Modèles DSGE en macroéconomie moderne
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La nouvelle modlisation macroconomique applique lanalyse de la conjoncture et lvaluation des politiques : les modles dynamiques stochastiques dquilibre gnral (DSGE) Anne Epaulard (DGTPE, Universit Dauphine et CEPREMAP), Jean-Pierre Laffargue (Universit de Paris 1, CES et CEPREMAP) et Pierre Malgrange (PSE, DGTPE et CEPREMAP) Introduction
Les dbuts de la modlisation macroconomique applique peuvent tre associs aux travaux halshs-00270900, version 1 - 7 Apr 2008 de Tinbergen (1939), puis la publication dun livre clbre de Klein (1950), qui inclut un modle de trois quations estimes conomtriquement, compltes par quelques identits comptables, de lconomie amricaine. Durant plus de vingt ans cette nouvelle approche donna lieu la construction de modles keynsiens de taille croissante, tche qui fut facilite par les progrs de linformation statistique, de lconomtrie et de linformatique. Les annes soixante-dix marqurent la remise en cause fondamentale de ces modles. A un niveau intellectuel les critiques de Friedman, puis de Lucas, furent de plus en plus acceptes. Bien que constitus dun systme dquations simultanes, les modles keynsiens ne pouvaient pas tre considrs comme des modles dquilibre gnral satisfaisants. Les catgories quils utilisaient : blocs de comportements (consommation, investissement, etc.), agents de la comptabilit nationale (mnages, entreprises non financires, institutions financires, etc.), ne laissaient pas une place suffisante aux rationalits des acteurs conomiques, ni aux interdpendances des marchs. La perception du futur par les agents de ces modles tait incohrente et conduisait surestimer lefficacit des politiques actives de stabilisation. Les effets doffre ne jouaient quun rle limit aux horizons pertinents, ce qui conduisait recommander des politiques de relance budgtaires et montaires excessives. Cest cette dernire caractristique qui explique principalement lchec pratique et politique des modles keynsiens. A la suite du premier choc ptrolier, mais surtout dun dveloppement excessif de lmission montaire dans les annes qui le prcdrent, la plupart des conomies industrialises se trouvrent dans une situation dinflation forte et persistante, alors mme que le chmage augmentait rgulirement et fortement. Les dpartements dconomie des universits abandonnrent la construction des grands modles, et les institutions conomiques
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leur accordrent une confiance de plus en plus rduite pour lvaluation de la conjoncture, la prvision et llaboration des politiques conomiques. Le renouveau de la modlisation macroconomique applique commena avec les modles des cycles rels, connus sous le nom de modles RBC pour Real Business Cycles. Il sagissait de vritables modles dquilibre gnral, avec des comportements dynamiques cohrents et des prvisions rationnelles des agents. Dans la tradition de Wicksell et de Frisch, les cycles provenaient de chocs stochastiques indpendants qui se rpercutaient dans les agrgats conomiques sous une forme transforme par les interdpendances des comportements et des marchs que formalisait le modle. Mais, en abandonnant totalement les approches keynsiennes, les initiateurs de cette nouvelle approche avaient jet le bb avec leau du bain : les politiques conomiques, notamment de stabilisation conjoncturelle, halshs-00270900, version 1 - 7 Apr 2008 navaient plus lieu dtre. Labsence de frictions et dimperfections a, en effet, pour corollaire que les actions des agents parfaitement informs et rationnels suffisent pour que lconomie se place en permanence sur la meilleure trajectoire possible compte tenu des chocs de productivit quelle subit. Par la suite, les conomistes enrichirent cette dmarche essentiellement juste, en ajoutant au cadre no-classique initial seulement perturb par des chocs de productivit, les nombreuses imperfections des marchs, les rigidits conomiques et les perturbations varies que connat toute conomie et qui sont donc ncessaires pour une analyse correcte du cycle des affaires, des politiques de stabilisation et des rformes. On peut considrer que cette dmarche avait peu prs abouti dans la moiti de lactuelle dcennie, avec les modles de Christiano, Eichenbaum et Evans (2005), et de Smets et Wouters (2003)1. Ces modles, ainsi que leurs anctres de modlisation du cycle rel, sont aujourdhui connus sous le nom de modles DSGE (Dynamic Stochastic General Equilibrium ou, en franais, modles dquilibre gnral dynamiques et stochastiques). Lestimation, la simulation, lvaluation, de ces nouveaux modles fut un dfi important. Il fallut les progrs considrables de linformatique, mais aussi de lanalyse numrique applique lconomie et de lconomtrie pour y faire face. Ces nouveaux modles ont connu alors un succs considrable, dans les universits bien sr, mais aussi au Fonds Montaire International et dans les dpartements dtudes de la plupart des banques centrales, ainsi que, avec un certain retard, dans les services dtudes des Ministres de lconomie ou
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De Vroey et Malgrange (2007) donnent une prsentation claire de lhistoire de la modlisation macroconomique de 1950 nos jours.
