avantages économiques tirés de l'usage d'un actif identifié tout au long de sa durée
d'utilisation (par exemple en ayant l'usage exclusif de l'actif sur toute la durée d'utilisation) et (b)
du droit de décider de l'utilisation de cet actif.
IFRS 16 IAS40 IAS 40
Ces avantages économiques peuvent résulter de l'utilisation, de la détention ou de la sous-
location de l'actif. Ils incluent la production principale et les sous-produits y associés ainsi
que les flux de trésorerie potentiels résultant de ces éléments et ceux susceptibles de
résulter d'une transaction commerciale avec un tiers (B21).
par le client sans empêcher en soi le client d'avoir le droit de décider de l'utilisation de
c'est une présomption
l'actif (B22 et B30).
les droits protectives par principe => ne restreignent pas droit d'utilisation de client => mais ca peut
arriver => exercice du JP
Si le contrat impose au client de verser au fournisseur ou à un tiers une proportion des
flux de trésorerie générés par l'utilisation de l'actif, cette proportion est à inclure dans les
avantages économiques issus de l'utilisation de l'actif. Ainsi, si le client est tenu de verser
au fournisseur à titre de loyer un pourcentage des ventes qu'il réalise dans le magasin que
lui loue le fournisseur, cela ne l'empêche pas d'avoir le droit d'obtenir la quasi-totalité des
avantages économiques découlant de l'utilisation du magasin. En effet, les ventes
réalisées par le magasin constituent les avantages économiques qui lui sont associés peu
importe qu'un % soit versé au fournisseur à titre de loyer (B23). il correspond % comme partie
variable locatif
Le client (preneur) a le droit de décider de l'utilisation d'un actif identifié sur la durée de
location si l'une des conditions suivantes est remplie : ken 3al période illy 3andik fiha controle
Le client a le droit de décider du mode et de la finalité d'utilisation de l'actif (how and for what
purpose) s'il peut, dans les limites contractuelles, modifier le mode (comment) et la finalité
d'utilisation (à quelle fin) de l'actif sur la durée d'utilisation. Pour apprécier cette possibilité,
l'entité considère les droits décisionnels les plus pertinents c'est-à-dire ceux susceptibles
d'impacter les avantages économiques issus de l'utilisation qui peuvent différer d'un contrat à
l'autre, du fait de la nature de l'actif et des termes du contrat (B25).
Exemples de droits décisionnels qui, selon les circonstances, confèrent au client le droit
de changer le mode et la finalité d'utilisation de l'actif, dans les limites contractuelles : le
droit de changer la nature de la production issu de l'actif (par exemple, le droit de décider
client a le droit si un conteneur sera utilisé pour le transport des marchandises ou pour l'entreposage, le
droit de décider de la combinaison de produits à vendre dans un magasin) ou la période
de la production (le droit de décider quand une machine sera utilisée) ou l'endroit où la
production a lieu (le droit de décider de la destination d'un camion ou l'endroit
d'utilisation d'un matériel) et le droit de lancer ou d'arrêter la production et de changer le
volume de production (le droit de décider si une centrale électrique produit ou non de
l'énergie et de décider de la quantité d'énergie qu'elle produit) IFRS16-B26.
Exemples de droits décisionnels qui ne confèrent pas au client le droit de changer le mode et la
finalité d'utilisation de l'actif : Les droits qui se limitent à l'exploitation ou à la maintenance de
l'actif. Bien que ces droits soient souvent essentiels à la bonne utilisation de l'actif, ils ne
constituent pas des droits permettant de décider du mode et de la finalité de son utilisation et ils
dépendent souvent des décisions prises relatives au mode et à la finalité d'utilisation de l'actif.
Toutefois, le droit d'exploiter un actif peut conférer au client le droit de décider de son utilisation
si les décisions pertinentes relatives au mode et à la finalité d'utilisation de l'actif sont
prédéterminées c'est-à-dire que le fournisseur ne peut pas changer les consignes d'exploitation
durant la location (B27).
Pour apprécier si le client a le droit de décider de l'utilisation de l'actif, l'entité tient compte
uniquement des droits décisionnels qui concernent l'utilisation de l'actif pendant la durée
d'utilisation sauf si l'actif ait été conçu par le client (le preneur) d'une façon qui prédétermine son
mode et sa finalité. Ainsi, à moins que l'actif (ou certains de ces aspects) ait été conçu par le client,
l'entité ignore les décisions prédéterminées avant le début de la durée d'utilisation. Par exemple,
En conclusion, l'identification d'un actif dans un contrat de location, au sens d'IFRS16, suit
l'algorithme (B31) suivant :
1. Existe-t-il un actif identifié ?
(Explicitement ou implicitement ou physiquement Non
distinct sans véritable droit de substitution réel)
Oui
Oui
2.2 Le preneur décide-t-il de l'utilisation de Non
l’actif ?
Oui
le transport d'une cargaison entre deux ports. La nature de la cargaison, les deux ports, les dates
de départ et d'arrivée et le navire sont spécifiés explicitement dans le contrat et l'armateur ne
dispose pas d'un droit de substitution substantiel (réel) de cet actif sur toute sa durée d'utilisation.
La cargaison occupe la quasi-totalité du navire. L'armateur exploite le navire avec son personnel
rayis
et l'entretient. Il est responsable du bon déroulement du transport de la cargaison. 3CD n'a pas la
possibilité de faire exploiter le navire par un autre armateur ou de l'exploiter elle-même durant la
durée du bail. Selon IFRS16, ce contrat répond-il aux critères de reconnaissance d'une location ?
Solution : Selon IFRS16, une location doit conférer au preneur le droit de contrôler
l'utilisation d'un actif identifié. Les termes du contrat spécifie explicitement l'actif sous
jacent (le navire) et le contrat porte sur un actif identifié. Le droit de contrôler l'utilisation
exige que 3CD dispose du droit d'obtenir la quasi-totalité des avantages économiques
associés au navire (l'énoncé précise que la cargaison occupe la quasi-totalité du navire) et
du droit de décider de l'utilisation de l'actif. Cette 2è condition du contrôle requiert que
3CD ait, entre autres, le droit d'apporter, dans les limites contractuelles, des changements
sur le mode et la finalité d'utilisation du navire sur sa durée d'utilisation. Or les termes du
contrat spécifient le mode et la finalité d'utilisation du navire de façon prédéterminée (il
s'agit d'un transport entre deux ports spécifiés et d'une cargaison également spécifiée au
contrat et 3CD n'a pas le droit d'exploiter le navire et ne l'a pas conçu de manière à ce que
son utilisation soit prédéterminée). En conséquence, 3CD ne décide pas de l'utilisation du
navire et cette 2è condition du contrôle n'est pas remplie. En conclusion, 3CD n'a pas le
droit de contrôler l'utilisation du navire et le contrat ne répond pas aux deux critères de
qualification d'une location. 3CD dispose des mêmes droits en termes d'utilisation du
navire que ceux qui lui seraient reconnus s'il faisait partie d'un groupe de sociétés ayant
ce navire.
B/ XXP a conclu un contrat avec un armateur (bailleur) portant sur l'affrètement d'un
navire pour une durée de 5 ans. Le navire est explicitement spécifié dans le contrat et
l'armateur ne dispose pas d'un droit de substitution substantiel (réel) de cet actif sur toute
sa durée d'utilisation. XXP décide des cargaisons à transporter, des ports et des dates de
voyage. Le contrat interdit à XXP de faire naviguer le navire dans des zones à risque de
piraterie ou de transporter des produits prohibés. L'armateur exploite le navire,
kenou ydem andou
l'entretient et est responsable du bon déroulement des voyages. XXP n'a pas la possibilité
de faire exploiter le navire par un autre armateur ou de l'exploiter elle-même durant la
pratiquement ma4abik houwa ysou9
durée du contrat.
Solution : Le contrat porte sur un actif identifié (le navire). Le droit de contrôler l'utilisation
exige que XXP dispose du droit d'obtenir la quasi-totalité des avantages économiques
associés au navire (XXP a l'usage exclusif du navire sur la durée de 5 ans) et du droit de
décider de l'utilisation de l'actif sur la durée du contrat. Cette 2è condition du contrôle
requiert que XXP ait le droit de décider du mode et de la finalité d'utilisation de l'actif
(B24a). Les termes du contrat précisent que XXP décide des cargaisons à transporter, des
ports et des dates de voyage. La restriction relative à la navigation dans des zones à risque
de piraterie ou au transport de produits prohibés peut être considérée comme un droit
protectif en faveur de l'armateur. En conséquence, XXP a le droit de décider de l'utilisation
du navire. En conclusion, XXP a le droit de contrôler l'utilisation du navire et ce contrat
répond aux deux critères de qualification d'une location selon l'IFRS16.
Lorsqu'un contrat global comprend plusieurs composantes (locatives et non locatives (contrat de
services)), l'entité comptabilise chaque composante locative du contrat comme un contrat de
location distinct séparément des composantes non locatives du contrat à moins que l'entité
pratique
choisisse de ne pas séparer les composantes locatives des composantes non locatives et de yhotou
kemil
comptabiliser l'ensemble comme une seule composante locative. Ce choix doit être exercé par contrat
location
catégorie d'actifs sous-jacents. Le droit d'utiliser un actif sous-jacent est une location distincte si
(a) le preneur peut tirer avantage de l'utilisation de l'actif sous-jacent pris isolément ou en le
combinant avec d'autres ressources aisément disponibles (vendues séparément par le bailleur ou exemb
ple
locatio
n
GO PRO TRAINING Janvier 2023 12 voiture
=> +
mainte
IFRS16 Contrats de location
autres fournisseurs ou dont dispose déjà le preneur) et (b) l'actif sous-jacent n'est ni hautement
dépendant des autres actifs sous-jacents du contrat ni étroitement lié à eux. Par exemple, le fait
que le preneur puisse décider de ne pas louer l'actif sous-jacent sans que cela affecte
sensiblement ses droits d'utilisation d'autres actifs sous-jacents du contrat peut indiquer
l'absence de dépendance et de liens entre les actifs (B32).
Si le contrat prévoit une somme à payer par le preneur au bailleur en rémunération de services
rendus par ce dernier (frais administratifs, frais de dossier...) sans donner lieu à la fourniture de
biens et services au preneur, cette somme ne constitue pas une composante distincte du contrat.
Elle doit, au contraire, être considérée comme faisant partie de la contrepartie totale à allouer à
chacune des composantes distinctes du contrat (B33).
En présence d'un contrat comprenant une composante locative et une ou plusieurs autres
composantes locatives ou non locatives :
• le preneur répartit la contrepartie prévue au contrat entre chacune des composantes du
contrat de location sur la base de leur prix séparé relatif et du prix séparé de l'ensemble
des composantes non locatives (§13) sur la base du prix pratiqué par le bailleur ou un
autre fournisseur similaire pour la composante prise séparément (sa juste valeur). Si ce
prix de vente séparé n'est pas observable directement, le preneur l'estime en maximisant
le recours aux informations observables (§14).
• le bailleur répartit la contrepartie prévue au contrat en appliquant les dispositions
relatives à la répartition du prix de transaction entre les obligations de prestation prévues
par IFRS15 «Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients»
(§17) puisque le bailleur est en position de vendeur. Selon IFRS15, le prix de transaction
est réparti entre toutes les obligations de prestation prévues au contrat en proportion des
prix de vente spécifiques relatifs à chaque obligation de prestation (voir également champ
d'application d'IFRS15).
Illustration 30.04 : Début N, Prestige Hôtel (PH) a conclu un contrat avec une Société de
Nettoyage (SN) au titre duquel PH confie le nettoyage des espaces de l'hôtel à SN dans les
conditions suivantes : durée du contrat (3 ans), coût de la prestation de nettoyage (90.000
payables annuellement en fin d'année), SN achète les aspirateurs et le matériel de nettoyage
nécessaires pour exécuter ce contrat (durée de vie économique 3 ans) qui seront utilisés
exclusivement pour le nettoyage des espaces de PH et peuvent être, exceptionnellement,
utilisés pour nettoyer d'autres espaces uniquement avec l'accord préalable de la direction de
PH et pour une durée ne dépassant pas cumulativement 2 mois sur toute la durée du contrat.
La direction de PH a le droit de décider du mode et de la finalité de l'utilisation des aspirateurs
(horaires, planning, fréquence...). Le coût d'acquisition des aspirateurs et du matériel de
nettoyage par SN est de 134.290 UM. SN facture, habituellement, ce service de nettoyage à
son prix de vente spécifique de 36.000 UM l'année. Le taux implicite du contrat est de 10%.
Analyser cette transaction chez PH sachant qu'il a l'habitude de comptabiliser séparément les
composantes locatives et les composantes non locatives.
Analyse : Le contrat de nettoyage signé entre PH et SN contient une location car il confère à
PH le droit de contrôler l'utilisation de l'actif identifié (aspirateurs et matériel de nettoyage
désigné explicitement dans le contrat) pour une certaine période (3 ans) en échange d'une
contrepartie (90.000 UM annuellement). PH a le droit d'obtenir la quasi-totalité des avantages
économiques associés aux aspirateurs (PH a l'usage quasi-exclusif de l'actif sur toute la durée
du bail). SN ne dispose pas d'un droit de substitution substantiel (réel) de cet actif sur toute
sa durée d'utilisation et a le droit de décider de l'utilisation de cet actif (PH décide du mode
et de la finalité de l'utilisation des aspirateurs et du matériel de nettoyage).
SN, bailleur, repartit la contrepartie de 90.000 UM en proportion des prix de vente spécifiques
relatifs à chaque obligation de prestation conformément à IFRS15 (composante non locative
Illustration 30.05: KSA a conclu un contrat de location d'une voiture auprès de SLV (Société de
Location de Véhicules) pour une durée de 3 ans moyennant un loyer annuel de 12.000 UM
comprenant la location et l'entretien régulier de la voiture sur la durée de la location. Analyser ce
contrat chez KSA en se référant à IFRS16 sachant que SLV et des sociétés de location similaires
facturent l'entretien régulier d'une voiture semblable à 600 UM par an (prix de vente spécifique)
et que la politique comptable adoptée par KSA consiste à comptabiliser séparément les
composantes locatives et les composantes non locatives d'un contrat.
Analyse: Le contrat de location porte sur un actif identifié conférant à KSA le droit de contrôler
l'utilisation de l'actif sous-jacent (KSA a le droit d'obtenir la quasi-totalité des avantages
économiques associés à la voiture sur les 3 ans et le droit de décider de son utilisation en termes
de mode et finalité) et une prestation de service correspondant à l'entretien. Selon IFRS16, KSA
sépare les deux composantes. Elle répartit la contrepartie prévue au contrat (12.000 UM) entre
la composante locative sur la base de son prix séparé relatif (11.400 UM (12.000-600)
comptabilisé en tant qu'actif (droit d'utilisation) évalué selon IFRS16) et la composante non
locative comptabilisée en charge (600 UM).
NB. L'entité réapprécie si le contrat est (ou contient) un contrat de location uniquement en
présence d'un changement dans les termes et conditions d'un contrat (§11).
Remarque : Une entité regroupe des contrats de location conclus à des dates identiques ou
voisines avec la même partie (ou avec des parties liées à celle-ci) et les comptabilise comme un
seul contrat de location si au moins une des conditions suivantes est remplie : (a) les contrats sont
négociés en bloc avec un objectif commercial unique (global); (b) le montant de la contrepartie à
payer en vertu d'un contrat dépend du prix (ou de l'exécution) de l'autre contrat ou (c) les droits
d'utilisation des actifs sous-jacents (ou certains d'eux conférés par chacun des contrats)
constituent une seule composante locative (IFRS16-B2).Exemple: Un cabinet d'expertise
comptable a conclu 2 contrats de location d'une villa lui servant de siège social: Contrat A porte
sur le rez-de-chaussée et B sur le 1er étage. Du point de vue économique, A et B sont regroupés
et comptabilisés comme un seul contrat de location car constituant une seule composante
locative.
