Gaz à très basse pression : théorie et applications
Gaz à très basse pression : théorie et applications
Généralités
par Guy ROMMEL
Ingénieur de l’École Supérieure d’Électricité
Ingénieur au Commissariat à l’Énergie Atomique,
Grand Accélérateur National à Ions Lourds (GANIL)
tiques exige une bonne isolation thermique, aussi des notions de transmission
de chaleur sous vide seront-elles données. Enfin, nous dirons quelques mots
des réactions chimiques sous vide, l’élaboration des métaux utilisant de plus
en plus le vide pour favoriser la désoxydation et la déshydrogénation.
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Tableau 1 – Unités
Grandeurs Unités légales Unités pratiques Équivalences (1)
Pression.......................................... Pa Torr 1 Torr = 133 Pa = 1,33 mbar
Flux gazeux (2)............................... Pa · m3 /s Torr · L/s 1 Torr · L/s = 0,133 Pa · m3 /s
Débit-volume ................................. m3 /s L/s 1 L/s = 10–3 m3 /s
Taux de désorption ....................... Pa · m/s Torr · L/s · cm2 1 Torr · L/s · cm2 = 1 330 Pa · m/s
(1) Rappel : 1 bar = 105 Pa ; 1 mbar = 102 Pa = 0,75 Torr.
(2) On exprime quelquefois le flux gazeux en lusec (1 lusec = 10 –3 Torr · L/s = 1,33 × 10 – 4 Pa · m3 /s) ou en cm3 · atm/s (1 cm3 · atm/s = 0,760 Torr · L/s
= 0,101 Pa · m3 /s).
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en molécules / cm3,
2. Théorie cinétique des gaz avec n
p (Pa) pression.
Le tableau 2 donne quelques valeurs de densité moléculaire. On
Nota : se reporter à l’article Mesure du vide [R 2 050] dans le traité Mesures et Contrôle. peut voir qu’il faut atteindre des pressions extrêmement basses
La théorie cinétique des gaz est fondée sur deux hypothèses : pour avoir moins d’un million de molécules par centimètre cube.
— les gaz sont composés de molécules dont les caractéristiques (0)
ne dépendent que de leur nature chimique ;
— ces molécules sont en état d’agitation permanente et celle-ci Tableau 2 – Caractéristiques pour les gaz
ne dépend que de la température. maxwelliens (1) à 20 oC
Temps de
Libre formation
2.1 Pression Densité
Pression parcours d’une
moléculaire
moyen (2) mono-
couche (2)
La force de pression résulte des chocs des molécules contre la (Pa) (Torr) (molécules/cm3) (m) (s)
paroi. Si celle-ci et le gaz sont à la même température, il n’y a pas
d’échange d’énergie. Les chocs sont élastiques. 1,013 × 105 760 2,5 × 1019 6,3 × 10–8 2,4 × 10–9
La force de pression p (en Pa) est égale à la variation de la quantité 1,33 × 102 1 3,3 × 1016 4,8 × 10–5 1,8 × 10–6
de mouvement : 1 7,5 × 10–3 2,47 × 1014 6,41 × 10–3 2,4 × 10–4
1 × 10–4 7,5 × 10–7 2,47 × 1010 6,4 × 101 2,4
p = 2mv ν 1 × 10–7 7,5 × 10–10 2,47 × 107 6,4 × 104 2,4 × 103
avec m (kg) masse de la molécule, 1 × 10–10 7,5 × 10–13 2,47 × 104 6,4 × 107 2,4 × 106
1 × 10–13 7,5 × 10–16 2,47 × 101 6,4 × 1010 2,4 × 109
v (m/s) vitesse de la molécule,
(1) Gaz maxwellien : gaz pur en équilibre thermique, de densité moléculaire
ν (s–1 · m–2) nombre de chocs par seconde et par unité de constante, avec une distribution isotrope des vitesses.
surface. (2) Ces valeurs concernent uniquement l’azote.
Toutes les directions de vitesse sont également probables.
Aussi, sur une des six surfaces du cube de l’unité de volume,
a-t-on :
v
2.3 Vitesses moléculaires
ν = n -----
6
Dans un gaz en équilibre, les molécules n’ont pas toutes la même
d’où p = 1/3 n mv 2 (9)
vitesse. La loi de distribution des vitesses a été établie par Maxwell
L’énergie cinétique totale des molécules dans notre volume unité et Boltzmann suivant deux méthodes différentes. Une formule
1 établie par Maxwell donne la proportion de molécules dont la vitesse
est ----- n mv 2 . Elle ne dépend que de la température. On a les est comprise entre v et v + dv :
2
expressions p = nkT (10) mv 2
4 m 3/2
dn
et p = n RT /NA (11)
--------- = ---------- ------------
n π 2kT 2kT
v 2 exp – -------------- dv
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Figure 1 – Loi de répartition des vitesses Exemple : application au cas de l’azote à 20 oC.