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des finances des pays industrialiss. Les institutions conomiques ont sans doute vcu une volution moins discontinue que les universits dans leur conception de la modlisation, en dveloppant pendant la priode durant laquelle les modles macro-conomtriques taient rejets et les modles DSGE pas encore oprationnels, des modles hybrides qui ne pouvaient plus tre considrs comme tant keynsiens traditionnels, mais qui navaient pas encore la rigueur des nouveaux modles. Une raison de cette volution prudente est que les nouveaux modles macroconomiques sont encore dune taille assez petite, et peuvent donc sembler trop agrgs ou trop simplifis pour permettre une analyse fine des conjonctures et une valuation prcise des politiques. Un bon exemple de ces modles hybrides est le modle Multimod du Fonds Montaire International (Laxton, Isard, Faruqee, Prasad et Turtelboom (1998)). halshs-00270900, version 1 - 7 Apr 2008 La premire partie de ce numro prsente les spcifications retenues par les nouveaux modles macroconomiques appliqus. La deuxime partie expose les techniques de simulation, destimation et dvaluation qui ont t dveloppes pour ces nouveaux modles. La troisime partie examine des applications de ces modles effectues par des administrations conomiques : le Fonds Montaire International, la DGTPE et la Banque de France. Elle examine aussi comment ces modles peuvent tre utiliss pour amliorer notre comprhension dpisodes passs, particulirement turbulents, de lhistoire de nos conomies. Spcification des modles DSGE2 Les modles du cycle rel adoptaient une formulation no-classique trs simple qui permettait de rendre compte de la transmission de chocs alatoires de productivit aux grands agrgats conomiques. En dpit de leur simplicit ces modles permettaient de reproduire des caractristiques essentielles du cycle des affaires, comme par exemple lamplitude des fluctuations de la consommation relativement celle de linvestissement au cours du cycle. Cependant, ils chouaient dans la reproduction dautres caractristiques, comme par exemple lvolution de lemploi ou des heures travailles au cours du cycle. Cette insuffisance a conduit progressivement les conomistes concerns par la pratique introduire dans les modles du cycle rel des imperfections de march et des rigidits relles et nominales, de faon obtenir un modle reproduisant les caractristiques observes les plus importantes du
Des versions prliminaires des quatre articles de cette partie du numro avaient t prsentes dans une session du 55me congrs annuel de lAssociation Franaise de Sciences Economiques, le 15 septembre 2006.
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cycle des affaires. Les conomistes ont galement ajout au choc de productivit de la thorie des cycles rels, un grand nombre dautres perturbations alatoires, portant sur la demande, les imperfections des marchs, les politiques, etc. S. Moyen et J.-G. Sahuc valuent et comparent les amliorations que permettent dapporter les imperfections des marchs et les rigidits des comportements que Christiano, Eichenbaum et Evans, ainsi que Smets et Wouters avaient introduit dans leurs modles. Les imperfections des marchs sont modlises par lhypothse que les travailleurs sont en concurrence monopolistique sur le march du travail, et que les entreprises le sont sur le march des biens quelles produisent. Les rigidits sont de deux types, relles et nominales. Une premire rigidit relle dcoule de ce que la satisfaction quun mnage retire de sa consommation courante dpend de ses consommations passes, qui lont habitu un certain standard de vie, halshs-00270900, version 1 - 7 Apr 2008 ce qui lamne ajuster lentement sa consommation la hausse (ou la baisse) lorsque son revenu augmente (ou diminue) de faon permanente. Une seconde rigidit relle dcoule de ce quun changement du rythme de linvestissement relativement au capital install est coteux, ce qui incite les entreprises ajuster assez lentement leurs capacits de production un changement, mme permanent, denvironnement conomique. Les rigidits nominales sont formalises par lhypothse, dite de Calvo, que les salaris et les entreprises ne sont pas certains de pouvoir ajuster chaque priode leurs salaires ou leurs prix de faon optimale. Quand ils chouent dans leur ajustement, le salaire ou le prix qui les concerne volue de faon conforme linflation passe ou tendancielle de lconomie. Le modle dvelopp par Moyen et Sahuc est estim par une mthode baysienne pour la zone