• A court terme (durée de location n'excède pas 12 mois à la date de prise d'effet du
contrat, options de renouvellement économiquement incitatives comprises) non assortis
5tr ken 4ama option
d'option d'achat (peu importe l'intention du preneur quant à l'exercice de l'option). Cette4ama
mch ywali
transféret la quasi
exemption s'applique de manière cohérente par catégorie d'actifs sous-jacentstotalité
de nature
de controle
similaire et utilisés de manière similaire dans les activités d'une entité (IFRS16-§08) ;
• Ou, portant sur des actifs sous-jacents de faible valeur à l'état neuf (IFRS16-§05) (tels que
application les tablettes, les ordinateurs personnels, téléphones portables et les articles de bureaux).
aussi par peut => possibilité d'exercer l'exemption
catégorie selon Cette exemption peut être exercée contrat par contrat (IFRS16-§08). Elle s'applique même
la norme
si, au niveau de l'entité, le cumul de ces actifs de faible valeur aboutit à un montant
significatif. mais obligation => contrat par contrat fi contrat bark 4ama cumule d'actif
IFRS16 ne prévoit pas de valeur monétaire pouvant être considérée comme «faible» à ces
fins (l'exercice du jugement est essentiel), mais établit que l'évaluation devra être faite sur la
base de la valeur de l'actif à neuf (sans tenir compte de son âge au moment de la location) et
les bases des conclusions prévoient que l'exemption est applicable lorsque l'actif a une
valeur à neuf inférieur ou égale à 5.000 dollars américains (IFRS16-BC100).
L'appréciation visant à déterminer si l'actif sous-jacent est de faible valeur doit être portée
selon les dans l'absolu. Tout contrat de location dont l'actif sous-jacent est de faible valeur peut
caractérisque
de l'actif le bénéficier de l'exemption qu'il soit significatif ou non pour le preneur. La taille, la nature
meme principe
ifrs 13 et la situation du preneur n'ont aucune incidence sur cette appréciation. Par conséquent,
Il convient également de signaler que l'exemption liée à «la faible valeur» s'applique
uniquement aux actifs loués qui ne dépendent pas fortement d'autres actifs ou n'y sont
le principe d'actif
pas fortement liés et le preneur peut tirer avantage de l'utilisation de l'actif sous-jacent
pris isolement ou en le combinant avec d'autres ressources aisément disponibles (IFRS16-
§B5). Ainsi, un actif important formé d'un grand nombre de composantes dont certaines
sont louées et qui, isolément, peuvent être qualifiés d'actifs de faible valeur ne bénéficiera
pas de cette exemption tel qu'un équipement informatique comportant des éléments de
faible valeur loués. ntaba9 les critéres de qualification lil ct meme il comprend des elements de faible
valeur => man9asamch ct de location => attention! => on applique pas par
composante
NB. Si le preneur sous-loue l'actif sous-jacent ou prévoit de le sous-louer, la location initiale
ken
ne peut pas bénéficier de l'exemption portant sur un actif sous-jacent de faible valeur 4ama
sous
(IFRS16-B7). Il en est de même si le contrat de location porte sur un actif de faible valeur location
=>
dont la nature à l'état neuf ne permet pas de faire bénéficier le contrat de location de m3ach
n7kiw
l'exemption de faible valeur. IFRS16-B6 donne l'exemple d'un contrat de location de 03ala
voiture ne pouvant constituer un contrat de location dont l'actif sous-jacent est de faible faible
valeur
valeur, car une voiture neuve n'est généralement pas de faible valeur.
comptabilisation
Le preneur qui opte pour cette exemption comptabilise en charges les paiements locatifs
associés à ces contrats de façon linéaire sur la durée du contrat de location à moins qu'une
autre méthode systématique est plus représentative de la façon dont il tire avantage de
l'utilisation de l'actif sous-jacent (IFRS16-§06).
A la signature du contrat
Charge constatées d'avance (B) 2.400
Trésorerie (B) 2.400
Chaque mois
Location (R) 600
Charge constatées d'avance (2.400/24) (B) 100
Trésorerie (B) 500
A/La valeur actuelle du passif locatif 3aleh 7att taux interet implicite lawla => principe de reciprocité
entre obligation locatif et créance locatif
A la date de prise d'effet du contrat, le preneur évalue le passif locatif à la valeur actualisée des
paiements locatifs (VAPL) au taux d'intérêt implicite du contrat (t) s'il peut être déterminé
facilement, à défaut, le taux d'emprunt marginal du preneur sera utilisé (IFRS16-§26). Le calcul du
passif locatif requiert la fixation des trois paramètres suivants : le taux d'actualisation, la durée du
contrat de location et les paiements locatifs
Le taux d'actualisation à retenir par le preneur pour le calcul de la valeur actualisée des paiements
locatifs (VAPL) impacte les montants d'actif et de passif à porter à l'état de la situation financière
ainsi que ceux relatifs aux charges (dotation aux amortissements et charge d'intérêt) à présenter
à l'état du résultat net et résultat global. Sa détermination constitue l'une des difficultés
d'application d'IFRS16.
Selon IFRS16-§26, le taux d'actualisation à retenir par le preneur correspond (i) au taux d'intérêt
implicite du contrat s'il peut être déterminé facilement ou (ii) à défaut, au taux d'emprunt
marginal du preneur. Selon IFRS16, le preneur n'est pas tenu d'engager un coût ou des efforts
mchit lil banque => taux mt3 credit bech nichri actif
excessifs pour déterminer le taux d'intérêt implicite. selon le meme critéres .
qq soit le taux illy 54itou inty
Remarque : Le taux d'actualisation est révisé en cours du contrat en cas de changement de la
durée du bail ou de réappréciation du caractère incitative d'une option d'achat. En l'absence de,
tels événements, le taux d'actualisation initial est maintenu pendant le reste de la durée du
contrat.
A défaut de pouvoir déterminer aisément le taux d'intérêt implicite du contrat, le preneur utilise
son taux d'emprunt marginal. Ce dernier correspond à celui que le preneur supporterait pour
emprunter le montant nécessaire pour acquérir l'actif pour une durée et une garantie similaires
dans un environnement économique similaire (IFRS16-Annexe A). Ce taux n'est pas forcément le
même pour tous les contrats à moins qu'on soit en présence d'un portefeuille d'actifs avec des
caractéristiques similaires (durée, garantie et environnement économique) et que le taux unique
ne s'écarte pas significativement du taux par actif. Le taux d'emprunt marginal du groupe ne peut
pas être retenu comme taux d'emprunt marginal du preneur (entité du groupe).
Ainsi, pour que le preneur puisse facilement déterminer ce taux d'intérêt implicite du contrat, il
doit disposer d'informations sur les quatre composantes de l'égalité présentée ci-dessus à savoir
les loyers, la valeur résiduelle non garantie, la juste valeur de l'actif sous-jacent et les coûts directs
s3ib s3ib
initiaux du bailleur.
Le preneur éprouve des difficultés pour déterminer ce taux d'intérêt implicite s'il ne dispose que
d'informations limitées sur la valeur résiduelle de l'actif sous-jacent ou sur les coûts directs initiaux
du bailleur. De façon générale, le preneur peut disposer d'informations appropriées sur les loyers
et se procurer d'informations sur la juste valeur de l'actif sous-jacent auprès du fabricant, à partir
de catalogue ou de cotation sur un marché. S'il est difficile de déterminer ce taux d'intérêt
implicite, il utilisera alors son taux marginal d'endettement.
Particulièrement, le taux d'intérêt implicite du contrat peut être déterminé facilement si contrat
prévoit le transfert de la propriété au terme du bail (en conséquence, le bailleur n'a pas à estimer
la valeur résiduelle) ou les coûts directs initiaux du bailleur sont estimés négligeables ou les
clauses du contrat de location mentionnent ce taux.
Selon l'IASB, dans bien de cas le taux d'intérêt implicite sera similaire au taux marginal
d'endettement. Dans certains cas, le calcul du taux d'intérêt implicite par le preneur sera difficile
notamment pour les locations dont la valeur résiduelle au terme du bail est significative telles que
les locations immobilières (IFRS16-BC161).
• Paiements de loyers: Paiements que le preneur fait au bailleur au titre du droit d'utiliser
l'actif sous-jacent pendant la durée de la location comprenant :
i) les paiements fixes (y compris les paiements considérés comme fixes en vertu de la substance
des dispositions prévues au contrat), déduction faite des avantages incitatifs à la location ;
ii) les paiements de loyers variables en fonction d'un indice ou d'un taux ;
iii) le prix d'exercice de toute option d'achat que le preneur a la certitude raisonnable d'exercer
iv) les pénalités dues en cas de résiliation du contrat de location, dès lors que la durée de la
location inclut l'exercice par le preneur de l'option de résiliation du contrat.
Pour le preneur, les loyers à payer comprennent également les sommes qu'il devrait payer au titre
des garanties de valeur résiduelle. En revanche, ils ne comprennent pas les paiements affectés
aux composantes non locatives du contrat, sauf lorsque le preneur choisit de regrouper une
composante locative avec des composantes non locatives et de les comptabiliser comme une
seule composante, de nature locative.
Pour le bailleur, les paiements de loyers comprennent également, le cas échéant, les garanties de
valeur résiduelle qui lui ont été données par le preneur, une personne liée au preneur ou un tiers
non lié au bailleur, ayant la capacité financière d'assumer les obligations de garantie. Par contre,
ils ne comprennent pas les paiements affectés aux composantes non locatives.
Garantie de valeur résiduelle : Garantie donnée au bailleur par un tiers qui ne lui est pas lié selon
laquelle la valeur (ou une partie de la valeur) de l'actif sous-jacent au terme du bail ne sera pas
inférieure à un montant convenu.
• Valeur résiduelle non garantie: Partie de la valeur résiduelle d'un actif sous-jacent dont la
réalisation par le bailleur n'est pas assurée ou qui est garantie uniquement par une partie
liée au bailleur. m 3andouu 7atta 3ale9a bil preneur
• Coûts directs initiaux : Coûts marginaux engagés pour l'obtention d'un contrat de location
qui n'auraient pas été encourus si le contrat de location n'avait pas été obtenu.
Lorsque les dispositions d'IFRS16 s'appliquent dans la comptabilité du bailleur, la juste valeur est walet
le montant pour lequel un actif pourrait être échangé ou un passif éteint entre des parties bien prix
d'entrée
informées, consentantes, et agissant dans des conditions de concurrence normale. Remarquons mouch
prix prix
que les opérations de location comptabilisées selon IFRS16 sont hors champ d'application sortie
Illustration 30.07 : Vous disposez des informations suivantes relatives à un contrat de location :
En présence d'une VRG et d'une VRNG → Toute la valeur résiduelle est incluse pour le
calcul du taux implicite (t)
t →JV+CDI bailleurs = [L*(1-(1+t)-n)/t + VRG*(1+t)-n] + VRNG*(1+t)-n
Illustration 30.08: Début N, SOFAP a conclu un contrat de location de 4 ans portant sur une
machine d'une juste valeur de 64.300 UM et d'une durée de vie économique de 5 ans dans les
conditions suivantes: Paiement, en fin de période, de quatre redevances annuelles de 14.182 UM
Absence d'option d'achat à l'expiration du bail, Si la valeur résiduelle à la fin du contrat est
inférieure à 15.000 UM, SOFAP paierait la différence au bailleur. Selon les informations du
chacune, marché, la valeur résiduelle de la machine après 4 ans est de 20.000. Déterminez le taux
d'intérêt implicite du contrat de location.
Illustration 30.09 : Début N, 3B a conclu un contrat de location dans les conditions suivantes :
Juste valeur de l'équipement 90.000
Durée du bail 7 ans
Durée de vie économique de l'équipement 10 ans
Loyer annuel 16.130
Mode d'amortissement Linéaire
H1 : Option d'achat 10.320
H2 : Option d'achat 30.000
Déterminez le taux d'intérêt implicite du contrat de location dans chacune de ces hypothèses
sachant que la valeur résiduelle est estimée, début N, égale à la valeur comptable nette de
l'équipement au terme du bail.
Remarque : Certains auteurs (voir par exemple Bernard RAFFOUNIER «Les normes comptables
internationales IFRS», Editions Economica) considèrent que la différence entre la valeur résiduelle
au terme du bail et la valeur de l'option en tant que valeur résiduelle non garantie à prendre en
considération pour le calcul du taux implicite du contrat. Ce taux s'obtient alors ainsi :
En présence d'une option incitative →
t→JV+CDI bailleur = [L *(1-(1+t)-4)/t] + [Option*(1+t)-n] + VRNG*(1+t)-n
Exemple Illustratif : Début N, 3B (preneur) a conclu un contrat de crédit bail avec une société
spécialisée (bailleur) portant sur un matériel industriel. A cette date, la juste valeur du matériel
est estimée à 200.000 UM. Les modalités du contrat sont les suivantes :
Selon ces auteurs, le taux implicite du contrat s'établit à 10,1% calculé ainsi : selon raffournier
Selon ces auteurs, le taux implicite du contrat s'établit à 11% calculé ainsi : 200.000=15.950+
(54.000*((1-(1+t)-n) /t)+ (25.000*(1+t)-4) →t~11%
b) La durée du contrat de location (durée du bail)
La durée du contrat est un paramètre essentiel dans le calcul du passif locatif. Elle correspond à
la période pendant laquelle le preneur a le droit d'utiliser l'actif (et non uniquement la durée
durée eco
ferme de location). Elle commence à la date de prise d'effet du contrat et inclut toute période de
franchise consentie au preneur par le bailleur (IFRS16- B36). Elle se compose des éléments
suivants : la période non résiliable, les périodes optionnelles de renouvellement si le preneur est
la plus sur
raisonnablement certain d'exercer l'option et les périodes optionnelles de résiliation si le preneur
jp suite des critéres
est raisonnablement certain de ne pas exercer l'option (IFRS16-§18).
En résumé
La prise en compte sous condition des options dans la détermination de la durée du bail permet
d'éviter le risque qu'en concluant des contrats de courte durée, le preneur parvienne à réduire le
passif locatif à son minimum. En incluant les périodes optionnelles dans la détermination de cette
durée, IFRS16 impose la comptabilisation de passifs qui dépendent de décisions du preneur
(exercer ou ne pas exercer une option). Il s'agit d'une dérogation aux règles de reconnaissance du
exeption de
la passif prévues par IAS37 et IFRS09 qui exigent la présence d'une obligation actuelle et excluent la
comptabilisa
tion du prise en compte d'une option sous le contrôle du preneur pour la comptabilisation d'un passif. La
passif
prévu par position de l'IASB d'inclure les options sous contrôle du preneur dans la durée de location vise à
ias 37 et
refléter l'image fidèle des caractéristiques du contrat (IFRS16-BC152à158).
ifrs 09
Afin de déterminer la durée du bail et d'évaluer la durée de la période non résiliable du contrat,
l'entité détermine la période pendant laquelle le contrat est exécutoire. Le contrat de location
n'est plus exécutoire lorsque le preneur et le bailleur ont chacun le droit de le résilier sans la
permission de l'autre partie et en s'exposant tout au plus à une pénalité négligeable (IFRS16-B34).
pas du contrat de location exécutoire => probléme d'évaluation => car la durée non résiliable ne peut étre
Sidéterminé => charge
seul le preneur a le droit de résilier le bail, ce droit est une option de résiliation à inclure dans
la détermination de la durée du bail. En revanche, si seul le bailleur détient ce droit, la
détermination de la période non résiliable tient compte de ce droit (IFRS16- B35)
Illustration 30.10 : Début N, SSN a conclu un contrat de location d'une période de 8 ans, avec
option de résiliation anticipée tous les deux ans par le preneur uniquement sans pénalité mi
contractuelle ni économique. Selon IFRS16, quelle est la durée du contrat de location ?