On a T = 20 oC = 293 K
(0) n = 7,244 × 1022 (p /T ) molécules / m3 [relation (12)]
Tableau 3 – Vitesses moléculaires vm = 470 m / s (tableau 3)
de quelques gaz à 20 oC
σ = 3,77 × 10–10 m
vm vq 4 2,4 × 10 – 4
Gaz
M c d’où τ = --------------------2- = ----------------------------
(kg/mol) (m /s) (m /s) (m /s) nvm σ p
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Cette notion est très importante. Elle conduit à la définition du vide avec A, B constantes fonction du gaz.
poussé, c’est-à-dire un état dans lequel le libre parcours moyen La figure 3 donne la variation de la tension de vapeur de différents
devient supérieur aux distances entre les parois du récipient. Il n’y corps en fonction de la température.
a plus de chocs entre les molécules, seulement entre les molécules Des valeurs pour différents corps sont données dans l’article
et les parois. Formules et tables [B 4 110] en fin de cette rubrique.
Chaque molécule se comporte comme si elle était seule dans le Tout corps présent dans un volume fermé possède une tension
récipient. Toutes les propriétés du gaz liées au libre parcours moyen de vapeur, que l’on ne peut faire varier qu’en jouant sur la tempé-
(diffusion, viscosité, conductivité thermique) sont profondément rature. Pour obtenir une basse pression, on a donc intérêt à ne placer
modifiées. De plus, les phénomènes d’interaction avec les parois sous vide que des corps non volatils, c’est-à-dire ayant une faible
deviennent prépondérants. tension de vapeur. Ainsi, certains corps placés sous vide peuvent
Ainsi, tant que le libre parcours moyen est très petit vis-à-vis des se sublimer.
dimensions du récipient, la conductivité thermique du gaz est indé-
Exemple : le zinc à 208 oC (481 K) a une tension de vapeur de
pendante de la pression. Quand il devient supérieur aux distances
10–3 Pa. C’est pourquoi il n’est pas recommandé d’utiliser des alliages
entre les parois, la conductivité est proportionnelle à la pression.
contenant du zinc (laiton) sous vide poussé.
De même, la viscosité est indépendante de la pression tant que Certains corps comme le Nylon se fragilisent par perte d’une partie
le libre parcours est nettement inférieur aux dimensions du récipient. de ses constituants.
Quand il devient supérieur, la notion de viscosité disparaît.
Si la pression d’un constituant dans une enceinte est supérieure
à sa tension de vapeur à la température de la paroi la plus froide,
il y a condensation. Ce phénomène est exploité dans les pompes
2.6 Coefficient d’accommodation cryostatiques où, par abaissement de la température d’une paroi,
on vient condenser du gaz.
Dans le domaine du vide poussé et de l’ultravide, c’est-à-dire aux Enfin, rappelons que toute variation d’un paramètre régissant
très basses pressions, les échanges de chaleur se font au moyen l’état d’équilibre d’un système produit un déplacement de l’équilibre
de chocs des molécules contre les parois. On admet que dans le sens de la compensation de la réaction. Cela est appliquée
lorsqu’une molécule, à une température Ti , frappe une surface à à la métallurgie sous vide pour favoriser la désoxydation et l’élimi-
une température Ts , elle y reste collée un certain temps (temps de nation de l’hydrogène (§ 5).
séjour, § 2.4). Il y a alors échange d’énergie et la molécule est réé-
mise à une température Tr intermédiaire. Le coefficient d’accom-
modation est le rapport de l’énergie moyenne réellement échangée 3.1.2 Chaleur de changement d’état
à l’énergie qui serait échangée si les particules réémises attei-
gnaient un équilibre thermique parfait avec la paroi : Tous ces phénomènes évoqués sont soit endothermiques (fusion,
vaporisation, sublimation), soit exothermiques (liquéfaction, solidi-
Tr – T i fication, condensation). Pour vaporiser un corps, il faut lui fournir
a = -----------------
- de l’énergie : c’est la chaleur latente de vaporisation.
T s – Ti
L’existence de cette chaleur latente de vaporisation a des consé-
a dépend de l’état de surface de la paroi et de la nature du gaz. quences importantes. C’est ainsi que si vous avez une petite fuite
Dans les cas usuels, a est compris entre 0,4 et 0,85. d’eau sous vide, une partie de cette eau se vaporise en empruntant
de l’énergie sous forme de chaleur à l’autre partie qui, ainsi, va se
Exemple : pour l’hydrogène, on a :
refroidir jusqu’à la congélation. À ce moment, votre fuite s’arrête et
avec une paroi en platine poli a = 0,358 se rouvrira quelques instants après quand le bouchon de glace aura
platine noirci légèrement a = 0,556 disparu soit par sublimation, soit par fusion.
platine noirci fortement a = 0,712.