euro. Des formes de ce modle, dont ont t tes certaines rigidits ou imperfections, sont aussi estimes. Ces diffrentes versions sont compares du point de vue des valeurs de leurs fonctions de vraisemblance sur la priode destimation. De plus, les variances et les autocorrlations quelles gnrent pour les principales variables sont compares aux valeurs que prennent ces moments pour les donnes utilises pour lestimation. Les rigidits nominales, comme les rigidits relles dans la consommation et dans linvestissement, se rvlent essentielles pour la capacit du modle de reproduire la ralit. Tout nest pas rsolu pour autant. Les rigidits nominales dans les modles DSGE sont introduites via un paramtre qui retrace la dure moyenne entre deux ajustements optimaux de prix pour les entreprises. Ce paramtre de rigidit est obtenu lors de lestimation
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conomtrique du modle. Une des difficults est que la dure moyenne entre deux ajustements de prix ainsi estime est beaucoup plus leve que celle quobtiennent les tudes microconomiques qui examinent directement les frquences avec laquelle les entreprises ajustent effectivement leurs prix. Plusieurs solutions ont t proposes pour corriger cette contradiction. Moyen et Sahuc explorent lune dentre elles, qui consiste substituer lhypothse dlasticit-prix constante de la fonction de demande laquelle est confronte une entreprise, la condition que cette lasticit est plus leve pour une entreprise dont le prix augmente que pour une firme pour laquelle le prix baisse. Cette spcification a pour effet de modrer lampleur des hausses de prix queffectuent les entreprises dans le modle, ce qui permet en contrepartie dlever la frquence des ajustements de prix. Lestimation dun modle DSGE ainsi spcifi conduit une priode moyenne entre ajustements de prix, plus basse et voisine de celle obtenue par les tudes microconomiques. halshs-00270900, version 1 - 7 Apr 2008 Les imperfections de march et les rigidits relles et nominales que discutent Moyen et Sahuc reprsentent lamlioration de spcification qui est commune tous les modles DSGE actuels, par rapport aux anciens modles du cycle rel. Les trois articles qui suivent approfondissent et amliorent ce cadre dans trois directions diffrentes. K. E. Beaubrun-Diant et J. Matheron considrent les aspects financiers du cycle des affaires. Les macroconomistes de la finance ont t confronts au dfi dexpliquer trois faits styliss importants. Le premier, lnigme de la prime de risque, est que la rentabilit relle moyenne des actions est beaucoup plus leve que le taux dintrt sans risque rel (lcart est de lordre de 6,5% par an sur donnes amricaines) ce qui ne semble pas compatible avec ce que lon sait du degr daversion au risque (apparemment assez faible) des individus et notamment de ceux dentre eux qui dtiennent des actions. Le second, lnigme du taux sans risque, est que la valeur moyenne de ce taux, corrig de linflation, est trs bas (de lordre de 1,5% par an sur donnes amricaines) ce qui ne semble pas compatible avec ce que lon sait du degr de prfrence pour le prsent ou des arbitrages intertemporels des agents. Le troisime fait stylis, lnigme de la volatilit de la rentabilit des actions, est que celle-ci est trs leve, alors quelle est basse pour le taux dintrt rel sans risque (leurs carts-types respectifs sont de lordre de 15% et 1,4% par an sur donnes amricaines). Les modles macroconomiques standards sont incapables de reproduire ces trois faits pour des valeurs raisonnables des paramtres qui retracent les prfrences des agents.
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Dans un modle o loffre de travail et le capital sont fixes, et o le revenu du capital suit un processus stochastique exogne, un moyen de rsoudre lnigme de la prime de risque est de rendre lutilit des consommateurs dans une priode sensible leur consommation des priodes antrieures, une des rigidits relles que nous avons considre ci-dessus. Cette solution savre cependant insuffisante quand le capital et loffre de travail deviennent des variables endognes pouvant tre ajustes sans cot. Il convient alors dintroduire des rigidits dans ces ajustements. On peut ainsi rsoudre les deux premires nigmes, mais pas la troisime : les volatilits du taux risqu et surtout du taux sans risque sont trop fortes. Une solution alternative, aboutissant sensiblement le mme rsultat, consiste construire un modle deux secteurs, avec une mobilit imparfaite des facteurs entre les secteurs.
