REPUBLIUE DU CAMEROUN
REPUBLIC OF CAMEROON
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Paix - Travail - Patrie Peace - Work Fatherland
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MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE MINISTRY OF PUBLIC HEALTH
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PRIVATE TRAINING SCHOOL FOR
ECOLE PRIVE DE FORMTION DES MEDICAL AND HEALTH
PERSONNELS MEDICO-SNITAIRES PERSONNEL (PTSMHP) OF
(EFOPSA) DE MOKOLO MOKOLO
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UE : VIROLOGIE SYSTEMATIQUE
THEME:
SARSCoV
Filière : Technicien Medico-Sanitaire
Option : Analyse Médicale
Niveau : lll
Rédigé et présenté par :
NOM & PRENOM MATRICULES
AGAKAI BIENVENUE BIENVENUE 22TAM-2280
DANGUI MOUSSA 22TAM-O734
NDJIDDA YERIMA 22TAM-0666
NGUIZANA AMBROISE 22TAM-2279
SALI BOUKAR 22TAM-2814
SAYID YANG TERI BLAMA 22TAM-0779
SINI JOSEPH 22TAM-O620
ZAKARIYAOU 22TAM-0252
Enseignant : ING. YANG NDEMAHEU
Année académique : 2024-2025
INTRODUCTION
Les coronavirus sont une famille de virus connus pour provoquer des infections
respirators chez l'homme et les animaux. Parmi eux, le SARS-CoV-1 et le SARS-CoV-2 ont suscité
une attention particulière en raison de leur potential pandémique. Le SARS-CoV-1, responsable
du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), a émergé au début des années 2000, tandis que le
SARS-CoV-2 est à l'origine de la pandémie de COVID-19, débutée en 2019. Cette comparaison
entre ces deux virus met en lumière leurs similarités et différences significatives en termes
d'épidémiologie, de transmission et de gestion clinique.
La première souche circulante du SRAS-CoV-2 nest plus prévalente au Canada; depuis le milieu
de 2021, la souche dominante est celle du variant Delta, considéré comme étant préoccupant.
Le variant préoccupant Omicron, hautement transmissible, gagne toutefois en prévalence
depuis son apparition à la fin de 2021. La surveillance continue des variants émergents est
nécessaire pour quon puisse repérer les variants qui sont plus transmissibles ou plus virulents,
qui échappent à limmunité naturelle ou acquise par la vaccination, qui ne sont pas détectés
par les analyses disponibles ou qui répondent moins bien aux traitements. La transmissibilité
accrue des variants en circulation signifie quune personne vulnérable peut être infectée plus
facilement quauparavant.
I. DÉFINITION
Le SARS-CoV-1 est un coronavirus identifié pour la première fois en 2002, provoquant le
SRAS, une maladie caractérisée par des symptômes respiratoires graves. Le SARS-CoV-2, quant
à lui, est un virus proche génétiquement du SARS-CoV-1, responsable de la COVID-19, qui
présente des manifestations allant de légères à sévères.
La COVID-19 est une infection virale aiguë des voies respiratoires qui est apparue à la fin
de 2019 et qui a entraîné la déclaration d'une pandémie par l'Organisation mondiale de la Santé
en mars 2020. Elle est causée par le coronavirus SRAS-CoV-2, un virus qui possède une capacité
de mutation et qui a engendré plusieurs variants.
Il. ÉPIDÉMIOLOGIE La COVID-19
Le SARS-CoV-1 a causé une épidémie mondiale entre 2002 et 2003, avec environ 8 000
cas signalés dans 29 pays et un taux de mortalité d'environ 10 %. En revanche, le SARS-CoV-2 a
entraîné une pandémie mondiale depuis la fin de l'année 2019, infectant des millions de
personnes et causant des millions de décès dans le monde entier. La rapidité de propagation du
SARS-CoV-2 est significativement plus élevée que celle du SARS-CoV-1.
Contrairement à l'influenza, circule dans la population durant toute l'année et il est
difficile, à l'heure actuelle, de savoir si la transmission se fera de façon saisonnière dans l'avenir.
Entre février 2020 et octobre 2023, au Québec, les jeunes de 0 à 19 ans ont représenté 15,5%
des cas déclarés, 3,9% des hospitalisations ainsi que 0,05% des décès. Dans les groupes dâge
de 0 à 9 ans et de 10 à 19 ans, les risques dhospitalisation lors dun épisode de COVID-19
étaient respectivement de 3% et de moins de 1% et les risques de décès étaient de 0,009% et
0,002%.