• Prise en compte des périodes optionnelles : si le preneur est raisonnablement certain de ne pas
exercer les options de résiliation
→ La durée de location peut donc être de 2, 4, 6 ou 8 ans.
Illustration 30.11 : Début N, 3N a conclu un contrat de location d'une durée de 18 ans. Le preneur
à la possibilité de résilier le contrat à la fin de chaque période triennal sans indemnité à verser au
bailleur. Le bailleur a la faculté de résilier le contrat à la fin de la 9è année moyennant le versement
d'une indemnité significative au preneur. Selon IFRS16, quelle est la durée du contrat de location ?
donc contrat y93ad exécutoire => indémnité significatif
Solution : La période (exécutoire) maximale du contrat est de 18 ans.
• Selon IFRS16-§34, le contrat cesse lorsque le preneur ou le bailleur ont chacun la possibilité
unilatérale de résilier le contrat, l'éventuelle pénalité est négligeable. Le bailleur ayant à verser au
preneur une indemnité significative s'il souhaite résilier le contrat après 9 ans, cette option de
résiliation n'a pas de substance au sens d'IFRS16. II en résulte que le contrat ne cesse pas après 9
ans puisque l'on ne se trouve pas dans la situation où le preneur et le bailleur ont chacun la
possibilité unilatérale de résilier le contrat, l'éventuelle pénalité étant négligeable.
• Prise en compte des périodes optionnelles : si le preneur est raisonnablement certain de ne pas
exercer les options de résiliation
d) Importance de l'actif sous-jacent pour la conduite des activités du preneur (sa nature
spécifique ou non, l'endroit où il se trouve et la disponibilité de solutions de rechange
valables) et
e) Conditionnalité liée à l'exercice de l'option (l'option ne peut être exercée que si une ou
plusieurs conditions sont remplies) et probabilité que les conditions soient remplies.
Si une option de renouvellement ou de résiliation d'un bail est combinée avec une ou plusieurs
autres modalités contractuelles telle qu'une garantie de valeur résiduelle de telle sorte que le
preneur garantit au bailleur le paiement d'une somme minimale ou fixe qui sera
substantiellement identique que l'option soit exercée ou non, l'entité présume que le preneur a
la certitude raisonnable d'exercer l'option de renouvellement ou de ne pas exercer l'option de
résiliation (IFRS16-B38).
IFRS16 considère que plus la période non résiliable est courte plus grande sera la probabilité que
le preneur exerce l'option de renouvellement ou n'exerce pas l'option de résiliation du contrat de
location. Ceci se base sur la présomption que les coûts relatifs à l'obtention d'un actif de
remplacement seraient d'autant plus importants que la période non résiliable est courte (IFRS16-
B39).
Après la date de prise d'effet, le preneur réapprécie la durée du bail en présence d'un événement
ou un changement de circonstances important qui dépend de sa volonté et affecte sa décision de
renouveler une option (ayant été considérée précédemment comme ne devant pas être exercée)
ou de ne pas résilier le contrat (option ayant été considérée précédemment comme devant être
exercée) (§20). Exemples : changement intention
c) Sous-location par le preneur de l'actif sous-jacent pour une période excédant le bail
précédemment fixé.
d) Décision d'affaires prise par le preneur ayant une incidence directe sur l'exercice ou non de
l’option (prolongation de la location d'un actif complémentaire, cession d'un actif de
remplacement ou d'une unité opérationnelle au sein de laquelle l'actif sous-jacent est utilisé)
(IFRS16-B41).
Selon IFRS16-§21, une entité révise la durée du contrat de location en cas de changement de la
période non résiliable notamment en présence de l'une ou l'autre des situations suivantes :
Illustration 30.12 (bail immobilier français 3-6-9) : Le bail 3-6-9 (ou bail commercial) est un contrat
de location conclu entre le propriétaire d'un local et une société. Légalement, sa durée est au
minimum de neuf ans, il donne droit au renouvellement et à un loyer plafonné pour le locataire
(exceptépour les bureaux, hôtels, cinémas et terrains) augmenté annuellement ou tous les trois
ans uniquement selon l'indice de référence stipulé dans le bail (indice des loyers commerciaux ou
indice trimestriel des loyers des activités tertiaires). La durée d'un bail 3-6-9 ne s'impose qu'au
propriétaire qui devra payer une indemnité d'éviction s'il décide de rompre le bail avant son
échéance. Le preneur à l'option de résilier le bail à l'expiration d'une période triennale. A défaut
de congé du bailleur ou du locataire, le bail 3-6-9 peut être renouvelé au-delà de sa durée initiale.
Si le propriétaire (bailleur) refuse, il devra payer une indemnité d’éviction au preneur. Déterminer
de la durée du bail 3-6-9 par référence à IFRS16.
Solution (Détermination de la durée du bail 3-6-9 selon IFRS16) : Pour l'Autorité des Normes
Comptables (ANC) Français, il n'existe pas au plan comptable d'option de renouvellement au
terme du bail. Par conséquent, la période pendant laquelle le contrat est exécutoire est
généralement de 9 ans. Cette durée correspond à la durée maximale possible du contrat. La
période non-résiliable est en revanche de 3 ans. Ainsi, la durée d'un bail 3/6/9 sera de 3, 6 ou 9
ans, compte tenu des options de résiliation dont seul le preneur dispose au terme des périodes
triennales (IFRS16-B35) et de la certitude raisonnable ou non que le preneur n'exerce pas l'option
de résiliation au terme des 3 ou 6 ans. Toute disposition contractuelle dérogatoire devra être
examinée dans la mesure où celle-ci pourrait, dans certains cas et selon les faits et circonstances,
conduire à une durée plus longue.
Supposant que le preneur réalise des agencements importants sur l'actif sous jacent dont il évalue
la durée d'utilité à 10 ans. Il estime, par ailleurs, qu'il n'est pas raisonnablement certain de ne pas
exercer sa seconde option de résiliation à 6 ans malgré les agencements réalisés.
La durée exécutoire sera de 9 ans et la durée de location sera de 6 ans compte tenu du caractère
raisonnablement certain de ne pas exercer l'option de résiliation au terme de 3 ans et des
aménagements réalisés.
La durée d'amortissement des agencements doit s'aligner sur la durée de location déterminée
selon IFRS16 (ici 6 ans) et en tout état de cause ne devrait pas dépasser le terme de la période
exécutoire (ici 9 ans). Ceci est en conformité avec les dispositions d'IAS16-§56d relatives à la prise
en compte de la date d'expiration des contrats de locations dans la détermination de la durée
d'utilité et celles d'IFRS16-B37b.
La durée pendant laquelle le droit est conféré peut être exprimée en termes de volume
d'utilisation de l'actif identifié (par exemple, le nombre d'unités de production qu'un matériel
servira à produire) (IFRS16-§10).
1. Les paiements (ou loyers) fixes (y compris les paiements fixes en substance) minorés de tout
avantage incitatif à la location à recevoir du bailleur.
Les paiements fixes (y compris les paiements fixes en substance) inclus dans les paiements locatifs
sont réduits de tout avantage incitatif à la location à recevoir du bailleur.
Les paiements fixes sont ceux que le preneur fait au bailleur en échange du droit
d'utilisation de l'actif sous-jacent pendant la durée du contrat de location à l'exclusion des
paiements de loyers variables. Les paiements fixes en substance sont des paiements qui
peuvent dans leur forme comporter une variabilité (variables en apparence mais fixes en
substance), mais qui, en substance, sont inévitables. C'est le cas, à titre d'exemple, lorsque
les paiements sont structurés comme des paiements de loyers variables mais les clauses
leur donnant un caractère variable ne correspondent à aucune réalité économique. C'est
ainsi pour les paiements qui ne doivent être effectués que s'il est démontré que l'actif
sous-jacent peut être exploité pendant la durée du bail ou s'il se produit un événement
dont la survenance est quasi- certaine. Il en est de même si le preneur a la possibilité de
choisir entre plusieurs formules de paiements mais une seule formule paraît réaliste.
Il inclura dans ses calculs uniquement cette formule. Si le preneur a le choix entre plusieurs
formules de paiements et aucune d'entre elles ne peut être écartée, il inclura dans ses
calculs la formule dont la valeur actualisée est la plus faible (IFRS16-§B42).
Les avantages incitatifs à la location couvrent, à titre d'exemple, les paiements effectués
par le bailleur au preneur dans le cadre d'un bail ou le remboursement ou la prise en
charge par lui de coûts encourus par le preneur en vue de favoriser la conclusion du
contrat de location.
Le montant des paiements locatifs actualisés (passif locatif) est déterminé ainsi :
Année Paiements Facteur Valeur
Paiement fixe Date de paiement d'actualisation actualisée
N 0 01/01/N 1,000 0,000
N+1 0 01/01/N+1 0,9615 0,000
N+2 30 000 01/01/N+2 0,9246 27 736,686
N+3 30 000 01/01/N+3 0,8890 26 669,891
N+4 30 000 01/01/N+4 0,8548 25 644,126
N+5 30 000 01/01/N+5 0,8219 24 657,813
N+6 30 000 01/01/N+6 0.7903 23 709,436
N+7 30 000 01/01/N+7 0,7599 22 797,534
Total 151 215,486
Les loyers variables inclus dans les paiements locatifs comprennent uniquement ceux dépendant
d'un indice ou d'un taux (tel que l'indice des prix à la consommation, le taux d'intérêt de référence
ou les paiements qui varient pour tenir compte de l'évolution des prix du marché locatif). Ces
loyers sont évalués initialement au moyen de l'indice ou du taux à la date de prise d'effet du
contrat (IFRS16-§27b). Il n'y a pas lieu d'anticiper l'évolution future de ces indices ou taux. Un
contrat de location qui prévoit uniquement des loyers variables ne crée pas un passif locatif à la
date de prise d'effet du contrat.
Les loyers variables (autres que ceux dépendant d'un indice ou d'un taux) exclus des
paiements locatifs sont comptabilisés en charge lorsqu'ils sont encourus tels que ceux qui
évoluent en fonction du chiffre d'affaires (du rendement) ou de l'utilisation futurs de l'actif
sous-jacent (IFRS16-§38b).
Les paiements de loyers variables correspondent à une partie des paiements versés par le preneur
au bailleur afin de disposer du droit d'utiliser l'actif sous-jacent pour la durée du bail et qui varie
en raison de faits ou circonstances après la date de prise d'effet du contrat autres que
l’écoulement du temps (IFRS16-Annexe A).
Illustration 30.14 : 3A vient d'achever la construction de ses ateliers de production. Elle conclut
un contrat de location portant sur la quasi-totalité des machines industrielles nécessaires à ses
activités. Le contrat est d'une durée de 10 ans correspondant à la durée de vie estimée des
machines.
Hypothèse 1 : Les loyers sont calculés en fonction de la production réalisée sur la base de 20 UM
par unité produite. Le contrat ne prévoit pas de paiement minimal. Selon le plan d'affaires établit
par 3A, la production sera d'au moins 100.000 unités par an.
→Bien que 3A soit en mesure d'estimer les loyers minimaux qu'elle versera sur la durée du bail,
ceux-ci ne sont liés qu'à l'utilisation de l'actif sous-jacent. Si la production de 3A est nulle, le loyer
sera également nul (pas de paiement minimal). Les loyers sont véritablement variables et le
resteront jusqu'à la fin du bail. En conséquence, 3A n'inclut pas ces loyers dans le calcul des
paiements locatifs. Elle comptabilisera les paiements de loyers en charges dans le résultat net
lorsqu'une production sera réalisée.
Hypothèse 2 : Le contrat prévoit un loyer annuel fixe minimal de 200.000 UM. De plus, si la
production réalisée dépasse 10.000 unités par an, le loyer annuel sera relevé à 2 millions UM, et
si elle excède 125.000 unités par an, le loyer annuel s'élèvera à 2,5 millions UM. Selon le plan
d'affaires établit par 3A, la production sera d'au moins 100.000 unités par an (ainsi, il est
improbable qu'elle soit inférieure à 10.000 unités par an et il n'est pas certain qu'elle dépassera
125.000 unités par an).
→Le montant des loyers annuels à inclure dans les paiements locatifs est de 200.000 UM. Les
loyers excédant ce montant correspondent à des loyers variables exclus de l'évaluation des
paiements locatifs car ils sont indexés sur l'utilisation et le rendement de l'actif sous-jacent.
En conséquence, 3A évaluera les paiements locatifs sur la base des paiements annuels de 200.000
UM. Lors des périodes où la production réalisée excédera les quantités prévues, elle
comptabilisera des loyers additionnels de 1,8 ou de 2,3 UM en charges dans le résultat net.
b) Les loyers mensuels portés à 400.000 UM lorsque 3A aura réalisé une production de 120.000
unités pour la période de douze mois précédente et ils resteront fixés à ce niveau pour le reste
de la durée du bail.
c) Les loyers mensuels (de 300.000 UM ou de 400.000 UM) augmenteront chaque année en
fonction de la hausse de l'indice des prix à la consommation (IPC) applicable.
30 mois après la date de début du bail, 3A atteint pour la première fois une production réalisée
de 120.000 unités.
→Selon IFRS16-§27(b), les loyers variables qui dépendent d'un indice ou d'un taux sont inclus
dans l'évaluation initiale des paiements locatifs (ou passif locatif). Dans cette 3ème hypothèse, le
loyer mensuel de 300.000 UM dépend d'un indice (l'IPC), 3A utilisera l'IPC en vigueur à la date de
prise d'effet du contrat de location (sans tenir compte de hausses futures de l'IPC). Le montant
mensuel additionnel de 100.000 UM varie en fonction du même indice, mais il dépend
initialement de l'utilisation ou du rendement de l'actif sous-jacent. En raison de sa variabilité, ce
montant ne devrait pas être inclus dans l'évaluation initiale des paiements locatifs (ou passif
locatif).
La variabilité est résolue au 30ème mois. La production réalisée des 12 mois précédents excède
pour la 1ère fois les 120.000 unités. Au 30ème mois, 3A réévaluera les paiements locatifs (ou
passif locatif) en fonction de paiements de loyers mensuels de 400.000 UM pour la durée
résiduelle du bail ajusté pour tenir compte des variations de l'IPC depuis le début du bail (IFRS16-
§42b). Les variations ultérieures des loyers suite aux nouvelles variations de l'IPC seront
comptabilisées à titre d'ajustements du passif locatif, au fur et à mesure qu'elles prendront effet,
par application du taux d'actualisation initial (voir Ré- estimation du passif locatif ci-dessous).
NB. La même méthode est appliquée si les loyers dépendent d'un taux d'intérêt variable sauf que
l'entité utilise alors un taux d'actualisation révisé qui reflète les variations de taux d'intérêt
conformément à IFRS16-§43.
Illustration 30.15 : Début N, SUA a conclu un contrat de location d'un magasin à usage commercial
pour une durée de bail non résiliable de 10 ans moyennant un loyer fixe annuel payable en début
d'année de 50.000 UM. Le contrat prévoit que le loyer augmente tous les deux ans en fonction
de l'augmentation de l'Indice des Prix à la Consommation (IPC) au cours des précédents 24 mois.
Début N, l'IPC est de 125. SUA a conclu que le taux implicite du contrat ne peut pas être déterminé
facilement. Son taux marginal d'endettement est de 5% reflétant le taux auquel SUA pourrait
emprunter pour une date et garantie équivalente dans un environnement économique similaire
le montant correspondant au droit d'utilisation de l'actif sous jacent. SUA prévoit de consommer
les avantages économiques futurs liés au droit d'utilisation de l'actif sous jacent sur la durée du
bail de façon linéaire. Début N+2 (Début de la 3ème année), l'Indice des Prix à la Consommation
(IPC) est de 135. Traiter cette transaction selon IFRS16.