J.-O. Hairault et T. Sopraseuth sintressent aux transmissions internationales des fluctuations et la dynamique des taux de change. Ils raisonnent pour cela dans un cadre deux pays. Le modlisateur est confront au dfi de reproduire les trois faits styliss suivants : 1) Les fluctuations des PIB des diffrents pays sont positivement corrles. 2) Celles des consommations des mnages sont aussi positivement corrles, mais leur interdpendance est plus faible que celle des PIB, ce qui va lencontre de lhypothse habituellement faite dun march complet des actifs contingents. 3) Les taux de change rels et nominaux sont caractriss par des fluctuations persistantes et trs amples ; de plus ces deux taux sont fortement corrls entre eux. Le modle DSGE de base, tendu deux pays mais ne comprenant pas de rigidits ni dimperfections de marchs, choue totalement dans la reproduction de ces faits styliss : il produit une corrlation des consommations entre pays beaucoup plus leve que celle des productions (quantity puzzle), et une volatilit des taux de change rels beaucoup plus basse que celle observe (price puzzle). Les conomistes ont tent de rsoudre la premire nigme (puzzle) en introduisant des mcanismes nouveaux. La rduction de linterdpendance internationale des consommations peut tre obtenue en limitant leffet de la compltude des marchs sur la tendance des consommations des mnages sgaliser entre pays, ou en considrant des marchs incomplets. Laugmentation de linterdpendance internationale des productions peut-tre obtenue en considrant que les entreprises dun pays utilisent des biens intermdiaires fabriqus dans un autre pays. La rsolution de la seconde nigme repose sur lintgration dans le modle des apports de la Nouvelle Macroconomie Internationale dveloppe par Obstfeld
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et Rogoff (1995). Les entreprises sont en concurrence monopolistique dans les deux pays et nont pas toujours la possibilit dajuster optimalement leurs prix. Plus prcisment, chaque entreprise adopte un comportement de monopole discriminant sur les diffrents marchs o elle vend son produit, et fixe sur chacun dentre eux son prix dans la monnaie du pays acheteur. La thorie du commerce international sest dveloppe longtemps paralllement la macroconomie ouverte. Mais depuis peu, cette dernire a progressivement intgr des apports nouveaux de la premire, ce qui permet un enrichissement de lanalyse des transmissions des fluctuations conomiques et des volatilits des taux de change. Un dveloppement rcent et fcond de lconomie du commerce international porte sur les dterminants de la dcision dune entreprise dexporter, ou dtendre les marchs trangers o halshs-00270900, version 1 - 7 Apr 2008 elle vend ses produits. Ces dterminants peuvent tre le cot des transports, le cot fixe de pntration ou dentre sur un march, etc. Cette approche rend donc la frontire entre biens changeables et non changeables endogne, et susceptible dvoluer au cours du cycle conomique, comme sous laction de politiques de stabilisation. La variabilit au cours du cycle du nombre de firmes prsentes sur un march et du degr de concurrence prvalant sur celui-ci influence notablement les caractristiques du cycle.
Dans les trois articles prcdents, les mnages fixent leur offre notionnelle de travail. Quand les salaires sont flexibles, leurs plans sont raliss. Quand les salaires sont rigides, lemploi sajuste la demande de travail par les entreprises, et certains mnages se retrouvent rationns sur le march du travail, dautres en suremploi. Cette formalisation du march du travail est assez frustre, mais elle suffit rendre compte de beaucoup de caractristiques du cycle conomique. A. Chron et F. Langot examinent lapport que constitue une formalisation du march du travail plus satisfaisante pour la comprhension du cycle et des effets des politiques de stabilisation concernant lemploi et les salaires. La modlisation quils retiennent est celle des modles de recherche et dappariement, qui avaient t introduits par Pissarides (1990). Les entreprises proposent des postes de travail et les personnes sans emploi tentent den obtenir un. La recherche dun emploi, comme la vacance dun poste, ont des cots, et il y a bien sr un cot supplmentaire tre chmeur. Le nombre dappariements entre un travailleur et un poste est une fonction croissante du nombre de postes vacants et du