À ce jour, les principaux virus mutants − on parle de « variants » − qui ont largement
diffusé au niveau planétaire sont les suivants :
Les variants Alpha (variant « britannique » ou B.1.1.7) et Delta (variant « indien » ou
B.1.617.2), considérés comme étant plus contagieux que la souche virale « historique ».
Les variants Bêta (« sud-africain » ou B.1.351) et Gamma (« brésilien » ou P.1), a priori
moins sensibles à l’immunité acquise grâce à un vaccin ou à une infection antérieure.
Le variant Omicron, apparu simultanément dans plusieurs régions du globe en
novembre 2021, plus transmissible que les précédents variants. Il représente aujourd’hui la
forme prédominante de circulation du SARS-CoV-2 dans le monde. Du fait de l’apparition de
sous-variants, le lignage originel B.1.1.529, est divisé en deux sous-lignages, BA.1 et BA.2, ce
dernier étant devenu rapidement prédominant. Un troisième sous-variant (B1.3), rare, a
également été identifié. Omicron présente des différences au niveau de la structure de la
protéine Spike et de protéines d’enveloppe qui lui confèrent une transmissibilité accrue et,
potentiellement, une plus grande résistance à l’immunité préexistante que les précédents
variants. Cette haute transmissibilité est telle qu’Omicron pourrait constituer la prochaine
racine évolutive à partir de laquelle de prochains variants apparaîtront.
Le variant XD (ou Deltacron) est un virus hybride des variants delta et omicron formé
probablement chez une personne co-infectée par les deux formes du virus.
lll. MODES DE TRANSMISSION
Le mode de transmission du SARS-CoV-1 se faisait principalement par contact direct
avec des gouttelettes respiratoires émises par des personnes infectées. Le réservoir animal
identifié était principalement les civettes. Pour le SARS-CoV-2, bien qu'il partage des modes de
transmission similaires (gouttelettes respiratoires), il se transmet également par aérosols dans
des environnements fermés et mal ventilés. Les chauves-souris sont considérées comme le
réservoir initial du virus.
Le virus se transmet principalement lors de contacts rapprochés entre les personnes, à moins
de deux mètres de distance et durant plus de 15 minutes. Le virus est présent au niveau:
− des sécrétions respiratoires (nasales, pharyngées, laryngées, bronchiques).
Par un contact direct avec les sécrétions du nez ou de la bouche dune personne infectée, en
lembrassant, par exemple;
Par les aérosols dans lair. Ce sont de fines gouttelettes qui restent dans lair, en particulier
dans les espaces intérieurs. Ces aérosols sont émis en quantité variable quand la personne
infectée respire, parle, chante, tousse, éternue, etc.;
Par un contact avec une surface contaminée par des sécrétions dune personne infectée. Ce
mode de transmission nest toutefois pas le principal.
La période dincubation ne dépasse généralement pas 14 jours et est souvent de 5 jours et
moins.
Période de contagiosité : La période de contagiosité débute 48 heures avant lapparition des
symptômes ou la date dun test positif, en labsence de symptômes. La personne atteinte,
même asymptomatique, peut demeurer contagieuse pendant une période de 7 à 10 jours
suivant lapparition des symptômes ou la date dun test positif. Cette période peut être plus
longue chez les personnes immunodéprimées ou avec une COVID-19 sévère.
Cependant, le virus est rarement présent dans le sang, le sperme, les sécrétions vaginales, les
urines ou les selles. En réalité, la présence du virus dans ces sécrétions concernerait
essentiellement des personnes qui ont développé une forme grave de la maladie. Quoi qu’il en
soit, aucun cas de transmission par ces différentes voies n’a été rapporté. Le virus n’est pas
retrouvé dans le lait maternel d’une mère infectée.