Solution :
Fin N+1 (début N+2), la valeur comptable du passif locatif est de 339.318,670 UM. Le loyer à
compter de N+2 s'établit à 54.000 (50.000*135/125). Cet accroissement des paiements locatifs
est dû à l'évolution de l'IPC et doit ajuster le montant du passif locatif sur la durée résiduelle du
bail en contrepartie du droit d'utilisation de l'actif. La valeur comptable ré estimé du passif locatif
début N+2 est de 366.464,163 [54.000+(54.000*((1-1,05-7)/0,05)] soit un accroissement du passif
locatif de 27.145,493 (366.464,163-339.318,670).
Début N+2
Illustration 30.16: Début N, SUA a conclu un contrat de location d'un magasin à usage commercial
pour une durée de bail non résiliable de 10 ans moyennant un loyer fixe annuel payable en début
d'année de 50.000 UM. Le contrat prévoit que le loyer augmente tous les ans de 1% du chiffre
d'affaires généré par l'actif sous-jacent. En N, le magasin loué par SUA a réalisé un chiffre d'affaires
de 800.000 UM. Traiter cette transaction selon IFRS16 sachant que le taux marginal
d'endettement de SUA est de 5%.
Solution : La variation du loyer dépend du chiffre d'affaires annuel réalisé par le magasin loué. Elle
n'est pas indexée sur un indice ou un taux. Elle est exclue des paiements locatifs et comptabilisée
en charge en résultat net. Le montant des paiements locatifs actualisés (passif locatif) est de
355.391,084 (50.000*((1-1,05-9)/0,05).
Début N
Droit d'utilisation de l'actif (B) 405.391,084
Passif locatif (B) 355.391,084
Trésorerie (B) 50.000,000
Fin N
Charges d'intérêt (355 391,084*5%) (R) 17.769,554
Passif locatif (B) 17.769,554
Charges de loyer (800.000*1%) (R) 800,000
Trésorerie (B) 800,000
La valeur résiduelle garantie correspond à la garantie donnée au bailleur par un tiers qui ne lui est
pas lié selon laquelle la valeur (ou une partie de la valeur) de l'actif sous-jacent à l'issue du contrat
de location ne sera pas inférieure à un montant convenu (IFRS16-Annexe A).
Les pénalités exigées en cas de résiliation du contrat de location si la durée de la location reflète
l'exercice par le preneur d'une option de résiliation du contrat de location.
Remarques
• Si ces frais sont liés au contrat et ne sont pas variables (fixes ou dépendent d'un indice ou
d'un taux)→ à inclure dans l'évaluation du passif locatif.
• Si ces frais ne sont pas liés au contrat ou sont variables (ne dépendent pas d'un indice ou
d'un taux) → à exclure de l'évaluation du passif locatif→ à comptabiliser en charges dans
le résultat net.
2. Le contrat peut prévoir le paiement d'une somme par le preneur pour des activités et des coûts
qui ne donnent pas lieu à la fourniture de biens ou de services à ce dernier. Par exemple, le bailleur
peut inclure, dans la somme totale à payer, des frais relatifs à des tâches administratives, ou
d'autres coûts qu'il a engagés relativement au contrat de location, qui ne donnent pas lieu à la
fourniture de biens ou de services au preneur. De telles sommes à payer ne constituent pas une
composante distincte du contrat, mais sont plutôt considérées comme un élément de la
contrepartie totale qui est réparti entre chacune des composantes distinctes du contrat (IFRS16-
§ B33).
3. Cas de la taxe foncière : la taxe foncière est due par le bailleur au titre de la location. Elle n'est
pas considérée comme variable en fonction d'un indice ou d'un taux et est donc exclue du passif
locatif à condition d'aucun montant forfaitaire ne soit spécifié dans le contrat (le montant à
rembourser au bailleur est la taxe foncière réelle). Ce raisonnement est valable également pour
les primes d'assurance du bailleur.
4. Cas de la TVA non récupérable (sur véhicules de tourisme, par exemple, ou récupérable
partiellement cas des banques par exemple): Il s'agit d'une obligation fiscale non liée à la
négociation du contrat et non d'un paiement locatif et à ce titre elle est exclue du passif locatif.
5. Cas du droit au bail (montant payé par le nouveau preneur à l'ancien locataire dans un bail
commercial et constitutif d'un droit à des loyers <<encadrés>> et un droit au renouvellement du
bail ou à une indemnité d'éviction): Selon IFRS16, le droit au bail est inclus dans le droit
d'utilisation car indissociable du contrat de location. Pour le traitement du droit au bail, le preneur
définit sa politique comptable. Deux approches peuvent être envisagées :
• Droit au bail fait partie du droit d'utilisation : il est amorti sur la durée de la location en
tenant compte de la valeur résiduelle du doit d'utilisation (correspondant au droit au bail).
Cette valeur résiduelle est révisée annuellement avec impact sur le montant amortissable
du droit d'utilisation.
• Droit au bail représentant une composante distincte avec sa propre valeur résiduelle: il
est amorti sur la durée de la location en tenant compte de sa valeur résiduelle
(composante distincte du droit d'utilisation). Cette valeur résiduelle est révisée
annuellement avec impact sur le montant amortissable du droit au bail.
Le preneur augmentera le passif locatif ainsi déterminé des intérêts courus (comptabilisés en
résultat net), déduira du passif les paiements du loyer et réappréciera la valeur comptable
pour refléter tout changement d'hypothèse, modification du contrat de location ou révision
des paiements fixes en substance (IFRS16-§36).
Remarque: Au cours de la durée du bail, le preneur comptabilise (a) les intérêts dus au
titre du passif locatif et (b) les loyers variables payés exclus de l'évaluation du passif locatif
en résultat net sauf s'ils sont déjà inclus dans la valeur comptable d'un autre actif en
application d'autres IFRS (IFRS13-§38).
Le preneur ré-estime le passif locatif en actualisant les paiements de loyers révisés sur la
base d'un taux d'actualisation révisé dans les circonstances suivantes :
• Une variation dans l'évaluation de l'exercice d'une option d'achat de l'actif sous-jacent
(§40).
Le preneur réestime le passif locatif en actualisant les paiements de loyers révisés sur la base
du taux d'actualisation initial (sauf si la modification du loyer est due à une évolution du taux
d'intérêt variable dans quel cas le preneur utilisera un taux d'actualisation révisé prenant en
compte les variations du taux d'intérêt) dans les circonstances suivantes :
• Une révision des loyers futurs visant à refléter une variation d'un indice ou d'un taux utilisé
pour fixer ces loyers (y compris, notamment, une révision des loyers du marché) (IFRS16-
§42) Le preneur ne ré-estime le passif locatif afin d'y inclure les loyers révisés que lorsque
la révision des loyers à payer prend effet. Le preneur révise le montant des loyers à payer
sur la durée résiduelle du contrat en se basant sur les paiements contractuels révisés.
Remarques
1. En présence d'une modification apportée à un contrat non comptabilisé comme une location
distincte, le preneur réévalue le passif locatif sur la base des loyers révisés actualisés au taux
d'actualisation révisé (IFRS16-§45).
Illustration 30.17 : Début N, CST a conclu un contrat de location d'un espace de 20 m² dans un
hyper-marché pour une durée de 4 ans dans les conditions suivantes : Loyer variable en fonction
de la fréquentation de l'hyper-marché (0,1 UM par visiteur) avec un minimum garanti annuel égal
au Max (70% du loyer réellement payé en (N-1) ; Montant minimal par visiteur (0,1*Nombre de
visiteurs de N)). Déterminer le montant du passif locatif début N et début N+1 sachant que
100.000 visiteurs ont fréquenté l'hyper-marché en N.
• Début N+1, le minimum garanti s'applique et le loyer sera de 7.000 (10.000*70%). Dés
N+1, du fait du mécanisme du minimum garanti, la variabilité du loyer est résolue et un
passif locatif doit être constaté et évalué (hors effet d'actualisation) comme suit :
Soit un passif locatif à comptabiliser à l'état de la situation financière de 15.330 (hors effet
d'actualisation) en contrepartie du droit d'utilisation.
A la date de prise d'effet du contrat, le preneur évalue l'actif comptabilisé au titre du droit
d'utilisation au coût (§23) incluant :
2. Tout loyer versé au bailleur au début du contrat ou avant cette date minoré de tout avantage
incitatif à la location reçu (remboursement des frais d'installation et/ou de déménagement (coût
de relocation), prise en charge par le bailleur d'indemnités à payer par le preneur à son ancien
bailleur...)
3. Les coûts directs initiaux engagés par le preneur (le preneur peut être amené à verser
une indemnité à l'ancien occupant des locaux objets du bail. Cette indemnité fait partie des
coûts directs initiaux encourus par le preneur et non traitée en tant qu'actif incorporel).
4. Une estimation des coûts engagés par le preneur pour démanteler et enlever l'actif
loué, restaurer le site sur lequel il est situé ou remettre en état cet actif conformément aux
conditions contractuelles à moins que ces coûts ne soient engagés pour la production des
stocks (dans quel cas, ils seront incorporés aux coûts des stocks). Le preneur contracte cette
obligation soit au début de la location soit pour avoir utilisé l'actif loué durant une période
donnée.
Une entité peut négocier le contrat de location avant que l'actif sous-jacent ne soit prêt à être
utilisé par le preneur. Dans certains cas, il faut construire l'actif ou en réviser la conception en vue
de son utilisation par le preneur. Selon les termes du contrat, le preneur peut être tenu d'effectuer
des paiements relatifs à la construction ou à la conception de l’actif sous-jacent (B43). Si c'est le
cas, il les comptabilise selon d'autres IFRS (IAS16...). En revanche, les paiements effectués par le
preneur relatifs au droit d'utiliser l'actif constituent des paiements de loyers indépendamment du
moment auquel ils sont effectués (B44).
reçu, (3) Les coûts directs initiaux engagés par le preneur et (4) Une estimation des coûts de
démantèlement engagés par le preneur...
Calcul
1 VAPL ((9.000 75%)/1,09)+[(9.000/1,092)+...+(9.000/ 51.893,002a
1,099)]
2 Paiement locatif au bailleur (9.000*75%)-200 6.550,000
début N
3 Coûts directs initiaux engagés 700+600+200 1.500,000
par 3B minoré de tout avantage
incitatif à la location reçu
4 Coûts de démantèlement 0 0
engagés par 3B
Droit d'utilisation de l'actif sous-jacent 59.943,002
(a)
Montant loyer Facteur d'actualisation VAPL
2e loyer 6 750 1,09 6 192,661
3e loyer 9 000 1,1881 7 575,120
4e loyer 9 000 1,2950 6 949,651
5e loyer 9 000 1,411 6 375,827
6e loyer 9 000 1,5386 5 849,382
7e loyer 9 000 1,6771 5 366,308
8e loyer 9 000 1,8280 4 9233,308
9e loyer 9 000 1,9925 4 516,797
10e loyer 9 000 2,1718 4 143,850
51 893,002
Comptabilisation
Début N
Droit d'utilisation (B) 59.943,002
Passif locatif (B) 51.893,002
Trésorerie (9.000*75%)-200)+1.500) (B) 8.050,000
Ultérieurement à la comptabilisation initiale d'un droit d'utilisation d'un actif, une entité l'évaluera
en utilisant :
Si l'on n'a pas une certitude raisonnable que le preneur devienne propriétaire de l'actif au terme
du bail (en l'absence d'une option d'achat incitative ou d'un transfert de la propriété juridique
de l'actif sous-jacent avant la fin du bail), l'actif est amorti totalement sur la plus courte de la
durée du contrat et de sa durée d'utilité, sinon on retient la durée d'utilité de l'actif sous-jacent
(IFRS16-§32).
L'entité applique au besoin IAS36 pour comptabiliser une perte de valeur (§33). Souvent, l'actif
comptabilisé au titre du droit d'utilisation ne pourra être déprécié que dans le cadre d'une Unité
Génératrice de Trésorerie (UGT). Cette exigence remplace l'exigence antérieure de
comptabiliser une provision pour les contrats de location déficitaires conformément à IAS37
(voir champ d'application d'IAS37- chapitre 19).
La valeur résiduelle à déduire du coût est celle attendue au terme du bail (conformément
à IAS16). Elle est ré-estimée à chaque date de reporting.
Illustration 30.19: Début N, 3L (preneur) a conclu un contrat de location portant sur une
machine industrielle d'une juste valeur (JV) de 200.000 UM, d'une durée de vie
économique de 4 ans moyennant 4 loyers annuels à terme échu de 55.000 UM et une
valeur résiduelle garantie de 6.045 UM. La valeur résiduelle d'une machine identique
acquise en propre exploitée dans les mêmes conditions au terme de sa durée de vie
économique ( = à sa durée du bail) est de 4.000 UM. Le taux implicite du contrat est de
5%. Fin N, la valeur résiduelle est de 4.000 UM.
Illustration 30.20: Début N, SOFAP a conclu un contrat de location de 4 ans portant sur
une machine d'une juste valeur de 64.300 et d'une durée de vie économique (= à la durée
d'utilité) de 5 ans dans les conditions suivantes : (i) Paiement, en fin de période, de quatre
Solution :
t→ 164.300=[14.182*((1-(1+t)-4)/t]+[15.000*(1+t)-4]+[5.000*(1+t)-4] →t = 6,4%
Calcul de la VAPL au titre de la location :
VAPL = [14.182*((1-1,064-4)/0,064)]+[15.000*(1,064)-4] = 60.399
Calcul de la dotation aux amortissements de N = 10.100 [(60.399-20.000)/4].
La durée d'amortissement correspond au Min (durée du bail ; durée de vie économique
(= à la durée d'utilité)) soit 4 ans.
b) Déductibilité des amortissements selon la réglementation fiscale Tunisienne (Loi des Finances
pour 2008)
Les amortissements des actifs immobilisés exploités dans le cadre des contrats de leasing
conclus à partir du 01/01/2008 sont déductibles sur la base de la durée du bail. Cette durée ne
doit pas être inférieure à la durée minimale suivante fixée par l'article 3 du décret n° 2008-492
du 25/02/2008 :
H1 H2 H3
Valeur comptable (VAPL)) 30.000 30.000 30.000
Durée du bail 3 ans 2 ans 4 ans
Durée de vie économique = Durée d'utilité 5 ans 5 ans 5 ans
Option d'achat 0.1 0,1 0,1
Analyser cette transaction selon H1, H2 et H3 au regard de la réglementation fiscale tunisienne.
Solution :
H1& H2 H3
Dotation aux (30.000/3) 10.000 (30.000/4) 7.500
amortissements (fiscale)
Dotation aux (30.000/5) 6.000 (30.000/5) 6.000
amortissements
(économique)
Effet d'impôt (H1&H2) [NB. pour H3, le raisonnement est similaire à HI et H2)
Début Fin Fin Fin Fin Fin 2018
2014 2014 2015 2016 2017
VC de l'actif 30.000 24.000 18.000 12.000 6.000 0
BF de l'actif 30.000 20.000 10.000 0 0 0
Différence Temporelle 0 4.000 8.000 12.000 6.000 0
VC actif>BF→ PID 0 1.000 2.000 3.000 1.500 0
Inversion PID -1.500 -1.500
c) Comptabilisation du loyer
La comptabilisation du loyer s'opère en ventilant les paiements locatifs entre la charge financière
afférente à la période et le remboursement du passif locatif. La charge financière totale du bail
correspond à la différence entre la somme des paiements locatifs dus pendant la période du
contrat et le passif locatif constaté à la date de prise d'effet du contrat. La charge financière est
portée dans l'état du résultat net et résultat global (ou l'état du résultat net, s'il est présenté) sur
la durée du bail, de façon à obtenir un taux d'intérêt constant (taux d'intérêt effectif) sur les
capitaux restants dus au titre de chaque période.
Toute compensation entre les passifs locatifs et les actifs correspondants aux droits d'utilisation
de l'actif au niveau de l'état de la situation financière est interdite. Si, pour la présentation des
passifs à l'état de la situation financière, on distingue les passifs courants des passifs non courants,
la même distinction est faite pour les passifs locatifs. Ultérieurement à la comptabilisation initiale,
les passifs sont comptabilisés au coût amorti sur la base du taux appliqué à la date de conclusion
du contrat (IFRS09).