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nombre de chmeurs. Le salaire rsulte dune ngociation la Nash entre le travailleur et lentreprise ayant offert le poste. Lavantage de cette spcification est quelle donne une explication des flux dembauches et de licenciements, et non pas du simple taux de chmage. Les faits styliss importants du comportement cyclique du march du travail, sont que la volatilit de lemploi est comparable celle du PIB, alors que la volatilit du salaire rel est plus faible et que celui-ci nest gure corrl au cycle conomique. La spcification du march du travail quintroduisent Chron et Langot dans un modle DSGE, leur permet de reproduire ces faits et aussi dobtenir la forte persistance que lon observe dans les variations conjoncturelles du PIB. Le modle de Chron et Langot leur permet danalyser les effets dune politique active de halshs-00270900, version 1 - 7 Apr 2008 lemploi (plus prcisment des subventions lembauche) en fonction de leur mode de financement. Ils observent que recourir pour celui-ci une imposition du travail peut savrer plus distorsif, cest--dire rduire davantage le bien-tre des agents, quune imposition du capital. Ainsi, la spcification du march du travail et de ses rigidits quutilisent les deux auteurs, peut renverser un rsultat classique de la macroconomie, que lon retrouve dans des articles de la troisime partie de ce numro. Limposition du travail a en revanche lavantage dattnuer lamplitude des fluctuations de la production, alors que limposition du capital a leffet contraire. Mthodes de simulation, estimation et tests des modles DSGE Les modles DSGE nauraient pas pu se dvelopper sans des progrs mthodologiques importants permettant de les simuler, de les estimer, de les valuer et de les tester dune faon conviviale. Ils ont donc bnfici de perces importantes de la computational economics et de lconomtrie, mais ils ont aussi nourri et encourag ces progrs. Le logiciel DYNARE, dont la version la plus utilise fonctionne sous MATLAB, a t dvelopp au CEPREMAP dans le cadre dun programme de recherche dirig par M. Juillard3. Ce logiciel permet dabord deffectuer des simulations dterministes de modles dynamiques non linaires anticipations parfaites. Cette fonction est extrmement utilise, par exemple pour valuer des changements
de
tlcharger
celui-ci,
ainsi
quune
riche
documentation :
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permanents de politique ou denvironnement. Cependant, comme cette fonction de DYNARE est ancienne et bien connue, de mme que lalgorithme utilis, nous ne laborderons pas ici4. Larticle de M. Juillard et T. Ocaktan est une revue de la littrature sur les mthodes de simulation stochastique des modles DSGE. Ces simulations sont effectues quand on veut valuer les effets dune modification dune rgle de politique conomique, par exemple la politique montaire, sur les caractristiques du cycle des affaires, notamment lampleur des fluctuations de diffrents indicateurs conomiques. Cette utilisation des modles DSGE est trs frquente de la part des Banques Centrales. Des simulations stochastiques sont aussi effectues pour valuer les effets de coordinations des politiques montaires entre pays sur la volatilit de leurs conomies. halshs-00270900, version 1 - 7 Apr 2008 Au prix de quelque approximation, on peut dire que le problme pos au modlisateur est de calculer numriquement une fonction de dcision, qui dtermine ltat courant du systme conomique une fois connu ltat hrit du pass et les chocs alatoires heurtant lconomie dans la priode prsente. Cette fonction est solution dune quation fonctionnelle. Le problme est donc de dimension infinie, et les diffrentes mthodes se distinguent dans leur faon dapproximer ce problme par un autre de dimension finie. La mthode ditration sur la fonction de valeur, qui semble a priori la plus naturelle et qui a t introduite la premire en conomie, est de discrtiser les variables dtat et les chocs, cest--dire de supposer que chacun dentre eux ne peut prendre quun nombre fini de valeurs. La mthode de projection, en revanche, essaie dapproximer la fonction de dcision par une combinaison linaire dun nombre fini de fonctions simples et parfaitement connues (en gnral polynomiales). Cette approximation est globale, cest--dire sa qualit est value sur lensemble des valeurs admissibles des variables endognes et des chocs. Une variante de cette mthode consiste rechercher non pas une approximation de la fonction de dcision, mais de la fonction danticipation, qui relie les anticipations apparaissant dans le modle ltat du systme et aux chocs courants heurtant lconomie.
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Une bonne rfrence est le document de travail de Michel Juillard : "Dynare : A Program for the Resolution and Simulation of Dynamic Models with Forward Variables Through the Use of a Relaxation Algorithm", CEPREMAP Working Paper 9602, 1996, qui peut tre tlcharg du site web. [Link] Le site web de DYNARE et la page web de Michel Juillard comprennent des rfrences et des comparaisons avec des algorithmes concurrents.