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Les gaz peuvent traverser les corps solides suivant deux processus
très différents : la transporisation (§ 3.2.1) et la perméation propre-
ment dite (§ 3.2.2).
Le flux gazeux peut donc être exprimé, quel que soit le proces-
sus, par :
S
q G = P ----- [ f ( p 1 ) – f ( p 2 ) ] (21)
e
avec P coefficient de perméance,
S (m2) surface de la paroi,
Figure 3 – Tension de vapeur pour différents corps
e (m) épaisseur de la paroi,
p 1 et p 2 (Pa) pressions régnant de part et d’autre de la paroi.
3.1.3 Évaporation La fonction f dépend du régime de perméation.
3.2 Perméation Le transport de gaz à travers la paroi se passe suivant les phéno-
mènes suivants : le gaz est d’abord adsorbé à la surface de la paroi
où la pression est la plus élevée et où il peut se dissocier. Il se dissout
La perméation est le passage des gaz à travers une paroi. En effet, à la surface externe du solide puis diffuse à l’intérieur, suivant le
les corps solides ne sont pas des obstacles aux gaz même s’ils ne gradient de la concentration jusqu’à la surface interne où il désorbe
présentent pas d’ouvertures susceptibles d’assurer un flux régulier. sous vide. Il s’agit donc d’un phénomène très complexe faisant inter-
venir la sorption (§ 3.3) et la diffusion.
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D 1 = e 2 /6 τ
avec e (cm) épaisseur.
∂ 2C ∂C
D 1 ------------- = ---------
∂x2 ∂t
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— le gaz B, soit est adsorbé en des sites non occupés par le gaz
A, soit modifie les liaisons de A de façon à créer des sites libres
pour lui ;
— le gaz A précédemment adsorbé est déplacé par le gaz B soit
en tant que gaz pur, soit en tant que produit d’une réaction.
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Gaz T 2 et T 1 K
(K)
N2 < 400 1,2
O2 < 300 1,12
H2 300 et 77 4
77 et 20 3
He indifférent 2,2
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Exemple : pour 2 plaques de 10 cm2 portées à 300 et 77 K et sous Cette variation du coefficient explique que, pour un piège pollué,
une pression de 10–4 Pa, nous avons en supposant que le gaz est de la consommation du fluide peut être augmentée d’un facteur non
l’air : négligeable.
K = 1,2 en confondant l’azote et l’air Exemple : reprenons nos deux plaques parallèles de 10 cm2 à 300
et 77 K que nous supposons être en acier inoxydable.
a = 1 pour T 1 = 77 K
1er cas : les surfaces sont vierges :
donc W = 10 × 10–4 · 1,2 · 1 · 10–4 (300 – 77)
e 1 = 0,06, e 2 = 0,15 et E = 0,04
W = 2,6 × 10– 5 W donc W = 1,8 × 10–2 W.
La conduction par le gaz résiduel est donc très faible. 2e cas : la surface froide est recouverte de glace d’azote
e 1 = 0,3, e 2 = 0,15 et E = 0,11
avec A1 surface froide recevant le flux de chaleur, avec S (cm2) section droite du matériau (ici, supposée
constante),
E facteur tenant compte du pouvoir émissif des
deux surfaces en regard, L (cm) longueur du matériau,
T 1 et T 2 températures des 2 surfaces froide et chaude T 1 , T 2 (K) températures thermodynamiques aux extré-
(T 1 < T 2). mités,
Le coefficient E dépend des pouvoirs émissifs e 1 et e 2 des deux λ (W/cm · K) conductivité thermique du matériau.
surfaces et de la disposition de ces deux surfaces telle que : Des valeurs de λ pour des matériaux usuels sont portées dans le
tableau suivant : (0)
e 1 e2
E = ------------------------------------------
e 2 + (1 – e 2 ) e 1
T2 Cuivre Acier inoxydable Nylon
Pour des longs cylindres coaxiaux et pour des sphères concen- (K)
triques, on a : 300 4 0,14 0,006
e1 e2 20 16 0,02 0,001
E = ------------------------------------------------------ (réflexion diffuse)
A1 4,2 3,5 0,002 0,000 1
e 2 + -------- ( 1 – e 2 ) e 1
A2
Exemple : reprenons toujours notre plaque de 10 cm2 supportée
Les pouvoirs émissifs dépendent de l’état, de la température et par un cylindre plein en acier inoxydable de 1 cm de diamètre et de
surtout de la propreté des surfaces. 5 cm de longueur ; nous avons :
Pour des surfaces propres non recouvertes de glace, quelques
valeurs de e sont données dans le tableau suivant : (0) π ( 300 – 77 )
W c = 0,14 ----- ----------------------------- = 4,9 W
4 5
On voit donc que, pour ne pas perdre trop de fluide cryogénique, il
Température ..............................................(K) 300 77 4 faudra soigner les supports mécaniques, c’est-à-dire utiliser des
Cuivre poli mécaniquement 0,013 0,069 0,008 supports fins et de longueur suffisante.