Le preneur comptabilise un avenant au contrat de location comme une location distincte si les
deux conditions suivantes sont remplies :
a) la modification élargit le périmètre du contrat de location par l'ajout d'un droit d'utiliser un ou
plusieurs actifs sous-jacents.
Illustration 30.22 : Début N, 2Z a conclu un contrat de location de deux étages d'un immeuble
pour une durée de 10 ans moyennant un loyer annuel payable à terme échu de 24.000 UM. Début
N-4, elle signe un avenant au contrat initial prévoyant l'obtention du bailleur d'un étage
supplémentaire dans le même immeuble pour la durée résiduelle (de 6 ans). Le loyer additionnel
du marché à payer annuellement par 3Z à terme échu s'élève à 13.000 UM. Le taux d'actualisation
à la date de la modification est de 4%. Traiter cette modification selon IFRS16.
Solution : Selon l'IFRS16-§44, l'avenant au contrat initial est traité comme une location
distincte. Le passif locatif (Valeur Actualisée des Paiements Locatifs) lié à l'avenant est de
68.147,779 (13.000*[1-(1,04)-6)/0,04). La location initiale continue à être traitée
conformément aux modalités avant modification.
a) Répartit la contrepartie prévue au contrat modifié en appliquant les mêmes règles régissant la
séparation des composantes d'un contrat (voir ci-dessus).
Illustration 30.23 : Début N, SPA a conclu une location d'un entrepôt de 1.000 m² pour une durée
de 5 ans moyennant un loyer annuel de 10.000 payable à terme échu. Le taux marginal d'emprunt
de SPA est de 8%. Début N+3, SPA a négocié la réduction de la surface louée à 800 m² moyennant
un loyer refixé à 8.000 et a signé un avenant au contrat initial. A cette date, le taux marginal
d'emprunt de SPA est de 9%. Traiter cette modification par référence à IFRS 16.
Début N+3
Passif locatif (B) 3.566,529
Droit d'utilisation de l'actif (B) 3.194,168
Profit résultant de la modification du bail (R) 372,361
Ce traitement aboutit à une valeur comptable du passif locatif après modification de 14.266,118
(17.832,647-3.566,529). En revanche, la valeur ré estimée du passif locatif s'élève à 14.072,889
(8.000*[1-(1,09)-2)/0,09]) dégageant une différence de 193,228 (14.266,118-14.072,889) à
imputer en ajustement de l'actif comptabilisé au titre du droit d'utilisation.
Début N+3
Passif locatif (B) 193,228
Droit d'utilisation de l'actif (B) 193,228
Illustration 30.24 : Début N, TPH (preneur) a conclu une location de bureaux pour une durée de
3ans moyennant un loyer annuel de 96.000 UM payable à terme échu. Le taux d'emprunt marginal
de TPH est de 8%. Début N+2, TPH a conclu un avenant au contrat initial pour une durée
complémentaire de 5ans pour le même loyer annuel. A cette date, le taux d'emprunt marginal de
TPH est de 9%. Traiter cette situation par référence à IFRS16.
Solution : Cet avenant n'élargit pas le périmètre du contrat par l'ajout d'un droit d'utiliser un ou
plusieurs actifs sous-jacents. Il se limite à augmenter la durée d'utilisation des droits conférés par
la location initiale. Il n'est pas comptabilisé entant que location distincte.
Début N+2, la valeur comptable du passif locatif (valeur actualisée des paiements locatifs) est de
88.073,394 (96.000/1,09). Le montant réévalué du passif locatif à cette date est de 448.591,859
(96.000 [1-(1,09)-6) /0,09]). La différence 360.518,465 (448.591,859- 88.073,394) ajuste le passif
locatif en contrepartie du droit d'utilisation de l'actif
Si le preneur avait opté pour l'exemption liée au contrat de courte durée, il considère qu'il s'agit
d'un nouveau contrat en présence (a) d'une modification apportée au contrat ou b) d'un
changement de la durée du contrat (à la suite, par exemple, de l'exercice par le preneur d'une
option qui n'était précédemment pas incluse dans la détermination de la durée du bail) (IFRS16-
§07).
En cas de réduction de loyers sans aucun autre changement du contrat, cet avenant au bail n'est
pas comptabilisé en tant que contrat distinct. Il nécessite de recalculer le passif locatif sur la base
du taux d'actualisation à la date de modification. La réduction du passif locatif a pour contrepartie
une réduction du droit d'utilisation.
Illustration 30.25 : Début N, HTP (preneur) a conclu une location d'une surface de bureau de 5.000
m² pour une durée de 10 ans moyennant un loyer annuel de 100.000 UM payable à terme échu.
Le taux d'emprunt marginal de TPH est de 6%. Début N+5, TPH a conclu un avenant au contrat
initial ramenant le loyer annuel à 95.000 UM pour la durée résiduelle. A cette date, le taux
d'emprunt marginal de TPH est de 7%. Traiter cette situation selon IFRS16.
Solution : Cet avenant n'est pas comptabilisé entant que location distincte. Début N, le passif
financier et le droit d'utilisation sont évalués à 736.008,705 UM (100.000* [1-(1,06)-10/0,06). Fin
N+5, la valeur comptable du passif financier avant modification est de 421.236,379 UM
(100.000*[1-(1,06)-5)/0,06]) ; celle ré estimée à cette date est de 389.518,756 UM (95.000*[1-
(1,07)-5)/0,07] soit une différence de 31.717,623 UM à comptabiliser en réduction du droit
d'utilisation.
Fin N+5
Passif locatif (B) 31.717,623
Droit d'utilisation de l'actif (B) 31.717,623
3.3.1 Présentation
Le preneur présente les éléments suivants soit dans l'état de la situation financière soit dans les
notes aux états financiers :
a) les actifs comptabilisés au titre du droit d'utilisation séparément des autres actifs.
Si le preneur ne présente pas les actifs comptabilisés au titre du droit d'utilisation
séparément dans l'état de la situation financière, il doit (i) les inclure dans les postes où
les actifs sous-jacents correspondants seraient présentés s'ils les détenaient en propre et
(ii) indiquer les postes de l'état de la situation financière dans lesquels ces droits
d'utilisation sont inclus.
NB. Cette disposition ne s'applique pas aux droits d'utilisation répondant à la définition
d'un immeuble de placement qui doivent être présentés en immeuble de placement
conformément à IAS40 (IFRS16-§48).
b) les passifs locatifs séparément des autres passifs.
Si le preneur ne présente pas les passifs locatifs séparément dans l'état de la situation
financière, il doit indiquer les postes de l'état de la situation financière dans lesquels ces passifs
locatifs sont inclus (IFRS16-§47). Selon IAS01, les passifs locatifs sont décomposés en passifs
courants et non courants.
Dans l'état du résultat net et résultat global, le preneur présente la charge d'intérêt relative au
passif locatif distinctement de la dotation aux amortissements afférente à l'actif comptabilisé au
titre du droit d'utilisation. La charge d'intérêts sur le passif locatif est une composante des charges
financières, lesquelles doivent être présentées séparément dans l'état du résultat net et résultat
global (IFRS16-§49)
• La dotation aux amortissements des droits d'utilisation par catégorie d'actif sous-jacent.
• la charge d'intérêts sur les passifs locatifs.
• la charge locative relative aux contrats de location à court terme ou portant sur des actifs
sous- jacents de faible valeur (NB. Il n'est pas nécessaire d'inclure la charge locative
relative à un contrat de location d'une durée inférieure ou égale à un mois ou moins). les
charges relatives aux paiements locatifs variables non inclus dans l'évaluation des passifs
locatifs.
4.1 Classification
IFRS16 exige du bailleur qu'il classe un contrat de location soit comme un contrat de location
simple soit comme un contrat de location-financement. IFRS16 n'a pas apporté de modifications
au modèle applicable aux bailleurs par IAS17.
C'est un contrat qui transfert au preneur l'essentiel des risques et avantages inhérents à la
propriété d'un actif.
Les risques incluent les pertes liées à une sous-utilisation de l'actif sous-jacent, de l’obsolescence
technologique ou une valeur résiduelle en dessous de ce qui est attendu. Les avantages
représentent les gains dus à une exploitation rentable de l'actif sous-jacent ou de la réalisation
d'une valeur résiduelle au-dessus de ce qui est attendu.
Le transfert de propriété peut intervenir ou non in fine. Un bail est normalement considéré
comme une location financement lorsqu'on se trouve dans l'une (ou plusieurs) des situations
suivantes :
telle sorte qu'on ait une certitude raisonnable, dès la conclusion du contrat, que le preneur
se rende acquéreur du bien.
c) La durée du contrat couvre la majeure partie de la durée de vie économique du bien que
la propriété soit ou non transférée en fin du bail. [FAS13 "Accounting for lease" retient 75%
de la durée de vie].
e) Les actifs loués sont d'une nature tellement spécifique que seul le preneur peut les utiliser
sans leur apporter de modifications majeures.
a) Si le preneur peut résilier le contrat de location, les pertes subies par le bailleur relatives
à la résiliation sont à la charge du preneur.
b) Les profits (ou pertes) résultant de la variation de la valeur résiduelle profiteront au (ou
sont à la charge du) preneur (par exemple sous la forme d'une diminution de loyer égale à
la majeure partie du produit de cession à la fin du contrat) et
Le classement d'un contrat de location se fait à la date de conclusion et n'est révisé qu'en cas de
modification du contrat de location. Les changements d'estimations relatifs, par exemple, à la
durée de vie économique ou à la valeur résiduelle de l'actif sous-jacent ou les changements dans
les circonstances telle que la défaillance du preneur n'entraînent pas un reclassement du contrat
de location à des fins comptables. Ils sont comptabilisés en tant que changement d'estimation
(IFRS16-§66).
La date de conclusion du contrat de location (date de conclusion) est la date de signature d'un
contrat de location ou, si elle est antérieure, la date d'engagement réciproque des parties sur les
principaux termes et conditions de ce contrat de location.
Un contrat de location peut inclure une disposition visant à ajuster les paiements au titre
du contrat aux modifications du coût de la construction ou de l'acquisition de l'actif loué
ou aux modifications qui surviennent dans d'autres mesures de coût ou de valeur tel que
le niveau général des prix ou dans les coûts de financement du contrat de location pour le
bailleur, pendant la période qui sépare la date de conclusion et la date de prise d'effet du
contrat. Dans ce cas, l'effet d'un tel changement sera présumé avoir eu lieu à la date de
conclusion du contrat de location (§B54). IFRS16 établit une distinction entre la date de
conclusion du contrat de location (lors de sa classification) et la date de prise d'effet du
contrat de location (lors de sa comptabilisation).
La date de prise d'effet du contrat de location (date de prise d'effet) est la date à
laquelle un bailleur met un actif sous-jacent à la disposition d'un preneur.
• Occupation prévue des lieux par 3A (date de prise d'effet) début N+2.
A la date de prise d'effet (début N+2), la valeur de l'ensemble immobilier a été ajustée à
10.500.000 UM dont 4.000.000 UM pour le terrain. Préciser les dates de qualification et de
comptabilisation du contrat.
Solution
Chez le bailleur, pour les besoins de qualification d'un contrat de location d'un ensemble
immobilier, le terrain et les constructions sont considérés séparément. Le contrat est
décomposé en deux contrats séparés :
• Le contrat relatif au terrain (à moins qu'il soit amortissable ou que sa propriété soit
transférée au preneur au terme du contrat) est considéré comme location simple. Un
paiement effectué lors de la conclusion ou de l'acquisition d'un bail comptabilisé
comme contrat de location simple représente des prés- loyers à amortir sur la durée
du contrat conformément au rythme des avantages procurés.
Afin de traiter de façon séparée l'élément terrain et l'élément construction, les paiements locatifs
sont affectés entre le terrain et la construction proportionnellement aux justes valeurs relatives
des droits dans un bail de l'élément terrain et de l'élément construction à la date de conclusion
dudit contrat.
S'il n'est pas possible d'affecter les paiements entre les 2 éléments de façon fiable (impossibilité
de scinder le contrat) ou s'il est prévu que la propriété des deux éléments soit transférée au
preneur au terme du bail, il sera qualifié, dans son ensemble, de location financement à moins de
démontrer le contraire (B56).
Si le montant qui serait initialement comptabilisé pour le terrain, dans le cadre d'une location
financement, est non significatif (FAS13 considère que la juste valeur du terrain est non significatif
si elle est inférieure à 25% de la juste valeur totale), l'ensemble peut être traité comme une unité
unique aux fins de la classification du contrat de location et qualifié de location - financement ou
de location simple selon le cas. La durée de vie économique des constructions correspondra, dans
ce cas, à celle de l'ensemble (B57).
Illustration 30.27 : Début N, SLT (bailleur) a conclu un contrat de location d'un ensemble
immobilier avec SIA (preneur) dans les conditions suivantes :
Solution: L’affectation des paiements locatifs entre le terrain et les constructions est faite
proportionnellement aux justes valeurs relatives des droits de chacun des éléments dans
le bail à la date de conclusion du contrat. Le terrain a une durée de vie économique
indéterminée et le bailleur le récupérera au terme du bail alors que la substance des
constructions se consomme sur 20 ans. Les droits dans les paiements locatifs revenant
aux constructions doivent permettre la rémunération de l'investissement et la
consommation de la substance (leur montant est supérieur à celui revenant au terrain).
Ceux revenant au terrain rémunèrent l'investissement uniquement. L'égalité suivante
est, par conséquent, établie :
A la date de prise d’effet du contrat, le bien loué par le bailleur est comptabilisé et présenté
comme une créance à l'actif pour un montant égal à l'investissement net dans le contrat de
location (§67) déterminé ainsi :
L'investissement net dans le contrat de location est l'investissement brut actualisé au taux
d'intérêt implicite du contrat de location. Contrairement au preneur, le taux d'actualisation du
bailleur correspond uniquement au taux implicite du contrat correspondant au taux d'intérêt qui
égalise la valeur actualisée a) des paiements de loyers et b) de la valeur résiduelle non garantie
égale à la somme i) de la juste valeur de l'actif sous-jacent et ii) des coûts directs initiaux du
bailleur.
L'investissement brut dans le contrat de location correspond à la somme a) des loyers à recevoir
par le bailleur dans le cadre d'un contrat de location-financement et b) toute valeur résiduelle
non garantie attribuée au bailleur (IFRS16-Annexe A).
La valeur résiduelle non garantie est la partie de la valeur résiduelle d'un actif sous- jacent dont la
réalisation par le bailleur n'est pas assurée ou qui est garantie uniquement par une partie liée au
bailleur (IFRS16-Annexe A).
1. Les paiements fixes (y compris les paiements fixes en substance) minorés de tout avantage
incitatif à la location consentis restant dus.
2. Les paiements locatifs variables qui sont fonction d'un indice ou d'un taux (tel que l'indice des
prix à la consommation ou un taux d'intérêt de référence), évalués au moyen de l'indice ou du
taux à la date de prise d'effet du contrat.
3. Les garanties de valeur résiduelle données au bailleur par le preneur, une personne liée au
preneur ou un tiers non lié au bailleur, qui a la capacité financière d'assumer les obligations de
garantie
4. Le prix d'exercice d'une option d'achat s'il existe une certitude raisonnable que le preneur
exercera cette option (option d'achat incitative).
5. Les pénalités exigées en cas de résiliation du contrat de location (si la durée de la location
reflète l'exercice par le preneur d'une option de résiliation du contrat de location) (IFRS16- §70)
Illustration 30.28 : Début N, 3A (bailleur) a loué un camion à 3B dans les conditions suivantes
Traiter, en IFRS complètes, cette transaction chez 3A (ne pas tenir compte de la TVA).
Début N+2, la valeur résiduelle non garantie est estimée à 7.000. Traiter cette transaction, en IFRS
complètes, chez le bailleur en N et N+2 (négliger la TVA).