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Toutes ces mthodes sont utilises pour des modles de petite taille, o le nombre de variables endognes et de chocs est de lordre de quelques units. Pour les modles de plus grande taille, on utilise la mthode de perturbation, qui consiste rechercher une approximation locale, par exemple au voisinage de ltat stationnaire dterministe du modle, de la fonction de dcision. Lusage dans les modles du cycle rel tait de se limiter une approximation du premier ordre (cest--dire linaire ou log-linaire). La pratique actuelle est deffectuer une approximation au second ordre. Ce type de mthode de perturbation est implant dans DYNARE, alors que DYNARE++ effectue des approximations dordres choisis librement sous la seule contrainte des capacits de calcul de lordinateur. Une approximation locale peut donner des rsultats peu satisfaisants en comparaison des autres mthodes dapproximation qui sont globales. Cependant, comme les modles usuels ont un nombre halshs-00270900, version 1 - 7 Apr 2008 rduit de non linarits fortes, tant que les chocs restent modrs et que les conditions initiales ne sont pas trop loignes de ltat stationnaire dterministe, la mthode de perturbation avec approximation du second ordre est largement suffisante. S. Adjemian et F. Pelgrin examinent les mthodes destimation et de prvision baysiennes des modles VAR et DSGE. Ces deux modles sont ceux qui sont le plus frquemment utiliss pour la prvision conomique ainsi que pour lvaluation des politiques et des effets des chocs environnementaux. Leurs performances respectives font frquemment lobjet de comparaisons, du type de celle queffectuent Collard et Fve dans larticle suivant. Il convient donc que les estimations de ces deux modles fassent lobjet de mthodes relativement similaires et prsentant le mme degr de rigueur et de sophistication. La mthode la plus usuelle pour estimer un systme dquations simultanes est le maximum de vraisemblance. Cependant, cette mthode soulve deux difficults pour les modles dynamiques. Dune part les modles VAR ont un nombre de paramtres estimer considrable, alors que lconomtre ne dispose le plus souvent que de sries dont la longueur ne dpasse pas cent trimestres. Dautre part, bien que les modles DSGE aient peu de paramtres, la fonction de vraisemblance est relativement plate dans certaines directions de ces paramtres, ce qui implique quils ne peuvent pas tre estims avec prcision. Le principe de lestimation baysienne est de complter linformation que fournissent les donnes par des informations pralables, dites a priori, dont disposait le modlisateur sur les valeurs de paramtres. Pour les modles DSGE, dont les paramtres sont structurels, ces informations
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sont en gnral dordre conomique (provenant dtudes micro-conomtriques, effectues sur des pays trangers, etc.). Pour les VAR, dont les paramtres nont le plus souvent pas de sens conomique clair, ces informations se limitent une faon sage et claire dexprimer son ignorance. Plus prcisment, lestimation baysienne part dune probabilit a priori des valeurs que le modlisateur attribue aux paramtres, et rvise celle-ci, grce la fonction de vraisemblances, pour obtenir une probabilit a posteriori sur lespace des paramtres. Il est alors possible de calculer le mode de cette dernire distribution, cest--dire son maximum, ce qui donne une extension de lestimation du maximum de vraisemblance. Les conomtres souhaitent cependant calculer dautres moments de la distribution a posteriori des paramtres, par exemple lesprance ou la variance de ceux-ci. Ces moments se calculent par une mthode de halshs-00270900, version 1 - 7 Apr 2008 Monte Carlo reposant sur des tirages alatoires de valeurs des paramtres suivant leur loi de distribution a posteriori. La difficult dapplication de cette mthode est que si la valeur de cette distribution en chaque point peut tre calcule numriquement, cela ne suffit pas pour permettre deffectuer des tirages alatoires de faon simple. Plusieurs mthodes ont t dveloppes pour rsoudre ce problme, la plus usite en conomie tant lalgorithme de Mtropolis-Hasting. DYNARE permet deffectuer dune faon particulirement conviviale lestimation baysienne dun modle DSGE. Lvaluation des modles DSGE que proposent F. Collard et P. Fve, consiste comparer leurs qualits prvisionnelles celles dun modle VAR. Del Negro, Schorfheide, Smets et Wouters (2005) avaient tabli que des modles DSGE de grandes tailles prsentent des qualits prdictives, hors priode destimation, satisfaisantes, dominant celles des modles VAR. Collard et Fve montrent que cette supriorit peut rester valide pour des modles DSGE de petite taille, condition quils prennent en compte les rigidits les plus importantes dans les comportements que ces modles cherchent modliser. Ces auteurs construisent un modle DSGE trs simple, qui ajoute au modle du cycle rel de base deux rigidits relles, dans le comportement dinvestissement des firmes dabord et dans loffre de travail des mnages ensuite, ainsi quun choc de demande. Ce modle comporte deux variables endognes observables qui sont la productivit horaire du travail et le nombre des heures travailles. Il est estim par le maximum de vraisemblance sur donnes trimestrielles amricaines, aux cts dune reprsentation VAR de ces deux variables. Lestimation par le maximum de vraisemblance au lieu du recours une estimation baysienne, permet de ne pas