Cuivre poli électrolytiquement 0,03 0,019 0,015
Acier inoxydable 0,15 0,061
Aluminium recuit poli électrolytiquement 0,03 0,018 0,011 5. Réactions chimiques
Pour une surface recouverte de glace d’azote, on avance le chiffre Les réactions chimiques sous vide suivent les mêmes lois qu’à
de 0,3 pour le pouvoir émissif. la pression atmosphérique. Les différences observées viennent de
Pour une surface recouverte de glace d’eau épaisse, le pouvoir la variation de l’équilibre. Les paramètres les plus importants sont
émissif monterait à une valeur de 0,65. la pression et la température. Nous nous intéresserons principale-
ment aux réactions de désoxydation.
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Une réaction chimique peut être caractérisée par une variation de Au-dessus de 833 K, la wüstite Fe O a une phase stable et l’on
l’enthalpie du système positive pour une réaction endothermique ou peut écrire les réactions suivantes :
négative pour une variation exothermique. D’après les lois de la ther-
modynamique, la réaction ne se produit à température et pression Fe 3O 4 £ 3 FeO + 1/2 O 2
constantes que si l’énergie libre du système diminue. III
Fe 3 O 4 + H 2 £ 3 FeO + H 2 O
En pratique sous vide, on maintient au-dessus du système une
certaine pression pa soit d’un seul gaz (l’oxygène par exemple), soit FeO £ Fe + 1/2 O 2
IV
d’un mélange de gaz (vapeur d’eau et hydrogène par exemple). FeO + H 2 £ Fe + H 2 O
La variation de l’énergie libre ∆F du système s’écrit :
∆F = – RT ln pa La figure 10 donne les proportions à l’équilibre pour ces diffé-
rentes réactions.
Ainsi connaissant ∆F, on peut calculer la ou les pressions d’équi- Au-dessous de 833 K, la réduction de l’oxyde Fe3 O4 en Fe est
libre et donc savoir si la réaction peut se réaliser. empêchée si le rapport des pressions H2O/H2 est supérieur à la
partie a de la courbe.
Au-dessus de 833 K, la réduction produit de l’oxyde FeO si le
5.1 Dissociation des oxydes rapport des pressions H2O/H2 est compris entre les parties b et c.
Pour éviter la réduction de Fe2 O3 en Fe3 O4 , il faut un rapport de
La dissociation des oxydes croît avec la température. Mais certains pression si élevé que la réaction peut être considérée comme
oxydes se volatilisent et leur dissociation se produit en phase vapeur, irréversible.
par exemple l’eau. De nombreux oxydes restent solides sur une large
gamme de températures et à une température donnée, il existe une Application : il existe bien d’autres types de réactions chimiques
pression de dissociation ou pression partielle d’oxygène qui repré- favorisées lorsqu’elles sont effectuées sous vide. Mais la principale
sente un état d’équilibre entre le métal, l’oxyde et le gaz (ici, application est la métallurgie sous vide. On arrive par ce procédé à
l’oxygène). Cette pression de dissociation est un des facteurs qui obtenir des matériaux pratiquement purs comme le fer utilisé pour la
aide à définir comment un oxyde peut être réduit. réalisation d’aimants. On obtient ainsi des matériaux dont la teneur en
oxygène ou hydrogène est abaissée à des valeurs inférieures à 20 ppm
Le cas du cuivre est significatif. En simplifiant, nous avons les
(partie par million). Ces matériaux ont des propriétés mécaniques géné-
deux groupes de réactions suivantes :
ralement améliorées.
Ceci explique l’intérêt des expériences dans l’espace où l’on associe
Cu O £ Cu + 1/2 O 2
I 2 Cu O + H 2 £ Cu 2 O + H 2 O
l’absence de pesanteur à un vide très poussé.