IV. SIGNES CLINIQUES
Les signes cliniques du SRAS causé par le SARS-CoV-1 incluent fièvre élevée, toux sèche,
dyspnée et symptômes gastro-intestinaux dans certains cas. Les patients peuvent développer
une pneumonie sévère. En ce qui concerne la COVID-19 liée au SARS-CoV-2, les symptômes
varient largement : fièvre, toux, fatigue, perte d'odorat ( anosmie ? ou de goût ( agueusie) ainsi
que des complications graves comme le syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA). Les
symptômes peuvent être légers ou plus importants, comme ceux associés à la pneumonie. Leur
durée varie selon la gravité de la maladie, mais ils sestompent généralement en moins de 14
jours. Pour les cas sévères, les symptômes peuvent durer plus dun mois. Certaines personnes
peuvent développer la COVID-19 longue, cest-à-dire ressentir des symptômes persistants ou
des complications à long terme à la suite dune infection à la COVID-19.
COVID-19 et grossesse
Les personnes enceintes ne semblent pas être plus à risque de contracter la COVID-19
que le reste de la population.
En raison des changements physiologiques durant la grossesse, les personnes enceintes sont
cependant plus à risque de présenter des symptômes sévères de la COVID-19, en particulier au
2e et au 3e trimestre. Ce risque est plus élevé si la personne présente d’autres facteurs de
risque comme :
l’hypertension;
le diabète prégrossesse;
l’âge (35 ans et plus);
l’obésité;
l’insuffisance respiratoire chronique.
La COVID-19 sévère chez la personne enceinte peut entraîner un accouchement prématuré et
un risque élevé de prééclampsie et de perte fœtale.
Selon l’état actuel des connaissances, la COVID-19 ne cause pas de malformation du fœtus à la
naissance. Parmi les cas étudiés de personnes enceintes qui ont eu le virus qui cause la
COVID-19 dans le monde, on recense de très rares cas de transmission par la voie placentaire.
Même si le risque de présenter des complications est plutôt faible, ces informations illustrent
qu’il est important pour les personnes enceintes de se protéger de la COVID-19 comme de
toute autre infection virale.
Par contre, des radiographies thoracique ou des tomodensitogrammes peuvent être utilisés
pour observer les signes de pneumonie qui est une complication sévère de SARScov 1.
V. DIAGNOSTIC
1 . Tests d'amplification des acides nucléiques (NAAT)
Les tests d'amplification de l'acide nucléique (NAAT) pour la COVID-19 sont des méthodes de laboratoire
qui détectent la présence de l'ARN du virus SARS-CoV-2 dans les échantillons biologiques. Voici
quelques-uns des tests d'amplification les plus couramment utilisés :
*RT-PCR (Réaction en chaîne par polymérase en temps réel)* : Cette méthode est considérée comme la
référence pour la détection de la COVID-19. Elle amplifie l'ARN du virus SARS-CoV-2 en utilisant des
amorces spécifiques.
*RT-LAMP (Réaction en chaîne par polymérase en boucle en temps réel)* : Cette méthode est similaire à
la RT-PCR, mais elle utilise des amorces différentes et une enzyme appelée Bst DNA polymérase.
*TMA (Amplification de l'acide nucléique par transcription)* : Cette méthode utilise une enzyme
appelée RNA polymérase pour amplifier l'ARN du virus SARS-CoV-2.
Ces tests d'amplification sont généralement réalisés sur des échantillons biologiques tels que des
prélèvements nasaux, des prélèvements oraux ou des échantillons de sang.
2. Test de dépistage antigénique rapide(TDAR)
Le test de dépistage antigénique rapide (TDAR) de la COVID-19 est un test de laboratoire qui détecte la
présence d'antigènes du virus SARS-CoV-2 dans les échantillons biologiques.
a. Principe du test
Le TDAR utilise des anticorps spécifiques pour détecter la présence d'antigènes du virus SARS-CoV-2
dans les échantillons biologiques. Les anticorps sont fixés sur une bande de lecture ou un dispositif de
test, qui change de couleur ou d'apparence lorsque les antigènes du virus sont présents.
b. Avantages du TDAR
*Rapidité* : Le TDAR peut fournir des résultats en quelques minutes, ce qui permet une prise en charge
rapide des patients.
*Facilité d'utilisation* : Le TDAR est facile à utiliser et ne nécessite pas de formation spécialisée.
*Coût abordable* : Le TDAR est généralement moins cher que les tests de PCR (réaction en chaîne par
polymérase).
c. Limitations du TDAR
*Sensibilité* : Le TDAR peut avoir une sensibilité inférieure à celle des tests de PCR, ce qui signifie qu'il
peut ne pas détecter tous les cas de COVID-19.