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vicier la comparaison par la possibilit que les probabilits a priori qui auraient t alors imposes sur les paramtres des deux modles, soient dune qualit diffrente. Les log-vraisemblances des deux modles, DSGE et VAR, savrent trs voisines, alors que le modle DSGE contient moins de paramtres. Mais le rsultat le plus intressant est que les capacits prvisionnelles, hors chantillon, des deux modles sont similaires. Comme les modles DSGE permettent une identification mieux justifie des chocs structurels, et comme ils sont des instruments beaucoup mieux fonds pour lanalyse conomique et lvaluation des politiques, ils semblent tous les gards devoir tre prfrs aux VAR. Applications des modles DSGE halshs-00270900, version 1 - 7 Apr 2008 Une utilisation importante des modles DSGE est de permettre lvaluation de politiques conomiques, montaires, budgtaires ou structurelles Ces modles permettent aussi une interprtation riche et cohrente dpisodes conomiques passs, notamment si ceux-ci ont t particulirement dramatiques, comme une rcession ample et dune longue dure. Nous avons vu que le caractre stochastique des modles DSGE joue un rle important pour dterminer et valuer les diffrents aspects de leur spcification. Celle-ci doit en effet permettre de reproduire les caractristiques habituellement observes du cycle des affaires. Cest--dire une simulation stochastique du modle doit gnrer des trajectoires de ses variables dont les principaux moments sont proches de ceux que lon observe dans la ralit. Nous avons galement constat comment ce caractre stochastique tait essentiel pour lestimation du modle. Nous allons voir en revanche que dans leur application lvaluation des politiques et des rformes conomiques, les modles DSGE sont souvent (mais pas toujours) utiliss dans leur version dterministe, cest--dire aprs en avoir limin la partie alatoire. D. Botman, P. Karam et D. Laxton prsentent deux modles DSGE multinationaux du Fonds Montaire International, GEM et GFM. Ces deux modles dvelopps au FMI diffrent lun de lautre en ce que le premier a une riche dynamique de court terme, reposant sur des rigidits nominales, alors que le second est construit pour tudier les effets de moyen et long terme des politiques budgtaires et inclut des mcanismes permettant dchapper lquivalence ricardienne. Une qualit de ces modles est leur caractristique modulaire. Ils
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sont constitus dun cur, qui inclut les rigidits et imperfections de march les plus importantes des modles DSGE et de la nouvelle macroconomie ouverte. Il est ensuite facile dajouter ce cur les ingrdients qui savrent ncessaires pour tudier un problme spcifique, par exemple des biens non changeables, des biens intermdiaires changeables, des matires premires, etc. Il est tout aussi ais de faire varier le nombre de pays ou de zones modliss, et de choisir ceux-ci. Ces modles peuvent donc tre utiliss pour analyser une grande varit de problmes. Parmi ceux-ci on peut citer : lvaluation des rgles de politique montaire (dans ce cas avec des simulations stochastiques de GEM), le calcul des effets de rformes structurelles des marchs des biens et du travail, lanalyse du dsquilibre de la balance des paiements des Etats-Unis, la mesure des effets de baisses dimpts ou de rformes fiscales, lvaluation des effets dune substitution partielle de plans dpargne retraite au systme de retraites par rpartition, etc.. La contrepartie de cette souplesse est que les halshs-00270900, version 1 - 7 Apr 2008 nombreuses versions qui ont t utilises de GEM et GFM nont pas t estimes par des mthodes conomtriques rigoureuses, mais ont t le plus souvent talonnes et ajustes sur un compte central. Une des forces des modles DSGE est que le caractre rigoureux de leur spcification conomique permet de retirer des interprtations claires et prcises de leurs rsultats, qui peuvent faire lobjet de larges discussions en termes non techniques. Cest ainsi, par exemple, que dans leur dition de 2006, les Perspectives de lEconomie Mondiale que publie le FMI, utilisent GEM pour analyser le dficit de la balance des paiements amricaine et pour construire des scnarios donnant les effets de son ajustement sur les principales conomies. Ldition de 2007 emploie encore GEM comme base de discussion des effets dune hausse du prix du ptrole, et dune analyse des transmissions internationales des chocs conjoncturels. Les valuations des politiques en termes de variations du bien-tre intertemporel des mnages, que permettent de calculer les modles DSGE, sont aussi particulirement convaincantes.