Cu 2 O £ 2 Cu + 1/2 O 2
II
Cu 2 O + H 2 £ 2 Cu + H 2 O
à 1 000°C, p ( O 2 ) = 3,7 × 10 –6 Pa
II
à 1 300°C, p ( O 2 ) = 3 × 10 Pa
–2
3 Fe 2 O 3 £ 2 Fe 3O 4 + 1/2 O 2
I
3 Fe 2 O 3 + H 2 £ 2 Fe 3 O 4 + H 2 O
Fe 3 O 4 £ 3 Fe + 2 O 2
II Fe 3 O 4 + 4 H 2 £ 3 Fe + 4 H 2 O
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π ηT
6.1 Généralités 4 M
q G = ------ Re R --------- d (24)
ηT
Nous avons vu, dans le paragraphe 2, que les premiers domaines q G 1,44 × 10 4 --------- d
de pressions se différenciaient essentiellement par le rapport du libre Pour Re > 2 200 M (25)
le régime est turbulent.
parcours moyen vis-à-vis des dimensions du récipient. Le vide gros-
sier, dans lequel le libre parcours moyen est très petit, peut avoir
ηT
deux régimes d’écoulement. Au début du pompage, on a le régime q G 7,84 × 10 3 --------- d
turbulent dans lequel des turbulences et des cavitations se pro- Pour Re < 1 200 M (26)
duisent. Cette forme d’écoulement dure très peu de temps en tech- le régime est laminaire.
nique du vide et, en ce sens, elle est exceptionnelle. Très rapidement,
le gaz s’écoule régulièrement suivant des filets parallèles aux parois, Le rapport d / m est l’inverse du nombre de Knudsen ; il permet
c’est le régime laminaire. La frontière entre ces deux régions est régie de choisir les formules adaptées soit au régime laminaire, soit au
par le nombre de Reynolds. régime moléculaire, avec une erreur inférieure à 10 % :
Lorsque la pression diminue et que le libre parcours moyen d/ m 80 formules du régime laminaire ;
devient de l’ordre de grandeur des dimensions transversales, on se d/ m 3 formules du régime moléculaire.
trouve dans un état intermédiaire, le régime d’écoulement n’est
plus le régime laminaire, nous sommes en régime transitoire. Puis Pour l’air sec à 20 oC, les limites se classent suivant le tableau 9
la pression s’abaissant, le libre parcours moyen devient plus grand (en unités SI), en prenant η = 1,8 × 10–5 Pa · s et M = 29 × 10–3
que les dimensions du récipient (domaine du vide poussé), le kg/mol.
régime d’écoulement est moléculaire.
La pression baissant encore, nous entrons dans le domaine de
l’ultravide ; il est alors difficile de parler de régime d’écoulement, 6.3 Notion de conductance
les phénomènes de sorption et de désorption deviennent prépon-
dérants. L’écoulement d’un gaz se traduit par le passage d’un flux de molé-
Nous ne traiterons pas du régime turbulent (cf article Mécanique cules d’une extrémité à l’autre d’une canalisation. En régime
des fluides [A 1 870] dans le traité Sciences fondamentales). permanent, le nombre de molécules qui traverse tout plan de la cana-
lisation est constant. On écrit que ce nombre N est proportionnel
à la différence des concentrations moléculaires n1 et n2 de part et
d’autre de la paroi :
6.2 Limite des régimes
N = C (n 1 – n 2 ) (27)
Le nombre de Reynolds Re, pour une canalisation cylindrique,
Supposons l’ensemble isotherme et multiplions par kT. On a,
est donné par :
d’après la relation (10), d’une part :
ud
Re = ---------
ν Np
NkT = -------- = qv p (28)
n
avec d (m) diamètre de la canalisation,
u (m/s) vitesse moyenne d’écoulement (u = qv / S ), avec qv débit-volume à la pression p,
S (m2) section de la canalisation, et d’autre part, les pressions :
ν (m2 /s) viscosité cinématique (ν = η / ρ), p1 = n1 kT et p 2 = n2 kT (29)
η (Pa · s ou PI) viscosité dynamique, D’où l’expression du flux gazeux d’après les relations (6) et (27) :
ρ (kg/m3) masse volumique.
qG = qv1 p1 = qv2 p2 = C (p1 – p 2) (30)
4 qv ρ
D’où : Re = --------------------- (22) Le flux gazeux (Pa · m3/s)
est proportionnel à la différence des
πη d
pressions. C (en m3/s) est la conductance de la canalisation.
Pour Re > 2 200, le régime est turbulent. On peut remarquer qu’il y a une analogie entre cette formule et
Pour Re < 1 200, le régime est laminaire. celle de la loi d’Ohm :
On peut exprimer le flux gazeux qG (Pa · m3/s) en fonction de Re. i = (U1 – U2)/Z
D’après la loi des gaz parfaits pV = RT et la relation ρ = M/V, on a :
l’inverse de la conductance s’appelle d’impédance Z.
Mp
ρ = ------------ Pour la combinaison des canalisations en série ou en parallèle,
RT on a des formules tout à fait analogues à celles des impédances
électriques.