*Spécificité* : Le TDAR peut également avoir une spécificité inférieure à celle des tests de PCR, ce qui
signifie qu'il peut produire des résultats faux positifs.
*Interprétation des résultats* : Les résultats du TDAR doivent être interprétés avec prudence, en tenant
compte des symptômes cliniques et de l'histoire médicale du patient.
d. Utilisation du TDAR
Le TDAR est généralement utilisé pour :
*Dépistage* : Le TDAR peut être utilisé pour dépister les personnes qui présentent des symptômes de
COVID-19 ou qui ont été en contact avec une personne infectée.
*Suivi* : Le TDAR peut être utilisé pour suivre l'évolution de la maladie chez les patients qui ont déjà été
diagnostiqués avec la COVID-19.
Il est important de noter que le TDAR ne doit pas être utilisé comme seul moyen de diagnostic pour la
COVID-19. Les résultats du TDAR doivent être interprétés en combinaison avec d'autres tests de
laboratoire et des évaluations cliniques.
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Il n'existe pas de traitement spécifique pour le SRAS ; la prise en charge est
symptomatique et supportive. Pour la COVID-19, les traitements varient selon la gravité :
antiviraux comme le remdesivir pour les cas modérés à sévères et corticostéroïdes pour réduire
l'inflammation chez les patients hospitalisés. En cas de SARScov 1, le traitement aux
antipyrétiques est administré.
Vll. PRÉVENTION
Deux vaccins à ARN messager, des laboratoires Pfizer/Biontech et Moderna. Il s’agit de molécules
d’ARN messager qui codent pour la protéine Spike du SARS-CoV-2, conditionnées dans des capsules
lipidiques. Injectés dans notre organisme, ces vaccins conduisent à la production de protéines virales
par nos propres cellules. Ces protéines ne nous rendent pas malades, mais elles permettent à notre
système immunitaire d’apprendre à reconnaître et détruire le virus.
Deux vaccins à vecteur viral, des laboratoires Oxford AstraZeneca et Johnson & Johnson Janssen. Il
s’agit d’adénovirus génétiquement modifiés pour limiter leur réplication dans notre organisme et
pour exprimer la protéine Spike du SARS-CoV-2.
Un vaccin protéique recombinant avec adjuvant, du laboratoire Novavax : il utilise une protéine
recombinante Spike, qui permet à l’organisme de constituer directement des anticorps sans passer
par l’injection d’ARN messager prévue par les premiers vaccins. Cette approche est déjà été utilisée
contre d’autres pathogènes comme la coqueluche ou l’hépatite
Le meilleur moyen de se protéger de la maladie est la vaccination. Elle limite le risque de
développement de formes graves de la maladie ainsi que la faculté à transmettre le virus. Limmunité
fournie par la vaccination baisse avec le temps ce qui nécessite des rappels vaccinaux pour continuer
dêtre protégé efficacement. Du fait de leur efficacité, les vaccins à ARN messager sont à privilégier.
Pour les personnes réticentes ou ne pouvant bénéficier de ce type de vaccins, des vaccins utilisant
dautres technologies peuvent être envisagés.
Outre la vaccination, plusieurs gestes barrières limitent la transmission du SARS-CoV-2. Et Notamment :
porter un masque chirurgical couvrant le nez et la bouche. Les masques FFP2, plus filtrants,
assurent une meilleure protection.
se laver les mains régulièrement (eau + savon) ou utiliser une solution hydroalcoolique ;
tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir ;
éviter de se toucher le visage ;
utiliser des mouchoirs à usage unique, et les jeter à la poubelle après le premier usage ;
saluer sans serrer la main, sans embrassades ;
conserver une distance d'au moins 1,5 mètre avec tout interlocuteur ;
bien aérer les pièces.
Conclusion
En definitive le SARS-CoV-1 et le SARS-CoV-2 partagent certaines caractéristiques en tant que
coronavirus responsables d'infections respiratoires graves, leurs impacts épidémiques diffèrent
considérablement. La réponse mondiale à ces deux virus souligne l'importance d'une surveillance
épidémiologique rigoureuse et d'une coopération internationale pour prévenir et contrôler les futures
pandémies. La vaccination contre le SARS-CoV-2 a été un tournant crucial dans cette lutte collective
contre les maladies infectieuses émergentes.
Références
✓ Symptômes, transmission et traitement (COVID-19)
✓ Tests rapides de dépistage de la COVID-19.
✓ [Link]