M. Coupet et J.-P. Renne ont construit un modle DSGE pour la France. Lestimation conomtrique en a t effectue sur la priode antrieure linstauration de leuro comme monnaie commune europenne. Il est utilis sur la priode actuelle aprs avoir ajust au nouveau cadre institutionnel sa spcification des politiques montaires et de change. Ce modle a une structure similaire celle de GEM, mais ne reprsente quun seul pays ouvert sur le reste de la zone euro. Il fait lobjet dune estimation conomtrique baysienne qui
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comporte un apport original. Habituellement, les variables conomiques utilises dans lestimation sont pralablement et indpendamment filtres de leurs composantes basses frquences. Coupet et Renne font le choix, plus satisfaisant, de supposer que ces variables suivent des processus stochastiques stationnaires au voisinage de tendances stochastiques exognes, mais cohrentes entre elles et ayant des sens conomiques clairs. En revanche, les caractristiques stochastiques du modle ne sont plus prises en compte quand il est utilis pour valuer des rformes. Le modle est utilis pour examiner les effets de hausses de limposition des revenus du travail et du capital, ainsi que dune lvation du taux de TVA. On sait que les consquences effectives dune taxe sont trs diffrentes de son impact immdiat, et que lidentit des agents qui en supportent finalement le cot peut fortement diffrer de ceux qui sont directement halshs-00270900, version 1 - 7 Apr 2008 frapps par cet impt. Par exemple, les mnages dterminent leur comportement dpargne en comparant linconvnient quil y a transfrer plus tard une consommation dont ils pourraient bnficier tout de suite, lavantage que procure la rmunration (aprs taxes) de cette pargne. En consquence, dans le long terme, le taux de rmunration (aprs taxes) du capital est gal au taux descompte psychologique des mnages. Aussi, une lvation de limposition du capital nen altre pas le taux de rentabilit net dimpt dans le long terme, donc lve le taux de rendement avant impt. Cela conduit une rduction de lintensit capitalistique de lconomie et en consquence une baisse des salaires. Une augmentation de limposition du travail pour sa part est in fine entirement supporte par les salaris, mme sil sagit dune augmentation des cotisations sociales payes par les employeurs. Loffre de travail diminue en fonction de la sensibilit de loffre de travail au salaire net, mais probablement assez peu, lintensit capitalistique ne bouge pas et lconomie sappauvrit moins que dans le scnario prcdent. Le modle reproduit ces rsultats de long terme. Une hausse de limposition du capital rduit beaucoup plus le PIB quune lvation de limposition du travail, et cela parce quelle a un effet ngatif ample sur linvestissement. Une hausse de la TVA a des effets intermdiaires, son caractre ngatif rsultant de ce que la TVA ne frappe pas que la consommation, mais aussi, un degr partiel, linvestissement et certaines consommations intermdiaires. Lapport original du modle se situe dans lanalyse quil permet de la dynamique des effets de ces trois mesures fiscales. Cette dynamique est complexe et dpend de la structure des rigidits relles et nominales du modle. Par exemple, dans le court terme le salaire nominal est rigide. En
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consquence une hausse de limposition du travail lve le cot du travail pour lentreprise ce qui a un effet rcessif notable. En fait, le travail est relativement mobile court terme et inerte long terme. Le facteur capital a les caractristiques opposes. Le modle de Coupet et Renne est enfin utilis pour valuer les effets de linstauration dune TVA sociale, cest--dire dune rduction de limposition du travail compense par une augmentation du taux de TVA. Cette mesure sera fortement expansionniste dans le court terme, mais lgrement rcessive long terme cause de leffet ngatif dune hausse de la TVA sur linvestissement. Le modle de la DGTPE est riche et flexible et, comme GEM, il est susceptible de nombreuses autres applications5. S. Adjemian, C. Cahn, A. Devulder et N. Maggiar ont construit un modle de la zone euro, halshs-00270900, version 1 - 7 Apr 2008 considre comme une conomie ferme, dont la spcification est trs voisine de celle introduite par Smets et Wouters (2003). Ils ont estim leur modle par une mthode baysienne sur la priode antrieure la constitution de la zone euro. Ils lutilisent pour valuer les effets dune hausse permanente de la TVA, annonce deux ans avant dtre mise en oeuvre. La simulation des effets de cette politique est l aussi purement dterministe, cest-dire effectue aprs avoir annul toutes les perturbations stochastiques. Lintrt de lexercice est de fournir une mesure de lincertitude de ces effets. En effet, lestimation baysienne, contrairement lestimation classique, ne donne pas pour chaque paramtre une valeur estime, mais une distribution (a posteriori) de valeurs possibles. Le plus souvent, on rsume cette distribution par une valeur, par exemple son mode, et on simule le modle en ayant affect chaque paramtre sa valeur-rsum. Il est cependant plus satisfaisant deffectuer une succession de tirages alatoires des valeurs de lensemble des paramtres, 2000 chez les auteurs, de simuler le modle pour le rsultat de chacun de ces tirages, et de dduire la distribution de probabilit des effets de la hausse de la TVA sur chaque grandeur conomique. Un rsultat remarquable est que les trajectoires des variables endognes obtenues par ces simulations, sont assez voisines les unes des autres, et donc que lincertitude sur les rsultats conomiques dune hausse de la TVA est modre.
Ainsi un document de travail de la DGTPE utilise ce modle pour valuer des effets de rformes structurelles des marchs des biens et du travail. Le contraste entre des effets de court terme ngatifs, bien que de faible ampleur, et des effets de long terme favorables et importants, est particulirement instructif pour la spcification et les calendriers des rformes.
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