En reportant cette expression de ρ dans la relation (22), on a :
Des canalisations en série sont équivalentes à une canalisation
4 M qv p d’impédance Z telle que :
Re = -------------- -------------------- (23)
πη d RT 1 1 1
Z = Z 1 + Z 2 + ... et ------ = -------- + -------- + ... (31)
C C 1 C2
(0)
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q G < 1,4 × 10 3 d
laminaire
visqueux d / m 80
moyen 102 à 10–1
d/ m < 80
transitoire d/ >3
m
Des canalisations en parallèle sont équivalentes à une canalisa- 6.4.2 Canalisation de sections circulaire
tion d’impédance Z telle que : et rectangulaire
1 1 1
------ = -------- + -------- + ... et C = C 1 + C 2 + ... (32) [Link] Section circulaire
Z Z1 Z2
Le flux gazeux (en Pa · m3/s) est régi par la loi de Poiseuille :
Ainsi le débit-volume effectif qvc d’une pompe de débit-volume
2 2
qv associée à une canalisation de conductance C est tel que : πd 4 p1 –p2
qG = ---------------------- -------------------- (36)
1 1 1 128 ηL 2
--------- = ------- + ------ (33)
q vc qv C avec L (m) longueur de la canalisation,
η (Pa · s) viscosité dynamique,
d’où d’après, la relation (30), la conductance (en m3/s) :
6.4 Régime laminaire
πd 4 p 1 + p 2
C = ---------------------- -------------------- (37)
6.4.1 Orifice à paroi mince 128 ηL 2
Exemple : pour l’air à 20 oC
L’orifice est de faible dimension par rapport aux dimensions des
deux volumes situés de part et d’autre de la paroi. η = 1,81 × 10–5 Pa · s
L’expression de la conductance (en m3/s) est :
p2 1/ γ
2 γ RT 1 p ( γ – 1) / γ
1/2
donc
d 4 p1 + p 2
C = 1,36 × 10 3 ------- --------------------
L 2
S
C = ------------------------------- ------- - ---------- 1 – -----2-
----------- (34)
1 – ( p 2 /p 1 ) p 1 γ – 1 M p1 Ces formules ne sont valables que si le tube est assez long pour
pouvoir éliminer les corrections dues aux effets d’extrémité.
avec S section de l’orifice, La conductance peut aussi être déterminée, dans ce cas, à l’aide
γ rapport des capacités thermiques, massiques à pression d’abaque. Un exemple en est donné au paragraphe [Link].
et volume constants. Pour tenir compte des effets d’extrémité, l’expérience a montré
Exemple : pour l’air à 20 o C, γ = 1,403 ; l’expression de qu’il suffisait d’ajouter à la longueur du tube de la formule (37) 3 à
l’équation (34) est : 4 fois son diamètre.
S
C = 766 ----------------------------- ------ 1 – ------ (35)
1 – ( p 2 /p 1 ) p 1 p1 Pratiquement, la conductance s’écrit :
La vitesse de la veine gazeuse est alors égale à la vitesse du son. avec A surface de la section,
Une application des diaphragmes en paroi mince est la mesure Y facteur correctif dépendant du rapport des côtés du
des débits-masses des gaz s’écoulant en régime laminaire (cf norme rectangle a/b.
NF X 10-102). (0)
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GAZ À TRÈS BASSE PRESSION ____________________________________________________________________________________________________________
A 2 p1 + p2
C = 2 × 10 3 Y -------- -------------------
L 2 (en unités SI)
6.4.3 Exemple
2 4 × 10 – 8
C = 1,36 × 10 3 ------------------------- ⋅ 10 4 ≈ 2,2 m 3/s
— Deuxième cas : on procède de la même manière, et l’on
trouve en reliant les différents points : C = 2 × 10–2 m3/s.
1
le flux gazeux est, d’après la relation (30) : Ces valeurs correspondent aussi à celles déterminées par le calcul.
qG = C (p1 – p 2) ≈ 22 Pa · m3/s
Nous sommes en régime laminaire car nous avons (tableau 9) :
6.5 Régime moléculaire
qG = 22 Pa · m3/s Le gaz n’est plus considéré dans son ensemble. Les molécules se
meuvent indépendamment les unes des autres. Il y a donc des
1,4 × 103 d = 28 Pa · m3/s molécules qui, en un point donné d’une canalisation, vont dans un
sens et d’autres dans l’autre sens. Le flux gazeux est donc, en fait,
donc qG < 1,4 × 103 d la différence entre les molécules qui vont de B en A et celles de A
— Deuxième cas : la pression moyenne s’est abaissée à 102 Pa. en B.
Nous avons :
(tableau 9) : 1/ 2
RT
C = S ------------------ (38)
2 π M
6,7 × 10 –3
d = 2× 10 –2 m et m = ---------------------------- m
10 2 avec S (m2) aire de l’orifice.
d’après la relation (20) et le tableau 4, Exemple : pour l’air à 20 oC, C ≈ 116 S m3/s (39)
d D’après la relation (30), le flux gazeux est : qG = C (p1 – p 2).
d’où -------- = 298,5 80
m D’après la relation (7), le débit-masse est : qm = ρu qG, soit,
d’après les relations (1), (30)) et (38)
Nous pouvons remarquer qu’au tout début du pompage nous
devons être en régime turbulent mais, dès que la pression moyenne 1/2
chute d’un facteur 1/10, nous sommes en régime laminaire. Lors de
la descente en pression, la conductance diminue.