Solution
• Taux implicite du contrat 100.000-29.571,175*((1-(1+1)-4)/t)+10.000* (1+t)-4)
→t=10,25%
• Tableau d'encaissement de la créance (établi à la date de prise d'effet)
Annuité (ou VR) Intérêts : 10,25% Principal Restant dû
100.000,000
Fin N 29.571,175 10.250,000 19.321,175 80.678,825
Fin N+1 29.571,175 8.269,580 21.301,595 59.377,230
Fin N+2 29.571,175 6.086,166 23.485,009 35.892,221
Fin N+3 29.571,175 3.678,954 25.892,221 10.000,000
VRNG 10.000,000
Total 128.284,700 28.284,700 100.000,000
• Comptabilisation
Début N+2
Correction de valeur pour pertes (R) 2.468,107
Créances locatives (leasing) (B) 2.468,107
Fin N+2
NB. Une écriture de reclassement du non courant au courant est à constater à chaque date de
reporting.
La baisse de la valeur résiduelle non garantie n'affecte ni les engagements du preneur ni la
comptabilisation de cette transaction dans ses livres comptables à moins qu'elle affecte la ré
estimation du taux d'actualisation (taux implicite du contrat) utilisé par le preneur.
Les coûts directs initiaux, autres que ceux impliquant des bailleurs fabricants ou distributeurs,
sont inclus dans l'évaluation initiale de la créance et réduisent le montant des produits financiers
comptabilisés au cours de la période de location (§69). Ils génèrent une fiscalité différée (passif
d'impôt différé) et sont pris en compte, automatiquement, à travers le taux d'intérêt implicite du
contrat qui sert au calcul de la créance. Ils ne sont pas constatés en charges. Il n'est pas nécessaire
de les ajouter séparément.
Les notes aux états financiers du bailleur doivent comporter des informations relatives :
a) au montant de l'investissement brut total ainsi que la valeur actualisée des paiements
minimaux recouvrables à la date de reporting ventilés en trois tranches : Echéances < à un an ;
échéances comprises entre un an et cinq ans ; échéances > à cinq ans et au montant du revenu
financier non acquis correspondant.
(c) Au montant des valeurs résiduelles non garanties des biens loués revenant au bailleur.
(d) A la correction de valeur cumulée des paiements minimaux au titre de la location non
recouvrables.
(g) A l'investissement brut hors produit financier non acquis correspondant aux nouveaux contrats
signés au cours de la période, déduction faite des mêmes montants relatifs aux contrats annulés.
Les informations à fournir prévues par IFRS07 sont également requises.
4.2.2 Comptabilisation d'un contrat de location financement consenti par un fabricant (ou un
distributeur)
A/ Définition
(a) un profit (ou une perte) correspondant à celui qui aurait résulté d'une vente ferme du bien
loué, au prix de vente normal, compte tenu d'éventuelles ristournes ou remises commerciales et
(b) un produit financier s'échelonnant sur la durée du bail rémunérant le crédit consenti.
Les bailleurs fabricants (ou distributeurs) comptabilisent les ventes de la période conformément
aux principes retenus par l'entité pour ses ventes fermes conformément à IFRS15 «Produits des
activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients». Si les taux d'intérêt donnés sont
artificiellement bas, le profit réalisé sur la vente est limité au profit que l'on obtiendrait si l'on
Le produit des ventes comptabilisé à la date de prise d'effet du contrat par un bailleur fabricant
(ou distributeur) est le Minimum (Juste valeur de l’actif ; Valeur actualisée des paiements locatifs
revenant au bailleur au titre de la location calculée au taux d'intérêt de marché) (IFRS16-§71).
NB. Valeur actualisée des paiements locatifs revenant au bailleur au titre de la location
comprennent également, le cas échéant, les garanties de valeur résiduelle qui lui ont été
données par le preneur, une personne liée au preneur ou un tiers non lié au bailleur, ayant
la capacité financière d'assumer les obligations de garantie. Par contre, ils ne
comprennent pas les paiements affectés aux composantes non locatives (Annexe A)
Le coût des ventes comptabilisé à la date de prise d'effet du contrat est le [Min (coût; valeur
comptable) du bien loué moins la valeur actuelle de la valeur résiduelle non garantie (VAVRNG)].
Remarque : Le bailleur fabricant ou distributeur ne comptabilise pas de profit sur vente lorsqu'il
conclut un contrat de location simple car l'opération n'équivaut pas à une vente (86).
Les coûts directs initiaux (voir exemples ci-dessus) encourus par des bailleurs fabricants (ou
distributeurs) dans le cadre de la négociation et de la rédaction d'un contrat de location sont
comptabilisés en charges lors de la comptabilisation du profit réalisé sur la vente (IFRS16-§74) ;
ce qui correspond dans le cas d'une location financement au début de la période de la location.
Ils sont exclus de l'investissement net.
4.2.3 Comptabilisation d'un actif issu d'une location - financement classé comme détenu en vue
de la vente
Un actif issu d'une location - financement classé, par le bailleur, comme détenu en vue de la vente
(ou inclus dans un groupe destiné à être cédé qui est classé comme détenu en vue de la vente)
selon IFRS05 «<Actifs non courants détenus en vue de la vente et activité abandonnées» doit être
comptabilisé selon IFRS05 (IFRS16-§78).
Selon IFRS05, initialement les actifs non courants détenus en vue de la vente sont évalués au
Min (Valeur comptable ; Juste valeur diminuée des coûts de la vente). L'entité comptabilise
éventuellement une perte de valeur. Ultérieurement à la comptabilisation initiale de la perte
de valeur selon IFRS05, une entité comptabilise toute évolution (positive ou négative) de la
juste valeur du bien diminuée des coûts de la vente comme une perte de valeur
complémentaire ou une reprise de perte de valeur.
a) la modification élargit le périmètre du contrat de location par l'ajout d'un droit d'utiliser un ou
plusieurs actifs sous-jacents et
a) Si le contrat de location aurait été classé comme une location simple si la modification avait
été en vigueur à la date de conclusion, le bailleur comptabilise la modification comme un nouveau
contrat de location à compter de la date de la modification et évalue la valeur comptable de l'actif
sous-jacent pour le montant de l'investissement net dans la location immédiatement avant la date
de la modification.
b) dans les autres cas, le bailleur applique les dispositions d'IFRS09 (§80).
Les biens donnés en location simple constituent des actifs pour le bailleur, sont amortis selon leur
nature et donnent lieu, éventuellement, à des pertes de valeur (§84). Habituellement, ils figurent
en actifs corporels.
Les coûts directs initiaux encourus par le bailleur lors de la négociation et de la rédaction d'un
contrat de location simple (LS) sont ajoutés à la valeur comptable de l'actif loué et sont
comptabilisés en charges sur la période de location au même rythme que les produits locatifs
(§83). Les produits locatifs, sont comptabilisés sur une base linéaire sur la durée du bail à moins
qu'une autre base soit plus appropriée (§81). Les coûts, y compris l'amortissement, supportés lors
de la réalisation des produits de location sont enregistrés en charges (§82).
Illustration 30.31 : Début N, KL (bailleur) a conclu un contrat de location d'un immeuble à usage
de bureaux à 3P dans les conditions suivantes :
Début N
Immeuble-Coûts de location (B) 3.000
Trésorerie (B) 3.000
Mensuellement
Trésorerie (B) 2.000
Produits locatifs (R) 2.000
Fin N
Dotation aux amortissements [(500.000/20)+(3.000/6)] (R) 25.500
Amortissement immeuble (B) 25.500
L'objectif d'IFRS16 est qu'un bailleur fournisse des informations pertinentes qui permettent aux
utilisateurs des états financiers d'évaluer les répercussions qu'ont les contrats de location sur sa
situation financière, sa performance financière et ses flux de trésorerie. Au besoin, le bailleur
fournit des informations quantitatives et qualitatives complémentaires portant, entre autres, sur
la nature de ses activités de location et sa stratégie de gérer les risques liés aux droits qu'il
conserve sur les actifs sous-jacents (accords de rachat, garanties de valeur résiduelle, loyers
variables...).
Les notes aux états financiers du bailleur doivent comporter les informations suivantes, dans un
tableau s'il est plus approprié, pour chaque période de reporting:
ii) les produits financiers tirés de l'investissement net relatif au contrat de location ;
ii) les produits se rapportant aux paiements de loyers variables non inclus dans l'évaluation de
l'investissement net dans le contrat de location ;
Les produits locatifs, en présentant séparément les produits se rapportant aux paiements de
loyers variables qui ne sont pas fonction d'un indice ou d'un taux (§90).
Les biens en location simple figurent habituellement en actifs corporels. Le bailleur doit
décomposer chaque catégorie d'actifs corporels en actifs faisant l'objet de contrats de location
simple et en actifs ne faisant pas l'objet de contrats de location simple. Le bailleur communique
les informations requises par IAS 16 pour les actifs faisant l'objet d'un contrat de location simple
(par catégorie d'actifs sous-jacents) séparément des informations relatives aux actifs détenus en
propre et utilisés par lui.
Il communique, en outre, une analyse des échéances des paiements de loyers, en présentant les
paiements de loyers non actualisés à recevoir sur une base annuelle pour au moins chacune des
cinq premières années et leur montant total pour les années subséquentes.
Les informations à fournir prévues par IFRS07, IAS36, IAS38, IAS40 et IAS41 sont également
requises.
5.1 Définition
La cession - bail est une transaction par laquelle le propriétaire (vendeur - preneur) d'un actif le
cède à un tiers (acheteur - bailleur) qui le lui remet immédiatement en location en vertu d'un
contrat signé par les deux parties. Cette formule permet au vendeur de continuer de disposer du
Vend
Contrat de cession Vendeur Acheteur
Contrat de location Preneur Bailleur
Loue
Pour le vendeur - preneur, l'avantage de la cession - bail repose sur des considérations financières.
Si l'acquisition de l'actif est déjà financée, une cession bail permet de refinancer cette opération.
De plus, la cession bail peut constituer un fonds de roulement supplémentaire appréciable lorsque
les liquidités sont faibles.
Généralement, dans ce genre d'opération, l'actif est vendu à un prix égal ou supérieur à la valeur
marchande puis il est repris en location pour une durée se rapprochant de sa durée de vie
économique. Les loyers sont calculés de façon à procurer au bailleur le remboursement de son
investissement plus un rendement suffisant sur celui ci.
Selon IFRS15, une entité comptabilise un produit des activités ordinaires et qualifie en
conséquence le transfert d'un actif de vente lorsqu'elle a rempli une obligation de prestation en
fournissant au client un produit promis (c'est-à-dire en transférant un actif). Un actif est transféré
lorsque le client en a obtenu le contrôle (IFRS15-§31).
Selon IFRS15-§34, lorsque l'entité évalue si un client obtient le contrôle d'un actif, elle doit tenir
compte de tout accord prévoyant le rachat de l'actif.
Il est possible que le preneur obtienne le titre de propriété de l'actif sous-jacent avant que ce titre
ne soit transféré au bailleur et que l'actif ne soit loué au preneur. L'obtention d'un titre de
propriété ne détermine pas en soi comment comptabiliser l'opération (B45).
→ Si le preneur contrôle l'actif sous-jacent (ou en obtient le contrôle) avant que cet actif ne soit
transféré au bailleur, il s'agit d'une transaction de cession - bail (B46).
→Par contre, si le preneur n'obtient pas le contrôle de l'actif sous-jacent avant que cet actif ne
soit transféré au bailleur, il ne s'agit pas d'une transaction de cession - bail (B47). Exemple: Un
fabricant, un preneur et un bailleur négocient une transaction par laquelle le fabricant vend
l'actif au bailleur, le loue ensuite au preneur, et que le preneur obtient le titre de propriété de
l'actif sous-jacent avant que ce titre ne soit transféré au bailleur. Dans ce cas, si le preneur
obtient le titre de propriété de l'actif sous-jacent, mais qu'il n'obtient pas le contrôle de l'actif
sous-jacent avant qu'il ne soit transféré au bailleur, l'opération doit être comptabilisée comme
une location et non comme une opération de cession - bail.
a) Le vendeur-preneur comptabilise un actif au titre du droit d'utilisation. Cet actif est évalué à
hauteur de la proportion de la valeur comptable antérieure de l'actif transféré correspondant
aux droits d'utilisation conservés par le vendeur-preneur dans cet actif. En conséquence, un
résultat sur la cession est comptabilisé dans la limite de celui correspondant aux droits
d'utilisation transférés à l'acheteur-bailleur.
Si les produits de cession (prix de vente) ne traduisent pas la juste valeur de l'actif ou si les
paiements locatifs ne correspondent pas au taux de marché, les ajustements suivants sont
effectués afin d'évaluer le produit de la vente à la juste valeur :
a) Si les produits de cession sont inférieurs à la juste valeur de l'actif, l'entité comptabilise des
paiements locatifs anticipés.
b) Si les produits de cession sont supérieurs à la juste valeur de l'actif, l'entité comptabilise un
financement complémentaire consenti par l'acheteur-bailleur (§101).
NB. L'entité évalue les ajustements éventuels ci-dessus sur la base de celui des deux montants
suivants qui est le plus facile à déterminer : (a) la différence entre les produits de cession et la
juste valeur de l'actif et b) la différence entre la valeur actualisée des paiements locatifs prévus
au contrat et la valeur actualisée des paiements locatifs à des prix de marché (§102).
Illustration 30.32: Début N, CBA (vendeur- preneur) cède un immeuble, d'une valeur comptable
de 1.000.000 UM et d'une juste valeur de 1.800.000 UM, à ABC (acheteur-bailleur) pour
2.000.000 UM. Immédiatement, CBA reprend en location cet immeuble pour une période de 18
ans moyennant un loyer annuel de 120.000 UM payable à terme échu. Les termes et les
conditions de la transaction permettent de conclure que la cession de l'immeuble constitue une
vente au sens d'IFRS15. Le taux implicite du contrat est de 4,5% par an et a été facilement
déterminé par CBA (vendeur- preneur). ABC (acheteur-bailleur) a classé ce contrat en location
simple. Analyser et comptabiliser, en IFRS complètes, cette transaction chez les deux parties.
Analyse et comptabilisation : Etant donné que le prix de cession (2.000.000) est supérieur à la
juste valeur (1.800.000) de l'immeuble et afin d'évaluer le produit de la vente à la juste valeur,
CBA comptabilise la différence entre le prix de cession et la juste valeur de l'immeuble soit
200.000 (2.000.000-1.800.000) entant qu'un financement complémentaire consenti par ABC
(l'acheteur-bailleur).
La Valeur Actualisée des Paiements Locatifs (Passif locatif) s'établit, début N, à 1.459.199,016
[1120.000*((1-(1,045)-18/0,045)] dont 200.000 correspondent au financement complémentaire
Chez CBA (vendeur-preneur): Début N, CBA évalue l'actif au titre du droit d'utilisation à hauteur
de la proportion de la valeur comptable antérieure de l'immeuble transféré correspondant aux
droits d'utilisation conservés par le vendeur-preneur dans cet actif. Cette proportion (fraction du
passif locatif correspondant à la location / JV) est de 0,69955501(1.259.199,016/1.800.000) et le
droit d'utilisation est évalué à 699.555,009 (1.000.000*0,69955501). En conséquence, CBA
comptabilise un résultat sur la cession dans la limite de celui correspondant aux droits d'utilisation
transférés à ABC soit 240.355,993 [(800.000* (1-0,69955501)].