M
q m = --------- S ( p 1 – p 2 )
Vp ----------------
2 π M
RT
-
or :
[Link] Détermination graphique pV = RT
1/ 2
— Premier cas : on porte sur la figure 11 les différentes valeurs
de L, d et p (pression moyenne en Pa). On joint les points L et d
donc qm = S ( p1 – p 2 ) --------------------
2 π RT
M
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___________________________________________________________________________________________________________ GAZ À TRÈS BASSE PRESSION
Une correction est à appliquer : pour un diaphragme de surface On s’aperçoit que la conductance est beaucoup plus faible que précé-
S1, centré dans une tubulure de surface S2, la conductance (en demment (§ 6.4.3). Ce résultat impose que pour conserver un débit
m3/s) s’écrit : important, il faut avoir des canalisations courtes et de grand diamètre.
1/ 2
C = S1
2 π M
-------------------
RT 1
-------------------------------
1 – ( S1 / S2 ) 6.5.3 Cas des canalisations courtes
1 + -------
C
lisation ; K = 1 pour une section circulaire. CL
α= -
La conductance est indépendante de la pression. E
Dans le cas d’une section rectangulaire, le facteur K dépend du Exemple : une expression approchée, pour de l’air à 20 oC et une
rapport des côtés a/b : (0) section circulaire, est :
1 d
----- = 1 + 1,33 ----
a /b 1 1,5 2 3 5 8 10 α L
K 1,108 1,126 1,151 1,198 1,297 1,4 1,444 avec :
d3
Dans le cas d’une section annulaire, le facteur K dépend du rapport C 1 = C α = 122 ------- α
des deux rayons r2/r1 : (0) L
r 2 /r1 0 0,259 0,5 0,707 0,866 0,966 6.5.4 Exemple d’association de canalisation
K 1 1,072 1,154 1,254 1,430 1,675
On désire une conductance de 1 m3/s pour de l’air entre une
Quand une canalisation comporte un coude, certaines molécules pompe et une enceinte de très grande dimension. La pompe est
passent directement et d’autres sont obligées d’avoir une collision située à 1 m.
supplémentaire avant de prendre la bonne direction. Le coude se
comporte pour ces dernières comme une impédance supplé-
mentaire.
Pour une canalisation circulaire, la longueur équivalente est :
Q
Le = L + 1,33 ---------- d
180
avec Q (degré) angle du coude,
d (m) diamètre de la canalisation.
Comme dans le cas du régime laminaire (§ 6.4.2), dans ce cas-là,
la conductance peut aussi être déterminée à l’aide d’abaque (voir
ci-après).
Exemple : pour de l’air à 20 oC et une section circulaire, la conduc-
tance (en m3/s) est :
d3
C = 122 ------- (40)
L
Si nous reprenons le même tube qu’au paragraphe 6.4.3, sa conduc-
tance en régime moléculaire vaut :
— par le calcul :
2 3 × 10 – 6
C = 122 × ------------------------- = 9,8 × 10 – 4 m 3 /s
1
— par la détermination graphique :
on trouve (figure 12) à l’intersection de la courbe correspondant à
d = 2 cm et de la droite correspondant à L = 1 m : Figure 12 – Abaque pour la détermination de la conductance
en régime moléculaire pour une canalisation cylindrique
C ≈ 9,8 × 10 –4 m3/s contenant de l’air à 20 oC
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GAZ À TRÈS BASSE PRESSION ____________________________________________________________________________________________________________
Un premier calcul pourrait conclure qu’un tube de 0,2 m de dia- avec C (m3/s) conductance de B à A : C = K/L,
mètre suffit. K (m4/s) conductance d’une unité de longueur,
En effet, sa conductance est [relation (40)] : qG (Pa · m3/s) flux total de désorption : qG = ϕL,
d3 qv (m3/s) débit de la pompe,
C 1 = 122 ------
- 3
L = 0,98 m /s ϕ (Pa · m2/s) flux de désorption par unité de longueur.
Mais nous avons oublié la conductance d’entrée du tube calculée Il faut remarquer que pB – pA est indépendant du débit de la
dans la relation (39) : pompe installée en A. Même avec une pompe de débit infini,
pA = 0, on aura pB = qG /2 C. Ce phénomène oblige, dans le cas
C 2 = 116 S1 = 3,6 m3/s d’installation avec de grandes tubulures, à répartir des pompes
régulièrement, au lieu de les rassembler en un seul point.
Ces deux conductances en série nous donnent, d’après la
relation (31), la conductance effective par : Exemple : soit une tubulure de 10 m de longueur, de 200 mm de
diamètre, en acier dont le taux de désorption, après 10 h de mise sous
1 1 1 vide, est 10–6 Pa · m3/s, pompée par une pompe de 100 L/s à une
------ = -------- + --------
C C1 C2 extrémité.
Nota : on pompe au départ de l’air, puis les gaz provenant de la désorption.
soit C = 0,77 m3/s On a :
Il faut donc augmenter le diamètre du tube. — flux total de désorption : qG = qGU × (surface de la tubulure) :
Supposons maintenant que l’enceinte soit une cavité résonnante qG = π × 0,2 × 10 × 10–6 = 6,3 10–6 Pa · m3/s
et que, pour ne pas introduire de perturbation dans les lignes de
courant, il soit imposé que le pompage se fasse par 200 trous de — conductance de B à A :
10 mm de diamètre.
0,2 3
On considère chaque trou comme un orifice à paroi mince ; par C = 122 ----------- = 9 × 10 –2 m 3/ s
trou, d’après la relation (39), on a : 10
On obtient, d’après la relation (6) :
10 – 4
C 1 = 116 S = 116 π ------------- = 9 × 10 –3 m 3/ s
4 6,3 ⋅ 10 – 6
p A = ------------------------- = 6,3 × 10 – 5 Pa
Les 200 trous en parallèle donnent : 0,100
et, d’après la relation (41) :
C 1′ = 200 C 1 = 1,8 m 3 /s
6,3 ⋅ 10 – 6
La tubulure est agrandie à un diamètre de 0,25 m ; d’après la p B = 6,3 ⋅ 10 – 5 + -----------------------------
- = 9,8 × 10 –5 Pa
relation (40) : 2 × 9 ⋅ 10 –2
Il est impossible, dans cet exemple, que la pression en B, 10 h après
d3 0,25 3
C 2 = 122 -------- = 122 --------------- = 1,9 m 3 /s le début du pompage, soit inférieure à 3,5 × 10–5 Pa, même en aug-
L 1 mentant le débit de la pompe.
La conductance résultante sera telle que :
1 1 1 1 1
------ = -------- + -------- = ---------- + ---------- 6.6 Débit effectif d’une pompe
C C 1′ C2 1,8 1,9
sur une enceinte
d’où C ≈ 0,9 m3 · s
Dans ce cas, et en association avec une pompe de débit-volume Le pompage d’une enceinte se traduit par le passage d’un flux
de 1 m3 · s, le débit de pompage effectif au niveau de l’enceinte de molécules de l’enceinte jusqu’à la pompe.
sera voisin de 0,5 m3 · s.
Le débit-masse à l’entrée de la pompe est :
q G = q v 1 p1
6.5.5 Canalisation avec dégazage réparti
et le débit-masse à la sortie de l’enceinte est :
Soit une canalisation de longueur L (en m) pompée à une extrémité q G = qv 2 p 2
A, dont les parois désorbent. Supposons que le dégazage soit
uniforme tout le long, ainsi que la conductance. avec p1 pression à l’entrée de la pompe,
Dans ces conditions, on démontre que la répartition de pression p2 pression à la sortie de l’enceinte, telle que p2 > p1.
de A en B est parabolique, le maximum de la parabole étant en B. De plus, nous avons l’influence de la canalisation de liaison au
En un point situé à la distance x de A, on a une pression : travers de laquelle le débit-masse est :
L x2 qG = C (p2 – p1) = qv 1 p1 = qv 2 p2
p x = p A + ϕ -----x – ϕ --------
K 2K d’où l’expression du débit effectif au droit du raccordement à
avec pA = qG /qv . l’enceinte :
1 1 1
Pour x = L : ------------ = ----------- + ------
qv 2 qv 1 C
L2 qG
p B = pA + ϕ --------- = pA + --------
- (41) Ainsi avec une pompe reliée à une enceinte par une conductance
2K 2C
dont la valeur est égale au débit-volume de la pompe, on obtient
une vitesse effective réduite de moitié.
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B 4 020 − 18 © Techniques de l’Ingénieur, traité Génie mécanique
P
O
U
Gaz à très basse pression R
Généralités E
par Guy ROMMEL N
Ingénieur de l’École Supérieure d’Électricité
Ingénieur au Commissariat à l’Énergie Atomique,
Grand Accélérateur National à Ions Lourds (GANIL)
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Normalisation
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NF X 10-102 6.80 Mesure de débit des fluides au moyen de diaphragmes,
tuyères et tubes de Venturi insérés dans des conduites en
U
charge de section circulaire.
S
11 - 1984
Doc. B 4 020