Début N
Chez ABC (acheteur-bailleur) : En N, ABC comptabilise cette transaction ainsi :
Début N
Immeuble (B) 1.800.000,000
Actif financier (B) 200.000,000
Trésorerie (B) 2.000.000,000
Fin N
Trésorerie (B) 120.000 ,000
Actif financier (16.447,380-9.000) (B) 7.447,380
Produits d'intérêts (200.000*4,5%) (R) 9.000,000
Produits locatifs (120.000-16.447,380) (R) 103.552,620
16.447,380= 200.000/[(1-(1,045)-18)/0,045]
Illustration 30.33 : Début N, 3S est propriétaire d'une machine-outil d'une valeur comptable de
16.000 UM, d'une juste valeur de 17.000 UM et d'une durée de vie économique résiduelle de 8
ans. 3S l'a vendue à 3LB puis elle l'a reprise en location pour une durée de 5 ans moyennant un
loyer annuel de 4.035,740 UM payable à terme échu. Le contrat de location prévoit le transfert
de la propriété de la machine-outil à 38 au terme du bail. Traiter, en IFRS16, cette transaction
chez 3S sachant que les termes et les conditions du contrat l'ont conduit à conclure que la cession
de la machine-outil ne constitue pas une vente et que le taux marginal d'endettement de 38 est
de 6%.
Solution: Selon IFRS16, 3S comptabilise un passif financier au titre des produits de cession reçus
et 3LB (acheteur - bailleur) un actif financier correspondant aux paiements effectués
conformément à IFRS09.
Fin N
Echéances à -1 an sur emprunt (B) 3.115,740
Charges d'intérêts (17.000*6%) (R) 1.020,000
Trésorerie (B) 4.035,740
Chez 3LB (Acheteur-bailleur)
Début N
Echéancesà -1 an sur créances (B) 3.015,740
Créances non courantes (B) 13.984,260
Trésorerie (B) 17.000,000
La sous- location est une transaction dans laquelle un actif sous-jacent est reloué par son preneur
(bailleur intermédiaire) à un tiers, le contrat de location (location principale) conclu entre le
bailleur et le preneur principaux demeurant en vigueur.
Loue Sous-loue
Le preneur initial (bailleur intermédiaire) comptabilise la location principale dont il est preneur et
la sous-location dont il est bailleur comme deux contrats séparés (IFRS16- BC232). Il comptabilise
le droit d'utilisation octroyé par la location principale selon les dispositions d'IFRS16 pour les
preneurs. A la date de conclusion du contrat de sous- location, il qualifie la sous-location de
location-financement ou de location simple par référence au droit d'utilisation issu de la location
principale (bail initial) et non par référence à l'actif sous-jacent (IFRS16-B58).
Exemple : Début N, 3AC (preneur) a conclu un contrat de location d'un immeuble, d'une durée
de vie économique de 40 ans, pour une période de 10 ans. Fin N+1, 3AC a sous-loué cet immeuble
à un nouveau preneur pour une durée de 8ans. Cette sous location est une location financement
car elle porte sur la totalité de la durée résiduelle du bail initial. Peu importe la durée de vie
NB. Si le contrat principal est un contrat de courte durée et que le preneur a opté pour l'exemption
permise par IFRS16, le contrat de sous-location est classé en location simple (B58).
Hypothèse A Une sous location pendant la durée résiduelle pour un loyer annuel
de14.000 UM payable à terme échu
Hypothèse B Une location pendant N+2 pour un loyer annuel de 14.000 UM payable à
terme échu
Comptabiliser, en IFRS16, cette transaction chez WT, en N, Fin N+1 et Fin N+2, selon ces deux
hypothèses sachant que WT a retenu le taux d'actualisation initial de 8% pour la sous location
qualifiée de location financement et amorti le droit d'utilisation de façon linéaire sur 5 ans sans
valeur résiduelle.
Solution:
Comptabilisation
Début N
Si l'hypothèse A est retenue (sous location pour 3 ans avec un loyer annuel de 14.000 UM Il s'agit
d'une location financement car la durée de la location couvre l'intégralité de la durée résiduelle
du bail initial. Fin N+1, WT (bailleur intermédiaire) comptabilise u (créance locative) évalué à
l'investissement net lié à cette sous location qui s'établit à 36079,358 (14.000*[(1-(1,08)-
3)/0,081]), décomptabilise la valeur comptable du droit d'utilisation et reconnaît un gain en
résultat net pour la différence.
Fin N+1
Si l'hypothèse B est retenue (sous location en N+2 avec un loyer annuel de 14.000 UM)
Il s'agit d'une location simple car la durée de la location ne couvre pas la majorité de la durée
résiduelle du bail initial. Fin N+1, WT (bailleur intermédiaire, preneur initial) ne passe aucune
écriture comptable (maintient en actif le droit d'utilisation obtenu du bail initial) à moins qu'on
soit en présence d'un immeuble de placement détenu par un preneur en tant qu'actif au titre du
droit d'utilisation» ce qui est probablement le cas (la location porte sur un bien immobilier). IAS40
renvoie à IFRS16 et requiert que l'immeuble de placement soit évalué initialement à son coût
déterminé selon IFRS16. Il en résulte un reclassement en supposant que WT applique le modèle
de coût à ses immeubles de placements.
Fin N+1
Fin N+2, WT amortit l'IP détenu en tant qu'actif au titre du droit d'utilisation et comptabilise le
loyer en résultat net.
Fin N+2
Trésorerie (B) 14.000,000
Produit locatif (R) 14.000,000
En conclusion, dans les 2 hypothèses, le passif locatif né du bail initial continue de figurer au passif
du preneur et d'être comptabilisé indépendamment de la sous location.
7. Questions de réflexion
1. Qualifier selon IFRS16, chez le bailleur, le contrat de location dans chacun des cas suivants :
2. CL. (bailleur), propriétaire d'un ensemble immobilier, a conclu un contrat de location avec 3B
(preneur) au terme duquel CL lui loue son ensemble immobilier dans les conditions suivantes
Juste valeur de l'ensemble immobilier 3.000.000 (terrain : 500.000 ; constructions :
2.500.000)
Durée du bail 30ans
Durée de vie économique résiduelle des 30ans
constructions
Loyer annuel (hors taxes) 262.068
Taux implicite du contrat 8%
Le contrat ne prévoit pas de transfert de propriété de l'ensemble immobilier au terme du bail
3. Selon IFRS16,
3(1) La date de signature du contrat de location correspond :
3(2) La date à laquelle un bailleur met un actif sous-jacent à la disposition d'un preneur
correspond :
a) à la date d'engagement réciproque b) à la date de conclusion du contrat
c) à la date de prise d'effet du contrat. d) Aucune de ces réponses
4. Compléter le tableau, selon IFRS16, en mettant une croix dans la bonne case :
Situations Qui Non
1 Chez le preneur, un bien dont il n'est pas propriétaire mais exploité
en vertu d'un contrat de location est comptabilisé initialement à
l'actif autitre du droit d'utilisation pour son coût.
2 Les CDI encourus par un bailleur fabricant dans le cadre d'un contrat
de LF sont comptabilisés à l'actif et amortis sur la durée du bail.
3 Les biens exploités en vertu d'un contrat de location inscrits à l'actif
du preneur sont obligatoirement amortis sur la durée d'utilité du
droit d'utilisation.
4 Le preneur comptabilise les avantages qui lui sont consentis par le
bailleur dans le cadre d'une location simple comme un produit.
5 Dans le cas d'une cession constituant une vente suivie d'une
location, lorsque le prix de vente est supérieur à la JV du bien,
CDI : Coûts Directs Initiaux JV: Juste Valeur LF: Location Financement.
5. Début N, CL a conclu un contrat de location d'un ensemble immobilier à usage de bureaux pour
toute la durée de vie économique des constructions. Ce contrat autorise CL à louer l'ensemble
immobilier à une tierce personne. Fin N+2, CL a sous-loué l'ensemble immobilier pour la durée
résiduelle des constructions et l'a classé en tant qu'immeuble de placement évalué à la juste
valeur conformément à IAS40. Dans ce cas, selon IFRS16, CL :
6. Début juillet N, CL a conclu un contrat de location d'un matériel industriel d'une juste valeur de
100.000 UM moyennant un loyer semestriel de 18.000 UM. Le 1er loyer est payable lors de la
réception du matériel intervenue début juillet N. La valeur résiduelle estimée au terme de la durée
du bail de 3 ans est de 3.574. Selon IFRS16,
6(1) Le taux d'intérêt implicite du contrat est de (retenir 2 chiffres après la virgule):
7. CLM cède, pour 80.000 UM, un actif corporel d'une durée de vie économique résiduelle de 10
ans et d'une valeur comptable égale à la juste valeur de 100.000 UM à sa filiale F (CLM contrôle
Fà 100%) et le reprend en location pour 4 ans. Les loyers sont fixés à leur juste valeur et le contrat
de location ne prévoit pas de transfert de propriété au terme du bail. Les termes du contrat
conduisent à qualifier la cession de vente. Selon IFRS16, dans ses états financiers individuels, CLM
comptabilise un actif au titre du droit d'utilisation.
a) Oui b) Non
8. Début N, CLW (bailleur) a conclu un contrat de location d'un immeuble à usage de bureaux à
3A dans les conditions suivantes :
9. Début N, AXA a conclu un bail de cinq ans portant sur la location d'un bureau dans un immeuble
comprenant de nombreux locataires. Le contrat de location prévoit une option de prolongation
de deux ans. Début N, AXA n'a pas la certitude raisonnable d'exercer cette option AXA n'a pas pu
déterminer facilement le taux d'intérêt implicite du contrat de location. Début N+4, suite à un
changement dans les faits et circonstances, AXA détermine qu'elle a la certitude raisonnable
Qualification
1érecas Location-Financement (LF) car le bien est loué pour la majeure partie de sa
durée de vie économique (4/6).
NB. La VAPL (11.094) couvre, également, la quasi-totalité de la JV (11.100)
2èmecas Location-Financement (LF) car l'option d'achat est incitative (3.500) alors
que la valeur comptable nette au terme du 3ème loyer est de 6.625.
NB. La VAPL (10.587) couvre, également, la quasi-totalité de la JV (10.600).
3èmecas Location-Financement (LF) car le bien sera transféré au terme du bail. NB. La
VAPL (8.732) couvre, également, la quasi-totalité de la JV (8.750)
2. (c). Chez le bailleur, le contrat de location de l'ensemble immobilier est à subdiviser en location
simple pour le terrain (durée économique infinie) et location financement pour les constructions
(durée du bail égale à la durée de vie économique résiduelle). L'affectation du loyer (262.068)
entre le terrain et les constructions est faite proportionnellement aux justes valeurs relatives des
droits de chacun des deux éléments dans le bail. Ainsi, le loyer sera décomposé ainsi :
NB. La juste valeur du terrain représente 16,67% de la juste valeur de l'ensemble immobilier. Si
on considère que la valeur du terrain est non significative, en se référant aux US GAAP par
exemple, l'ensemble sera qualifié de location financement. Le loyer sera décomposé ainsi :
Droits Décomposition Affectation
3(1), (c). La date de signature du contrat de location correspond à la date de conclusion du contrat.
NB. Chez le bailleur, la date de conclusion sert de référence pour la qualification du contrat
(location simple ou location - financement) et la détermination des montants à comptabiliser pour
une location-financement.
3(2). (c). La date à laquelle un bailleur met un actif sous-jacent à la disposition d'un preneur
correspond à la date de prise d'effet du contrat de location. C'est la date de comptabilisation
initiale de la location (des actifs, passifs, charges et produits y associés).
1 Oui, à la date de prise d'effet du contrat, le preneur évalue l'actif comptabilisé au titre du
droit d'utilisation au coût incluant le montant de l'évaluation initiale du passif locatif
(VAPL), tout loyer versé au bailleur au début du contrat ou avant cette date minoré de
tout avantage incitatif à la location reçu, les coûts directs initiaux engagés par le preneur
et une estimation des coûts engagés par le preneur pour démanteler et enlever l'actif
loué.
2 Non, comptabilisés en charges.
3 Non, l'actif au titre du droit d'utilisation est amorti sur le minimum (durée du bail; durée
d'utilité)sauf certitude raisonnable que le preneur devienne propriétaire au terme du bail.
4 Non, ils sont pris en compte (en diminution) dans la détermination initiale du coût de 4
l'actif au titre du droit d'utilisation.
5 Oui, chez le vendeur-preneur, dans ce cas l'excédent est comptabilisé en tant que
financement complémentaire consenti par l'acheteur-bailleur (actif financier).
VAPL : Valeur Actualisée des Paiements Locatifs
5. (b). Selon IFRS16, pour CL (bailleur intermédiaire), la sous-location est une location financement
car la durée de la location couvre l'intégralité de la durée résiduelle du bail initial. Fin N+2, CL.
Comptabilise une créance locative (actif financier) évalué à l'investissement net lié à cette sous
location et décomptabilise la valeur comptable du droit d'utilisation et reconnaît un résultat net
pour la différence.
6(1). (c). La valeur résiduelle de 3.574 est non garantie. Elle est prise en compte dans le calcul du
taux implicite du contrat. Le loyer est semestriel et la charge financière doit être calculée par
application d'un taux semestriel équivalent. L'égalité suivante est établie →
7. (b) Non. A première vue, la durée du bail dépasse l'année d'où au niveau de ces états financiers
individuels, CLM (vendeur-preneur) comptabilise un actif au titre du droit d'utilisation.
Or, au niveau des états financiers consolidés, cette transaction est éliminée. Selon IAS24, CLM et
F sont des parties liées (voir chapitre 15 «IAS24 : Information relative aux parties liées»). Une
analyse attentive de la réalité économique de la transaction est requise. Ainsi, malgré que les
termes du contrat conduisent à conclure à une vente (transfert du contrôle de l'actif à F), CLM est
en mesure de contrôler l'actif à travers son % de contrôle de 100% de F. Les termes du contrat ne
modifient s substantiellement les risques et avantages détenus par CLM avant et après la cession
pas bail. La substance de cette série de transactions doit être comptabilisée en tant qu'emprunt
garanti au niveau des états financiers individuels de CLM ( cession ne constituant pas une vente).
8(1). (b). Les coûts directs initiaux encourus par le bailleur lors de la négociation et de la rédaction
d'un contrat de location simple sont ajoutés à la valeur comptable de l'actif loué.
8(2). (c). Fin N, CLW reconnaît une charge de 10.100 [(200.000/20)+(600/6)]. En effet, selon
IFRS16, les coûts directs initiaux encourus par le bailleur lors de la négociation et de la rédaction
d'un contrat de location simple inclus dans la valeur comptable de l'actif loué sont comptabilisés
en charges sur la période de location sur la même base que les produits locatifs.
9(1) Selon IFRS16-§26, étant donné qu'AXA n'a pas pu déterminer facilement le taux d'intérêt
implicite du contrat, elle utilise son taux d'emprunt marginal. Ceci s'applique à AXA même s'il y a
d'autres entités qui louent des bureaux dans le même immeuble et qui utilisent un taux
d'actualisation inférieur. Pour déterminer son taux d'emprunt marginal, AXA doit tenir compte de
sa solvabilité, de la durée du contrat de location, de la nature et de la qualité de la garantie fournie
et du contexte économique dans lequel elle exerce ses activités et loue le bureau. Le taux
d'actualisation utilisé doit refléter le risque de crédit propre à AXA.
9(2) Selon IFRS16-§40(a), AXA réévalue le passif locatif en actualisant les paiements de loyers
révisés au moyen d'un taux d'actualisation révisé s'il y a un changement dans la durée du contrat
de location. IFRS16-§41 précise qu'«aux fins de l'application du §40, le preneur doit utiliser
comme taux d'actualisation révisé le taux d'intérêt implicite du contrat de location pour la durée
restante s'il est possible de déterminer facilement ce taux, sinon le preneur doit utiliser son taux
d'emprunt marginal à la date de la nouvelle appréciation». Ainsi, début N+4, AXA estimera son
taux d'emprunt marginal pour les trois années restantes du contrat de location selon l'approche
décrite ci-dessus, sauf qu'elle tiendra compte des nouveaux faits et circonstances, le cas échéant,
survenus depuis la signature du contrat de location initial.
9. Etudes de cas
Etude de cas nº 01
A/
SOFO a répondu à un appel d'offres portant sur l'exécution d'un ouvrage maritime souterrain très
spécifique. Sa candidature a été retenue. Pour mener à bien ce chantier, elle a conclu, début N,
un contrat de crédit-bail avec 21 (bailleur) sur un outillage spécifique d'une durée de vie
économique de 8 ans (amortissement linéaire) dans les conditions suivantes :
Analyser et comptabiliser, en IFRS complètes, ces transactions chez SOFO en N sachant que (a) la
valeur résiduelle de l'outillage est estimée, début N, égale à sa valeur comptable nette à la fin du
bail et que SOFO connaît les coûts directs initiaux de 2LT et (b) RESTO facture habituellement le
service de restauration d'un effectif similaire à celui de SOFO sans acquisition du matériel 18.500
B/Analyse et comptabilisation
Etude de cas nº 02: Début N, 3S (preneur) a loué un étage d'un immeuble à usage de bureau dans
les conditions suivantes :
Durée du bail non résiliable 10 ans
Option de renouvellement (de prolongation) du bail pour 5 ans
Loyer fixe annuel payable en début d'année pour la période initiale 50.000
Loyer fixe annuel payable en début d'année pour la période optionnelle 55.000
Commission versée à l'agent immobilier par 3S pour ce bail 5.000
Indemnité payée par 38 à l'ancien occupant pour libérer le local 15.000
Afin de favoriser la conclusion du contrat, le bailleur a accepté de rembourser 5.000
à 38 la commission versée à l'agent immobilier
Taux implicite du contrat ne peut pas être déterminé facilement 5%
Taux marginal d'endettement de 3S début N
Début N, 38 a conclu qu'il n'est pas raisonnablement certain d'exercer l'option de renouvellement
et détermine que la durée du contrat est de 10 ans. Courant N+5, 38 a acquis l'entité A locataire
d'un étage dans un autre immeuble. Le contrat de location conclu par l'entité A prévoit une option
de résiliation exerçable par A. Suite à cette acquisition et afin de profiter des avantages
économiques et de la synergie qui sera créée par le regroupement des services de 38 et de l'entité
A dans un seul immeuble, 3S conclu qu'il y a un avantage incitatif à prolonger le bail initial de 10
ans non résiliables de 5 ans supplémentaires à compter du début N+6. Le taux d'endettement
marginal de 3S correspondant à une situation similaire (en termes de montant, de durée et de
garantie) Fin N+5 est de 6%. Traiter, en IFRS complètes, cette transaction.
Solution
Evaluation initiale du passif locatif (Début N): La valeur actualisée des paiements locatifs (passif
locatif) s'établit à 355.391,084 [50.000*((1-1,05-9)/0,05)]. Le tableau de paiement des loyers se
présente ainsi :
Année Restant dû en début de Paiement (b) 000 Intérêt (c)= Restant dû en
période (a) [(a)-(b)]*5% fin de période
(d)=(a)+(b)+(c)
N 355 391,084 -50 000,000 17 769,554 373 160,638
N+1 373 160,638 -50 000,000 16 158,032 339 318,670
N+2 339 318,670 -50 000,000 14 465,933 303 784,603
N+3 303 784,603 -50 000,000 12 689,230 266 473,834
N+4 266 473,834 -50 000,000 10 823,692 227 297,525
N+5 227 297,525 -50 000,000 8 808,876 186 162,401
N+6 186 162,401 -50 000,000 6 808,120 142 970,522
N+7 142 970,522 -50 000,000 4 648,526 97 619.048
N+8 97 619.048 -50 000,000 2 380,952 50 000,000
N+9 50 000,000 -50 000,000 0.000 0,000
Comptabilisation
Début N
Droit d'utilisation de l'actif (B) 420.391,084
Passif locatif (B) 355.391,084
Trésorerie (B) 65.000,000
Fin N
Charge d’intérêt (355 391,084*5%) (R) 17.769,554
Passif locatif (B) 17.769,554
Ré estimation du passif locatif (Début N+6) ; début n+6, la valeur actualisée des paiements locatifs
(passif locatif) ré-estimé est de 378.173,600 calculé ainsi :
Impact du changement
Valeur comptable du passif locatif après changement 378 173,600
Valeur comptable du passif locatif avant changement 186 162,401
Ecart 192 011,199
Comptabilisation
(début N+6)
Droit d'utilisation de l'actif (B) 192.011,199
Passif locatif (B) 192.011,199
Etude de cas nº 03: Début N, 3A (vendeur preneur) cède à 3B (Acheteur - bailleur) un équipement
qu'elle reprend en location dont les conditions suivantes :
Durée du bail 2 ans
Juste valeur de l'équipement 10.000
Prix de vente de l'équipement 10.000
Valeur comptable nette 7.000
Loyer annuel au prix du marché payable en fin de période 1.000
Durée de vie résiduelle de l'équipement 7 ans
Taux d'endettement marginal du preneur 6%
Analyser et comptabiliser (en N), en IFRS complètes, cette transaction chez 3A et 3B sachant que
les termes du contrat ont conduit à conclure que 3A (vendeur-preneur) a rempli son obligation
de prestation en transférant à 3B le contrôle de l'équipement promis et en conséquence la cession
constitue une vente.
Analyse et comptabilisation : La Valeur Actualisée des Paiements Locatifs (Passif locatif) est de
1.833,393 [1.000* ((1-(1,06) 3/0,06)]. Le résultat de la cession est de 3.000 (10.000-7.000).
Début N
NB. Le prix de vente et le loyer sont fixés au prix du marché → Aucun ajustement n'est opéré afin
d'évaluer le produit de la vente à la juste valeur.
Début N
Etude de cas nº 04: Début N, AAA (preneur) a conclu un bail de 3 ans moyennant un loyer annuel
payable à terme échu de 16.000 UM révisable chaque année sur la base du dernier indice de loyer
publié. Début N, le niveau de l'indice est de 105. Fin N, avant paiement de la première échéance,
il s'est établi à 111. Le taux marginal d'endettement du preneur est de 8%. Analyser et
comptabiliser en N et N+1, en IFRS complètes, cette transaction sachant que le taux implicite du
Analyse et comptabilisation :
Comptabilisation
Début N
Droit d'utilisation de l'actif (B) 41.233,552
Passif locatif (B) 41.233,552
Fin N
Dotation aux amortissements (41.233,552/3) (R) 13.744,517
Amortissement du droit d'utilisation (B) 13.744,517
Passif locatif (B) 13.427,106
Charges d'intérêts (43 589,755*8%) (R) 3.487,180
Trésorerie (B) 16.914,286
Droit d'utilisation de l'actif (B) 2.356,204
Passif locatif (43.589,755-41.233,552) (B)
Ré-estimation du passif locatif 2.356,204
Fin N+1
Etude de cas n° 05: Début N. TTA (preneur) a conclu une location de bureau d'une superficie de
2.000 m² pour une durée de 10 ans moyennant un loyer annuel de 100.000 UM payable à terme
échu. Le taux d'emprunt marginal de TTA est de 6%. Début N+5, TTA a conclu un avenant au
contrat initial incluant une surface additionnelle de 1.500 m² dans le même immeuble moyennant
un loyer annuel de 150.000 UM prenant effet à compter du début N+5 et ramenant la durée de
location de 10 à 8 ans. A cette date, le taux d'emprunt marginal de TTA est de 7%. Le nouveau
loyer de la durée résiduelle ne correspond pas au prix de vente séparé du droit d'utilisation
additionnel compte tenu des ajustements appropriés apportés à ce prix pour refléter les
circonstances propres au contrat. Traiter, en IFRS complètes, cette transaction.
Solution : Selon IFRS16-§44, l'ajout de la surface additionnelle de 1.500 m² ne remplit pas les
conditions requises pour qu'il soit comptabilisé entant que location distincte. A la date effective
de la modification (début N+5), TTA ré estime le passif locatif sur la base du nouveau loyer, la
durée résiduelle du contrat et le taux d'actualisation révisé. Le passif locatif ré estimé qui en
résulte est de 393.647,407 UM (150.000* [1-(1,07)-3)/0,07].
Valeur comptable (VC) du droit d'utilisation et du passif locatif début N+5 (Fin N+4)
A la date effective de la modification (début N+5), la proportion de la durée résiliée par rapport à
la durée résiduelle est de 40% (2/5). En conséquence, TTA décomptabilise 40% du droit
d'utilisation soit 147.201,741 (368.004,353*40%). A la même date, la valeur comptable du passif
locatif pour la durée résiduelle est de 267.301,195 (100.000 [1-(1,06)-3)/0,06]) soit un ajustement
de 153.935,184 (421.236,379-267.301,195). La différence est comptabilisée en résultat net.
Début N+5
A la même date, TTA reconnaît l'impact du taux d'actualisation révisé en ajustement du droit
d'utilisation pour 4.869,590 [267.301,195-262.431,6041] (1)(100.000 *[1-(1,07)-3) 0,07)
Début N+5
Début N+5
Analyse et comptabilisation : PC+ est un bailleur fabricant. Il s'agit d'un contrat de location
financement conclu par un bailleur-fabricant (durée du bail-durée de vie économique). Le taux
d'intérêt implicite du contrat est nul→ inférieur au taux de marché. Il est artificiellement bas. Le
passif locatif (Valeur Actualisée des Paiements Locatifs) est calculé au taux de marché (le taux
mensuel équivalent est de 0,00948879 [(1,121/12)-1]) soit [100*((1-(1,00948879)-36)/0,00948879]
=3.037,475. Le résultat de la vente (profit) est de 337,475 (3.037,475-2.700).
Début N
Etude de cas n° 07: SCA est propriétaire d'une machine-outil, amortissable linéairement, acquise
début (N-2) pour 20.000 UM hors taxes d'une durée de vie économique de 10 ans. Début N, elle
l'a vendue à LEASE puis elle l'a reprise en location dans les conditions suivantes :
Analyser et comptabiliser (en N), en IFRS complètes, cette transaction chez SCA et LEASE.
Les termes de l'accord conclu entre SCA et LEASE ne conduisent pas à conclure qu'il y ait
assurance raisonnable de retour à la situation initiale au terme du bail vu l'absence d'obligation
de transfert de propriété et d'option d'achat à prix de faveur. Ainsi, le vendeur - preneur ne
conserve les risques et avantages inhérents à la propriété de l'actif sous-jacent que pour la durée
du bail. Ceci conduit à conclure qu'il a transféré le contrôle des machines à l'acheteur bailleur
(LEASE) au sens d'IFRS15. Ainsi, la transaction constitue une vente et doit être traitée selon les
dispositions d'IFRS16. Le vendeur-preneur comptabilise un actif au titre du droit d'utilisation
découlant de la transaction de cession - bail et reconnaît également un résultat de cession réalisé
correspondant aux droits cédés à l'acheteur-bailleur.
SCA (vendeur-preneur) : Début N, SCA (vendeur- preneur) comptabilise un actif au titre du droit
d'utilisation évalué à hauteur de la proportion de la valeur comptable antérieure de l'équipement
transféré correspondant aux droits d’utilisation conversés par le vendeur-preneur dans cet actif.
Comptabilisation
Début N
Amortissement machine - outil (B) 4.000,000
Trésorerie (B) 17.000,000
Droit d'utilisation de l'actif (B) 11.822,887
Machine - outil (B) 20.000,000
Passif locatif (B) 12.561,817
Gain sur droits transférés (R) 261,070
Fin N
Passif locatif (B) 2218,655
Charges d'intérêts (R) 781,345
Trésorerie (B 3 000,000
Dotation aux amortissements (11.822,887/5) (R) 2.364,577
Amortissement du droit d'utilisation (B) 2.364,577
NB. Le prix de vente et le loyer sont fixés au prix du marché → Aucun ajustement n'est opéré afin
d'évaluer le produit de la vente à la juste valeur.
Début N
Fin N
Trésorerie (B) 3.000,000
Créances locatives courantes (B) 1.942,600
Produits financiers (17.000*6,22%) (R) 1.057,400
Etude de cas nº 08 : KSA a conclu un contrat de location d'une voiture auprès de SLV (Société de
Location de Véhicules) pour une durée de 3 ans moyennant un loyer annuel de 12.000 UM
comprenant la location et l'entretien régulier de la voiture sur la durée de la location.
Comptabiliser ce contrat chez KSA, selon IFRS16, sachant que SLV et des sociétés de location
similaires facturent l'entretien régulier d'une voiture semblable à 600 UM par an et que la
politique comptable adoptée par KSA consiste à comptabiliser séparément les composantes
locatives et les composantes non locatives d'un contrat. Le taux marginal d'endettement de KSA
est de 8%.
Solution : Le contrat de location porte sur un actif identifié conférant à KSA le droit de contrôler
l'utilisation de l'actif sous-jacent (KSA a le droit d'obtenir la quasi-totalité des avantages
économiques associés à la voiture sur les 3 ans et le droit de décider de son utilisation en termes
de mode et finalité) et une prestation de service correspondant à l'entretien. Selon IFRS16, KSA
doit séparer les deux composantes : Composante non locative (600 UM) et Composante locative
(11.400 UM). La Valeur Actualisée des Paiements Locatifs s'établit à 29.378,906 UM [11.400 (1-
(1,08)3/0,08)] égale au droit d'utilisation de l'actif.
Etude de cas nº 09 : Début N, SOTRA (preneur) a conclu un bail dans les conditions suivantes :
Description Camionnette- Double Cabine - Diesel 10 CV-04 portes
du bien Prix hors taxes : 38.498,800 UM TVA (19%) : 7.314,772 UM
contrat de Prix TTC 45.813,572 UM
Taux effectif 12% l'an (soit 1% par mois)
Option 0,1 à condition de notifier son choix par lettre recommandée avec accusé de
d'achat réception 3 mois avant la fin du terme du bail.
Loyer 992,115 HT payable à la fin de chaque mois à compter de fin Janvier N soit 35
mensuel mensualités.
Paiement 11.093,220 (TTC) (Début N)
initial
Durée du bail 3 ans
Traiter, en IFRS complètes, cette transaction chez le preneur et le bailleur sachant que la durée
de vie économique de la camionnette est estimée à 5 ans. Le preneur applique le mode
d'amortissement linéaire. Il est soumis à l'impôt sur les bénéfices au taux de 30% et à la TVA au
taux de 19%. La fiscalité locale autorise la déductibilité de l'amortissement pratiqué sur 3 ans.
Extrait de l'échéancier
Solution
Comptabilisation chez le preneur (SOTRA)
VAPL=9.322,034+[992,115 *((1-(1,01)-35)/0,01)+(0,1*(1,01)-35)] = 38.498,8
Début N
Droit d'utilisation (B) 38.498,800
TVA déductible [(11.093,220/1,19)*0,19] (B) 1.771,186
Passif locatif courant (B)
Passif locatif non courant (B)
Fin Janvier N
Passif locatif courant (B) 700,347
Charges d'intérêts (R) 291,768
TVA déductible (992,115*19%) (B) 188,502
Trésorerie (B) 1.180,617
Fin N
Dotation aux amortissements (R) (38.498,8/5) 7.699,760
Amortissement du droit d'utilisation (B) 7.699,760
Charge d'impôt différé (R) 1.539,952
Passif d'impôt différé (B) 1.539,952
Effet d'impôt
Début N Fin N+1 Fin n+2 Fin N+3 Fin N+4
VC actif 5 133,173 23 099,280 15 399,520 7 699,760 0,000
BF actif 5 133,173 25 665,867 0,000 0,000 0,000
Dif. Temporelle 0,000 5 133,173 15 399,520 7 699,760 0,000
VC actif>BF →PID 0,000 3.079,904 4619,856 2 309,928 0,000
Inversion PID -2 309,928 -2 309,928
Fin Janvier N
Trésorerie (B) 1.180,617
Créances locatives courantes (B) 700,347
Produits financiers (R) 291,768
TVA collectée (B) 188,502